city:nantes

  • Nantes : 85 fêtards portent plainte, les politiques se taisent
    https://www.mediapart.fr/journal/france/030719/nantes-85-fetards-portent-plainte-les-politiques-se-taisent

    Les associations Freeform et Media’Son ont déposé une plainte collective au nom de 85 personnes qui se trouvaient quai Wilson, à Nantes, lors de la charge policière brutale de la Fête de la musique. Depuis, Steve Maia Caniço, un animateur périscolaire, est porté disparu. Les politiques locaux ne prennent pas position.

    #Violences_policières #violences_policières,_Nantes,_noyade

  • Ces migrants refoulés dans de vaines expulsions
    https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/ces-migrants-refoules-dans-de-vaines-expulsions-6427142


    (...)
    Éjecté en avion, déjà revenu à Nantes


    Moussa, aux côtés du Nantais qui l’héberge. Pour avoir laissé ses empreintes en Italie, en fuyant Boko Haram, il a été renvoyé à Turin. D’où il est revenu aussitôt. | OUEST-FRANCE

    Ils se sont rencontrés square Daviais, la jungle du cœur de Nantes, où quelque 700 migrants avaient trouvé refuge, l’été dernier. La veille de l’évacuation, Thomas (les prénoms ont été changés) avait offert à Moussa et à deux autres exilés de les héberger chez lui, dans la petite commune de Loire-Atlantique où il habite.

    Ces trois jeunes hommes, tous dublinés, ont déjà été transférés en Italie. Ils en sont tous revenus. Moussa le premier. Le jeune Nigérien, 27 ans, est en errance depuis qu’il a fui les exactions de Boko Haram.

    Comme beaucoup d’exilés, il est entré en Europe par l’Italie, qui a pris ses empreintes, mais ne lui a rien donné en échange. Les services italiens auraient dû instruire sa demande d’asile. « Mais non, je n’ai rempli aucun papier, ils ne m’ont pas proposé de logement. Je n’avais pas d’endroit où dormir, raconte le jeune homme. Je ne pouvais pas rester dans la rue, comme ça, sans rien. »
    Cinq dans l’avion

    Alors, il a repris la route, a passé la frontière à Vintimille. En septembre 2017, il échouait porte de la Chapelle, à Paris. « Puis on m’a mis dans un bus, pour Tours, où j’ai été hébergé dans un centre d’accueil. À la préfecture, en prenant mes empreintes, ils ont su pour l’Italie. Ils m’ont assigné à résidence. Je devais aller deux fois par semaine au commissariat. »

    Le 16 mai 2018, coup de théâtre : « Un policier m’a dit c’est fini, tu es envoyé en Italie. » Deux heures plus tard, Moussa était dans l’avion. « Nous étions cinq migrants sur un vol spécial. Nous avons débarqué à Turin. Après trois heures d’attente des policiers italiens sont venus nous voir, se souvient Moussa. Ils m’ont dit : tes empreintes ont été prises à Milan. Il faut que tu retournes là-bas. Je n’avais pas de quoi payer le billet de train. Ils ont répondu : tu fais comme tu veux. Aucune solution. Le jour même, je repartais vers Vintimille, à pied. »

    Deux autres garçons cheminent avec lui. Éprouvante traversée vers la vallée française de la Roya : « Il faut passer la frontière de nuit. En journée, c’est trop risqué à cause des contrôles. Il faut franchir les montagnes. Marcher le long des ravins, pieds nus pour ne pas glisser. Ne jamais rester seul à cause des chutes possibles. Pour être secouru. Pour ne pas y rester. »
    « Chez Cédric »

    Les trois compagnons de route finissent par arriver « chez Cédric ». Cédric Herrou, figure de la défense des migrants dans la vallée. Puis Moussa prend le train pour Paris. Puis Nantes, où il rencontre un Érythréen qui vit lui aussi chez Thomas. Et qui n’avait pas compris qu’il devait aller pointer. Il a donc été déclaré en fuite, a perdu l’allocation pour demandeur d’asile (6,80 € par jour pour une personne seule). Seule solution pour lui : attendre le délai où il pourra représenter une demande en France (six à dix-huit mois). D’ici là, il sera une ombre. Sans droit ni existence légale.

    « Certains de mes amis ont déjà été renvoyés comme ça trois ou quatre fois, soupire Moussa. La France leur explique : c’est à l’Italie de s’occuper de ton cas. Et l’Italie répond : on ne veut pas de toi. Ils ne comprennent rien du tout. Alors oui, plusieurs en sont devenus fous. »❞

  • Assises de la Sarthe. L’accusée se retrouve sans avocat - Nantes.maville.com
    https://nantes.maville.com/actu/actudet_-assises-de-la-sarthe.-l-accusee-se-retrouve-sans-avocat_loc

    Pour Me De Oliveira, avocate des parties civiles, « un procès d’assises sans défenseur est une violation importante du droit ». Selon l’avocat général, « il n’est pas tolérable de lâcher son client quelques jours avant le procès. Ça ne se fait pas. Surtout quand le client est détenu. C’est une situation qui relève du disciplinaire. » Le magistrat ajoute cependant que, s’il est fait appel à un nouvel avocat commis d’office, le procès sera renvoyé. « Or, un accusé a le droit d’être jugé dans un délai raisonnable. »

    Il s’agit d’une femme accusée d’avoir tué son bourreau ordinaire…
    Ceci expliquant peut-être cela…

  • Nantes : Petit récit instructif d’un contrôle de la CAF - Non Fides - Base de données anarchistes
    http://www.non-fides.fr/?Nantes-Petit-recit-instructif-d-un-controle-de-la-CAF

    Le contrôle a continué. Elle m’a demandé ce que j’avais fait les dernières années comme démarche de réinsertion. Je n’ai pas répondu et elle a insisté pour avoir une réponse. Puis, elle m’a dit qu’elle avait obtenu auprès de ma banque tous mes relevés de compte sur une période de trois ans. Elle m’a fait des remarques sur mes habitudes de vie, sur le fait que je retirais systématiquement mon RSA d’un seul coup au début de chaque mois. Je ne lui ai pas dit que c’était pour me protéger des huissiers. Puis, elle a commencé a énumérer toutes les rentrés d’argent sur mon compte en me demandant a chaque fois de les justifier. Genre, « le 3 septembre 2017, vous avez encaissé un chèque de 60 euros, a quoi correspond cette somme ? ». A chaque fois je lui répond « je ne sais pas, je ne m’en souviens plus ». Elle continue a énumérer les sommes et les dates, elle a trouvé 10 entrées suspects. Elle regarde aussi les dépenses, même s’il n’y en a pas beaucoup, vu que je retire la plupart de mon argent en liquide. Elle a remarqué un paiement au consulat d’Algérie, elle me demande si je suis parti en Algérie. Le paiement était bien pour un visa, mais pas pour moi, pour une copine. Je le lui dis. Plus tôt, elle avait examiné chaque page de mon passeport pour voir s’il y avait des tampons de voyage.

    #répression #caf #guerre_aux_pauvres

    • Iels sont relous non-fides à ne pas mettre leurs sources. J’ai donc retrouvé l’original, que j’avais vu passer dans mon flux rss sans avoir eut le temps de le lire, alors que le sujet le parle très très fort, ayant moi même subit un contrôle à domicile.
      Donc la source non modifiée est là : https://nantes.indymedia.org/articles/45908 : quand une personne choisi de ne pas mettre de majuscules, c’est politique et ça se respecte ! En plus y’a des commentaires chouettes. J’y ai rajouté une lecture que j’avais faite sur le sujet et des ressources...

  • Disparition de Steve à Nantes : Un millier de manifestants demandent « justice » et « vérité » (20 Minutes)
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/16200-disparition-de-steve-a-nantes-un-millier-de-manifestants-demandent-

    Dramatique, alors que les policiers sont censés nous protéger certains sont tellement stupides qu’ils tuent nos enfants....

    Un rassemblement a eu lieu samedi à Nantes, une semaine après la disparition de Steve — JF Monnier/AFP

    « Où est Steve ? », interrogeait la banderole de tête bleue, réclamant « justice » et « vérité ». « Arrêt des violences policières, on ne meurt pas pour quelques notes de musique » ou « La Free pleure un de ses enfants », pouvait-on lire sur des pancartes brandies par des manifestants. Un millier de personnes ont défilé dans le calme samedi à Nantes en mémoire de Steve Maia Caniço. Le jeune homme a disparu pendant la Fête de la musique, au cours de laquelle des personnes sont tombées dans la Loire après une opération policière.

    « Etre en communion »

    Le cortège est parti devant la (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises

  • A Nantes, une marche en musique pour Steve, disparu après une charge policière
    https://www.mediapart.fr/journal/france/290619/nantes-une-marche-en-musique-pour-steve-disparu-apres-une-charge-policiere

    Plusieurs centaines de personnes se sont réunies samedi 29 juin à Nantes en soutien à Steve Caniço, 24 ans, disparu il y a une semaine après une intervention policière sur les quais de la Loire.

    #Violences_policières #intervention,_Nantes,_disparition,_charge,_Police

  • A Nantes, un disparu après une charge policière disproportionnée
    https://www.mediapart.fr/journal/france/260619/nantes-un-disparu-apres-une-charge-policiere-disproportionnee

    Steve Maia Caniço, 24 ans, a disparu dans la nuit du 21 au 22 juin, à l’occasion de la fête de la musique, à Nantes. Il n’a pas été aperçu depuis l’intervention policière très controversée qui s’est déroulée vers 4 h 30 du matin sur l’île de Nantes. Au moins 14 personnes sont tombées à l’eau cette nuit-là dans ce périmètre. Une enquête de l’IGPN a été ouverte. Des proches du disparu racontent la soirée.

    #Violences_policières #Nantes,_violences_policières,_fête_de_la_musique

  • Vaujours : un policier plante des ciseaux dans la gorge d’un ado ... qui termine en garde à vue, puis son père, puis sa soeur !

    A l’absurdité révoltante de la situation se greffe une étrangeté du récit. Le journaliste qui relate les faits, Aziz Zemouri, est réputé pour être une sorte de porte-parole des versions policières. Pour UNE fois la victime des violences policières, qui plus est issue d’un quartier, est présentée comme une victime. Mieux, et encore plus exceptionnel, on a le nom et la particularité du policier : il est « délégué du syndicat Unité-SGP (classé à gauche). » ... Ce même syndicat qui vient de dénoncer un donneur d’ordre dans l’affaire des violences policières lors de la fête de la musique à Nantes ayant entraîné la disparition de Steve...

    « Aucun des policiers ne m’est venu en aide. »...
    Je doute que cette fuite en soit vraiment une.

    | Le Point - https://www.lepoint.fr/justice/vaujours-un-policier-plante-des-ciseaux-dans-la-gorge-d-un-ado-25-06-2019-23
    #police #controle #maintien_de_l'ordre

  • Découvrir la #France derrière des barbelés

    Chaque année, à leur descente de l’avion, du train ou du bateau qui les a menés en France, des milliers d’étrangers sont victimes de l’arbitraire de la frontière et ne sont pas autorisés à pénétrer sur le territoire. Quand ils ne sont pas renvoyés illico, on les enferme en « #zone_d’attente ».

    Tout commence lors des contrôles des passagers. Certaines personnes sont admises sur le territoire Schengen sur simple présentation de leurs documents de voyage. D’autres, en raison de leur provenance, de leur nationalité ou de leur comportement, subissent un contrôle plus poussé.

    Claudia, Lola et Sarah [1], trois amies de nationalité dominicaine, résident à Naples depuis huit ans. Elles décident de venir en France, sans avoir réservé leur billet retour, une condition nécessaire à leur entrée sur le territoire – ce qu’elles ignorent. Lorsque Claudia passe les #contrôles_frontaliers, aucune question ne lui est posée : elle est admise sur le territoire français. Ses deux amies n’ont pas la même chance et subissent un contrôle plus approfondi. Elles ont beau présenter immédiatement leurs cartes de résidence italienne, comme pour rassurer la police française : elles ne veulent pas rester, elles ont leur vie en Italie... rien n’y fait. L’entrée leur est refusée et elles sont enfermées jusqu’à leur refoulement.

    Bienvenue en « zone d’attente ». Des lieux de #privation_de_liberté [2] qui se trouvent dans les #aéroports, les #ports et les #gares desservant l’international. En France, il en existe cent une, toutes différentes. Il peut s’agir d’une salle dans l’aéroport de Toulouse, de cellules dans le sous-sol de l’aéroport de Marseille ou encore d’une chambre d’hôtel en face de l’aéroport de Nantes.

    À #Roissy, la #Zapi_3 (Zone d’attente pour personnes en instance) s’étend sur deux niveaux et peut recevoir jusqu’à 120 personnes. Placé au bord des pistes, le bâtiment est entouré de grillages surplombés de barbelés. L’intérieur n’est pas moins oppressant : présence policière constante, caméras de surveillance, fenêtres condamnées, lumière de néons blafarde et bruit incessant des haut-parleurs appelant des personnes pour un éventuel renvoi. Surnommée « l’hôtel » par la police aux frontières, la Zapi 3 est la vitrine des zones d’attente françaises.
    *

    Lorsqu’elles ne sont pas immédiatement renvoyées vers leur pays de provenance, les personnes non-admises sur le territoire sont donc enfermées en zone d’attente, pour une durée initiale de quatre jours et une durée maximum de vingt jours, le temps pour les autorités d’organiser leur renvoi. Durant leur maintien, elles sont dépendantes de la #police_aux_frontières (#PAF) pour l’exercice de leurs droits : enregistrement d’une demande d’asile, repas, accès aux soins.

    Dina et Ehsan, un couple afghan, sont arrivés de Grèce à l’aéroport de Beauvais. Placés en zone d’attente, ils ont vécu un calvaire durant cinq jours avant d’être libérés au titre de l’asile. Dina, alors enceinte de cinq mois, souffrait de maux de ventre et de saignements abondants ; Ehsan, lui, avait une plaie au bras nécrosée et inquiétante, due à une blessure par balle. Seule une lotion vitaminée leur a été délivrée lors de leur bref passage à l’hôpital.

    Les conditions d’enfermement étaient également inhumaines : un espace extrêmement sale, des poubelles débordantes, une chaleur suffocante, l’impossibilité de se laver, pas d’accès à un espace extérieur et une nourriture en quantité et qualité insuffisantes.

    À leur arrivée, la police a refusé d’enregistrer leurs demandes d’asile, et tenté de les renvoyer à deux reprises vers la Grèce. Pendant quatre jours, le couple n’a reçu aucune explication sur ses droits, la PAF n’ayant pas fait appel à un interprète. Les agents ont refusé de leur remettre les documents administratifs relatifs au refus d’entrée et au maintien en zone d’attente.

    La procédure de demande d’asile à la frontière est un #filtre qui sert avant tout au contrôle des flux migratoires, au détriment de la protection des personnes. Elle ne tend pas à reconnaître le statut de réfugié, mais seulement à donner l’autorisation d’entrer sur le territoire français afin d’y déposer une demande d’asile. Cette première décision revient au ministère de l’Intérieur. Pour cela, le demandeur est entendu par l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et des apatrides) qui examinera de façon superficielle le « caractère manifestement infondé » de sa demande [3].

    Lydia est nicaraguayenne. Elle a demandé l’asile à la frontière depuis la zone d’attente de Roissy. Sur la base d’un entretien de 25 minutes avec interprète, l’Ofpra et le ministère de l’Intérieur ont considéré que sa demande était manifestement infondée, décision confirmée par le tribunal administratif qui a rejeté son recours contre la décision ministérielle. Lydia a alors subi plusieurs tentatives d’embarquement. Après vingt jours d’enfermement, elle est placée en garde à vue pour avoir refusé d’embarquer, puis directement au Centre de rétention administrative (#CRA) sur la base d’une obligation de quitter le territoire français émise à l’issue de la garde à vue. L’Ofpra lui accordera finalement le statut de réfugiée depuis le CRA.

    La situation de Lydia n’est malheureusement pas isolée. Si certaines personnes finissent par être libérées de la zone d’attente, les autres sont majoritairement refoulées ou placées en garde à vue pour leur refus d’embarquer, ce qui constitue souvent le point d’entrée d’une spirale d’enfermements successifs. Les possibilités sont nombreuses : prison, local ou centre de rétention administrative. Si le juge prononce une interdiction du territoire français, la personne est placée en rétention juste après l’audience. Si, en plus, le juge condamne la personne (le refus d’embarquer est un délit passible de trois ans de prison ferme), elle sera placée en rétention à sa sortie de prison. La police tentera de nouveau de l’éloigner et si elle persiste à refuser d’embarquer, elle pourra une nouvelle fois être placée en garde à vue et condamnée.
    *

    Pour se protéger d’un prétendu « risque migratoire » ou d’un « afflux massif », l’enfermement est un instrument central et banalisé de gestion des populations migrantes en Europe et au-delà. Les logiques frontalières sont généralement les mêmes : rejet, #invisibilisation, opacité des pratiques, fichage, violations des droits fondamentaux. L’enfermement se double d’une dimension de « #tri à l’entrée », qui renverrait à l’idée de prévention associée à l’image de « criminels » placés derrière des barreaux. Cet enfermement crée surtout des traumatismes profonds.

    http://cqfd-journal.org/Decouvrir-la-France-derriere-des

    #zones_d'attente #refoulement #push-back #refoulements #refoulements #aéroport #enfermement #détention_administrative #rétention

    ping @karine4 @isskein

  • Nantes : l’IGPN saisie après une opération de police lors de la fête de la musique (Le Figaro)
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/16176-nantes-l-igpn-saisie-apres-une-operation-de-police-lors-de-la-fete-

    VIDÉO - Dans la nuit de vendredi à samedi, une opération de police en marge de la fête de la musique a provoqué la chute de 14 personnes dans la Loire. Une personne est toujours portée disparue, a affirmé le ministère de l’Intérieur.

    Christophe Castaner a annoncé lundi avoir saisi l’inspection générale de la police nationale (IGPN), à la suite des évènements qui se sont déroulés à Nantes dans la nuit de vendredi à samedi, en marge de la fête de la musique. Un peu plus tôt, le quotidien Ouest France annonçait que le préfet de Loire Atlantique demandait l’ouverture d’une telle enquête. « À la demande du ministre de l’Intérieur, l’IGPN a été saisie sur les opérations de maintien de l’ordre à Nantes à l’occasion de la Fête de la musique », a déclaré le ministère de l’Intérieur à l’AFP.

     » LIRE AUSSI - Nantes : opération du (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises

  •  ? #Répression

    Communiqué suite à la perquisition et la garde à vue d’une camarade de #StreetMedic #Nantes.

    En effet, ce mercredi matin, alors qu’elle s’apprêtait à quitter son domicile pour se rendre au travail, une membre du collectif Street Medic Nantes a subi une perquisition de son appartement par quatre policiers. Après avoir minutieusement fouillé dans son intimité, retourné ses affaires, photographié des éléments et saisi du matériel, ces derniers l’ont finalement emmenée jusqu’au commissariat central pour y être auditionnée. Elle y a alors été placée en garde à vue, après avoir découvert être ciblée par une enquête préliminaire pour des faits d’exercice illégal de la médecine, ainsi que de participation à un groupement en vue de commettre des violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique ou des dégradations.
    Après une dizaine d’heures de garde à vue, elle a finalement été libérée en fin de journée. Dans l’attente d’une éventuelle date de procès, elle s’est toutefois vu signifier une interdiction de quitter le territoire français.

    Soutien à toutes les personnes qui luttent, qui soignent, qui tombent ou qui sortent de l’ombre ✊

    A retrouver sur https://nantes.indymedia.org/articles/45870 ou https://web.archive.org/web/20190622104200/https://nantes.indymedia.org/articles/45870

    #maintient_de_l'ordre #criminalisation

  • Gilets jaunes : la Ligue des droits de l’Homme de Montpellier dénonce la répression judiciaire
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/gilets-jaunes-ligue-droits-homme-montpellier-denonce-re

    Dans un rapport dévoilé jeudi 20 juin, la Ligue des droits de l’Homme de Montpellier examine les réponses judiciaires apportées au mouvement des Gilets jaunes, à travers 46 cas traités par le tribunal correctionnel de Montpellier de fin décembre à mi-mars. Les prévenus étaient entre autres poursuivis pour dégradation de biens (20% des cas), violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique (28% des cas), ou encore participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences (63% des cas)*.

    La LDH s’interroge sur ce dernier point : elle s’étonne en effet que cette infraction soit quasi-systématiquement envisagée par le Parquet alors que par essence, la preuve de cette infraction est très difficile à rapporter. Par exemple, il faut pouvoir prouver que le prévenu savait que ledit groupement était constitué en vue de la préparation de violences. Or, dans les cas jugés à Montpellier, « l’infraction semble se présumer par la seule présence du prévenu dans ou à proximité de la manifestation après 17h », note l’association, qui dénonce une « justice prédictive ».
     

    La Ligue des droits de l’Homme pointe aussi du doigt la pratique quasi-systématique de la comparution immédiate, « quelle que soit la gravité des faits, dès lors qu’il s’agissait d’une infraction commise ’en marge du mouvement de contestation des gilets jaunes’ ». Pour l’association, ce choix aboutit à une réponse pénale plus sévère en comparaison avec les audiences classiques, et constitue de fait une « véritable violence institutionnelle ». Avec la comparution immédiate, les Gilets jaunes, qui pour la plupart n’avaient jamais eu affaire à la justice et qui découvrent donc ce monde, arrivent « sonnés souvent par les 24 à 48 heures de garde à vue », sans avoir eu le temps de préparer leur défense.
     
    […]

    Tout cela témoigne de la volonté du pouvoir en place de restreindre la liberté de manifester et d’aller et venir, juge la LDH. « Il faut faire peur », « juger vite et frapper fort » constate-t-elle, s’interrogeant en conclusion de son rapport sur le « deux poids deux mesures » qu’elle constate : les victimes de violences policières attendent elles toujours que l’on donne suite à leurs plaintes.

    Le rapport est diffusé ici :
    https://www.dropbox.com/s/lsqwluhdnh43hsr/Legal%20Team%20répression%20judiciaire%20juin%202019.pdf

    • Dans le rapport de la LDH Montpellier :

      D’autant que les Gilets Jaunes n’ont dans leur grande majorité jamais eu affaire à la justice. C’est un monde qu’ils découvrent et pensent qu’il est préférable d’être jugé immédiatement afin d’en fini au plus vite, « sonnés » souvent par les 24 à 48 heures de garde à vue, mesure pendant laquelle les policiers, pour leur faire croire qu’ils en sortiraient plus vite, les ont incités à ne pas avoir recours à un avocat et à ne pas respecter leur droit au silence.

      Or, si l’on conteste l’infraction, il convient nécessairement de demander un délai pour préparer utilement sa défense, afin de disposer du temps matériel nécessaire pour produire témoignages et vidéos justifiant de sa mise hors de cause, alors qu’en comparution immédiate le tribunal ne dispose que des seuls éléments à charge fournis unilatéralement par les services de police.

      Et même quand les faits sont avérés, seul le délai permettra là aussi de produire témoignages et vidéos permettant de resituer dans son contexte l’infraction reprochée – laquelle n’est bien souvent qu’une réplique à un usage disproportionné de leurs moyens de coercition par les forces de l’ordre –, avec pour résultat une diminution de la peine par rapport à celle qui aurait été appliquée en comparution immédiate.

      Mais il y a tout de même un risque dans ce cas d’être maintenu en détention, ce qui pousse certains à accepter d’être jugés « en l’état »… et de se voir condamnés à une peine de prison au moins en partie ferme.

    • Sur les poursuites sur le chef de participation à un groupement violent :

      Il convient de s’interroger sur les preuves de la culpabilité des prévenus poursuivis du chef de participation à un groupement violent : article 222-14-2 du Code pénal.

      […]

      En réalité, cette infraction doit être envisagée comme permettant de sanctionner des faits commis par le prévenu et constitutifs d’une infraction pénale dont la peine encourue est plus forte que celle visée par l’article 222-14-2 du Code pénal, mais sans incidence réelle pris isolément.

      Exemples :
      • jet d’une bouteille plastique aux 3/4 vide sur les forces de l’ordre sans les toucher
      • jet de 4 pommes de terre sur les forces de l’ordre sans les toucher
      • prévenu qui ramasse un fumigène au sol, ou un caillou
      • prévenu qui transporte dans son sac des cailloux
      • prévenu qui ramasse des pierres avant de les déposer plus loin
      • jet de mottes de terre sur un policier
      • renvoi d’une grenade de gaz lacrymogène sur les forces de l’ordre
      • port d’un T-shirt « Force et Honneur » et prise en main d’une bouteille de bière vide

      Cette infraction semble également servir d’infraction « filet de sécurité », c’est-à-dire une infraction permettant au Parquet de pallier à l’éventualité d’une relaxe sur d’autres chefs d’inculpation lorsque les éléments de preuve ne sont pas suffisants :
      • prévenu contestant avoir délibérément frappé un policier : en l’espèce, il indiquait qu’il était aspergé de gaz lacrymogène et qu’il a agité son drapeau pour essayer de faire circuler l’air mais qu’il a ainsi porté involontairement un coup au policier ; il indiquait également avoir été auparavant victime de violences policières
      • prévenu qui enclenche à deux reprises la flamme de son briquet pendant quelques secondes sur une poubelle
      • violences sur personne dépositaire de l’autorité publique, poursuivies sur les seules déclarations du policier victime

    • Et les victimes de violences policières ?

      Par comparaison à cette procédure « juger vite et frapper fort », les nombreuses victimes répertoriées de violences policières sont toujours dans l’expectative, alors que notamment 4 pendant cette période ont été atteintes d’un tir de LBD 40 dans la tête, ce qui est rigoureusement illégal !

      Des plaintes circonstanciées, recoupées par des témoignages et des vidéos ont été adressées à l’IGPN, la police des polices, et doublées auprès du Parquet, maître des poursuites, l’IGPN n’intervenant que sur le plan déontologique. Mais si à ce jour certaines victimes ont bien été entendues par l’IGPN, aucune suite n’est connue, et a fortiori aucune poursuite engagée devant le tribunal.

    • CONCLUSION

      Le Parquet de Montpellier a eu recours quasi-systématiquement à la procédure de comparution immédiate dans le cadre des poursuites visant les Gilets Jaunes, sans procéder à une appréciation au cas par cas en fonction de la gravité des faits reprochés et la suffisance ou non des charges retenues.
      • Ce mode de comparution entraîne inévitablement en pratique une réponse plus rapide et plus sévère
      • Le choix du Parquet porte également sur l’infraction visée, c’est à dire quasi-systématiquement le délit de participation à un groupement qualifié de violent. Ce délit, créé par le législateur et largement critiqué et critiquable, permet d’aboutir à une répression de tous les faits matériels qui n’auraient en l’absence de cette infraction pas fait l’objet d’une répression pénale.

      Il s’agit de faire peur, et d’interdire la rue comme moyen d’expression : à travers les Gilets Jaunes, c’est le mouvement social en tant que tel qui est visé par cette volonté de stigmatisation et qui doit donc préparer les moyens de sa riposte et s’affirmer.

      N.B. La Legal Team de Montpellier n’est pas isolée. Elle est en lien avec d’autres structures participant de la même philosophie, notamment à Toulouse, Bordeaux et Nantes.

      Pour l’Observatoire Nantais des Libertés dans son rapport « Exercice du maintien de l’ordre à Nantes et respect des droits - mai 2017 / mai 2019 » : « Le terrorisme a justifié la banalisation de mesures considérées antérieurement comme d’exception ».

      De son côté, l’Observatoire Girondin des Libertés Publiques, dans son rapport « Maintien de l’ordre à Bordeaux » - 17 novembre 2018 / 16 février 2019 - », soupçonne « l’existence d’un fichier des manifestants constitué illégalement par les services d’enquête ».

      Enfin, l’Observatoire des Pratiques Policières de Toulouse, dans son rapport « Un dispositif de maintien de l’ordre disproportionné et dangereux pour les libertés publiques - mai 2017 / mars 2019 - » enfonce le clou : « À laisser la police s’autonomiser et exercer sa violence sans retenue et sans déontologie, on court le risque de changer de régime et de glisser vers des formes totalitaires de maintien de l’ordre. »

      Vous avez dit « démocratie » ?...

  • Jeune tué au Breil : la famille attend la « vérité »
    Jean-François MARTIN. Publié le 19/06/2019
    https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/jeune-tue-au-breil-la-famille-attend-la-verite-6406669

    Près d’un an qu’Aboubacar Fofana a été tué par un policier. Ce CRS, qui a été mis en examen, n’a pas été interrogé par le juge d’instruction. Sa sœur s’en étonne.

    Voilà des mois que nous la sollicitions. En ce mercredi, nous devinons qu’elle préférerait être ailleurs. Chez elle, dans le Val-d’Oise, pas dans cette petite salle du palais de justice de Nantes, à répondre à notre flot de questions. Si elle s’est résignée à nous rencontrer, c’est pour son frère, Aboubacar Fofana, tué le 3 juillet 2018, dans le quartier du Breil, à Nantes, par un CRS, lors d’un contrôle.

    Si Aminata Fofana a accepté, c’est aussi pour tenter de secouer l’instruction, trop lente à ses yeux. Ne comptez pas sur elle pour dénoncer une justice de classe. Au coup de gueule médiatique, elle préfère la mesure des mots. Ce qui l’étonne, la déçoit, c’est que le policier n’ait pas encore été interrogé par le juge : « J’ai le sentiment que la justice prend l’affaire à la légère. Comme si c’était un cas parmi d’autres. »

    Elle, « la grande sœur », se souvient de ce funeste mardi soir, de ce coup de fil de sa tante, qui habite au Breil. Le premier appel l’informant de l’hospitalisation d’urgence de son frère ; la réservation de billets de TGV pour se rendre au plus vite au chevet d’Aboubacar ; l’insupportable attente ; le second appel lui annonçant sa mort. Et les questions qui tambourinent inlassablement. « Pourquoi a-t-il tiré ? Pourquoi ? Que le policier le dise… »
    « Je souhaite juste savoir la vérité »

    En ce mercredi, face à nous, elle rappelle le mensonge du CRS. La thèse de légitime défense, qu’il a défendue. Avant de se raviser et de parler d’un tir accidentel. « Je souhaite juste savoir la vérité », dit Aminata Fofana.

    Que s’est-il passé lors de ce contrôle ? Aboubacar Fofana, qui faisait l’objet d’un mandat d’arrêt pour chefs de vols en bande organisée, recel et association de malfaiteurs, a-t-il cherché à se soustraire au contrôle des CRS ? Le policier, qui assurait avoir tiré à bout portant lors de ses premières heures de garde à vue, a-t-il fait feu à distance, comme l’assurent des témoins ? N’aurait-il finalement pas entré son buste dans l’habitacle ? C’est ce qu’auraient affirmé certains de ses collègues aux enquêteurs.

    Les zones d’ombre restent aussi nombreuses que le jour où ce brigadier-chef, âgé d’une cinquantaine d’années, a été mis en examen pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
    « Le dossier n’est pas en stand-by »

    « Le dossier n’est pas en stand-by », assure Pierre Sennès, le procureur de la République de Nantes. Qui précise que des investigations ont été effectuées à la demande du juge.

    Mais pourquoi donc le CRS n’a-t-il pas été entendu depuis sa mise en examen ? « Le juge d’instruction attend l’expertise balistique de l’arme du policier et de ses conditions d’utilisation. Le juge considère que, sans cet élément de première importance, l’audition n’est pas nécessairement pertinente. »

    Argument que ne brandit pas maître Liénard, l’avocat du CRS, placé sous contrôle judiciaire, qui a interdiction de porter une arme mais pas de travailler au sein de la police. Il assure que son client souhaiterait être interrogé : « Il voudrait que ce soit fini. Cette épée de Damoclès, c’est insupportable. »

    « Nous, nous avons un sentiment de dégoût, répond, comme en écho, une amie d’Aboubacar Fofana, qui vit au Breil. C’est comme s’il ne s’était rien passé. Et pourtant, dans le quartier, c’est un sujet qui est sur toutes les bouches. Aboubacar était aimé de tout le monde. Il était altruiste, pas dans le conflit. »

    Aminata Fofana interroge, calmement, en présence de ses deux avocats : « Faut-il attendre que les gens se révoltent pour que ce qui doit être fait soit fait ? Quand on nous demande où en est le dossier, je n’ose même pas dire que le CRS n’a pas été entendu… »

    Alors que la date d’anniversaire du drame approche, cette femme craint de nouvelles émeutes. Elle réitère, comme en juillet dernier, l’appel au calme. Et attend, avec impatience, d’être entendue par le juge : « Ma demande est restée sans réponse. »

    #Répression_policière #violences_policières

  • Nantes : Deux hommes condamnés pour avoir pendu un mannequin à l’effigie d’Emmanuel Macron
    https://www.20minutes.fr/justice/2543939-20190619-nantes-deux-hommes-condamnes-avoir-pendu-mannequin-effigi

    OUTRAGE Les deux prévenus, jugés mardi à Nantes, devront suivre un stage de citoyenneté

    L’affaire avait fait grand bruit. Il y a un peu plus d’un an, lors d’une manifestation contre la politique du gouvernement à Nantes, un mannequin à l’effigie du président Macron avait été frappé, pendu et brûlé devant la foule. Un « appel au meurtre », selon de nombreux élus qui avaient fait part de leur émotion.

    Mardi, deux hommes âgés de 52 ans pour l’un, 20 ans pour l’autre, ont été jugés pour « outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique commis en réunion », rapporte le journal Ouest-France. Une autre personne avait été interpellée mais a été renvoyée vers le tribunal pour mineurs.
    « Sous le coup de l’adrénaline »

    Selon le quotidien, le premier prévenu a affirmé qu’il était venu à la manifestation par hasard, après avoir consommé de l’alcool. Le second, qui portait la potence, a indiqué qu’il avait agi « sous le coup de l’adrénaline ».

    Ils ont été condamnés à suivre des stages de citoyenneté.

    #outrage #lèse-majesté

  • Libra : « Jamais aucune société n’a eu autant de pouvoir que Facebook » | Les Echos
    https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/libra-jamais-aucune-societe-na-eu-autant-de-pouvoir-que-facebook-1030444

    Olivier Ertzscheid est maître de conférences et chercheur en sciences de l’information à l’Université de Nantes. Le lancement par Facebook de sa propre monnaie numérique positionne, selon lui, l’entreprise comme une puissance étatique. Un pouvoir qui pose la question de son démantèlement.

    Ce qui me frappe avec libra, c’est qu’il y a encore un peu plus d’un mois, Mark Zuckerberg demandait aux Etats d’introduire plus de régulation sur la publicité politique et les discours haineux sur sa plateforme. On va, avec le libra, au bout de la logique de la dérégulation avec la possibilité pour une société commerciale privée de battre sa propre monnaie. On a toujours l’impression d’un double discours avec Facebook, car c’est une société qui avance très vite et sur de multiples fronts.

    #Libra #Facebook #Olivier_Ertzscheid

  • « Gilets jaunes » : face aux manifestants, de plus en plus de policiers choisissent l’anonymat au tribunal
    https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2019/05/24/gilets-jaunes-face-aux-manifestants-de-plus-en-plus-de-policiers-choisissent

    Le titre est réducteur : on voit bien que l’anonymisation va bien au delà des seuls tribunaux.

    L’anonymisation des forces de l’ordre dans les procédures judiciaires, auparavant réservée aux dossiers d’antiterrorisme, s’est multipliée depuis le début du mouvement des « gilets jaunes ». Une disposition adoptée après l’assassinat de deux fonctionnaires de police à Magnanville (Yvelines) à l’été 2016, et entrée en vigueur en avril 2018, a permis d’élargir la possibilité de l’identification « sous RIO » d’un policier dès lors que « la révélation de son identité (…) est susceptible de mettre en danger sa vie ou son intégrité physique, ou celle de ses proches ». A charge pour la hiérarchie policière de délivrer les autorisations.

    L’identification sous RIO est apparue dans au moins une centaine de dossiers depuis le début des manifestations

    En Loire-Atlantique par exemple, la DDSP a autorisé dès 2018 ses 1 300 policiers à avoir recours à l’anonymat dans plusieurs situations : lorsqu’ils rédigent un procès-verbal ou sont amenés à témoigner ou à demander des dommages et intérêts pour des faits passibles de plus de trois ans d’emprisonnement. L’anonymat reste cependant impossible lorsque les policiers sont eux-mêmes mis en cause.

    Inutilisée jusqu’au mois de novembre 2018, l’identification sous RIO est apparue, depuis le début des manifestations des « gilets jaunes », dans plus d’une cinquantaine de dossiers jugés dans les tribunaux de grande instance de Nantes et de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), selon les remontées d’avocats de manifestants et de policiers recueillies par Le Monde. Le dispositif est encore inutilisé à Paris, Toulouse ou Lyon, selon plusieurs avocats, mais une dizaine de policiers l’ont demandé à Bordeaux, affirme leur conseil, Me Guillaume Sapata.
    Lire : Quand des « gilets jaunes » disent manifester « la boule au ventre »

    Ce recours à l’anonymat pour des procédures liées au maintien de l’ordre traduit un niveau de crainte inédit des policiers quant à l’exposition de leur identité. « Ce n’est pas le fait que le prévenu connaisse notre nom qui pose problème, mais le fait qu’il puisse, avec son entourage, le diffuser sur Internet », estime le fonctionnaire menacé. Le précédent du site CopWatch, qui diffusait en 2011 les noms et les photographies de fonctionnaires avant d’être fermé, hante encore une partie de la profession.

    « On sait où il étudie, fais gaffe »

    L’identification sous RIO est avant tout demandée par les fonctionnaires de la BAC et des compagnies départementales d’intervention, qui évoluent chaque samedi « à domicile », selon l’expression d’un policier, contrairement aux CRS et aux escadrons de gendarmes mobiles, opérant dans toute la France. A Nantes, un policier raconte qu’il y a quelques mois un manifestant l’a interpellé par son prénom et celui de l’un de ses enfants, avant de lui lancer : « On sait où il étudie, fais gaffe. »

    Selon Jean-Christophe Bertrand, directeur départemental de la sécurité publique en Loire-Atlantique, la présence d’une « mouvance d’ultragauche » dans la région de Nantes a favorisé la multiplication de ce type de menaces.

    « Les manifestations d’opposition au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, puis contre la loi travail, ont été très dures et très violentes pour les fonctionnaires, estime le chef de la police nantaise. L’anonymat est une bonne extension de la protection policière, notamment quand les menaces touchent leur famille. »

    A Nantes, le recours de plus en plus fréquent à l’anonymat par les fonctionnaires fait, cependant, débat. Le 14 mai, un manifestant « gilet jaune », jugé pour avoir lancé des pierres et des morceaux de grenade lacrymogène sur des fonctionnaires de police lors de l’acte XII de la mobilisation, le 2 février, a été relaxé par le tribunal. Les magistrats ont considéré que « la décision générale d’anonymisation n’apparaît pas motivée » pour les deux victimes présumées et les deux auteurs des procès-verbaux, et qu’« aucun élément ne permet d’établir l’existence du risque d’atteinte à l’intégrité physique des quatre agents concernés ».

    Les juges nantais ont décidé de la nullité de la procédure. Une logique qui a abouti à au moins trois relaxes de manifestants depuis janvier – dans le reste des dossiers, les magistrats ont mené la procédure jusqu’au bout, malgré l’anonymat des policiers.

    #maintien_de_l'ordre #police #justice

  • Un après-midi avec Alessandro Bossetti
    http://jetfm.fr/site/jeudi-30-mai-a-14h.html

    Créateur sonore qui développe depuis quelques années des performances radiophoniques live très puissantes, Alessandro Bosetti est à Nantes ce jeudi suite à la restitution de deux ateliers avec des collégiens allophones à St Nazaire & Nantes en début de semaine. Une belle occasion pour revenir avec lui sur son parcours, son travail sonore, ses créations. DUrée : 4h. Source : Jet FM

    http://jetfm.fr/site/stockage/emissions%20programmation/2018-2019/%C3%A9mission%20sp%C3%A9ciale%20avec%20Alessandro%20Bosetti%20-%20190530.mp3

  • ZAD. Comment les gendarmes ont remporté la bataille de NDDL - Bretagne - LeTelegramme.fr
    https://www.letelegramme.fr/bretagne/zad-comment-les-gendarmes-ont-remporte-la-bataille-de-nddl-02-06-2019-1

    Il y a un an prenaient fin les opérations d’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (#NDDL), débutées quatre mois plus tôt. Un document de la gendarmerie, que Le Télégramme a pu consulter, revient sur la stratégie mise en place et dresse le bilan de cette opération hors normes, qui a mobilisé jusqu’à 2 500 gendarmes.

    Un an de préparation. L’intervention (commencée en février 2018 par la réouverture à la circulation de la « route des Chicanes », puis par l’évacuation des occupants illégaux en avril 2018) a été préparée un an à l’avance. La mission a été confiée, en concertation avec la préfecture de Loire-Atlantique, au Centre de planification et de gestion de crise (CPGC) de la gendarmerie. Cette unité, projetable rapidement et en tout lieu, est activée pour gérer les crises majeures sur le territoire national et en opérations extérieures, et préparer les grands événements (G7, Coupe du monde de football, etc.).

    La gendarmerie et seulement la gendarmerie. Pas question de répéter l’échec cuisant de 2012. L’opération César avait permis de déloger temporairement les zadistes, mais pas de détruire les squats. En 2017, la gendarmerie propose de gérer et mener seule la nouvelle opération (problèmes de coordination avec la police en 2012 et à Calais ensuite). Le statut militaire des gendarmes (grande amplitude horaire de travail possible ; formation commune à tous les gendarmes, etc.) plaide en leur faveur. Le gouvernement accepte.

    Le test de la « route des Chicanes ». Cette première mission assignée aux gendarmes était surtout un « test » voulu par les politiques pour s’assurer de la volonté de coopération des zadistes (quitter les lieux occupés illégalement ou déclarer individuellement un projet d’installation légale). Test qui s’est conclu par un échec pour une partie des occupants et a conduit au lancement de l’opération d’évacuation d’avril.

    De 200 à plus de 500 éléments violents. Les gendarmes effectuent un gros travail de renseignement préalable, sur la configuration géographique et sur le profil de leurs futurs adversaires. Ils sont en moyenne près de 400 zadistes présents sur site, dont la moitié sont jugés violents. Ils sont présents dans trois zones : à l’ouest, des agriculteurs (hostiles mais non violents) ; à l’est, des éleveurs jugés non dangereux et, au centre, les « irréductibles ». Plus de 300 Black Blocs (parfois plus du double) se greffent occasionnellement aux zadistes. Mais, cette fois-ci, et contrairement à 2012, aucun renfort d’élus et d’agriculteurs n’est pressenti (possibilité d’afflux de sympathisants écologistes). En tout, 97 squats (de la simple tente jusqu’à la maison en bois) sont identifiés. L’objectif donné aux gendarmes : évacuer et détruire 39 d’entre eux.

    40 escadrons envisagés, 24 finalement déployés. Près de 2 000 gendarmes et policiers avaient été déployés en 2012. Cette fois-ci, le recours à plus de 3 000 gendarmes est envisagé, dont 40 escadrons de gendarmerie mobile (sur 109), soit l’équivalent de l’ensemble des escadrons mobilisés chaque jour sur tout le territoire national ! Hélicoptères, drones, blindés (une trentaine, dont la moitié en réserve, stationnée à Angers), unités spécialisées (dégagement d’obstacles, antenne du GIGN de Nantes, observation et imagerie légale…), officiers de police judiciaire sont également mobilisés. Au final, « seuls » 24 des 40 escadrons interviendront (1 800 gendarmes mobiles). Chaque unité déployée sur le terrain passe préalablement par un sas, pendant 24 heures, pour recevoir un ultime « pack formation » (cadre légal, manœuvres prévues, rappel des règles, emploi des grenades, tronçonneuses et disqueuses, etc.).

    Un QG à la Beaujoire : 50 000 € par jour. Où héberger le QG et faire converger chaque jour les forces et leurs véhicules ? Les organisateurs prospectent et repèrent des infrastructures du stade de la Beaujoire. La facture présentée - près de 50 000 € par jour - sera dissuasive. Le site de l’ancienne École du gaz, située à Saint-Étienne de Montluc (formation agents ERDF), à une dizaine de kilomètres de la ZAD, sera finalement retenu.
    À lire sur le sujet
    Aéroport à NDDL. Le livre qui accuse

    Pas d’unités sur zone la nuit. Malgré une présence massive, les gendarmes veulent économiser leurs moyens. Contrairement à l’opération César, décision est prise de ne mobiliser aucune unité sur la ZAD la nuit : trop dangereux pour les gendarmes et les zadistes, et trop gourmand en effectifs (trois unités mobilisées la nuit égalent six unités perdues le jour suivant).

    Trois phases chaque jour. Cette décision implique de rentrer (et sortir) chaque jour en force et en nombre, pour libérer les axes, protéger les huissiers qui désignent les objectifs et procèdent aux expulsions, et les concourants (conducteurs engins de chantier, déménageurs qui doivent emballer les meubles/objets récupérés dans les habitations, etc.). Trois phases se succèdent : une offensive massive tous les matins (par des itinéraires différents), à une heure où les adversaires sont peu mobilisés ; une occupation du terrain pendant une quinzaine d’heures, où les forces sont plus exposées car dispersées ; et un retrait très dangereux car progressif (sous le « feu » des adversaires qui préparaient ce moment toute la journée), via des itinéraires chaque jour différents (commandés par le sens du vent). Pendant les quatre premiers jours, les opérations débutent à 2 h du matin et se terminent après 22 h. Chaque jour, la plupart des gendarmes effectuent une dizaine de kilomètres à pied, avec tout leur équipement sur le dos.

    La stratégie : casser le moral des zadistes. Plutôt que de grignoter sur les flancs de l’adversaire et l’affaiblir petit à petit, décision est prise de concentrer les moyens et de frapper dès le départ en force, et au cœur de la ZAD, là où se trouvent les « irréductibles ». « En cassant tous les matins les barricades qu’ils érigeaient la nuit, on cassait aussi leur moral », commente un officier supérieur.
    À lire sur le sujet
    NDDL. Le ras-le-bol de gendarmes engagés dans la ZAD

    Un adversaire « grégaire », « peu offensif » et « peu organisé ». Profil des zadistes par les gendarmes : des adversaires « jeunes mais qui tardent à se mobiliser », « s’épuisent la nuit en discussions et en préparatifs défensifs », « peu présents avant 10 h-11 h le matin », « grégaires, regroupés, mais peu organisés », « peu offensifs malgré l’utilisation de moyens dangereux » et « sans véritable stratégie ». « Ils étaient équipés de moyens radios mais ne s’en servaient que pour dire « attention les keufs arrivent ». Cela n’allait pas au-delà », rapporte un officier.

    Beaucoup de femmes. Elles sont nombreuses sur zone. Elles renseignent, gèrent les communications et, dans les périodes calmes, harcèlent verbalement les jeunes gendarmes. « Elles venaient au contact, récitaient d’incessants vers, les abreuvaient d’insultes. Les gars n’en pouvaient plus, témoigne un officier. On était obligés de les relever toutes les 20 minutes ».

    Catapulte géante et atelier de fabrication d’engins explosifs. En plus des fusées de détresse, cocktails molotov et explosifs (essence + pétard ou aérosol + acide), les zadistes ont utilisé une grosse « catapulte projetant des blocs de 5 à 7 kg », qui a « considérablement gêné » les forces de l’ordre (plusieurs blessés). Une intervention de l’antenne nantaise du GIGN était programmée pour percer le dispositif adverse et mettre la main sur l’arme. Mais celle-ci a disparu et n’a plus été utilisée par la suite. Une intervention dans une ferme a permis de mettre la main sur 800 engins explosifs et incendiaires. Les zadistes disposaient d’artificiers qui ont récupéré des grenades GLI-F4 n’ayant pas explosé. Ils ne sont cependant pas parvenus à les réutiliser.

    Guérilla Vietcong. Après les imposantes barricades, assez aisément balayées par les blindés, les zadistes ont mis en place d’autres moyens d’obstruction. Notamment des « touches de piano » (une succession de tranchées interdisant tout passage de véhicules, hormis des piétons ou des vélos grâce à des planches) : une technique empruntée à la guérilla Vietcong lors de la guerre d’Indochine. « En une nuit, ils ont creusé une tranchée de 300 m de large. Nous étions très heureux. Ils se sont épuisés toute la nuit et on a simplement contourné l’obstacle au petit matin », confie, sourire en coin, un officier.

    Blindé en feu. Un VBRG (véhicule blindé à roues de la gendarmerie) ciblé par des zadistes a commencé à prendre feu (pneus), provoquant un instant de panique au sein de l’équipage. Une manœuvre a permis de sauvegarder l’engin et ses hommes. Les flammes n’ont pas atteint l’intérieur mais la température est montée à 70 degrés à bord (apparition de cloques), où se trouvaient des munitions et des grenades GLI F4.

    Drone capturé. À deux reprises, les unités engagées ont été survolées par un drone. Un a pu être capturé (ainsi que sa précieuse vidéo), grâce à l’utilisation d’un « bâton anti-drone » (BAD). Cet appareil immobilise en vol le drone visé, jusqu’à épuisement de sa batterie. Les gendarmes disposaient également d’équipements permettant de repérer des émetteurs radio et de brouiller les ondes (radio et talkies-walkies). « On a préféré ne pas les utiliser. Il était préférable pour nous d’écouter », rapporte un officier.

    Pas d’armes à feu. Aucune arme à feu n’a été trouvée lors des opérations. « Certes, des zadistes étaient dangereux et voulaient nous blesser, mais il n’y avait pas de volonté réelle de tuer, insiste un officier supérieur. Il a fallu expliquer cela à nos gendarmes. C’était très important car cela conditionnait nos réactions sur le terrain ». L’antenne du GIGN prévue en cas de tir par arme à feu n’a jamais été engagée.

    Guerre des images. Les zadistes ont filmé chaque face-à-face avec les forces de l’ordre. Et vice-versa. Tous les gendarmes qui le souhaitaient pouvaient utiliser des dispositifs d’enregistrement vidéo. Ces dispositifs ont donné lieu à des « scènes ubuesques », en période calme, où chaque camp filmait l’autre, avec des dizaines de caméras en œuvre. « Cela apaisait la situation », rapporte un officier. Inconvénient : des flots d’images à traiter insurmontables…

    Blindés déterminants. Ils n’avaient pas été employés « depuis très longtemps » en métropole. Sans eux, il aurait été « impossible ou beaucoup plus compliqué » de briser les défenses adverses. Depuis, les blindés de la gendarmerie sont mis en œuvre lors des grosses opérations de maintien de l’ordre (depuis le 8 décembre pour les grandes manifs des Gilets jaunes). « On s’est aperçu au cours de ces manifestations qu’aucun élément ne venait au contact d’un dispositif intégrant ces engins », observe un autre officier supérieur. Dissuasif (chaque jet de son diffuseur équivaut à 200 grenades lacrymogènes permettant de « traiter » l’équivalent d’un terrain grand comme le Stade de France), le blindé fait également office de « tour d’observation ». À NDDL, l’utilisation de chiens, dissuasive elle aussi, a permis d’interpeller deux zadistes, « sans aucune blessure ». Les recours au Bâton anti-drone, à des unités de la Sécurité civile (franchissement, déblaiement), à des hélicoptères et des drones étaient aussi « une première ».

    Plus de 700 000 € de munitions. Les forces de gendarmerie ont rempli l’objectif qui leur était fixé : détruire les 39 squats (sur 97) désignés. Plus de 200 barricades ont été réduites et plus de 30 tranchées comblées. Entre janvier et fin mai 2018, 16 000 grenades ont été utilisées, dont 4 000 GLI-F4/GM2L (lacrymogène et assourdissante), et 400 tirs de LBD ont été effectués (lanceurs de balles de défense en caoutchouc). Les seules munitions représentent, selon nos calculs, une enveloppe de plus de 700 000 €.

    L’équivalent… de la seule manif du 1er décembre (gilets jaunes). « On pensait que cet usage de munitions avait été énorme », rapporte un officier supérieur. Mais ça, c’était avant le mouvement des gilets jaunes. Ce chiffre de 16 000 grenades en quelques mois (près d’un millier par jour au début de l’évacuation d’avril) correspond à ce qui a été tiré… en une seule journée, lors de la manifestation des gilets jaunes du 1er décembre 2018 (14 500 grenades, 1 300 tirs de LBD) ! À titre de comparaison, la journée du 4 février 1994 - date gravée dans les annales du maintien de l’ordre en France (manifestation des marins-pêcheurs à Rennes ; Parlement incendié ; 77 blessés)-, avait généré le tir de 3 200 grenades.

    430 blessés. Du côté des forces de l’ordre, 130 gendarmes ont été blessés (dont 4 graves), contre 300 pour les adversaires (traumas sonores, polycriblage et une main arrachée), selon les décomptes de la gendarmerie.

    Création d’un exercice « NDDL ». Un mois après la fin de l’opération, ce retour d’expérience donnait lieu à la création d’un « exercice NDDL » qui est depuis systématiquement proposé aux forces mobiles et gendarmes qui viennent se former et/ou se recycler (tous les 30 mois pour les mobiles) dans leur centre national d’entraînement (CNEFG).

    #maintien_de_l'ordre #police #justice

  • [COMMUNIQUE UNITAIRE STREET MEDIC]

    Parce qu’il nous paraissait nécessaire et urgent de réaffirmer que la pratique medic est une pratique politique avec tout ce qui en découle, Street Medic Nantes et plusieurs autres collectifs ont rédigé et signé le communiqué que voici.
    Pour les personnes ne pouvant lire le texte sur les images associées au post, vous pouvez en retrouver une version textuelle ci-dessous.
    Ni ego, ni héros !

    Version texte ::: https://nantes.indymedia.org/articles/45711 / archive : https://web.archive.org/web/20190530234853/https://nantes.indymedia.org/articles/45711

    Depuis plusieurs mois, nombre de bénévoles ont choisi de s’organiser en équipes de secouristes dans le but de porter les premiers soins en manifestation. En toute transparence, nous ne pouvons que nous réjouir de toutes ces initiatives, et les encourager. Cependant, en réponse à de nombreux usages maladroits et non-adaptés du terme « street medic », il nous semble important de redéfinir les pratiques auxquelles fait référence ce terme, autour desquelles nous nous organisons depuis plusieurs années.

    La street medic est une pratique de lutte, née dans les années 60 lors du mouvement des Civils Rights aux Etats-Unis qui fut développée par le Black Panthers Party et l’American Indian Movement. Au delà du simple cadre des manifestations auxquelles sont associé.es les Street Medics aujourd’hui, il s’agissait alors de mettre en place un véritable système d’accès au soin communautaire, auto-géré et indépendant à destination des personnes noir-es aux Etats-Unis, avec notamment l’instauration de street clinics (« hôpitaux de campagne »). Si notre action la plus visible et courante se situe effectivement dans le cadre des manifestations aujourd’hui, il ne saurait s’y limiter obligatoirement.

    Ainsi, au même titre que les « legal teams » (soutien juridique) et les « trauma teams » (soutien psy), le terme « street medic » n’est pas neutre, et induit un caractère fortement et indéniablement politique. Tout comme le « black bloc » ne saurait être considéré comme un ensemble de groupuscules organisés mais bien une pratique tactique adoptée lors des manifestations, c’est bien de ça dont il est question lorsque l’on parle de Street Medic : une pratique militante, et non un statut. Il ne s’agit pas simplement d’adapter le secourisme au cadre des manifestations, mais de lutter contre la répression policière et étatique, pour la réappropriation des connaissances en premiers secours, et pour l’accès aux soins à toutes et tous. Or, force est de constater que les secouristes présent-es en manifestation ne pratiquent pas toutes et tous la street medic.

    Il nous paraît donc nécessaire de marquer clairement notre opposition à certaines méthodes qui rentrent en totale contradiction avec les valeurs de la street medic, mais cependant utilisées par des secouristes se décrivant pourtant en ces termes.

    En effet, la street medic est historiquement et radicalement incompatible avec : /.../

    #StreetMedic #Soin #mise_au_point

  • Municipales. Sophie Errante annonce sa candidature à Nantes avec une photo de Montpellier
    https://www.presseocean.fr/actualite/municipales-sophie-errante-annonce-sa-candidature-a-nantes-avec-une-phot

    Sophie Errante, députée de la 10e circonscription de Loire-Atlantique, a annoncé ce mercredi matin sa candidature à l’investiture LREM pour les élections municipales 2020 à Nantes.

    La députée du vignoble et présidente de la Commission de surveillance de la Caisse des dépôts et des consignations a mis en ligne cette annonce sur son site internet illustrée par la photo d’une fontaine, qui n’est pas celle de la place Royale à Nantes, mais celle des Trois Grâces sur La Comédie, célèbre place de… Montpellier.

  • Plus de 350 blessés dans les manifs nantaises et un #rapport qui étrille les forces de l’ordre

    La ville de Nantes est réputée pour être un haut lieu de la contestation sociale. Sans surprise, les manifestations des Gilets jaunes y ont donc été nombreuses et importantes. Et la #répression_policière violente. En témoignent les bilans établis par les équipes de street medics au fil des actes. Mediacités les a décortiqués et les chiffres sont effarants.


    https://www.mediacites.fr/nantes/enquete-nantes/2019/05/27/plus-de-350-blesses-dans-les-manifs-nantaises-et-un-rapport-qui-etrille-l
    #Gilets_jaunes #GJ #Nantes #violences_policières #maintien_de_l'ordre
    #bilan