city:moscou

  • Washington, Tel Aviv et Londres préparent-ils des bombardements contre l’Iran ? (Sputnik)
    https://www.crashdebug.fr/international/16226-washington-tel-aviv-et-londres-preparent-ils-des-bombardements-cont

    Israël se préparerait à des activités militaires contre l’Iran. La presse israélienne évoque des projets de raids communs au-dessus de la Syrie et de l’Iran avec des chasseurs-bombardiers de 5e génération F-35 de l’aviation américaine, israélienne et britannique.

    Les avions d’Israël, des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne s’entraînent actuellement à interagir en conditions de guerre, écrit le quotidien Nezavissimaïa gazeta. Le Pentagone a projeté 12 F-22 sur sa base d’Al Oudeid au Qatar. Jérusalem a accusé les militaires russes d’utiliser des moyens de guerre électronique empêchant la navigation aérienne dans la région. Damas se dit « totalement prêt » à utiliser le système antiaérien S-300 fourni par la Russie fin 2018. Moscou ne nie pas l’éventualité de livrer des S-400 à (...)

  • Forces nucléaires en #EUROPE : Otan et Russie engagent l’escalade
    https://www.mediapart.fr/journal/international/280619/forces-nucleaires-en-europe-otan-et-russie-engagent-l-escalade

    Le 2 août, le traité sur les forces nucléaires de portée intermédiaire sera mort, dénoncé par les États-Unis et la Russie. Les ministres de la défense des pays membres de l’Otan viennent de décider de riposter à Moscou en mobilisant des moyens de surveillance, de renseignement, des missiles et systèmes d’armes conventionnels. Une course aux armements, tant redoutée, est lancée en Europe.

    #New_Start,_missiles,_Traité_FCE,_ABM,_forces_nucléaires_intermédiaires,_Otan,_Russie,_Etats-Unis,_Traité_FNI

  • Service National Universel : le coup de com’ de trop ? (Alexis Poulin, Le Figaro)
    http://www.lefigaro.fr/vox/politique/service-national-universel-le-coup-de-com-de-trop-20190619

    C’est sans doute cette dimension politique qui devrait nous inquiéter le plus. Est-il normal qu’un service national universel soit pensé en dehors de tout débat législatif ?

    Ne s’agit-il pas de la mise en place d’un mouvement de jeunesse, à des fins politiques, drapé dans les symboles de la République ? On peut légitimement se poser cette question, compte tenu des propos des ministres et députés de la majorité, appelant de leurs vœux un parti hégémonique, qui serait seul à même de représenter la République et le pays.

    Ces jeunes volontaires ont même été appelés « pionniers de la République » par Sibeth Ndaye et l’analogie avec la Russie ne s’arrête pas là. C’est en 2005 que Vladimir Poutine a mis en place des camps patriotiques de jeunesse. À Seliger, à côté de Moscou, 50 000 jeunes défilent tout l’été et enchaînant cours d’histoire, activités sportives et discussions politiques, sous le thème du « patriotisme ». Politiser la jeunesse russe autour des emblèmes patriotiques a été un des objectifs de Poutine afin d’assurer son hégémonie, lui-même se posant en sauveur des grandes valeurs russes.

    Pour certains, c’est une bonne méthode pour apprendre la citoyenneté et connaître la mixité sociale et se connecter au plus près de l’âme nationale. C’est au mieux un placebo éducatif, au pire une perte de temps tant que l’école manquera de moyen et de professeurs.

    Les valeurs républicaines ne s’apprennent pas en chantant la Marseillaise en uniforme, la laïcité est une pratique de tous les jours, tout comme la solidarité et l’apprentissage de la vie citoyenne. C’est sur les bancs de l’école publique, dans l’exercice de ses libertés et de ses devoirs citoyens que se vit la République.

    Il suffit de se rendre dans un des lieux de la République pour constater leur état critique de délabrement et leur manque de moyens : commissariats, centres des impôts, écoles, hôpitaux, mairies. Plutôt que de dépenser l’argent public en uniforme et en camps de jeunesses d’inspiration poutinienne, il serait temps d’investir pour préserver les biens les plus précieux de la République.

    #éducation #SNU #embrigradement

    Revue de presse ici : https://seenthis.net/messages/788452

  • Ces blagues politiques qui pouvaient vous coûter la vie sous Staline - Russia Beyond FR

    https://fr.rbth.com/histoire/83065-urss-blagues-staline

    Les fantômes d’Alexandre le Grand, de Jules César et de Napoléon regardent le défilé sur la place Rouge dans les années 1940.

    « Si j’avais eu des chars soviétiques, j’aurais été invincible ! », s’exclame Alexandre.

    « Si j’avais eu des avions soviétiques, j’aurais conquis le monde entier ! », déclare César.

    « Si j’avais eu la Pravda [le principal journal soviétique], le monde n’aurait jamais entendu parler de Waterloo ! », assure Napoléon.

    #soviétisme #blagues_soviétiques #staline

    • «Cher Leonid Ilitch»: Brejnev, superstar des blagues soviétiques - Russia Beyond FR
      https://fr.rbth.com/ps/2016/12/19/cher-leonid-ilitch-brejnev-superstar-des-blagues-sovietiques_661588

      Leonid Brejnev, dirigeant de facto de l’Union soviétique pendant 18 ans, est entré dans l’histoire comme un homme politique, mais également comme le personnage central de nombreuses blagues.

    • Dans le même genre #Humour #arabe glané dans la presse, et traduit par moi
      #Entre_Les_Oreilles, le 4 septembre 2013
      https://entrelesoreilles.blogspot.com/2013/09/elo156-humour-arabe.html

      #Egypte (sous Moubarak) :

      Quand Nasser est devenu président, il voulait une vice-président plus bête que lui-même, pour éviter un challenger, il a donc choisi Sadate. Quand Sadate est devenu président, il a choisi Moubarak pour la même raison. Moubarak n’a pas de vice-président, car il n’y a pas un Egyptien plus stupide que lui.

      Quand Moubarak a consolidé sa puissance, qu’il a commencé à gagner les élections avec plus de 90 pour cent des voix, et à purger ses rivaux dans l’armée, il envoya ses conseillers politiques à Washington, pour aider à la campagne pour la réélection de Bill Clinton en 1996, après que le président américain ait déclaré admirer la popularité de Moubarak. Lorsque les résultats sont arrivés, c’est Moubarak qui était élu président des Etats-Unis.

      Dieu convoque Azrael, l’archange de la mort, et lui dit : « Il est temps d’aller chercher Hosni Moubarak. »
      "Etes-vous sûr ?" Azrael demande timidement.
      Dieu insiste : « Oui, son heure est venue ; va et apporte moi son âme. »
      Alors Azrael descend du ciel et se dirige droit vers le palais présidentiel. Une fois là, il essaie d’entrer, mais il est capturé par la Sécurité d’Etat. Ils le jettent dans une cellule, le tabassent et le torturent. Après plusieurs mois, il est finalement libéré.
      De retour au ciel, Dieu le voit tout meurtri et brisé et demande : « Qu’est-il arrivé ? »
      "La Sûreté de l’Etat m’a battu et torturé," dit Azrael à Dieu. « Ils viennent juste de me renvoyer. »
      Dieu pâlit et d’une voix effrayée dit : « Tu leur as dit que c’est moi qui t’ai envoyé ? »

      Dans une autre scène de lit de mort, Azrael revient à Moubarak et lui dit : « Vous devez dire au revoir au peuple égyptien. » Moubarak demande : « Pourquoi, où vont-ils ? »

      Moubarak, sur son lit de mort, se lamente : « Que feront les Egyptiens sans moi ? » Son conseiller tente de le réconforter : « Monsieur le Président, ne vous inquiétez pas, les Egyptiens sont un peuple résilient qui pourraient survivre en mangeant des pierres ». Moubarak fait une pause pour réfléchir et dit à son conseiller : « Accorde à mon fils Alaa le monopole pour le commerce des pierres ».

      Hosni Moubarak, Barack Obama et Vladimir Poutine, lors d’une réunion, sont ensemble quand soudain, Dieu apparaît devant eux.
      « Je suis venu pour vous dire que la fin du monde sera dans deux jours », dit Dieu. « Prévenez votre peuple. »
      Ainsi, chaque dirigeant remonte à sa capitale et prépare une allocution télévisée.
      A Washington, M. Obama dit : « Mes chers compatriotes, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle est que je peux vous confirmer que Dieu existe. La mauvaise nouvelle est qu’il m’a dit que la fin du monde était dans deux jours ».
      A Moscou, M. Poutine dit : « Gens de Russie, je regrette de devoir vous informer de deux mauvaises nouvelles. Premièrement, Dieu existe, ce qui signifie que tout ce que notre pays a cru pendant la plupart du siècle dernier était faux. Deuxièmement, le monde se termine dans deux jours ».
      Au Caire, Moubarak dit : « O Egyptiens, je viens à vous aujourd’hui avec deux bonnes nouvelles ! Tout d’abord, Dieu et moi venons de tenir un important sommet. Ensuite, il m’a dit que je serai votre président jusqu’à la fin des temps. »
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      #Syrie (pendant la guerre civile) :

      Deux Syriens font la mendicité dans la rue Hamra, à Beyrouth. Après un moment, ils se rencontrent et comparent leurs revenus. L’un d’eux a gagné beaucoup, l’autre presque rien. L’homme qui n’a pas beaucoup gagné demande : « Qu’est-ce que tu leur dis ? Moi je dis toujours que je suis un pauvre syrien qui a dix enfants à nourrir... ». L’autre homme répond : « Moi, je leur dis que je suis un Syrien pauvre aussi, et que je n’ai pas assez d’argent pour mon voyage de retour. »

      Un Américain, un Français et un Syrien arrivent en enfer. Le diable les accueille, leur montre un téléphone et leur donne l’occasion de parler à leurs familles. Tout d’abord, l’américain parle pendant un certain temps à ses proches. Après avoir fini, le diable exige de lui mille dollars pour l’appel. L’américain se plaint - mais en vain. Il doit payer. Le Français pense être plus sage, et parle à sa famille pendant seulement une minute. Mais le diable exige de lui mille euros. Le Français est furieux - mais il doit payer. En fin de compte, c’est au tour du Syrien. Il parle pendant longtemps parce qu’il doit saluer tous les membres de sa grande famille. Après sa conversation, le diable ne lui fait payer qu’une livre syrienne. L’Américain et le Français sont scandalisés et demandent au diable : « Pourquoi ? ». Il répond : « C’était un appel local. »
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      #Liban (pendant l’occupation syrienne) :

      Question : Pourquoi Emile Lahoud (le président libanais 1998-2007) utilise seulement du papier hygiénique à deux épaisseurs ?
      Réponse : Parce qu’il doit envoyer une copie de chaque document à Damas.
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      #Moyen-Orient (en août 2013) :

      L’Iran soutient Assad. Les Etats du Golfe sont contre Assad.
      Assad est contre les Frères musulmans. Les Frères musulmans et Obama sont contre le général Sisi. Mais les pays du Golfe sont pro-Sisi ! Ce qui veut dire qu’ils sont contre les Frères musulmans.
      L’Iran est pro-Hamas. Mais le Hamas est derrière les Frères musulmans.
      Obama soutient les Frères musulmans, mais le Hamas est contre les Etats-Unis.
      Les Etats du Golfe sont pro-US. Mais la Turquie est avec les Etats du Golfe contre Assad, pourtant la Turquie est pro-Frères musulman contre le général Sisi. Et le général Sisi est soutenu par les pays du Golfe !
      Bienvenue au Moyen-Orient et passez une bonne journée.
      Mr. Al-Sabah, London EC4, UK, Financial Times...

      #blagues

    • Un médecin cubain part vivre aux États-Unis. Comme il ne peut pas exercer, il monte un business dans Manhattan et pose un écriteau à l’entrée de sa boutique :

      « Nous soignons n’importe quelle maladie pour 20$, c’est garanti. Dans le cas contraire, nous vous offrons 100 $."

      Trump, qui passe par là, lit l’écriteau et y voit une occasion facile de gagner 100$. Il entre et il dit au médecin :

      Trump : j’ai perdu le sens du goût.

      Le médecin cubain : infirmière, prenez la petite fiole dans la boîte 22 et administrez trois gouttes sur la langue de monsieur.

      Trump : Hey ! Mais c’est dégueulasse, c’est de la merde !

      Le médecin cubain : Félicitations, vous avez récupéré le goût. Vous me devez 20$.

      Trump s’en va, vexé, et revient une semaine plus tard, décidé à récupérer son argent.

      Trump : j’ai perdu la mémoire, je n’ai plus aucun souvenir.

      Le médecin cubain : infirmière, apportez-moi la petite fiole de la boîte 22.

      Trump : Hey man, come on ! C’est de la merde ça, tu me l’as déjà donnée la semaine dernière !.

      Le médecin cubain : Félicitations, vous avez récupéré la mémoire. Vous me devez 20$.

      Trump repart, humilié, et revient de nouveau une semaine plus tard, plus déterminé que jamais à récupérer son argent américain.

      Trump : Ma vue a terriblement baissé. Je vois tout flou, je ne distingue plus les détails et les lunettes ne me sont d’aucune aide.

      Le médecin cubain : Oh ! Vous m’en voyez sincèrement désolé, pour cela nous n’avons aucune médecine. Voici pour vous un billet de 100$.

      Trump : Hey ! Are you kidding me ? C’est seulement un billet de 10$. Tu as cru pouvoir me berner ?

      Le médecin cubain : Félicitations, vous avez récupéré la vue. Vous me devez 20$ !

      #Cuba #USA

  • En Géorgie, la présence d’un député russe au Parlement provoque des scènes d’émeute
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/06/20/georgie-des-milliers-de-manifestants-tentent-d-investir-le-parlement_5479348


    Des manifestants devant le Parlement à Tbilissi, encadrés par les forces de l’ordre, le 20 juin.
    ZURAB TSERTSVADZE / AP

    Près de dix mille personnes réclamant la démission du président du Parlement géorgien ont réussi à pénétrer dans la cour du bâtiment.

    La capitale géorgienne a été le théâtre de manifestations qui ont tourné à l’émeute, jeudi 20 juin au soir, après l’intervention musclée de la police. Trente manifestants, simples citoyens ou issus des rangs de l’opposition et de diverses organisations, ont été blessés dans ces affrontements qui se sont déroulés devant le Parlement de Tbilissi, dans un épais nuage de gaz lacrymogènes. Selon les chiffres officiels, trente-neuf policiers ont aussi été blessés. La situation restait tendue dans la soirée, avec des affrontements sporadiques, et quelques centaines de personnes apparemment décidées à rester devant l’édifice, certaines armées de bâtons et de boucliers.

    Habituée des crises politiques à répétition, la Géorgie s’est offert ce coup de chaud après un épisode inhabituel. C’est l’intervention d’un député russe dans l’enceinte du Parlement, un peu plus tôt dans la journée, qui a déclenché la colère dans ce pays encore marqué par la guerre russo-géorgienne de 2008. Sergueï Gavrilov, élu communiste de la Douma, a pris la parole à la tribune du Parlement pour ouvrir l’« Assemblée interparlementaire orthodoxe ».

    Circonstance aggravante, cet élu de la Douma est un soutien affirmé de l’Abkhazie et de l’Ossétie du sud, les deux territoires qui ont fait sécession de la Géorgie à l’issue de conflits armés (1993 et 2008) et grâce au soutien de Moscou. Selon plusieurs sites géorgiens, il aurait même participé au conflit abkhaze en 2003, ce qu’il nie.
    Rapidement, plusieurs milliers de personnes (jusqu’à 10 000 selon les médias russes et géorgiens) ont afflué sur l’avenue Roustaveli, criant à la « trahison » et réclamant la démission de plusieurs officiels, dont le président du Parlement, accusé de s’être compromis avec « l’occupant russe ». Tenant d’une ligne euro-atlantique qui fait du rapprochement avec l’Union européenne et l’OTAN une priorité, le pouvoir en place en Géorgie est souvent accusé par l’opposition d’entretenir une certaine complaisance vis-à-vis de Moscou, ou au minimum d’éviter la confrontation.

    Le milliardaire géorgien Bidzina Ivanichvili, considéré comme le véritable homme fort du pays à la tête de son parti Le Rêve géorgien, a déclaré dans un communiqué « partager pleinement l’indignation sincère des citoyens géorgiens ». Sans être encore massif, le mouvement spontané démarré jeudi constitue un nouveau signe de défiance à l’encontre d’un gouvernement de plus en plus usé et contesté, au-delà de la seule question russe. L’opposition, qui a menacé de bloquer le centre de Tbilissi si des démissions n’ont pas lieu, semblait compter sur une intensification du mouvement dans les jours à venir.

    Jeudi, la situation a dégénéré lorsqu’une centaine de manifestants ont réussi à franchir les grilles du Parlement et à pénétrer dans la cour intérieure de l’édifice. Les policiers ont alors fait usage de leurs matraques et de gaz lacrymogènes. Les affrontements se sont ensuite déplacés dans la rue, où les forces de l’ordre ont également abondamment tiré des balles en caoutchouc. La présidente Salomé Zourabichvili, tout en disant comprendre l’indignation des manifestants, a dénoncé des « actions contre l’Etat et des appels au coup d’Etat venant de l’intérieur et de l’extérieur du pays », dans une référence à l’opposant en exil, l’ancien président Mikheïl Saakachvili.

    Rentré à Moscou en urgence, le député communiste Gavrilov a dénoncé une action « bien préparée », assurant avoir distingué dans les meneurs de cette éruption de violence des « superviseurs qui parlaient anglais dans sa version américaine ».

  • Relaxe quasi totale pour l’auteure des « Réseaux du Kremlin en France », poursuivie en diffamation
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/06/14/relaxe-quasi-totale-pour-l-auteure-des-reseaux-du-kremlin-en-france-poursuiv

    Les juges ont rappelé que présenter des personnes comme étant « pro-Kremlin » ne portait pas atteinte à leur « honneur » et à leur « considération », la définition de la diffamation.

    Poursuivie en diffamation par six personnalités pour son essai intitulé Les Réseaux du Kremlin en France, consacré au soft power de Moscou dans l’Hexagone, l’enseignante-chercheuse Cécile Vaissié a été condamnée vendredi 14 juin pour un seul passage sur la vingtaine visée par les plaignants.

    Ce livre, très remarqué à l’époque – Le Monde avait à sa parution, en 2016, longuement interrogé Mme Vaissié –, décrit les différents cercles, en France, dans lesquels les positions du Kremlin en matière de politique intérieure et de politique étrangère sont accueillies favorablement, voire relayées. S’y côtoient des représentants du monde des affaires ou de la politique, en passant par les milieux académiques ou militaires.
    […]
    En revanche, le tribunal a condamné Mme Vaissié et son éditrice à chacune 500 euros d’amende avec sursis pour un seul des passages poursuivis par le blogueur Olivier Berruyer, qui y était accusé d’avoir une « volonté de déformer les faits, d’attaquer ou de tromper, au moins en ce qui concerne les questions russo-ukrainiennes ». Elles devront lui verser 2 000 euros de dommages et intérêts et 2 500 euros au titre des frais de justice, et le passage devra être supprimé en cas de réédition. Lors de l’audience, les 14 et 15 mars, le parquet avait estimé qu’aucun des propos litigieux n’était diffamatoire.

  • Mobilisation exceptionnelle en Russie pour le journaliste Ivan Golounov
    https://www.franceculture.fr/emissions/revue-de-presse-internationale/la-revue-de-presse-internationale-emission-du-lundi-10-juin-2019

    Des motifs d’inquiétudes... et des raisons d’espérer, aussi, nous arrivent ce matin de l’Est.

    A commence bien sûr par la Russie, où l’évènement médiatique ce matin, c’est cette Une commune pour les trois grands journaux nationaux que sont Kommersant, RBK et Vedomosti

    « Nous sommes Ivan Golunov », voilà ce qu’on lit sur cette Une, déclinée dans les couleurs de chacun des quotidiens. C’est une marque franchement exceptionnelle de solidarité entre journalistes, pour s’indigner ensemble de l’arrestation donc d’Ivan Golounov. 

    Golounov, 36 ans, est un journaliste russe spécialisé dans l’investigation, collaborateur du site d’info indépendant Meduza dont je vous parle régulièrement ici et qui se revendique comme un média d’opposition à Vlaidmir Poutine tout en rajeunissant sérieusement le genre. Pas étonnant d’ailleurs que sa rédaction en chef soit basée à Riga en Lettonie pour garantir sa liberté de ton. 

    Mais Ivan Golounov, lui, vit et travaille à Moscou : c’est de là qu’il a fait trembler le vice-maire de la capitale en révélant son luxueux autant que douteux patrimoine immobilier... c’est aussi de là qu’il a enquêté sur la mafia des pompes funèbres, un commerce très lucratif que se partagent en bonne intelligence officiels et criminels.

    Je vous parle de ces deux enquêtes parce qu’elle sont représentatives du travail de Golounov pour Meduza et que le magazine Republic les a republiés ce week-end en hommage à leur auteur. 

    Et c’est donc dans le centre de Moscou, qu’Ivan Golounov a été arrêté jeudi par des policiers, qui ont fort opportunément trouvé quelques grammes de stupéfiants dans son sac. Depuis, retrace Republic, le journaliste en est passé par la détention provisoire, les interrogatoires musclés, les pressions pour lui soutirer des aveux, la présentation à un juge qui l’a inculpé pour trafic de drogues et l’a renvoyé vers un procès dans lequel il risque 10 à 20 ans de prison... 

    Il a fallu une mobilisation vraiment inédite des défenseurs de la liberté de la presse en Russie pour qu’il soit finalement, samedi soir, libéré et placé en detention à son domicile en attendant son procès.

    #мы_иван_голунов

    • Face à la mobilisation de la société civile, la Russie abandonne les poursuites contre le journaliste Ivan Golounov
      https://www.lemonde.fr/international/article/2019/06/11/face-a-la-mobilisation-de-la-societe-civile-la-russie-abandonne-les-poursuit

      Face à la mobilisation de la société civile, la Russie abandonne les poursuites contre le journaliste Ivan Golounov
      L’affaire a provoqué une onde de solidarité rare dans la société russe. Deux hauts responsables de la police seront limogés.

      Les poursuites contre le journaliste d’investigation Ivan Golounov, accusé de trafic de drogue, ont été levées mardi 11 juin. « Golounov sera libéré aujourd’hui de son assignation à résidence et les accusations sont abandonnées », a déclaré le ministre de l’intérieur, Vladimir Kolokoltsev, cité dans un communiqué.

      Depuis l’interpellation, vendredi 7 juin, de ce journaliste d’investigation du site indépendant Meduza, la mobilisation n’avait cessé de croître. Les soutiens d’Ivan Golounov ont dénoncé une affaire montée de toutes pièces en rétorsion à ses enquêtes, qui concernaient notamment la corruption à la mairie de Moscou.

      Les analyses réalisées sur demande de la justice n’avaient révélé aucune trace de drogue dans son sang et aucun des sachets saisis ans son sac à dos puis au cours d’une perquisition dans son appartement ne portait ses empreintes, selon les avocats du journaliste.

      La justice devra désormais évaluer « la légalité des actions des policiers qui ont interpellé » le journaliste à Moscou. Selon M. Kolokoltsev, les policiers ayant procédé à l’arrestation ont été suspendus de leurs fonctions le temps de l’enquête.

      Deux hauts responsables de la police seront, en outre, limogés. Il s’agit du général de la police Andreï Poutchkov, responsable des forces de l’ordre dans le district ouest de la capitale russe, et du général Iouri Deviatkine, qui dirige l’antenne moscovite du Département de la lutte contre le trafic de drogue, selon la même source.

      Le sacrifice de hauts fonctionnaires est un signe de fragilité : dans toutes les affaires précédentes impliquant des membres des forces de l’ordre, le pouvoir avait choisi de faire corps et de ne pas abandonner les siens. Après la mort en prison du juriste Sergueï Magnitski, en 2009, et malgré l’émotion suscitée, ses tortionnaires avaient même été promus. Reste à savoir si les sanctions annoncées s’accompagneront d’une réforme réelle des méthodes policières, alors que les fausses accusations de trafic de drogue font partie des abus fréquemment dénoncés par les défenseurs des droits de l’homme.

    • En Russie, plus de 400 personnes arrêtées lors d’une marche en soutien au journaliste Ivan Golounov
      https://www.lemonde.fr/international/article/2019/06/12/en-russie-une-centaine-de-personnes-arretees-lors-d-une-marche-en-soutien-au

      A la suite de l’arrestation, puis de la libération du journaliste russe, une manifestation était organisée mercredi pour dénoncer les agissements de la police dans cette affaire.

      Alors qu’ils défilaient à Moscou lors d’une marche en soutien au journaliste Ivan Golounov, journaliste accusé à tort de trafic de drogue, plus de 400 personnes ont été arrêtées mercredi 12 juin, a annoncé l’ONG OVD-Info, spécialisée dans le suivi des arrestations.
      Contrastant avec la clémence inhabituelle dont elles ont fait preuve les jours précédents, les autorités n’ont pas traîné pour mettre fin à la marche organisée dans le centre de la capitale russe contre les abus de la police, qui n’avait pas reçu l’autorisation officielle de la mairie. La police est allée jusqu’à fermer au public la Place Rouge, l’une des principales artères du centre et un parc populaire de la capitale.

      Parmi les personnes arrêtées figure le principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, qui a fait l’objet de nombreuses procédures judiciaires et détentions ces dernières années. « Le pouvoir a terriblement peur de la démonstration de solidarité fantastique et unanime dans l’affaire Golounov. Il est donc important pour eux de détruire d’abord la solidarité générale, puis d’intimider et d’emprisonner ceux qui insistent », a dénoncé sur Twitter M. Navalny, qui encourt jusqu’à trente jours de détention.

      Plusieurs journalistes, dont des collaborateurs du journal d’opposition Novaïa Gazeta, du quotidien Kommersant et du magazine allemand Der Spiegel, ont également été arrêtés. Selon Meduza, l’un de ses correspondants a été interpellé alors qu’il se plaignait de la répression policière par téléphone avec le vice-maire de Moscou.

  • L’affaire Baring Vostok jette une ombre sur le Davos russe
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/06/05/l-affaire-baring-vostok-jette-une-ombre-sur-le-davos-russe_5471774_3234.html


    Le fondateur américain de Baring Vostok, Michael Calvey, sortant du tribunal à Moscou le 11 avril 2019. Il a été placé depuis en résidence surveillée.
    KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP

    Au Forum économique international de Saint-Pétersbourg, qui se tient de jeudi à samedi, l’arrestation des dirigeants du fonds d’investissement privé le plus réputé de Russie sera au cœur des discussions de couloir.

    S’il a l’oreille du président Vladimir Poutine sur l’économie, le directeur général du fonds souverain russe RDIF, le libéral Kirill Dmitriev, reconnaît que son influence a aussi ses limites. Il en est ainsi du dossier Baring Vostok qui alimentera les discussions en marge du forum de Saint-Pétersbourg, organisé du jeudi 6 au samedi 8 juin. Les soudaines poursuites judiciaires contre le plus ancien et le plus réputé des fonds d’investissement privés en Russie, avec l’arrestation le 14 février de son fondateur américain, Michael Calvey, de son directeur financier français, Philippe Delpal, et de quatre employés non occidentaux, ont jeté un froid sur le climat des affaires. Un coup de semonce pour beaucoup. « Un problème sérieux », résume laconiquement M. Dmitriev, qui, à la veille du « Davos russe », a confié au Monde son inquiétude.

    Comme l’ancien ministre des finances Alexeï Koudrine, le président du patronat Alexandre Chokhine ou le PDG de la Sberbank, principale banque du pays, German Gref, M. Dmitriev a dès le début exprimé son soutien à Baring Vostok. Au nom de RDIF (Russian Direct Investment Fund, clef de voûte des investissements publics avec un capital de dix milliards de dollars, soit 8,9 milliards d’euros), il a envoyé des lettres au parquet pour rappeler la bonne réputation du fonds privé. Et demander que la détention préventive de ses dirigeants soit remplacée par de la résidence surveillée. A ce jour, seuls Michael Calvey et l’un de ses employés russes ont bénéficié d’un tel allégement. Le 21 mai, un juge a rejeté au contraire l’appel de Philippe Delpal.

    « J’ai fait tout ce que je pouvais. On espère une fin rapide de cette affaire », dit M. Dmitriev. Il ne commente pas les poursuites pour fraude d’au moins 33 millions d’euros qu’aurait initiées contre Baring Vostok un ex-allié du fonds, soupçonné d’avoir réussi, grâce à des contacts haut placés, à faire emprisonner ses anciens partenaires. Mais il regrette qu’un différend commercial se retrouve au pénal. Un scénario fréquent dans la Russie des affaires, faute d’indépendance de la justice. Mais, jusque-là, aucun Occidental n’avait été arrêté.

    A Saint-Pétersbourg, Kirill Dmitriev signera un accord avec Baring Vostok sur l’entrée de RDIF au capital d’un des actifs du fonds dans les nouvelles technologies. Pour pouvoir se rendre au « Davos russe », Michael Calvey a demandé au comité d’enquête de bénéficier d’une dérogation à s[a résidence surveillée ?]

    #paywall

    • L’affaire Baring Vostok jette une ombre sur le Davos russe

      Au Forum économique international de Saint-Pétersbourg, qui se tient de jeudi à samedi, l’arrestation des dirigeants du fonds d’investissement privé le plus réputé de Russie sera au cœur des discussions de couloir.

      S’il a l’oreille du président Vladimir Poutine sur l’économie, le directeur général du fonds souverain russe RDIF, le libéral Kirill Dmitriev, reconnaît que son influence a aussi ses limites. Il en est ainsi du dossier Baring Vostok qui alimentera les discussions en marge du forum de Saint-Pétersbourg, organisé du jeudi 6 au samedi 8 juin. Les soudaines poursuites judiciaires contre le plus ancien et le plus réputé des fonds d’investissement privés en Russie, avec l’arrestation le 14 février de son fondateur américain, Michael Calvey, de son directeur financier français, Philippe Delpal, et de quatre employés non occidentaux, ont jeté un froid sur le climat des affaires. Un coup de semonce pour beaucoup. « Un problème sérieux », résume laconiquement M. Dmitriev, qui, à la veille du « Davos russe », a confié au Monde son inquiétude.

      Comme l’ancien ministre des finances Alexeï Koudrine, le président du patronat Alexandre Chokhine ou le PDG de la Sberbank, principale banque du pays, German Gref, M. Dmitriev a dès le début exprimé son soutien à Baring Vostok. Au nom de RDIF (Russian Direct Investment Fund, clef de voûte des investissements publics avec un capital de dix milliards de dollars, soit 8,9 milliards d’euros), il a envoyé des lettres au parquet pour rappeler la bonne réputation du fonds privé. Et demander que la détention préventive de ses dirigeants soit remplacée par de la résidence surveillée. A ce jour, seuls Michael Calvey et l’un de ses employés russes ont bénéficié d’un tel allégement. Le 21 mai, un juge a rejeté au contraire l’appel de Philippe Delpal.

      « J’ai fait tout ce que je pouvais. On espère une fin rapide de cette affaire », dit M. Dmitriev. Il ne commente pas les poursuites pour fraude d’au moins 33 millions d’euros qu’aurait initiées contre Baring Vostok un ex-allié du fonds, soupçonné d’avoir réussi, grâce à des contacts haut placés, à faire emprisonner ses anciens partenaires. Mais il regrette qu’un différend commercial se retrouve au pénal. Un scénario fréquent dans la Russie des affaires, faute d’indépendance de la justice. Mais, jusque-là, aucun Occidental n’avait été arrêté.

      Demande de dérogation

      A Saint-Pétersbourg, Kirill Dmitriev signera un accord avec Baring Vostok sur l’entrée de RDIF au capital d’un des actifs du fonds dans les nouvelles technologies. Pour pouvoir se rendre au « Davos russe », Michael Calvey a demandé au comité d’enquête de bénéficier d’une dérogation à son strict régime de résidence surveillée à Moscou. « C’est la loi russe et il faut la suivre », a déclaré lundi 3 juin le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qui a cependant apporté son soutien à Michael Calvey. « Bien sûr, nous aimerions voir Michael au forum car il en a été un participant actif depuis quinze ans. Nous le connaissons en homme d’affaires fiable, très dévoué au marché russe. » Ces propos ont semé le doute sur la position du Kremlin.

      Alors que la Russie peine à booster les investissements étrangers directs, l’affaire Baring Vostok assombrit le climat des affaires. M. Dmitriev en redoute les méfaits sur les partenariats étrangers. « Lors des rencontres, mes interlocuteurs français évoquent ce dossier », témoigne-t-il.
      Deux nouveaux accords devraient pourtant être signés, avec Schneider Electric. L’un d’eux se fait dans le cadre d’un fonds de 300 millions d’euros créé en 2013 par RDIF et la Caisse des dépôts. Depuis, les investissements croisés tardent à se concrétiser à cause des effets par ricochet des sanctions occidentales contre Moscou. « Il y a une méfiance générale en France et en Europe qui, du coup, perdent de nombreuses opportunités d’affaires en Russie », regrette le patron du RDIF. Des négociations sont en cours, notamment avec Dalkia et Veolia.

      Le fonds souverain russe profitera aussi du rendez-vous de Saint-Pétersbourg pour consolider les coopérations avec ses partenaires d’Asie et du Moyen-Orient, en particulier les fonds d’Arabie saoudite (PIF, 10 milliards de dollars de projets communs), des Emirats arabes unis (Mubadala, 7 milliards) et de Chine (CIC, 2 milliards). Des montants bien plus élevés que les 300 millions d’euros avec les Français. Et des coopérations bien plus aisées. Ces partenaires-là ne parleront guère de l’affaire Baring Vostok au forum…

  • L’Élysée s’inquiète d’une ingérence russe lors des élections européennes
    https://www.mediapart.fr/journal/france/200519/l-elysee-s-inquiete-d-une-ingerence-russe-lors-des-elections-europeennes

    Les services de renseignement français surveillent les activités des relais d’influence de Moscou en France, en amont des européennes. Une demande d’Emmanuel Macron, qui craint que le Kremlin ne fausse le scrutin du 26 mai. Cette inquiétude française a trouvé ce week-end une matérialisation en Autriche avec le scandale touchant le vice-chancelier d’extrême droite, dont les liens avec la Russie ont été révélés.

    #Enquête #Kremlin,_élections_européennes,_Russie,_association,_extrême_droite,_services_de_renseignement

  • Six gares moscovites mêlant à la fois art, architecture et histoire - Russia Beyond FR

    https://fr.rbth.com/tourisme/82862-moscou-gares-images

    Depuis la fin du XIXe siècle, Moscou est le centre de l’un des plus grands réseaux ferroviaires du monde. L’histoire de ses gares principales, construites entre les XIX et XXe siècles, est liée au développement du pays et nous vous proposons sans plus tarder un tour d’horizon de celles à ne pas manquer.

    #moscou #russie #architecture #gares_ferroviaires

    • Dans les commentaires :

      On vit une époque formidable !!! Je suis en accord avec le fou du Puy du fou…..Cette Europe libérale a des “vertus” sidérantes. Devrais-je consulter ? les faits ( connus de tous …semble t-il, mais soigneusement dilués dans les archives) sont ,cependant, suffisamment parlants et ce ne sont pas les contextualisations de circonstances qui en gommeront la gravité. Après comment s’étonner du joyeux bordel dans lequel nous vivons, ils sont vraiment d’une intelligence redoutable pour organiser une superstructure à portée pénitentiaire.La seule réflexion qui me vient est la suivante : Regardons nous dans la bonne direction lorsque l’on nous parle d’extrême droite ?

    • La réponse de Philippe de Villiers aux historiens

      « Un collectif d’universitaires a publié dans Le Monde daté du 28 mars une tribune en riposte à mon dernier livre, J’ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu. Il le qualifie de « complotiste », tout en expliquant que les pièces inédites que je publie seraient bien connues, et m’attaque pour des propos que je n’ai pas tenus. Ce faisant, il reprend la ligne de la note officielle que vient de diffuser la Commission européenne contre mon livre. Où est donc passé le professeur libre d’esprit et de plume ? Où se cache-t-il, parmi les titulaires des 500 chaires Jean Monnet, 1 500 séminaires et autres modules subventionnés, celui dont les travaux ne reflètent pas la position de Bruxelles ? Sans soutien institutionnel, une idéologie ne tient pas. J’affirme, moi, que les crises multiples, la montée d’un climat insurrectionnel et la désunion européenne d’aujourd’hui sont le résultat d’un déni historique.

      On m’invente d’abord des propos. Je n’ai ainsi jamais écrit que la construction européenne serait d’inspiration nazie. Je dis que le choix de faire l’Europe par l’intégration plutôt que par la coopération était celui exigé par le département d’Etat américain. Il fut porté avec conviction par trois personnalités – Monnet, Schuman et Hallstein – qui avaient pour points communs de haïr De Gaulle, de vouloir une Europe postnationale et atlantiste et de s’être diversement compromis avant 1945.

      De même, je n’ai jamais dit que Hallstein avait eu sa carte au parti nazi. J’affirme en revanche qu’il a bien volontairement et précocement adhéré à la Ligue nazie des enseignants et à la Fédération des juristes nazis. Il a collaboré avec le ministre Hans Frank à la nazification juridique, au rapprochement avec le droit fasciste et aux bases d’un Reich européen. Enfin, et contrairement à la plupart de ses collègues, il fut choisi comme officier instructeur en national-socialisme, sorte de commissaire politique dans la Wehrmacht. Où sont-ils, les indignés ? Pourquoi a-t-il été sélectionné pour être « rééduqué » à Fort Gettyen 1945, être nommé recteur à Francfort en 1946, négocier les traités puis présider la Commission ?

      Les cosignataires expliquent ensuite que mon livre n’apporte, à leurs yeux, rien de nouveau. Pour ma part, j’ignorais que certains articles des traités de Paris et de Rome avaient été rédigés à l’ambassade des Etats-Unis à Paris. J’ignorais que le choix des présidents de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), d’Euratom et de la Communauté économique européenne (CEE) était validé à Washington. J’ignorais que c’est une agence américaine qui servit de modèle à la Haute Autorité devenue la Commission, ou que la méthode Monnet des « petits pas » avait été inventée par l’école fonctionnaliste américaine.

      J’ignorais qu’un autre récit des origines de l’intégration européenne se nichait dans une vingtaine de boîtes d’archives conservées en Californie, dans le Missouri et en Suisse. J’ignorais que la Fondation Ford faisait autre chose que de la philanthropie et qu’il existât un American Committee for United Europe ouvertement dirigé par les patrons de la CIA, finançant diverses opérations en Europe jusqu’en 1960. J’ignorais que les Mémoires de Monnet n’étaient pas de Monnet et résultaient d’une commande d’outre-Atlantique.

      J’ignorais que M. Schuman, contrairement à de très nombreux Lorrains, dont ceux de ma propre famille, s’était toujours trompé de camp, en 1914 comme en 1940. J’ignorais que Jean Monnet avait été d’abord un banquier d’affaires, sauvé de plusieurs faillites par ses amis de Wall Street, ou qu’il s’était marié à Moscou au moment des purges staliniennes. J’ignorais qu’il avait tenté d’empêcher l’appel du 18 juin à la BBC et recommandé, dans une note au conseiller de Roosevelt, en 1943, de « détruire De Gaulle » . J’ignorais que deux de ses collaborateurs avaient trouvé la panoplie sémantique de la supranationalité à Uriage, sous Vichy. J’ignorais décidément tout ce qu’une historiographie officielle avait oublié de nous dire.

      Enfin, on me dit que le contexte de la guerre froide justifierait tout. Non, la lutte anticommuniste n’impliquait nullement de se soumettre à une puissance étrangère, quelle qu’elle fût. De Gaulle était anticommuniste et œuvra toute sa vie pour une Europe européenne, et non pas américaine, selon la devise « amis, alliés et non alignés ». Pourquoi Monnet et Schuman recevaient-ils, eux, des versements américains tenus secrets si la cause était noble ? Pourquoi y a-t-il eu des contreparties, des rapports d’activité ?

      Il s’agissait d’effacer toute trace de souveraineté en Europe, pour en faire un pur marché ouvert à la surproduction américaine, non plus gouverné mais administré par une Commission supranationale. Les tentatives de création d’une Europe européenne furent torpillées, du plan Fouchet, en 1962, à la Confédération européenne de Mitterrand, en 1991. Objectif atteint : l’Europe est un nain politique, économique et stratégique, une simple escale vers Globalia.

      Personne jusqu’ici ne m’a contredit sur le fond. Ce n’est pas le rêve européen qui aurait mal tourné, mais un vice constitutif qui déploie ses effets. Oui, entre la nation et l’empire, le choix de la nation eût été plus sage. Entre l’équilibre et l’hégémonie, il faut préférer l’équilibre. Ce n’était pas le cas de ces pères fondateurs qui façonnèrent l’Europe selon leur conception saint-simonienne, mercantiliste et globaliste. Le mythe d’une « Europe européenne » soi-disant bâtie contre le retour du Mal, que l’on a vendu à chaque génération depuis soixante ans pour saborder les frontières et les souverainetés, relève, lui, du conspirationnisme.

      Je comprends que beaucoup voient l’idéal et la certitude de toute une vie universitaire ou militante s’effriter devant les faits et documents que je publie. Ce livre ferme un cycle d’enseignement idéologique. Il est la réponse aux gardiens d’un temple qui se fissure de toutes parts. A ce Moloch sans corps, sans âme, sans racines et sans postérité, j’oppose l’urgence de l’Europe véritable, celle des nations et de la civilisation européennes. L’Europe véritable exige la vérité. »

  • Démantèlement d’un gang de cybercriminels aux 41.000 victimes (Le Monde)
    https://www.crashdebug.fr/informatik/93-securite/16029-demantelement-d-un-gang-de-cybercriminels-aux-41-000-victimes-le-mo

    Grâce à une organisation robuste et un logiciel espion, ces onze ressortissants d’Europe de l’Est, dont certains sont en fuite, sont suspectés d’avoir dérobé près de 90 millions d’euros.

    Près de 90 millions d’euros et plus de 41 000 victimes : c’est le tableau de chasse vertigineux attribué à un gang de cybercriminels, dont le démantèlement a été annoncé jeudi 16 mai par Europol, l’agence européenne de coopération entre les polices criminelles.

    Ce gang était composé d’une dizaine de membres. Cinq d’entre eux, des ressortissants russes, sont encore dans la nature. L’un d’entre eux avait pourtant été arrêté en 2016 alors qu’il passait des vacances au Sri Lanka. Libéré sous caution, il a faussé compagnie aux autorités du pays et regagné la Russie, peut-être aidé par des émissaires venus de Moscou.

    Enregistrement de la (...)

    #En_vedette #Sécurité #Actualités_Informatiques

  • Venezuela : les Etats-Unis dans l’impasse
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/05/16/venezuela-les-etats-unis-dans-l-impasse_5462842_3232.html

    Editorial du « Monde ». Les choses ne se passent pas comme prévu au Venezuela – du moins pas comme les Etats-Unis les avaient prévues. Ou, pour être encore plus précis, comme les avait prévues John Bolton, le très belliqueux conseiller à la sécurité nationale du président Donald Trump. Ayant lamentablement sous-estimé la résistance du président Nicolas Maduro, la Maison Blanche, qui reste déterminée à ce qu’il quitte le pouvoir d’une manière ou d’une autre, se retrouve aujourd’hui face à un choix peu attrayant : intervenir directement ou attendre que la situation pourrisse lentement.
    Les erreurs de jugement de Washington sur la réalité des rapports de force entre l’opposition et le régime hérité d’Hugo Chavez sont apparues au grand jour au moment des événements du 30 avril. Selon des informations concordantes publiées depuis par les médias américains, des pourparlers secrets avec quelques figures-clés du régime avaient conduit le chef de l’opposition, Juan Guaido, à penser qu’il pouvait désormais compter sur un nombre suffisant de défections dans les rangs du pouvoir pour lancer l’offensive finale contre M. Maduro.

    C’est ce qu’il a tenté de faire à l’aube du 30 avril, avec, à ses côtés, quelques militaires et Leopoldo Lopez, autre dirigeant de l’opposition, jusque-là en résidence surveillée, mais que l’une de ces défections avait permis de libérer. Au cours de la journée, cependant, il est devenu clair que ceux qui avaient promis d’abandonner Nicolas Maduro avaient changé d’avis et que l’armée restait loyale au régime.

    « L’offensive finale » de Juan Guaido – qu’une cinquantaine de pays, dont les Etats-Unis et de nombreux Européens, considèrent comme le président légitime – a tourné au fiasco. Leopoldo Lopez s’est réfugié à l’ambassade d’Espagne et, le lendemain, Nicolas Maduro paradait dans les rues avec l’armée, avant de faire arrêter, quelques jours plus tard, le bras droit de M. Guaido, Edgar Zambrano, vice-président de l’Assemblée nationale. Bien que de plus en plus affaibli, le régime a repris la main.

    Furieux devant la tournure des événements, John Bolton a tweeté les noms des personnalités qui avaient planifié de faire défection et affirmé que M. Maduro lui-même était prêt à fuir pour Cuba, mais en avait été dissuadé par Moscou. Selon le Washington Post, M. Trump n’a pas apprécié la fougue de M. Bolton dans cette affaire ; il estime avoir été mal conseillé et induit en erreur sur la longévité de l’équipe Maduro. Depuis, il a eu une longue conversation téléphonique avec le président russe, Vladimir Poutine, et en a conclu que la Russie n’a « aucune envie de s’impliquer au Venezuela », où elle soutient M. Maduro, avec des effectifs toutefois nettement inférieurs à ceux des Cubains. Engagé dans une épreuve de force d’une tout autre ampleur avec l’Iran, M. Trump, qui s’est fait élire en promettant de renoncer à l’aventurisme militaire à l’étranger, n’a aucune envie non plus d’intervenir plus directement au Venezuela.

    Le pays, cependant, ne peut pas rester dans une telle impasse. La situation humanitaire est insupportable pour la population, qui se jette sur les routes de l’exil. Une lueur d’espoir est apparue ces derniers jours : le fil du dialogue semble avoir été renoué entre le pouvoir et l’opposition, notamment grâce à une médiation norvégienne. Une transition négociée vers de nouvelles élections, sans interventions étrangères autres que l’assistance aux pourparlers, est la seule issue possible à cette tragédie vénézuélienne.

    • L’édito du Monde en 2 phrases :

      • la situation humanitaire est insupportable, c’est la faute à Maduro [ce n’est pas dit, mais évident pour tout Le Monde]
      • et comme le coup d’État contre Maduro a raté, il faut donc que ce dernier parte, mais de lui-même (pardon, de façon négociée)…

  • L’homme de Moscou derrière Benalla
    https://www.mediapart.fr/journal/france/160519/l-homme-de-moscou-derriere-benalla

    Dans le feuilleton Benalla, il joue le rôle de l’homme de l’ombre. L’intermédiaire français Jean-Louis Haguenauer, qui fut l’architecte du contrat russe d’Alexandre Benalla du temps où celui-ci travaillait à l’Élysée, a développé depuis plus de trente ans un réseau d’influence unique en Russie, ainsi qu’une grande proximité avec les services secrets du pays. Révélations.

    #Enquête #Jean-Louis_Haguenauer,_affaire_Macron-Benalla,_FSB,_contrats_russes,_Poutine,_affaire_Benalla,_A_la_Une

  • HOMME QUE NOUS AIMONS LE PLUS (L’) - VERSION LONGUE -

    Un incroyable petit documentaire ("l’homme est le capital le plus précieux") hommage au « grand » Staline...

    https://www.cinearchives.org/recherche-avancee-424-1758-0-0.html

    Sur une musique de Jean Wiener !
    Texte écrit et dit par Paul Eluard...
    Avec la participation de George Sadoul

    L’homme que nous aimons le plus est une plongée soignée (et saisissante) dans l’organisation par le P.C.F. du culte à Staline durant la guerre froide. Ce film, interdit par la censure, n’obtint pas de visa (commercial ou non commercial). Prix du court-métrage au festival de Karlovy-Vary en 1950...

    Après avoir parcouru la France, des camionnettes et des camions, chargés de présents, confluent vers Paris où sont exposés au centre Jean-Pierre Timbaud dit « la maison des métallos » tous les cadeaux qui vont être envoyés à Moscou. Quatre reconstitutions illustrent l’attachement du « peuple de France » au « Vainqueur de Stalingrad » et à « l’homme de la paix » : un paysan de Grigny manifeste sa reconnaissance à Staline pour la libération du pays, un groupe d’ouvriers de l’entreprise Aubry (chantier Bonnenouvelle) acclame une déclaration lui rendant hommage, les ouvriers d’un atelier de Belleville réalisent bénévolement un tour miniature, une jeune mère collecte des signatures et écrit une lettre au dirigeant soviétique...

    L’exposition consacrée à Staline présente un assemblage hétérogène de productions artisanales, artistiques (Picasso et Fougeron...) et enfantines (dessins du chef soviétique) ; toutes les pièces exposées rendent hommage au maréchal, manifestent leur dévotion (plan sur un chapelet) ou évoquent tant l’histoire du mouvement ouvrier (Louise Michel, Jaurès, révolte vigneronne de 1907) que les figures de la Résistance (portraits de Danièle Casanova et de Jean-Pierre Timbaud, médaillon de Jacques Decours, citation de Pierre Rebière).

    Plusieurs plans documentaires illustrent le lien existant entre la France qui travaille et « Le penseur à habit de soldat » (Paul Eluard) : vues de quais et de bateaux, de mineurs, métallos, travailleurs et travailleuses du textile, cheminots et pêcheurs... Le film s’achève sur le discours de Thorez à la Mutualité et par une image de Staline.

    La version exploitée jusqu’ici de ce film, que l’on pensait complète, était en fait une version expurgée des passages où apparait André Marty - coupes vraisemblablement effectuées après son éviction du PCF en 1952. Cette version longue, redécouverte en 2015, comporte donc trois minutes supplémentaires.

    #union_soviétique #staline #urss #parti_communiste_français #pcf #staliniens

  • Comment les Soviétiques ont-ils fait « disparaitre » le Kremlin durant la Seconde Guerre mondiale ? - Russia Beyond FR

    https://fr.rbth.com/histoire/82854-moscou-kremlin-cache-seconde-guerre-mondiale

    Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le Kremlin a subi huit raids aériens complets. 15 différentes bombes aériennes, plus de 150 bombes incendiaires et même une cuve de pétrole, voici ce qui a alors frappé la forteresse médiévale de Moscou durant le conflit. Pourtant, ce symbole du pays n’a souffert d’aucun dommage significatif. Comment cela a-t-il été possible ?
    Faire un avec la ville

    Nikolaï Spiridonov, commandant du Kremlin de Moscou entre 1938 et 1953, s’est soucié du leurre militaire de la forteresse dès les premiers jours de la guerre. Il ne s’agissait en effet pas uniquement de la citadelle du gouvernement soviétique, mais également d’un symbole spirituel du pays. Par conséquent, il a fait parvenir un message au commissaire du peuple aux Affaires intérieures, le tristement célèbre Lavrenti Beria, qui a alors ordonné de masquer le Kremlin sur le champ.

    #union_soviétique #sgm #sconde_guerre_mondiale #moscou

  • Les Etats-Unis veulent freiner l’influence de la Chine dans le Grand Nord
    https://www.mediapart.fr/journal/international/100519/les-etats-unis-veulent-freiner-l-influence-de-la-chine-dans-le-grand-nord

    Le secrétaire d’État américain a provoqué une crise au sein du Conseil de l’Arctique, un forum qui se contentait jusqu’à présent de prôner davantage de coopération entre les États dits « du Grand Nord », dont les États-Unis et la Russie, sur les questions environnementales. « Plus maintenant », a décrété Mike Pompeo, qui s’en est pris à l’influence croissante de Moscou, mais surtout de Pékin, dans cette région stratégique.

    #EUROPE #Mike_Pompeo,_Arctique,_UE,_Russie,_Chine,_diplomatie,_Etats-Unis,_Islande,_Groenland,_Finiande

  • Pourquoi la Russie, gavée de pétrole, n’aide-t-elle pas son allié syrien qui subit une grave crise énergétique ? – Le Saker Francophone
    https://lesakerfrancophone.fr/pourquoi-la-russie-gavee-de-petrole-naide-t-elle-pas-son-allie-sy

    L’ensemble de la population syrienne souffre beaucoup de la crise énergétique qui fait rage ; les causes en remontent aux sanctions étasuniennes, mais les effets pourraient facilement en être évités avec l’aide de l’« allié » russe, riche en pétrole. Moscou bloque en ce moment toute aide à Damas, tant que celle-ci n’aura pas souscrit à ses exigences politiques, au premier plan desquelles la mise en œuvre du « brouillon de constitution » rédigé par les Russes et le lancement d’un « retrait programmé » des forces iraniennes présentes sur son territoire. L’aggravation de la crise en cours complique considérablement le retour des réfugiés dans leur pays depuis le Liban voisin, et pourrait déboucher sur une Révolution de Couleur contre le président Assad. La Russie ne craint pas un tel scénario, elle dispose déjà de plans de secours, qui lui permettraient de préserver ses intérêts stratégiques. Après tout, le ministre russe des Affaires étrangères Lavrov en personne avait proclamé haut et fort en 2016 qu’« Assad n’est pas notre allié » : aux yeux de Moscou, il importe peu que l’homme reste en place. Les médias alternatifs refusent pour l’instant de l’admettre, mais on dirait bien que le président Poutine ne craint plus l’incantation maudite « Assad doit partir ».

    #syrie #russie #iran : une analyse intéressante.

  • Mais la radio allemande dit parfois des choses très vraies. | Terrorismes, guérillas, stratégie et autres activités humaines
    http://aboudjaffar.blog.lemonde.fr/2019/04/30/le-bal-des-cloportes

    Mais la radio allemande dit parfois des choses très vraies.

    J’avoue très humblement que la parution en 2016 du livre de Cécile Vaissié, Les Réseaux du Kremlin en France, m’avait échappé. Fort heureusement, le procès intenté à cette universitaire et à son éditrice par quelques belles âmes s’étant senties, on ne sait pourquoi, diffamées m’a permis de découvrir son existence et de le lire avec enchantement. Il faut dire que le sujet est d’une inquiétante actualité et que j’éprouve par ailleurs le plus grand intérêt pour les défenseurs de la liberté et de la création tentant de faire interdire des livres (#jemecomprends).

    Spécialiste reconnue de la Russie, et manifestement grande admiratrice de sa culture, Mme Vaissié décrit avec une admirable méticulosité l’agressivité des réseaux d’influence de Moscou en France. On comprend que les personnes citées ne soient pas fières d’elles, mais chaque page de l’essai apporte son lot de sources, de citations, de notes explicatives et l’ensemble est accablant. Le texte, cependant, n’a rien d’un pamphlet et il émane de lui comme une froide colère face aux menées du régime russe, manifestement désireux de déstabiliser notre démocratie avec la complicité plus ou moins consciente d’une cohorte de propagandistes stipendiés, de fascistes assumés, de gauchistes dévoyés (mais ne le sont-ils tous pas ?), d’affairistes sans vergogne, de vieilles badernes aux étoiles gagnées dans d’obscurs couloirs et d’imbéciles de compétition.

    A parcourir en compagnie de Cécile Vaissié ce microcosme nauséabond, on pense souvent au journal que Maurice Garçon tint avant et pendant l’Occupation. On y croise, en effet, les mêmes médiocres, patriotes de pacotille répétant sans les comprendre les slogans de puissances ennemies, les mêmes plumitifs aux CV bidonnés, les mêmes faux chercheurs, les mêmes réprouvés prêts à toutes les compromissions dans le seul espoir d’exister, ne serait-ce qu’un bref instant, fut-ce au prix des plus infâmes compromissions.

    C’est un coup monté, ce saucisson sec ne m’appartient pas.

    On y contemple aussi, magie de ce monde, des responsables politiques invoquant à chaque phrase l’héritage de Charles De Gaulle tout en défendant, à coups de mensonges éhontés, les intérêts d’une diplomatie hostile aux intérêts les plus fondamentaux de la France. On suit de supposés personnalités de gauche se commettre avec des nostalgiques des pires tyrannies du siècle passé, on y contemple les dérives désormais bien connues d’une certaine pensée qui, sous couvert d’antiimpérialisme, relaient des propos antisémites, complotistes. On y admire même les saillies misogynes d’économistes manifestement incapables de se contrôler et dont la rigueur intellectuelle est bien fidèle aux pires méthodes soviétiques.

    Le livre de Mme Vaissié démontre de façon éclatante à quel point la stratégie russe actuelle de destruction de la vérité n’est que le prolongement d’une pratique ancienne, régulièrement mise en œuvre dans notre pays depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale par les glorieux défenseurs, toute honte bue, du stalinisme. Cet essai permet aussi de déchiffrer l’habileté avec laquelle les services de renseignement russes, sans l’avoir créée, accentuent de façon alarmante le désenchantement démocratique de nos sociétés.

    #Russie #influence #fake_news

  • Extrait d’un article de Pleynel suite à l’attestation de Assange.

    Manning fut dénoncée et immédiatement arrêtée en 2010 ; Assange s’est réfugié à l’ambassade londonienne de l’Équateur en 2012, prisonnier volontaire en quelque sorte tant son sort n’était guère enviable ; Snowden est bloqué à Moscou depuis 2013, otage non consentant du pouvoir russe et, sait-on jamais, monnaie d’échange demain. Neuf ans, sept ans, six ans. Tous trois sont des héros du droit de savoir qui ont déjà payé fort cher pour le défendre.

    Quelles que soient leurs faiblesses, leurs égarements, leurs solitudes, leurs fragilités, nous leur devons reconnaissance et solidarité. Ils se sont battus pour que tout document concernant le sort des peuples, des nations et des sociétés soit connu du public afin qu’il puisse se faire son opinion, juger sur pièces, choisir pour agir, influer sur la politique des gouvernements et les affaires du monde.

    + réf => « le désenchantement de l’Internet » (2017)

    https://www.mediapart.fr/journal/france/150419/quand-ils-sont-venus-chercher-assange

    https://www.u-cergy.fr/fr/laboratoires/agora/publications/le-desenchantement-de-l-internet.html

  • Les frères Alexeï et Oleg #Navalny poursuivent Yves Rocher pour « #dénonciation_calomnieuse »
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/04/30/les-freres-alexei-et-oleg-navalny-poursuivent-yves-rocher-pour-denonciation-

    « A l’époque, les autorités cherchaient n’importe quoi pour m’incriminer. Des entreprises russes ont su résister aux demandes, alors qu’Yves Rocher a plié tout de suite. A cause de cela, mon frère a passé trois ans et demi en #prison »

    Cette dénonciation remonte à la fin de 2012. Le 10 décembre, le directeur général d’Yves Rocher Vostok, Bruno Leproux, demande au Comité d’#enquête #russe d’établir si Glavpodpiska, la société de logistique des frères Navalny, prestataire d’Yves Rocher depuis 2008, a escroqué le groupe français. La démarche équivaut à une plainte, et les enquêteurs russes concluront qu’Oleg Navalny a profité de sa position de cadre dirigeant de la poste russe pour contraindre Yves Rocher à signer, en 2008, un contrat avec sa propre société de logistique, dont son frère Alexeï est actionnaire.

    A l’opposé de cette lecture, plusieurs anciens salariés rappellent les défaillances, à l’époque, du centre postal de Iaroslavl, qui approvisionne Moscou et Saint-Pétersbourg. En 2008, le marché russe compte pour plus du quart des bénéfices d’Yves Rocher, et la vente par correspondance occupe une place centrale, avec 4 millions de colis livrés par an. Selon un ancien cadre, le groupe français aurait cherché une alternative et effectué plusieurs essais avant de choisir Glavpodpiska, qui se serait révélée « un bon partenaire ».

    Pourquoi, alors, avoir porté plainte contre ce prestataire ? « Dans un cas comme celui-ci, déposer une plainte est une réaction classique », expliquait, en 2014, le porte-parole de l’entreprise française. Aujourd’hui, la direction précise :

    « La découverte d’importants indices concordants rendant vraisemblable l’existence d’une escroquerie avait imposé à la direction de la filiale de faire appel à la justice russe (…) pour avoir accès au dossier. »

    La direction d’Yves Rocher affirmait également ne pas avoir su que les frères Navalny étaient actionnaires de ce prestataire. Cette naïveté laisse sceptiques plusieurs acteurs ou témoins du dossier. Un ancien diplomate français en poste à Moscou estime que le groupe de cosmétiques « était coincé et n’a pas mesuré le caractère politique de l’affaire ».

    Yves Rocher aurait, en quelque sorte, fauté par légèreté. Lorsque le procès a commencé, l’entreprise s’est montrée particulièrement discrète. « Ils n’ont rien fait pour nous accabler », relève Alexeï Navalny :

    « C’était évident pour tout le monde qu’ils étaient mal à l’aise. Mais ils auraient pu refuser dès le début sans qu’il ne leur arrive rien de grave. A l’époque, les autorités cherchaient n’importe quoi pour m’incriminer. Des entreprises russes ont su résister aux demandes, alors qu’Yves Rocher a plié tout de suite. A cause de cela, mon frère a passé trois ans et demi en prison. »

    Pour nombre d’observateurs, les moyens de pression potentiels des autorités russes ne manquaient pas. A l’époque de la plainte, Yves Rocher fait l’objet de perquisitions du Comité d’enquête, dans le cadre d’un autre dossier impliquant Alexeï Navalny, dans le secteur du bois, celui-là. Le domaine des cosmétiques est vulnérable aux mille petites tracasseries des administrations russes. Un salarié d’#Yves_Rocher se souvient de « choses bizarres » : des visites dans les magasins, des inspections zélées des pompiers, ou ces concurrents qui envoient les services du fisc avec masques et kalachnikovs.

    « En réalité, nous n’avons pas besoin de savoir s’il y a eu des pressions ou simplement une bonne manière faite au pouvoir par Yves Rocher, tempère Me Bourdon. L’acte de dénonciation me suffit, et il ne pouvait être que de mauvaise foi. »

  • Moscou distribue des passeports russes aux habitants des régions rebelles du Donbass
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/04/24/vladimir-poutine-simplifie-l-octroi-de-la-nationalite-russe-aux-habitants-de


    _Le président russe, Vladimir Poutine, à Saint-Pétersourg, le 24 avril.
    SPUTNIK / REUTERS

    Etrange cadeau de bienvenue qu’adresse la Russie au président nouvellement élu d’Ukraine. Alors que Volodymyr Zelensky annonçait, le soir de sa victoire triomphale, dimanche 21 avril, sa volonté de « relancer » le processus de paix de Minsk, Moscou porte un coup majeur à ce texte censé régler le conflit dans le Donbass ukrainien.

    Mercredi 24 avril, Vladimir Poutine a signé un décret permettant l’octroi de passeports russes, à travers une procédure simplifiée, aux habitants des entités séparatistes de l’Est ukrainien. Selon le texte mis en ligne par le Kremlin, les habitants de « certaines parties » des régions ukrainiennes de Donetsk et de Louhansk – soit ceux résidant dans les « Républiques populaires » des mêmes noms – pourront obtenir la nationalité russe grâce à une procédure accélérée et même s’ils ne remplissent pas les critères habituellement requis, comme une résidence de plus de cinq ans sur le territoire russe ou l’obligation de renoncer à sa nationalité d’origine.

    Selon Moscou, cette mesure répond uniquement à des visées « humanitaires » et vise, peut-on lire dans le décret, à « protéger les droits et libertés de la personne et du citoyen ». En février 2017, le Kremlin avait déjà avancé la même justification en annonçant la reconnaissance des documents émis par les deux territoires séparatistes.

    Contradiction avec les accords de Minsk
    Le pas qui est aujourd’hui franchi est considérable : il est en contradiction directe avec la lettre et l’esprit des accords de Minsk qui, quoique au point mort, prévoient une réintégration de ces territoires, aujourd’hui subordonnés à Moscou, dans le giron ukrainien.

  • 200 000 tonnes de stupidité
    http://www.dedefensa.org/article/200000-tonnes-de-stupidite

    200 000 tonnes de stupidité

    Avec Trump et les Trump’s boys, y compris les ambassadeurs et les porte-avions de l’US Navy, inutile de chercher un titre : il suffit de les citer texto. Ainsi en est-il de Jon Huntsman, ambassadeur des États-Unis à Moscou. Il est vrai que Huntsman se trouvait à bord du USS Abraham Lincoln qui, s’il n’atteint pas les 100 000 tonnes, s’en approche remarquablement avec les 90 000 tonnes (88 000 tonnes exactement) de la classe Nimitz dont il est issu : pour 10 000 tonnes, on ne chipotera pas l’ambassadeur US auprès de la Russie.

    Pour cette raison de la facilité à laquelle il importe de ne pas céder, le titre qui s’était imposé initialement (“200 000 tonnes de diplomatie…”) a laissé place à une autre formulation qui nous semble finalement mieux adaptée à ce que dissimulent ces (...)

  • Présidentielle en Ukraine : l’humoriste Zelensky ne fait pas rire les Russes - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2019/04/18/presidentielle-en-ukraine-l-humoriste-zelensky-ne-fait-pas-rire-les-russe

    « Le rapport à Zelensky est ambivalent, poursuit Stanovaya. On ne comprend pas ce qu’il a dans le ventre, son degré d’autonomie, dans quelle mesure il peut s’entendre avec les élites ukrainiennes, quels sont ses projets pour le Donbass, s’il est totalement dépendant de la conjoncture intérieure. » Le politologue Alexeï Makarkine considère pour sa part que Moscou peut espérer que « Zelensky sera un président faible », alors que Porochenko n’est plus que l’homme de la confrontation et du non-compromis.

    Tout dépendra donc de la ligne qu’adoptera, s’il est élu, Zelensky. « S’il s’engage à perpétuer la ligne dure de son prédécesseur, en réclamant la Crimée, le Donbass, des compensations, alors la réponse sera dure aussi. Par exemple l’accélération de la distribution de passeports russes aux habitants des régions séparatistes du Donbass », explique Stanovaya. Mais même s’il montre patte blanche et apparaît ouvert à la négociation avec la Russie, jamais il ne pourra mener une politique favorable aux intérêts du Kremlin.

    Et jamais, tout au long de l’article, on n’évoque les relations du candidat avec les occidentaux, son autonomie des occidentaux, sa liberté d’action face aux occidentaux... ... ... évidemment.

  • مصادر رفيعةٍ بتل أبيب : روسيا والكيان وقّعا على مُذكّرة تفاهمٍ لترتيب الاعتداءات الإسرائيليّة بسوريّة وإعادة رُفات الجنديّ باومِل كان هديّة بوتين لنتنياهو - رأي اليوم
    https://www.raialyoum.com/index.php/%d9%85%d8%b5%d8%a7%d8%af%d8%b1-%d8%b1%d9%81%d9%8a%d8%b9%d8%a9%d9%8d-%d8%a

    Selon Haaretz, Moscou et Tel-Aviv ont passé un accord « autorisant » les Israéliens à frapper militairement en Syrie (contre l’Iran faut-il comprendre) mais en prévenant les Russes à l’avance de l’endroit et du timing de ces frappes. Longtemps refusé par les Israéliens, cet accord serait un « progrès » du point de vue russe.

    #syrie prodigieusement absente des débats