city:la marche

  •  » Pourquoi je participe à la grande marche du retour à Gaza « |Agence Media Palestine
    Fadi Abu Shammalah, 27 avril 2018
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/05/01/pourquoi-je-participe-a-la-grande-marche-du-retour-a-gaza

    (...) Les habitants de Gaza ont subi une tragédie après l’autre : des vagues de déplacements massifs, la vie dans des camps de réfugiés sordides, une économie piratée, un accès restreint aux zones de pêche, un siège asphyxiant et trois guerres au cours de ces neuf dernières années. Israël a imaginé qu’une fois la génération qui a connu la Nakba disparue, les jeunes renonceraient à notre rêve de retour. Je crois que c’est en partie pour cela qu’Israël maintient Gaza au bord de la catastrophe humanitaire – nos vies réduites à une lutte quotidienne pour la nourriture, l’eau, les médicaments et l’électricité, nous ne serions plus en état de nous soucier de plus nobles aspirations. La Marche prouve que ma génération n’a pas l’intention d’abandonner les rêves de son peuple.

    La Grande Marche du retour a galvanisé mon optimisme, mais je reste réaliste. La Marche, seule, ne mettra pas fin au siège et à l’occupation, ne résorbera pas l’énorme déséquilibre des forces entre Israël et les Palestiniens ni ne réparera les torts historiques. L’engagement se poursuit jusqu’à ce que tous les êtres humains dans la région puissent partager les mêmes droits. Mais je ne pouvais pas être plus impressionné par mon peuple ou être fier de lui – nous voir unis sous un même drapeau, avec une approbation quasi unanime des moyens pacifiques pour réclamer nos droits et affirmer notre humanité.

    Tous les vendredis, jusqu’au 15 mai, je continuerai à aller aux campements pour envoyer un message à la communauté internationale décrivant les conditions désastreuses dans lesquelles je suis obligé d’élever mes fils. J’irai, jusqu’à ce que je puisse apercevoir nos terres – nos arbres – de l’autre côté de la frontière militaire alors que les soldats israéliens me surveillent derrière leurs armes.

    Si Ali me demande pourquoi je retourne à la Grande Marche du Retour malgré le danger, je lui dirai ceci : J’aime la vie. Mais plus que ça, je t’aime, toi, Karam et Adam. Si risquer ma vie signifie que toi et tes frères aurez une chance de grandir, d’avoir un avenir digne, de vivre en paix avec vos voisins, dans un pays libre, alors c’est un risque que je dois prendre.

    #Marcheduretour


  • La marche des banlieues et après (1/4) : Les combats des premières générations immigrées
    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/la-marche-des-banlieues-et-apres-14-les-combats-des-premieres-generati


    Bordée par Puteaux, Courbevoie, Rueil Malmaison, ou Suresnes, Nanterre reste marquée par l’histoire de l’intégration des immigrés et de leurs enfants en France : les bidonvilles apparus en 1962, les foyers et les centres de transit, la lutte contre les crimes racistes et le combat pour obtenir des droits sociaux et syndicaux.

    En 68, il y a eu la grève chez Renault. Mon père faisait le piquet de grève à l’intérieur de l’usine avec ses copains. La Marche n’aurait pas eu lieu si ces gens-là ne s’étaient pas battus avant. S. Amara

    #marche_des_banlieues #première_génération
    #immigration #France


  • La Marche des solidarités | L’Actualité des Luttes
    https://actualitedesluttes.info/?p=3181

    Des familles de victimes, des collectifs de sans-papiers et de migrant-es, des collectifs de foyers ouvriers, l’assemblée des blessé-es sont, avec le soutien d’organisations anti-racistes, à l’initiative d’une manifestation ce 17 mars à Paris. .En compagnie de nos invité-e-s,nous revenons sur les enjeux de cette journée de samedi. Durée : 1h. Source : Fréquence Paris Plurielle

    http://actualitedesluttes.info/wp-content/uploads/2018/03/180313.mp3


  • La Marche 2 | La Poudre
    https://soundcloud.com/nouvelles-ecoutes/la-poudre-episode-documentaire-la-marche-2?in=nouvelles-ecoutes/sets/la-poudre

    Au micro de Lauren Bastide : Geneviève Fraisse, philosophe et “sismographe” de l’histoire de la lutte féministe, Anaïs Pinay et Coline Merlo du collectif La Griffée (balancetontheatre.wordpress.com), Marie Hermann, éditrice et fondatrice de la maison d’édition féministe Hors d’atteinte (twitter.com/hors_d_atteinte) et Sandra Sainte Rose Fanchine, chorégraphe afro féministe de la parade 30 nuances de noir(es) (fr-fr.facebook.com/30nuancesdenoires/). Et des dizaines de militantes et marcheuses rencontrées dans les manifestations féministes. Source : Nouvelles Écoutes


  • #Marche_des_privilèges

    #Activité en deux parties. La première partie permet de présenter le concept de #privilèges et de souligner l’aspect historique et social de ceux-ci. La seconde partie porte sur les privilèges spécifiques aux Canadien-ne-s engagé-e-s en solidarité internationale et permet de proposer une approche de la solidarité internationale en tant que réseau où s’expriment et se transfèrent les privilèges.
    La Marche des privilèges est une activité dynamique dans laquelle les participant-e-s doivent avancer sur une ligne représentant l’accès au #pouvoir dans notre société. La marche permet d’illustrer facilement les notions de privilèges et d’#oppression.

    http://decolo.pasc.ca/?page_id=455
    #discriminations #recherche_participative

    Ici un petit mode d’emploi de cet outil :
    https://www.lakelandcollege.edu/cm/diversity/content/documents/Classroom_Activity_Privilege_Walk.pdf

    • « L’universel lave-t-il plus blanc ? » : « Race », racisme et système de privilèges

      La question, déjà ancienne, de l’articulation des rapports sociaux de sexe, de classe et de « race » fait actuellement l’objet d’un intérêt re-nouvelé en France. Cet intérêt est salutaire : avec l’avancée du sys-tème néolibéral, la société française a connu de profondes transforma-tions qu’il est urgent d’analyser avec des outils solides permettant de ré-évaluer et d’actualiser les savoirs constitués.
La confusion politique croissante qui semble prévaloir aujourd’hui, l’insuffisance cruelle d’outils adaptés pour penser et combattre les inégalités sociales, économiques et politiques actuelles, sont dialecti-quement liées à un retour en force du naturalisme et de l’essentialisme, que le féminisme et la sociologie des relations interethniques et du racisme avaient identifiés depuis longtemps déjà parmi leurs principaux ennemis.

      http://journals.openedition.org/cedref/428
      #intersectionnalité

    • Briser le tabou du « privilège » pour lutter contre le #racisme et le #sexisme

      La question, déjà ancienne, de l’articulation des rapports sociaux de sexe, de classe et de « race » fait actuellement l’objet d’un intérêt re-nouvelé en France. Cet intérêt est salutaire : avec l’avancée du système néolibéral, la société française a connu de profondes transformations qu’il est urgent d’analyser avec des outils solides permettant de ré-évaluer et d’actualiser les savoirs constitués.
La confusion politique croissante qui semble prévaloir aujourd’hui, l’insuffisance cruelle d’outils adaptés pour penser et combattre les inégalités sociales, économiques et politiques actuelles, sont dialectiquement liées à un retour en force du naturalisme et de l’essentialisme, que le féminisme et la sociologie des relations interethniques et du racisme avaient identifiés depuis longtemps déjà parmi leurs principaux ennemis.

      https://blogs.mediapart.fr/segolene-roy/blog/260114/briser-le-tabou-du-privilege-pour-lutter-contre-le-racisme-et-le-sex

    • #Privilège_masculin

      Le privilège masculin est un concept utilisé pour examiner la situation sociale, économique et politique des avantages, ou des droits, mis à la disposition des hommes, sur la seule base de leur genre. L’accès des hommes à ces avantages, peut également dépendre d’autres caractéristiques telles que l’ethnie, l’orientation sexuelle, et la classe sociale1,2,3.

      Dans le langage, l’utilisation des pronoms masculins pour désigner les deux genres est souvent citée comme exemple, de la même façon que la préférence des garçons dans certaines cultures.

      Le privilège masculin est souvent examiné avec le concept de patriarcat dans le mouvement féministe, tandis que de nombreux militants pour le droits des hommes contestent l’existence du privilège masculin et du patriarcat dans la société occidentale moderne.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Privil%C3%A8ge_masculin


  • #MEGHAN_MURPHY : La Marche des femmes de Vancouver fait l’objet de menaces misogynes adressées à des femmes
    https://tradfem.wordpress.com/2018/01/23/la-marche-des-femmes-de-vancouver-fait-lobjet-de-menaces-misogyne

    Un peu plus d’une semaine avant la tenue de la Marche des femmes à Vancouver, en Colombie-Britannique, March On (l’organisme responsable de l’organisation de l’événement cette année) a annoncé que l’un de ses conférenciers serait un homme s’identifiant comme « dominatrice sexuelle ». Des femmes de partout ont exprimé leur stupeur et leur colère face à ce choix. Il s’agissait, après tout, d’une manifestation destinée aux femmes, en réaction initiale à la présidence de Donald Trump, un défilé destiné à renforcer la solidarité entre les femmes, à soutenir nos droits humains et reproductifs et à combattre la misogynie et la violence masculine envers les femmes. Pourquoi diable, alors, serait-il approprié d’inviter un homme pour promouvoir la prostitution et la violence sexualisée lors de cet événement ?

    March On Vancouver a immédiatement bloqué sur son fil Twitter toutes les personnes qui remettaient en cause cette décision, en indiquant clairement que non seulement elle n’était pas sujette à discussion, mais que les femmes troublées par leur choix de conférenciers n’étaient pas les bienvenues à l’événement.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2018/01/22/vancouver-womens-march-becomes-opportunity-misogynist-threats-women

    #manifestation #trans #misogynie #violences #prostitution


  • #Meghan_Murphy : Avec l’activisme transgenre, l’année 2017 a marqué une résurgence du rejet sexiste traditionnel des femmes et de leurs droits.
    https://tradfem.wordpress.com/2018/01/06/avec-lactivisme-transgenre-lannee-2017-a-marque-une-resurgence-du

    Il y a beaucoup à dire sur l’année écoulée. On a vu simultanément des types dégueulasses être élevés (à rien de moins que la présidence des États-Unis) tandis que d’autres étaient forcés à rendre compte de leurs actes (notamment grâce à la campagne #MeToo). Le féminisme a apparemment connu une vague de popularité, le dictionnaire Merriam-Webster en faisant son «  mot de l’année  ». La Marche des femmes qui a eu lieu en janvier dernier aux États-Unis a été la plus grande manifestation d’une journée de l’histoire du pays. Et le magazine TIME a donné aux dénonciatrices, qualifiées de «  Silence Breakers  », le titre de personnalité de l’année. Il y a naturellement eu des contrecoups. Les droits des femmes restent menacés, et des gens qui se prétendent leurs alliés – les activistes queer, la gauche et les progressistes – ont tenté de redéfinir l’analyse féministe comme un discours haineux.

    Ainsi, Meg-John Barker, une universitaire britannique qui enseigne la psychologie à l’Open University, soutient, dans un article publié par The Conversation, que 2017 représente une «  année de panique morale au sujet du transgenrisme  ». Après avoir rappelé qu’il y a seulement trois ans, 2014 a été salué comme le «  point de bascule du phénomène transgenre  », grâce à l’émergence soudaine et la célébration par les médias de vedettes identifiées comme trans, p. ex. Laverne Cox et Janet Mock, elle déplore que 2017 ait fait place à une sorte de ressac «  anti-trans  ».

    Barker n’est pas la première personne à tenter de dépeindre la réaction populaire (et en particulier féministe) à la tendance transgenriste comme une hystérie irrationnelle. On a également vu ce cher Owen Jones, un chroniqueur soi-disant progressiste du Guardian, en être réduit à s’indigner en bredouillant du fait que des femmes osent contester publiquement l’impact de l’idéologie et de la législation d’identité de genre sur leurs droits et protections en tant que femmes. Lui aussi a qualifié cette réaction de «  panique morale  ».

    Jones a raison quand il dit qu’il semble que l’histoire se répète, mais pas de la façon dont il pense.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2018/01/04/thanks-trans-activism-2017-saw-return-old-school-sexist-dismissals-

    #2017 #trans #misogynie #activisme #panique_morale #privilège_cis


  • Les pro-européens ripostent ! La marche pour l’Europe
    https://www.uef.fr/les-pro-europeens-ripostent-la-marche-pour-l-europe

    Le 25 mars 2017, des milliers de citoyens européens se réuniront à Rome pour marcher et demander une #Europe plus forte, plus unie et plus démocratique. Les Européens de tout le continent sont invités à participer à la plus grande manifestation pro-européenne, s’opposant aux clivages nationaux et montrant leur soutien au projet Européen. La Marche aura lieu en parallèle aux célébrations du 60e anniversaire de la Communauté économique européenne. Le 25 mars 2017, des milliers de personnes venant des (...)

    Europe

    / Communiqué

    #Communiqué
    « http://www.marchforeurope2017.eu/fr/why-we-march »
    « http://www.marchforeurope2017.eu/fr/participate »
    « http://www.marciaperleuropa2017.it »
    « http://www.marchforeurope2017.eu/fr/organisers/partners »
    « http://www.marchforeurope2017.eu/fr/academic-community-launches-appeal-in-support-to-the-march-for-eu »
    « http://www.marchforeurope2017.eu/fr »


  • URGENT : Lettre ouverte aux organisatrices de la Marche des femmes de Washington
    (Rendez-vous au https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSefMucHo8ieWCb7qd4TIyhkaoGEXEH-khT7sm3D-86jZHXm2w/viewform pour y souscrire personnellement.)

    Nous, soussignées, sommes des survivantes de l’industrie du sexe de nombreux pays, y compris les États-Unis. Nous sommes des leaders, des activistes et des représentantes de survivantes. Beaucoup d’entre nous sont des pourvoyeuses de services directs, travaillant sur le terrain de cet enjeu pour aider des gens à survivre à l’industrie du sexe et pour les soutenir dans leurs efforts difficiles de quitter l’industrie au cas où elles et ils sont prêts à le faire.

    Nos expériences collectives de vie nous ont appris que l’industrie du sexe est une arène où les femmes sont considérées comme des biens non humains et utilisées et échangées en conséquence. Tout ce à quoi nous avons personnellement assisté, y compris dans les vies des adultes et des jeunes que nous servons, nous a révélé que la majorité des personnes aux prises avec l’industrie du sexe sont des femmes et surtout des de couleur, pauvres, désavantagées au plan éducatif et presque toujours issues des catégories sociales les plus marginalisées.

    La Marche des Femmes et ses partisanes et partisans sont frauduleusement amenées à écouter la minorité de personnes qui témoignent d’expériences neutres dans l’industrie du sexe ; ils sont incités à croire que se dire « pro-travail du sexe » est une approche respectueuse des droits humains. En fait, cette approche ne se fonde pas sur les droits de la personne : elle perpétue plutôt le statu quo de femmes traitées comme des marchandises, c’est-à-dire comme propriété des hommes. C’est une position totalement antiféministe.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSefMucHo8ieWCb7qd4TIyhkaoGEXEH-khT7sm3D-86jZHXm2w/viewform

    #marche_des_femmes_de Washington #survivantes #prostitution


  • J – 131 : Vu hier soir Cinq femmes autour d’Utamaro de Kenji Mizoguchi. A vrai dire je ne me souviens pas la dernière fois que j’ai vu un film de Mizoguchi, j’ai un vague souvenir d’un cours d’histoire de l’art à propos du cinéma japonais aux Arts Déco et dans lequel Ozu et Mizoguchi tenaient les deux premiers rangs, de même j’ai un vague souvenir d’avoir vu à Chicago en VHS les Femmes de la nuit, mais je crois que c’est bien tout. J’avais gardé le souvenir donc que Mizoguchi était un cinéaste majeur, je n’avais aucune idée, je viens de le découvrir, que sa filmographie est aussi longue et aussi poétique qu’un recueil de haikus , c’est même assez impressionnant :

    1923 : Yorû yami no sasayakî
    1923 : Yorû utsukushikî akumâ
    1923 : Kantô
    1923 : Le Jour où l’amour revit (Ai ni yomigaeru hi)
    1923 : Le Pays natal (Kokyo)
    1923 : Rêves de jeunesse (Seishun no yumeji)
    1923 : La Rue du feu de l’amour (Joen no chimata)
    1923 : Triste est la chanson des vaincus (Haizan no uta wa kanashi)
    1923 : 813, une aventure d’Arsène Lupin (813) - j’ai vérifié, il n’y a pas que sur la page de l’encyclopédie collective en ligne que l’on trouve ce titre surprenant dans l’œuvre de Mizoguchi
    1923 : Le Port de la brume (Kiri no minato)
    1923 : Dans les ruines (Haikyo no naka)
    1923 : La Nuit (Yoru)
    1923 : Le Sang et l’âme (Chi to rei)
    1923 : La Chanson du col (Toge no uta) ? ce qui ne veut pas dire, comme on aurait pu le croire, les faux amis en japonais sont infiniment fourbes, que la compagnie UTA ne desservait pas le Togo, d’autant que vérifiant la chose auprès d’un ingénieur en aéronautique ayant travaillé pour l’UTA, la compagnie UTA desservait bien le Togo, les choses que l’on est obligé de vérifier quand on se sert d’une encyclopédie collective en ligne
    1924 : L’Idiot triste (Kanashiki hakuchi)
    1924 : La Mort à l’aube (Akatsuki no shi)
    1924 : La Reine des temps modernes (Gendai no jo-o)
    1924 : Les femmes sont fortes (Josei wa tsuyoshi)
    1924 : Le Monde ici-bas - Rien que poussière (Jin kyo)
    1924 : À la recherche d’une dinde (Shichimencho no yukue) ? là aussi vérification faite auprès d’une amie de Madeleine, japonaise, c’est effectivement, à peu près, ce que Shichimencho no yukue veut dire, décidément le recours à une encyclopédie collective en ligne donne beaucoup de travail de vérification, en grande partie à cause des esprits pervers de mon genre qui ne perdraient jamais une occasion, surtout depuis l’intérieur, de pervertir les sources de renseignement par toutes sortes de fictions.
    1924 : La Mort du Policier Ito (Acab Itou)
    1924 : Le Livre de la pluie de mai ou Conte de la pluie fine (Samidare zoshi)
    1924 : La Hache qui coupe l’amour (Koi o tatsu ono)
    1924 : La Femme de joie (Kanraku no onna)
    1924 : La Reine du cirque (Kyokubadan no jo-o)
    1925 : A, a tokumukan kanto
    1925 : Pas d’argent, pas de combat (Uchen-Puchan)
    1925 : Après les années d’étude (Gakuso o idete)
    1925 : Le lys blanc gémit (Shirayuri wa nageku)
    1925 : Au rayon rouge du soleil couchant (Akai yuhi ni terasarete)
    1925 : Croquis de rue (Gaijo no suketchi)
    1925 : L’Être humain (Ningen)
    1925 : La Chanson du pays natal (Furusato no uta)
    1925 : Le Général Nogi et monsieur l’Ours (Nogi taisho to Kumasan)
    1926 : Le Roi de la monnaie (Doka o)
    1926 : Les Murmures d’une poupée en papier Haru (Kaminingyo haru no sasayaki)
    1926 : Ma faute (Shin onoga tsumi)
    1926 : L’Amour fou d’une maîtresse de chant (Kyôren no onna shishô)
    1926 : Les Enfants du pays maritime (Kaikoku danji)
    1926 : L’Argent (Kane)
    1927 : La Gratitude envers l’empereur ou La faveur impériale (Ko-on)
    1927 : Cœur aimable (Jihi shincho)
    1928 : La Vie d’un homme (Hito no issho)
    1928 : Quelle charmante fille ! (Musume kawaiya)
    1929 : Le Pont Nihon (Nihon bashi)
    1929 : Le journal Asahi brille (Asahi wa kagayaku)
    1929 : La Marche de Tokyo (Tokyo koshin-kyoku)
    1929 : La Symphonie de la grande ville (Tokai kokyogaku)
    1930 : Furusato (Fujiwara Yoshie no furusato)
    1930 : L’Étrangère Okichi (Tojin okichi)
    1930 : Le Pays natal (Furusato)
    1931 : Et pourtant ils avancent (Shikamo karera wa yuku)
    1932 : Le Dieu gardien du temps (Toki no ujigami)
    1932 : L’Aube de la fondation d’un état : La Mandchourie-Mongolie (Manmo kenkoku no reimei)
    1933 : Le Fil blanc de la cascade (Taki no shiraito)
    1933 : La Fête à Gion (Gion matsuri)
    1934 : Le Groupe Jinpu ou groupe kamikaze (Jinpu-ren)
    1934 : Le Col de l’amour et de la haine (???,Aizo toge)
    1935 : La Cigogne de papier (Orizuru Osen)
    1935 : Oyuki la vierge (Maria no Oyuki)
    1935 : Les Coquelicots (Gubijinsô) ?
    1936 : L’Élégie d’Osaka (Naniwa erejî)
    1936 : Les Sœurs de Gion (Gion no shimai)
    1937 : L’Impasse de l’amour et de la haine (Aien kyo)
    1938 : Le Chant de la caserne (???? Roei no Uta)
    1938 : Ah ! Le Pays natal (Aa kokyo)
    1939 : Conte des chrysanthèmes tardifs (Zangiku monogatari)
    1940 : La Femme de Naniwa (Naniwa onna)
    1941 : La Vie d’un acteur (Geido ichidai otoko)
    1941 : La Vengeance des 47 rônins (Genroku chushingura)
    1944 : Trois générations de Danjurô (Danjuro sandai)
    1944 : L’Histoire de Musashi Miyamoto (Miyamoto Musashi)
    1945 : L’Épée Bijomaru ( Meito bijomaru)
    1945 : Le Chant de la victoire (Hissho ka)
    1946 : La Victoire des femmes (Josei no shôri)
    1946 : Cinq femmes autour d’Utamaro ( Utamaro o meguru gonin no onna)
    1947 : L’Amour de l’actrice Sumako ( Joyû Sumako no koi)
    1948 : Femmes de la nuit ( Yoru no onnatachi)
    1949 : Flamme de mon amour (Waga koi wa moenu)
    1950 : Le Destin de madame Yuki (,Yuki fujin ezu)
    1951 : Miss Oyu (,Oyû-sama)
    1951 : La Dame de Musashino (Musashino fujin)
    1952 : La Vie d’O’Haru femme galante (Saikaku ichidai onna)
    1953 : Les Contes de la lune vague après la pluie (Ugetsu monogatari)
    1953 : Les Musiciens de Gion (ou La Fête à Gion, Gion bayashi), remake de son film de 1933.
    1954 : L’Intendant Sansho (Sanshô dayû)
    1954 : Une femme dont on parle (,Uwasa no onna)
    1954 : Les Amants crucifiés (Chikamatsu monogatari)
    1955 : L’Impératrice Yang Kwei-Fei (Yôkihi)
    1955 : Le Héros sacrilège (Shin heike monogatari)
    1956 : La Rue de la honte (Akasen chitai)

    J’ai un petit faible pour À la recherche d’une dinde

    On note, par ailleurs qu’en 1922 et 1923, Keiji Mizoguchi n’a pas, pas exactement, chômé.

    Ce que je comprends aussi de ce cinéma, c’est justement ce que je n’en comprends pas. Dans les Cinq femmes autour d’Utamaro , je confonds sans cesse les cinq femmes en question dont les noms apparaissent trop vite en japonais dans les sous titres (par ailleurs en anglais, ce qui me ralentit tout de même un petit poil, juste le petit poil qui rend le déchiffrement d’un nom japonais trop lent ou imprécis) et que je comprends trop tard en regardant le film que c’est plus ou moins au motif des kimonos qu’on a une chance de les reconnaître, parce que leur maquillage de geishas et de courtisanes les unifient beaucoup, et ma méprise est évidemment totale, je m’en rends compte, quand je pensais que la femme assassine était la femme porteuse de l’invraisemblable tatouage d’Utamaro dans le dos, et je découvre médusé que le tatouage en question est en fait sur le cadavre des deux amants, si vous pensez que ce que je viens d’écrire est difficile à suivre, téléchargez d’urgence ce film, vous verrez à quel point c’est pas facile de retrouver ses petits dans un tel désordre.

    Et cette méprise est telle qu’on peut même raisonnablement se demander quel est le plaisir que je trouve à cette cinématographie, par ailleurs assez fixe dans ses plans aux compositions pas particulièrement audacieuses, c’est l’empire du plan large, et bien peut-être de telles scènes que celle de l’apprenti peintre d’Utamaro qui se désespère de ne pouvoir atteindre à l’art de son maître, à cette vie insufflée dans ses personnages féminins dans ses dessins et qui commande à son serviteur de fermer les volets en plein jour et de lui apporter une bougie et comment la perception de la pièce, du décor bascule élégamment. Pour le même résultat décevant aux yeux du peintre apprenti.

    Et je peux tenter de suivre quantité de dialogue presque incompréhensibles, - toutes ces scènes d’hystérie des personnages pour des insultes faites à telle ou telle école d’art, autant vous dire que je n’aurais pas fait long feu dans le Japon du XVIIIème siècle avec certaines de mes chroniques et que je serais rapidement passé au fil du sabre du grand samouraï Piê Shou-lag pour l’avoir si copieusement insulté - ces explications interminables à propos de telle ou telle partie d’un protocole que n’aurait pas été suivi à la règle - et là autant vous dire que ma conduite dans un restaurant de fondue chinoise aurait également été jugée très insuffisamment protocolaire - je peux même lutter efficacement contre la fatigue du soir et m’abimer les yeux avec ces maudits sous titres éclairs en anglais, tant qu’il y aura des scènes comme celle de l’atelier ou encore comme celle de la baignade des promises à la pêche de ne je sais quel poisson symbole de fertilité, j’en redemanderai.

    Donc une grande partie du cinéma de Mizoguchi m’échappe mais je suis très perméable à sa poésie.

    Prochain sur ma liste, À la recherche d’une dinde . Cela ne va pas être facile à trouver mais il faut ce qu’il faut.

    Exercice #59 de Henry Carroll : Perdez-vous. Prenez une photo du moment où vous vous rendez compte que vous vous êtes perdu.

    Je crois que ne me suis jamais autant perdu qu’en République Tchèque, c’était même à croire que c’était un peu ce que je cherchais.

    #qui_ca


  • Marche des cabanes
    http://zad.nadir.org/spip.php?article4264

    Le 18 décembre promet d’être une journée riche à l’Est, du côté de Strasbourg : « MARCHE DES CABANES », Duttlenheim –– Kolbsheim. Pour ancrer sa détermination et rappeler que « le GCO reste une mauvaise idée à de vrais problèmes », le collectif inaugurera le dimanche 18 décembre « LA MARCHE DES CABANES ». Pour cette première marche, le départ se fera de Duttlenheim, le matin, à 9h et emmènera les participants vers le château de Kolbsheim, l’occasion de découvrir l’environnement à préserver du secteur. Plus (...)

    #Autres_luttes_contre_l'aménagement_capitaliste_du_territoire

    «http://gcononmerci.org/%E2%80%A6/18-decembre-marche-des-cabanes-dut%E2%80%A6»


  • «Les maîtres de phare»

    Spécialiste de l’histoire phares, Vincent Guigueno est conservateur au musée de la Marine, il signe son premier documentaire sonore pour La Marche du monde. Jean-Alain Goenvec est le dernier ingénieur français à être nommé à Dakar par les phares et balises, dans le cadre des Accords de coopération en 1972. Afin de préparer la relève, les gardiens qu’il repère sont envoyés à l’école de Brest, dont les élèves comme Amadou Sy ont été retrouvés par Vincent Guigueno. Sénégalais, mais aussi Corses et Bretons, ils sont les héritiers des maîtres de phare…


    http://www.rfi.fr/emission/20161119-goenvec-ingenieur-maitre-phares-balises-guigueno-dakar-eleves-brest
    #phares



    • http://www.zones-subversives.com/2016/08/le-modele-du-community-organizing-en-france.html

      Le modèle du community organizing provient de la société américaine et de ses spécificités. Malgré ses limites, cette pratique de lutte s’inscrit dans une longue histoire d’organisation des travailleurs précaires mais aussi des ouvriers noirs. Aux Etats-Unis, la #lutte de classe se révèle particulièrement violente. Surtout, le mouvement social semble moins soumis à l’Etat. Une véritable culture de la société civile favorise davantage d’autonomie dans les luttes sociales.

      En France le modèle du community organizing semble reproduire toutes les târes du républicanisme franchouillard. Loin du pragmatisme américain, le bavardage idéologique prime sur les luttes concrètes. La Marche pour la dignité et autres pitreries racialistes ne visent pas à améliorer les conditions de vie concrètes dans les #quartiers_populaires. Ensuite, les associations françaises restent soumises à l’Etat. Et pas uniquement à travers des subventions. Les associations adoptent toujours une posture pleurnicharde qui consiste à demander à l’Etat plus de droits. On est loin de l’auto-organisation et du conflit social.

      En revanche, les associations françaises devraient davantage puiser dans une belle histoire des #luttes_de_l’immigration et des quartiers populaires. Marginalisés par les organisations comme le Parti communiste et la CGT, les immigrés se sont organisés par eux-mêmes. Ils s’inscrivent dans la #lutte_des_classes et défendent une amélioration de leurs conditions de travail et de vie. Des émeutes spontanées peuvent également éclater. L’objectif n’est plus le pragmatisme ou l’interpellation des institutions, mais une contestation globale de la société existante.


      MARCHE AU PAS ! (Collectif Identité j’t’emmerde) http://vosstanie.blogspot.fr/2015/11/marche-au-pas-collectif-identite.html


  • ELSJ | La Marche turque : quand l’Union sous-traite le respect de ses valeurs à un Etat tiers
    http://asile.ch/2016/03/28/elsj-la-marche-turque-quand-lunion-sous-traite-le-respect-de-ses-valeurs-a-un-

    Le Conseil européen réuni le 7 mars était supposé examiner l’état d’avancement du Plan d’action entre l’Union européenne et la Turquie, conclu en novembre 2015. L’idée était que, faute de résultats probants, d’autres mesures soient arrêtées. L’arrivée d’une moyenne de 2000 personnes par jour en Grèce depuis le début du mois de janvier plaidait en […]

    • Tout d’abord, le nombre de personnes que l’UE envisage de réinstaller est loin d’être clair. Aucun chiffre ne figure dans les conclusions du Conseil européen, ce qui a d’ailleurs toujours été soigneusement dissimulé par le Plan d’action convenu avec la Turquie. Les présentes conclusions préservent ce mystère en disant que « le présent document n’établit aucun nouvel engagement pour les Etats membres en matière de relocalisation et de réinstallation » (point 3, dernier alinéa). Pas de nouveaux engagements, soit, mais quels engagements en fait ?

      Cette ambiguïté pourrait créer de sérieux problèmes avec la Turquie dans un avenir proche, sinon conduire même à un blocage de l’accord conclu. En vertu de la logique « 1 pour 1 », les autorités turques devraient en effet s’attendre à un nombre de personnes réinstallées en concordance avec le nombre de personnes réadmises en Turquie. Or, et il n’y a aucun doute sur ce point, l’Europe a évidemment à l’esprit un plafond, sans même parler de certains États membres radicalement hostiles à la réinstallation au départ de la Turquie vers l’UE comme ils le sont à la relocalisation entre Etats membres.

      Mais il y a pire. On peut en effet se demander si les Européens ne vont pas faire tout ce qu’ils peuvent pour vider de contenu leur promesse. La réinstallation est en effet prévue à ce stade pour « pour chaque Syrien réadmis par la Turquie au départ des îles grecques ». Qu’en sera-t-il pour ceux appréhendés en haute mer ou dans les eaux turques ?

      On le sait, l’Union mène en mer Egée une opération de surveillance coordonnée par Frontex, bénéficiant également de la collaboration de certains bateaux de l’OTAN. Toute opération d’interception, à titre sécuritaire ou de sauvetage, ayant pour résultat d’empêcher les personnes de débarquer sur les îles grecques pourrait conduire au retour des personnes concernées en Turquie sans engagement de l’UE à réinstaller un nombre équivalent. On peut donc se demander à quel point le marché de sous-traitance envisagé par l’Union n’est pas un marché de dupes.

      #OTAN

    • Reçu via la mailing-list migreurop:

      Le 23 mars, le HCR a publié ses “considérations juridiques” sur l’accord UE et Turquie, particulièrement au sujet des notions de “pays tiers sûr” et de “premier pays d’asile” :
      http://www.unhcr.org/cgi-bin/texis/vtx/home/opendocPDFViewer.html?docid=56f3ec5a9&query=return%20of%20asylum-seekers%20an

      Les juristes pourront faire l’exégèse du texte mais en l’état du droit (grec notamment), il semble que l’accord UE-Turquie ne puisse pas s’appliquer : notamment pour que la notion de “pays tiers sûr” s’applique à la Turquie, la Grèce devrait non seulement changer son droit national mais aussi saisir la CJUE pour demander un certain nombre de clarifications.

      Au terme de cette analyse, la conclusion de la note du HCR apparaît étonnamment pondérée et évasive :
      “International refugee law and European asylum legislation foresee the possibility of returning persons seeking and/or in need of international protection to a safe third country, on the basis of the ‘first country of asylum’ or ‘safe third country’ concept. Strict substantive criteria and procedural safeguards, which are set out in the EU recast Asylum Procedures Directive, regulate the application of these concepts. Further, under the EU Dublin Regulation another member state may be responsible for examining the asylum application in particular on the basis of family unity and the best interests of the child, precluding return to a safe third country”.


  • Lilia Marsali

    Projet de Master

    Titre de mon projet de Master :

    Djihadistes français ou le rejet de la culture médiatique postcoloniale : déconstruction d’un phénomène minoritaire surmédiatisé dans la presse francophone d’élite.

    Par une absence d’application de solutions politiques internationales radicales en matière de justice internationale en Syrie, le conflit syrien a malheureusement attiré des jeunes français soit d’héritage musulman, soit convertis, de tranches d’âges, d’origines, et de catégories socioprofessionnelles diverses, qui ont par « mécanismes » endossé volontairement le rôle de « défenseurs » des opprimés abandonnés par les grandes puissances mondiales. C’est dans une vision biaisée de « héros » que ces djihadistes français accourent pour sauver ceux-là même qui subissent depuis plus de trois ans les exactions du régime syrien soutenu par des milices internationales avec lesquelles ces « nouveaux héros » de la toile terroriste désiraient rivaliser. Les djihadistes français ont ainsi rejoint facilement le groupe djihadiste armée le plus radical, classé « terroriste », l’Etat Islamique d’Iraq et du Levant nouvellement renommé Etat Islamique, dénommé Da’ech en Syrie et dans la presse francophone, et ce sans avoir réellement réfléchi aux conséquences de leur engagement.
    Les djihadistes français sont de facto majoritairement représentés dans la presse francophone bien qu’ils ne représentent qu’une minorité de la population musulmane en France. Les raisons de cette surmédiatisation viennent en partie des exactions commises par leur groupe radical sur des minorités ethnico religieuses : les chrétiens, les yazidis, les kurdes mais aussi par les enlèvements de journalistes étrangers et des décapitations appliquées comme sentences. Ces djihadistes ont choisi d’exprimer leur colère sous couvert de l’Islam qu’ils maîtrisent peu en général. Ils sont « chaperonnés » par des discours religieux de leur chef Al Baghdâdi autoproclamé « Calife » qui font office de lois. Ces lois que l’on désignerait de réceptacle de colères et d’amertumes certes inspirées de la substance du texte coranique détourné par opportunisme sont l’aboutissement de tout un mélange d’expériences, de frustrations, de mal être et de projections. Paradoxalement cette attention médiatique se fait rare lorsque les exactions sont portées sur des membres de la majorité religieuse en Syrie. Ainsi les djihadistes concentrent l’attention des agences de presse francophone.

    Pourquoi ces jeunes français musulmans minoritaires ont – ils quitté leur pays, sacrifiant leur confort matériel, pour se fondre dans une extrême violence qu’ils n’avaient peut-être pas expérimentée auparavant dans leur environnement en France ? L’empathie, l’identification à un groupe religieux étranger en détresse, l’indignation réelle n’expliquent pas tout. Aussi je souhaiterais explorer les raisons qui les ont conduits à rejoindre spécifiquement un mouvement d’une extrême violence plus dangereux qu’Al Qaeda, à travers une réflexion sur leur comportement sociologique en France et leur degré de conscientisation politique. Tout d’abord en tant qu’acteurs citoyens et ensuite en tant qu’audience passive ou active.

    J’ai pensé à explorer deux cas de figures liés dans les faits. La récupération d’un mouvement contestataire « La Marche pour l’Egalite et les Droits » devenue par stratégie politique « La Marche des Beurs » et la création d’une culture de dépendance via un programme télévisuelle Le Jamel Comedy Club où les stéréotypes battent leur plein, ont endigué toute forme de conscientisation politique dans les banlieues et au-delà après les émeutes en 2005. « La Marche pour l’Egalite et les Droits » fut un premier échec de conscientisation politique et l’échec d’un manque de visibilité d’une minorité religieuse dans l’industrie médiatique française. Etrangement Jamel Debbouze sera en 2013 le personnage principal du film sur « La Marche des Beurs ». L’absence de projets culturels en banlieues autres que le divertissement médiatisé favorisera par conséquent la création d’une culture de dépendance pour catalyser un mouvement social contestataire. En effet, afin d’apaiser ce mouvement contestataire légitime assez violent dans sa forme l’industrie médiatique française a essayé de rendre visible une minorité ethnique en jouant sur les egos, les paillettes, la reconnaissance via le « star system » jusqu’à engendrer un climat malsain de contradiction. En outre « « La Marche des Beurs » et les émeutes en banlieues ont en commun des revendications d’ordre politique et sociale. Cependant l’apparition d’une revendication à caractère religieux du mouvement ouvrier de l’immigration révèlera par la suite d’autres revendications sociétales à caractère religieux dans un espace laïc qui empêche toute forme d’épanouissement privé d’ordre religieux et qui se posera en contradiction avec la représentation médiatique du jeune « Beur » laïc, moitié athée, moitié musulman et des fantasmes créés autour. Laïcs et religieux, « beurs » ou « musulmans », tous deux stigmatisés sont pourtant concernés par les mêmes revendications. Idem pour les émeutes en banlieues : là où le vide laisse s’installer une culture médiatique post coloniale sera la période qui suit les émeutes en banlieues. Ce problème ne sera pas dans le champ médiatique résolu par l’intégration de programme télévisuel de divertissement censé correspondre aux attentes d’une jeunesse contestataire. Bien au contraire il résidera une absence de conscientisation majeure politique en France malgré des foyers d’organisation tels que le MIB englouti par les Indigènes de la République paradoxalement trop médiatisés depuis les émeutes de banlieues cependant lent à s’engager dans la scène politique, et un militantisme associatif actif, complètement ignoré, puis écrasé par un militantisme opportuniste.
    Afin de déconstruire ce phénomène minoritaire de djihadistes pour en extraire les causes réelles de leur passage à l’action à l’étranger, il serait pertinent de travailler sur l’hypothèse d’un rejet d’une culture médiatique post coloniale instaurée à la suite des émeutes des quartiers en France et de mettre en rapport les insatisfactions d’une minorité de citoyens français avec cet ersatz médiatique préfabriqué à la hâte censé catalyser une certaine tranche de la population issue d’une culture populaire ou pas . On pourrait ainsi réfléchir sur les effets et les conséquences d’une mauvaise représentation médiatique de leur groupe ethnico religieux. Aussi, les djihadistes français représentent un phénomène contestataire apolitique minoritaire qui révèle une histoire citoyenne à travers son désengagement total des luttes et du militantisme puisqu’ils s’expatrient brutalement vers un autre environnement. Il serait également intéressant d’explorer les raisons de ce désengagement afin de comprendre sa transfiguration dans un champ de violence, en un état de guerre où tout avenir est incertain. Ainsi, l’approche de cette réflexion empirique s’inscrit dans des démarches de déconstruction d’un phénomène sociologique violent, minoritaire, représenté médiatiquement dans la presse francophone et dans une méthode d’analyse de la critique du discours de la presse francophone. Il serait pertinent de montrer enfin en quoi le paradoxe qui s’impose, à savoir une représentation accrue dans la presse francophone d’élite en tant que djihadistes et une invisibilité médiatique de leur groupe sociologique en tant qu’individu français, est-il la clef de compréhension d’un rejet d’une culture médiatique identifié qui mènerait à une forme de violence.



  • Survie soutient la Marche de la Dignité
    http://survie.org/activites/campagnes-et-mobilisation/article/survie-soutient-la-marche-de-la-5036

    Survie soutient la Marche de la Dignité. La Marche de la Dignité aura lieu le 31 octobre 2015. Elle partira de Barbès à 14h pour rejoindre la place de la Bastille. Rejoignez le mouvement ! Pour en savoir plus ou contacter les personnes qui sont à l’initiative de cette marche, rendez-vous sur la page Facebook de la Marche de la Dignité. L’Appel de la Marche de la Dignité En octobre 2005, étaient fauchées en Seine-Saint-Denis, les jeunes vies de deux clichois, une tragédie mettant en cause des (...)

    #Campagnes_et_mobilisation

    / #Répression, #Racisme, #Manifestations, Une


  • Survie soutient la Marche de la Dignité
    http://survie.org/activites/campagnes-et-mobilisation/article/survie-soutien-la-marche-de-la-5036

    Survie soutient la Marche de la Dignité. La Marche de la Dignité aura lieu le 31 octobre 2015. Elle partira de Barbès à 14h pour rejoindre la place de la Bastille. Rejoignez le mouvement ! Pour en savoir plus ou contacter les personnes qui sont à l’initiative de cette marche, rendez-vous sur la page Facebook de la Marche de la Dignité. L’Appel de la Marche de la Dignité En octobre 2005, étaient fauchées en Seine-Saint-Denis, les jeunes vies de deux clichois, une tragédie mettant en cause des (...)

    #Campagnes_et_mobilisation

    / #Manifestations, Une


  • Loi de 2004 et violences ordinaires, retour sur un échec de l’école publique
    http://contre-attaques.org/magazine/article/loi-de-2004-et

    Entretien avec Abdellali Hajjat, sociologue, maître de conférences en science politique à l’université paris-ouest nanterre. Depuis la loi de 2004 d’interdiction des signes ostensibles à l’école, les femmes sont les premières victimes d’islamophobie. Violence physique, psychologique, déshumanisation, retour sur une loi de légitimation du « problème musulman ». Abdellali Hajjat est l’auteur de Les Frontières de l’’identité nationale (La Découverte, 2012), La Marche pour l’égalité et contre le racisme (...)

    #Magazine

    / #Voile, #Interview


  • Loi de 2004 et violences ordinaires, retour sur un échec de l’école publique
    http://contre-attaques.org/l-oeil-de/article/loi-de-2004-et

    Entretien avec Abdellali Hajjat, sociologue, maître de conférences en science politique à l’université paris-ouest nanterre. Depuis la loi de 2004 d’interdiction des signes ostensibles à l’école, les femmes sont les premières victimes d’islamophobie.Violence physique, psychologique, déshumanisation, retour sur une loi de légitimation du « problème musulman ». Abdellali Hajjat est l’auteur de Les Frontières de l’’identité nationale (La Découverte, 2012), La Marche pour l’égalité et contre le racisme (...)

    #L'œil_de_Contre-Attaques

    / #carousel, #Interview, #Voile


  • http://www.revolutionpermanente.fr/Sexisme-et-elitisme-double-peine-pour-les-etudiantes-en-medecin
    Sexisme et élitisme : double peine pour les étudiantes en médecine

    « 1 fois ! 2 fois ! 3 fois ! 4 fois ! 5 fois ! 6 fois !
    Cette fois tu m’l’as mis j’la sens bien,
    ce n’est plus ton p’tit doigt qui m’chatouille,
    je sens ton nombril contre le mien
    et la chaleur de tes deux couilles !

    Ton doigt n’était pas si mouillé,
    il allait et venait sans cadence,
    maint’nant c’est bien plus régulier,
    au nom de Dieu quelle Jouissance !

    Bite au Cul ! Bite au cul ! Bite au cul !
    Zob »
    La Marche Américaine – chant carabin

    C., étudiante en médecine à la faculté de Lyon

    Au commencement, la fac, ses chants, ses traditions
    Bienvenue en médecine ! A peine arrivée dans l’amphi de première année, après une lutte avec les autres étudiants pour s’assoir à la meilleure place, je me prend « l’esprit carabin » en pleine figure, celui qui m’accompagnera jusqu’à la fin de mes études, censé alléger la dureté du contenu des cours ou des situations rencontrées en stage en désacralisant l’image du corps, et en dégradant celle de la femme au passage. Si la pression pèse sur les étudiants durant les 6 ans passés en fac de médecine, sanctionnés par deux concours, une pression supplémentaire s’abat sur les étudiantes.

    Confrontées en premier lieu aux chants devenus des rengaines, qui les rendent passives entre les mains des hommes, simples objets sexuels. Confrontées ensuite aux remarques incessantes et intégrées aux cours, je me souviens d’un prof de biochimie, qui pour illustrer ses propos et nous « donner envie » d’étudier les atomes nous parlait de « l’Observatrice » qui se penchait langoureusement sur son microscope alors que sa blouse était courte, très courte, trop courte, et qu’elle ne portait pas de culotte. Confrontées enfin aux blagues issues d’un humour ultra-sexiste, loin d’être déconnecté du sexisme ordinaire de la société, mais exacerbé par ce besoin pressant de mise à distance de la réalité médicale.

    Autre tradition pour se mettre dans l’ambiance, le bizutage. J’en subirai 2, en première et deuxième année, avec une sorte d’obligation de participer pour s’intégrer à la promo, ou plutôt à la corpo des étudiants. Je me vois remettre dès mon arrivée dans le car un livret du participant. Outre les infos pratiques, un concours de points, dont les deux plus gros pôles : 50 points par fille « sautée », 100 pour avoir dépucelé une vierge. Femme-objet, sexe non-consenti, incitation au viol... Je boucle ma ceinture de chasteté pour le week-end, résistance personnelle. Arrive l’élection de mister et miss bizut, et l’incitation par les organisateurs pour les participantes à aller le plus loin possible, « allez-y, enlevez vos sous-vêtements... Embrassez-vous », certaines abandonnent, d’autres osent, la plus téméraire selon leurs codes est élue. J’assiste à tout ça, impuissante, avec l’impression de n’être encore une fois qu’un corps, un objet. Et toujours ce refrain, « cette fois tu m’l’as mise... »

    #domination #sexisme #misogynie #culture_du_viol #patriarcat #carabin #medecine

    • #éducation_au_patriarcat #études_supérieures
      Le milieu de la médecine est certainement un des pires. D’autant que cela forme des personnes qui s’arrogent le droit de maltraiter si elles ne sont pas résistantes à ce système. Beaucoup vont abandonner (ça a été le cas de mon père qui n’a pas supporté l’ambiance) et on raconte ensuite que les études sont difficiles, certes, mais à quel niveau ? La construction de cette domination est bâti sur une hiérarchie de #maltraitance qui à terme s’abat sur le patient, surtout quand il est sans défense (en général ce qu’on est quand on est malade…) mais surtout sur les enfants (qu’on oublie toujours) les femmes et les vieux.

    • J’adore l’excuse pour tous les « dérapages » sur le « lâcher de pression ». Je suppose donc que d’en coller plus à certaines pour soulager certains, ne pose pas de problème existentiel, mais revient, une fois de plus, à nier totalement le ressenti des femmes et à ne pas les traiter comme des pairs. Parce qu sinon, personne ne se permettrait de « relâcher la pression » sur elles, puisqu’il serait précisément évident qu’elles subissent déjà la fameuse pression qui autorise tant de chose aux hommes. Peut-être même plus, puisqu’elles sont — d’un point de vue essentialiste — plus « sensibles » que les « vrais bonhommes » et auraient donc encore plus besoin de se défouler.

      Ensuite, sur la charge mentale, il n’y a pas que des toubibs à avoir charge d’âmes. Les chauffeurs de bus scolaires ont donc des traditions de défoulement pour supporter la pression ? Et les sous-traitants du nucléaire arrivent bourrés faire leur garde après s’être murgés pour échapper à la pression ? les aiguilleurs du ciel, etc…

      Non, on voit bien que l’idée, exactement comme dans les grandes écoles et toutes les filières prestigieuses en statut et en fric à la sortie, c’est de s’assurer l’homogénéité du groupe, l’exclusion des outsiders , la domination et la reproduction sociale.

      J’ai une amie jeune toubib féministe qui n’a pas beaucoup apprécié ces tentatives d’intimidations, cette pression des carabins pour initier les apprentis à leur morgue et leur pratiques pourries et cette course permanente au fric et au prestige. La défense de l’exercice libéral lui semble être dans cette lignée avec cette obligation tacite de faire de sa pratique une entreprise bien capitaliste et bien rentable, alors qu’elle, ce qui l’intéresse, c’est quand même — et très connement d’après moult de ses jeunes confrères — de soigner des gens.
      Comme tous les jeunes médecins, elle a fait des « rempla » pour commencer et m’a racontée avoir été profondément écœurée par les méthodes d’abattage de certains de ses confrères généralistes qu’elle devait remplacer : des machines à chier des ordonnances à la chaine, avec des objectifs d’au moins 6 patients à l’heure, exercice médical façon dealer de seconde zone : « bonjour, elle veut quoi la petite dame, ce sera tant, merci, au revoir ! ».
      Mais que l’esprit du lucre, c’était encore pire chez les spécialistes et que les généralistes, c’est aussi considéré comme les types qui ont raté la voie royale, que tout le milieu médical français est parasité par la reproduction sociale bourgeoise et le mépris des autres.

      Bref, elle vient d’entrer comme généraliste spécialisée sur les « problèmes de gonzesses » dans la territoriale et d’avoir résilier son compte à l’URSSAF a été pour elle un soulagement : elle va pouvoir faire de la prévention et de la vraie médecine.


  • 4ème marche mondiale des femmes, 2015 : appel contre les violences et la pauvreté - Site de l’Association Adéquations
    http://www.adequations.org/spip.php?article2234

    Appel de la Marche Mondiale des Femmes

    Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous resterons en marche ! Tous les 5 ans depuis l’année 2000, les féministes du monde entier unissent leurs forces pour marcher ensemble avec l’objectif commun de construire un monde basé sur la Paix, la Justice, l’Égalité, la Liberté et la Solidarité. Ce sera de nouveau le cas du 8 mars au 17 octobre 2015.

    La Marche Mondiale des Femmes veut rompre avec le patriarcat, le capitalisme et le racisme, les trois systèmes d’oppression qui contrôlent nos vies dans le monde entier. Les gouvernements, pour satisfaire les pouvoirs économiques et financiers, font des choix politiques qui engendrent les crises financières, alimentaires, environnementales et sociales. Dans le système d’oppression patriarcale qui est le nôtre, les femmes sont les premières touchées et de plus en plus précarisées. Nous assistons à une montée de l’ordre moral réactionnaire et des intégrismes religieux qui induisent une montée alarmante des violences faites aux femmes, et particulièrement aux lesbiennes, aux handicapées et aux migrantes.
    Nous, Femmes et féministes qui vivons en France :

    • Nous dénonçons la casse organisée du service public qui rend l’accès aux soins de plus en plus difficile – fermeture des centres d’IVG, des maternités, voire des hôpitaux… – particulièrement pour les femmes des régions rurales, des quartiers pauvres, les femmes migrantes et les femmes sans papiers ;

    • Nous dénonçons le système prostitueur qui organise l’exploitation de la traite et la marchandisation du corps des femmes ;

    • Nous dénonçons la montée des idéologies réactionnaires et conservatrices, et les mouvements d’extrême-droite, xénophobes, islamophobes et antisémites, racistes, lesbophobes et sexistes ;

    • Nous réaffirmons notre attachement aux principes de la laïcité, seule capable de garantir le respect des droits et des libertés des femmes. Nous revendiquons l’autonomie totale sur nos vies ;

    • Nous dénonçons les États et les multinationales qui pillent les ressources naturelles, alimentent les conflits armés – provoquant viols, violences et prostitution – empêchent la souveraineté des peuples sur leurs territoires et perpétuent un système colonialiste en multipliant les interventions militaires Nous, femmes qui vivons en France, soutenons toutes les initiatives et les dispositifs qui luttent pour l’émancipation des femmes, pour la Paix, la Justice, l’Égalité, la Liberté et la Solidarité entre les femmes et entre les peuples. Les associations, syndicats et partis politiques signataires de cet Appel s’engagent à soutenir et à participer à la 4e édition de la Marche Mondiale des Femmes.

    Plus que jamais nous sommes déterminées à faire entendre notre certitude qu’un autre monde est possible ! Agissons ensemble pour construire des alternatives, RESISTONS !

    Bienvenue sur le Blog de la Marche Mondiale des Femmes !
    https://marchemondialedesfemmes2015.wordpress.com

    #féminisme #femmes #résistance


  • Les rappeurs Nekfeu et Disiz disent leur émotion après l’assassinat des caricaturistes

    http://www.20minutes.fr/culture/1512623-20150108-rappeurs-nekfeu-disiz-disent-emotion-apres-assassinat-car

    L’un et l’autre s’étaient assez violemment opposés aux journalistes de Charlie Hebdo il y a quelques mois. Dans une chanson écrite pour la bande originale du film La Marche, Nekfeu réclamait ainsi « un autodafé contre ces chiens de Charlie Hebdo. » Disiz avait également réagi et écrit sur son compte Instagram à l’instar des journalistes : « Si vous étiez muets je vous couperai la parole, vous voulez savoir comment je ferai ? Et bien je vous couperai les mains. »


  • Djihadistes français ou le rejet de la culture médiatique postcoloniale :

    Déconstruction d’un phénomène minoritaire surmédiatisé

    Par une absence d’application de solutions politiques internationales radicales en

    matière de justice internationale en Syrie, le conflit syrien a malheureusement attiré des

    jeunes français soit d’héritage musulman, soit convertis, de tranches d’âges, d’origines,

    et de catégories socioprofessionnelles diverses, qui ont par « mécanismes » endossé

    volontairement le rôle de « défenseurs » des opprimés abandonnés par les grandes puissances

    mondiales. C’est dans une vision biaisée de « héros » que ces djihadistes français accourent

    pour sauver ceux-là même qui subissent depuis plus de trois ans les exactions du régime

    syrien soutenu par des milices internationales avec lesquelles ces « nouveaux héros » de la

    toile terroriste désiraient rivaliser. Les djihadistes français ont ainsi rejoint facilement le

    groupe djihadiste armée le plus radical, classé « terroriste », l’Etat Islamique d’Iraq et du

    Levant nouvellement renommé Etat Islamique, dénommé Da’ech en Syrie et dans la presse

    francophone, et ce sans avoir réellement réfléchi aux conséquences de leur engagement.

    Les djihadistes français sont de facto majoritairement représentés dans la presse francophone

    bien qu’ils ne représentent qu’une minorité de la population musulmane en France. Les

    raisons de cette surmédiatisation viennent en partie des exactions commises par leur groupe

    radical sur des minorités ethnico religieuses : les chrétiens, les yazidis, les kurdes mais

    aussi par les enlèvements de journalistes étrangers et des décapitations appliquées comme

    sentences. Ces djihadistes ont choisi d’exprimer leur colère sous couvert de l’Islam qu’ils

    maîtrisent peu en général. Ils sont « chaperonnés » par des discours religieux de leur chef

    Al Baghdâdi autoproclamé « Calife » qui font office de lois. Ces lois que l’on désignerait

    de réceptacle de colères et d’amertumes certes inspirées de la substance du texte coranique

    détourné par opportunisme sont l’aboutissement de tout un mélange d’expériences, de

    frustrations, de mal être et de projections. Paradoxalement cette attention médiatique se fait

    rare lorsque les exactions sont portées sur des membres de la majorité religieuse en Syrie.

    Ainsi les djihadistes concentrent l’attention des agences de presse francophone.

    Pourquoi ces jeunes français musulmans minoritaires ont – ils quitté leur pays,

    sacrifiant leur confort matériel, pour se fondre dans une extrême violence qu’ils n’avaient

    peut-être pas expérimentée auparavant dans leur environnement en France ? L’empathie,

    l’identification à un groupe religieux étranger en détresse, l’indignation réelle n’expliquent

    pas tout.

    Quelles sont les raisons qui les ont conduits à rejoindre

    spécifiquement un mouvement d’une extrême violence plus dangereux qu’Al Qaeda, à travers

    une réflexion sur leur comportement sociologique en France et leur degré de conscientisation

    politique. Tout d’abord en tant qu’acteurs citoyens et ensuite en tant qu’audience passive.

    Deux cas de figures sont liés dans les faits. La récupération

    d’un mouvement contestataire « La Marche pour l’Egalite et les Droits » devenue par

    stratégie politique « La Marche des Beurs » et la création d’une culture de dépendance via un

    programme télévisuelle Le Jamel Comedy Club où les stéréotypes battent leur plein, ont

    endigué toute forme de conscientisation politique dans les banlieues et au-delà après les

    émeutes en 2005. « La Marche pour l’Egalite et les Droits » fut un premier échec de

    conscientisation politique et l’échec d’un manque de visibilité d’une minorité religieuse dans

    l’industrie médiatique française. Etrangement Jamel Debbouze sera en 2013 le personnage

    principal du film sur « La Marche des Beurs ». L’absence de projets culturels en banlieues

    autres que le divertissement médiatisé favorisera par conséquent la création d’une culture de

    dépendance pour catalyser un mouvement social contestataire. En effet, afin d’apaiser ce

    mouvement contestataire légitime assez violent dans sa forme l’industrie médiatique

    française a essayé de rendre visible une minorité ethnique en jouant sur les egos, les

    paillettes, la reconnaissance via le « star system » jusqu’à engendrer un climat malsain de

    contradiction. En outre « La Marche des Beurs » et les émeutes en banlieues ont en

    commun des revendications d’ordre politique et sociale. Cependant l’apparition d’une

    revendication à caractère religieux du mouvement ouvrier de l’immigration révèlera par la

    suite d’autres revendications sociétales à caractère religieux dans un espace laïc qui empêchent

    toute forme d’épanouissement privé d’ordre religieux et qui se posera en contradiction avec

    la représentation médiatique du jeune « Beur » laïc, moitié athée, moitié musulman et des

    fantasmes créés autour. Laïcs et religieux, « beurs » ou « musulmans », tous deux stigmatisés

    sont pourtant concernés par les mêmes revendications. Idem pour les émeutes en banlieues :

    là où le vide laisse s’installer une culture médiatique post coloniale sera la période qui suit les

    émeutes en banlieues. Ce problème ne sera pas dans le champ médiatique résolu par

    l’intégration de programme télévisuel de divertissement censé correspondre aux attentes

    d’une jeunesse contestataire. Bien au contraire il résidera une absence de conscientisation

    majeure politique en France malgré des foyers d’organisation tels que le MIB englouti par

    les Indigènes de la République paradoxalement trop médiatisés depuis les émeutes de

    banlieues cependant lent à s’engager dans la scène politique, et un militantisme associatif

    actif, complètement ignoré, puis écrasé par un militantisme opportuniste.

    Afin de déconstruire ce phénomène minoritaire de djihadistes pour en extraire

    les causes réelles de leur passage à l’action à l’étranger, il serait pertinent de penser puis d’analyser

    l’hypothèse d’un rejet d’une culture médiatique post coloniale instaurée à la suite des

    émeutes des quartiers en France et de mettre en rapport les insatisfactions d’une minorité de

    citoyens français avec cet ersatz médiatique préfabriqué à la hâte censé catalyser une certaine

    tranche de la population issue d’une culture populaire ou pas . On pourrait ainsi réfléchir

    sur les effets et les conséquences d’une mauvaise représentation médiatique de leur groupe

    ethnico religieux. Aussi, les djihadistes français représentent un phénomène contestataire

    apolitique minoritaire qui révèle une histoire citoyenne à travers son désengagement total des

    luttes et du militantisme puisqu’ils s’expatrient brutalement vers un autre environnement. Il

    serait également intéressant d’explorer les raisons de ce désengagement afin de comprendre

    sa transfiguration dans un champ de violence, en un état de guerre où tout avenir est incertain.

    Ainsi, l’approche de cette réflexion empirique s’inscrit dans des démarches de déconstruction

    d’un phénomène sociologique violent, minoritaire, représenté médiatiquement dans la

    presse francophone et dans une méthode d’analyse de la critique du discours de la presse

    francophone. Il serait pertinent de montrer enfin en quoi le paradoxe qui s’impose, à savoir

    une représentation accrue dans la presse francophone d’élite en tant que djihadistes et une

    invisibilité médiatique de leur groupe sociologique en tant qu’individu français, est-il la clef

    de compréhension d’un rejet d’une culture médiatique identifié qui mènerait à une forme de

    violence.

    Lilia Marsali