city:mirabeau

  • Mélenchon, un Mirabeau très délavé
    http://www.dedefensa.org/article/melenchon-un-mirabeau-tres-delave

    Mélenchon, un Mirabeau très délavé

    1789 : Dette et fiscalité injuste

    Mirabeau déclare les Droits de l’Homme et du citoyen

    Il a rédigé, aidé il est vrai d’un grand nombre de collaborateurs, la plus grande part des vingt premiers articles de la Déclaration des Droits de l’Homme, tout en s’affirmant royaliste, partisan de la monarchie des Bourbons. Gabriel Honoré Riquetti comte de Mirabeau, député d’Aix, donnait le 1erseptembre 1789 le plus élaboré et le mieux construit des discours qu’il eût à prononcer à l’Assemblée Nationale. Il y défendait l’utilité d’un veto royal qui pourrait sanctionner les décisions prises par le corps législatif. Il y soutenait que la sanction royale est un contrepoids nécessaire pour écarter des lois dangereuses ou hâtivement promulguées. Il a alors développé un argument, un bijou de (...)


  • hypathie - Blog féministe et anti-spéciste : 25 novembre - Mettez-vous en colère, ce monde masculin est insupportable !
    http://hypathie.blogspot.fr/2017/11/25-novembre-mettez-vous-en-colere-ce.html

    En ces journées de lutte autour du 25 novembre, je propose un billet tentant de montrer que la violence contre les femmes est un long processus, mis en place et entretenu avec soin par la société patriarcale.

    Cette journée va bien sûr être relayée partout au sens violences physiques et sexuelles faites aux femmes. Or, je pense pour ma part que la violence faite aux femmes est un continuum qui va de la violence économique à la violence sociale, à la violence psychologique pour aboutir à la violence physique et au meurtre. Si on ne s’attaque pas en priorité à la violence économique, on ne résout rien et les femmes restent dans l’impuissance. Cantonnées dans les basses zones de l’économie, à une douzaine de métiers peu payés et peu valorisés, aux salaires inférieurs de 20 à 40 % à ceux des hommes à qualifications et responsabilités égales, aux plafonds de verre, aux faibles équipements quand elles sont agricultrices ou créatrices d’entreprises, avec peu ou pas d’accès aux prêts bancaires, peu ou pas d’accès à la propriété, leurs indispensables contributions économiques ignorées des comptabilités nationales (PIB), les femmes sont pauvres, ou si elles ne le sont pas, leur richesse dépend de celle d’un homme. Elles se contentent de rôder autour des banquets des mecs qu’elles ont préparés (courses, cuisine, service et vaisselle), où elle grappillent les miettes qui tombent de la table : faibles retraites, précarité économique et sociale, sous-emplois partiels, supplétives de la « force de travail » masculine, renvoyées à la cuisine en périodes de chômage, évidemment tout cela est un programme politique voulu, exécuté en pleine connaissance par la société patriarcale et ses agents. L’empowerment des femmes passe d’abord par l’indépendance économique : éducation, profession, et plus si elles le souhaitent, mariage et maternité, mais les deux premiers piliers sont les plus importants, et les deux autres facultatifs. La valorisation de la maternité est le fait d’une société conservatrice qui ne pense les femmes qu’en terme de (re)production. L’indépendance économique, c’est ne pas dépendre d’un autre pour ses ressources donc sa vie, l’indépendance économique est la clé de l’émancipation.

    • Si on ne s’attaque pas en priorité à la #violence économique, on ne résout rien et les #femmes restent dans l’impuissance. Cantonnées dans les basses zones de l’#économie, à une douzaine de métiers peu payés et peu valorisés, aux #salaires inférieurs de 20 à 40 % à ceux des hommes à qualifications et responsabilités égales, aux plafonds de verre, aux faibles équipements quand elles sont agricultrices ou créatrices d’entreprises, avec peu ou pas d’accès aux prêts bancaires, peu ou pas d’accès à la propriété, leurs indispensables contributions économiques ignorées des comptabilités nationales (PIB), les femmes sont pauvres, ou si elles ne le sont pas, leur richesse dépend de celle d’un homme. Elles se contentent de rôder autour des banquets des mecs qu’elles ont préparés (courses, cuisine, service et vaisselle), où elle grappillent les miettes qui tombent de la table : faibles retraites, #précarité économique et sociale, sous-emplois partiels, supplétives de la « force de travail » masculine, renvoyées à la cuisine en périodes de chômage, évidemment tout cela est un programme politique voulu, exécuté en pleine connaissance par la société patriarcale et ses agents. L’empowerment des femmes passe d’abord par l’#indépendance économique : éducation, profession, et plus si elles le souhaitent, mariage et maternité, mais les deux premiers piliers sont les plus importants, et les deux autres facultatifs. La valorisation de la maternité est le fait d’une société conservatrice qui ne pense les femmes qu’en terme de (re)production. L’indépendance économique, c’est ne pas dépendre d’un autre pour ses ressources donc sa vie, l’indépendance économique est la clé de l’émancipation.

    • Pour l’e-monde.fr son macronisme est assez flagrant aussi et dans ce sens c’est assez parlant de la pensé des libéraux. Pour moi c’est déjà un journal de droit et le figaro c’est ce que je peu lire de plus à l’extrême droite.

    • Le Figaro, le Monde, Libé : ou comment espionner les « tendances lourdes » de l’ennemi ;-) Quoique, avec l’ImMonde et Libé, c’est plus subtil, ils ont parfois (pour le premier) et souvent (pour le second) quelques velléités de pensée de gôche ... mais restent furieusement capitalist-friendly.

      Or, je pense pour ma part que la violence faite aux femmes est un continuum qui va de la violence économique à la violence sociale, à la violence psychologique pour aboutir à la violence physique et au meurtre.

      Voilà ...

    • j’aime assez le commentaire qu’elle assène à un anonyme qui a du patriarcaca plein la tête : « ah mais je connais des femmes qui ne subissent pas », sa réponse est suffisamment concise et tellement vraie :

      Regardez quand même du côté de vos salaires et accessoires de salaire, avancements, si vous êtes salariée, et scrutez bien votre retraite et comparez aux hommes à situation égale par ailleurs, formation, qualification et responsabilités, si c’est votre situation, MEME si vous êtes célibataire sans enfants. Et comparez bien tout : le diable est dans les interstices, ils ne peuvent pas s’en empêcher. Il n’est pas question de « fortes natures », les fortes natures n’ont jamais empêché quelque chose qui fait système politique de fonctionner. Même moi, qui ai une culture politique, elle ne me sert qu’à voir et repérer l’inégalité de traitement et à tenter d’y parer du mieux que je peux. En Afrique les femmes n’ont pas accès à la terre ni aux prêts bancaires, mais en France, les femmes non plus, pas de prêts bancaires, les banques sont réticentes, alors que Drahi, lui, endetté jusqu’à la moelle, les banques lui prêtent sans discussion. Si vous avez eu des enfants, le travail qui consiste à les élever et les corvées de ménage n’ont jamais été comptabilisées dans le PIB français et vous vous êtes au moins tamponné une double journée, en espérant que vous n’ayez pas été obligée de prendre un « temps partiel » pour « concilier ». Mi-temps = demi-salaire = demi-chômage = demi-retraite, ça va mieux en l’écrivant ! La situation des femmes n’est pas la même partout évidemment, mais le patriarcat vampire parasite est partout, il est consubstantiel des sociétés humaines. Vous et moi n’y pouvons pas grand chose, à part le combattre. Je sais que c’est douloureux à admettre, mais je n’y peux rien du tout. C’est certainement plus facile de s’aveugler et de vivre dans l’illusion. Mon blog sert à casser l’illusion et l’aveuglement.

    • Merci de l’avoir relevé @touti c’est une excellente réponse en effet.

      Pour le message de l’anonyme à laquelle Hypathie répond, il y a une chose qui me fait tiqué depuis cet après midi que j’ai réfléchit à ce mot.

      Toutes générations confondues les femmes que j’ai côtoyées ou connues étaient de fortes natures qui n’ont pas subi l’esclavage que vous décrivez et qui ont, bon an mal an, courtoisement vécu auprès de ces « horribles » hommes !!

      C’est le mot « courtoisie » qui est sensé être cool ou enviable. Or la courtoisie c’est le respect des règles de la cours du roi, c’est à dire le léchage de cul-alpha. Vouloir le respect des règles de courtoisie ou se réclamer de la courtoisie c’est l’idée de se réjouir à l’idée de lécher des fesses dominantes en gardant un beau sourie aimable quelque soit la propreté du royal séant. En république la courtoisie on devrait la garder pour les musées car c’est complètement contraire à toute notion d’égalité.

      Ca me rappel un pote qui me disait que le mariage forcé c’était pas si horrible car parfois les femmes pouvaient avoir de bons maris. C’était dans le contexte du « temps de nos grand-mères », il ne pensait pas que la pratique est toujours commune à notre époque. Il a fallu que je lui demande si il défendrait l’esclavage au prétexte que certain·e·s sont tombé sur de bons maître pour qu’il comprenne sa biterie et ma colère.

      #vocabulaire #monarchisme #misarchie

    • hihi ravi que ca te plaise @touti

      J’ai été voire « Galanterie » aussi :

      Maladie vénérienne. Donner, attraper une galanterie (Ac. 1798-1835). La maladie de cette vieille reine (...) c’était une suite de galanteries si mal guéries qu’elle ne pouvait tomber sans se casser un os (Stendhal, Souv. égotisme,1832, p. 121).

      http://www.cnrtl.fr/definition/galanterie

      Ravir c’est tout un poème aussi : http://www.cnrtl.fr/definition/ravi
      Tu remarquera le choix des exemples très genré et très violophiles

      Ravir un baiser. Embrasser quelqu’un contre son gré, par surprise. Je n’étais plus maître de moi : j’osai ravir ce baiser qu’elle me refusait (Duras, Édouard,1825, p. 194).
      b) Enlever quelqu’un de force. Ce même roi que Triboulet pousse au rapt, ravira sa fille à Triboulet (Hugo, Roi s’amuse,1832, p. 341).La fête delle Marie (des Maries) rappelait les fiançailles, l’enlèvement et la rescousse de douze jeunes filles, lorsqu’en 944 elles furent ravies par des pirates de Trieste (Chateaubr., Mém.,t. 4, 1848, p. 397).
      2.
      a) Ravir qqc. à qqn.Priver quelqu’un de quelque chose, lui ôter quelque chose. Ravir l’honneur d’une femme. Les amis de M. Necker sentaient avec quel art Mirabeau cherchait à lui ravir la faveur publique (Staël, Consid. Révol. fr.,t. 1, 1817, p. 247).

      VS

      2. [Sens affaibli] Procurer un vif plaisir. Synon. charmer, enchanter, plaire.
      a) [Le suj. désigne une chose] Elle courait avec une grâce qui ravit Julien (Stendhal, Rouge et Noir,1830, p. 321).

      Espérons que Julien reste maître de lui et ne la ravisse pas en retour.

      J’ai été voire « femme » et la définition commence par un exemple tellement typique de la misogynie française :

      FEMME, subst. fém.

      I.− Être humain de sexe féminin.
      − [En emploi générique ou attributif] :
      1. Selon Adler, l’enfant se représente ce rapport d’infériorité à supériorité selon le double schéma : faiblesse, infériorité, petitesse, bas égal féminin, force, supériorité, grandeur, haut égal masculin. Tout garçon cherche à s’élever à la masculinité. Toute fillette et toute femme, sans qu’il faille parler pour autant d’hermaphrodisme, éprouve un sentiment d’infériorité du fait même qu’elle est femme. Cette aspiration générale au pôle viril conçu psychiquement (et non génitalement) comme le pôle de la supériorité, constitue la « protestation virile ». L’enfant aspire « vers le haut » à rejoindre les adultes, et plus précisément son père. Mounier, Traité caract.,1946, p. 597.

      http://www.cnrtl.fr/definition/femme


  • Le 14 juillet : M. Macron ou l’histoire pour les nuls par Francois Cocq

    Aujourd’hui 14 juillet, dans son discours à l’issue du défilée des armées, le Président Macron revisitait à nouveau l’Histoire de France en réduisant l’Egalité à l’égalité des chances – « En ce 14 juillet, nous célébrons ce qui nous unit […]. Cette ambition de donner à chacun sa chance qu’on appelle égalité » –

    Les références à la Grande révolution de M. Macron témoignent décidément d’une vision au mieux superficielle et plus certainement révisionniste de l’épisode fondateur du peuple en tant que corps politique constitué. On se souvient en effet de la référence de M. Macron à Sieyès et Mirabeau pour tenter de fustiger l’absence de Jean-Luc Mélenchon et des députés Insoumis lors du Congrès de Versailles le 3 juillet. Jean-Luc Mélenchon lui avait à juste titre rappelé alors que Sieyès est justement celui-là même qui avait porté la suppression du fait de siéger par ordre et avait appelé à la transformation des états-généraux en assemblée constituante. On aurait également pu rappeler à sa majesté contemporaine que Mirabeau intervenait au même moment dans le débat pour nommer l’Assemblée et proposait alors « Assemblée des représentants du peuple », dimension sur laquelle s’assoit allègrement le Sieur Macron lorsqu’il use et abuse des ordonnances pour couper court à l’intervention de ladite Assemblée.

    Ce même 3 juillet, en écoutant sa majesté Macron s’exprimer depuis le décor doré du château de Versailles où il avait convoqué le Congrès, j’étais déjà choqué par la réouverture caricaturale de la plaie entre jacobins et girondins : « La centralisation jacobine traduit trop souvent la peur élémentaire de perdre une part de son pouvoir. Conjurons cette peur. Osons expérimenter et déconcentrer, c’est indispensable pour les territoires ruraux comme pour les quartiers difficiles. Osons conclure avec nos territoires de vrais pactes girondins, fondés sur la confiance et la responsabilité » déclarait alors le chef de l’Etat.

    Passons sur le fait que M. Macron feigne de ne pas voir que le mouvement jacobin est justement celui qui a été le plus loin dans l’exigence démocratique pour chercher à se se prémunir de la délégation de pouvoir dans la représentativité. Mais il pourrait au moins se souvenir, en ce 14 juillet, que les paroles de La Marseillaise, chant révolutionnaire rédigé dans la nuit du 25 au 26 avril 1792 peu après l’entrée en guerre, sont une mise en musique d’un texte de La société des amis de la constitution, plus connue sous le titre de Club des jacobins, placardé la veille sur les murs de Strasbourg où se trouvait Rouget de Lisle :

    « Aux armes, citoyens ! L’étendard de la guerre est déployé : le signal est donné. Aux armes ! Il faut combattre, vaincre ou mourir !

    « Aux armes, citoyens ! Si nous persistons à être libres, toutes les puissances de l’Europe verront échouer leurs sinistres complots. Qu’ils tremblent, ces despotes couronnés ! L’éclat de la liberté luira pour tous les hommes. Vous vous montrerez dignes enfants de la liberté ; courez à la victoire, dissipez les armées des despotes, immolez sans remords les traîtres, les rebelles qui, armés contre la patrie, ne veulent y entrer que pour faire couler le sang de nos compatriotes !

    Marchons ! Soyons libres jusqu’au dernier soupir, et que nos vœux soient constamment pour la félicité de la patrie et le bonheur de tous le genre humain ».

    M. Macron va-t-il aller jusqu’à se dédire de La Marseillaise en ce 14 juillet ? Si tel est le cas, il pourra peut-être se rabattre sur ce qui est le chant premier du 14 juillet, avant que La Marseillaise ne devienne chant national sous le directoire puis hymne national en 1879, à savoir le Ah ça ira : c’est en effet ce chant là qui fût repris le 14 juillet 1790, source autant que le 14 juillet de l’année précédente de notre fête nationale. Mais il n’est pas sûr que les paroles coïncident mieux avec la relecture qu’en fait M. Macron : l’égalité – et non l’égalité des chances – était alors érigée en valeur fondatrice du peuple : « Ah ça ira, ça ira, Nous n’avions plus ni nobles ni prêtres, Ah ça ira, ça ira, l’égalité partout règnera ». Et la Loi, expression de la volonté générale rousseuiste, célébrée comme contrat social dans les mains des représentants du peuple : « A h ça ira, ça ira, suivant les maximes de l’Evangile, Ah ça ira, ça ira, Du législateur tout s’accomplira, Celui qui s’élève on abaissera, Et qui s’abaisse on l’élèvera, Ah ça ira, ça ira, Le vrai catéchisme nous instruira, Et l’affreux fanatisme s’éteindra, Pour être à la Loi docile, Tout Français s’exercera, Ah ça ira, ça ira ». Pas sûr en effet que cela cadre si bien que cela avec l’idée que se fait sa majesté Macron des riens et de leurs représentants…

    https://francoiscocq.fr/2017/07/14/le-14-juillet-m-macron-ou-lhistoire-pour-les-nuls


  • EURASIE CAUCASE -Sous le pont Mirabeau, coule la Caspienne…
    http://vilistia.org/archives/12530

    5 Novembre 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticusPublié dans #Asie centrale, #Russie, #Gaz, #Histoire, #Etats-Unis, #Caucase, #Chine … vienne la nuit, sonne l’heure, les jours s’en vont, le gaz demeure. Quittons momentanément le Moyen-Orient en incandescence ou l’empire en proie … Lire la suite →

    #Uncategorized


  • Sous le pont Mirabeau, coule la Caspienne... - Chroniques du Grand jeu
    http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2016/11/sous-le-pont-mirabeau-coule-la-caspienne.html

    ... vienne la nuit, sonne l’heure, les jours s’en vont, le gaz demeure. Quittons momentanément le Moyen-Orient en incandescence ou l’empire en proie à une élection qui pourrait tout bouleverser, et promenons-nous avec Apollinaire du côté de la #Caspienne.
    Le satrape turkmène, le spectaculairement nommé Gurbanguly Berdymukhamedov, « Elu » président en 2007, il remplaça alors un autre grand excentrique, le turkmenbachi Niazov, qui était allé jusqu’à renommer le mois d’avril du nom de sa mère et dont les lumineuses réflexions étaient attentivement étudiées dans toutes les écoles. Rodin n’a qu’à bien se tenir...
    Cela n’empêchait évidemment pas les Etats-Unis et leurs toutous eurocratiques, par ailleurs tellement amoureux des droits de l’homme à ce qu’on nous dit, de courtiser le liderissimo d’Achgabat. Les #gazoducs doivent y être pour quelque chose...

    #Eurasie #Silk_Road_Strategy_Act


  • A Marseille, polémique politique autour d’une « journée burkini » dans un centre aquatique
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/08/05/a-marseille-la-journee-burkini-vecteur-d-une-polemique-politique_4978587_322

    « Nous ne savons pas si nous allons maintenir notre événement. Nous attendons de voir si les messages de haine reçus sont de simples mots ou de véritables menaces qui pourraient mettre en danger des enfants et des femmes venus simplement se baigner. » Melisa Thivet, 33 ans, est la fondatrice et la trésorière de Smile 13 – acronyme pour Sœurs marseillaises initiatrices de loisirs et d’entraide –, l’association qui a souhaité organiser une « #journée_burkini  » dans un parc aquatique de la région de Marseille. Des larmes dans la voix, elle se demande si elle pourra effectivement avoir lieu.

    Prévu après les vacances, le 10 septembre, l’événement devait, selon l’association, permettre à des femmes musulmanes « de profiter des jeux et des activités du parc, en portant des vêtements couvrant leur corps, de la poitrine aux genoux ».

    Smile 13 a négocié auprès du Speedwater, un parc privé de quatre hectares, un tarif « d’un peu moins de 15 000 euros », qu’elle comptait amortir « en attirant près de mille participantes ». Ces dernières auraient donc pu se baigner en « burkini » ou en « jilbeb de bain », deux accessoires couvrant la totalité du corps.

    Le sénateur Michel Amiel (ex-Parti socialiste qui a rejoint Force 13, le parti de Jean-Noël Guérini), maire des Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône), où se situe le parc, a tranché. Jeudi 4 août, un arrêté a interdit l’événement, « au motif qu’il est susceptible de troubles à l’ordre public ». Certes, M. Amiel reconnaît « ne pas avoir eu de contact avec les organisateurs », mais considère la journée comme une « provocation dont on n’a pas besoin dans le contexte actuel ».



  • Xavier de La Porte : « Internet, c’est un peu comme la puberté »
    http://www.lesinrocks.com/2015/08/07/actualite/xavier-de-la-porte-internet-cest-un-peu-comme-la-puberte-11765542

    Sur le même écran, avec deux onglets différents, d’un clic à l’autre on peut voir une Colombienne avec les jambes écartées, et écouter Apollinaire réciter Le Pont Mirabeau. Ça produit quelque chose que certains appellent l’esprit de zapping. Mais en même temps, ça produit ce que d’autres ont appelé la poésie, c’est-à-dire l’entrechoquement de réalités qui n’ont rien à voir les unes avec les autres.

    #Culture #Internet #Numérique #Xavier_de_La_Porte


  • l’histgeobox : 282. Patrick Bruel, « Place des Grand Hommes », (1989).
    http://lhistgeobox.blogspot.fr/2014/03/282-patrick-bruel-place-des-grand.html

    Aux grands hommes : derniers hommages et aubes prometteuses.

    C’est au moment de la Révolution Française que l’église est transformée en un temple laïc chargé d’abriter la dépouille des grands hommes qui ont œuvré pour la liberté. Mirabeau est le premier d’entre eux à entrer au Panthéon. Comme d’autres après lui (Marat, Le Peletier) son corps n’est plus dans l’édifice. Il en fut expulsé suite à la découverte de sa correspondance avec le roi.

    Par conséquent, le premier « locataire » du Panthéon entre dans les murs lorsque l’église redevient un temple républicain en 1885 ; c’est Victor Hugo. Décédé fin mai 1885, le transfert de son corps au Panthéon résulte d’une décision conjointe des députés et sénateurs d’octroyer au grand homme des funérailles nationales. Fixées au 1er juin, celles-ci sont suivies par 2 millions de personnes. Plutôt que de rejoindre le caveau familial au Père Lachaise, la dépouille de celui qui donna vie à Gavroche, Fantine, Cosette et aux Thénardiers, le inoubliables Misérables, est conduite au Panthéon par décret du 26 mai 1885. Déposé d’abord sous l’Arc de Triomphe, son cercueil placé dans un corbillard noir dénué de toute décoration autre que les couronnes de fleurs de ses petits-enfants, suit un trajet que certains considèreront comme trop bourgeois jusqu’à sa destination finale, en haut de la rue Soufflot après 8 heures de défilé et 19 discours.


  • Liberté, Libertés chéries : #Dieudonné : la #censure, dernière tentation de Manuel Valls
    http://libertescheries.blogspot.fr/2013/12/dieudonne-la-censure-derniere-tentation.html?spref=tw

    La liberté d’expression repose ainsi sur le libre arbitre, l’intelligence du spectateur qu’il n’est pas nécessaire de protéger contre lui-même. A lui de se rendre compte de l’intérêt, ou de la stupidité, du spectacle qui lui est proposé. Rien n’interdit aux personnes injuriées ou diffamées par Dieudonné de saisir le juge pour obtenir sanction pénale et réparation. Rien n’interdit à l’Etat de poursuivre l’intéressé pour les propos racistes ou antisémites qu’il tient. L’arsenal juridique en ce domaine est largement suffisant.

    En tout cas, la tentation de la censure est certainement la plus mauvaise des solutions, à la fois parce qu’elle offre à l’intéressé l’opportunité de se poser en victime et parce qu’elle lui accorde une importance qu’il ne mérite sans doute pas. N’est ce pas précisément le danger formulé par Mirabeau, au moment du vote du décret de 1791 : « Il serait fort aisé d’enchaîner toute espèce de liberté en exagérant toute espèce de danger, car il n’est pas d’acte d’où la licence ne puisse résulter. la force publique est destinée à la réprimer et non à la prévenir aux dépens de la liberté ».

    • Je reste dans la lignée de Chomsky : interdire est contreproductif (comme il va trop se complaire dans sa posture de martyr persécuté... et comme il va être difficile de le contredire sur ce terrain !), il vaut mieux démonter le discours et argumenter.
      Bien sûr, ça demande autrement plus de ressources et de boulot que d’interdire...

    • D. s’amuse de ses dérapages autour de l’antisémitisme.
      Quoiqu’il faille bien à un moment en arriver à admettre que sa façon de défendre ses idées vire à l’obsession et devienne par là délétère, et condamnable pourquoi pas, à la justice de le dire, on ne peut s’empêcher de relever qu’en effet, l’impunité de l’état israélien est révoltante, et que cet état de fait ouvre des boulevards dans l’opinion à ceux qui la dénoncent. Cette « opinion » se détourne des faiseurs d’opinion officiels... et niveau choix pour les remplacer, on ne peut que constater que celui-ci est restreint. Et hélas, les « poujadistes » sauce années 2010 sont plutôt efficaces.

    • Le Dieudo d’aujourd’hui n’est pas du tout « à la limite », il y est bien complètement et de manière suffisamment évidente pour que la loi pense à lui tomber sur le râble. Et le fait de planquer son racisme sous la bonne vieille ficelle de l’anti-sionisme n’y change rien.
      Même l’anti-sionisme pue pas mal sous les aisselles : dénoncer l’État de non-droits qu’est devenu Israël ne signifie nullement, pour moi, vouloir sa disparition.

    • Je n’aime pas jouer sur les « il y est »/"il y est pas". Ce n’est pas le sujet. Et je déteste devoir commencer à démontrer que j’excommunie convenablement préalablement au déploiement d’un commentaire. Je ne connais pas les faits, et ne veux pas les connaître. La justice est là pour régler le sujet, elle a été saisie, tout débat sur le sujet ne fait que donner de la publicité à des sujets qui ne le méritent pas...

      Tiens, j’ai remplacé « à la limite » par « autour ». Ça évitera aux prochains inquisiteurs de dégainer leur prose débile...


  • Le Voyageur lu par Apollinaire
    http://www.larevuedesressources.org/le-voyageur-lu-par-apollinaire,365.html

    Le 24 décembre 1913, à 11 heures, Ferdinand Brunot (et Madame), l’ingénieur délégué par Pathé : Ravenet, les écrivains Paul Fort, Guillaume Apollinaire, André Billy et André Salmon se retrouvent aux Archives de la parole pour une séance d’enregistrement. Guillaume Apollinaire dit et enregistre trois de ses poèmes : Le Voyageur, Le Pont Mirabeau et enfin Marie. Puis, d’après André Salmon qui relate la séance, "il s’écoute, non sans stupeur. Ses amis le retrouvent, mais il ne se reconnaît pas ! Il est en (...)

    #Bibliothèque_sonore #Littérature_française #XXe_siècle


  • #Exposition de #peintures de Marc-Édouard #Nabe à #Aix
    http://www.marcedouardnabe.com/tableaux

    Nous avons la joie de vous annoncer que la nouvelle exposition de peintures de #Marc-Édouard-Nabe se tient actuellement, et pendant tout le mois de juillet, à #Aix-en-Provence, en haut du cours Mirabeau (1, Place Forbin).

    250 #portraits d’écrivains, poètes, jazzmen, révolutionnaires, philosophes, peintres, et même d’une sainte et d’un rockeur... De James Joyce à Che Guevara en passant par Georges Simenon, Mozart, Picasso, Kafka, Céline, Bud Powell, Gandhi, Jimi Hendrix et Thérèse de Lisieux, la quasi totalité de cette production a été peinte à #Aix même, de septembre 2012 à mai 2013.

    Pas mal de belles choses. Évidemment un peu cher pour un pauvre comme moi (mais pas tant que ça non plus).

    Billie

    Fats Waller

    Mingus

    La tableau de couverture de Lucette (je crois que c’est le plus cher) !!

    Rimbaud à vingt ans

    L’affiche de l’expo :

    Etc, etc.

    Sans oublier, vu les sujets : #littérature #musique #jazz !


  • « Et si on empêchait les riches de s’instruire plus vite que les pauvres… »
    http://www.scoplepave.org/2-et-si-on-empechait-les-riches-de

    En 1792, la Convention auditionne le rapport du marquis de Condorcet sur l’instruction publique. Qui se souvient des autres projets d’éducation, dont celui de Mirabeau, de Talleyrand, et celui de Lepeletier de St Fargeau.

    A la différence de ce dernier qui interrogeait vraiment les conditions d’une égalité des apprentissages et des savoirs, le plan de Condorcet comporte un fort risque d’élitisme et une différenciation des citoyens par le savoir, difficulté habilement contournée par le recours ambigu au concept de “méritocratie”.

    Deux siècles et 182 ministres plus tard, on pose toujours la question : “Comment concilier égalité des savoirs et méritocratie ?” On ne le peut pas ! La méritocratie et l’égalité sont inconciliables ! Ce sont deux principes opposés et il faut nécessairement choisir, le comble de la perversité étant de choisir la méritocratie en faisant semblant de désirer l’égalité.

    #éducation