city:kyoto

  • Dépression post 35 heures
    http://www.radiopanik.org/emissions/pbg/depression-post-35-heures

    En ce lendemain du marathon panikéen qui a vu votre radio préférée proposer pas moins de 35 heures d’antenne non-stop, rythmées par des émissions de 20 minutes s’enchaînant sans pause tel un gigantesque manège infernal et sublime, l’équipe de PBG a une petite forme, voire une forme assez déformée.

    Du coup, on ne parle pas (ou si peu), on sort les galettes #vinyls qui nous remontent le moral et l’énergie, et on vous propose 1h30 de #Mix erratique et collégial, sans guide ni genre, selon les désirs, et ça fait du bien.

    Bonne écoute !

    Tracklist :

    Death Grips - Guillotine The Peas Project - Good This Way Artist 00 - Kyoto (Roulette rekordz 02) Tricky With Gravediggaz - Tonite is a Special Nite Cristian Vogel - Matchless Phresh Phantasy - Come on Acid Hekate - B1 Untitled (The New Fangled (...)

    #the_descent #hangover #survival #the_descent,hangover,vinyls,survival,Mix
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/pbg/depression-post-35-heures_05547__1.mp3


  • Jakuchu, le pieux laïc
    https://www.franceculture.fr/emissions/lart-est-la-matiere/jakuchu-le-pieux-laic

    Arg, un seul mois d’exposition et une émission radio qui passe bien après. #parisianisme
    Cependant je découvre ce peintre et ses peintures sur soie exceptionnelles qu’aucune photographie ne peut rendre.

    Depuis le 15 septembre et jusqu’au 14 octobre, le Petit Palais a présenté, grâce aux prêts exceptionnels des collections impériales du Japon, l’ensemble de trente rouleaux suspendus de soie, intitulé D_ō"_shokusai-e « Le Royaume coloré des êtres vivants » réalisé par Itō Jakuchū entre 1757 et 1766 environ. Peintre actif au milieu de l’ère Edo (XVIIIe siècle), Jakuchū est un artiste plébiscité au Japon pour la finesse de son pinceau et l’éclat de ses couleurs. Cette série, qui n’a jusqu’alors été exposée qu’une seule fois hors du Japon (à la National Gallery of Art de Washington en 2012) est considérée comme le chef-d’œuvre de sa vie. En raison de la grande fragilité de ces œuvres, cette exposition a été présentée de manière exceptionnelle pendant un mois dans le cadre de la saison Japonismes 2018.

    Cette émission tente de percer les mystères de l’oeuvre d’Itō Jakuchū, véritable monument de la spiritualité au Japon, en compagnie de Manuela Moscatiello, responsable des collections japonaises au musée Cernuschi, le musée des Arts de l’Asie de la Ville de Paris, et de Christophe Leribault, directeur du Petit Palais.

    http://www.petitpalais.paris.fr/en/expositions/jakuchu-1716-1800


  • Paysages olfactifs et paysages sonores
    http://liminaire.fr/palimpseste/article/paysages-olfactifs-et-paysages-sonores

    C’est par l’intermédiaire de Victor Fraigneau, architecte, doctorant en architecture à Paris 8 et à l’ENSAPLV que je découvre sur Twitter que le Ministère de l’environnement japonais met en valeur les paysages olfactifs et sonores, et s’occupe de l’observation des étoiles. Sachez aussi que le même bureau du Ministère de l’environnement japonais s’occupe des paysages sonores, et de l’observation des étoiles : https://t.co/d5IP3nkAH1 C’est à la fois trop choupi, et hyper important— Victor (...)

    #Palimpseste / #Ville, #Osaka, #Kyoto, #Tokyo, #Paysage, #Nature, #Sons, #Sensation, #Numérique, #Inventaire

    « http://www.paris-lavillette.archi.fr »
    « https://twitter.com/youpipouet »
    « http://www.env.go.jp/fr »
    « http://www.env.go.jp/air/kaori/index.htm »
    « https://www.env.go.jp/air/life/hoshizorakansatsu/index.html »
    « http://www.env.go.jp/air/life/nihon_no_oto/02_2007oto100sen_Pamphlet.pdf »
    « http://www.env.go.jp/air/kaori/pamph/full.pdf »


  • L’article du Monde est sous #paywall :

    Réchauffement climatique : en 1979, tout le monde savait déjà
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/08/26/1979-1989-decennie-verte_5346313_3232.html

    Celui du Temps est en accès libre :
    Comment nous avons perdu le combat contre le changement climatique
    https://www.letemps.ch/sciences/avons-perdu-combat-contre-changement-climatique

    I – 1979-1982
    Printemps 1979 : un militant inquiet
    Automne 1979 : une mobilisation cahin-caha
    1980-1981 : malgré la blitzkrieg de Ronald Reagan, la mobilisation grandit

    II – 1983-1989
    1983-1984 : l’exceptionnalisme américain contre le changement climatique
    1985 : le trou d’ozone contre le réchauffement
    1987-1988 : la censure de la science, et le brûlant été 1988
    Eté 1988 : la conférence de Toronto, le « Woodstock du climat »
    1989 : la Maison-Blanche se rebiffe
    Novembre 1989 : l’enterrement définitif à Noordwijk

    • Réchauffement climatique : en 1979, tout le monde savait déjà

      Une étude révèle que l’humanité a été très proche, il y a quarante ans, de prendre les bonnes décisions pour arrêter le réchauffement !

      Rapport d’étonnement. Cet été, toute l’Europe cuisait sous la canicule. Le 1er août, la National Oceanic and Atmospheric Administration expliquait que l’année 2017 a été la troisième année la plus chaude de l’histoire moderne après 2016 et 2015. Le 6 août, une équipe scientifique internationale publiait une inquiétante étude dans la revue PNAS prévenant que l’actuelle combinaison de la fonte de l’Antarctique de l’ouest – une perte de 2 720 milliards de tonnes de glace depuis 1992 d’après Nature du 13 juin –, de la déforestation et des émissions de gaz à effet de serre aggrave le risque de l’« effet domino » à partir d’un réchauffement à 2° Celsius – qui pourrait être atteint avant 2100. Ces « rétroactions auto-renforçantes », estime l’étude, pourraient pousser « le système terrestre vers un seuil planétaire » et « provoquer un réchauffement continu ».

      La Terre deviendrait alors, « dans quelques décennies », une étuve avec « des températures de 4° à 5° supérieures à la période préindustrielle », tandis que le niveau des mers s’élèverait « de 10 à 60 mètres ». Des régions côtières, des villes entières seraient submergées, des îles disparaîtraient, le Sahara s’étendrait vers le sud, la pénurie d’eau deviendrait fatale, le régime de la mousson serait gravement perturbé, des milliers d’espèces disparaîtraient, les phénomènes climatiques extrêmes se multiplieraient. Quant à la civilisation humaine, je vous laisse imaginer…

      « Enjeu “non partisan” »

      Le plus dramatique peut-être dans notre impuissance actuelle face à cette catastrophe annoncée est que l’humanité a été très proche, il y a quarante ans, de prendre les bonnes décisions pour arrêter le réchauffement ! C’est ce que révèle une investigation de l’essayiste américain Nathaniel Rich, « Perdre la Terre », publiée le 1er août dans le New York Times, appuyée sur dix-huit mois d’enquêtes et plus de cent interviews de scientifiques, de politiciens et d’écologistes.

      Dans les années 1970, rappelle Rich, « l’effet de serre » est déjà bien connu des scientifiques, et décrit dans n’importe quel « manuel d’introduction à la biologie ». Il est alors clair que plus l’atmosphère contient de dioxyde de carbone, plus elle se réchauffe, et qu’il faut réagir au fait que nous en produisons des quantités astronomiques en brûlant du charbon, du pétrole et du gaz. En 1979, un rapport de la National Academy of Sciences américaine prévient que « la question du dioxyde de carbone devrait figurer à l’ordre du jour international dans un contexte qui maximisera la coopération ». Quant aux démocrates et aux républicains, ils jugent que le problème du réchauffement est grave et doit devenir un enjeu « non partisan ».

      Ils sont entendus ! A Genève, lors de la première Conférence mondiale sur le climat de 1979, les scientifiques de 50 pays conviennent qu’il est « urgent » de réduire les émissions. Quatre mois plus tard, à Tokyo, le groupe des sept pays les plus riches s’engage à prendre des mesures. Dans les années qui suivent, grâce au militantisme du consultant indépendant Rafe Pomerance, des Amis de la Terre et du climatologue James E. Hansen, les risques d’un changement climatique rapide font les couvertures des journaux…

      Premières campagnes « climatosceptiques »

      Et puis en 1985, la découverte par le grand public du « trou » de la couche d’ozone, qui nous protège des rayons ultraviolets, dramatise la question climatique. L’ONU s’en empare, la Convention de Vienne sur la protection de la couche d’ozone est signée, Etats-Unis en tête, en dépit d’une opposition virulente des entreprises de réfrigération ou chimiques. Elle est confirmée par la signature du protocole de Montréal en 1987, qui entraîne une mobilisation internationale contre les chlorofluorocarbones – en 2016, une étude parue dans Science indique que le « trou » a diminué de 4 millions de km2, évitant « deux millions de cancers de la peau ».

      Fort de ce succès, les scientifiques et les écologistes mobilisés pensent qu’ils vont pouvoir obtenir gain de cause pour contenir les émissions de gaz à effet de serre. En 1988, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), placé sous l’égide de l’ONU, est créé. En 1989, à La Haye, 149 pays conviennent qu’un traité international contraignant doit être rapidement signé, préparant le Sommet de la Terre à Rio en 1992…

      Hélas, en 1990, le consensus s’effondre aux Etats-Unis. Les premières grandes campagnes « climatosceptiques » démarrent, menées par l’American Petroleum Institute et l’organisation de lobbying Global Climate Coalition financée par les entreprises opposées à toute mesure de restriction. Dépensant des millions de dollars, ils vont réussir à retourner des politiciens et des scientifiques proches des industriels, jusqu’à paralyser la ratification du protocole de Kyoto par les Etats-Unis.

      Pourtant, dès les années 1970, « tout le monde savait, rappelle Nathaniel Rich. Et nous le savons tous encore ».


  • Petite histoire culturelle du #sucre : #genre, #race, #cuisine, #représentations.

    The Primal Pleasure and Brutal History of Sugar - Eater
    https://www.eater.com/2018/8/6/17631452/ruby-tandoh-sugar-history-kara-walker-will-cotton

    No sugared association is stronger than that between sweetness and femininity. Girls are made of sugar and spice and everything nice. Women are honey, sweetheart, cupcake, candy girl, honeybunch — or they’re tarts. In the Bible, “The lips of an adulterous woman drip honey” (Proverbs 5:3). Meanwhile, black women have been “caramel,” “brown sugar,” “mocha latte,” “chocolate,” and “molasses” — both desired and diminished. Making sweet foods is considered women’s work — and eating them is, too. Girls receive an Easy-Bake Oven; cake mixes are marketed exclusively to women; home bakers are overwhelmingly female. Candy and chocolate are so heavily feminized that a Yorkie bar in the UK — normal chocolate, massive chunks — until recently stood out by marketing itself as “not for girls.”

    It’s not just in American and European food cultures that this holds true. I spoke to food writer and journalist Mayukh Sen about the gendering of foods within Bengali cuisine. “Sweetness is very much gendered female in Bengali cooking,” he explained. “There’s a word, mishti, that stands for both Bengali sweets and is also used to describe someone, usually a woman, who is ‘sweet’ (pleasant, youthful, and non-threatening/demure).” In Japan, amato and karato refer to those who love sweets and those who prefer salty, savory, and spicy foods, respectively, and yet these labels loosely trace the dividing line between men and women. Jon D. Holtzman writes that a Kyoto-based confectioner — by all accounts a man who loved his sweets — assured him that he was more a karato kind of guy: “strong, energetic and ambitious.”

    Walker’s art is an uneasy juxtaposition: black paper on white walls; racist stereotypes replayed and reconfigured in a black woman’s art; the brutality of slavery playing out against dreamy antebellum landscapes. This curdling of opposites is the artistic context from which Walker’s sugar sphinx arose: historic ruins and an urgent, unlikely sweetness.

    Stuart Hall alluded to this shared history of blackness and sugar when he famously wrote, “I am the sugar at the bottom of the English cup of tea.” A black, Jamaican-born theorist living and working in London, Hall could feel — even taste — the legacy of the enslaved black people who bled for Britain’s colonial wealth.

    As bell hooks writes of Beyoncé’s Lemonade in her essay “Moving Beyond Pain,” “to be truly free, we must choose beyond simply surviving adversity, we must dare to create lives of sustained optimal well-being and joy. In that world, the making and drinking of lemonade will be a fresh and zestful delight, a real life mixture of the bitter and the sweet, and not a measure of our capacity to endure pain, but rather a celebration of our moving beyond pain.”


  • LesInrocks - Donkey Kong, l’histoire tragique du gorille de Nintendo
    https://www.lesinrocks.com/2018/05/18/jeux-video/donkey-kong-dans-tous-ses-etats-111084604

    Peu à peu éclipsé par Mario, le célèbre gorille de Nintendo revient en force dans Donkey Kong Country : Tropical Freeze. La preuve que la pop culture n’oublie jamais complètement ses héros.

    L’histoire est injuste. Tout le monde semble avoir oublié que Donkey Kong fut l’un des premiers jeux de l’histoire de Nintendo, en 1981. A l’époque, la célèbre firme rouge de Kyoto sort d’un échec majeur. Sa borne d’arcade, Radar Scope, conçue pour conquérir le marché américain, est un fiasco commercial.

    Pour éviter la faillite à sa branche US, la maison-mère lance une opération de sauvetage. Elle confie à un jeune game designer prometteur du nom de Shigeru Miyamoto la lourde tâche de réutiliser les bornes non vendues pour créer un nouveau jeu. Le futur créateur de Zelda et Mario travaille d’abord sur un jeu adapté de la licence Popeye mais au dernier moment les droits lui sont refusés.

    “Ils ont alors inventé de nouveaux personnages qui sont devenus Pauline (la demoiselle à libérer), Mario (le sauveteur en salopette) et Donkey Kong, le facétieux gorille kidnappeur”, raconte Régis Monterrin, auteur d’une passionnante Histoire de Donkey Kong aux éditions Pix’n Love.

    Durant cinq ans, Donkey Kong aura le droit à sa propre émission jeunesse sur France 2, fera quelques apparitions dans Les Simpson et sera même à l’origine d’une expression ultra populaire aux Etats-Unis : “It’s on like Donkey Kong” (“il est temps de sortir le grand jeu”) grâce à un titre du rappeur Ice Cube.

    Mais, au fil du temps et des aventures, Mario (qui a pris son nom du propriétaire des entrepôts de Nintendo of America à Seattle) devient la mascotte officielle de la marque rouge.

    Un gorille cuisiné à toutes les sauces

    “Si Donkey Kong n’a pas pris ce rôle, c’est sans doute parce qu’il a été pensé comme un antagoniste (en somme, le pendant de Brutus, l’ennemi de Popeye) et non un héros, mais aussi parce que Nintendo a été échaudée par le procès intenté par les détenteurs des droits de King Kong, le film de 1933, même s’il l’a remporté”, estime Régis Monterrin.

    Après avoir été cuisiné à toutes les sauces par Nintendo (jeux musicaux, d’escalade, de course sur rails…), le gorille a fini par être remisé au placard. “Lors de la création du jeu et durant les années qui suivirent, Nintendo a réalisé de belles choses avec. Et puis, au fil du temps, la popularité du gorille s’est estompée et ils se sont focalisés sur Mario.”

    #Jeux-vidéo #Pop_culture Donkey_Kong #Mario #Nintendo


  • Derrière la déroute d’Airbnb, les déboires de l’économie du partage au Japon AFP - 27 Juin 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/economie/detail_derriere-la-deroute-d-airbnb-les-deboires-de-l-economie-du-partage-au-ja

    Des milliers de réservations Airbnb rayées de la carte, Uber réduit à livrer des repas : entre législation très stricte et réticences des habitants, le Japon mène la vie dure aux géants de l’économie collaborative qui prospèrent ailleurs dans le monde.

    Le 15 juin, une nouvelle loi est entrée en vigueur pour encadrer les locations de courte durée par des particuliers (« minpaku"). Pour l’occasion, l’un des fondateurs d’Airbnb, Nathan Blecharczyk, s’est déplacé au Japon et a salué "ces nouvelles règles qui clarifient" les choses.


    Soucieux sans doute de ménager le gouvernement, il n’a alors pas dit un mot des nombreuses annulations de séjours auxquelles sa compagnie a dû procéder, car les propriétaires des biens n’avaient pas obtenu à temps leur immatriculation pour proposer un logement en mode saisonnier.

    Airbnb est coutumier des frictions avec de nombreuses villes dans le monde, mais là, la déconvenue est brutale.

    "Nous sommes terriblement désolés. C’est nul - et c’est un euphémisme", lançait la compagnie en annonçant devoir retirer de son site l’écrasante majorité de ses quelque 60.000 annonces.

    Intérêts particuliers
    Procédure bureaucratique très lourde, nombreuses restrictions (durée de location, condition de surface) et possibilité pour les autorités locales de durcir encore les règles font que la loi bride de facto le développement des "minpaku", estime Hiro Kishi, professeur à l’université Keio de Tokyo.

    Au Japon, les intérêts des secteurs établis de longue date priment, souligne-t-il, déplorant l’adoption d’un tel texte "à seulement deux ans des jeux Olympiques".

    Là, il s’agit de protéger les hôtels et ryokan (auberges traditionnelles), dans un autre cas le but est de préserver les taxis en empêchant la plateforme de réservation de voiture avec chauffeur (VTC) Uber de s’implanter.

    "Pour promouvoir l’économie du partage, il faut assouplir la régulation", afin de faciliter l’émergence de nouveaux entrants, explique-t-il.

    Or les technocrates et le Premier ministre Shinzo Abe, malgré ses promesses de réformes via sa stratégie de relance "abenomics", "n’ont aucune intention" de le faire, souligne l’économiste, "par peur d’un tollé dans les secteurs qui ont profité jusqu’à présent d’un monopole de fait".

    Résultat, l’économie collaborative n’a pesé que 50 milliards de yens en 2016 (384 millions d’euros), en forte hausse certes sur un an (+26%), selon les chiffres de l’institut de recherche Yano, mais sa taille est encore toute petite comparée aux marchés européen, américain ou encore chinois où on parle de dizaines, voire centaines de milliards d’euros.

    Et seulement "2,7% des Japonais savent exactement ce qu’est l’économie du partage", quand "80,1% ignorent totalement ce dont il s’agit", d’après une étude du cabinet d’audit PwC réalisée en mai 2017 auprès de 2.000 personnes.

    * Pression touristique
    Qui plus est, l’image de cette nouvelle forme de services est négative, selon Takashi Sabetto, de l’Association japonaise de la
    "Sharing Economy" , fondée il y a trois ans pour sensibiliser la classe politique et les citoyens au sujet.

    "L’opinion publique est très remontée contre les prestataires de type Airbnb et Uber. Nous avons essayé de changer cette mentalité mais c’est très difficile, cela prend du temps", dit-il.

    "Les Japonais sont très soucieux de leur sphère privée", s’inquiétent pour leur sécurité et se méfient des étrangers parfois bruyants et peu respectueux des règles, décrypte M. Sabetto.

    Il note néanmoins "un plus grand intérêt" des jeunes générations. Parmi les segments en vogue : l’autopartage, le vélopartage (avec l’arrivée de deux acteurs chinois en 2017, Ofo et Mobike), la location d’articles de mode ou encore la livraison de plats avec UberEATS. Le géant américain est arrivé en 2016 à Tokyo où il compte désormais 10.000 coursiers, avant de s’étendre à d’autres villes (Osaka notamment et bientôt Kobe et Kyoto).

    Pour les start-up locales en revanche, il reste difficile de trouver des financements, regrette le responsable de l’association, dans un pays qui privilégie "l’efficacité dans la fabrication des choses à l’innovation" dans les services.

    C’est que les Japonais ne voient pas la nécessité de changer les choses dans un pays où les prestations proposées sont "de bonne qualité, ce qui freine le développement de nouvelles offres". _

    La solution : s’implanter dans les zones rurales qui se dépeuplent pour combler les besoins des personnes âgées, à l’instar d’Uber qui, faute de pouvoir conquérir les grandes villes japonaises, teste un programme de VTC dans des localités reculées.

    A plus longue échéance, tous misent sur l’influence extérieure, grâce au nombre croissant de touristes : près de 29 millions de visiteurs en 2017, 40 millions attendus en 2020.

    #Japon #airbnb #UBER


  • Même les moines peuvent risquer le surmenage _ L’essentiel/afp - 17 Mai 2018 *
    http://www.lessentiel.lu/fr/news/insolites/story/Meme-les-moines-peuvent-risquer-le-surmenage-12172567

    Un moine japonais réclame des dommages et intérêts aux responsables de son ancien temple. Il explique sa dépression par le surmenage qu’ils lui ont fait subir.

    Un moine japonais a engagé des poursuites judiciaires contre les responsables de son ancien temple, qu’il accuse de l’avoir fait trimer de longues heures au point qu’il est tombé en dépression. Le quadragénaire réclame 8,6 millions de yens de dommages et intérêts (un peu plus de 65 000 euros) à ses ex-employeurs du site sacré du mont Koya, au sud d’Osaka (ouest). Ce lieu de pèlerinage bouddhiste, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, abrite plus de 100 temples.


    Le plaignant, embauché en 2008, a commencé à souffrir de dépression aux alentours de décembre 2015, a expliqué son avocat, jeudi, à l’AFP. Il assure avoir été contraint d’accomplir des tâches allant bien au-delà de ses devoirs spirituels et avoir parfois travaillé plus de deux mois d’affilée sans aucun jour de repos. Certains jours, il pouvait même enchaîner 17 heures sans pause pour prendre en charge les nombreux touristes.

    #Karoshi
    « Quand vous travaillez en tant que moine, trop souvent vous n’avez pas d’heures fixes », déplore Noritake Shirakura. « Vous fournissez un travail, mais on vous dit que cela fait partie de la formation religieuse et que vous devez le supporter même si cela vous cause de grandes souffrances ». « À travers cette affaire, nous allons défendre le fait qu’une telle notion est dépassée », insiste l’avocat. Son client a souhaité conserver son anonymat afin de ne pas compromettre ses chances de retrouver un travail dans la petite communauté des moines bouddhistes.

    En 2017, un célèbre temple de Kyoto, Higashi Honganji, avait dû s’excuser publiquement pour heures supplémentaires non payées et #harcèlement au travail, mais ce type d’affaires est rare dans le secteur religieux. Le surmenage au travail, en revanche, est un problème répandu au Japon, qui peut entraîner la mort (crise cardiaque, accident vasculaire cérébral, suicide), un phénomène qui a même un nom : « Karoshi ». Un rapport du gouvernement publié l’an dernier avait évalué à 191 les cas de karoshi sur l’année achevée fin mars 2017 et souligné que 7,7% des salariés japonais effectuent plus de 20 heures supplémentaires par semaine.

    #travail #surmenage #management #exploitation #religion #japon


  • #Japon : jugées « impures », des #femmes secouristes chassées d’une arène de #sumo
    https://www.francetvinfo.fr/monde/japon/japon-jugees-impures-des-femmes-secouristes-chassees-d-une-arene-de-sum

    A Maizuru, dans la région de Kyoto (Japon), lors d’une compétition de sumo, des femmes secouristes ont été appelées à quitter l’arène alors qu’elles venaient prodiguer un massage cardiaque au maire, en train de s’effondrer en plein discours. Un arbitre leur a intimé l’ordre de quitter immédiatement le dohyo, via un message proféré à plusieurs reprises par haut-parleur. Selon des témoins cités par les médias locaux, des responsables ont jeté ensuite de grandes quantités de sel sur l’anneau de combat, apparemment afin de « re-purifier » le sol foulé par la gent féminine.

    #misogynie #shintoïsme


  • Matsumoto’s Experiences
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-mandico-yamagata/funeral-parade-of-roses-and-other-matsumoto-s-experiences/article/matsumoto-s-experiences

    En écho à la séance d’ouverture du festival de Yamagata de 2017, nous vous proposons une sélection de courts métrages de Matsumoto Toshio. Pionnier de l’expérimentation au Japon, il entame sa carrière de réalisateur en 1955 par un film de commande pour la promotion du vélo, « Ginrin ». Co-réalisé avec Jikke Kobo et Tsuburaya Eiji, « Ginrin » évoque les fantasmes d’un vélo. Un délire doux et coloré qui, selon le festival de Yamagata, ouvrira une nouvelle ère du cinéma expérimental nippon. Documentaire d’avant-garde conçu pour la télévision « Nishijin » ambitionne d’évoquer les contradictions inhérentes à la lutte contre le pacte de sécurité liant USA et Japon par le prisme de la vie quotidienne du quartier des artisans de la soie de Nishijin à Kyoto. Ce travail documentaire très précis sera (...)



  • http://imgmap.chirijin.com

    It all culminated in Shelton’s book Learning from the Japanese City, a study that can help any Westerner better understand the likes of Tokyo, Osaka, Kyoto, Kanazawa, Hiroshima, Fukuoka, or indeed Nagomuru City. You won’t find that last, however, on any map of Japan, nor will you find it in the country itself. It exists in the land of Naira, which itself exists in the mind of Japanese graphic designer and cartographer Imaizumi Takayuki. Imaizumi’s painstaking, ongoing work has produced maps of Nagomuru City that look at it in different ways in different eras, which you can browse on Let’s Go to the Imaginary Cities! On this page you can explore scrollable maps of the city by first selecting one of its thirty regions; just below that, you can also download a large PDF map of the entire metropolis.

    http://www.openculture.com/2018/03/japanese-designer-creates-incredibly-detailed-realistic-maps-of-a-compl


  • Batailles commerciales pour éclairer l’#Afrique, par Aurélien Bernier (Le Monde diplomatique, février 2018)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/02/BERNIER/58354

    Derrière les discours généreux...
    Passée relativement inaperçue lors de la #COP21, qui s’est tenue fin 2015, l’Initiative africaine pour les énergies renouvelables (IAER) rassemble les cinquante-quatre pays du continent. L’objectif affiché par cette coalition, pilotée par l’Union africaine, est « d’atteindre au moins 10 gigawatts [GW] de capacité nouvelle et additionnelle de production d’énergie à partir de sources d’énergies renouvelables d’ici à 2020, et de mobiliser le potentiel africain pour produire au moins 300 GW d’ici à 2030 ». Cela reviendrait à multiplier par près de dix la production actuelle d’énergie renouvelable (cette augmentation devant contribuer à 50 % de la croissance totale de la production d’ici à 2040). Et à augmenter, sans recourir aux énergies fossiles, le taux d’électrification du continent (lire « Alimenter l’Europe ? »).

    Le Japon, l’Union européenne et huit pays occidentaux (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède) ont promis de consacrer 9,4 milliards d’euros d’ici à 2020 au financement de l’Initiative, dont 3 milliards d’euros annoncés par Paris. En dépit de la provenance des fonds, le cadre fondateur de l’#IAER précise que les pays du continent doivent pouvoir choisir les projets financés et en maîtriser la mise en œuvre ; les entreprises africaines doivent être sollicitées en priorité. L’Initiative est dirigée par un conseil d’administration composé de hauts fonctionnaires majoritairement désignés par les États africains.

    Pourtant, au mois de mars 2017, le professeur Youba Sokona, vice-président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (#GIEC/#IPCC) chargé de l’unité « projets » de l’IAER, démissionne avec fracas. Le scientifique malien estime que les financeurs ont « mis sur pied une stratégie pour imposer aux Africains des projets automatiquement sélectionnés par les Européens ». Et de citer la première vague de dix-neuf dossiers validés malgré les réserves émises par des membres africains du conseil d’administration de l’Initiative. En parallèle, près de deux cents associations africaines signent une lettre ouverte intitulée « Stop au détournement de l’IAER par l’Europe ». Elles accusent plusieurs pays européens, et particulièrement la France, d’imposer des projets favorisant les intérêts directs de leurs multinationales de l’énergie et de leurs bureaux d’études. Dans un rapport présenté le 20 septembre 2016, Mme Ségolène Royal, alors ministre de l’environnement et présidente de la COP21, n’avait-elle pas identifié 240 projets et programmes dans diverses filières : hydraulique, géothermie, solaire, éolien (1) ?

    Pourquoi tant d’initiatives juxtaposées ? Toutes partagent ce constat : la sous-alimentation de l’Afrique en électricité entrave son développement (lire « Des pénuries incessantes »). Elles affichent toutes les mêmes images d’enfants dont le sourire est éclairé par une ampoule électrique. Elles proposent toutes plus ou moins les mêmes outils : des enceintes pour des discussions d’affaires, des fonds d’investissement ou de garantie, des prêts, des expertises… Et surtout, elles insistent toutes sur l’importance cruciale des partenariats public-privé.

    La générosité des textes fondateurs de ces plates-formes cache des intentions souvent très prosaïques. Depuis les années 1980, les pays occidentaux ouvrent leurs marchés électriques à la concurrence, provoquant une intense guerre commerciale entre les grandes entreprises du secteur. Mais les systèmes électriques du Vieux Continent et ceux de l’Amérique du Nord demeurent en surcapacité de production. Dans ces régions, les perspectives de croissance restent donc relativement faibles. Ce qui n’est pas le cas pour des marchés émergents, comme celui de l’Afrique.

    Afin de favoriser leur expansion, les compagnies étrangères bénéficient du processus de libéralisation engagé depuis près de trente ans sur le continent. Au cours du xxe siècle, la plupart des pays avaient créé des entreprises publiques disposant d’un monopole dans la production, le transport et la distribution du courant. Faute de moyens financiers suffisants, ces services nationaux sont souvent exsangues, incapables de garantir un approvisionnement de qualité. Plutôt que de les soutenir, la #Banque_mondiale, le #Fonds_monétaire_international ou encore la #BAD ont encouragé l’adoption de méthodes de gestion issues du privé et une ouverture progressive à la concurrence.

    [...]

    Bon nombre d’entreprises françaises du CAC 40 se ruent sur le secteur. En juin 2017, le Sénégal raccorde ainsi au réseau la centrale solaire de Senergy, à 130 kilomètres au nord de Dakar. Il s’agit du plus gros projet de ce type en Afrique de l’Ouest. Aux côtés du fonds souverain sénégalais Fonsis, les propriétaires de la centrale sont le fonds d’investissement français Meridiam et le constructeur Solairedirect, filiale du groupe Engie. D’autres sociétés françaises interviennent sur le chantier : Schneider Electric, qui fournit les onduleurs et les transformateurs, Eiffage ou encore Vinci.

    Pour rassurer les investisseurs, on peut également compter sur la finance carbone. Le protocole de #Kyoto, adopté en 1997, a posé les bases d’un système d’achat et de vente de « tonnes équivalent carbone » : les industriels qui dépassent un certain niveau d’#émission de #gaz_à_effet_de_serre doivent acheter des #droits_à_émettre ; à l’inverse, des projets peu #émetteurs se voient délivrer des crédits qu’ils peuvent vendre.

    Poussés par les institutions internationales et les entreprises privées, les pays africains adoptent des législations ad hoc permettant le développement du marché du carbone. Le carbon trading commence à se développer, et avec lui des start-up prometteuses. En 2009, un jeune Français diplômé en droit fonde la société Ecosur Afrique. Établie à l’île Maurice, elle exerce trois activités : le conseil, le développement de projets et le négoce de crédits carbone. Aujourd’hui rebaptisée Aera, la société s’est délocalisée à Paris et revendique 263 millions d’euros de crédits carbone échangés depuis sa création. Un début, puisque, selon son fondateur, « l’Afrique est un réservoir de crédits de #carbone presque inutilisé ».

    [...]

    C’est ainsi que s’explique le très controversé #barrage Grand Inga, en République démocratique du Congo (8). Dans un pays qui concentre près de 40 % des ressources hydroélectriques du continent (ce qui lui vaut le surnom de « château d’eau de l’Afrique »), il s’agit de construire un ouvrage deux fois plus imposant que le barrage chinois des Trois-Gorges, le plus grand du monde.

    La Banque mondiale, la BAD et l’Usaid contribuent aux études de faisabilité de ce projet, dont le coût varie, selon les estimations, entre 80 et 100 milliards de dollars. Le G20 l’a inclus dans sa liste des onze grands chantiers structurants pour la « communauté internationale ». Seuls 20 % de la production seraient destinés à alimenter le marché national ; le reste serait exporté. Grand Inga nécessiterait non seulement d’inonder une superficie importante de terres arables (22 000 hectares), mais aussi de construire 15 000 kilomètres de lignes à très haute tension.

    Il existe déjà des barrages dans cette région, mais les installations n’ont jamais fonctionné correctement, faute de suivi dans les investissements. Plusieurs turbines sont à l’arrêt. Deux projets sont en cours : moderniser les installations existantes et construire le gigantesque barrage de Grand Inga. Ses plus gros clients seraient les mines de la province congolaise du Katanga et celles d’Afrique du Sud, Pretoria connaissant depuis de nombreuses années de graves pénuries d’électricité. À la fin des années 1990, le gouvernement sud-africain envisage un temps la privatisation d’Eskom, l’entreprise publique de production et de distribution d’électricité. Malgré les avertissements de la direction, les autorités ne procèdent pas aux investissements nécessaires à la satisfaction d’une demande intérieure croissante. Les coupures se multiplient.


  • Locals Rejoice as Restart Planned for Nuclear Power Plant · Global Voices

    https://globalvoices.org/2017/06/10/locals-rejoice-as-restart-planned-for-nuclear-power-plant

    On Tuesday, June 6, Kansai Electric Power Company restarted Reactor No. 3 at its Takahama nuclear power generating facility in Fukui Prefecture, about 75 kilometers north of Kyoto in central Japan.

    This was the second nuclear reactor to be restarted at Takahama, and brings up to five the number of reactors restarted across the country after being shut down following the the “triple disaster” (earthquake, tsunami and nuclear disaster) that struck Japan in March 2011.

    #japon #nucléaire


  • Résultat du premier tour de l’élection présidentielle française de 2017 à l’étranger :
    http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/services-aux-citoyens/actualites/article/election-presidentielle-retrouvez-les-resultats-du-premier-tour-pour

    Il y a quelques cas spéciaux :

    Au Tadjikistan et au Yémen : aucun suffrage exprimé !
    En Libye : il n’y a eu que 7 voix d’exprimées, 1 pour Mélenchon, 3 pour Hamon, et 3 pour Fillon !
    En Syrie : il n’y a eu que 43 voix d’exprimées, 1 pour Hamon, 2 pour Mélenchon, 2 pour Le Pen, 6 pour Macron, et 32 pour Fillon !
    A part ces pays, le pays où la participation est la plus faible est israel (entre 10 et 20%).

    En israel : 60% pour Fillon ; 31% pour Macron ; 3.7% pour Le Pen ; 1.6% pour Mélenchon
    Au Liban : 61% pour Fillon ; 16% pour Macron ; 12% pour Le Pen ; 7% pour Mélenchon
    Le Maroc se distingue avec de très forts scores (plus de 30%) pour Mélenchon à Fes, Rabat et Tanger, mais de très fort scores (plus de 35%) pour Fillon à Agadir et Marrakech

    Sinon, Le Pen fait 27% en Biélorussie et à Djibouti, et 32% à Assomption, en Argentine
    Mélenchon fait plus de 30% au Laos, en Mongolie, au Mozambique, au Soudan et en Tunisie, mais aussi 32% à Reykjavik en Islande, et frôle les 30% à Ouagadougou, Montréal, Calcutta et Kyoto
    Sans compter israel, le Liban et la Syrie où il explose les scores, Fillon fait plus de 40% en Arménie, en Côte d’Ivoire, aux Émirats Arabes Unis, au Kazakhstan, à Maurice, Monaco, Panama et en Russie
    et Macron est élu des le premier tour en Algérie, Allemagne, Danemark, États-Unis, Pays Bas, Royaume Uni, Suède, Zimbabwe, et il fait même 64% à Djouba en Éthiopie (9 des 14 suffrages exprimés !)

    Déjà discuté là :
    https://seenthis.net/messages/595080

    #France #Elections_présidentielles_2017

    • Résultat du second tour de l’élection présidentielle française de 2017 à l’étranger :
      http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/services-aux-citoyens/actualites/article/election-presidentielle-retrouvez-les-resultats-du-second-tour-pour-

      Au second tour, à l’international, Macron frôle les 90%, donc il n’y a pas grand chose à regarder : dans certaines circonscriptions en Afrique du Sud, en Irak, en Libye, au Pakistan ou au Sénégal, il fait même 100% !

      Marine Le Pen est quand même majoritaire dans quelques circonscriptions, comme Ekaterinbourg en Russie (4 voix pour elle, 3 pour Macron !) et Damas en Syrie (9 pour elle, 5 pour Macron, 1 vote blanc).

      Il faut donc regarder l’abstention, les blancs et nuls. Israel a le record de l’abstention (83%), avec aussi la Libye, Sainte Lucie, le Sénégal et la Syrie (98% d’abstention, 15 votants sur 807 inscrits), mais ce sont à peu près les mêmes pays qui se sont abstenus au premier tour.

      Il n’est pas facile de regarder les blancs et nuls dont les chiffres sont donnés en brut, mais à première vue les taux ne sont pas extraordinaires, sauf pour quelques villes : Genève a le record des blancs et nuls (plus de 3000 au second tour contre 600 au premier tour), suivis par Bruxelles (près de 2000 contre 300 au premier tour), Londres et Montréal (plus de 1000 contre respectivement 400 et 200 au premier tour), Beyrouth (plus de 400 contre 90 au premier tour) et, dans une moindre mesure, Ouagadougou et Calcutta. Dans toutes ces villes, Marine Le Pen fait un score minable, sauf à Beyrouth où elle fait plus de 31% des voix !

      Evolution entre les deux tours :

      Bruxelles : 2000 contre 321 au premier tour
      Beyrouth : 432 contre 87 au premier tour
      Genève : 3229 contre 636 au premier tour
      Montréal : 1084 contre 225 au premier tour
      Londres : 1033 contre 375 au premier tour

      Bruxelles : Participation : -3% ; Blancs et Nuls : +500%
      Beyrouth : Participation : -13% ; Blancs et Nuls : +400%
      Genève : Participation : +0.2% ; Blancs et Nuls : +400%
      Montréal : Participation : +6% ; Blancs et Nuls : +400%
      Londres : Participation : +7% ; Blancs et Nuls : +200%

      Aussi signalé ici :
      https://seenthis.net/messages/597307


  • Perspective has a strong effect on the calculation of historical contributions to global warming
    http://iopscience.iop.org/article/10.1088/1748-9326/aa5b0a/meta;jsessionid=68A56DF36C899F1A09E6CA18D4D3C6CD.c2.iopscience.cld.i


    Selon la méthode utilisée, les contributions historiques (1850-2012) de chaque pays au réchauffement global peuvent varier grandement. Ici les pays de l’annexe 1 (pays développés) y contribuent à hauteur de 68% (1ère ligne de la fig. a : en ne comptant que les émissions de CO2 issues des combustibles fossiles) ou bien de 44% (avant-dernière ligne : incluant les 6 gaz du protocole de Kyoto et autres composés dont le forçage radiatif est positif (c’est comme ça que je le comprends en tout cas)).

    A la question relative à ce qui est compté (gaz, aérosols, changement d’usage des sols, autres variables climatiques affectant la température), s’en ajoutent d’autres : à partir de quand commence-t-on le calcul ? ; quand clôture-t-on le calcul ? ; faut-il compter les émissions liées aux combustibles extraits dans le pays, celles ayant lieu dans le pays, ou celles liées à ce qui est consommé dans le pays ? ; enfin quel indicateur climatique utilise-t-on (le changement de température, le contenu thermique des océans, événements extrêmes, coût des catastrophes...) ? Bref, c’est indémêlable, d’autant qu’il est acté que ce sont les pays qui décident eux-mêmes de leurs engagements, et donc de leurs critères.

    Our results support the view that there is no simple and single correct answer to the question of how much each country has contributed to global warming. Too many fundamental value-related and ethical questions, to which it is not possible to agree upon a single answer, remain.

    #climat


  • Les justiciers plébiscités par les bébés

    http://www.lemonde.fr/sciences/article/2017/01/30/les-justiciers-plebiscites-par-les-bebes_5071770_1650684.html

    Une étude japonaise montre que, dès 6 mois, les nourrissons sont capables de comprendre les relations d’oppression. Et vont vers ceux qui défendent les victimes.

    En ces temps de trumpisme triomphant, la figure peut paraître désuète. Il n’empêche : le défenseur de la veuve et de l’orphelin, celui qui se lève dans le métro pour protéger une jeune fille agressée par deux vilains, ­Robin des bois du quotidien, fait toujours recette. Zorro, Tintin, Lucky Luke : le culte du bien et du mal mais aussi du courage désintéressé nous est inculqué dès l’enfance. A moins que les créateurs de héros pour la jeunesse ne surfent sur nos ressorts profonds.

    Des expériences avaient déjà montré que, dès 3 ans, les enfants, placés devant une situation de harcèlement, portaient majoritairement secours à la victime. Une étude publiée le 30 janvier dans Nature Human Behaviour révèle que cette propension est plus précoce encore. « Notre admiration prend en réalité racine dans l’esprit du nourrisson », assure Yasuhiro Kanakogi, le premier signataire de l’article. Lui et ses collègues de l’université de Kyoto y affirment que, dès 6 mois, les nourrissons plébiscitent le tiers qui intervient dans un conflit pour protéger le faible contre le fort et dédaignent au contraire le spectateur inactif. Et un point pour Rousseau !

    Dispositif original

    Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs de l’université de Kyoto ont mis en place un dispositif original. Ils ont placé les bébés face à des dessins animés dans lesquels une petite sphère bleue agresse une petite sphère jaune, sous les yeux successifs de deux petits cubes. Le vert intervient en se plaçant entre les deux belligérants. Le rouge laisse au contraire l’action se poursuivre. Puis les ­enfants sont invités à choisir ­entre deux cubes – des vrais – de chacune des deux dernières couleurs. Dix-sept sur 20 optent pour le cube vert. Le résultat inverse est obtenu lorsque le héros de la ­vidéo était le cube rouge.

    Dans ce dispositif original, les cubes verts et rouges voient la sphère bleue poursuivre et agresser la jaune. Le vert s’interpose, pas le rouge. Les bébés choisissent le cube vert et plébiscitent ainsi le pacificateur.
    Les scientifiques ont immédiatement émis des objections. Etait-ce bien l’intervention d’un tiers dans une « interaction ­sociale négative » que les bébés approuvaient ? Ne s’opposaient-ils pas simplement à un « événement physique », à savoir le ­contact ­entre deux objets ? Ils ont donc ­répété l’opération en modifiant quelques paramètres. Contrairement à la première expérience, les yeux des deux sphères ont été déstructurés, perdant leur caractère humain. Par ailleurs, la jaune n’est plus déformée par son adversaire, juste poussée. Le résultat n’a plus rien à voir : 10 bébés pour chaque couleur. « C’est donc bien une interaction sociale qui fait ­réagir le nourrisson », concluent les scientifiques.

    Mais celle-ci doit-elle être agressive ? Les bébés peuvent aussi bien avoir soutenu le cube qui agit, quelles que soient les conditions. Les scientifiques ont donc reproduit la même opération (en remettant les yeux), mais en ­retirant toute forme d’agression. Les deux sphères se courent après, sans dommage, et le cube vert vient les séparer. Là encore, les bébés ne manifestent pas de « préférence significative » (8 verts, 12 rouges).

    Les scientifiques japonais n’en ont pas encore fini. Pour s’assurer que les bébés soutiennent bien l’intervention d’un tiers dans une agression, encore faut-il qu’ils fassent la différence entre l’agresseur et l’agressé. Ils ont eu recours à une autre méthode : la mesure de l’attention des nourrissons. Ils ont présenté aux bébés deux ­vidéos dans lesquelles le petit cube, pour mettre fin à l’affrontement, attaquait l’une ou l’autre sphère. Les bébés sont restés « nettement plus longtemps attentifs à la scène inattendue », celle où la victime était punie par le sauveur.

    Notion d’intention

    Symétriquement, les chercheurs ont proposé deux autres vidéos dans lesquelles le cube séparait les belligérants, en aidant l’un, ou l’autre. Et, là encore, le décalage entre l’action attendue et la réalité a été privilégié – en l’espèce, la scène où le justicier aidait l’agresseur. Pour les chercheurs, « cela prouve bien que les nourrissons comprennent les relations de pouvoir entre ces acteurs ».

    Une dernière question s’est alors posée à eux : les bébés sont-ils capables de discerner une ­intervention intentionnelle ? Des études précédentes, conduites dans d’autres situations, laissaient penser que la notion d’intention apparaissait autour de 8 mois. Les scientifiques de Kyoto ont présenté deux situations aux bébés. Dans la première, le cube commençait par suivre la poursuite des deux sphères avant ­d’intervenir pour mettre fin à l’agression ; dans la seconde, son intervention était soudaine, non préméditée. Les nourrissons de 6 mois n’ont pas fait la différence. Un groupe témoin d’enfants de 10 mois a clairement privilégié l’action intentionnelle.

    « On découvre des capacités toujours plus précoces qui suggèrent que les bébés ont, dans bien des cas, des dispositions remarquables à se représenter ce que les autres pensent, à se représenter les relations sociales, ou encore à se représenter les actions et à évaluer leurs conséquences, souligne Olivier Mascaro, de l’Institut des sciences cognitives (CNRS/Lyon1). Un large champ de recherche s’ouvre donc, avec la possibilité de comprendre les origines de nos capacités sociales dans la toute petite enfance, avant même l’émergence du langage. » Pour ce qui est de l’intervention d’un tiers, les Japonais ont fixé un premier cadre. A 6 mois, les enfants soutiennent le héros, même accidentel. A 10 mois, ils plébiscitent le pompier volontaire. Et, à 3 ans, ils jouent les justiciers dans les bacs à sable. « Détailler comment les enfants passent du soutien à l’action sera le prochain défi de nos collègues », conclut l’équipe japonaise. Sans doute estiment-ils leur avoir déjà tendu la main.


  • Le Japon met fin au projet Monju, un surgénérateur devenu gouffre financier
    http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2016/12/22/le-japon-met-fin-au-projet-monju-un-surgenerateur-devenu-gouffre-financier_5

    Le Japon a choisi de renoncer définitivement à Monju, son surgénérateur expérimental qui a cumulé les déconvenues depuis vingt ans. « Nous allons démanteler Monju, a confirmé mercredi 21 décembre le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga, en raison du temps et des sommes considérables qui seraient nécessaires à son redémarrage. »

    D’après les calculs du gouvernement, le démantèlement de l’installation à l’arrêt depuis 2010, bâtie dans le département de Fukui (centre), devrait prendre trente ans et coûter 375 milliards de yens (3,1 milliards d’euros).

    Ce montant reste inférieur à l’adaptation aux nouvelles normes de sécurité, estimée à 500 milliards de yens (4,1 milliards d’euros). Le surgénérateur a déjà coûté plus de 1 200 milliards de yens (9,8 milliards d’euros) au Japon. Son entretien revient à 20 milliards de yens (163 millions d’euros) par an.

    #nucléaire

    • Le Japon a choisi de renoncer définitivement à Monju, son surgénérateur expérimental qui a cumulé les déconvenues depuis vingt ans. « Nous allons démanteler Monju, a confirmé mercredi 21 décembre le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga, en raison du temps et des sommes considérables qui seraient nécessaires à son redémarrage. »
      D’après les calculs du gouvernement, le démantèlement de l’installation à l’arrêt depuis 2010, bâtie dans le département de Fukui (centre), devrait prendre trente ans et coûter 375 milliards de yens (3,1 milliards d’euros).

      Ce montant reste inférieur à l’adaptation aux nouvelles normes de sécurité, estimée à 500 milliards de yens (4,1 milliards d’euros). Le surgénérateur a déjà coûté plus de 1 200 milliards de yens (9,8 milliards d’euros) au Japon. Son entretien revient à 20 milliards de yens (163 millions d’euros) par an.

      Un projet qui remonte aux années 1960

      L’idée de ce surgénérateur expérimental, ou réacteur à neutrons rapides, remonte aux années 1960. Le Japon avait alors décidé de se lancer dans le cycle du combustible nucléaire.

      La construction de Monju a commencé en 1986. Le réacteur a atteint le seuil de criticité en 1994 avant d’être connecté au réseau en août de l’année suivante. Or, en décembre 1995, une grave fuite de 700 kg de sodium du circuit secondaire de refroidissement s’est traduite par un premier arrêt.
      L’incident, l’un des plus graves de l’histoire du nucléaire japonais avant Fukushima, a, dans un premier temps, été minimisé par l’opérateur JNC, l’Institut japonais du cycle nucléaire, devenu en 2004 l’Agence japonaise de l’énergie atomique (JAEA) au terme d’une refonte du secteur.
      Il a été suivi d’une série de procès sur la sécurité du site, bâti à la verticale d’une faille active non loin de 14 réacteurs nucléaires et à une centaine de kilomètres de Kyoto, ville d’un million et demi d’habitants.

      En mars 2010, malgré l’opposition de dizaines de scientifiques inquiets de l’absence de vérification de l’état des circuits ou de l’intégrité du combustible dans le réacteur, les autorités de sûreté ont accepté son redémarrage. Un accident en août de la même année l’a contraint à un nouvel arrêt.

      En 2015, l’autorité de régulation du nucléaire (ARN) a recommandé au gouvernement de changer l’opérateur du site. Accusée de négligences graves et de dissimulation d’informations, la JAEA était considérée comme « dans l’incapacité de gérer Monju en toute sécurité ».

      Le Japon maintient ses ambitions dans le nucléaire

      Depuis, les débats sont vifs sur l’avenir du surgénérateur. Le ministère de l’éducation et de la recherche, le MEXT, voulait le conserver. Le gouverneur du département de Fukui Issei Nishikawa également. Il redoute la fin des importantes subventions versées aux collectivités locales pour l’accueil d’installations nucléaires. Les collectivités devant donner leur accord pour l’arrêt, elles pourraient retarder le démantèlement de Monju.

      Le ministère de l’économie, le METI tout-puissant en matière de politique nucléaire, privilégiait la fermeture, et le gouvernement a tranché dans ce sens. Outre l’absence de perspectives commerciales pour la technologie et d’alternative sérieuse à la JAEA, il craindrait que la gabegie associée à Monju ne nuise un peu plus au nucléaire dans l’archipel.
      L’image de cette technologie reste affectée par la gestion discutée de la catastrophe nucléaire de Fukushima de 2011, dont le coût a été revu à la hausse le 9 décembre, à 21 500 milliards de yens (176 milliards d’euros).

      La fin de Monju n’empêche pas le Japon de maintenir son ambition sur le cycle du combustible nucléaire. Pour le ministre de l’Economie, Hiroshige Seko, il s’agit même du « cœur de notre politique énergétique ». Le pays espère ainsi réduire son stock de 47,8 tonnes de plutonium.

      Pour cela, les autorités tablent sur le petit réacteur à neutrons rapides de Joyo, construit dans les années 1970 dans le département d’Ibaraki (est), et sur l’installation de retraitement de Rokkasho du département d’Aomori (Nord), qui devrait entrer en service en 2018.

      Le site de Monju accueillera des installations de recherche. Le Japon pourrait participer au projet de réacteur français à neutrons rapides ASTRID.


  • Un test sanguin de routine prédit la durée de survie des patients atteints d’un cancer | Santé Magazine
    http://www.santemagazine.fr/actualite-un-test-sanguin-de-routine-predit-la-duree-de-survie-des-pat

    Les chercheurs ont développé six modèles de pronostic en travaillant avec 5 000 patients cancéreux recevant une chimiothérapie à l’hôpital universitaire de Kyoto au Japon. Ils ont pour cela mesuré trois composés dans leur sang : l’albumine (protéine la plus importante dans le sang), les neutrophiles (un type de globules blancs), et la lactate déshydrogénase (enzyme importante dans le métabolisme des sucres).

    Ces six modèles peuvent être utilisés à n’importe quel moment après l’initiation du traitement, une caractéristique importante puisque l’état du patient peut changer. Ils permettent donc aux médecins de réévaluer le pronostic à n’importe quel moment. Les chercheurs ont testé la valeur prédictive de leur test sanguin chez 1.015 patients : 385 patients en service de soins palliatifs à l’hôpital, 464 en unités de soins palliatifs et 166 en soins palliatifs à domicile.

    « Nous avons constaté que les modèles avaient une bonne capacité à prédire qu’un patient décéderait dans un à trois mois. La prédiction était exacte dans 75 à 80% des cas, explique le Dr Uneno, avant de conclure : ce test pourrait être une aide à la décision pour les professionnels de santé et les patients. Une prédiction précise du taux de survie permet à ces derniers suffisamment de temps pour se préparer à une mort imminente et est vitale pour planifier des soins palliatifs efficaces ».

    • L’annonce de la communication au congrès

      ESMO Asia 2016 Press Release : Routine Blood Test Predicts How Long Cancer Patients Will Survive | ESMO
      http://www.esmo.org/Conferences/ESMO-Asia-2016-Congress/News/Routine-Blood-Test-Predicts-How-Long-Cancer-Patients-Will-Survive

      This sub-analysis included 1,015 patients, of whom 385 were based with palliative care teams in hospital, 464 were in palliative care units, and 166 were receiving palliative care services at home. The investigators performed receiver operating characteristic (ROC) analysis to calculate the ability of the SAP models to predict death in cancer patients in the palliative care setting. The area under the curve (AUC) for predicting death within 1–3 months ranged from 0.75 to 0.80.

      Dr Uneno said: “We found that the SAP models had a good ability to predict that a patient would die in one to three months. The prediction was accurate in 75–80% of cases. The SAP models could be a promising decision aid for healthcare professionals and patients. Accurate prediction of survival allows patients adequate time to prepare for their impending death5 and is vital for planning effective palliative care.

    • Si le texte de l’article français est bien une traduction du texte anglais, on notera que une « surface sous la courbe » de la « courbe d’efficacité » du test (l’AUC du ROC) a une signification un peu plus compliquée que 75% à 80% de précision…

      Dans le meilleur des cas (allez, je garde juste le 80%) il y a donc 1 chance sur 5 que le test prévoie la survie pour un patient qui va décéder ainsi que 1 chance sur 5 pour qu’il prévoie le décès d’un patient qui ne décédera pas.

      Et avec 75%, on passe à 1 chance sur 4…


  • Réfugiés écologiques : comment le climat façonne les migrations - Le Labo des Savoirs
    http://labodessavoirs.fr/emissions-du-labo/refugies-ecologiques-comment-le-climat-faconne-les-migrations

    Selon la définition de l’Organisation internationale des migrations, un migrant environnemental est une personne qui « pour des raisons contraignantes de changement soudain ou progressif de l’environnement (…) est obligée de quitter sa résidence habituelle ». Ce statut, récemment défini par l’ONU, n’offre pour autant aucune reconnaissance juridique, et empêche donc de dresser des statistiques précises. On a beau parler du réchauffement climatique depuis quarante ans, cela fait vingt ans seulement que les gouvernements de ce monde s’y intéressent – plus exactement depuis la conférence de Kyoto en 1997 – et encore moins que la question des éco-réfugiés est débattue… Pourtant, force est de constater que ces déplacements contraints par Dame Nature ne sont pas nouveaux… Entre 1992 et 1993 par exemple, les agriculteurs du Mozambique, en Afrique de l’Est, ont migré en nombre vers la Zambie voisine car leurs terres n’étaient plus fertiles… À l’époque, on parlait de famine, mais c’est bien la sécheresse causée par l’avancée du désert de Namibie qui a, en définitive, contraint ces cultivateurs à quitter leur pays… La nature… Et l’homme dans tout ça ? « En transformant son environnement physique, ne le rend-il pas plus vulnérable aux désastres ? » se demande la géographe Véronique Lassailly-Jacob dans un article publié dans la Revue européenne des migrations internationales… C’est ainsi que la pression démographique et le contexte politique ont joué un rôle majeur dans l’étendue des dévastations provoquées par les inondations du fleuve Yangtsé Jiang en Chine, pendant l’été 1998… Ces catastrophes ont été imputées aux pluies de mousson, mais très peu de personnes ont mentionné le rôle de la déforestation massive du bassin du fleuve : 85 % des forêts avaient été rasées… Comment le climat façonne les migrations ? C’est le thème de cette émission…


  • Botched English Translation in Kyoto Implies Elderly People Are “Terrible Drivers” · Global Voices
    https://globalvoices.org/2016/10/02/botched-english-translation-in-kyoto-implies-elderly-people-are-terrib

    A notice board displayed at the newly opened Kyoto Driver’s License Renewal Center last month featured a rather unfortunate mistranslation. The Japanese word 高齢運転者 (koreiuntensha), meaning “senior driver”, was incorrectly — and perhaps mischievously — translated as “terrible driver”.

    The mistranslation was displayed on electronic noticeboards both at the entrance to and inside the center from September 1-20.

    #marrant #traduction #lost_in_translation


  • Satellite eye on Australia’s vegetation
    TERN - Terrestrial Ecosystem Research Network: Newsletter 2016 Mar AusCover Biomass
    http://www.tern.org.au/Newsletter-2016-Mar-AusCover-Biomass-pg31410.html

    Australia is a vast country with a wide range of diverse ecosystems. To gain an understanding of their values in terms of, for example, carbon stocks and biodiversity, and how these change over time, we need to make use of our extensive archive of satellite remote sensing data. By exploiting these data, we can quantify the state of ecosystems, their dynamics and the impacts of different land use and management policies and practices.

    TERN’s AusCover facility is taking a leading role in working with state, national and international stakeholders to improve access to satellite sensor data and facilitate the generation of products relevant to the Australian environment.

    In conjunction with TERN AusCover, the Joint Remote Sensing Research Program (JRSRP), which is run out of the University of Queensland, has been working with Australian and international scientists to generate detailed national maps of the structure (height and cover) and biomass of woody vegetation and to construct a National Biomass Library. These datasets and repositories provide essential baselines against which future changes in the biomass and structure of vegetation can be quantified.The team, which includes Dr. John Armston and Dr. Peter Scarth (QLD Department of Science, Information Technology and Innovation and the University of Queensland), Professor Richard Lucas (University of New South Wales), Dr. Peter Bunting (Aberystwyth University, UK) and Dr. Dan Clewley (Plymouth Marine Laboratory, UK) have been collaborating with the Japanese Aerospace Exploration Agency (JAXA) on their Kyoto and Carbon (K&C) Initiative for over a decade.


    #Australie #image_satelitte #biomasse #végétation #cartographie


  • LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ANTHROPIQUE, UN MENSONGE QUI ARRANGE
    Antoine, janvier 2016

    La COP21 qui s’est tenue à Paris en décembre 2015, pour accoucher d’une broutille, a remis la question du climat sur le devant de la scène politico-médiatique et m’a donné envie de faire le point sur ce sujet controversé. Le dernier « résumé pour les décideurs » de 2014 publié par le GIEC, agence de l’ONU, a servi de base de travail lors de cette grande foire internationale.
    L’ONU (Organisation des Nations unies) est une organisation internationale censée apporter la paix dans le monde. Elle comprend de nombreuses agences qui sont malheureusement au service des multinationales et des élites politiques, et pas au service des peuples.
    L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) par exemple, suite à un accord de 1959, n’a pas le droit de s’exprimer, ni d’agir en faveur des populations contaminées par la radioactivité sans l’aval de l’AIEA (Agence Internationale de l’Énergie Atomique)
    L’AIEA est un autre exemple de structure de l’ONU peu indépendante, à la fois gendarme (très gentil) et complice de la prolifération nucléaire dans le monde. Fukushima en est une illustration magistrale : depuis le 11 mars 2011, début de ce terrible accident nucléaire, l’AIEA s’emploie à minimiser la gravité de la catastrophe pour ne pas nuire au développement de l’énergie nucléaire dans le monde.
    Je pense aussi à la FAO (Organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) qui prend comme alibi la faim dans le monde (qu’elle a peu combattu) pour promouvoir le développement des OGM.
    Mais revenons au GIEC, l’agence de l’ONU la plus médiatisée ces dernières années. Il y a en effet un enjeu financier colossal autour des choix énergétiques, et bien sûr un lobbying effroyable.

    LA CRÉATION DU GIEC

    Le GIEC fut créé en 1988 à la demande du G7 (G20 aujourd’hui) sous la pression de Ronald Reagan et Margaret Thatcher. 
    Dans les années 1970 Thatcher, premier ministre, était en difficulté à cause des mineurs britanniques qui menaient de fortes grèves générant coupures d’électricité. Elle n’avait pas confiance dans les compagnies pétrolières ; sa préférence était l’énergie nucléaire.
    En 1979, à Genève, se tient la première Conférence mondiale sur le climat. Alors que la crainte dans ces années là était celle d’un refroidissement planétaire, est déclaré que le dioxyde de carbone(CO2) émis par les activités humaines pourrait réchauffer la planète et avoir de graves conséquences.
Très opportuniste, Margaret Thatcher s’empare de cette pensée nouvelle pour faire la promotion de l’énergie nucléaire. La France déjà très engagée dans le nucléaire, sous la présidence de François Mitterrand, avec Jacques Delors président de la Commission européenne et représentant la France lors des grands sommets internationaux, appuie cette ligne politique.
    Et le GIEC (Groupe Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat) va naître en novembre 1988 et tout faire pour prouver la véracité de ce réchauffement climatique anthropique. Le lobby nucléaire y est dès le départ très présent.
Il est amusant de constater que le GIEC s’est renommé « Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat » dans les traductions suivantes. L’appellation anglophone IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change) ne contient pas ce mot. Le GIEC est un « Groupe Intergouvernemental » c’est à dire avant tout une structure soumise aux forces politiques.

    UN MENSONGE QUI ARRANGE

    Depuis sa création le GIEC publie tous les six ans environ un épais rapport de plusieurs milliers de pages, ainsi qu’un « résumé pour les décideurs » de 20 à 40 pages servant de base aux négociations climatiques internationales. Le cinquième et dernier rapport date de 2014. Au fil des ans, ces résumés sont devenus de plus en plus illisibles.
    Les trois premiers rapports du GIEC restaient prudents. En 1995, le GIEC concluait en disant qu’aucune des études n’avait apporté la preuve que le changement climatique puisse être attribué aux gaz à effet de serre. En 2001, le GIEC soulignait qu’en matière de modélisation du climat, ils étaient face à un « système chaotique couplé et non linéaire » et que les prédictions à long terme s’avéraient impossibles.
    Mais dès le 4 ème rapport (AR4), fin 2007, sans aucune donnée nouvelle, le GIEC affirme que la réalité et l’ampleur du réchauffement climatique sont « sans équivoque ». L’effet de serre du CO2 serait la cause d’un réchauffement pouvant atteindre 6,4° en 2100 si rien n’était fait ; cela provoquerait aridité, désertification, catastrophes climatiques et montée des océans. Des prédictions avec un écart allant de 0,2° à 6,4° ! Une marge d’incertitude invalidant leurs conclusions.
    AR4 affirmait entre autres que les glaciers de l’Himalaya pourraient disparaître en 2035 voire avant. Le GIEC dût démentir en 2010 suite aux protestations des scientifiques. Des études ont confirmé qu’il n’y avait aucun recul inquiétant des glaciers en Himalaya et plusieurs scientifiques et ex-experts du GIEC démissionnèrent pour exprimer leurs désaccords quant aux méthodes de travail et ses conclusions.
    En tant que vice-président dans l’administration Clinton, Al Gore aida à promouvoir le protocole de Kyoto en 1997, traité international visant à réduire les émissions de CO2.
    En 2006, dans son film « une vérité qui dérange », Al Gore se met en scène pour expliquer la future catastrophe planétaire liée aux activités humaines. Ce film quasi hollywoodien très médiatisé, avec ses images d’apocalypse et sa courbe impressionnante « en crosse de hockey » pour illustrer le réchauffement depuis la période industrielle, eut un retentissement international.
    Mais cette courbe était fausse ! (et ce n’était pas la seule erreur). Elle avait été sciemment falsifiée. Ce mensonge scandaleux à des fins idéologiques aurait dû entraîner la dissolution du GIEC. Mais non, le GIEC admit son « erreur », la courbe disparut du rapport suivant et le film reçut 5 prix, 2 nominations et le prix Nobel de la paix fut attribué en 2007 au GIEC et à Al Gore !!
    Puis il y eut en 2009, peu avant le sommet de Copenhague, la « Climategate », autre affaire très grave. Des hackers avaient diffusé plus de 5000 e-mails de hauts membres du GIEC. Dans ces échanges apparaissaient clairement les manipulations des données scientifiques pour les faire coller à leur théorie réchauffiste, ainsi que des rapports de scientifiques censurés « comme non conforme » à la version officielle du GIEC. On y vit aussi leurs méthodes d’intimidation contre ces scientifiques « dissidents ».
    Le président du GIEC, Rajendra Pachauri, faisant l’objet d’une plainte pour harcèlement sexuel, dût démissionner le 24 Février 2015. Ce n’était pas le seul scandale le concernant ; il était également visé par des accusations de conflits d’intérêts et d’enrichissement personnel.
    Dans le 5ème et dernier rapport (2014), sans nouvelles données scientifiques, le GIEC devient plus affirmatif encore : le réchauffement du système climatique est dû aux activités humaines (probabilité de plus de 95 %) et il faut mettre fin à l’utilisation des énergies fossiles, principales responsables.

    QU’EN EST-IL DE CE SOI-DISANT RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ANTHROPIQUE ?

    Tout d’abord, il est bon de rappeler que le climat de la Terre n’a jamais été constant et a sans cesse changé. De plus la climatologie est une science récente qui ne s’est développée qu’après la seconde guerre mondiale.
    L’atmosphère de la Terre se compose d’une multitude de gaz dont une petite partie sont des gaz à effet de serre. Le principal gaz à effet de serre est la vapeur d’eau (H20). Heureusement qu’elle est là sinon il y aurait sur Terre 30°C de moins, soit une température moyenne de -18°C.
    Le C02 est un gaz à effet de serre assez mineur ; c’est le seul qui augmente de façon significative. Depuis 20 ans, son augmentation semble se limiter d’elle-même dans une période pourtant fortement émettrice.
    Pourquoi le CO2 a t-il augmenté ? la raison principale semble avoir peu de lien avec les activités humaines, mais venir surtout des cycles solaires ; le soleil ayant connu une période d’activité intense depuis 1950, cause non prise en compte par le GIEC.
    La hausse des températures, du niveau des océans et le recul des glaciers seraient liés à la lente récupération de la Terre depuis 1715, fin du dernier « petit âge glaciaire ». Cette alternance entre petits âges glaciaires et périodes plus chaudes a pu être observée dans l’histoire de la Terre grâce à l’analyse des carottes glaciaires sur une période de 600 000 ans.
    Le CO2 suit les changements de températures. Il est une conséquence et non une cause. Quand il fait froid, les océans absorbent plus de CO2, et quand il fait chaud, c’est l’inverse, ils en rejettent davantage. Le taux de CO2 d’origine anthropique dans l’atmosphère serait d’environ 5 %.
    Les océans représentent la majeure partie de la surface du globe et constituent un immense réservoir de CO2 contenant 60 fois sa quantité dans l’atmosphère. 
Depuis 2003, 3000 balises Argo sont installées sur tous les océans du globe et leurs données sont transmises par satellite. Ces capteurs ne constatent aucune évolution significative de la température des océans depuis leur mise en place. 
Depuis le début du XXIème siècle, les instituts spécialisés parlent de « pause », le GIEC emploie le mot « hiatus ». Le taux de réchauffement durant la période 1970-1998 était d’environ 0,17°C par décennie, alors que durant 1998-2012, ce taux est passé à environ 0,04°C par décennie (chiffres du MET Office, un des 3 plus importants centres de météorologie mondiale, utilisés par le GIEC).
    Des records de température sont toujours observés, ce qui n’est pas en contradiction avec l’ambiance de fond qui, elle, est quasi stationnaire.
Il y a aussi le phénomène El Nino qui est à l’origine de phénomènes météo exceptionnels perturbant le climat planétaire. Il est particulièrement puissant en 2015-début 2016. Son influence reste faible en Europe.

    DES PRÉDICTIONS PEU SCIENTIFIQUES

    Les mesures récentes, en particulier celles provenant des satellites et des balises Argo, sont trop éloignées des projections du GIEC pour valider leur théorie. De plus leurs modélisations ne concordent pas avec les cycles du passé. Comment pourraient-ils faire des prédictions justes pour l’avenir !?
    Un rapport très complet datant de 2009, signé par 37 spécialistes internationaux concluait par : les causes anthropiques du changement climatique restent marginales devant les causes naturelles.
    Le soleil sortirait d’un cycle d’environ 60 ans d’activité intense et la tendance pourrait s’inverser et amener alors un refroidissement jusqu’en 2030.
    De nombreux facteurs ont une influence sur le climat : les cycles solaires, le rayonnement cosmique (c’est à dire les particules chargées d’énergie qui pénètrent dans l’atmosphère terrestre), la formation des nuages, la dynamique des océans, le volcanisme et d’autres encore.
Les phénomènes météorologiques sont de nature chaotique et d’une prédiction aléatoire. La prévision climatique est complexe. Personne n’est en mesure de savoir vers quoi évoluera le climat d’ici la fin du XXIème siècle.
    Malgré ce catastrophisme autour du réchauffement climatique, la banquise antarctique s’étend depuis 30 ans, les glaces arctiques ré-augmentent depuis 2013, les glaciers himalayens restent stables et les ours polaires ont l’air de bien se porter. Mais de tout ça, les médias ne parlent pas.
Et puis, si même il devait y avoir un réchauffement climatique, il faudrait une étude scientifique sérieuse pour savoir si cela représenterait vraiment une catastrophe.
    L’être humain et l’animal ne peuvent vivre sans oxygène comme les plantes ne peuvent se passer de CO2. Le CO2 est couramment utilisé dans les serres pour accroître le rendement des cultures. Aujourd’hui, le pourcentage de CO2 dans l’atmosphère est de 0,04%. Un humain peut vivre dans une atmosphère contenant jusqu’à 5% de CO2. A ne pas confondre avec le monoxyde de carbone (CO), gaz toxique qui résulte de la combustion incomplète du bois, charbon, pétrole, gaz, etc...

    QUE PENSER DE TOUT ÇA ?

    Tout d’abord, les différentes affaires, erreurs et mensonges montrent qu’il n’y a aucune rigueur scientifique dans les travaux du GIEC, une structure pourtant censée synthétiser les travaux de qualité de nombreux scientifiques.
Nous subissons une effroyable propagande idéologique. Il est d’ailleurs politiquement très incorrect de contester leurs thèses et tout est fait pour discréditer les contradicteurs en les raillant ou en censurant leur travail. D’où les départs de scientifiques du GIEC ( ou leur prises de position contredisant la doxa réchauffiste, comme Judith Curry, une des climatologues les plus emblématiques )
    Et surtout, il apparaît clairement qu’il y a de graves problèmes bien plus urgents à se préoccuper que cet éventuel réchauffement climatique futur.
    Le matraquage permanent des médias autour de ce « global warming » anthropique sert à tout justifier : une inondation inédite, une tornade comme jamais auparavant, des sécheresses dévastatrices de plus en sévères, des ouragans plus puissants que jamais, et même des truffes en baisse et des chenilles processionnaires en plus ! Diantre, vivrions nous les débuts de l’apocalypse ! Tout est pain béni pour servir ce dogme. 
    Face au GIEC, certains « climato-sceptiques » ont des intérêts politiques et financiers aussi peu louables. L’enjeu climatique oppose l’industrie pétrolière et l’industrie nucléaire. S’y ajoute le récent enjeu des énergies renouvelables, et les affrontements entre multinationales sont impitoyables. Cette fixation sur le CO2 est aussi un moyen de tenir à distance l’émergence économique des nouvelles puissances.
    Le GIEC tente de donner à l’industrie nucléaire une dernière chance. Concernant la France, il est peu probable qu’elle soit économiquement en mesure d’investir les sommes énormes qu’elle a dépensé depuis les années 1970 pour renouveler son parc nucléaire vieillissant. D’autant plus qu’il n’y a rien de nouveau depuis longtemps sur le plan technologique. Les EPR sont très coûteux, d’une technologie ancienne, dangereuse et pas au point.
    Quant au projet expérimental ITER à Cadarache sur la fusion nucléaire, il ne verra probablement jamais le jour. C’est un projet pharaonique des années 80, complètement obsolète, au coût faramineux encore inconnu, qu’ils n’arriveront pas même à construire. Une majorité de scientifiques n’y croit pas. (Je reviendrai prochainement sur ITER)
    Le nucléaire produit aujourd’hui à peine plus de 10% de l’électricité mondiale et ne représente que 1,8% de la consommation mondiale d’énergie. Malgré l’alibi d’être une « énergie décarbonée » pouvant lutter contre le réchauffement climatique, un nouvel essor de l’énergie nucléaire semble peu probable. La France se trouve donc dans une impasse avec des centrales dangereuses et vieillissantes qui fournissent 77 % de son énergie électrique.
    Mais une nouvelle économie repeinte en vert se porte bien et mise sur de juteux profits futurs grâce aux thèses du GIEC. Les cabinets et consultants sur « l’empreinte carbone » prospèrent. La vente des voitures électriques espère décoller.
    De nombreuses institutions environnementalistes (WWF, Réseau Action Climat, Greenpeace, Réseau Sortir du nucléaire,…) se sont bien sûr ralliées au discours dominant et à cette croisade, rejoignant ainsi pronucléaires et autres lobbies malpropres, et détournant les militants écologistes des vrais combats à mener. WWF et Greenpeace ont été associés au GIEC dès sa création.
    Le matraquage autour de ce réchauffement idéologique a réussi à formater la pensée de nombreux militants qui sont devenus les relais zélés de cette propagande. Les personnes contestant ce dogme ont vite droit à des insultes et se voient même traiter de révisionnistes !

    DE VRAIES CATASTROPHES SONT DEVANT NOS YEUX

    Le danger de la science comme de la religion est de faire d’une théorie une grille de lecture unique et imposée. Les croyances ne devraient pas avoir leur place dans une étude scientifique.
    Cette propagande sur une catastrophe climatique à venir permet de laisser dans l’ombre les catastrophes mondiales bien réelles, catastrophes à la fois humaines et environnementales : les guerres et la faim dans le monde, la pollution de l’air, des sols, des mers et des rivières (par des composants chimiques plus problématiques que le CO2), l’appauvrissement de la biodiversité, les déchets nucléaires...
    Impossible de passer sous silence la terrible catastrophe nucléaire en cours à Fukushima. Matsuhei Murata, ancien ambassadeur du Japon en Suisse, parlait, il y a quelques jours, d’un accident encore jamais vécu par l’humanité et toujours pas maîtrisé. Les cœurs fondus des réacteurs restent inaccessibles à cause de leur niveau de radiation, détruisant même les robots envoyés. De grandes quantités de radionucléides mortels sont rejetés sans cesse dans la mer et dans l’atmosphère, et ont atteint l’ouest des États-Unis. Aucune perspective de solution à ce jour. M.Murata souhaite que le Japon se retire de l’accueil des jeux Olympiques de 2020 pour consacrer tous les efforts à la crise de Fukushima.

    FERA-T-IL BEAU DEMAIN ?

    La COP21, à Paris en décembre 2015, a coûté plus de 180 millions d’€ et s’est terminée par un accord international, qualifié d’historique, ratifié par 195 États : stabiliser le réchauffement climatique dû aux activités humaines bien en dessous de 2°C d’ici à 2100 (sans aucun engagement chiffré des États).
Quel gaspillage d’argent public et quel égarement !
    L’Homme ne commande quasiment rien du climat de la Terre. Ce sont là des forces naturelles bien plus puissantes qui sont à l’œuvre. Qu’en sera t-il du climat et de la température de la fin du siècle ? Fera t-il plus chaud ou plus froid ? Nous l’ignorons !
    Le GIEC devrait être dissous. Rester aussi influent sur la scène internationale après une telle accumulation de mensonges, d’erreurs et de manipulations, montre la puissance des lobbies et forces politiques qui sont derrière cette structure.
    Si l’ONU et ses agences se démenaient autant pour le bienfait de l’humanité qu’elles le font pour le monde des affaires, nous pourrions être confiants dans l’avenir.
    Les multinationales ont pris le pouvoir et mènent le monde. Les dirigeants ne sont que des marionnettes pour les servir et nous endormir. Ils se plient aux impératifs du monde économique et délaissent les vrais problèmes de notre siècle.
    Il est urgent de remettre en cause nos sociétés occidentales, qui tirent le monde vers le pire, et de revoir radicalement leur fonctionnement (production, consommation, distribution)
    Parler du temps permet souvent de ne pas aborder les choses essentielles !

    INFORMATION

    Ce billet ne reflète en aucune manière une éventuelle position de la coordination anti-nucléaire du Sud-Est, mais son contenu est très largement partagé par ses participants, même s’il n’est pas unanime. La CANSE n’a d’autre "doctrine" que le contenu de sa charte, à savoir l’arrêt immédiat du nucléaire. Il est bien sûr du devoir de tous de manifester critiques, interrogations ou doutes quant au contenu des billets.
http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2016/01/07/un-mensonge-qui-arrange

    PRINCIPALES SOURCES

    GIEC (rapports graphiques,résumé) https://www.ipcc.ch/report/ar5/syr/index_fr.shtml
    Rapport complet : http://www.climatechange2013.org/images/report/WG1AR5_ALL_FINAL.pdf ( 374 Mo-1552 pages)
concernant le hiatus, voir TS.3 page 61/62/63 : http://www.climatechange2013.org/images/report/WG1AR5_TS_FINAL.pdf
    Les 3 pages extraites de ce rapport : Hiatus dans le rapport du GIEC
    "L’innocence du carbone, l’effet de serre remis en question" de François Gervais (2013)
    "Climat et capitalisme vert" de Philippe Pelletier (2015)
    "Le réchauffement de la planète : une escroquerie" (documentaire chaîne planet 2013) : https://www.youtube.com/watch?v=zBLTDscToOo


    http://www.wikistrike.com/article-climategate-hackers-sceptiques-rapports-du-giec-comment-ca-march
    L’effet de serre remis en question (2015) Conférence-débat avec François Gervais : https://www.youtube.com/watch?v=6XDdfCLY3TI

    Les indicateurs du climat :
    Antarctique : http://www.nasa.gov/content/goddard/antarctic-sea-ice-reaches-new-record-maximum
    Arctique : https://sites.google.com/site/arctischepinguin/home/piomas
    Himalaya : http://www.nasa.gov/content/goddard/antarctic-sea-ice-reaches-new-record-maximum

    DU DOGME DES PROPHÈTES

    Occuper le temps à parler des prédictions hypothétiques du temps qu’il va faire occulte l’intoxication générale de la nature et de notre mental qui ont lieu ici et maintenant.
    Ce que les prédicateurs du réchauffement climatique omettent en dit plus long sur leurs intentions que ce qu’ils affirment. Derrières les supposées conséquences catastrophiques du dioxyde de carbone se dissimule la réelle toxicité du monoxyde de carbone. C’est l’omission qui crée l’illusion.
    L’urgence climatique, comme État d’urgence permanent, est une croyance dogmatique, un enfumage médiatique qui empoisonne notre survie et masque l’urgence écologique et sociale de nos conditions d’existence.

    Lukas Stella


    CATASTROPHISME ET SOUMISSION DURABLE

    "En achevant de saper toutes les bases matérielles sur lesquelles elle reposait, la société industrielle crée des conditions d’insécurité, de précarité de tout, telles que seul un surcroît d’organisation, c’est-à-dire d’asservissement à la machine sociale, peut encore faire passer cet agrégat de terrifiantes incertitudes pour un monde viable."
    "Le catastrophisme exprime bien sûr avant tout les peurs et les tristes espoirs de tous ceux qui attendent leur salut d’une sécurisation par le renforcement des contraintes."

    René Riesel, Jaime Semprun, Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable, 2008


  • Interview de Jean-Baptiste COMBY
    http://universitepopulairetoulouse.fr/spip.php?article574

    Jean-Baptiste COMBY, invité par l’Université Populaire de Toulouse, sera à Toulouse le 14 janvier à 20h30 à la bourse du travail. Nous reproduisons ci dessous un interview qu’il avait donné au Nouvel Obs le 26 novembre 2015, également un lien pour écouter et voir une émission qui traite des médias et question climatique Votre ouvrage analyse la montée en puissance de la question climatique dans les médias généralistes depuis la grande conférence de Kyoto, en 1997. Comment avez-vous travaillé et (...)

    Ecologie & Politique

    #Ecologie_&_Politique
    http://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20151125.OBS0152/comment-le-discours-mediatique-sur-l-ecologie-est-devenu-une-mor
    https://www.youtube.com/watch?v=FLiNUVNscBc


  • Big Oil braced for global warming while it fought regulations
    http://graphics.latimes.com/oil-operations

    A few weeks before seminal climate change talks in Kyoto back in 1997, Mobil Oil took out a bluntly worded advertisement in the New York Times and Washington Post.

    “Let’s face it: The science of climate change is too uncertain to mandate a plan of action that could plunge economies into turmoil,” the ad said. “Scientists cannot predict with certainty if temperatures will increase, by how much and where changes will occur.”

    One year earlier, though, engineers at Mobil Oil were concerned enough about climate change to design and build a collection of exploration and production facilities along the Nova Scotia coast that made structural allowances for rising temperatures and sea levels.

    #climat #pollueurs #manipulateurs


  • banlieue-monde : Mais que s’est-il donc passé à la Bourse du Travail de Saint-Denis le vendredi 11 décembre 2015 ?

    http://banlieue-monde.blogspot.fr/2015/12/mais-que-sest-il-donc-passe-la-bourse.html

    Tariq Ramadan est de nationalité suisse, d’origine égyptienne. Il est islamologue, universitaire, écrivain. Il est professeur à l’Oriental Faculty et au St Antony’s college de l’Université d’Oxford, directeur de recherche à la faculté de Doha , chercheur (senior fellow) à l’Université de Doskisha (Kyoto).

    Il reprend l’analyse d’Alain Gresh et renchérit, rappelant les guerres étasuniennes pour « libérer » l’Afghanistan et la volonté de la France de mener une intervention militaire en Syrie, bien avant les attentats de 2001 et de 2015. Il estime que la banalisation du racisme antimusulman est liée au soutien au sionisme et à la politique israélienne. La situation en France est similaire à ce qui se passe aux Etats-Unis depuis le 11 septembre 2001.

    L’islamophobie est une stratégie de distraction , pour détourner les citoyens des échecs désastreux des politiques sociale et économique qui leur sont imposées. Il sert à faire accepter une politique sécuritaire, de surveillance, de délation, de suspicion, de peur, à suspendre le cadre légal et les droits de l’homme... Pour lui, cela disqualifie le gouvernement quant à son appel à faire barrage à l’extrême droite. Il fait référence à Naomi Klein ( auteure en 2008 de La stratégie du choc. La montée d’un capitalisme du désastre).

    Concernant l’islam, évidemment la condamnation des attentats terroristes est totale. Les musulmans n’ont pas à être mis en demeure de condamner pour prouver leur adhésion aux valeurs de la République ! Comme tous les citoyens, ils sont horrifiés et sont des victimes potentielles. Manuel Valls lui-même a déclaré, avant les élections, pour avoir les voix des musulmans, que l’islam est une religion de paix. Il considère que le mot « radicalisation » n’est pas à utiliser, parce qu’il laisse entendre implicitement que le terrorisme pourrait se justifier par un fondement religieux. Or, les jeunes « djihadistes » sont le plus souvent des nouveaux convertis à une religion dont ils n’ont qu’une approche superficielle. Il critique sur les plans philosophique et théologique les courants salafistes et littéralistes, mais il dénonce leur criminalisation, qui est d’ailleurs incohérente avec le soutien de la France aux Etats qui les financent ! Il n’y a pas, insiste-t-il, de discours religieux qui puisse justifier les crimes.

    Il faut « sortir de l’ornière d’une position victimaire » pour lutter contre l’islamophobie, contre l’instrumentalisation d’une fausse laïcité répressive et intrusive, et rassembler sur le plan national pour la justice sociale, contre la dérive liberticide pour tous, et sur le plan international, pour renforcer le mouvement anti-guerre, qui est essentiel mais encore minoritaire.