city:radio

  • Et la vie continue !
    http://www.radiopanik.org/emissions/l-heure-de-pointe/et-la-vie-continue-

    De janvier à mars 2019, deux classes d’apprenants du Collectif Alpha de Saint-Gilles ont suivi une série d’ateliers autour de l’environnement et du paysage sonore, de l’écriture, du bruitage, de la mise en voix, de la fiction radio.

    À partir de l’écoute de paysages dans le quartier de Saint Gilles à Bruxelles, une série de personnages et leur univers a surgi. « Et la Vie continue !!! » est leur réalisation finale, qui a été présentée aux publics du Centre Culturel Jacques Franck le mardi 19 mars.

    Les 15 ateliers ont été menés par la réalisatrice sonore Chloé Despax et les formatrices Dominique Detrait et France Fontaine, avec la collaboration de Vincent Matyn, à la technique lors des enregistrements à Radio Panik.

    Ce projet a été réalisé dans le cadre de « la Langue française en fête (...)

    http://www.radiopanik.org/media/sounds/l-heure-de-pointe/et-la-vie-continue-_06603__1.mp3


  • Panik is on the Way
    http://www.radiopanik.org/emissions/panik-is-on-the-way/panik-is-on-the-way-5

    Aujourd’hui, une émission tout en cuir et en dentelle où l’érotisme sera de mise. Avec en invité live Grégoire du groupe Étienne Étienne qui viendra nous jouer quelques morceaux et nous en faire écouter d’autres. De Monteverdi à Radiohead en passant par Placebo et Bashung, tous les goûts seront ravis !

    http://www.radiopanik.org/media/sounds/panik-is-on-the-way/panik-is-on-the-way-5_06535__1.mp3


  • L’État et les violences policières : « Une machine de guerre qui n’a ni remords, ni états d’âme, et où tous les coups sont permis »
    https://reporterre.net/L-Etat-et-les-violences-policieres-Une-machine-de-guerre-qui-n-a-ni-remo

    Documenter les violences policières et juridiques : mercredi 20 mars, témoins, experts, journalistes, juristes ont fait ce travail essentiel dans une réunion publique à Paris. Soulignant la gravité de la rupture autoritaire qui est en train de se produire.
    Paris, reportage

    La grande salle de la Bourse du travail, à Paris, était pleine mercredi 20 mars au soir pour la présentation des premières conclusions de la « commission d’enquête » sur la répression, la violence policière, la loi anti-manifestations, organisée à l’appel d’organisations syndicales [1]. Trois heures durant, les « enquêteurs » — le président et cofondateur de Mediapart Edwy Plenel, l’avocate et membre du syndicat des avocats de France (Saf) Judith Krivine et le journaliste à Radio France Antoine Chao — ont orchestré les prises de parole de nombreux témoins sur trois thèmes : les blessés en manifestation, les politiques répressives et les perspectives.

    Ian B., membre du collectif Désarmons-les !, a ouvert la soirée avec le bilan provisoire établi par le collectif — 170 blessés graves depuis le début de la mobilisation des Gilets jaunes, en novembre 2018. Le collectif, qui émane de l’Assemblée des blessé.e.s constituée en novembre 2014 à Montreuil à la suite de la mort de Rémi Fraisse, s’est donné pour mission d’accompagner les personnes blessées et leurs familles dans leur parcours judiciaire et leur reconstruction psychologique, et d’informer sur le maintien de l’ordre en France — notamment les armes utilisées. « C’est une réalité à laquelle on ne s’attendait pas : on a recensé autant de blessés en trois mois que pendant les vingt années précédentes », a souligné Ian B.

    Le bilan du journaliste David Dufresne, diffusé sur son fil Twitter et Mediapart, précise le tableau : un décès — celui de Zineb Redouane, 80 ans, touchée au visage par une grenade lacrymogène alors qu’elle fermait ses volets, le 2 décembre à Marseille —, 222 blessés à la tête, 22 éborgnés et cinq mains arrachées. Depuis décembre, le journaliste indépendant interpelle le ministère de l’Intérieur sur les blessures causées par les armes de la police et les exactions commises par les forces de l’ordre, par la formule devenue rituelle « allo @Place_Beauvau — c’est pour un signalement ». « Pendant plus d’un mois, j’ai travaillé seul. Au début régnait un grand silence médiatique, qui a contribué au déni politique. Cette semaine, on a encore pu entendre le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, déplorer que les lanceurs de balle de défense [LBD 40] n’avaient pas été suffisamment sortis. C’est faux, un jeune homme a perdu son œil près du Fouquet’s le 16 mars et personne n’en a parlé. »

    Laurent Thines, neurochirurgien et chef de service au CHRU de Besançon, a lancé en janvier une pétition demandant « un moratoire sur l’utilisation des armes dites moins létales ». Tout en faisant défiler des images insoutenables de mâchoires déchiquetées, de mains arrachées et d’orbites énucléées, il a alerté sur les dégâts causés par les armes de force intermédiaire — LBD 40, grenades lacrymogènes instantanées GLI-F4, grenades de désencerclement — sur les corps humains. « Un projectile de LBD 40 lancé à plus de 90 mètres par seconde, soit 324 kilomètres par heure, a une force d’impact de 200 joules. C’est comme si on vous lâchait un parpaing de 20 kilos d’une hauteur d’un mètre sur le visage ou la tête ! » Devant la radio d’un Gilet jaune s’étant pris un tir de LBD dans la tempe, il a dénoncé une blessure similaire à celles causées par des accidents de voiture ou des coups de batte de base-ball : « Le crâne est enfoncé et, pire de mon point de vue de neurochirurgien, le cerveau en dessous est abîmé. Or, le cerveau, on n’en a qu’un seul et une fois qu’il est abîmé, on ne s’en remet jamais vraiment. Celles et ceux qui ont un proche qui a fait un accident vasculaire cérébral le savent. »

    « C’est une volonté d’entraver le droit de manifester écrite noir sur blanc »

    Pour protester contre la fabrication et la commercialisation de ces armes, Ian B. a relayé un appel à bloquer les usines de fabrication de ces armes à partir du vendredi 29 mars : le siège social d’Alsetex à Muret (Haute-Garonne) et son usine à Mazères (Ariège), la fabrique de Flash-Balls et de grenades de désencerclement Verney Carron à Saint-Étienne (Loire), la fabrique de grenades lacrymogènes Nobel à Pont-de-Buis-lès-Quimerch (Finistère), etc.

    Ces blessures s’inscrivent dans un contexte de politiques répressives, ont observé et analysé les témoins du débat suivant. Globalement, « les gouvernements qui se succèdent privent les salariés de leurs droits et leur rendent l’accès au juge plus difficile, ce qui rend les recours de plus en plus décourageants. Bientôt, ils ne pourront plus recourir qu’à la violence pour se faire entendre, comme le montre très bien le film En guerre de Stéphane Brizé », a alerté Mme Krivine.

    En parallèle, la répression des mouvements sociaux s’intensifie. Christian Mouhanna, sociologue et directeur du Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales (Cesdip), observe une « fuite en avant répressive », que les gouvernements successifs tentent de justifier en faisant un « amalgame entre populations de banlieues assimilées à des terroristes et manifestants ». Cette stratégie, amorcée par la loi sur la sécurité quotidienne de novembre 2001, s’est poursuivie pendant les manifestations pour le climat de fin 2015 et celles contre la loi Travail de 2016. En outre, « on assiste à une remise en cause du maintien de l’ordre à la française qui consistait à créer des troupes spécialisées pour tendre vers le zéro mort et le moins de blessés possible », signale le sociologue, en pointant la présence récente en manifestation de la brigade anticriminalité (BAC), « la plus bêtement répressive », et sa militarisation.

    Anne-Sophie Wallach, secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature, dénonce de son côté une instrumentalisation du droit « non plus pour punir les personnes qui ont commis des délits, mais à des fins de maintien de l’ordre ». « Le 8 décembre, pour plus de 900 placements en garde à vue, on a eu plus de 500 classements sans suite, faute d’éléments contre les personnes », a-t-elle dit. Derrière ces interpellations massives, le délit de participation à un groupement ayant l’intention de commettre des violences, introduit dans le droit en 2010 pour lutter contre les « bandes » des quartiers populaires — « une qualification floue, en tout cas extensive, qui permet le placement en garde à vue car ce délit est passible d’emprisonnement ». Autre levier, la réquisition particulière, « qui permet aux forces de l’ordre de relever l’identité dans les gares, au niveau des péages, sans recourir aux critères classiques ». Enfin, la magistrate dénonce les pressions exercées sur la justice notamment par la garde des Sceaux : « Le 8 décembre, la ministre s’est rendue à la permanence du parquet de Paris, où les magistrats reçoivent les appels concernant les gardes à vue, pour annoncer que la fermeté était de mise. Ces pressions ne sont pas acceptables. Pourtant, elles sont confortées par le procureur de Paris, qui a livré comme instruction aux magistrats de permanence les week-ends de mobilisation, ne lever les gardes à vue que le samedi soir ou le dimanche matin, même en cas de classement sans suite. C’est une volonté d’entraver le droit de manifester écrite noir sur blanc ! »

    « Le pouvoir est violent, mutile et continue de tuer. Mais nous pouvons renverser ensemble cette machine de guerre »

    Les militants sont nombreux à avoir fait les frais de ces politiques. Parmi eux, le secrétaire départemental de SUD PTT, Gaël Quirante, qui a dénoncé 13 interventions policières dans son centre postal et quatre convocations au commissariat pour violation de domicile, contre des postiers grévistes en Île-de-France. Dans la salle, un Gilet jaune a raconté la répression policière contre la première « Nuit jaune », le 26 janvier place de la République à Paris : « Jusqu’à 19 h, l’ambiance était très festive. Puis, sans crier gare, la police a inondé la place de lacrymos et a chargé pour nous pousser contre les canons à eau. On n’avait nulle part où aller, on s’est pris des gaz, c’était très violent. »

    Les perspectives pour les mobilisations ont été abordées en troisième partie de soirée. « Le gouvernement s’apprête à interdire la lutte par ce qu’il appelle la “loi anti-casseurs”, mais qu’au syndicat nous appelons la “loi anti-manifestants” », a averti Laurence Roques, présidente du SAF. La proposition de loi, déposée à l’origine par le sénateur Les Républicains Bruno Retailleau, est d’abord tombée aux oubliettes avant d’être ressuscitée par le gouvernement, qui a manœuvré pour la faire adopter le 12 mars, malgré des réticences jusque dans la majorité. « Toute personne pourra faire l’objet d’une interdiction a priori de manifester, dès lors que son comportement laisse entendre qu’il peut causer un trouble à l’ordre public, a expliqué l’avocate. Seul un juge administratif des référés pourra invalider cette décision, mais la manifestation sera finie avant même qu’il ait le temps de statuer. » Autres mesures liberticides aux yeux de Me Roques, le délit de dissimulation du visage — « la loi ne précise pas si des lunettes de soleil ou un foulard constituent des dissimulations » — et le fichage de personnes qui ont troublé l’ordre public ou « exprimé leur opinion » — « une mesure qui va à l’encontre de la loi de 1978, qui interdit le fichage pour opinion politique ou action syndicale ».

    Sophie Chapelle, journaliste à Bastamag, s’est inquiétée de dix années de régression du droit de manifester, à raison d’une nouvelle loi sécuritaire tous les deux ans : « La loi de programmation militaire de 2013, qui étend la possibilité de surveillance au-delà du contrôle judiciaire, la loi de 2015 sur le renseignement, celle de 2016 contre le crime organisé, qui intègre des mesures de l’état d’urgence, et la loi sur la sécurité intérieure et le terrorisme de 2017, qui autorise la mise en place de périmètres de protection avec fouille systématique. » « La loi anti-manifestants a été adoptée le 12 mars ; de nouvelles mobilisations ont eu lieu le 16, et le 18, le Premier ministre, Édouard Philippe, n’a fait que des déclarations sécuritaires et annoncé un renforcement du maintien de l’ordre », déplore-t-elle.

    Assa Traoré, dont le frère est mort en juillet 2016 sur le sol de la gendarmerie de Persan (Val-d’Oise), a fustigé un « État antidémocratique, répressif, violent, une machine de guerre qui n’a ni ni remords, ni états d’âme, où tous les coups sont permis ». « Le pouvoir est violent, mutile et continue de tuer. Mais nous pouvons renverser ensemble cette machine de guerre », a-t-elle assuré.

    Que faire à présent, au-delà de l’information toujours essentielle sur la brutalité croissante de l’État, et alors que, comme l’a rappelé Edwy Plenel, « le droit de manifester est un droit fondamental » ? L’idée d’une Coordination nationale contre la répression a été avancée.

    Une réunion aura lieu cet après-midi jeudi 21 mars à l’Assemblée nationale, réunissant représentants de partis de gauche et d’organisations préoccupées par les droits de l’Homme, pour répondre collectivement aux « attaques contre les libertés publiques », indique à Reporterre la députée France insoumise Mathilde Panot.

    #violences_policières #répression


  • Hier soir à la Bourse du travail de Paris se tenait la « commission d’enquête » sur les violences policières, organisée par @Bastamag , @antoinechao, et @Mediapart. Compte-rendu-thread de Cause Commune : https://twitter.com/_CauseCommune_/status/1108422590132035584

    La commission d’enquête débute. « L’état de droit doit primer sur le droit de l’Etat » rappelle Edwy Plenel.

     Rappel du contexte par le premier orateur. Les grenades utilisées par les #fdo ont pour conséquence de faire renoncer certains à exercer leur droit à manifester. Un réseau informel, l’assemblée des blessés, est constitué en 2014.

     La mutilation implique non seulement le corps de la personne blessée, mais aussi son état psychologique, et touche également l’ensemble de ses proches.

     Il y a eu 53 blessés graves en 20 ans jusqu’en novembre 2018. L’assemblée des blessés en a recensé 170 depuis le debut du mouvement des #giletsjaunes.

     Il y a un enjeu essentiel à être reconnu comme victime de violence policière, d’où la publication fréquente des images de leur visage tuméfié par les victimes.

     @davduf est maintenant appelé à témoigner.

    Il a découvert la réalité des victimes de #ViolencesPolicières et a commencé à les documenter. Il est désormais le destinataire de nombreuses preuves et temoignages, qu’il publie après vérification.

     @davduf a pu mettre en place avec @Mediapart des outils tels que « Allo Place Beauvau » pour recenser et médiatiser les #ViolencesPolicières.
    https://alloplacebeauvau.mediapart.fr

     Le maintien de l’ordre est une prérogative éminemment politique en France, explique @davduf. Pourtant le rapport du @Defenseurdroits est très clair sur les dangers de l’utilisation du #LBD40.

     @antoinechao demande quels sont les effets des injonctions internationales à limiter les #ViolencesPolicières. Il semblerait que cette pression pèse en effet sur les décisions politiques et policières, avec une relative retenue par rapport aux actes précédents.

     ... mais les annonces récentes du premier ministre pourraient changer la donne, avec un risque de blanc seing laissé aux #FDO.

     Le maintien de l’ordre « à la française » impliquait de ne pas tirer sur la foule. Le gouvernement assume désormais de changer cette doctrine et de réprimer directement les manifestants, au risque de blesser et de tuer les manifestants.

     Nouvel intervenant : Laurent Thines, neurochirurgien.
    Une balle de #LBD40 tirée à quelques mètres provoque l’équivalent d’un parpaing de 20 kilos lâché à 1 mètre de hauteur.
    Un tir de 40 mètres correspond à l’effet de 10 boules de pétanque.
    #ViolencesPolicières

     Laurent Thines rappelle que les assurances et les mutuelles n’indemnisent pas les victimes de #ViolencesPolicières .

     Le deuxième temps de la commission d’enquête débute, avec Christian Mouhanna (sociologue), le syndicat de la magistrature (@SMagistrature) et Sud PTT.

     Pour Christian Mouhanna, un amalgame législatif est fait depuis 2001 entre jeune de banlieue, manifestant, émeutier et terroriste.
    Le contexte international permet de justifier l’interdiction de manifester pour des causes sociales ou écologiques.

     "La police du quotiden et sa politique répressive a déteint sur la police du maintien de l’ordre, traditionnellement plus mesurée en France."

     "Le gouvernement actuel s’appuie trop sur sa police pour pouvoir la contrôler et la sanctionner. Le maitre est devenu l’esclave de son serviteur."
    #ViolencesPolicières

     La représentante du @SMagistrature (désolé pour son nom qui nous a échappé) déplore que la justice soit instrumentalisée à des fins de maintien de l’ordre par la police.

     "Les gardes à vue ne débouchent bien souvent sur aucune poursuite mais sont utilisées comme des moyens de répression."
    #GAV #giletsjaunes

     Les instructions du procureur de la republique de Paris incitent les magistrats du parquet à ne lever la garde à vue que le samedi soir ou le dimanche matin pour décourager les manifestants de retourner dans la rue, malgré le classement sans suite.

    Témoignage du représentant de @sudposte92, en grève depuis plus d’un an. Les grévistes ont subi 13 interventions policières. Refoulés par les policiers lors de leur venue au ministère. Répression judiciaire des leaders syndicaux de ce conflit.

     Autre témoignage à propos de la grève au Park Hyatt Vendôme, à Paris. Des femmes de chambre en grève ont été réprimées par la police, qui venait démanteler les piquets de grève, confisquant le matériel et faisant déguerpir les grévistes qui protestaient dehors devant le palace.

     Deux étudiants de l’université de Nanterre témoignent de la répression des militants syndicaux (@UNEF). La direction de l’université s’acharne sur ceux qui défendent les droits des étudiants via des interdiction de campus et des sanctions disciplinaires.

     Kadiatou, 11 ans, raconte l’occupation d’un immeuble vide et son évacuation violente par la police en janvier. Elle conclut en remerciant @federationdal pour son action et son soutien.

     Un participant raconte comment la police a tout fait samedi dernier pour éviter la jonction entre le cortège des #giletsjaunes et celui de la #marchedusiècle.

     Dernier temps de cette commission d’enquête. Le syndicat des avocats de France dénonce la loi #anticasseurs, récemment adoptée définitivement. La rupture démocratique, c’est quand les lois d’exception intègrent le droit commun.

     "La simple appartenance à un groupe suffira à subir des interdictions de manifester, sans limite géographique. Le juge administratif n’aura pas le temps de statuer pour établir le droit."

     @Sophie_Chapelle retrace l’historique de l’aggravation progressive de la répression des mouvements sociaux depuis quelques années.

     Assa Traoré conclut en disant que « nous sommes dans un Etat anti-démocratique. »
    Pourtant, elle rappelle que « nous avons le pouvoir de changer les choses » et déclare que « nous sommes tous des #GiletsJaunes ».
    @laveritepradama
    #JusticePourAdama

     Elle souhaite également que la convergence des luttes fonctionne aussi au moment de participer aux marches pour la défense des droits des Noirs et aux mouvements sociaux en banlieue.

     Conclusion de cette commission d’enquête par @edwyplenel.

    Les droits fondamentaux, et notamment ceux des minorités, doivent aujourd’hui être particulièrement défendus, car ils sont en danger.

     @edwyplenel termine en disant que toutes ces luttes doivent converger, car il s’agit de... causes communes !

    Merci à tou.te.s d’avoir suivi ce compte rendu. Si l’enregistrement est de bonne qualité, et si aucun des intervenants ne s’y oppose, on le diffusera bientôt.
    93.1fm

    • L’État et les violences policières : « Une machine de guerre qui n’a ni remords, ni états d’âme, et où tous les coups sont permis »
      Documenter les violences policières et juridiques : mercredi 20 mars, témoins, experts, journalistes, juristes ont fait ce travail essentiel dans une réunion publique à Paris. Soulignant la gravité de la rupture autoritaire qui est en train de se produire.

      Paris, reportage

      La grande salle de la Bourse du travail, à Paris, était pleine mercredi 20 mars au soir pour la présentation des premières conclusions de la « commission d’enquête » sur la répression, la violence policière, la loi anti-manifestations, organisée à l’appel d’organisations syndicales [1]. Trois heures durant, les « enquêteurs » — le président et cofondateur de Mediapart Edwy Plenel, l’avocate et membre du syndicat des avocats de France (Saf) Judith Krivine et le journaliste à Radio France Antoine Chao — ont orchestré les prises de parole de nombreux témoins sur trois thèmes : les blessés en manifestation, les politiques répressives et les perspectives.
      https://reporterre.net/L-Etat-et-les-violences-policieres-Une-machine-de-guerre-qui-n-a-ni-remo


  • #Canada : Une « mine » de bitcoins parmi nous Rémi Léonard - 2018 - Le Courier de Saint-Hyacinthe
    http://www.lecourrier.qc.ca/une-mine-de-bitcoins-parmi-nous

    Quelque part à Saint-Hyacinthe, un entrepôt contient des centaines d’ordinateurs qui s’activent en permanence dans un unique but : générer des bitcoins et autres cryptomonnaies. Sans faire de bruit, la jeune entreprise Bitfarms a en effet établi chez nous une véritable installation industrielle destinée à « miner » ces monnaies virtuelles


    _
    Comment ça marche ? Prenons l’exemple du bitcoin, la plus connue de ces devises en pleine émergence. Un peu partout sur la planète, des ordinateurs comme ceux de Bitfarms enregistrent et sécurisent continuellement les transactions du réseau en effectuant des séries de calculs mathématiques. En échange du service rendu, les « mineurs » reçoivent tout simplement des bitcoins. Ce système ne repose donc sur aucune autorité centrale, comme une banque ou un gouvernement, mais plutôt sur un réseau hautement décentralisé.


    Un seul bitcoin vaut aujourd’hui environ 13 000 dollars canadiens, mais sa valeur est hautement volatile. Il y a six mois, le bitcoin tournait autour de 3 500 $ et pas plus tard que la semaine dernière il valait environ 18 000 $. L’Autorité des marchés financiers du Québec incite d’ailleurs les investisseurs à la prudence à l’égard des cryptomonnaies, jugées à risque.


    Même s’il est théoriquement possible de générer des bitcoins avec un simple ordinateur, pour être rentable, les « mineurs » doivent compter sur un imposant parc informatique. Les installations de Bitfarms à Saint-Hyacinthe font 40 000 pieds carrés et totalisent 10 mégawatts (MW) de puissance, selon l’entreprise. À titre comparatif, la petite centrale hydroélectrique située près du pont Barsalou, au centre-ville de Saint-Hyacinthe, a une puissance installée de 2,55 MW.


    Des activités mystérieuses… et payantes !
    À propos, où se trouve donc cette « mine » maskoutaine ? Eh bien… on l’ignore ! Dans un reportage accordé à Radio-Canada, les dirigeants de Bitfarms indiquaient vouloir garder secret l’emplacement de leurs entrepôts bourrés de matériel informatique.


    C’est dans un document de présentation destiné aux investisseurs que nous avons appris que l’entreprise opérait quatre « mines » en Montérégie, une à Saint-Hyacinthe et trois autres à Farnham, Cowansville et Notre-Dame-de-Stanbridge. Le document, daté de décembre 2017, avance aussi que deux nouvelles installations sont en chantier à Magog et à Saint-Jean-sur-Richelieu. Du côté de Saint-Hyacinthe, l’entreprise prévoit également doubler la capacité actuelle.

    Des résultats rendus publics en début d’année nous renseignent par ailleurs sur la rentabilité de toutes ces « mines » québécoises. Entre le 6 novembre et le 31 décembre 2017, Bitfarms aurait engrangé des revenus de 10,6 millions $US, avec des frais d’exploitation de seulement 900 000 $US ! L’entreprise se targue en 2018 de réaliser des revenus de près de 300 000 $US par jour en moyenne.


    Le faible coût de l’électricité et le climat nordique du Québec en font apparemment un territoire idéal pour « miner » le bitcoin, étant donné que le refroidissement des appareils informatiques compte pour une bonne partie des dépenses. Bitfarms indique par ailleurs avoir négocié une entente avantageuse pour l’achat d’électricité avec Hydro-Québec.


    Aventure à l’international
    
Bitfarms est enregistrée au Québec depuis juillet 2017 sous le nom Backbone Hosting Solutions. Ses dirigeants sont Nicolas Bonta, Emiliano Grodzki, Pierre-Luc Quimper et Mathieu Vachon.
Tout récemment, un partenariat a été conclu avec la société israélienne Blockchain Mining, une ancienne compagnie d’extraction minière qui s’est recyclée dans les cryptomonnaies. L’entente a permis à Bitfarms d’accéder à la bourse de Tel-Aviv et la filière québécoise de l’entreprise semble déterminée à « développer agressivement » leurs activités chez nous, écrivent Mathieu Vachon et Pierre-Luc Quimper.

    #Bitfarms #Bitfarm #bitcoins #bitcoin #blockchain #monnaie #économie #numérique #crypto-monnaie #finance #Canada #israel Blockchain_Mining


  • Interview : #krampf et #oklou
    http://www.radiopanik.org/emissions/teratoma/interview-krampf-et-oklou

    L’une révolutionne le RNB français avec des cascades de synthés et de reverb que n’auraient pas renié Burial, l’autre remet la rave sur le devant de la scène avec Casual Gabberz et vend son travail à des corporations pour vivre en paix. De passage à Bruxelles pour présenter le jeu-vidéo musical qu’ils ont tous les deux produits, Oklou et Krampf se sont arrêtés à Radio Panik pour parler réseaux sociaux, relations para-sociales, notoriété grandissante, capitalisme et aussi un peu de musique.

    #video_game #gabber #synthpop #video_game,gabber,oklou,krampf,synthpop
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/teratoma/interview-krampf-et-oklou_06143__1.mp3


  • Apple News, « un partenaire obligé », s’installe au Canada Philippe Papineau - 26 Janvier 2019 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/culture/medias/546427/apple-news-un-partenaire-oblige-s-installe-au-canada

    Après s’être implantée aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Australie, l’application d’agrégation de nouvelles Apple News s’apprête à s’installer au Canada. Le géant du Web devient ainsi « un partenaire obligé » pour les médias francophones et anglophones, estime le professeur en communication Alain Saulnier.


    Photo : Annik MH de Carufel Le Devoir Encore sous forme de test, la prochaine mise à jour devrait permettre dans les prochains jours l’apparition d’Apple News au Canada.

    Si l’application reste encore sous forme de test et n’est offerte qu’à certains utilisateurs de Mac et de iPhone, la prochaine mise à jour devrait permettre dans les prochains jours l’apparition d’Apple News au Canada, dans une version bilingue.

    Pour l’instant, quelques joueurs médiatiques fourniront des contenus journalistiques à Apple pour nourrir l’engin. Parmi eux, nous apprenait le Globe and Mail vendredi, on note Radio-Canada et la CBC, CTV News, La Presse, le Toronto Star et éventuellement le Globe lui-même. La liste pourrait s’allonger.

    Alain Saulnier, professeur invité au Département de communication de l’Université de Montréal et ancien directeur de l’information à Radio-Canada, estime que les médias sont dans une étrange position devant des géants comme Apple, qui sont à la fois « des partenaires obligés et des concurrents à éviter ».

    Pourquoi alors choisir quelques contenus pour nourrir le géant Apple ? Il y a là « un enjeu de découvrabilité, croit Saulnier. Maintenant, un média comme Le Devoir ou même Radio-Canada cherche à être découvert dans la surabondance d’informations véhiculées par les géants du Web. Pour ce faire, ils essaient de trouver des ententes de partenariat pour que ce rayonnement-là se fasse le plus largement possible. Du même coup, il y a des conséquences. On est en train aussi, peut-être, de se faire avaler par plus gros que soi. »

    Apple News Canada, qui sera dirigé par l’ancien v.-p. de Rogers Steve Maich, propose un mélange d’articles triés sur le volet par des ressources humaines — certains travailleurs de l’information auraient déjà été approchés — et d’informations choisies par des algorithmes et des statistiques.

    Approchée par Le Devoir pour comprendre son intérêt à collaborer avec Apple News, la direction de La Presse n’a pas voulu discuter de sa stratégie, a expliqué la directrice des communications Alex-Sandra Thibault. Du côté de la société d’État, « cette entente permet à Radio-Canada d’élargir la portée de ses contenus et de les faire découvrir à un plus grand nombre de Canadiens », explique Marie Tétreault, chef de la promotion Information Télévision, ICI RDI et projets spéciaux.

    En entrevue au Globe, la rédactrice en chef d’Apple News, Laura Kern, a déclaré que la plateforme permettra aux médias de vendre leurs propres annonces pour accompagner les articles, ainsi que de collaborer avec Apple pour les ventes.

    « Notre but est de faire croître l’auditoire des publications », a expliqué Mme Kern au Globe.

    Le professeur Saulnier fait le parallèle avec les débuts de Facebook. « Les gens voulaient absolument y être, c’était incontournable. Tous les médias y sont allés, mais aujourd’hui on a créé un monstre. »

    #Apple_News #réseaux_sociaux #RSS #information #presse #médias #gafa #citations #actu #droit_voisin #éditeurs


  • La fabuleuse histoire des radios libres dans les années 80, à Caen
    https://spark.adobe.com/page/PpH6QY7WRdECb

    De Radio Kincaille à Radio Vesuvio, via Caen FM et Radio Viking, les ondes caennaises étaient branchées sur fréquence «  aventure  » au début des années 80. Récit d’une folle épopée et séquence nostalgie.

    #Radios_libres #Radio #Caen


  • 1er décembre. Le Comité #Adama appelle à manifester avec les gilets jaunes

    Le Comité Adama, qui lutte sans faille contre les violences policières et le racisme, appelle les quartiers populaires à manifester aux côtés des gilets jaunes samedi prochain. Ils dénoncent le régime Macron qui laisse les habitants des quartiers agoniser chaque fin de mois et expliquent les points de convergence avec ce mouvement de colère sociale qui a explosé dans le pays.

    http://www.revolutionpermanente.fr/1er-decembre-Le-Comite-Adama-appelle-a-manifester-avec-les-gile

    "Ce qui compte est d’avoir une ligne claire et de ne pas se trahir. Ne pas trahir ses idéaux politiques."
    RDV 13h30 Gare Saint-Lazare pour partir direction les Champs-Elysées.

    http://www.mizane.info/comite-adama-gilets-jaunes-nous-devons-lutter-dans-la-rue

    Le comité Adama rejoint les gilets jaunes : « Ce n’est pas une alliance au prix d’un renoncement politique »

    https://www.bondyblog.fr/reportages/cest-chaud/gilets-jaunes-quartiers-comite-adama

    #Comité_Adama #violences_policières #racisme #quartiers #gilets_jaunes #Macron #convergence #colère_sociale

    • DEUX SOCIOLOGUES DANS LES BEAUX QUARTIERS AVEC LES GILETS JAUNES

      Les violences commises sur les Champs-Élysées sont la réponse à la violence de l’oppression que nous subissons chaque jour.

      DEUX SOCIOLOGUES DANS LES BEAUX QUARTIERS AVEC LES GILETS JAUNES
      Lundi, 26 Novembre, 2018
      Monique et Michel Pinçon-Charlot
      Monique et Michel Pinçon-Charlot ont rejoint les gilets jaunes aux abords des Champs-Élysées. Récit d’une confrontation avec une richesse arrogante.

      En ce samedi 24 novembre 2018, nous partons rejoindre le mouvement des gilets jaunes pour nous faire notre propre opinion. Nous pressentons que l’instrumentalisation de l’extrême droite est une manipulation de plus pour discréditer la colère des «  gueux  », pour reprendre une expression souvent employée par des manifestants qui se sentent dépouillés non seulement financièrement, mais jusque dans leur humanité même. Le mépris et l’arrogance d’Emmanuel Macron reviendront plus souvent dans les témoignages que nous avons recueillis que la hausse des taxes sur le carburant. Cette hausse est en réalité le déclencheur d’une colère beaucoup plus profonde, qui réunit les hommes et les femmes dans une révolte dont ils savent parler. Ils contestent la légitimité d’Emmanuel Macron à l’Élysée, son élection n’étant que le résultat du pouvoir de l’argent sur le monde politique  : «  Nous ne sommes pas dans une démocratie mais dans une dictature  !  » «  Nous allons faire en sorte que Macron ne puisse plus se présenter comme le chef du monde libre et de la démocratie.  » «  Plus rien n’est cohérent, on ne peut plus faire de projets.  » Quant aux violences commises, notamment sur les Champs-Élysées, elles sont «  la réponse à la violence de l’oppression que nous subissons chaque jour  ».

      « C’est nous qui vous engraissons  »
      Les gilets jaunes choisissent de manifester dans les beaux quartiers, de façon visible, avec ce jaune fluorescent comme symbole de leur chaleureuse détermination à renverser les rapports de forces, puisque «  c’est nous qui vous engraissons  : rendez-nous notre pognon  !  », comme ils l’ont dit aux clients du restaurant de l’Avenue, à l’angle de la rue de Marignan et de l’avenue Montaigne, juste en face de chez Dior. La préfecture de police voulait les cantonner au Champ-de-Mars, qu’ils ont boudé tout au long de la journée au bénéfice des lieux de pouvoir, le plus près possible de l’Élysée.

      Pour nous deux, la confrontation entre les gilets jaunes et les clients chics de ce restaurant cher du 8e arrondissement a constitué un moment d’observation sociologique exceptionnel. Poussés par les gaz lacrymogènes, les bombes assourdissantes et les canons à eau, nous avons fui par la rue de Marignan avec le slogan repris en chœur  : «  Macron démission  !  » Il est aux environs de 13 heures et la terrasse du restaurant de l’Avenue est pleine à craquer d’hommes et de femmes des beaux quartiers qui portent sur leur corps et leur tenue vestimentaire la douceur et la richesse d’une vie quotidienne embaumée par les pétales de roses. Les gilets jaunes encerclent la terrasse avec leur corps malmené par des conditions de vie difficiles, et ce fameux gilet jaune, symbole du prolétariat et des gagne-petit. Il n’y aura aucune violence physique mais les paroles seront franches dans cette confrontation de classe entre les premiers et les derniers de cordée. «  Profitez-en, cela ne va pas durer  », «  Picolez car vous n’allez pas rire longtemps  !  » Les femmes minces et élégantes et leurs maris en costume croisé se lèvent peu à peu pour se réfugier à l’intérieur du restaurant, «  Ah bon  ! alors on vous dérange  ?  » demande un gilet jaune. Qu’à cela ne tienne, les manifestants se collent aux baies vitrées et poursuivent leurs invectives de classe  : «  L’ISF pour les bourgeois  !  », «  Ils sont en train de bouffer notre pognon  !  » C’en est trop, les clients du restaurant ferment alors les rideaux. «  Ah  ! vous ne voulez plus voir les gueux  ?  » Ceux-ci se sont peu à peu éloignés pour manifester toujours et encore leur colère.

      Colère de classe contre assurance de classe
      Nous avons été frappés par le calme des grands bourgeois et surtout par leur détermination à déjeuner dans ce restaurant, le lieu où ils avaient décidé de retrouver leurs amis et où ils avaient réservé leur table, dans un entre-soi qu’ils savaient au fond d’eux-mêmes garanti par les forces de l’ordre. Au point même que, vers 13 h 30, quelques clients faisaient la queue à l’extérieur en attendant de pouvoir bénéficier d’une table à l’intérieur. Ils ont affiché une assurance de classe qui ne doit pas présenter de faille, tant que leur vie n’est pas en danger.

      Nous avons été surpris par la reconnaissance de notre travail sur la violence des riches  : «  Vous avez mis des mots sur notre souffrance et tout ce que vous dites, c’est la vérité  !  », «  Vous êtes vraiment nos porte-voix  !  » Nous avons fait des selfies, il y a eu des embrassades amicales, nous avons échangé et longuement discuté avec les personnes qui nous ont reconnus et abordés. Avant de partir pour le salon du livre de Radio France à la Maison de la radio dans le 16e arrondissement, nous avons rencontré un militant de la fédération CGT des dockers qui leur a conseillé «  de rallier les gilets jaunes pour participer à ce mouvement  », en disant qu’il «  fallait savoir prendre le train en marche pour l’orienter et le soutenir dans ses aspects de confrontation entre les intérêts du capital et ceux du travail  ».

      Notre témoignage sûrement incomplet ne se veut pas une analyse péremptoire de ce mouvement des gilets jaunes. Il s’agit plutôt d’attirer l’attention sur les processus de stigmatisation qui ont été mis en œuvre dès le départ afin de masquer une colère de classe en casse séditieuse d’extrême droite. Lorsque nous sommes arrivés à Radio France, la fouille de nos sacs à dos a révélé la présence de nos deux gilets jaunes, dont nous avons dû nous séparer le temps de nos dédicaces mais que nous avons récupérés à la sortie. Nous avons été accueillis par de nouveaux gilets jaunes nous annonçant leur volonté de s’en prendre aux médias publics. Ils avaient le projet d’occuper le lendemain, dimanche 25 novembre, l’esplanade devant France Télévisions.

      Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot

      https://www.humanite.fr/deux-sociologues-dans-les-beaux-quartiers-avec-les-gilets-jaunes-664163

      #mouvement #gilets_jaunes #instrumentalisation #extrême_droite #manipulation #colère #gueux #mépris #arrogance #Macron #carburant #révolte #pinçon_charlot #Charlot

    • Gilets jaunes : questions pour ceux qui cherchent des alliances
      https://carbureblog.com/2018/11/27/gilets-jaunes-questions-pour-ceux-qui-cherchent-des-alliances

      On aimerait bien y croire, dans la capacité des choses à être autre chose que ce qu’elles sont. Oui mais… s’il est évident que les quartiers ont tout à faire dans une insurrection populaire contre la misère, comment se fait-il que jusqu’à présent ils aient été absents de ce mouvement ? Est-ce qu’il n’y a pas une différence entre passer une #alliance avec un mouvement et simplement considérer que – de droit – on en fait partie ? Est-ce qu’on peut passer une alliance avec quelque chose comme une coquille vide ? Est-ce qu’on peut s’allier avec quelque chose qu’on va définir soi-même, c’est-à-dire avec quelque chose qu’on ignore ? Est-ce qu’on peut s’allier sans avoir fait le point sur ce qui nous oppose à ceux avec qui on s’allie ? Est-ce qu’on peut s’allier sans savoir si l’autre souhaite s’allier aussi ? Est-ce que le mouvement des Gilets jaunes ne dit rien, que ce soit par ses mots ou par ses actes ? Est-ce qu’il est vraiment une coquille vide qui attend d’être remplie ? Pourquoi a-t-on une oreille ouverte sur le « #social », et l’autre fermée sur le #racisme, comme si c’était des choses différentes, comme si ces discours sortaient de bouches différentes ? Est-ce que le « social » est un discours politique, et pas le racisme ? Est-ce que l’extrême-droite ne peut pas avoir un discours « social », qui impliquerait le racisme ? Est-ce que le « social », c’est seulement la gauche ? Est-ce que le racisme c’est juste un réflexe de petits blancs débiles, ou est-ce que ça peut orienter des politiques ? Est-ce que quand on est Noir ou Arabe en France, on a seulement des problèmes avec le racisme, où est-ce que ça implique une position sociale particulière ? Est-ce que les Blancs ont intérêt à ce que le racisme existe, ou est-ce que le racisme existe malgré eux ? Est-ce que ce mouvement est un mouvement d’intérimaires, de chômeurs et de bénéficiaires du RSA, ou de petits patrons, d’auto-entrepreneurs, de commerçants et d’artisans ? Ou les deux ? Et si oui, quel lien et quelle alliance entre les deux ? Est-ce que la France blanche-d’en-bas serait légitime, si elle n’était composée que de chômeurs, RSAstes, travailleurs précaires, etc. ? Est-ce qu’il faut travailler pour avoir le droit d’être Français ? Est-ce que le fait d’avoir du mal à remplir son frigo pour nourrir ses enfants, c’est la même chose que critiquer la hausse des taxes et de la CSG ? Est-ce qu’on a un problème avec la CSG quand on n’est pas imposable ? Est-ce que tout le monde a les moyens de se payer une voiture ou une moto ? Est-ce qu’on peut demander la baisse des loyers et baisser les taxes sur la propriété foncière ? Est-ce qu’on peut à la fois augmenter le SMIC et les minima sociaux et baisser les charges patronales ? Est-ce que la France blanche-d’en-bas et les quartiers peuvent s’allier sans mettre ces questions sur la table, quitte à se foutre sur la gueule ? Est-ce que la France blanche-d’en-bas se sent plus proches des petits patrons qui râlent sur le prix du gas-oil ou des habitants des quartiers ? Est-ce que les Gilets jaunes, ça n’est pas déjà une alliance entre pauvres et moins pauvres ? Entre ceux qui ont du mal à remplir leur frigo et ceux qui aimeraient partir plus souvent en vacances ? Et qui va ressortir gagnant de cette alliance ? Est-ce que la lutte des classes, c’est seulement entre le « peuple » et le pouvoir ? Est-ce que le problème c’est Macron ? Est-ce qu’il faut « dégager Macron » et refaire des élections ? Et dans ce cas qui sera élu à sa place ? Est-ce que les quartiers populaires ont quelque chose à y gagner ? Est-ce que la France blanche-d’en-bas a quelque chose à y gagner ? Est-ce que les plus pauvres ont quelque chose à y gagner ? Pourquoi quand les quartiers manifestent leur colère il y a couvre-feu, alors que quand la France blanche-d’en-bas le fait elle est reçue dans les ministères ? Est-ce qu’on a jamais demandé aux #émeutiers de 2005 de se choisir des #représentants ? Est-ce qu’il y a seulement entre les quartiers et la France blanche-d’en-bas de l’incompréhension et de vagues préjugés hérités de la colonisation ? Pourquoi on envoie l’armée à la Réunion et pas sur les barrages en Corrèze ? Pourquoi en 2016 Fillon appelait à interdire les manifestations, et pas maintenant ? Est-ce qu’on n’entend pas tout de même la France blanche-d’en-bas dire qu’elle a un droit légitime, en tant que VRAI peuple Français, à être mieux traitée que la France des quartiers, que les migrants, etc. ? Est-ce que quand des gilets jaunes menacent un patron parce qu’il embauche des étrangers, ça ne veut rien dire politiquement ? Est-ce que c’est du racisme, ou du protectionnisme, ou des mots en l’air ? Est-ce que ça peut être les deux, et si oui, quel est le lien ? Est-ce que n’existe pas un discours qui oppose ceux qui travaillent et ceux qui profitent et grattent les allocs ? Est-ce que ce discours ne vise pas explicitement les quartiers, et les racisés en général ? Est-ce que ce discours est d’extrême-droite pour ceux qui le tiennent ? Est-ce qu’il n’est pas aussi tenu à gauche, de manière de plus en plus répétée ? Est-ce qu’on peut vraiment passer sur tout ça au nom d’une alliance « populaire » ? Est-ce que ce discours n’est pas lui-même une « alliance » ? Est-ce qu’il faut ouvrir une lutte autour de la légitime qualification « populaire » ? Est-ce que les quartiers sont « populaires » ? Est-ce qu’ils représentent légitimement le peuple français ? Qui est-ce qui décide de ce qui est « populaire » et de ce qui ne l’est pas ? Qui est-ce qui décide de ce qui est légitime et de ce qui ne l’est pas ? Est-ce que les quartiers peuvent vraiment obtenir cette légitimité que tout le monde leur refuse, et que la société dans son ensemble accorde d’emblée à la France blanche-d’en-bas ? C’est quoi alors le « peuple », si les quartiers n’en font pas tout à fait partie ? Etc., etc.

      Rendez-vous samedi 1er décembre gare Saint-Lazare pour commencer à poser ces questions, et peut-être entrevoir quelques réponses.


  • #Syntone a dix ans
    http://www.acsr.be/syntone-a-dix-ans

    1er décembre 2018 Cinéma Palace — Boulevard Anspach, 85 1000 Bruxelles Syntone, la revue d’actualité et de critique radiophonique fête ses 10 ans ! Elle se joint à Radio Panik pour célébrer la richesse de l’expression radiophonique et propose une conférence-émission-performance autour de l’histoire de la radio et son futur. Archives, créations, écritures, jeux pour l’oreille,[...]

    #Ecoutes_collectives #Anna_Raimondo #Cinema_Palace #Guillaume_Abgrall #Juliette_Vocler


  • Bloc-notes de liens lus ou survolés ou que j’ai envie de lire / écouter parce qu’ils semblent analyser ou déconstruire le mouvement "Gilets Jaunes" du 17 novembre sans tomber pour autant dans un dédain anti-beaufs ou une lutte classes-pauvres vs classes-moyennes, etc. [màj : 18nov, 11h]


    Si vous en repérez aussi, ou si une autre compile (sur cette base filtrante) existe, je suis preneuse ;) Je mettrai à jour au fur et à mesure

    Selection du portail #mediaslibres de @Bastamag : https://portail.bastamag.net/Mouvement-des-gilets-jaunes

    "Chantage vert, colère noire, gilets jaunes" : https://dijoncter.info/?chantage-vert-colere-noire-gilets-jaunes-671

    Entretien avec deux gilets jaunes bretons : « pas de politique ni de syndicats » : https://radioparleur.net/2018/11/16/entretien-gilets-jaunes-bretons

    Un k-way noir chez les gilets jaune, l’histoire d’un vilain petit canard. : https://paris-luttes.info/un-k-way-noir-chez-les-gilets-11047

    Gilets jaunes et écolos, pas le même maillot, mais la même récupération : https://rebellyon.info/L-ecologie-est-t-elle-un-concept-ethere-19782

    Sur le 17 novembre – Les révolutionnaires ne font pas la révolution : https://nantes.indymedia.org/articles/43595

    À propos de la manif du 17 novembre  : https://diacritik.com/2018/11/15/a-propos-de-la-manif-du-17-novembre

    C’est jaune, c’est moche et ça peut vous pourrir la vie… : https://defensecollective.noblogs.org/post/2018/11/14/cest-jaune-cest-moche-et-ca-peut-vous-pourrir-la-vie

    17 novembre – Les 8 gilets incontournables Lequel porteras-tu ? : https://rouendanslarue.net/17-novembre-les-8-gilets-incontournables

    Gilets jaunes : en voiture ! Notes sur le 17 novembre : https://rouendanslarue.net/gilets-jaunes-en-voiture-notes-sur-le-17-novembre

    Mouvement du 17 novembre - Que faire ?  : https://nantes.indymedia.org/articles/43450

    Pourquoi il faut parler d’écologie le 17 novembre. : https://nantes.indymedia.org/articles/43520

    Éléments de la Commission Nationale Ecologie du NPA sur la mobilisation du 17 novembre : http://npa29.unblog.fr/2018/11/14/carburant-et-taxtes-npa

    Prix des carburants : des contradictions sociales surmontables : https://www.alternatives-economiques.fr/prix-carburants-contradictions-sociales-surmontables/00086912

    Les petits-commerçants « étouffés par les taxes » : le mouvement Poujade : https://paris-luttes.info/le-mouvement-poujade-11039

    L’idéologie sociale de la bagnole : https://infokiosques.net/lire.php?id_article=346

    ++ Livres :
    Nathalie Quintane "Que faire des classes moyennes ?"
    Alain Accardo "Le Petit Bourgeois-Gentilhomme".

    #mouvement_social #recuperation #poujadisme #colere_populaire #giletsjaunes #gilets_jaunes #gilets #jaunes #17novembre #17novembre2018 #la_revolution_mais_pas_trop mais aussi la force des #medias_Libres #mediaslibres et #automedias

    • Des gouts découlent heurts !

      Des goûts et des couleurs avec Michel Pastoureau (5/5) Le jaune France Culture
      https://www.franceculture.fr/emissions/hors-champs/des-gouts-et-des-couleurs-avec-michel-pastoureau-le-jaune-et-lor-55

      Le #jaune serait donc la couleur la moins appréciée ? Alors que l’ensemble des aux autres couleurs de base ont toutes un double symbolisme, le jaune est la seule à n’avoir gardé que l’aspect négatif.

      Des goûts et des couleurs …, on peut discuter à l’infini, et tout le monde reconnaît la force de la subjectivité dans ces domaines. Mais saviez-vous que les couleurs ont une histoire culturelle, politique et psychique ? Imaginiez-vous qu’il existe des couleurs qui nous font chaud au cœur et d autres qui nous font peur et ce, par delà les latitudes et les origines religieuses ? Toute cette semaine « Hors-champs » tente de faire la cartographie amoureuse des couleurs grâce à un historien amoureux des ours, des emblèmes héraldiques et de … certaines couleurs.

      Comme toujours avec des archives et des chansons, balade dans l’histoire de la peinture, des mentalités et de nous mêmes...

    • https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10155665502096960&set=a.49908841959&type=3&theater

      J’avais un oncle il s’appelait Gaby. Je l’aimais bien. Il était gazier. J’étais gauchiste. Il avait un grand poster de JM Lepen dans son garage. On buvait des bières en réparant des bagnoles. Passons. Des années plus tard, j’avais fait un grand papier dans Libé pour expliquer comment le FN et Lepen arrivait à monter la tête de types bien comme Gaby. Deux pages. July (Serge) le patron m’avait félicité genre : « Enfin un journaliste qui ne les prend pas avec des pincettes ». Pourquoi je parle de Gaby et pourquoi je pense à lui en ce moment ? A cause des gilets jaunes. Gaby bossait à Gaz de France (son cousin, mon pater, bossait à EDF). Ils bossaient 7 jours sur 7 sans trop compter. Il y avait les lignes à réparer, les tuyaux à aligner. La chaleur des pauvres à assurer. Ils étaient fonctionnaires. On partait en vacances dans les tentes bleues de la CCAS. Passons. Pourquoi j’en viens à évoquer ce passé vermoulu ? Le gilet jaune… L’injustice fiscale. La plupart des éditorialistes et des politiques n’y comprennent que dalle à cette colère. Emmanuel Macron et son armée de républicains en marche ont compris eux. Et ils commencent à flipper. A passer des consignes. A jouer de la carotte et du bâton. Vu d’ici, c’est pitoyable. Je ne sais pas ce qu’il adviendra de ce mouvement basique et populaire, si la stratégie du pouvoir va fonctionner, mais cette colère n’a rien à voir avec le réchauffement climatique et très peu avec le diesel. Les gens à l’origine du gilet jaune le disent depuis le début. Ils en ont assez d’être pris pour des pigeons, des vaches à traire, des décérébrés du bulbe, des sans honneur. Ils veulent se révolter. Il se révoltent. Gaby bossait à Gaz de France donc. Il y a usé sa santé. Il est parti en retraite sans se douter qu’on allait vendre Gaz de France à Suez en 2007. Quand je dis vendre, je déconne. Offrir serait plus adéquat. Une histoire de prédateurs et d’hommes politiques très compromis. Sarkozy, Hollande Villepin, Royale, Coppé, Longuet… Tous vont oeuvrer avec des responsabilités diverses à cette prédation consentie. Je ne vais pas développer ici (lisez notre livre, « les prédateurs » en vente partout). Tonton Gaby casse sa pipe. GDF devient Engie. Méthode Suez, extrême capitalisme. On pressure et on défiscalise à mort. Non seulement, se chauffer devient un luxe mais Engie, avec la bénédiction des politiques, Macron de chez Rothschild en tête, envoie ses bénéfices au Luxembourg (27 milliards en 2015, passez l’info à Google). L’État français se prive de 2 milliards d’impôts. Alors que nous, cochons de payeurs, on raque. On raque. Et on regarde passer les trains et les prédateurs qui se goinfrent. Et on ne doit rien dire. Et on doit – sous prétexte de réchauffement climatique, sous prétexte de récupération politique- fermer sa gueule. Ben non. Ce qui se prépare ici, c’est une Jacquerie. Le message est clair et éminemment politique. Les pauvres en ont marre d’avoir froid, de jouer du crédit le 15 du mois, de faire des demi pleins. Alors qu’à la télé, ils entendent chaque jour se raconter une histoire qui n’est plus la leur. Alors que leur président déroule le tapis rouge à ceux qui ne paient pas d’impôts, Frère, Desmarais, Bolloré, Arnault… Ceux qui font croire qu’ils nous sont indispensables, qu’ils sont des premiers de cordées. Foutaise. Demain, avec le fantôme de Gaby je serai gilet jaune à donf.
      Les beaufs et les cols blancs de Saint Germain n’ont rien compris, ce n’est pas un mouvement marqué à droite. Ni vraiment à gauche. C’est punk. No future dans ce monde-là

      #Denis_Robert
      https://seenthis.net/messages/736344

    • Les « gilets jaunes », ou la révolte de la France des ronds-points

      Jean-Laurent Cassely

      http://www.slate.fr/story/169626/blocage-17-novembre-gilets-jaunes-revolte-ronds-points-france-peripherique-die

      « Nous allons nous rejoindre sur un parking de centre commercial à Sens », témoigne encore le créateur d’un groupe Facebook local appelant au blocage. Dans le territoire marqué par l’étalement urbain, le rond-point devient l’équivalent logistique et symbolique du rôle joué par la place dans les mouvements de protestation de centre-ville, dont l’expression française fut la tenue, place de la République à Paris, du rassemblement Nuit Debout. La place conserve, à gauche, une connotation politique forte, comme en témoignent encore récemment le cas de l’aménagement du quartier de La Plaine à Marseille, ou le mouvement politique lancé par Raphaël Glucksmann, baptisé « Place publique ».

      À l’opposé de cette culture politique, en tout cas assez loin de ses habitudes, l’automobile devient le langage de la protestation des mouvements périphériques. Si les unes et les uns se réunissent en grappes humaines, forment des assemblées et des cortèges, nourrissant une culture politique marquée par les grands mouvements sociaux, les luttes passées qui peuplent l’imaginaire collectif du « peuple de gauche » et un idéal de démocratie directe et participative, les autres, dans un rapport au corps et à l’espace différent, forment des « opérations escargot » et autres figures chorégraphiques d’un grand ballet motorisé qui se danse depuis l’intérieur de son habitacle. C’est par le « périph » que les manifestants ont prévu de rouler (et non de marcher) sur Paris. C’est aussi sur le périphérique des grandes villes que se sont réunis plusieurs groupes locaux pour préparer la journée du 17 novembre.

    • De la France périphérique à la France des marges : comment rendre leur juste place aux territoires urbains marginalisés ?

      https://urbs.hypotheses.org/411

      Samuel Depraz, enseignant-chercheur, géographie, Université Jean Moulin Lyon 3, UMR Environnement, Villes et Sociétés

      La France périphérique, ou la paresse intellectuelle de la dichotomie

      C’est, d’abord, une lecture simpliste qui nie ce qui fait l’essence même de la géographie, c’est-à-dire l’attention à la nuance et à la diversité des territoires. « Décrire la terre », c’est être sensible aux différences et à la pluralité des mondes sociaux. Ainsi, dans les périphéries, les situations de pauvreté ne sont jamais identiques d’un espace à l’autre, et on trouvera tantôt de la pauvreté monétaire, tantôt de la précarité matérielle, parfois aussi un déclassement social et un isolement des personnes. La pauvreté, c’est aussi un rapport social défavorable, souvent entretenu par des politiques publiques défaillantes. Le tout se recoupe souvent, mais pas toujours : on rappelle ainsi les dimensions – complexes – de la pauvreté, au sens de Serge Paugam (2005) ; ceci nécessite une lecture plus détaillée des territoires, comme le propose par exemple Catherine Sélimanovski dans son analyse de « la frontière de la pauvreté » (2008) ou encore l’analyse de Raymonde Séchet sur la relation entre espaces et pauvreté (1996). Et l’idée de périphérie, souvent réduite à sa dimension économique, s’appréhende également par de multiples autres outils : mobilités et transports, flux migratoires, modes de vie alternatifs et contestation sociale ou électorale – sans que l’on puisse raisonnablement combiner tous ces indicateurs thématiques, au risque de produire des corrélations hasardeuses et des indices agrégés absurdes.

    • Le thread d’un journaliste-photographe avec des portraits de vraies tronches de vies jaunes :

      [THREAD] Quelques réflexions à propos des #giletsjaunes. Hier, je ne me suis pas mêlé à mes confrères journalistes pour « couvrir » cette journée du #17novembre2018. Faire des images de cette journée était tout à fait respectable. Mais je m’interroge sur le sens de ces images. Je m’explique. L’action de ces #giletsjaunes échappe aux politiques et marque une défiance à l’égard des médias. Le gilet jaune est devenu un symbole mais un symbole réducteur sur le sens de ce mouvement. Il symbolise la voiture et les carburants. Or, la colère va bien au-delà...

      https://twitter.com/VinceJarousseau/status/1064157135150465026

    • La vie en jaune
      http://www.dedefensa.org/article/la-vie-en-jaune

      18 novembre 2018 – Hier, j’avais très mal au dos, attaque pernicieuse et violente à la fois d’une sciatique irréfragable, une du grand âge.... Alors, j’ai sacrifié pas mal de mon temps sur un fauteuil à dossier très droit et, avec peu de courage pour lire, j’ai laissé aller l’“étrange lucarne”. Il n’était question que de cette “journée en jaune”

      Je me fixe sur le “centre de crise” de la chaîne, Arlette Chabot aux commandes, conduisant un talk-show permanent avec deux vieilles badernes de ma génération, dont l’incurablement pontifiant d’Orcival, de Valeurs Actuelles, avec en arrière-plan les reportages constants sur les divers points stratégiques choisis comme références de cette “journée en jaune”.

      Vers la fin de l’après-midi, l’habituel “tour de France” des correspondants était ramené aux points (...)

      repéré sur https://seenthis.net/messages/736556

    • À qui appartient la mort d’une femme, qui a le droit de l’arracher à l’anecdote d’un accident ? | Slate.fr
      http://www.slate.fr/story/170049/chantal-mazet-gilets-jaunes-morte-savoie-17-novembre

      Elle n’a pas trouvé la force, explique-t-elle, de prendre la route, ni d’annoncer à sa fille que sa grand-mère était morte ; elle a trouvé un « soutien moral » chez les gilets jaunes et ses « amis de l’instant ». Et sa maman, « décédée SUR LE MOUVEMENT », « APPROUVE DONC NOTRE ACTION !!!! ». Ces capitales et ces points d’exclamation sont le cri de l’heure. Ils ne disent pas seulement une souffrance, mais ce que cette souffrance construit politiquement.

      Vers une heure du matin, Alexandrine Mazet, ajoutait ceci, dans le désordre de la nuit : « Qu’ils aillent tous se faire tater les castaner de rugy macreux & co !!echec du rassemblement ??? échec de votre tentative de manipulation !!!VOUS NOUS AVEZ POUSSÉS DANS NOS RETRANCHEMENTS ! VOUS SEMEZ LA DISCORDE AU SEIN MÊME DU PEUPLE FRANÇAIS !VOUS ÊTES LA CAUSE DE CE RASSEMBLEMENT ! DONC DE CAUSE À EFFET VOUS ÊTES RESPONSABLES !!! ».

    • https://soundcloud.com/user-898678423/entretien-avec-deux-gilets-jaunes-bretons-pas-de-politique-ni-de-syndica

      Qui sont les anonymes qui appellent aux blocages samedi 17 novembre et se réclament du peuple ? Loin d’être limitée à la hausse du diesel, leur colère est celle d’une France moyenne, éloignée des métropoles et de la participation politique, et qui croit aux vertus révolutionnaires de Facebook. Rencontre avec deux porte-paroles bretons d’un groupe de gilets jaunes en colère.

      source : radioparleur.net 2nd lien cité par @val_k

    • https://twitter.com/LaMulatresse_/status/1064195118813650945

      Je viens de la case en dessous du prolétaire moyen,

      Le prix de l’essence nous concerne pas vu qu’on a pas de voiture, nous on se tape le bus et les trains dont tout le monde se fout totalement

      Les gilets jaunes = les gens qui nous méprisent le plus. On est des profiteurs et on vole leurs travail de merde sous payé selon eux. Donc si j’ai envie de dire que ce sont de gros beaufs racistes et sexiste personne ne m’en empêchera.

    • À la cour du président des riches, on s’interroge. Qui sont ces gueux sous nos fenêtres ? Pourquoi ces brailleries et ce grabuge alors que nous faisons tout pour leur bien ? Du côté des experts médiatiques et des voyantes ultra-lucides, on se demande quelles sont ces gens-là, des beaufs racistes et violents ou juste des ploucs avec leurs bagnoles qui puent ? Des fachos ou des fachés ? Faut-il les lécher ou les lyncher ?

      Selon les sondages, ils ont la faveur de l’opinion, donc ils ont nos faveurs [1]. Il sera toujours temps de les lâcher ; une bavure, une violence et on les repeint en rouge brun. Mais avant tout, la question est : qui est derrière ça ? Qui ? Le FBI, la Russie ? L’extrême droite ? Le lobby du pétrole ? De la bagnole ? Les Chinois qui fabriquent les gilets jaunes ?

      Et non, les amis, celui qui est derrière ça, c’est Macron lui-même, le Robin des Bois à l’envers, celui qui prend aux pauvres pour donner aux riches. C’est lui qui est à l’origine de tout ça, au départ, la violence, c’est lui. Lui et son monde. La violence de l’injustice et de l’arrogance, c’est eux. Sauf que les gueux ont fini par se lasser. Abusés, humiliés, invisibles et tondus jusqu’à l’os, la goutte d’eau a allumé l’étincelle. Alors que règnent la résignation et le repli, voilà qu’ils se lancent de partout, en jaune, depuis le plus profond du pays. Surprise générale devant ce grand cahier de doléances. Près de 300 000 ce samedi à travers l’hexagone.

      Bon mais, c’est bien joli, spontané, auto-organisé, mais sans structure organisée, vous croyez que ça peut marcher ? On sait en tout cas qu’avec les partis et les syndicats organisés, pour la loi Travail et pour les cheminots, la victoire n’a pas vraiment été au rendez-vous. Alors ? C’est vrai, pas de drapeaux rouges avec les gilets jaunes. Pas de République, ni de Bastille, on fonce tout droit sur l’Élysée en repassant par où la foule était massée lors des funérailles de Johnny. Un hasard, sans doute. Et partout, dans le pays, les ronds-points, les péages, les parkings de supermarchés. D’autres espaces, d’autres lieux de lien.

      La suite ? Un coup d’épée dans l’eau ou la prise de la Bastille ? Un défoulement sans suite ou un mouvement de fond ? Bien sûr, la droite racole à fond et l’extrême droite est à la manœuvre, normal, bien sûr la gauche doit soutenir et porter cet étonnant élan. Oui, un élan aussi étonnant, c’est pas si souvent. Samedi, vers l’Élysée, entre grenades et lacrymos, notre reporter Dillah Teibi a rencontré quelques-unes et quelques-uns de ces gueux.

      Daniel Mermet

      https://seenthis.net/messages/736858

    • Les gilets jaunes à l’épreuve des agressions racistes et homophobes

      https://rouendanslarue.net/les-gilets-jaunes-a-l-epreuve-des-agressions-racistes-et-homophobes

      L’expression terrifiante du sexisme, du racisme et de l’homophobie. Des humiliations, des agressions et parfois des lynchages d’une violence à vomir comme à Saint-Quentin où une femme a été forcée de retirer son voile, ou encore à Bourg-en-Bresse où un couple homosexuel a été attaqué. Précisons que dans le premier cas d’autres gilets jaunes ont tenté d’aider et de protéger cette femme avant d’être pris à partie à leur tour.

      Les organisateurs-administrateurs de page facebook condamnent et se désolidarisent de tels actes, à Saint-Quentin mais aussi à Cognac où c’est une femme noire qui s’est fait agresser. On peut supposer qu’ils sont réellement choqués par de tels gestes. Ils sentent bien aussi, comme beaucoup, que même si ces faits sont minoritaires et qu’ils ne sont pas publiquement assumés (au contraire, les administrateurs suppriment régulièrement les propos racistes sur les pages Facebook), ils fragilisent cette mobilisation en la montrant sous son pire aspect – dont se repaissent évidemment les médias.

      En effet, ce ne sont pas les prétendus casseurs ou les éléments extérieurs qui sont une menace pour ce mouvement. Mais tous ceux qui sont prêts à agresser d’autres personnes pour des motifs racistes, sexistes et/ou homophobes. Nous continuons de penser, avec d’autres (Nantes Révoltée, LaMeute et Dijoncter notamment) que ce mouvement mérite notre attention et que cette lutte est légitime. Les affects racistes et homophobes, s’ils sont bien présents, ne sont ni hégémoniques ni le moteur de cette colère – comme c’était le cas par exemple dans la manif pour tous. Sinon il faudrait effectivement la déserter sur le champ.

    • affordance.info : Les gilets jaunes et la plateforme bleue.
      https://www.affordance.info/mon_weblog/2018/11/gilets-jaunes-facebook-bleu.html
      https://www.affordance.info/.a/6a00d8341c622e53ef022ad3a15778200d-pi

      Gilets Jaunes et plateforme bleue.

      Du point de vue qui est le mien sur ce blog, à savoir l’observation des phénomènes culturels et sociétaux liés au numérique, l’opération gilets jaunes est un exemple de plus de la manière dont Facebook en particulier, « les réseaux sociaux » et internet en général, ont « facilité l’organisation des révolutions sociales mais en ont compromis la victoire » comme l’expliquait Zeynep Tufekci il y a déjà 4 ans.

      Le journaliste Jules Darmanin a publié sur Twitter ce qui me semble être, avec celle de Zeynep ci-dessus, l’autre analyse la plus pertinente de ce mouvement de mobilisation en ligne :

      « Les gilets jaunes se sont constitués grâce aux groupes facebook, il est donc logique qu’ils finissent comme des groupes facebook : mal modérés, pourris par des éléments toxiques et remplis de gens qui ont des visions différentes pour le même groupe. »

      Gilets Jaunes et Nuit Debout.

      Cette mobilisation sans réelle revendication claire, semblant ne reposer sur aucune base syndicale ou politique, sans leader ou porte-parolat identifiable (à part Jacline Mouraud ...) est un peu à la France des déclassés ce que le mouvement Nuit Debout avait été à la France des jeunes sur-diplômés. En tout cas du point de vue de la réception médiatique et sociologique du phénomène.

      Personne n’a encore bien sûr conduit d’analyse sur la composante sociologique des gilets jaunes à l’image de ce qui avait pu être fait pour le mouvement Nuit Debout mais il apparaît clair, tant dans le traitement médiatique que dans les ressentis exprimés sur les réseaux sociaux, qu’il y a autant de « beaufs, connards, racistes » dans les gilets jaunes pour les uns qu’il pouvait y avoir de « bobos, gauchos, droitdelhommistes » dans Nuit Debout pour les autres.

    • Merci pour les liens vers l’analyse de #Olivier_Ertzscheid, @unagi, c’est une des personnes qui me fait le plus réfléchir actuellement. Un autre est #André_Gunthert, avec cette excellente analyse de l’image sociale, comme souvent, autour des dessins assez minables de #Xavier_Gorce :

      A l’instar de nombreux éditorialistes, le mouvement des gilets jaunes a inspiré à Gorce une incompréhension et une raillerie mordante. L’épithète d’« abrutis » franchit un seuil de virulence rarement observé dans la presse des classes favorisées

      Il aura suffi du soutien empressé de Marine Le Pen pour effacer la substance du symptôme manifesté par la jacquerie : celui de la paupérisation qui atteint les classes moyennes françaises comme elle a envahi celles des Etats-Unis, portée par les politiques de transfert des ressources vers les plus riches.

      Faut-il aider des pauvres de droite (selon la lecture opportunément politique de leur apolitisme) ? Allons donc ! Il suffit de les insulter.

      « On n’a pas fini de se moquer des pauvres » : http://imagesociale.fr/6717

    • J’étais en train de le lire, @unagi (càd de faire un enregistrement pour @karacole ) mais ce passage m’a vraiment fait bloquer (je mets en gras la partie) :

      L’effondrement de leur foyer, celui de leurs fins de mois, celui de leur niveau de vie, de leurs sorties au restaurant, de leurs cadeaux à leurs enfants, celui de leur quotidien à chaque fois amputé de ces quelques euros qui te maintiennent dans une forme de dignité et d’attention à l’autre et à des causes qui te dépassent, mais qui, lorsqu’ils viennent à manquer, t’enferment dans les plus grégaires de tes instincts, dans les plus vaines de tes colères .

      Je suis très mal à l’aise avec cette partie parce que je la trouve glissante : ce n’est pas perdre des euros qui te fait basculer, c’est paniquer, c’est perdre espoir, c’est se sentir menacé, mais surement pas quelques euros ou même la pauvreté, et c’est la que le glissement est dangereux, même si je ne crois pas que l’auteur pense que les pauvres ne sont pas dignes, je crois qu’il aurait été judicieux de le formuler autrement... Du coup, comme je n’ai pas pu m’empêcher de commenter, j’hésite à mettre en ligne l’enregistrement ... :/ P’t’être que je vais faire une sélection et en mettre en ligne plusieurs en même temps.

    • Gilets jaunes : Le soulèvement de la France d’en-bas
      https://lvsl.fr/gilets-jaunes-le-soulevement-de-la-france-den-bas

      Le mouvement des gilets jaunes se résumerait-il à une « grogne » des Français moyens, qui regardent Auto-Moto et Téléfoot le week-end en attendant le retour de la saison des barbecues ? C’est l’image qu’en donne la majorité des médias et des commentateurs politiques. Cette « grogne » n’est en réalité que la partie émergée d’un iceberg : celui d’une crise profonde qui fracture la société et le territoire français.

    • « Depuis samedi, nous nous sentons un peu moins seuls et un peu plus heureux »

      Avant même que nous agissions, la plupart des médias et de nombreux politiciens nous on décrit comme des gros balourds anti-écologiques qui voulaient préserver le droit à polluer tranquille. Sur quelle planète pensent-ils que nous vivons ? Contrairement à eux, nous avons les pieds sur terre. Non, nous ne réclamons pas le droit à polluer chaque jour un peu plus une planète déjà bien mal en point. Ce que nous refusons c’est ce chantage dégueulasse qui consiste à faire peser sur nos épaules la responsabilité du carnage écologique et son coût. Si la planète est dans cet état, si on n’est même pas certains que nos petits enfants y survivront, c’est pas parce que nous utilisons notre voiture pour aller au boulot mais parce que des entreprises, des dirigeants et des hommes politiques ont jugé pendant des années qu’il fallait mieux faire tourner l’économie à toute blinde plutôt que de se préoccuper des animaux qui disparaissent, de notre santé, de notre avenir.

      https://lundi.am/Depuis-samedi-nous-nous-sentons-un-peu-moins-seuls-et-un-peu-plus-heureux

    • @val_k Je comprends ton questionnement, « et à des causes qui te dépassent » est aussi sujet à interprétations. Il me semble le passage est batit sur une illusion et sur l’absence de connaissance de ce qu’est être pauvre, vraiment pauvre. Si ton enregistrement donne à débattre, ou non, je pense que c’est intéressant de le partager et que tu en exprimes les limites.

    • S’il y a plus de 300 000 fachos actifs dans l’hexagone il est grand temps de prendre son passeport et de quitter le pays. Mais tel n’est pas le cas !

      UNITÉ DE CEUX QUI COMPTENT EN CENTIMES

      CONTRE CEUX QUI COMPTENT EN MILLIARDS

      Ce qui ne passe plus c’est l’injustice, l’incohérence et l’hypocrisie.

      Car la réalité de l’année 2018 est celle-ci : Frais bancaires : +13%, Carburant : +12%, PV stationnement : +130%, Assurances : +3 à 5%, Mutuelle : +5%, Timbres poste : +10%, Carte grise : +15%, Tabac : +10%, Abonnement bus : +3%, Péage routier : +1,3%, Gaz : +7%, Forfait hospitalier : +15%, Abonnement vélib : +30%, Contrôle technique automobile : +23%, Cantine scolaire : +1 à 3%, Fioul domestique : +36%, Électricité : +17%, CSG : +21,7%....

      Quant aux retraites, c’est -1,7% et le smic : +1,2%, tandis que les salaires stagnent globalement.

      http://www.rennes-info.org/Gilets-jaunes-Syndicalement

    • Gilets jaunes : on y va ? Expansive.info
      https://expansive.info/Gilets-jaunes-on-y-va-1282

      Dresser un profil ethnique et générationnel de ce mouvement en moins d’une journée en dit long sur les capacités intellectuelles omniscientes de l’intelligenstia radicalisée pour laquelle ces initiatives sont soit directement pilotées par l’#extrême-droite, soit réactionnaires par essence donc essentiellement le terreau sur lequel l’extrême droite va se renforcer. Étant données les positions qui relèvent d’un marxisme orthodoxe éculé pour lequel le seul vrai sujet révolutionnaire est le prolétariat industriel (et la seule vraie lutte celle liée à la production ou au travail), ou pour les plus "post-modernes" le sous-prolétariat « racisé » qu’on ne cesse d’opposer aux "blancs privilégiés", il semble effectivement que ce mouvement soit du pain béni pour l’extrême droite à laquelle nous laissons, par notre mépris et distance, tout un #espace_politique à prendre.

      « Gilets jaunes », un peuple qui vient  ? Patrick Cingolani
      https://www.liberation.fr/debats/2018/11/20/gilets-jaunes-un-peuple-qui-vient_1693139

      On aura beau dénoncer la dimension d’arriération du mouvement quant à l’enjeu écologique, c’est bien l’#égalité_sociale contre l’iniquité du traitement de faveur fait aux plus riches qui est l’objet central de cette contestation.

      Gilets jaunes : des signaux alarmants, selon les renseignements, #DCRI
      http://www.leparisien.fr/economie/gilets-jaunes-des-signaux-alarmants-selon-les-renseignements-20-11-2018-7

      Radicalisation des Gilets jaunes, convergence des luttes, ou effet d’aubaine ? Observateurs et analystes peinaient à y voir clair ce mardi soir sur l’évolution de ce mouvement hétérogène et non coordonné dont chacun s’accorde sur le caractère inédit.
      Une chose est sûre : pour le ministère de l’Intérieur, le #maintien_de_l’ordre est extrêmement compliqué à organiser...

    • peut-être que ce billet de @lieuxcommuns t’as échappé @val_k

      « Gilets jaunes » : la démocratie directe en germe ?
      Le mouvement populaire en cours, qu’il le sache ou non, défie toute l’organisation de la société et récolte un mé­pris officiel à la hauteur. Le surgissement de cette colère réveille des questions enfouies depuis si longtemps que leur simple formulation effraie. Pourtant la dégradation de la situation générale est telle qu’un choix s’impose entre le chaos qui s’avance et la reconquête, lente et laborieuse, d’une souveraineté véritablement collective.

      https://seenthis.net/messages/737319
      une analyse du collectif @lieuxcommuns en + de leur impeccable #revue_de_presse


      en bonus, leblogalupus.com trouvé sur leur site.
      https://leblogalupus.com/2018/11/19/les-revoltes-du-week-end

    • "Les gilets jaunes et les « leçons de l’histoire »
      http://lenumerozero.lautre.net/Les-gilets-jaunes-et-les-lecons-de-l-histoire

      Néanmoins, ces similitudes entre des luttes sociales de différentes époques masquent de profondes différences. Je vais m’y arrêter un moment car elles permettent de comprendre ce qui fait la spécificité du mouvement des gilets jaunes. La première différence avec les « jacqueries » médiévales tient au fait que la grande majorité des individus qui ont participé aux blocages de samedi dernier ne font pas partie des milieux les plus défavorisés de la société. Ils sont issus des milieux modestes et de la petite classe moyenne qui possèdent au moins une voiture. Alors que « la grande jacquerie » de 1358 fut un sursaut désespéré des gueux sur le point de mourir de faim, dans un contexte marqué par la guerre de Cent Ans et la peste noire.

      La deuxième différence, et c’est à mes yeux la plus importante, concerne la coordination de l’action. Comment des individus parviennent-ils à se lier entre eux pour participer à une lutte collective ? Voilà une question triviale, sans doute trop banale pour que les commentateurs la prennent au sérieux. Et pourtant elle est fondamentale. A ma connaissance, personne n’a insisté sur ce qui fait réellement la nouveauté des gilets jaunes : à savoir la dimension d’emblée nationale d’un mouvement spontané. Il s’agit en effet d’une protestation qui s’est développée simultanément sur tout le territoire français (y compris les DOM-TOM), mais avec des effectifs localement très faibles. Au total, la journée d’action a réuni moins de 300 000 personnes, ce qui est un score modeste comparé aux grandes manifestations populaires. Mais ce total est la somme des milliers d’actions groupusculaires réparties sur tout le territoire.

    • Gilets jaunes. Affrontements à Langueux : la rumeur [#DCRI / Parisien Libéré, ndc] de l’ultra-gauche démentie
      https://www.letelegramme.fr/france/affrontements-a-langueux-la-rumeur-de-l-ultra-gauche-dementie-21-11-201

      Les « casseurs » langueusiens n’ont aucun lien connu ou déclaré avec l’ultra-gauche. Ils n’expriment aucune accointance politique particulière, au-delà de leur intention de se frotter au système sans ménagement. Et c’est plutôt ce caractère nouveau d’une radicalité plutôt rurale, capable de se donner des moyens d’action (barre de fer, cocktails Molotov) dans une certaine improvisation, qui a fait tiquer les services de renseignement. Leur point commun : ils ont un casier. Mais là encore, pas de quoi en faire des caïds d’habitude. En témoignent les peines dont trois d’entre eux ont écopé, ce mercredi, devant le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc. Quatre mois ferme sans mandat de dépôt pour l’un. Des peines de 4 et 6 mois de sursis assorties d’une obligation de travaux d’intérêt général pour les deux autres.

      #punks

    • @vanderling méfiance avec l’article de blog mediapart que tu mets en lien... L’auteur est un abonné qui squatte allègrement les commentaires de pratiquement tous les articles. C’est un obsédé, il a un problème : il voit des totalitarismes partout, jusqu’à l’hallucination, et fait des amalgames absolument infects.

      D’ailleurs si tu lis « l’article » en question, en gros c’est : je copie/colle des bouts d’articles de mediapart et j’en fait mon beurre (insinuations, inférences foireuses, etc.). Pas vraiment une référence le gars...

    • Quand les « gilets jaunes » dérapent...
      https://www.cgtdouanes.fr/actu/article/propos-sur-la-douane-des-manifestants-gilets-jaunes-a-flixecourt
      Les douaniers en colère (et on les comprends)

      Dans un post abject sur Facebook et des vidéos qui circulent sur tous les médias ce jour, des manifestants appartenant au « mouvement » des gilets jaunes se félicitent d’avoir traqué des migrants dans la cuve d’un camion. Ils s’enorgueillissent même de faire « mieux que la douane et de pouvoir (y) postuler, CV et lettre de motivation ». D’autres propos, absolument ignobles, ne peuvent être repris ici.

      Forts de leurs convictions racistes, ils ont préféré appeler la gendarmerie plutôt qu’une association d’entraide pour les secourir. Dans cette vidéo, les protagonistes appellent à « un barbecue géant ». Tout ceci rappelle de bien tristes et peu glorieux événements de notre histoire…mais c’est surtout un appel clair à la haine raciale.
      Est-ce donc de ce monde là que nous voulons ? Un monde de haine, de bêtise, d’ignorance, de division…
      N’oublions jamais que le racisme est un délit.

    • http://mondialisme.org/spip.php?article2714

      Alors que l’extrême gauche (voire au-delà) se pâme devant les « gilets jaunes » (le jaune étant pourtant traditionnellement dans le mouvement ouvrier la couleur des briseurs de grève) quelques voix isolées se dressent devant le consensus médiato-politique comme celle du site « Ligne de crêtes » en avançant des arguments solides. On peut ne pas être d’accord avec tout ce que contient l’article ci-dessous, mais approuver l’essentiel : non à l’union sacrée des autonomes radicaux à Marine Le Pen, en passant par Dupont-Aignan, Laurent Wauquiez, Mélenchon, Lutte ouvrière, le NPA, Besancenot et les Identitaires !
      Celles et ceux qui dénoncent Trump et Bolsonaro ne voient pas que ce mouvement des gilets jaunes repose sur les mêmes bases sociales hétérogènes qui les ont portés au pouvoir, la même confusion idéologique (dans laquelle se reconnaissent l’extrême droite et l’extrême gauche, cette dernière ayant abandonné toute ligne de classe), les mêmes moyens (les réseaux sociaux où les fascistes masqués pratiquent le dévervelage depuis des années), le même programme (en réalité supprimer toutes les conquêtes sociales, résultat de luttes collectives, au nom d’une prétendue critique radicale de l’Etat et de la défense des droits des contribuables), les mêmes théories du complot (Macron et les « banques ») et les mêmes pulsions nationalistes et xénophobes.

      YC, Ni patrie ni frontières, 23 novembre 2018.

      https://www.lignes-de-cretes.org/de-la-difference-entre-boucher-une-artere-et-creer-un-coeur

    • Cela fait plus d’une semaine qu’a débuté le mouvement des « gilets jaunes ». Ce mouvement social prend une ampleur et des dimensions inédites en France depuis de nombreuses années. C’est un mouvement dans lequel il semble difficile de s’impliquer pour une grande partie des militants révolutionnaires, syndicaux, de gauche, écolos… Bien qu’avec les jours qui passent de plus en plus de personnes et de groupes s’y investissent.

      Exploités énervés est jusqu’à ce jour resté muet sur le sujet. Comme tant d’autres nous avons pu être surpris, mais suffisamment curieux pour aller voir. Nous sommes allés sur différents blocages à Alès et ce que nous avons vu, c’est des travailleurs, des chômeurs, des retraités, des lycéens… qui en ont marre de voir leur conditions d’existence se dégrader quotidiennement, de n’avoir aucun contrôle sur les décisions, tandis qu’une minorité s’enrichit toujours plus.

      Il est certain que ce mouvement est traversé de contradictions. Il porte en lui les contradictions du temps présent. Nous pensons que c’est dans l’échange, dans la lutte, que les dépassements pourront se produire.

      https://exploitesenerves.noblogs.org/gilets-jaunes-mobilisation
      https://exploitesenerves.noblogs.org
      https://www.youtube.com/watch?v=gJV1gy9LUBg

    • Incursion en France jaunie où la colère est nourrie et exploitée
      Un article très bien documenté et qui devient indispensable tant le déni se développe chez les « camarades » qui préfèrent tenter le zbeul plutôt que se retenir en pariant, une fois encore, sur le moindre mal. A lire sur Le blog de Sauvergardons bocage : https://blogs.mediapart.fr/sauvergardons-bocage/blog/211118/incursion-en-france-jaunie-ou-la-colere-est-nourrie-et-exploitee

      Réseaux sociaux et médias ont boosté les « gilets jaunes » comme aucune lutte ne l’a jamais été auparavant. Un peu d’investigation révèle à quel point l’extrémisme de droite est dans la place donc ancré dans ce mouvement qu’on respecte parce qu’il porte du déclassement ou par culpabilité ? Pourquoi nous en sommes là ?

    • Classes d’encadrement et prolétaires dans le « mouvement des gilets jaunes »
      https://agitationautonome.com/2018/11/25/classes-dencadrement-et-proletaires-dans-le-mouvement-des-gilets-

      La « colère populaire » qui se fait entendre est un funambule sur une ligne de crête. Tout dépendra de l’abnégation de certains blocages à perdurer dans leur essence, c’est-à-dire une négation de la politique comme pratique collective, syndicale ou autonome, et à leur préférer une horizontalité confuse débouchant sur un commun plus populiste et nationaliste type M5S (malgré de réelles dissemblances) qu’émancipateur. Si c’est cette optique qui l’emporte, le fait d’investir ces espaces donnera à ces derniers une respectabilité déviant toute critique. Alors, le « mouvement » cherchera à se trouver des leaders, tendant la joue à toute une partie du spectre politique parlementaire. A l’inverse, si l’ensemble des franges du « mouvement social » (en particulier syndicales) tentent de mobiliser et de charpenter ce mouvement des gilets jaunes sur des bases saines (notamment antiracistes, comme certaines Union Locales et Fédérations le tentent actuellement), il est fort probable qu’il y ait un intérêt stratégique dans certains espaces pour structurer la contestation sur des bases classistes (prolétariennes).

      Il s’agira de dépasser les objectifs antifiscaux éloignés de notre camp social pour se focaliser dans un premier temps sur les attaques actuelles de la bourgeoisie contre les travailleurs. Cela signifie la grève générale comme premier moyen de lutte.

      La revendication du droit à la mobilité, telle qu’elle, reste bien entendu encore prise au piège dans les filets de la reproduction négociée du capital, et nous ne savons qu’une chose : dans la phase politique actuelle, seules deux perspectives se dégagent. Celle du fascisme, ou celle du communisme.

    • Retour sur le parcours d’un agriculteur star devenu « gilet jaune »
      https://labogue.info/spip.php?article302

      Il n’est pas question ici d’analyser le mouvement des gilets jaunes mais il nous a semblé important de pointer du doigt ceux qui veulent se réapproprier un « mouvement #citoyen » en prenant le masque de la respectabilité.

      Focalisons-nous donc sur l’un des organisateurs autoproclamés des « gilets jaunes » à #Limoges : Christohe Lechevallier.

    • « Gilets jaunes », la nouvelle Jacquerie ?
      26/11/2018
      https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/gilets-jaunes-la-nouvelle-jacquerie

      Les Gilets Jaunes, une révolte populaire ? Une jacquerie 2.0 ?

      Après un week-end de mobilisation, et alors que les blocages se poursuivent aujourd’hui dans toute la France, tentative de clarification d’un mouvement et de ses revendications, avec le grand historien de l’immigration et de la classe ouvrière Gérard Noiriel , auteur d’Une Histoire populaire de la France (Agone, 2018).

      Directeur d’études à l’EHESS, il est aussi l’auteur de Le Creuset français. Histoire de l’immigration (Seuil, 1988) et de Qu’est ce qu’une Nation ? (Bayard, 2015).

      http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-26.11.2018-ITEMA_21902640-1.mp3?track=false

    • La création d’une « délégation » de huit gilets jaunes a été annoncée ce matin dans un communiqué.
      https://www.liberation.fr/checknews/2018/11/26/qui-a-choisi-les-huit-porte-parole-des-gilets-jaunes-que-veulent-ils_1694

      Vu la taille du morceau, très teinté brun, j’ai fais une publication spécifique de l’analyse complète de ces profils : https://seenthis.net/messages/738886

      et sinon, @mad_meg la video marche très bien si on clique sur le lien, je sais pas pourquoi la vignette déconne... et non, justement, ça n’est pas civitas, mais juste des braves gens...

    • Des gilets jaunes à ceux qui voient rouge
      https://agitationautonome.com/2018/11/22/des-gilets-jaunes-a-ceux-qui-voient-rouge

      La diversité des gilets jaunes selon les points de mobilisation a permis à tout un chacun d’y apposer son petit drapeau idéologique en ne retenant que ce qui l’arrange. Ainsi l’Action Française, le Bastion Social (ex-GUD), le Rassemblement National, Les Républicains mais aussi la France Insoumise, divers groupes trotskistes du NPA à Lutte Ouvrière, ou même des anarchistes partis répandre la bonne parole ont tous pu prétendre à la victoire et se galvaniser de la réussite toute relative de cette journée d’actions du 17 novembre – rappelons que 250 000 manifestants dans toute la France, c’est considéré comme une défaite lors d’une mobilisation syndicale, et encore ici ils ne font même pas grève.

      Quoi qu’en disent certains manifestants isolés exprimant leur ras-le-bol de façon désordonnée à des caméras en quête de déclarations choc, le mouvement s’est construit autour d’un discours poujadiste de protestation contre « les taxes » et « les impôts » qui « étouffent le peuple », ce qui est loin d’être un combat de classe (et contrairement à ce qui est avancé, près de 70 % de la hausse du prix vient des fluctuations du cours du pétrole et non pas d’une politique délibérée de l’Etat).

    • Deux sociologues dans les beaux quartiers avec les gilets jaunes
      https://www.humanite.fr/deux-sociologues-dans-les-beaux-quartiers-avec-les-gilets-jaunes-664163

      En ce samedi 24 novembre 2018, nous partons rejoindre le mouvement des gilets jaunes pour nous faire notre propre opinion. Nous pressentons que l’instrumentalisation de l’extrême droite est une manipulation de plus pour discréditer la colère des « gueux », pour reprendre une expression souvent employée par des manifestants qui se sentent dépouillés non seulement financièrement, mais jusque dans leur humanité même. Le mépris et l’arrogance d’Emmanuel Macron reviendront plus souvent dans les témoignages que nous avons recueillis que la hausse des taxes sur le carburant. Cette hausse est en réalité le déclencheur d’une colère beaucoup plus profonde, qui réunit les hommes et les femmes dans une révolte dont ils savent parler. Ils contestent la légitimité d’Emmanuel Macron à l’Élysée, son élection n’étant que le résultat du pouvoir de l’argent sur le monde politique : « Nous ne sommes pas dans une démocratie mais dans une dictature ! » « Nous allons faire en sorte que Macron ne puisse plus se présenter comme le chef du monde libre et de la démocratie. » « Plus rien n’est cohérent, on ne peut plus faire de projets. » Quant aux violences commises, notamment sur les Champs-Élysées, elles sont « la réponse à la violence de l’oppression que nous subissons chaque jour ».

      « C’est nous qui vous engraissons »
      Les gilets jaunes choisissent de manifester dans les beaux quartiers, de façon visible, avec ce jaune fluorescent comme symbole de leur chaleureuse détermination à renverser les rapports de forces, puisque « c’est nous qui vous engraissons : rendez-nous notre pognon ! », comme ils l’ont dit aux clients du restaurant de l’Avenue, à l’angle de la rue de Marignan et de l’avenue Montaigne, juste en face de chez Dior. La préfecture de police voulait les cantonner au Champ-de-Mars, qu’ils ont boudé tout au long de la journée au bénéfice des lieux de pouvoir, le plus près possible de l’Élysée.

      Pour nous deux, la confrontation entre les gilets jaunes et les clients chics de ce restaurant cher du 8e arrondissement a constitué un moment d’observation sociologique exceptionnel. Poussés par les gaz lacrymogènes, les bombes assourdissantes et les canons à eau, nous avons fui par la rue de Marignan avec le slogan repris en chœur : « Macron démission ! » Il est aux environs de 13 heures et la terrasse du restaurant de l’Avenue est pleine à craquer d’hommes et de femmes des beaux quartiers qui portent sur leur corps et leur tenue vestimentaire la douceur et la richesse d’une vie quotidienne embaumée par les pétales de roses. Les gilets jaunes encerclent la terrasse avec leur corps malmené par des conditions de vie difficiles, et ce fameux gilet jaune, symbole du prolétariat et des gagne-petit. Il n’y aura aucune violence physique mais les paroles seront franches dans cette confrontation de classe entre les premiers et les derniers de cordée. « Profitez-en, cela ne va pas durer », « Picolez car vous n’allez pas rire longtemps ! » Les femmes minces et élégantes et leurs maris en costume croisé se lèvent peu à peu pour se réfugier à l’intérieur du restaurant, « Ah bon ! alors on vous dérange ? » demande un gilet jaune. Qu’à cela ne tienne, les manifestants se collent aux baies vitrées et poursuivent leurs invectives de classe : « L’ISF pour les bourgeois ! », « Ils sont en train de bouffer notre pognon ! » C’en est trop, les clients du restaurant ferment alors les rideaux. « Ah ! vous ne voulez plus voir les gueux ? » Ceux-ci se sont peu à peu éloignés pour manifester toujours et encore leur colère.

      Colère de classe contre assurance de classe
      Nous avons été frappés par le calme des grands bourgeois et surtout par leur détermination à déjeuner dans ce restaurant, le lieu où ils avaient décidé de retrouver leurs amis et où ils avaient réservé leur table, dans un entre-soi qu’ils savaient au fond d’eux-mêmes garanti par les forces de l’ordre. Au point même que, vers 13 h 30, quelques clients faisaient la queue à l’extérieur en attendant de pouvoir bénéficier d’une table à l’intérieur. Ils ont affiché une assurance de classe qui ne doit pas présenter de faille, tant que leur vie n’est pas en danger.

      Nous avons été surpris par la reconnaissance de notre travail sur la violence des riches : « Vous avez mis des mots sur notre souffrance et tout ce que vous dites, c’est la vérité ! », « Vous êtes vraiment nos porte-voix ! » Nous avons fait des selfies, il y a eu des embrassades amicales, nous avons échangé et longuement discuté avec les personnes qui nous ont reconnus et abordés. Avant de partir pour le salon du livre de Radio France à la Maison de la radio dans le 16e arrondissement, nous avons rencontré un militant de la fédération CGT des dockers qui leur a conseillé « de rallier les gilets jaunes pour participer à ce mouvement », en disant qu’il « fallait savoir prendre le train en marche pour l’orienter et le soutenir dans ses aspects de confrontation entre les intérêts du capital et ceux du travail ».

      Notre témoignage sûrement incomplet ne se veut pas une analyse péremptoire de ce mouvement des gilets jaunes. Il s’agit plutôt d’attirer l’attention sur les processus de stigmatisation qui ont été mis en œuvre dès le départ afin de masquer une colère de classe en casse séditieuse d’extrême droite. Lorsque nous sommes arrivés à Radio France, la fouille de nos sacs à dos a révélé la présence de nos deux gilets jaunes, dont nous avons dû nous séparer le temps de nos dédicaces mais que nous avons récupérés à la sortie. Nous avons été accueillis par de nouveaux gilets jaunes nous annonçant leur volonté de s’en prendre aux médias publics. Ils avaient le projet d’occuper le lendemain, dimanche 25 novembre, l’esplanade devant France Télévisions.

      Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot.

    • Une compilation d’articles pour réfléchir autour de ce mouvement populaire ambivalent et clivant.

      Est-il possible de poser un angle de lutte de classe au sein de ce mouvement ?
      Y-a-t-il possibilité de diffuser au sein de ce mouvement des problématiques autour du genre ou des questions de racisme ?
      Comment ?
      Quels avantages le camp de l’émancipation peut-il tirer de ce moment ?
      Les fachos ont-ils déjà pris le contrôle ?
      Est-il possible de les isoler politiquement au sein du mouvement ?
      Doit-on abandonner tout espoir d’influer positivement sur le cours de ce mouvement ?
      Doit-on le combattre ?
      Comment ?


      https://bourrasque-info.org/spip.php?article1261

    • LE TEXTE que j’attendais : Gilets jaunes : questions pour ceux qui cherchent des alliances : https://carbureblog.com/2018/11/27/gilets-jaunes-questions-pour-ceux-qui-cherchent-des-alliances
      Lecture audio chez @karacole : https://archive.org/details/GiletsJaunes


      Merci @arnoferrat pour le repérage !

      /.../ Et qui va sortir gagnant de cette alliance ? Est-ce que la lutte des classes, c’est seulement entre le « peuple » et le pouvoir ? Est-ce que l’interclassisme ça n’est pas aussi une lutte des classes dans leurs alliances même ? Est-ce que le problème c’est Macron ? Est-ce qu’il faut « dégager Macron » et refaire des élections ? Et dans ce cas qui sera élu à sa place ? Est-ce que les quartiers populaires ont quelque chose à y gagner ? Est-ce que la France blanche-d’en-bas a quelque chose à y gagner ? Est-ce que les plus pauvres ont quelque chose à y gagner ? Pourquoi quand les quartiers manifestent leur colère il y a couvre-feu, alors que quand la France blanche-d’en-bas le fait elle est reçue dans les ministères ? Est-ce qu’on a jamais demandé aux émeutiers de 2005 de se choisir des représentants ? Est-ce qu’il y a seulement entre les quartiers et la France blanche-d’en-bas de l’incompréhension et de vagues préjugés hérités de la colonisation ? /.../


  • Les merveilleuses Nuits de #France_Culture ont consacré plusieurs programmes, récemment, à l’#histoire de la #radio :

    – « Dans l’atelier de restauration des archives sonores : “A l’INA, les deux technologies, analogique et numérique, cohabitent parfaitement” »
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/dans-latelier-de-conservation-et-restauration-des-archives-sonores-de-

    Premier rendez-vous de la « Nuit du Patrimoine radiophonique » dans lequel Albane Penaranda s’entretient avec Jonathan Fitoussi et Christophe Jolibois, restaurateurs des #archives_sonores de #Radio_France à l’#INA (1ère diffusion : 16/09/2018).

    http://rf.proxycast.org/1480586052639924224/13915-16.09.2018-ITEMA_21787233-0.mp3

    – “Dans le secret des archives sonores de Radio France avec Lise Caldaguès”
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/dans-les-secrets-des-archives-sonores-de-radio-france-avec-lise-caldag

    « Magie et vérité des sons » avec Lise Caldaguès, troisième de la série en douze épisodes diffusée en 1964. Lise Caldaguès expliquait, avec sons à l’appui, la conservation et la rénovation des archives sonores de la RTF, au programme les voix de Jouvet, Colette, Poulenc, Pagnol, Claudel, Cendrars...

    http://rf.proxycast.org/1480586060407775232/13915-16.09.2018-ITEMA_21787233-1.mp3

    – « André Obey : “Je considère la radio comme une pure éloquence d’oreille” »
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/andre-obey-je-considere-la-radio-comme-une-pure-eloquence-doreille

    Le romancier et essayiste #André_Obey était invité par « Plein feu sur les spectacles du monde » en 1950. Il disait ce que représentait pour lui le mode d’expression radiophonique pour lequel il avait une véritable passion.

    http://rf.proxycast.org/1480586067273850880/13915-16.09.2018-ITEMA_21787233-2.mp3

    – « Marine Beccarelli : “Il y a comme une sorte de mythe qui entoure la question de la radio nocturne” »
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/marine-beccarelli-il-y-a-comme-une-sorte-de-mythe-qui-entoure-la-quest

    Christelle Rousseau, responsable de l’antenne INA à Radio France nous parle des missions de l’Institut tandis que Marine Beccarelli, historienne spécialiste des médias et de la radio, retrace pour nous la passionnante histoire de la diffusion radiophonique nocturne (1ère diffusion : 16/09/2018).

    http://rf.proxycast.org/1480586074177675264/13915-16.09.2018-ITEMA_21787233-3.mp3

    – ""Comme un caillou dans l’eau" : l’histoire de la TSF avec les voix de Marconi, Einstein et Popov"
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/selection-prix-italia-1973-comme-un-caillou-dans-leau-1ere-diffusion-2

    Sélection Prix Italia 1973 « Comme un caillou dans l’eau » un documentaire de Pierre Gillon et Jacques Delaye qui retrace toute l’histoire de la #TSF, de ses origines les plus lointaines jusqu’au premier pas de l’homme sur la lune (1ère diffusion : 21/03/1986).

    http://rf.proxycast.org/1480586080817258496/13915-16.09.2018-ITEMA_21787233-4.mp3

    – « Degna Marconi : “Mon père disait qu’il aimait suivre la nature, par exemple les rayons du soleil ou la diffusion du son des cloches d’une église” »
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/un-homme-une-ville-guglielmo-marconi-13-la-decouverte-de-la-transmissi

    Dans « Les après-midi de France Culture », en mai 1980, « Un homme une ville » proposait une série sur Guglielmo #Marconi, le 1er volet s’intitulait : « La découverte de la transmission par les ondes, la naissance d’une invention ». Magie de la radio, on peut entendre la voix de Marconi dans cette série.

    http://rf.proxycast.org/1480586088106958848/13915-16.09.2018-ITEMA_21787233-5.mp3

    – « Le quatrième pouvoir : “Radio Londres, des Français parlent aux Français” »
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/le-cabinet-de-curiosites-le-quatrieme-pouvoir-radio-londres-des-franca

    Le quatrième pouvoir : #Radio_Londres, des Français parlent aux Français… troisième d’une série de cinq émissions proposée par Vincent Quivy, diffusée pour la première fois le 21 janvier 1998 sur France Culture.

    http://rf.proxycast.org/1480586094956257280/13915-16.09.2018-ITEMA_21787233-6.mp3

    – « Antoine Lefébure à propos de “Radio Active” à Jussieu : “Comme on était ultra-repéré, on risquait de finir en prison” »
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/courant-alternatif-voir-et-entendre-ndeg1-radio-active-les-pirates-de-

    Antoine Lefébure, historien et fondateur avec Brice Lalonde de « Radio Verte » en 1977 revient sur la tentative cocasse de créer avec un groupe d’étudiants de Jussieu « #Radio-active », une radio qui a pour sujet principal la lutte contre le nucléaire. Attention ! La maréchaussée veille au grain…

    http://rf.proxycast.org/1480586102434701312/13915-16.09.2018-ITEMA_21787233-7.mp3

    – “Dans l’atelier de restauration des archives sonores de l’INA, avec Jonathan Fitoussi et Christophe Jolibois”
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/la-nuit-du-patrimoine-radiophonique-entretien-33-avec-jonathan-fitouss

    Dernière partie de l’entretien avec Jonathan Fitoussi et Christophe Jolibois, restaurateurs des archives sonores de Radio France à l’INA, à l’occasion de la « Nuit du Patrimoine radiophonique » par Albane Penaranda.

    http://rf.proxycast.org/1480586113864179712/13915-16.09.2018-ITEMA_21787233-8.mp3

    – “Un homme une ville - Guglielmo Marconi, 2/3 : Les ondes acteurs de l’histoire (1ère diffusion : 09/05/1980)”
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/un-homme-une-ville-guglielmo-marconi-23-les-ondes-acteurs-de-lhistoire

    Avec #Pierre_Schaeffer (directeur de la recherche de l’ORTF) - Avec les voix de Paul Eluard, Mussolini, Paul VI, Paul Raynaud, le général de Gaulle, Edouard Daladier, Adolf Hitler, Yves Brothier, André Malraux et Jean Oberlé - Réalisation Jean-Claude Loiseau

    http://rf.proxycast.org/1481335991422689280/13915-18.09.2018-ITEMA_21814419-3.mp3

    – “Un homme une ville - Guglielmo Marconi, 3/3 : Les ondes, témoins et acteurs de la vie quotidienne (1ère diffusion : 16/05/1980)”
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/un-homme-une-ville-guglielmo-marconi-33-les-ondes-temoins-et-acteurs-d

    Avec Pierre Schaeffer (directeur de la recherche de l’ORTF), M. Drapeau et Maurice Uguen - Avec les voix de Max Meynier, M. Long et M. Cody - Réalisation Jean-Claude Loiseau

    http://rf.proxycast.org/1481707074848038912/13915-19.09.2018-ITEMA_21815920-3.mp3

    #audio


  • À Radio Pikez, une web radio associative à Brest, interview en studio et captation de la rencontre à l’Avenir dans la soirée du 30 mai autour d’#Égologie.
    #audio #radio

    M.E.P. - Aude Vidal présente Égologie - écologie, individualisme et course au bonheur. (30 mai 2018) - Pikez !
    http://www.pikez.space/m-e-p-aude-vidal-presente-egologie-ecologie-individualisme-et-course-au-bon

    Les fonctionnaires du Ministère de l’Éducation Populaire invitent Aude Vidal : autour de son ouvrage Égologie – écologie, individualisme et course au bonheur (dans le cadre de sa venue à l’Avenir, à Brest).

    (D’ailleurs, c’est bizarre, le chapeau de l’émission qui parle de personnes qui « parlent mieux que nous »... Comme vous pouvez voir, ce n’est pas mon cas !)

    J’en profite pour poster d’autres émissions ou captations qui sont passées ici.

    Radio Dragon, à Mens dans le Triève, m’a invitée un matin à parler d’Égologie, dans l’excellente émission « Interstices ». La discussion est en ligne ici.

    https://www.mixcloud.com/interstices/egologie

    Autre rencontre, cette fois à la librairie La Gryffe où j’ai été invitée le samedi 20 janvier pour présenter Égologie et discuter avec les libraires et le public.❞

    https://archive.org/details/2018.01.20EgologieLaGryffe


  • Familles séparées : le Canada devrait se regarder dans le miroir, disent des Autochtones.
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1108212/separation-familles-canada-autochtones-trump

    Depuis avril, près de 2000 enfants migrants ont été séparés de leurs parents arrêtés à la frontière américaine pour l’avoir franchie sans papiers. Une politique que l’administration de Donald Trump revendique au nom d’une « tolérance zéro » contre l’immigration illégale.

    Au Canada, les Autochtones ont également connu les traumatismes de la séparation de leur famille et de leur culture. Entre la fin du 19e siècle et 1996, plus de 150 000 enfants autochtones ont été arrachés à leur famille et placés dans des pensionnats dirigés par des religieux.

    « Plusieurs des enfants envoyés aux pensionnats étaient emmenés sans que leurs parents le sachent. Ils jouaient dehors, par exemple, et ils étaient enlevés puis envoyés aux pensionnats. Certains ne revenaient jamais », souligne en entrevue à Radio-Canada la professeure et directrice de la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations du Canada, qui est membre de la Nation Gitksan, en Colombie-Britannique.

    Pendant les années 60, 70 et 80, 20 000 enfants autochtones ont en outre été enlevés de leur famille et placés dans des familles non autochtones dans le cadre de la rafle des années 60 (« Sixties Scoop »).


  • ROBERT FAURISSON : Invité, mais censuré, par Radio Courtoisie (Paris)
    http://robertfaurisson.blogspot.com/2008/05/invite-mais-censure-par-radio.html

    Thursday, May 1, 2008
    Invité, mais censuré, par Radio Courtoisie (Paris)
    Le mercredi 9 avril, j’ai été invité par Martin Peltier à m’exprimer sur les ondes de Radio Courtoisie. Notre entretien était prévu pour durer de 19h30 à 21h mais il a été interrompu au bout de vingt-sept minutes. Il l’a été sans préavis et aucune explication n’a suivi. Radio Courtoisie est une modeste station, à but non lucratif, qui se présente en « radio de toutes les droites ». Elle est dirigée par Henry de Lesquen. Sur l’affaire, on trouvera ci-dessous une série d’éléments classés dans l’ordre chronologique.

    1) Communiqué de « Bocage » (11 avril)

    C’est dans le plus grand secret que Martin Peltier, pour son émission mensuelle de Radio Courtoisie, avant-hier, mercredi 9 avril, avait invité le professeur Faurisson. Tous deux s’étaient bien mis d’accord pour faire en sorte de ne jamais transgresser la loi Fabius-Gayssot, non seulement pour échapper eux-mêmes à toute poursuite, mais pour préserver la station radio mise, comme on le sait, par le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) en liberté surveillée.

    L’émission a commencé à 19h 30 ; les deux interlocuteurs, avec d’infinies précautions, ont relaté les persécutions dont sont victimes les révisionnistes à travers le monde. Les correspondants qui le désireront pourront nous réclamer la transcription de cette émission.

    Mais, au bout de 27 minutes, l’entretien a été coupé ... Motif invoqué sur place : « La coupure est faite à la demande du CSA ».

    Or, voici ce qu’on pouvait lire sur le site du quotidien Le Parisien, avant-hier soir, à 22h 30 :

    <http://www.no-media.info/834/radio-courtoisie-censure > ou encore

    Etrange silence sur Radio Courtoisie

    Brutale interruption des programmes ce mercredi soir sur Radio Courtoisie.

    Alors que la station - qui se définit comme « la radio de toutes les droites » - diffusait une émission sur le révisionnisme, l’antenne a soudain été coupée. Sans préavis, « Le libre journal » présenté par Martin Peltier a laissé la place à de la musique classique. Il n’a pas repris.

    Quant à l’émission du député européen Paul-Marie Coûteaux, qui devait commencer à 21h30, elle a été reportée à une date ultérieure.

    Contacté, Henry de Lesquen, le responsable de la station, nous a expliqué que l’émission avait été interrompue vers 19h30 « par la déléguée aux questions éditoriales qui a considéré que l’un des invités tenait des propos inacceptables ».

    Il n’a cependant pas indiqué de quels propos il s’agissait, ni pourquoi les programmes n’avaient toujours pas repris.

    Non seulement il semble qu’il y ait eu censure de la part de la radio elle-même, mais il y a censure dans l’article ci-dessus faisant état de la censure, puisque le nom du professeur Faurisson n’est même pas mentionné !

    2) Transcription, due à « Bocage », de l’entretien

    Martin Peltier : Bonsoir, Professeur.

    Je dois expliquer aux auditeurs pourquoi j’ai décidé d’inviter dans ce studio un repris de justice. Tout nous sépare : vous êtes professeur de faculté, j’ai toujours été un cancre ; vous êtes à moitié britannique et la Grande-Bretagne est ma bête noire politique ; vous êtes athée, je suis catholique. Alors pourquoi ?

    Eh bien il y a des raisons inavouables – d’abord, on aime toujours faire le malin. Et puis il y a des raisons frivoles : vous êtes un amateur de Nerval et vous tenez Isidore Ducasse pour un farceur, ce qui est très sympathique.

    Et puis il y a deux raisons avouables :

    La première, d’abord, j’écoute l’Evangile : « Ce que vous ferez au plus petit d’entre les miens c’est à moi que vous le ferez », a dit le Christ. Or aujourd’hui, dans notre société, le plus petit ce n’est pas le chômeur, ce n’est pas non plus l’immigré clandestin, qui a bénéficié de la bienveillance et du soutien d’une foule d’associations bien-pensantes ; le plus petit c’est le révisionniste, ce pelé, ce galeux, de qui vient la pire des pestes : celle qui affecte la mémoire.

    Et il y a une deuxième raison à cette invitation : nous ne parlerons pas aujourd’hui de vos idées ni de vos travaux, Professeur Faurisson, parce que c’est interdit par la loi. Mais la façon dont les médias et l’appareil d’Etat vous ont traité est dégoûtante et choquante. On peut très bien soutenir que la pensée et son expression doivent être limitées, doivent être dirigées – c’est peut-être même souhaitable, sait-on jamais ? Mais qu’une société, qui a fait du blasphème une vertu et qui proclame à tout va son désir de liberté totale, réprime avec la dernière férocité le délit d’opinion est insupportable, du point de vue de la logique et du point de vue de la morale. Il faut donc dénoncer ce fait avec force et précision : on ne peut pas rester toute sa vie couché devant les oukases des puissants et les [inaudible] qu’ils imposent. Pour l’honneur de la presse et pour celui du peuple français, il faut bien qu’on redresse de temps en temps ne serait-ce que le bout d’une oreille.

    Alors nous allons faire aujourd’hui de l’histoire, un peu d’histoire du révisionnisme. Il ne s’agira absolument pas de justifier quelque thèse que ce soit mais de raconter ce qui s’est passé.

    Cela dit, soyons clairs : nous ne parlerons pas des chambres à gaz ! La loi Gayssot de 1990 réprime la contestation du crime contre l’humanité tel que l’a défini le tribunal de Nuremberg en 1946. Et, si je ne me trompe, elle condamne cette contestation même par insinuation. Quel est le texte exact ? Vous pouvez me le citer, de mémoire ?

    Robert Faurisson : Il est exact que cette loi du 13 juillet 1990, qu’on a pris l’habitude d’appeler la loi Fabius-Gayssot ou Gayssot, interdit la contestation de ce qu’on appelle les crimes contre l’humanité tels qu’ils ont été définis, jugés, condamnés, notamment par le tribunal militaire international de Nuremberg en 1945-46. Mais cette loi du 13 juillet 1990 a reçu des applications qui font qu’il existe aujourd’hui une jurisprudence qui fait que, non seulement vous n’avez pas le droit de contester mais, pour résumer, vous n’avez pas le droit de paraître contester. Il est dit exactement, dans le Code pénal, que vous n’avez pas le droit de procéder à une contestation, même par voie d’insinuation. Par conséquent tout peut, ou à peu près tout peut s’interpréter comme une contestation.

    MP : Absolument. Et c’est là que – je reprends la parole – c’est un secret pour personne, professeur, que vous avez mis en doute l’existence des chambres à gaz homicides dans l’Europe occupée par Hitler et que vous révisez fortement à la baisse le nombre communément admis de six millions de juifs morts pendant la seconde guerre mondiale. Je ne vous interrogerai donc pas à ce sujet et si vous aviez envie d’y venir spontanément je vous couperais avec la dernière rigueur et sans la moindre courtoisie, je vous en préviens. Vous êtes ici en quelque sorte en liberté surveillée – c’est ce que je peux vous offrir de mieux – et nous nous en tiendrons à trois sujets strictement définis avant l’émission. D’ailleurs, pour vous faire une confidence, même sans la loi Gayssot, je ne vous aurais pas laissé développer vos thèses révisionnistes ; en dehors des sanctions légales prévues par le législateur et décidées par les juges il y en a d’autres, spontanément appliquées, tacitement ou hautement revendiquées : il y a les pressions sur les familles, les brimades dans le travail, les voies de fait qui s’exercent contre ceux qui pensent mal et ceux qui les laissent s’exprimer. Il y a des puissances para-légales qui s’exercent en toute tranquillité dans notre pays, il y a des milices au-dessus des lois et j’avoue que j’en ai peur ; j’ai la trouille de la puissance plus ou moins occulte que l’on voit au travail autour de la mémoire des années dites les plus sombres de notre histoire.

    Et le premier sujet que je voudrais que vous abordiez est précisément la persécution contre les révisionnistes en France et dans le monde. Vous-même vous avez été battu et laissé pour mort par une bande de voyous que la police a préféré laisser courir en fin de compte. Vous avez perdu votre emploi et plusieurs procès vous ont ruiné. Mais finalement vous estimez avoir de la chance parce que vous n’avez jamais fait de prison pour révisionnisme, finalement. Quel est… comment vous jugez-vous vous-même dans cette affaire-là ?

    RF : Pour répondre à votre question, « juger c’est comparer » ; je compare mon sort à celui de bien d’autres révisionnistes, notamment allemands ou autrichiens. Je juge la justice qui m’a condamné mais par rapport également à la justice allemande, la justice autrichienne, la justice suisse, la justice britannique, la justice canadienne anglophone, la justice américaine et d’autres justices encore, la justice australienne, par exemple. Et j’estime que j’ai de la chance de vivre dans un pays de cocagne qui s’appelle la France ; j’ajoute que pour moi la République est bonne fille quand elle n’est pas en guerre, en guerre civile, ouverte ou larvée ; et enfin, je dois le confesser, j’ai la baraka.

    MP : Vous avez fait un petit tour d’horizon. J’aimerais qu’on revienne point par point sur… Est-ce que… Justement il faut faire de la pédagogie. Déjà l’histoire des différentes persécutions. Est-ce qu’on peut faire le point des différents pays avec vous ? Est-ce que vous pouvez me dire, par exemple, où on en est en Suisse ? Quels sont les procès qui ont eu lieu contre les révisionnistes, quelles sont les persécutions qu’ils ont subies ? Je pense à Amaudruz, peut-être ?

    RF : Alors, il y a Amaudruz, qui, à l’âge, je crois, de 82 ans, a été en prison, peut-être pour 3 mois, mais il y a eu d’autres personnes – je vous avoue que c’est un sujet que je n’ai pas tellement envie de traiter parce que c’est une façon de se plaindre que de parler des persécutions qu’on a subies. Parce que la question est de savoir si sur le fond nous avons raison ou non, et là, vous m’interdisez de parler.

    MP : Absolument. Là je suis très clair. Mais, par définition, on ne peut pas parler de choses dont on ne peut pas parler. C’est une tautologie. Mais j’adore la tautologie : c’est mon sport préféré. Alors je crois qu’il est quand même intéressant – vous n’avez pas envie d’en parler mais j’ai envie de vous en faire parler parce que je crois que le public, le public même cultivé n’a pas… – Vous, vous nagez dedans, un peu comme Obélix, depuis que vous êtes tout petit mais le grand public, même cultivé, même éclairé n’a pas pris la mesure de l’extrême, je ne dirai pas sévérité, mais de l’extrême bizarrerie des sanctions portées contre plusieurs personnes. Alors, bon, allons-y pour l’Autriche. Moi j’ai deux cas dont j’aimerais que vous parliez : c’est le cas de M. Honsik et le cas de M. Fröhlich. Je ne vous demande pas de m’en parler pendant trois heures mais en deux minutes, voilà, déjà, vous pouvez faire du bon travail.

    RF : Gerd Honsik est effectivement un révisionniste et il a habité Vienne ; il a été condamné pour révisionnisme ; il s’est réfugié en Espagne et, il y a peu de temps, l’Espagne l’a extradé, rendu à l’Autriche et donc Honsik est en prison.

    MP : On extrade, pour ce délit-là…

    RF : Voilà !

    MP : C’est un délit ou un crime ? C’est un délit, tout de même.

    RF : Alors, « délit » ou « crime », tout dépend, n’est-ce pas ; par exemple, en justice anglo-saxonne, on parle de « crime » ; ça peut être un délit, c’est une question de vocabulaire, peu importe. Le fait, le fait important – vous avez raison de le souligner – c’est qu’on arrive à extrader. Alors, à ce propos, je vais continuer, donc, de répondre, puisque vous m’avez parlé de Honsik mais également de Fröhlich ; je vais donc rapidement parler de Fröhlich puis je reviendrai à cette affaire d’extradition car, vous avez raison, elle est importante. Fröhlich est un spécialiste des chambres à gaz de désinfection et il a dit que les chambres à gaz nazies, pour lui, étaient impossibles pour des raisons…

    MP : Oui, mais, là on va vraiment…

    RF : Attendez : voilà. Donc, en tant que révisionniste il a été condamné et je crois qu’il est condamné pour quelque chose comme six ans et cinq mois de prison.

    MP : D’accord.

    RF : J’en arrive à la question d’extradition. Vous savez, on fait valoir que la France possède des lois antirévisionnistes.

    MP : Oui.

    RF : C’est le cas également de la Suisse, de la Belgique, de l’Espagne, de l’Allemagne évidemment, d’autres pays encore. On fait valoir que dans les pays anglo-saxons il n’y a pas de loi antirévisionniste. Pure hypocrisie ! Et c’est là que j’en viens à la question d’extradition. Prenez les Etats-Unis. Voilà un pays où je dois dire que personnellement je me sentais libre. C’était à peu près le seul pays du monde où je me sentais libre. Eh bien, c’est fini. Puisque si nous prenons le cas d’un des principaux révisionnistes, Ernst Zündel, il vivait dans le Tennessee et un beau jour il a vu arriver cinq malabars de la police, qui l’ont menotté, qui l’ont conduit en prison puis qui l’ont livré au Canada ; le Canada – tenez-vous bien – l’a mis en prison pendant deux ans dans des conditions a-bo-mi-nables…

    MP : C’est-à-dire ?

    RF : C’est-à-dire : dans sa cellule, où en hiver il crevait de froid, pas le droit à une chaise, pas le droit à un oreiller, pas le droit à quoi que ce soit, des fouilles anales continuelles et intimidation en amenant des chiens – on le mettait à terre, lui, et les chiens, n’est-ce pas, lui bavaient dessus : voilà comment il a été traité pendant deux ans au Canada, puis…

    MP : Une question technique, pendant que j’y pense : il avait été amené des Etats-Unis au Canada sur un mandat d’arrêt international, une demande d’extradition ?

    RF : Même pas. Si, c’est une demande ; ce n’était pas international : c’est le Canada qui l’a réclamé et qui l’a obtenu, c’était d’accord entre les Etats-Unis et le Canada. Donc les Etats-Unis, où vous avez le Premier Amendement, où vous êtes censé pouvoir vous exprimer librement, traitent un révisionniste comme un gangster et avec des méthodes de gangster. Il a donc été livré. Bien. Et il est passé devant un tribunal spécial – je dis bien : spécial – dit « commission des droits de l’homme ». Et je sais d’expérience ce que c’est et je pense que les auditeurs vont quand même être intéressés par ce point.

    MP. Alors qu’est-ce que c’est qu’une commission…

    RF. Voici. On a dit, lorsqu’en 1992 Zündel a fini par gagner ses fantastiques procès de 1985 et de 1988 par une décision de 1992, certaines personnes – je ne les désigne pas – ont dit : c’est intolérable ; il faut faire quelque chose. Elles ont dit : il faut des commissions des droits de l’homme. Alors le bon peuple a dit Oui. Enfin, les parlementaires ont dit Oui. Puis, second pas : mais attendez : il faudrait des tribunaux des droits de l’homme, pas des tribunaux ordinaires, et on a créé des tribunaux spéciaux où les juges sont recrutés d’après leur sensitivity – je n’ai pas besoin de traduire – à un certain problème et vous arrivez devant ces tribunaux – moi ça m’est arrivé quand je suis venu défendre Ernst Zündel, on vous fait lever la main droite, on vous fait jurer de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité, et, la minute d’après, si vous avez le malheur de dire « Mais, Ernst Zündel, on ne peut rien lui reprocher car ce qu’il dit est exact et peut se démontrer, et je me fais fort de le démontrer », à ce moment-là le tribunal intervient et vous dit : « Attention, here, Truth is no defence », c’est-à-dire qu’ici « la Vérité n’est pas défense. Il nous importe peu de savoir si ce que vous dites est exact ou non, ce qui nous intéresse c’est de savoir la douleur qu’éventuellement vous pouvez déclencher dans un segment de la société canadienne ».

    MP. Très bien. Vous me disiez, la suite, donc il a été jugé au Canada, de cette façon…

    RF : Et ensuite l’Allemagne l’a réclamé, et il a été livré à l’Allemagne, jugé dans des conditions épouvantables…

    MP : Une deuxième extradition…

    RF : Une deuxième extradition et, en Allemagne, non seulement il a été condamné à cinq ans mais on a refusé de tenir compte des deux ans qu’il avait passés au Canada et, en plus, une de ses avocates est maintenant en prison…

    MP : Qui s’appelle ?

    RF : Sylvia Stolz. « Stolz » en allemand veut dire « fier ». On l’appelle couramment « la Jeanne d’Arc allemande ». Et un autre de ses avocats va passer en jugement, il s’appelle Jürgen Rieger.

    MP : Ça fait beaucoup, finalement.

    RF : Oui. Mais, vous savez, si vous faites le compte des misères physiques qui sont arrivées aux révisionnistes, c’est finalement peu de chose !

    MP : On y reviendra tout à l’heure…

    RF : Je ne sais pas si c’est vraiment utile…

    MP : Mais pour l’instant on est sur la question purement judiciaire. Il y a le cas de l’Australie, je crois, il y a un monsieur Töben, en [Belgique] il y a un ancien sénateur du Vlams [Blok], et en Grèce il y a un Constantinos Plevris… En dehors des questions purement judiciaires, pour en rester dans des sanctions qui ne sont pas des sanctions brutales et qui ne sont pas des sanctions légales, il y a des sanctions disciplinaires ou universitaires. Je pense, en France, à des gens comme Notin, Plantin, Bruno Gollnisch…

    RF : Bien sûr !

    MP : Pouvez-vous nous en dire quelques mots quand même ? Ça ne me semble pas du tout négligeable.

    RF : Prenons le cas de Notin. Pour avoir, dans une revue scientifique vraiment confidentielle, glissé une toute petite réflexion où il manifestait son scepticisme quant à une question dont vous ne voulez pas que je vous parle, eh bien, Notin a connu l’enfer. Ça a commencé par l’exécution de ses animaux domestiques : on a tué ses chiens…

    MP : Ses chats…

    RF. Oui, ses chats, pardon. [Note : En fait, on a d’abord tenté de tuer son chien, puis on a réussi à tuer son chat]. Ensuite on s’en est pris à sa femme, à ses enfants, à lui-même, puis…

    MP : Des insultes ? des menaces ?

    RF : Tout ce que vous voudrez. Je dois aller vite ; je vous donne le résultat de ces courses : ses collègues se sont permis, bien sûr, de le juger, de le condamner. La malheureuse revue qui avait publié son article a été pilonnée : on est allé en rechercher les exemplaires dans toutes les bibliothèques ; ensuite, lui, n’a plus pu exercer son métier d’enseignant à Lyon-3 et, là-dessus, se voyant condamné, avec un procès sur le dos, eh bien il a eu le malheur de choisir un avocat – dont je ne donnerai pas le nom mais qui est un sacré farceur – et qui lui a fait signer une abjuration. J’aime autant vous dire que Notin – il ne s’en cache plus, je pense, aujourd’hui – m’a présenté ses excuses pour cette abjuration mais on lui conseillait ça : ça n’a servi à rien du tout : quand il a voulu obtenir un poste à l’étranger il a cru qu’il allait en obtenir un ; « on » l’a su, et, bien entendu, il n’en a plus été question. Ce devait être le Maroc. Finalement il s’est retrouvé au Mexique et, bien sûr, divorce : femme, quatre enfants, terminé. Et c’est un exemple.

    Ensuite vous m’avez parlé d’un autre cas : le cas Plantin. Il est extraordinaire.

    Plantin est un homme très sérieux et très prudent, très modéré. Il avait soutenu une thèse qui lui avait valu de la part d’un certain professeur du nom de Régis Ladous, L-A-D-O-U-S, la mention Très Bien. Ce n’était pas à proprement parler révisionniste mais enfin ça y touchait. Puis, il a eu, l’année d’après, un autre diplôme. Peu importe. Dix ans après on s’est avisé de cette affaire, alors que Plantin était parti dans la nature et qu’il y avait longtemps qu’il n’était plus à l’université. Voici ce qu’on a osé faire – écoutez ça, c’est absolument extraordinaire ; je pense que ça ne s’est jamais passé dans l’histoire mondiale, et ça s’est produit à Lyon, Rhône :

    Eh bien on a inventé une soutenance fictive, dix ans après ! C’est-à-dire qu’on a obligé Ladous à venir, on a convoqué Plantin – qui, bien sûr, n’est pas venu – et, là, on a fait semblant de procéder à une soutenance de thèse ; ça a duré, je crois, dix minutes ; Ladous s’est retiré et puis il est venu déclarer que la thèse, à laquelle il avait donné la mention Très Bien, recevait maintenant, dix ans après, la mention… alors je ne me rappelle plus l’adjectif mais quelque chose comme « intolérable ». [Note : en fait, « inacceptable »].

    Mais nous avons des exemples extravagants.

    Je voudrais vous donner, puisque ça vous intéresse…

    MP : Oui ça m’intéresse, ce sujet.

    RF : Moi il ne m’intéresse pas spécialement, mais il vous intéresse vous, alors je vais vous faire plaisir : comme vous me menacez je vais vous faire plaisir !

    MP : Eh bien voilà !

    RF : Voilà. Eh bien, prenez ce qui m’est arrivé l’année dernière : je suis invité par un professeur italien prestigieux à venir enfin délivrer un petit cours – « délivrer » est un anglicisme, donner un petit cours…

    MP : C’est mieux…

    RF : N’est-ce pas que c’est mieux ? Je suis comme vous, là-dessus.

    Et je vais donc à l’université de Teramo. Teramo : vous voyez Rome ? Bon, eh bien, vous tirez une flèche vers l’Adriatique, à cette hauteur-là, et vous avez Teramo. Je vais à l’université de Teramo et il est entendu que dès le matin je vais m’y rendre. Et que fait le président de l’université ? Je ne sais pas si un pareil précédent existe. Eh bien il a fait fermer l’université !

    MP : C’est très italien. Ils sont très malins, parce qu’il fallait trouver une solution.

    RF : (Riant) Vous approuvez presque !

    MP : Non mais il faut avoir de l’imagination.

    RF : Et alors, la suite est intéressante : eh bien nous nous sommes portés vers un hôtel où nous pensions pouvoir tenir cette petite conférence, et là j’ai trouvé un groupe de journalistes italiens. L’Italien, vous savez, a tendance à être subtil…

    MP : Ça oui !

    RF : … et il est humain. Je me suis trouvé, à la porte de l’hôtel qui a refusé de me recevoir et, là, au bord d’une de ces belles places italiennes, les journalistes m’ont interrogé, j’ai répondu, et pas comme avec vous : tout de suite sur le fond, j’ai sorti mon magnum, c’est-à-dire la phrase de soixante mots, que je ne vous dirai pas…

    MP : Non !

    RF : Et là-dessus je leur ai dit : « Mais vous savez, ce qui se passe en ce moment, c’est extraordinaire. Parce que c’est inconcevable en France que je puisse comme ça, quasiment sur la voie publique, et avec des journalistes, m’entretenir de ce sujet. » Je leur ai dit : « Jusqu’à présent ! Jusqu’ici ça s’est bien passé ». Je n’avais pas terminé cette phrase que j’entends un hourvari et c’est une bande de personnes particulières que je ne qualifierai pas, qui sont venues par train de Rome, avec à leur tête un garçon boucher particulièrement musculeux qui a porté un coup – mais un coup qui aurait pu être mortel – au professeur qui m’invitait et [coupure « à la demande du CSA » (?), puis musique en continu].

    3) Message d’Eric et Monique Delcroix à Martin Peltier

    Cher Ami,

    Nous nous étions réjouis un peu trop tôt d’entendre votre dialogue avec le professeur Faurisson... La censure la plus brutale, soi-disant à la demande verbale du CSA, a mis fin à une ultime illusion... Pourtant vous aviez pris toutes les précautions pour ne pas transgresser la loi Fabius-Gayssot. Les vaticinations de feu l’humoriste Pierre Desproges se réalisent. Rappelez-vous son « Tribunal des flagrants délires », lorsqu’il fit annoncer le prévenu par l’huissier : « Monsieur Faurisson », provoquant la réponse du président : « Non, pas ce nom-là, c’est interdit ! » Nous n’aurons bientôt même plus de nom, plus d’existence. « Blow up » ! Orwell nous l’avait bien dit.

    Bien amicalement. Éric et Monique Delcroix.

    4) Trois jours après l’entretien du 9 avril

    Martin Peltier a reçu d’Henry de Lesquen une lettre lui annonçant la suppression définitive de son émission et son renvoi de Radio Courtoisie où il travaillait bénévolement. Aux auditeurs qui avaient téléphoné pour s’en étonner, Radio Courtoisie avait expliqué que l’ordre d’arrêter l’entretien venait du CSA. Mais, à 19h30/20h, il est probable qu’au CSA les bureaux sont vides et que ne fonctionnent plus que les appareils d’enregistrement, qui seront consultés le lendemain par les censeurs. En réalité, la décision de censure paraît avoir été prise, au sein de Radio Courtoisie, par Madame Paoli, déléguée aux questions éditoriales, après consultation de M. Henry de Lesquen. A la décharge de Radio Courtoisie il faut admettre que l’intolérance en matière de presse est aujourd’hui telle que l’autocensure en est presque devenue une nécessité. Martin Peltier n’a écouté que son courage ; il se fera donc traiter d’irresponsable mettant toute une entreprise en péril. « Il aurait au moins dû demander à d’autres que Faurisson de venir parler de la répression du révisionnisme ! » Quels autres ?

    Député européen de la tendance de Philippe de Villiers, Paul-Marie Coûteaux devait, à son tour, intervenir à Radio Courtoisie vers 21h, mais il a fait savoir qu’il refusait de prendre la parole après Faurisson. Il n’est donc pas venu. De leur côté, Emmanuel Ratier et Alain Sanders ont spontanément fait savoir à Henry de Lesquen qu’ils ignoraient que Faurisson allait s’exprimer après eux. Il est peu probable que, dans sa prochaine livraison de Faits & Documents, E. Ratier ose rapporter quoi que ce soit de toute cette affaire.

    Rompant avec les usages, Radio Courtoisie n’a procédé le lendemain à aucune nouvelle diffusion de l’entretien. Elle n’a, par la suite, fourni aucune explication ni présenté d’excuses à ses auditeurs. Elle n’a pas même fait état d’un événement qui, dans les vingt années de son existence, n’a probablement pas connu de précédent.

    5) Henry de Lesquen s’explique le 14 avril

    Cinq jours après l’affaire du 9 avril, Henry de Lesquen s’explique enfin sur sa décision d’interrompre l’entretien. Il le fait sur un ton de satisfaction. Il présente Radio Courtoisie comme une radio libre où « la liberté d’émission est totale ». Il précise que les patrons de chaque émission sont libres et nullement tenus d’annoncer le contenu de leurs émissions respectives. Il déclare en passant que les auditeurs de Radio Courtoisie sont « fins et intelligents ». Mais, ajoute-t-il, Radio Courtoisie est soumise aux autorisations d’émission délivrées par le Conseil supérieur de l’audiovisuel et, dans le passé, elle a eu à payer de lourdes amendes. Il explique que, le 9 avril, « un invité » (?) ayant tenu des propos (?) susceptibles de mettre Radio Courtoisie en péril, il avait rapidement décidé d’interrompre l’émission. Il dit que, par la suite, tous les responsables de Radio Courtoisie ont approuvé son initiative. Il qualifie l’affaire de « malheureux incident ». Il ne nomme ni Robert Faurisson ni Martin Peltier et il ne révèle pas qu’il a sanctionné ce dernier par une lettre lui signifiant son renvoi. Il ne prononce pas le mot de « révisionnisme » et ne donne aucune idée du contenu de l’émission. Il affirme que, si l’émission suivante, celle de Paul-Marie Coûteaux et de ses deux invités, prévue pour durer de 21h30 à minuit, a été, elle aussi, remplacée par de la musique, cela n’a été dû qu’à « un fâcheux concours de circonstances » et à la malencontreuse « indisponibilité » de certains des invités. La vérité est que P.-M. Coûteaux et ses invités, apprenant que le professeur les avait précédés dans le studio, ont refusé de s’exprimer « après Faurisson ».

    6) Martin Peltier s’explique le 17 avril. Propos diffusés sous le titre « Survivre entre censure et autocensure »

    Bocage : Que s’est-il passé à Radio Courtoisie le mercredi 9 avril ?

    Martin Peltier : J’avais invité en deuxième partie de mon « Libre Journal », de 19h 30 à 21h, le professeur Faurisson. Un peu avant 20h, la musique a couvert nos voix et le technicien m’a signalé par geste que l’émission était finie. On nous a indiqué qu’un membre du CSA avait conseillé cette censure dans l’intérêt de la station, et c’est ce qui a été répété pendant une heure aux innombrables auditeurs qui téléphonaient pour la déplorer.

    B : Le Parisien du lendemain 10 avril donne une autre version.

    MP : En effet. Selon lui, l’un de ses journalistes, surpris par cette brusque interruption des programmes, a interrogé immédiatement Henry de Lesquen, le patron de Radio Courtoisie, qui lui aurait fait la réponse suivante : c’est la déléguée aux questions éditoriales, Mme Paoli, qui aurait pris la décision de couper parce que « l’un des invités aurait tenu des propos inacceptables », sans que soient précisés lesquels. Quelle que soit la version véritable, on doit remarquer la promptitude des réactions de tous. Mme Paoli, ou un membre du CSA à l’écoute de mon émission, n’a pas hésité à déranger Lesquen, qui présidait à ce moment une réunion. Le journaliste du Parisien a été encore plus réactif. Avant le bouclage, il a eu le temps de s’étonner, d’appeler, d’écrire et de caser son papier. C’est certainement un bon professionnel. Quoi qu’il en soit, vendredi 11 avril, j’ai reçu une lettre recommandée de Lesquen m’annonçant que mon "Libre Journal" était supprimé. L’après-midi, il me téléphonait pour s’expliquer, non pas tant sur les faits que sur la raison de la censure.

    B : Elle est limpide : Robert Faurisson nie l’existence de chambres à gaz homicides dans l’Europe occupée par Hitler. Or c’est interdit par la loi Gayssot et il a été condamné plusieurs fois pour cela. Votre invitation était donc une provocation suicidaire.

    MP : Non. J’avais formellement interdit à Faurisson d’aborder la chose. Nous étions convenus de nous cantonner à quatre thèmes. D’abord, la persécution des révisionnistes, judiciaire, disciplinaire et autre. Ensuite, la critique des lois restreignant la liberté de recherche, à la lumière des pétitions signées ces dernières années par des historiens français réputés. Troisièmement, l’examen des faussaires profiteurs de la Shoah, dont l’actualité récente offre de bons exemples. Enfin, à la suite de Raul Hilberg, principal historien de l’Holocauste, nous devions relever les progrès que l’hérésie révisionniste fait faire à l’histoire officielle.

    B : Ces sujets, quoique un peu « borderline », peuvent en effet être abordés, mais pourquoi avec Faurisson ? Sa personne est elle-même devenue symbole de provocation.

    MP : La question est de savoir si Robert Faurisson est un homme ou une bête. « Si c’est un homme », comme dirait Primo Levi, il a des droits. Certes, c’est un multirécidiviste, un repris de justice, mais il a payé ses dettes à la société ; il a donc droit de vivre et de s’exprimer comme tout autre, pourvu qu’il n’enfreigne pas la loi. Une comparaison va vous éclairer. La campagne pour la dépénalisation de l’avortement a culminé avec le « Manifeste des salopes » : des femmes en vue y revendiquaient leur crime pour obtenir l’abrogation de la loi qui le réprimait. Or, loin de les condamner, on les loue. Et l’on bâillonnerait Faurisson, même s’il s’engage à respecter la loi Gayssot ? Quel coeur normal, quel esprit droit, tolérerait ce « deux poids deux mesures » ?

    B : Bien sûr, mais demeurer au niveau des principes peut être parfois enfantin. Lesquen est responsable de Radio Courtoisie, de sa survie. Vous auriez dû lui soumettre la liste de vos invités.

    MP : Non. Lorsqu’il m’a demandé de venir à Radio Courtoisie, il m’a détaillé verbalement un cahier des charges contraignant, mais il m’a laissé libre de mes invités et de mes sujets. Ce qu’il me reproche est une erreur d’appréciation. Pour lui, Faurisson étant ce qu’il est et la jurisprudence en matière de révisionnisme ce que nous savons, aborder le sujet comme je l’ai fait était impossible. Il en voit une preuve surabondante dans le fait suivant : les invités de l’émission de Coûteaux, ayant appris que le professeur diabolique était passé avant eux dans le studio, se sont défilés et leur émission a dû être reportée. Ils « avaient des bouches à nourrir ».

    B : Vous voyez, l’interdit porte sur Faurisson.

    MP : Pas tout à fait. Henry fait une analyse plus subtile. Depuis trente ans que Robert Faurisson mène ses recherches révisionnistes, il a été l’objet de tant d’attaques qu’il se compare, d’une certaine manière, à Galilée. De toutes ses paroles sourdent, même quand il se domine, une révolte indomptable et la certitude d’avoir raison. Pendant ses vingt-cinq minutes d’antenne, il n’a tenu aucun propos révisionniste passible de la loi Gayssot mais, à plusieurs reprises, il a laissé entendre que, s’il pouvait parler, on verrait ce qu’on verrait... UN ESPRIT TORDU POURRAIT POURSUIVRE EN CONTESTATION DE CRIME CONTRE L’HUMANITÉ EN S’APPUYANT SUR LA SEULE CONVICTION IMPLICITE DU PRÉVENU ! Henry ne veut courir aucun risque et il a coupé. Si une telle procédure était menée, elle pourrait entraîner des dépenses de justice insupportables pour Radio Courtoisie, une réputation qui ferait fuir une part de ses invités et de ses auditeurs, et peut-être, à terme, supprimer l’autorisation d’émettre. Un chef responsable doit prendre sa décision en quelques secondes. Lesquen est d’une famille de marins. Il a préféré sacrifier une chaloupe en perdition pour préserver sa frégate.

    B : Ainsi, vous approuvez ses décisions ?

    MP : N’exagérons rien, mais je les comprends, surtout celle qu’il a prise à chaud. La suppression de mon « Libre Journal » me paraît, elle, inutile et risque de dégoûter une partie des auditeurs. Quant à moi, je la regrette un peu, car nous avions retrouvé, avec quelques amis de la presse nationale, un ton et une ambiance qui rappelaient de bonnes heures et qui pouvaient contribuer à maintenir l’unité de notre camp dans les passes difficiles que nous traversons. Mais, d’un autre côté, c’est un poids en moins : moins de travail et moins de dépenses, car vous savez que l’on n’est ni payé ni défrayé à Radio Courtoisie, et, n’habitant pas Paris, cela me faisait des frais chaque mois. Le journalisme à compte d’auteur, je ne sais pas si c’est encore de mon âge.

    B : Et l’émission avec Faurisson, comment la jugez-vous ?

    MP : Un peu courte, on en était au tour de chauffe, on n’a pas abordé les points les plus intéressants. Mais enfin ça a le mérite d’exister. Et les plus courtes sont parfois les meilleures. Nous avons fait la démonstration qu’un tabou interdit toute expression libre en France. Et qu’il impose l’autocensure aux plus intelligents et aux plus courageux ; car je ne tiens nullement Radio Courtoisie pour un ramassis de moules. Nous rappelons ainsi, de la manière la plus explicite, que notre pays est aujourd’hui un territoire occupé. Il est très difficile d’y survivre, entre censure et autocensure. C’est pourquoi je comprends si bien la position de Lesquen. Il y a deux armes pour servir l’information en France : l’épée et le bouclier.

    J’ai choisi l’épée, Lesquen le bouclier.

    B : Vous reprenez les mots du colonel Rémy, quand il pensait que De Gaulle et Pétain s’étaient partagé les rôles sous l’Occupation.

    MP : Sauf qu’à la différence de De Gaulle, je ne souhaite pas diviser le camp des Français attachés à leur patrie. Je n’aimerais pas que certains se détachent de Radio Courtoisie à cause de je ne sais quelle tiédeur supposée. La comparaison avec l’Occupation me paraît fructueuse. Radio Courtoisie est une radio aussi libre que l’était la zone du même nom : libre, mais sous la menace permanente de l’occupant. C’est une radio « nono », non occupée, ce n’est déjà pas si mal. Le Maréchal ménage ce qui doit l’être pour sauver ce qui peut l’être.

    B : Alors, pas de regrets ?

    MP : Vous êtes devant un équilibriste qui vient de se casser la figure. Je regrette d’être tombé. Ma femme m’a dit : « Tu t’es cru plus malin que tout le monde et maintenant, tu te retrouves dans la m..., comme d’habitude. » Mais je préfère conclure autrement. C’est avec le temps qu’apparaissent les dernières conséquences et la portée finale d’un acte. Peut-être un jour Radio Courtoisie s’honorera-t-elle d’être la station qui a laissé parler Faurisson vingt-cinq minutes. Et il ne s’agit pas seulement de défendre l’honneur de la presse et des Français, il s’agit de ménager l’avenir. Je n’en veux pas à Lesquen de son réalisme, je m’occupe de réalités plus hautes. En refusant que l’on piétine le droit, la vérité, la liberté, la justice, je préserve les chances d’une jeunesse qui souffre sous le joug, et qui trouvera demain, n’en doutons pas, les moyens efficaces de la victoire.

    Propos recueillis par Memona Pfennigstein

    7) Un message de R. Faurisson, le 19 avril

    Henry de Lesquen, directeur de Radio Courtoisie, a, vous le savez, ordonné l’arrêt immédiat d’une interview que j’étais en train de donner au journaliste Martin Peltier. Puis, il a envoyé une lettre recommandée à ce journaliste pour lui signifier son renvoi. J’ajoute que des personnes qui devaient participer le même soir à une autre émission ont refusé de s’exprimer « après Faurisson », dont ils avaient ignoré la venue.

    Radio Courtoisie est une modeste st ation. Elle est proche à la fois de Jean-Marie Le Pen et des catholiques intégristes ; elle se définit comme la « radio de toutes les droites ». Elle est surveillée par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), qui fonctionne comme une sorte de commission gouvernementale de la censure. Le CSA se vante de ne rien interdire à l’avance (c’est encore heureux !) mais, à tout moment, il peut, après l’audition d’une émission qui lui déplaît, retirer à une station le droit de continuer d’émettre.

    En 34 ans, les grands médias français ne m’ont jamais donné la parole.

    Aucune de nos chaînes de télévision ne m’a proposé de m’expliquer.

    Aucune radio non plus sauf une fois. Le 17 décembre 1980, Ivan Levaï m’a fait venir dans son studio d’Europe n°1. Mais son invitation était due à la peur de poursuites judiciaires parce que, peu auparavant, il avait laissé dire à l’antenne par son coreligionnaire Jean Pierre-Bloch que Faurisson était payé par Khadafi. Mon ami Pierre Guillaume avait alors prévenu Ivan Levaï que je risquais de le poursuivre en justice s’il ne me permettait pas de m’exprimer à mon tour sur Europe n° 1.

    Quant aux rares textes que je suis parvenu à faire paraître dans les grands journaux, en particulier dans Le Monde du 29 décembre 1978 et du 16 janvier 1979, je ne dois leur parution qu’au jeu de ce que la loi française appelle « le droit de réponse ».

    Bilan à ce jour : pendant 34 années consécutives, un professeur est dénoncé par l’unanimité des grands médias de France comme l’auteur d’un crime inouï, bouleversant, incompréhensible (pour Le Monde, il est un « gangster de l’histoire ») et pas une fois on ne lui offre de s’expliquer (sinon une fois à la radio pour la raison que je viens de dire). Faut-il que soient remarquables en France à la fois le pouvoir du lobby juif et la crainte qu’il inspire !

    8) Martin Peltier, à nouveau, le 29 avril

    Jeanne d’Arc et Iéna
    Quel réalisme pour aujourd’hui ?

    Il y a quinze jours, j’invitais le professeur Faurisson sur Radio Courtoisie. Je fus censuré en direct et viré. Un ami (vrai) a soupiré :

    — « Quand tu vois un mur, il faut décidément que tu fonces dedans ! »

    Je lui ai raconté que, ma tête ayant rencontré par inadvertance, naguère, une cheminée de pierre, celle-ci avait cassé. Il a répondu :

    — « Ça n’arrive pas tous les jours. »

    Je le sentais retenir, par amitié, les innombrables reproches qu’appelait mon cas : entêtement, aveuglement, irresponsabilité n’étaient que les plus criantes de mes sottises. Je suis un peu responsable de cette façon de voir : quand on m’a coupé l’antenne, je suis parti avec le sourire, pour ne pas diviser ma famille politique. Ce silence a été mal interprété. On y a vu la gentillesse d’un benêt ou la résignation d’un honteux. C’est une erreur. J’ai ravalé ma colère mais ce n’était pas l’aveu d’une faute. Au contraire, je suis convaincu que ce fut une bonne chose d’inviter Faurisson, et je vais le montrer.

    Appliquons d’abord à aujourd’hui une citation célèbre : « Lorsqu’ils sont venus chercher Faurisson, je n’ai pas bougé… » Les excès de la prudence ne nous soustrairont pas à la vindicte du totalitarisme et nous soumettront un jour aux reproches de notre conscience. Ce rappel moral fait, ne nous préoccupons plus que de politique, concrète et réaliste : l’invitation de Faurisson entre dans la meilleure stratégie possible aujourd’hui.

    On a parlé de mur, parlons donc de murs, puisqu’il y a des murs et qu’il faut bien en faire quelque chose.

    Prenons un premier cas : le mur de l’Atlantique. Si vous disposez des forces conjointes de l’Amérique et de l’Angleterre, vous débarquez le 6 juin 1944 et l’on n’en parle plus.

    Examinons maintenant les murs de Jéricho. Chacun fera la lecture qui lui convient de la Bible, mais ce qu’elle dit, dans tous les cas, c’est que Jéricho est tombée et qu’elle est tombée d’une manière inhabituelle, alors que le rapport de forces apparent ne le laissait pas prévoir. Il est tout aussi clair que la ville serait restée intacte derrière ses remparts si Josué, découragé, s’était arrêté au quatrième ou au cinquième tour. Ce n’est qu’au sixième tour que les murailles se sont effondrées devant les trompettes sacrées. Quels enseignements en tirer ? Ceux-ci : lorsque, à vue humaine, le rapport des forces ne permet pas de solution satisfaisante, il convient d’utiliser des moyens qui sortent de l’ordinaire, et de persister avec détermination dans cette voie, quelle qu’en soit l’apparente absurdité.

    Revenons à nos moutons, à Radio Courtoisie.

    On me dit : la loi, la jurisprudence, les associations, les lobbies, la manipulation des esprits, les médias, la veulerie et les intérêts des hommes politiques font que parler de certaines choses ne sert à rien et met en danger le peu d’espace d’information qui nous reste. Il ne faut donc pas, pour une cause secondaire, d’ailleurs jugée d’avance, sacrifier l’une des rares armes qui nous permettent de défendre d’autres causes. Aussi limités que soient les moyens de Courtoisie, elle est utile à la France. Il faut donc la conserver à tout prix. Sacrifier des dizaines de journalistes bénévoles, souvent talentueux et courageux, leurs invités, non moins courageux, le réseau d’amis et d’informateurs tissé dans les médias, l’édition, toutes les branches de la société, et même parmi les hommes politiques, sacrifier des dizaines de milliers d’auditeurs, sacrifier tout cela sur l’autel du révisionnisme, n’aurait pas de sens.

    J’entends ce message, et je ne puis m’empêcher d’en sourire. C’est vrai, il se trouve à Radio Courtoisie de vrais talents et de vrais caractères. Mais, puisque l’on parle politique, responsabilité, stratégie et rapport de forces, qu’y a-t-il derrière Courtoisie ? Jean Tibéri ? Marine et Louis Aliot ? Dupont Aignan, Catherine Mégret, les frères et sœurs de Philippe de Villiers ? Qui d’autre ? Qu’est-ce que cela pèse ? Combien de divisions ? Avons-nous de quoi monter une opération Overlord ? Non. En américain, on dirait que c’est peanuts. Même pas un bretzel liquide.

    Alors, il ne reste de réaliste que la solution Jéricho. Nous ne comptons que par l’esprit, et seule une stratégie de l’esprit peut être efficace.

    Il faut comprendre cela. Les notions mêmes de réalisme et de responsabilité dépendent de la situation historique où l’on se trouve. Peut-être, quand le Front national rassemblait entre 15 et 20 pour cent des électeurs, qu’il était bien encadré et qu’il y avait sur sa gauche une grosse réserve de voix et d’alliés potentiels, avant, d’ailleurs, que les prétoires et les médias ne soient complètement colonisés, avant qu’il faille plus des deux mains pour compter les millions d’immigrés, peut-être pouvait-on entretenir l’espoir, ou l’illusion, d’une politique classique des rapports de forces. Ce n’est plus qu’un rêve aujourd’hui, et s’y accrocher serait un signe de débilité mentale. La seule politique réaliste est de tenter une révolution spirituelle.

    Retournons-nous vers l’histoire pour établir encore mieux cette évidence.

    Que faire, quand on est vaincu par l’envahisseur, pour survivre et préparer la revanche ? Il y a, ce me semble, deux cas de figure radicalement différents.

    – Le roi de Prusse après Iéna put collaborer avec Napoléon, le maréchal Pétain put finasser avec Hitler, parce que l’un et l’autre espéraient raisonnablement qu’en fin de compte leur vainqueur provisoire serait soumis à des forces supérieures aux siennes. L’Angleterre avide d’hégémonie saurait rallier à elle une Russie et une Autriche que la Révolution française révulsait. Le monde juif, que la révolution allemande épouvantait, saurait maintenir ensemble les ploutocraties anglo-saxonnes et la tyrannie soviétique, il suffisait de garder la Manche quelques mois. Dans le cas du Maréchal et du roi de Prusse, une politique de ménagement, une collaboration plus ou moins active se comprend donc, en attendant, en préparant le retournement de marée.

    – Mais prenons maintenant le cas de Jeanne d’Arc. Là, si on regarde le rapport des forces, l’affaire est entendue. Il ne reste au dauphin Charles qu’un mouchoir de poche et quelques villes pas très fortes, avec des troupes médiocres, lasses et mal payées. La puissante Bourgogne, l’Angleterre, l’université de Paris, et la légalité du traité de Troyes sont contre lui. A terme, il n’a strictement rien à espérer, c’est plié. Et c’est pourquoi la stratégie de Jeanne d’Arc est nette et sans bavure : à la vérité, il n’y en a pas d’autre possible. Elle n’a pour elle, elle n’a pour Charles VII, que leur double légitimité : celle que la coutume du royaume donne au dauphin et celle dont Dieu a marqué sa mission de pucelle. Ce sont les seules forces qui puissent contrebalancer les puissances du monde, qui puissent inverser le rapport des forces. Si cette double légitimité est une foutaise, alors c’est terminé, et Jeanne d’Arc, et Charles VII, et la France que nous connaissons n’ont plus qu’à disparaître. Pourtant, finalement, ce sont les Anglais et leur bastringue qui finiront par aller se rhabiller. Cela me surprend toujours, et n’en finit pas de me rassurer.

    Transposons à aujourd’hui. Il ne s’agit pas de sacrifier Radio Courtoisie sur l’autel du révisionnisme : ni l’un ni l’autre ne sont ici primordiaux. Radio Courtoisie n’est qu’un pion parmi d’autres sur l’échiquier de la France libre, et il n’est même pas question de défendre les révisionnistes. Il est question de juger la situation politique et historique où se trouve la France. Sommes-nous en 1429 ou en 1940 ? La réponse est facile. Nous n’avons aucune des immenses réserves qui justifiaient l’Appel du dix-huit juin et la politique de Vichy. Nous sommes même sensiblement plus atteints que ne l’étaient le roi de Bourges et ses sujets. Notre identité et notre souveraineté prennent l’eau. Nous n’avons donc d’autre stratégie possible que celle de Jeanne d’Arc. Le rapport de forces entre nous et d’éventuels alliés d’une part, l’occupant de l’autre, est du zéro à l’infini. Tout ménagement, tout calcul, toute alliance, toute collaboration, tout échafaudage tactique sont donc hors de portée, hors de propos, ils appartiennent à un monde plus virtuel que celui des jeux vidéos. Notre seul espoir est spirituel, notre seule force est la légitimité de notre cause.

    Or, de quoi s’agit-il, avec Faurisson ? De chambres à gaz ? Pas du tout. Il s’agit qu’en ne dénonçant pas la façon dont le système le traite, nous acceptons d’être les esclaves de ce système, et ses complices. Nous bafouons avec lui le droit, la liberté, la vérité, la justice. Et nous nous prosternons devant le socle sur lequel se dresse l’idole dominatrice qui nous dévore. Nous piétinons donc notre propre cause, nous renonçons à notre légitimité, nous réduisons à rien notre force, nous brisons à jamais l’épée spirituelle, l’espoir que nous portons. A persister dans cette erreur, non seulement nous nous déshonorerions mais nous nous suiciderions par-dessus le marché.

    Alors, je ne dis pas que donner de la tête dans le mur soit une stratégie bien agréable, ni bien délurée ; je ne sais pas du tout ce qu’elle va produire, je constate seulement qu’il n’y en a pas d’autre. Je ne me fais pas d’illusions. Sans doute joins-je l’inutile au désagréable et ne suis-je qu’un tout petit crachat dans l’océan, une goutte dérisoire. N’importe, je fais ce que je dois. J’espère que le Ciel nous aidera, faute de quoi nous passerions aux poubelles de l’histoire, comme c’est tranquillement programmé. Du moins aurons-nous fait ce qu’il fallait et gardé intacte la possibilité d’une victoire. A l’inverse, la soumission et la finasserie, qui paraissent subtiles et responsables, ne sont aujourd’hui que des illusions mortelles, en raison du moment historique où nous nous situons. La stratégie du sacrifice est la seule raisonnable.

    9) Emmanuel Ratier, le 1er mai

    Dans la livraison de Faits & Documents qui a suivi (1er au 31 mai 2008, p. 9), E. Ratier a passé sous silence aussi bien la censure de R. Faurisson que le limogeage de M. Peltier, patron d’émission, mais, en revanche, parlant de lui-même à la troisième personne, il a annoncé la nouvelle suivante : « Directeur de Faits & Documents, Emmanuel Ratier a été nommé patron d’émission à Radio Courtoisie (95,6Mhz en région parisienne), ‘la radio libre du pays réel et de la francophonie’ à laquelle il collaborait depuis une dizaine d’années dans le cadre du Libre Journal de Claude Giraud et dont il était devenu le suppléant depuis l’année dernière. Il animera désormais, un mercredi sur quatre, durant trois heures, Le Libre Journal de la résistance française […] ».

    Les mots sonnent haut et fort : « courtoisie », « radio libre », « libre journal » (2 fois) et, enfin, « résistance ». Mais la réalité a été la suivante : censure, discourtoisie, limogeage et des comportements qui ont été à l’opposé du souci de la liberté et de la volonté de résistance à l’oppression. Pour couronner le tout, un petit camarade, Emmanuel Ratier, se fait nommer à la place de son collègue, Martin Peltier, dont il s’était, dès la nuit de l’incident, aussitôt désolidarisé, avec quelques autres, auprès du directeur de la station.

    10) Conclusion : la preuve de l’existence d’un tabou et non d’un simple interdit.

    La loi Fabius-Gayssot prononce un interdit et cet interdit, elle le formule. Un tabou, lui, ne se formule pas. Il n’en a que plus de force. La peur qu’il inspire est de caractère sacré. Le tabou crée un lien social à base de sous-entendus dans le langage et le comportement des individus d’un même groupe. Dans le microcosme de Radio Courtoisie il est des noms qu’on ne prononcera plus et des sujets qu’on proscrira sans qu’il soit besoin de dire lesquels. Quant à celui qui a enfreint le tabou, il a été mis au ban de la petite société qui l’employait, et ce dans la discrétion. Aucun détail, aucune précision n’ont été ni ne seront fournis aux auditeurs de Radio Courtoisie ou aux lecteurs de Faits & Documents. Dans ladite société qui, pendant un instant, s’est sentie en danger, la vie va donc reprendre son cours. Comme par le passé, on se targuera d’être indépendant, libre, courageux mais – c’est le grand mot, le mot magique – on se proclamera désormais plus que jamais « RESPONSABLE ». On le sera à la différence d’autres qui, eux, se sont montrés « IRRESPONSABLES » et dont on ne rappellera ni les noms ni les crimes. On criera victoire tout en cachant de quel prix on a payé cette victoire. Le seul authentique tabou du monde occidental, celui de « l’Holocauste », aura été ainsi respecté. Dans le monde environnant, la religion triomphante de « l’Holocauste » continuera d’être célébrée à grand fracas et le tabou qui la fonde restera puissant. Seuls des « irresponsables » continueront d’ouvrir par effraction la porte d’un tabernacle qui, censé contenir le fin mot des mystères holocaustiques, ne renferme en réalité que du vide et du vent. Au moins la petite histoire vécue par une modeste station de radio parisienne a-t-elle ainsi apporté sa contribution à la grande histoire de la plus mirifique imposture des temps modernes. Grâce à l’incident de Radio Courtoisie et à ses suites, un profane pourra comprendre ce qu’est un véritable tabou et comment un mythe gigantesque, celui de « l’Holocauste », qui s’est construit sur la peur ne peut se survivre que par la peur.

    Complément (1er juillet)

    Pour la première fois de ma vie, je reçois aujourd’hui un courrier de « Radio Courtoisie, la radio libre du pays réel et de la francophonie ». Il s’agit d’une lettre circulaire de quatre pages adressée aux « amis » de cette station par « Henry de Lesquen, président de radio Courtoisie ». La date en est du 3 juin mais le cachet porte celle du 24 juin. Il s’agit d’un appel de fonds. J’en extraie les passages suivants :

    La famille des auditeurs de Radio Courtoisie est une élite à qui la France doit beaucoup. – Vous savez que Radio Courtoisie n’a pas d’équivalent en France. Vous savez quel est le rôle crucial qui est le sien pour sortir les Français de la confusion des esprits et pour leur faire découvrir les vraies valeurs. Ce rôle, elle est seule à le tenir, non seulement parmi toutes les autres radios, mais même parmi tous les autres moyens de communication audiovisuelle. Il suffit d’imaginer un seul instant que Radio Courtoisie n’existe plus pour mesurer la perte irréparable que ce serait pour notre pays. C’est bien pourquoi elle est portée par la ferveur de ses auditeurs. – « Oui. Il y a MIRACLE, écrivait autrefois Jean Cau à Jean Ferré : sans Radio Courtoisie, une lumière, la plus vive qui brille dans notre temps, s’éteindrait. Mais oui, Radio Courtoisie nous a aidés à marcher sur des chemins droits, à ne pas tâtonner, à recueillir les bons grains de la vérité et à jeter les ivraies du mensonge. – Où il y a miracle, c’est ici : le pluralisme d’expression s’exerce à Radio Courtoisie sur un tel ton de liberté, de politesse (et de courtoisie !) que l’on s’en frotte les oreilles d’étonnement ravi. Quoi ! Il existe encore, de nos jours, des exemplaires de l’Honnête Homme ? Et qui ne se pique de rien sauf de dire sinon sa vérité, du moins ce qu’il croit, en connaissance et bonne foi. Bref, à Radio Courtoisie, on entend des … VOIX ! » […] Radio Courtoisie est une oasis de santé morale dans un désert de désinformation et d’intoxication intellectuelle.

    9 avril-1er mai 2008

    Posted by N N
    Labels : Emmanuel Ratier, Henry de Lesquen, Interviews, Le Parisien, Martin Peltier, Plantin, Radio Courtoisie, Toben


  • [La Baf] Salon de thés/échange autour de tatouages, piercings en soutien à Radiorageuses
    https://grenoble.indymedia.org/2018-03-27-Salon-de-thes-echange-autour-de

    Salut à vous, Dimanche 22 avril, à partir de 13H à la BAF, nous aurons le printanier et incandescent plaisir de vous accueillir à un salon de thés échanges autour de tatouages, piercings, manucures et coiffures (ramenez vos flacons !)… à prix libre en soutien aux rencontres radiophoniques de la nébuleuse plate-forme radiorageuses.net (rencontres qui auront lieu fin juin à Grenoble). Nous ? Le crew d’orga des prochaines rencontres radiorageuses, enl’occurence le crew-orga-smik de l’émission de radio (...)

    #Agenda

    https://labaf.org


  • La Revue de l’écoute n°13 est sortie !
    http://syntone.fr/la-revue-de-lecoute/#sommaire

    Au programme de ce numéro de printemps (nouveau format, nouvelle maquette), plusieurs voyages dans le temps, quarante, cinquante et même quatre-vingt-dix ans en arrière :

    Paul Deharme nous intrigue par son exaltation pionnière d’un art radiophonique encore en germe ; l’auditeur-blogueur Fañch Langoët recolle ses souvenirs d’adolescent sous le monopole d’État de la radiodiffusion française ; le philosophe Franco Berardi dit ‘Bifo’ témoigne de l’aventure censurée de Radio Alice à Bologne et décrypte l’évolution du contrôle de la parole.

    Par contraste avec ces travaux de mémoire pourrait-on dire, on s’ancre aussi dans la présence de l’écoute « nature » avec le désormais traditionnel son de saison, l’actualité des podcasts pour la jeunesse ou encore la contemporanéité des fictions audio-sensibles d’Olivier Cadiot.

    En plus de nos rubriques habituelles et de la fiche pratique dorénavant incontournable (consacrée cette fois à l’écoute au casque et sur enceintes), ce numéro 13 inaugure le parcours d’une personnalité du monde du son (ici Siham Mineur) et un feuilleton littéraire signé par la réalisatrice et comédienne Laure Egoroff.

    Cet opus 13 est le premier de notre nouveau format, plus spacieux et plus souple, conçu par Catherine Staebler.

    #création_sonore #création_radio


  • Oh le joli tour de passe-passe de #France_Culture : « La publicité envahit-elle France Culture ? »
    http://mediateur.radiofrance.fr/chaines/france-culture/publicite-envahit-france-culture

    Un certain nombre d’auditeurs estiment que la #publicité a envahi France Culture. Et comble du comble, France Culture ferait de la pub pour Amazon… Qu’en est-il exactement ? Pour répondre : Serge Schick, directeur du #marketing_stratégique et du développement de Radio France.

    Plusieurs auditeurs, comme Mathieu, interpellent le médiateur : « J’ai été désagréablement surpris ce matin vers 7h avec l’apparition d’une publicité pour #Audible, une filiale d’Amazon. Que vient faire une telle pub sur France Culture ? ».

    "Il s’agit de #parrainage et non de publicité. La publicité, c’est un écran de publicité classique tandis que le parrainage c’est lorsqu’un annonceur choisit un programme parce qu’il estime qu’il est proche de son image de marque pour être présent sur nos antennes. Il n’y a pas de publicité classique sur France Culture, c’est interdit par le cahier des charges. En revanche, le parrainage est présent à l’antenne.

    En l’occurrence, Audible est une marque qui produit des livres audio dans des champs assez proches de la culture."

    Dans les #podcasts, en revanche, même ceux dits de rattrapage (le replay), le petit laïus d’une marque n’est plus du parrainage mais de la publicité :

    En revanche certains auditeurs s’étonnent que l’on répète « pas de pub sur France Culture », mais que pour écouter les podcasts, il faille passer par l’écoute d’un message publicitaire. Les règles ne sont pas les mêmes ?

    "Il n’y a aucune obligation concernant la publicité par voie électronique. Nous avons décidé d’établir les mêmes règles sur les podcasts que pour la publicité classique. Nous faisons donc attention à la nature de l’annonceur. Il n’y a pas non plus de publicité sur les podcasts liés à l’information."

    En quoi les podcasts coûtent-ils chers à Radio France ?

    "Tout simplement, car nous sommes « victimes » de notre succès. En janvier 2018, il y a eu plus de 22 millions de podcasts chargés sur France Culture contre 15 millions l’année dernière. Or contrairement aux voies hertziennes, pour les podcasts, plus il y a de téléchargements, plus ça coûte de l’argent (il faut plus de bande-passante). Cela permet également de financer les podcasts natifs et d’avoir un accès libre et gratuit aux podcasts."

    Le parrainage d’Audible (livres audio, podcasts) « permet donc aussi de financer des podcasts originaux » de France Culture. Peut-on imaginer qu’un jour prochain, Audible (Amazon) produise directement des podcasts pour France Culture ? Binge Audio (mené par un ancien de Radio France et qui co-produit un podcast avec... tiens tiens... Audible) est déjà en train de proposer son expertise dans les « contenus audio » à différents médias (Le Figaro, Libération), ce qui donne pour l’instant des résultats... disons, discutables :
    https://seenthis.net/messages/669351


  • Histoire de la jeunesse (2/4) : 1979-1989 : les débuts du rock alternatif
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/histoire-de-la-jeunesse-24-1979-1989-les-debuts-du-rock-alternatif

    Sur Paris et en banlieue, alors qu’on réaménage le territoire, beaucoup font leurs premières armes dans les squats quand nombre de MJC rechignent à les accueillir.Ce qu’on nommera plus tard le rock alternatif se traduit par une scène hétéroclite où les Bérurier Noir, La Souris déglinguée ou Parabellum parient sur le « Do It Yourself » (DIY), via les radios libres, les fanzines et les labels indépendants à l’image de VISA, Bondage ou Gougnaff. Mal-logement, montée du chômage et du Front National, bavures policières, combat antiraciste, manifestations étudiantes, nombre des groupes alternatifs prennent part aux luttes qui se déploient à ce moment-là. La plupart ne se prive pas de dénoncer, en français, une société en crise. En 1989, une première page se tourne : les Bérurier Noir font leur concert d’adieu à l’Olympia, la Mano Negra signe chez Virgin, délaissant Boucherie Production, les ventes commencent à s’envoler, le rap débarque...

    Un documentaire d’Amélie Meffre réalisé par Thomas Dutter

    Avec Tai-Luc, de La Souris déglinguée, Géant Vert, de Parabellum, Pat Kebra, d’Oberkampf, Yves Le Carpentier et Thierry Delavau, créateurs du label VISA et animateurs à Radio Libertaire, Gérald Biot, de Rock à l’usine et Marsu, co-fondateur de Bondage et manager des Bérurier Noir.

    #documentaire #radio #punk #rock #alternatif


  • Je découvre d’abord ceci, non sans effarement :
    https://seenthis.net/messages/671637
    http://www.ledevoir.com/culture/521015/surtitre-la-musicotheque-de-radio-canada

    Radio-Canada se prépare à pilonner 151 000 disques compacts de sa musicothèque d’ici le 31 mars, dans la foulée de son déménagement prévu en 2020 dans des espaces plus exigus. La société d’État affirme que c’est la Loi sur le droit d’auteur qui l’oblige à procéder ainsi. Radio-Canada veut dématérialiser l’ensemble de sa collection d’environ 210 000 disques compacts, et affirme que la Loi l’empêche de donner ensuite la copie physique des disques à des organismes intéressés. Pourtant, la Société du droit de reproduction des auteurs, compositeurs et éditeurs au Canada (SODRAC) soutient de son côté que des arrangements seraient possibles pour sauver cette collection.

    Selon des sources à Radio-Canada, la direction voulait d’abord détruire l’ensemble des quelque 210 000 disques compacts de la collection. La direction a ensuite avancé qu’elle pourrait donner à un organisme qualifié les quelque 60 000 disques qu’elle possède en double. Faisant suite à une rencontre avec certains membres de son personnel, la Société Radio-Canada a permis jeudi au personnel de la musicothèque d’extraire les enregistrements de valeur ou rares pour les conserver.

    Et puis je tombe là-dessus, et ça va mieux :
    https://seenthis.net/messages/623367

    The Great 78 Project! Listen to this collection of 78rpm records and cylinder recordings released in the early 20th century. These recordings were contributed to the Archive by users through the Open Source Audio collection. Also the Internet Archive has digitized many.

    https://archive.org/details/78rpm


    #audio #histoire #musique #vinyles #cylindres


  • Radio-Canada prévoit détruire 151 000 disques de sa musicothèque Le Devoir - Caroline Montpetit - 23 février 2018
    http://www.ledevoir.com/culture/521015/surtitre-la-musicotheque-de-radio-canada

    Radio-Canada se prépare à pilonner 151 000 disques compacts de sa musicothèque d’ici le 31 mars, dans la foulée de son déménagement prévu en 2020 dans des espaces plus exigus. La société d’État affirme que c’est la Loi sur le droit d’auteur qui l’oblige à procéder ainsi. Radio-Canada veut dématérialiser l’ensemble de sa collection d’environ 210 000 disques compacts, et affirme que la Loi l’empêche de donner ensuite la copie physique des disques à des organismes intéressés. Pourtant, la Société du droit de reproduction des auteurs, compositeurs et éditeurs au Canada (SODRAC) soutient de son côté que des arrangements seraient possibles pour sauver cette collection.

    Selon des sources à Radio-Canada, la direction voulait d’abord détruire l’ensemble des quelque 210 000 disques compacts de la collection. La direction a ensuite avancé qu’elle pourrait donner à un organisme qualifié les quelque 60 000 disques qu’elle possède en double. Faisant suite à une rencontre avec certains membres de son personnel, la Société Radio-Canada a permis jeudi au personnel de la musicothèque d’extraire les enregistrements de valeur ou rares pour les conserver.


    Or, le directeur général de la SODRAC, Alain Lauzon, affirme qu’un arrangement serait possible pour sauvegarder l’ensemble de la collection et lui faire prendre le chemin d’une institution à vocation éducative et culturelle. « Radio-Canada ne nous a pas contactés », dit-il.

    Pour Emmanuelle Lamarre-Cliche, la première directrice de la Nouvelle Maison de Radio-Canada et des projets spéciaux, « le simple fait d’être en contravention avec la Loi », en donnant les collections, justifie la décision de les détruire. M. Lauzon dit pourtant qu’il serait ouvert à discuter avec la direction sur la question des droits d’auteur sur ces disques, pour arriver à un arrangement qui n’entraînerait pas nécessairement de frais pour Radio-Canada, avance-t-il. Il croit également que des arrangements avec les producteurs, qui ont également des droits sur les bandes maîtresses des disques, pourraient être possibles.

    Déjà, l’artiste Michel Rivard a dit souhaiter, dans un article publié sur le site de Radio-Canada, que ces disques prennent plutôt le chemin des bibliothèques.

    Mais il faudrait que les représentants de la société d’État mettent le temps et l’énergie nécessaires dans ces discussions, dit M. Lauzon.

    « La très grande majorité des CD de l’inventaire de Radio-Canada est liée à des droits d’auteur détenus par des ayants droit internationaux. Compte tenu de l’ampleur de l’inventaire, l’opération de libération des droits auprès d’un grand nombre d’intervenants à travers le monde aurait représenté un processus coûteux s’étalant sur une longue période. Dans cette perspective, contacter la SODRAC et d’autres détenteurs locaux n’aurait touché qu’une faible partie de l’inventaire », dit Marc Pichette, premier directeur des Relations publiques et de la promotion de Radio-Canada. L’évaluation du coût de la destruction serait, pour sa part, « concurrentielle ».

    « Il faut comprendre que les CD n’ont pas une vie éternelle, dit Mme Emmanuelle Lamarre-Cliche. C’est quand même une belle nouvelle pour Radio-Canada de conserver ce patrimoine de façon numérique. Pour ce qui est du support physique, le détruire n’est pas notre premier choix, mais on doit se conformer à la loi », dit-elle.

    Plusieurs employés se sont insurgés cette semaine de l’absurdité de l’application de la Loi dans ce cas spécifique. « Ce n’est pas vrai qu’on va laisser faire ça sans dire un mot », dit un employé de la musicothèque qui requiert l’anonymat par peur de représailles. Radio-Canada possède une immense collection de disques compacts dans les domaines de la musique classique, du populaire, du folk, du jazz.

    Plusieurs des disques de la collection de Radio-Canada ont été fournis gratuitement par les producteurs. D’autres ont été payés, et ce, à un coût pouvant atteindre 25 dollars chacun, témoigne encore un employé de la musicothèque.

    Partitions et vinyles
    Le pilonnage annoncé ne concerne pas l’ensemble de ce que possède Radio-Canada dans sa musicothèque. Au mois de janvier, un appel d’intérêt a été lancé pour les organismes désireux de récupérer les partitions musicales commerciales de Radio-Canada. Dans le cadre de cet appel d’intérêt, Radio-Canada privilégie les organismes canadiens, à vocation éducative et culturelle, qui vont assurer le rayonnement des collections, et qui s’engagent à ne pas les vendre ou les utiliser pour la revente, précise Mme Lamarre-Cliche. La société d’État compte encore se départir, au cours des prochains mois, d’accessoires et de meubles, ainsi que de ses quelque 200 000 disques vinyles et 70 000 78 tours. À la musicothèque, on précise que ces collections de vinyles et de 78 tours seront soumises à un appel d’intérêt parce qu’elles ne seront pas numérisées.

    #Culture #droit_d'auteur #copyright #propriété_intellectuelle #domaine_public #droit #copyright #culture #Radio #Canada #Quebec #audio #gaspillage #Bibliothéque #destruction #capitalisme #copie #CD #Vinyl #Radio-Canada #destruction #absurdité #Culture #Patrimoine @vanderling @sinehebdo @simplicissimus @rastapopoulos


  • L’usage des armes intermédiaires comporte des risques méconnus Le Devoir - Améli Pineda - 21 février 2018
    http://www.ledevoir.com/societe/520759/l-usage-des-armes-intermediaires-comporte-des-risques-meconnus

    L’usage par les policiers des matraques télescopiques, des irritants chimiques et des pistolets électriques Taser augmente, mais le brouillard persiste quant aux blessures causées par ces armes dites intermédiaires, révèle une récente étude de l’École nationale de police du Québec (ENPQ).

     
    Dix-sept ans après le Sommet des Amériques et six ans après le Printemps érable, les données sur la gravité des blessures causées par les armes à létalité réduite au Québec sont pratiquement inexistantes, confirme ce nouveau rapport.

     
    « Ces technologies-là sont réputées pour causer moins de blessures, mais en même temps, les données qu’on a, ce sont celles fournies par les fabricants », explique Annie Gendron, chercheuse au Centre de recherche et de développement stratégique de l’ENPQ.

    Jusqu’à présent, les données sur les lésions corporelles proviennent d’études menées ailleurs dans le monde, précise-t-elle.

    « On sait que lorsque la tête est atteinte, c’est dangereux, mais ce qui est aussi très important, c’est de connaître le contexte dans lequel on a eu recours à l’arme », souligne-t-elle.

    Commandée en 2014, cette nouvelle recherche qui vient d’être rendue publique a pour but d’actualiser l’étude sur les armes intermédiaires d’impact à projectiles, couramment nommées balles de plastique, datant de 2005.

    Celle-ci avait été ordonnée par le ministère de la Sécurité publique après le Sommet des Amériques de 2001, lors duquel ces balles avaient été utilisées pour la première fois dans le cadre d’une manifestation au Canada.

    L’« actualisation » de cette étude a permis d’élargir la recherche, qui ne s’est pas limitée aux balles de plastique.

    La chercheuse Annie Gendron a dressé le portrait des différentes armes intermédiaires : barrières, armes de diversion, agents chimiques, armes à impulsion électrique, armes à énergie dirigée, armes d’impact ainsi que les techniques d’immobilisation provoquée.

    Étendue du recours aux armes intermédiaires

    L’étude révèle que l’utilisation de ces armes ne se limite plus à des interventions lors d’événements planifiés.

    Elle rappelle que c’est à la suite de l’affaire Alain Magloire en 2014 que l’utilisation des armes intermédiaires a fait son entrée chez les patrouilleurs.

    « Dans le rapport de 2005, on rapportait que ce type d’arme était plus concentré dans les interventions menées par des groupes tactiques d’intervention ou en contexte de contrôle de foule. [Aujourd’hui], on a des contextes d’intervention émergents. On a recours à ces armes en contexte de patrouille alors que les policiers sont de plus en plus aux prises avec des gens mentalement perturbés », note la chercheuse.

    Raison de plus, selon la chercheuse, de se doter de données sur les conséquences médicales liées au déploiement d’une arme intermédiaire.

    « Il y a un manque du point de vue de la transmission de données liées aux blessures et [les situations qu’on connaît], ce sont celles qui sortent dans les médias ou sur les réseaux sociaux », souligne-t-elle.

    Mme Gendron souhaite entre autres la création d’un protocole de référencement qui permettrait la création d’une banque de données centralisée.

    « Ce qu’on propose, c’est d’avoir des données associées à chaque tir [d’arme à létalité réduite] et de préciser s’il n’y a eu aucune blessure, une blessure légère ou une blessure grave. Cela permettrait d’établir des ratios et également de savoir dans quel contexte leur utilisation est plus dangereuse ou moins dangereuse », indique-t-elle.

    La liaison des données médicales et policières permettrait ainsi d’ajuster l’utilisation de ces armes si nécessaire.

    Avec une telle base de données, le cas de Mathieu Harvey, un adolescent de 16 ans passé à deux doigts de la mort après avoir été atteint par une balle de plastique tirée par un policier lors du Sommet des Amériques, ne serait pas resté secret, comme le rapportait l’émission Enquête, à Radio-Canada.

    Quelques jours plus tôt, on apprenait que le Comité de déontologie policière blâmait le policier de la Sûreté du Québec Denis Burelle pour ne pas avoir usé d’une arme intermédiaire d’impact à projectiles avec « prudence et discernement » lors d’une manifestation agitée du printemps 2012, à Victoriaville. L’agent Burelle y a gravement blessé trois personnes, dont deux au visage.

    « Ce sont des données comme celle-ci qui pourraient être très intéressantes. L’idée, c’est de les repérer systématiquement pour pouvoir les inclure dans une base et ainsi en tirer des conclusions », dit Mme Gendron.

    La difficulté se situe toutefois dans le domaine de la protection et de la confidentialité des renseignements personnels, estime Mme Gendron. « C’est une recommandation, mais est-ce que c’est un voeu pieux ? » se questionne-t-elle.

    La chercheuse recommande aussi que ce soit une instance indépendante qui soit chargée de piloter cette base de données.

    Elle propose également de revoir la charte des zones d’impact, puisque celle actuellement enseignée est principalement adaptée aux situations impliquant des coups frappés au moyen d’un bâton ou d’une arme à feu.

    Parallèlement au rapport de Mme Gendron, le ministère de la Sécurité publique a publié des chiffres qui montrent que l’utilisation des armes par les différents corps de police de la province a augmenté de 2010 à 2016.

    L’usage du bâton télescopique est notamment passé de 256 fois à 346, celle des agents chimiques, de 5 à 35, puis l’arme à impulsion électrique a bondi de 51 à 317.

    Le ministère nuance toutefois ces chiffres en expliquant avoir changé ses directives sur l’utilisation des armes au fil du temps. Aujourd’hui, les policiers doivent rapporter « l’utilisation » de leur arme du moment où celle-ci a été sortie pendant une intervention.

    Dans le cas du Taser, par exemple, l’utilisation ne signifie pas qu’une décharge électrique a été nécessaire. La démonstration de l’arme électrique suffit pour qu’elle soit comptabilisée.

    À quelques semaines du G7, où les policiers prévoient d’utiliser les armes intermédiaires, le ministère de la Sécurité publique n’a pas indiqué s’il tiendra compte de l’étude.

    « Le ministère accueille favorablement le rapport et les pistes de réflexion proposées », s’est limité à indiquer Pierrel-Luc Lévesque, de la Direction des communications du ministère.

    À Montréal, la Commission de la sécurité publique se penchera sur la question de la formation des policiers appelés à intervenir auprès de personnes en crise.

    En campagne électorale, la mairesse Valérie Plante avait promis d’interdire l’utilisation des balles de plastique lors de manifestations. L’administration compte toutefois étudier toutes les armes dites intermédiaires, dont les grenades assourdissantes, les Taser et les matraques télescopiques.

    #taser #police #armes_non_létales #violences_policières #flashball #répression #armes #flash-ball #surveillance #Quebec #Printemps_érable #SPVM


  • J’aime pas la dépendance des administrations françaises à Google.

    EDIT Liste des sites qui utilisent des scripts externes des #gafa.

    Quand je remplis un formulaire de la CAF et que je dois valider un #captcha fourni par la société Google LLC (ci-après « Google »), sise au 1600 Amphitheatre Parkway, Mountain View, CA 94043, États-Unis et que mes informations leur sont de fait transmises.

    #boycott_google
    #indépendance_des_administrations_françaises
    #internet_pour_le_capitalisme

    (Apparté apprendre en sus que le captcha à images est pour l’apprentissage IA des drônes / maven)

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    • Je liste
      service des cartes grises et immatriculation en ligne
      https://ants.gouv.fr/monespace/s-inscrire
      gorgé de google analytics et accompagné d’un tissu de mensonge

      Politique de confidentialité - Utilisation de cookies

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      Les données collectées ne sont pas recoupées avec d’autres traitements ;
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      rien que pour rigoler, livraison d’infos à Google America, mais défense de la langue française

      Un mél d’activation de votre compte vient de vous être envoyé.

      raa le #mél quelle bonne blague

    • Je liste, celui-là il est dodu : https://www.service-public.fr
      – 247realmedia.com
      – gstatic.com
      – google.com + google analytics

      et pompon, on cède aux obligations DU moteur de recherche

      <meta name="google-site-verification" content="EjfbmjAxVpCGzkyjF4wTemZfr0-HRfRr0Cltkv4VpUs"/>

      et pour ceux que 247realmedia intéresse …
      https://en.wikipedia.org/wiki/24/7_Media

      24/7 Media, formerly 24/7 Real Media is a technology company headquartered in New York City and 20 offices in 12 countries, specializing in Digital Marketing. It provides new type of digital technology marketing solutions for publishers, advertisers and agencies globally. It was formerly listed as “TFSM” on the NASDAQ stock exchange. The company was purchased by WPP plc in 2007 for $649 million.[1][2] David J. Moore is the Chairman, Founder & CEO. He also served as chairman of the Interactive Advertising Bureau. In December, 2013, 24/7 Media announced it would merge with GroupM subsidiary, Xaxis.[3]

      Il faudrait arrêter de taper sur les prisonniers de facebook pour s’en prendre à ceux qui se vantent d’être nos représentants politiques.

      https://www.service-public.fr/P10001

      La plateforme technique de service-public.fr a fait l’objet d’un travail préparatoire approfondi avec la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) en vue d’offrir aux usagers toutes les garanties en matière de sécurité et de confidentialité de leurs données.

      #publicité_mensongère

      @intempestive

    • https://www.franceculture.fr

      ads-twitter.com
      ajax.googleapis.com
      doubleclick.net
      facebook.net
      google-analytics.com
      googleadservices.com
      outbrain.com

      En poursuivant votre navigation, vous acceptez nos CGU et le dépôt de cookies qui permettront : la personnalisation des contenus, le partage sur les réseaux sociaux, la mesure d’audience et le ciblage des publicités.

      et ta sœur

      Conditions générales d’utilisation des sites de Radio France - Radio France
      http://www.radiofrance.fr/mentions-legales-radio-france/conditions-generales-d-utilisation-des-sites-de-radio-france

      Les données personnelles collectées sont destinées à Radio France et en particulier aux directions suivantes :

      – La direction du marketing relationnel ;
      – La direction du numérique ;
      – La direction de la musique et de la création culturelle.

      Les informations personnelles collectées par Radio France pour les finalités décrites à l’article 7.3 ne sont ni vendues, ni échangées.

      Bien s’assurer que les données collectées sont gratuites pour les #Gafas et après ça pleure pour que Total paye ses impôts, oups Google

    • Y aurait pas des contre exemples, des bons élèves je veux dire parmi les sites administratifs… en plus ça m’a totalement déprimée votre histoire de drones là.
      Franchement je vois pas comment on peut éviter ça individuellement vu qu’il y a des démarches administratives difficilement contournables. Je bloque énormément de choses sur le web par le javascript mais là c’est difficile de passer outre le captcha.
      Il y a des alternatives pour les sites au captcha de Google ?

    • Oui il y a des outils, mais qui servent peu au final si ils ne sont que pour certain·es expert·es averti·es .
      TOR modifie l’adresse IP et les bloqueurs de publicité sont déjà un petit pas franchi par plus de monde.

      Là je souligne un système délibéré et globalisé de revente des données (en échange d’outils si « pratiques », terme lu dans un livre d’une intellectuelle française très prisée qui avoue être accroc à instagram… (misère)) par des abruti·es de webmaster qui ne sont encadrés par aucune formation politique ou éthique, ou même en dernier recours par le législateur. (rappelle toi que la cnil n’a aucun moyen c’est juste un leurre à montrer à ceux qui critiquent)

      En l’état actuel listé ici, on a définitivement la preuve que les représentants politiques sont incapables de défendre nos libertés et que l’hégémonie de Google et de FB ne les dérange absolument pas. Et encore moins dans l’exercice du pouvoir. Tous les petis cheffaillon·es des administrations qui décident des outils du web à utiliser sont persuadés devoir faire une course aux nouvelles tehcnologies avec en saint graal la récolte des données. Et pire, depuis que la france a vendu le traitement des données de renseignements aux américains, voir #palantir

      Il faudrait interdire tous dépôts de scripts externes sur les sites de services publics (d’autres préconisent de tuer les services publics pour aller plus vite) et les mensonges qui accompagnent « la protection de vos données » sur ces sites.

    • Sans vouloir dédouaner les administrations publiques ou para-publiques citées dans ce fil, si les GAFAM sont enkystés dans leurs sites Web, c’est aussi dû aux pratiques de leurs prestataires. Des cas de collusion manifeste existent, mais la plupart du temps, c’est la « culture » des équipes de développement de trouver bien pratique d’inclure des outils tiers gratuits par chers et de ne pas contester les demandes délirantes des MOA. Et aussi valorisant, dans tous les sens du terme. Quand on fait un projet pour l’agence de certification de la saucisse de Morteau, c’est quand même cool (et bankable) de pouvoir dire qu’on participe à la mise au point d’une intelligence artificielle... Au delà des têtes à claque qui s’affichent dans les média, c’est bien dans le caractère faussement anodin de cette force de travail qui a toujours les meilleures raisons du monde de ne pas exercer de droit de retrait, que se trouve le point d’appui de la « start-up nation »

      L’argument moral selon lequel une administration publique ne devrait pas alimenter la machine à ficher est certes à mobiliser, mais il y a aussi des facteurs socio-techniques à contester dont les ressorts sont bien plus puissants.

    • @ktche
      Quand on a la tête dans le cul du web, et un minimum de clairvoyance, on ne dit rien parce qu’on pense que tout le monde le sait.
      Les gafam qui s’incrustent dans les sites publics ou territoriaux soulèvent le manque de prise en compte du problème de l’espionnage industriel, et ce n’est donc pas que moral ou pour la défense des libertés et des données personnelles. Il serait peut-être temps de faire du bruit autour de ce scandale non ?

      Quant à l’argument des facteurs socio-techniques il est sous tendu par une culture capitaliste qui pose certaines priorités et que le législateur est censé encadrer. Et puis, je suis d’accord avec toi mais cela m’intéresse moins à questionner que les ressorts humains.

      Très énervée depuis longtemps d’avoir compris que l’important en informatique web (celle que je pratique et dont je peux parler en tout cas) n’est pas l’intelligence : douter et simplifier y sont 2 mots honnis. Il faut compliquer les choses et utiliser un langage de médecins de Molière pour garder son technorang.
      #presse-bouton

    • https://franceconnect.gouv.fr
      (impots, ameli CPAM, laposte)

      …franceconnect.gouv.fr
      …bootstrapcdn.com
      …cloudflare.com
      …google-analytics.com
      …jquery.com
      …livechatinc.com
      …prismic.io

      Ah wééé quand même france | connect | gouv | fr, et avec ça, ils ont pas honte ? je sais pas pourquoi les impots sont pas directement connectés avec la NSA, ce serait plus rapide quand même.
      Bon déjà ils nous forcent la main en accédant directement à nos comptes en banque pour prélever les impôts, alors installer des scripts de serveurs externes privés qui nous sifflent nos données, rien à foutre

    • Tiens, encore un qui se fout bien de refiler tes données Les Agessa, la sécurité sociale des auteurs, ah ben wéé bien sur s7.addthis.com

      Un petit récapitulatif ?
      addthis.com/privacy/terms-of-service/

      Thanks for choosing to use the AddThis Services. The AddThis Services are provided by Oracle America, Inc. (“Oracle”) located at 500 Oracle Parkway, Redwood Shores, CA 94065. By using the AddThis Services, you are agreeing to the following Terms of Service (these “Terms”). These Terms confirm and clarify respective rights and obligations between Oracle and you in connection with your access to and use of the AddThis Services.

      You and Oracle agree as follows:

      ORACLE IS WILLING TO AUTHORIZE YOUR ACCESS TO THE ADDTHIS SERVICES ONLY UPON THE CONDITION THAT YOU ACCEPT THAT THESE TERMS GOVERN YOUR USE OF THE ADDTHIS SERVICES. BY SELECTING THE “ACCEPT LICENSE AGREEMENT” BUTTON OR BOX (OR THE EQUIVALENT) OR INSTALLING OR USING THE ADDTHIS SERVICES, YOU INDICATE YOUR ACCEPTANCE OF THESE TERMS AS AN AUTHORIZED REPRESENTATIVE OF YOUR COMPANY OR ORGANIZATION (IF BEING ACQUIRED FOR USE BY AN ENTITY) OR AS AN INDIVIDUAL, AND AGREE TO COMPLY WITH THE TERMS THAT APPLY TO YOUR ACCESS AND USE. IF YOU ARE NOT WILLING TO BE BOUND BY THESE TERMS, DO NOT SELECT THE “ACCEPT LICENSE AGREEMENT”

      Qu’on arrête de nous faire croire qu’il n’y a eu personne pour accepter ces licences de surveillance par un tiers. Et personne n’assume ces irresponsables ? même pas les députés avec la loi rideau de fumée de protection des données qui permet de nous spammer un peu plus.

      #finger_print #vie_privée #foutage_de_gueule

      https://fr.wikipedia.org/wiki/AddThis

      Atteinte à la vie privée

      Des chercheurs universitaires ont découvert que ce service utilisait la technique de ciblage appelée « canvas fingerprinting » afin de pouvoir dresser le profil des visiteurs de sites utilisant AddThis, en identifiant leur navigateur web et en agrégeant les données des différents sites visités. Ce service est le plus répandu parmi ceux qu’ils ont détecté1.

    • Reçu un mail de la part de la personne qui me suit à pôle emploi. Je la cite :

      Afin de faire le point sur votre accompagnement et la mise à jour de votre dossier, je vous invite à répondre aux deux questionnaires ci-dessous…

      S’ensuit deux liens vers un questionnaire à chaque fois. Le 1er chez webquest que j’ai rempli en traînant les pieds et le 2ème est évidemment un formulaire… GOOGLE ! Alors là ça m’a trop saoulé. En plus, rien d’anonyme évidemment avec le n° d’identifiant associé à mon nom, n° de téléphone, mail, adresse et j’en passe… remplissage OBLIGATOIRE sinon c’est pas drôle ! Mmmh ça va être la pêche aux données !
      Le problème c’est qu’il y a une menace derrière :

      Sans réponse de votre part avant le 30 juillet 2018, vous serez convoqué à un atelier de présentation de votre accompagnement et de l’offre de service.

      Noooooooon ! Pas l’atelier pitiéééééé !!!!!!!! J’ai essayé de contourner le problème en envoyant un mail où je disais que je refusais de laisser mes données sur des serveurs externes à pôle emploi juste pour lui simplifier la vie ou pour valider sa paresse (enfin ça j’ai pas écrit quand même !) Et j’ai répondu aux questions de façon plus ou moins sérieuse via ce mail.
      Bon, je pense que je vais quand même être condamnée à l’atelier, sniffff ! Et je risque d’être classée parmi les récalcitrant·e·s, ce qui est beaucoup plus problématique pour la suite.

    • @ninachani je suis sincérement désolée pour toi, courage. Il ne faut surtout pas rester seule, as-tu contact avec une asso de chomeuses et chomeurs qui pourrait agir et rédiger en son nom un courrier contre l’usage de Google ? cf http://www.actuchomage.org/Notre-selection-de-liens/Associations-de-Defense-des-Chomeurs-et-autres/index.php

      La surveillance et le contrôle ont pris pour territoire de conquête et d’expérimentation les plus faibles car ils n’ont pas les moyens de se défendre. Le pouvoir politique se sert ensuite de ces données récoltées comme autant d’accusations pour asseoir ses politiques répressives.

    • Soyez directement relié à facebook grâce à la télévision française.
      https://www.france.tv

      Pour France Télévisions, le respect de votre #vie_privée est notre priorité.
      En poursuivant votre navigation sur ce site de France Télévisions, vous acceptez l’utilisation de cookies servant à mesurer l’audience, à personnaliser votre expérience, à comprendre votre comportement et vous consentez à recevoir de la publicité et des offres adaptées à votre profil. Pour en savoir plus consultez notre politique de confidentialité ou paramétrez vos cookies et consentements.

      Texte incompréhensible :/ Mais qui a besoin de cookies pour comprendre son comportement ?!

      …akamaihd.net
      …aticdn.net
      …bluekai.com
      …bugsnag.com
      …cloudflare.com
      …estat.com
      …facebook.com
      …facebook.net
      …francetelevisions.fr
      …fwmrm.net
      …gigya.com
      …google-analytics.com
      …kameleoon.eu
      …newrelic.com
      …nice264.com
      …nr-data.net
      …polyfill.io
      …tiqcdn.com
      …youboranqs01.com

      + Demande de géolocalisation par canvas html5

      NoScript detected a potential Cross-Site Scripting attack
      from https://www.france.tv to https://stags.bluekai.com.

      Pour des raisons de droits concédés à France Télévisions, cette vidéo n’est pas disponible depuis votre position géographique.

      Vidéo bloquée dans les pays suivants : CH, US, NL, DK, LU, DE, MD, et … le must la #grande_bretagne elle-même GB … pas seulement l’angleterre hein, #censure pour ce documentaire
      https://www.france.tv/documentaires/societe/951473-les-enfants-voles-d-angleterre.html


  • La guerre de position qui vient | Gaël Brustier
    https://www.lemediatv.fr/node/465

    Le système partisan de la Vème République a sombré corps et bien, vers quel nouveau paysage politique avançons-nous ? C’est la question que pose ici le politologue Gaël Brustier, auteur d’« A demain Gramsci ».

    La crise de 2008 a ébranlé les démocraties européennes. Les régimes politiques des pays de l’Union européenne sont touchés. Le régime politique de l’UE lui-même est atteint. C’est la légitimité ce ces régimes qui a été ébranlé. Un régime, ce n’est pas qu’un système institutionnel. Les rouages de la Vème République comme ceux de la Seconde République italienne, comme ceux également du régime de 78 en Espagne fonctionnent encore. En revanche, davantage de citoyens se tiennent éloignés des scrutins électoraux, nombre d’entre eux manifestent une défiance croissante envers le système partisan en place. Ainsi en Italie, dans le sillage de Beppe Grillo, toute une Italie répudie système partisan et système médiatique, tantôt lié aux partis tantôt à la seule puissance privée de Silvio Berlusconi. L’Europe entière a chancelé ou continue d’éprouver les conséquences de secousses tour à tour financière, économique, idéologique, politique et institutionnelles...

    ...Gramsci parlait de « guerre de position » pour décrire les batailles que devraient engager les révolutionnaires dans les sociétés occidentales. Ce combat lent, pour chaque casemate, chaque tranchée, n’est pas moins utile qu’auparavant. Au contraire. Il prend davantage de sens mais implique qu’on parte avec de fermes analyses et convictions en bandoulière...

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