city:oslo

  • Un #Voyage en #Poésie dans des chambres d’hôtel
    http://liminaire.fr/entre-les-lignes/article/un-voyage-en-poesie-dans-des-chambres-d-hotel

    A Suite Of Poems : Un voyage en poésie dans des chambres d’hôtel. Poèmes de Lars Saabye Christensen mis en #Musique par Ketil Bjornstad et de chantés par Anne Lidrecker. En Scandinavie, Lars Saabye Christensen est un des écrivains contemporains les plus adulé et prolifique. Né à Oslo comme le pianiste Ketil Bjørnstad, les deux artistes se sont connus lors de leur adolescence. Depuis plusieurs années, au fil de ses voyages, Lars Saabye Christensen envoie des poèmes d’hôtel à son ami Ketil Bjørnstad, (...)

    #Entre_les_lignes / #Art, Musique, #Lecture, #Livre, Poésie, #Ville, #Mémoire, #Dérive, #Sensation, Voyage

    « https://www.ecmrecords.com/catalogue/1518771653 »
    « http://www.ketilbjornstad.com »
    « http://www.annelidrecker.no »
    « https://fr.wikipedia.org/wiki/Hotel_(album) »


  • Norway Supreme Court hears #snow_crab case with implication for #oil | Reuters
    https://www.reuters.com/article/us-norway-eu-snowcrab-idUSKCN1P9003


    A view shows a beach at the Ny-Aalesund research station on the Arctic archipelago of Svalbard, Norway, September 20, 2016.
    Picture taken September 20, 2016.
    REUTERS/Gwladys Fouche/File Photo

    Norway’s Supreme Court began hearing arguments on Tuesday on whether EU ships can fish for snow crab off Arctic islands north of Norway without permission from Oslo, a case that could decide who has the right to explore for oil in the region.

    At stake is whether the snow crab - whose meat is considered a delicacy by gourmets in Japan and South Korea - is a sedentary species living on the seabed or a fish stock that moves around - and who gets to decide about it.

    If it is seen as a sedentary species, then it is a resource belonging to the #continental_shelf of Norway. If the EU can stake a claim over the snow crab, then it could be harder for Oslo to secure its claim over potential oil and gas resources.

    The question of the snow crab is a proxy for oil. Because what is valid for the snow crab is valid for the oil industry,” Oeystein Jensen, a senior research fellow in law at the Fridtjof Nansen Institute in Oslo, told Reuters

    #crabe_des_neiges #plateau_continental
    #forage_pétrolier #offshore


  • Georges Abdallah appelle à la mobilisation pour la libération d’Ahmad Saadat
    15 Janvier 2019 – Publié par Coup Pour Coup 31
    http://www.couppourcoup31.com/2019/01/georges-abdallah-appelle-a-la-mobilisation-pour-la-liberation-d-ahma

    Nous reproduisons ci-dessous la déclaration de Georges Abdallah faite à l’occasion de la Semaine d’Action pour la libération d’Ahmad Saadat (disponible en arabe et en anglais sur Samidoun) .

    Amis, frères et sœurs, Camarades,

    Nous célébrons le dix-septième anniversaire de l’arrestation de notre dirigeant, le prisonnier Ahmad Saadat, dans des conditions politiques extrêmement complexes et dangereuses ; les plus importantes sont les répercussions de la crise structurelle qui affecte les fondements de l’ordre mondial et font du monde arabe un théâtre des contradictions entre les différents pays impérialistes et leurs atouts dans la région. C’est dans ce contexte que nous assistons à la propagation de l’initiative américaine connue aujourd’hui sous le nom de « deal du siècle » et à la volonté de liquider la cause palestinienne dans toutes ses dimensions.

    Ce « deal du siècle » n’est pas venu de nulle part et n’a pas établi ses paramètres et construit ses fondations du jour au lendemain. C’est plutôt le résultat d’un processus de trois décennies qui a débuté au début des années 90. Tout au long de cette période, le « chaos créatif » s’est poursuivi, comme aujourd’hui dans le monde arabe et en particulier en Palestine occupée. Cela est accentué par l’insistance d’un dirigeant corrompu pour qu’il poursuive l’illusion de solutions pacifiques. Ces illusions persistent depuis un certain temps, alors que ces dirigeants confondent leurs intérêts directs avec les droits historiques de notre peuple. Ce sont surtout ces derniers qui ont été sacrifiés sur l’autel des avantages immédiats pour ce petit secteur.

    Tout au long de ce processus de négociation, ils ont toujours scandé des slogans qui ne font que confirmer la voie de la reddition : « des négociations pour réaliser les aspirations de notre peuple », « l’État est à la portée de la main » et « l’État est immuable ».

    Où pouvons-nous maintenant trouver les « réalisations » de cette voie de négociation ?! Qu’est-ce que Oslo et ses accords et résultats inquiétants ont produit pour nos masses ? En bref, nous pouvons dire que la « coordination de la sécurité » est le résultat de cette voie… L’arrestation de notre camarade et dirigeant, le prisonnier Ahmad Saadat par l’Autorité Palestinienne, a été l’un des premiers succès de la « coordination de la sécurité » entre ce secteur contrôlant le processus décisionnel palestinien et les autorités de l’entité sioniste. Aujourd’hui, l’importance de la coordination en matière de sécurité, non seulement pour l’entité sioniste, mais également pour certains dirigeants de l’Autorité Palestinienne et de ses services de sécurité, n’est plus inconnue ni cachée. C’est pourquoi ce dernier estime qu’il fait tout ce qui est en son pouvoir pour confirmer et propager davantage cette approche perfide. Malgré toutes les déclarations publiques qui ont été faites, la coordination de la sécurité entre les organes de l’Autorité et les forces d’occupation n’a jamais cessé. (...)

    #Georges_Abdallah


  • THE QUAKE FRENCH DVDRIP 2018


    https://www.cpasbien.news/21014-the-quake-french-dvdrip-2018.html
    Depuis un violent tsunami qui dévasta la région, Kristian, géologue de renom, vit retiré au pied des fjords. Lorsqu’il découvre qu’une multitude de micro-séismes frappent Oslo, il n’a d’autre choix que de s’y rendre pour prévenir les autorités.


  • Chronique du cinéma palestinien : la renaissance d’un cinéma sans État
    Lou Mamalet, Middle East Eye, le 3 novembre 2018
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/chronique-du-cin-ma-palestinien-la-renaissance-d-un-cin-ma-sans-tat-5

    Quand il s’agit de définir les contours du cinéma palestinien, la réponse n’est jamais évidente. Il est en effet complexe de délimiter les frontières d’un art sans État. Le cinéma palestinien est un territoire fragmenté qui s’ancre dans différents espaces temporels et géographiques, conséquence d’un passé intrinsèquement lié à l’exil et à la dispersion.

    Malgré les difficultés économiques de cette industrie en quête permanente de financement, elle continue de porter à l’écran ceux que l’on a essayé de rendre invisibles, notamment à travers une nouvelle vague de jeunes réalisateurs, tels Rakan Mayasi ou Muayad Alayan , qui se sont fait remarquer lors de festivals de films internationaux.

    Début du XIX e siècle : premiers pas du cinéma palestinien

    Les prémices du cinéma palestinien remontent au début du XX e siècle, à l’occasion d’une visite du roi d’Arabie saoudite Ibn Saoud en Palestine en 1935. Accompagné par le mufti de Jérusalem Amin al-Husseini, son périple est immortalisé par Ibrahim Hassan Sirhan, réalisateur palestinien autodidacte, qui filme l’événement avec un appareil de fortune acheté à Tel Aviv.

    Sirhan s’associe plus tard à Jamal al-Asphar, un autre réalisateur palestinien, avec qui il filme The Realized Dreams (« les rêves réalisés »), un documentaire de 45 minutes sur les orphelins palestiniens.

    Considérés comme les pères fondateurs du cinéma palestinien, Sirhan et Asphar sont les premiers autochtones à faire des films en Palestine ; les premières images du pays avaient jusqu’alors été tournées par les frères Lumières ou d’autres sociétés européennes empreintes d’une forte dimension orientaliste, se contentant de dépeindre des sujets folkloriques et traditionnels.

    Dix ans plus tard, Ibrahim Hassan Sirhan ouvre le premier studio de production cinématographique en Palestine avec Ahmad al-Kalini, un compatriote ayant étudié le cinéma au Caire. Le duo produira plusieurs longs métrages, dont aucune trace ne demeure de nos jours, comme la majeure partie des réalisations de cette époque.

    La déclaration Balfour en 1917 et la création de l’État d’Israël trente ans plus tard dessinent cependant un autre destin pour le cinéma palestinien. En 1948, plus de 700 000 Palestiniens sont forcés à l’exil lors de la Nakba (« catastrophe »), assénant un coup dur à la production cinématographique palestinienne. Le peuple est traumatisé et doit faire face à une nouvelle situation, ne laissant derrière lui presqu’aucun document. C’est le commencement d’une longue période de silence cinématographique de plus de deux décennies.

    Fin des années 1960, début des années 1970 : le cinéma de la révolution

    Ce mutisme prend fin en 1968, après la défaite arabe de la guerre des Six Jours (la Naksa) et ses conséquences politiques : l’occupation israélienne de la Cisjordanie, de Jérusalem-Est et de Gaza.

    Cette tragédie renforce le statut de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et d’autres institutions palestiniennes, qui sont alors perçues comme les derniers symboles d’espoir et de résistance arabe. Sous leurs auspices, un nouveau cinéma militant apparaît afin de documenter la lutte palestinienne et la vie des réfugiés dans les camps.

    Certains réalisateurs palestiniens ayant étudié à l’étranger rejoignent ainsi les rangs de l’OLP à Amman, puis à Beyrouth. Parmi eux, Sulafa Jadallah Mirsal, une jeune photographe palestinienne qui a étudié au Caire. Dans sa cuisine, elle monte une unité photographique avec des équipements basiques et se focalise sur les photographies des martyrs de guerre.

    En 1968, son travail est transféré à Amman où se situe le siège du Fatah, principal parti de l’OLP dirigé par Yasser Arafat, et pour la première fois, un département de photographie est créé.

    Elle est très rapidement rejointe par deux réalisateurs palestiniens : Mustafa Abu Ali , qui a par ailleurs travaillé avec Jean-Luc Godard sur son film Ici et ailleurs (1974), et Hani Jawharieh, avec qui elle mettra en place la première Unité du film palestinien (PFU).

    Ils sortent en 1969 No to a Peace Solution (« Non à une solution de paix »), un film de vingt minutes qui documente les manifestations de civils contre la solution de paix proposée par le secrétaire d’État américain de l’époque William Rogers.

    Suite au conflit entre l’OLP et le roi Hussein de Jordanie qui débouche, en 1970, sur les événements de Septembre noir , l’organisation de Yasser Arafat doit quitter la Jordanie et se relocalise au Liban. Durant cette période, plus de 60 documentaires sont tournés malgré les difficultés économiques et le début de la guerre civile libanaise, comme With our Souls and our Blood (« avec nos âmes et notre sang »), qui narre les massacres de septembre 1970.

    On assiste alors à l’accélération d’une prise de conscience de l’importance du cinéma et des images comme outil politique dans la promotion des idéaux révolutionnaires de la cause palestinienne.

    En 1974, est ainsi produit par Mustafa Abu Ali They Do Not Exist (« ils n’existent pas »), un documentaire dépeignant la vie des Palestiniens dans un camp de réfugiés du Sud-Liban et dont le titre est inspiré des déclarations négationnistes de Golda Meir (Première ministre israélienne de l’époque) au sujet des Palestiniens.

    Comme l’explique à Middle East Eye Hanna Atallah, réalisateur palestinien et directeur de FilmLab Palestine , une association qui supporte l’industrie cinématographique palestinienne, « Il s’agissait de construire un récit-réponse à celui des Israéliens, de trouver une alternative au discours selon lequel la Palestine était une terre sans habitants uniquement peuplée de bédouins. Les Israéliens ont vite compris qu’écrire l’histoire était un instrument politique, chose que les Palestiniens n’avaient pas réalisée jusqu’alors ».

    Un outil politique qui nécessite de centraliser les œuvres réalisées, ce à quoi s’attèle Mustafa Abu Ali en créant l’Archive du film palestinien en vue de réunir les efforts des réalisateurs palestiniens du monde entier et de préserver l’identité palestinienne en donnant une certaine reconnaissance à son cinéma.

    Cette archive contient une vaste quantité de documents sur le siège de Beyrouth, les batailles des fédayins, mais aussi des interviews de politiciens et d’intellectuels. Malheureusement, elle disparaîtra lors de l’invasion du Liban par Israël en 1982.

    Des efforts seront toutefois déployés par plusieurs réalisateurs – comme Monica Maurer, cinéaste allemande ayant autrefois opéré au sein de l’Unité du film palestinien de l’OLP, et l’artiste palestinienne Emily Jacir – afin de restaurer et digitaliser les rushes de cette période, à l’instar de ceux de Tel al-Zaatar , un film sur le siège du camp de réfugiés palestiniens du même nom à Beyrouth par les milices chrétiennes, initialement filmé par le cinéaste libanais Jean Khalil Chamoun et le Palestinien Mustafa Abu Ali.

    Une période également documentée dans Off Frame a.k.a. Revolution Until Victory (2016) de Mohanad Yaqubi, cinéaste palestinien et fondateur de Idiom , une société de production basée à Ramallah. Après un long travail de recherche dans le monde entier, Yaqubi est parvenu à exhumer des images d’archives inédites montrant le travail de cinéastes militants durant les années 60-70, un résultat qui réfléchit aussi sur la lutte palestinienne dans sa représentation d’elle-même et la réappropriation de son récit à travers l’établissement de l’Unité du film palestinien.

    1980-1990 : cinéma indépendant et réalisme social

    Les années 1980-1990 sont particulièrement difficiles pour les Palestiniens. Face à la persistance de l’occupation israélienne et à l’échec des tentatives de paix, les nouvelles générations commencent à perdre espoir en l’avenir. La crise économique, le chômage et l’augmentation des colonies dans les territoires occupés sont autant de facteurs qui précipitent l’éclatement de la première Intifada , le 9 décembre 1987.

    Un tournant politique qui marque aussi l’avènement d’une nouvelle génération de réalisateurs palestiniens ayant étudié à l’étranger. D’un cinéma de la révolution, principalement militant et documentaire, on passe alors au récit de la vie sous occupation et de la résistance.

    Parmi eux, Michel Khleifi , qui revient dans sa ville natale de Nazareth, en Galilée, après avoir passé dix ans en Belgique. Il produit son premier long métrage, Fertile Memory (mémoire fertile), en 1980, une fiction empruntant au documentaire qui raconte l’histoire de deux femmes palestiniennes dont l’une est forcée de travailler dans une entreprise de textile israélienne après avoir vu sa terre expropriée par Israël.

    Cette nouvelle vague est également représentée par les œuvres de Mai Masri , une réalisatrice palestinienne qui a grandi à Beyrouth et étudié à San Francisco. Dans Wild Flowers : Women of South Lebanon (1987), réalisé avec Jean Khalil Chamoun, elle filme la vie de femmes libanaises résistant durant l’occupation militaire israélienne du Sud Liban.

    Après les accords d’Oslo en 1993, on assiste à une certaine désillusion de la société palestinienne, qui se ressent à l’écran. Le cinéma s’éloigne de l’esprit révolutionnaire des années 1970 et de la nostalgie des années 1980 pour migrer vers un réalisme social traitant des problèmes que rencontrent les Palestiniens dans leur vie quotidienne.

    Comme le souligne Hanna Atallah, « Il n’est plus question de la vision romanesque et fantasmée de la Palestine perdue, avec ses champs d’orangers et d’oliviers. On parle du quotidien, des check-points et du mur ».

    Une situation tragique souvent tournée au ridicule par les réalisateurs, à l’instar d’Elia Suleiman, qui se met toujours en scène dans ses films comme observateur passif du délitement de l’identité palestinienne.

    Avec Chronique d’une disparition (1996), il dresse un portrait caustique de la réalité palestinienne sous occupation, entre anecdotes personnelles et discours politique sur Israël. Dans Intervention divine (2002), il raconte les déboires d’un couple de Palestiniens qui, pour se voir, l’un vivant à Jérusalem-Est et l’autre à Ramallah, doit se donner rendez-vous dans un terrain vague proche du check-point.

    Des difficultés de l’occupation aussi décrites par Rashid Masharawi. Qu’il s’agisse de Couvre-feu , description de celui imposé à son village de la bande de Gaza pendant 40 jours en 1993 (film qui lui fait gagner le prix UNESCO au festival de Cannes 1993), de L’Attente , qui suit Ahmad, un réalisateur faisant passer des auditions dans différents camps de réfugiés du Proche-Orient afin de constituer la troupe du futur théâtre palestinien (2006), ou de L’Anniversaire de Leïla (2008), qui raconte les obstacles d’un juge forcé de devenir chauffeur de taxi, le réalisateur évoque la douleur d’un peuple qui doit subir un état d’apartheid.

    Des années 2000 à nos jours : nouvelle vague et changement de récit

    Depuis les années 2000, si la politique reste en toile de fond des films palestiniens, elle n’est plus nécessairement au cœur du sujet, faisant place à des fictions au ton décalé et aux intrigues inattendues.

    De nouveaux thèmes sont abordés par de jeunes réalisateurs qui explorent la complexité de la réalité palestinienne, tels les écarts de perception entre les Palestiniens restés sur place et ceux revenus après avoir commencé une nouvelle vie à l’étranger ou encore les différences intergénérationnelles.

    C’est le cas de Wajib – L’invitation au mariage d’Annemarie Jacir (2017) , un long métrage qui illustre avec humour et tendresse la situation palestinienne à travers le regard de deux générations. Alors que le fils reproche au père d’inviter un ami juif, qu’il suspecte de travailler pour les services de renseignement israéliens, au mariage de sa sœur, le père en veut à son fils d’être en couple avec la fille d’un membre de l’OLP à qui il reproche de ne pas se soucier du sort des Palestiniens.

    Autre exemple, Love, Theft and Other Entanglements (« Amours, larcins et autres complications », 2015) des frères Muayad et Rami Musa Alayan, une fable absurde aux allures de western qui met en scène les aventures au milieu des milices palestiniennes et des services d’intelligence israéliens d’un petit magouilleur palestinien qui espère pouvoir se payer un visa de sortie du pays en volant une voiture appartenant à un Israélien et qui se retrouve enfermé dans le coffre de la voiture volée avec le soldat israélien qu’il a kidnappé.

    Des œuvres qui n’hésitent donc pas à utiliser l’humour et le symbolisme pour dénoncer le quotidien tragique des Palestiniens sous occupation, à l’instar de The Wanted 18 (« les dix-huit fugitives »), film d’animation intégrant des images d’archives qui raconte l’histoire vraie de Palestiniens du village de Beit Sahour, en Cisjordanie, tentant de maintenir clandestinement une industrie de vaches laitières pendant la première Intifada. Réalisé par Amer Shomali et Paul Cowan, le film a reçu le prix du meilleur documentaire au Festival du film d’Abou Dabi.

    Les courts-métrages ne font pas exception à la règle. En témoigne Farawaleh (« fraises »), la dernière création de la jeune réalisatrice palestinienne Aida Kaadan, lauréate du festival Palest’In & Out 2018, qui décrit l’épopée de Samir, responsable d’un magasin de chaussures à Ramallah qui n’a jamais vu la mer et qui décide, pour accomplir son rêve, de traverser la frontière israélienne parmi des ouvriers du bâtiment palestiniens.

    Un autre court-métrage, réalisé par le cinéaste Rakan Mayasi, raconte pour sa part l’histoire d’un couple palestinien qui, pour faire un enfant, décide de sortir clandestinement du sperme de la prison israélienne où l’époux purge sa peine. Bonboné (« bonbon ») a cumulé les prix de festivals (notamment meilleur scénario au Festival du court-métrage méditerranéen de Tanger , meilleur film au Twin Cities Arab Film Festival ).

    Bien que jamais très loin, la politique est devenue le personnage secondaire de ces nouvelles fictions qui font la part belle aux Palestiniens et à leur histoire, laquelle n’est plus cantonnée à une simple quête identitaire. The Reports on Sarah and Saleem , de Muayad Alayan, présenté au Festival des cinémas arabes de l’Institut du monde arabe en juillet dernier, retrace ainsi une histoire d’adultère banale entre une juive israélienne et un livreur palestinien, qui se transforme en affaire politique.

    Un changement de paradigme dans les intrigues regretté par certains, qui y voient une perte des valeurs propres à la cause palestinienne, comme l’explique à MEE Mohanad Yaqubi.

    « Le cinéma palestinien doit rester militant et engagé dans son essence. Avant, les réalisateurs parlaient un langage commun : celui du droit au retour. Aujourd’hui, l’identité palestinienne est dissoute et perd en force, alors que faire partie du peuple palestinien, c’est appartenir à une lutte pour l’auto-indépendance, que le cinéma doit soutenir », estime-t-il.

    Une mission pour l’avenir de cette industrie qui a su se renouveler sur la forme et sur le fond, malgré une situation politique stagnante....

    #Palestine #Cinéma


  • Pushing for an Israeli victory is the only way to end the conflict with the Palestinians

    Il faut lire ce point de vue d’un néoconservateur américain car il reflète une partie de la pensée de la droite pro-israélienne

    Lieberman and Bennett failed to impose a new paradigm on how to deal with Hamas, but more and more people in Israel are recognizing that compromises and concessions have only led to more violence

    Daniel Pipes SendSend me email alerts
    Dec 02, 2018 4:04 PM
    https://www.haaretz.com/opinion/.premium-an-israeli-victory-is-the-only-way-to-end-the-conflict-with-the-pa

    From a practical political point of view, Avigdor Lieberman, Naftali Bennett, and their idea to take a tougher stand toward Hamas just went down to defeat, if not humiliation. 
    That’s because Prime Minister Benjamin Netanyahu once again showed his political skills; the first is now ex-defense minister, the second failed to become defense minister.
    >> ‘Get used to the rockets’: What Netanyahu should tell Israelis living near Gaza | Opinion
    From a longer-term point of view, however, the duo raised an issue that for decades had not been part of the Israeli political discourse but, due to their efforts, promises to be an important factor in the future: that would be the concept of victory, of an Israeli victory over Hamas and, by extension, over the Palestinian Authority and Palestinians in general.
    Victory – defined as imposing one’s will on the enemy so he gives up his war goals - has been the war goal of philosophers, strategists, and generals through human history. Aristotle wrote that “Victory is the end of generalship.” Karl von Clausewitz, the Prussian theorist, concurred: “The aim of war should be the defeat of the enemy.” Gen. James Mattis, the U.S. secretary of defense, finds that “No war is over until the enemy says it’s over.” 
    Palestinians routinely speak of achieving victory over Israel, even when this is fantastical: to cite one example, PA leader Mahmoud Abbas called his Hamas counterpart, Ismail Haniyeh, after eight days of violence with Israel that left Gaza badly battered in November 2012 to “congratulate him on the victory and extend condolences to the families of martyrs.”

    Contrarily, in Israel, the notion of victory has been sidelined since at least the Oslo Accords of 1993, after which its leaders instead focused on such concepts as compromise, conciliation, confidence-building, flexibility, goodwill, mediation, and restraint. Prime Minister Ehud Olmert immemorially articulated this attitude in 2007 when he stated that "Peace is achieved through concessions.”
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    >> Israel is incomparably stronger than Hamas – but it will never win: Interview with Hamas leader in Gaza
    his perverse understanding of how wars end led Israel to make extraordinary blunders in the 15 years after Oslo, for which it was punished by unremitting campaigns of delegitimization and violence, symbolized, respectively, by the Durban conference of 2001  and the Passover Massacre of 2002. 
    Such nonsense ended during Netanyahu’s near-decade-long term as prime minister, but it has not yet been replaced by a sturdy vision of victory. Rather, Netanyahu has put out brush fires as they arose in Sinai, Gaza, the West Bank, the Golan Heights, Syria, and Lebanon. While agreeing with the concept of an Israeli victory when personally briefed, he has not spoken publicly about it.
    Meanwhile, other leading figures in Israel have adopted this outlook. Former deputy chief of staff Uzi Dayan called on the army “to return the path of victory.” Former education and interior minister Gideon Sa’ar has stated that “The ‘victory paradigm,’ like Jabotinsky’s ‘Iron Wall’ concept, assumes that an agreement may be possible in the future, but only after a clear and decisive Israeli victory ... The transition to the ‘victory paradigm’ is contingent upon abandoning the Oslo concept.”
    In this context, the statements by Lieberman and Bennett point to a change in thinking. Lieberman quit his position as defense minister out of frustration that a barrage by Hamas of 460 rockets and missiles against Israel was met with a ceasefire; he called instead for “a state of despair” to be imposed on the enemies of Israel. Complaining that “Israel stopped winning,” Bennett demanded that the IDF “start winning again,” and added that “When Israel wants to win, we can win.” On rescinding his demand for the defense portfolio, Bennett emphasized that he stands by Netanyahu “in the monumental task of ensuring that Israel is victorious again.”
    >> Netanyahu’s vision for the Middle East has come true | Analysis
    Opponents of this paradigm then amusingly testified to the power of this idea of victory. Ma’ariv columnist Revital Amiran wrote that the victory the Israeli public most wants lies in such arenas as larger allocations for the elderly and unbearable traffic jams. Meretz leader Tamar Zandberg, replied to Bennett that for her, a victorious Israel means winning Emmy and Oscar nominations, guaranteeing equal health services, and spending more on education.
    That victory and defeat have newly become a topic for debate in Israel constitutes a major development. Thus does the push for an Israeli victory move forward.
    Daniel Pipes is president of the Middle East Forum think tank, which promotes Israel Victory, a project to steer U.S. policy toward backing an Israeli victory to resolve the conflict with the Palestinians. Follow him on Twitter @DanielPipes


  • The Kaiser goes : the generals remain - Theodor Plivier
    https://libcom.org/history/kaiser-goes-generals-remain-theodor-plivier-1932

    Text entier en anglais : https://libcom.org/files/TheKaiserGoesTheGeneralsRemain.pdf https://libcom.org/files/TheKaiserGoesTheGeneralsRemain.mobi

    Du même auteur : Stalingrad (1945), Moskau (1952), Berlin (1954), une trilogie sur la guerre contre les nazis. Je n’ai pas encore trouvé de version en ligne.

    This is an amazing novel about the German Revolution, written by a participant. Republished here in PDF and Kindle formats.

    I’m republishing a novel about the German Revolution called The Kaiser Goes: the Generals Remain, written by a participant in the naval mutinies which kicked the whole thing off. But the novel doesn’t just concern rebellion in the armed forces, there’s all kinds of other exciting events covered too!

    I first became aware of the novel when I noticed some quotations from it in Working Class Politics in the German Revolution1, Ralf Hoffrogge’s wonderful book about the revolutionary shop stewards’ movement in Germany during and just after World War I.

    I set about finding a copy of The Kaiser goes..., read it, and immediately wanted to make it more widely available by scanning it. The results are here.

    Below I’ve gathered together all the most readily accessible information about the novel’s author, Theodor Plivier, that I can find. Hopefully, the sources referenced will provide a useful basis for anybody who wants to do further research.

    Dan Radnika

    October 2015

    THEODOR Otto Richard PLIVIER – Some biographical details

    Theodor Plivier (called Plievier after 1933) was born on 12 February 1892 in Berlin and died on 12 March 1955 in Tessin, Switzerland.

    Since his death Plivier/Plievier has been mostly known in his native Germany as a novelist, particularly for his trilogy of novels about the fighting on the Eastern Front in WWII, made up of the works Moscow, Stalingrad and Berlin.

    He was the son of an artisan file-maker (Feilenhauer in German) and spent his childhood in the Gesundbrunnen district in Berlin. There is still a plaque dedicated to him on the house where he was born at 29 Wiesenstraße. He was interested in literature from an early age. He began an apprenticeship at 17 with a plasterer and left his family home shortly after. For his apprenticeship he traveled across the German Empire, in Austria-Hungary and in the Netherlands. After briefly returning to his parents, he joined up as a sailor in the merchant navy. He first visited South America in 1910, and worked in the sodium nitrate (saltpetre) mines in 1913 in Chile. This period of his life seems to have provided much of the material for the novel The World’s Last Corner (see below).

    He returned to Germany, Hamburg, in 1914, when he was still only 22. He was arrested by the police for a brawl in a sailors’ pub, and was thus “recruited” into the imperial navy just as the First World War broke out. He spent his time in service on the auxiliary cruiser SMS Wolf, commanded by the famous Commander Karl August Nerger. It was he who led a victorious war of patriotic piracy in the Atlantic, the Indian Ocean and the Pacific, seizing enemy ships and their cargo, taking their crews prisoner, and returning in glory to Kiel in February 1918. The activities of SMS Wolf are described in fictional form in the final chapter of Plivier’s The Kaiser’s Coolies (see below). The young Plivier didn’t set foot on land for 451 days, but while at sea he became converted to revolutionary ideas, like thousands of other German sailors. Nevertheless, he never joined a political party. In November 1918, he was in Wilhelmshaven and participated in the strikes, uprisings and revolts accompanying the fall of the German Empire, including the Kiel Mutiny. He also played a small role in the November Revolution in Berlin.

    He left the navy after the armistice (11 November 1918) and, with Karl Raichle and Gregor Gog (both sailor veterans of the Wilmhelmshaven revolt), founded the “Green Way Commune”, near Bad Urach. It was a sort of commune of revolutionaries, artists, poets, proto-hippies, and whoever turned up. Two early participants were the anarchist Erich Mühsam and Johannes Becher (see below), who was a member of the German Communist Party (KPD). At this time several communes were set up around Germany, with Urach being one of three vegetarian communes set up in the Swabia region2.

    It was the beginning of the anarchist-oriented “Edition of the 12” publishing house. Plivier was certainly influenced by the ideas of Bakunin, but also Nietzsche. Later he took on some kind of “individualist anarchism”, ensuring that he didn’t join any party or formal political organisation.

    In Berlin in 1920 he married the actress Maria Stoz3. He belonged to the circle of friends of Käthe Kollwitz4, the radical painter and sculptor, who painted his portrait. On Christmas Day 1920 he showed a delegation from the American IWW to the grave of Karl Liebknecht5. In the early ‘20s he seems to have associated with the anarcho-syndicalist union, the FAUD (Free Workers’ Union of Germany), and addressed its public meetings6.

    Plivier underwent a “personal crisis” and began to follow the example of the “back to nature” poet Gusto Gräser7, another regular resident of “Green Way” and a man seen as the leading figure in the subculture of poets and wandering mystics known (disparagingly at the time) as the “Inflation Saints” (Inflationsheilige)8. In the words of the historian Ulrich Linse, “When the revolutionaries were killed, were in prison or had given up, the hour of the wandering prophets came. As the outer revolution had fizzled out, they found its continuation in the consciousness-being-revolution, in a spiritual change”9. Plivier began wearing sandals and robes…10 According to the Mountain of Truth book (see footnote), in 1922, in Weimar, Plivier was preaching a neo-Tolstoyan gospel of peace and anarchism, much influenced by Gräser. That year he published Anarchy, advocating a “masterless order, built up out of the moral power of free individuals”. Supposedly, “he was a religious anarchist, frequently quoting from the Bible”11. This was not unusual amongst the Inflationsheilige.

    His son Peter and his daughter Thora died from malnutrition during the terrible times of crisis and hyper-inflation in 1923. A year later he began to find work as a journalist and translator. He then worked for some time in South America as a cattle trader and as secretary to the German consul in Pisagua, Chile. On his return to Germany he wrote Des Kaisers Kulis (“The Kaiser’s Coolies”) in 1929, which was published the following year. It was a story based on his days in the Imperial Navy, denouncing the imperialist war in no uncertain terms. At the front of the book is a dedication to two sailors who were executed for participation in a strike and demonstration by hundreds of sailors from the Prinzregent Luitpold12. Erwin Piscator put on a play of his novel at the Lessingtheater in Berlin, with the first showing on 30 August 1930. Der Kaiser ging, die Generälen blieben (“The Kaiser Goes: The Generals Remain”) was published in 1932. In both novels Plivier did an enormous amount of research, as well as drawing on his own memories of important historical events. In the original edition of Der Kaiser ging… there is a citations section at the end with fifty book titles and a list of newspapers and magazines consulted. This attention to historical fact was to become a hallmark of Plivier’s method as a novelist. The postscript to Der Kaiser ging… clearly states what he was trying to do:

    “I have cast this history in the form of a novel, because it is my belief that events which are brought about not by any exchange of diplomatic notes, but by the sudden collision of opposed forces, do not lend themselves to a purely scientific treatment. By that method one can merely assemble a selection of facts belonging to any particular period – only artistic re-fashioning can yield a living picture of the whole. As in my former book, The Kaiser’s Coolies, so I have tried here to preserve strict historic truth, and in so far as exact material was available I have used it as the basis of my work. All the events described, all the persons introduced, are drawn to the life and their words reproduced verbatim. Occasional statements which the sources preserve only in indirect speech are here given direct form. But in no instance has the sense been altered.”

    His second marriage (which didn’t produce any children) was to the Jewish actress Hildegard Piscator in 1931. When Hitler came to power as Chancellor in 1933, his books were banned and publically burnt. He changed his name to Plievier. That year he decided to emigrate, and at the end of a long journey which led him to Prague, Zurich, Paris and Oslo, he ended up in the Soviet Union.

    He was initially not subject to much censorship in Moscow and published accounts of his adventures and political commentaries. When Operation Barbarossa was launched he was evacuated to Tashkent along with other foreigners. Here, for example, he met up (again?) with Johannes Robert Becher, the future Culture Minister of the DDR! In September 1943 he became a member of the National Committee for a Free Germany (NKFD), which gathered anti-Nazi German exiles living in the USSR – not just Communist Party members, although there were a fair number of them involved. In 1945 he wrote Stalingrad, based on testimonies which he collected, with official permission, from German prisoners of war in camps around Moscow. This novel was initially published in occupied Berlin and Mexico, but ended up being translated into 14 languages and being adapted for the theatre and TV13. It describes in unflinching and pitiless detail the German military defeat and its roots in the megalomania of Hitler and the incompetence of the High Command. It is the only novel by Plievier that was written specifically as a work of state propaganda. It is certainly “defeatist”, but only on the German side – it is certainly not “revolutionary defeatist” like Plievier’s writings about WWI. The French writer Pierre Vaydat (in the French-language magazine of German culture, Germanica14) even suggests that it was clearly aimed at “the new military class which was the officer corps of the Wehrmacht” in an effort to encourage them to rise up against Hitler and save the honour of the German military. The novel nevertheless only appeared in a censored form in the USSR.

    He returned to Weimar at the end of 1945, as an official of the Red Army! For two years he worked as a delegate of the regional assembly, as director of publications and had a leading position in the “Cultural Association [Kulturbund] for German Democratic Renewal” which was a Soviet organisation devoted to changing attitudes in Germany and preparing its inclusion into the USSR’s economic and political empire. As with so much else in Plievier’s life, this episode was partly fictionalised in a novel, in this case his last ever novel, Berlin.

    Plievier ended up breaking with the Soviet system in 1948, and made an announcement to this effect to a gathering of German writers in Frankfurt in May of that year15. However, Plievier had taken a long and tortuous political path since his days as a revolutionary sailor in 1918… He clearly ended up supporting the Cold War – seeing the struggle against “Communist” totalitarianism as a continuation of the struggle against fascism (logically enough). What’s more, his views had taken on a somewhat religious tinge, talking of a “spiritual rebirth” whose foundations “begin with the Ten Commandments from Mount Sinai and end with the theses of the Atlantic Charter”! Although it can be read as a denunciation of the horrors of war in general, it’s clear that Berlin, his description of the collapse of Nazi Germany in 1945, is far more of a denunciation of Soviet Russia than anything else. The character Colonel Zecke, obviously a mouthpiece for Plievier’s views, even claims that Churchill and Roosevelt only bombed Dresden because they wanted to please Stalin. If you say so, Theo…! One virtue of Plievier’s single-minded attack on the Russian side is that he draws attention to the mass rape of German women by Russian soldiers. This was a war crime which it was not at all fashionable to mention at the time he was writing, despite the existence of perhaps as many as two million victims16.

    Berlin ends with one of the recurring characters in Plievier’s war novels being killed while participating in the East German worker’s revolt in 195317. Despite his conservative turn, Plievier obviously still has some of the spirit of Wilhelmshaven and can’t restrain himself from giving the rebellious workers some advice about how to organise a proletarian insurrection – seize the means of production! Another character says:

    “What use was it raising one’s fists against tanks, fighting with the Vopos [Volkspolizei – People’s Police], trampling down propaganda posters – one has to get into the vital works, to get busy at the waterworks, the power stations, the metropolitan railway! But the workers are without organisation, without leadership or a plan –the revolt has broken out like a steppes fire and is flickering away uncoordinated, in all directions at once.”

    He went to live in the British Zone of Occupation. He got married for a third time, in 1950, to Margarete Grote, and went to live next to Lake Constance. He published Moscow (Moskau) in 1952 and Berlin in 1954. He moved to Tessin in Switzerland in 1953, and died from a heart attack there in 1955, at the age of 63.

    His works – particularly the pro-revolutionary ones – are almost unknown in the English-speaking world (or anywhere else) today. The republication of The Kaiser Goes: The Generals Remain in electronic form is a modest attempt to remedy this!

    Finally, please read Plivier’s novels! Even the reactionary ones…

    #Allemagne #histoire #révolution #littérature


  • L’UE face au défi du plan de paix israélo-palestinien de Trump - Mediapart - 31 octobre 2018 Par Agence Reuters
    https://www.mediapart.fr/journal/international/311018/lue-face-au-defi-du-plan-de-paix-israelo-palestinien-de-trump?onglet=full

    (...) PARTENAIRE ÉCONOMIQUE MAJEUR

    Sur le papier, l’UE est pourtant en position de force pour peser sur l’issue du conflit, puisqu’elle est à la fois le premier partenaire commercial d’Israël (34,3 milliards d’euros d’échanges en 2016 et un tiers des exportations israéliennes absorbées par les Vingt-Huit) et la première contributrice à l’aide aux Palestiniens, un rôle encore plus crucial depuis que les Etats-Unis ont cessé de financer l’UNRWA.

    Dans les arcanes de la diplomatie européenne, certains rêvent de voir Bruxelles hausser le ton, surtout si l’éventuel plan de paix de Donald Trump devait, comme il y a tout lieu de le craindre, remettre en cause la création, ou la viabilité, d’un Etat palestinien.

    « Une réponse potentiellement efficace serait d’annoncer que l’UE va reconnaître l’Etat palestinien », suggère un diplomate en poste à Paris.

    Plusieurs Etats membres ont récemment fait cette démarche à titre individuel (Portugal en 2012, Suède en 2014) et d’autres avant leur adhésion à l’UE et le lancement du processus de paix d’Oslo, lors de la proclamation unilatérale d’indépendance du Conseil national palestinien en 1988 (Malte, Chypre et les pays de l’ex-bloc de l’Est).

    Mais une reconnaissance collective aurait plus de poids et elle éloignerait le spectre d’un enterrement de première classe de la solution à deux Etats, veut croire le diplomate.

    « Cela permettrait à l’UE de faire pression sur l’Autorité palestinienne pour qu’elle respecte sa part du marché, notamment le processus de réconciliation dans la bande de Gaza bloqué par (le président palestinien) Mahmoud Abbas pour des raisons de tactique politicienne intérieure, tout en faisant comprendre à Israël que la politique du fait accompli ne fonctionnera pas », argumente-t-il.

    Encore faudrait-il que l’UE accepte de se concevoir en tant que grande puissance, un enjeu qui dépasse de loin le cadre du processus de paix au Proche-Orient. (...)

    #Israel-UE


  • Le Conseil central de l’OLP soutient la suspension de la reconnaissance de l’Etat d’Israël
    AFP - 29 oct 2018 - Mise à jour 30.10.2018 à 00:00
    https://information.tv5monde.com/info/le-conseil-central-de-l-olp-soutient-la-suspension-de-la-recon

    Les membres du Conseil central palestinien, un organe clé de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), se sont prononcés lundi en faveur de la suspension de la reconnaissance de l’Etat d’Israël et de l’arrêt de la coopération sécuritaire en Cisjordanie avec l’Etat hébreu.

    Les membres du Conseil central ont émis le souhait que cette suspension se prolonge jusqu’à la reconnaissance de l’Etat palestinien par Israël, à l’issue de deux jours de réunion à Ramallah en Cisjordanie occupée.

    Le Conseil central palestinien autorise l’OLP, l’entité reconnue internationalement comme représentant les Palestiniens des Territoires et de la diaspora, et l’Autorité Palestinienne à « mettre fin à leurs obligations (...) concernant les accords avec les autorités d’occupation », selon un communiqué.

    Il s’agit de suspendre l’historique reconnaissance d’Israël remontant à 1988, jusqu’à ce que l’Etat hébreu reconnaisse l’Etat palestinien, avec Jérusalem comme capitale, ainsi que de cesser toute coopération dans le domaine sécuritaire.

    • Territoires palestiniens : l’OLP menace de ne plus reconnaître Israël
      Par RFI Publié le 30-10-2018 - Avec notre correspondant à Jérusalem,Guilhem Delteil
      http://www.rfi.fr/moyen-orient/20181030-territoires-palestiniens-olp-menace-israel-plus-reconnaitre

      C’est un organe clé de la vie politique palestinienne qui s’est réuni dimanche 28 et lundi 29 octobre à Ramallah. Le conseil central de l’Organisation de libération de la Palestine devait définir une nouvelle stratégie, alors qu’elle se trouve dans une situation délicate. La réconciliation avec le Hamas qui contrôle la bande de Gaza n’avance pas et les Etats-Unis ont cessé l’essentiel de leur aide aux Palestiniens. Dans ce contexte, le conseil central recommande une mesure assez radicale : le retrait de la reconnaissance par l’OLP de l’Etat d’Israël.

      Son communiqué final marque l’agacement croissant de l’Organisation de libération de la Palestine. Depuis la signature des accords d’Oslo il y a 25 ans, elle attend la création d’un Etat palestinien. Et le texte publié ce lundi soir dénonce les « atteintes continues aux accords signés de la part d’Israël ».

      Vers un arrêt de la coopération sécuritaire ?

      Face à l’absence d’avancées et aux pressions exercées par l’administration Trump, le conseil central de l’OLP recommande donc de retirer la reconnaissance d’Israël jusqu’à ce que le pays reconnaisse à son tour la Palestine comme un Etat, dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale.

      Cette reconnaissance d’Israël date de 1988 et avait été un prélude aux accords d’Oslo. Son retrait, accompagné de l’arrêt de la coopération sécuritaire, pourrait marquer la fin de ce processus engagé au début des années 90.

      Mais cette menace palestinienne n’est pas récente. Elle avait déjà été formulée en janvier dernier ainsi qu’en 2015. Pour l’instant, elle n’a jamais été mise en oeuvre par le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Mais cette fois-ci, un comité a été créé pour étudier les moyens d’appliquer cette recommandation. Et le ministre israélien de l’Economie accuse l’OLP de « torpiller le processus de paix ».


  • #métaliste sur le #mobilier_urbain #anti-sdf / #anti-réfugiés :

    En #Belgique, on coupe les arbres pour voir les exilés qui veulent traverser l’autoroute :
    https://seenthis.net/messages/689641
    Le collectif #Design_for_everyone, en Belgique :
    https://seenthis.net/messages/736108

    En #France :
    #Monpellier
    https://seenthis.net/messages/688698
    #Ile_de_France :
    https://seenthis.net/messages/554332
    A #Paris
    https://seenthis.net/messages/751012

    Tojours à Paris, des blocs de #pierres à #Porte_de_la_chapelle #La_Chapelle :
    https://seenthis.net/messages/573068
    https://seenthis.net/messages/570452
    Place de la République à Paris :
    https://seenthis.net/messages/742525

    Et à Paris, d’autres techniques anti-réfugiés et anti-sdf compilées par @sinehebdo : #couvertures #grilles #grillages #bennes :
    https://seenthis.net/messages/570951
    Et sur les grillages aussi :
    https://seenthis.net/messages/557438
    A Paris, il y a aussi les #cages_anti-SDF :
    https://seenthis.net/messages/235874

    En #Serbie, à #Belgrade :
    https://seenthis.net/messages/518134
    Sur cette liste il y a aussi #Calais

    Sur le #design_défensif :
    https://seenthis.net/messages/666521
    https://seenthis.net/messages/445966
    #architecture_défensive #résistance #Rome #UK #Angleterre
    Sur cette liste il y a aussi : #Angoulême #Londres
    Et encore sur Londres : https://seenthis.net/messages/265429

    A #Oslo, en #Norvège :
    https://seenthis.net/messages/389670

    A #Montréal, au #Canada :
    https://seenthis.net/messages/265970

    Des initiatives de #résistance et/ou #dénonciation :
    https://seenthis.net/messages/650079
    https://seenthis.net/messages/671004
    #art #cartographie #visualisation

    Film « This Is the Best Way to Fight Back Against London’s Anti-homeless Spikes »
    https://seenthis.net/messages/391224

    #urban_matter #villes

    J’ai peut-être oublié des liens, mais ça fait déjà une longue liste de #cruauté_humaine...


  • Nouvelles révélations sur les massacres de Sabra et Chatila
    26 octobre 2018
    https://orientxxi.info/lu-vu-entendu/nouvelles-revelations-sur-les-massacres-de-sabra-et-chatila,2688

    Dans un livre sur la diplomatie américaine au Proche-Orient, le chercheur Seth Anziska revient sur les massacres de Sabra et Chatila (1982). Il apporte des éléments nouveaux sur l’implication du gouvernement israélien. Analyse de l’ouvrage et entretien avec l’auteur par Sylvain Cypel.
    (...)
    Orient XXI. — Sur la période que vous étudiez, il ressort de votre livre qu’empêcher la création d’un État palestinien a été l’objectif prioritaire constant des gouvernements israéliens, quels qu’ils soient.

    Seth Anzizka.— Absolument. Jusqu’aux années 1970, l’idée de souveraineté ou d’autodétermination palestinienne est totalement absente de la réflexion politique israélienne. Cela change lorsque le président américain Jimmy Carter parle d’une « patrie » (homeland) pour les Palestiniens. L’accord de Camp David entre l’Égypte et Israël en 1977 évoque une future « autonomie », pas un État. Mais à partir de là, les Israéliens font tout pour contrer la possibilité d’une autodétermination palestinienne. Même Yitzhak Rabin, contrairement à l’image bâtie après sa mort, était farouchement opposé à la création d’un État palestinien, y compris après Oslo. Son dernier discours à la Knesset est très clair : il ne veut pas d’un véritable État palestinien. Shimon Pérès y était encore plus hostile. Dans leur esprit, il ne pouvait s’agir que d’une vague autonomie sous contrôle israélien. Il en va de même aujourd’hui avec Benyamin Nétanyahou.


  • Migration: the riddle of Europe’s shadow population
    Lennys — not her real name — is part of a shadow population living in Europe that predates the arrival of several million people on the continent in the past few years, amid war and chaos in regions of the Middle East and Africa. That influx, which has fuelled Eurosceptic nativism, has if anything complicated the fate of Lennys and other irregular migrants.

    Now she is using a service set up by the Barcelona local administration to help naturalise irregular migrants and bring them in from the margins of society. She is baffled by the anti-immigrant rhetoric of politicians who suggest people like her prefer living in the legal twilight, without access to many services — or official protection.❞

    The fate of Lennys and other irregulars is likely to take an ever more central role in Europe’s deepening disputes on migration. They are a diverse group: many arrived legally, as Lennys did, on holiday, work or family visas that have since expired or become invalid because of changes in personal circumstances. Others came clandestinely and have never had any legal right to stay.

    The most scrutinised, and frequently demonised, cohort consists of asylum seekers whose claims have failed. Their numbers are growing as the cases from the surge in migrant arrivals in the EU in 2015 and 2016 — when more than 2.5m people applied for asylum in the bloc — work their way through the process of decisions and appeals. Almost half of first instance claims failed between 2015 and 2017, but many of those who are rejected cannot be returned to their home countries easily — or even at all.

    The question of what to do about rejected asylum applicants and the rest of Europe’s shadow population is one that many governments avoid. Bouts of hostile rhetoric and unrealistic targets — such as the Italian government’s pledge this year to expel half a million irregular migrants — mask a structural failure to deal with the practicalities.

    Many governments have sought to deny irregular migrants services and expel them — policies that can create their own steep human costs. But authorities in a growing number of cities from Barcelona to Brussels have concluded that the combination of hostile attitudes and bureaucratic neglect is destructive.

    These cities are at the frontline of dealing with irregular status residents from Africa, the Middle East and elsewhere. Local authorities have, to varying degrees, brought these populations into the system by offering them services such as healthcare, language courses and even legal help.

    The argument is part humanitarian but also pragmatic. It could help prevent public health threats, crime, exploitative employment practices — and the kind of ghettoisation that can tear communities apart.

    “If we provide ways for people to find their path in our city . . . afterwards probably they will get regularisation and will get their papers correct,” says Ramon Sanahuja, director of immigration at the city council in Barcelona. “It’s better for everybody.”

    The size of Europe’s shadow population is unknown — but generally reckoned by experts to be significant and growing. The most comprehensive effort to measure it was through an EU funded project called Clandestino, which estimated the number of irregular migrants at between 1.9m and 3.8m in 2008 — a figure notable for both its wide margin of error and the lack of updates to it since, despite the influx after 2015.

    A more contemporaneous, though also imprecise, metric comes from comparing the numbers of people ordered to leave the EU each year with the numbers who actually went. Between 2008 and 2017, more than 5m non-EU citizens were instructed to leave the bloc. About 2m returned to countries outside it, according to official data.

    While the two sets of numbers do not map exactly — people don’t necessarily leave in the same year they are ordered to do so — the figures do suggest several million people may have joined Europe’s shadow population in the past decade or so. The cohort is likely to swell further as a glut of final appeals from asylum cases lodged since 2015 comes through.

    “The volume of people who are in limbo in the EU will only grow, so it’s really problematic,” says Hanne Beirens, associate director at Migration Policy Institute Europe, a think-tank. “While the rhetoric at a national level will be ‘These people cannot stay’, at a local community level these people need to survive.”

    Barcelona: cities seek practical solutions to ease migrant lives

    Barcelona’s pragmatic approach to irregular migration echoes its history as a hub for trade and movement of people across the Mediterranean Sea.

    It is one of 11 cities from 10 European countries involved in a two-year project on the best ways to provide services to irregular status migrants. Other participants in the initiative — set up last year by Oxford university’s Centre on Migration, Policy, and Society — include Athens, Frankfurt, Ghent, Gothenburg, Lisbon, Oslo, Stockholm and Utrecht.

    A report for the group, published last year, highlights the restrictions faced by undocumented migrants in accessing services across the EU. They were able to receive only emergency healthcare in six countries, while in a further 12 they were generally excluded from primary and secondary care services.

    Some cities have made special efforts to offer help in ways that they argue also benefit the community, the report said. Rotterdam asked midwives, doctors, and schools to refer children for vaccinations, in case their parents were afraid to reveal their immigration status.

    The impact of some of these policies has still to be demonstrated. Ramon Sanahuja, director of immigration at the city council in Barcelona, says authorities there had an “intuition” their approach brought benefits, but he admits they need to do a cost-benefit analysis. As to the potential for the scheme to be exploited by anti-immigrant groups, he says Europe needs “brave politicians who explain how the world works and that the system is complicated”.

    “A lot of people in Barcelona are part of the system — they have [for example] a cleaning lady from Honduras who they pay €10 per hour under the counter,” he says. “Someone has to explain this, that everything is related.” Michael Peel

    https://www.ft.com/content/58f2f7f8-c7c1-11e8-ba8f-ee390057b8c9?segmentid=acee4131-99c2-09d3-a635-873e61754
    #naturalisation #villes-refuge #ville-refuge #citoyenneté #sans-papiers #migrerrance #régularisation #statistiques #chiffres #Europe #Etat-nation #limbe #pragmatisme #Barcelone

    cc @isskein

    –----

    Au niveau de la #terminologie (#mots, #vocabulaire), pour @sinehebdo:

    Belgian policy towards irregular migrants and undocumented workers has stiffened under the current government, which includes the hardline Flemish nationalist NVA party. It has prioritised the expulsion of “transmigrants”— the term used for people that have travelled to Europe, often via north Africa and the Mediterranean and that are seeking to move on from Belgium to other countries, notably the UK. Several hundred live rough in and around Brussels’ Gare du Nord.

    –-> #transmigrants


  • Nihilisme et cynisme post-Oslo : une génération trahie
    par Samah Jabr - 1° octobre 2018 – Middle East Monitor – Traduction : Chronique de Palestine – Lotfallah
    http://www.chroniquepalestine.com/nihilisme-et-cynisme-post-oslo-une-generation-trahie

    Plus de 55% des Palestiniens vivant dans les territoires occupés sont nés après la signature des accords d’Oslo il y a 25 ans. A qui s’apparente la vie de cette génération, maintenant que leurs espoirs d’indépendance et de prospérité ont été réduits à un cauchemar par l’occupation [israélienne] ininterrompue des terres palestiniennes et la destruction de notre tissu social par des factions politiques rivales ?

    Les jeunes en Palestine sont confrontés à une double vulnérabilité : la vulnérabilité universelle de la phase de développement de l’adolescent, qui passe rapidement de la dépendance à la responsabilité et aboutit à la formation d’une identité individuelle façonnée par les acquis cognitifs et émotionnels de chacun ; et la vulnérabilité découlant du contexte de l’occupation, qui limite les possibilités et les chances, compromet l’indépendance personnelle, fragmente l’identité et submerge les ressources cognitives et émotionnelles.

    Aucun Palestinien ne peut célébrer Oslo après tout ce qu’Israël a fait pour tourner le dos à ses engagements. Washington, le prétendu courtier de paix, a pris une position extrêmement préjudiciable à l’égard des Palestiniens en déplaçant l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, en fermant le bureau de l’OLP dans la capitale américaine (la seule réalisation concrète d’Oslo), en coupant les fonds à l’UNRWA, aux hôpitaux palestiniens dans Jérusalem-Est occupée et à d’autres programmes humanitaires.


  • Bantoustans en Palestine
    par Robert Fisk - 24 août 2018 – The Independent – Traduction : Chronique de Palestine – Dominique Muselet - 23 septembre 2018
    http://www.chroniquepalestine.com/bantoustans-en-palestine

    Montrez-moi quelque chose qui va me choquer, ai-je demandé à Amira Hass. La seule journaliste israélienne qui vit en Cisjordanie – ou en Palestine, si vous croyez encore en ce mot si peu orthodoxe – m’a donc emmené sur une route à l’extérieur de Ramallah qui dans mon souvenir était une autoroute qui menait à Jérusalem. Mais maintenant, sur la colline, elle se transforme en une route à l’abandon, à moitié goudronnée, bordée de magasins fermés par des volets rouillés et des ordures. La même odeur putride d’égouts à l’air libre plane sur la route. L’eau puante stagne, verte et flasque, en flaques au pied du mur.

    (...) C’est une Israélienne qui me parle, la fille solide et inébranlable d’une résistante bosniaque qui a dû se rendre à la Gestapo et d’un survivant juif roumain de l’Holocauste, une fille à qui le socialisme a donné, à mon avis, un courage marxiste inflexible.

    Elle ne serait peut-être pas d’accord, mais je la considère comme une enfant de la Seconde Guerre mondiale, même si elle est née 11 ans après la mort d’Hitler. Elle pense qu’il ne lui reste plus qu’entre 100 et 500 lecteurs israéliens ; Grâce à Dieu, pensent beaucoup d’entre nous, son journal, Haaretz, existe toujours.

    Lorsqu’on l’a emmenée de la gare à Bergen-Belsen en 1944, la mère d’Amira, a été frappée par les ménagères allemandes qui venaient voir la file de prisonniers terrorisés, toutes ces Allemandes qui les « regardaient de loin ». Je crois qu’Amira Hass ne regardera jamais de loin. Elle s’est habituée à être haïe et insultée par son propre peuple. Mais elle est réaliste.

    « Tu sais, on ne peut pas nier que, pendant un certain temps, [le Mur] a eu un impact sécuritaire, » dit-elle. C’est vrai. Il a stoppé la campagne palestinienne d’attentats-suicide. Mais le Mur a aussi un objectif expansionniste ; il a confisqué des terres arabes qui ne font pas plus partie de l’État d’Israël que les vastes colonies qui abritent aujourd’hui environ 400 000 Juifs à travers la Cisjordanie. Pas encore, en tout cas.

    Amira porte des lunettes rondes qui la font ressembler à un de ces dentistes un peu déprimés, qui inspectent avec tristesse et cynisme votre dentition en perdition. C’est comme ça qu’elle écrit. Elle vient de terminer un long article pour Haaretz qui sera publié deux jours plus tard ; c’est une dissection féroce de l’accord d’Oslo de 1993 qui n’est pas loin de prouver que les Israéliens n’ont jamais voulu que l’accord de « paix » permette aux Palestiniens d’avoir un État.

    « La réalité des bantoustans, réserves ou enclaves palestiniens, écrit-elle à l’occasion du sombre 25ième anniversaire des accords d’Oslo, se voit sur le terrain… il n’a été précisé nulle part que l’objectif était la création d’un État palestinien dans le territoire occupé en 1967, contrairement à ce que les Palestiniens et beaucoup de gens du camp israélien à l’époque et dans les pays européens avaient imaginé. » Amira me confie : » Le problème, c’est que les rédacteurs en chef d’Haaretz, – je les appelle les enfants – changent de couplet tous les deux ans et à chaque fois ils me demandent : » Comment sais-tu qu’Oslo n’avait pas la paix comme objectif ? Il y a 20 ans, ils pensaient que j’étais folle, maintenant ils sont fiers d’avoir eu quelqu’un au journal qui avait tout compris dès le début. » (...)


  • Réaffirmer la dimension politique dans le narratif palestinien | Agence Media Palestine
    Par Hazem Jamjoum – 12 septembre 2018 - Traduction : CG pour l’Agence Media Palestine - Source : Al Shabaka
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/09/17/reaffirmer-la-dimension-politique-dans-le-narratif-palestinien

    L’Organisation de libération de la Palestine (OLP), jadis l’incarnation du mouvement de libération palestinien, s’est transformée de fait en une entité non souveraine – l’Autorité palestinienne (AP) – qui préside telle la gardienne d’un archipel de prisons en Cisjordanie occupée. La rupture provoquée par cette transformation s’est manifestée dans la société palestinienne à travers le monde par un ensemble de sévères fractures dans le narratif historique palestinien. À l’occasion du 25e anniversaire de la création de l’Autorité palestinienne, ce commentaire dresse le bilan de l’un des cadres les plus importants pour poursuivre la lutte de libération malgré la capitulation de l’OLP à Oslo, à savoir les approches à la libération fondées sur les droits, et en évalue les pour et les contre.

    Dans le contexte de collectifs de personnes, le « narratif » est « notre » histoire significative : qui nous sommes, d’où nous venons, où allons-nous et pourquoi. Partout où une domination étrangère a été impliquée, les courants nationalistes anticoloniaux arrivent invariablement sur le devant de la scène, souvent porteurs d’un narratif imaginant un idyllique passé pré-colonial (et national, de manière anachronique). Ce passé, selon le narratif, a été sectionné par la brutalité du colonisateur et ceci ne peut être vaincu que par une lutte anti-coloniale héroïque qui instaure la libération. Une telle libération est le plus souvent imaginée sous la forme d’un État indépendant, souverain et invariablement national.

    Le « politique » est la manifestation du pouvoir dans le corps social. Aussi diffus que ce pouvoir puisse être, il s’agglomère autour d’axes spécifiques, en interaction, pour créer des hiérarchies complexes et concentrées de privilèges et de marginalité, conditionnant par là même le degré auquel des groupes et des individus peuvent faire leur propre histoire (1).


  • The Oslo Accords: An Excuse for War Crimes.
    https://palestinesquare.com/2018/09/16/the-oslo-accords-an-excuse-for-war-crimes

    when the Palestine Liberation Organization (PLO) signed the Oslo Accords, it also signed off on the implementation of a dual set of laws based on nationality, which meant that the PA’s laws could only be applied to Palestinians while Israel maintained exclusive personal jurisdiction over Israelis in all criminal and civil matters, even for offenses committed in areas under PA jurisdiction. In other words, Israeli civilian and criminal law, but not Israeli military law, applies to Israelis irrespective of whether they are in the areas of the PA, in Area C, or in Israel; while Palestinians in areas A and B are subject to Palestinian civil laws and Israeli military law, irrespective of whether they are in Areas A, B, or C. In short, the PLO agreed to apartheid.

    Thus, for example, an Israeli who harms or kills a Palestinian in Area A or B cannot be tried for their actions, while Palestinians living in Area C must obtain Israeli permits in order to construct an additional room in their house or even erect a tent or solar panels. Most absurdly, in cases where an Israeli and Palestinian commit the exact same crime, the rights guaranteed to them and the punishment meted out differ substantially.

    [From the Journal of Palestine Studies | Mahmud Darwish’s Allegorical Critique of Oslo]

    At the same time, PA laws were solely designed to focus on matters falling within the areas of PA control but not in relation to matters affecting Palestinians beyond those areas. For example, the PA has never made any pronouncements or issued any injunctions in relation to Israel’s theft of Palestinian land, focusing instead on internal matters.

    Meanwhile, the Israeli legal system, far from challenging Israel’s occupation, vacillated between rubber-stamping the occupation – as seen in the cases involving home demolitions – and outright refusal to confront the occupation. For example, Israel’s courts have refused to hear challenges to Israeli settlement construction on the grounds that these are issues better left to politicians and not the courts.

    Perhaps the most troubling aspect of the changes in legal landscape is on the international level. While the Oslo Accords state that negotiations will lead to the “implementation of resolutions 242 and 338,” the mere fact that they engaged in a negotiation process over borders, settlements, Jerusalem, and refugees indicate that these matters are up for “compromise.” And, this has been the result: while it is clear that settlements are war crimes, the annexation of Jerusalem is illegal, Israel has no right to one inch of occupied territory and that Palestinians have a legal right to return, the Oslo Accords transformed these rights to mere issues to be negotiated.

    Oft-repeated statements from representatives of the international community highlight that Israeli “unilateral actions will not be recognized” and that the occupation “can only be resolved through negotiations.” Stated differently, representatives of the international community are effectively saying that they will recognize those settlements – those war crimes – that the PLO agrees to. This is akin to saying that there are no international standards – no objective laws – but that consent, no matter how it is obtained, can excuse any illegal act.


  • Le piège des accords d’Oslo, par Abdelbari Atwan - Actuarabe
    http://actuarabe.com/le-piege-des-accords-doslo

    Je me rappelle qu’il m’a pris à part quand nous sommes sortis de son bureau dans le quartier Jugurtha à Tunis pour aller marcher et s’éloigner des appareils d’écoute, et m’a dit : « Je vais te dire une chose que tu ne devras dévoiler qu’après ma mort ». Il a soupiré avant de déclarer : « Je vais rentrer en Palestine grâce à Oslo, malgré toutes mes réserves, afin d’y faire revivre l’OLP et la résistance. Je te promets que tu verras les Juifs fuir la Palestine comme les rats fuient le navire qui coule. Cela ne se passera pas dans ma vie mais durant la tienne ». Il m’a affirmé qu’il ne faisait pas du tout confiance aux Israéliens et je pense qu’il était sincère.

    Le Président Arafat est mort en martyr comme il le souhaitait, tué par le poison des Israéliens après avoir été assiégé dans son bureau pendant des mois, car il avait refusé de signer les accords de Camp David et d’abandonner Jérusalem ainsi que le droit au retour. Il a déclenché la seconde intifada et se procurait des armes de partout où il pouvait. Je sais qu’il collaborait avec les combattants du Hamas à Gaza et en Cisjordanie, leur fournissait de l’argent et des armes. Il a d’ailleurs mis en place un pont avec le Hezbollah au Sud du Liban : ils envoyaient des armes à bord de bateaux dans des tonneaux, qu’ils jetaient à la mer en face des côtes de Gaza. Il savait bien que les Israéliens ne voulaient pas la paix, n’étaient prêts à aucune concession et refusaient la constitution d’un Etat palestinien.


  • 27 villes du C40 auraient atteint le pic d’émissions. Pourquoi à ce stade je me méfie de cette annonce ?
    https://www.c40.org/press_releases/27-cities-have-reached-peak-greenhouse-gas-emissions-whilst-populations-increas

    27 of the world’s greatest cities, representing 54 million urban citizens and $6 trillion in GDP have peaked their greenhouse gas emissions. New analysis reveals that the cities have seen emissions fall over a 5 year period, and are now at least 10% lower than their peak. City Halls around the world have achieved this crucial milestone, whilst population numbers have increased and city economies have grown. These 27 cities have continued to decrease emissions by an average of 2% per year since their peak, while populations grew by 1.4% per year, and their economies by 3% per year on average.
    The cities are: Barcelona, Basel, Berlin, Boston, Chicago, Copenhagen, Heidelberg, London, Los Angeles, Madrid, Melbourne, Milan, Montréal, New Orleans, New York City, Oslo, Paris, Philadelphia, Portland, Rome, San Francisco, Stockholm, Sydney, Toronto, Vancouver, Warsaw, Washington D.C.

    Comme c’est beau ! Comme par hasard, aucune ville des pays actuellement en voie d’industrialisation, tel que la Chine par ex. n’est dans ce groupe. On peut se demander comme sont calculées ces émissions. Mon hypothèse est que ces données ne prennent pas en compte le cycle de vie des matières et des services produits dans les villes en question, seulement les émissions locales. Ce qui est sale est aujourd’hui en Chine, au MO, etc. Merci la mondialisation...
    D’autre part, des questions se posent également sur les contours des villes prises en considération, par ex. est-ce uniquement Paris intra muros ou bien la Métropole, voire l’IdF ? Probablement la première option. A ce stage les informations disponibles ne répondent pas à ces questions de base.
    Pour aller plus loin sur la question des méthodes de calcul, et notamment la différence entre la méthode territoriale et celle basée sur la consommation des ménages prenant en compte le cycle de vie, voir par ex. Pichler, Peter-Paul, Timm Zwickel, Abel Chavez, Tino Kretschmer, Jessica Seddon, and Helga Weisz, ‘Reducing Urban Greenhouse Gas Footprints’, Scientific Reports, 7 (2017), 14659 <https://doi.org/10.1038/s41598-017-15303-x>

    #changement_climatique #fake_news_possible



  • On se prend à rêver que tous les commandants de bord chez Air France optent pour le même comportement : débarquer les flics qui escortent les demandeurs d’asile déboutés et déportés.

    Mardi 11 octobre, l’avion de la Turkish Airline stationné sur l’aéroport d’Oslo se remplit doucement. Puis survient d’un seul coup deux policiers qui tiennent fermement un jeune homme qui gesticule et crie "non ! je ne veux pas rentrer en Iran, ils vont me tuer". Feri Gaulin, assise deux rangs plus loin, se lève et réagit, avec d’autres voyageurs. Le jeune homme qui a vu sa demande d’asile rejetée crie de plus en plus fort, les policiers décident de lui mettre un sac en plastique sur la tête. Il étouffe et crie tout ce qu’il peut "qu’il ne peut plus respirer". C’en est trop, Feri Gaulin et quelques passagers interviennent plus vigoureusement en essayant d’arracher le sac en plastique, les policiers s’énervent, rejettent les passagers et disent à Feri Gaulin (d’origine turque mais de nationalité norvégienne...) "qu’elle aussi elle devrait se « casser de Norvège » et rentrer chez elle d’où elle vient. Le commandant de bord excédé était sorti du cockpit et assistait à la scène : Il demande fermement aux policiers de quitter l’avion avec le jeune demandeur d’asile iranien ("Dehors" ! aurait-il crié aux flics). Et quand les policiers sont passés devant lui, le commandant de bord, de rajouter à l’adresse du flic qui avait insulté la jeune passagère que "lui aussi, ce serait bien qu’il rentre chez lui sans faire d’histoire [et de ne pas revenir]". Quelques minutes plus tard, un autre policier réapparait dans l’avion et vient présenter ses excuses - au nom de son collègue - pour le comportement inacceptable qu’il a eu...

    Dites voir, les commandants de bords d’Air France, ça vous dirait pas de faire la même chose que ce courageux commandant de bord turc à chaque fois que c’est le bordel dans votre avion quand on déporte des migrants saucisssonés et baillonés ?

    https://www.nrk.no/norge/politi-vist-bort-fra-fly-under-transport-av-asylsokjar-1.14206083

    Politi vist bort frå fly under transport av asylsøkjar – NRK Norge – Oversikt over nyheter fra ulike deler av landet

    Politi vist bort frå fly under transport av asylsøkjar

    Då asylsøkjaren skreik ut at han kom til å bli drepen i Iran, drog politiet ein plastpose over hovudet hans, hevdar flypassasjer som reagerte.


  • Gaza : les espoirs d’Oslo enfouis sous les ruines de l’aéroport international
    La Croix - afp , le 12/09/2018 à 11h10
    https://www.la-croix.com/Monde/Gaza-espoirs-Oslo-enfouis-ruines-aeroport-international-2018-09-12-1300968

    Le haut responsable palestinien Saeb Erakat (C) effectue une visite de l’aéroport international de Gaza, en compagnie d’un expert militaire israélien (G) et du chef du département de l’aviation civile palestinienne (D), le 21 novembre 1997, à l’apprche de son inauguration / AFP/Archives

    « Nous avons construit cet aéroport comme le premier symbole de notre souveraineté. Il ne reste plus rien que des ruines ».

    Photo prise le 9 septembre 2018 montrant une vue de l’ancien « aéroport international Yasser Arafat », détruit et déserté, situé dans la ville de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza / AFP

    #Gaza #Oslo


  • Public Opinion Poll No (69) Press-Release | PCPSR
    12 September 2018
    http://www.pcpsr.org/en/node/733

    As Fatah and Hamas lose popular support and more than 60% demand the resignation of president Abbas, and as half of the public views the PA as a burden on the Palestinian people, two-thirds reject a Palestinian-Jordanian confederation, three-quarters view conditions today as worse than those prevailing before the Oslo agreement, and 90% view the Trump Administration as biased in favor of Israel; and despite the ending of US aid to UNRWA and the PA, 60% oppose resumption of contacts with the Administration and a majority expects US efforts to fail in shutting down UNRWA

    #Abbas


  • Lobby israélien aux Etats-Unis, le documentaire interdit,

    par Alain Gresh (Le Monde diplomatique, septembre 2018)

    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/09/GRESH/59047

    À l’écran, il a tout du parfait gentleman. Malgré sa dégaine d’étudiant, James Anthony Kleinfeld, jeune Britannique juif bien sous tous rapports, diplômé de la prestigieuse université d’Oxford, parlant six langues, dont le néerlandais et le yiddish, s’orientant sans difficulté dans les arcanes des conflits au Proche-Orient, trouverait facilement sa place dans les bureaux d’un ministère des affaires étrangères occidental ou d’un think tank renommé. Pour l’heure, il a d’autres desseins : s’investir dans les organisations américaines favorables à Israël. Il est recruté par The Israel Project (TIP), qui s’occupe de soigner l’image d’Israël dans les médias. Accueilli à bras ouverts du fait de ses compétences, il côtoie durant cinq mois le gratin des responsables d’associations engagées dans la défense inconditionnelle d’Israël, notamment du puissant lobby pro-israélien aux États-Unis, l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac). Il fraie avec eux dans les cocktails, congrès, conventions, stages de formation pour militants, se liant avec les uns et les autres. Avenant, chaleureux, efficace, il gagne la confiance de ses interlocuteurs, qui lui parlent à cœur ouvert, laissant au vestiaire la langue de bois et les « éléments de langage » convenus. Et leurs confidences sont explosives.

    Comment influence-t-on le Congrès ? « Les membres du Congrès ne font rien si on ne fait pas pression sur eux, et la seule manière, c’est l’argent. » Comment combat-on les militants favorables aux droits des Palestiniens sur les campus universitaires ? « Avec les anti-Israéliens, le plus efficace est de faire des recherches sur eux, que vous mettez en ligne sur un site Web anonyme et que vous diffusez par des annonces ciblées sur Facebook. » Avec une candeur d’autant plus grande qu’ils croient s’épancher auprès d’un ami, les interlocuteurs de Kleinfeld admettent qu’ils se livrent à des opérations d’espionnage de citoyens américains, avec l’aide du ministère des affaires stratégiques israélien.

    Créé en (...)

    • Lobby israélien, le #documentaire interdit

      Une enquête menée par la chaîne qatarie #Al-Jazira dévoile les méthodes des groupes de pression américains favorables à Israël. Mais, soucieux de ne pas s’aliéner ces organisations dans son contentieux avec l’Arabie saoudite, le Qatar a gelé la diffusion du reportage.

      À l’écran, il a tout du parfait gentleman. Malgré sa dégaine d’étudiant, James Anthony Kleinfeld, jeune Britannique juif bien sous tous rapports, diplômé de la prestigieuse université d’Oxford, parlant six langues, dont le néerlandais et le yiddish, s’orientant sans difficulté dans les arcanes des conflits au Proche-Orient, trouverait facilement sa place dans les bureaux d’un ministère des affaires étrangères occidental ou d’un think tank renommé. Pour l’heure, il a d’autres desseins : s’investir dans les organisations américaines favorables à Israël. Il est recruté par The Israel Project (TIP), qui s’occupe de soigner l’image d’Israël dans les médias. Accueilli à bras ouverts du fait de ses compétences, il côtoie durant cinq mois le gratin des responsables d’associations engagées dans la défense inconditionnelle d’Israël, notamment du puissant lobby pro-israélien aux États-Unis, l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac) (1). Il fraie avec eux dans les cocktails, congrès, conventions, stages de formation pour militants, se liant avec les uns et les autres. Avenant, chaleureux, efficace, il gagne la confiance de ses interlocuteurs, qui lui parlent à cœur ouvert, laissant au vestiaire la langue de bois et les « éléments de langage » convenus. Et leurs confidences sont explosives.

      Comment influence-t-on le Congrès ? « Les membres du Congrès ne font rien si on ne fait pas pression sur eux, et la seule manière, c’est l’argent. » Comment combat-on les militants favorables aux droits des Palestiniens sur les campus universitaires ? « Avec les anti-Israéliens, le plus efficace est de faire des recherches sur eux, que vous mettez en ligne sur un site Web anonyme et que vous diffusez par des annonces ciblées sur Facebook. » Avec une candeur d’autant plus grande qu’ils croient s’épancher auprès d’un ami, les interlocuteurs de Kleinfeld admettent qu’ils se livrent à des opérations d’espionnage de citoyens américains, avec l’aide du ministère des affaires stratégiques israélien.

      Créé en 2006, ce dernier dépend directement du premier ministre Benyamin Netanyahou. L’une de ses responsables confie : « Nous sommes un gouvernement qui travaille sur un territoire étranger et nous devons être très, très prudents. » En effet, car certaines de ces actions pourraient se révéler passibles des tribunaux américains.

      À la fin du stage de « Tony », M. Eric Gallagher, son chef à TIP, se montre si satisfait de ses services qu’il lui propose de l’embaucher. « J’adorerais que tu viennes travailler pour moi. J’ai besoin de quelqu’un qui a l’esprit d’équipe, qui travaille dur, qui est passionné, curieux, bien formé, qui parle bien, qui a beaucoup lu. Tu es tout cela. »Mais son poulain refuse. Car, on l’aura deviné, il n’est pas tout à fait celui qu’il prétend être, même si ses diplômes et ses compétences ne sont pas contestables : il est un infiltré, missionné par la chaîne Al-Jazira, propriété de l’émirat du Qatar, pour réaliser un documentaire sur le lobby pro-israélien. Il a filmé en caméra cachée une partie des confidences qu’il a recueillies et il a réuni, avec d’autres membres d’une équipe dirigée par Phil Rees, de la cellule d’investigation de la chaîne, tous les ingrédients d’une enquête spectaculaire. La diffusion de celle-ci était d’autant plus attendue que, en 2017 déjà, un reportage d’Al-Jazira sur le lobby pro-israélien au Royaume-Uni (2) avait montré les ingérences d’Israël dans les affaires internes d’un pays étranger, et ses tentatives pour faire chuter un ministre considéré comme propalestinien — ce qui avait abouti à des excuses publiques de l’ambassadeur d’Israël à Londres et au retour précipité à Tel-Aviv d’un diplomate de haut rang.

      On pouvait donc s’attendre à un événement médiatique, avec ses démentis outragés et ses violentes polémiques. Mais non : la diffusion, programmée pour début 2018, a été reportée sine die, sans explications officielles. On a fini par apprendre, grâce à des articles dans la presse juive américaine (3), que le documentaire ne passerait pas, ce qu’a confirmé Clayton Swisher, directeur de la cellule d’investigation de la chaîne, dans un article où il regrettait ce choix ; quelques jours plus tard, la chaîne annonçait qu’il prenait un congé sabbatique (4). L’enquête a été sacrifiée dans la bataille sans merci que se livrent le Qatar d’un côté et l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis de l’autre pour gagner les faveurs de Washington dans le conflit qui les oppose depuis juin 2017 (5). Et quelle meilleure manière de l’emporter que de s’attirer les faveurs du puissant lobby pro-israélien, dont on connaît l’influence sur la politique américaine au Proche-Orient ?

      Pour faire pencher la balance, le Qatar a donc fait « reporter » la diffusion, obtenant en échange le secours inespéré d’une partie de l’aile droite d’un lobby déjà très à droite dans son ensemble. M. Morton Klein, le président de l’Organisation sioniste américaine (ZOA), un proche de M. Stephen Bannon, ancien conseiller du président Donald Trump, s’est même rendu à Doha et s’est réjoui d’avoir enterré le documentaire (lire « Le Qatar en quête d’amis »). Que de tels groupes, qui accusaient il y a peu le Qatar de financer le Hamas et le terrorisme, aient accepté de virer de bord en échange de la rétention de l’enquête en dit long sur le caractère embarrassant des révélations qu’elle contient.

      Cet enfouissement d’un travail qui a duré plus d’une année a suscité des remous au sein de la chaîne. Certains ont souhaité que ces révélations ne sombrent pas dans les sables mouvants des compromis géopolitiques. C’est la raison pour laquelle nous avons pu voir, grâce à un ami résidant dans le Golfe, les quatre épisodes du documentaire, de cinquante minutes chacun, dans leur version presque définitive.

      Ce qui frappe au visionnage, c’est la fébrilité qui a saisi le lobby depuis quelques années, due à une peur sourde de perdre son influence. Comment l’expliquer, alors que le soutien à Israël est massif aux États-Unis et que les élus des deux partis, républicain et démocrate, apportent un appui sans faille à n’importe quelle aventure d’Israël ? L’élection de M. Trump n’a-t-elle pas amené Washington à abandonner toute volonté de jouer les intermédiaires dans le conflit israélo-arabe et à se ranger sans aucun faux-semblant aux côtés du gouvernement le plus à droite de l’histoire d’Israël ? Sans doute ; mais, dans ce paysage en apparence favorable, un spectre hante le lobby : celui de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS).

      Ce mouvement lancé en 2005 se propose d’appliquer à Israël les méthodes non violentes qui ont fait leurs preuves contre l’Afrique du Sud de l’apartheid. Il a connu un essor sur les campus américains. Mais faut-il vraiment s’en alarmer, s’interroge M. David Brog, directeur des affaires stratégiques de Chrétiens unis pour Israël (CUFI) et directeur exécutif de la Maccabee Task Force, l’un des groupes qui combattent BDS ? « Israël est la “start-up nation”. Il reçoit plus d’investissements étrangers qu’à n’importe quel autre moment de son histoire. Alors pourquoi ne pas se calmer, comprendre que BDS ne vaut rien et l’ignorer ? » Il insiste : « Je ne pense pas que BDS ait jamais eu pour objectif que les universités retirent leurs investissements en Israël. En ce qui concerne l’argent, nous n’avons pas d’inquiétude à avoir ; mais les efforts déployés pour creuser un fossé entre nous, qui aimons Israël, et la génération montante, sont préoccupants. Parmi les jeunes nés après l’an 2000 et les étudiants, on en arrive au point où la majorité est plus favorable aux Palestiniens qu’aux Israéliens. » M. Jacob Baime, directeur exécutif de l’Israel on Campus Coalition, un groupe d’organisations qui emploie plus d’une centaine de personnes pour lutter contre BDS dans les universités, s’inquiète : « La seule chose que tous les membres du Congrès, tous les présidents, tous les ambassadeurs ont en commun est le fait d’avoir passé du temps sur les campus, et c’est durant cette période qu’ils ont été formés. » Seront-ils encore demain des « amis d’Israël » ?

      Discréditer le messager

      Un élément supplémentaire alarme le lobby. Le soutien à Israël a toujours transcendé les clivages entre démocrates et républicains. N’est-ce pas M. Barack Obama qui, quelques mois avant la fin de son mandat, a fait voter une aide inconditionnelle de 38 milliards de dollars (33 milliards d’euros) à Israël sur dix ans, en dépit de ses relations détestables avec M. Netanyahou ? Mais le paysage politique se transforme, et le ralliement inconditionnel du lobby à M. Trump réduit sa base, qui se résume de plus en plus au Parti républicain et à la droite évangélique. M. David Hazony, ancien directeur de The Tower Magazine et membre influent de TIP, le reconnaît dans le documentaire : « Le boycott immédiat d’Israël, ce n’est pas un problème. Le plus gros problème, c’est le Parti démocrate, les partisans de Bernie Sanders, tous ces anti-Israéliens qu’ils amènent dans le Parti démocrate. Être pro-israélien ne relèvera bientôt plus d’un consensus bipartisan, et chaque fois que la présidence changera, la politique à l’égard d’Israël risquera de changer. C’est une chose dangereuse pour Israël. C’est cela qui est en jeu dans la bataille sur les campus. » Ce que confirme John Mearsheimer, coauteur d’un célèbre livre (6) sur le lobby, dont les commentaires ponctuent le documentaire. Il constate que, désormais, le soutien à Israël croît au Parti républicain alors qu’il diminue au Parti démocrate : « Il y a une différence substantielle entre les deux partis. »

      Comment contrer cette évolution ? En engageant un débat politique ? Difficile, alors que, depuis l’échec des accords d’Oslo, signés en 1993, Israël est dirigé par des partis d’extrême droite qui refusent toute solution diplomatique. Il ne peut être question de discuter du sort des Palestiniens, de l’avenir des colonies ou du drame de Gaza. Et le ralliement du lobby à M. Netanyahou et à M. Trump est peu propice à susciter l’enthousiasme des étudiants américains. Le journaliste Max Blumenthal fait remarquer (Twitter, 15 février 2018) que c’est cette tactique du refus de la discussion que le lobby déploie au sujet du documentaire d’Al-Jazira : assimiler le journalisme d’investigation à de l’espionnage ; discréditer la chaîne en la réduisant à son propriétaire, le Qatar ; affirmer que le sujet est le « lobby juif », et non le soutien à Israël. Et ainsi éviter toute discussion sur le fond des révélations et sur la politique israélienne.

      Directeur exécutif du Comité d’urgence pour Israël (ECI), M. Noah Pollak synthétise la ligne adoptée face aux critiques : « Pour discréditer le message, il faut discréditer le messager. Quand vous évoquez BDS, vous devez dire que c’est un groupe qui prône la haine, la violence contre les civils. C’est-à-dire qu’il soutient le terrorisme. » Et, bien sûr, qu’il est antisémite. L’organisation Voix juives pour la paix (JVP) ? Il préfère l’appeler « Voix juives pour le Hamas »… Mais il reste optimiste, car, comme il l’explique à « Tony », la majorité des Américains reste favorable à Israël, alors qu’au Royaume-Uni « c’est de la haine pure. Vous avez laissé la moitié de ces Pakistanais de m… s’installer chez vous ».

      Pour « discréditer le messager », il faut accumuler des informations variées, qui vont de sa vie privée à ses activités professionnelles, en passant par ses convictions politiques. Le lobby pro-israélien a instauré ces dernières années un réseau d’espionnage. « Nos opérations de recherche,s’enorgueillit M. Baime, disposent d’une technologie de pointe. Quand je suis arrivé, il y a quelques années, notre budget était de quelques milliers de dollars ; il est aujourd’hui de 1,5 million, sans doute 2. Je ne sais même pas ; c’est énorme. » Mais ses amis et lui tiennent à rester « invisibles » : « Nous faisons cela de manière sécurisée et anonyme ; c’est la clé. »

      Parmi les groupes les plus redoutés par les militants favorables aux droits des Palestiniens figure Canary Mission (7), dont le financement, les membres et le fonctionnement restent secrets. Une journaliste proche du lobby explique son rôle : « Ceux qui le haïssent, ceux qui sont visés parlent de “liste noire”. Vous avez des noms, des étudiants et des professeurs d’université, des organisations qui ont des liens avec le terrorisme ou avec des terroristes qui ont appelé à la destruction de l’État juif. » Le site de l’organisation résume ainsi son objectif : « Assurez-vous que les radicaux d’aujourd’hui ne deviendront pas vos employés demain. » Surplombant la biographie de chaque victime clouée au pilori, ce slogan : « Si vous êtes raciste, le monde doit le savoir. »
      Kleinfeld a réussi à remonter à son fondateur et financier, M. Adam Milstein, président du Conseil israélien américain (IAC), condamné à une peine de prison pour fraude fiscale en 2009, ce qui ne l’a pas empêché de poursuivre ses activités du fond de sa cellule. Il expose au jeune homme sa philosophie : « Tout d’abord, mener des enquêtes sur eux [les militants favorables à la Palestine].. Quel est leur projet ? S’attaquer aux Juifs parce que c’est facile, parce que c’est populaire. Nous devons les démasquer pour ce qu’ils sont : des racistes, des gens hostiles à la démocratie. Nous devons les mettre sur la défensive. »

      Plusieurs étudiants témoignent des risques qu’ils encourent. Mme Summer Awad, qui a participé à la campagne pour les droits des Palestiniens à Knoxville (Tennessee), raconte comment elle a été harcelée sur Twitter, comment « ils » ont mis en ligne des informations à son sujet datant de plus de dix ans : « Ils creusent et creusent encore. Quelqu’un a contacté mon employeur et lui a demandé de me licencier, en le menaçant de le dénoncer comme antisémite s’il n’obtempérait pas. » Ces méthodes de délation peuvent signifier une mise à mort professionnelle ou, pour un étudiant, compliquer la recherche d’un emploi à la fin de son cursus. Certains des accusés ont donc envoyé des « messages de repentir » qui sont publiés dans une rubrique spéciale du site de Canary Mission (8) en échange du retrait de leur nom de la liste noire : des « aveux » anonymisés dans lesquels ils expliquent qu’ils ont été « trompés » et qui ressemblent à ceux arrachés aux suspects de sympathies communistes du temps du maccarthysme aux États-Unis dans les années 1950, ou dans les régimes autoritaires aujourd’hui. « C’est la guerre psychologique. Ils sont terrifiés, se réjouit M. Baime. Soit ils la ferment, soit ils passent leur temps à faire des recherches [sur les accusations portées contre eux] au lieu d’attaquer Israël. C’est très efficace. » Un autre interlocuteur de « Tony » regrette cependant que « diffamer quelqu’un en le traitant d’antisémite n’ait plus le même impact ».

      Ces croisades, qui s’appuient sur la récolte de données personnelles de citoyens américains, ne seraient pas possibles sans les moyens accordés par le ministère des affaires stratégiques israélien. Mme Sima Vaknin-Gil, sa directrice générale, le reconnaît lors d’une conférence à l’IAC : « En ce qui concerne la collecte de données, l’analyse de l’information, le travail sur les organisations militantes, la piste de l’argent, c’est quelque chose que seul un pays, avec les ressources dont il dispose, peut faire au mieux. » Elle ajoute : « Le fait que le gouvernement israélien ait décidé d’être un acteur-clé signifie beaucoup, parce que nous pouvons apporter des compétences que ne possèdent pas les organisations non gouvernementales impliquées dans cette affaire. Nous sommes le seul acteur du réseau pro-israélien à pouvoir combler les lacunes. (…) Nous avons le budget, et nous pouvons mettre sur la table des choses bien différentes. » Puis son propos se fait menaçant : « Tous ceux qui ont quelque chose à voir avec BDS doivent s’interroger à deux fois : est-ce que je dois choisir ce camp ou bien l’autre ? »

      Une violation des lois américaines

      Dans ce travail de collecte d’informations, Mme Vaknin-Gil admet : « Nous avons la FDD et d’autres qui travaillent [pour nous]. » La Fondation pour la défense des démocraties (FDD) est un think tank néoconservateur qui a joué ces dernières années un rôle important dans le rapprochement entre les Émirats arabes unis et Israël. Il a participé l’été dernier à la campagne contre le Qatar et contre Al-Jazira, accusée d’être un instrument de déstabilisation régionale. Or, selon la loi américaine, les organisations ou les individus travaillant pour un gouvernement étranger doivent s’enregistrer en tant que tels au ministère de la justice. Ce dernier osera-t-il traîner devant les tribunaux la FDD, qui n’a pas accompli ces démarches ?

      Comme le remarque Ali Abunimah, animateur du site The Electronic Intifada, « si vous aviez un enregistrement d’un haut responsable russe ou iranien, ou même canadien, reconnaissant que son pays mène des opérations clandestines d’espionnage de citoyens américains et utilise pour cela la couverture d’une organisation américaine, ce serait une bombe ! ». Car cette coopération ne se limite pas à la FDD, et nombre des interlocuteurs de Kleinfeld, comme M. Baime, l’admettent sous le sceau de la confidence, même s’ils ajoutent que le sujet est « délicat » et qu’il vaut mieux ne pas s’étendre.

      Le documentaire contient d’autres révélations, comme la manière dont les journalistes américains sont « pris en charge » à Jérusalem par TIP (9), cornaqués, mais aussi alimentés en sujets « clés en main » qu’ils n’ont plus qu’à diffuser aux États-Unis ; ou les pressions exercées sur les médias et les agences de presse pour qu’ils modifient leurs dépêches ou leurs articles…

      Bien que tout semble aujourd’hui sourire à Israël, ses partisans américains, en dépit de tous leurs moyens, sont nerveux. L’avenir leur paraît s’assombrir, y compris dans les milieux les plus susceptibles de les appuyer. Mme Vaknin-Gil l’admet : « Nous avons perdu la génération des Juifs nés après l’an 2000. Leurs parents viennent m’expliquer les difficultés qu’ils rencontrent avec leurs enfants durant des dîners de shabbat. [Les plus jeunes] ne reconnaissent pas l’État d’Israël et ne nous voient pas comme une entité à admirer. »

      #Alain_Gresh
      Directeur du journal en ligne Orient XXI

      #Palestine #BDS



  • SyrianObserver.com : Syria Will Take Back the Golan and the Sanjak of Alexandretta

    Un étonnant article publié dans un journal officiel syrien

    http://syrianobserver.com/EN/Commentary/34632/Syria_Will_Take_Back_Golan_the_Sanjak_Alexandretta

    When the war against Syria began in 2011, the Zionist enemy was still occupying the Golan Heights and the Turkish enemy was still occupying the Sanjak of Alexandretta.

    Over the years, the Syrian Arab Army has managed to dismantle the conspiracies led by the United States and other colonial powers, in which the Zionist enemy and the Turkish enemy participated. According to the new balance of powers in the region, when the war in Syria comes to an end, the Zionist enemy will be forced to withdraw fully from the Golan without alleged peace deals that follow the Camp David, Oslo and Arabah models. The withdrawal will be without conditions and similar to the Zionist withdrawal from southern Lebanon in 2000. The Zionist enemy has a crippling fear about entering into a direct war with the Syrian Arab Army, whose military and fighting capabilities have developed greatly and has stunned the Zionist enemy. The enemy has tried and failed more than once to test the Syrian air defenses. Syria is fully prepared to enter into a war and liberate the occupied Arab territory in the Golan.

    Of course, the same new equations apply to the Turkish enemy, which will be forced to withdraw from Syrian territory which it occupies, because the Syrian Arab Army and its allies will not accept anything but the full liberation of Syrian Arab territory, which has been occupied by aggressor nations which are either directly engaged in this war or which have been occupied by terrorist takfiri groups who work as proxies for them. After that, Turkey will have to withdraw from the Sanjak of Alexandretta which has been historically occupied and which the Syrian state will not allow to remain occupied. The Syrian Arab Army is ready to enter into a war to liberate it — with God as our witness.