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  • Forum Économique International de Saint-Pétersbourg 2019 - Discours de Vladimir Poutine (Agoravox)
    https://www.crashdebug.fr/international/16120-forum-economique-international-de-saint-petersbourg-2019-discours-d

    Du 6 au 8 juin 2019 avait lieu le Forum Économique International de Saint-Pétersbourg (SPIEF). Vladimir Poutine a participé à la session plénière du 7 juin, et y a prononcé un discours d’une portée au moins équivalente à celui qu’il prononça à la Conférence de Munich en 2007. Au vu de l’importance de ce discours, j’ai décidé de le traduire en français dans son intégralité. J’ai mis en gras certains passages qui me semblaient être les plus intéressants.

    Bonjour, chers amis et collègues, Mesdames et Messieurs.

    Je suis heureux d’accueillir en Russie tous les chefs d’État et de gouvernement, tous les participants au Forum Économique International de Saint-Pétersbourg. Nous sommes reconnaissants à nos invités pour leur attention et leur attitude amicale à l’égard de la Russie, et pour leur volonté de travailler (...)

  • ’Bigger box ships mean bigger risks for everyone’ - The Loadstar
    https://theloadstar.com/bigger-box-ships-mean-bigger-risks-for-everyone
    https://theloadstar.com/wp-content/uploads/ulcv--eyewave--680x0-c-default.jpg_
    ©Eyewave_

    It seems the ultra-large container vessels (ULCVs) that have become the ‘new normal’ on the Asia-Europe tradelane have not proved as popular as the lines that operate them hoped.

    Several shippers The Loadstar spoke to at Transport Logistic in Munich last week could not hide their aversion to the ocean behemoths – and it appears the insurance industry also has concerns. 

    In its 2019 Safety and Shipping review, Allianz says ULCVs “are of particular concern” for the insurance industry, given that bigger vessels mean bigger risks, with a potential for a loss as big as $4bn. 

    Insurers have been warning for years that the increasing size of vessels is leading to a higher accumulation of risk,” it said. “These fears are now being realised, potentially offsetting improvements in safety and risk management.

    Larger vessels mean far greater accumulations of risks, and therefore larger values and exposures, both on board vessels and in ports,” said the insurer.

    Noting that containerships have almost doubled in capacity in the past decade, “which brings issues as well as benefits”, the review says fires and explosions on board continue to generate large losses, with 174 reported incidents last year – and a new incident occurring every 60 days, on average.

    Such incidents can easily result in large claims in the hundreds of millions of dollars, if not more,” says the review. “A worse-case loss scenario involving the collision and grounding of two large container vessels could result in a $4bn loss, when the costs of salvage, wreck removal and environmental claims are included.

    It adds that misdeclared cargo, including incorrect labelling and packaging of goods, “is believed to be the root cause of a number of fires and is a problem exacerbated by larger vessels, which can make issues more difficult to detect, locate and combat”.

    And it notes that onboard firefighting capability “continues to challenge larger vessels”, with the need for “considerable outside assistance to control a blaze” and that “significant damage to the vessel is likely to occur” due to the time required to get fire-fighting vessels to the scene.

    But it is not only losses resulting from damage to the vessels that insurers are concerned about: the loss of some 300 containers in the North Sea in heavy weather from the 19,224 teu MSC Zoe in January resulted in substantial claims, and the report reminds readers that “inadequate stowing and lashing” of containers “poses a serious risk in bad weather”.

    The biggest container vessel casualty to date was the 15,262 teu Maersk Honam, which caught fire on 6 March last year in the Arabian Sea, claiming the lives of five crew members.

    Indeed, even for the small-by-comparison, 8,110 teu MOL Comfort, which broke its back and sank off the coast of Yemen in 2008, resulting in a total loss of the ship and its 4,380 Europe-bound containers, the insured cargo loss alone was reported at some $300m.

    Marine insurers typically calculate their average exposure at $50,000-$100,000 per box, but due to the higher value of the MOL Comfort’s electronics and consumer goods cargo, the loss was considerably higher.

    Moreover, there have been instances recorded by marine insurers where the value of a single packed container has exceeded $1m.

    It is very clear that in some shipping segments, loss prevention measures have not kept pace with the upscaling of vessels,” said Chris Turberville, head of marine hull & liabilities in the UK for Allianz.

    This is something that needs to be addressed from the design stage onwards.

  • V - La Seconde République des Conseils (14 avril - 30 avril 1919) - Partage Noir
    https://www.partage-noir.fr/spip.php?article30

    Sous la direction d’un certain Aschenbrenner, les putschistes occupent la gare et attendent l’armée d’Hoffmann qui se dirige vers Munich.

    http://zinc.mondediplo.net/messages/126414 via Partage Noir

  • Essai. Comment 1938 éclaire notre présent
    https://www.humanite.fr/essai-comment-1938-eclaire-notre-present-672244

    Dans son dernier ouvrage, le philosophe Michaël Fœssel explore la fin des années 1930 par le biais de la presse de l’époque.

    Le thème du « retour des années 1930 » tend à devenir l’un des lieux communs de notre époque, marquée par l’inquiétante résurgence des extrêmes droites en Europe et dans le monde. Mais, bien évidemment, la thèse d’une répétition à l’identique de l’histoire ne saurait résister longtemps à l’examen. Dès le début de son dernier ouvrage, Michaël Fœssel y insiste : « Aucun événement historique ne se reproduit sous la forme et dans les circonstances où il est advenu une première fois. » Et pour s’en convaincre, il suffit de songer un instant à l’impact des outils numériques sur les modes de mobilisation collective.

    Mais une fois la chose entendue, il n’est pas interdit d’aller « à la rencontre » d’un certain passé avec les préoccupations du présent. Et c’est précisément à cette démarche que nous convie le philosophe, en se centrant pour sa part sur l’année 1938. Son intérêt s’est porté sur cette date un peu par hasard. Tombé d’abord sur un éditorial particulièrement abject, paru dans un journal collaborationniste daté d’un jour de juin 1944, à un moment où la perspective d’une victoire alliée ne faisait plus de doute, il a éprouvé le besoin de remonter quelques années en arrière. « Je me suis souvenu que Je suis partout existait avant l’occupation allemande. Je me suis dit qu’il ne serait peut-être pas inutile de voir ce que ces types écrivaient avant cela », explique-t-il. Et il se trouve que c’est en 1938 que le ton du journal se précise, délaissant les précautions rhétoriques de ses débuts pour assumer ouvertement son antisémitisme. De là, Michaël Fœssel a pu explorer toute une période, son imaginaire dominant, sa « guerre des mots » et ses décisions politiques.

    1938, c’est l’année des accords de Munich, par lesquels les Français et les Britanniques, au prétexte de préserver la paix, livrent la Tchécoslovaquie à Hitler. C’est l’année de la démission de Blum et des pleins pouvoirs à Daladier, lequel entend « remettre la France au travail » par une série de « décrets-lois » mêlant recours aux heures supplémentaires et facilitation des licenciements, hausses de taxes sur les produits de première nécessité, suppressions de postes de fonctionnaires, mais aussi, déjà, des mesures contre les étrangers : traque et répression des « clandestins », « déchéance de nationalité » facilitée… 1938, c’est également, le 30 novembre, l’échec d’une grève générale et sa répression inouïe (10 000 ouvriers licenciés, près d’un millier de syndicalistes condamnés à de la prison ferme). « Au cours des mois qui suivent, il ne sera plus question de revendications sociales, seulement des victoires de la “République”, de l’“unité nationale” et de la “restauration de l’autorité de l’État” », observe Michaël Fœssel.

    Les analogies avec certains aspects de notre actualité crèvent les yeux. À travers des formes renouvelées, ne retrouve-t-on pas, de nos jours, le même mélange de libéralisme économique débridé et d’autoritarisme politique, la même tentative de neutraliser la colère sociale par l’agitation de sujets identitaires ?

    Fondamentalement, comme le résume l’auteur lui-même, « le détour par 1938 permet de voir en accéléré une démocratie qui prétend se défendre en empruntant les armes de ses adversaires les plus acharnés ». En creux, le message est clair : pour empêcher la « récidive », il n’est point d’autre voie que la défense intransigeante et l’approfondissement de la démocratie. Un livre essentiel dans nos temps troublés.

    • Toutes les citations exhumées se révèlent « raccord », tant à 80 ans de distance se fait jour le même jeu pervers et redoutable sur le « ressentiment » populaire, sciemment déchaîné par un pouvoir qui fait mine d’y répondre et de le tempérer.

      L’épilogue du livre saute aux yeux. En voici un extrait :

      « L’avantage de 1938 est de condenser en quelques mois des évolutions à l’œuvre depuis plus d’une décennie dans le présent : radicalisation conservatrice du discours camouflée par une idéologie postpartisane, triomphe des solutions libérales en pleine crise du libéralisme économique, perception des procédures démocratiques comme un obstacle à la mise en œuvre d’une politique efficace, renforcement inexorable du pouvoir exécutif, multiplication des lois sécuritaires, restrictions dans la politique d’accueil des réfugiés, stigmatisation d’une minorité religieuse à la faveur d’une “guerre” officiellement déclarée contre ses membres les plus fanatiques. Le tout sur le fond d’une montée apparemment irrésistible des “nationaux” rebaptisés ”populistes” sans que cette nouvelle appellation nous éclaire beaucoup dans l’intelligibilité du phénomène. »

      Et Michaël Fœssel de poursuivre :

      « Le détour par 1938 permet de voir en accéléré une démocratie qui prétend se défendre en empruntant les armes de ses adversaires les plus acharnés . »

      http://www.universitepopulairetoulouse.fr/IMG/pdf/article_800632.pdf

  • Découverte : les loutres sont capables d’utiliser des outils
    https://www.nationalgeographic.fr/animaux/decouverte-les-loutres-sont-capables-dutiliser-des-outils

    Les #loutres_de_mer sauvages ouvrent habituellement les #moules en les écrasant sur des pierres stationnaires, ce qui en fait l’une des rares espèces animales capables d’utiliser des #outils. En observant les loutres de mer du sud se livrer à de tels comportements le long de la côte californienne, puis en analysant l’usure des pierres et des coquillages déposés à proximité, les chercheurs ont pu tirer des conclusions surprenantes.

    Par exemple, des fissures persistantes du même côté des moules mises au rebut suggèrent que la plupart des loutres sur le site étaient droitières. Pendant des décennies, les chercheurs ont estimé que seuls les grands singes et les humains avaient une préférence marquée pour une main, mais les kangourous, les baleines bleues et maintenant les loutres de mer montrent eux aussi des préférences.

  • En Thaïlande, le couronnement du roi Vajiralongkorn, monarque imprévisible et politique
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/05/03/thailande-vajiralongkorn-monarque-imprevisible-et-politique_5457837_3210.htm

    Le couronnement du roi Maha Vajiralongkorn, monté sur le trône à la mort de son père en 2016, a débuté samedi et doit s’achever lundi à Bangkok.

    L’événement qui se déroule du samedi 4 au lundi 6 mai à Bangkok ne s’était pas produit en Thaïlande depuis 1950 : le couronnement d’un roi. Sa Majesté Maha Vajiralongkorn, 66 ans, aura dû attendre longtemps avant d’accéder au trône, son père Bhumipol Adulyadej, mort en 2016 à l’âge de 88 ans, ayant régné sept décennies sur l’ancien royaume de Siam.

    Bien que roi depuis plus de deux ans, Rama X – son nom dynastique – n’avait toujours pas été couronné. Il va donc l’être, pendant le week-end, lors de cérémonies élaborées qui se prolongeront durant deux jours et où vont se mêler des rites bouddhiques et brahmaniques, hérités de l’Inde classique. Ce couronnement a cependant lieu dans le contexte d’une Thaïlande politiquement divisée, dirigée depuis cinq ans par la junte militaire, et dont l’actuel souverain incarne pour beaucoup une stabilité mise à mal depuis le début du siècle, une période marquée par deux coups d’Etat.

    Il n’est rien de dire que la personnalité de Sa Majesté Maha Vajiralongkorn Bodinthrathepphayawarangkun – son nom complet –, contraste fortement avec celle de son père, connu comme « le roi qui ne sourit jamais » en raison de la sobriété de son comportement et adulé par son peuple durant tout son règne.

    Capture écran du roi Maha Vajiralongkorn, assis sur le trône, en face de la reine Suthida, lors de son couronnement, samedi 4 mai.

    Loin de connaître la même ferveur, Rama X est un personnage fantasque et imprévisible, dont la vie personnelle a été agitée. Il vient d’ailleurs d’annoncer, à la surprise générale, qu’il s’était marié pour la quatrième fois, mercredi 1er mai : l’heureuse élue, Suthida Tidjai, une ancienne hôtesse de l’air de Thai Airways âgée de 40 ans, est sa compagne depuis plusieurs années. En 2016, son futur époux l’avait nommée au grade de général au sein de l’armée et chef adjointe de l’Unité de ses gardes du corps.

    Institution vénérée et puissante

    On ne sait cependant que peu de choses sur ce souverain pilote de chasse, formé au Royaume-Uni et en Australie, et qui éleva naguère à la dignité de maréchal d’aviation son chien Fufu, décédé quatre ans après sa prise de fonction.

    Depuis qu’il a accédé au trône de cette monarchie constitutionnelle, où l’institution royale est aussi vénérée que puissante, les décisions prises par Rama X ont laissé perplexe plus d’un observateur. Si la Constitution bride les pouvoirs exécutifs du souverain, le père de l’actuel roi, Rama IX, s’impliqua directement dans les affaires du royaume.
    De même, son fils ne semble pas disposé à ne faire que de la figuration, rôle auquel le limite, en théorie, cette même Constitution.

    Le roi s’est distingué ces deux dernières années par ses desiderata et ses réactions, créant des précédents : à la mort de son père, le 13 octobre 2016, Vajiralongkorn annonce qu’il ne va pas devenir roi dans l’immédiat, demandant « un délai » pour « porter le deuil ». Même s’il est de tradition, depuis le début de la dynastie Chakri, fondée en 1782, que le nouveau monarque monte sur le trône dès la mort du souverain défunt. Vajiralongkorn sera proclamé roi un peu plus tard, le 16 décembre.


    Des habitants attendent devant le palais royal, samedi 4 mai.

    En janvier 2017, nouvelle surprise : le souverain exige que soient amendés plusieurs articles du projet d’une nouvelle Constitution concoctée par les militaires au pouvoir – et approuvée l’été précédent par référendum. D’abord, il rejette l’obligation de se faire remplacer par un régent lorsqu’il est absent du pays. Une raison simple explique sa royale exigence : depuis des années, le roi passe une bonne partie de son temps dans sa somptueuse résidence des environs de Munich, près du lac de Sternberg.

    Contrôle du Bureau des avoirs de la couronne

    Le roi exige ensuite l’amendement de deux autres articles. Un premier qui permet à la Cour constitutionnelle d’être l’arbitre ultime en cas de crise majeure ainsi qu’un deuxième stipulant que toute proclamation royale soit contresignée par un ministre ou par le président du Parlement. Ces articles restreignaient ses pouvoirs de monarque constitutionnel.

    Vajiralongkorn ne s’est pas arrêté en si bon chemin : en 2017, il a pris le contrôle direct du Bureau des avoirs de la couronne, dont les actifs sont estimés à 40 milliards de dollars (35,7 milliards d’euros). Magnanime, il a cependant accepté de payer des impôts sur les revenus générés par cet organisme qui s’occupe de la gestion des terres royales et de différents investissements, notamment dans le domaine bancaire…

    « Je défendrai votre héritage comme s’il en allait de ma propre vie », le général Apirat, lors d’une cérémonie

    Le roi a aussi fait le ménage au palais, en révoquant des grands chambellans et en répudiant son avant-dernière épouse, dont l’oncle croupit désormais en prison pour corruption et « lèse-majesté ». Il a enfin étendu son contrôle au domaine militaire : en nommant, fin 2018, le général Apirat Kongsompong chef de l’armée, il a renforcé, à l’intérieur de cette dernière, la faction de la « garde du roi », affaiblissant ainsi la position du chef de la junte et premier ministre, Prayuth Chan-o-cha, qui n’était pas spécialement un soutien acharné du nouveau roi, par le passé.


    Des Thaïlandais regardent la cérémonie de couronnement à la télévision, samedi 4 mai.

    Le 7 mars, à l’occasion d’une cérémonie sans précédent, ce même général Apirat a prêté serment à la monarchie en compagnie de plusieurs centaines de ses officiers devant une statue du roi Rama V, un souverain particulièrement révéré, mort en 1910. « Je défendrai votre héritage comme s’il en allait de ma propre vie », s’est exclamé l’officier, à genoux et mains jointes haut sur le crâne en signe de respect absolu.

    Selon un diplomate asitique, « le fait que le roi ait lui-même une expérience de militaire conduit à ce qu’il garde un œil attentif sur les forces armées et les promotions en son sein »
    Une telle cérémonie a été perçue par différents observateurs comme l’expression « d’une offensive tous azimuts contre les opposants de la junte militaire », écrit le site indépendant Khaosod. L’armée, en dépit de ses divisions interne, perçoit son avenir comme intrinsèquement lié à celui de la royauté. Et réciproquement : il est loin le temps où, à la suite du coup d’Etat de 1932, qui mit fin à la monarchie absolue, cette dernière fut marginalisée par les militaires.

    Même si la Thaïlande redevient une démocratie et quel que soit le gouvernement issu des élections législatives du 24 mars, la nouvelle Constitution contribue à limiter les pouvoirs du premier ministre et de son cabinet. Elle renforce l’alliance entre le palais royal et l’armée. « Le fait que le roi ait lui-même une expérience de militaire conduit à ce qu’il garde un œil attentif sur les forces armées et les promotions en son sein », juge un diplomate asiatique cité par la revue japonaise Nikkei Asian review.

  • Attacks by White Extremists Are Growing. So Are Their Connections. - The New York Times
    https://www.nytimes.com/interactive/2019/04/03/world/white-extremist-terrorism-christchurch.html

    In a manifesto posted online before his attack, the gunman who killed 50 last month in a rampage at two mosques in Christchurch, New Zealand, said he drew inspiration from white extremist terrorism attacks in Norway, the United States, Italy, Sweden and the United Kingdom.

    His references to those attacks placed him in an informal global network of white extremists whose violent attacks are occurring with greater frequency in the West.

    An analysis by The New York Times of recent terrorism attacks found that at least a third of white extremist killers since 2011 were inspired by others who perpetrated similar attacks, professed a reverence for them or showed an interest in their tactics.

    The connections between the killers span continents and highlight how the internet and social media have facilitated the spread of white extremist ideology and violence.

    In one instance, a school shooter in New Mexico corresponded with a gunman who attacked a mall in Munich. Altogether, they killed 11 people.

    #extrême_droite #agression #terrorisme #cartographie #visualisation

  • #munich : Des câbles de fibre optique du réseau Vodafone incendiés
    https://nantes.indymedia.org/articles/44976

    A Munich (Bavière), la police criminelle du service à la sûreté de l’Etat suppose qu’un incendie criminel a été commis dans la nuit du lundi 11 au mardi 12 mars, entre 1h et 2h15, contre une infrastructure de télécommunication. La police écarte d’emblée un quelconque défaut technique et parle de sabotage délibéré. En dépit du fait qu’aucun communiqué de revendication n’ait été publié sur internet et qu’aucun tag n’ait été laissé sur les lieux et dans les environs, les flics parlent de « motivation criminelle à caractère politique » et n’excluent pas la piste des milieux autonomes en raison de la nature de cet acte visant à couper les télécommunications d’une partie de la (...)

    #Resistances

  • A Munich, le fossé se creuse entre #Etats-Unis et #Europe
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/02/18/a-munich-le-fosse-se-creuse-entre-etats-unis-et-europe_5424724_3210.html

    A Varsovie, où les Etats-Unis avaient convoqué une réunion internationale, les 13 et 14 février, pour tenter de monter un front contre Téhéran, le vice-président américain, Mike Pence, a appelé les Européens à se retirer eux aussi du JCPOA, alors même que plusieurs pays de l’Union européenne, dont la France et l’Allemagne, avaient ostensiblement refusé d’envoyer leur ministre des affaires étrangères à cette réunion.

    M. Pence a ensuite fait le voyage à Munich, où, devant un parterre de hauts responsables européens, il a réitéré cette exigence, accompagnée de la demande aux trois grands pays membres de l’UE (Allemagne, France et Royaume-Uni) de « cesser d’affaiblir les sanctions américaines contre l’Iran » – allusion au mécanisme Instex récemment mis en place, devant permettre à certaines entreprises européennes de commercer avec l’Iran, en dépit des sanctions américaines qui paralysent les réseaux bancaires.

    Le discours moralisateur de M. Pence à Munich, samedi 16 février, mêlant admonestations et reproches, sans même s’encombrer des habituelles fioritures sur la solidité des engagements des Etats-Unis à l’égard de leurs alliés ou au sein de l’#OTAN, a reçu un accueil glacial.

    Le vice-président [...] a également mis en garde les Européens contre la société chinoise Huawei et les achats de gaz russe. « Sous Donald Trump, a-t-il conclu, les Etats-Unis sont de nouveau le leader du #monde_libre. »

    #sans_vergogne

  • France to deliver 6 boats to the Libyan Coast Guard in June

    France’s Defense Minister, Florence Parly, announced on Saturday that her country will provide the Libyan Coast Guard with six equipped boats, which will arrive in June.

    The announcement came during Parly’s meeting with Prime Minister of the Tripoli-based Government of National Accord (GNA), Fayez Al-Sarraj, in the margins of the Munich Security Conference.

    The French minister also approved a program for training and equipping the Libyan Coast Guard, which Parly praised its successes in the face of the problems of illegal immigration.

    At the end of the meeting, Al-Sarraj invited the French minister to Libya in the context of consolidating relations between the two countries.

    http://www.addresslibya.com/en/archives/41690
    #Libye #externalisation #France #gardes-côtes_libyens #asile #migrations #frontières #contrôles_frontaliers #bateaux

    • La France fournit six bateaux à la garde-côtes libyenne

      PARIS, 21 février (Reuters) - La France va fournir au
      printemps prochain six embarcations rapides à la garde-côtes
      libyenne, engagée, avec la coopération de l’Union européenne,
      dans le contrôle controversé des flux de migrants tentant de
      traverser la Méditerranée.
      La ministre des Armées, Florence Parly, l’a annoncé au
      Premier ministre libyen Fayez el-Sarraj le week-end dernier en
      marge de la Conférence sur la sécurité, à Munich, a-t-on appris
      auprès du ministère des Armées.
      « Il s’agit de six Zodiac Sillinger qui leur seront livrés
      par lots de deux au cours du printemps », a-t-on précisé à
      Reuters.
      La garde-côtes libyenne est sous le contrôle du gouvernement
      d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté
      internationale, que dirige Fayez el-Sarraj depuis mars 2016.
      Les ONG qui viennent en aide aux migrants dénoncent depuis
      des années la politique de « sous-traitance du contrôle de
      l’émigration » décidée par l’Union européenne en coopération avec
      Tripoli pour contenir l’afflux de migrants sur son sol.
      Dans un rapport publié en janvier dernier, Human Rights
      Watch (HRW) estime que le soutien, en équipements notamment,
      apporté par l’UE - et l’Italie en particulier - aux garde-côtes
      libyens contribue à la détention arbitraire et abusive de
      centaines de migrants et demandeurs d’asile interceptés en mer.
      Les Européens, souligne l’ONG, sont complices d’un
      « cauchemar sans fin », qui s’est accentué avec la fermeture des
      ports italiens et maltais aux ONG. Elle relève notamment la
      hausse des opérations de la garde-côtes libyenne dans les eaux
      internationales.

      (Sophie Louet, édité par Yves Clarisse)

      https://www.boursorama.com/bourse/actualites/la-france-fournit-six-bateaux-a-la-garde-cotes-libyenne-87b5275928144323

    • Paris livre des bateaux à Tripoli pour contrer les migrants

      Les organisations humanitaires dénoncent la vulnérabilité croissante des migrants en Libye due à la montée en puissance des garde-côtes du pays.

      Dans un geste inédit, la France a annoncé « la cession » à la Libye de six bateaux « pour la marine libyenne », lors du point de presse hebdomadaire du ministère des armées, jeudi 21 février, sans autre précision.

      Le cabinet de la ministre Florence Parly a indiqué au Monde avoir communiqué cette décision à Faïez Sarraj, chef du gouvernement d’« accord national » – soutenu par la communauté internationale mais dont l’autorité se limite à la Tripolitaine (Ouest) – à l’occasion d’une entrevue, samedi 16 février, en marge de la conférence sur la sécurité de Munich.

      Selon Paris, ces hors-bord sont destinés à renforcer la flotte des gardes-côtes libyens, notamment en matière de lutte contre l’émigration clandestine et le terrorisme.

      Une telle initiative française sans précédent – l’Italie était jusque-là le seul Etat européen à équiper les gardes-côtes de Tripoli – ne devrait pas manquer de nourrir la controverse en raison des violences que subissent les migrants interceptés en mer avant d’être placés en détention dans la zone littorale par les forces libyennes.

      « Conditions de détentions abjectes pour les migrants »
      « Il s’agit d’un pas supplémentaire dans la coopération européenne avec la Libye pour renforcer le contrôle de sa frontière au prix de conditions de détentions abjectes pour les migrants », dénonce Michael Neuman, directeur d’études chez MSF-CRASH (Centre de réflexion sur l’action et les savoirs humanitaires).
      Les six bateaux en passe d’être cédés à Tripoli sont des embarcations pneumatiques semi-rigides de type militaire dites « Rafale », longues de douze mètres. L’entreprise Sillinger qui les construit doit d’abord les livrer à la marine française à Toulon en trois lots de deux entre mai et novembre. « Il s’agit de bateaux qui ont été commandés à Sillinger par la France et qui seront livrés à la marine française à Toulon, et que la France cédera ensuite à son homologue »,dit-on chez Sellinger.
      Ce chantier, spécialisé dans les semi-rigides à usage militaire, équipe notamment des forces spéciales. Les bateaux livrés à Tripoli ne seront toutefois dotés d’aucun accessoire particulier, outre un GPS et un radar. Ils ne seront notamment pas équipés de supports permettant aux Libyens d’y placer des armes lourdes type mortier ou canon. Ces embarcations pneumatiques sont vouées à faciliter le transfert et le débarquement des migrants interceptés en mer.

      Enrayer le flux de migrants et réfugiés
      La Libye disposerait déjà de huit vedettes rapides « grises » de seize mètres, selon Flottes de combat, qui les attribue à la marine nationale. Avec son geste, la France apporte ainsi sa – modeste – pierre à une coopération jusque-là dominée par l’Italie, laquelle était engagée après de Tripoli en vertu d’un accord bilatéral remontant à 2008 sous le régime de Mouammar Kadhafi. La révolution de 2011, durant laquelle des bâtiments ont été endommagés, avait perturbé l’exécution de cet accord.
      Quatre patrouilleurs italiens ont finalement été livrés à Tripoli en février 2017 – neufs ou réparés – et le Parlement de Rome a ensuite débloqué, en août 2018, un train supplémentaire de douze patrouilleurs, dont l’un de 27 mètres a été mis à disposition deux mois plus tard.

      L’aide européenne, italienne en particulier, dont la formation du personnel des gardes-côtes libyens est un autre volet, a permis d’améliorer l’efficacité des interceptions de migrants en mer. Ajoutée à la fermeture des ports de débarquement en Italie ou à Malte, et aux entraves imposées aux activités des navires de sauvetage d’ONG, cette montée en puissance des gardes-côtes libyens a contribué à enrayer le flux de migrants et de réfugiés arrivant en Italie à partir de la Libye. Ces derniers n’ont été que de 23 370 en 2018, soit un effondrement de 80,5 % par rapport à 2017 et de 87,2 % par rapport à 2016.
      Violation systématique des droits humains
      Mais ces résultats statistiques comportent une face cachée dénoncée avec vigueur par les organisations humanitaires : la vulnérabilité croissante des migrants et réfugiés piégés dans le système de centres de détention libyens. « Les centres sont en état de surpopulation avec une moyenne de 1,5 m² par personne », déplore Julien Raickman, chef de mission Médecins sans frontières (MSF) en Libye. Selon un officiel libyen cité dans un rapport de Human Rights Watch (HRW) paru en janvier, le nombre de migrants et réfugiés détenus après avoir été « interceptés » s’était élevé à 8 672 à la mi-2018.

      Or ces centres de détention sont le théâtre de violation systématique des droits humains. Dans un rapport diffusé en décembre 2018, la mission des Nations unies pour la Libye (Manul) fait état de « torture et autres mauvais traitements, travail forcé, viols et violences sexuelles commis en toute impunité » par les gardes de ces établissements liés au gouvernement de Tripoli. Le document de l’ONU demande aux Européens d’assortir leur coopération avec la Libye en matière migratoire de « garanties de respect du droit humanitaire », soit une critique voilée de la tournure prise par cette même coopération.

      https://www.lemonde.fr/international/article/2019/02/22/paris-livre-des-bateaux-a-tripoli-pour-contrer-les-migrants_5426590_3210.htm

    • Migrants : Paris cède six bateaux de garde-côtes à Tripoli

      Dans un geste inédit, la France a annoncé « la cession » à la Libye de six bateaux « pour la marine libyenne », lors du point presse hebdomadaire du ministère des armées, jeudi 21 février, sans autre précision. Le cabinet de la ministre, Florence Parly, a indiqué au Monde avoir communiqué cette décision à Faïez Sarraj, chef du gouvernement d’« union nationale » – soutenu par la communauté internationale mais dont l’autorité se limite à la Tripolitaine (ouest) – à l’occasion d’une entrevue, samedi 16 février, en marge de la conférence de Munich sur la sécurité.

      « Conditions de détentions abjectes pour les migrants »

      « Il s’agit d’un pas supplémentaire dans la coopération européenne avec la Libye pour renforcer le contrôle de sa frontière au prix de conditions de détentions abjectes pour les migrants », dénonce Michael Neuman, directeur d’études chez MSF-CRASH (Centre de réflexion sur l’action et les savoirs humanitaires).

      Les six bateaux en passe d’être cédés à Tripoli sont des embarcations pneumatiques semi-rigides de type militaire dites « Rafale », longues de douze mètres. L’entreprise Sillinger qui les construit doit d’abord les livrer à la marine française à Toulon en trois lots de deux entre mai et novembre. « Il s’agit de bateaux qui ont été commandés à Sillinger par la France et qui seront livrés à la marine française à Toulon, et que la France cédera ensuite à son homologue », dit-on chez Sellinger.

      Ce chantier, spécialisé dans les semi-rigides à usage militaire, équipe notamment des forces spéciales. Les bateaux livrés à Tripoli ne seront toutefois dotés d’aucun accessoire particulier, outre un GPS et un radar. Ils ne seront notamment pas équipés de supports permettant aux Libyens d’y placer des armes lourdes type mortier ou canon. Ces embarcations pneumatiques sont vouées à faciliter le transfert et le débarquement des migrants interceptés en mer.

      Enrayer le flux de migrants et réfugiés

      La Libye disposerait déjà de huit vedettes rapides « grises » de seize mètres, selon Flottes de combat, qui les attribue à la marine nationale. Avec son geste, la France apporte ainsi sa – modeste – pierre à une coopération jusque-là dominée par l’Italie, laquelle était engagée après de Tripoli en vertu d’un accord bilatéral remontant à 2008 sous le régime de Mouammar Kadhafi. La révolution de 2011, durant laquelle des bâtiments ont été endommagés, avait perturbé l’exécution de cet accord.

      Quatre patrouilleurs italiens ont finalement été livrés à Tripoli en février 2017 – neufs ou réparés – et le Parlement de Rome a ensuite débloqué, en août 2018, un train supplémentaire de douze patrouilleurs, dont l’un de 27 mètres a été mis à disposition deux mois plus tard.

      L’aide européenne, italienne en particulier, dont la formation du personnel des gardes-côtes libyens est un autre volet, a permis d’améliorer l’efficacité des interceptions de migrants en mer. Ajoutée à la fermeture des ports de débarquement en Italie ou à Malte, et aux entraves imposées aux activités des navires de sauvetage d’ONG, cette montée en puissance des gardes-côtes libyens a contribué à enrayer le flux de migrants et de réfugiés arrivant en Italie à partir de la Libye. Ces derniers n’ont été que de 23 370 en 2018, soit un effondrement de 80,5 % par rapport à 2017 et de 87,2 % par rapport à 2016.

      Violation systématique des droits humains

      Mais ces résultats statistiques comportent une face cachée dénoncée avec vigueur par les organisations humanitaires : la vulnérabilité croissante des migrants et réfugiés piégés dans le système de centres de détention libyens. « Les centres sont en état de surpopulation avec une moyenne de 1,5 m² par personne », déplore Julien Raickman, chef de mission Médecins sans frontières (MSF) en Libye. Selon un officiel libyen cité dans un rapport de Human Rights Watch (HRW) paru en janvier, le nombre de migrants et réfugiés détenus après avoir été « interceptés » s’était élevé à 8 672 à la mi-2018.

      Or ces centres de détention sont le théâtre de violation systématique des droits humains. Dans un rapport diffusé en décembre 2018, la mission des Nations unies pour la Libye (Manul) fait état de « torture et autres mauvais traitements, travail forcé, viols et violences sexuelles commis en toute impunité » par les gardes de ces établissements liés au gouvernement de Tripoli. Le document de l’ONU demande aux Européens d’assortir leur coopération avec la Libye en matière migratoire de « garanties de respect du droit humanitaire », soit une critique voilée de la tournure prise par cette même coopération.

      https://www.lemonde.fr/international/article/2019/02/22/paris-livre-des-bateaux-a-tripoli-pour-contrer-les-migrants_5426590_3210.htm

    • La France fournit six bateaux à la garde-côtes libyenne

      La France va fournir au printemps prochain six embarcations rapides à la garde-côtes libyenne, engagée, avec la coopération de l’Union européenne, dans le contrôle controversé des flux de migrants tentant de traverser la Méditerranée.

      La ministre des Armées, Florence Parly, l’a annoncé au Premier ministre libyen Fayez el-Sarraj le week-end dernier en marge de la Conférence sur la sécurité, à Munich, a-t-on appris auprès du ministère des Armées.

      “Il s’agit de six #Zodiac_Sillinger qui leur seront livrés par lots de deux au cours du printemps”, a-t-on précisé à Reuters.

      La garde-côtes libyenne est sous le contrôle du gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale, que dirige Fayez el-Sarraj depuis mars 2016.

      Les ONG qui viennent en aide aux migrants dénoncent depuis des années la politique de “sous-traitance du contrôle de l’émigration” décidée par l’Union européenne en coopération avec Tripoli pour contenir l’afflux de migrants sur son sol.

      Dans un rapport publié en janvier dernier, Human Rights Watch (HRW) estime que le soutien, en équipements notamment, apporté par l’UE - et l’Italie en particulier - aux garde-côtes libyens contribue à la détention arbitraire et abusive de centaines de migrants et demandeurs d’asile interceptés en mer.

      Les Européens, souligne l’ONG, sont complices d’un “cauchemar sans fin”, qui s’est accentué avec la fermeture des ports italiens et maltais aux ONG. Elle relève notamment la hausse des opérations de la garde-côtes libyenne dans les eaux internationales.

      https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKCN1QA1PG-OFRTP

    • La France offre des hors-bord aux Libyens pour bloquer les migrants

      Paris va livrer six bateaux à la marine libyenne, a confirmé, jeudi 21 janvier, le ministère des armées français. « Une scandaleuse nouvelle », selon Médecins sans frontières, alors que les garde-côtes de Tripoli jettent systématiquement leurs rescapés dans des centres de détention indignes.

      La France s’apprête à livrer des bateaux à la marine de Tripoli. Confirmée jeudi 21 février par le ministère des armées, l’information va faire bondir toutes les ONG qui se battent pour sauver des vies au large de la Libye. Ou plutôt, qui se battaient.

      Car ces derniers mois, les navires humanitaires se sont tous retrouvés, les uns après les autres, interdits ou empêchés de naviguer en Méditerranée centrale, à l’exception du Sea Eye (de retour depuis jeudi sur zone), pendant que les garde-côtes libyens, eux, voyaient leur capacité d’intervention exploser, eux qui ramènent leurs « rescapés » dans les centres de détention inhumains du régime.

      Leur « efficacité » s’est tant développée que le nombre d’arrivées dans les ports italiens a chuté de 80 % en 2018, et que la majorité des passagers tentant aujourd’hui la traversée sont interceptés par leurs « soins ».

      Depuis le début de l’année 2019, seuls 227 migrant(e)s ont ainsi posé le pied en Italie, d’après les statistiques de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui souligne que les routes se sont déplacées (vers l’Espagne en particulier).

      Or, le combat s’annonce de plus en plus inégal. À ses frais, Paris vient en effet de commander six « embarcations rapides à coque semi-rigide », des hors-bord, auprès de l’entreprise Sillinger – un fabricant « français », précise le ministère des armées, d’un coup de clairon.

      Ces produits « devraient être livrés par lots de deux au printemps et à l’été prochains », selon le cabinet de la ministre interrogé par Mediapart, puis expédiés à Tripoli « au profit de la marine libyenne ». Le coût ? Encore mystérieux.

      Jusqu’ici, dans le soutien aux garde-côtes libyens (sur lesquels l’Union européenne s’appuie pour tenter de « verrouiller » la Méditerranée centrale), seule l’Italie s’était engagée jusqu’au point de fournir directement des embarcations.

      La France franchit donc le pas, alors que les ONG et le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies n’ont cessé de documenter, non seulement les agressions commises par les garde-côtes à l’encontre des migrants durant leurs opérations de « secours » en mer (voir la vidéo du New York Times ci-dessous), mais surtout l’ampleur des violences commises dans les centres de détention officiels du régime où les rescapés sont systématiquement jetés à leur débarquement, parfois torturés, sinon revendus par des gardiens corrompus aux réseaux de trafiquants.

      Vidéo du « New York Times » reprise par « Courrier international », sur la base d’images récupérées par un collectif de chercheurs (Forensic Architecture), montrant le « sauvetage » catastrophique opéré par des garde-côtes libyens en novembre 2017, avec des noyades à la clef, alors que les humanitaires du « Sea Watch » sont empêchés en partie d’intervenir. © New York Times
      Inédite, cette annonce a déjà fait réagir Médecins du monde, qui parle d’une « honte », de même que Médecins sans frontières (MSF), l’association qui affrétait l’Aquarius jusqu’au retrait de son pavillon (au côté de SOS Méditerranée), choquée par cette « scandaleuse nouvelle ».

      « La France fournit des moyens logistiques (…) destinés à refouler les réfugiés en violation du droit international », a dénoncé MSF jeudi soir, en référence aux conventions internationales qui imposent à tout marin amené à secourir une embarcation en détresse de conduire ses rescapés dans le « port sûr » le plus proche. Or, en Libye, rien n’est sûr, à part les traitements inhumains et la détention « arbitraire ».

      C’est la mission des Nations unies pour la Libye (Manul) qui le dit, dans un rapport publié en décembre après la visite d’une dizaine de centres de détention officiels : « Les migrants y subissent de fréquentes tortures et autres mauvais traitements », du « travail forcé », « des viols et autres formes de violences sexuelles perpétrés par des gardiens dépendant du ministère de l’intérieur en toute impunité. »

      Dans ses conclusions, la mission de l’ONU formulait donc cette recommandation, noir sur blanc, à l’adresse de l’Union européenne et de ses États membres (dont la France) : « Assurez-vous qu’aucun soutien ou aucune coopération avec les garde-côtes libyens ne contribue à ramener des migrants et des réfugiés rescapés en mer sur le territoire libyen. » On lit bien.

      Et on note que les auteurs parlent à la fois de « migrants » (sous-entendu « économiques ») et de « réfugiés », puisqu’une partie des hommes, des femmes et des enfants se lançant depuis les plages libyennes sont en effet éligibles au statut de réfugiés en Europe, en particulier parmi les Soudanais, les Érythréens, etc. Mais encore faut-il qu’ils puissent poser le pied, ou un dossier.

      Si le ministère des armées français a confirmé jeudi l’information, c’est qu’elle fuitait déjà dans les médias tripolitains depuis quelques jours, à la suite d’une rencontre entre Florence Parly et Fayez el-Sarraj, le premier ministre libyen à la tête du « gouvernement d’union nationale » qui tient la partie ouest du pays (en plein chaos), le 17 février dernier, en marge d’une conférence sur la sécurité réunissant le gotha mondial de la défense à Munich.

      Au passage, d’après certains médias libyens, la France aurait approuvé un programme bilatéral de formation et d’équipement des garde-côtes, mais le cabinet de Florence Parly n’en parle pas à ce stade, ni pour démentir, ni pour confirmer.

      D’après Le Monde, les six bateaux seront uniquement équipés d’un GPS et d’un radar, « pas de supports permettant d’y placer des armes lourdes type mortier ou canon »­ – rappelons que la Libye reste visée par un embargo sur les armes (même si l’Italien Matteo Salvini réclame sa levée à cor et à cri).

      À vrai dire, le ministère des armées ne précise jamais, dans ses réponses écrites aux journalistes, si les hors-bord iront effectivement aux « garde-côtes » (le mot ayant peut-être l’inconvénient d’incarner trop l’opération et d’évoquer des images de violences), se contentant de confirmer des livraisons à la « marine libyenne » – en compétition sur l’eau avec certains services du ministère de l’intérieur chargés des transferts dans les centres de détention et de leur gestion.

      Le ministère des armées français n’écrit pas non plus, d’ailleurs, que les bateaux serviront directement aux opérations de sauvetage en mer, préférant parler de « lutte contre l’immigration clandestine ».

      En la matière, la stratégie des Européens est limpide depuis déjà des années, à défaut d’être toujours explicite : aider la Libye à « fermer » la Méditerranée en musclant ses garde-côtes. Ainsi, à coups de millions d’euros, l’Union européenne finance la « formation » de ces derniers, non seulement aux droits de l’homme (comme Bruxelles le répète à l’envi), mais aussi à l’abordage de canots par exemple, pour « limiter les pertes humaines ».

      En prime, elle supporte le « renforcement des capacités opérationnelles » des garde-côtes, via l’équipement et l’entretien de navires (gilets, canots pneumatiques, appareils de communication, etc.), ou bien de bâtiments au sol (salles de contrôle terrestres, etc.).
      Enfin, elle a soutenu la création d’une « zone de recherche et de secours » (zone SAR dans le jargon) propre à la Libye, déclarée en toute discrétion cet été, et qui a permis à Tripoli d’élargir sa zone d’intervention en mer et de prendre, en quelque sorte, le contrôle d’opérations de sauvetage dont la coordination revenait jusqu’alors à l’Italie, facilitant ainsi l’éviction des navires d’ONG (lire notre enquête ici).

      Seule l’Italie, donc, avait poussé plus loin, livrant dès 2017 des navires à Tripoli. Et cet été encore, après « l’affaire de l’Aquarius », Matteo Salvini (le ministre de l’intérieur d’extrême droite) a promis que Rome allait ajouter douze patrouilleurs au tableau, soit une véritable flottille – livrée en partie depuis.

      Avec des hors-bord, la France semble rester une catégorie en dessous. Mais un humanitaire interrogé par Mediapart, qui connaît bien le terrain libyen, souligne que ces embarcations « semblent répondre à l’incapacité des garde-côtes libyens à aborder les petits bateaux [de migrants] en détresse ». Et d’ajouter : « Ils vont finalement piquer les techniques de l’Aquarius ou du Sea Watch. »

      Au ministère des armées, à Paris, on tient à rappeler que la France est aussi engagée, avec l’UE, dans les opérations Sophia (de lutte contre les trafics) et Frontex (contrôle des frontières extérieures), dont les navires militaires mobilisés en Méditerranée contribuent à sauver des vies. Et qui ont le droit, celles-ci, à un débarquement sur le sol de l’UE.

      https://www.mediapart.fr/journal/international/220219/la-france-offre-des-hors-bord-aux-libyens-pour-bloquer-les-migrants

    • Libya to get six boats donated by France

      Libya will receive six boats donated by France later this year to enhance maritime security and combat illegal migration in the North African country.

      This is according to the French Ministry of Defence as reported by France’s Le Monde newspaper and comes after a meeting between French armed forces minister Florence Parly and Libyan Prime Minister Fayez Al-Sarraj.

      The 12 metre long semi-rigid boats are being acquired from France’s Sillinger and will be delivered in the second quarter of 2019.

      They will be used mainly to combat illegal migration from Libya.


      https://www.defenceweb.co.za/security/maritime-security/libya-to-get-six-boats-donated-by-france

    • Contre la fourniture de bateaux à la Libye : une #pétition

      Le gouvernement français a franchi un pas en s’engageant à fournir à la marine libyenne des bateaux destinés à pourchasser les exilé-e-s tentant la traversée de la Méditerranée vers l’Europe. Habitat et citoyenneté, La Roya citoyenne et la Ligue des Droits de l’Homme Nice et PACA lancent une pétition.

      L’implication de l’Italie pour que les autorités et parfois les milices libyennes empêchent les exilé-e-s d’atteindre l’Europe ne date pas de Salvini. La politique française qui suit la même orientation ne date pas de Macron. À commencer par le versant de cette politique qui consiste à faire pression sur l’Italie en bloquant la frontière franco-italienne et en augmentant les expulsions Dublin.

      Mais un pas est franchi quand à la suite du gouvernement italien le gouvernement français fournit à la Libye des bateaux qui serviront à pourchasser les exilé-e-s en mer pour les ramener vers les camps Libyens. Une chose est d’avoir habillé, chaussé, entraîné au tir l’assassin, une autre est de lui donner son arme.

      C’est la politique européenne, assumée par le gouvernement français qui y joue un rôle moteur : les exilé-e-s ne doivent quitter les camps libyens que pour être renvoyé-e-s dans leur pays d’origine par les soin de l’Organisation Internationale des Migrations, sous le nom de « retour volontaire », et pour une minorité qui aura la chance d’être choisie comme caution humanitaire, la réinstallation dans un pays occidental. Dans ce cadre, l’asile n’est plus un droit mais une charité à la discrétion des États - voire un argument de communication pour faire accepter un monde sans droits.

      Et qu’importe si les politiques migratoires européennes, l’argent qu’elles injectent et les jeux de pouvoir troubles auxquelles elles s’entremêlent entretiennent l’instabilité en Libye et poussent les exilé-e-s à continuer leur route vers l’Europe, alors qu’au temps de sa stabilité, la Libye, pays riche de son pétrole et peu peuplé, accueillait entre un million et demi et deux millions de travailleur-se-s immigré-e-s, dont une minorité songeait à continuer sa route vers l’Europe.

      Face à ce pas franchi, ces bateaux qui doivent être fournis pour retourner les exilé-e-s vers les camps, les traitements inhumains et dégradants, les viols, la torture, le travail forcé, une pétition a été initiée. N’hésitez pas à signer et à relayer :

      https://www.change.org/p/m-le-pr%C3%A9sident-de-la-r%C3%A9publique-la-barbarie-permis-de-tuer-pas-en-

      https://blogs.mediapart.fr/philippe-wannesson/blog/040319/contre-la-fourniture-de-bateaux-la-libye-une-petition

    • La France offre des bateaux aux garde-côtes libyens malgré les abus

      L’aide française pourrait mener à de graves violations des droits humains.

      Personnes enchainées, battues, brûlées, écrasées, pendues la tête en bas, menacées, détenues dans des conditions abominables : les images diffusées récemment par la chaîne britannique Channel 4, montrant apparemment les actes de torture et les conditions inhumaines infligées aux migrants en Libye, sont insoutenables.

      Ce n’est pas que de l’horreur que l’on ressent face à ces images, mais aussi de la colère, car elles mettent en évidence une attitude cynique et insensible de la part de la France sur la question de la migration.

      Quelques jours avant la diffusion de ces images, la ministre de la Défense Florence Parly a annoncé que la France allait fournir six bateaux aux garde-côtes libyens. Les garde-côtes utiliseront ces embarcations pour renforcer leurs capacités d’interception des migrants tentant désespérément la traversée de Méditerranée et, s’ils les prennent, les placeront en détention arbitraire, illimitée et abusive.

      Depuis 2016, l’Union européenne a déversé des millions d’euros pour renforcer les garde-côtes libyens du Gouvernement d’Accord National, l’une des deux autorités concurrentes en Libye. De fait, l’augmentation des interceptions par les garde-côtes libyens, y compris dans les eaux internationales, combinée à l’obstruction des navires de sauvetage des ONG par l’Italie et Malte, a contribué à la surpopulation et à la détérioration des conditions sanitaires dans les centres de détention libyens.

      Si l’Italie a joué un rôle de premier plan dans le soutien matériel et technique à ces garde-côtes, la France s’apprête malheureusement à lui emboîter le pas.

      Cette décision est profondément hypocrite : en novembre 2017, Emmanuel Macron avait en effet fermement condamné les abus contre les migrants en Libye alors révélés par CNN, les qualifiant de « crimes contre l’humanité ». Depuis, les organisations humanitaires et de défense des droits humains n’ont eu de cesse d’alerter la présidence et le gouvernement français quant aux terribles abus commis dans les centres de détention. En janvier, un rapport de Human Rights Watch a montré que les programmes de l’UE destinés à améliorer les conditions dans ces centres n’ont eu que peu, voire aucun impact.

      Les efforts de l’UE pour empêcher les migrants de quitter la Libye vers l’Europe augmente significativement les risques que ces derniers soient exposés à une détention abusive. Fournir un soutien matériel aux garde-côtes libyens en toute connaissance de cause implique la responsabilité de la France dans de graves violations des droits humains.

      La France devrait suspendre la livraison de ses bateaux tant que les autorités libyennes n’auront pas mis fin à la détention arbitraire des migrants et aux exactions qu’ils subissent. Et plutôt que nourrir un cycle infernal d’abus, elle devrait se mobiliser avec d’autres Etats membres de l’UE pour maintenir les opérations de sauvetage en mer et permettre le désembarquement dans des ports sûrs pour les personnes vulnérables qui continueront de fuir les horreurs en Libye.

      https://www.hrw.org/fr/news/2019/03/13/la-france-offre-des-bateaux-aux-garde-cotes-libyens-malgre-les-abus

    • Les ONG en colère après la livraison par la France de six bateaux aux garde-côtes libyens

      Plusieurs ONG s’insurgent contre la livraison par Paris de six bateaux à la marine libyenne pour lutter contre l’immigration clandestine. Les défenseurs de la cause des migrants dénoncent l’hypocrisie de la France qui, selon eux, sous-traite à la Libye le contrôle des frontières et repousse loin du sol européen les candidats à l’asile.

      Amnesty International France, Human Right Watch (HRW), Médecins sans frontières (MSF)… De nombreuses ONG internationales ont dénoncé la livraison prochaine de six bateaux à la marine libyenne pour lutter contre l’immigration clandestine.

      « Nous avons écrit à la ministre des Armées et au ministre des Affaires étrangères pour les alerter sur les risques de cette coopération », a précisé Amnesty international, pour qui « la France engage sa responsabilité ». « Comment le gouvernement français a-t-il évalué ou va-t-il évaluer le risque que la livraison des six navires et les formations prévues puissent contribuer à la violation des droits fondamentaux des personnes réfugiées et migrantes interceptées en mer par les autorités libyennes ? », interroge la lettre dont l’AFP a eu connaissance.

      Six bateaux semi-rigides équipés de radar et de GPS

      Human Right Watch a également publié un communiqué pour exprimer son mécontentement. « Plutôt que nourrir un cycle infernal d’abus, [la France] devrait se mobiliser avec d’autres États membres de l’UE (Union européenne) pour maintenir les opérations de sauvetage en mer et permettre le désembarquement dans des ports sûrs ». MSF parle, de son côté, de « scandale » et s’inquiète que Paris puisse donner « les moyens logistique à la Libye de ramener [les migrants] dans cet enfer ».

      La ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé en février la livraison à la Libye de six navires dans le cadre du soutien français « aux efforts de la marine libyenne pour lutter contre l’immigration clandestine ».

      L’initiative de la France est inédite. Jusqu’à présent, seule l’Italie livrait des équipements aux garde-côtes libyens. Les bateaux livrés à Tripoli sont des embarcations pneumatiques semi-rigides de type militaire dites « Rafale », longues de douze mètres. Elles seront équipées de radar et de GPS. Elles ne permettront pas aux Libyens d’y placer des armes lourdes (type canons).

      Ces bateaux devraient permettre d’intercepter plus facilement les migrants interceptés en mer.

      « Sous-traiter » le contrôle de l’émigration

      Pour les ONG qui viennent en aide aux migrants, ces livraisons participent moins à la lutte contre les traites d’êtres humains qu’à soutenir une politique de « sous-traitance du contrôle de l’émigration » décidée par l’Union européenne en coopération avec Tripoli. Le but : contenir l’afflux de migrants sur le sol libyen.

      Human Right Watch dénonce ainsi « l’hypocrisie » de Paris. « En novembre 2017, Emmanuel Macron avait en effet fermement condamné les abus contre les migrants en Libye alors révélés par CNN […] Fournir un soutien matériel aux garde-côtes libyens en toute connaissance de cause implique la responsabilité de la France dans de graves violations des droits humains. »

      En août dernier, le Parlement italien avait déjà voté un décret prévoyant de livrer dix zodiaques patrouilleurs et deux navires aux garde-côtes libyens pour lutter contre l’immigration illégale en Méditerranée. Selon Le Monde, la Libye disposerait déjà de huit vedettes rapides « grises » de seize mètres.

      >> À relire sur InfoMigrants : en Libye, dans le centre de Zintan, des migrants sont morts de faim

      La garde-côte libyenne est sous le contrôle du gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale, que dirige Fayez el-Sarraj depuis mars 2016.

      Un accord a été signé en février 2017 entre l’Italie et la Libye afin de « juguler l’afflux de migrants illégaux ». Accord appuyé par les dirigeants de l’UE lors du sommet de Malte qui s’est tenu le même mois. Depuis, le gouvernement italien – avec l’aval de l’Union européenne (UE) - ont fourni aux garde-côtes libyens des bateaux, des formations et de l’aide pour patrouiller en Méditerranée et intercepter les migrants qui tentent de rejoindre l’Europe.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/15796/les-ong-en-colere-apres-la-livraison-par-la-france-de-six-bateaux-aux-

    • Questions à l’assemblée générale

      M. #Bastien_Lachaud interroge Mme la ministre des armées sur les graves crimes commis contre les migrants en Libye. En effet, depuis de nombreux mois la presse a fait connaître au monde le sort atroce que connaissent en Libye les migrantes, notamment d’Afrique subsaharienne. Des images des sévices de toute sorte qu’ils endurent ont fait le tour du monde. Il n’est pas possible que cette information ait échappé aux autorités françaises, qui disposent d’ailleurs de bien d’autres moyens pour en confirmer la véracité et l’ampleur. Ces crimes manifestes ne sont pas seulement le fait de groupes crapuleux et de trafiquants puisqu’ils sont perpétrés aussi dans des camps de Tripolitaine, région contrôlée par les autorités reconnues par la France. Malgré ces faits, le cabinet de la ministre des armées a annoncé le 22 février 2019 la cession par le Gouvernement de six bateaux français à la marine libyenne. Ce faisant, le Gouvernement se rend complice des traitements inhumains infligés aux migrantes dans la région. Il agit d’ailleurs conformément aux orientations de l’Union européenne qui confie à d’autres pays qu’à ses membres le soin de « gérer » les flux de personnes cherchant à gagner l’Europe tout en fermant les yeux sur les mauvais traitements odieux dont les migrantes sont victimes. Il souhaite donc apprendre de sa part si le Gouvernement a obtenu des garanties que les bateaux fournis par la France ne seront pas le moyen direct ou indirect de violations des droits humains et comment elle compte s’assurer que ces éventuelles garanties ne sont pas que des paroles en l’air.

      http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-17976QE.htm

    • Réfugiés : les dons de la France à la marine libyenne attaqués en #justice

      Huit associations ont attaqué en justice, jeudi 25 avril, la décision française de livrer des bateaux à la marine libyenne. Elles estiment que l’opération « contribuera à des violations caractérisées des droits fondamentaux » des migrants.

      https://www.mediapart.fr/journal/france/250419/refugies-les-dons-de-la-france-la-marine-libyenne-attaques-en-justice?ongl

    • Des ONG attaquent la France pour empêcher la livraison de six navires aux garde-côtes libyens

      Huit associations, dont Amnesty international et Médecins sans frontières, déposent un recours contre la France, accusée de « faciliter la commission de violations graves des droits humains » en fournissant six navires militaires aux garde-côtes libyens.

      Amnesty international France, Médecins sans frontières, la Cimade, le Gisti et quatre autres associations ont décidé jeudi 25 avril d’attaquer l’État français en justice pour demander la suspension du transfert de plusieurs bateaux français à la marine libyenne. Ils accusent Paris de « complicité » dans des violations de droits de l’homme en rapport avec les violences subies par les migrants en Libye.

      La France s’était engagée fin février, par la voix de sa ministre des Armées Florence Parly, à fournir gratuitement six embarcations rapides aux garde-côtes libyens, chargés du contrôle des flux de migrants en Méditerranée. D’après Libération, deux des six navires français seront offerts à la Libye en juin par l’armée française.

      Des portes-mitraillettes en option

      Il s’agirait des modèles « 1200 Rafale », qui sont des Zodiac fabriqués par l’industriel français Sillinger. Ce sont des navires d’une douzaine de mètres de long capables de transporter 25 passagers. Ils sont aussi dotés de portes-mitraillettes à l’avant et à l’arrière en option, ce que dénonce Amnesty International, qui se demande pourquoi la France n’a pas fourni de simples modèles de sauvetage qui existent aussi dans le catalogue de ce spécialiste des navires légers à usage militaire.

      Les ONG plaignantes considèrent qu’"avec ce transfert de bateaux, la France facilite la commission de violations graves des droits humains".

      « Il y a de nombreux exemples qui montrent que les garde-côtes libyens traitent extrêmement mal les migrants, ne sont absolument pas respectueux des droits humains et d’autre part ils les renvoient vers l’enfer », dans des camps et centres de détention où ils subissent des « violations multiples », estime notamment Cécile Coudriou, la présidente d’Amnesty International France.

      Une nouvelle étape dans l’externalisation de la gestion des migrations

      Ce transfert de matériel entre Paris et la Libye, sans contrepartie monétaire, s’inscrit dans une stratégie d’externalisation de la gestion des flux migratoires par l’Union européenne. Il est le fait d’une décision bilatérale, souligne Amnesty. D’ailleurs l’annonce de ce don de six bateaux a été faite en présence du Premier ministre libyen Fayez el-Sarraj mi-février en marge d’une conférence internationale.

      Au sein du gouvernement français, une source anonyme interrogée par Libération affirme toutefois que l’accord a été « conclu avec la marine, qui lutte contre tous types de trafics, pas avec les garde-côtes ».

      Si les bateaux sont livrés en juin, cette initiative française, sans précédent, marquerait un pas supplémentaire dans la coopération européenne avec la Libye. Jusqu’à présent, seule l’Italie fournissait des équipements aux garde-côtes libyens. En août dernier, le Parlement italien a voté un décret prévoyant de leur donner dix zodiaques patrouilleurs et deux navires pour lutter contre l’immigration illégale en Méditerranée. Selon Le Monde, la Libye disposerait déjà de huit vedettes rapides « grises » de seize mètres.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/16527/des-ong-attaquent-la-france-pour-empecher-la-livraison-de-six-navires-

    • Bateaux bientôt cédés à la Libye : des ONG demandent à la justice d’intervenir

      Le tribunal administratif de Paris doit se prononcer sur un #référé-suspension, à la demande de huit organisations non gouvernementales. Elles s’opposent à la cession, par la France, de six navires destinés à lutter contre l’immigration illégale.

      https://www.liberation.fr/france/2019/05/09/bateaux-bientot-cedes-a-la-libye-des-ong-demandent-a-la-justice-d-interve

    • La demande de suspension de la livraison de bateaux à la Libye rejetée

      Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté aujourd’hui la demande de suspension de la livraison de six bateaux commandés par le Ministère des Armées français pour les offrir aux garde-côtes libyens. Il a considéré qu’il s’agit d’un acte directement lié à la conduite des relations extérieures du gouvernement français et sur lequel le juge administratif n’est pas en mesure d’effectuer de contrôle.

      Cette ordonnance du tribunal laisse donc libre cours à une décision du gouvernement français qui vise à renforcer l’interception par les garde-côtes libyens des réfugiés et migrants en mer Méditerranée, et à les renvoyer et maintenir en Libye à n’importe quel prix et en violation du droit international. « En s’enferrant dans cette politique, le gouvernement français se rend complice des violences extrêmes qui continuent d’être infligées aux réfugiés et migrants en Libye et qui sont aujourd’hui bien documentées » dénonce Michaël Neuman, Directeur d’études chez MSF. « Une fois ramenées en Libye, ces personnes sont ensuite plongées dans un système de violences, d’exploitation et de détention ».

      Aux côtés des sept autres organisations engagées dans cette action en justice, nous envisageons de nous pourvoir en cassation devant le Conseil d’Etat.

      https://www.msf.fr/communiques-presse/la-demande-de-suspension-de-la-livraison-de-bateaux-a-la-libye-rejetee

    • Guerre aux migrant·e·s : la justice française entérine la coopération de la France avec le gouvernement libyen

      A l’heure où la Libye est en proie à une nouvelle guerre civile, la France n’a pas hésité à annoncer la livraison de six bateaux pour lutter opportunément contre l’immigration « dite clandestine ». Le tribunal administratif de Paris, saisie par plusieurs associations dont Migreurop [1], n’y trouve rien à redire.

      Une fois de plus [2] , des juges s’abritent derrière le fait que l’acte de cession relève de la conduite des relations internationales de la France pour se déclarer incompétents à opérer un contrôle de légalité [3] .

      En livrant ces bateaux aux garde-côtes libyens, la responsabilité française est d’autant plus importante que la plupart des personnes interceptées en mer Méditerranée ont subi des exactions par lesdits garde-côtes [4]. La France se rend ainsi complice des violations des droits humains commis en Libye à l’encontre des exilé.e.s en donnant à ce pays des moyens logistiques supplémentaires pour lutter contre les migrations. Or, le gouvernement français ne peut ignorer la situation qui prévaut en Libye et les conséquences qu’aurait cette livraison sur la vie et la sécurité des personnes.

      Tout comme les autres États européens, la France endosse ici la politique sécuritaire et répressive menée par l’Union européenne depuis 25 ans, et sous-traite à des pays dits tiers l’exercice des pires violences étatiques à l’encontre des personnes exerçant leur droit à émigrer.

      Pour que cesse cette guerre aux migrant·e·s, nos organisations envisagent de se pourvoir en cassation devant le Conseil d’État.

      http://www.migreurop.org/article2920.html

    • Livraison de bateaux à la Libye : le juge se dérobe. L’#impunité pour les « actes de gouvernement », jusqu’à quand ?

      En février dernier, Florence Parly, ministre des Armées, a annoncé l’achat par la France de six embarcations rapides au profit de la marine libyenne pour faire face au « problème de l’immigration clandestine ». Il s’agit de donner aux garde-côtes les moyens d’intercepter en mer les migrants qui tentent la traversée de la Méditerranée et de les ramener dans l’enfer de centres de détention où tous les témoignages nous rappellent qu’ils subissent les pires sévices. En fournissant aux autorités libyennes les moyens matériels de garder sous leur emprise celles et ceux qui cherchent protection en Europe, la France se fait donc complice du cycle de violations des droits humains commis dans ce pays.

      Pour s’y opposer, huit associations ont demandé au tribunal administratif puis à la cour administrative d’appel de Paris de suspendre l’exécution de la décision de livrer ces embarcations. Assurant une véritable immunité au gouvernement, ces juridictions se sont déclarées incompétentes pour contrôler une décision qui ne serait « pas détachable de la conduite des relations extérieures de la France » et relèverait par conséquent de la catégorie des « actes de gouvernement », que le juge administratif ne serait pas habilité à contrôler [1].

      Cette déclaration d’incompétence générale fondée sur la théorie des actes de gouvernement est inacceptable à un double titre. D’abord parce qu’elle met les décisions qui en relèvent hors d’atteinte de tout contrôle juridictionnel, même lorsque ces décisions peuvent entraîner ou favoriser, comme c’est le cas ici, la violation de droits fondamentaux et notamment du principe de non refoulement des demandeurs d’asile. Échappent de même à toute censure des décisions de livraison de matériels militaires prises sen méconnaissance flagrante des embargos décrétés tant par l’ONU que par l’Union européenne pour sanctionner la Libye. Ensuite parce la notion d’acte de gouvernement ne fait l’objet d’aucun encadrement légal, de sorte que les juges administratifs peuvent l’utiliser à leur guise pour se dérober à leur mission de contrôle sitôt que le gouvernement pourrait être mis en difficulté par la dénonciation d’une décision particulièrement choquante.

      De fait, ils ne s’en privent pas, notamment en matière de « conduite des relations extérieures de la France », comme l’ont révélé d’autres décisions d’incompétence récemment rendues sur le même fondement : celle, par exemple, rendue le 23 avril 2019 par le Conseil d’État refusant d’ordonner le rapatriement de ressortissantes françaises et de leurs enfants retenus en Syrie ; ou encore celle rendue par le tribunal administratif de Paris, le 9 mai dernier, dans la procédure dirigée contre les autorisations de sortie douanière délivrées par les autorités françaises pour des armes vendues à l’Arabie saoudite et qui, d’après les révélations des médias, sont utilisées contre des civils dans la guerre au Yémen.

      Le Conseil d’État belge n’a pas eu la même complaisance à l’égard du gouvernement : il a annulé le 14 juin dernier des licences d’exportations d’armes wallonnes vers l’Arabie saoudite, faute notamment d’un examen minutieux de la question des droits fondamentaux au royaume wahhabite. Il est temps que le juge administratif français se hisse au même niveau d’exigences et cesse de s’abriter derrière une théorie rétrograde pour refuser de sanctionner des décisions méconnaissant gravement les droits humains au prétexte qu’elles relèveraient de tractations avec des autorités étrangères.

      C’est pourquoi les organisations qui ont engagé le recours contre la livraison de bateaux à la Libye persistent dans leur procédure. A défaut de suspension de cette décision elles maintiennent leur demande d’annulation. Dans ce cadre, elles ont d’ores et déjà saisi la cour administrative d’appel de la question de la constitutionnalité du texte fondant l’incompétence du juge administratif en matière d’actes de gouvernement. Elles ne relâcheront pas leurs efforts pour qu’il soit mis fin à une impunité qui passe par pertes et profits les traitements inhumains, connus de tous, que les migrants subissent en Libye.

      https://www.gisti.org/spip.php?article6234

  • Gun Use Surges in Europe, Where Firearms Are Rare. Growing insecurity spurs more people to clear high bars for ownership

    When hundreds of women were sexually assaulted on New Year’s Eve in several German cities three years ago, Carolin Matthie decided it was time to defend herself. The 26-year-old Berlin student quickly applied for a gun permit, fearing many women would have the same idea and flood the application process.

    “If I don’t do it now, I will have to wait maybe another half year,” she recalls thinking.

    Gun ownership is rising across Europe, a continent that until recently faced far less gun crime and violence than much of the globe. Not long ago it was rare to see armed British police.

    The uptick was spurred in part by insecurity arising from terrorist attacks—many with firearms, and reflects government efforts to get illegal guns registered by offering amnesty to owners.

    Europe is still far from facing the gun prevalence and violence in Latin America or the U.S., which lead the world. World-wide civilian ownership of firearms rose 32% in the decade through 2017, to 857.3 million guns, according to the Small Arms Survey, a research project in Geneva. Europe accounts for less than 10% of the total.

    But Europe’s shift has been rapid, and notable in part because of strict national restrictions. In most European countries, gun permits require thorough background checks, monitored shooting practice and tests on regulations. In Belgium, France and Germany, most registered guns may only be used at shooting ranges. Permits to bear arms outside of shooting ranges are extremely difficult to obtain.

    Strict registration requirements don’t account for—and may exacerbate—a surge in illegal weapons across the continent, experts say.

    Europe’s unregistered weapons outnumbered legal ones in 2017, 44.5 million to 34.2 million, according to the Small Arms Survey. Many illegal weapons come from one-time war zones, such as countries of the former Yugoslavia, and others are purchased online, including from vendors in the U.S.

    “Europe represents the largest market for arms trade on the dark web, generating revenues that are around five times higher than the U.S.,” concluded a recent Rand Corp. report.

    With more weapons comes more gun-related violence. National police statistics in France, Germany and Belgium show an uptick in gun law violations since 2015. Europe doesn’t have current continentwide statistics.

    Armed robbery and similar crimes often entail illicit guns, while legally registered firearms tend to appear in suicide and domestic-violence statistics, said Nils Duquet of the Flemish Peace Institute, a Belgian research center.

    “It’s clear that illegal guns are used mostly by criminals,” he said.

    In July 2016, an 18-year-old shooter killed nine people in Munich using a gun authorities concluded he bought illegally off the dark web.

    In Germany, the number of legally registered weapons rose roughly 10%, to 6.1 million, in the five years through 2017, the most recent year for which statistics are available, according to Germany’s National Weapons Registry. Permits to bear arms outside of shooting ranges more than tripled to 9,285, over the same five years.

    Permits for less lethal air-powered guns that resemble real guns and shoot tear gas or loud blanks to scare away potential attackers roughly doubled in the three years through the end of 2017, to 557,560, according to the registry.

    Ms. Matthie first bought an air gun, which her permit allowed her to carry with her.

    She has since become a sports shooter, using live ammunition at shooting ranges, and is now applying for a firearm permit. She posts a daily video blog where she advocates armed self-defense.

    In Belgium, firearm permits and membership in sport-shooting clubs has risen over the past three years.

    Belgian applications for shooting licenses almost doubled after the terrorist attacks by an Islamic State cell in Paris in Nov. 2015 and four months later in Brussels, offering “a clear indication of why people acquired them,” said Mr. Duquet.

    In Paris, the suicide bombers also used machine guns to mow down restaurant and nightclub patrons—weapons they acquired on the black market and were tracked to a shop in Slovakia.

    Belgium has for years tightened regulations in response to gun violence, such as a 2006 killing spree by an 18-year-old who legally acquired a rifle.

    “Before 2006, you could buy rifles simply by showing your ID,” recalled Sébastien de Thomaz, who owns two shooting ranges in Brussels and previously worked in a gun store.

    “They used to let me shoot with all my stepfather’s guns whenever I joined him at the range,” said Lionel Pennings, a Belgian artist who joins his stepfather at one of Mr. De Thomaz’s shooting ranges on Sundays.

    Mr. Pennings recalled that in the past he could easily fire a few rounds with his stepfather’s gun. “Now it’s much stricter,” he said. “You can only use the guns you have a permit for.”

    A Belgian would-be gun owner must pass almost a year of shooting and theory tests, plus psychological checks, said Mr. De Thomaz.

    The gun-range owner questions the impact of that policy. “With each terror attack, the legislation gets stricter,” he said. “For the black market, everything stays the same.”

    https://www.wsj.com/articles/gun-use-surges-in-europe-where-firearms-are-rare-11546857000

    #armes #Europe #statistiques #détention_d'armes #chiffres
    ping @albertocampiphoto @reka

  • Novembre 1918 : le drapeau rouge flotte sur Strasbourg Jacques R. Pauwels - 16 Novembre 2018

    https://www.investigaction.net/fr/le-drapeau-rouge-flotte-sur-strasbourg

    http://www.jacquespauwels.net/november-1918-red-revolution-in-strasbourg
    https://www.globalresearch.ca/november-1918-red-revolution-strasbourg/5659993

    L’historien Jacques Pauwels nous rappelle un événement de la fin de la Première Guerre mondiale absent des grandes commémorations pour le centenaire de l’Armistice. Pas étonnant d’ailleurs… En novembre 1918, soldats allemands mutinés et ouvriers établissaient un soviet révolutionnaire en Alsace, instaurant bon nombre de mesures progressistes. Horrifiés, la bourgeoisie locale et les sociaux-démocrates allaient tout faire pour être “libérés”. (IGA)

    Dans le contexte de la révolution qui, en Allemagne, accompagna la défaite en novembre 1918, une situation révolutionnaire apparut en novembre 1918 à Strasbourg, ville appartenant toujours au Reich en ce temps-là. Inspirés par la proclamation d’une « république libre et socialiste » à Berlin par Karl Liebknecht le 9 de ce mois — et la proclamation, dès le 8 novembre, d’une république de soviets bavaroise (Räterepublik) à Munich, des soldats mutinés ainsi que des civils, majoritairement ouvriers, constituèrent un soviet révolutionnaire dans la capitale alsacienne et introduisirent immédiatement toutes sortes de réformes radicalement démocratiques, y compris l’abolition de la censure, des salaires plus élevés, de meilleures conditions de travail, le droit de faire grève et de manifester, etc. En outre, les révolutionnaires déclaraient qu’ils n’avaient « rien de commun avec les États capitalistes [et ne voulaient être] ni Allemands ni Français » mais vivre, à la suite du « triomphe du drapeau rouge », dans une « république d’Alsace-Lorraine » – Republik Elsaß-Lothringen – , libre, démocratique et tolérante sur le plan linguistique. Des drapeaux rouges flottaient sur toute la capitale alsacienne. Or, des mouvements révolutionnaires, sous la forme de soviets ou autres, surgirent simultanément dans bien d’autres villes alsaciennes, notamment Colmar, Mulhouse, Haguenau, Molsheim, Neuf-Brisach, Ribeauvillé, Saverne et Sélestat.


    Mais la bourgeoisie locale, majoritairement germanophone, ainsi que les sociaux-démocrates, furent horrifiés et décidèrent qu’ils préféraient être « français plutôt que rouges » ; ils firent appel aux chefs de l’armée française de « hâter leur entrée à Strasbourg » afin de mettre fin à « la domination des rouges ». Par conséquent, les troupes françaises firent leur entrée dans Strasbourg quelques jours avant la date prévue, à savoir le 22 novembre, renversèrent le soviet et annulèrent toutes les mesures démocratiques qu’il avait prises. Sans tarder, Strasbourg et le reste de l’Alsace (et le Nord de la Lorraine) furent annexés unilatéralement par la France et soumis à un processus draconien de « re-francisation », incluant une prohibition de l’usage de l’allemand et même de l’alsacien dans l’enseignement et les services publics et l’expulsion ou ostracisme des personnes soupçonnées de déloyauté envers la France ; le célèbre Docteur Albert Schweitzer fut l’une des victimes de ce genre de traitement.

    Après leur prétendue libération, les Alsaciens se retrouvèrent donc moins libres qu’auparavant, et ne jouissaient plus de la liberté de parler leur propre langue. Le cas de l’Alsace fournit une preuve supplémentaire que les objectifs de la Grande Guerre, même du côté de la puissance la plus démocratique de l’Europe, la France, n’incluaient pas des idéaux tels que la démocratie, la justice et les principes wilsoniens de l’autodétermination des peuples, et qu’une guerre victorieuse signifiait un recul, un retour vers une politique autoritaire et un triomphe pour les variétés les plus fanatiques du nationalisme.

    Jacques Pauwels est historien, auteur notamment de « 1914-1918 La Grande Guerre des classes », deuxième édition (entièrement refondue, mise à jour et augmentée d’un index), Éditions Delga, Paris, 2016. https://editionsdelga.fr/1914-1918-la-grande-guerre-des-classes
    #Strasbourg #Alsace-Lorraine #guerre #Histoire #Soviet

  • N’oublions pas la Révolution allemande


    cc : National Library of Israel, Schwadron collection

    En ces temps de commémorations impudiques et morbides, il peut être sain de se rappeler les pièces du dramaturge allemand Ernst Toller (1893-1939). A son retour du front, en 1917, Toller s’insurge contre ces pères qui envoient leurs enfants à la mort, eux qui : « […] n’ont jamais été couchés dans les tranchées, n’ont jamais entendu les cris désespérés des mourants, n’ont jamais entendu la plainte des forêts bombardées, n’ont jamais vu les yeux inconsolables des paysans qu’on chasse ». (Eine Jugend in Deutschland, 1933)
    Plutôt que de commémorer, dénonçons l’horreur de la guerre. Et commémorons plutôt la Révolution allemande (novembre 1918-avril 1919), celle de ces jeunes qui ont cru un instant, à l’instar de celles et de ceux de la Commune, que le peuple prendrait enfin le pouvoir. Toller s’est battu jusqu’au bout dans la révolution de Munich et a passé cinq ans en prison. Exilé aux États-Unis, il se suicidera en 1939. A propos de cette Révolution allemande confisquée, il a dit : « Qui veut comprendre la faillite de 1933 doit connaître les évènements des années 1918 et 1919 en Allemagne ».
    En 1930, il avertissait déjà : « La montre indique une minute avant minuit. »
    (pour les germanophones) :
    Die Wandlung (1919) : http://ds.ub.uni-bielefeld.de/viewer/image/519220/1/#topDocAnchor
    Masse Mensch (1920) : http://gutenberg.spiegel.de/buch/masse-mensch-3537/1
    Son autobiographie, Eine Jugend in Deutschland (1933) : http://gutenberg.spiegel.de/buch/eine-jugend-in-deutschland-3538/1
    #Ernst_Toller #Révolution_allemande

  • S’armer face au péril russe ? emmanuel macron ferait bien de relire quelques manuels d’histoire Edouard Husson - Atlantico (Bruit des bottes) - 7 Novembre 2018
    http://www.atlantico.fr/decryptage/armer-face-au-peril-russe-emmanuel-macron-ferait-bien-relire-quelques-manu

    Le président de la République aurait-il oublié le rôle de la Russie lors des conflits de 1918-1918 et de 1939-1945 ?

    Déclaration de guerre depuis Verdun ?  
    Emmanuel Macron a entamé une tournée commémorative, cent ans après la fin de la Première Guerre mondiale. Le mardi 6 novembre 2018, il était à Verdun, capitale de la paix, lieu plus que symbolique où, en 843, s’affirmèrent pour la première fois, dans un texte officiel, clairement, une langue “française” et une langue “allemande”, base de la construction progressive des Etats nationaux. C’est à Verdun toujours qu’un millénaire plus tard la France et l’Allemagne, lointaines héritières de la “Francie occidentale” et de la “Francie orientale”, se livrèrent à la plus terrible bataille de la Première Guerre mondiale.

    En dix mois, 700 000 soldats en tout furent tués, presque autant du côté allemand que du côté français. C’est le moment de se souvenir. En 1984, pour le 70è anniversaire du déclenchement de la Première Guerre mondiale, François Mitterrand et Helmut Kohl s’étaient spontanément donné la main pendant la cérémonie. La photo, peut-être plus émouvante encore que celle montrant le Général de Gaulle et le Chancelier Adenauer à la cathédrale de Reims, a fait le tour du monde et symbolise la réconciliation entre les ennemis d’hier. Aujourd’hui, Emmanuel Macron était seul ; c’est seulement samedi 10 novembre qu’il retrouvera la Chancelière, à Rethondes, lieu où furent signés les armistices de novembre 1918 et de juin 1940. L’ensemble des commémorations est, nous a-t-on dit, dédié au thème de la paix. Certains commentateurs ont regretté qu’il n’y ait pas de défilé militaire. Mais c’est ainsi, le président a invité la Chancelière allemande à prononcer le discours d’ouverture du Forum sur la paix.
     
    Il n’en est que plus paradoxal qu’Emmanuel Macron ait choisi Verdun pour faire une déclaration qui contredit largement l’esprit annoncé des commémorations. Je ne parlerai pas ici du côté paradoxal qui consiste à instrumentaliser la mémoire de la Grande Guerre au point de transformer la semaine de recueillement en opération de communication politique destinée à mettre en scène un président qui ne fréquente pas seulement la France des grandes métropoles, la “France d’en haut”, mais sillonne des villes moyennes, visite des sites industriels en difficulté entre ses discours de commémoration. Non, restons dans le cadre défini de la commémoration, de la guerre et de la paix. N’est-il pas proprement stupéfiant d’avoir choisi Verdun pour, lors d’un entretien radiophonique, en appeler à la création d’une “vraie armée européenne” et désigner un ennemi, explicitement, la Russie ? 
     
    Cette Russie souvent autoritaire mais à qui la République française doit d’exister encore
    Vous avouerez qu’il est pour le moins étonnant d’entendre dans la bouche d’un chef de l’Etat en pleine commémoration pacifique : “On ne protégera pas les Européens si on ne décide pas d’avoir une vraie armée européenne face à la Russie qui est à nos frontières et qui a montré qu’elle pouvait être menaçante” . Peu importe qu’Emmanuel Macron nuance ensuite son propos en disant souhaiter un “dialogue de sécurité avec la Russie”. Les propos essentiels sont surprenants à quelques jours de l’accueil du président Poutine à Paris, dans le cadre des commémorations. Surtout, quels que soient les griefs que l’on puisse avoir vis-à-vis de la Russie actuelle ou de son gouvernement, est-ce le moment de mettre en avant des contentieux ou bien de se rappeler ce qui nous rapproche ? S’agit-il de résoudre des disputes entre dirigeants de 2018 ou bien de se recueillir devant l’héroïsme et la souffrance des peuples en 1914-1918 ? 
     
    Commémorer la Grande Guerre et exalter la paix, n’inclut-il pas de se souvenir que sans le combat héroïque et les pertes énormes de l’armée tsariste à l’automne 1914, l’armée allemande aurait eu suffisamment de divisions à ramener vers l’ouest pour écraser notre armée ? N’est-ce pas le moment de rendre hommage au million huit-cent mille morts de l’armée russe ? Ne doit-on pas quitter la politique contemporaine pour se rappeler le paradoxe d’un peuple, d’un empire, russes, qui, aussi coercitifs fussent-ils, ont par deux fois sauvé notre régime républicain au XXè siècle ? En 1914-1917, en lui permettant de se renforcer suffisamment pour contenir la poussée de l’armée impériale ? Entre 1941 et 1945 pour vaincre le nazisme et permettre au Général de Gaulle de réinstaller la République ? Cinq millions de morts, civils et militaires, pendant la Première Guerre mondiale ; vingt-sept millions de morts, civils et militaires, entre 1941 et 1945. Tel est le tribut payé par l’Empire des tsars puis l’Union Soviétique à la défense de la liberté en Europe. Nous avons vainement attendu un geste des Européens de l’Ouest envers la Russie en 1989-1990. Jamais aucun chancelier allemand n’est allé à Moscou pour y déployer l’équivalent de la visite à Reims, de l’agenouillement de Willy Brandt à Varsovie ou de la poignée de mains de Verdun. Et même si l’on a décidé de détester sans nuances les gouvernants et les régimes russes successifs, il serait adéquat, durant dix jours, de penser en priorité aux peuples. En particulier quand on a pour ambition de faire reculer les populismes. Nos dirigeants se rendent-ils compte que, jusque dans la forme qu’ils donnent à leurs commémorations, ils mettent à distance les soutiers de l’histoire, les humbles et les pauvres qui fournirent le gros des combattants ? N’est-ce pas une semaine où parler de tous ceux qui, trop souvent dans les deux derniers siècles, ont dû supporter les conséquences de décisions prises par des dirigeants coupés du peuple ?

    Instrumentalisation anti-russe de la dissuasion nucléaire française ?  
    Même si nous décidions d’abandonner la cause des peuples, il y a bien d’autres critiques à formuler envers la déclaration du président français sur les ondes d’Europe 1. Je comprends bien que si l’on veut une armée, une “vraie armée”, il faut un “vrai ennemi”. Cependant Emmanuel Macron se rend-il compte de ce qu’il déclenche en mettant le doigt dans l’engrenage d’une structuration de la défense européenne à la fois émancipée des Etats-Unis (“On doit avoir une Europe qui se défend davantage seule, sans dépendre seulement des Etats-Unis, et de manière plus souveraine”) et tournée contre la Russie ? Lorque le Général de Gaulle prônait l’émergence d’une “Europe européenne”, elle devait bien s’émanciper des Etats-Unis et en même temps construire une architecture de sécurité avec la Russie.

    L’un ne pouvait pas aller sans l’autre aux yeux du fondateur de la Vè République. Ajoutons que si nous croyons à l’Europe, si nous voulons être fidèles à l’esprit de paix qui constitue le soubassement de l’édifice européen organisé, il nous faut de toutes nos forces refuser l’idée d’une “défense européenne” à la fois anti-américaine et anti-russe. 
     
    Regardons de plus près, en effet, ce qui est en train de de passer. Rien de plus instructif que de lire le dossier que consacre la revue allemande Internationale Politik, éditée par le think tank quasi-gouvernemental Deutsche Gesellschaft für auswärtige Politik (Société Allemande de Politique Etrangère) dans son édition datée de novembre-décembre 2018 à la “nucléarisation de la défense européenne”. On y voit Michael Rühle, collaborateur allemand de l’OTAN, y refuser l’idée que l’Allemagne puisse signer le nouveau traité des Nations Unies sur l’interdiction des armes nucléaires. Pour autant Rühle, tout comme Wolfgang Ischinger, président de la Conférence sur la Sécurité de Munich, ne reprennent pas à leur compte la perspective d’une “bombe nucléaire allemande”. Ils savent qu’elle susciterait aussitôt une réconciliation des Etats-Unis et de la Russie aux dépens de l’Allemagne. Mais alors, comment combiner le respect apparent de la dénucléarisation de l’Allemagne réunifiée et l’envie de plus en plus affirmée d’une partie du monde dirigeant allemand de pouvoir inclure l’arme nucléaire dans sa stratégie ? Wolfgang Ischinger pose ouvertement la question d’une extension de la dissuasion nucléaire française à l’Union Européenne et d’un co-financement allemand. Dans le même numéro d’Internationale Politik, le Français Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la Recherche stratégique, écarte l’idée d’un co-financement ou d’un partage de la dissuasion au sens plein du terme, mais l’expert français n’exclut pas, en cas de retrait américain d’Europe, que la France puisse stationner quelques têtes nucléaires en Allemagne et en Pologne et que les pays ne disposant pas de la bombe s’engagent, eux, à procurer un soutien conventionnel à une attaque nucléaire française. 
     
    Mais que voudrait dire des armes nucléaires françaises stationnées en Allemagne et en Pologne sinon une déclaration de guerre (froide) à la Russie ? Sommes-nous vraiment sûrs que c’est ce que nous voulons, nous autres peuples d’Europe ? Et puis, que signifie cette envie soudaine de se débarrasser de la présence américaine en Europe depuis que le président Trump a exigé une augmentation des contributions des membres européens de l’OTAN au budget de la défense occidentale ?

    Croit-on vraiment que des pays qui ont besoin qu’on exerce sur eux, comme l’a fait le président américain, une pression considérable pour augmenter leur budget de la défense se laisseront entraîner dans l’effort nécessaire pour créer une défense crédible face à une Russie traitée en ennemie - et qui est aujourd’hui, qualitativement, la meilleure armée du monde ? Tout ceci, au fond, n’est pas vraiment pensé. Et ajoutons, pour finir que cette Europe qu’on nous propose est singulièrement dénuée de repères historiques, d’éthique et de valeurs. 
     

    La seule convergence franco-allemande possible : en communauté de valeurs avec les Anglo-saxons et en paix avec la Russie
    Passons rapidement en revue le siècle qui nous sépare de la fin de la Première Guerre mondiale. Dès l’entre-deux-guerres, on voit que l’Allemagne est traversée par une double aspiration : celle d’une entente avec les Etats-Unis (pour sa démocratisation) ; et celle d’une entente avec la Russie (pour garantir la paix de l’Europe). Hitler s’oppose à cette double aspiration ; et, profitant de la crise pour arriver au pouvoir, il emmène l’Allemagne dans une fuite en avant mortifère qui débouche sur une guerre contre, à la fois, les Etats-Unis et la Russie soviétique. Après 1945, l’extraordinaire intelligence collective dont fait preuve l’Europe, la grande Europe, avec ses « pères fondateurs », Schuman et Monnet, de Gaulle et Adenauer, Jean XXIII et Willy Brandt, Margaret Thatcher et Mikhaïl Gorbatchev, Jean-Paul II et Vaclav Havel, pour énumérer les plus importants d’entre eux, permet, au bout du compte, la réconciliation du tropisme américain et du tropisme russe de l’Allemagne. L’Allemagne sait depuis Bismarck que la paix en Europe n’est garantie que si elle s’entend étroitement avec la Russie ; mais elle sait aussi, depuis Stresemann, que ce n’est pas en Russie mais en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis qu’elle doit aller chercher la recette de sa démocratisation. Voilà pourquoi la France, si elle veut travailler opportunément avec l’Allemagne à l’organisation du continent, ne peut en aucun cas encourager l’Allemagne à se couper à la fois des Etats-Unis et de la Russie. Or c’est bien la pente sur laquelle Emmanuel Macron est en train de se laisser entraîner. 
     
    Non, notre vocation est de suivre une autre voie ! Mais une voie, comme l’avait montré le Général de Gaulle, qui est convergente avec les intérêts profonds de l’Allemagne et de l’Europe. La République française est soeur des deux autres grandes nations qui ont inventé la liberté. Nous ne devons en aucun cas accepter une Europe qui se coupe de Londres ni de Washington. De Gaulle a toujours su, de l’appel du 18 juin à la crise des missiles de Cuba, que dans les grandes crises nous étions aux côtés des Britanniques et des Américains. Mais nous ne devons pas pour autant nous laisser entraîner dans la tendance fréquente des Américains et des Britanniques à la confrontation avec la Russie. De Gaulle a voulu la bombe atomique pour la France de manière à ne pas dépendre des soeurs anglo-saxonnes, à pouvoir dire non le jour où elles s’emballeraient (pensons au refus français de la guerre en Irak en 2003, soutenu par l’Allemagne et la Russie). En revanche, il était impensable pour de Gaulle de « partager la dissuasion », en particulier de laisser nos cousins germains s’approcher de l’arme nucléaire. Laisser faire cela aurait été pour lui : 1. Nier le sacrifice de millions de Français et d’autres Européens pour abattre le militarisme allemand ; 2. entériner la coupure de l’Europe d’avec la Russie ; 3. et même ne pas laisser d’autre choix à la Russie, au bout du compte que la confrontation avec le reste de l’Europe. Le raisonnement gaullien est encore plus valable aujourd’hui : sans une entente avec la Russie, comment pouvons-nous sérieusement penser placer le continent européen en situation d’équilibre avec l’Asie ? Comment pouvons-nous prétendre, en 2018, combattre sérieusement l’islamisme et ses milices sans une coopération étroite avec Moscou ? 
     
    Alors oui, vive la paix ! Mais pas une fake peace, grosse d’affrontements imprévus et incontrôlables, où l’on désigne la Russie comme ennemie. Vive la réconciliation franco-allemande ! Mais fondée sur une vision globale des intérêts de l’Europe, dont nous ne voulons pas qu’elle devienne définitivement, pour reprendre la formule de Paul Valéry au lendemain de la Grande Guerre, un simple « cap de l’Asie ». Vive « l’Europe européenne » ! Mais fondée sur le bon sens de ses peuples et non sur les élucubrations idéologiques de dirigeants sans repères. 

    #emmanuel_macron #guerre
    #instrumentalisation #Verdun
    #communication_politique
    #armée #france #Russie #ennemis
    #dissuasion_nucléaire #Allemagne
    #guerre_froide #France

  • The Grand Refugee Hotel: The Sequel to My Grandfather’s Germany

    On a visit to one of Germany’s most radical refugee integration experiments, U.S. migration journalist and academic Daniela Gerson went in search of her family history and found an increasingly uneasy relationship between past and present.

    At the #Grand_Hotel_Cosmopolis, an African teenager served cappuccinos to European travelers below clocks telling the time in Kabul, Damascus, Grozny and other global centers of crisis.

    Lamin Saidy – sporting a style he described as “American proper” with tight jeans, lots of earrings and a big smile – was 13 when he fled violence in the Gambia. After he arrived in Germany as a refugee, he was told about this place, where tourists, asylum seekers and artists all share one building. The hotel is run by staff composed of a core group of resident German artists and a diverse team that includes volunteers who may be refugees like Saidy or local college students who want to join the experiment.

    Then, in the fall of 2016, at a meeting in Washington, D.C., on immigration, a public artist gave a presentation on cultural integration initiatives in #Augsburg like none I had seen in more than a decade of reporting on immigration in the United States and Europe.

    The artist flashed images of the migrant job center, cafe and immigrant rights organization called Tuer an Tuer, which helped convince the city to take a stance against large institutional centers. Instead, all asylum seekers in Augsburg have been housed in residences of 100 or fewer people. She also showed photos of the colorful, boundary-bending Grand Hotel. This was Augsburg? It was definitely not the city of my imagination.

    Soon after, my mother forwarded me an invitation. In summer 2017, there was going to be a gathering of Jews from Augsburg and their families to commemorate the 100-year anniversary of the synagogue. I set off, eager to explore my family’s past and to see if a city I associated with historic brutality had succeeded in building a more welcoming society as a result.
    A Welcoming Nation

    When I arrived in Munich, the Bavarian capital, I borrowed a friend’s bike and pedaled down to the vast main train station. In 2015, in what was known as the Welcoming Summer, more than 1 million asylum seekers came to Germany and the station was full of arriving migrants. There was such an outpouring of public support for them that they had to close the station to donations.

    Two years later, the backlash was mounting. Chancellor Angela Merkel’s government had taken steps to slow the tide of arrivals, limiting countries from which people are eligible for asylum and speeding up deportations of people whose applications had been rejected.

    Munich’s size has helped mask the impact of the refugee influx. Augsburg, founded more than 2,000 years ago, is a different story. With a population approaching 300,000, and a popular destination for refugees and foreign laborers, it was a contender to become the first majority minority city in Germany. Now almost 50 percent residents have a “migration background.”

    After a quick train trip an hour east of Munich, I biked across Augsburg’s picture-perfect main square of churches and beer gardens, passing by women strolling in hijabs and Chechnyan kids racing in circles on scooters. And near one of the largest cathedrals, down a cobblestone street, I found the Grand Hotel Cosmopolis. On first impression, it hardly felt grand, but rather like the 1960s old-age home it once was, converted into a lively Berlin artists’ squatter house.

    In a sun-drenched garden, I joined two of the artist founders and a refugee artist for a vegetarian lunch cooked in the communal basement kitchen. As we ate, they explained that the building had been abandoned for six years when some local artists spotted it and inquired about renting it out as a temporary exhibition space. But the owners, a Protestant social enterprise, said they had already entered into negotiations with the government to house asylum seekers.

    That’s when the idea came up to merge the two concepts, and add a hotel. The artists take care of the hotel, cafe and ateliers. The social enterprise, with government support, provides housing for the migrants.

    Three days after the first asylum seekers moved in, it became clear to the artists this was not just a utopian experiment in aesthetics and communal living when the first deportation letter for one of its residents arrived. “Many of the artists stopped their artistic work,” one of my guides, Susa Gunzner, told me. Instead, they focused all of their energies on learning about immigration laws and how to help the refugees.

    After lunch, I toured the 12 uniquely designed hotel rooms: One was bordello hot pink, another constructed to feel like a container ship, a third had a forest growing through it. My stark room, with a long wooden bench of a bed and simple, low table, struck me as a very elegant prison cell.

    Three days after the first asylum seekers moved in, it became clear to the artists this was not just a utopian experiment in aesthetics and communal living when the first deportation letter for one of its residents arrived.

    Gunzner, who teamed up with an Iranian artist to create the room, told me it symbolized freedom. The room is a homage to a Persian woman who moved with her family to Europe at the beginning of the 20th century and later became a spy against the Nazis. Gunzner pointed out illustrations of trees on the wall from Shiraz. “We are always trying to enrich each other and find out – sometimes through very slow processes – who the other person is,” she told me.

    Left on my own, I walked downstairs to the refugee floor, and passed a half-dozen or so baby carriages crowding the stairwell. I had been warned I was only allowed to intrude if an asylum seeker invited me in. The founders of the hotel like to say they “only have guests – with and without asylum.” I was also struck by the strangeness of putting us all in one building as fellow travelers: people on holiday rubbing elbows with people who have been running for their lives.

    Not far from Augsburg, in the aftermath of World War II, my other grandparents – on my father’s side – landed in a very different type of refugee camp, set up by the United Nations and largely funded by the United States. They were Polish Jews whose families had been slaughtered in the streets and in concentration camps. They survived the war in Siberian labor camps and in Uzbek villages, where my father was born.

    In the desperate limbo of the displaced persons camp, they created a community – my grandfather took part in local governance; my father remembers a pet dog, Blackie, a synagogue and a school. What would my grandmother have said if artists lived upstairs and American tourists stayed for a week or two, temporarily sharing her first home outside Poland, the place where my father formed his first memories? Would she have appreciated the attention, or would she have felt like a monkey in the zoo?
    The Shadow of the Past

    It was not the first time that I had traveled to Germany and discovered echoes of my family’s past in my present, as I grapple with issues of migration, persecution and intolerance today as a journalist and academic.

    https://newsdeeply.imgix.net/20181008083027/fohrenwald_Gerson_family_19482.jpeg

    A decade ago, I spent a little over a year researching contemporary guest worker policies in Berlin and Bonn. Despite my last living relative who survived the Holocaust reprimanding me that Germany was no place for a nice Jewish girl, I fell for the country’s bike and cafe culture, numerous lakes and deliberate approach to its troubled history. I almost always felt welcome as a Jew. Even my neighbor who was a neo-Nazi was dating a Venezuelan and liked to come over and chat with me. Another neighbor, whose grandfather had been active in Hitler Youth, became one of my closest friends.

    Though I was sometimes disturbed by the recent stance that Germany was not a country of immigration, as well as the focus on integration – this notion some leaders interpreted as demanding that newcomers should cede their other cultural identities – I, in many ways, felt that Germany had dealt with its past in ways that could be a lesson to all nations.

    Ten years later, I visited a Germany increasingly conflicted about its moral obligations as it confronted the refugee crisis. And in Augsburg the juxtaposition of this tolerant, generous nation and the pernicious shadow of its intolerant past were in stark relief.

    I left the Grand Hotel on Sunday morning to meet other descendants of Augsburg Jews in the glorious sanctuary of the synagogue built in 1917. The descendants of those who fled the Nazis, or had the foresight or luck to leave before the war, had traveled from South Africa, Norway, Israel and across the United States. Civil leaders turned out in large numbers to pledge “never again.” It was a familiar message. But the synagogue’s attic museum reminded me how quickly a nation can shift toward hate. For the first time, it felt less like a history lesson and more like a warning that struck very close to home.

    In Augsburg, the juxtaposition of this tolerant, generous nation, and the pernicious shadow of its intolerant past were in stark relief.

    Created in 1985, the Augsburg synagogue houses the first independent museum in Germany dedicated to Jewish history. It tells the story of how there were only 1,500 Jews in Augsburg when the Nazis came, but they enjoyed comfortable local prominence. The synagogue is a clear sign of that position. Congregants built the sanctuary – one of the most beautiful I have ever seen, with its 95ft (29m) dome and an architectural style that spans from Byzantine and Oriental elements to Art Noveau – investing in what they imagined would be a vibrant future in Augsburg.

    I was struck by a slide titled “Integration through Achievement.” The museum describes the dreams of these Jews, and it reminded me of the aspirations of many of the asylum seekers I met during my stay in Augsburg. They did not want just to live free from danger, they wanted an opportunity to be productive, successful German citizens. Chillingly, the museum concludes, the local Jewish communities were “extinguished totally.”
    Looking Back, Looking Forward

    In the year since my visit to the synagogue, I have covered U.S. authorities tearing apart asylum-seeking families as part of a larger, often vicious, crackdown. While I wish I could at least point to Germany today as a model of how to do things differently, the picture is unfortunately not so black and white.

    In German elections last fall, the far-right anti-immigrant Alternative for Germany party – whose senior member maintains that the country should be more positive about its Nazi past – won 13 percent of the popular vote. According to current polls, the party is on track to win around a similar proportion of votes in upcoming regional parliamentary elections in Bavaria on October 14.

    This year, the leader of Chancellor Angela Merkel’s sister party in Bavaria, Interior Minister Horst Seehofer, pushed her to clamp down on border policy. In the eastern German city of Chemnitz, far-right protests against immigrants in recent weeks were accompanied by xenophobic tirades.

    In August Seehofer instituted the beginning of a new plan in Bavaria that could soon transform how asylum seekers are treated. In what he described as a national model, the goal is to expedite rapid deportations. Most new asylum seekers will be transported to institutions that can house more than 1,000 people, where they will not be in contact with anyone who is not an official or a lawyer or has specific permission.

    “That’s the opposite of what we tried to do in the last years, now we are going two steps back,” said Tuelay Ates-Brunner, the managing director of Tuer an Tuer. “For people who will be rejected, nobody will see them, nobody will know them.”

    “My first impression was that I felt like I was in a new world,” Saidy told me to the beat of Afro Pop on the jukebox. “The hotel is kind of incomparable.”

    The Grand Hotel is located in Augsburg, an ancient German city on Bavaria’s tourist-trod Romantic Road. It is also the place where my mother’s father was born. He was one of the first boys to have a bar mitzvah in the ornate, domed synagogue in Augsburg – just a few years before the Jews were forced to flee or perished at the hands of the Nazis.

    Nearly a century later, I went to stay at the Grand Hotel – one of Germany’s most radical refugee integration experiments.

    Like so many inherited homelands, Augsburg was a mythical place for me, formed from family memories I had never lived – portraits of stern ancestors, the men with elaborate waxy mustaches, the buxom women with beautifully tailored clothes and lace collars. My Augsburg froze when the Nazis took over.


    https://www.newsdeeply.com/refugees/articles/2018/10/08/the-grand-refugee-hotel-the-sequel-to-my-grandfathers-germany

    #Allemagne #hôtel #réfugiés #travail #migrations #asile

  • Réponse de la France à la déclaration russe relative à l’anniversaire des (...) - Représentation Permanente de la France auprès de l’OSCE
    https://osce.delegfrance.org/Reponse-de-la-France-a-la-declaration-russe-relative-a-l-anniversa

    Réponse de la France à la déclaration russe relative à l’anniversaire des accords de Munich 1938 au conseil permanent du 27 septembre 2018 Monsieur le président, ma délégation souhaite réagir à la déclaration prononcée à l’instant par la délégation russe.

    Tout d’abord, nous souhaitons soulever un point d’ordre : la rubrique des points d’actualité permet à ce Conseil d’aborder des questions politiques intéressant de manière immédiate la sécurité en Europe afin de favoriser le dialogue, non d’exploiter à des fins politiques des sujets du passé qui appartiennent aux historiens. Il y va aussi de la crédibilité de notre organisation.
    Ma délégation regrette d’être obligée de soulever ce point d’ordre pour la troisième année consécutive au moins.

    Les causes de la deuxième guerre mondiale sont multiples et complexes. En France, les historiens jouissent heureusement d’une pleine liberté pour analyser ces pages de l’Histoire européenne qui ont ravagé notre continent et contre lesquelles le projet de l’Union européenne est né, fort de ces valeurs de paix et de tolérance que nous défendons chaque jour.

    Outre les accords de Munich, que l’historiographie soviétique a nommé pour des raisons politiques transparentes le « complot de Munich » que vient encore de mentionner la déclaration russe, les étapes ayant conduit au conflit incluent le pacte germano-soviétique de 1939 et ses conséquences : démembrement de la Pologne, début des massacres et déplacements de masse de populations en Europe de l’est, première étape vers la fin de l’indépendance et de la souveraineté de certains pays, et occupation de la France. La Fédération de Russie semble avoir sur ces questions une mémoire tronquée. Il faut en effet ajouter au pacte Molotov-Ribbentrop, ses protocoles secrets, y compris la livraison par la Gestapo des réfugiés russes au NKVD et la visite de Molotov à Berlin en 1940 pour négocier avec Hitler l’entrée de l’URSS dans l’Axe.

    Nombreuses sont les questions qui se posent encore aux historiens sur les calculs et les motivations de l’URSS à la veille de la deuxième guerre mondiale. Elles nous rappellent combien il demeure indispensable, pour l’indivisibilité de la sécurité de l’espace OSCE, que tous les Etats participants renoncent à la manipulation du passé à des fins politiques. Plutôt que de ressasser l’histoire dont nous n’épuiserons pas aujourd’hui la complexité, il faut la dépasser : le projet européen présente à cet égard un exemple remarquable. Il est en revanche regrettable de constater chaque jour combien la Russie se fait le soutien indispensable de mouvements politiques extrémistes, en Europe et au-delà.

    #russie #ingérence #manipulations #histoire

  • V’la t’y pas que l’Ukraine part en morceau par l’autre bout : #Ruthénie_transcarpatique ou #Ruthénie_subcarpathique
    (avec ou sans h, sub ou trans selon votre position par rapport aux Carpathes) #Moukatchevo / #Moukatcheve / #Munkács
    (accord de Munich, 1938 et, surtout, leur violation impunément en mars 1939…)

    UAWire - Ukrainian Foreign Minister warns of Russian hybrid threat in #Transcarpathia
    https://www.uawire.org/klimkin-warned-of-a-russian-hybrid-threat-in-transcarpathia

    Ukrainian Foreign Minister Pavlo Klimkin stated in an interview with Radio NV that Transcarpathia is a high-risk region in terms of hybrid threats from neighboring countries. “I believe that Transcarpathia is a high-risk region in terms of hybrid methods. We must invest in it [to counter hybrid threats], otherwise we will create a situation that will cost us more,” said Klimkin.

    The Minister of Foreign Affairs emphasized that it was necessary to resolutely develop the appropriate policy for dealing with national minorities in Transcarpathia. He added that this was an important task that should be done in other regions of Ukraine with national minorities because Russia could exploit them.

    There are other regions where we have national minorities: Romanian, Bulgarian. We understand very well how Russia works with the Romanian and Bulgarian minorities. It can and will improve in applying hybrid methods. Every region needs a consistent and clear policy,” said Klimkin.

    • Il semblerait que ce discours accompagne des actions policières intenses après le jet de grenade dans la cour d’une conseillère municipale de Vinogradov / Vynohradiv.

      In Transcarpathia in the yard of the Deputy threw a grenade media – Ukrop News 24
      https://ukropnews24.com/in-transcarpathia-in-the-yard-of-the-deputy-threw-a-grenade-media

      In the night of Saturday, September 22, in the yard of the Deputy Vinogradov, Transcarpathian region ELISA Seda threw the grenade. About it reports a local site of sevliush info with reference to the Deputy.

      It is noted that a grenade was thrown by an unknown man at 4 in the morning.

      Now at the scene working police officers headed by chief of the regional police and the bomb squad.

      According to the Deputy, the grenade could throw for her citizenship, or messages in social networks, where she criticized local and regional authorities.

    • Le député local, Viktor Baloha de l’oblast de Transcarpatie, ancien gouverneur et ancien maire de Moukatchevo appelle à la démission de P. Klimkin et décrit une région abandonnée et en proie aux trafics.

      Pour corser l’affaire, le consul hongrois de Beregovo distribuerait libéralement – avec consignes de discrétion – des passeports hongrois.

      Enfin, on rappellera qu’#Oujgorod / #Oujhorod est un nœud crucial du réseau de #gazoducs d’Europe orientale…

      In the Parliament proposed to dismiss Klimkin for the words of Transcarpathia – Russia news today
      https://chelorg.com/2018/09/22/in-the-parliament-proposed-to-dismiss-klimkin-for-the-words-of-transcarpath

      Balogh noted that «the appropriate people» associated with the Carpathians, the European life-style, dozens of companies, working for export, as well as sanatoriums and mineral water. As for the authorities, they, in his opinion, talk about the region «as a hole».

      «And it says the power that for 2 years and are unable to restore the #Uzhgorod airport. Which is not repairing roads. Put the contraband on stream. Which merged with the bandits and knocks the Transcarpathian forest. Will not allow anyone to offend the Carpathians! Let Klimkin at least agree with the Slovaks about the renew of work of our airport, and then let says, what did we do to him», — said the MP.

      Earlier it became known that the Consulate of Hungary in Beregovo, Transcarpathian region issues living in the region Ukrainians passports of their country. It was reported that the documents were accompanied by recommendations not to notify the authorities of Ukraine. Pavlo Klimkin called Consul of Hungary «cog in this whole diplomatic structure» and promised to expel him from the country.

    • Le site #Myrotvorets qui se consacre à la chasse des ennemis de l’Ukraine publie les données personnelles des bénéficiaires des passeports hongrois distribués…
      https://en.wikipedia.org/wiki/Myrotvorets

      #Tout_va_bien

      The Terroristic « Mirotvorets » Website Started to Pursue the Owners of Hungarian Passports in Transcarpathia • СТАЛКЕР/ZONE
      http://www.stalkerzone.org/the-terroristic-mirotvorets-website-started-to-pursue-the-owners-of-hun

      After the scandal with the issuance of Hungarian passports [by the Hungarian embassy – ed] to Transcarpathia, Ukrainians who obtained Hungarian citizenship are now being entered into the database of the scandalous “#Mirotvorets“ website. This was reported on Facebook by “°Myrotvorets News°”.

      The first five violators of the Constitution and Law of Ukraine on nationality has been recorded in Purgatory. All data about the specified citizens of Ukraine having illegal Hungarian citizenship is confirmed,” it is said in the message.

      The website also published the names of these people, along with their photograph.

    • Peter Szijjarto, ministre des Affaires étrangères hongrois affirme que la délivrance des passeports par le consul de Beregovo était parfaitement légale et dénonce l’utilisation d’une caméra cachée. L’affaire est suivie de près par les voisins roumains…

      Szijjarto : Ceremonia de depunere a jurământului la Consulatul din Beregovo a fost desfășurată în mod legal | Libertatea Cuvântului (Cernăuți)
      http://lyberti.com/szijjarto-ceremonia-de-depunere-a-juramantului-a-fost-desfasurata-in-mod-le

      Szijjarto: Ceremonia de depunere a jurământului la Consulatul din Beregovo a fost desfășurată în mod legal

    • Government - Ministry of Foreign Affairs and Trade - News
      http://www.kormany.hu/en/ministry-of-foreign-affairs-and-trade/news/europe-and-the-world-must-take-action-against-the-security-risks-posed-by-th

      “A totally new world order is in development, and this is bringing with it new security risks, against which Europe and indeed the whole world must take action”, Minister of Foreign Affairs and Trade Péter Szijjártó declared in Monday in New York with relation to the fact that a separate meeting will be held on this issue during the 73rd session of the United Nations General Assembly, which is being held this week.

      At the world peace summit named after anti-Apartheid fighter and former South African President Nelson Mandela, we must identify the factors that represent the greatest danger to world peace and security”, the Minister said at the press conference.

      He explained that there are three such factors relating to Europe: one is illegal migration, with relation to which a particular risk is posed by the fact that “Europe is still incapable of speaking honestly and clearly, and of making it clear that Europe can only be entered legally”.

      The other is action against minorities, from which Hungary is also suffering in view of the fact that Hungarians in Transcarpathia are being systematically intimidated and the Ukrainian state wants to take away the rights of the Hungarian minority. “_The approach according to which national minorities are not viewed as a resource, but as a potential source of conflict, exists all over the world”, Mr, Szijjártó added.

      The Minister cited religious persecution as the third security risk, and said it is particularly sad that Christianity has become the world’s most persecuted religion.

      note : je poste ici à cause de la référence faite aux persécutions de la minorité hongroise en Ukraine occidentale (pour l’instant, les (micro) événements passent complètement sous le radar de la presse occidentale) ; le premier point et la partition qu’y joue la Hongrie est nettement plus visible.
      @cdb_77

    • Présentation des faits par le Visegrád Post, partenaire de TV Libertés, bien marquée à l’extrême-droite. L’article reprend d’ailleurs l’intégralité du «  trombinoscope  » des 5 bénéficiaires de passeport hongrois, tel que publié par le site terroriste d’extrême-droite ukrainien.

      Nouvelles tensions entre la Hongrie et l’Ukraine et menaces sur la minorité hongroise de Subcarpatie | Visegrád Post
      https://visegradpost.com/fr/2018/09/24/nouvelles-tensions-entre-la-hongrie-et-lukraine-et-menaces-sur-la-mino

      Ukraine – Menaces d’expulsion du consul de Hongrie de Berehove (Ukraine) et nouvelles tensions diplomatiques entre Budapest et Kiev.

      Les tensions diplomatiques entre Budapest et Kiev sont récurrentes depuis septembre 2017, lorsque les autorités ukrainiennes ont entrepris de mener une réforme du système éducatif visant à supprimer toutes les langues minoritaires (russe en premier lieu, mais aussi polonais, roumain, hongrois ou bulgare). Cela avait amené la Hongrie a opposer son véto à la présence de l’Ukraine lors d’un sommet de l’OTAN pour protester contre les conséquences de cette loi pour la minorité hongroise de Subcarpatie. L’incendie en février 2018 du centre culturel hongrois d’Oujhorod (en hongrois : Ungvár) avait également ravivé ces tensions.

      Ce vendredi 21 septembre 2018, le ministre des Affaires étrangères ukrainien Pavlo Klimkin a déclaré que l’Ukraine était prête à expulser le Consul de Hongrie en poste à Berehove (en hongrois : Beregszász) si Budapest ne le rappelait pas.

      Cette déclaration fait suite à une vidéo dans laquelle des Hongrois d’Ukraine participent à une courte cérémonie durant laquelle il se voient attribuer la citoyenneté hongroise. À la fin de cette vidéo, on peut entendre une personne signaler qu’il ne faut pas utiliser le passeport hongrois à la frontière ukrainienne, mais uniquement le passeport ukrainien.

    • Tiens, la République tchèque se souvient que la Transcarpathie était tchécoslovaque avant 1944 (en droit, au moins, parce que depuis 1939, elle ne l’était plus de fait) et pourrait se mettre à son tour à délivrer des passeports tchèques. D’après le gouverneur de la région de Transcarpathie qui déclare, par ailleurs, que la Hongrie « n’accorde » pas la nationalité, mais la « restitue »…

      Ще одна країна ЄС може почати видачу своїх паспортів українцям на Закарпатті - 24 Канал
      https://24tv.ua/shhe_odna_krayina_yes_mozhe_pochati_vidachu_svoyih_pasportiv_ukrayintsyam_na_za

      Услід за отриманням українцями угорських паспортів на Закарпатті може виникнути нова проблема. Так, Чехія також розглядає питання надання громадянства жителям регіону.

      Про це заявив голова Закарпатської ОДА Геннадій Москаль в ефірі “112 Каналу”.

      Чиновник нагадав, що до 1944 року територія Закарпаття входила у склад спершу Чехословаччини, а потім Угорщини.

      Він зазначив, що після приходу радянської влади багато жителів регіону зберегли чехословацькі й угорські паспорти.

      Окрім того, на його думку, та ж Угорщина не “надає” своє громадянство, а “повертає” його етнічним угорцям за спадковою ознакою.

  • Toux, fièvre, vomissements… une étrange épidémie dans un avion Emirates reliant Dubaï à New York
    https://www.ouest-france.fr/economie/transports/avion/toux-fievre-vomissements-une-etrange-epidemie-dans-un-avion-emirates-re


    Foto : Cortesía
    Alerta bacteriológica en Nueva York : Avión aterriza con 100 pasajeros enfermos

    À leur arrivée à New York, mercredi, plus 500 passagers d’un A380 de la compagnie Emirates ont été examinés. Une centaine d’entre eux présentaient de la fièvre, de la toux et certains étaient pris de nausées. Dix personnes ont été hospitalisées.

    Dix personnes hospitalisées, plus de 100 passagers se plaignant de toux et de fièvre. Le rappeur Vanilla Ice, parmi les 521 personnes bloquées sur le tarmac à New York : l’aéroport John F. Kennedy, s’est mobilisé mercredi face à une alerte santé d’une rare ampleur, probablement due à un épisode grippal.

    L’alerte a été donnée vers 09 h du matin (13 h GMT) à l’atterrissage du vol EK203 de la compagnie Emirates en provenance de Dubaï, assuré par un A380 avec 521 personnes à bord.

    Toux, fièvre et vomissements
    « On nous a informés qu’un grand nombre de passagers étaient malades : 106 présentaient des symptômes allant de la toux à de la fièvre et des vomissements », a expliqué Oxiris Barbot, responsable des services de santé de New York.

    L’appareil a alors été conduit « à distance » des terminaux, et des équipes médicales, dont des spécialistes de l’agence fédérale des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), sont montées à bord pour examiner les 521 passagers.

    Parmi eux, le rappeur Vanilla Ice, qui a informé ses fans qu’il était assis à l’étage supérieur de l’A380. « C’est dingue. Apparemment il y a plus de 100 personnes malades à l’étage inférieur, je suis content d’être en haut », a-t-il notamment tweeté.

    • Du coup, on en inspecte d’autres…
      #EK203 (au cas où…)

      These flights have been quarantined and evaluated over sick passengers | Deseret News (article du 9/09/2018)
      https://www.deseretnews.com/article/900030842/these-flights-have-been-quarantined-and-evaluated-over-sick-passengers.

      Several flights across the country have been quarantined and evaluated over the past few days after some passengers showed signs of sickness.

      On Wednesday, a flight from Dubai to John F. Kennedy Airport was quarantined after at least 19 passengers suffered from a confirmed case of the flu, according to ABC News.

      The CDC quarantined the Emirates aircraft, which held 520 passengers. The CDC evaluated 100 passengers, who said they suffered from coughs, headaches, sore throats and fevers, ABC News reported.

      At least 10 people were hospitalized as a “precaution.” The rest were cleared.

      Given the symptoms that we are seeing in the patients and given the history that they present, it looks like this is probably influenza,” acting New York City Health Commissioner Dr. Oxiris Barbot said. “But again, until we have our final results late tonight we won’t be able to give a final determination on what the underlying cause is of this illness.

      Similarly, Southwest Airlines passengers on four flights between Dallas, Houston and Harlingen, Texas, may have been exposed to #measles, the airline company told KTRK-TV.

      The airline said it contacted customers who traveled on the plane two weeks ago to see if anyone onboard had the highly contagious virus.

      The Houston Health Department is working with the Centers for Disease Control and Prevention to speak with the passengers.

      The department told KTRK that the passenger who had the virus did not visit the airport after their flight. They stayed in a waiting room for an hour after the flight.

      And, as The Verg_e reported, two more international flights were evaluated after passengers were caught coughing and showing signs of sickness.

      Both flights were from American Airlines, flying from Munich and Paris to Philadelphia International airport. About 12 people on each flight felt sick, according to a statement from the airport.

      The airport said “_all passengers on the two flights — totaling about 250 plus crew — were held for a medical review and the CDC was notified.

      Allen Parmet, an aerospace medicine expert, told The Verge, “It’s actually pretty common to have somebody coughing in a plane.

      If it turns out to be the flu, this could be an early forecast of the flu season ahead. And the CDC has some tips for keeping the virus from spreading: get vaccinated, and stay home when you’re sick, if you can,” according to The Verge.

      #grippe #flu #influenza
      #rougeole

      les consignes du CDC :
      #se_faire_vacciner
      #rester_chez_soi
      #ne_pas_tousser_dans_l'avion (bon, ça c’est de moi…)

    • C’est un coup des musulmans du pèlerinage #Hajj

      Health Scares At Two U.S. Airports Linked To Pilgrims Arriving From Muslim Hajj In Mecca
      https://www.inquisitr.com/5064809/health-scares-at-two-us-airports-linked-to-pilgrims-arriving-from-muslim-

      U.S. health officials revealed on Friday that major health scares at two U.S. airports involving inbound flights are tied to pilgrims returning from Hajj, the pilgrimage to Mecca that Muslims take at least once in their lifetime, and which ended in late August.

      Health officials on Wednesday sent an emergency response team to the John F. Kennedy International Airport in New York after more than 100 Emirates passengers from Dubai showed flu-like symptoms.

      In an interview with Reuters, Martin Cetron, director for the division of Global Migration and Quarantine at the U.S. Centers for Disease Control and Prevention, said that 11 of the nearly 549 passengers evaluated at the airport were sent to a local hospital for further testing.

      Ten were tested for respiratory pathogen in an attempt to rule out serious infections that may pose health threats to the public.

      Our most critical issue was to rule several respiratory illnesses of urgent public health significance,” Cetron said.

      Two tested positive for a virulent type of the influenza A virus. One of the two was found gravely ill with pneumonia and also infected with another respiratory virus. Another passenger was positive for the cold virus.

      Seven crew members of the flight who were not at the pilgrimage tested negative for respiratory infections that could be of public health concern.
       
      Another health scare happened at the Philadelphia International Airport the next day. Medical teams had to screen passengers who boarded two American Airlines flights from Europe when 12 passengers showed flu-like symptoms. One of the sick passengers visited Mecca for the Muslim pilgrimage.

      Of the 11 passengers taken to the hospital for evaluation, 10 had respiratory symptoms and one exhibited signs of food poisoning. The 10 patients were also tested for Middle East Respiratory Syndrome, but none was positive. MERS is a highly contagious viral respiratory illness first reported in Saudi Arabia in 2012.

      The incident prompted a medical review of 250 passengers from the two flights. Authorities said that this was done as a precautionary measure.

      While airport operations were not affected, out of an abundance of caution, officials performed medical evaluations and assessments,” the Philadelphia International Airport said on Twitter.

      CDC spokesman Benjamin Haynes said that CDC and public health officers worked with emergency medical service personnel and officials from the Customs and Border Protection to evaluate the sick passengers.

      Twelve were found to have coughs and sore throats, and one tested positive for flu. The CDC said that this is not unusual since flu is a year-round virus.

      #MERS-CoV (ça faisait longtemps, tiens !)

  • What do open source and cooking have in common? - Florian Effenberger
    https://blog.effenberger.org/2018/05/28/what-do-open-source-and-cooking-have-in-common

    Why free software and the art of cooking have more in common than you may think

    What’s probably the most stupid idea to promote the principles of free software without actually coding? Well, I might have a proposal for you: Let’s do some Open Source Cooking! We’ve in fact been doing that in Munich for the past eight years already and the idea behind it is rather trivial: “Why don’t we cook together with many others – like, 30 people?!”

  • De Charybde en Scylla : Pierre Haski remplace Bernard Guetta pour enfumage quotidien renforcé sur France Inter * Maxime VIVAS - 21 Aout 2018 - LGS
    https://www.legrandsoir.info/pierre-haski-remplace-bernard-guetta-pour-enfumage-quotidien-renforce-

    Pierre Haski va intégrer le « 7/9 » de France Inter. « Tous les jours c’est à lui que reviendra désormais la mission d’analyser la marche du monde et de nous faire comprendre que nous en sommes les gardiens, ce que Bernard Guetta nous a inlassablement transmis », a déclaré Laurence Bloch, directrice de France Inter.

    Qui est Pierre Haski ?
    Spécialiste des articles obsessionnels contre la Chine (où il a été correspondant de presse), il est un des fondateurs du site Rue89 après avoir été directeur-adjoint de la rédaction de Libération où il couvrit obstinément quelques fake news, comme nous allons le voir. Il est aussi le président de la fausse ONG pro-US : Reporters sans frontières. 
Pour « analyser la marche du Monde » , on ne pouvait trouver esprit plus moral et impartial dans le vivier des médias.

    Qu’est-ce que #Rue89.
    C’est un site d’information fondé le 6 mai 2007 par des anciens de Libération, dont Pierre Haski. En 2009, Rue 89 a perçu une aide de 249 000 euros du gouvernement. Les sommes reçues par la suite ne sont pas connues de nous à ce jour. Le 31 décembre 2011, Rue89 a été vendu pour 7,5 millions d’euros au #Nouvel-Observateur ( #xavier_niel, #matthieu_pigasse), avec promesse que les fondateurs resteraient aux manettes (et Pierre Haski président).

    Un exploit de Pierre Haski à #libération.
    Le 9 janvier 2006, le journaliste Jean-Hébert Armengaud publie dans Libération, sous le titre : 
- « Le credo antisémite de Hugo Chavez » un article où il affirme qu’Hugo Chavez a évoqué la minorité qui a tué le Christ pour s’emparer des richesses du monde.

    Chacun comprend que le journaliste de Libération met en avant le stéréotype qui supporte l’antisémitisme en France. Parler de minorité qui tua le Christ et possède les richesses mondiales renvoie malheureusement une partie de nos concitoyens à la communauté juive et c’est une croyance qu’#armengaud va réactiver. Insidieusement. Dangereusement.

    Le journalisme de #divination.
    L’information donnée par Libération de Pierre Haski est parfaitement exacte à ceci près que :
    – Le seul « credo » de Chavez est catholique (on sait qu’il était croyant et pratiquant).
- Chavez a parlé des minorités 
- Il n’a pas dénoncé une minorité juive (il ne prononce pas ce mot, Armengaud a des dons divinatoires).

    Il a dit : _ « Le monde dispose d’assez de richesse pour tous, donc, mais dans les faits des minorités, les descendants de ceux qui crucifièrent le Christ, les descendants de ceux qui jetèrent Bolivar hors d’ici et le crucifièrent aussi à leur manière à Santa Marta en Colombie » (= les impérialistes, romains, espagnols N. de MV). Il ajoute alors : « Une minorité s’est appropriée les richesses du monde [...] » mais nullement, comme le dit Armengaud : « la minorité qui a tué le Christ pour s’emparer des richesses du monde ». _ Voir aussi Acrimed https://www.acrimed.org/-2005-Chavez-antisemite- .

    C’est beaucoup d’erreurs de détail pour enrober une troncature perverse.

    Ceux qui ont écouté Chavez leur parler ont bien compris ce qu’il disait (d’autant plus qu’ils avaient sa phrase en entier, avec en plus ce qui précédait et ce qui suivait).

    Armengaud va pousser l’impudence jusqu’à proposer à ses lecteurs de vérifier ses sources via un lien du site du gouvernement bolivarien. Il sait bien que peu le feront, que le site est en espagnol et qu’il faudra y lire 15 pages sur 26 pour y découvrir quoi ? Qu’Armengaud a menti.

    Depuis Caracas, un journaliste français découvre la supercherie. 
Un journaliste français, Romain Migus, ami et collaborateur du GS est en poste à Caracas (Voir sa série d’articles sur le Venezuela, actuellement en ligne). https://www.legrandsoir.info/penurie-organisee-de-medicaments-chroniques-d-en-bas-no-6.html
Quelques semaines plus tôt, le 9 novembre 2005, Romain Migus a lu une déclaration de David Bachenheimer, secrétaire général de la communauté juive, qui déclarait à l’un des principaux quotidiens d’opposition de Caracas, El Nacional, qu’il n’y pas d’antisémitisme au Venezuela.
Romain Migus s’étonne donc que Chavez ait pu faire brusquement preuve d’antisémitisme. Il vérifie, il lit le vrai discours, il ameute la blogosphère.

    Que fait, alors le coupable pris la main dans le sac ? 
Il persiste. Que fait Pierre Haski, alors directeur-adjoint de la rédaction de Libération ? Il soutient son journaliste manipulateur. Il se plaint que « Les accusations les plus violentes pleuvent depuis que Libération s’est fait l’écho, le 9 janvier, d’une déclaration du président vénézuélien Hugo Chavez, datant du 24 décembre, interprétée dans nos colonnes comme un dérapage antisémite... ». 
Admirez les astuces puisqu’en vérité Libération ne s’est pas fait l’écho d’une déclaration, mais il l’a traficotée et son titre ne parlait pas de dérapage (d’un accident) mais il fabriquait un credo. C’est très différent.

    La polémique se poursuivant, Pierre Haski clôt le débat ainsi :
 « Aurions-nous inventé des mots que Chavez n’aurait pas prononcés ? Il suffit de se référer au texte du discours en espagnol pour constater que pas un mot n’a été mis dans sa bouche qu’il n’aurait pas prononcé, en particulier la référence aux « descendants de ceux qui ont crucifié le Christ ». »
    Bolivar ? A nouveau disparu. Vous prouvez à Haski qu’ils ont tronqué, il récidive et il vous répond qu’ils n’ont rien ajouté !

    Les faux rouges-bruns, ou le journalisme d’imputation.
    Le 30 mai 2012, Rue89 de Pierre Haski désigne comme « brun » René Balme, le maire PG de Grigny dans le Rhône. Brun ? Cf. les Chemises brunes des SA qui s’illustrèrent dans la « Nuit de cristal », pogrom et point culminant de la vague antisémite en Allemagne. Les « bruns » sont des nazis. Au passage (et hors-sujet), l’auteur de l’article écrit : « … comment s’étonner de ce que René Balme ait invité, à la dernière édition du salon du livre alternatif qu’il a organisé dans sa commune, un des animateurs du site rouge-brun LeGrandSoir.info, Maxime Vivas ? ». Mon nom ouvre sur le lien d’un site lyonnais, Rebellyion qui s’oppose à ma venue dans ce salon : « Halte au confusionnisme politique !
A Lyon, à Grigny ou ailleurs : les fachos hors de nos quartiers, pas de quartier pour les fachos ! ».

    Le mépris du métier de journaliste et le mensonge récompensés.
    Jean-Hebert Armengaud est aujourd’hui rédacteur en Chef de #Courrier_International et Pierre Haski nous est imposé tous les matins sur une radio publique.

    Tout serait pour le mieux dans le domaine de l’information honnête sous l’œil vigilant du #DECODEX du Monde, si l’éditorialiste choisi par France Inter ne s’asseyait pas obstinément sur la plupart des devoirs imposé aux journalistes par la Charte du journaliste, dite Charte de Munich (1971).

    Attendons-nous à souffrir le matin ou à renoncer à écouter France Inter.
    Remplacer Bernard Guetta par Pierre Haski à l’analyse de la marche du monde, c’est tomber de Charybde en Scylla.

    C’est le #naufrage plus que jamais assuré d’une information matinale neutre, impartiale, non militante, qui s’en tienne aux faits, c’est-à-dire respectueuse des auditeurs qui épousent des opinions différentes et ne paient pas leur redevance pour qu’en soient promues certaines et fustigées d’autres.
    #Maxime_VIVAS
    (Pour une partie, ces lignes sont extraites d’une conférence que j’ai donnée en novembre 2012 à La Baume-lès-Aix (13) sur les médias alternatifs (Les médias électroniques ne sont pas, de facto, des médias plus honnêtes, plus libres, plus informatifs que les autres.) https://www.legrandsoir.info/rue89-article-11-lgs-et-les-autres-conference-sur-les-medias-alternati

    #france_inter #pierre_haski #bernard_guetta #enfumage #médias #cléricature_médiatique #hégémonie_idéologique #mensonges, #abus #servilité #caste_politique #médiacrates #oligarchie

  • Quand Médiapart participe à la campagne contre Corbyn

    L’article publié par Médiapart ce mercredi 23 participe à la campagne contre Corbyn, en voici des extraits

    https://www.mediapart.fr/journal/international/210818/au-royaume-uni-la-decomposition-du-paysage-politique-se-poursuit?page_arti

    Corbyn est désormais mis en cause pour avoir déposé en 2014 une couronne de fleurs sur la tombe de membres d’un groupe palestinien, qui avait organisé la prise d’otages d’athlètes et entraîneurs israéliens aux JO de Munich, en 1972. Douze d’entre eux étaient morts. Après cette révélation du Daily Mail (photos à l’appui), le leader travailliste a reconnu avoir été « présent », mais a ajouté qu’il ne « pense pas avoir été impliqué » dans la cérémonie proprement dite (voir la une ci-contre).

    En tant que député spécialiste des questions internationales, il était présent ce jour-là à Tunis pour une conférence, à l’invitation du président tunisien de l’époque. Plus tard, il a expliqué avoir bien déposé une gerbe, mais c’était pour les victimes d’une frappe d’Israël contre les bureaux tunisiens de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).
    L’affaire du wreathgate (wreath signifie couronne) lui a valu un tweet spectaculaire du premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, l’exhortant à exprimer une « condamnation sans équivoque » de l’antisémitisme. Corbyn s’y est refusé, préférant condamner les manifestants tués à Gaza ces dernières semaines sous les tirs de l’armée israélienne.

    Afin d’éteindre ces polémiques incessantes sur l’antisémitisme au sein du parti travailliste, le député londonien a décidé dans l’été d’intégrer au règlement du parti une définition de l’antisémitisme fixée par l’International Holocaust Remembrance Alliance. Mais il a finalement proposé d’amender cette définition en refusant d’intégrer l’ensemble des sous-exemples avancés, en particulier celui qui précise qu’accuser les juifs d’être « plus loyaux envers Israël que leurs propres nations » est un comportement antisémite.

    Deux remarques
    sur l’affaire de la couronne, j’ai déjà écrit sur OrientXXI
    https://orientxxi.info/magazine/jeremy-corbyn-les-palestiniens-et-l-antisemitisme,2585

    sur la définition de l’antisémitisme, un des problèmes est la volonté d’en imposer une définition qui, de fait, empêche toute critique d’Israël

  • Kandinsky | The Charnel-House

    https://thecharnelhouse.org/2018/08/17/kandinsky

    Avec cet opus, les amoureuses et amoureux de #Kandinsky (ici quelques peintures « inhabituelles » de ses premières périodes) vont s’évanouir de plaisir !

    Art as rhetoric, by Boris Groys: Particular Cases

    In light of recent discussions about art as knowledge production and the ways art should or could be taught, it seems fitting to look back at the early days of modernism. Avant-garde art was not yet taken for granted then, having instead to be legitimized, interpreted, and taught. One influential example of such a strategy of legitimization is Wassily Kandinsky’s Concerning the Spiritual in Art (1911). The book posits an equivalence between art production, art theory, and art teaching, in order to render art rational and scientific, with the aim of establishing it as an academic discipline. Over the course of his artistic career, Kandinsky made various attempts to give an institutional form to his ideas. Der Blaue Reiter (The Blue Rider) both the group and the almanac of the same name — can be seen as the first such attempt. Following his return to Russia from Munich at the outbreak of World War I, and especially throughout the postrevolution years, Kandinsky engaged in extensive institutional activity, teaching as a professor at Vkhutemas (Higher Art and Technical Studios, from 1918), as well as founding and directing the Moscow Institute of Artistic Culture (InKhuK, 1920-1921) and GAKhN (State Academy for the Scientific Study of Art, 1921). During his time at the Bauhaus, from his appointment in 1922 until its closure in 1933, he pursued his analysis of art as a science and academic discipline, as reflected in Point and Line to Plane, a theoretical treatise published by the Bauhaus in 1926.

    https://i0.wp.com/thecharnelhouse.org/wp-content/uploads/2018/08/Wassily-Kandinsky-Entru%CC%88ckt-July-1931.jpg?fit=440%2C847&ssl=1

    https://i1.wp.com/thecharnelhouse.org/wp-content/uploads/2018/08/Wassily-Kandinsky-Linien-May-1939.jpg?fit=963%2C565

    https://i2.wp.com/thecharnelhouse.org/wp-content/uploads/2018/08/Wassily-Kandinsky-Hartna%CC%88ckiges-Braun-December-1925.jpg?fit=440%2C667&ss

    https://i0.wp.com/thecharnelhouse.org/wp-content/uploads/2018/08/Wassily-Kandinsky-Kallmu%CC%88nz-Vilsgasse-II-1903.jpg?fit=864%2C513
    #art #peinture #bauhaus

  • The Islamic fundamentalist Jeremy Corbyn should be ashamed of himself – if only he’d behaved more like Margaret Thatcher | The Independent
    https://www.independent.co.uk/voices/jeremy-corbyn-islam-jewish-antisemitism-israel-labour-party-margaret-

    Un peu d’humour (anglais) ne fait jamais de mal en politique.

    It gets worse and worse for Jeremy Corbyn and Labour. There’s a rumour that photos have emerged of a courgette grown on his allotment which is a similar shape to a rocket propeller used by al-Qaeda in Afghanistan.

    This comes on top of revelations that he has a beard, much like Palestinian terrorists, and his constituency is Islington, which starts with IS, or Islamic State. As a vegetarian he doesn’t eat pork, his friend John McDonnell’s initials are JM – that stands for Jihadist Muslim – and he travels on underground trains, that are under the ground, just like the basements in which Isis make their little films.

    The Daily Telegraph, Daily Mail and various others have also published a photo of him folding his thumb while holding up his fingers, in a way they describe as a salute to the Muslim Brotherhood in Egypt. That settles it. If you don’t constantly check the shape of your thumb to make sure it’s not folded in a way similar to the way it’s folded by Muslim groups in Egypt, you might as well strap Semtex to your chest and get a bus to Syria.

    Thankfully there are some brave journalists who discovered the truth: that Corbyn laid a wreath in Tunisia at a memorial for civilians who were bombed, but also buried in that cemetery are the “Munich terrorists”. It turned out that the terrorists are not buried there at all, as they’re buried in Libya, but you can’t expect those journalists to get bogged down in insignificant details like that.

    We’ve all turned up for a funeral to be told we’re in the wrong country. “I’m afraid the service for your Uncle Derek is in Eltham Crematorium,” we’re told, “and you’ve come to Argentina.” It doesn’t make any difference to the overall story.

    Because there are Palestinian leaders who may have been terrorists in that cemetery. And when you attend a memorial service, you are clearly commemorating everyone in the cemetery, and the fact that you’ve probably never heard of most of them is no excuse.
    Corbyn takes on Margaret Thatcher over homelessness in Parliament in 1990

    If it’s possible to bring comfort to all those shocked by this outrage, it may be worth recalling that one of the first scandals about Corbyn after he became leader was that he wasn’t dressed smartly enough when he laid a wreath at the Cenotaph, which was an insult to our war dead. He’s just as scruffy in the pictures from Tunisia, so perhaps what he’s actually doing is insulting the terrorists, by laying a wreath near them while his coat is rumpled.

    I suppose it may just be possible that the wreath he laid at an event organised to mark the bombing of civilians in 1985 was actually put there to mark the bombing of civilians in 1985.

    But it’s much more likely that secretly, Jeremy Corbyn supports Palestinian terrorists who murder athletes. You may think that if you hold such an unusual point of view, it might have slipped out in conversation here and there. But the fact he’s never said or done anything to suggest he backs the brutal murder of civilians only shows how clever he is at hiding his true thoughts.

    This must be why he’s always been a keen supporter of causes beloved by Islamic jihadists, such as gay rights. For example, Jeremy Corbyn was a passionate opponent of Margaret Thatcher’s Section 28 law that banned the mention of homosexuality in schools. He supported every gay rights campaign at a time when it was considered extremist to do so. And the way he managed to be an extremist Islamic fundamentalist and an extremist gay rights fanatic at the same time only shows how dangerous he is.

    One person who appears especially upset by all this is Israeli prime minister Benjamin Netanyahu, and it’s always distressing when someone that sensitive gets dragged into an issue.

    Sadly he’s going to be even more aghast when he reads about another event in which wreaths were laid for terrorists. Because a plaque was unveiled to commemorate the 60th anniversary of the bombing of the King David Hotel, in which 91 people died, mostly civilians and 28 of them British. This was carried out by the Irgun, an Israeli terror gang, and one man, who by coincidence was also called Benjamin Netanyahu, declared the bombing was “a legitimate act with a military target”.
    The most ridiculous claims made about Jeremy Corbyn
    He called Hezbollah and Hamas ‘friends’
    ‘Jeremy Corbyn thinks the death of Osama bin Laden was a tragedy’
    He is ‘haunted’ by the legacy of his ‘evil’ great-great-grandfather
    Jeremy Corbyn raised a motion about ‘pigeon bombs’ in Parliament

    When Benjamin Netanyahu hears about this other Benjamin Netanyahu he’ll be furious.

    The Labour MPs who pine for Tony Blair are even more enraged, and you have to sympathise. Because when Blair supported murderers, such as Gaddafi and Asad, he did it while they were still alive, which is much more acceptable.

    So you can see why Conservative politicians and newspapers are so disgusted. If you subjected the Conservative Party to a similar level of scrutiny, you’d find nothing comparable. There might be the odd link to torturers, such as their ex-leader Margaret Thatcher describing General Pinochet, who herded opponents into a football stadium and had them shot, as a close and dear friend. Or supporting apartheid because “Nelson Mandela is a terrorist”. But she was only being polite.

    We can only guess what the next revelation will be. My guess is “Corbyn supported snakes against iguanas in Attenborough’s film. Footage has emerged of the Labour leader speaking alongside a snake, and praising his efforts to catch the iguana and poison and swallow him. One iguana said he was ‘shocked and horrified’ at the story, told in this 340-page special edition, and one anti-Corbyn Labour MP said, ‘I don’t know anything about this whatsoever, which is why I call on Mr Corbyn to do the decent thing and kill himself.’”

    #Jeremy_Corbin #Fake_news #Calomnies #Violence

  • The Islamic fundamentalist Jeremy Corbyn should be ashamed of himself – if only he’d behaved more like Margaret Thatcher | The Independent
    https://www.independent.co.uk/voices/jeremy-corbyn-islam-jewish-antisemitism-israel-labour-party-margaret-

    It gets worse and worse for Jeremy Corbyn and Labour. There’s a rumour that photos have emerged of a courgette grown on his allotment which is a similar shape to a rocket propeller used by al-Qaeda in Afghanistan.

    This comes on top of revelations that he has a beard, much like Palestinian terrorists, and his constituency is Islington, which starts with IS, or Islamic State. As a vegetarian he doesn’t eat pork, his friend John McDonnell’s initials are JM – that stands for Jihadist Muslim – and he travels on underground trains, that are under the ground, just like the basements in which Isis make their little films.

    The Daily Telegraph, Daily Mail and various others have also published a photo of him folding his thumb while holding up his fingers, in a way they describe as a salute to the Muslim Brotherhood in Egypt. That settles it. If you don’t constantly check the shape of your thumb to make sure it’s not folded in a way similar to the way it’s folded by Muslim groups in Egypt, you might as well strap Semtex to your chest and get a bus to Syria.

    Thankfully there are some brave journalists who discovered the truth: that Corbyn laid a wreath in Tunisia at a memorial for civilians who were bombed, but also buried in that cemetery are the “Munich terrorists”. It turned out that the terrorists are not buried there at all, as they’re buried in Libya, but you can’t expect those journalists to get bogged down in insignificant details like that.

    We’ve all turned up for a funeral to be told we’re in the wrong country. “I’m afraid the service for your Uncle Derek is in Eltham Crematorium,” we’re told, “and you’ve come to Argentina.” It doesn’t make any difference to the overall story.

    Because there are Palestinian leaders who may have been terrorists in that cemetery. And when you attend a memorial service, you are clearly commemorating everyone in the cemetery, and the fact that you’ve probably never heard of most of them is no excuse.
    Corbyn takes on Margaret Thatcher over homelessness in Parliament in 1990

    If it’s possible to bring comfort to all those shocked by this outrage, it may be worth recalling that one of the first scandals about Corbyn after he became leader was that he wasn’t dressed smartly enough when he laid a wreath at the Cenotaph, which was an insult to our war dead. He’s just as scruffy in the pictures from Tunisia, so perhaps what he’s actually doing is insulting the terrorists, by laying a wreath near them while his coat is rumpled.
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    by Taboola
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    I suppose it may just be possible that the wreath he laid at an event organised to mark the bombing of civilians in 1985 was actually put there to mark the bombing of civilians in 1985.

    But it’s much more likely that secretly, Jeremy Corbyn supports Palestinian terrorists who murder athletes. You may think that if you hold such an unusual point of view, it might have slipped out in conversation here and there. But the fact he’s never said or done anything to suggest he backs the brutal murder of civilians only shows how clever he is at hiding his true thoughts.

    This must be why he’s always been a keen supporter of causes beloved by Islamic jihadists, such as gay rights. For example, Jeremy Corbyn was a passionate opponent of Margaret Thatcher’s Section 28 law that banned the mention of homosexuality in schools. He supported every gay rights campaign at a time when it was considered extremist to do so. And the way he managed to be an extremist Islamic fundamentalist and an extremist gay rights fanatic at the same time only shows how dangerous he is.

    One person who appears especially upset by all this is Israeli prime minister Benjamin Netanyahu, and it’s always distressing when someone that sensitive gets dragged into an issue.

    Sadly he’s going to be even more aghast when he reads about another event in which wreaths were laid for terrorists. Because a plaque was unveiled to commemorate the 60th anniversary of the bombing of the King David Hotel, in which 91 people died, mostly civilians and 28 of them British. This was carried out by the Irgun, an Israeli terror gang, and one man, who by coincidence was also called Benjamin Netanyahu, declared the bombing was “a legitimate act with a military target”.
    The most ridiculous claims made about Jeremy Corbyn
    He called Hezbollah and Hamas ‘friends’
    ‘Jeremy Corbyn thinks the death of Osama bin Laden was a tragedy’
    He is ‘haunted’ by the legacy of his ‘evil’ great-great-grandfather
    Jeremy Corbyn raised a motion about ‘pigeon bombs’ in Parliament

    When Benjamin Netanyahu hears about this other Benjamin Netanyahu he’ll be furious.

    The Labour MPs who pine for Tony Blair are even more enraged, and you have to sympathise. Because when Blair supported murderers, such as Gaddafi and Asad, he did it while they were still alive, which is much more acceptable.

    So you can see why Conservative politicians and newspapers are so disgusted. If you subjected the Conservative Party to a similar level of scrutiny, you’d find nothing comparable. There might be the odd link to torturers, such as their ex-leader Margaret Thatcher describing General Pinochet, who herded opponents into a football stadium and had them shot, as a close and dear friend. Or supporting apartheid because “Nelson Mandela is a terrorist”. But she was only being polite.

    We can only guess what the next revelation will be. My guess is “Corbyn supported snakes against iguanas in Attenborough’s film. Footage has emerged of the Labour leader speaking alongside a snake, and praising his efforts to catch the iguana and poison and swallow him. One iguana said he was ‘shocked and horrified’ at the story, told in this 340-page special edition, and one anti-Corbyn Labour MP said, ‘I don’t know anything about this whatsoever, which is why I call on Mr Corbyn to do the decent thing and kill himself.’”