city:puebla

  • Notes anthropologiques (XI)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XI

    Où il est question de la communalité

    Le Deuxième Congrès international sur la communalité s’est tenu à Oaxaca du 5 au 9 mars 2018. Le Premier Congrès international avait eu lieu à Puebla en 2016 et avait regroupé plus de monde pour deux raisons : la première est l’importance qu’a prise au cours des ans cette notion de communalité, qui fut « inventée » et mise en avant dans les années 1980 par Floriberto Díaz de Tlahuitoltepec, communauté Ayuujk (mixe) de la Sierra Juarez (Oaxaca), et par Jaime Martínez Luna de la communauté zapotèque de Guelatao (Sierra Juarez, Oaxaca) ; la seconde raison est due au fait que l’invitation venait de l’université de Puebla et que ce concept a désormais pénétré, après un rejet de plusieurs années, le monde universitaire focalisant par sa pseudo-« nouveauté » l’attention des intellectuels et des chercheurs. Le monde universitaire était moins présent à Oaxaca, où la convocation ne venait pas de l’université mais de l’« Académie de la communalité » (...)

    #Mexique #Oaxaca #anthropologie #communalité #autonomie #Pierre_Clastres #société #État #individu

  • Oaxaca, Mexique
    Deuxième Congrès international sur la communalité

    https://lavoiedujaguar.net/Oaxaca-Mexique-Deuxieme-Congres-international-sur-la-communalite

    Dans le cadre du Deuxième Congrès international sur la communalité, une première discussion autour du thème de la terre et du territoire eut lieu à San Pedro Comitancillo les 5 et 6 mars 2018. San Pedro Comitancillo se trouve dans l’isthme de Tehuantepec. Participèrent à cette rencontre des gens venus d’Ixtepec, de Matías Romero, de Juchitán, de Santa María Guegolani, de Santa María Ixhuatan, d’Unión Hidalgo, de San Juan Guichicovi, de San Mateo del Mar, de Salina Cruz, de San Miguel Chimalapa et des États du Chiapas, de Veracruz, du Querétaro, de la ville de Mexico, de l’État de Mexico, de Puebla, de Jalisco et aussi des compagnons venus de Colombie, d’Espagne, d’Allemagne, d’Argentine et de Bolivie.

    Les participants à cette première rencontre ont reconnu l’importance du territoire comme lieu où se développe une vie sociale forte autour d’un bien commun à tous. Ils ont constaté que le territoire et, par voie de conséquence, les habitants sont désormais l’objet d’une agression continue de la part d’entreprises commerciales transnationales qui convoitent, soit l’eau, soit la terre, soit la richesse du sous-sol, soit le bois des forêts, etc., rendant ainsi de plus en plus aléatoire et problématique la vie communale (...)

    #Mexique #Oaxaca #communalité #congrès_international #peuples_originaires #territoire #capitalisme #néocolonialisme #EDF #ressources

  • Hommage à la Malinche

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Hommage-a-la-Malinche

    L’essai de Georges Lapierre Vierge indienne et Christ noir,
    une « petite archéologie de la pensée mexicaine »,
    paraît en feuilleton, deux fois par mois,
    sur « la voie du jaguar ».

    Conclusion

    Vers 1640, 1641, l’évêque de Puebla, Juan de Palafox, relance le culte de la Vierge d’Ocotlán. Ocotlán est une colline qui domine la ville de Tlaxcala. Juan de Palafox est un évêque influent, il va même être nommé vice-roi par intérim en 1642, puis il sera archevêque de Mexico. Un chapelain est nommé et un véritable sanctuaire est désormais consacré à l’image de la Vierge. En relançant le culte de la Vierge, Juan de Palafox initie une politique religieuse offensive. Cette politique a un double objectif : le premier vise à réduire l’influence des ordres monastiques et en particulier des franciscains, qui, depuis leur couvent de Huamantla, entre Puebla et Tlaxcala, contrôlent un vaste territoire et continuent à faire ombrage à l’Église séculière. (...)

    #Mésoamérique #culte #Xochiquetzal #Malinche #homme-dieu #persistance

  • Message du Congrès national indigène
    et du Conseil indigène de gouvernement

    http://lavoiedujaguar.net/Message-du-Congres-national

    Nous, Commission de coordination et de suivi du Conseil indigène de gouvernement, avons reçu un premier soutien financier des bases d’appui zapatistes, à travers la Commission Sexta de l’EZLN, destiné, à leur demande, aux communautés, quartiers, nations, tribus et peuples originaires affectés par les cyclones, ouragans et tremblements de terre dans les États du Chiapas, d’Oaxaca, de Puebla, du Guerrero, du Morelos, de Mexico et dans la ville de Mexico.

    Dans ce but, le CNI et le CIG sont déjà en train de s’organiser pour prendre contact avec nos frères et sœurs indigènes qui souffrent des dégâts de ces catastrophes naturelles, afin de faire parvenir l’aide rassemblée dans nos propres centres de collecte lieux de dépôt, et pour former un fond de reconstruction permettant aux familles affectées de réparer ou de reconstruire leurs foyers. (...)

    #Mexique #séismes #solidarité #Conseil_indigène_de_gouvernement #zapatistes

  • Terremoto en México: Un seismo de magnitud 7,1 sacude el país
    http://www.lavanguardia.com/internacional/20170919/431412890415/terremoto-mexico.html

    http://www.lavanguardia.com/r/GODO/LV/p4/WebSite/2017/09/19/Recortada/img_bmartinezg_20170919-204558_imagenes_lv_otras_fuentes_terremotomexi

    Un fuerte terremoto de magnitud 7,1 sacudió este martes fuertemente la capital mexicana y causó al menos dos muertos, según la cifra provisional que dio el Gobierno de México, un saldo que podría aumentar ya que hay personas atrapadas bajo los edificios derruidos. Se produjeron muchas escenas de pánico justo cuando se cumplen 32 años del poderoso terremoto que dejó miles de muertes en la Ciudad de México.

    El Servicio Sismológico Nacional (SSN) detalló que, según el reporte preliminar, se trató de un solo evento sísmico en los límites de Morelos y Puebla. El movimiento telúrico fue de magnitud 7,1 y su epicentro, registrado a las 13.14 hora local (18.14 GMT), se localizó a 12 kilómetros al sureste de Axochiapan, en el central estado de Morelos, a una profundidad de 57 kilómetros.

    • Un séisme de magnitude 7,1 au Mexique
      http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/09/19/un-seisme-de-magnitude-7-1-au-mexique_5188049_3222.html

      Un séisme de magnitude 7,1 a frappé le Mexique, a annoncé mardi 19 septembre l’Institut américain de géophysique (USGS). Ce tremblement de terre est survenu trente-deux ans jour pour jour après celui de 1985, qui fit plus de dix mille morts, et une semaine à peine après un séisme qui en a fait une centaine dans le sud du pays.

      Selon les premières données de l’USGS, l’épicentre du séisme se situait dans l’Etat de Puebla, dans le centre du pays, à une centaine de kilomètres au sud-est de la capitale, Mexico. « On nous rapporte des immeubles endommagés », a également tweeté le gouverneur de l’Etat de Puebla, Tony Gali.

      Dans la capitale de 20 millions d’habitants, des scènes de panique ont eu lieu. Dans le quartier central de la Roma, au moins un immeuble était effondré.

      L’aéroport international de Mexico a annoncé sur son compte Twitter la suspension de son activité.

  • Appel à la solidarité avec le peuple maseual
    de la Sierra Nororiental de Puebla

    Altepe Tajpianij

    http://lavoiedujaguar.net/Appel-a-la-solidarite-avec-le-1361

    Cuetzalan, Puebla, Mexique, 13 décembre 2016.

    Dans la Sierra Nororiental de Puebla, les peuples maseual et totonakú luttons depuis plus de dix ans contre les entreprises minières et hydroélectriques. Depuis le 19 novembre, à Cuetzalan, nous, du peuple maseual, répondant à l’appel de notre organisation Altepe Tajpianij (les Gardiens du territoire), nous veillons à ce que la décision populaire soit respectée et à ce qu’on ne construise pas une sous-station électrique. Nous avons installé un campement, de toile et de plastique, où depuis novembre résident des dizaines d’hommes et de femmes.

    Nous campons pour protester contre la décision de la Commission fédérale d’électricité (CFE) de construire une ligne à haute tension qui doit traverser toute notre municipalité (...)

    #Mexique #Puebla #haute_tension #peuples_originaires #résistance

  • Guerre ouverte entre Trump et l’industrie automobile Le Devoir - 12 novembre 2016 - Éric Béziat

    http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/484526/guerre-ouverte-entre-donald-trump-et-l-industrie-automobile

    La bataille « Donald Trump contre l’industrie automobile » est engagée. À peine le résultat de l’élection présidentielle a-t-il été proclamé que General Motors (GM), le premier constructeur américain, annonçait, mercredi, la suppression de plus de 2000 emplois dans des usines du nord des États-Unis. Une provocation et une forme d’avertissement, au lendemain de la victoire du candidat républicain, qui avait protesté contre les réductions d’emplois dans l’industrie automobile pendant sa campagne.

    S’il est une industrie qui ne se réjouit pas de la victoire de M. Trump, c’est bien celle de la voiture. Le président désigné a fait des constructeurs et équipementiers l’une de ses cibles favorites et les experts s’accordent à dire que le turbulent milliardaire a construit sa victoire dans la « Rust Belt », ces États du Nord-Est américain qui ont perdu plus de la moitié de leurs emplois industriels en 30 ans.

     

    Un mois avant le scrutin, le candidat milliardaire était à Flint, dans l’État du Michigan pour fustiger le projet de Ford de délocaliser la production de toutes ses petites voitures citadines vers le Mexique. « On ne devrait pas laisser faire ça, a-t-il déclaré. Rien. Nous n’aurons rien, à l’exception du chômage à Flint et dans le Michigan. C’est affreux ! » Dans son combat pour le « made in USA », Donald Trump a dénoncé le traité de libre-échange nord-américain, l’ALENA, négocié par le président Bill Clinton dans les années 1990.
     
    Depuis l’entrée en vigueur, de ce traité, le 1er janvier 1994, le Mexique est peu à peu devenu un eldorado pour les industriels de l’auto. Cette ruée vers le sud s’est accélérée depuis 2012 et les projets d’usines ont fleuri en 2016. Celui de Ford, annoncé début avril, prévoit un investissement de 1,6 milliard dans le centre du Mexique et la création de 2800 emplois directs.
     
    Salaires bas, main-d’oeuvre bien formée : le Mexique cumule les atouts pour les constructeurs automobiles et les groupes industriels devenus dépendants de ces accords commerciaux, avec le risque qu’ils soient confrontés à l’avenir à des coûts plus élevés.
     
    Charles Chesbrough, économiste de l’OESA (Original Equipment Suppliers Association), un groupement d’équipementiers automobiles à Detroit, affirme que la mise en oeuvre du programme de Donald Trump obligera les consommateurs américains à payer leur véhicule plus cher. « Cette politique pourrait grever de 5000 $US le prix d’une petite voiture en provenance du Mexique » , a-t-il calculé.
     
    Pas que le « Big three »
    Le pays a attiré la fine fleur des constructeurs et équipementiers mondiaux, et pas seulement les « Big three » américains (GM, Ford, Fiat-Chrysler). Les Allemands sont bien représentés avec Mercedes, BMW, Volkswagen et Audi (qui vient d’inaugurer une usine pour produire ses modèles Q5), ainsi que les Japonais (Toyota, Honda). Nissan emploie 15 000 personnes au Mexique, et l’équipementier français Valeo 8500.
     
    Dans ce paysage, l’idée d’un mur entre le Mexique et les États-Unis n’est pas du goût des constructeurs, la production mexicaine étant avant tout destinée à l’exportation. Ainsi, l’usine des Audi Q5 à Puebla est conçue comme une plaque tournante pour le commerce extérieur. Sur 3,4 millions de voitures fabriquées en 2015 au Mexique, 2,8 millions ont été vendues hors du pays, dont 2 millions chez le voisin américain.
     
    Face à la menace d’une hausse des tarifs douaniers brandie par Donald Trump — il propose de taxer les voitures importées du Mexique à 35 % —, les industriels ont gardé leur sang-froid. En dehors de l’annonce provocatrice de GM, la seule réaction officielle est venue de la fédération allemande de l’automobile, la VDA. « Davantage de protectionnisme et des barrières commerciales supplémentaires seraient aussi préjudiciables aux États-Unis qu’à leurs partenaires commerciaux » , a mis en garde son président, Matthias Wissmann.
     
    Les constructeurs automobiles sont partis dans un round serré de négociations avec la nouvelle administration américaine. Ils vont devoir alterner menaces, comme GM, mais aussi pédagogie. « En fait, la mondialisation profite à l’industrie automobile américaine, explique Laurent Petizon, associé au cabinet AlixPartners. Les usines anciennes, les sureffectifs, le poids des retraites aux États-Unis sont financés par les gains réalisés en Europe, et surtout en Chine. »
     
    Barrières douanières
    Les groupes industriels américains tels que Ford, General Motors, Caterpillar et nombre de leurs fournisseurs ont investi des milliards de dollars en profitant des traités commerciaux avec le Mexique, la Chine et d’autres pays.
     
    Ford a annoncé cette année le transfert de la production de ses petits modèles de son site de Michigan vers le Mexique et un investissement de 1,6 milliard dans le pays. Son concurrent GM avait annoncé en 2014 un investissement de 5 milliards au Mexique sur quatre ans pour y créer 5600 emplois.
     
    En juin, BMW a ouvert une usine à San Luis Potosi, au Mexique, en s’engageant à y investir 2,2 milliards d’ici 2019 pour une production annuelle de 150 000 voitures. Trois mois plus tard, la division Audi de VW a inauguré une installation de 1,3 milliard de la même capacité près de Puebla, au Mexique, a recensé l’agence Reuters.
     
    Forte capacité de production
    Reuters rappelle que d’ici à 2020, le Mexique aura la capacité de fournir un quart de tous les véhicules vendus aux États-Unis, selon le cabinet d’études IHS Automotive, contre un sixième en 2012. Pendant ce temps, entre 1994 et 2013, les emplois dans les usines automobiles aux États-Unis ont diminué d’un tiers tandis que les emplois au Mexique ont presque quintuplé au cours de la même période.
     
    Le Mexique représente désormais 20 % de toute la production de véhicules en Amérique du Nord et a attiré plus de 24 milliards de dollars en investissement automobile depuis 2010, selon les données de l’association Center for Automotive Research basée à Ann Arbor, dans le Michigan, reprises par Reuters. Selon les plans d’investissement actuels, la capacité de production automobile du Mexique augmentera de 50 % au cours des cinq prochaines années, estime l’association, qui est financée par l’industrie automobile.
     
    « Le démantèlement de l’ALENA à ce stade serait assez difficile à réaliser » , estime Kristin Dziczek, directrice pour l’industrie, le travail et l’économie dans cette association.

    #Rust_Belt #Mexique #USA #Aléna #TTIP #CETA #Trump #GM #Ford #Fiat #Chrysler #Mercedes #BMW #Volkswagen #Audi #Toyota #Honda #Nissan #économistes #économistes_fous

  • MAI : ENTRE L’AUTORITARISME ET LA RÉSISTANCE.
    http://espoirchiapas.blogspot.mx/2016/06/lezln-communique-sur-les-manifs-des.html

    MAYO : ENTRE EL AUTORITARISMO Y LA RESISTENCIA.
    Le Calendrier ? Mai 2016.
    La géographie ?

    Bon, ça pourrait être n’importe quelle partie de ce pays rongé jusqu’au sang par les disparitions forcées, l’impunité faite institution, l’intolérance comme forme de gouvernement, la corruption comme modus vivendi d’une classe politique nauséabonde et médiocre.

    Mais ça pourrait aussi être n’importe quelle partie de ce pays rassaini par l’obstination des familles qui n’oublient pas leurs absents, la recherche tenace de la vérité et de la justice, la résistance rebelle face aux coups, aux balles et aux barreaux, l’envie de construire sonpropre chemin, sans maîtres, sans patrons, sans sauveurs, sans guides, sans chefs ; la défense, la résistance, la rébellion ; la brèche qui, à force de douleur et de rage, se fait plus large et plus profonde.

    "Mexique", c’est comme ça qu’on appelle communément ce pays, ce pays qui reflète à sa manière une crise qui secoue le monde entier. Il semble que, à un moment de la brève et intense histoire du XXe siècle, ce pays fut une référence touristique internationale. On parlait de ses paysages, de sa gastronomie, de l’hospitalité de ses habitants, de combien la dictature parfaite y était parfaite.

    Mais avant et pendant cette image de magazine, il s’est passé ce qu’il s’est passé. Non, je ne vais pas vous surcharger d’informations sur ce qu’il s’est passé dans le passé immédiat, disons au cours des trente dernières années.

    Le fait est que, ces dernières années, le "Mexique" est alors devenu référent mondial en matière de corruption gouvernementale ; de cruauté du narcotrafic ; non pas d’infiltration, mais de collusion entre le crime organisé et les institutions ; de disparitions forcées ; d’armée hors des casernes occupant les rues et les chemins ; d’assassinats et d’emprisonnements des opposants, des journalistes, et des gens qu’on ne compte plus ; le "warning" dans les parages touristiques ; le cynisme comme idiosyncrasie dans les médias et sur les réseaux sociaux ; la vie, la liberté et les biens personnels pariés sur la roulette mortelle de la vie quotidienne ("si c’était pas à ton tour aujourd’hui, peut-êtredemain"). Si vous êtes une femme, de n’importe quel âge, vous multipliez les risques. Le genre féminin, comme tout ce qui est différent, negagne que là-dessus : vous avez plus de chances de souffrir de la violence, de la disparition, de la mort.
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    Mais tout ça, vous le savez déjà. Il suffit d’avoir vécu ici, sur ces sols et sous ces cieux, un peu, pas beaucoup, disons entre les premiers mois de vie et moins de 5 ans, ce qui était l’âge des filles et des garçons assassinés dans la crèche ABC à Hermosillo, Sonora, Mexique, le 5 juin de l’année 2009, il y a déjà presque 7 ans de cela.

    Quel délit ces enfants avaient-ils commis ? Ont-ils été victimes de la malchance, d’un obscur dessein divin, du hasard ? Ou ont-ils été et sont-ils victimes d’une classe politique qui s’autorise tout à elle-même (comme le fait que l’une des impliquées - et non ciblée par les enquêtes-, soit pré-candidate à la présidence du Mexique au nom du Parti d’Action Nationale) ?

    Ce qui fait que le lieu pourrait être l’état de Sonora, où, toutefois, le crime et l’ignominie n’arrivent pas à vaincre les familles des enfants de la crèche "ABC".

    Ou ça pourrait être l’État de Mexico, où l’on prétend détruire et enterrer le peuple Ñatho de San Francisco Xochicuautla sous une autoroute du grand capital. Leur délit ? Défendre les forêts. Mais, sur les gravats de leurs maisons, les habitants se maintiennent en résistance.

    Ou ce pourrait être Oaxaca, dans la communauté Binizza d’Alvaro Obregón, à Juchitán, où des paramilitaires du Parti d’Action Nationale et du Parti de la Révolution Démocratique ont attaqué la population à coups de balles. Quelle est leur tort ? S’opposer à la privatisation du ventque le grand capital impose dans l’Isthme de Tehuantepec par le biais de "parcs éoliens".

    Ou ça pourrait être aussi Veracruz, qui est déjà un territoire de chasse aux femmes, aux jeunes, aux journalistes, qu’ils soient opposants ou non. Ou dans le Yucatán, où contre les habitants de Chablekal se met en place le soi-disant "Bouclier" [nom d’un programme expérimental de police] avec lequel les gouvernants protègent la spoliation. Ou le Guerrero, où tout le Mexique reprend le nom d’ "Ayotzinapa". Ou l’état deMorelos, devenu un gigantesque cimetière clandestin. Ou la ville de Mexico, où les manifestations de l’opposition sont interdites, car là-bas ce sont les véhicules motorisés qui dirigent, même par-dessus la Constitution. Ou Puebla, le bastion de la privatisation de l’eau et desautoroutes. Ou Tamaulipas où, comme dans tout le pays, le PRI est le bras institutionnel du crime organisé. Ou n’importe quel lieu de la république appelée "Etats-Unis Mexicains", avec ses vagues de licenciements, de spoliations, de vols, de disparitions, de destruction, demort... de guerre.

    Mais il se trouve que c’est au Chiapas. Et au Chiapas, nous portons notre regard sur...

    Tuxtla Gutiérrez, ville-capitale de l’état. Mai 2016. Température moyenne : 37° à l’ombre. Altitude : 522 mètres au-dessus du niveau de la mer.

    Date : le mois de mai du corps enseignant en résistance et en rébellion. Mais avant, permettez-moi quelques précisions :

    1.- La mal-nommée "réforme éducative" ne concerne pas l´education, mais le droit du travail. Si elle concernait l´éducation elle aurait pris en compte le corps enseignant et les familles. Quand le gouvernement refuse de dialoguer sur la réforme avec les enseignants et les familles, il reconnaît qu’il ne s’agit pas d’améliorer l’éducation, mais d’"ajuster le personnel" (qui est le nom que le capital donne aux licenciements).

    2.- La loi n’est pas en train d’être appliquée, elle est en train d’être violée. On prétend défendre la constitution (la réforme éducative) tout en violant la constitution (les lois qui garantissent les droits élémentaires comme celui de réunion, de pétition et de libre circulation).

    3.- Ce que font les médias de communication commerciaux est inutile. Les déclarations vont et viennent : "tout est normal", "la majorité des écoles travaillent", "quatre-vingt-dix et quelques pour cent des professeurs travaillent". Mais la réalité ne connait pas ces déclarations car lecorps enseignant est dans les rues. Dans les villages, les familles ont dit clairement qu’ils n’allaient pas accepter les remplaçants, qu’ils n’allaient pas les laisser rentrer ou qu’ils allaient les chasser.

    4.- Les enseignant-e-s ne défendent pas des privilèges, ils luttent dans l’ultime retranchement de n’importe quel être humain : le minimum pour les conditions de vie d’elles et eux-mêmes et de leurs familles. Vous vous étonnez qu’une personne soit prête à défendre le peu qu’il lui reste ? Un salaire infâme, des salles de classe qui ont l’air d’avoir été bombardées (et elles l’ont été, mais par les bombes économiques), pas un mais plusieurs horaires de travail, des groupes excessivement nombreux ? En résumé : peu de salaire, de mauvaises conditions de travail, et plein de boulot à faire. Ça vous dit quelque chose ? Et bien malgré ça les enseignant-e-s se présentent dans leur école et enseignent aux garçons et aux filles les chemins des sciences et des arts.

    5.- L’objectif de cette supposée réforme éducative est de détruire cette enseignante, cet enseignant qui se prépare durant des années et qui apratiquement dédié toute sa vie à cet office. Certes, avec la persévérance qu’on arrose dans les médias avec des billets, on a construit une image de leaders corrompus. Mais cette image, c’est le leurre pour mordre à l’hameçon. Non, l’objectif ce ne sont pas les leaders, mais tous les professeurs, y compris ceux du servile Syndicat National des Travailleurs de l’Éducation. Maintenant, si vous cherchez un modèle de leaders corrompus, vous l’avez là, la direction entière du SNTE.

    6.- Oui, l’objectif de la réforme éducative est de privatiser l’éducation. De fait, cette privatisation est déjà en marche. Laisser les écoles sans attention ni budget n’a pas mis un terme à l’éducation publique au Mexique pour une raison humaine : les enseignant-e-s. Raison pour laquelle il faut maintenant détruire ces profs. Il s’agit de provoquer une catastrophe dans le système éducatif de manière à ce que les famillespaient, en travaillant deux fois plus, des écoles privées ; ou bien acceptent que leurs filles et leurs fils se forment en consommant de la télévision, de la radio et des médias digitaux ; ou dans la rue ; ou même pas. Le métier de professeur ne s’improvise pas, il ne s’agit pas non plus d’une question d’intuition. Il s’étudie, il exige une préparation. Pas n’importe qui détient la capacité et les connaissances pour éduquer. Car dans les écoles on éduque, on ne fait pas qu’enseigner. Pas n’importe qui peut affronter avec succès un groupe d’enfants en âge scolaire ou préscolaire. C’est pour ça que les Écoles Normales sont nécessaires.

    7.- On vous a dit que le problème c’est que les professeur-e-s sont des fainéants et qu’ils ne veulent pas se former ? Ils mentent, n’importe quel enseignant ou enseignante aspire à être meilleur, à être mieux préparé. Faites ce que le gouvernement n’a pas fait, parlez avec unenseignant ou une enseignante. Mieux encore, écoutez-les. Vous verrez que quand il ou elle parlent de leur situation, on dirait qu’ils décriventla vôtre.

    -

    Nous, femmes et hommes zapatistes, on essaie de comprendre. Et pour comprendre, il faut écouter. On essaye toujours, autant que possible, d’avoir recours à l’information directe. Pour ce cas-ci, on a envoyé un groupe des "Tercios Compas" (médias zapatistes pascommerciaux, pas autonomes, pas libres, pas alternatifs, mais compas) et on a écouté les bases de soutien zapatistes qui font partie ducorps enseignant. Ce qui suit est tiré d’un des rapports de ces "oreilles" ["escuchas"].

    “Compañero Subcomandante Insurgente Moisés, te saludo y espero que te encuentres bien de salud y haciendo los trabajos para la lucha.

    "Compañero Sous-Commandant Insurgé Moisés, je te salue et espère que ta santé est bonne et que tu fais les travaux pour la lutte.
    Après mon bref salut, je commence à informer : Bon, on est allé la voir, la marche des enseignants. Mais il n’y a pas que des enseignants, il y a aussi beaucoup d’enseignantes. Les maudits policiers les ont attaqués et ils ont aussi attaqué les gens qui étaient dans le coin. Même des enfants ont été frappés. Ensuite, on a vu un tag, qui était comme un écriteau peint sur le mur, et qui disait "La police : contre le peuple, des grosses brutes : mais contre les narcos, des pédés !" Nous avons vu que pendant la marche, les enseignants étaient contents. Comme si ça ne leur faisaient rien qu’ils soient frappés et poursuivis, qu’on leur envoie de la fumée qui les empêche de respirer. A la marche il y a lesenseignants et les enseignantes qui viennent, mais aussi quelques mamans et papas des enfants qui vont à l’école, et dont les familles soutiennent les enseignants. On voit clairement qu’ils n’ont pas été amenés de force, mais qu’ils sont venus d’eux mêmes ! Ils sont motivés. Et les gens dans les maisons, ils crient leur soutien aux enseignants et enseignantes. Et dans la rue, ils leur donnent de l’eau, des fruits. On voit qu’ils aiment ces profs qui luttent. Et donc les profs crient des slogans : "Ce soutien, il se voit" et bon, moi j’ai pensé qu’il y a parfois des soutiens qui ne se voient pas, mais il n’y a pas de slogan.

    Ensuite on est allés voir ces maudits policiers qui courraient après les enseignants pour les poursuivre. On a vu que le policier paraitcomplètement vaincu. Seuls quelques policiers sont enthousiastes et frappent sur leur bouclier de plastique avec leur matraque, soit disant pour faire peur, mais ils ne font pas peur. La majorité des policiers ne peuvent presque pas marcher, je crois que c’est à cause de la chaleur.Beaucoup de soleil là-bas à Tuxtla. Et les enseignants et enseignantes, ben on voit qu’ils sont habitués à travailler dur, parce qu´ils y vontcontents. Ils chantent et ils crient leurs slogans. Ils ont même chanté "Venceremos" et là, pile-poil, moi aussi je me suis mis à chanter, mais je me suis rappelé que je suis ici en tant que "Tercio compa" et donc non. Les policiers chaque fois qu’ils s’arrêtent ils cherchent vite où il y a de l’ombre. Leurs chefs les disputent car ils ne veulent pas rentrer dans le rang.

    On a entendu un policier qui racontait à un autre qu’il poursuivait une petite fille et un enseignant, et que l’enseignant courait plus vite que la petite. Et le salaud s’est mis à rire, comme si c’était une blague de poursuivre une gamine. Et quand on leur donne l’ordre d’avancer, ils y vont en traînant leurs boucliers. Quelques-uns portent comme des boîtes de métal. D’autres des bâtons. Quand ils passent, les gens dans la rue disent des trucs aux policiers, allez vous-en, qu’ils disent, arrêtez d’embêter les enseignants. D’autres par-ci par-là les envoient carrément se faire foutre. Les policiers les regardent avec de la colère dans les yeux, mais ils ne s’arrêtent pas. Et ce sont les familles qui crient. Sur certaines maisons et certains bâtiments, il y a des écriteaux et aussi des affiches faites à la main où ils disent qu’ils soutiennent les enseignants. Dans les stations de radios, on entend les gens appeler pour faire des commentaires, mais c’est pas comme d’autres fois où ils se plaignent car les enseignants bloquent tout. Maintenant ils se plaignent des fédéraux, que la police fédérale ne fait que provoquer les gens, qu’on dirait qu’on est en guerre, que même quand les zapatistes étaient là on voyait pas autant de policiers dans les rues de Tuxtla. Personne ne remercie le gouvernement, ils disent clairement que c’est la faute des mauvais gouvernements. Et donc, ceux de la radio leur coupent la parole, car on voit bien qu’ils n’aiment pas ce que disent les gens. Et après, les journaux ils ont vraiment aucune honte, ils parlent d’autres choses qui n’ont rien à voir. Que les journalistes sont préoccupés car, à Chenalho, les gens de partis politiques ont séquestré d’autres gens de partis. Mais comme les enseignants ils l’a font la politique, ils expliquent leur lutte et les gens les écoutent et les comprennent. On écoute ce que disent les gens. Les gouvernements, ils ne les écoutent pas et ne les comprennent pas. Velasco, ils l’appellent "el niño" ["le gosse"] et ils se plaignent du "gosse" qui est juste bon à sortir et à se faire prendre en photo et à flâner. Et aussi les rumeurs disent qu’en fait il est déjà plus là, que les politiciens sont en train de se battre pour savoir qui va se retrouver gouverneur. Et ils disent : "celui qui va rester, c’est un voleur sans honte". Ils n’ont pas de respect pour le gouvernement.

    Les enseignants sont aimés et respectés, on leur donne de l’eau et des fruits, on les applaudit. Même les voitures, quand elles passent à côté, klaxonnent et sortent la main en signe de soutien. Pour les policiers, seulement des insultes. On a écouté un enseignant expliquer sa lutte : "maintenant il s’agit de la nourriture de nos enfants". Dans un lieu proche de Tuxtla qui s’appelle Chiapa de Corzo les gens se sont organisées et ont viré les fédéraux de là. Ce n’étaient pas des enseignants, c’étaient des familles. Ils les ont frappés, leur ont jeté des gaz, mais ils ne se sont pas rendus et ils ont dégagé les fédéraux. Voilà, comme tout ce qu´on a dit c´est ce qu´on a vu, nous sommes revenus pour informer.

    Ce qu’on voit, c’est qui sait ce qu’il va se passer, mais les mauvais gouvernements ont déjà perdu.
    C’est tout ce que j’ai à dire.
    -

    Maintenant, questions pour l’examen d’évaluation du gouvernement fédéral :

    Si un gouvernement n’est pas prêt à dialoguer et à négocier avec ses opposants, quels chemins leur laisse-t-il ? S’il n’utilise que l’argument de la force, qu’espère-t-il comme contre-argument ?

    Depuis les montagnes du Sud-est Mexicain

    Sous-commandant Insurgé Moisés Sous-commandant Insurgé Galeano

    Mexique, mai 2016.

    Du carnet de notes du chat-chien :

    L’heure du Policier 2 : Le vendeur de déodorants pour métrosexuels, cette version postmoderne de Gordolfo Gelatino, Aurelio Nuño Mayer,devrait arrêter de faire campagne pour la présidentielle et enfin reconnaître que la réforme qu’il prétend défendre n’est pas une réforme etqu’elle n’est pas éducative. Ce n’est qu’un effronté ajustement de personnel. Un patron mal habillé avec les vêtements institutionnels utilise un contremaître parfumé pour fermer des emplois.

    Et pour être un contremaître idiot qui rêve d’être un bon policier, il suit les instructions suivantes : Écrivez 100 fois : "l’éducation publique au Mexique est une entreprise et je dois la gérer en tant que telle." Ah n’étudiez pas l’histoire. Oubliez que la Coordination Nationale des Travailleurs de l’Éducation est née en 1979, au Chiapas, Mexique. Et qu’elle est née en réponse à la brutalité gouvernementale.

    -

    Les batailles que livrent les enseignant-e-s et les familles ne concernent pas que la fin du mois de mai. Elles ne sont que le début de nombreux mois et luttes qui auront lieu, et pas seulement de la part des profs. Dans les géographies et calendriers d’en bas l’histoire ne sedéroule pas, elle se fait.

    J’atteste,

    Ouah-Miaou

    http://espoirchiapas.blogspot.mx/2016/06/lezln-communique-sur-les-manifs-des.html

  • Latino Rebels | Purple Spring: Thousands of Women Protest Against Sexist Violence in Mexico #VivasNosQueremos
    http://www.latinorebels.com/2016/04/26/purple-spring-thousands-of-women-protest-against-sexist-violence-in-me

    April 24, 2016 marked a historic date in Mexico. More than 40 cities in the country, including Ciudad Juárez, Puebla, Guadalajara, Oaxaca and Mexico City, among others, were the sites of organized protests marches against machista-patriarchal violence. In Mexico, every day 7 women are murdered. Every day you hear or read in the news about disappeared, murdered, kidnapped, beaten, harassed, and raped women. This sexist (patriarchal) violence is lived through the everyday lives of women.

    le #mexique guey, quelle classe... #prince_and_the_revolution #purple #féminisme

  • US bans cilantro imports from Mexican farms littered with feces and toilet paper
    http://www.theguardian.com/world/2015/jul/28/us-bans-cilantro-mexican-farms-feces-toilet-paper

    The US has banned imports of cilantro from several farms in the Mexican state of Puebla after an investigation found growing fields littered with human feces and toilet paper.

    In Puebla they found that some farms had no toilet or handwashing facilities for workers, while others had bathrooms but no running water, soap or paper towels. They also found visibly dirty surfaces where the herb was cut, bundled and stored, including the crates used for transportation. The water used to wash coriander in some farms may have been contaminated by sewage.

    #toilette #exploitation #eau #merde

  • Un aller et retour dans l’Isthme

    Georges Lapierre

    http://www.lavoiedujaguar.net/Un-aller-et-retour-dans-l-Isthme

    #Oaxaca, #Mexique, juin 2014.

    (...) Le gouvernement peut aussi comme à Puebla ou à Morelos faire appel à l’armée et à la marine pour défendre les ouvriers travaillant à la construction des aérogénérateurs. Avec le manuel pour le bon usage de la force destiné à l’armée et à la marine, qui vient d’être approuvé par les législateurs, la répression des luttes sociales a été légalisée. Maintenant les soldats sont appelés à protéger les travaux si l’on considère en haut lieu que sont en danger des tierces personnes comme les ouvriers des chantiers, par exemple. À chaque élection présidentielle un pas de plus est accompli. L’armée était supposée sortir de ses casernes pour protéger la nation contre l’ennemi extérieur ; il y a peu de temps encore, l’armée était invitée à sortir de ses casernes pour protéger l’État contre la guérilla ; avec Calderón, l’armée était invitée à sortir des casernes pour défendre les gens contre le « crime organisé » ; avec Peña Nieto, elle est invitée à sortir des casernes pour protéger les travailleurs contre les gens. Ce sont là des prétextes ; en réalité, l’armée est invitée à sortir de ses casernes pour imposer par la force et contre la volonté des gens concernés des mesures impopulaires ; elle est l’instrument coercitif au service d’une autorité (d’une pensée, d’une volonté) étrangère, venue d’ailleurs et qui impose ses diktats à une population subjuguée. (...)

    #éoliennes #résistance

  • @rastapopoulos attend avec impatience l’augmentation du réchauffement climatique, pour enfin pouvoir cultiver des avocats par ici. Et pourquoi pas en Normandie même, tiens. MIAM MIAM.

    Ceci dit, Wikipedia m’apprend qu’il existe des variétés rustiques qui résistent aux grands froids ! Il est donc peut-être possible de déjà le faire, mais peut-être aussi que ce n’est pas un marché porteur et donc que ça n’intéresse personne de développer ça (la France étant pourtant le premier consommateur européen). Peut-être aussi que les variétés rustiques ne sont pas « industrialisables » (comme beaucoup de trucs bios/anciens/rustiques).

    Avocat (fruit) — Wikipédia
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Avocat_(fruit)

    Les variétés mexicaines suivantes sont les plus rustiques et peuvent résister à des températures de -7°C : Clifton, Duke, Ganter, Gottfried, Ignacio, Mayo, Mexicola, Mexicola grande, Northrop, Puebla, Stewart, Teague, Topa Topa, Walter Hole, Zutano.

    #manger #avocat #miam

  • Taekwondo : bientôt un dobok sexy ? Encore une louche de #sexisme répugnant dans un sport qui en était jusqu’alors exempté ?
    http://www.madmoizelle.com/taekwondo-bientot-dobok-sexy-196696

    Ah voilà, merci. C’est tout de suite plus clair. Autour de la table : des hommes, dont l’âge mûr laisse présumer qu’ils ne pratiquent plus le taekwondo avec l’assiduité qui a pu être la leur, avant que le temps ne fasse son oeuvre.

    Quand on dit qu’il est important que la parité soit un peu mieux respectée au sein des instances décisionnelles du sport, c’est précisément pour qu’à l’avenir, on en finisse avec ce genre d’initiative douteuse.

    Où l’on reparle de la sexualisation des athlètes

    Le problème avec ce dobok sexy, ce sont les implications sexistes qu’il représente, et notamment, l’idée que le sport féminin est moins spectaculaire. Comment le rendre plus agréable à regarder ? Pardi ! En faisant en sorte que les athlètes elles-mêmes soient « agréables à regarder » !

    Les fédérations, au lieu de chercher à promouvoir le sport féminin, vont alors chercher à promouvoir l’image du sport féminin, de sorte qu’il plaise à son public cible : l’homme hétérosexuel.

    • WTF (World Taekwondo Federation, mauvais esprits…) autres extraits de l’article sur la réunion de Puebla.

      Female Taekwondo uniform could be redesigned | en.masTaekwondo.com
      http://en.mastaekwondo.com/2013/08/female-taekwondo-uniform-could-be-redesigned

      The WTF welcomed the new model with great interest and will study the different designs created by Padrós to see some important details before they finally instruct any manufacturer to produce the official clothing. “Right now everything is in the hands of the WTF Secretary General Jean-Marie Ayer and the Director of Marketing. The original model was created in Tailor & Co with model Jessica Rovira, member of the National Taekwondo Team of Andorra” explained Juanjo Padrós to masTaekwondo.com.

      Le secrétaire général vient de la financehttp://en.mastaekwondo.com/2012/02/dr-jean-marie-ayer-appointed-as-secretary-general-of-the-wtf

      He received his Ph.D. in economics from Fribourg in Switzerland. He served as Chief Financial Officer at ABB Power Generation in Kuala Lumpur, Malaysia and as Vice President of Swisscom International in Bern, Switzerland.
      (…)
      Dr. Ayer’s firsthand knowledge in new media and Information Technology has already helped the WTF to revolutionize competitions with the establishment of instant video replay and the Taekwondo TV that allows for broadcast coverage in new media format. Furthermore, his background in technology will enhance the implementation of the WTF Global Membership System that will compile a sophisticated database of all WTF taekwondo competitors and practitioners around the world.

      Ses compétences en nouvelles technologies devraient lui suggérer de protéger un peu mieux les systèmes utilisés. Ainsi, on trouve sans difficulté aucune la photo de Jessica Rovira, de l’équipe nationale d’Andorre qui présente la nouvelle tenue, accompagnée de TOUTES les photos des compétiteurs dans un listing de répertoire ici http://www.tpss.nl/photos/50308 (et les autres compètes en naviguant dans l’arbre).

      Parmi les 5 arguments favorables à l’utilisation, d’après son créateur andorran

      3) The new technologies like blood pressure, heart beat, and temperature control chips can be applied in the new Doboks, and thus show to the world the most modern and innovative martial art and sport.

      4) Sometimes, for amateur spectators, it is difficult to differentiate if it is a female or male combat. (…)

      5) The most important reason is to take a better advantage of our female competitors because they are a treasure. It is important to show that practicing Taekwondo gives good health, helps to stay fit and gives a beautiful body shape.

      J’imagine que l’autre membre de l’équipe chargée du projet, le directeur du marketing, sera chargé de s’intéresser aux questions éthiques…

      NB : il y a 1 femme parmi les 18 membres du conseil élus à Puebla.
      http://www.worldtaekwondofederation.net/council

  • Mexique
    Déclaration de la chaire Tata Juan Chávez Alonso

    Congrès national indigène

    http://www.lavoiedujaguar.net/Declaration-de-la-chaire-Tata-Juan

    Ainsi que c’est le cas en ce temps et dans notre histoire avec la Terre Mère, nous les peuples nations et tribus indigènes suivants : Yaqui, Mayo, Náyeri, Wixárika, Rarámuri, Odam, Nahua, Purépecha, Ñañu ou Ñuhu, Mazahua, Popoluca, Tzotzil, Chol, Tzeltal, Tojolabal, Zoque, Totonaque, Coca, Mam, Binnizá, Chinantèque, Ikoot, Mazatèque, Chontal, Ñu Saavi, Chatino, Triqui, Afrométis, Mehpa, Nancue Ñomndaa, Ñhato et Maya péninsulaire des États de Sonora, Chihuahua, Veracruz, Durango, Nayarit, Jalisco, Michoacán, Querétaro, San Luis Potosí, Morelos, État de Mexico, Guerrero, District fédéral, Puebla, Tlaxcala, Oaxaca, Tabasco, Yucatán et Campêche ; ainsi que les peuples Ixil, Quiché, Quechua et Nasa des pays de Guatemala, Pérou et Colombie, avec qui nous avons cheminé ensemble, et attentionnés, comme les enfants, hommes et femmes, de la Terre Mère que nous sommes tous, nous nous sommes rencontrés et nous nous sommes reconnus les 17 et 18 août 2013 à San Cristóbal de Las Casas (Chiapas) (...)

    #Mexique #résistance #peuples

  • Cinco de Mayo - Wikipédia
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Cinco_de_Mayo

    El Cinco de Mayo (« le 5 mai » en espagnol) est une fête nationale au Mexique. Il commémore la victoire des forces mexicaines menées par le Général Ignacio Zaragoza sur les forces expéditionnaires françaises dans la Bataille de Puebla (5 mai 1862).

    [...]

    Zaragoza gagna la bataille mais perdit la guerre. L’empereur français, lors de l’étude de l’invasion échouée, expédia derechef une autre force, cette fois de 30 000 soldats. En 1864, ils réussirent à défaire l’armée mexicaine et à occuper Mexico. L’archiduc Maximilien devint empereur du #Mexique.

    C’est toujours marrant, cette #histoire_de_France qu’on n’a pas appris à l’école et que le journal de 20 heures oublie de rappeler.