city:saint-petersbourg

  • USA : l’ingérence russe visait à inciter les Noirs à s’abstenir à la présidentielle
    https://www.linformaticien.com/actualites/id/51008/usa-l-ingerence-russe-visait-a-inciter-les-noirs-a-s-abstenir-a-la-p

    L’agence Internet Research Agency (IRA), basée à Saint-Pétersbourg et considérée par la justice américaine comme une ferme à « trolls » payée par le Kremlin, a cherché pendant la campagne présidentielle à dissuader des franges de la population plutôt proches des démocrates, comme les jeunes, les minorités ethniques et la communauté LGBT, de voter, selon ces textes.

    Elle a mis un accent particulier sur les électeurs noirs d’après l’analyse la plus complète à ce jour des milliers de messages et publications diffusés sur les réseaux sociaux par l’IRA, entre 2015 et 2017, menée conjointement par l’Université d’Oxford et des spécialistes des nouveaux médias Graphika.

    L’autre rapport commandé par le Sénat a lui été élaboré par la compagnie New Knowledge et l’université de Columbia notamment.

    L’IRA avait ainsi créé de nombreux comptes sous de faux profils américains destinés à la communauté noire. L’un d’eux, intitulé « Blacktivist », envoyait des messages négatifs sur la candidate démocrate Hillary Clinton, accusée d’être une opportuniste, seulement soucieuse de gagner des voix.

    « Cette campagne visait à convaincre que la meilleure manière d’améliorer la cause de la communauté afro-américaine était de boycotter les élections et de se concentrer sur d’autres sujets », écrivent les auteurs du rapport.

    Parallèlement, une partie des 3.841 comptes Facebook, Instagram, Twitter ou Youtube étudiés cherchait à pousser les électeurs blancs proches des républicains à participer au scrutin.

    Initialement, les messages soutenaient les thèses républicaines - la défense du port d’armes ou la lutte contre l’immigration - sans citer de favori. Une fois que la candidature de Donald Trump a pris de la consistance, les messages de l’IRA lui ont été clairement favorables, selon cette étude.

    Selon une étude du Pew Research Center, le taux de participation des électeurs blancs avait augmenté en 2016, alors que celui des Noirs, à 59,6%, était en recul de cinq points par rapport à 2012.

    Plusieurs employés de l’IRA, financée par l’oligarque Evguéni Prigojine, ont été inculpés par la justice américaine pour ingérence dans l’élection de 2016.

    La campagne de propagande a ensuite évolué pour se trouver une nouvelle cible après la victoire de Donald Trump : le procureur spécial Robert Mueller, chargé d’enquêter sur les soupçons de collusion entre l’équipe de campagne du républicain et la Russie, a indiqué lundi soir le Washington Post.

    Des comptes alimentés par des Russes sur les réseaux sociaux ont ainsi partagé des publications affirmant que M. Mueller était corrompu, un post sur Instagram allant jusqu’à prétendre qu’il avait par le passé travaillé avec « des groupes islamistes radicaux ».

    #Médias_sociaux #Politique #Russie #USA


  • USA : l’ingérence russe visait à inciter les Noirs à s’abstenir à la présidentielle
    https://www.linformaticien.com/actualites/id/51008/usa-l-ingerence-russe-visait-a-inciter-les-noirs-a-s-abstenir-a-la-p

    La campagne de propagande menée par la Russie sur les réseaux sociaux avant la présidentielle américaine de 2016 a tenté d’inciter les Noirs à s’abstenir de voter, avant de prendre le procureur spécial Robert Mueller lui-même pour cible après la victoire de Donald Trump, selon des rapports commandés par le Sénat.

    L’agence Internet Research Agency (IRA), basée à Saint-Pétersbourg et considérée par la justice américaine comme une ferme à « trolls » payée par le Kremlin, a cherché pendant la campagne présidentielle à dissuader des franges de la population plutôt proches des démocrates, comme les jeunes, les minorités ethniques et la communauté LGBT, de voter, selon ces textes.

    Elle a mis un accent particulier sur les électeurs noirs d’après l’analyse la plus complète à ce jour des milliers de messages et publications diffusés sur les réseaux sociaux par l’IRA, entre 2015 et 2017, menée conjointement par l’Université d’Oxford et des spécialistes des nouveaux médias Graphika.

    L’autre rapport commandé par le Sénat a lui été élaboré par la compagnie New Knowledge et l’université de Columbia notamment.

    L’IRA avait ainsi créé de nombreux comptes sous de faux profils américains destinés à la communauté noire. L’un d’eux, intitulé « Blacktivist », envoyait des messages négatifs sur la candidate démocrate Hillary Clinton, accusée d’être une opportuniste, seulement soucieuse de gagner des voix.

    « Cette campagne visait à convaincre que la meilleure manière d’améliorer la cause de la communauté afro-américaine était de boycotter les élections et de se concentrer sur d’autres sujets », écrivent les auteurs du rapport.

    Parallèlement, une partie des 3.841 comptes Facebook, Instagram, Twitter ou Youtube étudiés cherchait à pousser les électeurs blancs proches des républicains à participer au scrutin.

    Initialement, les messages soutenaient les thèses républicaines - la défense du port d’armes ou la lutte contre l’immigration - sans citer de favori. Une fois que la candidature de Donald Trump a pris de la consistance, les messages de l’IRA lui ont été clairement favorables, selon cette étude. 

    Selon une étude du Pew Research Center, le taux de participation des électeurs blancs avait augmenté en 2016, alors que celui des Noirs, à 59,6%, était en recul de cinq points par rapport à 2012. 

    Plusieurs employés de l’IRA, financée par l’oligarque Evguéni Prigojine, ont été inculpés par la justice américaine pour ingérence dans l’élection de 2016.

    La campagne de propagande a ensuite évolué pour se trouver une nouvelle cible après la victoire de Donald Trump : le procureur spécial Robert Mueller, chargé d’enquêter sur les soupçons de collusion entre l’équipe de campagne du républicain et la Russie, a indiqué lundi soir le Washington Post.

    Des comptes alimentés par des Russes sur les réseaux sociaux ont ainsi partagé des publications affirmant que M. Mueller était corrompu, un post sur Instagram allant jusqu’à prétendre qu’il avait par le passé travaillé avec « des groupes islamistes radicaux ».

    (source : AFP)


  • Emmanuel Macron et le pari russe - Sputnik France
    https://fr.sputniknews.com/international/201807251037364418-emmanuel-macron

    La distribution conjointe d’aide humanitaire par la France et la Russie, malgré les couacs qui l’accompagnent, est un signe supplémentaire de l’inflexion diplomatique qu’est en train d’opérer Paris sur le dossier syrien. C’est l’avis du journaliste et spécialiste du Moyen-Orient Christian Chesnot. Il s’est confié à Sputnik.

    Le 20 juillet, un avion-cargo russe Antonov An-124 a décollé de Châteauroux pour la Syrie. A son bord ? Environ 50 tonnes d’aide humanitaire : médicaments, tentes et couvertures fournis par la France pour un montant d’environ 500.000 euros selon les informations de Libération. D’après le quotidien, qui cite une source diplomatique, cette opération conjointe a été décidée après les rencontres des Présidents Vladimir Poutine et Emmanuel Macron le 24 mai à Saint-Pétersbourg et le 15 juillet à Moscou. Certes, au matin du 25 juillet, les fournitures destinées aux habitants de la Ghouta orientale, la banlieue est de Damas reprise par les forces gouvernementales en avril 2018, étaient toujours à la base russe de Hmeimime (nord-ouest de la Syrie). La faute à un enchaînement de couacs, notamment sur la participation ou non de l’Onu à la livraison de cette aide humanitaire aux côtés du Croissant-Rouge syrien, organisation réputée proche de Damas. Après plusieurs jours de flou artistique qui ont même vu des membres des Nations unies se contredire, il semble que la distribution de l’aide soit imminente.

    ​Ces atermoiements sont loin de constituer le cœur de l’affaire pour Christian Chesnot, journaliste spécialiste du Moyen-Orient retenu otage de terroristes en Irak durant 124 jours en 2004. D’après lui et comme le révèle Libération, citant un spécialiste du dossier, « cette opération humanitaire a été décidée à l’Elysée, pas au Quai d’Orsay ». Le palais présidentiel semble vouloir prendre le contrôle du dossier syrien. Mais pourquoi ? 

    « Emmanuel Macron a toujours plus ou moins gardé la main concernant la Syrie. Pourtant, cette décision de mener une opération humanitaire conjointe avec la Russie est un signe supplémentaire de l’inflexion dans la politique diplomatique de la France concernant la Syrie », explique Christian Chesnot à Sputnik.

    D’après lui, la nomination le 27 juin de François Sénémaud, ancien directeur du renseignement à la DGSE, en tant que représentant personnel du Président de la République pour la Syrie constituait déjà un indicateur. L’homme qui prendra ses nouvelles fonctions le 27 août est l’actuel ambassadeur de France… en Iran. Ironie du sort, depuis 2014, le dossier syrien était piloté au Quai d’Orsay par Franck Gellet. Ce dernier a été récemment nommé ambassadeur de France… au Qatar. De plus, Christian Chesnot note qu’Emmanuel Macron a rencontré son homologue russe à deux reprises, le 24 mai et le 15 juillet, en marge de la finale de la Coupe du Monde de football qui a vu la France s’imposer.

    Mais pourquoi ce revirement ? Depuis le début du conflit syrien en 2011, la diplomatie française s’est presque toujours calquée sur celle de Washington et s’est montrée hostile au gouvernement de Damas. En avril dernier, Paris s’est joint aux Etats-Unis et au Royaume-Uni pour bombarder plusieurs sites en Syrie après une prétendue attaque chimique perpétrée par Damas. Pour Christian Chesnot, le rapprochement avec Moscou tenté par Emmanuel Macron s’explique par une analyse pragmatique de la situation sur le terrain :
    « La Russie a gagné en Syrie. C’est un fait. Damas a repris quasiment tout le pays, les rebelles ont pratiquement été effacés du sud. La France s’est retrouvée hors-jeu. Elle veut revenir sur le terrain. Emmanuel Macron a juste analysé la situation de manière pragmatique et s’est dit que l’on entrait dans une nouvelle phase. Une phase où il faut renouer contact avec la Russie. »

    Et pour le journaliste de France Inter, l’humanitaire est le prétexte parfait pour entamer un rapprochement :

    « Depuis le début du conflit, la diplomatie française a eu deux constantes : la ligne rouge concernant l’utilisation d’armes chimiques et l’acheminement d’aide humanitaire. Cette opération conjointe avec la Russie donne l’occasion à Emmanuel Macron de renouer le dialogue tout en ne perdant pas la face. »

    D’après Christian Chesnot, c’est une stratégie gagnant-gagnant. Il assure que les Russes sont « très contents » de ce possible rapprochement. « Moscou aura besoin d’alliés pour reconstruire la Syrie, qu’il y ait une transition au niveau du pouvoir ou pas. La Russie ne pourra pas le faire toute seule », analyse le journaliste.

    Quid du « lobby néo-conservateur » au Quai d’Orsay, composé de « pro-Otan, pro-Etats-Unis, anti-Iran, anti-gouvernement syrien » comme le décrit Christian Chesnot ? Et bien selon le spécialiste du Moyen-Orient, même s’ils voient d’un mauvais œil un rapprochement avec Moscou, ils n’auront pas d’autre choix que de suivre l’Elysée. Avant de conclure : « De toute façon, le pays qui les préoccupe le plus, c’est l’Iran. »




  • Les Cafés Géo » Quand Vladimir Poutine se fait géographe

    http://cafe-geo.net/quand-vladimir-poutine-se-fait-geographe

    Une approche très originale.

    Pourquoi faire un parallèle entre Vladimir Poutine et la géographie ? En 2009, le pouvoir organise une OPA sur la Société de Géographie russe, siégeant à Saint-Pétersbourg. Vladimir Poutine, alors Premier Ministre, organise la reprise en main de cette vieille institution : il fait nommer un proche Sergueï Choïgou, alors ministre des situations d’urgence, au poste de Président de la Société russe de géographie. De son côté, le dirigeant russe prend la tête d’un Comité de parrainage composé des principaux oligarques russes. L’État russe redonne vie à cette vieille institution en conférant à la géographie une place enviable dans la mobilisation patriotique de l’opinion et en impulsant de nouveaux projets de recherches et d’expéditions, façon de remettre le territoire au centre de la politique.

    Les instruments de la puissance

    Pour « sortir des idées préconçues et ignorances respectives », Jean Radvanyi revient sur les débuts du dirigeant russe, car cette volonté de grandeur n’est pas nouvelle. Dès 1999, Vladimir Poutine énonce ses idées dans un programme clair. Constatant qu’il a hérité d’une Russie affaiblie sur tous les plans, au bord de l’éclatement, le Président souhaite redonner tous les instruments de puissance à son pays, par une remobilisation des populations, et une réorganisation structurelle (économique principalement). Cette même année, Boris Eltsine quitte le pouvoir et laisse entre les mains de Vladimir Poutine un pays au bord de l’éclatement. L’actuel Président a transformé la gestion, l’organisation du territoire et les rapports entre la Russie et ses voisins en quelques années seulement. Pour ce faire, Vladimir Poutine n’a hésité devant aucun « levier », afin de remobiliser la société russe autour d’un nouveau consensus patriotique.

    #russie #poutine #géographie #pays_baltes


  • Les sanctions, ou l’isolement emprisonné
    http://www.dedefensa.org/article/les-sanctions-ou-lisolement-emprisonne

    Les sanctions, ou l’isolement emprisonné

    Cela commence à se remarquer : aujourd’hui, Poutine et Xi tiennent le rôle que tenaient hier Thatcher et Reagan ; défenseurs du marché libre, de la libre concurrence, adversaire des protectionnismes sous-entendu “archaïques”, – bref, des globalistes comme on le notait dans notre texte du 26 mai 2018. Cela s’est vu, pour Poutine, particulièrement au Forum de Saint-Petersbourg (le SPIEF annuel, acronyme de son titre anglais).

    « Au deuxième jour du séminaire, le président russe Poutine a fait une communication en forme de grave avertissement, et il s’agit là d’un sujet bien plus sûr qui doit retenir toute notre attention. Le paradoxe, à ranger exactement au côté du paradoxe chinois, est que Poutine, comme Xi en d’autres circonstances, s’est affirmé comme un ardent (...)


  • Poutine face à la “mère de toutes les crises“
    http://www.dedefensa.org/article/poutine-face-a-la-mere-de-toutes-les-crises

    Poutine face à la “mère de toutes les crises“

    26 mai 2018 – Au grand séminaire de Saint-Petersbourg (SPIEF, ou Forum Économique International de Saint-Pétersbourg), le “Davos russe”, le public franco-français et francophone plus généralement a été invité à suivre le gracieux ballet Macron-Poutine, ou Emmanuel-Vladimir. On connaît cette sorte de numéro qui se distingue en général par le style : le style Saint-Petersbourg avait assez peu en commun avec le style Washington D.C. (Donald-Emmanuel), et l’on en jugera selon le goût qu’on en a, quant à la grâce, l’élégance et le naturel qui furent déployées ici et là.

    Pour le reste, – nous voulons parler de la substance, – il faut, comme disait une sorte de philosophe français d’un autre temps de la Vème République, “laisser du temps au temps”. Plus que jamais l’Incertitude (...)

    • Ce que le discours de Poutine nous fait réaliser, c’est que cette “politique de la sanction” a pris une place majeure dans tout un appareil de mesures protectionnistes des USA pour transmuter ces mesures en une “politique protectionniste” qui a alors acquis une dimension politique pure pour s’inscrire dans une politique de contrainte et d’illégalité générale des USA telle qu’elle s’est développée, comme mesure radicale pour tenter d’éviter l’effondrement de l’hégémonie des USA sur le monde.

      En effet, Poutine souligne d’une façon remarquable, en effectuant une synthèse effectivement remarquable, combien les sanctions sont devenue “politique de la sanction”, combien cette politique renforce d’une façon considérable la “politique protectionniste” des USA à l’encontre de tous (adversaires comme alliés), combien elle devient l’une des deux poutres-maîtresses avec la politique de pression militaire pour éviter l’effondrement de la puissance US. (« La capacité d’imposer des sanctions arbitrairement et sans contrôle alimente la tentation d’en user toujours plus et de plus en plus, dans tous les sens, à droite et à gauche, sans distinction de loyauté politique, de solidarité, d’accords passés et de coopérations établies. »)


  • [RussEurope-en-Exil] La visite de Macron et le tournant russe : les conséquences d’une inconséquence par Jacques Sapir
    https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-la-visite-de-macron-et-le-tournant-russe-les-consequen

    (Billet invité) Alors que la Président français, M. Emmanuel Macron, s’est rendu à Saint-Pétersbourg le 24 mai, alors que la Président de la Russie ne cesse quant à lui de recevoir des visiteurs importants (le Président de l’Inde, le Premier-ministre du Japon), une question se doit d’être posée : Russie est-elle en train de s’écarter […]

    #Économie #Géopolitique #Russeurope_en_Exil


  • Des femmes peintres autour de Diego Rivera : au-delà de Frida Kahlo
    http://sisyphe.org/spip.php?article5442

    Lire aussi de la même auteure : Au Mexique, l’apport des créatrices surréalistes.

    Frida Kahlo (1907-1954) est, généralement, la seule peintre mexicaine que les gens connaissent. Une forte médiatisation l’a mise en lumière, ainsi que le couple, devenu quasi-mythique, qu’elle formait avec le peintre et muraliste Diego Rivera. Deux incontournables de l’art moderne mexicain. Mais, derrière la légende, se cache une autre réalité : y apparaissent d’autres femmes peintres dans la vie intime de Rivera. Des créatrices, trahies par l’homme, mais avec une œuvre bien à elles. Et qui méritent de sortir de l’ombre.

    Angelina Beloff (Saint-Petersbourg, 1879 – Mexico, 1969)

    Angelina Beloff, peintre, 1916

    Diego Rivera (1886-1957), après des études fructueuses en peinture, à Mexico, avait reçu, en 1906, une bourse de son gouvernement pour aller se perfectionner en Europe. D’une durée de quatre ans, elle lui permit d’abord d’étudier à Madrid, puis, en 1909, de s’installer à Paris. Il rejoignit, dans le quartier de Montparnasse, toute une colonie de jeunes peintres, et il devint l’ami, entre autres, de Modigliani, de Chagall et Picasso, encore méconnus.

    L’été suivant son arrivée à Paris, Rivera décida d’aller visiter la Belgique. Et, à Bruxelles, il rencontra par hasard une amie étudiante qu’il avait connue à Madrid, María Gutiérrez Blanchard (1881-1932). Je souligne, en passant, que María Gutiérrez Blanchard devint une grande peintre de l’école cubiste. Née handicapée, elle souffrit toute sa vie des difformités de son corps douloureux. Une « négligée » de plus des Histoires de l’art.

    María Gutiérrez Blanchard était en compagnie d’une jeune artiste russe, Angelina Beloff qui venait, elle aussi, de s’installer à Paris grâce à une bourse. Elle étudiait avec Matisse. Les trois visitèrent Bruges, puis partirent avec d’autres amis à Londres. C’est là que Rivera se mit à faire à Angelina Beloff une cour sans relâche : "Diego me courtisa avec tant d’insistance que je ressentis trop de pression… Je décidai donc de retourner à Paris pour réfléchir en paix." (D’après : Diego Rivera : Legendary Mexican Painter, Laura Baskes, Enslow Publishers inc p.30)

    À l’automne, ils vivaient ensemble. Diego retourna pour quelques mois au Mexique, mais à son retour, en 1911, ils se mariaient. Elle avait 29 ans, lui 23. La vie était dure, Rivera venait de perdre sa bourse à cause des bouleversements de la Révolution mexicaine, et les subsides russes d’Angelina Beloff étaient également coupés. Les années subséquentes, tous deux continuèrent à peindre dans leur petit atelier, tout en tentant de survivre. Mais la guerre faisait rage en Europe, et le marché de l’art était au ralenti. Durant une trop courte période, Rivera reçut une petite mensualité venant d’un marchand de tableaux mais, pour aider le couple, Angelina Beloff prit des travaux de traduction. Elle jugeait son œuvre à lui plus importante que la sienne, air connu !

    #historicisation #femmes


  • #Moscou / #Saint-Pétersbourg
    http://www.weck.fr/2018/02/05/41935

    J’ai pré­féré Saint-Pétersbourg à Mos­cou. Pour­tant, en revi­sion­nant mes images, celles de Mos­cou sont plus attrayantes, comme si j’étais entré plus pro­fon­dé­ment dans la ville qu’à Saint-Pétersbourg. Saint-Pétersbourg est une ville tra­di­tion­nel­le­ment euro­péenne et Mos­cou […]

    #Villes_&_Pays


  • Des députés israéliens quittent un sommet parlementaire après une diatribe contre Israël
    The Times of Israël | Stuart Winer et Raphael Ahren 19 octobre 2017
    http://fr.timesofisrael.com/des-deputes-israeliens-quittent-un-sommet-parlementaire-apres-une-
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=3&v=rW9yY0d-QeI

    Une délégation de députés israéliens a quitté mercredi un rassemblement international de parlementaires après avoir été confronté à des remarques acerbes, des chahuts et des résolutions critiquant Jérusalem lors de sa réunion annuelle.

    La députée du Likud, Sharen Haskel, le député Yesh Atid, Haim Jelin, les députés de l’Union sioniste Yossi Yonah et Nachman Shai et la secrétaire de la Knesset, Yardena Meller-Horowitz, se sont plaints de mauvais traitements lorsqu’ils ont essayé d’intervenir pendant l’assemblée de l’Union interparlementaire à Saint-Pétersbourg.

    Bien que les élus aient affirmé être partis pour protester car l’instance avait voté une série de résolutions qui comprenaient des appels lancés à Israël afin de libérer deux Palestiniens condamnés pour avoir participé à des attentats terroristes meurtriers, leur départ a eu lieu peu de temps après qu’ils ont été pris à partie par un député.

    Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux révèle que le président de l’Assemblée nationale koweïtienne, Marzouq Al-Ghanim, a crié aux députés israéliens qu’ils étaient des « tueurs d’enfants » et de « sortir de la salle » après que l’un d’entre eux se soit adressé aux députés présents au sommet. Sur la vidéo, on peut voir la délégation en train de quitter la pièce.

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    Pour Israël, la menace de l’Iran augure d’une nouvelle ère avec les Arabes
    L’Etat hébreu est potentiellement un allié de taille pour les pays arabes notamment en raison de ses relations étroites avec les Etats-Unis
    AFP 20 octobre 2017,
    http://fr.timesofisrael.com/pour-israel-la-menace-de-liran-augure-dune-nouvelle-ere-avec-les-a

    La communauté d’intérêts, que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu invoque pour laisser entrevoir une aube diplomatique nouvelle, a été illustrée récemment quand Israël et l’Arabie saoudite se sont retrouvés ensemble parmi les rares à féliciter le président américain Donald Trump après son discours sur l’Iran.

    Israël considère ce pays comme un de ses principaux ennemis, tandis que Ryad voit en Téhéran son rival régional.

    « Il se trouve que, sur ce point, Israël et les principaux pays arabes voient les choses du même oeil », a dit M. Netanyahu cette semaine, et « quand Israël et les principaux pays arabes voient les choses du même oeil, soyez attentifs, c’est que quelque chose d’important est en train de se produire ».

    Il y quelques semaines, M. Netanyahu avait assuré que les relations avec le monde arabe n’avaient « jamais été aussi bonnes ».


  • Les libertés publiques cédées aux algorithmes - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2017/09/29/les-libertes-publiques-cedees-aux-algorithmes_1599911

    par Amaelle Guiton

    Accusés de laisser diffuser des appels à la haine ou, au contraire, d’arbitrairement censurer des contenus, les géants du Web sortent timidement de leur déni. Mais comment répondre à des injonctions contradictoires ?

    Le 6 septembre, le géant du Web a annoncé que plus de 400 faux comptes, qui proviendraient d’une « ferme à trolls » située à Saint-Petersbourg, en Russie (lire page 4), avaient dépensé en deux ans près de 100 000 dollars dans des publicités portant sur des sujets sensibles aux Etats-Unis. Facebook a aussi dû récemment réagir à une enquête du site d’investigation ProPublica, qui révélait qu’il était possible, lors d’un achat de publicité sur la plateforme, de cibler des utilisateurs antisémites - une catégorie créée par un algorithme à partir de leurs données de profil (lire pages 8-9). Voilà que se révèlent les angles morts d’un juteux modèle économique, qui lui a permis d’accumuler en 2016 un bénéfice net de 10,2 milliards de dollars, en augmentation de 177 % par rapport à l’année précédente.

    C’est bien tout le problème : celui d’une tendance de fond qui voit la régulation de la parole en ligne relever de moins en moins de l’autorité judiciaire - et de plus en plus des acteurs privés et de leurs algorithmes. « Il y a une mutation de la manière dont les retraits sont opérés, avec d’une part une externalisation croissante de la modération, vers des pays comme le Maroc ou l’Inde, et d’autre part la montée en puissance de l’intelligence artificielle pour retirer automatiquement des contenus », souligne Félix Tréguer. Le tout dans un contexte de « forte pression des gouvernements ». Pour Olivier Ertzscheid, enseignant-chercheur, blogueur sur Affordance.info et auteur de l’Appétit des géants (C&F éditions), « on passe de modèles de délégation de service public à des modèles de délégation de responsabilité publique. On ne parle plus de sociétés commerciales, mais d’entités qui font à la fois du commerce et de la politique ».

    « Nationaliser Facebook »

    « Même avec la meilleure volonté du monde, on ne peut pas piloter de manière bienveillante un outil, quel qu’il soit, où il y a 2 milliards d’individus en permanence », estime Olivier Ertzscheid. Signe des temps, relève-t-il, on voit apparaître, jusque dans les colonnes du Guardian, des appels à « nationaliser Facebook, Google et Amazon » : « Il est logique qu’un contre-discours émerge face au modèle de pensée d’un libertarianisme à tout crin. » Pour lui, comme pour Félix Tréguer, la solution passe en grande partie par un mouvement de déconcentration. « La seule alternative, c’est de promouvoir d’autres modèles, de revenir à des formes plus décentralisées d’hébergement des communications, juge ce dernier. Une politique numérique vraiment ambitieuse, qui se pose ces questions de la décentralisation et du logiciel libre, permettrait de faire des pas de géant. Or, à la place, on assiste à la légitimation des modèles économiques des "Gafa" [Google, Apple, Facebook, Amazon, ndlr] au cœur des écosystèmes d’innovation. »

    #Facebook #Régulation #Liberté_expression


  • Jadis arrachée aux eaux, #Saint-Pétersbourg est aujourd’hui menacée par elles
    https://www.mediapart.fr/journal/international/240717/2-aout-sea-leval-saint-petersbourg-la-ville-autrefois-arrachee-aux-eaux-au

    Le musée de l’Ermitage, à Saint-Pétersbourg. © Reuters Au cours de ses trois cents ans d’existence, Saint-Pétersbourg a été inondée... plus de trois cents fois. La ville russe est confrontée à une nouvelle difficulté : l’élévation du niveau de la mer due au #Changement_climatique. Mais aucune mesure concrète n’a vu le jour.

    #International #Climat #montée_des_eaux #océans #Russie


  • Debray, à lire — absolument — fins gourmets

    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/08/DEBRAY/57764

    Qu’a-t-elle d’européenne notre Europe recouverte d’un bleu manteau de supermarkets, le successeur du blanc manteau d’églises, avec, çà et là, et en supplément d’âme, des musées en forme de blockhaus où venir remplir en bâillant ses obligations culturelles ? Il y avait plus d’Europe à l’âge des monastères, quand l’Irlandais Colomban venait semer ses abbayes aux quatre coins du continent. Plus, à la bataille de Lépante, quand Savoyards, Génois, Romains, Vénitiens et Espagnols se ruèrent au combat contre la flotte du Grand Turc, sous la houlette de don Juan d’Autriche. Plus, à l’âge pacifique des Lumières, quand Voltaire venait taper le carton à Sans-Souci avec Frédéric II, ou quand Diderot tapait sur l’épaule de Catherine II à Saint-Pétersbourg. Plus, à l’âge des Voyageurs de l’impériale, quand Clara Zetkin remuait le cœur des ouvriers français, et Jean Jaurès les congrès socialistes allemands. Le russe et l’allemand s’enseignaient cinq fois plus dans nos lycées en 1950 qu’aujourd’hui ; il y avait alors plus d’Italie en France et de France en Italie qu’il n’y en a à présent. Nous suivons de jour en jour les péripéties de la politique intérieure américaine, et une quinte de toux de Mme Hillary Clinton en campagne fait l’ouverture de nos journaux télévisés, mais nous n’avons pas dix secondes pour un changement de paysage en Roumanie ou en Tchéquie. Les satellites de diffusion et notre paresse intellectuelle mettent New York sur notre palier, Varsovie dans la steppe et Moscou au Kamtchatka.

    M. Donald Tusk, président du Conseil européen, qui s’adresse en globish à ses divers interlocuteurs, paraît bien moins européen que l’empereur Charles Quint, qui parlait espagnol à Dieu, italien aux femmes, français aux hommes et allemand à son cheval. Sur la trentaine d’agences centralisées de l’Union, vingt et une présentent leur site uniquement en anglais, et la loi travail en Italie s’appelle le Jobs Act. Voir les fonctionnaires de Bruxelles communiquer dans la seule langue qui, depuis le Brexit, n’est plus celle que d’un de ses membres, l’Irlande, ne manque pas de cocasserie. Ceux qui déplorent que cette Carthage babillarde devienne une vaste Suisse devraient plutôt nous donner cette confédération en exemple : on y parle couramment, comme tout Européen se devrait de le faire, trois, voire quatre langues majeures.

    #europe #etats-unis #debray #regis


    • @reka

      On m’aurait dit en 1988 que Leningrad allait s’appeler à nouveau Saint-Petersbourg...

      Je saisis la balle au bond, je trouve qu’on devrait lancer une série de ce genre, on m’aurait dit que

      Je me lance :

      On m’aurait dit en février 1988 quand j’y habitais que le mur de Berlin tomberait l’hiver suivant

      On m’aurait dit un jour que j’aurais cinquante ans.

      On m’aurait en 1989, quand je vivais à Chicago, qu’un jour le Président des Etats-Unis serait noir.

      On m’aurait dit un jour que j’aurais cinq enfants (3+2).

      On m’aurait dit, quand j’étais au lycée qu’un jour je travaillerais en République tchèque.

      On m’aurait dit un jour, en 1986, quand je suis rentré aux Arts Déco, que je serai informaticien plus tard

      On m’aurait dit un jour que je devrais me souvenir d’où se trouvent tous mes bulletins de salaire pour songer à la retraite.

      Ca vous dit un petit jeu littéraire collectif ? Soit dans les réponses de ce signalement de @reka, soit sous un tag (je ne suis pas très fort en tag, au contraire de @arno ou @sinehebdo)

    • Je ne suis pas loin de penser que @philippe_de_jonckheere est soit une oeuvre d’art, soit un monument littéraire. peut-etre les deux à la fois. Au fond il y a bien des musiciens sculpteurs.

      Pour le tag c’est simple : #on_m_aurait_dit

      Et cela dit, je n’en revient toujours pas de la position du pdg d’Exxon, c’est quand même le pdg d’une des sept soeurs qui est réputée être la plus résistante au progrès, aux adaptations environnementales et la plus rétrograde de toutes. Du coup, je n’arrive pas à réaliser ;


  • Tout en haut du monde (Rémi Chayé) | (e)space & fiction

    https://spacefiction.wordpress.com/2017/05/02/tout-en-haut-du-monde-remi-chaye

    siganlé par Thierry Joliveau sur Twitter

    Sacha, l’héroïne qui vit à Saint-Pétersbourg souhaite réhabiliter la mémoire de son grand-père Oloukine, grand explorateur qui a disparu à bord de son brise-glace, le Davaï lors d’une expédition scientifique à la conquête du pôle Nord. Les recherches menées pour retrouver le bateau n’ont rien donné jusqu’à ce que Sacha découvre un feuillet manuscrit indiquant une autre route que celle imaginée jusque là…

    Les géodispositifs multiples qui apparaissent tout au long du film (cartes, globes, boussole, instruments de navigation, etc.) intègrent trois registres différents de contributions à l’histoire.

    Les cartes et globes sont d’abord des éléments de décors qui permettent de se plonger dans l’univers des sociétés savantes du XIXe (figure 1).
    Les cartes jouent aussi un rôle de relais entre le grand-père et sa petite-fille. Elles sont un objet intermédiaire qui permet à l’enfant de suivre à distance puis d’imaginer le parcours de l’explorateur. A ce titre, le générique est un modèle du genre (figure 2) : le déplacement du bateau miniature sur la carte permet de suivre sa trajectoire, le trait plein se transforme en pointillés lorsque le parcours devient incertain puis un fondu du blanc de la carte à la banquise laisse apparaître les traces du grand-père dans la neige.

    #cartographie #dessin_animé


  • Russie : arrestation de 18 militants LGBT

    Près de 18 militants pour les droits de la communauté LGBT ont été arrêtés lundi à Saint-Pétersbourg, dans le nord-ouest de la Russie, alors qu’ils manifestaient contre la persécution d’homosexuels en Tchétchénie, selon un site d’informations local.


    http://www.courrierinternational.com/depeche/russie-arrestation-de-18-militants-lgbt.afp.com.20170501.doc.
    #homophobie #LGBT #homosexualité #Russie #arrestation


  • https://blogs.mediapart.fr/pierre-haffner/blog/200417/un-journaliste-critique-de-poutine-assassine

    Un journaliste critique de Poutine assassiné

    Nikolai Andrushchenko, journaliste-auteur d’articles sur les liens criminels de Poutine, décède après avoir été tabassé à Saint-Pétersbourg. Il avait gagné en popularité en participant à la création du film documentaire « Who is Mister Poutine ».

    Journaliste et également cofondateur du journal russe « New Pétersburg », Nikolai Andrushchenko, est mort à Moscou après avoir été battu par des inconnus le 9 mars 2017. Le journaliste a écrit de nombreux articles à propos du « Pétersbourg-gangster » et surtout des liens de Vladimir Poutine avec les réseaux criminels dans les années 1990.

    Selon un collègue du défunt, le 9 Mars Nikolai Andruschenko a été ramassé dans la rue par une ambulance. Des inconnus ont battu le journaliste qui était allé à une rencontre. À l’hôpital, il a subi une intervention chirurgicale. Il a été maintenu dans un état de coma artificiel pendant deux semaines.

    Hier, 19 avril, Nikolai Andruschenko est décédé à l’hôpital. Il était âgé de 74 ans.

    Le rédacteur en chef de « New-Pétersbourg », Denis Usov, pense que l’agression subie par Nikolai Andruschenko a pour cause ses publications journalistiques. Nikolai Andruschenko a beaucoup écrit à propos de « Pétersbourg-gangster » des années 90, sur le chef mafieux Vladimir Coumarine, qu’il affirme avoir vu de ses yeux dans le bureau de réception de Vladimir Poutine, alors maire-adjoint de Saint-Pétersbourg. Nikolai Andruschenko avait aussi écrit à propos du mafioso, Vladimir Smirnov, ancien directeur de la célèbre coopérative de datchas « Ozero », dont Vladimir Poutine est membre fondateur.

    Nikolai Andrushchenko était également apparu dans un film documentaire célèbre « Who is Mister Poutine ? » en 2015. Dans le film, le journaliste, qui était au début des années 90 membre du Soviet de Leningrad, a déclaré que Poutine, adjoint au maire de Saint-Pétersbourg Anatoli Sobbchak, était « superviseur » de ce dernier et non le contraire. Nikolai Andrushchenko affirmait que Poutine n’avait pratiquement pas d’ami parmi les gens normaux. Ses amis faisaient partie essentiellement du monde criminel.

    Depuis 1992, 400 journalistes ont été assassinés en Russie, dont 220 sous la présidence de Vladimir Poutine.

    Dernièrement, tout le personnel de la rédaction de « Novaïa Gazeta » a été menacé de mort après la révélation par le journal du harcèlement des personnes ayant une orientation sexuelle non traditionnelle en Tchétchénie, des prisons secrètes, de tortures et de leur assassinat. Le journal prend ces menaces tout à fait au sérieux puisque sept journalistes de « Novaïa Gazeta » ont déjà été assassinés, dont Anna Politkovskaïa.

    Par contre, le nombre de blogueurs menacés, blessés, rendus invalides ou assassinés se compte par milliers en Russie. Parmi ceux-ci, l’auteur de ces lignes, Pierre HAFFNER, puisque le 20 décembre 20016 j’ai été projeté volontairement au-devant de véhicules en circulation sur une voirie au centre de Moscou par un agent du FSB (ex-KGB) en fonction, Eugène Platov. Un concours de circonstances a voulu que le véhicule qui aurait dû m’écraser se soit arrêté à temps. Derrière toutes ces agressions, il y a la main des services secrets utilisés par le pouvoir pour éliminer les opposants au pouvoir et non pas pour combattre la pègre.

    En hommage au journaliste Nikolai Andrushchenko, je joins la première partie du film, que j’ai traduit, « Who is Mister Poutine ». Vous l’apercevrez. Ce film décrit comment Poutine a acheté de l’immobilier à Biarritz, résidence actuelle de sa fille. Mais à Biarritz, la loi du silence prévaut. La mafia ne veut pas être inquiétée en Russie et sur la Cote basque.


  • La fortune cachée de Medvedev fait descendre dans la rue des dizaines de milliers de Russes
    https://www.mediapart.fr/journal/international/260317/la-fortune-cachee-de-medvedev-fait-descendre-dans-la-rue-des-dizaines-de-m

    Il y a un mois, le Fond anticorruption (AFK) de l’opposant Alexei Navalny publiait une enquête sur la fortune cachée du premier ministre, #Dmitri_Medvedev. Les faits sont accablants, mais aucune procédure judiciaire n’a été ouverte. Des dizaines de milliers de manifestants anti-corruption sont descendus dans la rue en #Russie, ce dimanche 26 mars. Près d’un millier ont été interpellés dont #Alexeï_Navalny lui-même.

    #International #Corruption

    • L’opposant Alexeï Navalny défie Vladimir Poutine

      A l’appel du candidat à la présidentielle de 2018, des dizaines de milliers de Russes sont descendus dans la rue dimanche pour dénoncer « la corruption du pouvoir ».

      LE MONDE | 27.03.2017 à 06h40 • Mis à jour le 27.03.2017 à 07h53 | Par Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)

      Alexeï Navalny a réussi son pari : faire sortir plusieurs dizaines de milliers de Russes dans la rue. Des rassemblements, d’une ampleur inédite depuis la réélection de Vladimir Poutine en 2012, ont eu lieu dimanche 26 mars à Moscou, mais aussi à Saint-Pétersbourg, Omsk, Ekaterinbourg, Tioumen, Oufa ou Vladivostok. D’un bout à l’autre du pays, les manifestants ont répondu à l’appel de l’opposant qui avait incité ses partisans dans 99 villes à défiler contre « la corruption du pouvoir », malgré l’interdiction des autorités dans 72 d’entre elles. Dans la capitale, plus de 1000 personnes, selon le dernier décompte lundi matin de l’ONG OVD-Info, ont été interpellées, à commencer par Alexeï Navalny lui-même.

      Ce dernier, candidat à l’élection présidentielle de 2018, devait passer la nuit au poste avant de comparaître lundi devant un juge pour appel à un rassemblement illicite donnant lieu à des troubles à l’ordre public, a annoncé sa porte-parole Kira Iarmych. Il encourt jusqu’à 15 jours de rétention administrative. Son adjoint, Leonid Volkov, également interpellé, comme seize autres membres de l’équipe de la Fondation de lutte contre la corruption (FBK), l’association animée par Alexeï Navalny, pourrait faire face, lui, à l’accusation plus redoutable d’extrémisme et d’incitation à la haine. Il animait, toute la journée, un direct sur YouTube, rendant compte des manifestations en cours, suivi par plus d’un million et demi de personnes… La plupart des manifestants arrêtés, en revanche, devaient être rapidement relâchés.


  • Ivan Shadr, sculpteur et chantre de la Révolution russe | Actualités russes
    http://fr.rbth.com/art/histoire/2017/02/11/ivan-shadr-sculpteur-et-chantre-de-la-revolution-russe_700093

    Ivan Shadr (1887–1941), fils de paysan d’une bourgade de l’Oural située à 2 000 kilomètres à l’est de Moscou, est arrivé à pied à Saint-Pétersbourg à 20 ans. De toute la gamme de ses talents – son chant de rue a été apprécié par le metteur en scène du théâtre Alexandra Mikhaïl Darski et ses dessins étaient prisés par le grand Ilia Répine –, ce fils de menuisier a choisi la sculpture. Diplômé de l’École de Nicolas Roerich à Saint-Pétersbourg, il fait un stage à l’Académie de la Grande Chaumière chez Rodin et à l’Académie des beaux-arts de Rome. Il revient ensuite en Russie pour devenir le chantre de la Révolution.

    #urss #ex-urss #soviétisme #union_soviétique #art #sculpture


  • Remarques sur la doctrine de Monroe et sa russophilie
    http://www.dedefensa.org/article/remarques-sur-la-doctrine-de-monroe-et-sa-russophilie

    Remarques sur la doctrine de Monroe et sa russophilie

    La doctrine de Monroe (1823) est souvent citée, jamais lue. Demandez aux journalistes-système s’ils la connaissent. Ils savent que Trump c’est Hitler, que Poutine c’est Hitler et qu’il faut se convertir à l’islam comme la machine Albright qui décima les enfants irakiens.

    On ne lit donc jamais la doctrine de Monroe. Et c’est dommage. Car elle ne promeut pas l’impérialisme américain. Elle veut empêcher l’impérialisme européen dans un continent récemment décolonisé ; et surtout, elle est russophile cette doctrine. Voyez comme elle débute :

    « Sur la proposition du Gouvernement impérial de Russie, transmise par le ministre de l’Empereur ici accrédité, les pleins pouvoirs et des instructions ont été envoyés au ministre des États-Unis à Saint-Pétersbourg, (...)



  • Alisa Chevtchenko, pirate russe ou victime d’une erreur judiciaire ?

    http://www.lemonde.fr/international/article/2017/01/07/alisa-chevtchenko-pirate-russe-ou-victime-d-une-erreur-judiciaire_5059206_32

    Placée sur la liste noire du Trésor américain et visée par des sanctions, la jeune informaticienne russe clame son innocence.

    Le 30 décembre 2016 à 8 h 09, heure d’Europe centrale, Alisa Chevtchenko, une informaticienne russe de 31 ans, lance sur Twitter un message effaré : « A mon réveil, je trouve des tonnes de questions de médias à propos d’une liste dont je n’ai rien à foutre, et dont je n’ai jamais entendu parler. J’ai l’impression que je ne vais pas coder aujourd’hui… » Deux heures et demie plus tard, elle semble avoir compris ce qui lui arrive : « Pardonnez mon silence, j’essaie de comprendre comment ma petite société toute simple (qui, en plus, est fermée depuis longtemps), a pu apparaître sur la même liste que le FSB [les services de sécurité russes] et des terroristes internationaux. »

    Alisa Chevtchenko est la fondatrice de Zor Security, une start-up de sécurité informatique basée à Moscou, qui, selon elle, a cessé ses activités il y a plusieurs années. Jusqu’au 29 décembre, Alisa Chevtchenko était reconnue dans son milieu professionnel pour la qualité de son travail en sécurité informatique, et remarquée sur Internet pour sa personnalité originale – à la fois rebelle et branchée, businesswoman élégante et « geekette » à l’humour corrosif.
    Désormais, elle est célèbre dans le monde entier, car elle est accusée par les Etats-Unis d’avoir participé au piratage des serveurs du Parti démocrate américain, dont le contenu a été publié sur Internet dans le but d’interférer avec le processus électoral, et peut-être de déstabiliser la candidate démocrate à l’élection présidentielle, Hillary Clinton. Plus précisément, Zor Security est accusée d’avoir fourni aux agences d’Etat russes une « assistance technique en matière de recherche-développement ».

    « Père Noël vicieux »

    Sur la liste officielle des coupables, publiée le 29 décembre par la Maison Blanche, Zor Security se retrouve ainsi aux côtés du GRU (la direction générale du renseignement de l’armée russe) et de quatre de ses dirigeants, du FSB, de deux organismes de recherche informatique de Moscou et Saint-Pétersbourg – plus deux hackeurs de droit commun, accusés d’avoir escroqué des banques, des agences publiques et des sites marchands « pour leur profit personnel ».

    La « geekette » à l’humour corrosif est accusée d’avoir participé au piratage des serveurs du Parti démocrate

    Le même jour, le président Obama a amendé un décret datant d’avril 2015 autorisant à punir les auteurs étrangers de cyberattaques, afin d’y ajouter un article sur mesure, permettant de sanctionner toute personne ayant directement ou indirectement « falsifié, altéré ou détourné des informations dans le but d’interférer avec les processus ou les institutions électoraux ou de les affaiblir ». Zor Security est à nouveau citée, et ajoutée à la longue liste des ennemis des Etats-Unis, susceptibles d’être sanctionnés à tout moment de diverses façons : interdiction de venir aux Etats-Unis, gel ou saisie de leurs avoirs à portée des autorités américaines, interruption de toute relation avec des citoyens, organismes ou entreprises américains… De son côté, le département du Trésor confirme l’inscription de Zor Security sur sa liste noire, en précisant que la société est également connue sous les noms « Esage Labs » et « Tsor Security ».

    Alisa Chevtchenko affirme qu’elle tombe des nues, qu’elle n’est au courant de rien et qu’elle est victime d’une erreur judiciaire dans une affaire qui la dépasse complètement. Jour et nuit, elle s’exprime en anglais sur Twitter, en passant par tous les stades – déni, frayeur, colère, dérision : « Un garçon de bureau du Trésor américain a tapé “cyber” sur Google pendant que les analystes du renseignement étaient en vacances de Noël » ; « Au plus profond de la nuit de Noël, un Père Noël vicieux a piraté l’ordinateur d’Obama et a jeté des noms russes au hasard dans ses documents ».

    Elle s’insurge aussi contre les médias américains qui la déclarent coupable sans avoir fait de contre-enquête. Puis elle lance des appels au secours : « J’apprécierais les conseils de quelqu’un qui connaîtrait le fonctionnement interne de ce système, ou qui s’est trouvé dans une situation similaire… » Elle modifie son profil pour ajouter la mention : « Je ne suis pas une espionne russe ».

    Victime innocente ou comédienne de talent ? Une chose semble sûre : Alisa Chevtchenko maîtrise parfaitement les « techniques offensives » inventées par les hackeurs, car son travail consiste à tester les défenses des systèmes informatiques de ses clients, afin d’en détecter les failles et d’y remédier. Sur ses pages personnelles, elle se décrit comme une « ch1x0r » (« fille » en Leet speak, un langage ludique pratiqué par les geeks extrêmes), « amoureuse de l’ingénierie à rebours, de l’analyse des virus, du contournement d’antivirus, des tests de pénétration, des cyberautopsies… » Ailleurs, elle se présente comme « un être humain un peu marginal », une autodidacte qui fut une femme d’affaires, et qui le redeviendra peut-être.

    Dans le passé, elle a participé à des conférences en Russie, en Angleterre, au Canada, et publié des articles techniques dans des revues professionnelles internationales. Elle s’enorgueillit d’avoir créé à Moscou un « hackerspace » baptisé Neuron. En 2014, l’édition russe du magazine américain Forbes publie un portrait flatteur de cette jeune entrepreneuse ambitieuse. En 2015, le département américain de la sécurité intérieure (Department of Homeland Security, DHS) note avec satisfaction qu’en partenariat avec la société informatique Positive Technologies, basée à Boston, « l’experte indépendante Alisa Chevtchenko » a découvert des vulnérabilités dans des logiciels de la société française Schneider Electric, ce qui a permis de trouver rapidement des parades.

    Approximations

    En dehors de la sphère professionnelle, Alisa Chevtchenko est active sur les réseaux sociaux comme Instagram, où elle se montre dans des tenues élégantes. Le compte Facebook ouvert à son nom est plus énigmatique. Elle y est présentée comme « inspectrice qualité pour Facebook », et indique qu’elle aurait étudié à New York dans une institution baptisée Illuminati, travaillé pour une agence de mannequins au Chili, puis vécu à Londres.

    Pour organiser sa défense, Alisa Chevtchenko rassemble des textes rédigés par des confrères américains, qui doutent de la véracité des accusations de leur gouvernement contre la Russie, ou qui s’interrogent sur le manque de preuves. Les critiques se concentrent sur un nouveau document publié conjointement par le FBI et le DHS, intitulé « Cyberactivité russe malveillante » et affublé du nom de code « Grizzly Steppe » pour lui donner un parfum slave. Grizzly Steppe se présente comme un rapport technique visant à décrire « les outils et infrastructures utilisés par les services de renseignement civils et militaires russes pour compromettre et exploiter les réseaux et serveurs associés à l’élection américaine et à une série d’organismes américains publics, politiques et privés ».

    En fait, selon les experts américains repris par Alisa Chevtchenko, ce document ne prouve rien, il est mal conçu, bourré d’erreurs et d’approximations, et semble avoir été rédigé dans la précipitation par des amateurs. Les adresses IP présentées comme étant celles des pirates russes mèneraient souvent vers des serveurs anonymes utilisables par n’importe qui ; les « groupes de menace » présentés comme des bandes de hackeurs ne seraient en fait que des catégories de logiciels constituées a posteriori par les concepteurs d’antivirus ; les noms des opérations de piratage auraient été inventés par des sociétés de sécurité américaines à des fins de marketing…

    Le cas particulier d’Alisa Chevtchenko renforce les convictions des opposants américains à la thèse de la culpabilité russe, une coalition très hétéroclite et sans doute éphémère : des partisans de Donald Trump qui refusent de voir sa victoire souillée, des militants gauchistes ou libertaires prompts à mettre en doute la parole du FBI et de la CIA, des pacifistes craignant un retour de la guerre froide, d’anciens responsables des services de renseignement devenus lanceurs d’alerte, des proches de WikiLeaks (Julian Assange affirme que les documents dévoilés pendant la campagne ne lui ont pas été donnés par les Russes) et aussi des soutiens de Bernie Sanders, candidat malheureux à la primaire démocrate, qui n’ont toujours pas digéré la façon dont l’appareil du parti avait biaisé la compétition en faveur d’Hillary Clinton.

    Désormais, Alisa Chevtchenko affirme qu’elle reçoit des Etats-Unis de nombreux messages de soutien et même… des offres d’emploi.

    • Beaucoup d’autres infos dans l’article du Guardian et quelques réactions

      Young Russian denies she aided election hackers : ‘I never work with douchebags’ | World news | The Guardian
      https://www.theguardian.com/world/2017/jan/06/russian-hacker-putin-election-alisa-shevchenko

      The former NSA contractor-turned-whistleblower Edward Snowden, who currently lives in Russia, wrote on Twitter: “Few techs doubt that Russians could have a hand in hacks, but public policy requires public evidence.

      Brian Bartholomew, of Kaspersky Lab’s US office in Massachusetts, said the biggest clue was an in-house piece of software called XAgent, which he had never seen elsewhere.

      Assange said it could have been a 14-year-old hacker – if you look at the collective operations of this group, there’s no way a 14-year-old has this much money, time and effort to conduct all of these operations together,” he said.

      Of the entities on the sanctions list, including Shevchenko’s company, Bartholomew said: “There’s probably a good reason that those names were put in the document.

      Aitel said he had no doubt Russian intelligence was behind the hack and said authorities would certainly use third-party contractors for operations, but he added that it was problematic to sanction individuals without releasing evidence. “No matter what she did technically, she’s not a policy maker. It doesn’t make much sense to sanction individuals on the basis that ‘we know something secret so we’re going to sanction you’.

      Only Shevchenko’s company – rather than Shevchenko personally – is on the US treasury’s list of specially designated nationals (SDNs), which are subject to an asset freeze in any dealings with US persons or the US financial system.

    • Esage | SOLDIERX.COM
      https://www.soldierx.com/hdb/Esage

      Esage
      IRL Name: Alisa Shevchenko

      Biography:
      Alisa “Esage” Shevchenko is a security ch1x0r who loves reverse engineering, malware analysis, antivirus bypassing, penetration testing, cyber forensics, black-box software and hardware security auditing. Alisa spoke at security conferences like RusCrypto 2009, RECon 2011, InfoSecurity 2012, and ZeroNights 2012; published her works in such magazines as InfoSecurity Russia, (IN)Secure, Hakin9, VirusBulletin, and No Bunkum. She has been running her own company Esage Lab since 2009; co-founded Neuron, a hackspace in Moscow.

      Facts
      She discovered a few remote code execution bugs in Microsoft products: CVE-2014-4060, CVE-2014-4118, ZDI-15-052, etc.

    • Forbes du 30/12/16

      Meet The Russian Hacker Claiming She’s A Scapegoat In The U.S. Election Spy Storm
      http://www.forbes.com/sites/thomasbrewster/2016/12/30/alisa-esage-shevchenko-us-election-hack-russia-sanctions/#4b70f4e31bb0

      Meanwhile, experts have noted other weaknesses in the U.S. response, in particular in the brief technical report released yesterday by the Department of Homeland Security (DHS) and the FBI. The agencies outlined the hacker techniques of “Russian civilian and military intelligence Services (RIS) to compromise and exploit networks and endpoints associated with the U.S. election.

      But Rob Lee, a former U.S. cyber intelligence officer, noted “the finer details are confusing.” “Some relate to the APT28 and APT29 campaigns mentioned for the DNC hack but there are lots of other indicators of random Russian based intrusions and campaigns… The data set is not even majorly focused on the election,” he said.

      More troubling is that the report from the FBI-DHS looks rushed and as if too many non-technical people were involved in the review. As an example, in the campaign names for RIS activity they not only list campaign names like APT28 but also malware names like BlackEnergy v3 and HAVEX and classification of capabilities such as Powershell Backdoor. What they’ve in essence done is say that these are the names we know RIS by and then reported out things that aren’t names of groups at all. It’s an odd mixing and ultimately would be a #rookie_move in the private sector.


  • Il y a un siècle, les dessous de la conspiration pour assassiner #Raspoutine

    Dans la nuit du 29 au 30 décembre 1916¹, le fameux guérisseur et mystique Raspoutine était assassiné à Saint-Pétersbourg. Pendant longtemps, ce qui s’est déroulé durant cette nuit fatidique a été l’objet de fantasmes et de légendes, propagés d’ailleurs en partie par les conspirateurs eux-mêmes. Cent ans après l’événement, il est désormais possible d’établir avec une plus grande certitude ce qui s’est réellement passé. Contrairement à ce qui a été longtemps raconté, il apparaît que les #services_secrets britanniques de l’époque ont joué un rôle central dans la planification du meurtre de Raspoutine. Et, selon toute probabilité, également dans son exécution.


    https://www.lacite.info/artculture/dessous-conspiration-raspoutine
    #assassinat #histoire #UK #Angleterre #meurtre #Russie