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  • Dans le #business de l’#humanitaire : doit-on tirer #profit des #réfugiés ?

    Depuis la crise économique de 2008 et la multiplication des conflits dans le monde, l’insuffisance des fonds alloués au secteur humanitaire n’a jamais été aussi importante. En effet seulement 59 % des besoins en la matière ont été financés en 2018.

    Pour l’une des crises humanitaires les plus médiatisées, celle des réfugiés, les chiffres sont plus alarmants encore. Le Haut-commissariat pour les Réfugiés (HCR) estime que pour l’année 2019 tout juste 14 % de l’aide nécessaire a été financée pour venir en aide aux 68,5 millions de réfugiés, demandeurs d’asile, personnes déplacées et apatrides.
    L’échec du système d’asile

    Bien que garanti par le droit international l’accueil de ces populations vulnérables reste globalement infime. En moyenne, seulement 1 % des réfugiés sont référés par le HCR pour être réinstallés dans des pays d’accueil chaque année. Le cantonnement en camps ou les installations plus ou moins précaires dans les pays limitrophes des zones de conflits deviennent les seules alternatives pour la grande majorité des réfugiés, pour qui la durée moyenne d’exil est d’environ 26 ans.

    Victimes des politiques d’asile de plus en plus restrictives des pays occidentaux plus de 85 % vivent dans des pays « en développement », dont les services élémentaires sont déjà sous pression.

    Le privé à la rescousse

    Pour pallier ces tensions, les capacités financières et innovatrices du secteur privé semblent aujourd’hui s’imposer comme une solution. Le HCR reconnaît en effet que le monde commercial joue un rôle central pour fournir des opportunités aux réfugiés et les soutenir.

    Le Pacte mondial sur les réfugiés adopté par 181 membres de l’ONU en décembre 2018 a lui aussi souligné le rôle primordial du secteur privé pour contrer les failles du système humanitaire.

    Que ce soit en termes d’emploi, d’opportunités commerciales ou de fourniture de biens et de services essentiels par l’intermédiaire de partenariats public-privé, ou encore en aidant les agences non gouvernementales ou gouvernementales à innover pour améliorer la qualité et la provision de l’aide, le monde du business semble désormais indissociable du monde humanitaire.

    Mais normaliser la condition du réfugié dans la logique économique de marché, n’est pas un artifice idéologique servant de plus en plus les intérêts corporatifs ? Et ces derniers ne passeront-ils pas avant ceux des réfugiés dans ce business désormais très rentable – fort de ses 20 milliards de dollars par an- qu’est devenu l’humanitaire ?
    De nombreuses plates-formes impliquées

    Le secteur commercial est impliqué à de nombreux niveaux du système d’asile. Par exemple, via des forums consultatifs comme la branche UNHCR Innovation du HCR créée en 2012 et financée par la fondation IKEA. Ce forum cherche à développer des moyens créatifs d’engager les entreprises et leurs ressources technologiques.

    D’autres plates-formes comme l’initiative #Connecting_Business ou encore #The_Solutions_Alliance tendent à impliquer le secteur privé dans les solutions en déplacement et en mesurer l’impact.

    Ou encore des organismes comme #Talent_beyond_boundaries ou la plate-forme française #Action_emploi_réfugiés élaborent des #bases_de_données regroupant des réfugiés et leurs #compétences techniques et académiques afin de les connecter à des employeurs potentiels dans les pays les autorisant à travailler.

    Afin de coordonner et de conseiller les actions et réponses du monde du profit, d’autres acteurs comme les consultants #Philanthropy_Advisors ont vu le jour pour promouvoir le développement de la collaboration philanthropique stratégique entre les #entreprises et le monde humanitaire, et les aider à projeter leur retour sur #investissement.

    Les marchés prospèrent

    Ainsi les partenariats public-privé avec le HCR et les ONG se multiplient, tant pour les prestations de service que l’expertise du secteur privé dans l’innovation.

    De gigantesques salons commerciaux réunissent régulièrement les grandes agences onusiennes, des ONG et des sociétés privées de toute taille afin d’essayer de prendre les marchés de l’humanitaire. Au salon DIHAD de Dubai par exemple, des stands de vendeurs de drones, de lampes photovoltaïques ou encore de kits alimentaires côtoient ceux des sociétés de services financiers comme MasterCard Worldwide ou des grands cabinets d’audit et de réduction des coûts en entreprise, comme Accenture et Deloitte.

    Cette concurrence grandissante des marchés de l’humanitaire semble suggérer que le système d’asile s’inscrit lui aussi progressivement dans un modèle néolibéral, appliquant la logique économique de marché jusque dans la sphère humanitaire.
    Abus et philanthropie des bailleurs de fonds

    Ce monde humanitaire qui pratique une logique propre à celle du monde des affaires soulève de multiples questions éthiques et pragmatiques.

    Au niveau philanthropique par exemple, les partenaires majeurs du HCR incluent des multinationales comme #Nike, #Merck, #BP, #Nestlé, #IKEA ou encore #Microsoft.

    Or, bien que l’apport financier de ces corporations soit essentiel pour contrer le manque de fonds du système d’asile, la crédibilité et la légitimité de certains partenaires a été contestée.

    Pour cause, les exploitations et abus déjà recensés à l’encontre de ces corporations. Nestlé a récemment été accusé d’esclavagisme en Thaïlande ; Nike et BP ont eux aussi été régulièrement critiqués pour leur modèle économique peu regardant des droits du travail ; ou encore Microsoft, récemment accusé d’exploitation d’enfants dans les mines de cobalt en République Démocratique du Congo. L’entreprise IKEA, bailleur majeur du HCR à quant à elle été inculpée dans un scandale d’évasion fiscale, accusée d’échapper ainsi aux taxes dans les états qui entre autres, financent le HCR.
    Des employeurs douteux

    En tant qu’employeur, le secteur privé embauche et rémunère des réfugiés dans des contextes légaux comme clandestins.

    Par exemple, 20 % de la main d’œuvre de la compagnie #Chobani, spécialiste du yaourt à la grecque implantée aux États-Unis est réfugiée. Son PDG estime que dans le monde actuel le secteur privé est l ‘agent de changement le plus efficace et a ainsi créé la fondation #Partenariat_Tent, afin de sensibiliser le monde commercial à l’importance du secteur privé dans la cause réfugiée.

    Par l’intermédiaire de cette plate-forme, plus de 20 entreprises dont #Microsoft, #Ikea, #H&M et #Hilton ont annoncé des initiatives d’#emploi destinées à contrer la crise des déplacements.

    Cependant, puisque souvent sans droit de travail dans les pays d’accueil de la majorité des réfugiés, ceux-ci sont souvent prêts à accepter n’importe quelle opportunité, et s’exposent à toute sorte de mécanisme d’exploitation, des multinationales aux petites entreprises, légalement ou dans l’économie informelle.

    Des enfants réfugiés Rohingya au Bangladesh aux Syriens en Turquie, Irak, Jordanie ou au Liban exploités dans diverses industries, les exemples d’abus par des entreprises de toutes tailles sont souvent recensés et vaguement relayés dans la presse. Parfois, les entreprises inculpées ne sont autres que des géants comme #Zara, #Mango, #Marks_and_Spencer, qui ne sont pas légalement réprimandés car il n’existe ni mécanisme de coercition ni cadre de sanction pour les multinationales.

    L’ambiguïté des sous-traitants

    Par ailleurs, les gouvernements, le #HCR et les #ONG sous-traitent progressivement l’assistance et la protection des réfugiés à divers partenaires commerciaux afin d’améliorer les conditions de vie dans des secteurs aussi divers que la finance, la provision de service, le conseil, la construction, la santé, la technologie ou encore l’éducation.

    Si de tels projets sont souvent très positifs, d’autres se font complices ou tirent profit de politiques publiques allant à l’encontre de la protection des droits humains. La multinationale espagnole #Ferrovial, un entrepreneur indépendant contracté par l’état australien pour gérer son système carcéral des demandeurs d’asile offshore, a été accusée de mauvais traitements chroniques envers les réfugiés dans des centres de détention extraterritoriaux administrés par l’Australie. Cette dernière est elle-même accusée de crimes contre l’humanité pour son traitement des demandeurs d’asile arrivés par bateau.

    Amnesty International a aussi dénoncé des actes de torture par la compagnie Australienne #Wilson_Security, sous-traitant de la filiale australienne de Ferrovial, #Broadspectrum.

    La compagnie britannique de sécurité #G4S a elle aussi fait l’objet d’une multitude d’allégations concernant des violences physiques perpétrées par ses employés dans des camps contre des réfugiés, par exemple à Daddab au Kenya, et sans conséquence pour G4S.

    Des compagnies comme #European_Homecare ou #ORS spécialisées dans la provision de service aux migrants et réfugiés ont été accusées de #maltraitance dans les milieux carcéraux envers les gardes et les réfugiés.

    Ainsi, selon un rapport de L’Internationale des services publics, la privatisation des services aux réfugiés et aux demandeurs d’asile a un impact direct sur leur qualité et aboutit à des services inappropriés, caractérisés par un manque d’empathie, et ne respectant souvent pas les droits humains.

    Le business de la catastrophe

    Par soucis d’efficacité, en privatisant de plus en plus leurs services et en laissant le monde du profit infiltrer celui de l’humanitaire, le HCR et les ONG prennent le risque de créer des conditions d’exploitation échappant aux mécanismes légaux de responsabilité.

    Aux vues de nombreuses questions éthiques, le monde commercial peut-il réellement contrer les failles étatiques et organisationnelles du monde humanitaire ? L’intégration du secteur privé dans le système de protection et d’assistance aux réfugiés, est-ce aussi en soi justifier le désengagement des États de leurs obligations en matière de protection des personnes les plus vulnérables ?

    Comment ainsi éviter que cette source d’opportunité commerciale pour les entreprises, et les opportunités d’émancipation que cela engendre pour les réfugiés, n’entraîne leur marchandisation et exploitation, dans un contexte où les cadres juridiques en matière de business et droits humains ne sont visiblement pas assez strictes ?

    https://theconversation.com/dans-le-business-de-lhumanitaire-doit-on-tirer-profit-des-refugies-
    #privatisation #partenariats_public-privé #PPP #asile #migrations #philanthropie #travail #salons_commerciaux #salons #DIHAD #néolibéralisme #sous-traitance

  • Quelle est la véritable portée du LBD 40 ?
    12 janv. 2019 Par Les invités de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/120119/quelle-est-la-veritable-portee-du-lbd-40

    Le réalisateur de documentaires Florent Marcie, habitué des zones de guerres (Tchétchénie, Bosnie, Afghanistan, Libye, Tchad, Irak, Syrie...), a été touché de retour de Raqqa au visage par un flashball tandis qu’il filmait les gilets jaunes devant le Musée d’Orsay, se faisant blesser pour la première fois de sa carrière. Il nous a confié ce texte sur la dangerosité du LBD 40, et le sens de son usage en démocratie. (...)

    #LBD40

    • Un tireur assermenté qui, voulant viser la jambe, tire dans la tête ou dans l’œil, ou bien qui, sous l’effet du stress ou d’un sentiment de toute puissance, se met à tirer à tort et à travers, n’est pas un garant de l’ordre, c’est un danger public.
      […]
      Encourager l’utilisation d’une arme capable d’éborgner, voire de tuer ses concitoyens, tout en profitant du flou de la légalité et de la balistique pour évacuer toute responsabilité des tireurs, n’est pas anodin. C’est une rhétorique de la violence qui nous entraîne tous sur une pente habituellement située dans d’autres contrées.

  • Appel des Gilets Jaunes de Montreuil en réponse à Commercy - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=mfjcqj001Rc

    A Montreuil aussi, nous avons enfilé des #gilets_jaunes et nous nous sommes installés tous les jours en face du rond-point de Croix de Chavaux comme partout en France. Ça nous a permis de nous rencontrer autour d’une soupe, de débattre autour d’un brasero, de tisser des solidarités malgré des horizons très différents et de parvenir à sortir de l’isolement. Cela nous a aussi permis de rappeler que les #banlieues parisiennes, comme à Pantin, à Saint-Denis, à Ivry, à Aulnay, ont bien rejoint le mouvement.

    Le gilet jaune est le symbole d’une révolte.
    Il est bien trop tôt pour rentrer chez soi et il n’est pas trop tard pour en sortir !

    Nous sommes révoltés à cause de l’humiliation et du mépris. L’extrême richesse de certains, la soif de pouvoir des politiciens, le saccage de la planète par les plus riches et les violences de l’État sont allés trop loin.

    Les mains arrachées, les manifestants éborgnés, la jeunesse alignée à genoux, les milliers d’inculpés et les centaines d’incarcérés sont venus s’ajouter à la #répression policière quotidienne exercée à l’encontre des quartiers populaires depuis des années. Nous n’oublions aucune victime du « #maintien_de_l’ordre » et nous affirmons notre #solidarité aujourd’hui comme demain.

    On essaie comme toujours de séparer les « bons gilets jaunes » et les « #casseurs ». 300 personnes qui s’affrontent avec la #police pour défendre un rond point, c’est de l’autodéfense populaire et 3000 personnes qui attaquent des banques ou des ministères, c’est le soulèvement d’un peuple en colère !

    Pour obtenir ce que nous désirons, ne tombons pas dans le piège des #médias et du pouvoir en définissant des limites à notre mouvement.

    Ni les miettes que nous propose le gouvernement, ni un « débat national » dirigé par lui-même, ni l’obtention du RIC n’arrêteront le magnifique moment qui est en train de s’ouvrir.

    Certains doutent et ont peur de l’incertitude de l’après. Nous répondons que dans la façon dont s’organise la révolte des gilets jaunes nous avons déjà beaucoup de pistes pour vivre dans des territoires désirables.

    Face à la révolte, la plus vieille des techniques du pouvoir est de nous diviser. Nous ne devons pas tomber dans ce piège.

    Plutôt que le chacun pour soi, l’individualisme et la soif d’argent qui permettent le maintien de ce pouvoir, c’est la solidarité et le partage que nous avons à développer : Nous avons vu qu’ensemble nous sommes bien plus forts !

    Nous savons bien que ceux qui privent les habitants de ce pays d’une vie digne ne sont ni les #immigrés ni les #exilés mais bien l’insolente richesse de certains et ce système injuste

    Voilà pourquoi nous pensons que la différence ne doit pas constituer une frontière : ni la couleur de peau, ni le lieu de naissance, ni le genre, ni l’orientation sexuelle, ni la religion ne serviront de prétexte pour nous diviser. Nous devons être unis dans nos différence si nous voulons bâtir un monde plus juste et plus beau.

    En Irak, Tunisie, Belgique, Kurdistan, Syrie, Japon, Hongrie, Espagne, Burkina Faso, Égypte, Angleterre, Maroc, Italie et dans bien d’autres endroits des gens mettent des gilets jaunes pour montrer leur colère : Notre révolte n’a pas de frontière !

    Nous ne laisserons plus personne, qu’il soit président, maire ou « représentant » décider à notre place de nos conditions d’existence.

    L’organisation par rond point, par quartier, par village, par commune nous permet de reprendre le contrôle de nos territoires et donc de nos vies.
    C’est cela qu’il nous faut continuer et viser si nous voulons que les choses changent vraiment.

    A Montreuil, nous lançons un « club gilets jaunes » à l’image de ce qui se faisait durant la Révolution Française où l’on se rencontrait dans des clubs d’éducation populaire. Car se réapproprier le savoir permet de nous rendre moins manipulables et de faire émerger une #intelligence_collective au service d’actions concrètes pour améliorer notre quotidien.
    Nous appelons à la multiplication de ce genre de club sur tous les territoires.

    Sans pour autant effacer la diversité et l’autonomie de nos organisations et initiatives locales nous pensons qu’il est important de nous lier et de nous rencontrer pour renforcer le mouvement des gilets jaunes.

    C’est pour cela que nous serons présents à #Commercy et que nous appelons depuis Montreuil à ce que des gilets jaunes de partout participent à l’assemblée des assemblées.

    C’est le début d’une révolution qui veut construire une société plus digne et plus juste, pour nous et nos enfants. Nous nous arrêterons pas même si cela doit prendre 100 ans. Pour que le peuple décide lui-même de comment il veut vivre.

    Entendez cet appel : continuons le début, prenons le chemin de la révolution !

    #violence_d'État

  • La fabrique de l’islamisme (1) – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2019/01/10/la-fabrique-de-lislamisme-1

    La fabrique de l’islamisme est un volumineux rapport (600 pages !!) produit en septembre 2018 par l’Institut Montaigne (un think tank – pour les snobs – une institution de réflexion pour les autres) avec tout de même un budget de 4,5 millions d’euros, en totalité d’origine privée, nous rassure-t-on. Ouf !Ce rapport a été élaboré sous la direction de Hakim El Karoui, agrégé de géographie, consultant auprès des plus grands de ce monde. Un parcours qui ressemble parfois à celui d’Emmanuel Macron, sans doute le fait du hasard. Hakim El Karoui a créé son propre cabinet de conseil stratégique Volentia et il a été à l’origine de structures comme le club 21e siècle ou Young Mediterranean Leaders.

    En quoi consiste ce travail ? La fabrique de l’islamisme est une compilation de documents et d’autres sources d’informations, comparable aux travaux préliminaires auxquels tout chercheur doit consacrer du temps. L’unique intérêt de ce travail est de vous mettre entre les mains, 14 siècles d’histoire de l’islam et de l’islamisme. Cependant, en fin de lecture, je ne suis pas certain que vous puissiez faire la distinction entre l’un et l’autre. L’auteur lui-même navigue à travers la mouvance islamiste, sans pouvoir distinguer la lumière de l’obscurantisme. Et pourtant, il nous indique que 72 % des musulmans de France, sont en parfait accord avec les valeurs de la République et donc 28 % qui ne le sont pas. Cependant ces chiffres ne suffisent pas à rassurer. Le doute subsiste autant que les amalgames.

    Mais qui est Hakim El Karoui ?Hakim El Karoui, n’est sans doute pas connu du grand public. Les seules informations rapportées brièvement par certains médias le présente comme un islamiste alors que son parcours objectif, est comparable à celui des grands commis de l’Etat. Soyons sérieux, ce n’est parce qu’il écrit sur l’islam et l’islamisme qu’il en devient un leader. D’autres ont écrit sur la drogue, sur les violences et autres sujets aussi sensibles, on ne les a pas taxés, pour autant, de dealers, de violeurs ou de terroristes. Curieusement, nous n’avions pas entendu le moindre soutien à Hakim El Karoui. Ses collègues et amis comme les autres, les musulmans comme les autres n’ont sans doute pas entendu les critiques acerbes déversées sur l’homme qui aurait toute la sympathie des travées du pouvoir. Il faut dire que ce sentiment ambigu que certains ont pour l’auteur résulte de l’ambigüité du rapport lui-même : la fabrique de l’islamisme ne démontre rien.

    Pourquoi ce travail ?Hakim El Karoui l’affirme sans détour aucun (p.12) les causes du succès de l’islamisme et du salafisme, une de ses composantes, en France, ne font pas l’objet de son travail. Il exclut également la recherche des « responsabilités des uns et des autres ». Ces aspects seront traités dans un prochain ouvrage, nous promet-il. Ce choix limite considérablement l’intérêt de ce volumineux travail.Hakim El Karoui reprend à son compte tout ce qui a été dit ou écrit sur le sujet : « l’islamisme serait la résultante d’une misère socioéconomique et l’abandon des banlieues par l’Etat ». C’est la thèse de FarhadKhosrokhavar, sociologue d’origine iranienne. Il suffit d’aller faire un tour du côté des grandes cités populaires pour le constater. Les plus hauts responsables du pays ont confirmé ces observations. Pour Olivier Roy, l’islamisme est lié à la volonté de radicalité des individus, ainsi la disparition de Daech n’entraîne pas celle des islamistes. Enfin pour Gilles Kappel, c’est l’islam lui-même qui se radicalise sous l’action des mouvements extrémistes. L’islamisme serait une sorte de « guerre civile » au sein de l’islam. Il serait aussi une réaction des musulmans face aux intrusions de l’occident (dans les pays musulmans : Irak, Syrie…). En somme, il faudrait un « petit chouia » de chaque ingrédient pour obtenir un plat indigeste.

    Les insuffisances méthodologiques ?Ce rapport présente des insuffisances manifestes. Il expose et tente même d’inculquer l’idée que l’islamisme en France a pour origine ce qui s’est produit au moyen orient, notamment avec la chute de l’empire ottoman. Naturellement le lien existe mais il n’est pas décisif. Les liens seraient à rechercher, juste en face, au Maghreb et en Afrique subsaharienne.

    De troublantes similitudes ? Depuis 30 ou 40 ans la situation des grandes banlieues françaises ne cessent de se dégrader : le système éducatif a lamentablement échoué et la justice avec les forces de l’ordre, sont très souvent décriées. 160 000 jeunes quittaient annuellement le système éducatif en situation d’échec, la masse qu’ils constituent aujourd’hui est d’au moins 3 millions d’individus. Avec le gouvernement précédent, Madame Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation nationale, annonçait, sans apporter la preuve, qu’ils n’étaient plus que 90 000. C’est encore, trop de personnes livrées à toutes les tentations y compris celle de l’islamisme.Manuel Valls, premier ministre qualifiait certaines banlieues de ghettos, beaucoup en avaient frémi et personne ne l’avait contredit, tant sa vision décrivait des situations fréquemment observées. Plus récemment encore, Gérard Collomb, l’avant-dernier ministre de l’intérieur, livrait un diagnostic encore plus sombre. Il faut lire et écouter le général d’armée Pierre de Villiers, pour comprendre la nécessité d’avoir de la hauteur sur une situation délicate mais aussi explosive (2). La situation dans ces ghettos est comparable à celle du Maghreb et plus particulièrement de l’Algérie qui, la première, a atrocement souffert de l’engagement islamiste. J’entends déjà les cris d’orfraie de ceux qui n’ont jamais pris la mesure du phénomène et qui ne sauront jamais proposer une solution adéquate.Comparons les deux situations : de part et d’autre de la Méditerranée nous retrouvons les mêmes ingrédients : dégradation continue du système éducatif, errance du système judiciaire (Il suffit de faire un tour sur les réseaux sociaux), misère socioéconomique et surtout une gestion catastrophique des nouvelles situations ayant en apparence une incidence mineure (Clientélisme électoral, attribution de subvention injustifiées, achat de la fausse paix sociale et disons le brutalement la multiplication des actes de corruption…) Il y a juste lieu de distinguer une nuance : d’un côté c’est un pays tout entier qui se trouve gangrené et de ce côté-ci c’est une multitude de territoires géographiquement éloignés les uns des autres mais en tous points ressemblants grâce aux interconnexions.La fabrique de l’islamisme aurait dû s’atteler à ce chantier. Elle le fera sans doute à l’occasion d’une prochaine contribution.Dans leur volumineux rapport, Hakim El Karoui et son équipe, ont négligé le Maghreb et l’Afrique subsaharienne au bénéfice du Moyen orient et de ses acteurs les plus actifs sur la question : le Qatar et l’Arabie Saoudite qui contrairement à ce que suggère ce document, n’ont pas une base populaire en France. Alors, naturellement, ils tentent d’en construire une par le biais du financement d’une foule d’actions toutes drapées d’un caractère social, évident ou pas. Il seraitpeut-être plus juste de dire que ces pays essaient plutôt d’acheter une base populaire qui sera leur relais en vue d’étendre leur vision de l’islam.
    Le rapport se termine par des rappels fort utiles avec un glossaire parfois approximatif : Oulamas – En principe sans s, mais les mauvaises habitudes ont pris le dessus – (Tiré de l’association des Oulamas, en Algérie) : veut bien dire savants mais au pluriel. Un savant se dit Alim ou Alem. Talibans : veut bien dire étudiants, tiré de l’arabe talib ou taleb et que la langue pachtoun a adopté avec une prononciation qui lui est propre. L’origine arabe du mot permet de faire immédiatement le lien avec El Qaïda…Des approximations de cette nature sont multiples et nous ne nous risquons pas à en faire un chapelet. Mais plus étonnant encore de la part de cet intellectuel, c’est le fait qu’il classe les soutiens à Tariq Ramadan et à Mennel Ibtissem (La lauréate de The Voice) dans la catégorie : islam politique. C’est ahurissant de la part d’une équipe qui prétend démonter les mécanismes de l’islamisme. Ces deux personnalités, l’islamologue et la chanteuse, ont sans doute des soutiens appartenant à l’islam politique mais pas que, mais et surtout, elles ont des soutiens qui n’ont rien à voir avec l’islam politique ou pas. C’est au nom d’une valeur républicaine : l’égalité de traitement que Tariq Ramadan est soutenu. Pourquoi est-il en prison alors que d’autres sur lesquels sont portées les mêmes accusations, sont en liberté. C’est injuste et c’est cette injustice qui renforce l’action des islamistes. La fabrique de l’islamisme a bien des grains de sables dans le mécanisme de son engrenage qui illustre ce rapport. M. Tariq Ramadan est, à présent, libre en attendant un éventuel procès et depuis, ses « soutiens issus de l’islam politique » sont de moins en moins nombreux et cela ne signifie nullement que l’islamisme a régressé…

    Conclusion :La fabrique de l’islamisme est sans doute utile pour muscler sa connaissance de l’islam et de l’islamisme mais elle n’est d’aucune utilité pour élaborer un plan d’actions. Les élus comme toutes les personnes en responsabilité se retrouveraient devant des questions sans réponses. Où est l’islam ? Où est l’islamisme ? Les amalgames ne feront qu’accentuer les incompréhensions.Au fronton de ce rapport on peut lire une citation attribuée à Michel Montaigne : « Il n’est désir plus naturel que le désir de connaissance ». Nous avions immédiatement pensé à une ouverture en direction, notamment des exclus du système éducatif qui ont, pour la majorité, une très grande soif d’apprendre. Il n’en est rien. C’est probablement le vœu de l’institut Montaigne d’inciter ceux qui en sont capables d’accéder à plus de connaissances.La République a besoin de reconquérir rapidement les territoires perdus, et ce sont des responsables de premier rang qui l’affirment. Naturellement, la rénovation urbaine est à poursuivre avec une réelle mixité sociale. Les établissements d’excellence dans les quartiers difficiles doivent être développés car ils ont une double vocation : favoriser la rencontre des populations tout en réalisant une insertion sociale active et une insertion professionnelle durable.Pour la reconquête de ces territoires, certains élus n’ont pas hésité à proposer l’intervention de l’armée et le renforcement des services de police et du renseignement, en somme à déclarer l’état de siège. C’est l’option répression qui ne peut être envisagée qu’en dernier recours. Dieu merci, nous n’en sommes pas là !Plus récemment encore dans le cadre du « plan banlieue » Jean-Louis Borloo a proposé, outre les premières actions indispensables à la rénovation urbaine, la mise en place de plateformes numériques, une solution totalement inadaptée. Non seulement ces plateformes ne trouveraient pas de clients locaux mais aussi risquent de démotiver pour longtemps des personnes en recherche de réelles solutions.

    La mesure de dédoublement du Cp et bientôt du Ce1 prise par l’actuel ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, est particulièrement pertinente. C’est une décision attendue depuis des décennies et qui aura pour effet de réduire considérablement les sorties prématurées du système éducatif. Cette réforme en profondeur réduira les déterminismes liés à l’échec scolaire. C’est aussi une contribution à la reconquête des territoires perdus. Malheureusement, ce ne sera pas suffisant. Il faudra résorber la masse de 3 millions de personnes qui essaient de vivre comme elles peuvent. L’état dispose d’un outil particulièrement performant mais hélas sous utilisé et disponible seulement là il y a déjà un grand nombre d’écoles, d’instituts et de centre de formation et de perfectionnement. Ce dispositif s’appelle le Daeu ou diplôme d’accès aux études universitaires… Nous l’avions expérimenté sur des territoires ruraux et les résultats sont tout simplement prodigieux. La généralisation aux zones urbaines s’impose comme une évidence. Au cours de cette préparation, l’usage d’outils numériques pourrait préfigurer les plateformes chères à M. Jean-Louis Borloo. Le Daeu c’est l’acquisition d’une relative maîtrise de la langue et la culture françaises, une base à partir de laquelle tout devient possible … (3)

    La reconquête des territoires perdus et la consolidation des autres se fera par l’éducation ou ne se fera pas. C’est cela la raison que suggère Hakim El Karoui. Naturellement, les autres mesures comme l’amélioration de l’habitat et des conditions de vie et la lutte contre les discriminations ouvriraient les perspectives nouvelles et sincères au vivre ensemble, dans le respect et la fraternité.

    1 – Note de lecture critique du rapport produit par l’Institut Montaigne : la fabrique de l’islamisme (Septembre 2018) Par Hacène Rabah Bouguerra,Psychologue du travail, spécialiste des questions d’éducation et d’orientation.

    2 – Qu’est-ce qu’un chef ? Général d’armée Pierre de Villiers, éditions Fayard, 14 novembre 2018.

    3 – Le Diplôme d’accès aux études universitaires (Daeu) : un ascenseur social ? Editions du bord du Lot, mai 213.

    Publié par Hacène – Rabah Bouguerra 

    https://danslenferdelarepublique.blogspot.com/2018/12/la-fabrique-d

  • Zurich • L’asile remis en question dans les faits

    Nous publions un appel au secours émanant de 13 personnes demandeuses d’asile détenues actuellement à #Zurich et menacées d’expulsion.

    A la presse, A l’opinion publique,

    Nous, les personnes sur la liste ci-dessus, étant en danger de mort dans notre pays, avons demandé l’asile en Suisse, à l’Aéroport de Kloten, à Zurich. Mais les autorités Suisse à ce jour ont refusé de considérer la demande et ont pris la décision de nous expulser vers l’Afrique du Sud.
    Nous sommes 13 personnes, dont 6 enfants et 12 kurdes. On nous fait attendre à l’aéroport de Zurich dans des conditions de détention. Les familles KORKMAZ et KIYAT sont elles dans ces conditions depuis 40 jours.

    Les autorités suisses n’ont pas examiné nos demandes sur le fond, elles n’ont pas regardé le contenu de nos dossiers, pour la raison que nous avions transité par l’Afrique du Sud et que ce pays était considéré comme « Pays Sûr ». Cette décision a été prise par un tribunal qui, auparavant, avait pourtant conclu que personne ne serait renvoyé vers ce pays.

    Nous tenons à rappeler qu’en Afrique du Sud, environ un million de demandes d’asile n’ont pas encore été traitées et que, à la suite de plusieurs agressions commises contre des demandeurs d’asile ou réfugiés, des dizaines de réfugiés ont perdus la vie. Dans le cas où nous serions renvoyés vers ce pays, nos vies seraient donc mises en péril.

    Voici la liste des personnes qui se trouvaient détenues à l’Aéroport de Kloten au moment où cette information nous est parvenue. Nous la publions à leur demande.
    Famille 1 :
    Edibe DOGAN née le 13 janvier 1977 à Mardin/ Turquie
    Pelin KORKMAZ née le 1er mars 2005, à Irak, la fille de Edibe Dogan.
    Famille 2 :
    Nasrettin KIYAT, né le 13 août 1975 à Van/Turquie
    Kudrat KAKAEVA, née le 5 mars1986 à Kirghizstan, citoyenne Russe, épouse de Nasrettin
    Dicle KIYAT, née le 7 avril 2005 à Irak, fille de Kudrat et Nasrettin.
    Famille 3 : La famille qui vient de Makhmour
    Gazi APAYDIN, né en 1978 à Sirnak/ Turquie, ouvrier
    Keser APAYDIN, née en 1987 à Sirnak/Turquie, mère de famille
    Zilan APAYDIN, née le 1er mai 2006 à Irak
    Dilan APAYDIN, née le 1er mai 2006 à Irak
    Ruken APAYDIN, née le 1er novembre 2010 à Irak
    Delila APAYDIN, née le 20 juillet 2013 à Irak,
    Pour la famille de Apaydin aucune décision n’avait encore été prise malgré leur détention.
    Personnes seules :
    Osman ERDAL, né en 1956 à Halfeti/Sanliurfa/Turquie, politicien
    Mustafa MAMAY, né le 9 septembre 1987 à Kars/Turquie, journaliste
    Ces deux personnes seules sont dans le viseur direct des autorités turques.

    Ces familles ont choisi de faire connaître leur sort et difficultés publiquement, car c’est la seule solution qui leur reste à ce moment présent.

    Elles ne sont pas les seules dans ce cas, nous le savons. Et lorsque même les autorités suisses dérogent opportunément au droit d’asile, pour lequel ce Pays s’est toujours battu, nous ne pouvons que souligner l’urgence de combattre cette vague politique de refus de l’accueil des migrants, initiée de longue date par l’extrême droite européenne, et qui gagne de fait aujourd’hui de larges secteurs de la population fragilisée. Les magistrats et autorités chargées du droit se trouvent soumis à ces pressions politiques fortes et la veulerie l’emporte sur l’humanité qui devrait guider les décisions, au détriment du droit. C’est ainsi que se sont forgés les accords scélérats et financiers sur les migrants entre l’Union Européenne et la Turquie par exemple.

    Les aidants en mer se voient accusés d’être des “passeurs” et on leur refuse ce droit d’exercer leur devoir d’humanité sous toutes formes.

    Dans toute l’Europe, dans le même temps, l’accueil et l’aide sont criminalisées et les procédures pour condamner les aidants sont plus rapides que l’examen des demandes d’asile. Et lorsque même dans les rangs de celles et ceux qui hier combattaient les idées xénophobes avec véhémence se profile le refrain du “on ne peut accueillir la misère du monde“, “les ouvriers européens d’abord“, on a toutes les raisons de craindre le pire à venir.

    http://www.kedistan.net/2018/10/19/zurich-asile-remis-en-question/
    #renvois #expulsions #asile #migrations #réfugiés #Kurdes #réfugiés_kurdes

    Expulsion prévue en... #Afrique_du_Sud (alors ça, c’est du jamais vu pour moi !). Raison : le groupe a transité par l’Afrique du Sud, considéré #pays_sûr par la #Suisse...

    • SCANDALE A DENONCER EN TOUTE URGENCE

      Nous tirons l’alarme et transmettons ce que nous savons pour l’heure à propos de cette situation inacceptable dans laquelle les autorités fédérales mettent en danger l’intégrité d’une vingtaine de personnes kurdes détenues à l’aéroport de Zurich et ceci, en toute impunité, en s’appuyant sur des éléments qui ne respectent pas les droits des personnes et qui détournent la loi. A partir de ces premières informations, nous vous invitons à mettre la lumière rapidement sur cette scandaleuse action des autorités :

      20 personnes kurdes sont détenues actuellement à l’aéroport de Zürich en toute illégalité, en vue d’une expulsion vers l’Afrique du Sud, décision prise en toute impunité par le Secrétariat d’Etat Aux migrations à l’appui d’arguments totalement abusifs justifiant de ne pas examiner les demandes d’asile de ces personnes ! Parmi elles, 4 familles, 8 enfants et notamment, un politicien kurde, Osman Erdal, et le journaliste, Mustafa Mamay, pour lequel la « European Federation of journalists » et Reporters sans frontières se sont mobilisés (voir joint).

      Les personnes concernées :

      Ces personnes sont kurdes, d’origine turques et syriennes pour les adultes. Les enfants, pour la plupart, sont apatrides, et nés en Irak.

      Ils vivaient en Irak, en Syrie, en Turquie et sont tous exilés en liens avec leur origines kurdes ou activités politiques et journalistiques.
      Tous ont transité par l’Afrique du Sud et se sont rendus en Suisse afin de pouvoir trouver une protection aux persécutions subies.
      Ils ont tous demandés l’asile. La plupart ont déjà reçu une décision de renvoi, certains attendent une décision suite à leur recours et certains ont déjà reçu une décision négative du tribunal administratif fédéral.

      Pour tous, les autorités ont refusé d’examiner les motifs d’asile sur le fond, comme s’il s’agissait des cas pouvant être traités dans le cadre du Règlement Dublin III appliqué par les pays européens … sauf que là, il s’agit d’un transit en Afrique du Sud !
      En plus des démarches sur le plan juridique une manifestation de soutien a eu lieu vendredi le 19 octobre à Zurich.

      Conditions de détention illégales :

      Les enfants ont 3, 5, 6, 8, 13 ans et la plus jeune est âgée de 2 ans !

      Ces familles avec enfants, comme tous les autres, sont isolées dans des conditions de détention administrative dans la zone de transit de l’aéroport de Zurich depuis des semaines et depuis plus de 40 jours pour certaines (familles Korkmaz et Kiyat). Ceci, en tout impunité et illégalité, comme l’a rappelée récemment le conseil Fédéral lui-même (Lors de sa séance du 28 septembre 2018, le Conseil fédéral a pris position de la manière suivante : « Le Conseil fédéral précise que l’application de mesures de contrainte aux familles et aux mineurs relève de l’exception. (…) La détention administrative relevant du droit des étrangers est exclue pour les mineurs de moins de 15 ans »)...

      Les conditions de détention sont insupportables surtout pour les enfants. Tout lien avec l’extérieur est coupé et plusieurs personnes sont entassées dans un endroit fermé. Les enfants n’arrivent pas à manger les repas proposés et il n’y pas d’espace qui leur est dédié.

      Décision scandaleuse

      Références légales floues et argumentation malhonnête

      Nous avons eu accès à une des décisions du SEM, qui semble confirmer que les autorités naviguent dans des zones grises et d’illégalité pour décréter que ces personnes doivent être refoulées, si besoin de force, en Afrique du Sud. Il s’agit de celle qui concerne le journaliste Mustafa Mamay, qui a donc bien demandé l’asile à la Suisse.

      Tout d’abord, le SEM se réfère au fait que l’intéressé peut retourner en Afrique du Sud du moment que c’est un État tiers sûr et qu’il y a « séjourné » (art. 31 al.b point c Lasi), tout en admettant dans les faits qu’il n’y a passé que 3-4 jours !

      Par ailleurs, sans base légale, le SEM prétend que les personnes peuvent revenir au pays de départ de leur voyage si l’entrée dans le pays leur est refusée, et cela « indépendamment des papiers avec lesquels ils voyagent ». (Il faut savoir que M. Marmay, pour pouvoir permettre son exil, a voyagé au moyen d’un faux passeport qui a été saisi par les autorités suisses.)

      Risque de déportation en cascade et non-respect du principe de non-refoulement

      En plus de renvoyer la responsabilité de l’examen de la demande d’asile l’Afrique du Sud sur des bases complètement arbitraires, le SEM nie tout risque de refoulement et de non-respect des droits des personnes. Ce faisant, il prétend que le fait que l’Afrique du Sud est signataire des conventions internationales en matière de réfugié et que le système juridique est opérationnel est suffisant pour refouler les personnes concernées dans ce pays.

      Par ailleurs, le SEM admet que les personnes qui ne peuvent montrer leur identité ou dont la nationalité ne peut être déterminée sont placées en détention en Afrique du Sud mais conclut que, de toute manière, il y a dans ce pays des organisations et qu’un accès à une défense juridique est garanti et que ces détentions ne sont que temporaires… !

      Pourtant, les juristes des familles viennent d’obtenir des documents d’organisation de défense des droits humains en Afrique du Sud allant clairement à l’encontre des vagues recherches du SEM visant à montrer qu’il n’y a pas de risques de refoulement pour les personnes concernées. En effet, selon "Lawyers fo Human Rights", une association d’avocats active en Afrique du Sud, la situation des requérant-e-s d’asile dans ce pays est catastrophique et 96% des demandes d’asile sont rejetées sans raisons valables. De plus l’avocate précise que les personnes concernées risquent un refoulement vers la Turquie encore accentué par le fait que ces dernières ne possèdent pas de passeport (2 En effet, le Department of Home Affairs’ officials at the Desmond Tutu Refugee Reception Office (correspond au département des affaires intérieures, secteur asile) a introduit en 2017 l’exigence que les requérant-e-s d’asile en Afrique du Sud soient en possession d’un passeport valide ou d’un visa de transit "issued at South Africa port of entry" pour pouvoir déposer une demande d’asile dans le pays...).

      On sait par ailleurs qu’en Afrique du Sud, environs un million de demande d’asile n’ont pas encore été traitées et des dizaines de réfugiés ont perdus la vie à la suite de plusieurs agressions commises contre les demandeurs d’asile ou réfugiés.

      En plus des refoulements réguliers décrits par les avocats, la Turquie et l’Afrique du Sud ont signé un Accord en 2003, notamment concernant les infractions terroristes et la coopération policière qui met clairement en danger les opposants identifiés. Le procès de M. Mamay, journaliste dans plusieurs médias kurdes et d’opposition, constitue aux yeux du gouvernement justement un délit terroriste et c’est une raison de plus pour affirmer que le risque de refoulement et d’emprisonnement est objectif.

      Urgence :

      Certaines personnes et familles peuvent être déportées sous peu. L’ensemble des décisions à leur encontre et des conditions dans lesquelles elles se trouvent sont totalement inacceptables. Ces décisions et les conditions de détentions qu’elles subissent doivent être connues d’un maximum de personnes et d’organisations et nécessitent d’être rapidement dénoncées !

      Nous appelons les personnes solidaires et les organisations à se mobiliser !

      Nous appelons les médias à ne pas maintenir dans l’ombre ces pratiques totalement immondes dont nous avons eu échos grâce à quelques réseaux de soutien !

      Toutes les personnes concernées doivent être libérées immédiatement et leur demande d’asile doit être examinée en Suisse !

      Nous devons refuser que les administrations piétinent en toute impunité, le droit de personnes et d’enfants à s’exiler en Suisse.

      Le collectif R

      Personnes concernées :

      Famille Kiyat
      • Nasrettin Kiyat, 1976, Van/Çatak (Turquie)
      • Roza Kakaeva,1986, Kirghizistan
      • Dicle Kiyat, 2005, Irak (apatride)

      Famille Doğan
      • Edibe Doğan, 1977, Mardin (Turquie)
      • Pelin Korkmaz, 2005, Irak (apatride)

      Famille Abdu
      • Süleyman Abdu, 1981, Kamışlo - Syrie
      • Ibtisam Farhan 1985, Kamışlo - Syrie
      • Serhad Abdu 2014, Kamışlo - Syrie
      • Selin Abdu 2017 (Turquie)

      Famille Apaydın
      • Gazi Apaydın, 1978, Şırnak (Turquie)
      • Keser Apaydın, 1987, Şırnak (Turquie)
      • Zilan Apaydın, 2006, Irak (apatride)
      • Dilan Apaydın ,2006, Irak (apatride)
      • Ruken Apaydın, 2010, Irak (apatride)
      • Dalila Apaydın, 2013, Irak (apatride)

      Personnes individuelles

      • Doğan YILDIRIM, 1991, Şırnak/Silopi (Turquie)

      • Ramazan Turan, 1994, Diyarbakır (Turquie)
      • Osman Erdal 1956, Urfa (apatride)
      • Mustafa Mamay, 1987, Kars (Turquie)
      • Izzet Ablak, 1992, Mardin (Turquie)

      –-> document reçu via le collectif_R, par email, le 26.10.2018

    • . . . . . . . .
      CI JOINT LA LISTE DES PERSONNALITÉS IRAKIENNES LIQUIDÉES, SELON LA LISTE ÉTABLIE PAR LE QUOTIDIEN EN LIGNE « AR RAI AL YOM »

      Dirigé par Abdel Bari Atwane, fondateur du journal trans-arabe Al Qods Al Arabi » : http://www.raialyoum.com/?p=454552

      Université de Bagdad (40 membres du corps enseignant asssassinés)

      1- Dr Mohamad Abdallah Al Rawi : Recteur de l’Université de Bagdad, Président de l’Ordre des Médecins iraien, assassiné à sa clinique sise quartier Al Mansour (Bagdad).
      2- Makki Habib Al Mou’men : diplomé de l’Université du Michigan (États-Unis), spécialiste de l’Histoire contemporaine, ancien professeur aux universités irakiennes (Bassorah, Bagdad, Irbil et Souleymaniyeh), ainsi qu’à l’Institut des Études Palestiniennes.
      3 – Mohamad Abdallah Moneim Al Azmiralli : Titulaire d’un doctorat en Chimie, scientifique distingué, en poste dans des centres de recherches spécialisés. Professeur à la Faculté des Sciences de l’Université de Bagdad, Département de Chimie. Cet égyptien, titulaire de la nationalité irakienne, a été liquidé par les Américains dans le camp aménagé à proximité de l’aéroport de Bagdad, en 2003.
      4- Issam Charif Al Takriti : Ancien ambassadeur d’Irak en Tunisie. Titulaire de la chaire d’Histoire à l’Université de Bagdad, il a été liquidé en compagnie de 5 de ses collègues, le 22 octobre 2003, dans le secteur d’Amiryah (Bagdad) .
      5- Majed Hussein Ali : Savant atomique, spécialiste de la physique nucléaire (Université de Bagdad, Faculté des Sciences), éliminé début 2004.
      6- Imad Sarsour : Doyen de la Faculté de médecine de Bagdad, spécialiste de la chirurgie réparatrice.
      7- Soubeiry Moustapha Al Bayyat i : Chef du département de géographie de l’Université de Bagdad , tué en 2004.
      8- Ahmad Al Raw i : Professeur d’agronomie à l’Université de Bagdad, en charge du centre d’épidémiologie. Tué avec sa femme, en 2004, sur l’autoroute Bagdad-Al Ghazalyah.
      9- Housni Kamal : Physicien, Faculté des Sciences, Université de Bagdad.
      10- Marwane Mouzher Al Hayti : Ingénieur chimiste ; Professeur à la Faculté des Sciences de l’Université de Bagdad.
      11- Moustapha Al Machahandi : Professeur de civilisation islamique. Faculté des lettres, Université de Bagdad.
      12- Khaled Mohamad Al Janabi : Titulaire de la chaire Histoire de l’Islam- Faculté des Lettres – Université de Bagdad.
      13- Hassan Abd Ali Daoud Al Rabihi : Vice doyen de la Faculté de Médecine de l’Université de Bagdad.
      14- Marwane Rachid : Vice-doyen de la Faculté de Génie- Université de Bagdad
      15- Abdel Latif Ali Al Mayyah : Adjoint au Directeur du Département du Monde arabe-Université de Bagdad. Assassiné en 2004 au lendemain de son apparition sur une chaîne de télévision arabe pour réclamer la tenue d’élections législatives.
      16- Hicham Charif : Chef département Histoire – Université de Bagdad
      17- Raad Chalah : Chef du département de Biologie – Faculté des Sciences-Université de Bagdad.
      18 -Fouad Ibrahim Mohamad Al Bayyati : Chef du département de l’Allemand (langue et civilisation allemandes) -Faculté des Langues- Université de Bagdad. Assassiné devant sa maison, quartier de Ghazala (Bagdad), le 19 avril 2005.
      19- Mohammad Kard Al Jammali : Spécialiste de la langue anglaise-Université de Bagdad. Directeur général du ministère de l’Éducation nationale. Assassiné le 10 juin 2004 dans le secteur d’Al Amiryah (Bagdad).
      20- Haifa Alawane Al Helli : Physicienne- Faculté des Sciences-Section féminine- Université de Bagdad.
      21- Abdel Razzak Al Na’as : Faculté des Sciences de la communication- Université de Bagdad. Assassiné le 28 janvier 2004.
      22- Haykal Mohammad Al Moussawi : Faculté de Médecine- Université de Bagdad.

      23- Hazem Abdel Hadi : Faculté de Médecine-Université de Bagdad.
      24- Abbas Al Attar : Doctorat en Sciences Humaines-Université de Bagdad
      25- Bassam Al Moudaress : Doctorat en Sciences Humaines-Université de Bagdad.
      26 – Bassel Al Kerkhi : Spécialiste Chimie. Faculté des Sciences – Université de Bagdad.
      27- Nasser Amir Al Obeidy : Université de Bagdad
      28- Nafeh Abboud : Spécialiste de la Littérature arabe- Université de Bagdad
      29- Marwane Al-Rawi : Génie civil – Université de Bagdad
      30- Rafi Sarkissian Vanagan : Magistère en Langue Anglaise – Professeur à la Faculté des Lettres- Université de Bagdad.
      31- Nafiha Hamad Khalaf : Professeur de Littérature arabe – Faculté des Lettres- Université de Bagdad
      32- Khalil Ismail Abd Ad Dahiry : Faculté de l’Éducation sportive – Université de Bagdad
      33- Ghaleb Al Hayti : Professeur de Chimie- Université de Bagdad. Assassiné en mars 2004.
      34- Hussein Ali Ibrahim Al Karbassy : Ingénieur géomètre- Spécialiste de la Topographie- Institut de Technologie Bagdad – Al Zaafaranyah. Assassiné le 16 avril 2006 dans le quartier Al Amiryah.
      35- Mohammad Al Douleimy : Faculté de Génie – Université de Bagdad. Assassiné en 2004.
      36- Hassan Al Rabihi : Faculté d’Art Dentaire – Université de Bagdad. Assassiné le 25 décembre 2004, alors qu’i roulait en voiture en compagnie de son épouse.
      39- Jassem Mohammad Al Issawi : Professeur de Sciences Politiques- Université de Bagdad. Membre du comité de rédaction du quotidien irakien « Al Syada » (La Souveraineté), un des négociateurs au sein du « Comité de Rédaction de la Constitution ». Assasiné le 22 juin 2005 dans le secteur Al Chaaba à Bagdad, à l’âge de 61 ans.
      40- Abdel Sattar Saber Al Khazarji : Faculté de Génie – Université de Bagdad – Assassiné le 4 juin 2005 dans la caserne « Madina Al Horra » (La Ville Libre) à Bagdad.

      Université de Bassorah – Sud de l’Irak (14)

      41 – Ala’a Daoud : Vice-Recteur de l’Université de Bassorah pour la division scientifique.
      42- Assad Salem Choureyda : Docteur en génie civil. Doyen de la Faculté de Génie- Université de Bass
      43- Omar Fakhry : Biologiste – Faculté des Sciences de l’Université de Bassorah.
      44- Khaled Chreyda : Titulaire d’un Doctorat en Génie civil -Faculté du Génie – Université de Bassorah.
      45- Abdel Latif Al Fadel : Spécialiste en Chimie. Faculté des Sciences- Université de Bassorah.
      46- Joumhour Karim Khamas Al Zarzani : Critique littéraire réputé. Chef du Département de Langue Arabe – Faculté de Lettres- Université de Bassorah. Enlevé le 7 juillet 2005, son cadavre a été retrouvé à Qiblah, à 3 kms de Bassorah.
      47- Ghadab Jaber Attar : Faculté de Génie – Université de Basssorah
      48- Kifaya Hussein Saleh : Faculté des Lettres – Université de Bassorah
      49- Ali Ghaleb Abed Ali : Faculté de Génie – Université de Bassorah
      50- Saad Al Rabihi : Biologiste- Faculté des Sciences. Université de Bassorah.
      51- Naoufal Ahmad : Faculté des Beaux-Arts-Université de Bassorah.
      52- Abdel Karim Hussein : Faculté d’Agronomie-Université de Bassorah. Assassiné le 11 avril 2006.
      53- Ala’a Abdel Hamid : Doyen Faculté de Médecine – Université de Bassorah.
      54- Haydar Al Ba’aj : Directeur du CHU de Bassorah.

      Université de Mossoul (Nord de l’Irak, capitale éphémère de L’Etat Islamique, dix ans après l’invasion américaine de l’Irak) : 12 membres

      55- Abdel Jabbar Moustapha : Doyen de l’Université de Mossoul ; Professeur de Sciences Politiques.
      56- Leila Abdallah Said : Doyenne de la Faculté de Droit de l’Université de Mossoul, assassinée en compagnie de son époux.
      57- Mounir Al Khaïrou : Professeur de Droit à l’Université de Mossoul, époux de la doyenne Leila Abdallah Said, tuée en sa compagnie.
      58- Imane Younes : Chef du département de l’Interprétariat – Université de Mossoul.
      59- Nouayl Boutros Mathew : Faculté de Médecine-Université de Mossoul.
      60- Mohammad Al-Douleimy : Génie mécanique. Faculté de Génie. Université de Mossoul.
      61- Khaled Faysal Hamad Cheikhou : Faculté de l’Éducation Sportive – Université de Mossoul.
      62- Mahmoud Younes Zannoune : Faculté des Lettres- Université de Mossou
      63- Imane Abdel Moneim Younés : Faculté des Lettres – Université de Mossoul
      64- Mahfouz Mohammad Hassan Al Kazzaz : Professeur de Lettres- Faculté des Sciences de l’Éducation – Université de Mossoul. Tué lors d’une intervention des forces d’occupation américaines, le 25 Décembre 2004, à proximité de la Mosquée Dr Oussama Kachmoula- Province de Ninive.
      65- Inmar Al Ticq : L’un des plus célèbres ophtalmologistes irakiens. Professeur à la Faculté de Médecine – Université de Mossoul. Assassiné en Octobre 2004.
      66- Madame Falha Saleh Ahmad : Professeure de Sciences Politiques- Université de Mossoul. Assassinée en 2004

      Université Al Moustansariyah (15 membres)

      67- Sabah Mahmoud Al Rabihi : Doyen de la Faculté des Sciences de l’Éducation -Université Al Moustansariyah
      68- Salem Abdel Hamid : Doyen de la Faculté de Médecine à l’Université d’Al Moustansariyah, spécialiste de la médecine préventive.
      69- Falah Ali Hussein : Doyen de la Faculté des Sciences- Université Al Moustansariyah.
      70- Ibrahim Talal Hussein : Vice-Doyen Faculté des Sciences de l’Éducation -Université Al Moustansariyah.
      71- Houba Eddine Ahmad Mahmoud : Chef du Département de l’Éducation- Faculté des Sciences de l’Éducation – Université Al Moustansariyah.
      72- Moussa Salloum Amir Al Rabihi : Vice-Doyen Faculté des Sciences de l’Éducation – Université Al Moustansariyah. Assassiné le 28 Mai 2005-Quartier Al Bayyyah (Bagdad).
      73- Abdel Samih Al Janaby : Doyen de la Faculté des Sciences -Université Al Moustansariyah. Poignardé lorsqu’il a mis en application une décision du ministère de l’enseignement supérieur prohibant la transformation des enceintes universitaires en tribunes religieuses.
      74- Mohammad Fakhr Al Douleimy : Titulaire d’un doctorat en Physique. Vice-Doyen de la Faculté des Sciences – Université Al Moustansari
      75- Zaki Zaker Al Ani : Professeur de Langue Arabe. Faculté des Lettres- Université Al Moustansariyah. Tué devant la porte d’entrée de l’Université, le 26 Août 2005.
      76- Hadi Abdel Karim : Faculté des lettres- Université Al Moustansariyah. Tué devant la porte d’entrée de l’Université, le 26 Août 2005.
      77- Mohamad Najib Al Kaissy : Département de la recherche – Université Al Moustansariyah.

      78- Samir Yelda Gergis : Vice-Doyen de la Faculté de Gestion et d’Économie- Université Al Moustansariyah. Enlevé devant l ‘entrée de l’Université, en Août 2005, son cadavre a été retrouvé un mois plus tard, dans une ruelle le 25 septembre 2005.
      79- Kazem Talal Hussein : Vice-Doyen de la Faculté de l’Enseignement Fondamental. Université Al Moustansariyah. Assassiné le 25 Novembre 2005 dans le quartier Moussayleh en compagnie de trois des ses gardes de corps.
      80- Ali Mouhaych : Doyen de la Faculté de Génie. Université Al Moustanssariyah. Assassiné le 13 Novembre 2006.
      81- Kazem Battine Al Hayani : Professeur de Psychologie – Faculté des lettres- Université al Moustanssariyah. Enlevé par des membres d’une milice religieuse le 3 Mars 2006. Son cadavre, mutilé, a été retrouvé à l’Institut Médico-légal.
      82- Mohammad Abdel Rabih Al Ani : Professeur de Droit à l’Université Al Moustansaryah. Doctorant à la Faculté des Sciences Islamiques à l’Université de Bagdad. Assassiné le 27 avril 2006 devant la Mosquée « Imam Farouq », proche de la Rue Palestine, dans le centre de Bagdad. Son cadavre a été retrouvé cinq jours plus tard le 2 Mai 2006 à l’Institut Médico-légal de Bagdad.

      Université de technologie Bagdad (8 membres)

      83- Mohie Hussein : Génie mécanique-Université de Technologie
      84- Mohammad Abbas Khodeyr : Génie mécanique- Université de Technologie.
      85- Qahtane Kazem Hatem : Faculté des Sciences-Université de Technologie.
      86- Amir Mouzher Al Dayni : Ingénieur Télécommunications.
      87-Mohamad Abdel Hassan Wahed : Institut de Gestion Technologique- Bagdad.
      88- Amr Ibrahim Hamza : Centre de Recherches sur le Cancer – Institut de Gestion Technologique.
      89- Issam Saad Abdel Karim : Géologue. Chercheur au Centre National des Recherches. Enlevé le 28 Septembre 2004, assassiné le 1 er Octobre 2005.
      90- Mohannad Saleh Mehdi : Centre de Recherches sur le Cancer – Institut de Gestion Technologique.
      91- Saad Yassine Al Ansari : Centre de Recherches sur le Cancer – Institut de Gestion Technologique.

      Université Al Anbar (Ouest de l’Irak qui abrite les deux villes rebelles à la présence américaine Ramadi et Falloujah) : (7 membres)

      92- Raad Okhsen Al Binno : Faculté de Médecine-Université Al Anbar.
      93-Ahmad Abel Rahman Al Qobeissy : Professeur faculté de Médecine-Université Al Anbar
      94- Ahmad Abdel Hadi Al Rawi : Faculté d’Agronomie – Université Al Anbar.
      95- Chaker Mahmoud Jassem : Faculté d’Agronomie – Université d’Al Anbar.
      96- Abdel Karim Mokhallaf Saleh : Faculté des Lettres – Département de Langue Arabe – Université d’Al Anbar.
      97- Nasser Abdel Hamid Moukhlef Al Douleimy : Université Al Anbar

      98- Hamid Faysal Antar : Faculté de l’Éducation Sportive – Université Al Anbar.
      99- Abdel Majid Al Karbouly : Université Al Anbar

      Université Al Nahrayne (Université des deux fleuves ; le Tigre et l’Euphrate). 3 membres

      100- Akil Abdel Jabbar Al Bahadl y : Vice-Doyen Faculté de Médecine-Université d’Al Nahrayne (Université des deux fleuves ; le Tigre et l’Euphrate).
      101- Laith Abdel Aziz Abbas : Faculté des Sciences – Université d’Al Nahrayne.

      102- Mohammad Falah Houeidy Al Jazairy : Chirurgie réparatrice- Faculté de Médecine – Université d’Al Nahrayne. Assassiné le jour de son retour du pèlerinage de La Mecque début 2006. Médecin au CHU (Centre Hospitalier Universitaire) d’Al Kazmiyah (Bagdad).

      Université de Dyala : (Ouest de l’Irak, 6 membres)

      103- Abdel Sattar Al Assady : Faculté des Lettres – Université de Dyalla. Assassiné le 19 avril 2006.
      104- Salem Hussein Al Mahdawi : Faculté des Lettres – Université de Dyalla. Assassiné le 9 avril 2006.
      105- Mouchhen Hardane Mazloum Al Alawi : Université de Dyalla. Assassiné le 19 avril 2006.
      106- Mayss Ghanem : Membre du corps professoral du Département de langue et de civilisation anglaise – Université de Dyalla.
      107- Abdel Sattar Jabbar : Faculté de Médecine Vétérinaire- Université de Dyalla. Assassiné le 22 avril 2006.
      108- Taleb Ibrahim Al Zahar : Spécialiste de physique nucléaire – Professeur-à la Faculté des Sciences- Université de Diyala. Assassiné à Ba’aqouba en Mars 2005.

      Université de Tikrit (centre de l’Irak, Région natale de Saddam Hussein)

      109- Fadl Moussa Hussein : Faculté de l’Education Sportive – Université de Tikrit.
      110- Mahmoud Ibrahim Hussein : Faculté des Lettres – Université de Tikrit

      Université Al Ma’moun

      111- Mohsen Abbas Khodeir Al Salmane : Chef du département au ministère de l’irrigation. Professeur à l’Université Al Ma’moun, tué à Falloujah en 2004

      Divers

      112- Wajih Mahjoub Al Taï : Directeur général de l’enseignement supérieur au ministère de l’Éducation Nationale
      113-Chaker Al Khafaji : Directeur de l’Office Central de la Maîtrise de la Qualité.
      114- Moustapha Abel Hamid Al Hayti : Spécialiste des maladies infantiles.
      115-Wissam Al Hachimi : Président de l’Association des Géographes d’Irak.
      116- Raad Abdel Latif Al Saadi : Linguiste. Conseiller en langue arabe au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Assassiné le 28 mai 2005, quartier d’Al Bayyah (Bagdad).

      117- Hussein Nasser Khalaf : Chercheur à la Faculté d’Agronomie. Centre des études « Al Nakhil » (Palmiers-Dattiers) de Bassorah. Enlevé le 18 Mai 2005, son cadavre a été retrouvé, quatre jours plus tard, le 22 Mai 2005, dans le quatier Al Bayyah-Bagdad.
      118- Taqi Al Talqua’ay : Titulaire d’un doctorat en physique nucléaire.
      119- Khawla Mohammad Taqi : Faculté de Médecine-Université de Coufa
      120- Zaki Jaber Lafta Al Saadi : Faculté de médecine vétérinaire.
      121- Mohsen Souleimane Al Oujeily : Faculté d’Agronomie- Université de Babel.

      122- Dr Liwa Al Sannanne Abdel Jabbar Abou Halhal : Université Al Bakr pour les Hautes Études. Assassiné à la prison d’Abou Ghraib en 2004.
      123- Ali Mabak Al Malki : Expert comptable – Direction des impôts – Ministère des Finances.
      124- Achoura Awdat Al Rabihi : Titulaire d’un Magistère en Géographie Humaine de l’Université de Michigan. Directeur du Centre d’Études « Al Mansour ». Assassiné dans le quartier Al Amriyah (Bagdad) en 2004.
      125- Moujber Al Cheikh Issa al Jouboury : Juriste. Membre du « Comité de Rédaction de la Constitution.
      126- Damman Hussein Alaoui Al Obeidy : Doyen de la Faculté de Droit de l’Université de Salaheddine et membre du « Comité de Rédaction de la Constitution ». Assassiné le 12 juillet 2005 à Bagdad.
      127- Sabah Aziz Hachem : Institut de technologie – Province de Bassorah. Tué devant l’entrée de l’établissment le 11 Avril 2006.
      128 – Faydi Mohammad Al Faydi : Membre du Haut Comité des Théologiens de l’Islam. Titulaire d’un Doctorat de l’Université de Législation islamique (promotion 1990). Tué devant la Mosquée dans le secteur d’Al Mouthanna (district de Mossoul).
      129- Amid Mounzer Al Bayati : Médecin. Asssassiné le 16 juin 2005 devant sa maison située dans le quartier Al Sayyeh.
      130- Amid Sadeq Al Abadi : Medecin. Assassiné le 1 er septembre 2005 devant le complexe médical qu’iil avait édifié pour les soins aux nécessiteux.
      131- Amer Mohammad Falah : Chef du département de Chirurgie au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Républicain de Bagdad. Assassiné devant son domicile le 3 Octobre 2004.
      132- Reda Amine : Assistant technique – CHU de Kirkouk. Assassiné le 15 septembre 2004 à Kirkouk.
      133- Abdallah Saheb Younes : Hopital Naaman-Al A’Azamiyah-Bagdad. Assassiné le 18 Mai 2005.

      134- Ibrahim Ismail : Directeur général du Département de l’Éducation Nationale à Kirkouk. Assassiné le 30 Septembre 2004, alors qu’il était en route vers l’Institut de Technologie de Kirkouk.
      135- Rajeh Al Ramadani : Inspecteur au ministère de l’Éducation Nationale. Assassiné le 29 septembre 2004, alors qu’il sortait de la Mosquée Ziad Al Iraqi à Ninive.

      Source : Madaniya, René Naba, 21-09-2018

      #génocide

  • Violences à Gaza : Israël convoque l’ambassadeur de Belgique après le vote de l’ONU
    La DH - belga Publié le lundi 21 mai 2018 à 18h07
    http://www.dhnet.be/actu/monde/violences-a-gaza-israel-convoque-l-ambassadeur-de-belgique-apres-le-vote-de-l-

    Israël a convoqué lundi les ambassadeurs d’Espagne, de Slovénie et de Belgique en réaction au vote de ces pays au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU pour l’envoi d’une mission d’enquête internationale sur les événements sanglants à Gaza.

    Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères israélien, la directrice adjointe chargée de l’Europe occidentale a rencontré lundi les ambassadeurs d’Espagne et de Slovénie tandis que l’ambassadeur de Belgique sera reçu mardi.

    • Le Conseil des droits de l’homme décide la création d’une commission d’enquête sur les attaques militaires israéliennes contre les manifestations civiles palestiniennes
      GENEVA (18 mai 2018)
      http://www.ohchr.org/FR/HRBodies/HRC/Pages/NewsDetail.aspx?NewsID=23107&LangID=F

      (...) Les États suivants ont voté en faveur de la résolution (29) : Afghanistan, Afrique du Sud, Angola, Arabie Saoudite, Belgique, Brésil, Burundi, Chili, Chine, Côte d’Ivoire, Cuba, Égypte, Émirats Arabes Unis, Équateur, Espagne, Irak, Kirghizistan, Mexique, Népal, Nigeria, Pakistan, Pérou, Philippines, Qatar, République Démocratique du Congo, Sénégal, Slovénie, Tunisie et Venezuela.

      Les États suivants ont voté contre (2) : Australie et États-Unis.

      Les États suivants se sont abstenus (14) : Allemagne, Croatie, Éthiopie, Géorgie, Hongrie, Japon, Kenya, Panama, République de Corée, Royaume-Uni, Rwanda, Slovaquie, Suisse et Togo.

      Déclarations concernant le projet de résolution
      (...)
      La Belgique, s’exprimant également au nom de l’Espagne et de la Slovénie, a dit soutenir le projet de résolution et la création d’une commission d’enquête, car à leurs yeux, l’usage de la force contre ces manifestants n’était pas justifié. Les trois délégations saluent la coopération de l’État de Palestine pour parvenir à un texte équilibré, même s’ils regrettent que le texte ne fasse pas mention du droit légitime d’Israël à protéger ses frontières. Les délégations, tout en appuyant le texte, appellent le Hamas et les organisateurs de ces manifestations à faire preuve de plus responsabilité.(...)

  • #Rony_Brauman: «Les mensonges des #guerres_humanitaires»
    https://www.mediapart.fr/journal/international/270118/rony-brauman-les-mensonges-des-guerres-humanitaires

    Rony Brauman. Somalie, Kosovo, Afghanistan, Irak, Libye… Qu’est-ce qui peut définir une guerre « juste » ? Comment le mensonge et la propagande des États ont permis de s’émanciper de toute légalité et de tordre le droit #International ? Ancien président de MSF, Rony Brauman publie un essai, Guerres humanitaires ? Mensonges et intox. Entretien.

    #Culture-Idées #Guerre_Juste

  • Secreto: EEUU facilita traslado de Daesh y Al-Qaeda a Libia | HISPANTV
    http://www.hispantv.com/noticias/libia/365838/eeuu-terroristas-estado-islamico-alqaeda-libia

    Un acuerdo secreto alcanzado por EE.UU. y varios países árabes del Oriente Medio permite el traslado de miles de terroristas miembros del EIIL (Daesh, en árabe), Al-Qaeda y otras células extremistas desde Irak, Siria y El Líbano a Libia, revela el periódico árabe Rai Al-Youm.

    El informe publicado el martes, cita a varias fuentes de Inteligencia no identificadas, quienes aseguran que hasta ahora han llegado al menos 1200 combatientes de los referidos países y se han instalado en las áreas tribales y desérticas en el país norteafricano.

    Las fuentes esperan además, la venida de más hombres armados desde Túnez, Argelia y Sudán.

    L’info d’origine : http://www.raialyoum.com/?p=813361
    à mettre en lien avec https://seenthis.net/messages/660535

    #chaos_constructif

  • Ah Dieu, que la guerre est nombreuse !
    http://www.dedefensa.org/article/ah-dieu-que-la-guerre-est-nombreuse

    Ah Dieu, que la guerre est nombreuse !

    Une colonne comme Patrick J. Buchanan en publie deux ou trois fois par semaine, et qui rencontre toujours autant de succès, – cette fois, succès monstre ce 31 juillet 2017, pour nous entretenir d’un moment sans pareil mais pas sans précédent où l’Amérique a le choix entre plusieurs guerres qu’on pourrait commencer immédiatement. La Corée du Nord, l’Iran, pourquoi pas avec un peu d’imagination la Russie, et cela notamment en Syrie, ce qui nous ferait deux guerres en une, et puis aussi une option sur la Chine, – à ne pas oublier, surtout. Pendant ce temps les autres (guerres en cours) roulent, comme on sait, sans fin et surtout sans succès, ce qui permet d’éviter le cas malsain où l’une ou l’autre pourrait se terminer : Irak, Afghanistan, Somalie, etc.

    Curieux pays, (...)

  • سورية : مصادر تؤكد أن انفجار معمل لتصنيع المواد الكيماوية والغازات السامه تابع للمجموعات المسلحة وراء حادثة مقتل العشرات في خان شيخون في ادلب.. الجيش السوري ينفي امتلاكه أسلحة كيماوية وروسيا تنفي تنفيذها غارات على المنطقة | رأي اليوم
    http://www.raialyoum.com/?p=650705

    Au risque de passer encore plus pour un dangereux suppôt de Bachar, je relève cette info, donnée à Beyrouth par « une source militaire syrienne » selon laquelle les victimes de Khan Cheikhoun seraient mortes à la suite de l’explosion d’une usine fabriquant des armements chimiques.

    #syrie

    • Rebel warehouse with chem weapons hit by Syrian airstrike in Idlib – Russian MOD — RT News
      https://www.rt.com/news/383522-syria-idlib-warehouse-strike-chemical

      The Syrian Air Force has destroyed a warehouse in Idlib province where chemical weapons were being produced and stockpiled before being shipped to Iraq, Russia’s Defense Ministry spokesman said.
      The strike, which was launched midday Tuesday, targeted a major rebel ammunition depot east of the town of Khan Sheikhoun, Russian Defense Ministry spokesman Major-General Igor Konashenkov said in a statement.

      The warehouse was used to both produce and store shells containing toxic gas, Konashenkov said. The shells were delivered to Iraq and repeatedly used there, he added, pointing out that both Iraq and international organizations have confirmed the use of such weapons by militants.

    • Attaque « chimique » en Syrie : la Russie accuse l’aviation syrienne - Le Point
      http://www.lepoint.fr/monde/attaque-chimique-en-syrie-reunion-d-urgence-du-conseil-de-securite-05-04-201

      Attaque « chimique » en Syrie : la Russie accuse l’aviation syrienne
      D’après Moscou, c’est une frappe sur un « grand entrepôt terroriste » contenant des « substances toxiques » qui aurait provoqué la mort d’au moins 72 personnes.

      Voilà, les avions Syriens n’avaient qu’à pas bombarder cet entrepôt où des gens pas criminels pour un sou produisaient des armes chimiques légales.

      Pendant ce temps, on cause pas de Mossoul et des massacres collatéraux et chirurgicaux en cours de civils.

    • Pourquoi toujours accuser Assad alors que les fameux rebelles vrais djihadistes assistés de faux docteurs journalistes demandent le carpet bombing censé liberé ce pays d’un soit disant tyran comme si on oubliait les nombreux mensonges avant les conflits destructions de pays Irak, Yougoslavie, Serbie, Afghanistan, Somalien Soudan, Lybie, et Syrie :
      https://sansapriori.net/2017/04/06/1723-syrie-idlib-cette-etrange-attaque-chimique-qui-rappelle-limposture-de-ghouta/#respond Il serait temps que s’arrête ce jeu de massacre sans fin depuis le 114 septembre 2001 ou selon le real « body-count » au moins 5 000 000 de musulmans, minorités religieuses ou ethniques, sont sacrifié au nom du Pétrole du Gaz et des Pipelines ! AMEN
      Quand à Mossoul malgré l’appel des habitants encore en vie, d’Amnesty International et des pays non alignés se sont des milliers de victimes qui vont grossir les rangs des damnés de la terre, et des mers en tant que réfugiés de guerre, que l’Occident nomme eurphémiquement des « migrants » comme si c’était des oiseaux migrateurs. Les mêmes qui criaient au génocide pour Alep la mouftent pour Mossoul https://sansapriori.net/2016/12/06/1377-alep-mossoul-ou-les-bons-mechants-sont-vus-differemment.

    • Le grand oubli des médias engagés dans le conflit dont l’Arabie Saoudite, Qatar et la France, Usa, Uk c’est que de nombreux terroristes faisaient fabriquer des armes chimiques dans des grottes ou des ancienne usines et dès 2016 vainement la Russie, Syrie ont tenté d’alerter de ce fait découvert quand Alep a été liberé de ces terroristes : https://www.rt.com/news/370653-syria-chemical-aleppo-militants-opcw ou des enfants ont été employés pour servir de petites mains à leur service mais nos médias « no news » ne parlent que d’un seul côté : https://www.rt.com/news/367797-lavrov-chemical-weapons-aleppo A qui profite le crime ? https://www.rt.com/op-edge/383524-syria-idlib-chemical-attack-rebels Facile de savoir puisque les financeurs de cette guerre ou agression contre un pays décident des lignes rouges et donc fabriquent le problème en amont pour prétendre ensuite le résoudre avec des moyens militaires dit « guerres humanitaires » ou R2P !
      Voici un documentaire de 2013 fait par un journaliste (un rare ) qui a enquêté sur les manoeauvres des rebelles financés par les bailleurs de fonds du Qatar ou l’Occident .https://bbcpanoramasavingsyriaschildren.wordpress.com
      Voici comment nos grandes démocraties (mode ironique) colonisent des pays arabes indépendants en les accusant de crimes que les bailleurs de fonds commettent eux mêmes ..Astucieux ça rappelle les ADM, Charniers de Timisoara, le soit disant génocide lybien qui cachait que Kaddafhi voulait larguer le dollar et établir le dinar africain comme on sait maintenant que Saddam Hussein voulait payer le pétrole en euro au lieu du dollard. l’Histoire se répète sans fin, les peuples oublient les anciens mensonges pour sauter à pieds joints dans les nouveaux .Résultat ? Des millions de morts, déplacés, persécutés, instrumentalisés par les ONG ...

  • Aux Etats-Unis, colère noire contre une artiste blanche
    http://www.lemonde.fr/m-moyen-format/article/2017/04/03/aux-etats-unis-colere-noire-contre-une-artiste-blanche_5104873_4497271.html

    Une artiste blanche a-t-elle le droit de représenter le cadavre d’un homme noir ? Tel est l’enjeu d’un débat qui fait rage dans la communauté artistique depuis l’ouverture de la Biennale du Whitney Museum, à New York. L’objet de la discorde, Open Casket, une peinture réalisée par Dana Schutz, s’inspire d’une photo du cadavre au visage défiguré d’Emmett Till, gamin de 14 ans torturé et tué en 1955 par les suprématistes blancs du Mississippi. Une image devenue une icône des droits civiques.

    Or, on ne touche pas aux icônes sans permission, estime la communauté artistique noire. Le jour du vernissage, le 17 mars, l’artiste new-yorkais Parker Bright s’est placé devant le tableau pour en barrer la vue. Avec cet argument : les Blancs n’ont pas à faire circuler des images de violence raciste. Sa consœur Hannah Black a également haussé le ton dans une lettre ouverte publiée sur Facebook, et signée par une vingtaine d’artistes, appelant au retrait et à la destruction du tableau. Ni plus ni moins ! « Il est inacceptable qu’un Blanc transforme la souffrance noire en profit et en spectacle », écrit-elle. Et d’enchaîner : « La liberté de parole blanche, la liberté créative blanche repose sur la contrainte des autres. Il ne s’agit pas de droits naturels. »

    Je ne connais pas le travail de Dana Schutz et j’ai l’impression que le texte du e-monde est fait pour augmenter la confusion et caricature le discours des militant·e·s afro-américain·e·s.
    Le problème avec cette peinture c’est que Dana Schutz se sert de l’image de Emmett Till comme d’une forme pour parler de picturalité sans vouloir dénoncé le racisme ou en le faisant de manière secondaire, superficielle. Le titre « Open Casket » (cercueil ouvert me dit google) indique une intention de dénoncé le racisme, mais ca s’arrète là et c’est vraiment court. La toile, avec son coté néo-cubiste ne me semble pas très dénonciatrice. L’image est bien douce et décorative par rapport à la réalité qu’elle prétend dénoncé. Quand je vais voire la photo d’Emmett Till la violence de cette image n’a rien à voire avec cette peinture qui pourrait décoré n’importe quel salle d’attente a coté d’un affreux Matisse.
    Cette peinture me semble parlé de cubisme, de composition, de contraste et pas de racisme. Il me semble que c’est là le problème.

    edit : en voyant d’autres toiles de Dana Schutz je suis plus partagé. Il me semble que son travail n’est pas seulement formel et qu’elle est capable de faire des images moins douces. J’ai l’impression que c’est surtout cette toile qui est raté, qui voulait dénoncé le racisme mais qui rate son coup.

    https://dg19s6hp6ufoh.cloudfront.net/pictures/611826637/large/Dana-Schutz-FaceEater.jpeg?1346595206
    https://dg19s6hp6ufoh.cloudfront.net/pictures/9126/large/dana%20schutz%20-%20how%20we%20would%20give%20birth%20%282

    • Les artistes ne se nourrissent pas seulement de l’air du temps. C’est pas la vente le pbl. Que lè toile soit vendu ou pas elle existe et elle utilise cette image en effaçant sa violence. Si Ca avait ete une artiste amatrice qui ne cherche pas à vendre, elle n’aurais pas été médiatisée mais l’image dirait quand même la même chose.

    • Dans mon travail j’ai un message politique et je veux vendre. a te lire j’ai l’impression que je comment une sorte de crime ou de méfait. Est-ce qu’il faut que je crève la dalle si je veux parler de politique dans mon art ? Ou est-ce qu’il faut que je fasse obligatoirement des bouses décoratives et vides pour avoir le droit à un toit sur ma tete et qqchose dans mon assiette ?

    • Je n’ai pas dit ça non plus, mais si tu préfères le prendre mal, c’est dommage.
      Pour moi l’artiste est précisément un des rares travail ou l’on peu-être un minimum libre (bien sur certains sont aussi serviles, mais ils pourraient ne pas l’être).
      Des travaux elle en a fait plein, elle aurait pu ne pas vendre juste celle-ci précisément pour éviter qu’on lui reproche de se faire de l’argent sur la souffrance des autres.
      Après je suis d’accord aussi sur le fait que même esthétiquement ce n’est pas le meilleur rendu qu’elle semble avoir fait.

    • Par ailleurs, même « l’angle » du sujet p.ê discutable. Si son ambition était de choisir de dénoncer la violence a l’encontre des personnes noires, au lieu de montrer une personne noire qui a subit cette violence elle pourrait montrer dans leur plus vile conditions celles et ceux qui font cette violence.
      Même sujet, traitement différent.
      Perso, tout ça se pense et ne se fait pas au hasard. Par ex. il y a des idées de chant (je fais du chant et de la danse traditionnel occitan) ou je me disais tient ça pourrait être bien de reprendre des airs qui avait servit aux US pendant la lutte contre la ségrégation raciale pour le faire connaître et les remettre à l’honneur... puis finalement j’abandonne l’idée face aux nombreux reproches justifié que l’on pourrait me faire.

    • Désolé j’avais mal interprété ce que tu dit @bug_in si il s’agit de ne pas vendre certaines pièces je comprend ce que tu veux dire.
      Par rapport à cette peinture à mes yeux elle reste raciste qu’elle sois vendu ou offerte ne change pas grand chose.
      Cette histoire m’a rappelé que j’ai aussi des dessins qui date d’une quinzaine d’années, une détournement des contes des 1001 nuits transposé dans des contextes contemporain en Irak, Inde, Pakistan... qui me semblent aujourd’hui très racistes ou néo-colonialistes et que j’ai retirer de mon site depuis longtemps.
      Ce que tu dit, par rapport au fait qu’elle à choisi de montrer Emmett Till et pas les agresseurs blancs me semble très juste.
      Par rapport à l’article du e-monde il me parait de plus en plus biaisé.

  • "Que des gens meurent encore de faim, c’est un échec de l’humanité"

    Alors que la famine menace de tuer plusieurs centaines de milliers de personnes en Afrique et au Yémen, Gilles Carbonnier, professeur d’économie à Genève, rappelle les causes politiques de ces crises alimentaires.

    http://www.rts.ch/info/monde/8429764--que-des-gens-meurent-encore-de-faim-c-est-un-echec-de-l-humanite-.html

    #crises_alimentaires #famine #faim

    • Ce que l’on nous dit pas, c’est que se sont des pays, régions sous embargo, bombardés par les Usa, Arabie Saoudite, et leurs alliés la France, dans le cadre de la refondation des frontières du grand moyen-orient. Le crime est d’abord le fait d’agresser ces pays a cause de leur richesse en pétrole ou du passage en force des pipelines un grand plan décidé dès avant le 11 septembre 2001 : le PNAC avait planiffé ces attaques sans précédant ayant déjà assassiné plus de 5 millions de musulmans selon Nafeez Ahmed qui a fait une étude du vrai body-count...http://armedforcesjournal.com/peters-blood-borders-map Il suffit de lire les frontières de sang du site forces armées des Usa et le reste n’est que littérature. Accuser le réchauffement climatique ou des guerres tribales est un mensonge, les pays les plus riches se réservent les poches de gaz et les réserves de pétrole, de façon colonialiste pour désintégrer ces pays Irak, Somalie, Syrie, Afrique du Nord, Lybie, Egypte et former la ceinture verte chère a Brzezinski Zbigniew le fossayeur de l’Empire Us...http://www.intelligence-info.com/Moyen-Orient/le-moyen-orient-est-dans-un-etat-de-decomposition-avancee.html Prophétie auto-proclammée c’est le voeux des Bush père et fils après Reagan, Obama et maintenant Trump qui veux en découdre avec l’Iran qui fait parti du grand découpage au profit des compagnies pétrolières. Après on va nous faire des campagnes sous l’angle que ces peuples meurent de faim et de soif et que le climat y joue un rôle ? Quelle hypocrisie ..

  • 20 pays recrutent encore des enfants soldats
    https://www.franceculture.fr/geopolitique/20-pays-recrutent-encore-des-enfants-soldats

    Les 20 pays concernés sont : Afghanistan, République centrafricaine, République Démocratique du Congo, Irak, Israël et État de Palestine, Liban, Libye, Mali, Birmanie, Somalie, Soudan du Sud, Soudan, République arabe syrienne, Yémen, et dans des situations non saisies par le Conseil de sécurité de l’ONU : Colombie, Inde, Nigéria, Pakistan, Philippines, Thaïlande.

    #enfants_soldats merci @reka

  • Bataille de #Mossoul :
    1. Volet militaire.
    -- http://www.rfi.fr/moyen-orient/20170107-lenteur-reprise-mossoul-ei-inquiete-irak

    Voilà bientôt trois mois que les forces irakiennes combattent pour reprendre Mossoul. Libérer la deuxième ville d’Irak des mains de l’organisation État islamique s’avère plus complexe que prévu. La lenteur de cette avancée inquiète en #Irak, car Mossoul n’est pas le seul front à tenir face au groupe terroriste.

    -- Mossoul : les pertes sévères des troupes gouvernementales ralentissent leur progression face à Daech, http://www.lopinion.fr/edition/international/mossoul-pertes-severes-troupes-gouvernementales-ralentissent-leur-115709
    -- Mossoul : l’armée américaine contrainte de s’impliquer directement dans la bataille, http://www.lopinion.fr/edition/international/mossoul-l-armee-americaine-contrainte-s-impliquer-directement-dans-117310
    -- The Campaign for Mosul : December 20, 2016 - January 3, 2017, http://understandingwar.org/backgrounder/campaign-mosul-december-20-2016-january-3-2017

    2. Volet humanitaire.
    -- Iraq : Mosul Humanitarian Response Situation Report No. 14 (26 December 2016-1 January 2017), http://uniraq.org/index.php?option=com_k2&view=item&task=download&id=2075_48755f9734dbc3724213
    -- Iraq : 13.000 personnes ont fui Mossoul ces cinq derniers jours, selon l’ONU, http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=38737
    --------------
    Irak : UN Casualties Figures for Iraq for the Month of December 2016, http://uniraq.org/index.php?option=com_k2&view=item&id=6611:un-casualties-figures-for-iraq-for

    Novembre 2012–Décembre 2016 : 35 168 civils †, 70 311 blessés au minimum. Moyennes & médianes mensuelles : 703 (†), 1406 (bl.) & 651 (†), 1310 (bl.).

  • Blocage de la part d’un soit disant démocrate, Stéphane M ami de Alain Gresh, contre des pays comme la Syrie, Lybie, Irak, Tunisie, Egypte, qui ont remplacé dans le sang leur ancien président contre un dictateur encore pire..Alain Gresh et Patrick M...Mon texte a leur intention :
    "Et pourtant il y a eu des précédents S. Hussein le dictateur qui tue son propre peuple faux, en ex-Yougoslavie, même scénario, en Lybie encore faux et Irak les ADM inexistants, aucun massacre ni genocide, le mensonge a tous les niveaux pour une nouvelle guerre toujours avec le CANVAS et derrière la NED de Georges Soros :http://opinionator.blogs.nytimes.com/2015/02/13/a-military-manual-for-nonviolent-war
    Les « printemps arabes » sont des « hivers post-nucléaires » et la narrative anti-Assad est bien construite : https://reutersinstitute.politics.ox.ac.uk/sites/default/files/Syrias%20Missing%20Narratives.pdf
    Médecins sans frontières et autres ONG dites médicales servent de voitures balaies aux mercenaires et médias ce sont aussi des responsables de cette guerre inique. Voir le livre de Chesnot et Malbrunot « Le chemin de Damas » ou il est révélé que les reporters ont servi de « mules » pour le gaz sarin : http://arretsurinfo.ch/gaz-sarin-en-syrie-les-reporters-du-monde-ont-servi-de-mules-a-la-dgse et Carla Del Ponte : http://www.lesechos.fr/07/05/2013/LesEchos/21432-059-ECH_syrie---les-rebelles-auraient-utilise-du-gaz-sarin--selon-car
    Alors continuer à nier l’évidence le pire pour un journaliste est qu’il ne respecte pas la Charte de Munich ; pire il se rend coupable de crime contre la Paix en véhiculant des fausses nouvelles...(Lois de Nuremberg) Niez continuez Votre réputation est foutue ..

    • je reviens je me suis trompé l’article était de Cédric Mas qui tient le blog du Monde « un oeil sur la Syrie » tenu avant sa mort par Wladimir Glassman ..Alain Gresh n’’a donc pas écrit cet article ..Je m’excuse de mon erreur ...

  • Voyage dans l’Amérique en guerre (1/4) : unis dans le patriotisme

    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/01/03/voyage-dans-l-amerique-en-guerre-1-4-unis-dans-le-patriotisme_5057161_3222.h

    Au nom de la lutte contre le djihadisme, le 11-Septembre a précipité les Etats-Unis dans quinze années de combats. Premier volet de notre reportage autour de la guerre d’Irak.

    La planète a peur. Quinze ans après que les Etats-Unis ont été frappés un lumineux et meurtrier matin de septembre, l’impression est que le monde vit dans un état d’indescriptible chaos. Le mouvement djihadiste continue de s’étendre géographiquement, le Proche-Orient est à feu et à sang, et partout des attentats rappellent à intervalles plus ou moins fréquents la dangerosité de la menace. A New York même, symbole du basculement du monde en 2001, des bombes artisanales ont explosé une semaine après la quinzième commémoration du 11-Septembre.

    Pour beaucoup de citoyens de ce monde troublé, les Etats-Unis sont aussi fautifs qu’Al-Qaida, ses partisans et successeurs. Leur réaction à l’attaque aussi spectaculaire qu’inattendue de New York et Washington aurait fortement contribué à amplifier le tourment dont ils furent la cible. Un tourment qui s’est propagé sur la planète et dont nul ne voit plus la fin.

    Les Américains, eux, ne savent plus que penser. Ils ne savent plus qui croire, de ces deux présidents, George W. Bush et Barack Obama, qui leur ont fait emprunter des sentiers de la guerre très différents, ni de leurs opposants, ni des commentateurs. La promesse de se désengager des conflits lointains fut l’une des raisons de l’élection d’Obama. La guerre qui continue est aujourd’hui l’une des raisons du vote mû par la peur et le protectionnisme en faveur de Donald Trump, qui va prendre les commandes des Etats-Unis le 20 janvier.

    L’Afghanistan, où vivaient à l’époque le chef d’Al-Qaida, Oussama Ben Laden, et ses partisans, est désormais le théâtre de la guerre la plus longue de l’histoire de l’Amérique, plus longue que celle du Vietnam (1964-1975). Peu d’Américains le perçoivent. Une actualité chasse l’autre. La « une » des médias aujourd’hui, c’est l’organisation Etat islamique (EI) et le homeland terrorism, le « terrorisme intérieur » qu’elle tente d’inspirer, ces attaques perpétrées par de jeunes islamistes radicaux nés ou réfugiés aux Etats-Unis.

    Quinze ans. Une éternité, déjà. Après quinze ans à parcourir les lignes de front afghanes et irakiennes, les rues de Kaboul et de Bagdad, à tenter de comprendre la spirale des conflits qui opposent les Etats-Unis aux organisations djihadistes, le moment était venu d’aller de nouveau arpenter les routes d’Amérique. A la recherche à la fois de ceux qui ont combattu et de ceux qui sont restés au pays, à la recherche d’Américains rencontrés à travers le monde et de nouveaux visages. A la recherche de réponses aux questions qu’eux-mêmes se posent : comment l’Amérique a-t-elle changé ? Comment la société a-t-elle évolué ? Et comment se fait-il que ce conflit soit devenu une long war, une « guerre longue », puis, pour certains, une unending war, une « guerre sans fin » ?

    L’histoire aurait pu être différente. Il était impossible de prévoir, ce 11 septembre 2001, que la guerre d’Afghanistan allait durer si longtemps. Car tout aurait peut-être pu se jouer en quatre-vingt-deux jours… Le 26 septembre 2001, l’agent de la CIA Gary Schroen entre, avec six hommes, en Afghanistan, afin de préparer, avec les moudjahidin de la vallée du Panchir, au nord de Kaboul, l’offensive qui va renverser le gouvernement taliban, hôte ­d’Al-Qaida. Le 16 décembre 2001, Oussama Ben Laden, accompagné des 300 derniers combattants djihadistes encore en vie, s’enfuit d’Afghanistan, échappant à l’étau qui se resserre autour de lui dans les montagnes de Tora Bora, vers les « zones tribales » pachtounes du Waziristan, au Pakistan.

    Unis par le 11-Septembre

    Entre ces deux événements, quatre-vingt-deux jours se sont écoulés. La guerre d’Afghanistan aurait pu soit être définitivement terminée, si Ben Laden et ses hommes avaient été tués à Tora Bora, soit se poursuivre quelques jours ou semaines de plus au Pakistan – où Ben Laden sera finalement tué par une unité américaine des forces spéciales, la Navy SEAL Team Six, dix ans plus tard.

    Peu après l’entrée à la Maison Blanche de ­Barack Obama, en 2009, une commission du Congrès, sous la direction de John Kerry, a mené une enquête remarquable sur l’épisode de Tora Bora, publiée dans un rapport intitulé « Tora Bora Revisited ». La commission parlementaire racontait que le capitaine américain des forces spéciales, qui entendait la voix de Ben Laden dans son talkie-walkie et réclamait d’urgence des troupes supplémentaires pour prendre d’assaut la montagne, n’a jamais reçu ni réponse ni renforts. La raison principale était que le chef d’état-major, le général Tommy Franks, était trop occupé à établir des plans d’invasion de l’Irak, qu’il devait rendre à la Maison Blanche quelques jours plus tard.

    Personne peut-être n’a lu « Tora Bora Revisited ». C’était inutile, trop tard. Ben Laden sera bien tué deux ans plus tard, Obama ayant recentré la guerre américaine en priorité contre Al-Qaida, mais, entre-temps, Bush et son équipe avaient choisi l’occupation de l’Afghanistan, l’invasion et l’occupation de l’Irak, la war on terror, la « guerre au terrorisme » qui allait multiplier par centaines de milliers le nombre de djihadistes sur la planète au lieu d’anéantir l’ennemi initial.

    « CE JOUR A RENFORCÉ LA NATION AMÉRICAINE, CAR NOUS N’ÉTIONS QU’UNE GÉNÉRATION DE JOUEURS DE JEUX VIDÉO ET NOUS AVONS SOUDAINEMENT APPRIS À SERVIR UNE CAUSE : NOTRE PAYS », DÉCLARE LE VÉTÉRAN JASON MCCARTHY

    En ce 11 septembre 2016, New York se souvient… Pendant cette cérémonie de commémoration des attentats d’Al-Qaida, aucun New-Yorkais ne songe évidemment à ce qu’aurait pu être une guerre de quatre-vingt-deux jours. D’abord, il y a l’émotion à l’évocation de l’effondrement des tours du World Trade Center et à l’appel des noms des morts. Ensuite, il y a cette impression légitime que rien n’est fini, que la guerre dure, qu’un partisan d’Al-Qaida ou de l’organisation Etat islamique peut surgir au coin d’une rue.

    Alice Greenwald a accueilli des dizaines de milliers d’Américains survivants du 11-Septembre ou proches des victimes de 2001, et une pléiade de politiques, dont Hillary Clinton et Donald Trump en campagne pour l’élection présidentielle. La directrice du ­Mémorial du 11-Septembre est fière de son musée, ouvert il y a deux ans, qui a déjà reçu sept millions de visiteurs.

    « Le 11-Septembre a eu deux conséquences principales aux Etats-Unis : la prise de conscience de la vulnérabilité de l’Amérique, une nouvelle perte de l’innocence des Américains, et par ailleurs un extraordinaire moment d’unité, raconte Alice Greenwald. Ce musée tente de restituer ce sentiment d’unité qui a suivi le 11-Septembre. C’est un musée sur la réponse à l’événement. Que fait-on après que des gens diaboliques ont tué tant d’innocents ? Que fait-on individuellement ? »

    Sur les murets qui cernent les deux bassins creusés sur les empreintes des tours disparues, et qui reflètent le vide, l’absence, les noms des 2 977 victimes du 11-Septembre – dont 2 753 morts à New York – sont gravés. Les passants y déposent des fleurs.

    « Je voulais venger mon pays »

    A 8 h 46, l’heure où un avion a frappé la première tour il y a quinze ans, la foule, rassemblée dans le sud de Manhattan, observe une minute de silence. Le vétéran Jason McCarthy vient de dire quelques mots à la vingtaine d’amis et collègues qui l’ont accompagné de Floride pour la commémoration new-yorkaise. Des paroles solennelles sur le service du pays. « Le 11-Septembre, je voulais venger mon pays. Je me suis engagé, j’ai servi, j’ai combattu, raconte Jason McCarthy, qui fut soldat des forces spéciales durant cinq ans. Je pense honnêtement que ce jour a renforcé la nation américaine, car nous n’étions qu’une génération de joueurs de jeux vidéo et nous avons soudainement appris à servir une cause : notre pays. Cet esprit continue de vivre aujourd’hui. »

    Beaucoup, à 8 h 46, ont les larmes aux yeux. Tous regardent vers le ciel, vers les deux tours absentes, vers cette désormais tour unique bâtie à côté du Mémorial du 11-Septembre, le One World Trade Center, la plus haute tour de New York, culminant à 541 mètres, soit 1 776 pieds, en référence à l’année de la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis.

    Toute la journée, la ville commémore. Les familles des victimes ont un accès réservé au Mémorial. Une chorale, au Musée des pompiers, chante un bouleversant Amazing Grace en mémoire des 343 soldats du feu qui ont perdu la vie en tentant d’en sauver d’autres, juste avant l’effondrement des tours jumelles.

    EN CE 11 SEPTEMBRE 2016, LE PRÉSIDENT OBAMA LOUE « LA RÉACTION D’UNE GÉNÉRATION D’AMÉRICAINS QUI S’EST DRESSÉE POUR SERVIR ET QUI A RISQUÉ ET DONNÉ SA VIE POUR AIDER À [LES] PROTÉGER »

    Le soir venu, dans une caserne de pompiers, devant un public de vétérans et d’amis, Jason McCarthy fait une intervention publique et raconte « comment devenir un meilleur homme grâce au 11-Septembre ». « Ce n’est pas un processus facile que de s’imaginer tuer un autre être humain. De plus, on m’a envoyé en Irak alors que je m’imaginais traquer Ben ­Laden en Afghanistan. Cela dit, à ce stade, c’était devenu de la sémantique. L’important était le service en lui-même. Servir l’Amérique. Mourir pour l’Amérique. Servir et mourir pour ses camarades. L’addiction à servir, à accomplir quelque chose de plus grand que soi, le culte du “Send me !” [« Envoyez-moi ! »] des forces spéciales ont changé ma vie et fait de moi un homme meilleur. »

    Devant le mémorial près de l’emplacement du World Trade Center, le 11 septembre 2016.
    Le président Barack Obama, ce jour-là, commémore comme chaque année le 11-Septembre au Pentagone, à Arlington (Virginie), où un troisième avion piloté par les hommes d’Al-Qaida s’était abattu. Il est au quartier général de ce que l’Amérique vénère le plus : ses hommes en armes. Le Pentagone est aussi le premier symbole de la réaction américaine au 11-Septembre, Washington ayant militarisé sa politique étrangère : quinze ans après, l’armée américaine mène officiellement des opérations de guerre dans sept pays (Afghanistan, Irak, Libye, Pakistan, Somalie, Syrie, Yémen) et est présente dans une cinquantaine d’autres sur la planète.

    Le président Obama loue « la réaction d’une génération d’Américains qui s’est dressée pour servir et qui a risqué et donné sa vie pour aider à [les] protéger ». Il remercie ces Navy SEAL qui ont fait « justice » en supprimant Oussama Ben Laden, dont la mort restera comme l’un des principaux succès de sa présidence. Il parle d’une Amérique ouverte sur le monde et tolérante. Et d’une Amérique qui affronte de nouveaux dangers : de Boston à San Bernardino et à Orlando, ce sont désormais des citoyens américains ou résidents aux Etats-Unis qui portent des coups mortels, « inspirés par les idéologies de la haine ».

    En ce jour de commémoration, le président veut unir l’Amérique. Rien n’évoque les controverses des quinze dernières années. Rien n’indique ses désaccords profonds avec la politique de Bush, ni qu’il y ait eu une différence fondamentale entre la guerre d’Afghanistan – où Al-Qaida avait trouvé refuge – et celle d’Irak – un pays qui n’avait pas davantage de liens avec Al-Qaida que d’armes chimiques menaçant le monde.

    Que l’on considère l’occupation de l’Afghanistan, après la défaite rapide des talibans et la fuite de Ben Laden au Pakistan, comme justifiée ou non, l’Irak reste, avec la création de la prison de Guantanamo, le principal symbole des erreurs commises par les Etats-Unis dans leur réaction au 11-Septembre. Une erreur illustrée, le 9 avril 2003, jour de la chute de Bagdad, par un épisode très médiatisé à l’époque puis peu à peu tombé dans l’oubli.

    Le monde se souvient de la chute de la statue de Saddam Hussein, abattue place Al-Ferdaous (place du Paradis) par une centaine de Bagdadis aidés – leurs burins se révélant inutiles face au socle en béton – par une grue de l’armée américaine. Inaugurée l’année précédente pour le 65e anniversaire du raïs, la statue, représentant Saddam Hussein la main tendue vers Jérusalem, était la plus majestueuse du pays.

    « Capitaine Lewis, détruisez cette statue ! », hurle ce jour-là le colonel Bryan McCoy, l’officier des marines entré dans l’Histoire comme l’homme de la chute de Bagdad. Lewis, surpris, rappelle à son colonel que les ordres sont de laisser les Irakiens abattre seuls les statues de Saddam Hussein. « Aujourd’hui est un jour spécial, capitaine Lewis !, gronde McCoy. Détruisez cette statue ! » C’est ainsi, sous l’œil des caméras de télévision, que Bagdad tomba…

    SI, EN 2003, LES BAGDADIS REMERCIENT LES AMÉRICAINS D’AVOIR CHASSÉ LE TYRAN, ILS NE SOUHAITENT PAS QUE LEUR DRAPEAU FLOTTE SUR LE PAYS

    Peu en revanche se souviennent qu’un instant, lorsque la nacelle de la grue atteint le sommet de la statue, un drapeau américain est posé sur le visage du raïs par un homme du capitaine Lewis. Très brièvement, car la foule proteste immédiatement : si ces Bagdadis remercient les Américains d’avoir chassé le tyran, ils ne souhaitent pas que leur drapeau flotte sur le pays. Ils n’imaginent d’ailleurs pas que l’envahisseur devienne un occupant. Ils pensent que les soldats repartiront aussi vite qu’ils sont venus.

    L’histoire de cette arrogance dominatrice, de ce drapeau qui fait hurler la foule, remonterait au 11-Septembre, le jour où tout commence, le jour qui justifie tout. Ce 9 avril 2003, expliquant pourquoi ses hommes ont coiffé la statue de Saddam Hussein aux couleurs américaines, le colonel McCoy confie, la voix teinte d’émotion, que ce drapeau vient des décombres du Pentagone, où il a été trouvé entre les cadavres de camarades et les blessés. « Pour nous, il veut dire quelque chose. Nous l’avons apporté d’Amérique avec nous sur le champ de bataille… »

    Peut-être d’ailleurs McCoy le croit-il sincèrement, car Tim McLaughlin, le propriétaire du drapeau, était bien au Pentagone le 11-Septembre. Quinze ans plus tard, c’est dans un chalet de Concord (New Hampshire) que le bout de tissu réapparaît. « Ce drapeau est en bas quelque part… » Tim McLaughlin sourit. De longues recherches dans la cave et l’aide de son épouse s’avèrent nécessaires pour retrouver le célèbre drapeau, symbole place Al-Ferdaous du passage de libérateur à occupant, symbole peut-être de l’échec de tout ce que les Etats-Unis ont entrepris au Moyen-Orient depuis quinze ans, au lieu de traquer 300 combattants perdus au Waziristan.

    Lorsque l’avion percuta le Pentagone, Tim McLaughlin était militaire dans les marines et, à cause d’une jambe cassée, avait été muté à l’état-major le temps de sa rééducation. Il a aidé à évacuer des blessés. Un an plus tard, l’armée se consacre à ses préparatifs d’invasion de l’Irak. Un jour, une amie de sa belle-sœur, une jeune fille de Washington qui ne lui veut que du bien, lui offre un drapeau acheté au coin de la rue. Un porte-bonheur, en quelque sorte, avant de partir à la guerre. « C’était juste un drapeau. Je l’ai oublié. Puis il s’est retrouvé dans mon paquetage. »

    Le vétéran Tim McLaughlin, à Concord (New Hampshire), le 13 septembre 2016.
    Une fois l’unité arrivée à Bag­dad, place Al-Ferdaous, McLaughlin le donne à son officier supérieur. Et c’est ainsi que ce drapeau, qui n’a jamais connu le Pentagone ni ses décombres, se retrouve au sommet de la statue de Saddam Hussein.

    « Beaucoup de gens ont dit que tout ça, la chute de la statue, le drapeau, était organisé, planifié… », sourit McLaughlin. Dans la vie, et particulièrement dans la guerre, les choses se déroulent souvent autrement que selon des plans et des complots. De même que la mission de McCoy n’était pas d’aller jusqu’à la place Al-Ferdaous ce jour-là et qu’il a accéléré la cadence en comprenant que la ville était ouverte, aucun soldat américain ne pouvait prévoir qu’une centaine d’Irakiens tenteraient d’abattre cette statue, que McCoy ordonnerait malgré ses consignes de les aider, et qu’un McLaughlin allait sortir de son sac un drapeau offert par une amie de sa belle-sœur.

    « J’ai souffert au retour d’Irak »

    Cela ne change rien au destin tragique que connaît l’Irak depuis ce jour, de la guérilla antiaméricaine à la guerre civile entre sunnites et chiites, du chaos à la fragmentation du pays. Aux Etats-Unis, ce n’est cependant pas le problème des vétérans. Ils pensent d’abord à eux-mêmes et à leurs proches.

    Tim McLaughlin raconte honnêtement son retour, sous le regard attendri de son épouse. « Aujourd’hui j’ai une belle famille, un excellent job de juriste et une superbe maison, mais j’ai souffert au retour d’Irak. Les cauchemars, la nuit. Les traumatismes, les problèmes mentaux et les médicaments. Il est difficile, après l’armée, après la guerre, de se replonger dans une société individualiste et matérialiste, où les gens n’aiment pas le risque, où Hollywood fait des films de guerre qui ne reflètent aucunement la réalité, où les politiques veulent juste des votes, et les médias des clics. »

    Comme beaucoup de vétérans, Tim McLaughlin est engagé dans des associations au service de sa communauté. Lui fait des lectures de L’Odyssée d’Homère à des soldats un peu paumés. « Les gens nous arrêtent dans la rue, lorsque nous sommes en uniforme, et nous disent : “Thank you for your service” [« Merci pour ­votre service »]. Mais ils n’ont aucune idée de ce pour quoi ils nous remercient. Aucune. »

    Deuxième épisode : « Thank you for your service »

    Montrer l’Amérique sous surveillance

    Les images de notre série « Voyage dans l’Amérique en guerre » sont signées Tomas van Houtryve. Le photographe américano-belge a accompagné notre reporter sur les routes des Etats-Unis équipé d’une caméra thermique clipsée sur son smartphone. Un procédé technique qu’il avait déjà utilisé dans sa série « Packing Heat » (expression d’argot qui signifie « porter une arme »), réalisée après que la police de New York eut annoncé, en 2012, son projet – finalement abandonné – de s’équiper de scanners infrarouges pour repérer les armes à feu dissimulées sous les vêtements. Il avait alors sillonné la ville, qui dispose d’un des systèmes de surveillance les plus sophistiqués du pays, pour « voir comment une technologie conçue pour la surveillance captait le corps humain ».

  • Les pays en paix, plus « désinvoltes » à l’égard de la #torture
    https://www.letemps.ch/monde/2016/12/05/pays-paix-plus-desinvoltes-legard-torture

    Un sondage du Comité international de la Croix-Rouge montre que les populations des grandes puissances – y compris européennes – sont moins sourcilleuses qu’auparavant sur le respect du #droit de la #guerre

    [...]

    Peut-on lancer des attaques dans des zones habitées, en sachant que de nombreux civils vont y perdre la vie ? Près de huit personnes sur dix répondront par la négative dans les pays où cela est en train de se passer maintenant (Yémen, Syrie, Irak, Afghanistan, Soudan du Sud…). En revanche, ils ne sont guère plus qu’un sur deux à partager cet avis, en moyenne, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Russie ou en Chine (soit les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU).

  • Le Moyen-Orient : une géographie qui a une histoire (1) | Aggiornamento hist-geo

    http://aggiornamento.hypotheses.org/3428

    Pour chaque nouvelle question au concours d’enseignement d’histoire et de géographie, le jury rédige une lettre de cadrage dans le but d’expliciter les attentes et d’éviter ainsi que les étudiants ne divaguent trop. En l’occurrence, la question d’histoire contemporaine, intitulée « Le Moyen-Orient de 1876 à 1980 », nécessitait une mise au point sur la délimitation spatiale de ce qu’on doit entendre par Moyen-Orient. La notion est à géométrie variable et le jury a voulu clarifier les choses :

    « Le #Moyen-Orient est une expression forgée en 1902 et renvoyant aux intérêts britanniques sur la route des Indes. En dépit d’une définition géopolitique fluctuante, le jury considère que cet espace correspond aux États actuels suivants : Arabie saoudite, Bahreïn, Égypte, Émirats arabes unis, Irak, Iran, Israël, Jordanie, Koweït, Liban, Palestine, Qatar, Syrie, Sultanat d’Oman, Turquie et Yémen. La question n’inclut donc pas l’Afghanistan, l’Asie centrale, les Balkans, le Caucase et le Maghreb. »

    Il y aurait peu à redire à cela, si ce n’est deux choses. La première est que l’invention de la notion de « Moyen-Orient » a eu lieu au tournant du XIXe et du XXe siècle et qu’il s’agit là d’un fait qui ne peut être éludé, sous peine de déshistoriciser un découpage géographique qui est tout sauf neutre – ce qui est, au demeurant, souligné puisque le Moyen-Orient est présenté comme une notion géopolitique. La poser ainsi de façon intangible pourrait donc paraître regrettable alors même qu’il y a là matière à réflexion géohistorique. Deuxièmement, la datation donnée, quoiqu’elle corresponde à la vulgate, est passablement discutable. Même si l’emploi de la notion de « Middle East » par le stratège étatsunien Alfred T. Mahan en 1902 dans un article sur la place du golfe Persique dans les relations internationales a fait date, l’expression est en réalité un peu plus ancienne et s’inscrit dans l’horizon de l’Inde britannique.

  • Hotel
    http://europas-bestes-hotel.eu

    Signalé par Charles Heller à Genève, si vous chercher à vous loger à Athènes !

    Kein Pool, keine Minibar, kein Roomservice und trotzdem
    DAS BESTE HOTEL EUROPAS

    Das City Plaza ist ein Hotel im Herzen von Athen. Es war ein Symbol der griechischen Krise. Jahrelang war es geschlossen. Heute ist das City Plaza wieder geöffnet und voll belegt. Die neuen Gäste kommen von überall her. Aus Syrien, dem Irak, Pakistan, Iran oder Afghanistan. Die Menschen im Hotel kamen mit nichts und bezahlen nichts. Sie alle sind geflüchtet und viele gehören zu jenen 50.000 Verzweifelten, die derzeit in Griechenland im Nirgendwo und in Elendslagern ausharren, weil das Europa der Zäune sie ausgesperrt hat.

  • Mossoul : les forces irakiennes progressent
    https://www.crashdebug.fr/international/12596-mossoul-les-forces-irakiennes-progressent

    VIDÉO. L’offensive est toujours dans sa phase initiale, durant laquelle des dizaines de localités situées dans les plaines autour de la ville ont été reprises à l’EI.

    Irak : les forces pro-gouvernementales avancent... par afplp

    Les forces irakiennes ont repris lundi leur progression vers Mossoul. Elles souhaitent prendre position à quelques centaines de mètres de la périphérie est du bastion du groupe État islamique (EI), où l’offensive est entrée dans sa troisième semaine.

    Un responsable militaire au sein des forces d’élite du contre-terrorisme (CTS) a indiqué qu’il ne restait plus que deux villages, Bazwaya et Gogjali, à prendre avant d’atteindre l’agglomération de Mossoul, la deuxième ville d’Irak. "Si nous y parvenons, nous ne serons plus qu’à quelques (...)

    #En_vedette #Ça_s'est_dit_par_là... #International

  • Un procès de Nuremberg pour Poutine ?
    http://www.dedefensa.org/article/un-proces-de-nuremberg-pour-poutine

    Un procès de Nuremberg pour Poutine ?

    « Les nazis russes exterminent les mutins humanitaires d’Alep ». C’est une émission de la télé française, on est le 20 octobre sur Antenne 2. Courageux, les candidats de la droite primaire expliquent comment on va châtier le tzar. Oubliée la présence sacrée et pacifiante de l’OTAN et de l’Amérique en Irak, Libye, Syrie, Colombie ou ailleurs. Il faut détruire la Russie et accueillir du réfugié à la tonne.

    Vladimir Poutine devrait se méfier : car il va finir pendu au prochain procès de Nuremberg. Il ne semble pas avoir compris à qui il avait affaire.

    Vladimir Poutine sera pendu quand nos preux chars occuperont Moscou mieux qu’Hitler et Napoléon n’avaient su le faire. Il est vrai qu’à l’époque la Russie était vaguement aidée par l’Angleterre ou par le (...)

  • L’académie des Nobel qualifie Dylan « d’impoli et d’arrogant » suite à son refus de leur répondre après l’attribution de son prix - Le-Blog-Sam-La-Touch.over-blog.com
    http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/2016/10/l-academie-des-nobel-qualifie-dylan-d-impoli-et-d-ar

    ❝’académie des Nobel qualifie Dylan « d’impoli et d’arrogant » suite à son refus de leur répondre après l’attribution de son prix
    par SLT 22 Octobre 2016, 11:29 Bob Dylan Prix Nobel Littérature Silence Résistance Articles de Sam La Touch
    Après que l’académie des Nobel ait décerné le Prix Nobel de littérature à Bob Dylan, ce dernier a toujours refuser de leur répondre ou de communiquer avec eux. Selon The Guardian, un membre important de l’académie a désigné Bob Dylan comme étant arrogant après qu’il ait refusé de leur répondre au téléphone et de parler de son prix en public.
    Per Wastberg, écrivain suédois, a qualifié Dylan « d’impoli et d’arrogant ». Le jour où il a reçu le prix Nobel, le 13 octobre, Dylan donnait un concert à Las Vegas et n’a fait aucun commentaire public sur cette récompense.

    Dylan fait de la résistance. Il est fort probable qu’il tienne en peu d’estime une académie qui a donné le prix Nobel de la paix à Obama responsable de nombreux crimes de guerre de par le monde (Afghanistan, Irak, Syrie, Libye, Yémen, Somalie, ...) comme à l’époque de la guerre du Vietnam fermement dénoncée en son époque par le même Bob Dylan et qui avait vu le présumé criminel contre l’humanité Kissinger recevoir le prix Nobel de la paix. Peut-être que Dylan considère cette académie comme une imposture ? Et qu’il ne veut rien à voir à faire avec ça ?

    Wait and see...

  • Libération de Mossoul d’ISIS, des convoitises lorgnent l’après bataille
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article2932

    Nous avons été les premiers à alerter à l’invasion barbare de la ville irakienne de Mossoul en juin 2014, alors que l’indifférence envers l’expansion des djihadistes qui avaient arboré une ample communication avec les cruautés en Syrie. Maintenant la seconde ville d’Irak est assiégée par des libérateurs aux intérêts divergents, la population qui n’a jamais été tellement réticente aux Emirs, seigneurs du Djihad, est avertie de l’éminence d’un assaut… Plusieurs fois Raqqa, ville de Syrie encore contrôlée par les (...)

    conflits, situation, points chauds, monde, international, efforts, position, opinion, interventionnisme,

    / #Syrie,_opposition,_Turquie,_Qatar,_armée,_Alep,_Damas,_Bashar_Al-Assad,_Liban, #Turquie,_journaliste,_lettre,_prison,_démocratie,_islamistes,_islamisme, diplomatie, sécurité, (...)

    #conflits,situation,_points_chauds,_monde,_international,_efforts,_position,_opinion,_interventionnisme, #diplomatie,sécurité,_commerce,_économie_mondiale #Terrorisme_,_islamisme,Al-Qaeda,politique, #Iran,_presse,_journalistes,_censure,_islamisme #Irak,_prison,_pétitions,_chiite,_sunnite,_journaliste #Obama,_USA,_Israël,_Proche-Orient,_Palestine #fait_divers,_société,_fléau,_délinquance,_religion,_perdition
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/IMG/pdf/Situation_du_16_octobre_2016_a_la_veille_de_la_bataille_de_Mossoul_.pdf

  • La bataille pour #Mossoul se prépare en plein chaos politique irakien
    https://www.mediapart.fr/journal/international/141016/la-bataille-pour-mossoul-se-prepare-en-plein-chaos-politique-irakien

    Les forces de l’armée irakienne sur la base aérienne de Qayyarah. © Reuters L’offensive militaire pour reprendre à l’État islamique la deuxième ville d’Irak, Mossoul, est sur le point d’être déclenchée. Mais la coalition doit auparavant démêler un écheveau politique d’affrontements et de rivalités entre Kurdes, Turcs, chiites et différents clans sunnites. Chacun veut sa part de la victoire. De notre envoyé spécial.

    #International #Bagdad #Erbil #Etat_islamique #Kurdistan_irakien #Moyen-Orient