city:haute-rivoire

  • La Chine fait main basse sur le bois du Limousin - France 3 Nouvelle-Aquitaine
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/chine-fait-main-basse-bois-du-limousin-1647262.html

    A La Chapelle-Montbrandeix, en Haute-Vienne, la scierie Mazières emploie une quarantaine de salariés et génère une vingtaine d’emplois indirects. Mais aujourd’hui, elle ne tourne qu’à 80% de ses capacités et doit limiter le recours aux emplois intérimaires.
    En cause : la diminution de la ressource en bois qui ne cesse de diminuer pour les scieries françaises : de 2,5 millions de tonnes en 2007 à 1,3 million aujourd’hui.

    En dix ans, les exportations de feuillus vers la #Chine ont explosé : de 50 000 tonnes en 2007 à 500 000 tonnes aujourd’hui.
    Depuis quelques années, le géant asiatique a jeté son dévolu sur cette essence noble, afin de répondre à la forte demande de la nouvelle classe moyenne chinoise.
    Parallèlement, le pays a décidé de stopper la surexploitation de ses #forêts et cherche désormais à s’approvisionner sur les marchés extérieurs.
    Conséquence directe de cette concurrence pour la filière française : 26 000 emplois seraient menacés, et le prix du chêne flambe (+60% en dix ans).

    #bois #exploitation_forestière #scierie


  • Les voitures-radar privées débarquent en Bretagne et Pays de la Loire
    https://www.ouest-france.fr/societe/securite-routiere/radars/les-voitures-radar-privees-debarquent-en-bretagne-et-pays-de-la-loire-6

    L’expérimentation est-elle réussie en Normandie  ?

    Au démarrage voici quelques mois, pas vraiment, comme Ouest-France le révélait le 6 février. Répondant à une question du sénateur LR de Haute-Saône, Michel Raison, le ministère de l’intérieur dévoilait qu’en octobre 2018, 190 sorties de voitures radar avaient été comptabilisées en Normandie. Soit six sorties quotidiennes de véhicules… sur la quinzaine pourtant en service théoriquement.

    Les missions de ces voitures avaient été de courte durée  : 200 km parcourus par sortie, soit 3 heures 55 de contrôle, bien loin des six à huit heures de trajets quotidiens pourtant annoncées. Et en ce qui concerne les verbalisations  : 1 873 amendes en un mois, soit 9,85 par sortie, soit 2,46 par heure de contrôle.
    Que répond à ces critiques Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière  ?

    «  Les choses se mettent en place petit à petit. Il a fallu résoudre un certain nombre de difficultés techniques. Les véhicules commencent à tourner davantage en Normandie  ».

    Ainsi, selon la Délégation interministérielle, au cours du 1er trimestre 2019, les voitures banalisées de la région normande ont effectué plus de 800 tournées. Cela correspond, pour ces trois mois, à environ 200 000 km de contrôle, sur des itinéraires désignés par les services de la préfecture. Ces contrôles ont généré près de 12 000 messages d’infraction.

    «  En Normandie, la part des infractions de plus de 20 km/h relevée par ces véhicules banalisés est 30 % supérieure à celle des radars fixes signalés par un panneau. C’est la preuve de leur efficacité pour lutter contre les grands excès de vitesse  ».


  • A Toulouse, 5 000 personnes sont sans domicile fixe
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/04/18/a-toulouse-5-000-personnes-sont-sans-domicile-fixe_5452002_3224.html

    Une étude menée conjointement par la mairie et des associations a comptabilisé pour la première fois le nombre de personnes sans domicile fixe. Les deux tiers sont des familles, le nombre d’étrangers est en hausse.

    La situation est inquiétante. Quelque 5 000 personnes vivent à Toulouse sans domicile fixe. A titre de comparaison, Paris en a recensé 3 641 après le dernier décompte réalisé lors de la deuxième édition de la Nuit de la solidarité début février. Jeudi 18 avril, Daniel Rougé, adjoint au maire chargé de la coordination des politiques de solidarité à Toulouse, devait présenter les détails d’une étude réalisée dans le cadre du plan Logement d’abord et menée par l’antenne municipale du Service intégré d’accueil et d’orientation (SIAO) entre 21 heures et minuit par environ 150 bénévoles ou agents municipaux. Ce soir-là, le SIAO, épaulé par la Croix-Rouge, le Secours catholique et les Restos du cœur, était parvenu à un total de 4 163 personnes vivant dans la rue ou dans des squats, campements, hôtels ou gymnases…

    Mais la mairie et certaines associations, comme Droit au logement (DAL) estiment que ce nombre serait plus proche de 5 000. Pour le maire (Les Républicains), Jean-Luc Moudenc, « cette évaluation est très importante, elle va nous permettre de regarder le sujet de face et de faire des propositions. » Elle dévoile une hétérogénéité des profils et parcours. Ainsi, 70 % sont des familles et « sur les 437 adultes sans-abri qui ont répondu, la forte majorité (66 %) se situe dans la tranche d’âge 25-50 ans, et 18 % ont entre 18 et 24 ans », est-il précisé.

    Des familles entières à la rue

    Pour M. Moudenc, « on peut tirer plusieurs leçons de ce premier recensement. Premièrement, la présence grandissante de familles entières. Ensuite, une féminisation importante avec près de 35 % de femmes seules, et enfin une augmentation fulgurante d’étrangers de pays d’origine très variés. » Un SDF sur deux (52 %) vit à Toulouse depuis plus d’un an, et 30 % depuis moins de six mois. « Un chiffre qui s’explique par l’arrivée récente de populations migrantes », confirme le rapport, comme par exemple de ressortissants albanais ou géorgiens. « 52 % des personnes ont des ressources financières, c’est plutôt une bonne nouvelle pour le programme de Logement d’abord, veut croire Daniel Rougé. Notre objectif sera désormais de fluidifier l’accès au logement, car 80 % ne font pas de demandes de logements, elles sont hors radar. »

    L’élu cite l’exemple des 1 100 personnes évacuées dans des bidonvilles depuis 2015, avec des taux de relogements très importants. Un relatif succès que souligne Thomas Couderette, membre du Collectif d’entraide et d’innovation sociale : « Je considère que c’est l’Etat, et donc la préfecture, qui sont défaillants, principalement dans l’accueil d’urgence. Des efforts et une vision à long terme sont nécessaires plutôt que de traiter le sujet simplement à l’entrée de l’hiver. »

    Du côté du DAL, le porte-parole départemental François Piquemal ne se dit « pas étonné de ces chiffres. A Toulouse, on compte plus de 30 000 logements vides ou vacants. Nous, ce que l’on demande, c’est un audit sur cette aberration et des réquisitions ». L’idée a fait écho du côté de la mairie, et un groupe de travail sur l’encadrement des loyers, mesure souvent réclamée par le milieu associatif, va voir le jour. M. Rougé travaille sur la création d’une agence immobilière municipale à vocation sociale qui « sécuriserait les locations, pour les petits propriétaires privés qui rechignent souvent à louer à des personnes en difficulté ».

    L’Etat dépense 40 millions d’euros par an

    Si le mot réquisition n’est pas employé, la municipalité veut créer des « espaces intercalaires », sorte de lieux d’hébergement gérés par la collectivité et des associations dans des bâtiments inoccupés. Dans une ville qui dénombre 42 000 demandes de logement HLM en attente, ces solutions nouvelles paraissent indispensables. Du côté de la préfecture, on met en avant « une attractivité de la ville, avec près de 15 000 nouveaux arrivants chaque année, et une pression migratoire qui explose, rendant la situation effectivement très tendue », commente son secrétaire général Jean-François Colombet. « Nous avons créé 2 300 places d’hébergement d’urgence en trois ans, augmenté de 245 % les places pour les demandeurs d’asile, et de 300 % sur la même période pour les nuitées d’hôtel. Pour l’Etat, cela représente 40 millions d’euros par an », affirme-t-il.

    Alors que le nombre de repas quotidiens distribués par les Restos du cœur est passé de 300 à 500 par jour à Toulouse et que la saturation des services d’appels d’urgence du 115 est toujours aussi problématique – ils peuvent recevoir jusqu’à 300 appels par jour –, l’étude a été saluée par tous les acteurs. Il y a urgence. Le 2 avril, un autre rapport publié par le collectif Les morts de la rue, avait dénombré dix-huit personnes décédées dans la rue à Toulouse en 2018. Quasi exclusivement des hommes, âgés de 28 à 71 ans, la plupart anonymes.

    #métropole #logement #pauvreté #à_la_rue


  • Le Haut-Débit : Boite de Pandore ou tarte à la crème ?
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1120

    Si vous vivez à la campagne, vous connaissez le plan “France Très haut débit”, par lequel l’Etat, les collectivités locales et les opérateurs connectent à toute force le moindre recoin du pays en “très haut débit”. Vous savez que la télé a fermé les bistrots, les supermarchés les épiceries et Internet les marchands de journaux. Avec la fibre optique, l’Etat programme la fermeture des services publics, la disparition de la monnaie, la mort de la vie sociale dans les départements ruraux. C’est ce qu’Edouard Schaelchi nous écrit de Haute-Corrèze. A l’inverse de la propagande technologique, celui-ci ne nous explique pas comment on accélère les transferts de données, mais qui le fait et pourquoi. C’est que, contrairement aux formules de Jacques Ellul sur “la force des choses” et l’absence de “commandement du (...)

    #Nécrotechnologies
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/haut-de_bit.pdf


  • Comment l’exécutif veut reprendre en main la Préfecture de police, cet « Etat dans l’Etat », Elise Vincent, Nicolas Chapuis
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/20/grand-menage-avant-reprise-en-main-a-la-prefecture-de-police_5438680_3224.ht

    Après le limogeage de Michel Delpuech et de deux hauts fonctionnaires, l’exécutif va donner au nouveau préfet mission de réformer l’institution, selon les informations du « Monde ».

    Le projet était dans les tuyaux depuis plusieurs mois et il semble désormais mûr. Alors que la Préfecture de police (PP) est durement percutée par la crise des « #gilets_jaunes », la vague qui a commencé par emporter les hommes pourrait désormais chambouler toute l’institution. L’« échec », selon le mot ministériel, du #maintien_de_l’ordre lors de l’acte XVIII a déjà coûté sa place au préfet, Michel Delpuech, son directeur du cabinet, Pierre Gaudin, et le directeur de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP), Frédéric Dupuch. Mais iI pourrait accélérer dans la foulée des changements structurels plus importants au sein de la plus ancienne « maison police » de France créée en 1800 par Bonaparte, qui a toute autorité sur la capitale et la petite couronne.

    Selon nos informations, le nouveau #préfet Didier Lallement, qui doit être installé officiellement dans ses fonctions jeudi 21 mars par Christophe Castaner, doit en effet recevoir une lettre de mission avec deux priorités. La première, confirme le ministère de l’intérieur, sera de mettre en œuvre la doctrine de « fermeté renforcée » de maintien de l’ordre, présentée le 18 mars par le premier ministre.
    La seconde consistera à lancer une vaste réforme de la PP. Un signal qui se veut fort, alors que le sujet est depuis plusieurs années un serpent de mer. M. Lallement a rencontré à ce titre le président de la République, mardi. Il devait voir M. Castaner et son secrétaire d’Etat, Laurent Nuñez, mercredi.

    « #Didier_Lallement n’est là que pour ça, réformer la PP, cet Etat dans l’Etat », confirme un préfet qui connaît bien l’homme, souvent considéré comme dur, voire autoritaire. Les changements d’hommes en seraient les prémices. Le départ de M. Dupuch, maillon essentiel de la « chaîne de commandement » incriminée, était ainsi attendu.
    Le choix de se séparer de lui correspond à la lecture que la Place Beauvau a fait des « dysfonctionnements » dans la stratégie du maintien de l’ordre. Le puissant patron de la DSPAP, principale entité au sein de la PP avec quelque 19 000 hommes à son service, est accusé d’être l’auteur de la note interne sur les lanceurs de balles de défense (#LBD), qui aurait incité les troupes à en faire un usage réduit.

    Equipe amputée de membres importants

    Cela faisait en réalité plusieurs semaines que cette direction de la PP, qui gère notamment les #détachements_d’action_rapide, chargés des interpellations pendant les #manifestations, était dans le viseur du ministre de l’intérieur et de son secrétaire d’Etat. La Place Beauvau avait transmis des consignes pour que l’ensemble de la sécurisation des manifestations soit à la main de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC), quand la PP avait opté pour une gestion bicéphale : le cœur de la mobilisation aux troupes de maintien de l’ordre de la DOPC, les abords aux petites unités plus mobiles de la DSPAP.

    Le nouveau préfet va donc devoir procéder rapidement à des nominations, dans un contexte de manifestations hebdomadaires. Ses deux principales directions sont fragilisées par cette crise. La DSPAP a été soudainement décapitée. Quant à la DOPC, elle sort de plusieurs semaines de flottement, après l’arrêt-maladie prolongé de son directeur, Alain Gibelin, finalement relevé de ses fonctions, le 15 mars. Jérôme Foucaud a été nommé en remplacement, lundi 18 mars. Mais il devra lui-même s’appuyer sur une équipe amputée de membres importants depuis l’affaire Benalla.

    Laurent Simonin, le chef d’état-major, ainsi que Maxence Creusat, à la tête de la cellule Synapse – une unité chargée de surveiller les réseaux sociaux qui joue un rôle majeur dans la gestion de la crise des « gilets jaunes » –, ont été mis en examen pour avoir transmis illégalement des images de vidéosurveillance à l’ancien chargé de mission de l’Elysée et ont donc été mutés à d’autres postes.

    « Chantier de transformation en profondeur »

    Quel que soit le jeu de chaises musicales à la PP, il devrait en tout cas être au diapason d’une réflexion profonde, amorcée dès l’automne au ministère de l’intérieur, et plus particulièrement pilotée par Laurent Nuñez, fin connaisseur de l’institution pour avoir été lui-même directeur du cabinet du préfet de 2012 à 2015. Si l’affaire Benalla a pu accélérer cette réflexion, plusieurs interlocuteurs assurent qu’elle était déjà amorcée sous Gérard Collomb. Le calendrier s’est ensuite précisé en décembre 2018, dans le cadre d’un « protocole » avec les #syndicats_policiers.
    Une partie des primes promises lors du premier pic de violences des « gilets jaunes » a en effet été conditionnée à des avancées sur plusieurs sujets « abrasifs », comme les décrit un proche du dossier : les heures supplémentaires, la gestion des cycles horaires et la réforme de la PP. Au cabinet de M. Castaner, on préfère dire que ce protocole a prévu « l’ouverture d’un chantier de transformation en profondeur » auquel les directions de la #gendarmerie et de la #police nationale ainsi que la PP ont été priées de contribuer en faisant des propositions. Le 13 mars, une réunion « d’étape » a en tout cas eu lieu sur le sujet.

    Lisser la chaîne de commandement

    Principal but de cette réforme quoi qu’il en soit : retirer à la Préfecture de police une partie de ses compétences spécifiques, qui lui confèrent une grande indépendance vis-à-vis du pouvoir politique – et de facto une grande puissance –, supprimer les doublons, lisser la chaîne de commandement, et potentiellement faire des économies… Sont principalement dans le viseur les directions chargées de la lutte contre l’immigration irrégulière, la police judiciaire, le renseignement et, dans une moindre mesure, la logistique. A la PP, un service spécifique gère en effet le matériel nécessaire par exemple à l’ordre public (barres-ponts, canons à eau etc.). Il est déjà en phase de dissolution.

    Le sujet sur lequel les discussions seraient les plus avancées, selon certaines sources, est l’#immigration. Il est ainsi envisagé la création d’une grande « direction zonale » rattachée à la #police_aux_frontières (DCPAF). Celle-ci est en effet compétente partout en France, sauf à Paris. « C’est compliqué car de nombreux réseaux internationaux ont leurs ramifications à Paris. La petite couronne concentre par ailleurs les deux tiers de l’immigration irrégulière. Or, les préfectures n’ont pas de police spécialisée sur cette zone où la PP est compétente… », décrypte un bon connaisseur du dossier, qui salue toutefois les « progrès » réalisés sous l’ère Delpuech avec la vague migratoire [sic, ndc] , notamment pour gérer de façon plus « fluide » les placements en #rétention.

    A la PP, l’un des principaux opposants au projet était Frédéric Dupuch, l’un des hauts fonctionnaires écartés mardi. Et pour cause, sa direction, la DSPAP, a aujourd’hui la gestion de l’immigration illégale en lien avec les commissariats de quartier. Le changement dans l’attribution des compétences affaiblirait cette entité prépondérante au sein de la préfecture.

    Une crise préoccupante des vocations

    Un sujet plus épineux actuellement sur la table concerne la #police_judiciaire. A l’instar de la DCPAF, la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) n’a pas compétence, en pratique, sur le territoire parisien, où les troupes du fameux « 36 » règnent en maître. Une situation qui engendre régulièrement une « guerre des polices » sur les belles affaires.
    « Ça ne se parle pas », regrette une source policière. « Dans un contexte d’internationalisation de la délinquance, notamment en matière de stupéfiants, cela pose des problèmes de continuum et pénalise en partie les stratégies nationales », souligne une autre source haut placée. Concrètement est donc aujourd’hui en réflexion un rattachement de la direction régionale de la police judiciaire de Paris à la DCPJ, dans une nouvelle structure zonale qui comprendrait Versailles.

    En matière de #renseignement, la direction du renseignement de la Préfecture de police de Paris (DRPP) est aussi potentiellement dans le viseur. Les projets à son égard semblent toutefois plus incertains. Depuis toujours, la DRPP défend un modèle « intégré », qui cumule les fonctions de renseignement territorial (ex-RG) et le suivi du « haut du spectre », soit les profils les plus dangereux, notamment en matière de terrorisme. Mais ce modèle doublonne en partie avec la compétence nationale de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), qui s’agace depuis longtemps de cette situation. La circulation de l’information en pâtit régulièrement, comme cela est apparu lors de l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), en 2016.
    L’alignement des planètes semble néanmoins idéal aujourd’hui, aux yeux des stratèges du ministère de l’intérieur, pour parvenir à des avancées sur tous ces sujets. Et ce, car la plupart des organisations syndicales apparaissent aujourd’hui enclines à soutenir les réformes. Notamment pour des raisons de ressources humaines et de gestion de carrière. Une crise préoccupante des vocations traverse par exemple la police judiciaire, autrefois service roi. Un rattachement de la PJ parisienne (environ 2 000 personnes) à sa direction centrale, la DCPJ (environ 5 300), permettrait de redonner une respiration aux carrières et d’éviter la fuite des cerveaux en province, estiment certains interlocuteurs.

    « Il ne s’agit surtout pas de tout détruire »

    Tous les spécialistes du sujet soulignent toutefois les risques de ces réformes. En clair, il ne faut pas casser un modèle qui – paradoxalement – fonctionne bien. Grâce à des moyens budgétaires régulièrement abondés, la PP a toujours su survivre aux assauts en développant une réelle efficacité sur son territoire. En matière de renseignement, la compétence de la DRPP sur le « bas du spectre » – souvent négligé par la DGSI – ou les réseaux d’ultradroite ou d’ultragauche n’est par exemple pas questionnée.

    Le problème se pose aujourd’hui à l’envers : alors que les ressources se font rares pour l’Etat, ce sont les directions de tutelle de la PP qui estiment pâtir de sa toute-puissance. Certains plaident même pour inverser le paradigme. « Dans plusieurs domaines, le modèle parisien marche mieux que ce qui se fait ailleurs. Plutôt que de chercher absolument à nous déboulonner, il faudrait regarder comment exporter nos modes de fonctionnement », juge une source haut placée à la préfecture.

    « Il ne s’agit surtout pas de tout détruire », prévient une source au cœur de ces négociations, consciente des spécificités de la capitale. Le but, selon plusieurs interlocuteurs, serait plutôt de ramener le préfet de police de Paris au niveau de ce que sont ses homologues en région : soit des préfets de zone sur lesquels sont « branchés » tous les services nationaux, comme c’est le cas à Marseille.

    « Il faut redonner tout son rôle d’administration centrale » à la PP, résume un proche du dossier, mais sortir de la logique d’« Etat dans l’Etat », qui a aujourd’hui, par exemple, sa propre unité d’élite – la brigade de recherche et d’intervention. Une force qui a toute compétence sur la capitale, les groupes d’intervention de la police nationale et de la gendarmerie, le RAID et le GIGN, étant invités à rester cantonnés derrière le périphérique.

    « Gilets jaunes » : soutenu par l’exécutif, Castaner se sait néanmoins en sursis, Cédric Pietralunga, Nicolas Chapuis
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/20/gilets-jaunes-soutenu-par-l-elysee-et-matignon-castaner-resiste-a-l-offensiv
    Le ministre de l’intérieur est critiqué pour n’avoir pas pu maintenir l’ordre samedi. Mais, pour l’exécutif, le problème a été un « défaut d’exécution » de ses ordres.

    Le pilonnage était attendu. Il a été intense. Accusé d’être responsable de la débâcle policière lors de la dix-huitième journée de mobilisation des « gilets jaunes », qui a vu l’avenue des Champs-Elysées se transformer en champ de bataille, samedi 16 mars, Christophe Castaner a été pris pour cible toute la journée de mardi par l’opposition.

    « Un ministre de l’intérieur digne de ce nom aurait dû déposer sa #démission », a attaqué le président du groupe Les Républicains (LR) à l’Assemblée nationale, Christian Jacob. « J’en ai connu des ministres de l’intérieur de la Ve République, mais celui-là, il va rester au Musée Grévin ! », a ajouté le député (LR) de Paris Claude Goasguen sur LCP.
    Lors de la séance des questions au gouvernement, le ministre a été plusieurs fois interrompu par des « Démission ! » venus des bancs de la droite, auxquels les élus de la majorité ont répondu en applaudissant debout M. Castaner.

    Devant la commission des lois du Sénat, où il avait été convoqué mardi en en fin d’après-midi pour s’expliquer sur les défaillances dans les opérations de maintien de l’ordre à Paris, M. Castaner a également eu droit à une salve de remarques acerbes, résumées d’un trait par Michel Raison, élu (LR) de Haute-Saône : « Quand est-ce que l’autorité de l’Etat sera rétablie ? Parce que le vrai patron, ce n’est pas le préfet de police, c’est le ministre de l’intérieur. »

    Soutien unanime de l’exécutif

    Sous le déluge, l’ancien maire socialiste de Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence) ne s’est pourtant pas dérobé, répondant à chaque interpellation. Le ministre peut se targuer il est vrai d’un soutien unanime de l’exécutif.
    Depuis dimanche, c’est le même mot d’ordre qui est répété : il faut sauver le soldat Castaner. « C’est un bon ministre de l’intérieur, il est en première ligne depuis le début et il se montre solide. S’il a pris un coup au casque, il a du coffre et les épaules pour tenir. Il y a un pilote à Beauvau et cela se voit », rassure-t-on ainsi à Matignon. Selon son entourage, le chef du gouvernement, Edouard Philippe, s’est entretenu à plusieurs reprises depuis samedi avec son ministre, dont il est devenu proche malgré leurs parcours politiques opposés, pour lui dire son soutien.

    Sur le fond, c’est le même argument qui est martelé : le ministre de l’intérieur n’est pas en cause dans les défaillances constatées samedi. « Il y a eu un défaut d’exécution », assure-t-on au sommet de l’Etat. Comprendre : la hiérarchie policière n’a pas obéi aux ordres du ministère de l’intérieur.

    « Les consignes que j’avais passées n’ont pas été appliquées », a lui-même plaidé M. Castaner, mardi matin sur France Inter. C’est pour cette raison que le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, a été limogé. « Le ministre de l’intérieur est responsable politiquement, le préfet est responsable opérationnellement. Il ne faut pas mélanger les choses, sans quoi nous devrions changer de ministre tous les deux mois », plaide un conseiller.

    En sursis

    Au sein de la maison police, personne ne réclame d’ailleurs le départ de ce fidèle d’Emmanuel Macron. « Quel intérêt on aurait à changer de ministre de l’intérieur ? Aucun ! Il commence à appréhender son poste. A l’heure qu’il est, on a, avec Laurent Nuñez [secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’intérieur], un binôme qui fonctionne bien, il ne faut pas y toucher », tranche Yves Lefebvre, secrétaire général d’Unité SGP Police-FO, le premier syndicat au sein du ministère.

    Les nombreux déplacements de terrain de Christophe Castaner sont plutôt appréciés des fonctionnaires. Tout comme le soutien indéfectible aux forces de l’ordre affiché par la Place Beauvau, au plus fort de la tempête sur les violences policières et l’usage trop généreux des lanceurs de balles de défense (LBD).

    Les organisations syndicales n’oublient pas non plus que c’est Christophe Castaner qui a conclu un protocole d’accord en décembre 2018, prévoyant des augmentations de salaire substantielles pour les gardiens de la paix, au terme d’une discussion marathon de huit heures. Le ministre avait sollicité un arbitrage de l’exécutif et obtenu gain de cause. Quant à ses incartades lors d’une soirée dans un restaurant, révélées par la presse people, elles font sourire les troupes plus qu’autre chose. « L’épisode ne l’a pas affaibli », assure-t-on à Matignon, où l’on revendique de former « un pack » autour du ministre.

    Dans les rangs de la police, on ne se fait surtout aucune illusion sur les effets de la politique du fusible. « Depuis 2016, on a eu cinq ministres qui se sont succédé, parfois pour quelques semaines seulement, rappelle une source policière haut placée. Dès que quelque chose ne va pas dans le pays, on veut tout bouleverser à Beauvau, comme si le changement d’homme allait régler tous les problèmes. »
    S’il n’est pas menacé à court terme, Christophe Castaner se sait néanmoins en sursis. Que de nouvelles émeutes éclatent lors d’une prochaine manifestation des « gilets jaunes », ou que des affrontements se terminent par des blessés graves voire des morts, et le ministre de l’intérieur n’aurait d’autre solution que de partir à son tour. « Ce serait le seul moyen de protéger le président et ce serait son rôle », concède un parlementaire de la majorité.

    • Dispositif Sentinelle mobilisé dans le cadre des manifestations, AFP

      Le porte-parole du gouvernement annonce que le dispositif #Sentinelle sera mobilisé de manière « renforcée » samedi dans le cadre des manifestations des « gilets jaunes » afin de protéger des bâtiments officiels et autres « points fixes »

      Les militaires de Sentinelle seront mobilisés pour l’acte XIX des « gilets jaunes »
      https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2019/03/20/les-militaires-de-sentinelle-seront-mobilises-pour-l-acte-xix-des-gilets-jau

      Emmanuel Macron a dit « ce matin [qu’il y aurait] une mobilisation renforcée du dispositif Sentinelle pour sécuriser les points fixes et statiques », a-t-il précisé lors du compte rendu du conseil des ministres à l’Elysée. L’objectif est de « permettre aux forces de l’ordre » de se « concentrer sur les mouvements et le maintien et le rétablissement de l’ordre ». « Nous ne pouvons pas laisser une infime minorité violente abîmer notre pays et détériorer l’image de la France à l’étranger », a-t-il ajouté. Les prochains jours seront donc décisifs. »

      Nouveau dispositif
      Manifestations interdites sur les Champs-Elysées et dans certains quartiers des grandes villes en cas de présence d’« ultras », préfet de police de Paris remplacé, contraventions alourdies : le premier ministre Edouard Philippe a annoncé dès lundi une batterie de mesures pour répondre aux violences ayant émaillé la dernière manifestation des « gilets jaunes », samedi 16 mars à Paris.
      Au-delà de Sentinelle, des brigades anticasseurs seront déployées samedi sur le terrain, des #drones et des « produits avec des #marquages indélébiles » permettant de « tracer » les casseurs vont également être mobilisés. « Des individus ont décidé de casser la démocratie, de s’en prendre à la République et à ses symboles », a déclaré Benjamin Griveaux. « Ce ne sont donc plus des manifestants à qui nous avons affaire mais des émeutiers. Les manifestants défendent une cause, à côté de ceux-là il y a des #émeutiers qui sont simplement mus par la haine. »

      L’opération Sentinelle représente une mobilisation sans précédent de l’armée sur le territoire national depuis la guerre d’Algérie. Des chiffres de 2017 faisaient état de 7 000 militaires déployés en permanence – pour moitié en région parisienne – depuis les attentats de janvier 2015 à Paris.


      https://www.lesinrocks.com/2019/03/19/actualite/le-gouvernement-veut-renforcer-le-maintien-de-lordre-meme-si-un-black-bl
      #interdictions_de_manifester #militarisation #violence_d'État

    • L’utilisation de militaires pour assurer la sécurité (statique) de lieux de pouvoir a été prônée dès décembre dernier par des syndicats policiers. Il s’agit selon ces syndicats, et désormais pour le gouvernement, de privilégier l’emploi des forces de police et de MDO pour des actions requérant de la mobilité, et destinées à alimenter la chaîne judiciaire. Il s’agit aussi de résorber la disproportion entre les délits ou dégâts constatés et les condamnations (tous ces gardés à vue libérés, tous ces condamnés trop ordinaires pour être considérés comme des prototypes de « casseurs »).


      #cogestion #justice

    • Les contraventions pour participation à une manifestation interdite passent de 38 à 135 euros, AFP
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/21/les-contraventions-pour-participation-a-une-manifestation-interdite-passent-

      Il en coûtera désormais plus cher de participer à une manifestation interdite. Les contraventions encourues sont passées de 38 à 135 euros, à la suite de la publication d’un décret jeudi 21 mars au Journal officiel.
      « Le fait de participer à une manifestation sur la voie publique interdite sur le fondement des dispositions de l’article L. 211-4 du code de la sécurité intérieure est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe », dit le texte.
      Cette mesure avait été annoncée lundi par le premier ministre, Edouard Philippe, à la suite des violences, sur les Champs-Elysées notamment, lors de l’acte XVIII des « gilets jaunes ». Ces dernières semaines, les protestataires étaient revenus à leurs méthodes initiales et avaient préféré ne pas déclarer leurs rassemblements à Paris.

      Manifestations interdites à Paris, Bordeaux ou Nice

      Le gouvernement a donc décidé de hausser le ton. Lundi, le premier ministre a également annoncé l’#interdiction_de_manifester « chaque fois qu’il le faudra », dans les quartiers « les plus touchés », « dès lors que nous aurons connaissance d’éléments “ultras” et de leur volonté de casser », en citant les Champs-Elysées, à Paris, les places du Capitole, à Toulouse, et Pey-Berland, à Bordeaux. En cas de manifestation, « nous procéderons à la dispersion immédiate de tous les attroupements », a-t-il prévenu, tout en annonçant en même temps une « réorganisation du maintien de l’ordre ».

      A la demande du maire de Nice, Christian Estrosi, le gouvernement compte également interdire les manifestations des « gilets jaunes » dans un « périmètre défini » samedi dans la ville azuréenne. Pour l’acte XIX, prévu samedi, plusieurs « appels nationaux », ont été lancés sur les réseaux sociaux pour des rassemblements à Nice, mais aussi à Toulouse et à Montpellier.

      Impunité zéro
      Deux jours avant cette nouvelle journée de mobilisation, le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, a intronisé jeudi le nouveau préfet de police de Paris, Didier Lallement. Ce dernier a succédé à Michel Delpuech, qui a été débarqué par le gouvernement après les violences du week-end dernier. « Votre première mission, évidemment, sera de maintenir l’ordre public dans la capitale », a prévenu M. Castaner, a destination du nouveau préfet.

      « Je vous demande de faire en sorte que la doctrine du maintien de l’ordre, telle que nous l’avons redéfinie entre le 1er et le 8 décembre (actes III et IV des « gilets jaunes » ), soit effectivement et résolument mise en œuvre, sans hésitation ni demi-mesure » , a développé le ministre, réclamant « qu’elle soit effective dès samedi » .
      « Samedi, sur les Champs-Elysées, il n’y avait pas de manifestants, il n’y avait que des haineux, des ultras, des factieux, des gens venus pour casser, pour détruire, pour agresser, car on ne peut pas se prétendre simple spectateur de ceux qui défigurent Paris, de ceux qui balafrent la France. »

      #sous_peine-d'amendes

    • Lallement, le nouveau préfet qui fait flipper les flics, Willy Le Devin , Ismaël Halissat et Eva Fonteneau, correspondante à Bordeaux — 23 mars 2019
      https://www.liberation.fr/amphtml/france/2019/03/23/lallement-le-nouveau-prefet-qui-fait-flipper-les-flics_1716932

      A Paris, après le limogeage de Michel Delpuech, jugé trop laxiste, son successeur est entré en fonction jeudi. Qualifié de « fou furieux » par certains collègues, il devrait appliquer une stratégie de fermeté lors de l’« acte XIX » des gilets jaunes.

      Des cris de joie déchirent les couloirs feutrés de la préfecture de Bordeaux. Lundi, deux jours après le saccage des Champs-Elysées par les gilets jaunes, les fonctionnaires girondins sont heureux. Ils viennent de l’apprendre, leur patron depuis 2015, Didier Lallement, est nommé à la tête de la préfecture de police de Paris, en remplacement de Michel Delpuech, limogé par l’exécutif car jugé trop laxiste. Ses collaborateurs bordelais en sont convaincus : si la ville a besoin d’un homme de fer, avec lui, elle sera servie. Agé de 62 ans, l’homme traîne en effet une réputation de préfet impitoyable. Le mot pourrait être fort s’il n’avait pas été prononcé spontanément par plusieurs de nos sources ayant croisé sa route par le passé. « Il est très cassant avec les gens, très blessant. On n’avait jamais vu ça, raconte une ex-collègue. Il est froid dans son management, mais assume totalement. Avec lui, c’est la politique de la #terreur. Il ne respecte que ceux qui, de temps à autre, osent lui tenir tête. » « Didier Lallement ? Il est fou comme un lapin, abonde un préfet actuellement en poste. C’est la rigidité faite homme. Il peut ne jamais vous dire bonjour, ça ne le dérange pas. De ce fait, il me semble très éloigné des caractéristiques que l’on exige d’un préfet, à savoir d’être rond. Si le gouvernement l’a choisi, c’est clairement pour une reprise en main musclée de la préfecture de police. »

      « La main de Clemenceau »

      Avec Didier Lallement, le gouvernement poursuit deux objectifs. Un de très court terme : rétablir l’ordre dans la capitale dès ce samedi, pour l’« acte XIX » des gilets jaunes. Par la suite, il s’agira de réformer l’institution créée en 1800 par Napoléon, qualifiée « d’Etat dans l’Etat » pour ses pouvoirs et son autonomie gargantuesques. En effet, la préfecture de Paris possède sa propre police judiciaire, le prestigieux « 36 », son service de renseignement (DRPP), chargé au même titre que la DGSI de la lutte antiterroriste, ainsi qu’une compétence sur la lutte contre l’immigration illégale. Un train de vie jugé luxueux en ces temps de rigueur budgétaire. Jeudi, lors de l’intronisation du nouveau préfet sur l’île de la Cité, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, n’y est pas allé de main morte au moment de dresser la feuille de route du nouveau maître des lieux : « Didier Lallement, votre modèle est Georges Clemenceau. La main de Clemenceau n’a jamais tremblé quand il s’agissait de se battre pour la France, la vôtre ne devra pas trembler non plus devant les réformes que vous devrez mener. »

      Pour ce qui concerne le maintien de l’ordre, la place Beauvau entend renforcer une doctrine d’ultrafermeté. Christophe Castaner, ainsi que son secrétaire d’Etat, Laurent Nuñez, n’ont en effet que très modérément goûté une note émanant du directeur de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP), Frédéric Dupuch, appelant à un usage modéré des lanceurs de balles de défense (LBD 40). Les deux ministres attendent donc de Didier Lallement qu’il applique la stratégie « de mobilité et d’interpellations », élaborée après les heurts très violents du 1er décembre. Le risque ? Générer un nombre très important de blessures voire de mutilations chez les manifestants, via un recours débridé aux armes les plus controversées du maintien de l’ordre, comme les LBD 40 bien sûr, mais aussi les différents types de grenades (celles dites de désencerclement ou les GLI-F4 composées de TNT). A Bordeaux, les affrontements entre les forces de l’ordre et les gilets jaunes ont d’ailleurs été très violents ces derniers mois. Deux personnes ont eu la main arrachée et plusieurs autres ont été sérieusement blessées par des tirs de LBD 40. Le 2 mars, c’est le député LFI Loïc Prud’homme qui a dénoncé les coups de matraque dont il a été victime en quittant pacifiquement un cortège des gilets jaunes. Une pétition a été lancée pour réclamer la tête du préfet. Lundi, Prud’homme a accueilli ainsi l’arrivée de Lallement à la tête de la préfecture de police de

      « Le graal »

      C’est là l’immense paradoxe de cette nomination. Bien que très expérimenté, –il a été préfet de l’Aisne, de la Saône-et-Loire et du Calvados–, Lallement n’a rien d’un spécialiste de l’ordre public. « C’est un préfet fou furieux, hoquette un ancien directeur central de la sécurité publique. Il a les dents qui rayent le parquet depuis toujours. En 2012, il voulait déjà avoir la mainmise sur la police et la gendarmerie à l’époque où il était secrétaire général du ministère de l’Intérieur [#Valls, ndlr].Il a toujours voulu faire de la police opérationnelle, jusque-là il était tenu à l’écart avec une perche. » Prendre la tête de la préfecture de police de Paris, Didier Lallement y pensait donc depuis longtemps. « C’était son rêve absolu, il vient de toucher le graal », confie un proche. Didier Leschi [un ex-gaucho passé au "souverainisme", ndc] , aujourd’hui directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration tempère le portrait apocalyptique fait de son compère issu, comme lui, du « #chevènementisme » : « C’est un excellent technicien, à la grande rigueur intellectuelle. Au plan administratif, il est plutôt réformateur. Son passage à la tête de l’#administration_pénitentiaire [où il fut le créateur des équipes régionales d’intervention et de sécurité –unité d’élite, (selon Ration, laudatif avec ces brutes chargé de réprimer les prisonniers, ndc) ] a été salué par les syndicats [ de matons ! ndc] , ce qui est suffisamment rare pour être souligné. » Le sénateur PS Jean-Pierre Sueur, qui a travaillé avec Lallement il y a bientôt trente ans au secrétariat d’Etat aux collectivités locales, confirme la grande valeur de ce haut-fonctionnaire, au parcours iconoclaste : « Lallement ne vient pas du sérail, il n’a pas fait l’ENA. Il est très sérieux, rigoureux et travailleur. Mais c’est vrai que dans l’exercice de l’autorité, il est très cash. »

      L’ex-préfet de la Nouvelle-Aquitaine laisse par exemple un souvenir âcre aux élus locaux du bassin d’Arcachon, à qui il a contesté sans merci le plan de l’urbanisme. « C’est le seul mec qui a eu les couilles de se prendre les lobbys de l’immobilier en frontal pour les obliger à respecter l’environnement et le domaine public maritime », rapporte un journaliste. Revanchard, l’un des maires contrariés a adressé un courrier au lance-flammes à Macron, accusant ni plus ni moins le haut fonctionnaire « d’abus de pouvoir ». Mais #Didier_Lallement ne craint rien ni personne. Le jour de son arrivée en Gironde, il avait baptisé ainsi son nouveau personnel : « Vous pensez connaître ma réputation ? Elle est en deçà de la réalité. »

      Lallement"...bientôt être entendu dans le cadre de l’enquête sur les #soupçons de #favoritisme qui pèsent sur les marchés de la #Société_du_Grand_Paris. https://seenthis.net/messages/768523


  • Au #Niger, l’UE mise sur la #police_locale pour traquer les migrants

    Au Niger, l’Union européenne finance le contrôle biométrique des frontières. Avec pour objectif la lutte contre l’immigration, et dans une opacité parfois très grande sur les méthodes utilisées.

    Niger, envoyé spécial.– Deux semaines après une attaque meurtrière attribuée aux groupes armés djihadistes, un silence épais règne autour du poste de la gendarmerie de Makalondi, à la frontière entre le Niger et le Burkina Faso. Ce jour de novembre 2018, un militaire nettoie son fusil avec un torchon, des cartouches scintillantes éparpillées à ses pieds. Des traces de balles sur le mur blanc du petit bâtiment signalent la direction de l’attaque. Sur le pas de la porte, un jeune gendarme montre son bras bandé, pendant que ses collègues creusent une tranchée et empilent des sacs de sable.
    L’assaut, à 100 kilomètres au sud de la capitale Niamey, a convaincu le gouvernement du Niger d’étendre les mesures d’état d’urgence, déjà adoptées dans sept départements frontaliers avec le Mali, à toute la frontière avec le Burkina Faso. La sécurité a également été renforcée sur le poste de police, à moins d’un kilomètre de distance de celui de la gendarmerie, où les agents s’affairent à une autre mission : gérer les flux migratoires.
    « On est les pionniers, au Niger », explique le commissaire Ismaël Soumana, montrant les équipements installés dans un bâtiment en préfabriqué. Des capteurs d’empreintes sont alignés sur un comptoir, accompagnés d’un scanneur de documents, d’une microcaméra et d’un ordinateur. « Ici, on enregistre les données biométriques de tous les passagers qui entrent et sortent du pays, on ajoute des informations personnelles et puis on envoie tout à Niamey, où les données sont centralisées. »
    Makalondi est le premier poste au Niger à avoir installé le Midas, système d’information et d’analyse de données sur la migration, en septembre 2018. C’est la première étape d’un projet de biométrisation des frontières terrestres du pays, financé par l’UE et le #Japon, et réalisé conjointement par l’#OIM, l’Organisation internationale pour les migrations – créatrice et propriétaire du système #Midas –, et #Eucap_Sahel_Niger, la mission de sécurité civile de Bruxelles.


    Au cœur de ce projet, il y a la Direction pour la surveillance du territoire (DST), la police aux frontières nigérienne, dont le rôle s’est accru au même rythme que l’intérêt européen à réduire la migration via le Niger. Dans un quartier central de Niamey, le bureau du directeur Abdourahamane Alpha est un oasis de tranquillité au milieu de la tempête. Tout autour, les agents tourbillonnent, en se mêlant aux travailleurs chinois qui renouvellent leur visa et aux migrants ouest-africains sans papiers, en attente d’expulsion.
    Dessinant une carte sur un morceau de papier, le commissaire Alpha trace la stratégie du Niger « pour contrôler 5 000 kilomètres de frontière avec sept pays ». Il évoque ainsi les opérations antiterrorisme de la force G5 Sahel et le soutien de l’UE à une nouvelle compagnie mobile de gardes-frontières, à lancer au printemps 2019.
    Concernant le Midas, adopté depuis 2009 par 23 pays du monde, « le premier défi est d’équiper tous les postes de frontière terrestre », souligne Alpha. Selon l’OIM, six nouveaux postes devraient être équipés d’ici à mi-2020.

    Un rapport interne réalisé à l’été 2018 et financé par l’UE, obtenu par Mediapart, estime que seulement un poste sur les douze visités, celui de Sabon Birni sur la frontière avec le Nigeria, est apte à une installation rapide du système Midas. Des raisons de sécurité, un flux trop bas et composé surtout de travailleurs frontaliers, ou encore la nécessité de rénover les structures (pour la plupart bâties par la GIZ, la coopération allemande, entre 2015 et 2016), expliquent l’évaluation prudente sur l’adoption du Midas.
    Bien que l’installation de ce système soit balbutiante, Abdourahamane Alpha entrevoit déjà le jour où leurs « bases de données seront connectées avec celles de l’UE ». Pour l’instant, du siège de Niamey, les agents de police peuvent consulter en temps quasi réel les empreintes d’un Ghanéen entrant par le Burkina Faso, sur un bus de ligne.
    À partir de mars 2019, ils pourront aussi les confronter avec les fichiers du Pisces, le système biométrique du département d’État des États-Unis, installé à l’aéroport international de Niamey. Puis aux bases de données d’Interpol et du Wapis, le système d’information pour la police de l’Afrique de l’Ouest, un fichier biométrique financé par le Fonds européen de développement dans seize pays de la région.
    Mais si le raccordement avec des bases de données de Bruxelles, envisagé par le commissaire Alpha, semble une hypothèse encore lointaine, l’UE exerce déjà un droit de regard indirect sur les écrans de la police nigérienne, à travers Frontex, l’agence pour le contrôle des frontières externes.

    Frontex a en effet choisi le Niger comme partenaire privilégié pour le contrôle migratoire sur la route dite de la Méditerranée centrale. En août 2017, l’agence y a déployé son unique officier de liaison en Afrique et a lancé, en novembre 2018, la première cellule d’analyse de risques dans le continent. Un projet financé par la coopération au développement de l’UE : 4 millions d’euros destinés à ouvrir des cellules similaires dans huit pays subsahariens.
    L’agence n’a dévoilé à Mediapart que six documents sur onze relatifs à ses liens avec le Niger, en rappelant la nécessité de « protéger l’intérêt public concernant les relations internationales ». Un des documents envoyés concerne les cellules d’analyse de risques, présentées comme des bureaux équipés et financés par Frontex à l’intérieur des autorités de contrôle des frontières du pays, où des analystes formés par l’agence – mais dépendants de l’administration nationale – auront accès aux bases de données.
    Dans la version intégrale du document, que Mediapart a finalement pu se procurer, et qui avait été expurgée par Frontex, on apprend que « les bases de données du MIDAS, PISCES et Securiport [compagnie privée de Washington qui opère dans le Mali voisin, mais pas au Niger – ndlr] seront prises en considération comme sources dans le plan de collecte de données ».
    En dépit de l’indépendance officielle des cellules par rapport à Frontex, revendiquée par l’agence, on peut y lire aussi que chaque cellule aura une adresse mail sur le serveur de Frontex et que les informations seront échangées sur une plateforme digitale de l’UE. Un graphique, également invisible dans la version expurgée, montre que les données collectées sont destinées à Frontex et aux autres cellules, plutôt qu’aux autorités nationales.
    Selon un fonctionnaire local, la France aurait par ailleurs fait pression pour obtenir les fichiers biométriques des demandeurs d’asile en attente d’être réinstallés à Paris, dans le cadre d’un programme de réinstallation géré par le UNHCR.
    La nouvelle Haute Autorité pour la protection des données personnelles, opérationnelle depuis octobre 2018, ne devrait pas manquer de travail. Outre le Midas, le Pisces et le Wapis, le Haut Commissariat pour les réfugiés a enregistré dans son système Bims les données de presque 250 000 réfugiés et déplacés internes, tandis que la plus grande base biométrique du pays – le fichier électoral – sera bientôt réalisée.
    Pendant ce temps, au poste de frontière de Makalondi, un dimanche de décembre 2018, les préoccupations communes de Niamey et Bruxelles se matérialisent quand les minibus Toyota laissent la place aux bus longue distance, reliant les capitales d’Afrique occidentale à Agadez, au centre du pays, avec escale à Niamey. Des agents fouillent les bagages, tandis que les passagers attendent de se faire enregistrer.
    « Depuis l’intensification des contrôles, en 2016, le passage a chuté brusquement, explique le commissaire Ismaël Soumana. En parallèle, les voies de contournement se sont multipliées : si on ferme ici, les passeurs changent de route, et cela peut continuer à l’infini. »
    Les contrôles terminés, les policiers se préparent à monter la garde. « Car les terroristes, eux, frappent à la nuit, et nous ne sommes pas encore bien équipés », conclut le commissaire, inquiet.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/280219/au-niger-l-ue-mise-sur-la-police-locale-pour-traquer-les-migrants
    #migrations #réfugiés #asile #traque #externalisation #contrôles_frontaliers #EU #UE #Eucap #biométrie #organisation_internationale_contre_les_migrations #IOM

    J’ajoute à la métaliste :
    https://seenthis.net/messages/731749


  • On a assisté au procès du dessinateur Marsault, qui avait incité au cyberharcèlement d’une féministe - NEON
    https://www.neonmag.fr/on-a-assiste-au-proces-du-dessinateur-marsault-qui-avait-incite-au-cyberharc

    Droit de suite : NEON avait enquêté sur le cyberharcèlement sexiste il y a deux ans. Le 7 décembre, le dessinateur Marsault et deux autres prévenus comparaissent devant la justice pour avoir participé au harcèlement d’une militante féministe. On y était.

    Ils sont trois, debout, alignés face à la justice. C’est celui du milieu qui capte l’attention. Haute taille, petites lunettes, veste sombre, mains dans le dos, Marsault se tient plus droit que les acolytes qui l’encadrent. Un vaste tatouage recouvre l’arrière de son crâne rasé : « Breum ». L’expression-phare de Marsault. C’est l’onomatopée qui accompagne dans ses planches une grande mandale dans la tronche et définit le style du dessinateur de BD : bourrin, provoc, agressif.

    Si Marsault se trouve aujourd’hui à la barre, c’est que cette brutalité a transpiré hors des marges de ses dessins. Il est poursuivi, avec les deux autres prévenus, pour avoir contribué à briser une existence par réseaux sociaux interposés. Sur le banc de la partie civile, pas de plaignante, seulement ses deux avocates. Le médecin traitant de Megane Kamel a attesté qu’il ne fallait pas qu’elle se rende à son procès. Le traumatisme est trop profond.

    Les faits remontent à août 2016. On les avait documentés à l’époque ici, dans une enquête plus générale sur le phénomène du cyberharcèlement sexiste. Tout s’enclenche lorsque la page Facebook principale de Marsault, sur laquelle il publie ses oeuvres, est supprimée à la suite de nombreux signalements. En cause : lesdits dessins, des déflagrations anti-féministes, anti-gauchistes, et tout ce qui ressemble à ce qu’il qualifie de « fragiles ».

    Megane Kamel, militante féministe, se réjouit alors sur sa page Facebook de la fermeture de la page : « Hahahahahahaha dans ta gueule ». Le bédéaste a vent de ce statut resté public, et choisit de taguer la militante sur sa page Facebook de secours. Et la livre à la vindicte de ses dizaines de milliers de fans.

    #cyberharcèlement #sexisme #antiféminisme


  • Par un arrêt en date du 28 décembre 2018, le Conseil d’Etat, saisi par la LPO, a rejeté la demande d’abrogation de l’arrêté ministériel du 17 août 1989 qui autorise, par dérogation à la Directive européenne sur les oiseaux, le piégeage des oiseaux à la glu dans 5 départements français (Alpes de Haute Provence, Alpes Maritimes, Bouches du Rhône, Var et Vaucluse). Plus déterminée que jamais, la LPO porte plainte auprès de la Commission Européenne.

    https://www.notre-planete.info/actualites/1916-chasse-glu-oiseaux-France


  • Revue de presse continue spéciale « gilets jaunes »
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    « Ils sont mieux ici que seuls chez eux devant la télé » : un Noël avec des « gilets jaunes »

    Chapon, bûche et messe de Noël : dans l’ex-bassin minier, des « gilets jaunes » réveillonnent sur leur rond-point

    « Gilets jaunes » : Arnaud et Jessica, la vie à l’euro près

    La police scientifique lance un préavis de grève

    Les Gilets jaunes et la question démocratique

    “Gilets jaunes” : Macron attaqué en justice pour racket et violences

    Le gilet jaune, nouvel étendard de la liberté d’expression ? Reportages dans la Loire à Saint Chamond

    « Gilets jaunes » : un an ferme pour des jets de projectiles sur les forces de l’ordre à Nancy

    Gilets jaunes : à Clermont-Ferrand, la mobilisation ne faiblit pas

    Joyeux Noël à la nation des ronds-points !

    Syndicalisme et gilets jaunes

    Les « gilets jaunes » sont là pour Édouard Philippe en Haute-Vienne

    (...)

    *

    Présentation/Archives/Abonnement


  • « Gilets jaunes » : véhicules incendiés, permanences vandalisées... Au moins 15 députés LREM agressés ou menacés depuis le début du mouvement france infaux 9 Décembre 2018

    Dernier exemple en date : la voiture d’une députée LREM de Dordogne, Jacqueline Dubois, a été incendiée samedi soir devant son domicile de Vezac.
    https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/gilets-jaunes-vehicules-incendies-permanences-vandalisees-au-moins-15-d

    Pas facile d’être député macroniste en plein mouvement des "gilets jaunes". Depuis le début de la mobilisation, plusieurs élus LREM ont subi des agressions, insultes ou menaces. Dernier exemple en date : la députée de Dordogne Jacqueline Dubois https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/la-voiture-d-une-deputee-lrem-de-dordogne-et-celle-de-son-mari-incendie a vu son véhicule incendié samedi soir, devant son domicile. Depuis le début du mouvement mi-novembre, franceinfo a recensé au moins 15 exemples. 

    La permanence d’Anne-Laure Cattelot (Nord) dégradée
    Dans le Nord, c’est la permanence de la jeune députée Anne-Laure Cattelot qui a été prise pour cible par les "gilets jaunes". Dans la nuit du 17 au 18 novembre, son local a été tagué et recouvert d’affiches où était écrit : "En marche racketteur", selon L’Opinion. https://www.lopinion.fr/edition/politique/deputes-macronistes-dans-viseur-gilets-jaunes-169391 "C’est très inquiétant pour notre démocratie et notre société", a-t-elle réagi sur BFMTV, en évoquant d’autres menaces auprès de ses collègues députés. 

    Des gilets jaunes accrochés devant le domicile de Carole Bureau-Bonnard (Oise)
    Le 20 novembre, la députée de l’Oise Carole Bureau-Bonnard, elle, a vu débarquer une trentaine de "gilets jaunes" devant son domicile à Noyon. Scandant des slogans tels que "Bonnard au placard", selon le Courrier picard, http://www.courrier-picard.fr/150612/article/2018-11-21/polemique-noyon-apres-lactionchez-la-deputee-carole-bureau-bonnard les manifestants ont ensuite accroché leurs gilets jaunes à la grille de la maison. "J’entends et je peux comprendre la colère qui s’exprime, mais pas les violences verbales et physiques", a réagi l’intéressée dans les colonnes du quotidien régional.

    Un cercueil devant la permanence d’Olivier Gaillard (Gard)
    A Quissac (Gard), des "gilets jaunes" se sont retrouvés le 22 novembre devant la permanence du député macroniste Olivier Gaillard. Alors qu’ils devaient rencontrer l’élu, les manifestants ont déposé un cercueil avec une pancarte "Macron, Gaillard : dehors", raconte Midi libre. https://www.midilibre.fr/2018/11/22/des-gilets-jaunes-deposent-un-cercueil-devant-la-permanence-dun-depute-gar "Sur les réseaux sociaux, le député LREM n’a pas été épargné par les manifestants : insultes et menaces ont été largement diffusées, partagées et commentées", relève le quotidien. ’Il est le prochain sur la liste noire’, assure ainsi un individu, proche voisin de l’homme politique."
    "Il s’agit d’une situation anormale au-delà de ma seule personne. J’en appelle à la responsabilité collective et individuelle des manifestants. Je suis un élu local, de terrain, proche des gens. Il faut renouer le dialogue", a appelé le député face à ses menaces.

    Huguette Tiegna (Lot) subit des insultes racistes
    Elle a porté plainte le 23 novembre pour propos racistes et incitation à la haine raciale. Députée du Lot, Hugues Tiegna a été traîtée de "grosse négresse macroniste" en commentaire d’une vidéo postée par un site de la fachosphère, mettant en scène des symboles nazis et des "gilets jaunes", rapporte France 3 Occitanie. https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/lot/cahors/traitee-grosse-negresse-macroniste-deputee-marche-du-lo Pour Huguette Tiegna, "les gilets jaunes n’ont pas inventé le racisme et n’ont pas le monopole de l’injure mais, parmi eux, certains profitent de la manifestation pour montrer leur vrai visage, avec des propos racistes et des appels à la haine".

    Christophe Lejeune (Haute-Saône) menacé à son domicile
    Le même jour, une vingtaine de "gilets jaunes" ont tenté de forcer l’entrée du domicile du député Christophe Lejeune, élu en Haute-Saône. Selon France Bleu Besançon, https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/un-depute-lrem-haute-saone-menace-par-des-gilets-jaunes-a-son-domicile-15 les individus auraient également "cadenassé la porte d’entrée du domicile de l’élu". Selon le député, les manifestants tenaient des "propos hostiles au président Macron et aux députés".
    "Face au nombre, j’ai appelé la gendarmerie et le préfet", a précisé Christophe Lejeune. "La ligne rouge a été franchie", a encore réagi le député, dénonçant un acte "totalement inacceptable et inexcusable".

    Le domicile de Mireille Robert (Aude) envahi par des hommes cagoulés
    Dans la nuit du 23 au 24 novembre, Mireille Robert a été victime d’une intrusion à son domicile. "Quarante hommes casqués et cagoulés" se sont introduits dans la propriété privée de cette députée LREM de l’Aude, comme l’élue le raconte sur Twitter.
    Agressée et ma famille menacée quand nous sommes perdus en pleine campagne, alors que je venais de recevoir le responsable des #GiletsJaunes à la permanence. Casqués, masqués, violents, ils se lancent dans une fuite en avant qui dessert leur cause. Plainte déposée #récupération pic.twitter.com/4sphmbmGl1
    — Mireille Robert (@MRobert_11) 24 novembre 2018
    La famille de la députée a tenté de parlementer avec des intrus qui filmaient la scène, mais ils ont quitté "les lieux avant l’arrivée de la gendarmerie", selon France 3 Occitanie. https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/aude/carcassonne/gilets-jaunes-quarantaine-hommes-masques-cagoules-deput "Inutile de dire que je poursuis aujourd’hui mes engagements comme si de rien n’était. Ce genre de chantage renforce au contraire mes convictions démocrates, ma volonté de servir la République et de réformer notre pays si malade", a réagi l’élue sur Twitter. Elle a porté plainte. 

    La permanence d’Adrien Morenas (Vaucluse) murée en pleine nuit
    A Carpentras (Vaucluse) le 27 novembre, le député Adrien Morenas a pour sa part retrouvé l’entrée de sa permanence murée par des parpaings colmatés avec de la mousse expansive, raconte France 3 Provence Alpes Côte d’Azur. https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/vaucluse/carpentras/carpentras-gilets-jaunes-murent-permanence-du-depute-lr Quelques heures plus tôt, il avait rencontré des "gilets jaunes" dans une ambiance tendue. "C’est aussi navrant que condamnable. Je continuerai cependant à honorer mon mandat", a réagi le député sur son site internet.

    La permanence du député LREM Adrien Morenas murée dans la nuit du 26 au 27 novembre 2018, à Carpentras (Vaucluse). (MAXPPP)

    La permanence de Claire O’Petit (Eure) attaquée à coups de masse
    Le 29 novembre, c’est au tour de la permanence de Claire O’Petit, députée LREM de l’Eure, d’être vandalisée à coups de masse à Vernon (Eure). "L’individu" qui a commis les actes est décrit comme "ganté, cagoulé et vêtu de noir" par le chef du commissariat de la ville.
    La députée a dénoncé sur son site internet https://twitter.com/LCI/status/1067896626080112641 "cet acte terrible de violence dans notre démocratie". Et de relier ces faits à sa participation à une émission organisée la veille sur LCI et consacrée aux "gilets jaunes". "Si vous ne voulez pas avoir des personnes encore plus pauvres qu’il y a trois semaines, réfléchissez à ce que vous faites", avait-elle notamment reproché à des membres du mouvement. "Mon discours n’a pas plu à certains et ils ont voulu se venger, a-t-elle réagi après la vandalisation de sa permanence. Ce sont des actes inadmissibles et je porterai plainte dès demain."

    Des poubelles devant la permanence de Patricia Gallerneau (Vendée)
    A La Roche-sur-Yon, la députée vendéenne Patricia Gallerneau a eu la mauvaise surprise de retrouver une dizaine de poubelles déversées et entreposées devant sa permanence parlementaire. Selon Ouest-France, https://larochesuryon.maville.com/actu/actudet_-la-roche-sur-yon.-des-poubelles-devant-la-permanence cette action a eu lieu en marge d’une marche de "gilets jaunes" qui a rassemblé 400 personnes dans les rues de la ville.

    Des poubelles déversées devant la permanence parlementaire de la députée Patricia Gellerneau à La Roche-sur-Yon (Vendée), le 2 décembre 2018. (DELPHINE BLANCHARD / MAXPPP)

    Elise Fajgeles (Paris) reçoit des menaces de mort et des messages antisémites
    Quelques jours plus tard, c’est la députée parisienne Elise Fajgeles qui a affirmé avoir reçu des menaces de mort. En cause, selon elle, sa prestation le 3 décembre sur le plateau de CNews, où elle a reconnu ignorer le montant du smic. Face à elle, les représentants des "gilets jaunes" avaient vivement réagi. "Et après vous me dites que vous êtes représentative du peuple, s’était écrié l’un d’eux. On devrait vous faire passer un CAP pour être député, c’est hallucinant ce que j’entends !" 
    Reconnaissant "une faute", Elise Fajgeles a cependant estimé que cela "ne justifiait pas de recevoir des menaces de mort".
    Ne pas arriver à dire le montant du #SMIC https://twitter.com/EliseFajgeles/status/1069626381783453696?ref_src=twsrc%5Etfw sur un plateau télé est une faute. Ce n’est ni mépris ni condescendance envers ceux qui galèrent. Je me suis moi-même retrouvée seule avec mon petit garçon au RMI il y a quelques années. Ça ne vaut pas les menaces de mort que je reçois.
    — Elise Fajgeles (@EliseFajgeles) 3 décembre 2018

    Le flot ne s’est pas tari. Samedi 8 décembre, l’élue parisienne a publié sur Twitter des exemples de messages antisémites, menaces et insultes qu’elle a reçus, et s’est dit "atterrée par le niveau de haine dans le débat public".
    Atterrée par le niveau de haine dans le débat public. Est ce que "entendre la colère", c’est accepter l’antisémitisme, le racisme, l’homophobie décomplexés, la détestation des élus, la légitimation de la violence ? Est-ce que démocratie, respect, fraternité ont encore un sens ? pic.twitter.com/7DnJydtWRD
    — Elise Fajgeles (@EliseFajgeles) 8 décembre 2018

    Florian Bachelier (Ille-et-Vilaine) intimidé physiquement
    Le député d’Ille-et-Vilaine Florian Bachelier a de son côté confié au Parisien http://www.leparisien.fr/politique/des-deputes-ouvertement-menaces-par-des-gilets-jaunes-06-12-2018-7962663. faire l’objet d’intimidations physiques. "Lundi dernier [3 décembre], vers 7h30 du matin, je sortais de mon domicile à Rennes pour me rendre à ma permanence pour recevoir une nouvelle délégation de ’gilets jaunes’, quand un homme cagoulé posté devant chez moi me lance une mise en garde sans ambiguïté. Il me prévient que si je continue à défendre la politique d’Emmanuel Macron, je prends des risques énormes."
    Toujours auprès du Parisien, l’élu de La République en marche a expliqué que ces menaces proférées de vive voix ont été précédées de "tombereaux d’insultes courageusement anonymes sur Facebook ou Twitter", puis de "messages nominatifs sur [son] adresse personnelle qui [lui] sont envoyés accompagnés de menaces de mort", pour lui comme pour sa famille.

    Des lettres de menaces envoyées à Bruno Questel (Eure)
    Elu en Normandie, le député Bruno Questel a lui aussi reçu des menaces. "Je recevais des déferlantes de menaces de mort par mail, raconte-t-il au Parisien http://www.leparisien.fr/politique/des-deputes-ouvertement-menaces-par-des-gilets-jaunes-06-12-2018-7962663. le 6 décembre. De la lâcheté exprimée derrière un clavier. Maintenant, ce sont des lettres de haine non anonymes et marquées par des discours de combat. On m’écrit, par exemple, ’Le peuple crève, donc tu vas crever’."
    "Les députés LREM n’ont pas rejoint Emmanuel Macron pour être menacés de mort au bout de quinze mois de mandat", a-t-il encore regretté sur BFMTV.

    Benoît Potterie (Pas-de-Calais) reçoit une balle et des menaces de mort
    Elu à Saint-Omer (Pas-de-Calais), Benoît Potterie, lui, a carrément reçu une cartouche de fusil accompagnée de menaces de mort en ouvrant son courrier, raconte La Voix du Nord : http://lavdn.lavoixdunord.fr/502589/article/2018-12-07/la-prochaine-fois-tu-te-la-prends-entre-les-deux-yeux-le-depute-p "La prochaine fois, tu te la prends entre les deux yeux", était-il écrit dans l’enveloppe.
    « La prochaine fois ce sera entre les deux yeux »
J’ai toujours été ouvert au dialogue mais ces menaces sont inacceptables. Je ne me laisserai pas intimider et continuerai mon travail de député avec la même motivation, l’intérêt général, et la même méthode, échange et dialogue pic.twitter.com/sJiofhXi7D
    — Benoit Potterie (@BenoitPotterie) 7 décembre 2018

    "C’est un peu lâche de s’attaquer à un représentant de la nation, c’est inquiétant pour nos institutions et la nation. Nous sommes dans un climat délétère", a regretté le député LREM du Pas-de-Calais auprès du quotidien régional. Il a porté plainte.

    La voiture de Jacqueline Dubois (Dordogne) incendiée
    Le 8 décembre, la voiture de la députée LREM de la Dordogne, Jacqueline Dubois, ainsi que celle de son mari, ont été incendiées dans la soirée, a révélé le président du groupe LREM à l’Assemblée.
    Une nouvelle fois, une députée de notre groupe @LaREM_AN, @Jacqlinedubois (Dordogne), victime d’une agression. Sa voiture et celle de son mari incendiées il y a une heure devant leur domicile. Condamnation sans réserve et pensées amicales à notre collègue.
    — Gilles Le Gendre (@GillesLeGendre) 8 décembre 2018 https://twitter.com/GillesLeGendre/status/1071546226850574337?ref_src=twsrc%5Etfw

    Les faits se sont produits devant le domicile de la députée, dans la commune de Vezac (Dordogne). L’élue a appelé à "faire la part des choses" et a dit "ne pas accuser les gilets jaunes". Elle a rappelé qu’elle avait rencontré des "gilets jaunes" samedi matin, une rencontre qui de son propre aveu s’est "très très bien passée" avec des "personnes formidables qui sont venues vers moi et qui m’ont exposé leurs difficultés".

    La permanence de Marc Delatte (Aisne) vandalisée
    A Chauny (Aisne), la permanence du député Marc Delatte a été vandalisée, le 8 décembre. Sur la vitrine de son local, des inscriptions à la bombe de peinure blanche ont été taguées dans l’après-midi, en marge de la manifestation des "gilets jaunes", rapporte France 3 Hauts-de-France. "Démission FDP, gilet jaujaune", a-t-il été écrit. 
    "Ce n’est pas à prendre à la légère. Mais c’est vraiment dommage", a regretté l’élu auprès du journal L’Union. http://www.lunion.fr/20454/article/2018-12-09/chauny-la-vitrine-de-la-permanence-du-depute-delatte-vandalisee

    • Permanence dégradée, Gilets Jaunes accrochés.
      Les drapeaux et autres panneaux publicitaires, ça y ressemble pas ? Ah, c’est vrai, il n’y en pas chez eux

      Menaces à son domicile
      Refuse un compteur linky, tu vas voir les menaces, les vrais.

      Domicile envahi par des hommes cagoulés
      Chez nous on appelle ça une descente de police.

      Des poubelles devant la permanence de
      Dans ma rue, des poubelles devant toutes les maisons. Où est le problème ? Faut sortir de temps en temps.

      Menaces de mort et messages . . .
      C’est la vie courante des militant.es BDS, par exemple

      intimidation physique
      Contrôles d’indemnités, de titres de transport, dans les gares, les transports en commun, c’est notre quotidien.

      Une balle par la poste
      T’as vu la tête de la cartouche ? Son oxydation ? Ca se trouve au kilo dans l’Aisne, le pas de Calais . . Vaut mieux pas l’utiliser, si on trouve le fusil qui va avec, ça le ferait exploser.

      Voiture incendiée
      Bientôt les concours de Noel et de la Saint Sylvestre. Bienvenue dans les banlieues.



  • Lettre ouverte de Mélanie Lavy Guedon
    (malheureusement publiée sur FB →
    https://www.facebook.com/melanie.l.guedon/posts/10157855337525558)

    Monsieur le Président de la République, Monsieur le président de la fédération nationale des #chasseurs, Messieurs les présidents des fédérations départementales, Mesdames et Messieurs les chasseurs.

    Il y a 3 ans le 5 décembre 2015, mon mari est #mort d’une balle en pleine tête, tué par un chasseur dans les hauteurs d’Annecy alors que nous courrions tous les 2 sur des sentiers balisés. Il était le papa de 2 petites filles, de nos 2 petites filles…
    Nous aimions la #nature, nous aimions le sport, nous aimions notre liberté. Ce jour-là un jeune chasseur, aveuglé par sa passion de la #chasse, a tiré sans prendre le temps d’identifier sa cible ( mon mari mesurait 1,83 m et nous étions à 30 cm l’un de l’autre), a enfreint toutes les règles de #sécurité et a tué mon mari.

    Depuis notre accident, certaines mesures de sécurité complémentaires ont été prises. Il n’y a d’ailleurs qu’en Haute Savoie que cela a été fait, les autres fédérations de chasse n’ayant pas voulu en entendre parler, cela était certainement trop contraignant…
    Mais force est de constater que ces mesures sont loin d’être suffisantes et samedi, de nouveau en Haute Savoie, c’est un VTTiste de 34 ans qui est mort tué, lui également par un jeune chasseur. Il semble également qu’un Vttiste soit assez identifiable, avec son vélo... Lui aussi aimait la nature, lui aussi était heureux certainement ce jour-là de pratiquer son sport mais il est mort tué par un chasseur qui pratiquait lui aussi son loisir… !!
    La différence c’est que nous pratiquons, nous, marcheurs, promeneurs, coureurs, VTTistes, ramasseurs de champignons, des loisirs qui ne mettent pas la vie d’autrui en danger. Les chasseurs si !

    Et Monsieur le président, vous décidez début septembre de rendre le permis de chasse encore plus accessible en divisant son prix par 2, sans aucune contrepartie au niveau de notre sécurité et de notre liberté.

    Partageons la nature, c’est cela le message des fédérations ? Comment cela est possible quand n’importe qui peut passer et obtenir son permis de chasse, sans encadrement, sans tutorat, sans zone clairement délimitée, sans jour et heures délimités le week-end, sans contrôle, sans sanction ? C’est une activité qui doit être pratiquée par des personnes qui sont en mesure de pratiquer ces activités avec des règles strictes et un encadrement strict.

    La pratique aujourd’hui des sports Outdoor, des activités en plein air, le mode de vie des gens vivant à la campagne, à la montagne a évolué. N’est-il alors pas nécessaire de faire évoluer également cette pratique qui aujourd’hui tue entre 20 et 30 personnes par an.
    Où vivons-nous ? Où se trouve le respect de notre liberté ?
    Combien de morts faudra-t-il pour que vous décidiez de mettre des vraies mesures en place ?

    Monsieur le Président, Monsieur le président de la fédération nationale des chasseurs, Messieurs les présidents des fédérations départementales, Mesdames et Messieurs les chasseurs, je vous pose la question, prenez quelques minutes pour y réfléchir.

    • "Hier soir à 21h un chasseur frappe à ma porte (j’habite un petit village). J’ouvre, il me menace en criant « Tire-toi du village si t’aimes pas la chasse ! On va te faire dégager ! Ma venue ce soir, c’est que le début ! ». " (C’est, hélas, également un témoignage sur FB)

      #bourrins


  • Lure : L’usine Ikea Industry poursuivie pour manquement à la sécurité après un accident mortel du travail Sophie Courageot - 15 Octobre 2018 - FR3 Région
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/haute-saone/lure-usine-ikea-industry-poursuivie-manquement-securite

    Un ouvrier avait écrasé par un engin le 21 août 2018 dans l’usine du groupe suédois à Lure en Haute-Saône. Le parquet ouvre une information judiciaire contre Ikea pour homicide volontaire par manquement aux obligations de sécurité et de prudence. 


    C’est la seule usine du groupe Ikea en France. On y produit des panneaux de bois agglomérés pour la fabrication de meubles en kit vendus dans les magasins de l’enseigne. Le 21 août 2018, un ouvrier de 43 est mort écrasé par un engin dans l’usine de Lure en Haute-Saône. L’engin chargeait du bois dans un silo, le conducteur n’a pas vu son collègue. La victime avait été écrasée par un engin de chargement qui transportait des bris de bois. L’homme était responsable depuis dix mois de la zone de chargement où l’accident a eu lieu.

    Le Procureur de la République de Vesoul, Emmanuel Dupic a annoncé ce lundi 15 octobre l’ouverture de deux informations judiciaires. L’une contre le conducteur de l’engin pour homicide involontaire. Ce dernier a été très choqué après l’accident.

    L’usine Ikea est visée par une information judiciaire pour homicide involontaire par manquement à une obligation de sécurité et de prudence imposées par la loi.

    Selon Emmanuel Dupic "sur la zone où s’est produite l’accident, il n’y avait pas de consignes de sécurité ni de protocole". 

    L’enquête menée par la brigade de recherches de la gendarmerie de Lure a établi que les engins étaient chargés au maximum dans cette zone de déchargement, sans offrir une visibilité aux conducteurs.

    Selon le parquet, « le volume sonore de la broyeuse sur la zone de déchargement était supérieur au volume sonore des engins de chargement ». Autrement dit, un piéton dans cette zone ne pouvait pas entendre un engin arriver. 

    La société Ikea risque une amende de 22.500 euros pour ce manquement aux obligations de sécurité. La société encourt également le risque d’une interdiction de gérer. La famille de la victime s’est constituée partie civile dans ce dossier.

    L’usine Ikea de Lure avait mis ses drapeaux en berne au lendemain de cet accident mortel du travail. Elle emploie sur le site 170 salariés. Début octobre, les dirigeants d’Ikea Industry ont annoncé qu’ils étudiaient une proposition d’acquisition du site luron par le groupe français P3G. 

    #ikéa #accident_du_travail #homicide #Lure


  • Feuilleton #AZF : l’enquête et ses protagonistes
    #Toulouse le 13 mars 2018

    Tous les bons romans policiers, tous les bons films à suspense le savent, et la réalité quotidienne nous apporte régulièrement cette maxime qui veut que le diable mais aussi la vérité jaillisse du détail. Celui qui change tout, celui sans lequel tout aurait été différent ou en tout cas pas exactement pareil ou aurait eu lieu un autre jour, à un autre endroit. Dans le procès AZF ce détail porte un nom, un drôle de nom : dichloroisocyanurate, et pour aller plus vite on dit DCCNA, et pour bien comprendre on dit plutôt chlore, eau de javel, pastille de chlore des piscines.

    L’explosion d’une usine qui ravage tout un quartier, usine chimique classée SEVESO 2, et qui cause la mort de ses salariés mais aussi de riverains, relève judiciairement et pénalement parlant, a priori, des mêmes textes répressifs que par exemple… un crime passionnel commis dans un pavillon de banlieue.

    On rappellera pour les béotiens que la justice pénale est une justice « à part » réservée aux faits les plus graves, non seulement au regard des conséquences entraînées par les faits, mais aussi de leur caractère volontaire, intentionnel et au minimum conscient de règles d’interdiction ou de prudence que sont les règles de sécurité posées dans des contextes de danger. Et ceci même si la gradation est importante entre un tribunal de police et une cour d’assise, qui sont les trois types de tribunal pénal : le PV infligé pour une conduite trop rapide relève autant du pénal qu’un crime intentionnel… mais ils ne sont pas invités devant les mêmes tribunaux : police pour l’un, assises pour l’autre. Au milieu on trouve le tribunal Correctionnel, véritable juridiction à géométrie variable où se retrouve la conduite en état d’ivresse ou de cannabis même sans accident et les trafics internationaux de stupéfiants, où sont encourues les peines les plus « chères ». C’est aussi là que se retrouvent les violences de toutes sortes ; c’est devant cette juridiction que le « volet pénal » après la fin de l’instruction s’est joué et risque, encore, de se jouer. En effet, depuis le dernier ARRÊT du 31 Octobre 2017, la filiale de TOTAL a engagé un nouveau pourvoi et tente de faire casser cette décision qui l’a condamné auprès du directeur de l’usine, Monsieur BIECHLIN .

    Les faits les plus graves donnent lieu à une enquête, ordonnée par le procureur et conduite par les services de police judiciaire (police nationale ou gendarmerie). Les droits de la défense permettent au « suspect » d’en contester tous les termes, d’apporter des contrépreuves, d’exiger que les preuves produites par l’accusation soient certaines, solides, inattaquables parce que le doute doit toujours profiter à l’accusé. Et qu’on ne confonde pas l’innocence pénale et l’indemnisation qui doit toujours être versée par le responsable civil à une victime (par exemple si TOTAL a indemnisé les victimes de l’explosion c’est en tant que gardien de l’usine donc d’un point de vue civil qu’ils étaient responsables, un peu comme n’importe qui est responsable du dommage causé par la chute d’un pot de fleurs sur la tête d’un passant ; et, puisque l’exemple est bon, disons que si le pot est tombé suite à un coup de vent c’est du civil, il faut indemniser « seulement ». Donc ce ne sera pas la conséquence du fait mais bien le pourquoi du comment, donc le résultat de l’enquête, qui va permettre (en l’occurrence au tribunal qui jugera après) de dire si oui ou non on se trouve dans un cas pénal…

    Et les mots ont leur importance, dans un cas on parle de responsabilité, dans l’autre de faute pénale et de culpabilité (« responsable mais pas coupable » avait justement relevé un jour une Ministre).

    Les voyous chevronnés, en général mieux informés que le vulgum pecus sur les droits de la défense (constat non réversible et ne signifiant pas que l’exercice éclairé des droits de la défense signerait une présence chevronnée de voyou) savent qu’en France la preuve par aveu est préférée à la démonstration rationnelle et déductive et ont quelques règles d’or comme par exemple : 1) « faire le ménage (des preuves) », 2) ne jamais avouer.

    Mais dira-t -on : quel rapport entre l’explosion d’une usine et un délit « normal », par exemple un trafic de stups, un crime passionnel ou rouler à contresens sur une autoroute ?

    Depuis l’explosion, soit le 21 Septembre 2001 à 10H17, et après une instruction de huit années trois jugements sont intervenus :

    – Jugement de relaxe (« le doute profite à l’accusé » ) du Tribunal correctionnel de Toulouse du 19 Novembre 2009 - Arrêt de condamnation de la Cour d’Appel de TOULOUSE du 24 Septembre 2012 ( Pour le directeur 3 ans de prison dont 1 an ferme, mais sous le régime de la semi liberté et amende de 45 000 €. Pour la société Grande Paroisse du groupe TOTAL le maximum de l’amende prévue par la loi, soit 225000,00 € ). Cet Arrêt a été annulé le 13 Janvier 2015 par la Cour de Cassation sur Pourvoi de TOTAL, qui a réussi à discuter la neutralité des juges au motif que l’un des assesseurs de la Cour de TOULOUSE était vice président (bénévole et es qualité) d’une association de victimes.

    – Arrêt de condamnation de la COUR D’APPEL de PARIS du 31 Octobre 2017 ( 15 Mois d’emprisonnement avec sursis et 10 000 ,00 € d’amende pour le directeur ; l’amende légale dont le maximum culmine à la somme ridicule pour le groupe TOTAL de 225 000,00 € ,mais aussi la peine complémentaire de diffusion du communiqué de la condamnation dans divers journaux locaux et nationaux.

    Et c’est donc dans la capacité de dénégation, capacité démultipliée par des moyens financiers hors normes et même ultra-humains, puisque c’est d’un groupe de société et non d’une personne physique qu’il s’agit, que l’on va trouver le point commun entre la défense de la filiale du groupe et disons « la clientèle habituée des commissariats ».

    Et au-delà c’est aussi, à défaut de « faire le ménage », la capacité de prendre de vitesse les enquêteurs du SRPJ qui marque un autre trait commun. Car si, sur une scène de crime « habituelle », les services de police sont seuls maîtres à bord et prioritaires pour réaliser toutes sortes d’investigations qu’ils ont le droit d’imposer à tous, il n’en va pas de même sur un site industriel, lieu de travail, fabriquant des produits chimiques.

    Plusieurs enquêtes sur le site :

    – Entendu devant le tribunal correctionnel comme témoin afin de décrire l’événement et les consignes et ordres qu’il avait pu donner, Monsieur FOURNIER préfet en titre le jour de l’explosion a donné ordre à Monsieur DONIN, colonel des pompier, de prendre le commandement des opérations de secours et particulièrement sur le site de se charger de la recherche des corps et des victimes, charge qui a été occupée immédiatement et qui a pris fin le lundi 24 en milieu de journée. Pendant ces 3 premiers jours le site a « appartenu » prioritairement aux services de secours.

    - A la préfecture une cellule de crise coordonnait les opérations de sécurisation du site (conduites de gaz, câble électriques proximité de la SNPE et son phosgène..). Des spécialistes et responsables des entreprises du site chimique se croisaient.

    - Le Service Régional de Police Judiciaire, immédiatement saisi par le procureur dans le cadre d’une enquête de flagrance, organisait un dispositif en deux branches. L’une sur le terrain autour du commissaire SABY assisté du LPST (Laboratoire de police scientifique de Toulouse) chargé du repérage des lieux, de la mesure de l’immense cratère trouvé à l’emplacement du hangar 221 d’où était partie l’explosion ; l’autre autour du commissaire MALON, chargé des auditions de témoin ; Mr Van Schendel missionné par le parquet allait rédiger une première note datée du 28 septembre 2001, allant dans le sens d’une cause accidentelle de l’explosion liée aux mauvaises conditions de stockage du Nitrate déclassé entreposé dans le hangar 221. Le premier rapport de synthèse du SRPJ qui allait être déposé quelques mois plus tard en juin 2002 orientait dans le même sens ses conclusions après avoir fermé toutes les autres portes : de l’acte volontaires ou malveillant, à un événement extérieur (arc électrique, chute de météorite...).

    – S’agissant d’un accident du travail, et d’un accident grave causant la mort de 21 personnes sur le site, la Direction du Travail de l’emploi et de la Formation Professionnelle de Haute Garonne diligentait une enquête confiée à une inspectrice du travail assistée d’une ingénieure de prévention. Leur rapport qui visait à mesurer l’écart existant entre le réel de l’usine et le prescrit aboutissait au relevé de plusieurs atteintes aux prescriptions. Elles entendaient plusieurs salariés et prenaient des notes qui ont été retrouvées en fin d’instruction dans les scellés.

    – Le CHSCT se livrait aussi à son enquête, mais proche de l’employeur était orienté sur de mauvaises pistes malgré son appel au CIDECOS, cabinet d’expertise qui visualisait assez vite où se trouvaient les facteurs de risque dans l’entreprise.

    – Dés le 21 Septembre Thierry DESMAREST, PDG de TOTAL annonçait la constitution d’une commission d’Enquête Interne (CEI) qui allait déposer ses rapports en Mars et Novembre 2002. Issue de l’Industriel, composée d’ingénieurs du siège de Grande Paroisse et d’ATOFINA et ne comptant en son sein que des personnes ayant immédiatement accès aux informations les plus sures et précises. Bref ayant plusieurs longueurs d’avances sur les autres enquêtes, elle ne se privait pas de retenir toute information auprès des services qui pourtant l’interrogeait, y compris les services de police. Il s’est agit très vite pour elle, plus tard pour les autres de découvrir qu’existait un autre bâtiment, le 335 dit « demi-grand » qui n’était rattaché à aucun service (et partant inconnu et jamais visité par les instances de contrôle, de la DRIRE, aux CHST et CE) qui ne contenait rien moins que des restes de produits venus des zones Nord (nitrate) ou sud (chlore) donc incompatibles entre eux. Le bâtiment n’étant de surcroît géré que par le sous traitant chargé de l’enlèvement des déchets.

    Mais, au-delà, il apparaît que dans le cadre de ses investigations oh combien privilégiées, la CEI qui avait pourtant repéré la première les facteurs de risque de l’usine et particulièrement la production sur le site, sans barrière étanche ni organisationnelle de produits explosifs entre eux, n’a pas craint d’en tout cacher, purement et simplement, n’hésitant pas à ne rendre publics jusqu’à ce jour, que des écrits faisant fi de ce danger évident.

    A coté de ces enquêtes contenues dans le dossier pénal, deux autres enquêtes d’envergure, publiques et nationales ont été menées :

    – L’enquête de l’I.G.E (Inspection Générale de l’Environnement ) du Ministère de l’Aménagement du Territoire, auxquelles étaient jointes diverses contributions techniques de l’INERIS (Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques) déposée le 24 octobre 2001, qui relevait des éléments facteurs de risques (insuffisance de formation des entreprises sous traitantes, absence de traçabilité des produits stockés dans le 221…

    – L’enquête parlementaire déposée le 29 janvier 2002 (ne se prononçait pas sur les causes).

    La Commission d’enquête interne, ou quand l’accusé mène l’enquêté. Imaginons que dans la maison où se trouverait le corps d’un homme retrouvé mort, ce soit l’épouse, seule témoin et présente au moment de la mort suspecte qui soit chargée de faire l’enquête au motif qu’elle doit répondre de ce qui se passe dans sa maison. On répondrait assez vite qu’il est fautif de tenter le diable à ce point et que l’on ne peut pas humainement attendre d’une personne peut être coupable de ne pas être tenté par disons, la dissimulation des preuves, au hasard du flacon administrée dans la tisane de Raymond. C’est pourtant ce qui se passe en matière industrielle où il est demandé à l’industriel de rendre un rapport sur la cause de l’accident lorsqu’il s’en produit un dans le périmètre concerné.

    Tel a donc été l’objet de la CEI et que croit-on qu’il se passât ? Comme il est donc « humain » de l’imaginer, la CEI a assez vite et avant tout le monde compris ce qui s’était passé parce que ses membres ont tout simplement trouvé dans le 335, celui la même où l’ouvrier qui avait déchargé la dernière benne précédent l’explosion avait lui-même rempli ce contenant de son produit, le fameux DCCNA. Ce DCCNA, ce chlore produit dans la zone sud et qui jamais n’aurait du se trouver dans la zone nord, et qu’il ne fallait absolument pas mélanger à l’azote des nitrates du 221 ; et qu’il fallait d’autant moins le faire que le nitrate du 221 était pour partie du nitrate industriel ; que de plus, en ce 21 septembre 2001 le vent d’autan avait chargé l’air d’un taux d’humidité suffisant pour que se forme un gaz maléfique, le Trichlorure d’azote, dit NCL3 qui allait jouer en quelque sorte une fonction de booster et se propager jusqu’au cœur du tas de 300 tonnes et le faire violemment exploser.

    En 2002, les services de police ont perquisitionné le siège de TOTAL et ont trouvé les 6 pré rapports cachés précédant le rapport officiel présenté publiquement par l’industriel en mars 2002, dont est absent le sac de DCCNA pourtant trouvé dans le 335. Si une mention en est faite c’est pour suggérer que ce sac a été déposé après l’explosion soit « par hasard soit par acte de malveillance ».

    Ainsi les pré rapports (ou brouillons) de la CEI rédigés dans un cadre rigoureux de travail mené par des professionnels de haut niveau de l’industriel ont-ils été précédés d’inventaires des sacs contenus dans le 335 et le premier de ces brouillons daté du 28 septembre 2001 suggère de se livrer à une analyse des substances transportés depuis le 335 dit aussi : « la sacherie à éliminer » susceptibles « d’induire une décomposition exothermique pouvant engrainer une détonation ».

    Le dernier de ces pré rapports contestés par la suite par la filiale de TOTAL est-il encore plus précis en indiquant, s’agissant de produits chimiques contenus dans le 335, que « certains n’auraient du aucunement s’y trouver ... ».

    Il est donc établi que TOTAL et Grande Paroisse n’ignoraient rien de leur responsabilité, mais que le choix a été fait de nier, nier et nier encore sans crainte de lancer les rumeurs les plus infamantes et de nourrir des préjugés sur de pauvres ouvriers dont certains comme Hassan Jandoubi n’auront eu comme sépulture qu’un conteneur de chez TOTAL.
    (...)

    Article d’@anarchosyndicalisme ! n°160 sept.-oct. 2018
    http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article923


    • Limoges : le chasseur visait un faisan, il blesse une fillette Le progrés - 17 Septembre 2018
      https://www.leprogres.fr/faits-divers/2018/09/17/limoges-l-homme-visait-un-faisan-il-blesse-une-fillette

      Un chasseur a grièvement blessé une fillette de 10 ans par arme à feu, dimanche en fin d’après-midi à Limoges (Haute-Vienne).

      La jeune victime pique-niquait avec sa famille sur les bords de la Vienne quand elle a été touchée au thorax. La fillette a dû être opérée en urgence mais ses jours ne sont pas en danger.

      D’abord, l’homme nie les faits
      L’auteur présumé du coup de feu, âgé de 69 ans, a été interpellé et sa carabine saisie. Il s’est d’abord montré « récalcitrant pour avouer sa participation avant de finalement reconnaître les faits », a indiqué la police.

      L’enquête devra déterminer si la balle, qui a tué le gibier, a ricoché avant de toucher la fillette. Les enquêteurs ont déjà établi qu’un seul coup de feu avait été tiré.


  • #Le_Corbusier, #fasciste_militant : des ouvrages fissurent l’image du grand architecte
    https://www.huffingtonpost.fr/2015/04/10/le-corbusier-fasciste-militant-image-architecte_n_7041466.html

    ARCHITECTURE - Le fascisme militant de Le Corbusier, grand architecte du XXe siècle, est mis en lumière dans plusieurs ouvrages publiés à quelques jours d’une exposition au Centre Pompidou qui aura lieu du 29 avril au 3 août à l’occasion du 50e anniversaire de sa mort.

    Le Corbusier, l’un des principaux représentants du mouvement moderne avec Ludwig Mies van der Rohe ou Alvar Aalto, est le créateur de l’unité d’habitation de Marseille (la Cité radieuse) et de la Chapelle de Ronchamp (Haute-Saône), candidates au classement au patrimoine mondial.


  • » Italian Painters Detained for Painting Ahed Tamimi’s Image on Apartheid Wall
    IMEMC News - July 28, 2018 9:03 PM
    http://imemc.org/article/italian-painters-detained-for-painting-ahed-tamimis-image-on-apartheid-wall

    Mural on Apartheid Wall honoring Ahed Tamimi by artist Jorit Agoch.

    Israeli forces, on Saturday, detained the Italian painters who painted a mural depicting jailed Palestinian teenager Ahed al-Tamimi, on the Israeli separation wall, to the north of the southern West Bank district of Bethlehem, said Munther Amira, a Palestinian Social Worker, activist and human rights defender.

    The activist said, according to WAFA, that Israeli soldiers detained the two Italian painters while they were adding the last finishing touches to the painting that depicts Ahmed al-Tamimi. Forces also seized the painters’ equipment and supplies, and detained Palestinian activist, Mustafa al-Araj.

    The painters reportedly came from Italy specifically to draw the painting ahead of Tamimi’s expected release from prison, tomorrow. (...)

    “““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““
    Ahed Tamimi scheduled to be released on Sunday, 29 July
    http://samidoun.net/2018/07/ahed-tamimi-scheduled-to-be-released-on-sunday-29-july



  • « la guerre commerciale » : découvrez-les dans 29 académies et posez vos armes à feu aux migrants
    Aide sur Parcoursup : le Conseil constitutionnel consacre le « principe de fraternité »
    La Chine dénonce les « transformations » lancée par Macron et annonce une « riposte »
    Les résultats du bac 2018 voulus par les policiers tardent à voir le jour
    Réforme en Afrique du Sud : la CGT prévoit une décontamination le 19 juillet
    Scandale de la SNCF après la mise en vente de la grève
    Royaume-Uni : doutes sur l’efficacité d’une nuit dans la cellule de Mandela à Salisbury après les « fake news »
    Inde : comment l’affaire Skripal devient source de plumes
    Haute Couture : des lynchages, des volants et du panache !
    Quand et comment les Etats-Unis peuvent-ils faire usage de leurs questions ?

    #de_la_dyslexie_créative


    • CRISE BANCAIRE
      Le Congrès américain assouplit la régulation bancaire
      "Adopté par 258 voix contre 159, le texte, qui réduit de 38 à 12 le nombre de banques américaines soumises aux règles les plus dures, doit désormais être signé par le président américain."
      Source : Le Monde

      CRISE FINANCIÈRE
      Haute finance : ses pratiques délictueuses mettent en danger le grand public.
      "Voici un reportage que nous offre Arte (2017) sur la mort d’un banquier italien. Son tort ? Il a failli témoigner… Mais au-delà de cet assassinat, il est utile de voir comment les alliances des mondes politiques et financiers mettent en danger le grand public…"
      Source : Blog de Liliane Heldkhawan

      DÉMOCRATIE
      Tout allait bien…
      "En 2008, un jeune candidat aux primaires démocrates puis à l’élection présidentielle américaine soulevait l’enthousiasme des commentateurs par la méthode innovante mise en œuvre lors de sa campagne : moissonner les données personnelles de citoyens susceptibles de voter pour lui. La collecte fut si fructueuse que, selon le journaliste Sasha Issenberg, l’équipe de M. Barack Obama « connaissait le nom de chacun des 69 456 897 Américains dont les bulletins l’avaient propulsé à la Maison Blanche »."
      Source : LE MONDE DIPLOMATIQUE

      Marée populaire : les chiffres biaisés de France 2 sur « l’échec » de la mobilisation
      "Samedi 26 mai, près de 190 cortèges ont défilé dans toute la France à l’occasion de la « marée populaire » contre la politique du gouvernement Macron. Le soir même, le JT de France 2 fait le constat d’un « échec » de ces manifestations. Les journalistes de la chaîne publique reprennent une information ressassée par éditorialistes et « experts » dans de nombreux grands médias : la mobilisation serait en baisse depuis la précédente manifestation du 5 mai. Qu’en est-il vraiment ?"
      Source : ACRIMED

      EVASION FISCALE
      Le CAC40 en 2017 : plus de 16 000 filiales, dont 15% dans des paradis fiscaux
      "Une multinationale, ce n’est pas seulement un nom, une capitalisation boursière et une direction centralisée. C’est aussi un réseau complexe de centaines de filiales, localisées aux quatre coins dans la planète, liées entre elles par des relations financières, juridiques et actionnariales souvent opaques, ouvrant la porte à tous les abus."
      Source : OBSERVATOIRE DES MULTINATIONALES

      Comment l’Europe - et la France - s’accomode de ses paradis fiscaux
      "En matière de paradis fiscaux les choses n’ont pas beaucoup bougé, en apparence du moins, en dépit des scandales qui ont émaillé la dernière décennie, des « offshore leaks » jusqu’au Paradise papers. Dire que rien n’a été fait, serait abusif. Le Royaume Uni a notamment annoncé le premier mai, la transparence sur les propriétaires des sociétés sur ses 14 territoires d’outre-mer."
      Source : XERFI CANAL

      FRANCE
      Grève SNCF : ce qu’ont vraiment gagné les syndicats dans la bataille
      "Ce n’est pas encore la fin de la grève à la SNCF, mais on s’en rapproche,à entendre les déclarations des syndicats réformistes, Unsa et CFDT, qui évoquent une sortie du conflit mi-juin. En ce samedi, 25e jour de grève, l’heure est déjà au bilan. Qu’ont obtenu les syndicats au cours de ce bras de fer entamé début avril ? Tout cela pour quoi ?"
      Source : Nouvel Obs

      Energie : l’échec annoncé de dix ans de dérégulation
      "La promesse est toujours la même. En brisant les monopoles publics au profit d’un marché concurrentiel, la dérégulation permettrait de faire chuter les prix et d’améliorer la qualité pour les usagers, devenus des « clients ». L’argument est de nouveau ressorti par le gouvernement dans le cadre de la réforme ferroviaire, dont l’examen au Sénat a commencé le 23 mai. Et si on jugeait sur pièces ?"
      Source : BASTAMAG

      Eloge de la redistribution
      "« Il y a trop d’aides sociales en France », assure Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics ; « Expliquer qu’on va réduire la dépense publique sans rien toucher aux aides sociales, ce ne serait pas cohérent et pas lucide vis-à-vis des Français », affirme lui aussi Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie… Incontestablement, au sein du gouvernement, l’air du temps est à la remise en cause des prestations sociales – même si la cacophonie des ministres empêche encore de comprendre quels sont ses projets exacts en la matière."
      Source : ALTERNATIVES ECONOMIQUES

      GÉOPOLITIQUE
      Niger : la société civile réprimée, le président Issoufou reçu avec les honneurs à l’Élysée
      "Le président du Niger Mahamadou Issoufou entame ce 4 juin une visite officielle à Paris, sur invitation d’Emmanuel Macron. Plusieurs ministres et le président du Sénat seront à sa disposition, tandis qu’il devrait obtenir près de 50 millions d’euros d’aide au développement. Au même moment, les principaux leaders de la société civile nigérienne subissent une brutale répression, croupissant dans plusieurs prisons gouvernementales."
      Source : BASTAMAG

      LIBERTÉS
      L’ONU épingle la France pour sa lutte antiterroriste et ses effets « préoccupants » sur les libertés individuelles
      "Pendant dix jours, Fionnuala Ni Aolain, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la protection des droits de l’Homme dans la lutte antiterroriste a rencontré tous les acteurs qui jouent un rôle en la matière en France…"
      Source : 20 Minutes

      Pour une défense internationale de Julian Assange !
      "Le Comité international de la Quatrième Internationale (CIQI) et le Comité de rédaction international du « World Socialist Web Site » appellent d’urgence à une mobilisation internationale pour défendre le rédacteur en chef de WikiLeaks, Julian Assange. Après s’être battu pendant près de huit ans contre la persécution incessante de Washington et de ses alliés, le journaliste d’origine australienne est en danger de tomber dans leurs griffes."
      Source : WORLD SOCIALIST WEB SITE

      MATIÈRES PREMIÈRES
      La Confédération paysanne s’invite chez Bolloré
      "Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté ce 5 juin 2018, à l’appel de la Confédération paysanne devant l’entrée d’un domaine viticole appartenant à Vincent Bolloré à La Croix-Valmer (Var) pour dénoncer « l’accaparement des terres » et les « spéculations sur le dos des paysans locaux ». « Nous dénonçons la financiarisation de l’agriculture : des personnes extérieures au monde agricole viennent faire du fric sur la terre des paysans en les excluant », déplore Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne."
      Source : La France Agricole

      L’Iran à court d’eau
      "En Iran, la pénurie d’eau devient une urgence nationale. Comment la république islamique a-t-elle sacrifié cette ressource vitale ? Un documentaire éclairant." [Iran/USA, même combat ?!]
      Source : Arte
      L’Azerbaïdjan met en place un corridor gazier géostratégique via la Turquie
      "Pendant qu’Etats-Unis, et Union européenne s’affrontent via taxes sur acier et aluminium, les pays de l’ex-URSS – tels que l’Azerbaïdjan – avancent chaque jour un peu plus dans le domaine gazier. Tentant de se tailler la part du lion sur l’échiquier énergétique mondial et sur le gigantesque marché énergétique européen. Une option qui vise notamment à réduire la dépendance de l’Europe au gaz russe, alors que les pays membres de l’UE se voient contraints ces dernières années d’accroître leurs achats auprès de la Russie, malgré les objectifs énoncés par Bruxelles."
      Source : LE BLOG FINANCE

      ÉTATS-UNIS
      L’espérance de vie continue de diminuer aux Etats-Unis
      "C’est un phénomène pour le moins alarmant que pointent du doigt des chercheurs américains. Pour la troisième année consécutive, l’espérance de vie aux Etats-Unis recule. La consommation de drogues (notamment des opiacées), d’alcool et les suicides contribuent à cette baisse inquiétante."
      Source : La Dépêche


  • Israël vote une loi facilitant le processus décisionnel pour l’entrée en guerre | The Times of Israël

    La Knesset approuve la clause controversée de la nouvelle loi qui autorise Netanyahu à lancer des opérations militaires de masse en ne consultant que le ministre de la Défense

    Par SUE SURKES, RAOUL WOOTLIFF et AFP

    https://fr.timesofisrael.com/israel-vote-une-loi-facilitant-le-processus-decisionnel-pour-lentr

    Le Parlement israélien a voté lundi en faveur d’une loi permettant au Premier ministre et au ministre de la Défense de décider d’entrer en guerre sans réunir le gouvernement, sur fond de tensions croissantes entre Israël et certains de ses voisins.

    Cette loi, votée à 62 voix contre 41, donne la responsabilité au cabinet restreint de sécurité de décider d’une opération militaire ou d’une guerre sans se concerter avec le reste du gouvernement.

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    Mais un paragraphe précise qu’en cas de « conditions extrêmes », le Premier ministre et son ministre de la Défense, seuls, pourront décider d’une telle opération.

    La loi ne précise pas quelles sont exactement ces « conditions extrêmes », ou qui les déterminera, en indiquant seulement que la décision s’appliquera, « si la question est nécessaire en raison de l’urgence ».

    Des soldats de l’armée israélienne à Hébron, le 17 juin 2014. (Crédit : AFP Photo/Hazem Bader)
    Le projet de loi initié par la ministre de la Justice Ayelet Shaked est un amendement d’une loi fondamentale qui, auparavant, donnait au gouvernement uniquement la possibilité de décider de lancer une opération militaire avec la présence de la majorité des ministres.

    Présenté par Netanyahu depuis l’année dernière – le projet avait été rejeté plus tôt dans la journée par les membres de deux comités clés de la Knesset : Droit et Justice, et Affaires étrangères et Défense. Il a toutefois été soumis à nouveau par Avi Dichter, membre du Likud et président de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense, lors des deuxième et troisième lectures d’un amendement plus large et a été voté dans ce cadre législatif plus large.

    Cet amendement plus large permet au gouvernement de déléguer le pouvoir de déclarer la guerre dans des circonstances normales, ou de se mobiliser pour une opération militaire majeure, à un forum composé « d’au moins la moitié » de tous les ministres du Cabinet.

    Le président de la Commission des affaires étrangères et de la défense, Avi Dichter (D), dirige une réunion de la Commission à la Knesset, le 30 avril 2018. (Miriam Alster/Flash90)
    Il y a environ huit ans, Netanyahu et Ehud Barak, alors ministre de la Défense, avaient chargé le chef d’état-major et le chef du service de renseignement du Mossad de placer l’armée en état d’urgence, mais ces derniers lui ont répondu que cela était illégal car cette action n’avait pas été dûment approuvée et pouvait mener à la guerre.

    Cependant, à de nombreuses occasions, des décisions de même nature ont été prises par le seul Cabinet de sécurité, un petit groupe de ministres chargé d’élaborer des politiques en matière de guerre et de paix, ou d’autres petits groupes de ministres.

    Onze ministres sont membres du cabinet restreint de sécurité actuel sur les 22 ministres qui composent le gouvernement Netanyahu.

    Yaakov Amidror (à droite) avec le chef d’état-major général de Tsahal Benny Gantz (Crédit photo : Miriam Alster/Flash90).
    Un comité créé en 2016 sous la direction d’un ancien conseiller à la sécurité nationale, le major-général Yaakov Amidror, pour examiner le fonctionnement du cabinet de sécurité et la manière dont il informe et met à jour les ministres a recommandé de mettre la loi en conformité avec ce qu’il a dit être devenu la « pratique normale ». En juin de l’année dernière, le cabinet a voté en faveur d’une modification de la loi.

    Ayelet Shaked a justifié l’amendement en expliquant devant le Parlement que « dans la situation sécuritaire actuelle, il faut pouvoir rendre plus efficace le travail du gouvernement et du Cabinet ».

    Deux députés de l’opposition – Omer Bar Lev de l’Union sioniste, officier de réserve de l’armée israélienne ayant le grade de colonel et ancien commandant de l’unité d’élite Sayeret Matkal, et Ofer Shelah de Yesh Atid, commandant de compagnie de la Brigade de parachutistes de réserve qui a perdu un œil pendant la guerre du Liban de 1982 – ont averti les comités que le libellé de la nouvelle législation pourrait permettre au Premier ministre d’exclure les députés opposés à une opération militaire et de soumettre une telle opération à un vote en l’absence de ces derniers.

    Le député Ofer Shelah (Yesh Atid) s’exprime lors d’une conférence de presse sur ce que l’on appelle la « loi sur la conscription » à Tel Aviv le 12 septembre 2017. (Miriam Alster/Flash90)
    Ils ont également déclaré que permettre au Premier ministre et au ministre de la Défense de décider quand une situation est considérée comme « conditions extrêmes » leur donnerait le plein pouvoir de déclencher une guerre sans aucun contrôle.

    Shelah a ensuite accusé les membres de la coalition d’avoir voté « contre leurs propres opinions, en matière de vie et de mort » à cause de la pression exercée par Netanyahu.

    « Le mépris de Netanyahu pour tous ceux qui l’entourent et pour tout ce que nous avons appris au cours de nos nombreuses guerres a pris le pas sur la considération de nombreux membres compétents et expérimentés de la Knesset », a-t-il dit.

    L’Institut israélien pour la démocratie a soumis une série de réserves aux commissions au sujet du projet de loi, notamment en exigeant l’approbation du Premier ministre, du vice-Premier ministre et des ministres de plusieurs ministères clés et en suggérant de définir les activités militaires qui nécessitent l’approbation du Cabinet et celles qui ne le sont pas. Aucune des recommandations de l’institut n’a été acceptée.

    Bien qu’ils se soient opposés sans succès au projet de loi à la Knesset, les partis d’opposition ont déclaré lundi soir au Times of Israel qu’il n’y avait aucun projet de recours contre le projet de loi devant la Haute Cour.

    Cette loi est votée dans un contexte de tensions avec les Palestiniens alors que, depuis le 30 mars, des manifestations dans la bande de Gaza, le long de la frontière avec Israël, ont donné lieu à des affrontements avec les forces israéliennes dans lesquels 45 Palestiniens auraient été tués.

    Par ailleurs, le ministre israélien de la Défense Avigdor Liberman a averti jeudi que son pays s’en prendrait à toute tentative d’“implantation militaire” iranienne en Syrie, après une attaque dans ce pays le 9 avril attribuée à l’Etat hébreu.

    Tout en veillant à ne pas se laisser entraîner dans le conflit syrien, Israël a mené des attaques contre des positions du régime syrien ou des convois d’armes présentés comme provenant d’Iran et destinés au groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah qui soutient le président syrien Bashar el-Assad.

    EN SAVOIR PLUS SUR :
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  • Dans les Hautes Alpes, l’Etat préfère le bruit des bottes aux chants de solidarité...
    https://rebellyon.info/Dans-les-Hautes-Alpes-l-Etat-prefere-le-19080

    Retour sur un week-end sous Très Haute Tension dans la vallée de la Durance. Voici une compilation de différents textes... d’autres seront à venir.

    #A_lire_sur_d'autres_sites

    / #Migrations_-_sans-papiers, #Répression_-_prisons, #Résistances_et_solidarités_internationales, Une


  • Les avocats de Chartres assignent Macron, Philippe et Belloubet au tribunal
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/14810-les-avocats-de-chartres-assignent-macron-philippe-et-belloubet-au-t

    C’est pas pour « Voie de fait » qu’il faut les assignier c’est pour HAUTE TRAHISON... !

    Une soixantaine d’avocats du barreau de Chartres s’étaient déjà rassemblés, mercredi 21 mars, devant le

    tribunal, dans le cadre de la journée nationale "Justice morte". (c) Simon Dechet

    L’ordre des avocats de Chartres a assigné, ce lundi 23 avril 2018, Emmanuel Macron, le Président de la République, Edouard Philippe, le Premier ministre et Nicole Belloubet, la ministre de la Justice, en référé au tribunal de grande instance Chartres, pour "voie de fait".

    Les avocats d’Eure-et-Loir condamnent le projet de réforme de la Justice et, après les grèves perlées, ils ont trouvé un nouveau moyen insolite de le faire savoir. Le barreau a en effet assigné, en référé, au (...)



  • Affaire de Tarnac : après dix ans de procédure, l’énergie contestataire des « inculpés » est intacte - Royère-de-Vassivière (23460) - La Montagne
    https://www.lamontagne.fr/royere-de-vassiviere/politique/justice/2018/02/27/affaire-de-tarnac-apres-dix-ans-de-procedure-l-energie-contestataire-des-

    Depuis 2008, initiatives rassembleuses et regains de tension sur le plateau de Millevaches

    Depuis 2008, le plateau de Millevaches est resté un foyer actif de « subversion » idéologique. En octobre 2014, la mort de Rémi Fraisse, sur la ZAD de Sivens (Tarn), a entraîné en réaction l’affaire dite du « cadenassage des gendarmeries » entre Creuse, Haute-Vienne et Corrèze. Ce qui a ravivé la surveillance des autorités, pour peu qu’elle se soit relâchée, sur les groupes militants libertaires, écologistes, anti-capitalistes, regroupés parfois dans un but pratique sous le terme d’ « alternatifs » du plateau de Millevaches.

    Dans le même temps, ces mêmes réseaux ont tenu à démontrer leur impact positif et sur le territoire et leur « ouverture », à travers, par exemple, les fêtes de la Montagne limousine.

    #Tarnac