city:middle east

  • Chronique du cinéma palestinien : la renaissance d’un cinéma sans État
    Lou Mamalet, Middle East Eye, le 3 novembre 2018
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/chronique-du-cin-ma-palestinien-la-renaissance-d-un-cin-ma-sans-tat-5

    Quand il s’agit de définir les contours du cinéma palestinien, la réponse n’est jamais évidente. Il est en effet complexe de délimiter les frontières d’un art sans État. Le cinéma palestinien est un territoire fragmenté qui s’ancre dans différents espaces temporels et géographiques, conséquence d’un passé intrinsèquement lié à l’exil et à la dispersion.

    Malgré les difficultés économiques de cette industrie en quête permanente de financement, elle continue de porter à l’écran ceux que l’on a essayé de rendre invisibles, notamment à travers une nouvelle vague de jeunes réalisateurs, tels Rakan Mayasi ou Muayad Alayan , qui se sont fait remarquer lors de festivals de films internationaux.

    Début du XIX e siècle : premiers pas du cinéma palestinien

    Les prémices du cinéma palestinien remontent au début du XX e siècle, à l’occasion d’une visite du roi d’Arabie saoudite Ibn Saoud en Palestine en 1935. Accompagné par le mufti de Jérusalem Amin al-Husseini, son périple est immortalisé par Ibrahim Hassan Sirhan, réalisateur palestinien autodidacte, qui filme l’événement avec un appareil de fortune acheté à Tel Aviv.

    Sirhan s’associe plus tard à Jamal al-Asphar, un autre réalisateur palestinien, avec qui il filme The Realized Dreams (« les rêves réalisés »), un documentaire de 45 minutes sur les orphelins palestiniens.

    Considérés comme les pères fondateurs du cinéma palestinien, Sirhan et Asphar sont les premiers autochtones à faire des films en Palestine ; les premières images du pays avaient jusqu’alors été tournées par les frères Lumières ou d’autres sociétés européennes empreintes d’une forte dimension orientaliste, se contentant de dépeindre des sujets folkloriques et traditionnels.

    Dix ans plus tard, Ibrahim Hassan Sirhan ouvre le premier studio de production cinématographique en Palestine avec Ahmad al-Kalini, un compatriote ayant étudié le cinéma au Caire. Le duo produira plusieurs longs métrages, dont aucune trace ne demeure de nos jours, comme la majeure partie des réalisations de cette époque.

    La déclaration Balfour en 1917 et la création de l’État d’Israël trente ans plus tard dessinent cependant un autre destin pour le cinéma palestinien. En 1948, plus de 700 000 Palestiniens sont forcés à l’exil lors de la Nakba (« catastrophe »), assénant un coup dur à la production cinématographique palestinienne. Le peuple est traumatisé et doit faire face à une nouvelle situation, ne laissant derrière lui presqu’aucun document. C’est le commencement d’une longue période de silence cinématographique de plus de deux décennies.

    Fin des années 1960, début des années 1970 : le cinéma de la révolution

    Ce mutisme prend fin en 1968, après la défaite arabe de la guerre des Six Jours (la Naksa) et ses conséquences politiques : l’occupation israélienne de la Cisjordanie, de Jérusalem-Est et de Gaza.

    Cette tragédie renforce le statut de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et d’autres institutions palestiniennes, qui sont alors perçues comme les derniers symboles d’espoir et de résistance arabe. Sous leurs auspices, un nouveau cinéma militant apparaît afin de documenter la lutte palestinienne et la vie des réfugiés dans les camps.

    Certains réalisateurs palestiniens ayant étudié à l’étranger rejoignent ainsi les rangs de l’OLP à Amman, puis à Beyrouth. Parmi eux, Sulafa Jadallah Mirsal, une jeune photographe palestinienne qui a étudié au Caire. Dans sa cuisine, elle monte une unité photographique avec des équipements basiques et se focalise sur les photographies des martyrs de guerre.

    En 1968, son travail est transféré à Amman où se situe le siège du Fatah, principal parti de l’OLP dirigé par Yasser Arafat, et pour la première fois, un département de photographie est créé.

    Elle est très rapidement rejointe par deux réalisateurs palestiniens : Mustafa Abu Ali , qui a par ailleurs travaillé avec Jean-Luc Godard sur son film Ici et ailleurs (1974), et Hani Jawharieh, avec qui elle mettra en place la première Unité du film palestinien (PFU).

    Ils sortent en 1969 No to a Peace Solution (« Non à une solution de paix »), un film de vingt minutes qui documente les manifestations de civils contre la solution de paix proposée par le secrétaire d’État américain de l’époque William Rogers.

    Suite au conflit entre l’OLP et le roi Hussein de Jordanie qui débouche, en 1970, sur les événements de Septembre noir , l’organisation de Yasser Arafat doit quitter la Jordanie et se relocalise au Liban. Durant cette période, plus de 60 documentaires sont tournés malgré les difficultés économiques et le début de la guerre civile libanaise, comme With our Souls and our Blood (« avec nos âmes et notre sang »), qui narre les massacres de septembre 1970.

    On assiste alors à l’accélération d’une prise de conscience de l’importance du cinéma et des images comme outil politique dans la promotion des idéaux révolutionnaires de la cause palestinienne.

    En 1974, est ainsi produit par Mustafa Abu Ali They Do Not Exist (« ils n’existent pas »), un documentaire dépeignant la vie des Palestiniens dans un camp de réfugiés du Sud-Liban et dont le titre est inspiré des déclarations négationnistes de Golda Meir (Première ministre israélienne de l’époque) au sujet des Palestiniens.

    Comme l’explique à Middle East Eye Hanna Atallah, réalisateur palestinien et directeur de FilmLab Palestine , une association qui supporte l’industrie cinématographique palestinienne, « Il s’agissait de construire un récit-réponse à celui des Israéliens, de trouver une alternative au discours selon lequel la Palestine était une terre sans habitants uniquement peuplée de bédouins. Les Israéliens ont vite compris qu’écrire l’histoire était un instrument politique, chose que les Palestiniens n’avaient pas réalisée jusqu’alors ».

    Un outil politique qui nécessite de centraliser les œuvres réalisées, ce à quoi s’attèle Mustafa Abu Ali en créant l’Archive du film palestinien en vue de réunir les efforts des réalisateurs palestiniens du monde entier et de préserver l’identité palestinienne en donnant une certaine reconnaissance à son cinéma.

    Cette archive contient une vaste quantité de documents sur le siège de Beyrouth, les batailles des fédayins, mais aussi des interviews de politiciens et d’intellectuels. Malheureusement, elle disparaîtra lors de l’invasion du Liban par Israël en 1982.

    Des efforts seront toutefois déployés par plusieurs réalisateurs – comme Monica Maurer, cinéaste allemande ayant autrefois opéré au sein de l’Unité du film palestinien de l’OLP, et l’artiste palestinienne Emily Jacir – afin de restaurer et digitaliser les rushes de cette période, à l’instar de ceux de Tel al-Zaatar , un film sur le siège du camp de réfugiés palestiniens du même nom à Beyrouth par les milices chrétiennes, initialement filmé par le cinéaste libanais Jean Khalil Chamoun et le Palestinien Mustafa Abu Ali.

    Une période également documentée dans Off Frame a.k.a. Revolution Until Victory (2016) de Mohanad Yaqubi, cinéaste palestinien et fondateur de Idiom , une société de production basée à Ramallah. Après un long travail de recherche dans le monde entier, Yaqubi est parvenu à exhumer des images d’archives inédites montrant le travail de cinéastes militants durant les années 60-70, un résultat qui réfléchit aussi sur la lutte palestinienne dans sa représentation d’elle-même et la réappropriation de son récit à travers l’établissement de l’Unité du film palestinien.

    1980-1990 : cinéma indépendant et réalisme social

    Les années 1980-1990 sont particulièrement difficiles pour les Palestiniens. Face à la persistance de l’occupation israélienne et à l’échec des tentatives de paix, les nouvelles générations commencent à perdre espoir en l’avenir. La crise économique, le chômage et l’augmentation des colonies dans les territoires occupés sont autant de facteurs qui précipitent l’éclatement de la première Intifada , le 9 décembre 1987.

    Un tournant politique qui marque aussi l’avènement d’une nouvelle génération de réalisateurs palestiniens ayant étudié à l’étranger. D’un cinéma de la révolution, principalement militant et documentaire, on passe alors au récit de la vie sous occupation et de la résistance.

    Parmi eux, Michel Khleifi , qui revient dans sa ville natale de Nazareth, en Galilée, après avoir passé dix ans en Belgique. Il produit son premier long métrage, Fertile Memory (mémoire fertile), en 1980, une fiction empruntant au documentaire qui raconte l’histoire de deux femmes palestiniennes dont l’une est forcée de travailler dans une entreprise de textile israélienne après avoir vu sa terre expropriée par Israël.

    Cette nouvelle vague est également représentée par les œuvres de Mai Masri , une réalisatrice palestinienne qui a grandi à Beyrouth et étudié à San Francisco. Dans Wild Flowers : Women of South Lebanon (1987), réalisé avec Jean Khalil Chamoun, elle filme la vie de femmes libanaises résistant durant l’occupation militaire israélienne du Sud Liban.

    Après les accords d’Oslo en 1993, on assiste à une certaine désillusion de la société palestinienne, qui se ressent à l’écran. Le cinéma s’éloigne de l’esprit révolutionnaire des années 1970 et de la nostalgie des années 1980 pour migrer vers un réalisme social traitant des problèmes que rencontrent les Palestiniens dans leur vie quotidienne.

    Comme le souligne Hanna Atallah, « Il n’est plus question de la vision romanesque et fantasmée de la Palestine perdue, avec ses champs d’orangers et d’oliviers. On parle du quotidien, des check-points et du mur ».

    Une situation tragique souvent tournée au ridicule par les réalisateurs, à l’instar d’Elia Suleiman, qui se met toujours en scène dans ses films comme observateur passif du délitement de l’identité palestinienne.

    Avec Chronique d’une disparition (1996), il dresse un portrait caustique de la réalité palestinienne sous occupation, entre anecdotes personnelles et discours politique sur Israël. Dans Intervention divine (2002), il raconte les déboires d’un couple de Palestiniens qui, pour se voir, l’un vivant à Jérusalem-Est et l’autre à Ramallah, doit se donner rendez-vous dans un terrain vague proche du check-point.

    Des difficultés de l’occupation aussi décrites par Rashid Masharawi. Qu’il s’agisse de Couvre-feu , description de celui imposé à son village de la bande de Gaza pendant 40 jours en 1993 (film qui lui fait gagner le prix UNESCO au festival de Cannes 1993), de L’Attente , qui suit Ahmad, un réalisateur faisant passer des auditions dans différents camps de réfugiés du Proche-Orient afin de constituer la troupe du futur théâtre palestinien (2006), ou de L’Anniversaire de Leïla (2008), qui raconte les obstacles d’un juge forcé de devenir chauffeur de taxi, le réalisateur évoque la douleur d’un peuple qui doit subir un état d’apartheid.

    Des années 2000 à nos jours : nouvelle vague et changement de récit

    Depuis les années 2000, si la politique reste en toile de fond des films palestiniens, elle n’est plus nécessairement au cœur du sujet, faisant place à des fictions au ton décalé et aux intrigues inattendues.

    De nouveaux thèmes sont abordés par de jeunes réalisateurs qui explorent la complexité de la réalité palestinienne, tels les écarts de perception entre les Palestiniens restés sur place et ceux revenus après avoir commencé une nouvelle vie à l’étranger ou encore les différences intergénérationnelles.

    C’est le cas de Wajib – L’invitation au mariage d’Annemarie Jacir (2017) , un long métrage qui illustre avec humour et tendresse la situation palestinienne à travers le regard de deux générations. Alors que le fils reproche au père d’inviter un ami juif, qu’il suspecte de travailler pour les services de renseignement israéliens, au mariage de sa sœur, le père en veut à son fils d’être en couple avec la fille d’un membre de l’OLP à qui il reproche de ne pas se soucier du sort des Palestiniens.

    Autre exemple, Love, Theft and Other Entanglements (« Amours, larcins et autres complications », 2015) des frères Muayad et Rami Musa Alayan, une fable absurde aux allures de western qui met en scène les aventures au milieu des milices palestiniennes et des services d’intelligence israéliens d’un petit magouilleur palestinien qui espère pouvoir se payer un visa de sortie du pays en volant une voiture appartenant à un Israélien et qui se retrouve enfermé dans le coffre de la voiture volée avec le soldat israélien qu’il a kidnappé.

    Des œuvres qui n’hésitent donc pas à utiliser l’humour et le symbolisme pour dénoncer le quotidien tragique des Palestiniens sous occupation, à l’instar de The Wanted 18 (« les dix-huit fugitives »), film d’animation intégrant des images d’archives qui raconte l’histoire vraie de Palestiniens du village de Beit Sahour, en Cisjordanie, tentant de maintenir clandestinement une industrie de vaches laitières pendant la première Intifada. Réalisé par Amer Shomali et Paul Cowan, le film a reçu le prix du meilleur documentaire au Festival du film d’Abou Dabi.

    Les courts-métrages ne font pas exception à la règle. En témoigne Farawaleh (« fraises »), la dernière création de la jeune réalisatrice palestinienne Aida Kaadan, lauréate du festival Palest’In & Out 2018, qui décrit l’épopée de Samir, responsable d’un magasin de chaussures à Ramallah qui n’a jamais vu la mer et qui décide, pour accomplir son rêve, de traverser la frontière israélienne parmi des ouvriers du bâtiment palestiniens.

    Un autre court-métrage, réalisé par le cinéaste Rakan Mayasi, raconte pour sa part l’histoire d’un couple palestinien qui, pour faire un enfant, décide de sortir clandestinement du sperme de la prison israélienne où l’époux purge sa peine. Bonboné (« bonbon ») a cumulé les prix de festivals (notamment meilleur scénario au Festival du court-métrage méditerranéen de Tanger , meilleur film au Twin Cities Arab Film Festival ).

    Bien que jamais très loin, la politique est devenue le personnage secondaire de ces nouvelles fictions qui font la part belle aux Palestiniens et à leur histoire, laquelle n’est plus cantonnée à une simple quête identitaire. The Reports on Sarah and Saleem , de Muayad Alayan, présenté au Festival des cinémas arabes de l’Institut du monde arabe en juillet dernier, retrace ainsi une histoire d’adultère banale entre une juive israélienne et un livreur palestinien, qui se transforme en affaire politique.

    Un changement de paradigme dans les intrigues regretté par certains, qui y voient une perte des valeurs propres à la cause palestinienne, comme l’explique à MEE Mohanad Yaqubi.

    « Le cinéma palestinien doit rester militant et engagé dans son essence. Avant, les réalisateurs parlaient un langage commun : celui du droit au retour. Aujourd’hui, l’identité palestinienne est dissoute et perd en force, alors que faire partie du peuple palestinien, c’est appartenir à une lutte pour l’auto-indépendance, que le cinéma doit soutenir », estime-t-il.

    Une mission pour l’avenir de cette industrie qui a su se renouveler sur la forme et sur le fond, malgré une situation politique stagnante....

    #Palestine #Cinéma


  • Face à une recrudescence de la violence en Cisjordanie, l’Autorité palestinienne est sous pression
    Middle East Eye | Zena Tahhan | 18 décembre 2018
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/face-une-recrudescence-de-la-violence-en-cisjordanie-l-autorit-palest

    RAMALLAH, Territoires palestiniens occupés (Cisjordanie) – Après une semaine de fusillades au volant et d’attaques au couteau, de meurtres de Palestiniens commis par les forces israéliennes, de raids militaires, d’arrestations et de démolitions, l’incertitude persiste quant aux conséquences politiques et sécuritaires de cet épisode pour la Cisjordanie occupée.

    Tandis qu’Israël a attribué les différentes attaques au Hamas, des analystes interrogés par Middle East Eye expliquent que ces incidents ont impliqué des assaillants isolés et reflètent plutôt les tensions entre Palestiniens de Cisjordanie, qui ont atteint un point critique.

    Selon eux, l’Autorité palestinienne (AP), qui gouverne la Cisjordanie depuis plus de deux décennies, est de plus en plus proche d’un tournant critique et sera contrainte de procéder à des changements audacieux pour rester en place.

    « Ces événements me rappellent la première Intifada. Il y a eu de nombreuses attaques individuelles, mais la colère est généralisée », a indiqué à Middle East Eye Mohammad Daraghmeh, analyste politique basé à Ramallah. « Les gens ont perdu tout espoir. Ce n’est pas le Hamas, c’est le peuple. » (...)


  • Le sultan Qabus « a enfreint la loi omanaise » en accueillant Netanyahou
    Middle East Eye - Mustafa Abu Sneineh - 26 novembre 2018
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/le-sultan-qabus-enfreint-la-loi-omanaise-en-accueillant-netanyahou-15

    En organisant une visite surprise de Benyamin Netanyahou à Mascate le mois dernier, le sultan Qabus ibn Saïd d’Oman pourrait avoir enfreint une loi interdisant les relations avec Israël qu’il a lui-même émise, ont indiqué à Middle East Eye des militants BDS présents dans le pays.

    La « loi sur le boycott d’Israël », qui interdit toute transaction commerciale ou fiscale ainsi que tout autre lien avec Israël, que ce soit directement ou via des canaux étrangers, a été promulguée par le sultan Qabus en 1972, deux ans après son accession au pouvoir à la suite d’un coup d’État mené par la Grande-Bretagne qui a entraîné l’éviction de son père Saïd en juillet 1970.

    La loi a également interdit l’importation de tout produit ou toute marchandise contenant des composants fabriqués en Israël.

    Les sanctions prévues en cas d’infraction à la loi comprennent une peine d’emprisonnement de trois à dix ans dont une période de travaux forcés et une amende éventuelle de 5 000 rials omanais (environ 11 440 euros).(...)

    #IsraelOman


  • Ben Salmane « a tenté de persuader Netanyahou de faire la guerre à #Gaza » | Middle East Eye
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/ben-salmane-tent-de-persuader-netanyahou-de-faire-la-guerre-gaza-5375

    Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (MBS) a tenté de persuader le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou de déclencher un conflit avec le Hamas à Gaza dans le cadre d’un plan visant à détourner l’attention du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, ont indiqué à Middle East Eye des sources en #Arabie_saoudite.


  • Le meurtre de Jamal Khashoggi a duré sept minutes, a déclaré une source turque à MEE
    Middle East Eye | David Hearst | 17 octobre 2018
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/le-meurtre-de-jamal-khashoggi-dur-sept-minutes-d-clar-une-source-turq

    Jamal Khashoggi a mis sept minutes à mourir, rapporte à Middle East Eye une source turque qui a écouté intégralement l’enregistrement audio des derniers instants de la vie du journaliste saoudien.

    Khashoggi a été traîné hors du bureau du consul général au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, puis placé sur la table du cabinet du consul qui se trouve à côté, précise notre source.

    D’effroyables cris ont ensuite été entendus par un témoin à l’étage en dessous, indique-t-elle encore.

    Alors qu’il commençait à démembrer le corps, Tubaigy mit des écouteurs pour écouter de la musique. Il conseilla aux autres membres de l’équipe de faire de même

    « Le consul lui-même a été sorti de la pièce. Ils n’ont pas essayé de l’interroger. Ils étaient venus pour le tuer », affirme la source turque à MEE.

    Les hurlements ont cessé lorsqu’ils ont injecté une substance encore inconnue à Khashoggi, vu pour la dernière fois le 2 octobre en train d’entrer dans le consulat saoudien

    Salah Muhammad al-Tubaigy, identifié comme le responsable de la médecine légale au département saoudien de la sécurité générale saoudien, est l’un des quinze membres de l’équipe arrivée à Ankara plus tôt dans la journée sur un vol privé. (...)

    #Khashoggi
    traduction française de : https://seenthis.net/messages/729495


  • Ryad prive 600 000 Palestiniens du Hadj et de l’Oumra en interdisant leurs passeports jordaniens
    Middle East Eye | Mustafa Abu Sneineh
    20 septembre 2018
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/ryad-prive-600-000-palestiniens-du-hadj-et-de-l-oumra-en-interdisant-

    L’Arabie saoudite a interdit aux Palestiniens détenant des passeports jordaniens temporaires d’entrer dans le royaume, empêchant des centaines de milliers de personnes d’entreprendre les pèlerinages du Hadj et de l’Oumra, ont confirmé à Middle East Eye des responsables de sociétés de tourisme palestiniennes et jordaniennes.

    Plusieurs agences de voyage interrogées par MEE ont déclaré qu’elles avaient été informées au début du mois qu’elles ne devaient pas demander de visa pour quiconque souhaitait voyager avec un passeport jordanien temporaire, bien qu’aucune annonce officielle n’ait été faite.

    La mesure affecte directement près de 634 000 Palestiniens vivant en Jordanie et à Jérusalem-Est occupée par Israël, qui n’ont accès à aucun autre document de voyage leur permettant d’aller en Arabie saoudite, où des millions de musulmans se rendent chaque année en pèlerinage dans les villes saintes de La Mecque et Médine.


  • EXCLUSIF : Israël propose d’accorder un passage maritime au Hamas si les attaques cessent
    Correspondant de MEE - 17 août 2018
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/exclusif-isra-l-propose-d-accorder-un-passage-maritime-au-hamas-si-le

    Israël a proposé d’ouvrir tous les postes frontaliers vers la bande de Gaza et d’accorder au Hamas l’accès à un passage maritime vers Chypre en échange de l’arrêt de toutes formes d’attaques depuis l’enclave, indique un haut responsable du Hamas à Middle East Eye.

    Dans le même temps, depuis Ramallah, dont le chef des services de renseignement égyptiens Abbas Kamel est parti ce jeudi sans avoir rencontré le président palestinien Mahmoud Abbas, qui aurait eu d’autres obligations, le responsable du Fatah chargé de la réconciliation intrapalestinienne a indiqué que le Hamas se livrait à un « stratagème hostile » qui briserait l’unité palestinienne.

    « En négociant avec Israël un cessez-le-feu et une trêve à Gaza ainsi que des arrangements séparés pour Gaza, le Hamas s’engage dans le stratagème hostile qui vise à séparer Gaza de l’État de Palestine internationalement reconnu selon la ligne de 1967 », a déclaré Azzam al-Ahmad, responsable du Fatah chargé de la réconciliation, ce jeudi à MEE.

    « Nous avons accepté que ce passage soit sous le contrôle [de l’Autorité palestinienne], comme le poste frontalier de Rafah, et sous surveillance internationale »

    - Source du Hamas

    La découverte des détails de l’accord intervient alors que la source a précisé que le Hamas et Israël avaient réalisé « des progrès significatifs » vers une trêve à long terme autour de la situation à Gaza, tandis que les négociations engagées avec la médiation de l’Égypte, largement considérées comme faisant partie de l’« accord du siècle » américain, se poursuivent.

    « Nous avons accepté que ce passage soit sous le contrôle [de l’Autorité palestinienne], comme le poste frontalier de Rafah, et sous surveillance internationale », a indiqué la source.

    Selon la source, Israël a abandonné ses revendications historiques, notamment le désarmement du Hamas, l’arrêt du creusement de tunnels et la libération d’Israéliens captifs ou disparus à Gaza. Dans le même temps, le Hamas a fait pression en faveur du déploiement de projets humanitaires à Gaza, portant notamment sur l’eau, l’électricité et les eaux usées.

    Toutefois, jusqu’à présent, le plus grand obstacle rencontré au cours des négociations s’est avéré être le choix du moment où le Hamas aurait accès au passage qui relierait Gaza au port chypriote de Spyros. (...)


  • « #Terrorisme agricole » : comment les #colons israéliens détruisent les cultures palestiniennes | Middle East Eye
    http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/h-bron-les-agriculteurs-palestiniens-pleurent-leurs-cultures-d-truite

    HÉBRON, Cisjordanie occupée – Ce mardi matin-là, Maher Karaje, 50 ans, est parti s’occuper de son vignoble, comme presque tous les jours depuis des décennies, et il s’est retrouvé dans un cimetière. 

    Suspendues aux treilles construites par Karaje et son frère, les 450 pieds de vigne présentaient le tronc tailladé. Il n’a pas fallu plus de quatre jours pour que les ceps, seul moyen de subsistance de Karaje, se dessèchent.

    « J’étais aussi abattu que si j’avais perdu un enfant », confie Karaje à Middle East Eye, sous la canopée des vignes maintenant jaunies et flétries, en bordure de la route principale de la ville de Halhoul (sud de la Cisjordanie), au nord d’Hébron. 

    « Ces vignes, c’était toute ma vie. Je les ai arrosées et j’ai pris soin d’elles tous les jours depuis des années, et maintenant tout est fichu ».

    Le raid du 22 mai sur les vignes de Karaje a été mené une semaine seulement après une attaque étrangement similaire dans le village voisin de Beit Hanoun, où 400 vignes ont été dévastées, à quelques centaines de mètres du vignoble de Karaje, pris entre deux grandes colonies israéliennes. 

    À Beit Hanoun, un graffiti en hébreu près du vignoble détruit menaçait : « Nous irons vous chercher partout ». Karaje a trouvé un message identique, écrit à la bombe de peinture sur ses terres.

    #Israel


  • « C’est notre terre » : le transfert de l’ambassade américaine scandalise les réfugiés de Jérusalem
    Middle East Eye | Tessa Fox | 14 mai 2018
    http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/c-est-notre-terre-le-transfert-de-l-ambassade-am-ricaine-scandalise-l

    JÉRUSALEM - Naïme al-Sheik Ali avait à peine 9 ans lorsque son père lui a annoncé qu’ils devaient quitter leur village de Beit Thul pour sauver leur vie.

    Quelques heures plus tard, à minuit le 1er avril 1948, des forces paramilitaires juives étaient postées dans les collines entourant Beit Thul, qui est situé à quelques kilomètres à l’ouest de Jérusalem.

    « Lorsqu’ils sont arrivés, ils ont commencé à tirer. Alors nous avons fui », a raconté Naïme al-Sheik Ali à Middle East Eye, se remémorant les événements d’il y a 70 ans qui ont façonné sa vie jusqu’à aujourd’hui.

    Cette nuit-là, Naïme est devenue l’une des 700 000 réfugiés palestiniens déplacés par les forces juives pendant la guerre israélo-arabe de 1948, au cours de laquelle Israël a déclaré son indépendance, le 14 mai.(...)

    #Nakba


    • Israël installe des postes de contrôle à une porte de Jérusalem pour « chasser les Palestiniens »
      Mustafa Abu Sneineh - 19 février 2018
      http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/isra-l-installe-des-postes-de-contr-le-une-porte-de-j-rusalem-pour-ch

      JÉRUSALEM – Israël installe des postes de contrôle permanents à une entrée clé de la vieille ville de Jérusalem dans le but d’empêcher l’entrée des Palestiniens qui y ont déjà un accès limité, indiquent des habitants à Middle East Eye.

      Le chantier dans le secteur de la porte de Damas – l’une des entrées les plus populaires empruntées par les Palestiniens – a commencé quelques semaines après que le président américain Donald Trump a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël.

      Les Palestiniens vivant à Jérusalem affirment que les nouveaux postes de contrôle visent à créer « des faits sur le terrain » pour modifier le statu quo actuel de Jérusalem en tant que ville occupée.

      « Les postes de contrôle à la porte de Damas visent à paralyser tous les mouvements sociaux, religieux et ceux de jeunesse sur ce site », affirme Mahdi Abdul Hadi, directeur de la Société académique palestinienne pour l’étude des affaires internationales (PASSIA), basée à Jérusalem.

      « Cela se passe avec le feu vert du nouveau Washington de Trump et de certains pays arabes. »

      La situation à la porte de Damas survient alors que l’armée israélienne domine et contrôle désormais Jérusalem, selon Daoud al-Ghoul, un habitant palestinien de Jérusalem.

      « Dans les pièces de ces postes de contrôle en béton, les soldats israéliens pourront arrêter et fouiller les Palestiniens à l’écart des caméras des médias », prévient al-Ghoul. « Personne ne saura ce qui se passe derrière ces murs de béton. »

      « Nous assistons à des procédés militaires et policiers employés au nom de la sécurité pour chasser les Palestiniens de leur ville »

      – Mahdi Abdul Hadi, directeur de la Société académique palestinienne pour l’étude des affaires internationales
      #Jerusalem


  • EXCLUSIF : La Jordanie craint une crise alors que les Saoudiens se jettent dans les bras d’Israël
    David Hearst | 16 novembre 2017
    http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/exclusif-la-jordanie-craint-une-crise-alors-que-les-saoudiens-se-jett

    En se précipitant, tête la première, pour normaliser ses relations avec Israël, l’Arabie saoudite court-circuite la Jordanie en offrant des concessions sur les réfugiés palestiniens qui pourraient mettre en péril la stabilité du royaume hachémite et compromettre son statut de gardien des lieux saints à Jérusalem, confie à Middle East Eye un haut responsable proche de la cour royale à Amman.

    Notre interlocuteur, qui a souhaité rester anonyme, a accusé le prince héritier Mohammed ben Salmane de traiter la Jordanie avec mépris. « Il négocie avec les Jordaniens et l’Autorité palestinienne comme s’ils étaient ses serviteurs, comme s’il était le maître et que nous avions à suivre ce qu’il fait. Il ne nous consulte, ni ne nous écoute jamais », ajoute-t-il.

    « La moitié des Jordaniens sont des Palestiniens, et s’il y a des négociations officielles à Riyad pour mettre fin au droit au retour, cela va provoquer une crise à l’intérieur du royaume »

    - Un haut responsable à la cour royale de Jordanie

    Les alarmes se sont déclenchées à Amman après des courriers semi-officiels suggérant que l’Arabie saoudite était prête à céder sur le droit des Palestiniens au retour. En échange de quoi, Jérusalem passerait sous souveraineté internationale. Cette négociation faisant partie d’un accord de paix qui faciliterait la création d’une alliance entre les Saoudiens et les Israéliens face à l’Iran.

    Un tel accord compromettrait le statut spécial de la Jordanie, gardienne des lieux saints de l’Esplanade des Mosquées, comme mentionné dans l’accord de paix conclu avec Israël en 1994.

    « La moitié des Jordaniens sont des Palestiniens, et s’il y a des négociations officielles à Riyad pour mettre fin au droit au retour, cela va provoquer une crise à l’intérieur du royaume. Ces questions sont sensibles, pour les Jordaniens de la rive orientale comme pour les Palestiniens », explique le haut responsable. (...)


  • La Palestine cherche à faire arrêter Mohammed Dahlan par Interpol | Middle East Eye | 29 septembre 2017
    http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/la-palestine-cherche-faire-arr-ter-dahlan-par-interpol-selon-des-resp

    Le politicien palestinien exilé Mohammed Dahlan et deux de ses associés seront en tête d’une longue liste de fugitifs que l’Autorité palestinienne (AP) demandera à Interpol de poursuivre après être devenue membre de l’organisme policier international plus tôt cette semaine, ont déclaré des responsables de l’AP à Middle East Eye.

    « Mohammed Dahlan, Mohammed Rashid et Walid Najab vont être au sommet de la liste », a déclaré un conseiller du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

    Ce responsable, qui a préféré conserver l’anonymat parce qu’il n’était pas autorisé à aborder cette question, a ajouté : « L’objectif principal de l’adhésion à Interpol était de faire partie de cette organisation internationale très importante et de poursuivre des dizaines de criminels qui ont échappé à la justice et s’en sont remis à d’autres pays, en particulier ceux qui ont volé des fonds publics, et Dahlan et son groupe ne font pas exception. »

    Dahlan, chef de la sécurité de l’AP à Gaza avant que le Hamas ne prenne le contrôle de la bande côtière en 2007, est en exil à Dubaï depuis 2010 et a été suspendu par le Fatah en raison de son implication présumée dans un complot visant à renverser Abbas. Dahlan nie ces accusations.


  • Israël arme l’armée birmane en pleine répression des Rohingyas - Areeb Ullah | 5 septembre 2017
    http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/isra-l-arme-l-arm-e-birmane-en-pleine-r-pression-des-rohingyas-649023

    Israël poursuit ses ventes d’armes à la Birmanie alors que des milliers de réfugiés rohingyas fuient la répression violente de l’armée birmane dans l’État d’Arakan.

    Les armes israéliennes vendues à la Birmanie incluent plus d’une centaine de chars, des armes et des bateaux utilisés pour maintenir l’ordre à la frontière du pays, selon des groupes de défense des droits de l’homme et des responsables birmans.

    Des compagnies d’armes israéliennes telles que Tar Ideal ont également participé à la formation des forces spéciales birmanes qui se trouvent actuellement dans l’État d’Arakan, où ont lieu la plupart des violences.

    Des images publiées sur le site web de la société israélienne d’armement montrent son personnel en train de former des membres des forces spéciales birmanes aux tactiques de combat et à l’utilisation d’armes spéciales.
    Pétition visant à interdire les exportations d’armes vers la Birmanie

    En septembre, la Haute Cour de justice israélienne devrait considérer une pétition lancée par des militants pour demander au gouvernement israélien d’arrêter ses exportations d’armes vers la Birmanie.

    Les États-Unis et l’Union européenne appliquent actuellement un embargo sur la vente d’armes à la Birmanie.

    Eitay Mack, avocat israélien des droits de l’homme basé à Tel Aviv qui présente la pétition, a déclaré à Middle East Eye qu’Israël n’avait « aucun contrôle » sur ses exportations d’armes une fois envoyées à l’étranger.

    « Mais nous savons par le site web de Tar Ideal qu’ils arment et forment les forces spéciales birmanes qui opèrent dans l’État d’Arakan en ce moment. »
    (...)
    « Les gouvernements israéliens successifs vendent des armes à la dictature militaire birmane depuis des années », a-t-il indiqué à MEE.

    « Cette politique est fortement liée à l’oppression et à la dépossession du peuple palestinien par Israël. Les armes utilisées contre les Palestiniens sont vendues comme des armes ‘’testées sur le terrain’’ à certains des pires régimes de la planète. »

    #Israël_Birmanie


  • Des Palestiniens racontent une confrontation mortelle avec la police israélienne à l’hôpital
    Middle East Eye | Jacob Burns | 23 juillet 2017
    http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/des-palestiniens-racontent-une-confrontation-mortelle-avec-la-police-

    JÉRUSALEM – Mohammed Abu Ghanam a été transporté en urgence à l’hôpital al-Makassed, à Jérusalem-Est, avec une balle logée dans un important vaisseau sanguin près du cœur, après des affrontements entre des milliers de fidèles palestiniens et les forces de sécurité à l’occasion d’une « journée de colère » vendredi, à propos du contrôle israélien exercé sur le troisième site le plus saint de l’islam.

    Le jeune homme de 19 ans était presque mort et l’équipe médicale tentait l’impossible pour le sauver en effectuant un massage cardiaque.

    Ils devaient l’opérer rapidement, mais dans le couloir de l’hôpital, ils ont été arrêtés par la police israélienne et le médecin en charge a été battu, selon deux infirmières présentes au moment des faits.

    « Chaque minute compte dans les situations où la vie de quelqu’un est en danger », raconte une des infirmières à Middle East Eye.

    « Ils nous ont arrêté pendant peut-être cinq minutes dans le couloir et ont battu un des médecins qui tentaient de réanimer le patient. »

    Ghanam, sur qui la police israélienne avait tiré lors des affrontements à At Tur, sur le Mont des Oliviers à Jérusalem-Est, est mort de ses blessures peu de temps après.
    (...)
    L’administration de l’hôpital a déclaré dans un communiqué qu’il travaillait avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour « mettre un terme rapidement et sans délai au chaos causé par les raids effectués par les forces d’occupation israéliennes à l’intérieur des enceintes et des locaux de l’hôpital ».

    Un porte-parole de la police, Micky Rosenfeld, a déclaré que les unités de police étaient allées à l’hôpital pour « rechercher des suspects directement impliqués dans les émeutes ».

    Israeli forces use tear gas against Palestinian protesters outside Al Makassed hospital in East #Jerusalem. pic.twitter.com/qMjiEj2SLU

    — Middle East Eye (@MiddleEastEye) 21 juillet 2017

    Traduction : « Les forces israéliennes utilisent du gaz lacrymogène contre des manifestants palestiniens à l’extérieur de l’hôpital al-Makassed à Jérusalem-Est »

    Il n’a pas répondu aux sollicitations concernant les allégations selon lesquelles la police avait empêché une équipe médicale d’effectuer son travail.

    La police israélienne a empêché Omar Shakir, directeur de Human Rights Watch (HRW) chargé d’Israël et de la Palestine, d’accéder à l’hôpital vendredi.

    Samedi, Shakir a expliqué à MEE que, s’il ne pouvait pas commenter la légalité de ce raid à l’hôpital vendredi, pour qu’un raid dans un hôpital soit légal, il doit avoir un « objectif ciblé… [et] l’impact sur les opérations de l’hôpital doit être négligeable ». (...)



  • « Obliterated Families », le web-documentaire qui porte la voix des victimes gazaouies de 2014
    Middle East Eye | | Hassina Mechaï | 16 décembre 2016
    http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/oblitared-families-le-web-documentaire-qui-porte-la-voix-des-victimes

    (...) La Palestinienne Ala Qandil et la Française Anne Paq ont choisi le format web-documentaire pour pouvoir mêler photos, texte et vidéos. Elles ont choisi de suivre 10 familles parmi les 142 qui ont perdu au moins 3 proches lors de la guerre. Des visages d’hommes ou de femmes défilent, souriants ou figés. Beaucoup d’enfants aussi. Quelques photos éparses portant encore mémoire de ces morts.

    Anne Paq souhaitait avant tout « donner de la visibilité à cette statistique terrible ». « Des familles entières ont été décimées », a-t-elle déclaré à Middle East Eye. « Une famille a ainsi perdu 25 membres, dont 18 enfants. C’est une statistique épouvantable mais qui reste une statistique. Cela ne reflète rien de la souffrance des survivants ».

    Une multitude de témoignages viennent exprimer cette souffrance dans ce web-documentaire qui n’a vu le jour que grâce au financement participatif. Chacun des Gazaouis interrogés sait exactement où il se trouvait, la date, l’heure quand le missile israélien a frappé sa famille.

    Cette souffrance suscite encore l’incompréhension des victimes : « De quoi les enfants sont-ils coupables pour qu’Israël les tue d’un missile ? », demande ainsi un habitant.

    Mais aussi un sentiment de désespoir : « Personnellement, je ne crois pas qu’on nous rendra justice », martèle un autre.

    Et puis, il y a cet homme qui constate : « Nous avons l’air vivants, mais ce n’est qu’une apparence. Les plaies sont toujours ouvertes ». (...)


  • Un ex-ambassadeur témoigne : « Israël s’est servi de mon père pour couvrir le nettoyage ethnique » | Middle East Eye | Jonathan Cook | 21 novembre 2016

    http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/un-ex-ambassadeur-t-moigne-isra-l-s-est-servi-de-mon-p-re-pour-couvri

    L’ancien ambassadeur néerlandais Erik Ader aux côtés de Khader Dibs (à droite), dont le père a été expulsé de Beit Nattif pendant la Nakba (MEE/Jonathan Cook)

    QALQILYA, Cisjordanie – Un ancien ambassadeur néerlandais devait planter 1 100 oliviers en Cisjordanie ce dimanche pour se faire pardonner du fait qu’Israël a exploité son nom de famille pour « couvrir un acte de nettoyage ethnique ».

    Erik Ader, ancien ambassadeur en Norvège, a déclaré que les arbres étaient sa façon de s’excuser pour un nombre similaire de pins plantés en Israël dans les années 1960 pour honorer son père.

    Le révérend Bastiaan Jan Ader, qui a été exécuté par les nazis en 1944, a été nommé « Juste parmi les nations » en 1967 par le musée israélien de l’Holocauste de Yad Vashem. Il avait aidé des centaines de juifs néerlandais à échapper aux camps d’extermination.

    Ader s’est dit choqué d’avoir découvert, il y a une décennie, que sous la petite forêt de conifères dédiée à son père se cachaient les ruines d’un village palestinien.

    Les 2 400 habitants palestiniens de Beit Nattif, au sud-ouest de Jérusalem, ont été expulsés en 1948, l’année de la création d’Israël. L’armée israélienne a détruit les 350 maisons qui s’y trouvaient et aucun des villageois n’a été autorisé à revenir.

    Ader a nourri une colère particulière à l’égard du Fonds national juif, un organisme de bienfaisance sioniste international bénéficiant d’une autorité semi-gouvernementale en Israël, qui a recueilli des fonds auprès des juifs néerlandais pour planter les arbres.

    Selon lui, ceux qui ont versé les dons ont été trompés et ne savaient pas pour quelle cause leur argent était utilisé.

    « Ce que le FNJ a fait est scandaleux, a-t-il déclaré à Middle East Eye. Ces arbres ont servi à la fois à empêcher les réfugiés de rentrer chez eux et à cacher l’acte de nettoyage ethnique qui avait été commis à leur encontre en 1948. »

    « Le fait qu’ils ont utilisé le nom de mon père, qui a payé de sa vie pour défendre les droits de l’homme, pour agir de la sorte, rend tout cela d’autant plus honteux, a-t-il ajouté. Ils l’ont rendu complice du nettoyage ethnique du village. »

    Ader a également critiqué le gouvernement néerlandais pour avoir pris part à la cérémonie d’inauguration de la forêt plantée sur Beit Nattif. « Ils devaient savoir ce qui s’était passé ici, mais ils n’ont soulevé aucune objection », a-t-il avancé.

    #nettoyage_ethnique


  • La marine israélienne « intercepte » le voilier qui tentait de briser le blocus de Gaza
    Middle East Eye | Areeb Ullah | 5 octobre 2016
    http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/la-marine-isra-lienne-intercepte-le-voilier-qui-tentait-de-briser-le-

    La marine israélienne a intercepté ce mercredi le voilier de femmes se dirigeant vers Gaza pour briser le blocus instauré en juin 2007 après la victoire du Hamas dans la bande de Gaza.

    Vyara Gylsen, une porte-parole de l’opération « Bateaux des femmes pour Gaza » a précisé à Middle East Eye avoir perdu tout contact avec le Zaytouna (olive, en arabe) à 16 h (CEST). « A 15 h 58 [CEST], le 5 octobre, nous avons perdu tout contact avec le Zaytouna et nous présumons que la marine d’occupation israélienne a commencé à l’attaquer et qu’il a été encerclé dans les eaux internationales ».

    À bord du bateau se trouvent treize femmes, dont l’Irlandaise Mairead Maguire, lauréate du prix Nobel de la paix en 1976, Fauziah Hasan, une médecin malaisienne, et Anna Wright, ex-colonel de l’armée américaine.

    #blocus_Gaza


  • Les Kurdes n’ont « pas d’autres amis que les montagnes » suite aux reproches américains
    Middle East Eye | - Wladimir van Wilgenburg | 26 août 2016
    http://www.middleeasteye.net/fr/analyses/les-kurdes-n-ont-pas-d-autres-amis-que-les-montagnes-suite-aux-reproc

    Les combattants pro-kurdes, qui ont fait office de troupes de choc contre l’État islamique pour les États-Unis, affirment que les États-Unis, la Syrie, la Turquie et l’Iran collaborent en vue de leur nuire

    KAMESHLI, Syrie – La milice kurde des YPG comptait les États-Unis parmi ses alliés les plus fiables lors de ses combats contre le groupe État islamique dans le nord de la Syrie. Mais tout a changé ce mercredi. L’invasion par la Turquie de la ville frontalière de Jarablus, associée aux avertissements des États-Unis selon lesquels les YPG perdraient leur soutien à moins qu’ils ne se retirent des territoires voisins, a laissé les Kurdes face à un sentiment d’abandon.

    Jeudi, les YPG ont écouté les États-Unis, qui leur ont ordonné de ne pas contrôler de zones situées à l’ouest de l’Euphrate, et ont retiré certaines forces des lignes de front autour de Jarablus et Manbij, une ville qu’ils ont prise à l’État islamique plus tôt ce mois-ci.

    Mais les Kurdes ont pris les déclarations des États-Unis comme la preuve d’une collaboration avec la Turquie visant à nuire à leur objectif, à savoir la création d’une confédération contiguë dans le nord de la Syrie, après avoir servi le leur en faisant office de troupes de choc contre l’État islamique.

    Selon Erwin Stran, volontaire américain au sein des YPG, la déclaration américaine a été un coup de poignard dans le dos.

    « Je pense que ce qu’on dit est vrai : "les Kurdes n’ont pas d’autres amis que les montagnes", a-t-il expliqué à Middle East Eye. Je suis aussi confus que je suis sûr que les Kurdes en sont arrivés là. »


  • Malgré la brève ouverture du poste-frontière, les Gazaouis atteints de cancer restent captifs | Middle East Eye | - Mohammed Omer | 12 mai 2016
    http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/malgr-la-br-ve-ouverture-du-poste-fronti-re-les-gazaouis-atteints-de-

    Des Palestiniennes attendent au poste-frontière de Rafah mercredi matin (Mohammed Asad/MEE)

    POSTE-FRONTIÈRE DE RAFAH, Territoires palestiniens occupés – Tenant vaguement ses papiers dans ses mains, Wafa Abunukira reste tranquillement assise avec son mari au poste-frontière. Ces 85 derniers jours, cette mère d’une cinquantaine d’années attendait un miracle, ou que s’ouvrent les portes.

    « J’ai rempli une demande pour quitter [Gaza] par Israël, mais on ne nous a jamais accordé l’autorisation », a rapporté à Middle East Eye Wafa Abunukira, qui souffre d’un cancer et dont la vie dépend de traitements médicaux indisponibles dans les hôpitaux mal équipés de l’enclave palestinienne soumise au blocus.

    Aujourd’hui, sa seule option est de quitter Gaza via le poste-frontière de Rafah avec l’Égypte. Lorsque les autorités égyptiennes ont annoncé que la frontière serait ouverte ce mercredi et ce jeudi, Wafa Abunukira était au nombre de ceux qui attendaient patiemment dès l’aube derrière les portes fermées.

    Cependant, elle n’est pas la seule à souhaiter partir et seul un nombre restreint – généralement quelques centaines – de personnes sont autorisées à passer en Égypte chaque jour, même pendant les rares périodes où la frontière est ouverte. En tant que patiente atteinte d’un cancer, on pourrait penser qu’elle serait prioritaire, mais il n’en est rien.

    Wafa fait partie des plus de 30 000 Palestiniens qui sont inscrits auprès du ministère de l’Intérieur pour voyager, la plupart sont des malades, des étudiants ou des titulaires de permis de séjour dans d’autres pays, selon Iyad al-Buzum, porte-parole de facto du ministère de l’Intérieur de Gaza.


  • Omar Nayef Zayed assassiné à l’intérieur de l’ambassade de Palestine en Bulgarie – Pour la Palestine
    par Samidoun Palestinian Prisoner Solidarity Network
    Publié le 26 février 2016 sur Samidoun.net
    Traduction : Jean-Marie Flémal
    http://www.pourlapalestine.be/omar-nayef-zayed-assassine-a-linterieur-de-lambassade-de-palestine-e

    Omar Nayef Zayed, un ancien prisonnier politique palestinien et gréviste de la faim évadé dont l’extradition de la Bulgarie était réclamée par Israël depuis décembre, a été trouvé mort ce matin à l’intérieur de l’ambassade de Palestine à Sofia, en Bulgarie, où il avait cherché refuge.(...)

    • Ahmad Sa’adat à propos d’Omar Nayef Zayed : une trahison, depuis Jéricho jusqu’en Bulgarie
      http://www.pourlapalestine.be/ahmad-saadat-a-propos-domar-nayef-zayed-une-trahison-depuis-jericho-
      Publié le 27 février 2016 sur Free Ahmad Sa’adat
      Traduction : Jean-Marie Flémal

      Sa’adat a expliqué que Nayef Zayed avait lutté jusqu’à son dernier souffle pour la Palestine, disant que le Mossad – le service de renseignement israélien –, les autorités bulgares et l’Autorité palestinienne, représentée par son président Mahmoud Abbas, son ministre des Affaires étrangères Riyad al-Malki et son ambassadeur Ahmad al-Madhbouh, ont tous une responsabilité directe dans ce crime.

      Sa’adat a également dit qu’un tel crime, dans lequel les renseignements sionistes et le rôle de l’Autorité palestinienne se rejoignent directement, rappelait toute une série d’événements et de pratiques de l’Autorité, et plus particulièrement l’emprisonnement de Sa’adat et de ses camarades à la prison de Jéricho, ensuite leur enlèvement par les forces d’occupation et l’attaque de la prison, pour aboutir à cet horrible crime à l’intérieur même de l’ambassade de Palestine en Bulgarie. « La collusion entre l’Autorité palestinienne et les renseignements sionistes par le biais de la coordination sécuritaire se traduit par de graves crimes et conséquences dans lesquelles l’Autorité n’est en aucun cas innocente. Cela fait partie intégrante de la poursuite de la coordination sécuritaire et du fait que l’on s’appuie sur un arrangement avec cet ennemi criminel », a ajouté Sa’adat.

    • Communiqué d’ECCP et Samidoun suite à l’assassinat d’Omar Nayef Zayed
      1 mars 2016
      http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2016/03/01/communique-deccp-et-samidoun-suite-a-lassassinat-domar-nayef-za

      Chers membres du Parlement Européen,

      C’est le cœur gros et angoissés que nous écrivons aujourd’hui à propos de ce qui vient de se produire à Sofia, en Bulgarie. Omar Nayef Zayed, l’ancien prisonnier palestinien actuellement poursuivi pour extradition par Israël et la police bulgare, a été trouvé mort hier matin dans l’Ambassade de Palestine à Sofia, en Bulgarie, où il avait trouvé refuge pour se protéger de la demande d’extradition. Le cas d’Omar est très spécial pour les Palestiniens en Europe ; il vivait en Bulgarie depuis 22 ans en tant que résident permanent, avec sa femme, une citoyenne bulgare et ses trois enfants de nationalité bulgare. Il avait fui l’emprisonnement en Israël après une grève de la faim de 40 jours en 1990 ; la menace d’extradition fondée sur sa condamnation par un tribunal israélien jugeant des Palestiniens de Cisjordanie dans un procès inique, après qu’ils aient été soumis à la torture posait de gros problèmes non seulement pour lui individuellement mais pour tous les Palestiniens se trouvant en Europe qui pourraient être confrontés à la même menace. La police bulgare dit qu’il apparaît qu’Omar est tombé du haut d’un étage élevé de l’Ambassade dans le jardin, elle dit aussi qu’il « n’est pas exclu » qu’il soit tombé parce qu’il aurait été poussé. Les media israéliens et palestiniens rapportent tous deux qu’Omar Nayef Zayed a été victime d’un assassinat à Sofia ce matin.(...)

    • La mort de l’exilé palestinien en Bulgarie entourée de mystère
      La famille d’Omar Zayed affirme que sa mort résulte d’une trahison
      Mariya Petkova | 29 février 2016
      http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/la-mort-de-l-exil-palestinien-en-bulgarie-entour-e-de-myst-re-2495463

      Quelques heures après que le citoyen palestinien Omar Zayed a été retrouvé mort au sein de l’ambassade palestinienne à Sofia, en Bulgarie, les circonstances entourant sa mort restent floues.

      « Tout ce que nous souhaitons dire pour l’instant, c’est que ce qui est arrivé était une trahison », a déclaré Mohamed, le fils de Zayed âgé de 19 ans, à Middle East Eye. Submergé par l’émotion, Mohamed a précisé ne pas être en mesure d’ajouter quoi que ce soit.

      Plus tôt dans la journée, l’ambassadeur palestinien à Sofia, Ahmad al-Madbouh, avait confié aux médias bulgares qu’il soupçonnait un assassinat.

      « La persécution israélienne a entraîné son assassinat […] Pour l’instant, on pense que ceux qui le persécutaient auraient pu tenter quelque chose contre lui. Voilà pourquoi on attend les résultats de l’enquête », a déclaré Madbouh.

      Cependant, d’autres sont moins prompts à désigner la piste criminelle. Selon l’avocat de Zayed, Omar Muslah, sa mort est un accident. Il a rapporté avoir visité l’ambassade après que le corps de Zayed a été enlevé, avoir vu les taches de sang et parlé au personnel de l’ambassade.

      « Je pense qu’il s’est probablement rendu dans les étages supérieurs de l’ambassade, il s’est sans doute penché et, par accident, est tombé », a déclaré Muslah dans une interview accordée à Middle East Eye.


  • Les droits des Palestiniennes négligés en faveur de la libération nationale | Middle East Eye | Catherine Anderson | 5 novembre 2015
    http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/les-droits-des-palestiniennes-n-glig-s-en-faveur-de-la-lib-ration-nat

    Une étudiante palestinienne de l’université de Birzeit, le visage couvert d’un traditionnel keffieh à damier (AFP)

    RAMALLAH – La Jerusalemite Women’s Coalition, un groupe de Palestiniennes de Jérusalem-Est, a publié un communiqué le 24 octobre demandant la « protection immédiate » de la communauté internationale en raison de la récente vague de violences qui secoue Israël et les territoires palestiniens occupés laquelle, affirment-elles, les fait « vivre dans un état de peur et d’horreur ».

    Cette coalition « demande à ce que les femmes et les filles soient protégées », puisque ces groupes « sont particulièrement vulnérables à diverses formes de violence étatique et d’atrocités de masse ».

    Les femmes et les filles sont touchées de manière disproportionnée par l’occupation, selon Nadera Shalhoub-Kevorkian, professeure à l’Université hébraïque de Jérusalem, qui a rédigé ce communiqué au nom de la coalition.

    « Les aspects liés au genre ont toujours été évidents dans l’occupation israélienne », a-t-elle déclaré.

    Dans toute la Cisjordanie, des familles hésitent à laisser les femmes sortir seules en raison du ciblage délibéré des femmes et des filles par les forces israéliennes.

    Les femmes ne peuvent pas aller travailler et les filles manquent également davantage l’école que les garçons, ce qui provoque une « reproduction du patriarcat » dans la société palestinienne, a expliqué Shalhoub-Kevorkian à Middle East Eye.

    Eileen Kuttab, directrice de l’Institut d’études des femmes (IWS) à l’université de Birzeit en Cisjordanie, a fait écho aux sentiments de la Jerusalemite Women’s Coalition, en déclarant qu’en raison de la nature structurelle, cyclique et hiérarchique des violences, les femmes deviennent souvent des « amortisseurs » dans le conflit, et les Palestiniennes sont les plus mal loties sous l’occupation.

    Cependant, les obstacles à l’avancée des droits des femmes ne se résument pas aux effets de l’occupation, a expliqué Kuttab. En Palestine, les droits des femmes souffrent des forces imbriquées de l’oppression politique et sociale. Ces forces sont indissociables et œuvrent à se renforcer et à s’entretenir mutuellement, créant de nouvelles formes d’oppression, a précisé Shalhoub-Kevorkian.

    Au lieu de trouver un équilibre entre la libération nationale et sociale, « les gens font plus attention à la libération de la terre au détriment de la libération des femmes », a déclaré Rawda Basir, directrice de l’antenne de Naplouse du Women’s Studies Centre (WSC), à MEE.


  • Le Hezbollah ne participera plus aux combats en Syrie (rapport) | i24news - 22 Septembre 2015
    http://www.i24news.tv/fr/actu/international/moyen-orient/86651-150922-le-hezbollah-ne-participera-plus-aux-combats-en-syrie-rapport

    Le Hezbollah ne participera plus aux combats en Syrie, selon un rapport publié lundi par le journal libanais Daily Star.

    Selon une source diplomatique, le Hezbollah a informé les autorités syriennes que lorsque la bataille pour la ville de Zabadani sera conclue, le rôle du Hezbollah dans les combats sera terminé.

    Le Hezbollah a combattu avec l’armée syrienne les rebelles et les milices sunnites dont le groupe islamique Jabhat al-Nosra.

    Par ailleurs, au moins 38 djihadistes de l’Etat islamique (EI) ont péri lundi dans des frappes de l’armée de l’air du régime de Bachar al-Assad sur des positions du groupe dans le centre de la Syrie, rapporte une ONG mardi.

    • Voire avec d’autres accords avec d’autres sponsors des mercenaires étrangers en Syrie ? Sans doute... Il paraît que Palmyre est en partie reprise... Les cartes sont-elles en train d’être rebattues ?

    • Le Hezbollah serait prêt à arrêter de combattre en Syrie
      par Dania Akkad | 23 septembre 2015
      http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/le-hezbollah-serait-pr-t-arr-ter-les-combats-en-syrie-403673032

      (...) La source anonyme a indiqué que le groupe avait informé les autorités syriennes que lorsque les combats pour le contrôle de Zabadani auraient pris fin, il cesserait de combattre en Syrie, où, selon les analystes, il aurait significativement aidé les forces pro-gouvernementales depuis 2013.

      En juillet, les forces de Bachar al-Assad ont lancé une offensive visant à reconquérir Zabadani, ville située à environ 40 km de Damas, générant une contre-offensive d’une alliance rebelle contre Fuaa et Kafraya, les seuls villages encore tenus par le gouvernement dans la province d’Edlib et dont les habitants sont chiites.

      Dimanche, un cessez-le-feu a été mis en place entre les forces pro-gouvernementales et les rebelles à Zabadani en échange d’un cessez-le-feu à Fuaa et Kafraya.

      Mardi, le cessez-le-feu aurait été prolongé, bien que les parties n’aient pas spécifié quand il serait levé ni si elles poursuivraient les négociations en vue d’une trêve plus large.

      Le rapport non confirmé n’indique pas clairement si le Hezbollah a déjà cessé de combattre en Syrie ou s’il le fera prochainement, mais les experts pensent que la sortie du groupe de la guerre civile syrienne n’est pas surprenante.

      « Le Hezbollah n’a pas naturellement vocation à s’impliquer dans ce conflit, mais il a dû néanmoins agir – et de façon significative – pour protéger ses intérêts vitaux, en raison des faibles capacités d’auto-défense libanaises et de l’affaiblissement de l’armée régulière syrienne », a expliqué à Middle East Eye Filippo Dionigi, chercheur à la London School of Economics et expert du Hezbollah.

      Réduire sa participation en Syrie à un moment approprié, poursuit Dionigi, donnerait au groupe l’opportunité de garder la face et d’affirmer qu’il a réussi à défendre le Liban. (...)

    • J’y subodore un lien avec les Russes et leur armement qui fait si peur à l’armée israélienne qui n’a pas l’habitude d’avoir une armée en face d’elle.

      Mais ?

      Le retrait du Hezbollah coupe sous le pied la propagande israélienne contre cette « organisation terroriste chiite basée au Liban » comme le nomme I24news."

    • Poutine coordonne sa stratégie en Syrie avec Israël, l’Iran et le Hezbollah
      Par Alain Chemali @GeopolisFTV | Publié le 23/09/2015
      http://geopolis.francetvinfo.fr/poutine-coordonne-sa-strategie-en-syrie-avec-israel-liran-et-l

      Retrait ou repli du Hezbollah
      Le mouvement chiite libanais a-t-il trop payé en vies humaines sa bataille pour le régime syrien au risque de perdre son assise populaire ? A-t-il reçu des directives de son mentor iranien pour une telle décision ? Prépare-t-il un repli stratégique au Sud-Liban où la tension reste grande avec Israël ?

      A en croire le rédacteur en chef d’Al-Akhbar, quotidien proche du Hezbollah, Hassan Nasrallah n’a pas dit son dernier mot. Il aurait, « à l’issue de pourparlers secrets », rejoint la coalition anti-terroriste, « la plus importante dans la région et le monde depuis des années », mise sur pied par Moscou.

      Selon l’éditorialiste, les parties concernées par cette alliance sont « la Russie, l’Iran, la Syrie, l’Irak et le Hezbollah du Liban », qu’il appelle les 4+1, et l’accord entre eux prévoit « des mécanismes de coopération sur les plan politique, militaire et du renseignement au Proche-Orient et en priorité en Syrie et en Irak. »

      Une confirmation en tout cas que la diplomatie moscovite entretient la coordination avec Israël, l’Iran et le Hezbollah à la fois pour maintenir son influence en Syrie.


  • Israël compte sur les « tribus perdues » pour accroître le nombre de juifs | Middle East Eye

    Face à une majorité palestinienne, les autorités israéliennes cherchent à élargir la définition juridique d’un « juif », afin que des millions de personnes aient aussi le droit d’immigrer dans le pays.

    Israël étudie les moyens d’élargir le champ d’application de la « loi du retour », élément fondamental de la législation israélienne définissant qui est juif, afin d’autoriser l’immigration de millions de personnes.

    Une commission gouvernementale mandatée le mois dernier permettra de déterminer si le droit à l’immigration devrait être étendu aux « groupes ayant des liens avec le peuple juif ». Cela inclurait ce qu’on appelle les « tribus perdues », ces communautés loin d’Israël - en Inde, en Amérique latine et ailleurs - qui prétendent avoir eu des ancêtres juifs.

    Cette initiative fait suite à une récente déclaration de Silvan Shalom, ministre de l’Intérieur et proche allié du Premier ministre Benjamin Netanyahou, où il exprimait son intention d’appliquer « la politique la plus libérale possible en matière d’immigration, pour faire venir des gens du monde entier ».

    Selon les experts, la modification de la loi pourrait rendre éligibles à l’immigration plus de trois millions de personnes supplémentaires, qui recevraient instantanément la citoyenneté israélienne.

    La création de cette commission semble refléter l’inquiétude grandissante des autorités : Israël serait en train de perdre contre les Palestiniens la « bataille du nombre ». Question devenue d’autant plus pressante que Netanyahou refuse d’engager des pourparlers pour mettre fin à l’occupation et créer un État palestinien.

    Sergio DellaPergola, démographe de premier plan à l’université hébraïque de Jérusalem, a récemment sonné l’alarme : les Palestiniens sont désormais majoritaires dans la zone sous autorité israélienne comprenant Israël et les territoires occupés. Israël comprend une importante minorité d’1,5 million de citoyens palestiniens.

    Cela fait plus de 10 ans que les taux d’immigration juive sont au point mort, alors que les Palestiniens continuent globalement d’afficher un taux de natalité plus élevé que celui des juifs israéliens.

    Loi « raciste et antidémocratique »

    La loi du retour, adoptée en 1950, limite l’immigration en Israël à ceux qu’elle définit comme juifs. C’est à dire, actuellement, toute personne ayant un grand-parent juif. Ces gens ont le droit d’amener avec eux un conjoint et tous leurs enfants, et leur famille est éligible à un large éventail d’avantages financiers.

    Des historiens expliquent que la loi du retour ainsi qu’une autre loi accordant aux non-juifs une citoyenneté spéciale ont été conçues pour garantir le maintien d’une forte majorité juive, suite à l’expulsion de 750 000 Palestiniens pendant la guerre de 1948 qui a donné naissance à Israël.

    Jamal Zahalka, membre arabe du parlement israélien, a accusé le gouvernement de chercher à exploiter encore davantage une « loi raciste et antidémocratique ».

    « La loi du retour a été créée spécifiquement pour permettre l’immigration de millions de juifs n’ayant aucun lien avec cette terre et d’empêcher le retour de millions de réfugiés palestiniens et de leurs descendants chez eux », a-t-il déclaré à Middle East Eye.

    « Cette loi est immorale et donne aux immigrants plus de droits qu’aux populations autochtones. Elle doit être abolie, et non pas modifiée aux fins d’attirer toujours plus de gens dans notre pays. »

    Selon les chiffres officiels, la loi du retour a, jusqu’à ce jour, permis à quelque trois millions de juifs d’immigrer en Israël.

    Voici ce qu’Ilan Pappé, historien et chroniqueur israélien, a déclaré à MEE : Israël espère qu’« avec l’endoctrinement adéquat et des incitations suffisantes, on pourra donner envie d’immigrer à des non-juifs qui ne sont pas arabes, et faire ainsi pencher la balance [démographique] en faveur des juifs ».

    Élargir la définition de l’appartenance juive est « un moyen supplémentaire de dé-arabiser la Palestine - dans le droit fil de la purification et dépossession ethniques » commencées en 1948.

    Un amalgame avec l’apartheid redouté

    De hauts fonctionnaires ont exprimé leurs craintes d’amalgames croissants avec l’apartheid s’il apparaissait qu’une minorité juive exerçait son pouvoir sur une majorité palestinienne. Dès 2007, le Premier ministre de l’époque, Ehud Olmert, avait émis le même avertissement.

    Ces préoccupations sont d’autant plus fortes que plusieurs membres de la coalition de droite menée par Netanyahou sont notoirement favorables à l’annexion de la Cisjordanie, ce qui renforcerait le contrôle israélien sur les Palestiniens de cette région.

    Mohammed Zeidan, directeur de l’Association des droits de l’homme de Nazareth, a déclaré que la refonte de la loi du retour trahissait en fait la panique croissante du gouvernement devant les courbes démographiques.

    « Il devient de plus en plus évident que, dans la zone sous contrôle d’Israël, sévit un système d’apartheid qui ne donne pas aux Palestiniens les mêmes droits qu’aux juifs », a-t-il dit à MEE.

    « Quand un État prétendument démocratique doit instrumentaliser la démographie pour justifier de maintenir une communauté sous le contrôle d’une autre, c’est le signe d’un grave problème. »

    Les politiciens israéliens ont toujours fait preuve de prudence à l’idée de changer la loi, car ses dispositions causent déjà de grandes tensions avec les autorités rabbiniques orthodoxes du pays.

    Les rabbins orthodoxes croient que seuls sont habilités à se définir comme juifs ceux dont la mère est juive - définition beaucoup plus étroite, fondée sur la tradition religieuse.

    Tout indique, cependant, que le ministère de la Diaspora israélienne, en charge des relations avec les communautés juives à l’étranger, passera outre et recommandera l’élargissement du vivier d’immigrants potentiels.

    Communautés défavorisées

    Mohammed Zeidan a fait remarquer que la plupart des communautés juives traditionnelles hors d’Israël - aux États-Unis, en France, en Allemagne et au Royaume-Uni - prospèrent et ne montrent guère d’intérêt à venir s’installer en Israël.

    Au début de l’année, suite aux violentes attaques subies par les communautés juives à Paris et Copenhague, Netanyahou a exhorté les juifs européens à venir habiter en Israël, affirmant que c’était le seul endroit où ils seraient en sécurité. Or, les statistiques de cette année montrent que, jusqu’à présent, les taux d’immigration n’ont pas enregistré la hausse espérée.

    Une nouvelle catégorie de communautés juives « émergentes » accorderait des droits aux communautés pauvres et vulnérables de tous les pays en voie de développement, plus susceptibles d’être tentées d’immigrer en Israël.

    Les organisations de droite font depuis des années pression pour la reconnaissance des « tribus perdues », ainsi que de ceux qu’on appelle les « Beit Anusim », dont les ancêtres ont été contraints de se convertir au christianisme pendant les inquisitions espagnole et portugaise.

    « Les juifs prospères ne demandent pas à immigrer. Israël a donc besoin de trouver d’autres communautés, moins privilégiées, qu’il sera plus facile de pousser à immigrer pour venir combler le déficit », a déclaré Zeidan.

    Un succès notable a été enregistré avec les Bnei Menashe, une communauté habitant une zone reculée du nord-est de l’Inde. Bien que la loi du retour l’interdise, le gouvernement Netanyahou les a autorisés à immigrer en grand nombre en 2012.

    Pour le quotidien Haaretz, cette décision d’organiser sur fonds publics l’immigration d’une communauté non juive est un fait « sans précédent ».

    Shavei Israël, une organisation fondée en 2004 qui fait du lobbying en faveur des Bnei Menashe, a célébré en juin l’arrivée du 3 000e immigrant de cette communauté. 7 000 autres se trouvent encore en Inde.

    Influence des colons

    L’idéologie de droite de mouvements comme Shavei Israël a été prouvée lorsque la plupart des nouveaux immigrants ont été logés dans des colonies illégales en Cisjordanie. Dernièrement, un groupe de près de 80 Bnei Menashe a été envoyé dans des colonies juives établies dans le Golan, territoire syrien illégalement annexé par Israël depuis 1967.

    Jamal Zahalka a fait remarquer que le ministre israélien de l’Immigration, Ze’ev Elkin, photographié en train d’accueillir les nouveaux arrivants, est lui-même un colon qui a publiquement soutenu l’annexion de la totalité de la Cisjordanie.

    « La droite souhaite élargir la définition de ce qu’est un juif afin de pouvoir introduire dans les colonies le plus grand nombre possible de ces nouveaux immigrants », a-t-il dénoncé.

    « Le but est d’arriver à une solution sioniste et l’établissement d’un État unique en repoussant de force les Palestiniens dans des enclaves, pour ensuite confisquer leurs terres et les donner à des juifs. Pour atteindre leur objectif, ils ont besoin d’attirer ici toujours plus de gens, pour rendre légitime le vol de toujours plus de terres aux Palestiniens ».

    Selon certains médias israéliens, des indices montrent que le gouvernement serait en train de biaiser la composition de la commission pour être sûr qu’elle entérinera sa décision de modifier la loi du retour.

    Dvir Kahana, directeur général du ministère de la Diaspora et créateur de la commission, est un colon éminent. Il occupait auparavant un poste élevé au sein d’Elad, organisation d’extrême-droite qui œuvre à installer des juifs au cœur même du grand quartier palestinien de Silwan à Jérusalem-Est.

    Kahana a nommé au bureau de la commission des fonctionnaires susceptibles de soutenir une augmentation de l’immigration et ainsi renforcer les colonies.

    Des liens avec Netanyahou

    Le ministère de la Diaspora a refusé de répondre aux questions des journalistes. Cependant, dans un communiqué, Dvir Kahana a affirmé qu’il y a « une prise de conscience grandissante de l’existence de larges groupes qui ne peuvent en aucune manière se définir comme juifs, mais qui possèdent certains liens avec le peuple juif ». Il a ajouté que, de ce fait, « se pose la question des liens que le gouvernement devrait avoir avec eux ».

    Michael Freund, fondateur de Shavei Israël, a pris la tête de la campagne en faveur de l’extension des droits à l’immigration aux « tribus perdues ». C’était un proche collaborateur de Netanyahou à la fin des années 1990. Freund a écrit qu’Israël doit « aborder de façon plus créative comment remédier à l’érosion permanente du profil démographique juif du pays ».

    Shavei Israël n’a pas souhaité faire de commentaires. On lit cependant sur son site web : « Le peuple juif est actuellement confronté à une crise démographique et spirituelle, dans des proportions sans précédent ». « Nous sommes de plus en plus faibles en nombre » a-t-il ajouté, et il est donc du devoir d’Israël « de tendre aimablement la main à tous ceux qui souhaitent retourner au pays ».

    Outre celle des Bnei Menashe, Shavei Israël énumère d’autres communautés importantes qu’il espère attirer en Israël, notamment celles implantées actuellement au Brésil, en Russie méridionale, en Pologne, en Chine, au Pérou, en Turquie et en Afrique.

    Haaretz a demandé au ministère de la Diaspora si Freund prodiguait ses conseils à la commission mais le journal n’a obtenu aucune réponse.

    Le ministère a officiellement invité des experts à s’exprimer devant la commission, et leurs avis ont souligné les avantages politiques de recruter des communautés juives « émergentes ». Ces communautés pourraient être recrutées pour contribuer aux campagnes de hasbara gouvernementale, c’est-à-dire ses efforts pour améliorer l’image d’Israël dans le monde.

    La commission devrait présenter ses conclusions dans six mois.

    À la poursuite du « gène juif »

    Le concept de « tribus perdues » a suscité la controverse en Israël. Les tests effectués sur les Bnei Menashe, entre autres groupes soutenus par Shavei Israël, n’ont pas trouvé trace de marqueurs génétiques indiquant une ascendance juive.

    D’autres critiques ont fait valoir qu’on se fourvoie de toute façon à s’acharner à trouver un soi-disant « gène juif » et que cette recherche répond à des objectifs purement politiques.

    Dans son livre paru en 2009, L’Invention du peuple juif, Shlomo Sand, historien de l’université de Tel-Aviv, montre que depuis deux décennies les résultats de la recherche génétique sont contradictoires. Il conclut : « Après tant de coûteux efforts ‘’scientifiques’’, il s’avère qu’il est impossible de définir un juif par un critère biologique, quel qu’il soit. »

    Après examen de la plupart des récents travaux consacrés à la recherche d’un gène juif, c’est aussi le point de vue défendu en 2013 par Eran Elhaik, généticien israélien à la John Hopkins School of Public Health de Baltimore.

    Dans une interview accordée au journal Haaretz, il a soutenu que « les conclusions des chercheurs étaient écrites avant même de commencer les recherches. Ils ont commencé par tirer leur flèche pour ensuite peindre autour le centre de la cible ».

    On peut craindre que l’élargissement de la définition d’une personne juive n’exacerbe les tensions existantes dans la société juive israélienne.

    Après l’effondrement de l’Union soviétique et l’arrivée en Israël d’un million d’immigrants dans les années 1990, les autorités rabbiniques en Israël avaient refusé l’identité juive à quelque 350 000 d’entre eux.

    Ces immigrants se sont alors retrouvés dans un vide juridique et social car les rabbins contrôlent exclusivement les questions liées au statut personnel – dont le mariage, le divorce et l’enterrement – pour la population juive. Pour contourner ces restrictions, nombre d’entre eux ont donc été contraints de se marier à l’étranger.
    – See more at : http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/isra-l-compte-sur-les-tribus-perdues-pour-accro-tre-le-nombre-de-juif
    See more at : http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/isra-l-compte-sur-les-tribus-perdues-pour-accro-tre-le-nombre-de-juif
    http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/isra-l-compte-sur-les-tribus-perdues-pour-accro-tre-le-nombre-de-juif
    #israel#racisme#apartheid#juifs


  • #Israël compte sur les « tribus perdues » pour accroître le nombre de juifs - http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/isra-l-compte-sur-les-tribus-perdues-pour-accro-tre-le-nombre-de-juif

    Face à une majorité palestinienne, les autorités israéliennes cherchent à élargir la définition juridique d’un « juif », afin que des millions de personnes aient aussi le droit d’immigrer dans le pays.

    [...]

    Jamal Zahalka, membre arabe du parlement israélien, a accusé le gouvernement de chercher à exploiter encore davantage une « loi #raciste et antidémocratique ».

    « La loi du retour a été créée spécifiquement pour permettre l’immigration de millions de juifs n’ayant aucun lien avec cette terre et d’empêcher le retour de millions de réfugiés palestiniens et de leurs descendants chez eux », a-t-il déclaré à Middle East Eye.

    « Cette #loi est immorale et donne aux immigrants plus de droits qu’aux populations autochtones. Elle doit être abolie, et non pas modifiée aux fins d’attirer toujours plus de gens dans notre pays. »