city:matignon

  • Le conseil d’analyse économique révèle que les baisses de charges ne dopent pas sytématiquement l’emploi
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/15500-le-conseil-d-analyse-economique-revele-que-les-baisses-de-charges-n

    « Aucun résultat sur la compétitivité des entreprises... », normal c’est just une partie du salaire de ces employés qui est pris en charge par les contribuables, aussi c’est tout bénéf pour les patrons, et ça NOUS coûte 40.000.000.000 € (40 milliards d’€uro)... plus de la moitié de tout les impôts direct d’une année fiscal... Si vous voulez en savoir plus sur le CICE regardez cette vidéo.

    Les baisses de cotisations patronales n’ont eu d’effet que sur les bas salaires, assurent les économistes du CAE dans

    une note publiée le mardi 15 janvier 2019. (Photo d’illustration).

    Faut-il continuer à diminuer les charges des entreprises ? C’est la question à laquelle se sont attelés les économistes du conseil d’analyse économique (CAE), instance rattachée à Matignon.

    Leur (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises


  • "Évacuation de la Zad. Des gendarmes et civils recevront une médaille"

    Le 25 janvier, à Matignon, #ÉdouardPhilippe doit remettre la #médaille de la sécurité intérieure, mention spéciale «  Notre-Dame-des-Landes  » à une centaine de #gendarmes, civils et autorités administratives.

    #ZAD #NDDL #environnement

    https://www.ouest-france.fr/environnement/amenagement-du-territoire/nddl/evacuation-de-la-zad-des-gendarmes-et-civils-recevront-une-medaille-617


  • Évacuation de la Zad. Des gendarmes et civils recevront une médaille
    https://www.ouest-france.fr/environnement/amenagement-du-territoire/nddl/evacuation-de-la-zad-des-gendarmes-et-civils-recevront-une-medaille-617

    Le 25 janvier, à Matignon, Édouard Philippe doit remettre la médaille de la sécurité intérieure, mention spéciale «  Notre-Dame-des-Landes  » à une centaine de gendarmes, civils et autorités administratives.

    Une centaine de personnes, d’après nos informations, seront médaillées le 25 janvier, à Matignon. Ces gendarmes, civils et autorités administratives ont participé, sur le terrain, ou d’un peu plus loin, aux opérations de maintien de l’ordre sur le site de Notre-Dame-des-Landes et à l’évacuation partielle de la Zad, au printemps 2018.

    Le Premier ministre, Édouard Philippe, leur remettra à chacun la médaille de la sécurité intérieure portant la mention «  Notre-Dame-des-Landes  ». On ne connaît pas encore les profils et fonctions précises des récompensés. On sait, en revanche, que la préfète Nicole Klein en fera partie. Depuis, elle a rejoint le cabinet de François de Rugy, ministre de la Transition écologique.

    Cette agrafe «  Notre-Dame-des-Landes  » est toute nouvelle. Elle a été créée au Journal officiel du 1er décembre, pour distinguer les personnels des forces de sécurité qui ont été déployés sur le site de Loire-Atlantique où devait être construit un aéroport international et qui avait été investi par des opposants au projet.


  • Grand débat : le testament sans concession de Chantal Jouanno
    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/politique/grand-d%C3%A9bat-le-testament-sans-concession-de-chantal-jouanno/ar-BBSea8f


    Chantal Jouannot à Paris le 7 janvier
    © JOEL SAGET

    Dans un rapport publié lundi, la présidente de la #Commission_nationale_du_débat_public (#CNDP), qui a renoncé à organiser le « grand débat national », critique la méthode de l’exécutif.

    Elle a renoncé à organiser le grand débat, mais pas à remettre en cause la méthode gouvernementale. Dans un rapport publié lundi, la présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), Chantal Jouanno, renouvelle ses avertissements sur un possible manque d’impartialité de la part de l’exécutif. « Nous déconseillons fortement de préciser publiquement avant le débat les "lignes rouges", c’est-à-dire les propositions que le gouvernement refusera quoi qu’il advienne de prendre en compte », prévient notamment la Commission alors que l’exécutif a d’ores et déjà exclu de revenir sur ses principales réformes engagées depuis 2017.

    Le rapport intervient à la veille de l’ouverture officielle du grand débat par Emmanuel Macron. Et six jours après que Chantal Jouanno a renoncé à l’organiser, officiellement à cause de la polémique sur son salaire de 14 666 euros bruts mensuels. Missionnée mi-décembre, l’ex-ministre de Nicolas Sarkozy s’était rapidement inquiétée de voir l’exercice trop étroitement cadré par l’exécutif. « Il est primordial de ne jamais laisser entendre que le gouvernement pilote directement ou indirectement la méthode du débat », prévenait-elle dès le 18 décembre dans un courrier adressé à Matignon.

    Un souci sur lequel revient largement le rapport rendu public lundi. Si l’exécutif « a légitimement identifié les quatre grandes thématiques » du débat (fiscalité, organisation de l’État, transition énergétique et citoyenneté), celles-ci ne sauraient « être exclusives des autres sujets spontanément évoqués par nos concitoyens », prévient Jouanno. Déplorant que le gouvernement ait « souhaité afficher […] ce qu’il qualifie comme ses "lignes rouges", c’est-à-dire les décisions sur lesquelles il ne reviendra pas : par son expérience du débat public, la CNDP a déconseillé ce positionnement qui est systématiquement assimilé à un signal de fermeture, quel qu’en soit le bien-fondé ». Selon la Commission, « afficher une telle position avant l’ouverture du Grand Débat National en videra les salles ou en radicalisera plus encore les oppositions. Un débat qui ne permet pas d’aborder l’option zéro d’un projet, c’est-à-dire son abandon, est systématiquement un échec. »

    L’exécutif a admis que le débat, qui se prolongera jusqu’à la mi-mars, dépasserait les quatre thématiques « officielles ». Avant l’envoi de la « Lettre aux Français » d’Emmanuel Macron, dimanche soir, le gouvernement a décrété irrévocables un certain nombre de réformes : grands acquis sociétaux tels que l’interruption volontaire de grossesse, le mariage homosexuel ou l’abolition de la peine de mort mais aussi les principales réformes socio-économiques du quinquennat Macron, comme la suppression de l’impôt sur la fortune.

    Chantal Jouanno a enfoncé le clou lundi avant la publication du rapport de la CNDP. « Dès lors que le gouvernement a décidé de reprendre le pilotage du Grand débat national, la CNDP qui est une autorité neutre et indépendante n’y a plus sa place », a-t-elle écrit sur Twitter, après que l’exécutif a confié à deux ministres, Sébastien Lecornu et Emmanuelle Wargon, l’animation du débat. Dans son rapport, la Commission se lave les mains de plusieurs sujets dont elle a d’abord eu la charge, comme les « kits méthodologiques » à destination des futurs animateurs du débat sur le terrain : « Dans la mesure où le gouvernement a souhaité le modifier et le valider, il ne peut plus être sous logo CNDP. »

    L’épisode achève de ruiner les relations entre Chantal Jouanno et un gouvernement où, selon un ministre, « personne n’a compris sa décision de nous planter à quelques jours de l’ouverture du débat ». Si la présidente de la CNDP est protégée par l’irrévocabilité de sa fonction, l’exécutif se cache à peine de souhaiter sa prompte démission. « Et le plus tôt sera le mieux ! », tranche un important parlementaire. Lundi, plusieurs sources gouvernementales faisaient d’ailleurs savoir tout le mal qu’elles pensaient du travail accompli par la CNDP avant le retrait de sa présidente. « La plateforme numérique du grand débat n’était pas satisfaisante, il a fallu la retoucher largement », indique un conseiller ministériel.

    Chantal Jouanno pourra, pour sa défense, évoquer le climat d’improvisation autour d’un grand débat annoncé le 10 décembre par Emmanuel Macron, et ouvert un mois plus tard. « L’urgence de la mise en œuvre dans la période de fin d’année n’a pas facilité les échanges et arbitrages », note pudiquement la CNDP dans son rapport, précisant que « quatre mois sont généralement nécessaires pour organiser un débat public sur un projet » de plus petite ampleur.


  • Gilets jaunes : la Justice est là pour rendre la Justice. Pas pour rétablir l’ordre. - Vu du Droit
    http://www.vududroit.com/2019/01/gilets-jaunes-justice-rendre-justice-retablir-lordre

    À lire intégralement !

    Que se passe-t-il dans la magistrature française ?
    Dans le silence obstiné des organisations syndicales, un pouvoir aux abois a instrumentalisé une répression judiciaire sans précédent pour tenter de mater un mouvement social. Il y a bien évidemment la stratégie du ministère de l’intérieur qui pousse à la violence pour tenter de disqualifier le mouvement. Mais malheureusement la magistrature accepte ces dérives et joue sa partition dans ce qui désormais s’apparente à une répression de masse qui entretient des rapports très lointains avec l’État de droit dont on nous rebat pourtant les oreilles. Cravachés par Nicole Belloubet en personne (!) se déplaçant au tribunal de Paris un dimanche, et par les interventions permanentes de la place Vendôme voire de Matignon y compris des instructions individuelles pourtant interdites par la loi, les parquets déchaînés basculent avec zèle dans la répression de masse, font procéder à des arrestations souvent préventives, par milliers, défèrent également par milliers des gens devant les tribunaux, à l’aide de procédures d’urgence dans lesquelles par des réquisitoires violents, il demande des peines folles. Et de façon stupéfiante la magistrature du siège a accepté de rentrer dans cette logique et distribue en cadence des peines ahurissantes. Depuis le début du mouvement, plus de 5000 arrestations, 1000 condamnations, 350 personnes incarcérées sur la base d’incriminations parfois farfelues. Et avec des interprétations de la loi répressive souvent audacieuses pour ne pas dire plus. Désolé, mais ceci n’est pas de la justice, c’est de l’abattage.

    Et manifestement c’est loin d’être fini.


  • Luc Ferry « retraité » de Paris-VII sans y avoir mis les pieds
    https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-politique/20110809.RUE3722/luc-ferry-retraite-de-paris-vii-sans-y-avoir-mis-les-pieds.html

    C’est la carrière la plus extravagante de l’histoire de l’université française : l’ancien ministre de... l’Education nationale, Luc Ferry, a décidé de faire valoir ses droits à la retraite de l’université Paris-Diderot qui lui a versé un salaire sans qu’il ait jamais donné un cours.

    Après la polémique provoquée par son absentéisme en juin, Matignon avait assuré prendre en charge son traitement (4 500 euros par mois) jusqu’en septembre, et s’était engagé à rembourser l’université Paris-VII en mettant en avant le rôle joué par Luc Ferry comme président délégué du Conseil d’analyse de la société (CAS), un organisme rattaché au Premier ministre.

    En théorie, le philosophe, âgé de 60 ans depuis janvier, devait ensuite retourner à la faculté pour y dispenser des cours de philosophie. Depuis son inscription en 1997, il n’y aura finalement jamais mis les pieds.
    « Mettre fin à une polémique qui n’aurait jamais dû exister »

    Sans sa sortie catastrophique au Grand Journal de Canal+, accusant un « ministre » non nommé de pédophilie à Marrakech, Luc Ferry aurait continué à toucher discrètement son traitement de Paris-VII. C’est dans la foulée du scandale provoqué par ses déclarations que Le Canard enchaîné avait sorti l’information sur son statut extravagant.

    Et c’est au milieu du mois d’août, misant sur la discrétion des vacances, que l’ex-ministre a souhaité, comme le dit joliment son secrétariat à l’AFP, « mettre définitivement fin à une polémique qui n’aurait jamais dû exister ».

    Dans Nice matin, il déclare ce mardi :
    "

    « S’il y avait le moindre problème, j’aurais été mis en examen dans le quart d’heure. Me reprocher ce salaire est scandaleux. Il faut vraiment avoir la haine alors que la situation, connue depuis des années, est tout à fait normale. »"

    Mais si tout avait été normal, peut-être aurait-il donné quelques cours en échange d’un confortable salaire ?

    #je_sais_pas :)


  • David Dufresne : « La police s’est enfermée dans une logique d’escalade et d’affrontement »
    https://www.nouvelobs.com/societe/20190110.OBS8278/david-dufresne-la-police-s-est-enfermee-dans-une-logique-d-escalade-et-d-

    Les images d’un « gilet jaune » de 72 ans violemment projeté au sol par un CRS samedi 5 janvier à Paris. Le témoignage d’un homme à « Sud-Ouest », photos de son visage blessé à l’appui, affirmant avoir reçu un projectile non identifié – tir de Flash-Ball ? éclat de grenade ? – le même jour à Bordeaux. D’autres images prises à Aix-en-Provence samedi dernier qui montrent, face à des « gilets jaunes », deux membres des forces de l’ordre, l’un d’eux bras levé, une grenade dans sa main qu’on entend crier « Le premier qui avance, il est mort ». Autant de « signalements » que le journaliste indépendant David Dufresne, spécialiste de la question du maintien de l’ordre dans la police, recense depuis début décembre. Il en a aujourd’hui 253, qu’il a tous notifiés, via Twitter, au ministère de l’Intérieur. Interview.

    Quel regard portez-vous sur le maintien de l’ordre à la française ?

    Il s’est enfermé dans une logique contraire à celle des polices européennes comparables comme en Angleterre ou en Allemagne... Alors que celles-ci sont dans une logique de désescalade – c’est-à-dire dans l’idée du dialogue et de montrer sa force pour ne pas l’utiliser –, la police française s’est enfermée dans une logique d’escalade et d’affrontement.
    « Aujourd’hui, pour de nombreuses raisons, et alors qu’il existe d’autres méthodes, on demande aux policiers d’aller au contact. C’est évidemment multiplier les risques de blessures, de bavures… »

    De plus, on fait des effets d’annonces et dramatiser en annonçant un déploiement inouï de policiers – comme l’a fait Edouard Philippe lundi en annonçant 80.000 forces de l’ordre pour samedi –, on envoie des policiers au front qui ne sont absolument pas formés et entraînés au maintien de l’ordre. Ils ont l’habitude d’être gardiens de la paix, policier de l’anti-gang ou de la Brigade anti-criminalité (BAC). Ils viennent avec leur culture, leurs méthodes, leurs appréhensions, ils ne sont pas du tout préparés à se retrouver face à une foule de manifestants.

    Enfin, la France utilise massivement des armes prohibées dans le reste de l’Europe en matière de maintien de l’ordre : je pense aux Flash-Balls et LBD (lanceurs de balles de défense). Rappelons que le Défenseur des droits recommande depuis des années, et encore très récemment dans son rapport de 2017, l’interdiction du Flash-Ball en maintien de l’ordre. Ces armes provoquent des dégâts invraisemblables.

    Les policiers, sur-sollicités depuis des mois, font face à certaines personnes au comportement particulièrement violent...

    Il ne s’agit pas de contester la difficulté du travail policier. Mais avancer la fatigue comme argument justifiant leur violence ne tient pas. Ce n’est pas aux gens mutilés de payer la fatigue du policier. Je dis « mutilés » car il faut employer les bons mots : ceux qui perdent un œil le perdent à vie, ne parlons donc pas de simples blessures.
    « La société doit réfléchir au fait de savoir si sa conversion au tout sécuritaire mérite que les policiers travaillent 15 heures par jour. Avec les risques inhérents. »

    Quelle serait, selon vous, la réponse policière proportionnée face aux manifestants violents, pour certains dotés de bombes artisanales ou autres ?

    Question insidieuse : aucun des blessés graves n’était porteur de menaces dont vous faites état. La question est, comme le dit un syndicat puissant de commissaires, de sortir du côté match de foot manifestants vs. policiers. C’est à l’arbitre – le politique – de donner une réponse proportionnée. Elle sera politique, sociale, économique. Pas répressive.

    Vos signalements ne concernent pas seulement des violences physiques.

    En effet. Certains portent sur des manquements potentiels à la déontologie. Briser le téléphone portable d’un manifestant qui filme n’est pas physiquement violent, mais ça reste illégal. Idem quand un policier arrache un gilet jaune. Ou quand les canons à eau visent, comme à Toulouse samedi dernier, des secouristes volontaires.

    Fin décembre, l’Inspection générale de la police nationale avait été saisie par la justice pour 48 affaires de violences policières présumées. [78 selon les derniers chiffres de France Inter, publiés après cette interview].

    On en est maintenant à 53 saisines. C’est-à-dire autant de dossiers que l’IGPN a accepté de traiter. Quid des autres ? Pour l’heure, c’est cinq fois plus que lors des manifestations contre la loi travail. De mon côté, je compile ce qui est traçable visuellement, photos et vidéos à l’appui. C’est donc sans compter les violences non filmées, probablement plus nombreuses, que je ne peux, faute de temps, pas documenter.

    Selon l’AFP, les forces de l’ordre annonçaient de leur côté plus de 1.000 blessés fin décembre.

    Le problème, c’est qu’on a des chiffres extrêmement précis concernant les forces de l’ordre, mais pas concernant les manifestants. Les chiffres varient, on serait entre 1.200 et 1.700 blessés côté manifestants. Tout le monde n’est pas blessé au Flash-Ball bien sûr, mais ces chiffres sont considérables. L’omerta sur ces chiffres est tout proprement incompréhensible.

    « La Nouvelle République » rapporte que mercredi soir, à Tours, un Comité de défense des victimes des violences policières a lancé un appel à témoignages.

    Je constate en effet une évolution. Au début du mouvement, les gens filmaient la manifestation. Maintenant, ils filment pour contester les violences policières. Comme la justice va commencer à passer, certains demandent aussi à d’autres s’ils ne possèdent pas des images de tel ou tel acte pour les produire en justice.

    Comment expliquez-vous que vous recensiez autant de signalements ?

    Je ne m’attendais pas, au début, à ce que ça dure aussi longtemps. Le drame, c’est ça : la masse. Au-delà de l’irresponsabilité policière, il y a les autorisations, donc le politique. En France, politique et maintien de l’ordre sont intimement liés. Dans le maintien de l’ordre, une arme ne sort que sur autorisation du commandement préfectoral qui prend ses ordres à Beauvau, qui les prend à Matignon, qui éventuellement les prend à l’Elysée. Les 250 cas que je soulève sont autant de cas politiques.
    « La seule réponse politique, à coups de déclarations ministérielles voire présidentielles avant chaque acte, c’est d’envoyer la police. »

    Une réponse tout à fait insuffisante qui ne réglera jamais la question. La preuve : tous les samedis, des gens vont manifester en sachant qu’ils peuvent perdre un œil. Par ailleurs, certains policiers me contactent aussi pour exprimer leur exaspération, leur colère, leur désarroi face à des ordres, à un jeu qu’on leur demande de jouer pour lequel ils considèrent ne pas être efficaces.

    Ma démarche est de lutter contre le déni médiatique – après l’effroi face à une telle violence, j’étais sidéré, dans les premiers temps, de voir que les images n’étaient pas diffusées – mais aussi contre le déni politique. Quand on reprend les déclarations de Christophe Castaner, Edouard Philippe, ou Emmanuel Macron, il n’y a pas un mot pour les victimes.

    Qu’avez-vous à répondre à ceux affirmant qu’on ignore dans certains cas ce qu’il s’est passé avant et/ou après ces signalements, qu’il manque la mise en contexte ?

    Je m’évertue à essayer de donner une source menant à des témoignages écrits. La justice passe son temps à juger des choses qu’elle n’a pas vues. Bien sûr, chercher le contexte est plus que légitime et nécessaire, mais il peut s’établir autrement qu’en vidéo. Le maintien de l’ordre obéit à deux règles : l’absolue nécessité de l’usage de la force et la proportionnalité. Dans les vidéos de bavures recensées, ces deux principes sont bafoués. Et aucune ne peut se justifier par tel ou tel événement s’étant déroulé auparavant. Sinon, c’est la loi du talion, et la police n’est pas, justement, la loi du talion. La République non plus.

    Aujourd’hui, en matière de maintien de l’ordre, en France, les samedis, pendant le mouvement des gilets jaunes, la République est en dessous de ses valeurs. C’est ce que montrent ces vidéos.

    Propos recueillis par Céline Rastello

    #maintien_de_l'ordre


  • Les vraies raisons du départ de Chantal #Jouanno
    https://reporterre.net/Les-vraies-raisons-du-depart-de-Chantal-Jouanno

    Ces principes sont : la #transparence, la #neutralité, l’indépendance, la reddition des comptes. Tout ceci vise à garantir la #crédibilité_des_débats menés par la #Commission, qui revendique l’#autonomie, notamment dans la #synthèse rédigée à la fin du débat. Or, indique-t-on à la #CNDP, si Matignon a bien joué le jeu dans la préparation de ce débat, qui est censé démarrer le 15 janvier, l’Elysée se montrait peu coopératif. En fait, Mme Jouanno attendait une lettre de la présidence de la République formalisant l’engagement à respecter l’indépendance de la commission dans le pilotage du débat et manifestant un engagement clair que les résultats seraient pris en compte. Faute de ces engagements clairs, et alors que le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire a déclaré sur Europe 1, « Il ne s’agit pas que le débat conduise à détricoter tout ce qui a été voulu par les Français », Mme Jouanno a préféré renoncer à piloter le #débat. Elle risquait fort d’être #instrumentalisé par M. Macron, ce qui aurait durablement nui à l’image d’#indépendance qu’elle veut donner à la CNDP.


  • Chantal Jouanno se retire du « grand débat national » AFP - 8 Décembre 2018 - Le figaro
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2019/01/08/97001-20190108FILWWW00327-chantal-jouanno-annonce-qu-elle-se-retire-du-gran

    La présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), Chantal Jouanno, a annoncé ce soir son retrait du « grand débat national » destiné à sortir de la crise des « gilets jaunes », après la polémique suscitée par son salaire.

    « J’ai décidé de me retirer du pilotage de ce débat », a déclaré l’ancienne ministre au journal de France 2, estimant que les débats nés sur son niveau de salaire (14.666 euros) était « légitimes » mais que les « conditions de sérénité nécessaires pour ce débat » n’étaient pas assurées. « C’est une décision que j’ai prise parce que je crois en ce débat (...) plus que nécessaire », a-t-elle poursuivi, précisant qu’elle ne quittait pas pour autant la présidence de la CNDP.

    #CNDP #Chantal_Jouanno #salaire #débat #enmarche arrière toute !


  • Le gouvernement annule, puis rétablit, les mesures annoncées en novembre aux « #gilets_jaunes »
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/12/18/gilets-jaunes-le-gouvernement-renonce-a-une-partie-des-premieres-mesures-ann

    Interrogé par Le Monde, l’entourage d’Edouard Philippe assume d’avoir changé d’avis en moins de deux heures : « Il nous apparaissait normal de supprimer les compensations à la hausse de la taxe carbone à partir du moment où cette hausse était elle-même supprimée. Mais au vu de l’#incompréhension suscitée par cette annonce, le premier ministre a préféré revenir aux mesures initiales », explique-t-on à Matignon, où l’on évoque un « choix politique » préféré à un « choix budgétaire ».


  • Témoignage précieux d’un CRS Lanceur d’alerte...
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/15385-temoignage-precieux-d-un-crs-lanceur-d-alerte

    VIDEO :...J’ai INTERVIEWÉ un CRS lanceur d’alerte = si c’est vrai on voit bien qu’on est sur une ligne de rupture, tout peut basculer en morts à chaque manif.

    Contributeur anonyme

    Source : Youtube.com

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : Le syndicat de police Alliance appelle à bloquer tous les commissariats à partir du mercredi 19 décembre (BFMWC)

    Crashdebug.fr : Démissions à l’hôpital : « On entassait les patients dans une cave… »

    Crashdebug.fr : Suicide de la policière en colère Maggy Biskupski : « Elle s’est battue à mains nues contre l’administration »

    Crashdebug.fr : Suicide à Matignon ? Le courrier glaçant des gardes républicains qui donnait déjà l’alerte

    Crashdebug.fr : Policiers et gendarmes confrontés à une brutale vague de suicides

    Crashdebug.fr : Guillaume (...)

    #En_vedette #Divers


  • Panique médiatique face aux gilets jaunes
    Pauline Perrenot (avec Maxime Friot) - jeudi 6 décembre 2018 - ACRIMED
    https://www.acrimed.org/Panique-mediatique-face-aux-gilets-jaunes

    C’est peu dire que la tonalité médiatique générale vis-à-vis des gilets jaunes, et celle des éditorialistes en particulier, a changé depuis la journée de mobilisation du samedi 24 novembre, et, plus encore, depuis celle de samedi 1er décembre. Dans un premier temps, les grands éditorialistes se sont interrogés avec condescendance, en donnant parfois l’impression d’observer les gilets jaunes comme de petites bêtes curieuses. Certains se sont mis en scène, en s’engageant ouvertement en faveur d’un mouvement qu’ils pensaient pouvoir résumer à la seule remise en cause d’une taxe sur le carburant [1]. Mais le discours médiatique dominant est désormais tout autre. Face à un mouvement qui s’inscrit dans la durée, à la diversité et à l’ampleur de ses revendications, à sa popularité, face aux violences protéiformes de certaines manifestations et à la situation de crise politique dans laquelle elle est en train de plonger le gouvernement, les grands pontes du système médiatique resserrent les rangs. Depuis la manifestation du samedi 1er décembre, l’heure est au rappel à l’ordre.

    Une chose est sûre : la journée de mobilisation du 1er décembre a fasciné les chaînes d’information en continu qui ont commenté de manière ininterrompue les « scènes de chaos dans Paris »… et beaucoup effrayé les éditorialistes [2]. Devant les menaces que représente le mouvement des gilets jaunes, les gardiens médiatiques de l’ordre social se mobilisent pour prescrire des mesures de « sortie de crise ». Un « journalisme de solutions » qui témoigne de la profonde panique qui gagne les médias dominants – et leurs porte-parole auto-proclamés…

    Des journalistes en conseillers médiatiques du prince
    À commencer par la presse écrite. Dans son éditorial du Figaro, #Alexis_Brézet voudrait se faire calife à la place du calife (03/12). Il fixe pour le gouvernement la « priorité des priorités », à savoir le « rétablissement de l’ordre républicain » après le « désastre national » en employant « y compris la proclamation de l’état d’urgence […] afin que cesse l’intolérable ». Puis il se fait prescripteur de mesures pour « apaiser cette révolte qui fait courir de graves risques à l’équilibre politique et social du pays » : « renouer - tout de suite - le dialogue, et, pour renouer le dialogue, il faudra bien, par quelque bout que l’on prenne la chose, concéder aux "gilets jaunes" un trophée symbolique. »

    L’éditorialiste poursuit en révélant les deux inquiétudes majeures qui l’animent, et à travers lui, l’ensemble de la noblesse médiatique. La première, le blocage des futures réformes : « Plus le temps passe, plus le prix à payer pour rétablir le calme sera élevé. Et plus la capacité du gouvernement à mener demain la moindre (vraie) réforme sera entamée. » La seconde, la crainte que se matérialise dans les esprits une conscience de classe un peu trop appuyée : « [Dans] nos démocraties mijotent tous les ingrédients d’une nouvelle lutte des classes qui met à rude épreuve la cohésion des nations. […] C’est sans doute que le vieux clivage droite-gauche, à côté de tant de défauts, avait aussi quelques qualités : en récusant la froide logique des intérêts, il permettait au pays de s’affranchir en partie des affrontements de classe. » Une crainte qui explique la violence de ses confrères, dont #Gaëtan_de_Capèle qui signait le 1er décembre un éditorial digne d’une production de chien de garde aguerri :

    Combien de temps encore la France pourra-t-elle supporter le psychodrame des « gilets jaunes » ? Tout a été dit sur les ressorts de cette jacquerie numérique. Aussi compréhensif soit-on pour ce qu’ils incarnent, les « gilets jaunes » sont engagés dans une surenchère qui conduit tout droit dans une impasse. Exactions inexcusables, revendications abracadabrantesques, mépris des institutions… tout cela déconsidère leur combat.

    Tout comme les défigurent les éditoriaux du Figaro…

    #Le_Monde n’est pas en reste : #Jérôme_Fenoglio pointe « une impuissance de dix ans à réellement répondre aux conséquences de la crise de 2008 » et une « faillite des gouvernements successifs, [qui] a laissé prospérer la colère sur le plus puissant des ferments, le sentiment d’injustice, à la fois territorial, fiscal et social. » Un constat qui ne le conduit évidemment pas à remettre en cause ni la légitimité ni le fond des politiques libérales menées depuis (plus de) dix ans – et pour cause, le quotidien de référence s’en étant systématiquement fait le relais – mais à d’abord accuser « l’instabilité » des gilets jaunes qu’il peine à cerner, avant d’en appeler à… une réforme, pour poursuivre les réformes !

    [Il y a une] instabilité permanente chez les protestataires, où les revendications s’accumulent et finissent par s’annihiler à force d’être contradictoires, où les porte-parole sont délégitimés à la seconde où ils apparaissent, où la discussion permanente ne permet ni de s’entendre entre soi ni d’écouter ce que pourraient proposer les gouvernants. C’est encore plus compliqué face à un pouvoir exécutif qui n’arrive pas à se libérer des multiples disruptions qu’il avait théorisées pour construire son nouveau monde. […] La page blanche sur laquelle devaient s’écrire les réformes est devenue une scène désertée que le parti présidentiel ne parvient pas à occuper. […] Le courage réformateur mis en avant se heurte à l’image de « président des riches » accolée en raison des premières décisions fiscales, notamment sur l’ISF. Il sera difficile d’en sortir sans amender en profondeur un mode de gouvernance […]. Cette réforme-là est la plus exigeante de toutes : elle commence par soi-même pour parvenir enfin à convaincre les autres.

    Au #Parisien, #Stéphane_Albouy en appelle quant à lui à Emmanuel Macron pour « trouver les mots et les réponses concrètes de nature à apaiser le pays. » (03/12). En bon conseiller en communication gouvernementale, il analyse ensuite cette démarche : « Il ne s’agirait pas ici d’un recul mais d’un geste indispensable pour que le reste du quinquennat ne soit pas hypothéqué et que des réformes aussi nécessaires que celles de l’assurance chômage ou des retraites puissent être un jour engagées par ce gouvernement. » Dès le lendemain, visiblement inquiet de l’inaction du gouvernement, un second éditorialiste, #Nicolas_Charbonneau, cherche d’autres interlocuteurs pour parvenir à ce que le quotidien appelle de ses vœux, « l’union nationale » (04/12) : « La sortie de crise viendra probablement d’hommes et de femmes responsables, de ceux qui écoutent, prennent des décisions et les assument. De ceux qui proposent et construisent, pas de ceux qui commentent. » Et à en croire sa une du 4 décembre, Le Parisien a une solution toute trouvée :


    
Choisir comme « réponses » à cette crise les « propositions » du patron du Medef, il fallait le faire ! Si nous n’osons penser que la rédaction du Parisien ignore les enjeux de classe qui se jouent dans le mouvement des gilets jaunes, on peut dire avec certitude qu’elle a, dans ce jeu-là… choisi son camp !

    Il en va de même à #France_Info, où #Olivier_de_Lagarde cherche une sortie de crise en parlementant avec… #Pierre_Gattaz :

    Pierre Gattaz, comment expliquer finalement ce désespoir ? Quand on se met à casser, certes on est en colère mais on n’est pas seulement en colère contre l’augmentation de 6 centimes du gasoil ! […] La question, c’est de savoir tout de même si à partir d’aujourd’hui, les réformes vont être possibles ou est-ce que finalement le gouvernement va être complètement bloqué ? (« Les informés », 1er décembre)

    Sur #BFM-TV (03/12), le jeu est le même, et si #Bruno_Jeudy prône une « inflexion sociale », elle n’est encore une fois qu’instrumentale : « Faire une inflexion, mettre un genou à terre, accepter de reculer, l’expliquer et peut-être de relancer un quinquennat qui aujourd’hui effectivement est en train de… de… de se jouer dans les heures qui viennent. » Une position qui fait écho aux propos que le même #Laurent_Neumann tenait quelques jours plus tôt : « Le problème, c’est que si Emmanuel Macron cède aujourd’hui, il n’y a plus de réforme d’assurance-chômage, il n’y a plus de réforme de la fonction publique, il n’y a plus de réforme des retraites ! » [3].

    La même ligne est prescrite en continu sur BFM-TV par #Ruth Elkrief, communicante de la première heure du gouvernement macroniste, qui n’hésite pas à reprendre sévèrement le moindre faux pas d’une consœur qui paraîtrait desservir un peu trop le gouvernement :

    - #Anna_Cabana : Alors moi ce que je retiens de la journée, c’est cette phrase d’un ami d’Emmanuel Macron qui dit : « Au fond les gilets jaunes, c’est irrationnel, mais il faut enfourcher la fureur des temps ». […]
- #Ruth_Elkrief : Pardonnez-moi Anna, non mais c’est exactement qu’Emmanuel Macron a un problème de communication avec les gilets jaunes. […] Si je peux traduire, ce que devrait dire le premier ministre demain [pour] se sortir d’une telle crise en ayant quand même… sans perdre trop la face, c’est : « il faut lâcher parce que comme ça on pourra continuer à réformer le pays, sinon on pourra pas continuer ». Donc c’est une façon de dire qu’en fait, on ne renonce pas à continuer à réformer le pays mais que, on ne pourrait pas si on ne lâchait pas, et donc ça sera la façon à partir de demain d’expliquer. […] Ça aurait pu être une crise beaucoup plus contenue et beaucoup plus minime si ça avait été négocié et géré tout de suite.

    Le gouvernement remercie pour la traduction.

    En quête désespérée de paix sociale depuis dimanche, les éditorialistes incarnent ainsi à l’extrême un de leurs rôles médiatiques traditionnels : celui de gardien de l’ordre social. Désormais prescripteur des mesures de « sortie de crise », ce « journalisme de solutions » est le signe d’une profonde panique : celle de voir remis en cause un ordre social, économique et politique que les médias dominants ont contribué à légitimer depuis des décennies, en soutenant quasi unanimement les vagues de réformes structurelles menées par les gouvernements successifs depuis les années 1980 [4] ; et celle de voir vilipendé le candidat incarnant cette fièvre « réformatrice » auquel ils auront fait beaucoup de publicité lors de la campagne présidentielle et dont ils relaient assidûment la communication et la « pédagogie » depuis [5]. Une telle déstabilisation douche ainsi une grande partie des espoirs médiatiquement soutenus, nés avec Emmanuel Macron, et provoque le désarroi : quid de la « faisabilité » des prochaines réformes dans un tel contexte de crise ? Quelle « personnalité » à sa place pour « maintenir le cap » dans un tel contexte de défiance vis-à-vis de la classe politique et après que les grands médias ont affiché des mois durant la promesse du « nouveau monde » ?

    C’est à la lumière de ces différents éléments que l’on peut comprendre les réactions des éditorialistes des médias dominants, relativement homogènes, allant de l’indignation à la panique, en passant par des conseils et des méthodes pour « sortir de la crise ». L’heure est chez eux au calcul politicien et au mépris de classe : si certains d’entre eux réclament des « gestes forts » ou des mesures en faveur des gilets jaunes, ce n’est évidemment pas au nom d’une quelconque justice sociale, mais uniquement par charité symbolique qui, selon eux, fera taire la colère.

    Des journalistes arbitres de la légitimité des revendications
    Face à la menace du mouvement des gilets jaunes, les éditorialistes ne se contentent pas de se faire conseillers du prince et prescripteurs de solutions de sortie de crise ; ils s’attachent également à distinguer les revendications légitimes du mouvement… des autres, qu’il convient de démonter en règle.

    Sur le plateau du JT de France 2 (01/12) aux côtés de #Nathalie_Saint-Cricq, #Justine_Weyl, journaliste au service économique de la rédaction, passe au crible la revendication de hausse du SMIC formulée par les gilets jaunes :

    Sur l’augmentation du SMIC à 1300€ net par exemple, ça parait assez improbable [parce qu’] une telle augmentation de 10% coûterait des millions aux entreprises mais aussi à l’État […] Peu de chance donc que ce vœu soit exaucé. […] En revanche d’autres revendications sont plausibles et rejoignent même des objectifs du gouvernement.

    #Alexandra_Bensaïd, également présente comme « experte » en économie, corrobore :

    Qu’est-ce qui est réaliste, est-ce que augmenter le SMIC c’est réaliste ? C’est certain que pour les économistes ça améliore le pouvoir d’achat ; mais d’un autre côté augmenter le SMIC c’est un chiffon rouge pour les employeurs ; les plus éloignés de l’emploi auraient encore plus de risque de ne pas être recrutés ; or faire baisser le chômage, c’est à la fois une revendication des gilets jaunes et c’est aussi un but du gouvernement. […] L’impossibilité ce soir, c’est bien de répondre à l’ensemble des protestataires.

    La journaliste donne ainsi son verdict d’impossibilité des hausses de salaire… en reprenant mot pour mot les arguments du patronat.

    Même posture chez #Jean-Claude_Dassier, qui rivalise d’arrogance sur #CNews (03/12) : « Tout n’est pas possible. C’est pas le pays des mille et une nuits ! Il n’y a pas d’argent dans ce pays autant que le souhaiteraient… on le souhaite tous d’avoir des augmentations ! »

    Des propos si émouvants que nous proposons de lancer une campagne : une augmentation pour Jean-Claude Dassier https://boutique.acrimed.org/don-soutien !

    Sur #BFM-TV (03/12), #Nathalie_Lévy tente quant à elle de raisonner Jean-François Barnaba, gilet jaune, présent en plateau :

    - Nathalie Lévy : Vous savez bien que la liste elle est trop longue pour que tout soit validé ! […] Alors… les trois [mesures] plus urgentes alors, dites-nous !
- Jean-Francois Barnaba : La baisse des taxes, la baisse [il insiste], […] l’augmentation des salaires et des pensions, la restauration des services publics, la démocratisation des institutions et […] la restauration de l’ISF. […]
- C’est pas de même nature, et tout ne sera pas possible. […] Tout sera pas possible en même temps, là, en l’espace d’une semaine, on pourra pas avoir la baisse des taxes, on pourra pas avoir l’augmentation des salaires, tout sera pas jouable, tout sera pas acceptable pour le gouvernement !

    Enfin, sur le plateau de #Pascal_Praud sur CNews (03/12), les ténors du système médiatique qui discutent chaque jour entre amis prescrivent à leur tour ce qui est faisable… ou non :

    - Pascal Praud : Par exemple, les APL. C’est vrai, Gérard Leclerc, quand on a dit « baisse de cinq euros », ça ne nous a pas paru, cinq euros, une somme à ce point énorme que les Français aillent dans la rue ! Mais au-delà des cinq euros, il y avait quelque chose de symbolique manifestement, c’est un fait personne ici n’est monté au créneau pour les cinq euros de manière aussi importante…
    
- Gérard Leclerc : […] C’est-à-dire… il faut mettre les choses à plat sur la fiscalité. Mais faut bien voir qu’on ne peut pas faire n’importe quoi, tout et son contraire. Vous ne pouvez pas dire d’un côté « on baisse les impôts », les impôts et les taxes, et d’un autre côté « on maintient voire on développe un certain nombre… par exemple les dépenses euh les investissements publics, les dépenses publiques, les aides sociales etc. »

    Ajoutons également le propos de #Nicolas_Doze sur BFM-TV le 5 décembre, qui se résume en une phrase :



    Avec, à la clé, un argument sans faille :

    Des #journalistes organisateurs du « dialogue social »
    Autre préoccupation des #éditocrates : trouver des interlocuteurs pour leurs débats médiatiques, mais également pour le gouvernement. Car les grands #médias, qui peinent à comprendre le mouvement des gilets jaunes, ont également des difficultés à identifier, sélectionner ou légitimer des porte-parole susceptibles de devenir de bons clients médiatiques [6]. Cela tient à plusieurs raisons : la pluralité des interlocuteurs qui jamais – ou rarement – ne se revendiquent comme « porte-parole » sur les plateaux ; ou encore la multiplication et la diversité des revendications mises en avant selon les gilets jaunes invités.

    Tant est si bien qu’on assiste à une situation surprenante : certains éditorialistes en arrivent à regretter les « corps intermédiaires », en particulier les syndicats, qu’ils malmènent pourtant le reste du temps en période de mobilisations sociales !

    La remise en cause des corps intermédiaires, systématiquement contournés depuis le début du quinquennat, est un handicap majeur, alors qu’ils seraient si cruciaux pour canaliser un conflit social de ce type. (#Le_Monde, 4/12) [7]

    Et c’est bien là un problème majeur auquel sont confrontés les éditorialistes : le bouleversement des règles du fameux « #dialogue_social » institutionnalisé, dont le commentaire (interview à l’issue des réunions, description des rebondissements et des positions syndicales et gouvernementales, etc.) résumait traditionnellement la couverture qu’ils font des mobilisations sociales en tant que spectateurs et arbitres des négociations.



    Désormais, les éditorialistes semblent se vivre non seulement plus comme arbitres, mais également acteurs du « dialogue social », remplaçant au pied levé les « #partenaires_sociaux » défaillants. Avec des propos qui témoignent, ces derniers jours, d’une véritable violence de classe qui se décuple.

    Ainsi de #Christophe_Barbier sur BFM-TV (03/12) :

    La première solution politique, c’est de dialoguer avec tout le monde et d’annoncer des choses concrètes. […] S’ils obtiennent quelque chose de concret, notamment symbolique, c’est-à-dire la suppression de la hausse des taxes prévue en janvier sur le carburant, eh bien ils annoncent le renoncement à une manifestation à Paris, samedi, pour éviter les violences. Qu’ils retournent dans les petites villes, dans les villages, sur les ronds-points, dans la proximité avec les gens comme le 17 novembre, et qu’ils arrêtent de fantasmer sur la prise de la Bastille, même si c’est l’Arc de triomphe.

    Face à l’absence de négociation, Nathalie Saint-Cricq perd également patience sur le plateau du #JT de #France 2 (02/12) :

    Édouard Philippe doit négocier avec des gens qui ne sont pas organisés. On l’a dit, toute cette semaine, ce soir, ils sont en train de téléphoner – je les ai eus tout à l’heure – aux huit gilets jaunes. On leur répond : « non, je peux pas venir ce jour là parce que je travaille, parce que j’ai les enfants jusqu’à 18h… » Donc négocier avec des gens qui n’ont pas envie de négocier c’est quelque chose d’assez compliqué [8].

    #Jean-Michel_Aphatie n’est pas en reste dans la matinale d’#Europe_1 (04/12) :

    Nous n’avons aucun interlocuteur crédible pour représenter un mouvement qui génère une violence immense et qui menace la nation. [...] C’est une forme d’irresponsabilité́ politique que nous n’avons jamais connue.

    Dans l’émission #Punchline (03/12), #Jean-Claude_Dassier sermonne les gilets jaunes :

    Les gilets jaunes refusent même d’aller énoncer leurs revendications et négocier ou discuter ! […] Je pense qu’il est plus que temps pour ce mouvement, qui a sa légitimité, qui a ses raisons, de se structurer, y a pas de mouvement qui ait un avenir politique et social s’il ne se structure pas ! […] Je souhaite surtout que […] le contact ait lieu évidemment et que surtout il soit positif, qu’on enchaîne vite. Parce qu’il y a déjà eu beaucoup de temps de perdu, maintenant il faut accélérer. Encore une fois, la France peut pas supporter un week-end prochain comme celui que nous avons vécu.

    Et on peut dire que l’éditorialiste ne perd pas de temps. En direct du plateau, il amorce lui-même une séance de négociation avec José Espinoza, pour le moins surréaliste, qui synthétise ce mépris de classe :
    - José Espinoza : Donnez de l’argent sonnant et trébuchant et vous verrez que le mouvement… [Coupé]
- Jean-Claude Dassier : 200 euros et c’est fini ?!
- J.E : 200 euros pour le SMIC.
- J-C. D : Et c’est terminé ? Bon, on a là une négociation. 200 euros pour le SMIC, on va téléphoner à Matignon, on a la clé. On va bien trouver 200 euros…
- J.E : Il a bien trouvé 40 milliards pour le CICE.
- J-C. D : D’accord ! Pour combien de personnes à votre avis, à vue de nez ? 200 euros pour combien de personnes ?
- J. E : Oh eh bien pour l’ensemble des smicards, ils sont nombreux. Et il y a 40 milliards à récupérer du CICE […] alors qu’on le donne aux patrons sans contrepartie !

    Si certains n’hésitent donc pas à conseiller le gouvernement voire à négocier pour lui, l’errance du Premier ministre et du président tend à faire paniquer les relais les plus dociles de la #macronie ! Ainsi de Nathalie Saint-Cricq, qui semblait particulièrement perdue, comme un député qui n’aurait pas reçu ses éléments de langage, au lendemain de la journée de mobilisation de samedi 1er décembre :

    [Emmanuel Macron] n’a pas pris la parole ce soir, probablement parce que… qu’est-ce que vous voulez qu’il dise ! Ils ont l’impression que […] même si c’était la baisse ou le moratoire sur la taxe du carburant, on lui dirait « ok c’est bien mais ça suffit pas, il faut l’ISF », et après on lui dirait « mais ça suffit pas, faut encore autre chose », donc il a effectivement compris que le fait de reculer, on insisterait surtout sur le recul et non pas sur les choses sur lesquelles il a reculé, donc c’est relativement complexe. […] Qu’est-ce qu’il peut faire ? […] Comme manifestement toute la dramaturgie est en train de se faire entre Macron versus le reste du monde, ou plus exactement le reste de la France, il a intérêt à remettre du corps intermédiaire.

    Rassurons nos lecteurs : cette absence n’était probablement que passagère. La veille, la cheffe du service politique de #France_2 était plus revendicative :

    Non, il ne peut pas donner l’impression de plier […], il ne peut pas donner l’impression que les gilets jaunes ont obtenu gain de cause. […] Le problème pour Emmanuel Macron, c’est que s’il recule, il se dit que les prochaines réformes ce sera à chaque fois la même chose donc c’est ni dans son tempérament de reculer, et en plus il y a une deuxième crainte, c’est qu’il se dit que à chaque nouvelle réforme […] il y ait une nouvelle structure gilets jaunes qui, à chaque fois qu’il essaie de bouger, le fasse reculer ; soit il considère qu’au bout d’un an et demi de quinquennat il faut qu’il fonce avec les risques de casse, soit il recule ; on va voir assez rapidement s’il ne trouve pas une solution intermédiaire. (JT France 2, 1er décembre)

    Et pour la trouver, il pourra s’inspirer des conseils de Nathalie Saint-Cricq.

    *
La journée de mobilisation du 1er décembre a, semble-t-il, contribué à une #panique médiatique croissante face au mouvement des gilets jaunes. Si les premières inquiétudes ont porté sur les conséquences des blocages sur l’économie, ce sont désormais les revendications (irréalistes) du mouvement et les scènes de violences (condamnables) lors des manifestations qui sont désormais dans le viseur médiatique. Et les éditorialistes se mobilisent : en prescrivant conseils et méthodes pour que le gouvernement « sorte de la crise » ; en faisant le tri entre bons et mauvais gilets jaunes selon que leurs revendications sont jugées « légitimes » ou « surréalistes », et leurs comportements, « pacifique » ou « extrémiste » ; ou encore en faisant mine d’organiser le « dialogue social » avec les gilets jaunes, pour mieux permettre de canaliser la colère populaire. À cet égard, ce journalisme d’élite parfaitement ignorant des préoccupations quotidiennes des gilets jaunes, joue parfaitement son rôle de gardien de l’ordre social.


    Pauline Perrenot (avec Maxime Friot)

    #Giletsjaunes


    • C’est là que tu comprends l’immensité de la médiocrité du personnage, minable et tout petit, quii finira dans les poubelles de la politique et de l’Histoire (comme quelques un·es de ses copain·ines marcheuses·eurs

    • Mais oui Gérald ! Vous passez pour des glands, on dirait tes mocassins quand tu traînais dans les meetings de Fillon !!

      T’as les dents qui rayent la moquette !
      Ils ont du la changer à l’Elysée ! 300 000 boules !

      Ah oui le Liban, ça a du te rappeler Robert Bourgi ! Du temps où tu fricotais avec Sarko.

      L’intégrale des paroles sur le site de librairie Tropiques
      De la part des réfractaires factieux putschistes du 14ème et du nid d’espion des tropiques.
      http://www.librairie-tropiques.fr/2018/12/merci-charline-pour-ce-moment.html

      • Oh la la ! Quelle chienlit en ce moment Gérald !
      • On est venu pour te filer un coup de main ! On voit bien que vous ne vous en sortez pas !
      • C’est n’importe quoi ! Hier, vous avez envoyé De Rugy sur BFM ! Mais vous êtes cinglés non ?
      • C’est vrai ! La France est à feu et à sang vous envoyez De Rugy ! C’est quoi la prochaine étape ?
      • Pour défoncer les blacks-blocs vous envoyez qui ? Eddy De Pretto ? 
      • Mimie Mathy ?
      • Pour votre plan contre l’alcool, vous envoyez Jean Lassalle ??
      • Franchement ! De Rugy ! 
      • Même le vigile de BFM, il voulait pas le laisser rentrer ! 
      • Il pensait que c’était le mec du courrier qui avait oublié son charisme !
      • Ça va pas du tout là !!
      • Mais oui Gérald ! Vous passez pour des glands, on dirait tes mocassins quand tu traînais dans les meetings de Fillon !!
      • Faut tout revoir !
      • L’ISF on pige rien !
      • Oui ! Vous faites quoi, vous reculez ? Vous avancez ?
      • Parce que là, si i t’avances quand ils reculent comment veux-tu que…
      • Non, ça va !!
      • Non mais comment veux-tu que les économistes fassent le calcul.
      • Oui ça c’est pas faux… C’est angoissant de ne pas savoir.
      • Evidemment ! Regarde Dominique Seux ! Il met des miettes de petit four de côtés au cas où !
      • Bah oui regarde le, il est tout pâle d’angoisse !
      • Il est au fond du trou, on dirait Carlos Ghosn.
      • Il s’est fait tatouer le plan de la prison de Tokyo dans le dos, tellement il est désespéré !!
      • Ah oui ça va pas, faut prendre des décisions là !!
      • Et il n’y a qu’un mec qui peut faire ça, tu le sais aussi bien que nous : c’est toi Gégé !!
      • Allez Gégé !! Matignon te tend les bras.
      • La grande endive… Edouard Philippe, il est cramé !
      • L’endive braisée, nous on l’appelle !!
      • Mais oui ! Fonce mon pote !! T’as tes chances !
      • Et puis franchement tout est possible dans la vie ! Castaner il est ministre de l’intérieur ! Tout est possible !!
      • Demorand, il peut être prof de zumba !!
      • Thomas Legrand, il peut twerker si il veut !
      • Allez vas-y ! On voit que tu en rêves !
      • T’as les dents qui rayent la moquette !
      • Ils ont du la changer à l’Elysée ! 300 000 boules !
      • Et tu as les compétences ! L’interview de Salamé, t’as géré !
      • Pas évidente la Jean-Pierre El Kabbach de Beyrouth !
      • Ah oui le Liban, ça a du te rappeler Robert Bourgi ! Du temps où tu fricotais avec Sarko.
      • C’est vrai que t’as un super parcours.
      • T’as commencé au RPR !
      • Même jeune, t’étais déjà vieux !!
      • Et si y’a un vrai spécialiste de la politique du Président, c’est bien toi !
      • C’est vrai quoi, en 2017 tu disais encore de Macron : « Son élection précipitera la France dans l’instabilité institutionnelle et conduira à l’éclatement de notre vie politique ».
      • Putain t’es un visionnaire mon Gérald !
      • Elizabeth Teissier, on t’appelle entre nous !
      • Non mais regarde, il fait son gêné…
      • Ah oui !
      • Qu’est-ce qui te tracasse Gégé ? T’as des casseroles à nous avouer ?
      • Mais non : la plainte pour viol…
      • Non-lieu !
      • L’abus de faiblesse ?
      • Classé sans suite !
      • Ben c’est bon : fonce mon gars !
      • On est avec toi ! Et pour tous ces petits conseils, on va pas être vaches…
      • Comme t’es encore aux Comptes Publics, on te fait un rabais
      • Tu nous files 200 boules, de la main à la main…
      • Ça nous paye le resto et on est quittes !


  • Emmanuel Macron a voulu annuler la limitation à 80km/h avant d’y renoncer

    Manu, on le force à mener une politique anti-sociale. Les GLI-F4, il est contre, comme pour la limitation de vitesse et les taxes sur le carburant, mais c’est tous les autres qui sont méchants et qui sont pour. Lui il est gentil et il veut le bien commun.

    #foutage_de_gueule

    Ça sait prendre des décisions par ordonnance et sans concertation, mais en dialoguant autour d’un thé et de petits gâteaux le temps d’une réunion à Matignon. Par contre, il faut des moratoires et des commissions, pour pleins d’autres sujets qui mettent des milliers de personnes dans la rue.


  • Un ferry dérouté de Saint-Malo à Caen-Ouistreham + Revue de presse
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/12/04/01016-20181204LIVWWW00027-en-direct-gilets-jaunes-philippe-macron-blocages-

    Le navire de la Brittany Ferries assurant la liaison entre Portsmouth (Grande-Bretagne) et Saint-Malo a été dérouté ce mardi vers Ouistreham (Calvados), le port breton étant bloqué par des "gilets jaunes", a indiqué la compagnie maritime. "En raison du mouvement des ’gilets jaunes’, qui bloquent le port de St Malo, le navire, ’Le Bretagne’, a été dérouté sur Ouistreham", a indiqué sur son site la compagnie.

    "En conséquence, votre départ de ce soir, mardi 04/12/18, se fera de Caen-Ouistreham à 20h30. Arrivée à Portsmouth à 07h45", précise la compagnie qui ajoute : "Des blocages étant toujours prévus sur les routes françaises, merci de prévoir un temps de trajet supplémentaire pour vous rendre au port". Selon la compagnie, une navette a quitté la gare maritime de Saint-Malo à 16 heures pour acheminer les passagers non motorisés à Ouistreham, près de Caen, soit à près de 200kms de là.

    Il s’agit du premier déroutement d’un ferry de la Brittany Ferries, censé accoster à Saint-Malo, depuis le début du mouvement des "gilets jaunes", a indiqué un membre de la compagnie en charge de l’information du public.

    EN IMAGES - Le saccage du péage de Virsac

    Sur 412 personnes interpellées à Paris samedi dernier, seules 16 étaient fichées ultra-droite ou ultra-gauche
    Le préfet de police, Michel Delpuech, a indiqué devant la commission des lois du Sénat que 412 personnes avaient été interpellées à Paris samedi dernier. Sur ces 412 personnes, seules 16 étaient fichées ultra-droite ou ultra-gauche, a-t-il expliqué.

    Marche pour le climat samedi à Paris : Hulot trouve que ce n’est « pas le moment »
    Ce n’est "pas le bon moment" d’organiser samedi à Paris une marche pour le climat, a estimé sur RTL Nicolas Hulot, y voyant un risque de "confusion" et de "confrontation" dans le contexte de crise des "gilets jaunes".

    "C’est mon avis personnel, ça n’engage que moi, je trouve que ce n’est pas le moment

    Christophe Castaner : « Il faut prévoir le pire » pour la manifestation de samedi
    Lors de son audition au Sénat, le ministre de l’Intérieur, interrogé sur les discussions en cours sur les dispositifs pour samedi prochain, a dit "prévoir le pire". "Il faut faire en sorte que ce qui s’est passé samedi ne se reproduise pas", a-t-il fait remarqué. . . . . .

    Lycées : une centaine d’interpellations dans le Val-d’Oise
    Des incidents ont à nouveau éclaté mardi devant des lycées de la région parisienne, notamment dans le Val-d’Oise avec près de 100 placements en garde à vue, dans un mouvement de contestation réveillé par celui des "gilets jaunes", selon des sources concordantes.

    Dans le Val-d’Oise, 97 personnes ont été placées en garde à vue mardi après des heurts à proximité de quinze lycées. A Enghien-les-Bains, le lycée Gustave-Monod a été victime d’une "tentative d’incendie" lors d’une manifestation qui a rassemblé quelque 200 jeunes, a indiqué le parquet de Pontoise.

    Arrêt temporaire de la production chez Maïsadour
    Le géant de l’agroalimentaire Maïsadour a dû temporairement interrompre sa production en raison des blocages des "gilets jaunes", à quelques semaines des fêtes de fin d’année, rendez-vous important pour ses marques d’épicerie fine, a indiqué ce mardi son président.

    "En raison des blocages par les ’gilets jaunes’, nos camions n’ont pas pu circuler, nous sommes donc restés plusieurs journées sans pouvoir abattre de volailles, et nous avons perdu des livraisons", a déploré Michel Prugue à Mont-de-Marsan, lors d’une conférence de presse en marge de l’assemblée générale du groupe. La société regroupe notamment les enseignes Delpeyrat, Comtesse du Barry ou Sarrade et Delmas, spécialisées dans les produits fins et gastronomiques.

    "Il est encore trop tôt pour chiffrer le préjudice", a ajouté le président de Maïsadour. "Mais nous surveillons le mouvement de près car nous approchons des fêtes de fin d’année. Pour nous, c’est particulièrement sensible. C’est un mois de travail important, et nous surveillons les difficultés que nous pourrions rencontrer dans le transport des marchandises si le mouvement se poursuivait".

    La SPA annule son Noël des animaux prévu ce week-end place de la République
    La SPA a annoncé qu’elle annulait son Noël des animaux prévu à Paris ce week-end place de la République. L’association craint des violences similaires à celles qui se sont déroulées samedi dernier lors de la manifestation des « gilets jaunes ».

    Edouard Philippe : « Il ne faut pas perdre de vue la non-augmentation de la dette publique »

    Jean-Pierre Raffarin plaide pour un accord avec les « gilets jaunes »
    Invité ce matin des « 4 Vérités » sur France 2, l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin imagine ce que pourrait être sa feuille de route s’il était toujours à Matignon. 

    Tiens, il existe encore celui là !

    #GiletsJaunes #en_vedette #revue_de_presse


  • Gel des tarifs d’électricité et du gaz, moratoire sur la taxe carbone du carburant... Les annonces d’Edouard Philippe
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/15330-gel-des-tarifs-d-electricite-et-du-gaz-moratoire-sur-la-taxe-carbon

    Suspension de la taxe carbone sur les carburants, report du nouveau contrôle technique, promesse de ne pas augmenter le prix de l’électricité...

    Edouard Philippe dévoile les inflexions du gouvernement face aux gilets jaunes.

    POLITIQUE - Quand Matignon sort la lance à incendies. Dans une allocution télévisée ce mardi 4 décembre, le premier ministre Edouard Philippe a annoncé un ensemble de mesures en plus du moratoire sur la hausse des taxes sur les carburants, un geste réclamé de toutes parts pour tenter de sortir de la crise des gilets jaunes mais déjà qualifié d’insuffisant.

    "Nous devons changer quelque chose", a reconnu le chef du gouvernement en présentant les inflexions retenues "dans un souci d’apaisement" pour renouer le dialogue avec le mouvement de (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises


  • Brexit : au Grand Palais faux suspense et vraie révolution
    Ballon d’or 2018 : les députés partent en guerre contre l’accord négocié par May

    « Histoire des crétins des alpes » : Antoine de Baecque va annoncer un moratoire sur la hausse de la taxe sur les carburants.
    « Gilets jaunes » : Matignon entre érudition et goût de l’absurde

    Un festival de cinéma LGBT pousse la Chine à s’interroger sur la détention à domicile sous bracelet.
    La création d’une peine de masculinité votée à l’Assemblée.

    Le Mexique lance une opération contre les tunnels du Hezbollah à la frontière avec le Liban.
    Israël : création d’une commission d’enquête sur la disparition de 43 étudiants en 2014

    Jean-Louis Trintignant va nformer des parlementaires sur le meurtre de Khashoggi
    Le chef de la CIA : « je suis un raté qui a eu beaucoup de chance ».

    #de_la_dyslexie_créative


  • Deux délégations de la France insoumise seront reçues à Matignon
    https://lemediapresse.fr/actualites/deux-delegations-de-la-france-insoumise-seront-recues-a-matignon

    La France insoumise (LFI) sera reçue par Édouard Philippe à Matignon ce 3 décembre, à 17h. Le mouvement sera représenté par Charlotte Girard et Manuel Bompard. Dans le même temps, le groupe parlementaire sera aussi reçu par le Premier ministre. Il sera représenté par Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne membre de la commission développement durable. Légende : […]


  • « GiletsJaunes » : les entreprises chiffrent leurs pertes avant la mobilisation de samedi Antoine Garbay - 29/11/2018 - Le Figaro
    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/11/29/20002-20181129ARTFIG00295-gilets-jaunes-les-entreprises-chiffrent-leurs-per

    « Le mouvement des ‘gilets jaunes’ ne peut continuer dans cette voie de la menace et du blocus. Il serait suicidaire pour nos entreprises que le week-end prochain perpétue incivilités et entraves »
    François Pélissier, président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Meurthe-et-Moselle

    Les « gilets jaunes » ont à nouveau prévu de descendre dans la rue samedi. Après les débordements de la semaine dernière et les blocages à rallonge, les acteurs de l’économie tirent la sonnette d’alarme.

    Alors que les « gilets jaunes » ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation samedi partout en France et sur les Champs-Élysées, le patronat s’inquiète. Lundi, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire avait annoncé des mesures de soutien aux entreprises affectées par le mouvement, notamment un étalement des échéances sociales et fiscales et des mesures de chômage partiel. Il avait promis que le gouvernement « ferait en sorte » d’assurer la liberté de commercer et de circuler. Il semble toutefois que ces annonces n’ont pas suffi à rassurer les représentants du secteur commercial.

    Ce jeudi, les membres du patronat reçus à Matignon ont en effet mis en garde contre l’impact économique du mouvement de grogne. « Quand les ‘gilets jaunes’ s’en prennent aux entreprises, clairement ils se trompent de cible et ils se tirent une balle dans le pied », a ainsi plaidé Jean-Eudes du Mesnil, le secrétaire général de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME).
    Un troisième week-end de blocage serait « catastrophique » pour le commerce
    Dans un communiqué, la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) affirme quant à elle qu’un troisième week-end de « blocage des magasins et des entrepôts » serait « catastrophique » pour le commerce. « Les blocages que notre pays connaît depuis désormais 12 jours ont eu des conséquences extrêmement négatives pour le commerce : magasins bloqués ou fermés, baisse de la fréquentation par les clients qui ne peuvent plus circuler, livraisons impossibles du fait du blocage des entrepôts, rupture sur de nombreux produits, sabotage des pompes à essence... », déplore la FCD.

    La fédération, qui regroupe la plupart des enseignes de la grande distribution, affirme que les ventes dans le secteur ont enregistré un « recul massif de 35% » le premier samedi de mobilisation, et de 20% au cours du week-end dernier, « sans espoir de report notamment pour les produits frais ». « Les conséquences en sont particulièrement lourdes pour nos clients qui ne peuvent plus faire leurs achats à la veille des fêtes, pour nos fournisseurs qui ne peuvent plus nous livrer, pour nos salariés empêchés de travailler et qui risquent d’en subir les conséquences financières ou sur leur emploi, et pour nos magasins, qui enregistrent de lourdes pertes », souligne la FCD. Elle demande aux pouvoirs publics « de tout faire pour que la liberté de circulation et l’accès à nos magasins et entrepôts soient totalement respectés. C’est un droit fondamental qui ne peut souffrir d’exception », souligne la fédération.
    Dans certains secteurs d’activité « les pertes de chiffre d’affaires oscillent entre 40 % et 80 %»
    De son côté, le Conseil du commerce de France (CDCF) déplore que « dans certains secteurs d’activité, comme le jouet ou l’équipement de la personne, les pertes de chiffre d’affaires oscillent entre 40% et 80% ». De plus, « dans le secteur alimentaire, des commerces de proximité, surtout en centre-ville, doivent fermer faute d’approvisionnement. Sans compter les pertes d’exploitation liées aux invendus de produits frais ». « La situation actuelle n’est pas tenable économiquement et socialement pour le commerce. Le mois de décembre est la période d’activité la plus importante de l’année pour tout le secteur. C’est aussi une période d’embauches pour renforcer les équipes dans les magasins et les entrepôts pour satisfaire les clients plus nombreux. Aujourd’hui, ces embauches sont suspendues. Certaines enseignes, notamment dans le secteur du bricolage et de la jardinerie, ont déjà dû mettre une partie de leurs équipes au chômage partiel », précise par ailleurs le président du CDCF, William Koeberlé.
    Entre 20.000 et 25.000 réservations annulées en décembre dans les hôtels franciliens
    L’hôtellerie n’est pas non plus épargnée. « Les images retransmises dans le monde entier ont entraîné un certain nombre de touristes à annuler leur voyage », souligne le cabinet MKG, expert du secteur hôtelier, dans un communiqué, évoquant « un manque à gagner sur le chiffre d’affaires des hôtels pouvant aller jusqu’à 20%, soit une estimation de 10 millions d’euros ». « Les événements du 24 novembre ont mis un « sérieux coup de frein au tourisme francilien », note MKG. Le cabinet estime entre 20.000 et 25.000 le nombre de nuitées annulées pour le mois de décembre, avec des pics durant les week-ends, notamment celui de la Saint-Sylvestre.

    Le président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Meurthe-et-Moselle a également tiré la sonnette d’alarme ce jeudi sur les blocages des gilets jaunes dans le département, évoquant des « conséquences désastreuses » pour l’économie. « Le mouvement des ‘gilets jaunes’ ne peut continuer dans cette voie de la menace et du blocus. Il serait suicidaire pour nos entreprises que le week-end prochain perpétue incivilités et entraves », a prévenu François Pélissier, président de la Chambre depuis 2011, dans un communiqué. « Revendiquer des transformations de notre société et interpeller l’État est une chose, mais (...) on ne peut accepter des opérations irresponsables de blocage des approvisionnements et des accès à nos zones d’activités et commerciales », a estimé François Pélissier, évoquant un « sabotage en règle » du tissu économique.

    Selon la CCI, le chiffre d’affaires des grands et des petits commerces du département a reculé de « 60 à 80% pour certains » depuis le 17 novembre.

    #GiletsJaunes


  • La fronde de la CNCDH contre l’arrivée à sa tête d’Alain Jakubowicz -

    https://www.mediapart.fr/journal/france/171118/la-fronde-de-la-cncdh-contre-l-arrivee-sa-tete-d-alain-jakubowicz

    Édouard Philippe envisagerait de nommer à la tête de la Commission nationale consultative des droits de l’homme l’ancien président de la Licra, accusé d’avoir tenu des propos sexistes et de remettre en cause le concept d’islamophobie.

    La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) est actuellement le théâtre d’une fronde contre la nomination pressentie à la tête de l’institution d’Alain Jakubowicz, avocat et ancien président de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), de 2010 à 2017.

    Alors que le mandat de la soixantaine de membres de la Commission arrive à échéance en fin d’année, le premier ministre aurait en effet déjà choisi le nom du remplaçant de son actuelle présidente, Christine Lazerges (atteinte par la limite d’âge au terme de son deuxième mandat). Au début du mois de novembre, l’information a même commencé à circuler au sein de la CNCDH, provoquant un réel émoi au sein de la vénérable institution, fondée en 1947 par René Cassin.

    Si le nom d’Alain Jakubowicz suscite un tel rejet, c’est en raison des nombreux propos controversés qu’il a pu tenir ces dernières années et qui lui ont valu d’être mis en cause par des associations de défense des droits de l’homme. L’avocat a notamment été accusé à plusieurs reprises de sexisme.

    Alain Jakubowicz. © Reuters
    En mai 2016 par exemple, interrogé sur la parité au sein du gouvernement, Alain Jakubowicz avait déclaré sur le plateau de CNews : « Avec 15 ministres, ça va être difficile, à moins peut-être qu’on ait un transgenre, ou je ne sais quoi. On est vraiment dans le délire. » Saisi par l’association Act Up, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) n’avait finalement pas prononcé de sanction, tout en soulignant « la grande maladresse des propos ».

    En janvier 2018, au cours d’une discussion sur Twitter avec l’association féministe et LGBT Les effronté-es, Alain Jakubowicz avait moqué la notion de « féminicide », avant d’ajouter : « Les violences faites aux femmes sont un sujet trop grave pour être confié aux féministes. »

    Autre point qui passe très mal auprès des membres de la CNCDH, l’ancien président de la Licra a, à plusieurs reprises, contesté l’existence même du « concept » d’islamophobie – pourtant validé par la CNCDH dans l’édition 2013 de son rapport annuel sur la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie – au motif qu’il serait instrumentalisé par « l’extrême gauche ».

    « Nous devons reprendre le combat contre cette imposture qu’est le concept d’islamophobie », twittait-il en novembre 2016. « Pour l’islam politique, “l’arabe” victime de racisme est devenu le “musulman” victime d’islamophobie », poursuivait-il, avant de conclure : « Une partie de l’extrême gauche, elle, oppose le Blanc forcément dominateur et le Noir, Arabe, musulman nécessairement opprimé. »

    Ces propos, tenus par un président d’une association de lutte contre le racisme, avaient à l’époque suscité quelques réactions en France. Le problème est que la CNCDH n’est pas une institution comme les autres, car elle est soumise au droit français, mais également au droit international, en tant que relais entre les autorités françaises et les différents organes des Nations unies. Une fois à la tête de la Commission, Alain Jakubowicz devra nécessairement participer à des procédures dans le cadre de l’ONU, impliquant des associations féministes, LGBT ou de lutte contre l’islamophobie, et y porter la voix de la France.

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    Au sein de la CNCDH, on craint fortement que la nomination d’une personnalité aussi clivante, et à la parole aussi vive, n’affaiblisse la position de la France au sein des Nations unies. De source interne, on avance même qu’elle hypothéquerait ses chances de prendre la présidence du Conseil des droits de l’homme qu’elle convoite.

    Geste rare, le bureau de la CNCDH a pris la plume le 6 novembre dernier pour écrire au premier ministre une lettre dans laquelle chaque mot est pesé, et que Mediapart a pu consulter. Si le nom d’Alain Jakubowicz n’apparaît pas, chaque argument est calibré sur les critiques qui lui sont faites. Alors que la nomination de son nouveau président n’a fait l’objet d’aucune consultation, la CNCDH rappelle que « la désignation de son (sa) futur(e) présidente(e) sera observée tant au niveau national qu’international. Elle doit respecter la procédure issue des Principes de Paris qui supposent une audition et un choix fondé sur des critères objectifs et transparents ».

    Elle rappelle également au premier ministre les enjeux internationaux de cette nomination. « Dans la perspective de l’examen de sa ré-accréditation auprès des Nations unies (mars 2019), la procédure de renouvellement des membres de la CNCDH doit se montrer exemplaire », écrit la Commission.

    « La légitimité de la candidature de la France au conseil des droits de l’homme des Nations unies, nécessaire et attendue, est directement liée au caractère incontestable de l’indépendance de son Institution nationale des droits de l’homme », insiste-t-elle. Concernant le profil du nouveau président, sa nomination « doit porter l’universalité des droits dans le cadre de l’intégrité des mandats dévolus à la CNCDH, est-il écrit. Elle doit garantir la sérénité des débats au sein d’une institution collégiale qui fait du pluralisme des idées la pierre angulaire de ses avis ».

    Si la lettre du bureau de la CNCDH multiplie les prudences et les formules diplomatiques, l’association Inter-LGBT, représentée au sein de la Commission, a de son côté mis les pieds dans le plat dans un autre courrier envoyé à Matignon mardi 14 novembre, que Mediapart a également pu consulter, puis dans un communiqué publié le lendemain.

    « Nous sommes particulièrement inquiets de la rumeur persistante annonçant la nomination à la présidence d’un candidat dont certaines prises de position radicales risqueraient d’empêcher l’institution de mener à bien ses missions », écrit l’association à Édouard Philippe. Le nom d’Alain Jakubowicz n’est toujours pas directement cité, mais cette fois, ses propos sont rapportés précisément.

    « Depuis avril 2018, vous avez confié à la CNCDH le mandat de rapporteur spécial indépendant sur la lutte contre les LGBTphobies (…). Comment pouvoir mener à bien cet engagement avec un président qui se permet des “blagues” transphobes, obligeant nos associations à saisir la Cnil ? Quelle sera notre crédibilité pour dialoguer avec l’ensemble des acteurs de la lutte contre la haine anti-LGBT dans ces circonstances ? », interroge l’Inter-LGBT.

    Concernant les propos d’Alain Jakubowicz sur les féminicides et les féministes, l’association estime que ces « déclarations sont non seulement sexistes, mais en opposition directe avec un de nos avis. La crédibilité de l’institution serait gravement atteinte par une telle nomination, d’autant que la CNCDH est aussi rapporteur indépendant sur la lutte contre la traite des êtres humains dont sont victimes majoritairement les femmes ».

    « Il y a eu des avis spécifiques sur les féminicides signés à l’unanimité des membres de la commission », précise à Mediapart Laurène Chesnel, représentante de l’Inter-LGBT au sein de la CNCDH. « Ses propos vont forcément poser un problème de cohérence de l’institution. D’autant que le président doit porter la voix de la CNCDH. » « Pour chaque avis, nous consultons, nous organisons des auditions avec toutes les associations concernées. Par exemple pour un rapport sur le racisme, on va nécessairement écouter des associations qui travaillent sur l’islamophobie. Comment voulez-vous interroger ces personnes si, dès le départ, vous niez leur ressenti ? »

    L’Inter-LGBT n’a reçu aucune réponse à son courrier, hormis un accusé de réception. Contactés par Mediapart, les services du premier ministre affirment de leur côté qu’« aucune décision n’a été prise » et qu’Édouard Philippe avait bien « pris connaissance » des courriers du bureau de la CNDCH et de l’Inter-LGBT mais que ceux-ci « n’appellent pas de réaction particulière ». Alain Jakubowicz n’a pas répondu pour l’heure à nos sollicitations.

    MOTS-CLÉS

    ALAIN JAKUBOWICZ CNCDH ISLAMOPHOBIE LICRA ONU SEXISME
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  • Suicide à Matignon ? Le courrier glaçant des gardes républicains qui donnait déjà l’alerte
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/15244-suicide-a-matignon-le-courrier-glacant-des-gardes-republicains-qui-

    L’hôtel de Matignon, le 5 novembre 2018. (Thomas SAMSON / AFP)

    Ce lundi aux alentours de 9h30, le corps d’un garde républicain a été retrouvé sans vie dans les jardins de Matignon. Agé de 45 ans, il était marié et père de deux adolescentes. Si la thèse du suicide, privilégiée, venait à être confirmée, il serait le 31e gendarme à se donner la mort depuis le début de l’année. En l’état, le parquet de Paris a chargé l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) de mener l’enquête pour établir les causes de la mort du garde républicain. Si les motivations du gendarme, qui était affecté au service de vidéo surveillance du commandement militaire, restent pour le moment indéterminées, ce drame, inédit dans l’histoire de Matignon, intervient néanmoins dans un contexte très (...)



  • Fin de l’expérimentation à Lyon de la publicité sur les trottoirs Renaud Gardette, avec AFP - 28 Octobre 2018 - France3 Régions
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/fin-experimentation-lyon-publicite-trottoirs-1565764.ht

    L’expérimentation controversée de la publicité sur les trottoirs à Lyon, dernière ville à tester ce procédé, a été suspendue vendredi 26 octobre par un arrêté publié au Journal officiel.


    . . . . . .
    L’expérimentation, prévue initialement pour 18 mois par le gouvernement, avait été lancée en décembre 2017 à Lyon, Bordeaux et Nantes afin de tester les publicités éphémères sur les trottoirs, jusque-là interdites par les codes de la route et de l’environnement.

    Les municipalités de Bordeaux et Nantes s’y étaient opposées, tandis que Lyon, qui avait par le passé déjà commandé des marquages éphémères pour des événements particuliers, avait lancé une concertation impliquant l’ensemble des communes de l’agglomération.

    Un décret gouvernemental avait suspendu dès janvier l’expérimentation à Bordeaux et Nantes, Matignon concédant que la concertation n’avait pas été « suffisante avec les agglomérations concernées ». Selon la métropole de Lyon, « l’entreprise qui propose ces publicités n’a respecté aucune des conditions, notamment en terme de demande d’autorisation à la ville ou d’emplacement, précisées dans le décret ».

     Après un premier courrier d’alerte en mars au ministère de l’Economie, la ville de Lyon et la métropole ont adressé une deuxième lettre en juillet « pour demander l’arrêt de l’expérimentation », a-t-on ajouté.
    . . . . .
    Jointe par l’AFP, la start-up lyonnaise Biodegr’AD, spécialisée dans ces marquages à la craie biodégradable qui s’estompent en 15 jours, a assuré que les opérations qu’elle a menées pour ses clients, parmi lesquels figurent notamment des collectivités et des bailleurs de l’agglomération lyonnaise, ont répondu « au strict respect » des « obligations liées au décret et à l’expérimentation ».

    En janvier, peu avant la fin de l’expérimentation à Bordeaux et Nantes, l’entreprise s’était dite navrée « de voir l’expérimentation d’un support doux, subtil, monochrome, écologique, biodégradable, de proximité et à faible coût environnemental déchaîner les passions tandis que perdure l’utilisation massive de flyers, affiches et autres médias tous plus énergivores les uns que les autres ».


  • L’Alsace pourrait avoir un nouveau statut L’essentiel/afp - 24 octobre 2018 - L’Essentiel
    http://www.lessentiel.lu/fr/news/grande_region/story/l-alsace-pourrait-avoir-un-nouveau-statut-18256727

    STRASBOURG - Le gouvernement français est favorable à l’idée de faire de l’Alsace, une collectivité unique dotée de compétences particulières.
    Le gouvernement soutient la création d’une collectivité alsacienne issue de la fusion du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, dotée des compétences des départements mais aussi de compétences « particulières » tenant à sa spécificité transfrontalière notamment, a indiqué mercredi, la ministre de la Cohésion des territoires, Jacqueline Gourault. « Nous allons accompagner les élus dans le désir d’Alsace. Le gouvernement est prêt à soutenir la création d’une collectivité alsacienne qui serait faite à partir des deux départements », a-t-elle déclaré sur Europe 1. « Tout cela dans la région Grand Est, et avec des compétences des départements, mais avec d’autres compétences qui tiendraient à leur spécificité, a-t-elle ajouté.

    Ce serait « non pas un statut spécial mais une collectivité avec des compétences particulières qui sont dues au transfrontalier notamment et à l’identité alsacienne rhénane », a-t-elle précisé. La « renaissance de l’Alsace », deux ans après sa fusion avec la Lorraine et la Champagne-Ardennes, est défendue par de nombreux parlementaires, maires, élus, chefs d’entreprise et autonomistes alsaciens. Partisan de la conclusion de « pactes girondins » avec les territoires, Emmanuel Macron avait estimé en avril que l’on pouvait « tout à fait imaginer » une fusion du Haut-Rhin et du Bas-Rhin « pour créer un grand département d’Alsace au sein de la région Grand Est ».

    Pour autant, il avait exclu une sortie de l’Alsace de cette région. Alors qu’un rapport préfectoral envisageait une fusion du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, le gouvernement avait entamé fin août une première série de discussions avec des élus locaux alsaciens et du Grand Est pour évoquer l’avenir institutionnel de l’Alsace. Parmi quatre hypothèses, le rapport du préfet de la région Grand Est, Jean-Luc Marx, rendu cet été à Matignon, envisageait la création d’un département unique, avec des compétences nouvelles confiées par l’État, grâce aux dispositions prévues par la réforme constitutionnelle.

    #enmarche


  • Manuel Valls a remis sa lettre de démission de l’Assemblée nationale
    https://www.ouest-france.fr/politique/manuel-valls/manuel-valls-remis-sa-lettre-de-demission-de-l-assemblee-nationale-5997

    « Émotion dans le groupe #LREM au moment de son départ... Manuel, tu vas beaucoup nous manquer, mais va gagner Barcelone pour défendre nos valeurs républicaines et de fraternité au sein de l’Europe », a tweeté Françoise Dumas, ex-PS passée LREM.

    Invité ce mardi matin sur France Inter, l’ancien Premier ministre PS a déclaré : «  Parfois, il m’est arrivé de confondre autorité et autoritarisme  ».

    Il ne manque plus que les Catalan·es refusent le cadeau.