city:nantes

  • Une nouvelle ferme urbaine à Nantes pour revitaliser un quartier défavorisé
    https://lumieresdelaville.net/fermes-urbaines-de-quoi-revitaliser-les-quartiers-les-plus-defavo

    Le projet de ferme urbaine est prévu dans un quartier de Bellevue, à la Harlière, rue de l’Orne. Il s’agira d’une mini-ferme à taille humaine qui …


  • Il en faudrait pourtant si peu pour être heureux-ses...
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/31014430697

    Flickr

    ValK. a posté une photo :

    Pique Nique commémoratif devant l’ex Ecole des Beaux-Arts de #Nantes, toujours vide et sans travaux un an après sa violente expulsion... Photos : http://www.flickr.com/photos/valkphotos/albums/72157697879508670

    Il y a un an, l’ancienne école des Beaux-Arts de Nantes, inoccupée, devenait le temps d’un week-end l’Univers Cité pour Mineur.e.s Isolé.e.s Exilé.e.s. Voir http://www.flickr.com/photos/valkphotos/sets/72157688643751351 Violemment expulsée 2 jours plus tard (3 blessé-e-s), cela entrainera l’occupation de l’université de Nantes plusieurs mois.


  • #Nantes : « 1 an après rien a changé ... Des Beaux-Arts ou on fout le bazar ... Toujours vide = 18/11/2018 »
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/32073149158

    Flickr

    ValK. a posté une photo :

    Pique Nique commémoratif devant l’ex Ecole des Beaux-Arts de #Nantes, toujours vide et sans travaux un an après sa violente expulsion... Photos : http://www.flickr.com/photos/valkphotos/albums/72157697879508670

    Il y a un an, l’ancienne école des Beaux-Arts de Nantes, inoccupée, devenait le temps d’un week-end l’Univers Cité pour Mineur.e.s Isolé.e.s Exilé.e.s. Voir http://www.flickr.com/photos/valkphotos/sets/72157688643751351 Violemment expulsée 2 jours plus tard (3 blessé-e-s), cela entrainera l’occupation de l’université de Nantes plusieurs mois.


  • #Nantes : des serrures comme des frontières...
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/44127846200

    Flickr

    ValK. a posté une photo :

    Pique Nique commémoratif devant l’ex Ecole des Beaux-Arts de #Nantes, toujours vide et sans travaux un an après sa violente expulsion... Photos : http://www.flickr.com/photos/valkphotos/albums/72157697879508670

    Il y a un an, l’ancienne école des Beaux-Arts de Nantes, inoccupée, devenait le temps d’un week-end l’Univers Cité pour Mineur.e.s Isolé.e.s Exilé.e.s. Voir http://www.flickr.com/photos/valkphotos/sets/72157688643751351 Violemment expulsée 2 jours plus tard (3 blessé-e-s), cela entrainera l’occupation de l’université de Nantes plusieurs mois.


  • « Touchée de toutes parts, d’un pays à l’autre, la jeunesse ne veut plus se laisser faire. » Univers Cités #Nantes.
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/32073377688

    Flickr

    ValK. a posté une photo :

    Pique Nique commémoratif devant l’ex Ecole des Beaux-Arts de #Nantes, toujours vide et sans travaux un an après sa violente expulsion... Photos : http://www.flickr.com/photos/valkphotos/albums/72157697879508670

    Il y a un an, l’ancienne école des Beaux-Arts de Nantes, inoccupée, devenait le temps d’un week-end l’Univers Cité pour Mineur.e.s Isolé.e.s Exilé.e.s. Voir http://www.flickr.com/photos/valkphotos/sets/72157688643751351 Violemment expulsée 2 jours plus tard (3 blessé-e-s), cela entrainera l’occupation de l’université de Nantes plusieurs mois.


  • Graff’n #Nantes : « Brise la glace » / « PAN »
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/45895729172

    Flickr

    ValK. a posté une photo :

    Pique Nique commémoratif devant l’ex Ecole des Beaux-Arts de #Nantes, toujours vide et sans travaux un an après sa violente expulsion... Photos : http://www.flickr.com/photos/valkphotos/albums/72157697879508670

    Il y a un an, l’ancienne école des Beaux-Arts de Nantes, inoccupée, devenait le temps d’un week-end l’Univers Cité pour Mineur.e.s Isolé.e.s Exilé.e.s. Voir http://www.flickr.com/photos/valkphotos/sets/72157688643751351 Violemment expulsée 2 jours plus tard (3 blessé-e-s), cela entrainera l’occupation de l’université de Nantes plusieurs mois.


  • #Nantes : on ne s’était pas dit rendez-vous dans un an, et pourtant...
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/31005832337

    Flickr

    ValK. a posté une photo :

    Pique Nique commémoratif devant l’ex Ecole des Beaux-Arts de #Nantes, toujours vide et sans travaux un an après sa violente expulsion... Photos : http://www.flickr.com/photos/valkphotos/albums/72157697879508670

    Il y a un an, l’ancienne école des Beaux-Arts de Nantes, inoccupée, devenait le temps d’un week-end l’Univers Cité pour Mineur.e.s Isolé.e.s Exilé.e.s. Voir http://www.flickr.com/photos/valkphotos/sets/72157688643751351 Violemment expulsée 2 jours plus tard (3 blessé-e-s), cela entrainera l’occupation de l’université de Nantes plusieurs mois.


  • #Nantes : devant les bâtiments vides : « On veut des maisons » en Tigrigna (Érythrée et Éthiopie)
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/44127628110

    Flickr

    ValK. a posté une photo :

    Pique Nique commémoratif devant l’ex Ecole des Beaux-Arts de #Nantes, toujours vide et sans travaux un an après sa violente expulsion... Photos : www.flickr.com/photos/valkphotos/albums/72157697879508670

    Il y a un an, l’ancienne école des Beaux-Arts de Nantes, inoccupée, devenait le temps d’un week-end l’Univers Cité pour Mineur.e.s Isolé.e.s Exilé.e.s. Voir www.flickr.com/photos/valkphotos/sets/72157688643751351 Violemment expulsée 2 jours plus tard (3 blessé-e-s), cela entrainera l’occupation de l’université de Nantes plusieurs mois.


  • #Nantes: “NO BORDER, NO NATION, STOP DEPORTATIONS”
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/32072814388

    Flickr

    ValK. a posté une photo :

    Pique Nique commémoratif devant l’ex Ecole des Beaux-Arts de #Nantes, toujours vide et sans travaux un an après sa violente expulsion... Photos : www.flickr.com/photos/valkphotos/albums/72157697879508670

    Il y a un an, l’ancienne école des Beaux-Arts de Nantes, inoccupée, devenait le temps d’un week-end l’Univers Cité pour Mineur.e.s Isolé.e.s Exilé.e.s. Voir www.flickr.com/photos/valkphotos/sets/72157688643751351 Violemment expulsée 2 jours plus tard (3 blessé-e-s), cela entrainera l’occupation de l’université de Nantes plusieurs mois.


  • Pique Nique commémoratif devant l’ex Ecole des Beaux-Arts de #Nantes, toujours vide et sans travaux un an après sa violente expulsion...
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/44126598770

    Flickr

    ValK. a posté une photo :

    Il y a un an, l’ancienne école des Beaux-Arts de Nantes, inoccupée, devenait le temps d’un week-end l’Univers Cité pour Mineur.e.s Isolé.e.s Exilé.e.s. Voir www.flickr.com/photos/valkphotos/sets/72157688643751351 Violemment expulsée 2 jours plus tard (3 blessé-e-s), cela entrainera l’occupation de l’université de Nantes plusieurs mois.


  • #Nantes : choses vues le 17 novembre
    https://nantes.indymedia.org/articles/43620

    Le désormais fameux « mouvement des gilets jaunes », contre les taxes et bien d’autres choses, commençait ce samedi. Extrêmement médiatisé, souvent confus, organisé sur internet et dispersé dans l’espace, ce mouvement non identifiable a réussi son pari : paralyser les flux. Notamment le périphérique nantais et de nombreuses routes dans le département. Nos reporters étaient sur les blocages. Choses vues le 17 novembre à Nantes.

    #Resistances #luttes #salariales #/ #précarité #actions #directes #exclusion #chômage #Resistances,luttes,salariales,/,précarité,actions,directes,exclusion,chômage


  • Les 20 ans de Google
    https://www.franceinter.fr/emissions/la-tete-au-carre/la-tete-au-carre-13-novembre-2018

    Comment le moteur de recherche Google sélectionne, hiérarchise-t il les pages pour déterminer sa pertinence ?

    Et quels sont les critères algorithmiques permettant d’évaluer la pertinence d’un site ? Et ces critères algorithmiques sont-ils connus, transparents ?
    Avec nous, pour en parler :

    Olivier Ertzscheid, maître de conférence en sciences de l’information de la communication à l’université de Nantes. Auteur du blog affordance.info : observation des évolutions du web, il est l’auteur de L’Appétit des géants aux éditions C&F.
    Et Guillaume Sire, maître de conférence en sciences de l’information et de la communication à l’université Toulouse-I-Capitole. Il est l’auteur du livre Les Moteurs de recherche aux éditions La Découverte.

    #google #EMI


  • Ploërmel : la justice ordonne d’éteindre les 40 caméras
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/morbihan/ploermel-justice-ordonne-eteindre-40-cameras-1574762.ht

    La Cour administrative d’appel de Nantes vient d’annuler l’arrêté préfectoral de 2016 autorisant le déploiement de 40 caméras de vidéosurveillance dans la commune de 9500 habitants jugeant ce dispositif disproportionné. Les opposants s’en félicitent. La mairie n’entend pas baisser les armes. Le débat autour des caméras de vidéosurveillance à Ploërmel n’est pas nouveau. La commune qui compte 9500 habitants fait installer dès 2005 vingt caméras. A l’époque le collectif « Ploërmel sans vidéos » se crée pour les (...)

    #CCTV #vidéo-surveillance #surveillance



  • 17 novembre, un vent de colère souffle sur le département • Ensemble !44.org Loire-Atlantique
    http://www.ensemble44-fdg.org/un-vent-de-colere-souffle-sur-notre-departement-comme-dans-tout-le-p

    Quinze associations, syndicats et partis et mouvements politiques du département ont adopté le texte commun suivant.
    Ces organisations sont issues du collectif “26 mai” à Nantes : Attac 44, GIGNV, Alternatiba Nantes, CGT Union Locale de Nantes, UDB Loire-Atlantique – Liger Atlantel, Génération•S – Nantes, France Insoumise Loire-Atlantique, NPA 44, PCF – Parti Communiste Français, Unef Nantes, Union Solidaires 44, GDS, EELV Nantes, Sortir du Nucléaire Pays Nantais, Ensemble.

    Chaque mois sont plus nombreux les salarié.e.s, retraité.e.s et privé.e.s d’emploi qui n’arrivent plus à boucler leur budget. La hausse régulière et conséquente du carburant inquiète et fragilise celles et ceux qui n’ont d’autres choix que la voiture individuelle pour les actes de la vie courante. Et, alors que l‘hiver s’annonce, la hausse des prix du gaz, de l’électricité, du fuel et des chauffages collectifs aggrave encore le quotidien.

    Alors que les profits financiers et patronaux explosent, le gouvernement Macron Philippe accentue sa politique de classe, au service des riches, et, pour la grande masse de la population, la réduction des droits sociaux et une politique fiscale particulièrement injuste et inégalitaire. S’y ajoutent la fermeture de nombreux établissements publics et la suppression de milliers de postes de fonctionnaires accentuant encore le sentiment d’abandon pour toutes celles et ceux qui vivent loin des métropoles.

    Ce vent de colère est légitime et salutaire. Il met justement en cause la politique suivie par le Président de la République et son gouvernement, notamment en matière fiscale. Les groupes capitalistes, patronat et banques, avec leurs profits exponentiels, sont les vrais responsables de ce désespoir social et de la crise climatique.

    Pour Macron, comme pour ses prédécesseurs, le libéralisme est un dogme. Pour nous c’est un drame. Car il explose les inégalités sociales, accroît la paupérisation de larges franges de la population et accentue les atteintes à l’environnement et le réchauffement climatique.

    Le gouvernement tente de justifier ses choix politiques, les augmentions des taxes sur les carburants, par l’urgence écologique. C’est un mensonge. Non seulement le pays ne réduit pas la production de gaz à effet de serre, mais il l’augmente, non seulement il ne réduit pas l’utilisation des pesticides, mais il l augmente, non seulement il ne diminue pas l’artificialisation des sols, mais il la poursuit. La fermeture des services publics de proximité, des gares et voies ferrées secondaires, la concentration des emplois dans les métropoles ne font que renforcer la tragédie climatique en cours et accroitre les difficultés quotidiennes de milliers d’habitant.e.s.

    Le gouvernement est responsable de la crise en cours car la politique qu’il mène dans les transports comme dans les autres domaines, n’est ni cohérente avec l’urgence climatique ni juste socialement. Aucune mesure ambitieuse n’a été prise pour financer les alternatives à la voiture et aider ceux qui n’ont pas les moyens de se déplacer autrement. Cette prétendue fiscalité écologique épargne les secteurs les plus polluants et émetteurs de gaz à effet de serre, comme le trafic aérien ou le transport routier de marchandises.

    L’urgence sociale et l’urgence écologique sont aujourd’hui totalement imbriquées. La politique gouvernementale aggrave l’une et l’autre et espère diviser celles et ceux qui en sont les victimes. Et il est illusoire de prétendre répondre à l’une en tournant le dos à l’autre.
    Des mesures d’urgences sociales et écologiques comme priorité :
    • L’augmentation des salaires, des pensions, des indemnités chômage, et des allocations sociales et leurs indexations sur les prix pour permettre à tous/toutes de vivre dignement.
    • L’arrêt des suppressions de postes et des fermetures des services publics, et la réouverture de services publics et sociaux de proximité pour permettre une organisation équilibrée des territoires,
    • Mettre un terme à une politique centrée sur la voiture. Mettre un terme à la défiscalisation du kérosène dans le transport aérien, au profit du fret ferroviaire pour les transports de marchandise et les transports collectifs. Par la mise en place d’un réseau de transports en commun gratuit sur le département.
    • La lutte contre l’étalement urbain et la diversification des modes de transport dans tous les territoires
    • Le soutien à une agriculture paysanne privilégiant les circuits courts et les productions bios pour permettre à toutes et tous l’accès à une alimentation de qualité.

    Associations, syndicats et partis politiques engagées dans le département pour la justice sociale et climatique, nous appelons ensemble à la mobilisation sociale, écologique et citoyenne contre la politique de Macron-Philippe, tout en refusant les boucs émissaires habituels des discours racistes, antisémites ou xénophobes. Nous appelons au partage des richesses et à l’urgente nécessité de placer la transition écologique et solidaire au cœur de toutes les décisions pour notre avenir et celui de la planète. Ce sont les mobilisations multiples dans les entreprises comme dans la rue, par la grève et par l’action, qui permettront de peser sur les décideurs publics ou privés pour que ces changements s’enclenchent.

    Signataires issues du collectif “26 mai” à Nantes : Attac 44, GIGNV, Alternatiba Nantes, CGT Union Locale de Nantes, UDB Loire-Atlantique – Liger Atlantel, Génération•S – Nantes, France Insoumise Loire-Atlantique, NPA 44, PCF – Parti Communiste Français, Unef Nantes, Union Solidaires 44, GDS, EELV Nantes, Sortir du Nucléaire Pays Nantais, Ensemble.



  • Où va la Bretagne ?. « Tous les voyants sont au rouge » - Bretagne - LeTelegramme.fr
    https://www.letelegramme.fr/bretagne/ou-va-la-bretagne-tous-les-voyants-sont-au-rouge-12-11-2018-12131299.ph


    Jean-Claude Le Ruyet, Jean-René Le Quéau, Albert Moal, Yves Lebahy, Paolig Combot, tous militants de l’association Ar Falz, qui organise un colloque sur l’avenir de la Bretagne, vendredi, à Morlaix
    (Photo R. L.)

    Nous craignons que la Bretagne parte en pilhoù (†). Tous les voyants sont au rouge. Si nous ne réagissons pas, elle n’existera plus dans une génération ». Le discours veut être un électrochoc. Il donne le ton d’un colloque organisé par Ar Falz à Morlaix, vendredi, sous le chapeau « Où va la Bretagne ? ». Le géographe Yves Lebahy détaille son point de vue.

    Yves Lebahy, la Bretagne va-t-elle mal ?
    La région ne va pas si mal, en apparence. La Bretagne est dans la médiane européenne pour le niveau de vie. Le taux de chômage est sous la moyenne française. La qualité de vie y est reconnue. C’est une terre d’excellence pour l’éducation. Mais quand on gratte, des choses très inquiétantes apparaissent. Il y a un taux de suicide important. La jeunesse exprime un grand malaise à travers des addictions très fortes à l’alcool, les drogues. Un taux de chômage contenu peut aussi vouloir dire que les demandeurs d’emploi partent faute de propositions ici. La révolte des Bonnets rouges était une jacquerie symptomatique d’une société en malaise.

    Selon vous, le territoire est-il fracturé ?
    La fracture entre les métropoles de l’Est breton, Rennes et Nantes, et l’Ouest, apparue dans les années 1990, s’accentue. Même si ce phénomène est nié par les élites rennaises, il y a une double relégation de la Basse-Bretagne par rapport à la Haute-Bretagne et de l’intérieur par rapport au littoral. Depuis une vingtaine d’années, une économie de villégiatures, avec des populations âgées, s’est concentrée sur le littoral, ce qui dérégule l’immobilier, met en péril les activités liées à la mer. Ce qui a permis à la Bretagne de vivre depuis 50 ans, l’agriculture, la pêche, l’industrie, notamment agroalimentaire, régresse. La croissance démographique naturelle est proche de zéro dans les Côtes-d’Armor et le Morbihan, et elle est négative dans le Finistère. La jeunesse n’a un avenir que si elle migre. Jusqu’où pouvons-nous accepter la mobilité des individus victimes de la perversité d’un système économique ?
    […]
    (†) en lambeaux


  • Grande Guerre : au milieu des râles, les premiers cris des surréalistes
    https://next.liberation.fr/culture/2018/11/10/grande-guerre-au-milieu-des-rales-les-premiers-cris-des-surrealistes

    Paul Eluard, Jacques Vaché, André Breton, Louis Aragon, Joë Bousquet… Pour eux, la guerre aura été la matrice d’une pensée et d’une œuvre en rupture. A l’abattage des hommes doit succéder celui de toutes les conventions.

    Des décombres surgit parfois un monde nouveau. Souvent ! ajoutent les générations suivantes comme un acte de foi, une croyance absolue en un monde régénéré par le cataclysme d’avant. La guerre de 14-18 aura précipité la France dans la modernité. Pour s’en convaincre, il n’est que de voir toutes les innovations technologies nées de conflit dans le seul but de mieux s’entre-tuer : avions, chars d’assaut, mitrailleuses, gaz… Le progrès aura eu là des relents fétides…

    Avant la France vivait sa « Belle Epoque », une période de relatif calme après la guerre de 70 et la Commune. Les conséquences de l’affaire Dreyfus s’estompent. La République est installée. Les chemins de fer se développent. Le rail entre dans les campagnes. Seule la question religieuse avec la séparation de l’Eglise et de l’Etat, vient aviver les vieilles plaies. La France, confortablement installée dans ce cocon, traîne des pieds pour entrer dans le XXe siècle et vit toujours à l’heure du précédent.

    La guerre sera la matrice de toute une nouvelle génération d’écrivains. Même si pour certains, ils ont publié avant-guerre, tous, mobilisés dès 1914 ou en 1915, professeront la même volonté de rompre avec l’ancien monde, promettant de casser ses conventions, de « ruiner la littérature » selon la formule de Paul Eluard dans un petit mot adressé à André Breton. Pour une grande part, la guerre sera le creuset où se trempera le surréalisme. Tout comme en Italie où l’après-guerre verra se développer un mouvement se voulant résolument « moderne », le futurisme, dont le manifeste initial a été publié en 1913 ; idem avec « l’expressionnisme » en Allemagne.

    Paul Eluard est mobilisé comme infirmier dès 1914, quelques mois seulement après sa sortie du sanatorium. Il est affecté à l’hôpital ordinaire d’évacuation numéro 18 à Hargicourt, dans la Somme. En 1917, sur le front au sein du 95e régiment d’infanterie, il rédige quelques poèmes restés fort peu connus.

    « Oh ! le bruit terrible que mène la guerre parmi le monde et autour de
    nous ! Oh ! le bruit terrible de la guerre ! Cet obus qui fait la roue,
    la mitrailleuse comme une personne qui bégaie,
    et ce rat que tu assommes d’un coup de fusil ! ». (Notre mort)

    André Breton, étudiant en classe préparatoire aux études de médecine est déclaré bon pour le service le 17 février 1915. Il rejoint Pontivy pour y faire ses classes dans « un cloaque de sang, de sottise et de boue ». Le futur étudiant en médecine est affecté à Nantes en juillet 1915, ville dont le pape du surréalisme écrira dans Nadja qu’elle « est la seule où j’ai l’impression qu’il peut m’arriver quelque chose qui en vaut la peine ». Interne en 1916 à l’hôpital de la rue Marie-Anne du Boccage, il y fera une rencontre déterminante, cruciale même pour la suite de son aventure littéraire, celle du Nantais Jacques Vaché qui, rescapé de la tuerie, mourra en 1919 d’une surdose d’opium dans une chambre d’un hôtel cossu du centre-ville.

    Ses lettres de guerre viennent d’être republiées avec une préface et tout un appareil de notes rédigé par un autre Nantais, Patrice Allain, maître de conférences, un des plus fins connaisseurs de l’œuvre et de la vie de ce précurseur du surréalisme qui, épuisé par la guerre, n’aura brillé qu’un court instant. Avant-guerre, le jeune homme, un brin dandy, lecteur de Jarry, amateur du « nonsense » britannique et de l’Umour – orthographié sans h –, aura été l’animateur d’un petit cénacle littéraire sur les bords de Loire. Le temps de la guerre, la ville devient alors le berceau du surréalisme. Dans ses missives, pour la plupart adressée à sa famille, à ses proches et à André Breton, Vaché relate ses journées de poilu.

    Au fil des mois, le ton change. Parti à la guerre avec un certain enthousiasme, il sera affecté comme interprète auprès des troupes anglaises en Champagne dans ce qui est appelé « la tranchée des cadavres », et décrit toute son horreur de manière poétique, dans la mesure où la censure laisse passer ses lettres. Le 30 septembre 1915, c’est un véritable petit tableau de genre qu’il peint à sa tante. « Le ciel classique sanglant, la nuée de corbeaux, les débris de casque… les armes broyées — On s’oublie à regarder — avant que le râle bizarre et effrayant d’un homme qui va mourir ne vous fasse dresser les cheveux sur la tête — Ces plaintes de mourants sont navrantes… tant qu’ils causent, ou qu’ils appellent leurs mères… […] On les plaint encore avec son cœur d’homme — Mais lorsque ce n’est plus qu’un sanglot rythmé — lointain — que l’on sent que ces yeux révulsés ne regardent plus ici, mais que déjà ce malheureux vit dans un monde différent du nôtre. On a peur — On sent sa chair se hérisser — La terreur instinctive de la bête devant la mort. »

    En 1916, Breton, lui, est affecté au centre neuropsychiatrique de Saint-Dizier, qui accueille les soldats traumatisés de retour du front. Il y fait la découverte de l’œuvre de Sigmund Freud, qui exercera ensuite sur les surréalistes une très grande influence, notamment via la place donnée à l’écriture automatique.

    Au duo Vaché-Breton s’adjoint Louis Aragon. Breton et lui se connaissent déjà pour s’être côtoyés sur les bancs de l’école de médecine. Aragon est mobilisé en 18 sur le front des Ardennes comme brancardier. Il voit arriver vers lui ceux qu’il sait ne pouvoir sauver.

    « Tu n’en reviendras pas toi qui courais les filles
    Jeune homme dont j’ai vu battre le cœur à nu […]
    Tu n’en reviendras pas vieux joueur de manille

    Qu’un obus a coupé par le travers en deux
    Pour une fois qu’il avait un jeu du tonnerre
    Et toi le tatoué l’ancien légionnaire
    Tu survivras longtemps sans visage sans yeux

    On part Dieu sait pour où ça tient du mauvais rêve
    On glissera le long de la ligne de feu
    Quelque part ça commence à n’être plus du jeu […]

    Comment vous regarder sans voir vos destinées
    Fiancés de la terre et promis des douleurs
    La veilleuse vous fait de la couleur des pleurs
    Vous bougez vaguement vos jambes condamnées […]

    Déjà la pierre pense où votre nom s’inscrit
    Déjà vous n’êtes plus qu’un mot d’or sur nos places
    Déjà le souvenir de vos amours s’efface
    Déjà vous n’êtes plus que pour avoir péri » (Tu n’en reviendras pas)

    Et cette génération confrontée à la mort à toute heure de la journée veut brûler les étapes… Aller, et aller vite de peur que le passé ne vous rattrape. A l’abattage des hommes doit succéder celui de toutes les conventions. « Modernité aussi donc constante et tuée chaque nuit […] Former la sensation personnelle à l’aide d’une collusion flamboyante de mots rares. Nous laisserons l’Honnêteté logique — à charge de nous contredire », écrit Vaché dans une lettre à André Breton, datant de 1917, posant ainsi une des pierres fondatrices de ce qui sera le premier manifeste du surréalisme. Et pour mieux le mettre en pratique, toujours dans la même lettre, « PANTINS— PANTINS— PANTINS— voulez-vous de beaux pantins de bois coloriés— deux yeux— flamme morte et la rondelle de cristal d’un monocle — avec une pieuvre machine à écrire », lâche Vaché en proie à la fièvre du front.

    Dans cette galaxie figure aussi un poète sombre, une figure noire, celle de Joë Bousquet. Le mouvement surréaliste sera un mouvement dont il sera le perclus, l’immobile. Blessé le 27 mai 1918 à la bataille de Vailly, dans l’Aisne, à hauteur de la colonne vertébrale, il perd l’usage de ses membres inférieurs. Sa vie se poursuivra sur un lit dans sa petite chambre à l’intérieur des remparts de la cité de Carcassonne où, ironie du sort, il réside rue de Verdun. Il mourra en 1950 à l’âge de 53 ans après trente-deux ans de réclusion entre les quatre murs de sa chambre.

    Bousquet poursuit les expériences intérieures en usant de drogues comme il le raconte dans la Tisane de sarments. « Ma blessure existait avant moi, je suis né pour l’incarner, écrira-t-il. Et alors, j’ai compris que c’était fini et je suis resté debout […]. Je n’ai pas eu à attendre longtemps. Une balle m’a atteint en pleine poitrine, à deux doigts de l’épaule droite, traversant obliquement mes poumons pour sortir par la pointe de l’omoplate gauche ; ce qui faisait, du même coup, traverser au projectile mes deux poumons et la partie avant du corps vertébral. Je suis tombé », raconte-t-il dans une lettre envoyée à un ami. Tombé pour ne jamais plus se relever tout en restant vivant. Cloîtré pour revisiter son imaginaire tandis que ses amis surréalistes tentaient, avec la boue des tranchées, de façonner les mots d’un monde nouveau.

    Christophe Forcari

    Illustration : André Breton par Man Ray, dans les années 30

    #guerre #Grande_guerre #11-Novembre #surréalisme #Paul_Eluard #Jacques_Vaché #André_Breton #Louis_Aragon #Joë_Bousquet



  • Le prix du carburant, facture salée de l’étalement urbain | Olivier Razemon
    http://transports.blog.lemonde.fr/2018/11/03/prix-carburant-facture-etalement-urbain

    Passons sur l’absurdité qui consiste à organiser un blocage routier, en brûlant du pétrole pour protester… contre l’augmentation du prix du carburant qu’on est en train de brûler. Le prix de l’essence est devenu, pour chaque personne concernée, un indicateur ressenti du coût de la vie, et sa contestation un marqueur social. Un peu comme prix du blé autrefois, rapporte le directeur du département opinion de l’Ifop. Source : L’interconnexion n’est plus assurée

    • Ensuite parce que l’augmentation du carburant, contrairement aux idées reçues, est davantage la conséquence de la hausse du baril de pétrole que des taxes supplémentaires ponctionnées sur le litre d’essence.

      Heu ... J’ai vérifié. Ça marche pas ...

    • Pourtant c’est corroboré ailleurs :
      https://www.la-croix.com/Economie/Le-carburant-flambe-grogne-aussi-2018-10-30-1200979720

      Entamée depuis plusieurs années, cette envolée de la fiscalité n’a pas toujours autant fait réagir. Car elle était souvent dissoute dans l’évolution favorable des cours du pétrole. Ce n’est plus le cas. Sur les marchés mondiaux, secoués par les tensions internationales, de l’Iran au Venezuela, le pétrole flambe.

      « Sur les 20 centimes d’augmentation du litre d’essence depuis un an, plus de 16 centimes résultent de l’augmentation du prix du baril », assure Bruno Le Maire, le ministre de l’économie. Les derniers mois ont été effectivement marqués par des variations brusques des cours. Le baril qui valait moins de 30 dollars début 2016 était autour de 50 dollars début 2018. Il coûte désormais autour de 80 dollars et la hausse récente du dollar face à l’euro accentue ce renchérissement.

      Cette variation explique largement la récente flambée des prix à la pompe.

      https://mobile.francetvinfo.fr/economie/automobile/diesel/carburant-comment-expliquer-la-hausse-des-prix_3015347.amp

      « Or, les taxes représentent plus de la moitié, 60% en moyenne, du prix que vous payez à la pompe. La moindre augmentation pèse donc lourd », poursuit Hervé Godechot, qui estime cependant que le facteur principal de la hausse des prix à la pompe « c’est bel et bien la flambée des cours mondiaux du pétrole ». Et le journaliste de préciser : « En un an, le prix du baril a explosé de presque 15%. »

      https://www.liberation.fr/france/2018/11/02/prix-de-l-essence-la-faute-au-petrole_1689619

      Si on met en rapport cette hausse avec la progression du prix depuis un an, on arrive à ce résultat : le litre de gazole est environ 29 centimes plus cher. Sur ce total, l’augmentation de la TICPE représente 7,6 centimes. Soit un gros quart (26 %). Concernant le sans plomb, la hausse annuelle a été de 21,3 centimes. Sur ce total, 3,9 centimes sont dus à la hausse de la TICPE. Soit un peu moins de 20 %. Il est donc exact de dire que, sur un an, l’augmentation des taxes n’a été qu’un facteur secondaire de la flambée des prix à la pompe. La principale raison de l’augmentation tient à l’accroissement du prix du carburant hors taxe, elle-même liée à la hausse du prix du pétrole.

      Sinon, quelque chose qui n’est pas évoqué dans le papier :
      https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-188292-opinion-actions-contre-le-prix-des-carburants-il-faut-cesser-

      Si l’essence augmente, il ne faut pas oublier qu’à niveau de salaire en euros équivalent, avec une heure de travail au SMIC en 2018 on peut s’acheter plus de litres d’essence qu’en 1980.
      Par exemple : en 1980, le SMIC horaire était de 14,76 francs, soit 2,25 euros, le prix moyen de l’essence étant de 4,17 francs, soit 0,63 euro, avec une heure de travail on pouvait s’acheter un peu plus de 3 litres d’essence (3,4 L). En octobre 2018 le taux horaire du SMIC est de 9,88 euros le prix moyen d’un litre d’essence est de 1,539 euro. Autrement dit actuellement avec une heure de travail on peut acheter un peu plus de 6 litres d’essence (6,4 L).

    • Il y a le froid ressenti. N’y aurait il pas les dépenses ressenties ?

      Augmentation des dépenses incompressibles, nouveau mode de vie (smartphone, liaison internet, achat de plats préparés, frais de toutes sortes, dont les frais bancaires).
      Des veaux (leurs bagnoles) de plus en plus gros, et de marque, de préférence germanique.

      Il y a aussi les augmentations des prix depuis le passage à l’euro.
      Quand je converti le prix d’un article en francs, je suis halluciné. Faites le par exemple pour un sandwich en ville.

      Les salaires, des petit.e.s bourgeois.e.s qui se croient grand.e.s bourgeois.e.s n’ont pas suivi.

      Leur pouvoir d’achat a diminué sans qu’ils s’en aperçoivent, puisqu’on leur dit pas à la télé.
      Ils s’en aperçoivent à la station service, en faisant le calcul de ce qu’il reste sur le compte en banque.

      Bon, c’est pas pour cela qu’ils/elles vont couper leur moteur à l’arrêt, ou ne pas faire 30 minutes de bagnole pour profiter d’une réduction de 2 euros à l’hyper marché.

    • Il faut dire aussi, que l’opinion publique, c’est un investissement. Exemple, à cet instant, quelques titres sur le site du figaro.

      Les propriétaires des merdias se doivent de montrer leur capacité de nuisance à emmanuel macron, et par ailleurs cela permet de ne pas parler des vrais sujets qui fâcheraient : fermeture ses hôpitaux, destruction de la Sécurité Sociale, de la SNCF, bradage du patrimoine public ce bien commun, au profit des plus riches, rôle destructeur de l’union européenne, de la monnaie qui tue : l’euro, des banques, de l’environnement, du harcelement meurtrier au travail. . . .

      Philippe maintient et défend la hausse des taxes sur les carburants

      Siphonnages, agressions : la hausse du prix des carburants aiguise l’appétit des délinquants

      Édouard Philippe maintient et défend la hausse des taxes sur les carburants

      Première mobilisation contre la hausse du prix des carburants

      Les Français opposés à la hausse des taxes sur les carburants

      L’exécutif cherche des réponses à la colère des automobilistes

    • Il est nécessaire de réduire la consommation de pétrole, et si il n’y a qu’avec l’augmentation du prix de l’essence, pourquoi pas. Ras-le-bol des bagnoles !
      Le hic, c’est justement, quels autres moyens de transports pour les péquenots, les pas riches, et tous ceux qui doivent se déplacer sur l’ensemble du territoire ?
      Il faudrait peut-être se questionner sur le fait qu’à partir du moment où le ministère de l’intérieur s’est approprié l’aménagement du territoire (sous Pasqua) l’ensemble des déplacements a été pensé pour être contrôlé, sinon pourquoi donner les routes à l’armée ? Est-ce également cela qui les a rendu plus difficile à effectuer avec peu d’argent, les paranos de la révolution bolchevique nous dirigent encore.
      #contrôle_social

    • Un communiqué de Nantes Révoltée sur sa page FB :

      QUE FAIRE LE 17 NOVEMBRE ?

      Début octobre, une jeune femme, Priscilla, lance une pétition contre l’augmentation du prix de l’essence, partant d’un constat simple : « toutes les personnes qui vivent en banlieue ou dans des zones rurales et qui prennent leur voiture tous les jours n’en peuvent plus de ces augmentations ». La pétition se répand comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux, et recueille des centaines de milliers de signatures. Elle devient le moteur d’une journée d’action le 17 novembre. De nombreux internautes appellent alors à faire de cette date un moment de blocage des voies. Parmi les plus influents, deux routiers dont les vidéos sont vues des millions de fois. Et dans un second temps, des récupérateurs d’extrême droite apparaissent, notamment un certain Franck B., militant proche du Front National, qui publie des vidéos relayant l’appel. Les notables d’extrême droite, Le Pen et Dupont Aignan, lui emboîtent le pas. Entre temps, la mobilisation sur facebook pour le 17 novembre a réuni plusieurs centaines de milliers de personnes. Des groupes s’organisent dans chaque ville, avec l’intention de ralentir ou d’arrêter la circulation. Leur slogan ? « Bloquons tout ». Un sondage vient de paraître : « 78% des français soutiennent le mouvement ». Le gouvernement tente déjà d’y répondre dans les médias. Quel que soit l’impact réel de cette journée, elle aura déjà beaucoup plus fait parler d’elle que les jours de grève inutiles, sans perspective ni énergie, décidés par les centrales syndicales depuis deux ans. Tentative d’analyse de cette mobilisation inclassable.

      Quelles revendications ?

      La revendication première paraît très limitée : la lutte contre l’augmentation du prix du carburant, qui atteint effectivement des sommets ces dernières semaines, à cause de l’augmentation des taxes. Au delà de l’hypocrisie d’un gouvernement qui prétend taxer l’essence pour raisons « écologiques » tout en faisant des cadeaux faramineux aux plus riches et au multinationales qui détruisent la planète, cette revendication pose une question bien réelle. Celle des formes de vies contemporaines. Celle des existences gâchées à passer des heures chaque jour au volant pour aller subir des jobs précaires et inutiles, toujours plus éloignés de nos lieux de vie. Les métropoles s’étendent, le béton dévore le paysage, et de plus en plus de personnes sont contraintes de se loger toujours plus loin, dans des zones péri-urbaines sans âmes, pour des raisons économiques. Les mêmes doivent rouler toujours plus longtemps pour aller rejoindre leurs lieux de travail. Cette France périphérique, éloignée des centre-villes, est celle des perdants de la mondialisation, des perdants de la métropole, des exclus de la gentrification. Celle qui ne peut pas aller au travail en vélo, en transports en commun, voire en taxi. Balayer cette réalité en traitant simplement les organisateurs du 17 novembre de « fachos » est un non-sens et une erreur politique.

      Oui, l’appel au 17 novembre est insatisfaisant, mais il part du réel. Il part des conditions objectives d’existence déplorables subies par des millions de personnes. De la même manière, le mouvement contre la loi travail en 2016 était parti du réel, avec des recueils de témoignages en ligne contre la précarité, les humiliations des petits-chefs, les salaires de misère ...

      Une initiative d’extrême droite ?

      En regardant les groupes facebook d’appel au 17 novembre, on ne peut que constater une grande confusion. Des appels à chanter la Marseillaise côtoient des appels à « refaire Mai 68 ». On y débat pour savoir s’il faut avoir le soutien des policiers, ou au contraire les attaquer. D’autres veulent « élargir les revendications » plutôt que se concentrer sur le prix de l’essence. Ces groupes ne sont pas d’extrême droite, mais il est incontestable que des militants d’extrême droite tentent de faire de l’entrisme sur ces réseaux. On y trouve aussi des syndicalistes, des militants de gauche, voire d’extrême-gauche. Mais pour l’immense majorité, il s’agit d’une France périphérique sans références précises, qui se revendique « apolitique ». A l’image de la situation du pays : instable et atomisé, mais en colère.

      Sur le fond, les protestations contre les taxes rappellent effectivement des mouvements réactionnaires, comme celui de Pierre Poujade dans les années 1950, ou plus récemment le mouvement confus des Bonnets Rouges en Bretagne. D’autant plus qu’on trouve aussi bien des travailleurs précaires que des patrons d’entreprise dans ces différents appels : autant de mondes qui n’ont aucun intérêt commun, et qui se retrouvent ligués ensemble contre le prix de l’essence.

      Mais si l’on remonte plus loin, les révoltes anti fiscales font aussi écho aux Jacqueries paysannes de l’Ancien Régime, qui ont mené à des situations insurrectionnelles contre les injustices. On a aussi vu ces dernières années en Espagne des refus collectifs de payer les loyers ou les taxes. Dans un climat où le président s’affiche comme un monarque aux goûts luxueux, et crache ouvertement sur la plèbe, ce refus de payer plus de taxes se comprend largement.

      En bref, il est difficile de classer ces revendications sur l’échiquier politique traditionnel, même si, redisons le, elles ne sont pas suffisantes pour en faire un véritable mouvement social. Il s’agit pour l’instant d’un agrégat de colères.

      « On bloque tout ». Un moyen d’action efficace ?

      C’est là le plus important, et aussi le plus douloureux. Nous avons tous constaté l’inefficacité des seules manifestations. Nous savons tous qu’une victoire sociale passe par le blocage de l’économie. Alors que les mouvements sociaux appellent depuis des années à « tout bloquer » sans jamais y parvenir, ni à organiser sérieusement les blocages, le mouvement du 17 novembre lui, a l’air de vouloir se donner les moyens de paralyser les flux.

      Les directions syndicales ont fait preuve de leur totale inefficacité alors que les attaques de Macron sont d’une violence sans précédent : tout au plus quelques manifestations minables, isolées, sans volonté d’engager le rapport de force. Les « cortèges de tête » non plus, ne sont pas parvenu à aller au delà des actions spectaculaires et des slogans radicaux. Pendant tout le printemps 2016, nous avons crié « on bloque tout » sans effet. Au printemps 2018, nous n’avons pas été capables de dépasser le calendrier syndical qui nous a mené à l’échec, malgré une multitude de luttes.

      En s’organisant sur facebook, le mouvement du 17 novembre a imposé sa propre date, son propre calendrier, avec l’objectif affiché de tout bloquer. Ce mouvement que beaucoup insultent, ou traitent avec mépris, serait-il en passe de réussir ce que les révolutionnaires n’ont pas réussi à mettre en œuvre ? Nous aurons la réponse dans une dizaine de jour.

      Que faire ?

      Si notre seule réaction face aux dizaines de milliers de personnes qui s’organisent pour bloquer effectivement l’économie, se cantonne à les traiter de fascistes, alors nous avons déjà perdu. Rejoindre sans regard critique cet agrégat de colères n’est pas non plus la solution. Si ces colères confuses n’émergent ni dans les manif classiques, ni dans les cortèges de tête, posons nous les bonnes questions. Les centrales syndicales font échouer toutes les luttes depuis 10 ans, les mouvements radicaux se font isoler par la répression, la propagande, et les logiques d’entre-soi puristes. Comment dépasser ces contradictions ? En organisant des blocages parallèles ? En ciblant des multinationales comme Total ? En allant soutenir ces blocage tout en affichant des revendications anticapitalistes ? La question reste ouverte.


  • Communiqué de la #cnt de Nantes, en soutien aux exilé·e·s et collectifs de soutien.
    https://nantes.indymedia.org/articles/43383

    Communiqué de la CNT de Nantes, en soutien aux exilé·e·s et collectifs de soutien. http://ulnantes.cnt-f.org/spip.php?article173

    #Contre-sommets #Répression #Resistances #/ #précarité #immigration #sans-papieres #frontieres #exclusion #chômage #Contre-sommets,Répression,Resistances,/,précarité,cnt,immigration,sans-papieres,frontieres,exclusion,chômage


  • Fin de l’expérimentation à Lyon de la publicité sur les trottoirs Renaud Gardette, avec AFP - 28 Octobre 2018 - France3 Régions
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/fin-experimentation-lyon-publicite-trottoirs-1565764.ht

    L’expérimentation controversée de la publicité sur les trottoirs à Lyon, dernière ville à tester ce procédé, a été suspendue vendredi 26 octobre par un arrêté publié au Journal officiel.


    . . . . . .
    L’expérimentation, prévue initialement pour 18 mois par le gouvernement, avait été lancée en décembre 2017 à Lyon, Bordeaux et Nantes afin de tester les publicités éphémères sur les trottoirs, jusque-là interdites par les codes de la route et de l’environnement.

    Les municipalités de Bordeaux et Nantes s’y étaient opposées, tandis que Lyon, qui avait par le passé déjà commandé des marquages éphémères pour des événements particuliers, avait lancé une concertation impliquant l’ensemble des communes de l’agglomération.

    Un décret gouvernemental avait suspendu dès janvier l’expérimentation à Bordeaux et Nantes, Matignon concédant que la concertation n’avait pas été « suffisante avec les agglomérations concernées ». Selon la métropole de Lyon, « l’entreprise qui propose ces publicités n’a respecté aucune des conditions, notamment en terme de demande d’autorisation à la ville ou d’emplacement, précisées dans le décret ».

     Après un premier courrier d’alerte en mars au ministère de l’Economie, la ville de Lyon et la métropole ont adressé une deuxième lettre en juillet « pour demander l’arrêt de l’expérimentation », a-t-on ajouté.
    . . . . .
    Jointe par l’AFP, la start-up lyonnaise Biodegr’AD, spécialisée dans ces marquages à la craie biodégradable qui s’estompent en 15 jours, a assuré que les opérations qu’elle a menées pour ses clients, parmi lesquels figurent notamment des collectivités et des bailleurs de l’agglomération lyonnaise, ont répondu « au strict respect » des « obligations liées au décret et à l’expérimentation ».

    En janvier, peu avant la fin de l’expérimentation à Bordeaux et Nantes, l’entreprise s’était dite navrée « de voir l’expérimentation d’un support doux, subtil, monochrome, écologique, biodégradable, de proximité et à faible coût environnemental déchaîner les passions tandis que perdure l’utilisation massive de flyers, affiches et autres médias tous plus énergivores les uns que les autres ».


  • Depuis #Nantes / #NDDL, je soutiens la campagne internationale #YoPrefieroElLago : Non à la construction du Nouvel Aéroport International de Mexico ! Atenco Vive ! La Lucha Sigue !
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/30608304127

    Flickr

    ValK. a posté une photo :

    >- Pour marquer son soutien, prendre une photo de trainées d’avions dans le ciel et écrire “prénom ou organisation” + “PAS D’AÉROPORT, JE PRÉFÈRE LE CLIMAT” ou "YO PREFIERO EL LAGO, NO MAS AEROPUERTOS" et l’envoyer à la campagne :#YOPREFIEROELLAGO pendant le referendum du 25 au 28 Octobre Plus d’infos sur zad.nadir.org/spip.php ?article6180
    (· · · – – – · · ·)
    Ciel au dessus du commissariat Waldeck Rousseau, Nantes, le 12 octobre 2018.


  • Intimité numérique : le Truc a fait mouche
    https://framablog.org/2018/10/23/intimite-numerique-le-truc-a-fait-mouche

    Paris, Lyon, Toulouse, Bordeaux… et quelques autres métropoles régionales sont animées par des associations libristes actives et efficaces : réunions régulières, actions de terrain, conférences et rencontres… Mais dans les villes moyennes ça bouge aussi. À l’ouest par exemple, entre Nantes, … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Contributopia #Dégooglisons_Internet #Internet_et_société #Libertés_Numériques #Chiffrement #Clochix #écologisme #Hygiene_numerique #Intimité #Lannion #Libre #ViePrivee


  • Saint-Nazaire : l’eau qu’on croyait si pure polluée aux pesticides Mediacites - 18 Octobre 2018
    https://www.mediacites.fr/nantes/enquete-nantes/2018/10/18/saint-nazaire-leau-quon-croyait-si-pure-polluee-aux-pesticides

    Dans l’aggomération de Saint-Nazaire, l’eau du robinet provient pour moitié de la nappe de Campbon. Cette nappe phréatique est réputée si pure que l’eau est à peine filtrée et que la marque Cristaline l’utilise pour remplir ses bouteilles. Mais des données nouvelles, que dévoile Mediacités, montrent qu’on y trouve pourtant de nombreuses traces de pesticides.


    Entre Nantes et Saint-Nazaire, sous les prés bucoliques se cache l’un des trésors naturels du territoire  : la nappe de Campbon, une réserve d’eau souterraine qui alimente en eau potable l’agglomération de Saint-Nazaire et au-delà. Une source à laquelle puise la marque Cristaline pour remplir une – petite – partie de ses millions de bouteilles vendues en France. 100 millions de mètres cubes d’une eau réputée pure. Jusque là, en tout cas.

    Car les données publiques, décortiquées par l’antenne vannetaise de l’association Eau et Rivières . . .

    La suite de l’article payante.
    #Saint-Nazaire #pesticides