city:milan

  • Paola Antonelli : « Les designers peuvent faire en sorte que la fin de l’humanité soit élégante »
    https://www.lemonde.fr/m-styles/article/2019/07/03/paola-antonelli-les-designers-peuvent-faire-en-sorte-que-la-fin-de-l-humanit


    Paola Antonelli, conservatrice du département d’architecture et de design et directrice de la R&D du Museum of Modern Art, à New York, membre du jury de la design parade à Hyères 2019.

    Figure du Museum of Modern Art (MoMA), à New York, où elle est conservatrice du département d’architecture et de design et directrice de la R&D, Paola Antonelli était cette année membre du jury de la Design Parade Hyères.

    Dans « Broken Nature : Design takes on Human Survival », l’exposition dont vous êtes la commissaire à la Triennale de Milan, à voir jusqu’au 1er septembre, vous prônez surtout un design réparateur…
    Oui, je pense que l’humanité est vouée à s’éteindre comme d’autres espèces avant elle. Les designers ne pourront pas empêcher cela mais ils peuvent faire en sorte que cette fin soit encore lointaine et élégante. Que nous laissions une trace sur la Terre, pour la prochaine espèce dominante, qui soit un exemple d’une relation apaisée et intelligente avec notre milieu naturel. Le concept d’un design réparateur (restorative design), visant à corriger la course de l’humanité vers l’autodestruction, embrasse un vaste champ de solutions. Il explore tantôt la technologie, tantôt l’artisanat ou une combinaison des deux. Il ne s’agit pas seulement de recyclage mais aussi d’acheter moins et de se transmettre, comme le faisaient nos grands-mères, le lit ou le canapé d’une génération à l’autre.

  • Ces migrants refoulés dans de vaines expulsions
    https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/ces-migrants-refoules-dans-de-vaines-expulsions-6427142


    (...)
    Éjecté en avion, déjà revenu à Nantes


    Moussa, aux côtés du Nantais qui l’héberge. Pour avoir laissé ses empreintes en Italie, en fuyant Boko Haram, il a été renvoyé à Turin. D’où il est revenu aussitôt. | OUEST-FRANCE

    Ils se sont rencontrés square Daviais, la jungle du cœur de Nantes, où quelque 700 migrants avaient trouvé refuge, l’été dernier. La veille de l’évacuation, Thomas (les prénoms ont été changés) avait offert à Moussa et à deux autres exilés de les héberger chez lui, dans la petite commune de Loire-Atlantique où il habite.

    Ces trois jeunes hommes, tous dublinés, ont déjà été transférés en Italie. Ils en sont tous revenus. Moussa le premier. Le jeune Nigérien, 27 ans, est en errance depuis qu’il a fui les exactions de Boko Haram.

    Comme beaucoup d’exilés, il est entré en Europe par l’Italie, qui a pris ses empreintes, mais ne lui a rien donné en échange. Les services italiens auraient dû instruire sa demande d’asile. « Mais non, je n’ai rempli aucun papier, ils ne m’ont pas proposé de logement. Je n’avais pas d’endroit où dormir, raconte le jeune homme. Je ne pouvais pas rester dans la rue, comme ça, sans rien. »
    Cinq dans l’avion

    Alors, il a repris la route, a passé la frontière à Vintimille. En septembre 2017, il échouait porte de la Chapelle, à Paris. « Puis on m’a mis dans un bus, pour Tours, où j’ai été hébergé dans un centre d’accueil. À la préfecture, en prenant mes empreintes, ils ont su pour l’Italie. Ils m’ont assigné à résidence. Je devais aller deux fois par semaine au commissariat. »

    Le 16 mai 2018, coup de théâtre : « Un policier m’a dit c’est fini, tu es envoyé en Italie. » Deux heures plus tard, Moussa était dans l’avion. « Nous étions cinq migrants sur un vol spécial. Nous avons débarqué à Turin. Après trois heures d’attente des policiers italiens sont venus nous voir, se souvient Moussa. Ils m’ont dit : tes empreintes ont été prises à Milan. Il faut que tu retournes là-bas. Je n’avais pas de quoi payer le billet de train. Ils ont répondu : tu fais comme tu veux. Aucune solution. Le jour même, je repartais vers Vintimille, à pied. »

    Deux autres garçons cheminent avec lui. Éprouvante traversée vers la vallée française de la Roya : « Il faut passer la frontière de nuit. En journée, c’est trop risqué à cause des contrôles. Il faut franchir les montagnes. Marcher le long des ravins, pieds nus pour ne pas glisser. Ne jamais rester seul à cause des chutes possibles. Pour être secouru. Pour ne pas y rester. »
    « Chez Cédric »

    Les trois compagnons de route finissent par arriver « chez Cédric ». Cédric Herrou, figure de la défense des migrants dans la vallée. Puis Moussa prend le train pour Paris. Puis Nantes, où il rencontre un Érythréen qui vit lui aussi chez Thomas. Et qui n’avait pas compris qu’il devait aller pointer. Il a donc été déclaré en fuite, a perdu l’allocation pour demandeur d’asile (6,80 € par jour pour une personne seule). Seule solution pour lui : attendre le délai où il pourra représenter une demande en France (six à dix-huit mois). D’ici là, il sera une ombre. Sans droit ni existence légale.

    « Certains de mes amis ont déjà été renvoyés comme ça trois ou quatre fois, soupire Moussa. La France leur explique : c’est à l’Italie de s’occuper de ton cas. Et l’Italie répond : on ne veut pas de toi. Ils ne comprennent rien du tout. Alors oui, plusieurs en sont devenus fous. »❞

  • Sikh drivers are transforming U.S. trucking. Take a ride along the Punjabi American highway - Los Angeles Times
    https://www.latimes.com/nation/la-na-col1-sikh-truckers-20190627-htmlstory.html

    By Jaweed Kaleem, Jun 27, 2019 -
    It’s 7:20 p.m. when he rolls into Spicy Bite, one of the newest restaurants here in rural northwest New Mexico. Locals in Milan, a town of 3,321, have barely heard of it.

    https://www.trbimg.com/img-5d12f8d2/turbine/la-1561524431-z6kcx6gnzm-snap-image
    Punjabi-operated truck stops

    The building is small, single-story, built of corrugated metal sheets. There are seats for 20. The only advertising is spray-painted on concrete roadblocks in English and Punjabi. Next door is a diner and gas station; the county jail is across the road.

    Palwinder Singh orders creamy black lentils, chicken curry and roti, finishing it off with chai and cardamom rice pudding. After 13 hours on and off the road in his semi truck, he leans back in a booth as a Bollywood music video plays on TV.

    “This is like home,” says Pal, the name he uses on the road (said like “Paul”).

    There are 3.5 million truckers in the United States. California has 138,000, the second-most after Texas. Nearly half of those in California are immigrants, most from Mexico or Central America. But as drivers age toward retirement — the average American trucker is 55 — and a shortage grows, Sikh immigrants and their kids are increasingly taking up the job.

    Estimates of the number of Sikh truckers vary. In California alone, tens of thousands of truckers trace their heritage to India. The state is home to half of the Sikhs in the U.S. — members of a monotheistic faith with origins in 15th century India whose followers are best recognized by the uncut hair and turbans many men wear. At Sikh temples in Sacramento, Fresno, Bakersfield and Riverside, the majority of worshipers are truck drivers and their families.

    Over the last decade, Indian Americans have launched trucking schools, truck companies, truck washes, trucker temples and no-frills Indian restaurants modeled after truck stops back home, where Sikhs from the state of Punjab dominate the industry.

    “You used to see a guy with a turban and you would get excited,” says Pal, who is in his 15th year of trucking. “Today, you go to some stops and can convince yourself you are in India.”

    Three interstates — the I-5, I-80 and I-10 — are dotted with Indian-American-owned businesses catering to truckers. They start to appear as you drive east from Los Angeles, Reno and Phoenix, and often have the words “Bombay,” “Indian” or “Punjabi” on their storefront signs. But many, with names like Jay Bros (in Overton, Neb.) and Antelope Truck Stop Pronghorn (in Burns, Wyo.) are anonymous dots on a map unless you’re one of the many Sikhs who have memorized them as a road map to America.

    The best-known are along Interstate 40, which stretches from Barstow to North Carolina. The road, much of it alongside Historic Route 66, forms the backbone of the Sikh trucking world.

    It’s a route that Pal, 38, knows well. Three times a month, he makes the seven-day round trip between his Fontana home and Indiana, where he drops off loads and picks up new ones. Over his career, he’s driven 2 million miles and transported items as varied as frozen chickens and paper plates. These days, he mostly hauls chocolate, rice and fruits and vegetables from California farms. Today, it’s 103 containers of mixed produce, with mangoes, bell peppers, watermelons, yellow onions and peeled garlic among them. All are bound for a Kroger warehouse outside Indianapolis.

    Across the street from Spicy Bite, dozens of arriving drivers form a temporary village of 18-wheelers in a vast parking lot by the interstate. Most are white. Nearly all are men. More are older than younger.

    But every now and then there are Sikhs like Pal, with long salt-and-pepper beards, colorful turbans and thick Indian accents. They head straight toward Spicy Bite.

    Lines can form out the door at the restaurant, which opened two years ago outside the Petro Stopping Center, a longtime mainstay for truckers headed east.

    Pal makes a point to stop by the restaurant — even just for a “hello” — when he sleeps next door. The Sikh greeting is “Sat sri akaal.” It means “God is truth.” In trucking, where turnover is high, business uncertain and risk of accidents ever present, each day can feel like a leap of faith and an opportunity to give thanks.

    Punjabi Americans first appeared on the U.S. trucking scene in the 1980s after an anti-Sikh massacre in India left thousands dead around New Delhi, prompting many Sikhs to flee. More recently, Sikhs have migrated to Central America and applied for asylum at the Mexico border, citing persecution for their religion in India; some have also become truckers. Estimates of the overall U.S. Sikh population vary, placing the community’s size between 200,000 and 500,000.

    In recent years, corporations have pleaded for new truckers. Walmart kicked up salaries to attract drivers. Last year, the government announced a pilot program to lower the age for driving trucks from 21 to 18 for those with truck-driving training in the military. According to the American Trucking Assn., the trucker shortage could reach 100,000 within years.

    “Punjabis are filling the gap,” says Raman Dhillon, a former driver who last year founded the North American Punjabi Trucking Assn. The Fresno-based group advises drivers on regulations, offers insurance and tire discounts, and runs a magazine: Punjabi Trucking.

    Like trucking itself, where the threat of automation and the long hours away from home have made it hard to recruit drivers, the Punjabi trucking life isn’t always an easy sell. Three years ago, a group of Sikh truckers in California won a settlement from a national shipping company after saying it discriminated against their faith. The drivers, who followed Sikh traditions by wrapping their uncut hair in turbans, said bosses asked them to remove the turbans before providing hair and urine samples for pre-employment drug tests despite being told of the religious observance. The same year, police charged a man with vandalizing a semi truck at a Sikh temple in Buena Park. He’d scribbled the word “ISIS.”

    Still, Hindi- and Punjabi-language newspapers in the Eastern U.S. regularly run ads promising better wages, a more relaxed lifestyle and warm weather as a trucker out West. Talk to any group of Sikh drivers and you’ll find former cabbies, liquor store workers or convenience store cashiers who made the switch.

    How a rural Oklahoma truck stop became a destination for Sikh Punjabis crossing America »

    “Thirty years ago, it was hard to get into trucking because there were so few people like us in the business who could help you,” says Rashpal Dhindsa, a former trucker who runs Fontana-based Dhindsa Group of Companies, one of the oldest Sikh-owned U.S. trucking companies. When Pal first started, Dhindsa — now a close friend but then an acquaintance — gave him a $1,000 loan to cover training classes.

    It’s 6:36 a.m. the next day when the Petro Stopping Center switches from quiet darkness to rumbling engines. Pal flips on the headlights of his truck, a silver ’16 Volvo with a 500-horsepower engine. Inside the rig, he heats aloo gobi — spiced potatoes and cauliflower — that his wife prepared back home. He checks the thermostat to make sure his trailer isn’t too warm. He takes out a book wrapped in a blue cotton cloth that’s tucked by his driver’s seat, sits on a bed-turned-couch and reads a prayer in Punjabi for safety on the journey: There is only one God. Truth is His name…. You always protect us.

    He pulls east onto the highway as the sun rises.

    Truckers either drive in pairs or solo like Pal. Either way, it’s a quiet, lonely world.

    Still, Pal sees more of America in a week than some people will in their lives. Rolling California hills, spiky desert rock formations, the snow-dusted evergreens of northern Arizona, the fuzzy cacti in New Mexico and, in Albuquerque, hot air balloons rising over an orange sky. There’s also the seemingly endless fast food and Tex-Mex of Amarillo and the 19-story cross of Groom, Texas. There’s the traffic in Missouri. After hours of solitude on the road, it excites him.

    Pal’s not strict on dogma or doctrine, and he’s more spiritual than religious. Trucking has shown him that people are more similar than different no matter where you go. The best of all religions, he says, tend to teach the same thing — kindness to others, accepting whatever comes your way and appreciation for what’s in front of you on the road.

    “When I’m driving,” Pal says, “I see God through his creation.”

    His favorite sights are the farms. You spot them in Central California while picking up pallets of potatoes and berries, or in Illinois and Indiana while driving through the corn and soybean fields.

    They remind him of home, the rural outskirts of Patiala, India.

    Nobody in his family drove trucks. Still, to Pal, he’s continuing tradition. His father farmed potatoes, cauliflower, rice and tomatoes. As a child, Pal would ride tractors for fun with Dad. Today, instead of growing food, Pal transports it.

    He wasn’t always a trucker. After immigrating in 2001 with his younger brother, he settled in Canoga Park and worked nights at 7-Eleven. After he was robbed at gunpoint, a friend suggested trucking. Better pay, flexible hours — and less dangerous.

    Three years later, he started driving a rig he didn’t own while getting paid per mile. Today, he has his own company, two trucks between himself and his brother — also a driver — and bids on shipments directly with suppliers. Nationally, the average pay for a trucker is just above $43,000. Pal makes more than twice that.

    He uses the money to pay for the house he shares with his wife, Harjeet Kaur, 4-year-old son, brother and sister-in-law, nieces and parents. Kaur threads eyebrows at a salon and video chats with him during lunch breaks. Every week before he leaves, she packs a duffel bag of his ironed clothes and stacked containers of food for the road.

    “I love it,” Pal says about driving. “But there are always two sides of the coin, head and tail. If you love it, then you have to sacrifice everything. I have to stay away from home. But the thing is, this job pays me good.”

    The truck is fully equipped. From the road, you can see only driver and passenger seats. But behind them is a sleeper cab with a bed that’s 6-foot-7 by 3-foot-2.

    Pal likes to connect the TV sitting atop a mini-fridge to his phone to stream music videos when he’s alone. His favorite songs are by Sharry Maan, an Indian singer who topped charts two years ago with “Transportiye.” It tells the story of a Sikh American trucker who longs for his wife while on the road. At night, the table folds down to become a bed. Pal is just missing a bathroom and his family.

    The life of a Sikh trucker is one of contrasts. On one hand, you see the diversity of America. You encounter new immigrants from around the world working the same job as people who have been truckers for decades. All transport the food, paper and plastic that make the country run. But you also see the relics of the past and the reminders of how you, as a Sikh in 2019, still don’t entirely fit in.

    It’s 9:40 a.m. on Saturday when Pal pulls into Bowlin’s Flying C Ranch rest center in Encino, N.M., an hour past Albuquerque and two from Texas. Here, you can buy a $19,999 stuffed buffalo, Baja jackets and fake Native American moccasins made in China in a vast tourist stop attached to a Dairy Queen and an Exxon. “God Bless the U.S.A.” by Lee Greenwood plays in the background.

    It reminds Pal of the time he was paying his bill at another gas station. A man suddenly shouted at customers to “get out, he’s going to blow up this place!” “I will not fight you,” Pal calmly replied. The man left. Those kinds of instances are rare, but Pal always senses their danger. Some of the most violent attacks on Sikhs this century have been at the hands of people who mistook them for Muslims or Arabs, including the case of a turban-wearing Sikh man in Arizona who was shot dead by a gunman four days after the Sept. 11 attacks.

    For Pal, suspicious glances are more common. So are the truckers who think he’s new to the business or doesn’t speak English. None of it fazes him.

    “Everybody relates to us through Osama bin Laden because we look the same,” he says, driving across the plains toward the Texas Panhandle. “Or they think because my English sounds different that I am not smart. I know who I am.”

    Every day, he wears a silver bracelet that symbolizes a handcuff. “Remember, you are handcuffed to God. Remind yourself to not do bad things,” Pal says. It reminds him to be kind in the face of ignorance and hatred.

    At a Subway in Amarillo a few hours later, he grabs his go-to lunch when he’s taking a break from Indian food: a chicken sandwich on white bread with pepper jack, lettuce, tomato and onion. At home, the family is vegetarian. Pal relishes chances on the road to indulge in meat. He used to depend solely on his wife’s cooking. Today, he has other options. It’s a luxury to switch from homemade meals to Punjabi restaurants to fast food.

    Trucking has helped Pal find his faith. When he moved to the U.S., he used to shave, drink beer and not care much about religion. But as he got bored on the road, he started listening to religious sermons. Twelve years ago, he began to again grow his hair and quit alcohol; drinking it is against the faith’s traditions. Today, he schedules shipments around the temple calendar so he can attend Sikh celebrations with his family.

    “I don’t mind questions about my religion. But when people say to me, ‘Why do you not cut your hair?’ they are asking the wrong question,” Pal says. “The real question is, why do they cut their hair? God made us this way.”

    It’s 4:59 p.m. when he arrives in Sayre, Okla., at Truck Stop 40. A yellow Punjabi-language billboard advertises it as the I-40 starts to bend north in a rural region two hours from Oklahoma City.

    Among the oldest Sikh truck stops, it has a 24-hour vegetarian restaurant, convenience store, gas station and a housing trailer that functions as a temple — all spread over several acres.

    Pal has been coming here for more than decade, since it was a mechanic shop run by a Sikh former trucker who settled on the plot for its cheap land. When he has time, Pal lingers for a meal. But he’s in a rush to get to Joplin, Mo., for the night so he can make his drop-off the next day.

    He grabs a chai and heads to the temple. Resting on a small pillow upon the altar is the Guru Granth Sahib, the Sikh holy book. An audiotape plays prayers on a loop. A print of Guru Nanak, the faith’s founder, hangs on the wall.

    Pal prostrates and leaves a few dollar bills on the floor as a donation for upkeep. He prays for God to protect the temple, his family and himself on the 891 miles that remain until he hits the Indianapolis suburbs.

    “This feels like a long drive,” Pal says. “But it’s just a small part of the journey of life.”

    #USA #LKW #Transport #Immigration #Zuwanderung

  • La « colère Internet ». Et si les révolutions étaient désormais algorithmiques ? | Mais où va le Web
    http://maisouvaleweb.fr/colere-internet-revolutions-etaient-desormais-algorithmiques

    Clément Mabi (@C_Mabi), maître de conférences à l’UTC de Compiègne, spécialiste des questions d’expérimentation démocratique, de participation citoyenne et de culture numérique, interroge dans ce texte le rôle d’Internet dans l’émergence et la structuration des mouvements politiques récents. Là où nous posons trop souvent un regard binaire sur Internet, le jugeant coup à coup favorable à la démocratie, ou encourageant des visées populistes, son propos opte pour une remise en contexte sociale de l’usage des technologies qui permet de dépasser cette dichotomie trop stricte. Il défend qu’Internet n’est pas stricto sensu une représentation fidèle du monde social, mais plutôt son miroir déformant qu’il convient d’étudier sous différents angles avant de se laisser aller à des jugements hâtifs et englobants.

    Culture numérique
    La « colère Internet ». Et si les révolutions étaient désormais algorithmiques ?

    Ce que je propose dans cet article est d’éviter d’avoir une lecture binaire du rôle politique de l’internet en faisant un pas de côté pour rappeler qu’internet est un prisme déformant de la réalité sociale, que la médiation qu’il engage tronque notre vision du monde et que certains sujets épousent plus ou moins bien les caractéristiques sociotechniques d’internet, s’approprient plus ou moins les règles de visibilité. Autrement dit, je pense que les « colères internet » seraient celles qui ont réussi à s’adapter aux contraintes sociotechniques de la communication en contexte numérique et à passer la barrière du tri algorithmique imposé par le web. Approcher le problème de cette manière devra me permettre de remettre les technologies à leur place et d’insister sur le fait qu’elles ne peuvent assumer à elles seules la responsabilité des tensions sociales et politiques que nous connaissons.

    Dans ce bouillonnement, l’autorité d’un argument se construit désormais moins par le statut du locuteur que dans sa capacité à convaincre la communauté. Les arguments qui circulent le plus largement sont ceux qui ont réussi à trouver « leurs publics » de manière horizontale, de groupe en groupe. Les contenus qui vont le plus facilement circuler dans cet espace public seront donc ceux qui vont réussir à « toucher » les gens, à faire appel à leurs émotions et à leurs affects de manière à encourager une analyse subjective des contenus : c’est parce qu’un contenu prend sens dans ma réalité vécue que je le repartage et qu’il peut rendre compte de mon ressenti.

    L’analyse du sociologue Martin Gurri s’appuie sur ce contexte sociotechnique pour montrer que le développement des réseaux sociaux contribue à la fois à l’affaiblissement des autorités traditionnelles et à l’agrégation des colères populaires[5]. Du fait de ces bulles de filtres, les citoyens chercheraient de moins en moins à s’informer auprès des experts et préfèrent récolter du contenu auprès de ceux qui font écho à leur colère, qui en sort renforcée. Il évoque ainsi une « cinquième vague » de diffusion de l’information, après les médias de masse, qui via les réseaux sociaux permet aux communautés d’échanger et de s’informer directement entre elles. Stéphania Milan parle elle de « cloud protesting » pour rappeler l’épaisseur algorithmique de l’action collective, qui se retrouve reconfigurée dans une logique de « politique de visibilité » qui en découle[6]. Son travail empirique cherche à montrer combien les usages des technologies numériques, leurs imaginaires et leurs représentations (réunis au sein du concept de cloud) ont contribué à façonner les discours produits sur des mouvements sociaux récents (à l’image –une nouvelle fois- des Printemps Arabe), leurs organisations et la manière dont leurs membres se sont perçus entre eux.

    On constate que les « colères Internet » qui obtiennent le plus de visibilité sont celles qui parviennent le mieux à utiliser la force des émotions des sujets pour toucher leurs publics tout en mobilisant des réseaux organisés pour optimiser la circulation des messages et ainsi réussir à exploiter la force de frappe de l’internet. Loin d’éclater les organisations, l’espace public numérique semble récompenser les collectifs les mieux structurés qui contribuent à faire monter artificiellement leurs contenus .

    #Clément_Mabi #Internet_citoyen #Mobilisation #Extrême_droite #Faschosphère #Révolutions_internet #Empowerment

  • « Histoire de la colonne infâme », ou comment faire face à la peste du mal
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/250619/histoire-de-la-colonne-infame-ou-comment-faire-face-la-peste-du-mal

    À Milan en 1630, des hommes sont accusés d’avoir volontairement répandu la peste : ils sont atrocement torturés et mis à mort ; une colonne est érigée pour marquer leur infamie. Deux siècles après, Alessandro Manzoni, le plus célèbre romancier italien du XIXe siècle, contre-enquête. Son texte est réédité chez Zones sensibles.

    #LIVRES #Milan,_Littérature,_peste,_Histoire_de_la_colonne_infâme,_Alessandro_Manzoni

  • Le CIO signe un nouveau contrat avec Coca- Cola L’essentiel/afp - 24 Juin 2019 - L’essentiel
    L’organisateur des Jeux olympiques a signé lundi un nouveau partenariat avec le producteur de boissons, ainsi qu’avec le géant chinois du lait Mengniu.
    Le Comité international olympique a annoncé lundi la signature d’un accord de partenariat conjoint avec Coca-Cola et le fabricant de produits laitiers chinois Mengniu. Ni le CIO ni les deux groupes n’ont donné de précision sur le montant de ce partenariat.


    L’accord de partenariat « mondial avec Coca-Cola et Mengniu, qui court de 2021 à 2032, est un partenariat unique », a déclaré devant la presse Thomas Bach, président du CIO. « Notre partenariat avec Coca-Cola sera le plus long de l’histoire de nos partenariats. Il a débuté en 1928 et fêtera donc son centenaire en 2028 aux Jeux olympiques de Los Angeles », a-t-il ajouté.

    Mengniu, qui avait été partenaire de la FIFA lors du Mondial 2018, rejoint ainsi le club des principaux partenaires du CIO réunis dans « The Olympic Program » (TOP). Cette annonce a été faite à Lausanne, avant l’ouverture de la 134e session du CIO durant laquelle la ville hôte des Jeux d’hiver 2026 doit être choisie entre Milan/Cortina et Stockholm/Are.

    Source : http://www.lessentiel.lu/fr/economie/story/le-cio-signe-un-nouveau-contrat-avec-coca-cola-29512077

     #jeux_olympiques ( #jo #paris_2024 #multinationales #beurk #alimentation #empoisonneurs #obésité #diabète #coca_cola #coca_cola #sport_fric #affairisme l’#obésité est #enmarche , sans distinction de race ou de sexe

  • En Italie, la Ligue de Salvini fait campagne pour l’Europe « du bon sens »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/180519/en-italie-la-ligue-de-salvini-fait-campagne-pour-l-europe-du-bon-sens

    Matteo Salvini organise samedi 18 mai l’un des temps forts de sa campagne pour les européennes, à Milan, en présence de Marine Le Pen. Le patron de la Ligue est en campagne permanente depuis des semaines, mais ne s’encombre d’aucun programme officiel.

    #EUROPE #Matteo_Salvini,_européennes,_Ligue,_Italie,_A_la_Une

  • Sans oublier le patron de l’extrême droite autrichienne, Strache, leur mentor, pris la main dans le pot de confiture de l’argent de Poutine

    A Milan, Salvini lance les souverainistes à la conquête de l’Europe - L’Express
    https://www.lexpress.fr/actualites/1/actualite/a-milan-salvini-lance-les-souverainistes-a-la-conquete-de-l-europe_2078823.

    A une semaine du scrutin européen, la mission s’annonce délicate pour M. Salvini et sa principale alliée Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (RN) en France, qui souhaitent réussir l’alliance de douze partis nationalistes et identitaires, dont les positions divergent pourtant sur de nombreux points comme la discipline budgétaire ou la répartition des migrants déjà présents dans l’UE.

  • Entre méfiance, prudence et politesse : quand les parents enseignent à leurs enfants comment se conduire dans les espaces publics urbains à Paris et Milan
    https://journals.openedition.org/efg/2484

    2Les enfants, qui tendent à être perçus comme des utilisateurs incompétents des espaces publics urbains, car supposés incapables d’y discerner le danger (Cahill, 1990), se trouvent dès leur plus jeune âge « bombardés d’instructions » relatives à leurs déplacements (Lofland, 1973). Pourtant, peu d’enquêtes sociologiques ont décrit sur une base empirique ces « instructions » et de manière plus générale la socialisation à la ville des enfants. « Transmission explicite et expresse par prescription et préceptes » (Bourdieu, 1980, p. 126), celle-ci repose sur l’action éducative et la transmission de compétences d’interaction et de mobilité, ainsi que de normes de comportement et de représentations du danger. Elle doit être distinguée de la socialisation par la ville, qui est le produit d’expériences inscrites dans le cadre de la fréquentation ordinaire des espaces publics : cette socialisation par imprégnation fait elle-même l’objet d’une préparation dans le cadre de la socialisation à la ville.

    #territoires #mobilité #transports

  • All What Your #Jeans Can (and Do) Hide !

    Paris, Milan, New York, Tokyo… These are just some of the world’s most prestigious fashion catwalks. There, and elsewhere, perfectly – and often unrealistically – silhouetted young women and men graciously parade to impress elite guests and TV watchers with surprising, fabulous creativity of the most renowned fashion designers and dressmakers.

    Yet…

    … Yet, regardless of the amazing costs of such shows – and of what you may wonder how eccentric can be some of the displayed clothing – there is a hidden cost that Mother Nature pays (and which is not included in the price tag).

    The environmental price

    2,000 gallons (some 7.570 litres) of water needed to make one pair of jeans;
    93 billion cubic metres of water, enough for 5 million people to survive, is used by the fashion industry every year;
    fashion industry produces 20% of global wastewater;
    clothing and footwear production is responsible for 8% of global greenhouse gas emissions;
    every second, the equivalent of one garbage truck of textiles is landfilled or burned;
    clothing production doubled between 2000 and 2014.


    http://www.ipsnews.net/2019/04/jeans-can-hide
    #industrie_textile #environnement #eau #effet_de_serre #climat #changement_climatique #déchets

  • Au pays des disparus

    #Taina_Tervonen remonte le fil de l’histoire d’un #migrant_anonyme, décédé à bord du chalutier clandestin qui a fait naufrage dans les eaux internationales, au large de la #Libye. Sa piste l’emmène de Milan à Catane, en passant par le #Niger et le #Sénégal. Sur sa route, elle croise des centaines de destins brisés aux portes de l’Europe, et entend le désarroi de leurs proches face à l’impossible #deuil. Une enquête, aussi bouleversante que vertigineuse, sur un des plus gros enjeux de notre temps.
    18 avril 2015. Un chalutier clandestin transportant
    800 personnes en direction de l’Italie sombre
    dans les eaux internationales, au large de la Libye.
    Au lendemain du naufrage, Matteo Renzi s’engage
    devant la presse à remonter l’épave et à donner à
    chaque victime une sépulture digne et un nom.
    Lorsque la journaliste Taina Tervonen se rend
    à la #morgue de Milan seize mois plus tard, pour
    rencontrer l’équipe en charge des identifications, elle
    découvre parmi les objets personnels des naufragés
    un téléphone Nokia jaune citron en trois morceaux
    et un bout de plastique, destiné à le protéger de l’eau.
    C’est tout ce qui reste de #PM390047, dont le #corps
    resté anonyme est enterré dans le carré des migrants
    du #cimetière de #Catane, en Sicile.
    Qui était-il ? Taina Tervonen décide de remonter
    le fil de son histoire, de Milan à Catane, en passant
    par le Niger et le Sénégal. Sur sa route, elle croise
    des dizaines de destins brisés aux portes de l’Europe,
    et entend le désarroi de leurs proches face à
    l’impossible deuil. Une enquête, aussi bouleversante
    que vertigineuse, sur un des plus gros enjeux de notre
    temps.
    Taina Tervonen est journaliste et réalisatrice.
    Elle a travaillé sur les disparus en Bosnie et en
    Méditerranée.


    https://www.fayard.fr/documents-temoignages/au-pays-des-disparus-9782213712390
    #parcours_migratoire #route_migratoire #mort #décès #livre #mourir_en_mer #migrations #réfugiés #frontières #ceux_qui_restent #anonymat #identification

    ping @reka @karine4 @isskein @pascaline

  • Italie : mystère sur la mort d’un témoin dans un procès contre Berlusconi
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/italie-mystere-sur-la-mort-d-un-temoin-dans-un-proces-contre-berlusconi-201

    Le récent décès de l’ex-mannequin Imane Fadil, témoin dans des procès contre Silvio Berlusconi et ses soirées « #bunga-bunga », est entouré de mystère, la jeune femme semblant avoir été empoisonnée avec des substances radioactives, rapporte samedi la presse italienne.

    Imane Fadil, 33 ans, avait été hospitalisée le 29 janvier dans les environs de Milan (nord) et elle est décédée le 1er mars dans le même établissement, a indiqué le procureur de Milan Francesco Greco, annonçant l’ouverture d’une enquête.

    Selon le Corriere della Sera, l’hôpital où se trouvait la jeune femme a procédé à des examens pour tenter de comprendre quelle était la cause de la détérioration de sa santé et, n’ayant rien trouvé, a envoyé des échantillons à un laboratoire spécialisé de Pavie (nord). Citant des sources non identifiées, le quotidien écrit que les résultats sont parvenus le 6 mars, cinq jours après le décès de la jeune femme, et évoquent « la présence d’un mélange de substances radioactives qu’il n’est pas possible de trouver normalement dans le commerce ». Selon Paolo Sevesi, l’avocat d’Imane Fadil, cette dernière lui aurait confié « sa crainte d’avoir été empoisonnée », indique pour sa part l’agence AGI.

    « Je suis navré quand une personne jeune meurt. Je n’ai jamais connu cette personne et je ne lui ai jamais parlé », a affirmé pour sa part Silvio Berlusconi au cours d’une réunion électorale dans la région de Basilicate qui doit élire son président demain. « Ce que j’ai lu concernant ses déclarations m’a toujours fait penser qu’il s’agissait de choses inventées et absurdes », a-t-il ajouté. Dans le dernier procès en cours de la série Ruby, dans lequel Silvio Berlusconi est accusé de subornation de témoin et qui est toujours en cours, le tribunal avait rejeté en janvier la demande d’Imane Fadil de se constituer partie civile.

  • Le comité de médecine du ministère de l’intérieur confirme que le lanceur de balle de défense est bon pour la santé La rédaction - 11 Mars 2019 Le Gorafi

    Paris – Un jury d’experts indépendants rassemblés par le Ministère de l’intérieur a rejeté les accusations contre le lanceur de balle de défense, appelé aussi LBD. Mieux, il en a recommandé un usage plus élargi, estimant qu’il était même très bon pour la santé. Reportage.

    « L’impact du LBD sur la peau renforce l’épiderme, permet une meilleure circulation du sang » note le rapport qui souligne que selon les tests réalisés en laboratoire, 8 personnes sur 10 recommanderait même le LBD à leurs proches s’ils le pouvaient. « Aucun doute sur la fiabilité de ces résultats » a expliqué un médecin se tenant le visage avec une main. « Je voudrais aussi remercier M. Castaner de nous avoir permis de conduire ces expériences en tout honnêteté » a-t-il ajouté. « Nous recommandons un minimum de un à deux impacts de LBD par semaine pour un résultat optimal, au niveau des cuisses et du ventre, pour des abdos de qualité » ajoute le rapport. Christophe Castaner s’est réjoui des résultats des tests du comité de médecin et aussitôt signé une ordonnance qualifiant de rébellion et outrage à agent toute personne qui mettrait en doute la fiabilité de cette étude

    .
    #LBD #Le_Gorafi #police #castaner #enMarche

    • Le spectacle de Bernard-Henri Lévy affiche déjà cinq places La rédaction - 11 Mars 2019 - Le Gorafi
      http://www.legorafi.fr/2019/03/12/le-spectacle-de-bernard-henri-levy-affiche-deja-cinq-places

      « Looking for Europe », la pièce de Bernard-Henri Lévy sur l’Europe, rencontre déjà un franc succès puisqu’elle affiche pas moins de cinq places.

      Bernard-Henri Lévy n’en finit plus de susciter l’engouement. Après avoir étrenné son spectacle en novembre à New-York devant trois spectateurs en délire, l’écrivain-philosophe acteur-auteur-metteur en scène et grand admirateur de Jean-Baptiste Botul, a remis le couvert mardi soir à Milan. Mieux encore, son « BHL tour », qui le conduira dans pas moins de vingt villes du Vieux Continent, affiche déjà cinq places. « Bernard-Henri Lévy est très content du succès que rencontre la pièce de Bernard-Henri Lévy, mise en scène par Bernard-Henri Lévy et interprétée par Bernard-Henri Lévy » a d’ailleurs déclaré Bernard-Henri Lévy.

      Un spectacle qui en appelle d’autres
      Fort de ce succès, le philosophe envisage déjà de se lancer dans « un autre projet rassembleur et humaniste » pour la présidentielle de 2022. Il s’agirait d’une pièce de théâtre jouée, mise en scène et écrite par BHL. Ce nouveau monologue de près de deux heures, « totalement apolitique et indépendant de tout parti » s’intitulera selon différentes sources contradictoires : « Looking for start-up nation ». La première représentation devrait avoir lieu à l’automne 2011 dans le salon de l’Elysée.

      #BHL #europe #fumisterie #Le_Gorafi

  • Dix ans d’#Eau_de_Paris : l’opérateur public défend son bilan
    https://www.banquedesterritoires.fr/dix-ans-deau-de-paris-loperateur-public-defend-son-bilan

    Dix ans après sa #remunicipalisation, le service de #gestion_de_l’eau de Paris affiche de belles performances. Le 7 mars, cette #régie a consacré une journée de colloque et de visites pour fêter cela « en famille avec d’autres opérateurs publics » comme ceux de Strasbourg, Bruxelles, Milan, Turin ou Nice, dernière en date à avoir repris en régie des activités eau longtemps déléguées. Optimisation de l’exploitation, entrée dans le Big Data, préservation de la ressource et amplification de la transition énergétique, pour Eau de Paris des défis restent à relever.

  • Italie: la solidarité, c’est l’attaque !
    https://fr.squat.net/2019/03/06/italie-la-solidarite-cest-lattaque

    Encore des actions de solidarité suite à l’expulsion de l’Asilo occupato et la répression due à l’opération Étincelle : Milan, 27 février : une agence de la Poste attaquée en solidarité Dans la nuit du 26 au 27 février, on a détruit deux distributeurs de billets, les vitres et la porte de la Poste de la Via […]

  • Histoire. #M’hamed_Issiakhem, la #peinture comme un volcan | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/histoire-mhamed-issiakhem-la-peinture-comme-un-volcan-667801

    En décembre dernier, à Milan, une exposition de la fondation Galli, « Main coupée, imaginaire en feu », rendait hommage au peintre, l’un des pionniers de la modernité picturale algérienne.

    Il y a dans le regard au loin de ses autoportraits le reflet d’un vertige, et dans sa peinture l’écho d’une ancienne déflagration. M’hamed Issiakhem se figura trois fois, la dernière au seuil de la mort. Gravés en noir sous ses traits émaciés, sur cette ultime toile, ces mots : « D’où vous viennent / la force de survivre / et celle de ne faiblir / parmi vous Barbares ? » Énigmatique adresse aux survivants de ce peintre algérien qui brûla par les deux bouts une vie vécue en rescapé.

    #algérie

  • Italian C++ Conference 2019: Call for sessions and sponsors
    http://isocpp.org/feeder/?FeederAction=clicked&feed=All+Posts&seed=http%3A%2F%2Fisocpp.org%2Fblog%2F2

    I am very happy to announce the 4th edition of the Italian C++ Conference, the biggest annual conference about C++ development in Italy.

    When: June 15, 2019

    Where: Milan (Politecnico di Milano)

    Website: https://italiancpp.org/itcppcon19

    I am very excited to have Andrei Alexandrescu as keynote speaker this year!

    The call for sessions is open until Feb 28:

    Submit your talk here

    One track will be entirely in English.

    The event is totally not-for-profit so we are looking for sponsors. For more information, please get in touch by sending an email to info [at] italiancpp [dot] org.

    #News,_Events,

  • Israël: une société minière découvre un minéral inconnu

    Carmeltazite: A New Unique Gemstone From Israel
    https://www.forbes.com/sites/davidbressan/2019/01/14/carmeltazite-a-new-unique-gemstone-from-israel

    There are currently over 5,500 known minerals on Earth, with around 100 new minerals being added to the list each year. Most are quite unspectacular in appearance, with crystals too small to be used in jewelry or too rare to be of any economic interest.

    Last week, the International Mineralogical Association recognized carmeltazite as a new, distinct mineral. The mineral was named after Mount Carmel where it was found and the elements it contains - Titanium, Aluminum and Zirconium.

    Minerals | Free Full-Text | Carmeltazite, ZrAl2Ti4O11, a New Mineral Trapped in Corundum from Volcanic Rocks of Mt Carmel, Northern Israel
    https://www.mdpi.com/2075-163X/8/12/601

    The new mineral species carmeltazite, ideally ZrAl2Ti4O11, was discovered in pockets of trapped melt interstitial to, or included in, corundum xenocrysts from the Cretaceous Mt Carmel volcanics of northern Israel, associated with corundum, tistarite, anorthite, osbornite, an unnamed REE (Rare Earth Element) phase, in a Ca-Mg-Al-Si-O glass. In reflected light, carmeltazite is weakly to moderately bireflectant and weakly pleochroic from dark brown to dark green. Internal reflections are absent. Under crossed polars, the mineral is anisotropic, without characteristic rotation tints. Reflectance values for the four COM wavelengths (Rmin, Rmax (%) (λ in nm)) are: 21.8, 22.9 (471.1); 21.0, 21.6 (548.3), 19.9, 20.7 (586.6); and 18.5, 19.8 (652.3). Electron microprobe analysis (average of eight spot analyses) gave, on the basis of 11 oxygen atoms per formula unit and assuming all Ti and Sc as trivalent, the chemical formula (Ti3+3.60Al1.89Zr1.04Mg0.24Si0.13Sc0.06Ca0.05Y0.02Hf0.01)Σ=7.04O11. The simplified formula is ZrAl2Ti4O11, which requires ZrO2 24.03, Al2O3 19.88, and Ti2O3 56.09, totaling 100.00 wt %. The main diffraction lines, corresponding to multiple hkl indices, are (d in Å (relative visual intensity)): 5.04 (65), 4.09 (60), 2.961 (100), 2.885 (40), and 2.047 (60). The crystal structure study revealed carmeltazite to be orthorhombic, space group Pnma, with unit-cell parameters a = 14.0951 (9), b = 5.8123 (4), c = 10.0848 (7) Å, V = 826.2 (1) Å3, and Z = 4. The crystal structure was refined to a final R1 = 0.0216 for 1165 observed reflections with Fo > 4σ(Fo). Carmeltazite exhibits a structural arrangement similar to that observed in a defective spinel structure. The name carmeltazite derives from Mt Carmel (“CARMEL”) and from the dominant metals present in the mineral, i.e., Titanium, Aluminum and Zirconium (“TAZ”). The mineral and its name have been approved by the IMA Commission on New Minerals, Nomenclature and Classification (2018-103)

    Shefa Yamim’s Carmel Sapphire™ formed of a new and rare mineral
    https://www.shefayamim.com/shefa-yamim-s-carmel-sapphire-formed-of-a-new-and-rare-mineral

    Shefa Yamim (LSE: SEFA), a precious stone exploration company in Northern Israel, is pleased to announce that carmeltazite, a mineral found in one of its gemstones, the Carmel Sapphire™, has been recognised and approved as a new mineral by the International Mineralogical Association ("IMA") Commission on New Minerals, Nomenclature and Classification.

    The new mineral, first discovered by Shefa Yamim, was named carmeltazite due to its location of discovery on Mt Carmel ("CARMEL"), and due to its major chemical components, namely, Titanium, Aluminum and Zirconium ("TAZ"). The mineral is part of the remarkable mineral assemblage found as tiny inclusions inside Shefa Yamim’s unique gemstone, the Carmel Sapphire™.

    As stated in a published article entitled Carmeltazite, ZrAl2Ti4O11, a New Mineral Trapped in Corundum from Volcanic Rocks of Mt Carmel, Northern Israel, the mineral and its name have been approved by the IMA under the number 2018-103. The article was written by scientists from Macquarie University, the University of Western Australia, Università degli Studi di Firenze, Università degli Studi di Milano and Shefa Yamim.

  • The populist social media playbook : the battle for Facebook, Twitter and Instagram
    https://www.theguardian.com/world/2018/dec/17/populist-social-media-playbook-who-is-best-facebook-twitter-instagram-m

    When he received the phone call from the leader of the far-right League party, Edoardo Della Barbara knew he had won an elaborate Facebook contest. It was February – in the midst of Italy’s general election campaign – and Della Barbara was the latest follower to like the most posts by Matteo Salvini in the shortest amount of time. “I knew it was linked to building engagement through social media,” said Della Barbara, a 22-year-old university student from Milan. The prize was a 10-minute (...)

    #Facebook #Instagram #Twitter #élections #manipulation

    https://i.guim.co.uk/img/media/d317212b331be646136ddb620debf9147d9ddda9/0_0_2585_1551/master/2585.png

  • Tale of Swiss-based Syrian torture survivor highlights Dublin flaws

    Jalal last saw his youngest son was when the boy was a baby. Now Hamude is almost five. The asylum seeker from Syria is caught up in a complicated international case based on the Dublin accord, a regulation that Switzerland applies more strictly than any other country in Europe, according to critics.

    Jalal has been living in limbo, unable to plan more than a few months in advance, since 2014.

    “I spent five years in a Syrian prison and now I have spent [almost] another five years in an open prison,” Jalal told swissinfo.ch in November.

    The father leads an isolated life in a tiny studio on the outskirts of Lucerne in central Switzerland.

    Hamude, along with his mother and two siblings, live equally isolated in a rundown caravan camp a couple thousand kilometres away in Greece. Their relationship unfolds largely over Whatsapp. Living with no sense of when or where they will all see each other again has both parents on the edge of a nervous breakdown.

    Despite the efforts of lawyers in both countries, the family has been unable to reunite, victims of a Dublin accord that member states including Switzerland prefer to invoke to expel people rather than evaluate their cases. Under the regulation, Switzerland can automatically deport individuals to the first country of arrival in the Schengen area. As a Kurd, who says he suffered torture and prolonged detention in Syria as well as a dangerous war wound, Jalal’s asylum claim warrants evaluation.

    But Jalal faced a classic problem — one confronting asylum-seekers in Switzerland and across Europe. The only aspect of his journey the Swiss authorities cared about at the time of his arrival was through which country he entered Europe’s open borders Schengen area, not why he was seeking asylum. On that basis, the decision to expel him to Italy was made in early 2015.

    “Switzerland has never lived through a war, so the Swiss are not able to empathize with people who are fleeing a war,” concluded Jalal in a moment of deep uncertainty about his future. “If they had any sense of what we have been through they would not deal with us like this.”

    Switzerland prides itself on its strong humanitarian tradition but policies relating to asylum and migration have hardened in recent years as elsewhere in Europe. The Swiss Secretariat for Migration (SEM) declined to comment, saying it does not provide details on individual cases for “data protection” reasons.

    A Syrian nightmare

    Back in Syria, in 2004, Jalal says he found himself on the wanted list of the Syrian regime for participating in a protest demanding greater rights for the Kurdish minority population. He and his father were targeted in a knife attack by pro-regime thugs three years later, in 2007. Jalal incurred 12 cuts while his father was killed on the spot.

    According to his story, Kurdish rights activism landed him behind bars. He was held in a prison in the northern city of Aleppo where one of the many grisly tasks assigned to him was cleaning the basement room used for executions — punishment for dodging military service. He was still behind bars as a popular revolt against Syrian President Bashar al-Assad gave way to large scale massacres and war.

    He says he eventually managed to escape during a rebel attack on the prison, seized the opportunity to flee to Turkey and had to return to Syria to borrow money to pay smugglers to get his family to Europe. On that journey, he sustained a grenade injury. Neither surgeons at the field clinic that treated him that day nor those later in Switzerland were able to extract all of the fragments.
    Getting to Europe

    Badly wounded, he boarded a naval ship from the Turkish coastal town of Mersin and travelled with hundreds of others to Italy. Time in Italy was brief but long enough for the authorities to take his fingerprints — an act that would underpin the Swiss decision to send him back.

    “The Italian authorities put us on buses and took us straight to the train station in Milan, so we could continue to Europe,” says Jalal, who picked Switzerland over Germany because his two brothers were already living in the Alpine nation. “A return to Italy would mean starting from scratch and god knows how many years until I see my wife and children.”

    In Switzerland, he now gets by on emergency aid and found accommodation — a spartan but clean studio — through the Caritas charity. Every two weeks he must report to the local migration authorities. The one thing he is deeply grateful for is the medical and psychological treatment he has received here.
    Navigating Swiss and international laws

    Gabriella Tau and Boris Wijkström are his lawyers at the Centre suisse pour la défense des droits de migrants (CSDM), an organisation focused on defending the rights of migrants. CSDM took up his case and brought it to the attention the Committee Against Torture (CAT) at the United Nations, which suspended his expulsion pending a ruling on the merits of the case.

    During an October interview in his small office in Geneva, where dozens wait in the stairway in the hope of getting legal assistance, Wijkström said they are “very careful” of which cases they defend. The lawyers only take up a few per year, selecting the ones where they feel there has been a real miscarriage of justice.

    “They are very sensitive to any possible limitations imposed on Dublin expulsions to Italy,” he said about the Swiss position on asylum cases that have reached CAT.

    Switzerland has a reputation for being a highly efficient user of the Dublin system, a “blindly” mechanical efficiency that human rights groups including Amnesty Internationalexternal link say ride roughshod over the most vulnerable of individuals. The Swiss Refugee Councilexternal link wants Switzerland to stop sending vulnerable asylum seekers back to Italy because “adequate reception is not guaranteed there”.

    In 2017, Switzerland made 2,297 transfers invoking The Dublin III Regulation to neighbouring Italy, Germany and France and received 885 transfers from those countries, accordingexternal link to the Council.

    “Switzerland stands out as one of the biggest users of the Dublin system, even though volumes are, for instance, much smaller than those of Germany,” notes Francesco Maiani, an expert on European asylum policy and law. “Switzerland is one of the countries that consistently had more transfers to other countries than transfers from other countries.”

    However, two clauses with the Dublin Regulation III actively encourage a softer approach. One is the sovereignty clause. The other is the humanitarian clause.

    The SEM told swissinfo.ch it applies the “sovereignty clause” when a transfer “would contravene mandatory provisions of international law or in the presence of humanitarian grounds indicating that a transfer is a particularly rigorous measure.”

    It also rejected the notion that it applies the Dublin Regulation “blindly.”

    “The whole ethos of the Dublin system is quite problematic,” said Maiani, a member of the faculty of law at Lausanne University in a phone interview. “It tends to underscore that if you send asylum applicants away you win the game. If you admit them, you lose the game. And this of course introduces a lot of distortions in the process.”

    In an October letter to UN special rapporteur on torture Nils Melzer, CSDM outlined its concerns over “the systematic expulsion of torture victims and other vulnerable asylum seekers under the Dublin Regulation from Switzerland to European Union countries where dysfunctional asylum systems that expose them to a real risk of inhuman and degrading treatment”.

    A SEM spokesperson explained that Switzerland wants to see the Dublin III regulation reformed so that procedures are “faster and more efficient”, secondary migration prevented and responsibility between countries distributed more fairly. “Switzerland regularly takes this position at the European level and in bilateral talks with government representatives of EU member states and EU institutions,” the spokesperson said.
    Not one, but two Dublin proceedings

    For now, Jalal’s best shot at family reunification would be a Swiss decision to grant him asylum. But that risks being a lengthy process. The family got tangled in two Dublin proceedings — one to expel Jalal from Switzerland to Italy, the other a bid by Greece to see the family reunited in Switzerland.

    “Sometimes a Dublin reunification can take up to two or three years although on paper things should move more quickly,” notes Michael Kientzle, who works with the refugee aid group in Greeceexternal link that filed a request for Switzerland to take charge of Jalal’s family. The request was rejected and is now being appealed.

    The rest in limbo just like Jalal.

    When asked about the case, SEM said it takes into account the arguments put forward in decisions made by CAT [which recently ruled in favour of an Eritrean asylum-seeker and torture survivor presenting similar circumstances.] “[If SEM] concludes that a transfer to a Dublin state would endanger a person, it will conduct the asylum procedure in Switzerland,” it said.

    Shortly after being contacted by swissinfo.ch, SEM finally decided to examine his asylum claim. “The facts of his case have not changed,” noted Wijkström. “It’s great news for him but it underscores the arbitrariness of the whole system.”

    Adding to the absurdity of it all, he added, the Lucerne prosecutor has kept open a case against Jalal over illegal entry and illegal stay.

    Arbitrary or not — the decision by authorities to hear him out has filled Jalal with a new sense of purpose and hope for a fresh start in Switzerland.

    On the chilly morning of December 12, he met with a Caritas lawyer who will join him during his asylum hearing. He came prepared with all his documents, including X-rays and family identification booklet.

    “Maybe things finally work out and I get to see my family,” he tells swissinfo.chexternal link, consumed by nerves both about the outcome of his interview and the conditions of his mother and brother struggling to get on in a war-torn pocket of Syria.” All I can do is retell my story. They already have all the evidence.”

    https://www.swissinfo.ch/eng/international-law_tale-of-swiss-based-syrian-torture-survivor-highlights-dublin-flaws/44615866
    #torture #Suisse #Dublin #renvois_Dublin #asile #migrations #réfugiés #réfugiés_syriens #Italie #expulsions #renvois

    ping @isskein

  • En Italie, le maire de Riace s’est transformé en une figure de l’opposition à Salvini
    18 novembre 2018 Par Cécile Debarge
    https://www.mediapart.fr/journal/international/181118/en-italie-le-maire-de-riace-s-est-transforme-en-une-figure-de-l-opposition

    (...) « Mimmo, Milan est avec toi », crie la foule. « Mimmo », ce surnom est désormais celui de l’homme que tous attendent ce soir de fin octobre : Domenico Lucano, ancien maire de Riace, suspendu de ses fonctions. Arrêté le 2 octobre pour aide à l’immigration clandestine et attribution frauduleuse du marché de ramassage des ordures, le maire calabrais est devenu en un mois un symbole qui dépasse largement les frontières de sa Calabre natale, dans le sud du pays.

    Costume bleu marine et chemise blanche, Domenico tient le micro d’une main, l’autre lui servant à ponctuer chacune de ses phrases de grands gestes : « Je n’aurais jamais imaginé qu’un jour une grande ville comme Milan m’accueillerait, je n’ai jamais eu comme objectif de devenir aussi célèbre, comme ça, à l’improviste, mais il y a une faim d’humanité. » Tonnerre d’applaudissements. « Riace nous montre qu’une autre humanité est possible », conclut Domenico Lucano. La salle se lève, applaudit, encore. Un homme brandit un journal sur lequel s’étale ce titre en grosses lettres : « Unis et solidaires contre le gouvernement ». Une voix entonne « Bella Ciao » avant que tout le monde ne reprenne en chœur.
    (...)
    « N’en faisons pas un martyr », commente sobrement le ministre de l’intérieur Matteo Salvini face à l’engouement croissant suscité par le maire de Riace. Un ton bien moins tranché que celui avec lequel il n’hésitait pas à qualifier Domenico Lucano de « zéro » au début de son mandat. Car les hashtags lancés dans la foulée de son arrestation – « Riace ne s’arrête pas » ou « Je suis Riace » – ne s’évanouissent pas au bout de quelques jours, comme c’est souvent le cas. C’est même plutôt le contraire : le mouvement de solidarité avec Riace et son maire déchu semble avoir réveillé une partie des Italiens.

    « Cette histoire a eu le mérite de libérer toutes ces énergies qui étaient là, mais n’avaient pas forcément été déployées par le passé », reconnaît Giulia Galera. La jeune femme fait partie des organisateurs de « Solidarity Poetry Riace », un événement organisé dimanche 4 novembre en soutien au modèle Riace. Aux quatre coins de l’Italie, mais aussi à Paris et dans plusieurs villes d’Espagne, une poésie d’Erri de Luca est lue, le moment est filmé puis posté sur les réseaux sociaux. (...)

    #Riace #DomenicoLucano

  • Alberto Magnaghi, de la ville-usine au genius loci, Federico Ferrari - Métropolitiques
    https://www.metropolitiques.eu/Alberto-Magnaghi-de-la-ville-usine-au-genius-loci.html

    L’architecte et urbaniste italien Alberto Magnaghi défend une conception de l’espace, dont la notoriété est grandissante, articulée autour des notions de « projet local » et de « #biorégion urbaine ». En négligeant les enjeux contemporains des métropoles, il promeut pourtant une vision nostalgique des territoires.

    Alberto Magnaghi, né à Turin en 1941, fondateur et président de la Société des territorialistes (Società dei territorialisti), est surtout connu en France pour son ouvrage Le Projet local (Magnaghi 2003). Cet essai s’est imposé comme l’une des références majeures d’une idée de projet plus attentif aux identités et aux lieux, en opposition avec une supposée tradition moderniste de la planification, considérée comme autoritaire et « a-topique ». C’est depuis la fin des années 1970 que Magnaghi développe ces thèmes, dans un contexte italien marqué par l’essor de la sensibilité (et d’une législation en conséquence, surtout pendant les années 1980) environnementale et patrimoniale. Cependant, remonter aux origines de son parcours révèle une figure complexe et parfois contradictoire. En retracer les mutations successives peut nous éclairer sur une question fondamentale : la manière dont la pensée progressiste, suite à la crise du paradigme « moderniste » de l’aménagement urbain, a abandonné certains thèmes de la tradition marxiste. Ce changement a eu des conséquences remarquables, et peut-être néfastes, sur l’approche qu’une partie de la culture de gauche (si tant est qu’elle existe encore) développe envers l’aménagement de l’espace, et en particulier vis-à-vis des défis que nous impose la question de la métropole. C’est pourquoi cet article se penche sur le « premier » Magnaghi, moins connu en France, mais décisif pour contextualiser ses propos actuels.

    La ville-usine, un concept marxiste critique

    En 1970, Alberto Magnaghi publie l’ouvrage collectif La città fabbrica (Magnaghi 1970), « la #ville-usine ». Ce titre, pour qui connaît l’auteur « territorialiste » d’aujourd’hui, frappe d’emblée. Et plus encore le sous-titre : « contributions pour une #analyse_de_classe du #territoire ». Bien qu’il s’agisse d’un ouvrage collectif d’un groupe de chercheurs issus du Politecnico de Milan, la marque de Magnaghi est évidente : les auteurs reprennent le concept de « ville-usine » que Romano Alquati avait mobilisé pour analyser certains cas d’étude italiens. En réalité, ce concept a été introduit par Manfredo Tafuri pour décrire le #fordisme comme un modèle qui a imposé à la fois à la ville historique et au territoire un unique dispositif socio-productif de fonctionnement : celui, centralisateur, de l’usine (Tafuri 1969). Si Tafuri développe une approche analytique marxiste appliquée à l’échelle globale, Alquati accentue la charge politique du concept et le met à l’épreuve à propos de Turin et sa région. Plutôt qu’un lieu physique, l’usine devient un paradigme de fonctionnement métropolitain. L’exode de la campagne vers la #métropole et l’appauvrissement socio-culturel des territoires ruraux ou excentrés sont des composantes fondamentales du processus engendré par la ville-usine, dont le problème principal réside dans l’homogénéisation marchande des styles de vie. La ville et le territoire sont entièrement réorganisés par macroprogrammes, dans le but d’« optimiser » leur fonctionnement, à l’image de la production standardisée de l’usine tayloriste.

    Une autre initiative éditoriale de Magnaghi prolonge cette approche : les Quaderni del territorio (Cahiers du territoire), dont la publication débute en 1976. Ils sont emblématiques d’une activité de recherche qui mêle théorisation et terrain, en confirmant et développant la même approche analytique marxiste.

    En revanche, au cours des années 1980, les réflexions de l’auteur montrent un glissement conceptuel significatif (Magnaghi 1986, 1989a, 1989b), vers ce qu’on pourrait appeler un changement radical, qui coïncide avec la parution du Projet local et se précisera pendant les décennies suivantes (Magnaghi 2012, 2014, 2017). La figure du territoire – outil de résistance contre l’homogénéisation de la logique de l’usine – perd son potentiel descriptif de la réalité postfordiste : espace de la fragmentation, de la dispersion, de l’individualisme. Cette intuition assez précoce d’un point de vue non seulement italien mais international (Assennato 2018), se trouve abandonnée au profit d’une vision formelle et nostalgique.