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  • #ordures #déchets Les Philippines rappellent leur ambassadeur et leurs consuls au Canada Fabien Deglise Avec La Presse canadienne - 17 mai 2019 - Le Devoir

    La détérioration des relations entre le Canada et les Philippines a atteint un nouvel état de dégradation jeudi avec le rapatriement ordonné par Manille de l’ensemble des hauts gradés de son corps diplomatique au pays afin de forcer Ottawa à accélérer le processus de récupération de plusieurs tonnes d’ordures canadiennes envoyées depuis Vancouver, entre 2013 et 2014, dans ce pays d’Asie.


    Photo : Jay Directo Agence France-Presse Depuis plusieurs années, les Philippines réclament le rapatriement de plusieurs tonnes d’ordures canadiennes, comme le montre cette photo prise en 2015.

    Devant ce qui est en train de devenir une « guerre des déchets », le Canada s’est dit « déçu » par la décision des Philippines et a indiqué qu’il allait continuer à « collaborer étroitement » pour « voir à ce que cette importante question se règle rapidement », a indiqué Affaires mondiales Canada dans une déclaration adressée aux médias.

    Depuis cinq ans, le climat se gâte entre les deux pays, après l’envoi par le Canada aux Philippines d’une centaine de conteneurs de déchets étiquetés comme étant des matières à recycler. Dans les faits, il s’agissait plutôt d’ordures ménagères, contenant entre autres des résidus de cuisine, des bouteilles de plastique et des couches pour adultes souillées, selon des groupes environnementaux qui ont dénoncé cette cargaison illégale.

    En 2016, un tribunal de Manille a ordonné le renvoi de ces conteneurs au Canada, un processus qu’Ottawa aurait cherché à éviter en convainquant les Philippines de traiter ces déchets sur son territoire, avant d’accepter ce retour à l’envoyeur.

    Comme signataire de la Convention internationale de Bâle, le Canada n’est pas autorisé à se débarrasser de déchets toxiques ou dangereux dans des pays en développement sans une autorisation de leur part, obtenue en toute connaissance de cause.

    Fin avril, le président philippin, Rodrigo Duterte, a menacé de « déclarer la guerre » au Canada si Ottawa ne venait pas récupérer ses ordures, tout en indiquant être prêt à organiser lui-même le voyage de retour. « J’indiquerai au Canada que leurs déchets sont en chemin, a indiqué le populiste lors d’une conférence de presse. Préparez un grand accueil. Mangez-les si cela vous chante. » Un porte-parole du président a, par la suite, indiqué que cette menace de guerre était à prendre au deuxième degré, mais que l’irritation, elle, était très sérieuse. Le président avait alors donné jusqu’au 15 mai au Canada pour agir.

    Jeudi matin, au lendemain de cette échéance, le ministre des Affaires étrangères des Philippines, Teodoro Locsin, a pris la plume sur Twitter afin d’indiquer que l’ambassadeur et les consuls des Philippines au Canada avaient été rappelés au pays. Son pays dit vouloir maintenir « une présence diplomatique réduite au Canada jusqu’à ce que ses déchets » aient disparu du territoire philippin. « Ce rappel montre que nous leur demandons très sérieusement de récupérer leurs déchets, sinon nous romprons nos relations avec eux », a-t-il ajouté.

    Questionné sur cette crise à l’occasion d’une conférence de presse à Paris, où il se trouve, Justin Trudeau a dit que le Canada travaillait de près avec le gouvernement des Philippines depuis des mois « et nous allons continuer à le faire avec l’espoir d’arriver à une entente rapidement », a-t-il indiqué.
 

    #canada #ordures #déchets #pollution #ordure #plastique #écologie #recyclage #environnement #recyclage #manille #Duterte

  • Malgré les menaces, la journaliste Maria Ressa « défie l’impunité » du président philippin
    https://www.mediapart.fr/journal/international/110519/malgre-les-menaces-la-journaliste-maria-ressa-defie-l-impunite-du-presiden

    Les Philippines élisent leurs parlementaires ce lundi 13 mai. Le président et autocrate Rodrigo Duterte pourrait en sortir renforcé. Fondatrice du média en ligne Rappler, la journaliste Maria Ressa, personnalité de l’année pour le magazine "Time", est harcelée par le pouvoir de Manille. « Nous continuerons à faire notre travail », assure-t-elle à Mediapart.""

    #Asie #Maria_Ressa,_Philippines,_Rodrigo_Duterte,_Rappler

  • Ce vikend, on a découvert les navettes de Marseille. C’est très bon, puisque c’est à la fleur d’oranger.

    D’après Wikipédia, sa forme pourrait évoquer la barque qui aurait amené les Saintes Maries en Camargue (les histoires de membres de la famille de Jésus enterrés dans mon jardin à Montpellier, je suis assez friand).

    Mais d’après quelqu’un sur l’interwebz, « évidemment » que pas du tout : ça se voit bien que c’est un hommage aux déesses-mères et que c’est un symbole de fécondité, donc en fait c’est un #vagin. (Ça m’a l’air assez faiblement sourcé comme hypothèse, mais une fois que tu as cette idée en tête, tu ne lècheras plus jamais des barquettes de Lu en public.)

    • Je te mets le lien, parce que c’est de la pure #sérendipité que de partir là-dedans : Saintes Maries
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Saintes_Maries

      Les hagiographes ont popularisé un débarquement en Camargue des trois Maries, accompagnées d’un groupe comprenant Marthe, la sœur de Marie Madeleine, Lazare son frère réanimé par Jésus, Maximin, Sidoine l’aveugle qui deviendra saint Restitut et Manille, suivante de Marthe. Pour Jean-Paul Clébert, il s’agissait de relier ainsi le christianisme provençal à une présence des premiers disciples du Christ.

      Chassés de Palestine au Ier siècle et placés dans « un vaisseau de pierre » sans voile ni rame, en compagnie de nombreux autres chrétiens, ils furent poussés par les courants vers le delta du Rhône où ils s’échouèrent. Là, ils furent accueillis par Sarah la noire, qui devint la servante des Maries.

      Seules resteront sur place Marie Salomé, Marie Jacobé et Sarah. Elles y moururent, et l’endroit où elles furent ensevelies, traditionnellement situé aux Saintes-Maries-de-la-Mer, devint un important lieu de culte et de pèlerinage chrétien ainsi qu’une halte sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, fils de Marie Salomé.

      Marie-Madeleine se retira dans le massif de la Sainte-Baume, Lazare devint le premier évêque de Marseille, Maximin, celui d’Aix et Sidoine, celui du Tricastin, tandis que Marthe s’en fut à Tarascon, où, d’après la légende, elle terrassa la terrible Tarasque.

  • Philippines : la dictature : plus jamais ! | Philippe Revelli
    http://philipperevelli.com/la-dictature-plus-jamais-dictatorship-never-again

    Le 21 septembre 1972, Ferdinand Marcos instaurait la loi martiale. Quarante-six ans plus tard, alors que le régime du président Duterte, dès le début montré du doigt pour sa meurtrière guerre à la drogue, poursuit sa dérive autoritariste, des milliers de philippins se rassemblent au Rizal Park de Manille pour affirmer : « la dictature, plus jamais ! » Source : Relevé sur le Net...

  • Une brève histoire du Hardcore Punk Underground aux Philippines


    Tigger Pussy
    https://tigerpussyx.bandcamp.com/track/damaged-goods

    https://daily.bandcamp.com/2018/09/07/a-short-history-of-the-hardcore-punk-underground-in-the-philippines

    En 1981, les Dead Kennedys et Circle Jerks ont joué leur premier concert à San Francisco, dans un restaurant philippin appelé Mabuhay Gardens. Par coïncidence, le tout premier spectacle punk aux #Philippines a également eu lieu la même année, à 7 000 milles de distance. Le nom de cet événement historique ? Brave New World.

    Tout comme la légendaire « British Invasion » de plus d’une décennie, le #punk_hardcore - un mouvement déclenché par des jeunes de la classe ouvrière dans les rues du Royaume-Uni, des États-Unis et d’Australie au milieu des années 70 scène comme il était un changement de mer culturel ressenti dans le monde entier, y compris l’Asie du Sud-Est. Les Philippins ont été parmi les premiers dans cette région à développer leur propre version du hardcore punk ; cette tradition distincte datant de plusieurs décennies se poursuit encore aujourd’hui.

    Ce développement a été rendu possible grâce à Dante « Howlin ’Dave » David, un disc-jockey de la station de radio philippine DZRJ-AM, qui a joué la première chanson punk de la radio philippine « Anarchy In The UK ». jouer des chansons punk et new wave dans le cadre de sa rotation régulière. Howlin ’Dave a également créé la série de concerts Brave New World, du nom du roman dystopique d’Aldous Huxley, qui servait de tremplin à certains des plus grands noms du circuit local.

    Peut-être le personnage le plus essentiel de sortir de Brave New World était Tommy Tanchanco, chef de la tenue hardcore région du Tiers Monde Chaos et fondateur de Twisted Croix-Rouge, une cassette uniquement vénérée étiquette de bricolage qui a fonctionné de 1985 à 1989. Comme pour les concerts susmentionnés , la discographie des 17 albums du label définit les paramètres du son philippin encore naissant en défendant les talents locaux féroces tels que Dead Ends, Wuds, George Imbecile et The Idiots, Urban Bandits et Betrayed - le dernier ayant sorti un album en juillet dernier , après un hiatus de 32 ans.

    « Twisted Red Cross a été une bénédiction car Tommy a produit des groupes qui n’auraient pas pu enregistrer et sortir des albums eux-mêmes », explique le chanteur de Dead Ends, Al Dimalanta, dont le groupe a sorti son album Second Coming en 1986 . "Ces quelques années au milieu des années 80 ont eu un effet dans notre musique, mais je ne pense pas que cela se produira à nouveau dans le rock, pas dans cette ampleur."

    Comme avec la plupart des communautés hardcore des années 80, le #punk_underground philippin était animé par les jeunes, qui ont abordé leur art avec une honnêteté sans faille et (le plus souvent) des idéaux anti-establishment. « Nous avons aimé la façon dont le punk a permis aux enfants ordinaires de se réunir, de former un groupe, d’écrire des chansons représentant les pensées et les idéaux de la jeunesse philippine », explique Dimalanta, qui travaillait en tant que professeur. Lui et ses pairs ont passé une grande partie de la décennie à livrer des accusations musicales à la dictature de Ferdinand Marcos dans les clubs punks de Manille, comme On Disco sur Roxas Boulevard et Katrina’s à Malate (ce dernier étant souvent qualifié d’équivalent philippin du CBGB). des lieux comme le toit de la maison Matimyas.

    Dans les années 90, la scène hardcore avait commencé à disparaître à Manille. "Tous les punks ont disparu", se souvient Jep Peligro, créateur de Konspirazine , un zine de premier plan publié à la fin des années 90 et au début des années 2000, documentant la scène musicale locale du bricolage. Cependant, il y avait des pôles d’activités si vous saviez où regarder, comme à Laguna, une province au sud-est de Manille avec une culture punk bricolage riche, et la région voisine de Cavite.

    « Les groupes de Laguna étaient décidés à bouger un peu, et à rappeler au reste de la scène que nous étions toujours là, en train de faire notre travail en permanence », a déclaré Peligro. (Un vidéaste de la scène qui se fait appeler Crapsalad a soigneusement filmé des spectacles en direct à l’aide d’un caméscope, documentant le mouvement pour les générations futures.)

    Les maisons de disques et les petites distributions de bricolage comme Rare Music Distribution, dirigée par des membres d’un autre groupe emblématique, Philippine Violators et Middle Finger Records, ont également joué un rôle essentiel dans la survie des années 90. Il est important de noter que Peligro souligne que « [Ce] sont des labels punks dirigés par des punks réels » plutôt que des sociétés.

    L’impact de ces ancêtres continue de se faire sentir à ce jour, comme en témoignent les rassemblements de punk abondants et de longue durée du pays. L’année 2018 marque la 23e édition du festival Hardcore Punk de Cebu, un événement annuel mettant en vedette des groupes de partout aux Philippines sur la chaîne insulaire de Visayas. Plus au sud, dans les villes de Butuan et de Cagayan de Oro, il y a le Mindanao Hardcore Fest, maintenant dans sa 18ème année.

    « Tout ce que tout le monde a fait a contribué à la scène, que ce soit de manière géniale ou minable. Cela a en quelque sorte enrichi l’expérience et la communauté », explique Jon« Fishbone »Gonzales, bassiste du groupe punk Bad Omen, un pilier de la scène depuis un quart de siècle.

    Plus de 30 ans après la montée du hardcore philippin, et avec l’administration actuelle de Rodrigo Duterte sur le pays avec une main de fer, les principes punks sont plus que jamais d’actualité, sinon plus. Comme toujours, les participants déploient leurs accords de pouvoir et leurs voix vocales principalement pour exprimer leurs préoccupations face aux troubles sociaux afin de sensibiliser et, espérons-le, de planter les graines du changement.

    « Nous essayons de trouver de petites joies et de petites victoires dans notre vie quotidienne », déclare fièrement Peligro. « En même temps, ajoute-t-il, nous sommes le groupe de parias le plus énervé, le plus en colère et le plus opprimé de la société - notre président Google. »

    De la tenue anti-émeute à la #musique thrash-punk, la tradition philippine est à la base. Voici une liste restreinte de groupes qui perpétuent l’héritage aujourd’hui.

    https://tigerpussyx.bandcamp.com/track/daughter


    https://thoughtph.bandcamp.com/track/ink-on-my-skin-2

    #bandcamp
    https://thoughtph.bandcamp.com/track/justice

  • Pollution au plastique : un fleuve de déchets à travers Manille
    https://www.crashdebug.fr/international/14949-pollution-au-plastique-un-fleuve-de-dechets-a-travers-manille

    Le cours d’eau qui traverse un bidonville de Manille convoie des tonnes de déchets et empoisonne les riverains.

    Un bouclier de détritus cache l’Estero de Magdalena, un cours d’eau qui serpente dans un bidonville de Manillea aux Philippines. La couche est si épaisse qu’on croirait pouvoir marcher dessus. Mais le patchwork fétide de bouteilles en plastiques, d’emballages de plats à emporter et de sacs en plastique ne forme qu’une couche poreuse flottant sur les eaux sales de cet affluent du Pasig, le plus grand fleuve de Manille, lui aussi lourdement pollué.

    Décharge à ciel ouvert

    Les autorités municipales accusent les habitants du bidonville de se servir de l’Estero de Magdalena comme décharge à ciel ouvert. Elles ont installé des barrages antipollution pour empêcher (...)

  • Je n’irai pas chez Enthoven | Le Club de Mediapart
    1 juin 2018 Par Jeanne Guien Blog : Le blog de Jeanne Guien

    Lettre ouverte à M. Raphaël Enthoven, suite à mon invitation à son émission Philosophie(s).
    https://blogs.mediapart.fr/jeanne-guien/blog/010618/je-nirai-pas-chez-enthoven

    Monsieur Enthoven,

    je vous écris pour annuler ma venue à votre émission Philosophie(s) sur Arte, dont le tournage devait avoir lieu ce jour.

    Invitée par votre équipe en mars dernier à y discuter de mon sujet de recherche, la réduction de la durée de vie des objets, j’avais accepté dans l’espoir d’y trouver un espace de dialogue philosophique authentique, de production rigoureuse et collaborative d’un savoir critique utile. La lecture et l’écoute de vos diverses productions m’ont cependant convaincue que cet espoir était vain.

    Ne connaissant pas, il y a trois mois, votre travail, j’ai en effet découvert depuis qu’il était malheureusement semblable à celui des quelques rares autres « philosophes » représentés dans les médias dominants : un déploiement précieux et allusif de culture légitime, mis au service de la reproduction à l’identique des préjugés sociaux et politiques les plus caricaturaux. Immaturité du mouvement étudiant, mysandrie des féministes, paresse des abstentionnistes, communautarisme des anti-racistes ou encore antisémitisme des antisionistes : il n’est pas un seul des partis pris les plus réducteurs et abêtissants de la droite décomplexée auquel vous ne vous empressiez d’apporter votre soutien, à grand renfort de raccourcis historiques, de coupes et pseudo-concessions à l’adversaire, de citations à l’emporte-pièce et d’invocations toutes faites à la démocratie et la liberté de pensée - qu’il est peu étonnant de voir conduire, infailliblement, au moralisme le plus vide. (...)

  • « Si la liberté de navigation est bafouée en mer de Chine, elle le sera partout »
    http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2017/10/31/si-la-liberte-de-navigation-est-bafouee-en-mer-de-chine-elle-le-sera-partout

    Le droit de la mer est remis en question par les politiques du fait accompli, selon l’amiral Denis Bertrand, commandant de la zone maritime Pacifique et des forces armées en Polynésie française.

    La frégate Auvergne vient d’effectuer une mission de huit jours en mer de Chine du Sud, passant par les îles Spratleys, mais également, ce qui est plus nouveau pour la marine française, à proximité des îles Paracel, qui sont aussi revendiquées par la Chine. Pourquoi cette navigation ?
    L’importance de cette navigation dans la région est illustrée dans la revue stratégique de la défense nationale qui vient d’être adoptée par le président de la République : elle souligne l’affirmation de la puissance chinoise, son influence régionale, et le développement considérable de ses capacités militaires. Nous avons un point de préoccupation, qu’a rappelé la ministre des armées en juin au Shangri-La Dialogue [le grand rendez-vous des ministres de la défense de la zone Asie-Pacifique] : la défense d’un ordre international fondé sur le droit. Cela vaut pour la piraterie, la prolifération avec la Corée du Nord, les pêches illégales, ou les entraves à la liberté de navigation. L’application de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer est remise en question par les politiques du fait accompli.

    Pour conserver son autonomie stratégique, la France doit préserver sa capacité d’appréciation de la situation. Il nous faut entretenir nos connaissances sur l’évolution des équilibres internationaux et régionaux, les comportements des uns et des autres. Depuis fin 2014, plus d’une dizaine de bateaux français ont ainsi transité dans la région, là où le droit de la mer nous y autorise, y compris dans ces zones contestées. Avec trois mots-clés : lisibilité, constance, équilibre.

    Quel est le bilan de ces transits ?
    Quand on navigue dans de telles zones, on apprend énormément des réactions, comme de l’absence de réactions observée. Nos transits nous montrent que la Chine a des réactions de plus en plus professionnelles, qu’elle est attentive à ce qu’il se…

    #paywall

    La France se met aussi aux mission #FoN #Freedom_of_Navigation

    • L’article de la journaliste embarquée (également sous #paywall, on ne connait pas le détail du passage près des Paracels ou Spratleys (dans les eaux territoriales revendiquées ou pas)

      A bord de l’« Auvergne », en mer de Chine du Sud
      http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2017/10/31/a-bord-de-l-auvergne-en-mer-de-chine-du-sud_5208107_3216.html

      La frégate française a effectué une mission inédite dans les îles Spratleys et Paracel, revendiquées par Pékin.

      #mer_de_Chine_méridionale

    • A bord de l’« Auvergne », en mer de Chine du Sud

      La frégate française a effectué une mission inédite dans les îles Spratleys et Paracel, revendiquées par Pékin.

      Un typhon sévit au nord, le vent dépasse les 75 km/h. Derrière les trombes d’eau qui s’abattent sur le port militaire malaisien de Kota Kinabalu, on devine avec peine les îles ceinturant les eaux chaudes et boueuses de la baie. Le navire de guerre s’arrache du quai entre deux bourrasques, sous un brouillard laiteux. Vendredi 20 octobre, l’Auvergne, la dernière née des frégates de la marine française, file sur la mer de Chine méridionale vers les îles Spratleys.

      Ces récifs proches des Philippines sont convoités par tous les pays de la région, au premier rang desquels la Chine, qui y bâtit des installations en dur. Dans les prochains jours, le bateau poussera jusqu’aux Paracel, au large du Vietnam. Là aussi, Pékin militarise cet archipel disputé qui forme la ligne de défense primordiale de son flanc sud.

      La lutte anti-sous-marine pour priorité

      Les cartes – britanniques – sont sorties sur la table de navigation de l’Auvergne. Les marins français ont tout à apprendre de la mer de Chine méridionale, de ses hauts-fonds plongeant jusqu’à 4 000 mètres. Ici transite la moitié du trafic commercial mondial. Les tensions régionales et internationales montent sous l’effet de la politique d’extension territoriale menée par Pékin, que les Occidentaux qualifient de « fait accompli ». La marine française mène là sa première mission opérationnelle complète jusqu’au nord de la zone. La frégate a pour priorité la lutte anti-sous-marine.

      Les nations qui comptent dans le Pacifique (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Australie) assurent toutes ici une présence militaire visible en mer. Ce vendredi, trois frégates russes anti-sous-marines viennent d’arriver à Manille, à la veille d’une réunion des ministres de la défense de l’Asie du Sud-Est.

      « Il y a du monde sous l’eau », convient le commandant Xavier Breitel. Dont, bien sûr, des bâtiments chinois, y compris les sous-marins nucléaires les plus récents de l’Armée populaire de libération. Pékin a justement annoncé le 28 octobre qu’en prévision de déploiements plus nombreux, il allait créer au sein de sa flotte du Sud une unité de sauvetage sous-marine. Si l’Auvergne et son hélicoptère Caïman, avec leurs sonars, détectent un de ces navires, ce serait une autre première. « Un américain, c’est surfait ! », ironise un premier-maître du bord.

      A bord de l’Auvergne, l’on s’interroge : comment les Chinois vont-ils réagir ? Depuis 2015, une dizaine de bateaux français ont navigué près des Spratleys. La marine française a des moyens limités, mais ses passages en mer de Chine se systématisent, avec des missions de renseignement. Bien qu’ils croisent toujours dans les eaux internationales, soit au-delà de 12 milles nautiques (22,2 km) des îles disputées, la moitié des navires français ont été « marqués » par la marine de Pékin : simplement interrogés à la radio ou, plus brutalement, suivis de près par des frégates.

      « Un transit sans agressivité »

      La Chine n’est « pas une menace », rappelle toutefois le commandant à l’équipage. « Il s’agit simplement de passer, comme n’importe quel navire, dans les eaux internationales. Un transit sans agressivité pour faire valoir le droit de navigation », annonce-t-il. La France veut se distinguer des Etats-Unis, qui pratiquent des « opérations de liberté de navigation » en bonne et due forme.

      Les bateaux de guerre américains, en effet, effectuent des tours complets des îlots contestés, sillonnent en profondeur les atolls, dessinent de vastes huits sur les eaux… En août, le USS McCain s’est approché à 6 milles de Mischief (Meiji en chinois), dans les Paracel, pour la troisième « opération » en mer de Chine méridionale menée depuis l’élection de Donald Trump, qui a régulièrement reproché à Pékin ses annexions de fait. Un « acte portant gravement atteinte à la souveraineté de la Chine », a aussitôt réagi Pékin en affirmant avoir « expulsé » le navire.


      La frégate multimissions Auvergne au cours de sa mission en octobre 2017

      L’Auvergne a prévu de naviguer à une distance de 30 et 13 milles des îlots contestés. La frégate commence par progresser discrètement jusqu’au 10e parallèle. Radars et système d’identification coupés, sonars éteints, hélicoptère au hangar, elle n’apparaîtra pas plus grosse qu’un modeste chalutier dans les capteurs adverses. Mais dans un second temps, son attitude sera bien celle, ostensible, d’un bateau de guerre vaquant à ses activités.

      Ce vendredi, les marins sont appelés au poste de combat dès 20 heures. A l’issue de la nuit, fanions, projecteurs et appareils photo sont en place pour d’éventuels échanges avec les militaires chinois. Les mitrailleuses 12,7 mm ont été armées sur les flancs de la passerelle. L’Auvergne se tient prête à une approche. « Je m’attends à être marqué », souligne le commandant. Il faudra alors tout enregistrer. « Derrière, il y a aussi une guerre de l’information. » La subtilité consistera à réagir au nom de la sécurité maritime plutôt que selon les lois de la guerre, sans jamais donner l’impression de se plier à un ordre militaire chinois. « Je resterai sur la même route, à la même vitesse. »

      Marins las

      Samedi 21, le récif de Commodore s’inscrit à gauche de la route sur les écrans de navigation. Dehors, dans la chaleur pesante, seuls des pêcheurs dispersés occupent les eaux. Mais plus haut, à l’approche du récif de Mischief, deux radars chinois sont repérés. Actifs. Puis, à la mi-journée, un troisième. Des échanges de données sont captés. A l’est, un ravitailleur militaire chinois fait également route vers Mischief.

      Le 10e parallèle franchi, comme prévu, la frégate se dévoile. « French warship ! French warship ! », crie le chef du quart sur la radio. Les radars sont de nouveau branchés – les instruments de guerre électroniques chinois ne pourront manquer de les repérer. L’hélicoptère se prépare à décoller, lui aussi avec son sonar, une bouée largable redoutée des sous-marins.

      Mais en retour, nul appel. Nul bateau en route vers l’Auvergne. L’esquive. Depuis la passerelle, on scrute la dizaine de bateaux de bois multicolores qui sillonnent le coin. Ils ressemblent à de vrais pêcheurs, non à des « sonnettes », ces milices armées déguisées en civils qui font office de force avancée chinoise dans les Paracel. Dans l’attente, la frégate s’oblige à garder une route régulière, s’offrant à la houle forte. Changer d’allure, se retourner, virer, sont des manœuvres militaires agressives en mer. « Le problème, à vouloir éviter les pêcheurs, c’est qu’on finit par être radial [perpendiculaire] vers les eaux territoriales ! », remarque un officier de quart.

      Partis depuis deux mois, les marins de l’Auvergne sont las. Cette nouvelle frégate « multimissions », conçue pour un équipage réduit de moitié, use les hommes, et voilà que la veille interminable achève d’éprouver leurs nerfs. L’action se dérobe. Toute la nuit, le sonar actif de l’Auvergne va fouiller la mer, réveillant l’équipage de son sifflement strident.

      « Tremblez dans vos boîtes de conserve ! »

      Dimanche 22 au petit jour, sortie des Spratleys. L’hélicoptère s’envole, sous un ciel plombé, s’assurer que la frégate n’est pas suivie. Quand il a pris son quart en ce début de journée, le « midship » (le cadet des officiers) a promis une belle journée aux sous-marins qui pisteraient l’Auvergne : « Tremblez dans vos boîtes de conserve ! »

      A l’approche de Scarborough, récif que la Chine dispute aux Philippines, un garde-côte chinois est identifié, qui ignore la frégate. Tandis que l’on guette un rendez-vous plus ou moins courtois en surface, les sonars continuent de balayer sans complexe de larges espaces sous l’eau, avec l’espoir d’attirer des adversaires et d’en dévoiler la signature sonore. « Nous faisons le pari qu’en allant à tel endroit, le sous-marin qui se trouve possiblement dans la zone ira à tel autre », explique un officier au poste central des opérations. « Une marine présente ici ne peut pas nous ignorer », précise le commandant. A 19 heures, on pense tenir un sous-marin. Un contact sérieux, classé possible submarine, est enregistré. Furtif, lui aussi.


      La frégate multimissions « Auvergne », en octobre.

      Sur la mer continuellement agitée, la frégate roule, cap vers les Paracel. Lundi, l’hélicoptère est revenu de sa dernière patrouille avec un nouveau contact possible sous la surface. Il en attrape un autre au matin du quatrième jour, mardi. « En matière de lutte anti-sous-marine, ne rien ramener n’est pas forcément un échec. On fait naître le doute chez l’adversaire. Et s’il y avait quelqu’un dans la zone, on l’aura bien embêté », souligne le pilote, A. « Pas de contact direct avec les Chinois, c’est aussi une info ! », lâche l’officier opérations R.

      Pékin compte vingt avant-postes dans les Paracel et renforce ses installations militaires sur huit de ces îles. Le jour suivant, au large de l’île Lincoln, sur l’eau devenue bleu-gris, la frégate dessine une boucle en vue de redescendre vers Singapour, escortée d’une nuée de mouettes chasseuses d’exocets. Au passage du récif de Bombay, dans l’après-midi blanc du mercredi, des radars chinois sont de nouveau repérés.

      Retarder l’échéance

      La réaction chinoise survient soudain quand le bateau, laissant sur son arrière droite la principale base de l’Armée populaire sur l’île de Woody, longe les hauts-fonds Macclesfield. Un avion de patrouille maritime chinois surgit dans les radars, venu du nord-est. La preuve, s’il en était encore besoin, que Pékin envoie ses moyens militaires de surveillance loin de ses eaux territoriales reconnues.

      L’avion vient reconnaître la frégate. « Très professionnel. Le bateau ne s’est jamais senti menacé », juge le commandant Breitel. Dans les airs, le patrouilleur est resté à 12 milles, dessinant un cercle pour contourner l’Auvergne. Puis il a filé vers le sud, avant de remonter plein nord. Et quand, par deux fois, la frégate a modifié son mouvement, par deux fois l’avion a amendé sa trajectoire.

      Bien que restée muette, il se pourrait que la marine chinoise ait suivi l’Auvergne depuis le début de son périple. Et qu’elle ait appliqué un principe du stratège Sun Tzu : « Quand vous agissez, feignez l’inactivité. Quand vous êtes proche, feignez l’éloignement. Quand vous êtes loin, feignez la proximité. » La Chine adapte son attitude aux différentes nations qui sillonnent la zone, souligne l’état-major français.

      Mais entre l’esquive et l’action de force, Pékin exprime sa volonté inébranlable de consolider ses positions sur les Paracel et les Spratleys. « Si la liberté de navigation est bafouée ici, elle le sera partout à court terme », souligne Denis Bertrand, l’amiral commandant la zone maritime française Pacifique. Le risque est de voir un jour la mer de Chine du Sud se fermer comme un lac, prenant en otage les intérêts des autres puissances. En naviguant dans ces eaux chaudes et lointaines, les marins espèrent retarder l’échéance.

    • « Si la liberté de navigation est bafouée en mer de Chine, elle le sera partout »

      Le droit de la mer est remis en question par les politiques du fait accompli, selon l’amiral Denis Bertrand, commandant de la zone maritime Pacifique et des forces armées en Polynésie française.

      La frégate Auvergne vient d’effectuer une mission de huit jours en mer de Chine du Sud, passant par les îles Spratleys, mais également, ce qui est plus nouveau pour la marine française, à proximité des îles Paracel, qui sont aussi revendiquées par la Chine. Pourquoi cette navigation ?

      L’importance de cette navigation dans la région est illustrée dans la revue stratégique de la défense nationale qui vient d’être adoptée par le président de la République : elle souligne l’affirmation de la puissance chinoise, son influence régionale, et le développement considérable de ses capacités militaires. Nous avons un point de préoccupation, qu’a rappelé la ministre des armées en juin au Shangri-La Dialogue [le grand rendez-vous des ministres de la défense de la zone Asie-Pacifique] : la défense d’un ordre international fondé sur le droit. Cela vaut pour la piraterie, la prolifération avec la Corée du Nord, les pêches illégales, ou les entraves à la liberté de navigation. L’application de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer est remise en question par les politiques du fait accompli.

      Pour conserver son autonomie stratégique, la France doit préserver sa capacité d’appréciation de la situation. Il nous faut entretenir nos connaissances sur l’évolution des équilibres internationaux et régionaux, les comportements des uns et des autres. Depuis fin 2014, plus d’une dizaine de bateaux français ont ainsi transité dans la région, là où le droit de la mer nous y autorise, y compris dans ces zones contestées. Avec trois mots-clés : lisibilité, constance, équilibre.

      Quel est le bilan de ces transits ?

      Quand on navigue dans de telles zones, on apprend énormément des réactions, comme de l’absence de réactions observée. Nos transits nous montrent que la Chine a des réactions de plus en plus professionnelles, qu’elle est attentive à ce qu’il se passe, qu’elle surveille.

      Par ailleurs, la plupart de nos déploiements comportent des escales en Chine. Notre attitude s’inscrit dans une relation de grand pays à grand pays. Nous sommes capables de nous dire les choses franchement, tout en ayant une bonne relation de dialogue. Je me déplace dans tout le Pacifique plusieurs fois par an. J’ai des entretiens bilatéraux réguliers avec des responsables chinois de l’Armée populaire de libération (armée de terre, marine, armée de l’air), des garde-côtes, et de la coopération internationale. Le message de la France est compris.

      Faut-il déployer plus de navires en mer de Chine, sachant que les moyens français sont limités ?

      Nous faisons déjà beaucoup. La France est le seul pays européen du Pacifique. Le seul à y maintenir en permanence des forces, et à y déployer chaque année des bateaux militaires de premier rang. Envoyer l’Auvergne, l’un des meilleurs bâtiments de lutte anti-sous-marine du monde, est un investissement pour affirmer notre présence et entretenir notre autonomie stratégique. Le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian avait incité les Européens à faire de même. Si la liberté de navigation est bafouée ici, elle le sera partout à court terme.

      Nous ne sommes pas du tout dans une logique d’escalade. Mais nous sommes attachés à suivre les équilibres d’une région où quatre nations membres du Conseil de sécurité de l’ONU voisinent : la France, les Etats-Unis, la Chine et la Russie.

      Dans le même temps, deux frégates chinoises ont fait escale à Toulon ces derniers jours. Pourquoi ?

      La Chine a fait la démonstration de ses capacités océaniques acquises ces dernières années. Ses groupes navals déployés en Europe, dans l’océan Indien ou dans le Pacifique témoignent de cette accélération. La présence de navires chinois en France traduit une relation mature entre deux grands pays liés par un partenariat stratégique fondé sur un principe de réciprocité.

  • La capitale des #Philippines s’enfonce sous les eaux
    https://www.mediapart.fr/journal/international/310717/la-capitale-des-philippines-s-enfonce-sous-les-eaux

    Vue aérienne de Manille, la capitale des Philippines. © Reuters Les dix villes les plus touchées par l’élévation du niveau de la #mer se trouvent en Asie. À Manille, capitale des Philippines, il est supérieur de 80 centimètres à celui d’il y a 50 ans. Le #Changement_climatique est une réelle menace pour la métropole, ses 9 millions d’habitants et sa multitude de villes côtières.

    #International #Climat #montée_des_eaux #océans

  • Aux Philippines, le secteur minier écarte du pouvoir la ministre de l’environnement
    Militante passionnée, Gina Lopez s’était lancée dans une croisade contre l’industrie du nickel.
    http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2017/05/05/aux-philippines-le-secteur-minier-ecarte-du-pouvoir-la-ministre-de-l-environ

    Les intérêts des grands groupes auront eu raison de la bouillante secrétaire d’Etat à l’environnement : le Congrès des Philippines a refusé, mercredi 3 mai, la confirmation à ce poste de Gina Lopez, que le chef de l’Etat, Rodrigo Duterte, avait nommée en juin 2016 après son accession à la présidence.

    Par deux fois déjà, en novembre et en mars, les membres du Congrès avaient refusé la confirmation de Mme Lopez, 62 ans. Cette dernière s’était lancée dans une véritable croisade contre l’industrie minière, tâche pour le moins ardue compte tenu du poids des puissantes industries et des grandes familles de l’élite des affaires sur la conduite de la vie politique de l’archipel.

    En annonçant qu’elle entendait fermer vingt-huit des quarante et une mines de nickel du pays, elle s’était immédiatement mis à dos les grands groupes : les sites visés représentent la moitié de la production de ce métal aux Philippines, pays par ailleurs riche en réserves de cuivre. Les groupes miniers sont accusés de longue date par les mouvements écologistes de polluer les rivières, les rizières et les chutes d’eau.
    « Le parti du business »

    « Si vous voulez être confirmé dans vos fonctions [aux Philippines], ne vous attaquez pas aux magnats des affaires ! » s’est écriée Gina Lopez lors d’une conférence de presse après l’annonce de la décision du Congrès. « C’est un mauvais signe quand on voit que les députés ne s’attachent pas à défendre le droit des Philippins, mais prennent le parti du business », a-t-elle ajouté, manifestement écœurée.

    Sa dernière mesure aura été son chant du cygne : Mme Lopez avait décidé fin avril d’interdire les mines à ciel ouvert, déclenchant les foudres de Mining Inc, un groupe important. Les responsables d’un projet de cette industrie dans le sud du pays, potentiellement l’un des plus grands au monde en matière d’extraction de cuivre, avaient notamment mis en avant, pour critiquer la ministre

    Y’a moyen d’avoir la suite ?

    • suite :

      Les responsables d’un projet de cette industrie dans le sud du pays, potentiellement l’un des plus grands au monde en matière d’extraction de cuivre, avaient notamment mis en avant, pour critiquer la ministre, le fait que 1,2 million d’ouvriers dépendent de l’activité minière dans l’archipel.

      En mars, la chambre de commerce des mines des Philippines avait soumis une pétition au Congrès contre la secrétaire à l’environnement, affirmant que les décisions de cette dernière étaient « illégales et sans fondement .

      Gina Lopez est un personnage hors norme : fille d’un milliardaire de Manille, elle a grandi dans l’élite avant de devenir professeure de yoga. Durant une vingtaine d’années, elle fut une sorte de missionnaire de cette pratique, vivant au Portugal, en Inde, en Afrique. Après avoir gagné la présidentielle de mai 2016, Rodrigo Duterte avait rencontré Gina Lopez à Davao, ville du sud des Philippines dont il a été le maire pendant une vingtaine d’années. La passion de la fougueuse militante pour la protection de la nature avait convaincu le nouveau chef de l’Etat, qui l’avait nommée peu après ministre de l’environnement.

      M. Duterte, dont la présidence a été entachée, en à peine un an, par une lutte impitoyable contre la drogue qui a fait plusieurs milliers de morts chez revendeurs et usagers, entendait mener aussi une bataille pour la défense de l’environnement. Il avait ainsi agité, en mars, la menace d’interdire les opérations de l’ensemble de l’industrie minière de son pays, l’accusant notamment de « déstabiliser » son gouvernement. Il avait ajouté, sans autre précision : « Quand il s’agit de la préservation de mon pays, je fais ce qui est nécessaire. » Déclaration dont il est difficile de décrypter le message tant se sont multipliées les sorties verbales et contradictoires d’un président fantasque et provocateur.

      Les groupes de défense de l’environnement n’ont pas tardé à critiquer le gouvernement, l’associant aux intérêts industriels : « On voit clairement pour qui bat le coeur de l’administration Duterte », a réagi la Green Thumb Association, qui regroupe des dizaines d’organisations écologistes.

      Le président a de son côté regretté le refus du Congrès de confirmer le poste de Gina Lopez : « C’est dommage, j’aime vraiment le caractère passionné de Gina », a-t-il dit, ajoutant : « Mais que voulez-vous, nous sommes en démocratie et les lobbys de l’argent sont les plus forts. Je ne contrôle pas tout. »

  • L’Arabie saoudite traque une ressortissante jusqu’aux #Philippines
    https://www.mediapart.fr/journal/international/140417/larabie-saoudite-traque-une-ressortissante-jusquaux-philippines

    Parvenue à sortir de son pays, ce qui est interdit pour une femme non accompagnée d’un homme de sa famille, Dina Ali Lasloom, 24 ans, se trouvait à l’aéroport de Manille quand elle a été remise par les autorités locales à deux hommes qui l’ont reconduite à Riyad.

    #International #Arabie_Saoudite

  • Alipato : The Very Brief Life of an Ember
    http://www.nova-cinema.org/prog/2017/159-offscreen/offscreenings/article/alipato-the-very-brief-life-of-an-ember

    Khavn de la Cruz, 2016, DE-PH, DCP, VO ST ANG, 88’

    Manille, an 2025, marécages de la création à la sauce disco, des chants surgissent d’une jungle d’ordures éclairée de feu d’artifices. Le rideau s’ouvre sur l’histoire du gang Kostka : des enfants de 10 ans, armes à feux en main, cigarette à la bouche. Tribu de freaks, ils guident leur fanfare de violence à travers un labyrinthe de décadence. Caméra à l’épaule, pieds dans la boue, Khavn de la Cruz ("Ruined Heart") filme furieusement les bidonvilles comme s’ils étaient le décor d’une tragédie grecque ou d’un soap opéra. Dans ce cinéma décomplexé de toute convention, Khavn use d’une abondante variété de techniques pour peindre cette flamboyante et chaotique chorégraphie dans tous les angles possibles. Brut, ardent, dévorant, punk, autant (...)

  • Philippines : la trajectoire de la violence - Asialyst
    https://asialyst.com/fr/2017/01/27/philippines-trajectoire-violence

    Le dramatique chiffre de 6 000 victimes depuis l’arrivée du président Duterte au pouvoir aux Philippines le 30 juin 2016 laisse pantois. Sans procès ni aucune forme légale, cette violence – encouragée et cautionnée par le président – explose. On comptabilise aujourd’hui aux Philippines plus d’homicides par armes à feu qu’aux États-Unis. Et on s’interroge : la prévision annoncée par le président lui-même de 100 à 150 000 personnes visées par la police ou des « exécuteurs professionnels » pourrait-elle être atteinte ? Se peut-il que le candidat Duterte qui promettait de tuer tant de criminels que les poissons de la baie de Manille allaient grossir, y parvienne ? Comment une telle violence civile peut-elle se dire et se produire ? Avec quels effets sur une cohésion nationale déjà bien entamée et sur la légitimité d’un État décrédibilisé pour son incapacité à sortir le pays de ses crises chroniques ? Amnesty International évoque un « carnage » dans un récent rapport alarmiste*.

  • La « guerre contre la drogue » promise par Rodrigo Duterte fait en moyenne 47 morts par jour aux Philippines
    http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2016/10/07/aux-philippines-la-lutte-contre-la-drogue-vire-au-carnage_5009622_3216.html

    Comme chaque soir à Manille, depuis que Rodrigo Duterte est devenu officiellement le quinzième président des Philippines – le 30 juin – s’ensuit la même scène tragique : des assassins casqués qui disparaissent dans la nuit de l’immense capitale, des parents qui s’effondrent, des voisins qui ne sont plus si étonnés.

    Le grand nettoyage

    La police scientifique fait quelques relevés et embarque un énième cadavre devant les photographes. La « guerre contre la drogue » promise par le nouvel élu fait en moyenne 47 morts par jour aux Philippines, dont une moitié dans la capitale.

    Pour le président philippin, le grand nettoyage ne fait que commencer. Il est ­convaincu que beaucoup de drogués ne valent plus rien et représentent une menace pour leur quartier, au point qu’« il vaut mieux les tuer ».

    https://seenthis.net/messages/521282

    #philippines #drogues #santé_publique #massacre

  • Dans la « guerre contre le crime » des Philippines | Noel Celis
    https://making-of.afp.com/dans-la-guerre-contre-le-crime-des-philippines

    "Parfois il faut attendre les premières lueurs de l’aube. Parfois les cadavres surgissent de bonne heure. Ce qui est certain, c’est que les policiers de service de nuit à Manille peuvent désormais affirmer sans exagérer qu’ils font l’horaire de la mort..." Le président des Philippines Rodrigo Duterte doit largement son élection triomphale en mai 2016 à sa promesse de « nettoyer » les rues en liquidant des milliers de criminels. Ce programme électoral musclé s’appuyait sur son bilan dans la ville de Davao, dans le sud du pays, qu’il a gouverné pendant deux décennies en appliquant sa politique brutale de maintien de l’ordre. Il a été accusé d’avoir mis en place ou toléré des escadrons de la mort responsables du meurtre de plus de mille suspects. Selon la police, 402 personnes soupçonnées d’infractions (...)

  • La Cour permanente d’arbitrage de La Haye s’est prononcée ce mardi 12 juillet sur le conflit opposant Manille à Pékin en mer de Chine méridionale, estimant « qu’il n’y a aucun fondement juridique pour que la Chine revendique des droits historiques sur des ressources dans les zones maritimes à l’intérieur de la ligne de neuf traits ».

    La mer de Chine méridionale fait l’objet d’un imbroglio de revendications auquel Cécile Marin a consacré une carte le mois dernier http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/mer_de_chine

  • #Mer_de_Chine. Pékin annonce des manœuvres pour avertir Manille

    Pékin s’apprête à entamer des manœuvres en mer de #Chine tandis que le tribunal d’arbitrage de la Haye est à quelques jours de rendre son verdict quant aux revendications territoriales de Manille.


    http://www.courrierinternational.com/dessin/mer-de-chine-pekin-annonce-des-manoeuvres-pour-avertir-manill

    #Philippines #caricature #dessin_de_presse

  • La réponse de la #nature au risque climatique
    https://www.project-syndicate.org/commentary/climate-risk-mitigation-natural-ecosystems-by-maria-damanaki-2016-05/french

    Les écosystèmes côtiers et marins ont un potentiel considérable pour atténuer les effets des tempêtes et d’autres risques, en particulier lorsqu’ils sont combinés avec une infrastructure construite de manière traditionnelle. Une ceinture de 100 mètres de mangroves, par exemple, peut réduire la hauteur des vagues jusqu’à 66% et faire baisser les niveaux d’eau maxima pendant les inondations. Un récif de corail sain peut réduire la force des vagues de 97%, ce qui réduit l’impact des tempêtes et empêche l’érosion. Ces écosystèmes côtiers ainsi que d’autres sont la première ligne de défense pour de nombreuses villes du monde entier, de Miami à Manille.

    #climat

  • Paroles aux enfants
    http://www.nova-cinema.org/prog/2015/151-filem-on/seances/article/paroles-aux-enfants

    •+ Espaces Éléonor Gilber, 2014, FR, HD, vo st nl, 14’ Une petite fille explique comment, dans la cour de son école, la répartition des espaces de jeu entre filles et garçons lui semble problématique. •+ Painted Reality Henry Burgos, 2010, PH, HD, sans dial , 5’ Trois gamins vivent dans la zone de Tondo, à Manille, réservée à la production de charbon. A la recherche, des clous qui leur permettent de gagner leur vie, ils dénichent une forme de vie : une plante. •+ Tout (...) dimanche 8 novembre 2015 - 11h , #Courts métrages

  • Une suggestion à M. Hollande qui semble en panne d’idées pour la COP21 - le blog de corinne morel darleux
    http://www.lespetitspoissontrouges.org/index.php?post/2015/02/27/Une-suggestion-a-M--Hollande-qui-semble-en-panne-d-idees-po

    Non mais quel contre-sens une fois encore... C’est bien la peine d’aller à Manille avec Nicolas Hulot et Marion Cotillard, alors qu’on nous annonce en France 9.000 emplois en moins à la SNCF dans les cinq ans qui viennent ! Alors qu’on a jamais eu autant besoin de rail, n’en déplaise à M. Macron.

    Une idée M. Hollande, puisque vous semblez chercher des annonces pour le sommet climat Cop21 : rouvrir les infrastructures de fret existantes. Les rails existent, les cheminots savent faire, les entreprises en ont besoin et on réduirait pollution et gaz à effet de serre... On a tous intérêt à sauver ces emplois.

    #COP21

  • L’appel de Manille est sans ambition et régressif ! Analyse

    Beaucoup ont parlé de l’appel de Manille lu par Marion Cotillard lors du voyage présidentiel de François Hollande aux Philippines. Peu l’ont analysé avec précision, sauf à dire qu’il ne contenait rien de spectaculaire. Ce n’est pas vrai. Il est spectaculairement sans ambition et régressif. Analyse.

    http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-combes/280215/lappel-de-manille-est-sans-ambition-et-regressif-analyse

    #ambition #AppeldeManille #Climat #Cop21 #Cotillard #france #Hollande #Paris2015 #Philippines #réchauffement_climatique

  • Hollande veut sceller une alliance contre le réchauffement climatique
    http://www.brujitafr.fr/2015/02/hollande-veut-sceller-une-alliance-contre-le-rechauffement-climatique.html

    retour du mot alliance ????

    Les présidents français Francois Hollande (G) et philippin Benigno Aquino se serrent la main le 26 février 2015 à Manille ( AFP / Alain Jocard )

    Depuis les Philippines, pays symbole des effets dévastateurs du réchauffement climatique, les présidents français et philippin ont lancé jeudi l’"Appel de Manille" pour le succès de la Conférence mondiale sur le climat que la France réunira fin décembre à Paris.

    "Nous appelons la communauté internationale à conclure un accord ambitieux, équitable et universel sur le climat", ont proclamé "solennellement" François Hollande et Benigno Aquino dans cet appel lu par l’actrice Marion Cotillard en leur présence, dans la moiteur des jardins du palais présidentiel philippin.

    Le résultat de la Conférence (...)

  • L’autre appel de Manille

    A l’occasion du déplacement de François Hollande aux Philippines, voici l’autre appel de Manille, celui qu’aurait pu lire Marion Cotillard si le gouvernement français était vraiment décidé à lutter contre les dérèglements climatiques !

    http://blogs.mediapart.fr/edition/climatiques/article/260215/lautre-appel-de-manille

    #AppeldeManille #FrançoisHollande #DérèglementsClimatiques #COP21 #climat #Philippines #JusticeClimatique

  • Journée mondiale de soutien aux journalistes d’Al-Jazeera détenus en Egypte - LExpress.fr

    http://lexpansion.lexpress.fr/actualites/1/actualite-economique/journee-mondiale-de-soutien-aux-journalistes-d-al-jazeera-detenu

    Des professionnels des médias se sont rassemblés dans plusieurs villes, dont Khartoum, Nouakchott et Tunis, pour exprimer leur solidarité avec les journalistes d’Al-Jazeera, a rapporté la chaîne, qui a prévu des rassemblements similaires dans une trentaine d’agglomérations, dont Sydney, Manille, Londres, Nairobi, Berlin, Londres et Washington.

  • Les restrictions sur le travail des Philippins au Liban bientôt levées ?
    http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/743445/Les_restrictions_sur_le_travail_des_Philippins__au_Liban_bientot_leve

    De nombreux points figurent parmi les conditions posées par Manille pour laisser ses ressortissants revenir travailler au Liban, à commencer par le fait que les domestiques ne peuvent être embauchés pour travailler au Liban qu’à travers des agences philippines autorisées. Deux : les coûts d’obtention et de renouvellement du visa du travail et du permis de résidence de tout travailleur philippin doivent être pris en charge par l’employeur. Trois : les personnes de moins de 23 ans ne peuvent être employées comme domestiques. Quatre : l’employeur doit fournir, à ses propres frais, une assurance médicale aux travailleuses domestiques. Cinq : les travailleuses philippines ont le droit de garder leur passeport et leurs documents d’identité en leur possession. Six : l’employeur doit ouvrir un compte bancaire au nom de la travailleuse pour y déposer son salaire. Sept : l’employeur doit fournir à la travailleuse un logement, de la nourriture et l’assistance médicale nécessaire en cas de besoin, et ne peut pas obliger l’employée à accomplir des tâches non spécifiées dans le contrat. Huit : la travailleuse philippine a droit à un jour de congé (24 heures ininterrompues). Si elle habite dans la maison de l’employeur, elle n’est pas obligée d’y passer son jour de congé. Elle doit avoir également le droit de pratiquer sa religion sans restrictions. Neuf : la travailleuse philippine ne doit pas travailler plus de huit heures par jour et doit avoir droit à 10 heures de repos ininterrompues.