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  • Vendredi 18 janvier 2019 à 20h - 6e Cérémonie des Doigts d’Or - Les Oscars du Capitalisme - Salle Alain Colas - Lille

    AVEC OLDELAF & ALAIN BERTHIER, JEAN GADREY, AUTOTHUNE, ANNE CONTI, STEF DE MORANO (virage à droite), STEPHANE TITELEIN,.. (distribution en cours)

    https://vimeo.com/305912955

    Chaque année, le PAP’40 et le Cardinal Triple A de l’Église de la Très Sainte Consommation récompensent les serviteurs zélés de la $ainte Croissance et du Grand Capital en leur remettant cette statuette en or tant convoitée... le Doigt d’Or !

    La soirée consiste en une rétrospective des vidéos marquantes de l’année, un passage en revue des séquences cultes de l’année 2018 prouvant que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes... surtout pour nous, les plus riches de la planète !

    Dans les catégories :
MEILLEURE PUBLICITÉ / MEILLEURE RÉPLIQUE / MEILLEUR ACTEUR /
DOIGT D’OR DU FÉMINISME / MEILLEURE FRAUDE / MEILLEUR DISCOURS ANTI-MIGRANT
MEILLEURE INNOVATION QUI INNOVE LA VIE / MEILLEURE BRAVOURE POLICIÈRE
    C’est Salle Alain (Coca) Colas . 53 rue de la Marbrerie, Lille.
Ouverture des portes et buvette dès 19h30
Facile d’accès : à 100m du métro Marbrerie, Ligne 1
    Billets disponibles sur : https://www.helloasso.com/associations/compag

    Mise en scène : Aurélien Ambach Albertini

    Écriture : Aurélien Ambach Albertini & Alessandro Di Giuseppe

    Graphisme : Vincent Lhomme

    Sculpture : Bertrand Sion
Teaser & Habillage : Nathalie Fourcy

    Régie : David Boisseau & Michael Mensier

    Stage communication & administration : Margaux Lassalle & Agathe Denis
    https://www.compagnietriplea.fr/c%C3%A9r%C3%A9monie-des-doigts-d-or/tourn%C3%A9e-6e-c%C3%A9r%C3%A9monie-des-doigts-d-or

    TOURNÉE NATIONALE : 
    18-01 #LILLE Salle Alain Colas avec OLDELAF & ALAIN BERTHIER et JEAN GADREY
    22-01 #LIÉVIN au LAG Lieu Autogéré du Bassin Minier -
    23-01 #BRUXELLES Le Garcia Lorca avec l’entarteur NOËL GODIN avec Kairos
    24-01 #AMIENS Espace Dewailly en partenariat avec Fakir & La Boîte Sans Projet
    25-01 #PARIS Salle Jean Dame avec ALEX VIZOREK, AUDREY VERNON, PATRICK MENAIS, PATRICK DE VALETTE (Chiche Capon)
    28-01 #BESANÇON Le Scènacle - 
    29-01 #LYON Palais de la Mutualité avec PIERRE-EMMANUEL BARRÉ & AYMERIC LOMPRET avec la CGT
    30-01 #GRENOBLE La Basse-cour
    31-01 #AVIGNON Théâtre de La Rotonde - Centre culturel des cheminots
    01-02 #MARSEILLE Le Daki Ling avec CÉDRIC HERROU
    03-02 #LAUTREC Le Café Plùm
    04-02 #MONTPELLIER La Carmagnole
    05-02 #TOULOUSE Hangar de la Cépière avec PATRICK DE VALETTE (Chiche Capon)
    06-02 #BAYONNE La Luna Negra avec la participation de Bizi  !
    07-02 #BORDEAUX Maison Cantonale de la Bastide avec #Greenpeace Bordeaux
    08-02 #LIMOGES Médiathèque de Rilhac-Rancon - avec Alternatiba Limoges
    12-02 #ANGOULÊME Cinéma de la Cité, avec BENOÎT DELÉPINE
    13-02 #NANTES La Manufacture - avec #Alternatiba Nantes
    14-02 #RENNES Maison Internationale - avec #Attac Rennes

    La Cérémonie des Doigts d’Or - Les Oscars du Capitalisme est un événement annuel qui existe depuis 2014. Il est organisé par la Compagnie Triple A & l’Eglise de la Très Sainte Consommation, et co-écrit, mis en scène et présenté par Alessandro Di Giuseppe et Aurélien Ambach Albertini.

    La soirée consiste en une rétrospective des vidéos marquantes de l’année, une sorte de zapping des séquences cultes de l’année prouvant que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes... surtout pour les plus riches de la planète ! Comme pour les Césars, une fois le gagnant désigné, un représentant monte à la tribune pour se féliciter d’avoir gagné, c’est l’occasion d’entendre de joyeux discours bien assaisonnés dans la tradition du rire de résistance.

    #artivisme #enmarche #copinage #capitalisme


  • Utilisés par la police françaises, les #flash-balls suisses dans le viseur

    La majorité des policiers français sont équipés de #LBD_40, fabriqués par l’entreprise #Brügger_&_Thomet, basée à Thoune. Mais l’utilisation de ces #lanceurs_de_balle, qui ont fait des dizaines de blessés, est très controversée.
    Dans la nuit du 5 au 6 janvier dernier, la police intervient au domicile d’un homme en pleine crise de démence dans son appartement d’Auxerre, en France. Afin de l’immobiliser, un agent lui tire dessus avec un LBD 40 de fabrication suisse. Ce lanceur de balles en caoutchouc est plus communément appelé flash-ball. Quelques heures plus tard, le trentenaire décède. L’autopsie a relevé « des contusions pulmonaires et cardiaques liées à l’onde de choc du projectile ».

    Discrète entreprise suisse alémanique

    La France a commencé à utiliser des flash-balls au milieu des années 90, afin d’aider les forces de l’ordre à réagir en cas d’échauffourées. Elle équipe d’abord ses policiers du modèle français, fabriqué par #Verney-Carron. Mais suite à plusieurs accidents, le ministère de l’Intérieur change son fusil d’épaule et opte pour des lanceurs suisses, réputés plus précis. C’est la très discrète entreprise suisse alémanique Brügger & Thomet, créée en 1991 à Thoune, qui remporte le marché en 2007 avec ses LBD puissants, au canon de 40 millimètres.

    Pour la société de Thoune, l’affaire est intéressante, car elle porte sur des milliers de flash-balls, vendus environ 1800 francs pièce. Son chiffre d’affaires a doublé depuis les deux dernières années, expliquait en février au Schweiz am Sonntag son fondateur, #Karl_Brügger. Cette entreprise familiale, qui indique sur son site internet occuper moins de 50 collaborateurs, a su se faire un nom.

    Matériel militaire

    En décembre dernier, à la Bourse internationale aux armes de Lausanne, elle disposait d’un stand impeccable, où pistolets et carabines rutilants étaient présentés. Les flash-balls #GL_06, surnommés LBD 40 par les policiers français, ne s’y trouvaient pas. Sur place, l’employé nous a précisé qu’il s’agit de #matériel_militaire, impossible à exposer dans une foire publique. Car si le flash-ball envoie des balles en caoutchouc, il n’a rien d’un jouet. Ce petit fusil, d’un noir mat, pèse 2,1 kilos et mesure 60 cm. Selon l’entreprise, il s’agit du flash-ball le plus « léger, le plus ergonomique et le plus rapide à tirer ».

    Le plus rapide, mais pas le moins dangereux. Depuis 2004, les flash-balls ont fait au moins deux morts et 39 blessés graves en France, dont 21 éborgnés, selon un rapport de l’ONG Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT) publié en mai 2016. Parmi les victimes, on compte un tiers de mineurs, dont deux enfants de neuf ans. L’arme, considérée comme « non-létale », est classée dans la catégorie A, à usage militaire. Le LBD 40 comprend un canon rayé ainsi qu’un viseur électronique de la marque #EOTech, utilisé par l’armée américaine, qui a une portée de tir de 50 mètres. Pour ces raisons, l’ACAT considère que sa #dangerosité est « disproportionnée » et préconise son interdiction.

    Victime indemnisée

    #Pierre_Douillard en sait quelque chose : le 27 novembre 2007, il a perdu son œil droit sous les balles d’un LBD 40. L’adolescent français, alors âgé de 16 ans, manifestait devant la préfecture de Nantes avec d’autres lycéens, quand un agent lui tire au visage avec son flash-ball. Le choc provoque plusieurs fractures crâniennes et abîme son œil droit, dont il perd définitivement la vue. Depuis, le jeune homme milite contre les flash-balls. « C’est une arme qui se situe à la frontière entre le maintien de l’ordre et la guerre : on retrouve ce type de munitions tirées à Jérusalem Est, à Baltimore ou en Seine-Saint-Denis », explique-t-il. La justice vient de lui donner raison : l’Etat français a été condamné en novembre dernier par le tribunal et devra indemniser Pierre Douillard.

    Dans l’hexagone, les policiers ont l’interdiction formelle de viser avec leur flash-ball la tête d’un manifestant. Mais face à une foule agitée, il est souvent difficile pour les forces de l’ordre de respecter ces consignes… Qu’en pense Brügger & Thomet ? A Thoune, le directeur de l’entreprise, Karl Brügger, a refusé notre demande d’interview en invoquant l’accord de confidentialité signé avec ses clients. Il regrette toutefois qu’en France, les manifestants soient souvent présentés comme « gentils, alors qu’ils jettent parfois des pierres ou des cocktails Molotov aux policiers », qui peuvent également causer des blessures. « Si les manifestants se comportaient de manière pacifique, l’utilisation du LBD 40 ne serait pas nécessaire… », ajoute-t-il par e-mail.
    La police de Lausanne l’utilise

    La multiplication des accidents causés par le LBD 40 en France n’empêche pas l’entreprise de remporter des marchés, comme en Catalogne, où elle complète désormais l’attirail des forces de l’ordre. Plus près de chez nous, la police de Lausanne en possède depuis 2012. L’arme remplissait le cahier des charges et présentait l’avantage de venir du marché local.

    « Seuls les opérateurs du Groupe d’Intervention les utilisent dans des situations bien particulières avec comme principe de repousser le plus possible, si la situation le permet, le recours aux armes létales », précise son porte-parole Sébastien Jost. Celui-ci a eu connaissance des incidents causés par le flash-ball en France. Mais cela ne l’inquiète pas, car selon lui, l’utilisation faite par les agents lausannois n’est pas la même. Avant de conclure : « Toute arme est dangereuse ».

    https://www.letemps.ch/suisse/utilises-police-francaises-flashballs-suisses-viseur
    #armes #armement #flashball #France #Suisse #police #violences_policières

    ping @reka @fil @davduf


  • L’Éloge s’habille de jaune
    https://aris.papatheodorou.net/leloge-shabille-de-jaune

    Samedi 12 janvier, jour de l’Acte IX de la révolte des gilets jaunes, il s’est trouvé quelqu’un·e à Nantes pour détourner la sculpture Éloge du pas de côté, qui trône place du Bouffay, en l’équipant d’un casque de chantier et d’un gilet de couleur jaune justement.

    #art #détournement #gilets_jaunes #Nantes


  • Police et paysages
    https://aris.papatheodorou.net/police-et-paysages

    Police et paysages se veut un voyage photographique singulier traversant « les mondes du maintien de l’ordre et des résistances ». Un livre en devenir du photographe nantais Yves Monteil qui « explore et interroge la militarisation croissante de notre société et de nos vies » au travers d’une centaine de photographies prises entre 2012 et 2018 dans le bocage de Notre-Dame-des-Landes et les rues de Nantes.

    Yves Monteil et Claire Leleu ont besoin pour mener à terme ce projet de soutien : un minimum de 250 personnes qui achètent l’ouvrage en prévente de façon à en financer la fabrication (livraison prévue en avril 2019).

    Acheter le livre en pré-vente sur KissKiss BankBank
    https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/police-et-paysages

    #photographie #publication #police #Notre-Dame-des-Landes #Nantes


  • Gilets Jaunes : la mobilisation reprend de l’ampleur
    https://www.latribune.fr/economie/france/gilets-jaunes-la-mobilisation-reprend-de-l-ampleur-803631.html

    Près de 84.000 Gilets Jaunes ont défilé ce samedi pour le 9ème Acte de leur mouvement de protestation contre la politique du gouvernement. Samedi dernier, ils n’étaient que 50.000 manifestants. Des heurts ont éclaté un peu partout en France.
    Environ 84.000 personnes ont manifesté samedi dans le cadre de l’acte 9 des « gilets jaunes », contre 50.000 la semaine dernière, a annoncé le ministère de l’Intérieur, qui a également fait état de 244 interpellations sur l’ensemble du territoire.

    A Paris, où près de 5.000 membres des forces de l’ordre ont été mobilisées, 8.000 personnes ont défilé « dans le calme » et « sans incident grave signalé », selon le ministère de l’Intérieur.

    « Tout au long de la semaine, j’avais appelé à la fin des violences. Je note qu’aujourd’hui, à Paris, la responsabilité l’a emporté sur la tentation de l’affrontement. Place maintenant au grand débat national, qui va s’ouvrir mardi, et qui doit pouvoir se dérouler dans un climat serein et constructif », a affirmé le ministre Christophe Castaner dans une déclaration transmise à l’AFP.

    Sur l’ensemble du territoire, les forces de l’ordre ont procédé à 244 interpellations qui ont donné lieu à 201 gardes à vue, selon la place Beauvau.

    Celle-ci note toutefois qu"’à nouveau, il y a eu - et il y a encore à l’heure actuelle - dans certaines villes, des tensions, des dégradations et des affrontements".

    Des heurts entre manifestants et forces de l’ordre ont éclaté dans plusieurs villes en régions comme Nîmes, Nantes, Rouen, Caen ou encore Saint-Brieuc.

    Tout au long de la semaine, les autorités ont pronostiqué une mobilisation en hausse et ont alerté sur des risques de débordements à Paris comme en province. Le gouvernement a multiplié les mises en garde promettant une réponse musclée d"’ultra-fermeté" face à « l’ultra-violence ».

    Quelque 80.000 membres des forces de l’ordre ont été mobilisées sur l’ensemble du territoire.


  • Différents compte-rendus de la manifestation #Acte9 des #GiletsJaunes à #Nantes :

    Avec une participation allant de 2600 (préfecture) à 8000 (Nantes Revoltée) c’est surtout l’ingéniosité d’organisation et les #violences_policières qui ressortent de cette manifestation. Plus de 60 blessé-e-s pris-e-s en charge par les #Street_Medics, sachant que beaucoup ne se signalent pas et que les traumatisme psychologique sont incalculables mais évidents quand des « forces de l’ordre » tirent des lacrymos en rafale avec leur nouveau joujou validé, le « riot gun penn arms ».

    J’avais tenté de rassembler les différents tweets de la journée dans un « moment » mais twitter a visiblement une limite et un choix éditorial dans sa sélection que je ne comprends pas trop. Au demeurant on y retrouve quand même les principaux différents comptes qui ont informé sur le sujet.

    Suivi des tweets concernant la manifestation « Acte 9 » des Gilets Jaunes à Nantes le 12 janvier 2019.

    https://twitter.com/i/moments/1084120284632924160

    Il comporte en particulier un thread très explicatif avec plein de magnifiques photos de @suaanantes :

    Gilets jaunes Nantes acte 9. La plus grosse mobilisation depuis le début du mouvement. Le retour des banderoles de tête, d’un black block aussi. Toujours la stratégie/tactique de faire courir le dispositif policier. Énorme répression. #ActeIX #giletsjaunes
    https://twitter.com/suaanantes/status/1084161949674455040

    Un CRS armé du lanceur 6 coups se déchaine sur les manifestants qui reculent pourtant sur les 50 otages. Les projectiles arrivent à hauteur de têtes. Sidération de certains tandis que d’autres s’échauffent. Nombreux tirs de LBD aussi.
    https://twitter.com/suaanantes/status/1084181427154010112

    A un moment, une partie des manifestant-e-s se fait une pause joyeuse et musicale sur une petite place.
    A l’autre bout, un pétard explose.
    On admirera la réponse toute en mesure et proportionnalité des « forces de l’ordre »
    https://youtu.be/nvnAPcdJW18

    Y’a aussi cette vidéo de @christianmeas que j’ai trouvée particulièrement parlante :

    Anti et pro #GiletsJaunes discutaient plutôt calmement, quand soudain, un cycliste a laissé éclater sa colère #Nantes
    https://twitter.com/christianmeas/status/1084109792329809921

    Résumé de la manif par @Mimas87 désabusé devant le déchaînement policier :

    Le bloc n’a jamais pu se mettre en place...
    Pour être honnête, l’immense répression a été efficace.
    Il n’y a pas eu de manif, juste des petits groupes qui se sont fait balader, charger, gazer, tirer dessus...
    Assez déprimant. Même à 30 000 on ne pourrait rien faire...
    https://twitter.com/Mimas87/status/1084262576324833280

    On peut retrouver son thread ici :
    https://twitter.com/Mimas87/status/1084259094142304261
    Complété par là : https://twitter.com/Mimas87/status/1084579300907597825

    Le compte-rendu effrayant des Street Medics :

    On compte de nombreuses personnes touchées qui ne nous ont pas sollicitées et dont on ne sait pas dans quelles circonstances elles ont été blessées.
    Au final on compte au minimum une soixantaine de personnes prises en charge. Cela ne compte évidemment pas les personnes blessées qui n’ont pas fait appel ou pas souhaité de soins, dont de nombreuses personnes qui ont pris des coups ou des projectiles de grenades sans en faire part.
    On remarque que la police a bien testé son nouveau joujou à 6 coups et n’a pas lésiné sur les grenades désencerclantes. En fin de journée, des dizaines de munitions de ces armes jonchaient les rues.

    https://nantes.indymedia.org/articles/44188

    Le bilan « massif et détermine » de Nantes Révoltée :

    À l’aube de l’année 2019, la révolte des Gilets Jaunes redouble de vigueur. Isolés, détestés, les gouvernants sont résolus à ne répondre que par la menace. Le premier ministre annonce des fichages massifs pour interdire de manifestation à vie les opposants politiques. Le ministre de l’intérieur provoque tous ceux qui comptent descendre dans la rue. Un député déclare dans la presse que tout est mis en œuvre pour que « ce soit le dernier acte ». Et à Nantes, le préfet annonce fièrement, une répression « sans précédent ». Tout simplement.

    https://nantes.indymedia.org/articles/44186

    Je ne suis hélas pas étonnée par tout ça : ça fait quelques années que #Nantes sert de base d’entraînement en #répression intensive. J’ai personnellement atteint mes limites en 2018 , ayant l’impression de trop subir pour, au final, faire la communication stressante attendue par l’État...


  • Depuis 2007, les #facs à la peine

    L’augmentation du nombre d’étudiants et la loi LRU minent les #budgets des établissements.
    #Lille n’est pas la seule université dans la panade financière. De nombreux établissements ne parviennent pas à boucler leurs budgets.

    Combien de facs ont des #difficultés_financières ?

    Situation « très dégradée », avec un « risque d’#insoutenabilité à court ou moyen terme ». Voilà ce qu’écrivait en mai dernier la #Cour_des_comptes au sujet des universités de #Grenoble_Alpes, #Limoges, #Orléans, #Pau, #Toulouse-III, l’université de technologie de #Troyes et l’Ecole centrale de Nantes (ingénieurs). Outre ces six établissements, elle observait aussi des problèmes, bien que moins prononcés pour Paris-I et Rennes-II. « Cette situation n’est plus exceptionnelle, précise Khaled Bouabdallah, vice-président de la Conférence des présidents d’université (CPU). Depuis dix ans, entre 7 et 10 universités se retrouvent confrontées chaque année à de graves #problèmes_financiers. »

    Pourquoi ?

    « La raison est très simple, répond Khaled Bouabdallah. Les universités voient s’accumuler une série de #dépenses obligatoires, de l’ordre de 150 millions d’euros, que l’Etat ne compense pas intégralement. Donc au bout d’un moment, ça coince. » Un exemple : l’évolution de carrière. « Plus les enseignants-chercheurs ont des années d’#ancienneté, plus leur salaire augmente. Mais ce surplus, qui représente 50 millions d’euros par an, n’est pas automatiquement pris en charge par l’Etat. » Mi-décembre, en plein vote des budgets prévisionnels, les présidents d’université ont eu une frayeur. Le ministère de l’Enseignement supérieur leur a adressé un courrier « tellement abscons qu’aucun de nous n’a compris sur quelle somme, en définitive, on pouvait compter. On a voté des budgets à l’aveugle ». La #dotation_de_l’Etat représente entre 80 % et 85 % du #financement des universités.

    L’Etat verse-t-il moins d’argent qu’avant ?

    Le budget de l’Enseignement supérieur n’a jamais été aussi élevé, assure le ministère. « Vrai dans l’absolu, concède Pierre Chantelot, du Snesup-FSU, le principal syndicat des enseignants-chercheurs. Mais le budget par étudiant, lui, il baisse. » La CPU dit la même chose : « La courbe a une pente négative, vu que le nombre d’étudiants ne cesse de progresser. Ils sont 30 000 de plus cette année. » Pour Pierre Chantelot, le baby-boom des années 2000 n’est pas la seule explication. « Le point de rupture, ça a été la loi sur l’autonomie des universités [LRU de 2007, ndlr]. Depuis, les dotations de l’Etat ne sont plus corrélées au nombre d’étudiants. C’est dérégulé. En gros, chaque président d’université négocie sa dotation et donc ça dépend du rapport de force. Les universités parisiennes prestigieuses négocient directement avec la ministre par exemple. Les petites universités n’ont aucune prise. »

    Quelles sont les conséquences ?

    Une fois dans le rouge, les universités sont soumises à un régime drastique… Avec la menace qui plane au-dessus de leur tête de se retrouver sous la tutelle du rectorat. Les plans d’#austérité se ressemblent : « On réduit la #masse_salariale, qui représente environ 80 % du budget d’une université », poursuit la CPU. Comment ? D’abord, en ne mettant pas au concours des emplois laissés vacants par les départs à la retraite. « On a fait les calculs et cela peut paraître difficile à croire mais, vu les effectifs, il devrait y avoir dans les universités françaises quasi deux fois plus d’enseignants-chercheurs ! » assure le Snesup. Conséquences, dénonce le syndicat : des cours de travaux dirigés bondés, des labos de recherche aux budgets insuffisants pour bien tourner… Et un retour massif aux #contractuels. Bouabdallah de la CPU résume : « Un emploi de contractuel coûte en moyenne 30 % moins cher qu’un titulaire. »

    https://www.liberation.fr/france/2019/01/08/depuis-2007-les-facs-a-la-peine_1701734
    #université #crise #histoire #LRU #précarisation


  • Nantes. Six blessés lors de manifestations de Gilets jaunes portent plainte
    Publié le 10/01/2019 à 19h03

    https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nantes-six-blesses-lors-de-manifestations-de-gilets-jaunes-portent-plai

    Ils ont été blessés à Nantes lors des manifestations Gilets jaunes. Ils ont décidé de porter plainte pour violences avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique.

    Six personnes ont déposé plainte ce jeudi après-midi 10 janvier pour violence avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique. Tous ont été blessés lors de manifestation de Gilets jaunes, à Nantes. Parmi eux, Adrien Maujean, 22 ans, qui a été victime d’un traumatisme crânien, le samedi 29 décembre.

    Ce jeune homme, qui habite Saint-Nazaire, a été entendu mardi 8 janvier par les enquêteurs de l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN), qui a été saisie par le procureur de la République de Nantes pour déterminer les causes de cette blessure.

    «  C’est rassurant qu’il y a une enquête, affirme son père, Eric. Mais la vérité n’éclatera pas.  » Un commandant de police a été entendu. Des policiers de la brigade anticriminalité devraient l’être. «  L’IGPN va poursuivre son travail  », explique le procureur de la République. Qui précise que le rapport médical établi par le médecin légiste établi «  un important traumatisme crânien  » . «  Il y aura vraisemblablement des examens médicaux supplémentaires  ».

    #violencespolicières #maintien_de_l'ordre


  • #Nantes : six personnes portent #plainte et dénoncent des #violences_policières lors de manifestations de « #gilets_jaunes ». Ils ont été blessés et dénoncent le danger de manifester.

    À Nantes, six personnes blessées au cours de manifestations de « gilets jaunes » ont déposé plainte contre X, jeudi 10 janvier, pour des faits de violences volontaires avec arme par des personnes dépositaires de l’autorité publique, rapporte France Bleu Loire Océan. Deux femmes et quatre hommes ont déposé plainte.

    Des blessures à la tête ou à la cuisse

    « Cela ne devrait pas être un danger de manifester. Nous continuerons de faire des actions pour dénoncer ce qui ne va pas dans notre pays et qui touche le monde entier » a expliqué à France Bleu, sur le parvis du palais de justice de Nantes, la belle-mère d’un manifestant blessé à la tête dans le cortège du 29 décembre, l’"acte 7 des gilets jaunes". Adrien, 22 ans, est sorti de l’hôpital le 7 janvier. Les médecins lui ont posé pas moins de 50 agrafes, explique encore France Bleu, et est encore très affaibli. La police des polices avait été saisie.

    Autre blessée et plaignante : Agnès, « gilet jaune » du Pays de Retz (au sud-ouest du département de la Loire-Atlantique, autour de Pornic). Elle est touchée à la cuisse : « J’ai été blessée par un éclat de grenade de désencerclement alors que je marchais et qu’on allait se disperser » explique-t-elle. « Je n’ai rien commis d’illégal. J’ai été agressée alors que j’utilisais mon droit de manifester » témoigne-t-elle au micro de France Bleu Loire Océan.


    https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/nantes-six-personnes-portent-plainte-et-denoncent-des-violences-policie
    #justice #droit_de_manifester
    ping @davduf


  • L’Etat va ouvrir à la #concurrence les lignes de #train Nantes-Lyon et Nantes-Bordeaux
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/01/09/l-etat-va-ouvrir-a-la-concurrence-les-lignes-de-train-nantes-lyon-et-nantes-

    L’Etat va débuter le processus d’ouverture à la concurrence des lignes de train Intercités Nantes-Lyon et Nantes-Bordeaux, avec pour objectif de faire rouler un nouvel opérateur en 2022, a indiqué, mercredi 9 janvier, le ministère des transports. Ces deux lignes font partie des quelques « trains d’équilibre du territoire » (TET) gérés par l’Etat, une convention le liant à la SNCF jusqu’à fin 2020. Comme pour les TER, ils doivent être progressivement ouverts à la concurrence à partir de décembre 2019.


  • Nantes. Grenades de la Zad renvoyées à la préfecture  : deux militantes relaxées
    Thomas HENG. | Modifié le 08/01/2019 à 17h07 | Publié le 08/01/2019 à 10h02
    https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nantes-grenades-de-la-zad-renvoyees-la-prefecture-deux-militantes-relax

    Des centaines de douilles de grenades avaient été déposées devant la préfecture. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

    Le 19 avril 2018, lors d’une action symbolique, des militants anti-aéroport ont déposé plusieurs mètres cubes de douilles de grenades lacrymogènes ramassées sur la ZAD, devant la préfecture, à Nantes. Deux femmes étaient poursuivies pour dépôt d’ordures.

    Deux femmes étaient convoquées, ce mardi matin 8 janvier, devant le tribunal de police de Nantes. Le ministère public demandait leur condamnation pour «  dépôt d’ordures  » sur la voie publique.

    Il leur était reproché d’avoir pris place, le 19 avril 2018, dans le tracteur chargé de douilles de grenades lacrymogènes tirées sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes pendant son évacuation. Ce chargement avait été vidé par de nombreuses personnes, devant les grilles de la préfecture. Une forme de «  retour à l’envoyeur  » symbolique.

    Pour leur avocat, Maître Pierre Huriet, cette affaire pose deux problèmes. D’abord, rien ne permet de dire que ces deux femmes, si elles avaient pris place dans le tracteur, auraient elle-même déposé des déchets sur la voie publique. Il s’agissait d’une action collective et «  politique  » . Et pour pouvoir condamner, il faut pouvoir imputer un fait précis à une personne précise.
    «  Pas de manifestation sans une certaine gêne  »

    En outre, l’avocat déplore le manque de «  proportionnalité des poursuites  », lesquelles envoient deux militantes au tribunal pour une action pacifique.

    Le juge a retenu ces deux arguments pour relaxer, plutôt deux fois qu’une, les militantes. «  Il n’y a pas de manifestation sans une certaine gêne  » a-t-il indiqué, tout en précisant que le sol n’avait pas été dégradé.

    #NDDL

    • Les grenades lacrymogènes, des déchets au sort inconnu
      9 janvier 2019 / Nicolas de La Casinière (Reporterre)
      https://reporterre.net/les-grenades-lacrymogenes-dechets-au-sort-inconnu

      (...) Quand les deux prévenues convoquées ce matin pour une audience de police arrivent avec deux cabas, les trois vigiles sont un peu déstabilisés. Des sacs pleins de bouts de tube gris souris, en vrac.

      « Euh, c’est quoi ça ? dit le préposé en reluquant cette pagaille des douilles de grenades, lacrymogènes et assourdissantes. Y a pas de choses coupantes, là-dedans ? Des choses dangereuses ?
      — Coupantes non, mais dangereuses, alors ça… »

      Le vigile est perplexe. Le cas n’est pas prévu dans ses procédures.

      « Bon, mais... j’en fais quoi, moi ? Je les mets à la poubelle ?
      — Ouh la la, surtout pas ! »

      C’est l’objet du procès. Que faire des reliquats de grenades abandonnées sur le terrain par les gendarmes et les policiers anti émeute ? Est-il illégal de les rapporter aux services de l’État qui en a ordonné l’usage ?

      Au tribunal de police de Nantes ce 8 janvier, la relaxe aura évité le débat. Après ce procès éclair, sans aucune condamnation, on ne saura pas comment qualifier ces cartouches de grenades. (...)


  • Edouard Philippe dégaine l’arsenal « ultra-sévérité » - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/01/07/edouard-philippe-degaine-l-arsenal-ultra-severite_1701554

    Au surlendemain du rebond de la mobilisation des gilets jaunes, le Premier ministre Edouard Philippe s’est invité lundi soir au 20 heures de TF1, pour un entretien exclusivement consacré à la contre-attaque sécuritaire du gouvernement. « Je peux vous dire qu’ils n’auront pas le dernier mot », a-t-il déclaré, annonçant pour la semaine prochaine « une mobilisation considérable des forces de l’ordre », avec 80 000 agents. Il y aura, a-t-il annoncé, « de nombreuses interpellations ». De quoi gonfler encore l’impressionnant bilan comptable de la « répression » dénoncée par LFI comme le RN : 5 600 gardes à vue, plus de 1 000 condamnations et 153 incarcérations. Tout en se défendant de vouloir porter atteinte à « la liberté de manifester en France », le chef du gouvernement a promis des sanctions, via une nouvelle loi, contre « ceux qui ne respectent pas l’obligation de déclaration ».

    Le gouvernement entend prendre des mesures interdisant aux manifestants « violents » de prendre part à de futurs cortèges. Le Premier ministre a fait référence à des dispositions déjà en vigueur contre les hooligans qui peuvent être « interdits de participation » et contraints d’aller « pointer au commissariat ». Quant à ceux qui manifestent cagoulés, ils seront désormais passibles de sanctions pénales. Comme le prévoit une proposition de loi votée en octobre par la majorité sénatoriale de droite, le port d’un masque serait désormais un délit et non plus seulement une contravention. « La responsabilité civile des casseurs doit être complètement engagée de façon à ce que ce soit les casseurs qui paient et pas les contribuables », a ajouté Philippe. Selon lui, « le texte peut être discuté à l’Assemblée dès le début du mois de février ».

    « Chienlit »

    Les annonces exclusivement sécuritaires du Premier ministre couronnent une série d’appels à « l’ultra-sévérité » - expression du ministre Gérald Darmanin, lundi - issus de l’exécutif et de la majorité. Dès le 29 décembre, un télégramme du ministère de l’Intérieur invitait les préfets à procéder à la « libération complète et définitive » des ronds-points encore occupés par les gilets jaunes. Jeudi dernier, à deux jours de « l’acte VIII » du mouvement, la place Beauvau demandait aux mêmes de livrer deux rapports quotidiens, détaillant le nombre de points de blocage et les mesures prises pour y mettre fin. Les nouveaux incidents survenus samedi ont encore renforcé la fermeté gouvernementale. « Il faut se réveiller », a exhorté lundi matin sur France Inter le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux - évacué samedi de son ministère, dont des gilets jaunes ont enfoncé la porte à l’aide d’un engin de chantier.« Tout ce qui peut être entrepris et qui permettrait d’avoir moins de violence doit être examiné avec la plus grande attention », a estimé le secrétaire d’Etat, flagellant aussi des oppositions jugées trop silencieuses face aux débordements du week-end : « Ils ont l’esprit munichois, [ils] ont quitté le champ républicain », a-t-il fulminé. « Dans un Etat républicain, le monopole de la violence légitime, c’est celle des policiers et des gendarmes, a estimé le même jour le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin. Dans une démocratie, dans une République, ce n’est pas l’anarchie, ce n’est pas la chienlit. »

    Dans le camp présidentiel, on est d’autant plus porté à la sévérité que se sont multipliées, ces dernières semaines, les attaques visant les députés LREM : dégradations de permanences, violentes invectives sur les réseaux sociaux, courriers racistes ou menaçants. Entretenant dans la majorité un sentiment d’angoisse, voire une franche panique chez les plus directement touchés. En un mois et demi « plus de 50 députés de la majorité ont été menacés ou victimes de dégradations de leurs permanences ou domiciles », a déploré lundi sur Twitter le député LREM Matthieu Orphelin.

    Les décisions (le durcissement annoncé) présentées lundi par le Premier ministre étaient déjà au cœur de la proposition de loi votée en octobre par la majorité de droite au Sénat. Défendu par le président du groupe LR Bruno Retailleau, ce texte visait à étendre les bases légales pour interdire à certains justiciables de manifester, sans condamnation préalable. Le sénateur s’était inspiré du modèle des interdictions de stade pour les supporteurs de football : « Après les saccages du centre-ville de Nantes, les syndicats de police disaient tous qu’il leur manquait un outil juridique pour lutter contre les black blocs. On manque notamment d’un fichier comme on avait fait pour les hooligans », explique Retailleau à Libération.

    Après les violences du 1er décembre, le président de la commission des lois du Sénat, Philippe Bas, avait invité l’exécutif à s’emparer de ce texte : « Il suffit de l’inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. […] Nous vous faisons gagner du temps, puisque le travail est prêt. » Promettant que le texte serait « étudié », le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait pointé quelques difficultés constitutionnelles liées à l’élaboration de fichiers de manifestants et à la création d’un délit pour ceux qui dissimulent leur visage…

    En décidant de légiférer, le gouvernement démontre qu’il ne mise plus guère, comme il l’a fait avant les fêtes, sur un essoufflement du mouvement. Il est vrai que ce dernier donne quelques signes de vitalité. Placé en garde à vue, le boxeur de gendarmes Christophe Dettinger semblait bénéficier lundi soir d’un large soutien parmi les gilets jaunes.

    Alain Auffray , Dominique Albertini Photo Martin Colombet

    #violence_d'état

    • https://www.humanite.fr/gouvernement-edouard-philippe-manie-le-baton-et-oublie-la-carotte-666079

      Avec un ton moins martial qu’Emmanuel Macron, le premier ministre a délivré, lundi soir sur TF1, un message sécuritaire devenu stratégie de l’exécutif face au mouvement des gilets jaunes.

      Le terrain avait été soigneusement préparé depuis les vœux aux Français d’Emmanuel Macron le 31 décembre, où le président a dénoncé, sans nommer les gilets jaunes, les «  porte-voix d’une foule haineuse  ». Après l’acte VIII des gilets jaunes, et se situant dans la perspective d’un acte IX samedi prochain, le premier ministre, Édouard Philippe, a joué du bâton sans la carotte. S’il distingue les manifestants des casseurs, ce sont tous ceux qui défilent qui sont visés par le durcissement de l’arsenal répressif. Le visage dissimulé dans la rue, y compris avec un masque contre les lacrymogènes  ? Un délit bientôt, et non plus une simple contravention. Toute manifestation non déclarée verra les peines alourdies pour ceux identifiés comme organisateurs et participants. Enfin, dès février, le gouvernement compte instaurer un fichier d’interdits de manifestation, sans dire clairement sur quelle base  : des personnes condamnées, comme pour le fichier des ultras interdits de stade, ou sur la base de la seule suspicion, comme pour les assignés à résidence, empêchés de se mobiliser contre des projets comme Notre-Dame-des-Landes  ?
      le premier ministre s’en tient à une réponse sécuritaire

      Le dispositif policier retrouvera samedi prochain son niveau de mi-décembre, à savoir près de 80 000 policiers et gendarmes dans toute la France, a précisé le premier ministre, assurant que les manifestants violents n’auraient «  pas le dernier mot  ». Vendredi déjà, avant l’acte VIII, l’exécutif qualifie le mouvement d’«  agitateurs  » voulant «  renverser le gouvernement  ». De ce moment où sa faiblesse est évidente, le pouvoir veut la retourner en une force, en s’appuyant sur la «  légitime violence  » de l’État pour retrouver une assise politique. Laurent Wauquiez, le président des «  Républicains  », regrette toutefois des annonces «  sans efficacité immédiate. C’est tout de suite qu’il faut rétablir l’ordre  », estime-t-il, invoquant l’état d’urgence. Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, a réagi rapidement  : «  Le premier ministre promet plus d’arrestation  ? On veut plus de pouvoir d’achat  !  » «  8 week-ends successifs de mobilisation, des dizaines de milliers de personnes qui battaient le pavé encore samedi dernier… et le premier ministre s’en tient à une réponse sécuritaire. Absurde  », a également tweeté Ian Brossat, tête de liste du PCF aux élections européennes. Même tonalité du côté de la députée FI Clémentine Autain, qui qualifie l’intervention d’Édouard Philippe d’«  hallucinante  », dénonçant des annonces focalisées sur les «  casseurs  ». «  Pour le reste, les millions de Français  ? Circulez, il n’y a rien à voir  », ajoute-t-elle.

      «  Face à l’ultraviolence, il faut de l’ultrasévérité, et il faut que cela cesse  », plaidait encore le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, hier matin sur RTL. Tout était déjà fin prêt pour que le premier ministre sorte de son silence, face à un journaliste regrettant le faible nombre des condamnations intervenues. Édouard Philippe a même pu entonner le couplet de la séparation des pouvoirs tout en insistant sur les «  5 600 gardes à vue  » et «  plus de 1 000 condamnations  » enregistrées depuis le début du mouvement.

      Au début du quinquennat, l’exécutif s’était déjà illustré en la matière avec l’adoption de la loi de «  lutte contre le terrorisme et de sécurité intérieure  », controversée du fait de ses aspects liberticides. Et la majorité ne manque pas de ressources. Si Édouard Philippe n’en a pas dit mot, son ministre de l’Intérieur a pris soin d’annoncer, un peu plus tôt lors de ses vœux aux forces de l’ordre, une future loi d’orientation et de programmation pour la sécurité afin de «  fixer la vision à long terme de notre politique de sécurité intérieure  ». Le premier ministre a refusé néanmoins une demande des policiers  : le placement sous mandat de dépôt des personnes condamnées à de la prison ferme pour des violences en marge de manifestations, signifiant leur envoi en maison d’arrêt dès leur condamnation.

      La proposition d’un fichier des interdits de manifester émane, elle, de la droite sénatoriale. Le 23 octobre dernier, le président du groupe des sénateurs LR, Bruno Retailleau, voulait «  casser les casseurs  ». Édouard Philippe la reprend désormais à son compte, et la présentera début février à l’Assemblée. Piquant de l’histoire, les sénateurs LaREM avaient alors voté contre. Le gouvernement, par la voix de Laurent Nunez, avait également donné un avis défavorable. Avant de se rallier aujourd’hui à la proposition de la droite.

      Julia Hamlaoui, Olivier Morin et Lionel Venturini


  • Procès de l’enfarinage de Johanna Rolland
    https://nantes.indymedia.org/articles/44116

    Ce Mercredi 9 Janvier à partir de 13h00, deux militant.e.s sont appelé.e.s à comparaître au Tribunal de Grande Instance de #Nantes dans l’affaire dite de l’enfarinage de la mairesse, Johanna Rolland.

    #Répression #Resistances #/ #anti-repression #immigration #sans-papieres #frontieres #Répression,Resistances,/,anti-repression,immigration,sans-papieres,frontieres


  • Frappés et humiliés dans une arrière-cour. Témoignages de #violences policières à Nantes
    http://www.revolutionpermanente.fr/Frappes-et-humilies-dans-une-arriere-cour-Temoignages-de-violen

    C’était à 18H30, à la fin de la manifestation. Une trentaine de manifestants pris au piège par les gaz ont été molestés, d’autres frappés au sol à l’abri des regards. Un jeune homme a eu les deux chevilles fracturées en tentant de s’enfuir. Tous ont eu très peur. Témoignages :

    #Maintien_de_L'ordre



  • un site d’#autodéfense pour #enfants. Pas tout scanné mais ça n’a pas l’air super super développé (en tout cas, en ligne...). Si vous avez des liens le sujet m’intéresse.

    http://patouch.ch

    De nombreux jeunes sont victimes ou auteurs de violences ou d’abus. Beaucoup d’entre eux n’ont pas les outils nécessaires pour faire face correctement à ces menaces. C’est le constat fait par Bernard Jaquet et Jean-Luc Cavalera dans le cadre de leurs activités professionnelles.

    Les deux hommes ont alors conçu une formation pour sensibiliser les jeunes, basée sur de nombreuses expériences vécues, des récits de victimes et de professionnels de la sécurité. Afin de proposer ces cours au plus grand nombre possible d’enfants, Bernard Jaquet a créé l’Association Patouch en 2000, puis l’a fondée officiellement en 2004. Aujourd’hui, cette organisation non gouvernementale (ONG) à but non lucratif est reconnue d’utilité publique.

    La mission que s’est fixée Patouch est de développer ses actions de prévention et d’information auprès des enfants, des adolescents, des parents, des enseignants et des professionnels de l’éducation, de manière concrète et pratique.

    Il y a aussi ce classique, orienté violence sexuelles :

    une vidéo éducative réalisée par Moira Simpson et produite par l’ONF. Elle avait pour but de prémunir les enfants contre l’abus sexuel. Filmé en Colombie Britanique (Feeling Yes, Feeling No), c’est la version française de ce document qui a marqué toute une génération de Québécois[es]. Vous avez probablement déjà entendu quelqu’un chanter la fameuse chanson !

    https://www.youtube.com/watch?v=Ewr9PtwtJ8w

    • (Sur la video, de mémoire, c’est bien d’apprendre à dire non mais quand même une interrogation sur le fait de demander à la celle qui se fait brosser les cheveux de dire « non » alors que l’autre aurait pu s’en apercevoir par son langage non-verbal - et verbal aussi -, et on aurait pu lui dire de faire attention à ça aussi, sinon plus, je pense. Culpabilisation ?) (rajouts en regardant)

      @tintin, J’ai trouvé un fil que tu avais initié sur la situation au Québec, en juillet 2017 :
      https://seenthis.net/messages/613946

      Sur ce qui existe en France (interview audio, novembre 2017) :
      https://seenthis.net/messages/661300

      Atelier de prévention des agressions faites aux enfants
      Interview de l’association Tom Fifi et Compagnie, qui animet des ateliers CAP (Child Assault Prevention) à destination des enfants, et de leurs accompagnant-e-s.

      Des #ateliers_CAP existeraient aussi vers Nantes et le plateau de Millevaches, portés par ou liées à des pratiques féministes, parfois partenaires du Planning familial. En Belgique aussi.

      Je ne sais pas s’ils existent toujours, très exigeants en termes de temps et d’énergie (quand il s’agit de se confronter parfois à des institutions comme l’Education Nationale, par exemple), et très peu rétribués quand ils le sont.

      # Sur Nantes, La Trousse à Outils, « Association de lutte contre les discriminations, en particulier le sexisme, le racisme et celles faites aux personnes LGBT »
      https://fr-fr.facebook.com/la.trousse.a.outils
      Contact : trousse-a-outils(à)tao.herbesfolles.org
      (je ne retrouve pas mais j’avais vu passer l’info, et que ça s’arrêterait peut-être, faute de monde. - edit 10/01 : Retrouvé le post du 19 mai 2018
      https://www.facebook.com/la.trousse.a.outils/posts/2147791091914453
      Un des « secteurs d’activités » :
      « -> CAP - les ateliers de prévention des agressions faites aux enfants. Après une intervention dans une école il y a 2 ans, CAP cherche à réaliser les ateliers de préventions auprès d’écoles, de centre de loisir, centre de vacances, etc... Le programme est dans l’attente de l’agrément de l’Education Nationale qui nous permettra d’intervenir plus facilement au sein de l’école publique. »)

      # Sur le plateau de Millevaches,

      Autodéfense pour les enfants
      On se défend !
      Atelier pour enfants de primaire de 5 à 11 ans

      Inspiré du programme américain CAP Child Abuse Prevention et des mouvements d’autodéfense de femmes, l’atelier propose, sous formes de scénettes, de travailler les réactions pour faire face à différentes formes d’agressions : camarade de classe, adulte connu et adulte inconnu. Pendant l’atelier, les enfants partagent ensemble leurs idées pour faire face à ces situations.

      Mis en place dans une école de Saint Denis par la formatrice et lors d’un camp autogéré.
      La formatrice est travailleuse de l’éducation nationale, formatrice en autodéfense pour femmes et enfants, militante pédagogie populaire et coopérative et membre du collectif FELIS en faveur de l’autodéfense des femmes et des enfants.

      Associations Pivoine & La Bascule & FELIS & Planning Familial 19

      https://associationpivoine.wordpress.com/2018/10/17/autodefense-pour-les-enfants
      Contact : labascule(à)millevaches.net
      https://renouee.millevaches.net/actualites/atelier-on-se-defend-pour-enfants-de-primaire-24-10-18

      # Sur Bruxelles (et pas loin ?),

      Enfants CAPables
      Clés pour l’Autonomie et la Prévention
      http://www.garance.be/spip.php?rubrique88

      Une proportion significative d’enfants vit de la violence, parfois grave, qui peut nuire à leur développement et accroître leur vulnérabilité à l’âge adulte. Nous ne sommes pas à côté de nos enfants 24h sur 24, c’est pourquoi il est primordial de les munir d’outils concrets pour faire face à d’éventuelles agressions, qu’elles soient verbales, physiques ou sexuelles. Les adultes en contact avec des enfants ont également besoin d’outils pour pouvoir les soutenir dans ces situations.

      Garance est pionnière en Belgique dans la diffusion du programme CAP (Child Assault Prevention), créé il y a 40 ans et utilisé aujourd’hui dans une vingtaine de pays.

      via
      Les Promesses de l’Aube (janvier 2018)
      http://www.radiopanik.org/emissions/les-promesses-de-l-aube/enfants-capables

      Ce matin, on recevait Laura Chaumont pour parler des ateliers Enfants CAPables proposés par l’asbl Garance

    • À Faux-la-Montagne, les enfants apprennent à réagir face à la violence grâce à un atelier (24 octobre 2018)
      https://www.francebleu.fr/infos/education/a-faux-la-montagne-les-enfants-apprennent-a-reagir-face-a-la-violence-gra

      Eux aussi ont le droit de dire non et de se protéger. Un atelier de défense était organisé pour les enfants à Faux-la-Montagne, en Creuse. Il s’agit du même genre d’atelier que les stages de self-défense pour les femmes, mais à destination des élèves de primaire.

      Et un entretien de 5 minutes avec l’intervenante, à cette occasion :
      Louise Chappa, animatrice d’ateliers de défense pour les enfants
      https://www.francebleu.fr/emissions/l-invite-de-france-bleu-creuse/creuse/l-invite-de-france-bleu-creuse-128
      http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/15344-25.10.2018-ITEMA_21866991-0.mp3

    • # Sur Grenoble

      Association de prévention des violences

      Créée en 2010, l’Ancrage (ex ASSPA) s’efforce de développer des outils d’autonomie et de prévention des agressions, prioritairement en direction des femmes, des adolescentes et des enfants.

      Pour cela, l’Ancrage développe actuellement deux actions : les stages d’autodéfense pour femmes et le programme de prévention des violences faites aux enfants, « Enfants CAPables ».
      (...)
      2. Le programme de prévention des violences envers les enfants

      L’Ancrage intervient dans les écoles élémentaires avec le programme enfants CAPables (Clés pour l’Autonomie et la Prévention). Il se base sur une approche pédagogique triple en incluant les enfants, les parents et le personnel scolaire.

      Le programme a pour but d’informer et de sensibiliser mais surtout d’accroître la confiance en soi et les ressources personnelles et collectives chez les enfants comme chez les adultes, en les munissant notamment d’outils concrets pour faire face à d’éventuelles agressions qu’elles soient verbales, physiques ou sexuelles, et en faisant en sorte qu’’ils puissent se renforcer mutuellement.

      Vous pouvez accéder à la plaquette de présentation du programme enfants CAPables
      http://ici-grenoble.org/user/mes-fichiers-a-moi/structure/492/plaquetteCAP-ASSPA-rv.pdf

      Pour plus d’informations sur cette action : cap-isere (at) protonmail.com

      http://ici-grenoble.org/infospratiques/fiche.php?id=492

    • (Sur Grenoble, ça s’organise)

      Intervenir publiquement contre l’oppression des mineurs ? – jeudi 6 et vendredi 7 décembre à Antigone
      https://www.bibliothequeantigone.org/?p=3518

      Les jeudi 6 et vendredi 7 décembre, de 9h à 18h à Antigone

      Deux jours de réflexion ouverte et collective (et tranquille et bienveillante) autour de la désolidarisation d’avec la domination adulte, autour du soutien à apporter à sa contestation…

      A l’initiative de Camille Pasquier (conférence gesticulée sur les violences éducatives), de Yves Bonnardel (livre sur la domination adulte), de Aurélien Pellegrinelli de Montpellier (éducateur populaire et conférence gesticulée sur la participation des mineurs en protection de l’enfance)

      Atelier ouvert à toute personne qui se préoccupe sincèrement de ces questions et qui a envie d’agir.

      Que faire de ces deux jours ? Propositions :

      – présentation mutuelle (quelle forme ?)
      – une entrée par le récit, par l’idée de se raconter.
      – brainstorming sur le contenu / la direction générale
      – partage matière (bouquins / articles / réflexions libres…)
      – à partir d’outils (tracts, livres, films, éduc pop, danse, théâtre forum…)
      – échange, réflexions sur la posture adulte pour traiter ce sujet
      – échange d’outils pour réflexion et/ou à utiliser potentiellement en public
      – idées de lieux d’immersion ?
      – toucher par d’autres biais que le discours et la réflexion (danse ?)
      – comment partager nos connaissances (historiques, théoriques) avec des mineur-es ?
      – comment être solidaires des mineur-es, soit lorsqu’ils s’en prennent plein la gueule, soit lorsqu’ils réagissent, se révoltent ?
      – comment faire en sorte d’inclure des mineur-es dans ce genre de débats ?
      – comment limiter et annihiler la domination adulte ?

      Ce sera un espace autogéré, avec des idées qu’on amène : on amendera collectivement l’organisation des deux jours. C’est possible de ne venir qu’un seul jour sur les deux, voire qu’une demi-journée (mais c’est sans doute moins bien ! )

      Participation libre aux frais.

      Inscriptions : contrelordreadulte(à)riseup.net
      (je ne mets pas le numéro de téléphone, dispo sur la page)

      via
      Que fait on des violences infantiles du côté des libertaires et féministe de ce nouveau siècle ? (29 décembre 2018) sur @indygrrr
      https://grenoble.indymedia.org/2018-12-29-Que-fait-on-des-violences

      En commentaire :

      Il y a eu un groupe de réflexion sur ce sujet à Grenoble le mois dernier (décembre 2018), qui devrait se rassembler de nouveau deux jours aux alentours du 18 janvier. De plus, des textes/brochures devraient paraître à la suite du travail fait pendant la première rencontre. L’évènement sera normalement annoncé à l’avance, donc l’info devrait être sur ce site prochainement !

    • (Au sujet de la thune et du soutien officiel, en Belgique)
      Le Gouvernement soutient le programme ’Enfants CAPables’ contre les violences envers les élèves (10 novembre 2016)
      http://www.agers.cfwb.be/index.php?page=27976&ne_id=4907

      Le Gouvernement a décidé sur proposition de la Ministre de l’éducation d’octroyer une subvention de 25.000 euros à Garance ASBL dans le cadre du programme de prévention ’Enfants CAPables’ des violences envers les élèves pour l’année scolaire 2016-2017.



  • « Je suis devenu fou, je veux retourner au bled » : les migrants qui optent pour un #retour_volontaire

    L’aide au retour volontaire a concerné en 2018 plus de 10 000 personnes, dont beaucoup d’Afghans.

    Il a les yeux rouge vif. A plusieurs reprises, il demande s’il pourra aller aux toilettes après l’enregistrement. Dans un hall de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, Noorislam Oriakhail vit ses derniers moments en France, fébrile. Il prend l’avion pour la première fois de sa vie. Au bout du voyage : l’Afghanistan. Comme 1 055 Afghans en 2018, des hommes majoritairement, Noorislam a choisi de rentrer. Ils étaient déjà 970 à avoir opté pour un « retour volontaire » depuis la France en 2017. Volet peu connu de la politique d’éloignement des étrangers en situation irrégulière, l’aide au retour volontaire a concerné cette année plus de 10 000 personnes au total, un chiffre en hausse de 58 % sur un an.

    Après les Albanais et devant les Moldaves, les Afghans sont les plus concernés par ce dispositif mis en œuvre par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). Une situation qui s’explique : ils sont les premiers demandeurs d’asile en 2018. En outre, précise Didier Leschi, le directeur général de l’OFII, « lorsqu’ils arrivent en France, ils ont déjà déposé en moyenne près de deux demandes d’asile en Europe, principalement en Allemagne et en Suède, où elle a été rejetée ». Ils entrent donc dans la catégorie dite des « Dublinés », ne peuvent pas demander l’asile en France avant un délai de six à dix-huit mois. Dans l’intervalle, ils sont en situation irrégulière.

    L’OFII assume une politique volontariste à leur endroit : « Nous les démarchons pour leur proposer l’aide au retour, d’autant que les retours forcés sont très difficiles », reconnaît Didier Leschi. Au premier semestre, avec 23 éloignements, le taux d’exécution des obligations de quitter le territoire français prononcées à l’encontre des Afghans atteignait 4 %. En plus d’être moins onéreux qu’un éloignement forcé, les retours volontaires ont beaucoup plus de succès.

    « Trop de pression »

    Noorislam est « fatigué » de ne pas parvenir à s’extirper d’une situation précaire. D’un voyage entamé en 2006 et financé par son père et un oncle, il est arrivé « jeune et fort » sur le continent, avec l’Angleterre en ligne de mire. « C’était un rêve, reconnaît-il. J’ai essayé cinq ou six fois avant de réussir à monter dans un camion. » Outre-Manche, il est pris en charge en tant que mineur. Mais, à sa majorité, sa demande d’asile est rejetée et il devient « illégal ».

    Dans la ville de Loughborough (centre de l’Angleterre), Noorislam s’enfonce, affaibli par des soucis de santé. Le petit sac à dos qui lui fait office d’unique bagage après plus d’une décennie en Europe est « rempli de médicaments ». Le jeune homme souffre d’une dystrophie de la rétine – une maladie génétique caractérisée par un déficit visuel très important – et, depuis un an et demi, il explique avoir des problèmes d’incontinence. « Les médecins disent que c’est dans ma tête, assure-t-il, en montrant sa boîte d’antidépresseurs. Si je n’avais pas été malade, j’aurais pu m’en sortir mais, vu ma situation, je lutte pour tout. »

    « Si je n’avais pas été malade, j’aurais pu m’en sortir mais, vu ma situation, je lutte pour tout », témoigne Noorislam Oriakhail avant de monter dans l’avion

    Avec le sentiment d’avoir « perdu [son] temps », Noorislam s’est glissé dans un camion en janvier pour faire le chemin inverse de celui réussi il y a dix ans. Arrivé à Calais, après une nuit dans « le froid et la pluie », il croise des agents de l’OFII. Il est hébergé et on l’informe sur l’asile et le retour volontaire. « J’avais deux semaines pour choisir ou je devais quitter le centre », se souvient-il. Après des atermoiements, Noorislam s’oriente vers l’asile. Mais il est « dubliné », ce qui signifie qu’il risque d’être transféré vers l’Angleterre ou, à défaut, d’errer plusieurs mois avant de pouvoir déposer une demande en France. Il jette l’éponge. « C’est trop de pression », confie-t-il. Le jeune homme rentre en Afghanistan mais, en réalité, il ne doit pas s’y attarder. Sa famille s’est installée au Pakistan alors qu’il était enfant. « Mon père m’a dit qu’il m’aiderait à passer la frontière. »

    Le jour où Noorislam a embarqué, un autre Afghan devait prendre l’avion, mais il ne s’est jamais présenté. En 2018, quelque 1 500 personnes se sont ainsi désistées après avoir demandé une aide au retour. « Ce sont des gens qui peuvent être instables psychologiquement, justifie Didier Leschi. Il y a quelques semaines, un Pakistanais a fait une crise d’angoisse et a dû être débarqué avant le décollage. Depuis, il veut repartir. »

    Qu’est-ce qui motive un retour au pays ? « On ne connaît pas le parcours de ces gens », reconnaît Nadira Khemliche, adjointe au chef du service voyagiste de l’OFII, qui accompagne les candidats au départ à Roissy ou à Orly, jusqu’à leur embarquement sur des vols commerciaux. Nadira Khemliche ne distingue que des profils, les Arméniens qui voyagent en famille, les Chinois qui ont des vols tous les jours, les Ethiopiens qu’elle ne croise que deux ou trois fois l’an… « Parfois, on se demande pourquoi ils veulent rentrer en sachant qu’il y a des bombes chez eux, confie-t-elle. Mais bon, ici, ils n’ont rien. » « Quel est le choix réel de ces gens ?, s’interroge Clémence Richard, en charge des questions « expulsions » à la Cimade. Ils sont à la rue, épuisés socialement, précarisés administrativement. »

    Candidatures marginales

    Pour promouvoir le retour volontaire, l’OFII se déplace sur des campements, dans des centres d’hébergement du 115 ou des centres de demandeurs d’asile dans lesquels s’éternisent des déboutés. L’office tient même des stands dans des salons « diasporiques ». Le retour volontaire donne droit à un billet d’avion et à un « pécule » dont le montant varie. Les Afghans ont actuellement droit à 1 650 euros. Un programme européen permet aussi de financer un projet de réinsertion à hauteur de 3 500 euros.

    Sur un pan de mur de son bureau, à Calais, Laura Defachel, agent du retour volontaire et de la réinsertion de l’OFII, a accroché des photos d’hommes devant des troupeaux de bêtes, dans les montagnes afghanes. « Beaucoup ont saisi l’opportunité pour se lancer dans l’élevage, ouvrir une épicerie ou un magasin de pièces détachées, devenir taxi, assure-t-elle. C’est déterminant pour ceux qui sont partis de leur pays avec la promesse de faire mieux. » Depuis deux mois, toutefois, ce programme a été suspendu, dans l’attente d’un renouvellement. En 2016, l’année du démantèlement de la « jungle », le bureau de Calais a monté plus de 500 dossiers de départs volontaires, les trois quarts en direction de l’Afghanistan et du Pakistan.

    Les candidats au départ restent toutefois marginaux. « Ce sont surtout les personnes épuisées qui ne souhaitent pas demander l’asile en France ou des personnes qui rentrent pour des raisons familiales », analyse Laura Defachel. Elle se souvient de cet homme qui a souhaité partir après la mort de son frère, qui avait fait le voyage avec lui. Il était monté à bord d’un camion et, réalisant qu’il ne prenait pas la direction de l’Angleterre, est descendu en marche. Il s’est tué sur l’autoroute.

    Warseem Mohamad Kareem rentre dans la première catégorie. « C’est Londres ou l’Afghanistan », résume-t-il. Alors qu’il s’apprête à embarquer pour un vol retour, le jeune homme de 27 ans dit avoir dépensé 11 000 dollars (9 645 euros) pour rejoindre l’Europe. Arrivé en France il y a trois mois, il s’est retrouvé dans un cul-de-sac, à Calais et à Grande-Synthe, dans des tentes ou sous un pont. Avec des passeurs afghans ou kurdes, il a tenté vingt ou trente fois de monter dans des camions pour l’Angleterre. A chaque fois, il a été attrapé par la police.

    Le froid, la pluie, la police qui le chasse tous les matins, l’échec ont finalement eu raison de sa détermination. Lors du dernier démantèlement de Grande-Synthe, il a croisé les maraudeurs de l’OFII. « Nous avons faim de paix, pas d’argent », dit-il à l’agent qui lui remet, dans la salle d’embarquement, une enveloppe de billets. Warseem ne s’interdit pas de revenir, un jour. Il semble ignorer qu’il fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire et d’une interdiction de retour pendant un an. Une pratique que toutes les préfectures ne mettent pas en œuvre, mais que l’OFII souhaite développer pour éviter les désistements et les retours. Des méthodes « déloyales », dénonce Clémence Richard : « Cela supprime de fait le droit au désistement. En outre, ces personnes ne rentrent pas dans les catégories de la loi susceptibles de se voir prononcer une interdiction de retour, c’est illégal et ça a aussi des conséquences graves, car cela rend quasi impossible toute demande de visa ultérieure. »

    A court d’argent et d’aide

    En matière de départ volontaire, la contrainte affleure. A partir du 1er janvier 2019, dans le cadre de la loi asile et immigration votée en 2018, les agents de l’OFII iront promouvoir l’aide au retour dans les centres de rétention administrative. Partir de gré, pour ne pas risquer de partir de force. C’est peut-être le dilemme qui aurait fini par se poser à Noorullah Nori. Débouté de l’asile en Allemagne, puis en France, à court d’argent et d’aide, il a signé pour un retour en Afghanistan, après quatre ans en Europe.

    « Moi aussi l’OFII m’a proposé le retour, mais jamais je ne rentrerai », jure Karimi, un Afghan qui a accompagné Noorullah à l’aéroport, après l’avoir recueilli tandis qu’il dormait à la rue. Passé par les errances d’un « Dubliné », Karimi est désormais réfugié en France. A voix basse, il dit à propos de son compatriote : « Il a des problèmes psychologiques. Il est resté longtemps sans parler à personne, avec des pensées négatives. » Il n’est pas le seul, dans le hall de Roissy, à sembler accuser le coup. Un autre Afghan a été déposé à l’aéroport par des infirmiers hospitaliers, prenant de court les agents de l’OFII qui n’avaient pas été informés et ont dû se procurer un fauteuil roulant tandis que l’homme, apathique, laissait son regard se perdre dans le vide, immobile.

    Un Soudanais s’apprête aussi à embarquer. Son air triste intrigue deux Afghans qui veulent savoir ce qui l’accable. Salah Mohamed Yaya a 19 ans. Il dit que depuis des mois il n’a plus de traitement contre le VIH. Cela fait deux ans qu’il est en France, passé par Toulouse, Paris, Nantes, les foyers pour mineurs, la rue, l’hôpital. « Je suis devenu fou, dit-il. Je veux retourner au bled. » Salah n’a pas fait de demande d’asile, sans que l’on sache s’il a vraiment été informé qu’il pouvait le faire. La veille de son départ, il a dormi porte de Villette. Il sent encore le feu de bois.

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/12/31/je-suis-devenu-fou-je-veux-retourner-au-bled_5403872_3224.html

    #retour_au_pays #réfugiés_afghans #France #Afghanistan #asile #migrations #réfugiés


  • Gilets jaunes. 12 000 manifestants en France pour l’Acte VII - France - LeTelegramme.fr
    https://www.letelegramme.fr/france/gilets-jaunes-une-mobilisation-en-retrait-et-quelques-heurts-en-france-

    C’est Bordeaux qui aura compté le plus grand nombre de manifestants, 2400, ce samedi 29 décembre. Un millier de gilets jaunes ont défilé à Paris, Marseille, Rouen, Nantes. Le mouvement poursuit sa décrue : 36 000 personnes avaient manifesté le 22 décembre, 66 000 une semaine plus tôt… Selon la police, ils étaient 12 000 à travers toute la France à manifester pour l’acte VII du mouvement des gilets jaunes.

    Cette décrue, selon les gilets jaunes, n’est que l’effet de la période, entre les fêtes : ils promettent une reprise des actions en janvier. Des heurts Des heurts ont éclaté à Marseille, à Bordeaux, à Rouen, où la porte de la banque de France a été incendiée, à Nantes, où un gilet jaune a été grièvement blessé par un tir de Flash-Ball et où des grenades lacrymogènes ont fusé dès le départ de la manifestation.


  • Nantes : un manifestant blessé à la tête par un tir de flash-ball lors du rassemblement des gilets jaunes
    https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/nantes-un-manifestant-grievement-blesse-lors-du-rassemblement-des-gilets-

    *Nantes : un manifestant blessé à la tête par un tir de flash-ball lors du rassemblement des gilets jaunesLa manifestation a dégénéré ce samedi après-midi à Nantes. Un jeune homme de 22 ans a été touché à la tête. Selon le centre opérationnel des pompiers de Loire-Atlantique, il aurait reçu un tir de flash-ball dans la tête, cours des 50 otages.

    Sur place, on distingue des traces de sang sur le sol. La victime, qui souffre d’une plaie ouverte de trois centimètres sur le crâne, a été transportée au CHU de Nantes, mais ses jours ne sont pas en danger selon la police de Nantes.



  • Formation #StreetMedic #Nantes

    Vendredi 4 janvier 2019 de 19:00 à 23:00

    Suite a de nombreuses demandes Street Médic Nantes donnera une formation le Vendredi 4 Janvier 2019 a la La Dérive - Nantes a partir de 19h (1 rue du Gué Robert 44000 Nantes - arret tram moutonnerie)

    Les sujets abordé seront les suivants :
    – Les bases du secourisme (porter secours)
    – Posologie (mise en application des actions de secours)
    – Juridique (champs d’action possible)
    – Répression ( les armes de la police - se protéger - se déplacer) - Psychologique (se connaitre - évaluation de la situation en cours)

    Le but de la formation : Informer - échanger - former - perfectionner

    https://www.nantes.indymedia.org/events/44016

    https://www.facebook.com/events/849416788727610/?active_tab=about

    A qui la formation s’adresse t-elle :
    – a toute personne souhaitant s’informer/découvrir la pratique de la médic
    – a toute personne souhaitant partager des retours d’expérience dans le but de faire évoluer la pratique de la médic
    – a toute personne souhaitant se former aux gestes de secours et aux bons réflexe pour porter assistance a une personne en détresse sans forcement adosser le « brassard » de médic
    – a toute personne souhaitant se perfectionner
    – a toute personne ayant déjà ou non suivi nos formations
    – a toute personne souhaitant pratiquer de la médic en endossant le « brassard »

    La formation sera mixte dans un cadre bienveillant. Aucun comportement sexiste, raciste ne sera toléré.
    Nous tiendrons compte des handicaps de chacun.e.s.

    Cette formation sera autant tournée sur la théorie que sur la pratique.

    Si a l’occasion de rassemblement vous avez toujours dans votre sac un minimum de matériel au cas ou ou que vous souhaitez acquérir un minimum au cas ou nous pourrons créer un « start kit » ou compléter vos trousses de secours.


  • Des « gilets jaunes » bloquent la diffusion de journaux du groupe Ouest-France
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/12/27/des-gilets-jaunes-bloquent-la-diffusion-de-journaux-du-groupe-ouest-france_5

    « Dans la nuit de mercredi à jeudi, l’imprimerie du groupe Sipa Ouest-France à La Chevrolière, au sud de Nantes, en Loire-Atlantique, a été bloquée à partir de 23 h 30 par un groupe d’une vingtaine de personnes se réclamant des “gilets jaunes” », selon un communiqué publié sur le site de Ouest-France.
    « Mécontents de la couverture »

    Il s’agissait de manifestants « mécontents de la couverture du mouvement par nos titres, déplorant que certains “gilets jaunes” aient pu être taxés d’antisémitisme suite aux incidents survenus le week-end dernier à Paris », précise la direction du groupe. « Plus de 180 000 exemplaires de Ouest-France (éditions de Vendée et de Loire-Atlantique), de Presse Océan et du Courrier de l’Ouest » n’ont pu être distribués.[...]

    Un blocage d’autant plus incompréhensible pour le quotidien « que dans les éditions de Loire-Atlantique, il y avait un papier qui donnait la parole aux “gilets jaunes”, qui présentait quelques-uns [des manifestants] heureux de la solidarité que cela pouvait créer entre eux », a souligné Philippe Boissonnat, adjoint au rédacteur en chef de Ouest-France et directeur des rédactions.



  • Des effigies pendues et brûlées, un rituel contestataire qui traverse les siècles
    http://www.leparisien.fr/politique/des-effigies-pendues-et-brulees-un-rituel-contestataire-qui-traverse-les-

    Quelques mois après son éviction en 1787, le contrôleur général des finances Charles-Alexandre de Calonne est exécuté place Dauphine à Paris. Enfin, presque : c’est son mannequin qui est brûlé par la foule en colère, dans un rituel contestataire toujours en vogue.

    Samedi se tenait à Paris la Fête à Macron, au cours de laquelle plusieurs effigies — notamment un pantin attaché à une potence — du président ont été tournées en ridicule. Au moins n’ont-ils pas été molestés, comme il y a un mois à Nantes : le 7 avril, un mannequin à l’image d’Emmanuel Macron y était pendu puis brûlé au cours d’une manifestation, suscitant l’indignation de nombreux élus LREM. Le parquet de Nantes a annoncé avoir ouvert une enquête, confiée à la PJ de Rennes.

    Le chef de l’Etat n’est pas le seul à en faire les frais : le 19 mars, au Havre, deux effigies de Guillaume Pepy et Edouard Philippe avaient été incendiées.

    Une mise à mort symbolique qui traverse les siècles..

    #mémoire #traditions #imaginaire #révolution_française