city:saint-victor

  • Opération de police à la #Zad de l’ #Amassada

    "Les occupants du « hameau libre de l’Amassada » à Saint-Victor-et-Melvieu, dans l’Aveyron, ont reçu la visite de la police ce jeudi 7 février. Ils luttent sur place depuis plus de quatre ans, opposés au projet d’implantation d’un méga transformateur électrique, porté par RTE (Réseau de transport d’électricité).

    « Les cinq personnes présentes sur le site pour la nuit de mercredi à jeudi ont été placées en garde à vue vers 9 h, explique à Reporterre Victor Vernhet, agriculteur exploitant les terres de l’Amassada. Mais il n’y a pas d’expulsion du site, les policiers sont partis. » "

    https://reporterre.net/Operation-de-police-en-cours-a-la-Zad-de-l-Amassada


  • Appel à converger vers Saint-Victor
    pour les quatre ans de l’Amassada

    https://lavoiedujaguar.net/Appel-a-converger-vers-l-Amassada

    Un huissier accompagné de gendarmes a délivré aux occupants de l’Amassada l’ordonnance du TGI de Rodez : « Ordonnons l’expulsion de tout occupant se trouvant irrégulièrement sur lesdites parcelles et ce sous astreinte de 2 000 euros par jour calendrier entamé par infraction constatée et par personne contrevenante. » Selon notre avocat, cela présume une expulsion très rapide.

    En assemblée, ce soir, nous avons décidé d’appeler :

    1. À converger dès maintenant sur l’Amassada car cette nouvelle façon de gérer les luttes par l’amende doit être combattue en tant que telle. Cette guerre psychologique est, semble-t-il, la nouvelle manière de neutraliser les luttes territoriales et écologistes. Nous refusons de nous y plier, c’est pour cela que nous serons au petit matin sur les barricades. Garez vos voitures dans le village et montez à l’Amassada masqué·e·s pour éviter les amendes. (...)

    #Aveyron #Saint-Affrique #éoliennes_industrielles #résistance #mobilisation #anniversaire #occupation


  • Communiqué des habitants et habitantes
    du hameau libre de l’Amassada

    https://lavoiedujaguar.net/Communique-des-habitants-et-habitantes-du-hameau-libre-de-l-Amassada

    Depuis ce samedi 15 septembre, la lutte contre le transformateur Sud-Aveyron et plus largement contre la farce de la transition énergétique a pris un nouveau tournant. Cela fait plusieurs années que nous avons entamé ce combat par divers moyens : information, rencontres locales et internationales, actions, fêtes... Aujourd’hui, il ne nous reste plus que nos corps à opposer à RTE (Réseau de transport d’électricité) et son monde de désolation.

    Bien sûr il serait plus facile de se taire et d’aller voter quand on nous l’ordonne. Nous avons choisi d’occuper les terres de La Plaine à Saint-Victor tant qu’il le faudra.

    Nous appelons le maximum de gens à converger sur l’Amassada pour la Fête du vent du 21 au 23 septembre. (...)

    #Aveyron #RTE #éoliennes_industrielles #mégatransformateur #résistance #occupation #Fête_du_vent


  • Depuis l’Amassada, appel à se défendre

    https://lavoiedujaguar.net/Depuis-l-Amassada-appel-a-se-defendre

    Depuis l’Amassada nous lançons un appel. Depuis ce hameau fait de palettes, de taules, d’argile, de bois de charpente, de ballots de paille, ancrés là, défiant les lignes THT, leur réseau glacial. Nous sommes enraciné·e·s ici. Construisant toujours plus de liens avec les autres luttes territoriales. Comme à la ZAD, comme à Bure, comme à Roybon, comme au sein d’autres contrées en lutte, nous avons fait le pari de bâtir, le pari d’habiter. D’habiter ces lieux, précisément contre le bétonnage que RTE leur réserve. Préférant y bricoler nos techniques que de se plier à leur plan. Préférant mélanger le torchis pour nos cabanes que de nous aplatir devant l’horreur métallique de leurs infrastructures.

    « Nous », c’est un mouvement hétéroclite composé d’habitant·e·s de Saint-Victor, du Sud-Aveyron et d’ailleurs, des membres de Plateau survolté, des paysan·ne·s, des opposant·e·s aux éoliennes industrielles, tous soucieux de faire vivre ce territoire, comme ce territoire nous fait vivre. (...)

    #Aveyron #éoliennes_industrielles #résistance #territoire


  • Communiqué de l’Amassada : 16 gardes à vue dans la lutte anti-transfo et éolien industriel
    https://nantes.indymedia.org/articles/39878

    URGENT : 16 Gardes-à-vue lutte ANTI TRANSFO ST VICTOR ! Communiqué de l’Amassada, opposants à l’éolien industriel et au Transformateur de Saint-Victor-et-Melvieu (12) Ce matin (25 Janvier), aux alentours de 6h30, plusieurs habitants des communes de Saint-Affrique et #camarès, ont vu leur sommeil interrompu brutalement par une série d’irruptions intempestives dans leur domicile.

    #Ecologie #Répression #Resistances #saint-afrique #Ecologie,Répression,Resistances

    • bonjour,

      Hier nous étions 13 à passer la journée en garde à vue. Pour certains réveillés, d’autre pris dans leur bergerie, d’autre menottés devant l’école où vont leurs enfants... Les gardes à vues se sont déroulées dans les différentes gendarmeries du nord aveyron (Bozoul, Marcillac, Rodez, Laissac, Villefranche de rouergue, Capdenac, Séverac, Salle-curan,...), avec des conditions différentes selon les enquêteurs.

      Une opération politique qui encore une fois ne fait preuve d’aucune mesure, avec jusqu’à quinze gendarmes pour une maison, dont certains casqués avec des gilets de protection, et un réveil des enfants à la lampe torche dans leur chambre. Parmis les gendarmes se trouvaient aussi des unités d’officiers de la Brigade de Recherche de Rodez qui ont plutôt l’habitude d’enquêter sur des crimes. Jusqu’où vont-ils pousser
      le ridicule et la démesure pour empêcher la contestation de
      l’implantation catastrophique d’éoliennes en occitanie ?

      Les gardes à vues se sont toutes simultanément terminées vers 16H30, nous libérant sans qu’il ne nous soit rien signifié d’autre. Pour l’instant aucune mise en examen ou autre procédure n’est à déplorer.
      Il apparrait clairement que cette opération vise à effrayer ceux et celles qui pourraient nous rejoindre, à faire le spectacle de l’autorité après l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

      Nous ne nous laisserons pas intimider de la sorte et nous continuerons à défendre nos terres contre les promoteurs et autres aménageurs sans scrupules.
      Face à la prétendue légalité de RTE, de Théolia et de tout les autres groupes industriels, nous opposerons la légitimté réelle des habitants.
      Face aux logiques financières destructrices, nous ouvrons des pistes vers des mondes « écologiques ».
      A Saint Victor comme à Crassous : Résistance !

      Pas res nos arresta !

      Rendez-vous demain (samedi 27) à l’Amassada (saint victor) à 14h30 pour continuer la lutte.

      Mel reçu

      #amassada #police #descente


  • Territoires en lutte
    Bure à Saint-Affrique : RTE dégage !

    https://lavoiedujaguar.net/Territoires-en-lutte-Bure-a-Saint-Affrique-RTE-degage

    Que faisaient des masques de hibou dans un article du Midi libre, ce 3 décembre ? Vol migratoire inattendu depuis les cimes du bois Lejuc, ou attrait soudain des Aveyronnais pour l’assiette en carton et la bombe de peinture (secret de fabrication jalousement gardé) ?

    C’est que, dans la foulée de l’appel commun à un hiver ardent, nous étions quelques-un·e·s bien décidé·e·s à venir prendre l’air du Sud à l’occasion de la manifestation contre RTE (Réseau de transport d’électricité), appelée par les copains et copines de l’Amassada en lutte contre l’implantation du « transformateur aux mille éoliennes ».

    C’est qu’il y a là-bas quelque chose qui nous touche, et profondément. Au-delà de la sincérité des échanges et des camaraderies qui se tissent entre Saint-Victor et Bure, au-delà des joyeuses soirées où coulent bière de Morlaix-sur-Saulx et vin de Gaillac, au-delà des farandoles endiablées (boulègue, boulègue !) et des concerts de mathcore, force est d’avouer que la lutte qui depuis trois ans prend son envol depuis l’Amassada est à bien des égards exemplaire. (...)

    #hiver_ardent #éoliennes_industrielles #Aveyron #Amassada #déchets_radioactifs #Meuse #Bure #résistance


  • Saint-Victor-et-Melvieu
    Non au transfo aux mille éoliennes

    L’Amassada

    https://lavoiedujaguar.net/Saint-Victor-et-Melvieu-Non-au-transfo-aux-mille-eoliennes

    Nous appelons toutes les personnes, collectifs, associations et groupes rencontrés à l’Amassada ou ailleurs, indivisibles « propriétaires » d’un petit bout de terre convoité, toutes celles et ceux soucieux de ne pas concéder aux prédateurs les lieux où ils et elles habitent, à nous rejoindre le samedi 2 décembre.

    Cette grande journée de mobilisation contre RTE (Réseau de transport d’électricité) et pour que continue de vivre le hameau libre de l’Amassada débutera dès 9 heures avec le « pot de départ » du commissaire enquêteur. Ce sera la deuxième et dernière fois qu’il tentera de s’approcher de la mairie de Saint-Victor. Puis s’ensuivra à 15 heures à Saint-Affrique une marche contre RTE.

    Nous ne voulons pas de ce transfo ni du millier d’éoliennes industrielles et des lignes THT qui saccageront toute la région. Qu’ils dégagent ! (...)

    #Aveyron #transformateur #éoliennes_industrielles #résistance


  • Les commissaires enquêteurs jetés hors de #saint-victor (12)
    https://nantes.indymedia.org/articles/39148

    Voici des nouvelles de Saint-Victor, une commune du sud-Aveyron dans laquelle RTE, le géant de l’acheminement électrique, souhaite installer un énorme transformateur de 10 ha. Le projet fortement contesté date de 2010, l’enquête préalable à la déclaration d’utilité publique, qui durera un mois, a commencé lundi dernier. Lors de leur première venue, les commissaires enquêteurs ne sont pas parvenus à pénétrer dans la mairie, les habitants se dressaient face à eux... Vous trouverez le récit de cette journée épique en pièce jointe. Des photos et les prochaines dates de mobilisation (jeudi 16 novembre et samedi 2 décembre) sont disponibles sur le blog : (...)

    #Ecologie #Resistances #tht #nucléaire #aveyron #Ecologie,Resistances,tht,nucléaire


  • À Saint-Victor, en Aveyron, la débandade de RTE

    L’Amassada

    http://lavoiedujaguar.net/A-Saint-Victor-en-Aveyron-la

    À l’ère de la transition énergétique pour la prétendue croissance verte, RTE (Réseau de transport d’électricité) tente de s’approprier les terres de deux jeunes agriculteurs à Saint-Victor, dans le Sud-Aveyron, pour implanter un transformateur électrique de sept hectares. Ce transformateur redistribuerait sur le réseau international du commerce de l’énergie la production de mille éoliennes en construction sur les crêtes de la région. La municipalité de Saint-Victor et la majorité des habitants sont contre le projet, mais les machines invasives de RTE et des promoteurs avancent, appuyées par les services de l’État.

    Au premier jour de l’hiver 2014, une cabane nommée l’Amassada se dresse sur les terres convoitées. Les rencontres, les liens, les résistances s’étendent et s’intensifient.

    Mardi 7 novembre 2017, nous étions deux cents réunis derrière une muraille de paille pour refuser l’enquête publique. Le village est couvert de banderoles (...)

    #Aveyron #Saint-Victor #éoliennes_industrielles #résistance


  • Invitation pour la troisième fête du vent
    à l’Amassada, Saint-Victor-et-Melvieu (Aveyron),
    du 18 au 27 août 2017

    http://lavoiedujaguar.net/Invitation-pour-la-troisieme-fete

    Depuis 2010, les habitants de Saint-Victor, qui vivent déjà sous dix-sept lignes haute tension et très haute tension reliées au transformateur existant, refusent la construction du nouveau transfo de RTE (Réseau de transport d’électricité) aux mille éoliennes. Sur le terrain de La Plaine désigné pour la construction de ce « nœud stratégique des autoroutes de l’électricité » ont convergé des personnes de toute la région, également impactées par l’industrie du renouvelable. En 2014 ils y ont bâti l’Amassada, première cabane-assemblée du hameau.

    Pendant cette fête, tout le monde est invité à participer au chantier du futur village. Pour se préparer à la mascarade de l’enquête publique et aux menaces de début de travaux pour 2018, pour construire joyeusement ensemble face à la tristesse, à la peur et au désarroi ! (...)

    #Aveyron #transition_énergétique #dépendance_énergétique #résistance


  • portrait de l’artiste en travailleur | TANX
    http://tanx.free-h.fr/bloug/archives/9983

    Sur son petit piédestal, l’artiste, le créateur, le scientifique, le professeur, le journaliste, clame à la face du monde qu’il est exceptionnel et mérite un traitement de faveur et pleure que sa situation est insoutenable, le sel de la terre est triste comme un caillou et il trépigne d’être traité comme les autres et le dit sans même rougir.

    C’est un piège, et le piège est monté d’un part par nos exploiteurs et d’autre part par nous-mêmes : à aucun moment on ne décide de laisser tomber cette singularité en toc pour enfin constater qu’avant d’être intellectuel ou créatif, on est un prolétaire (quand on en est un, évidemment, mais là on entendra pas l’artiste bourgeois se plaindre de ses conditions de travail, pardi, he). Si ces métiers-là ont essuyé les plâtres des statuts ultra-précaires rêvés du patronat, nous n’avons jamais envisagé que ça puisse être une incroyable occasion à une solidarité de classe. Plutôt qu’alerter les autres travailleurs sur le recul des droits sociaux – ce qu’on vit déjà, n’ayant aucune couverture sociale en dehors de la santé – pour soutenir les luttes, et y participer pleinement, on n’a eu de cesse de rappeler notre singularité.

    En oubliant au passage que le capitalisme est un empêchement à nos ambitions intellectuelles et artistiques. La perte de sens dans beaucoup de domaines, tout aussi singuliers et autrement indispensables (chez les soignants par exemple, ou à l’inspection du travail), mène des cohortes de travailleurs à la dépression, à l’alcool, aux drogues légales ou non, et au suicide.
    Exactement comme les travailleurs de domaines moins prestigieux. L’ouvrier sur une chaine de montage ne mérite pas plus cette vie de merde que nous, nous ne méritons aucun traitement de faveur, nous devons rejeter l’exploitation pour ce qu’elle est, et non pas uniquement quand elle nous touche, nous.

    Ce qui relie l’ouvrier, le soignant et l’artiste prolétaire c’est le statut social, et ça n’est pas dire que tous les boulots sont les mêmes, mais que nous sommes tenus par la même obligation de remplir le frigo, de payer un loyer ou des crédits. Les métiers intellectuels et créatifs sont prestigieux, et nous le savons puisque notre activité est la première chose que nous mettons en avant. Pourquoi choisir cet angle d’attaque quand on parle de conditions de travail, si ça n’est pour appuyer l’idée qu’on est au dessus de la plèbe ? Se situer au dessus de la masse est à la fois une absurdité et dans un sens une réalité, sauf que cette réalité nous la renforçons au lieu de la combattre et de chercher à la détruire. Parce que l’idée que l’accès aux arts est une question de bon vouloir uniquement est une idée largement répandue y compris chez nous, créateurs. Cette idée est merdique. Relire Bourdieu que j’ai pas lu d’ailleurs. Non : relire Lucien Bourgeois.

    • Tout à fait d’accord avec toi @aude_v
      C’est pour ca que je ne peu pas me revendiqué prolétaire comme Tanx et que je préfère dire travailleuse pauvre puisque je bénéficie de nombreux privilèges de ma classe même si mes revenus sont très faibles.

    • D’un point de vue personnel, je me sens à l’autre bout du spectre social : je suis née prolo, j’ai grandi prolo et j’ai accédé à l’éducation et la « création » comme prolo.

      Du coup, en lisant le texte de Tanx, je me sens une fois de plus marginalisée et illégitime. Parce que c’est bien ça qui caractérise le prolo qui sort de son parcours de prolo : son #illégitimité (qui se traduit aussi, parfois, par un gros complexe de la #fumiste, aussi appelé syndrome de l’#impostrice — même si je poste beaucoup).

      Le prolo est héréditaire, son statut de classe est d’ailleurs son seul héritage, bien collant( y a pas un truc qui s’appelle le sticky floor ?). Et l’incapacité à rester à sa place est sanctionnée non seulement par les bourgeois (la figure du #parvenu) que par les autres prolos (celle de l’ingrat qui pète plus haut que son cul).

      D’un autre côté, ce texte me fait mieux comprendre mon perpétuel pas de côté, mon non-casisme.

      Effectivement, bien qu’adhérant à un syndicat de caste (donc d’artistes), je me rend compte que ma vision est souvent assez contraire à celle des autres. Je ne veux pas de statut particulier, mais bien le fait de retrouver un statut général : sécu générale, impôts comme les autres et protection sociale convergente avec le modèle salarial itou.

      Je me rend bien compte que dans ma #corporation, il n’y a précisément aucune homogénéité de #caste, entre ceux qui se plaignent de ne pas pouvoir sortir assez de revenus du (im)pot commun, les dilettantes et ceux qui créent à « l’abri » du RSA.
      Pas les mêmes besoins, pas les mêmes attentes, mais effectivement, un profond désir de distinction, de n’être pas mélangés avec la plèbe, parce qu’on n’est pas à l’usine quand même !

      Comme sur les bancs de la fac, où les vrais prolos étaient plus rares que les poils sur le cul d’un hipster, ou même ensuite, dans le monde du travail, tu te rends compte que prolo est un état permanent et acquis comme une grosse tâche de naissance sur la gueule : pas le réseau, pas les moyens, pas la love money qui file le petit coup de pouce indispensable de ceux qui se sont fait tout seuls !
      Ce que ça peut me faire rire, le mythe des 3 gus dans un garage.
      Ils avaient déjà un garage, les cons !

      Du coup, je rejoins plutôt @mad_meg sur les privilèges de classe qui prédominent sur les revenus et le capital financier.

      En fait, pour conclure prématurément, avec le texte de Tanx, je me sens juste niée une fois de plus…#anomalie #reproduction_sociale

    • Je sais très bien faire la distinction entre la figure rhétorique du prolétaire — celui qui n’a que le revenu de SON travail — et le prolo, cette construction sociale du travailleur populaire qui n’est pas arrivé à entrer dans la vaste fumisterie qu’est la classe moyenne où l’on se donne les moyens de croire qu’on échappe à sa condition en mimant le mode de vie des bourgeois.

      De manière intellectuelle, on pourrait parler du lumpenprolétariat, mais concrètement, c’est le prolo, même si dans le prolo, il y en a une bonne mesure qui a cru à la France des proprios et qui s’est endettée à la toque pour pour son Sam Suffit tout poucave qui, sans qu’il le sache, ne vaut déjà même plus le prix de ses matériaux bruts.
      Ceci le renvoyant une fois de plus à son statut de prolo…

    • Rgngngngn. J’ai le sentiment que le truc est mal posé. J’ai tendance à penser que l’art n’est pas un secteur d’activité, qu’être artiste, c’est pas un métier. Je crois d’ailleurs que ce n’est pas à soi de décider si on est artiste ou pas. Si l’art est à part, c’est pas au-dessus de ceci ou en-dessous de cela, c’est une qualité transversale qui peut être contenue dans n’importe quel geste, parole ou production de la part de n’importe qui sans distinction social, racial, sexuel, historique ou géographique.
      Après il y a des métiers : peintre, graphiste, photographe, sculpteurice, architecte, auteurice...
      Après les conditions d’exercice : indépendant·e (ou freelance comme on dit) ou ouvrier·e pour le compte d’un·e autre professionnel·le (cabinet, agence), d’une industrie, d’une institution, d’un pouvoir politique (ne pas oublier que les « artistes » ont souvent servis et servent encore la cause du pouvoir). Il y a des ouvrier·es dessinateurices comme il y a des ouvrier·es agricoles ou ébénistes. On peut exercer avec un certain talent ou pas. Enfin, je dis ça mais je ne sais pas, je réfléchis tout haut. Qu’est-ce que l’art, vaste question n’est-ce pas ?
      Perso j’ai jamais été à l’aise avec le mot « artiste » et j’ai longtemps résisté à me l’attribuer malgré le fait que c’est ainsi que les gens me voient que je le veuille ou non. Il faut croire que j’ai la tête de l’emploi. Par paresse j’ai finalement adopté ce terme parce que comme ça que l’Insee m’enregistre dans son catalogue et c’est obligatoire de figurer dans un catalogue. Et aussi parce que pour moi « artiste » ça ne veut pas dire grand chose, cette espèce de flou (artistique) m’arrangeait bien mais je me rend compte qu’il va falloir que je trouve autre chose :)
      Enfin, sur le niveau de vie, je sais pas si ça m’intéresse de savoir dans quelle autre case je dois me situer, prolo, travailleuse pauvre, classe moyenne plutôt basse, ça m’est complètement égal. Tout ce que je sais c’est qu’on mal barré.

    • Attention, Tanx, de ce que je comprends, parle spécifiquement de travail prolétaire, elle ne parle pas ici de statut dû à tel capital culturel (ou à son manque).

      Elle utilise bien le terme dans son sens de base, celleux qui n’ont que leur force de travail. Et dit justement que même si on pense qu’on est supérieur (parce qu’on aurait tel capital cultu, ou tel prestige dû à une activité plus reconnue), bah non, on est tous dans une certaine même merde.

      Et que donc il y a matière à se reconnaitre comme faisant partie d’une même classe, à partir de ça (classe pour soi). Mais sans oublier que le préambule, elle l’introduit rapidement, est la mort de l’artiste, en tant qu’artiste séparé (donc l’acceptation de ne pas avoir de prestige particulier).

      http://lafeteestfinie.free.fr/a_mort.htm

    • Bien d’accord avec toi @odilon, « artiste » c’est une étiquette fourre-tout (comme « intermitent du spectacle »).
      Me revient à l’esprit cette phrase de Gérard Lauzier (en substance) « l’art est pour les jeunes bourgeois ce que le sport est pour les classes populaires, l’espoir d’arriver rapidement »
      Le parallèle est juste en ce sens que dans ces deux catégories quelques elu·es sont élevé·es au rang d’idoles inatteignables, ce statut (et les revenus astronomiques qui vont avec) participant pleinement au maintien du status-quo de la domination.

    • @rastapopoulos « Elle utilise bien le terme dans son sens de base, celleux qui n’ont que leur force de travail. »
      Du coup je ne suis vraiment pas prolétaire puisque je n’ai pas que ma force de travail pour moi, je suis propriétaire de mes outils de production (c’est à dire papier, encre et plume) et j’ai eu une stagiaire la semaine dernière ce qui fait de moi une patronne. A mon avis le mot prolétaire est trop précis et c’est pas étonnant que peu d’artistes (même chez les très pauvres) ne se reconnaissant pas dans cette catégorie.

      Par rapport au mot artiste, c’est peut être mon coté bourgeois mais je ne me sent pas du tout être une artisane, même si j’ai une maîtrise technique du dessin ce que je fait n’est pas de l’artisanat. Et je ne dit pas ca en méprisant les artisans mais l’art c’est pas la même chose. J’ai un diplôme d’artisanat et l’artisanat ca m’avais juste rendu dépressive car la liberté de création est proche de zéro et le peu de créativité on y a accès de toute façon après des années de brimades hiérarchique et de tâches fastidieuses et répétitives. Dans l’artisanat si on a la chance de faire de la création c’est en général près de la retraite et à destination de très grands bourgeois qui ont les moyens de se payé non seulement un objet fait à la main, mais en plus sur mesure pour leur satisfaction de riche d’exception.

      Si il n’y a plus de statu d’artiste je ne voie pas comment je pourrais continuer mes grands dessins ni de quel droit je les montrerait et dans quel cadre ou dans quelles conditions.
      C’est d’ailleurs ce que pense paul emploi et la caf qui me presse de me chercher un « vrai travail » dans le nettoiement.

    • Bé oui, ça me parait « naturel » que dans le cadre capitaliste et bourgeois actuel, en restant dans cette manière de vivre, bah t’es obligée « d’être artiste », d’avoir ce statut, pour faire ce genre de choses. Ça n’est pas trop le sujet de départ, il me semble, vu que Tanx se place dans un cadre où elle critique ce mode de vie, et où elle ne cherche pas le status quo mais à changer les choses. La mort de l’artiste (selon la brochure qu’elle met en lien), ce n’est pas la mort de l’art ou de l’œuvre, c’est la mort de l’artiste en tant que séparation, d’après ce que je comprenais (je ne l’ai pas encore lu en entier, je le dis).

      Et non tu n’es pas vraiment propriétaire de moyen de production, il me semble, puisque pour produire, tu dois toi travailler, passer des heures de travail (en créant de la valeur donc). Tu ne payes pas des gens pour ça qui le font, et tu n’as pas de machine qui le fait tout seul.

      C’est vraiment dommage que Tanx ne soit plus là pour participer. :)

    • Merci @rastapopoulos j’ai peu de culture politique sur les questions marxistes d’où mes incompréhension et maladresses sur le sujets. Il faut que je me mette à ces lectures.

      Les artistes ne sont pas une categorie homogène d’un point de vue des classes. Il y a des artistes prolétaires et des artistes milliardaires. la plus part des gens sacralisent les artistes quant ils ont les revenus de Koons ou alors quant ils sont morts. A part ca l’artiste qui ne vie pas de son art est l’objet d’un parfait mepris y compris de la part de personnes prolétaires.

      Au XIX ème il y avait des artistes solidaires des prolétaires. Le plus célèbre etait Courbet. Je pense que la plus part des artistes du XIXÈME ont été oubliés et de préférence celleux qui etaient solidaires des prolétaires et qui se sont engagés.

      L’art des classes dominantes (masculine, blanche, hétéro, religieuse puis issue de la noblesse et ensuite de la bourgeoise) ne laisse pas de place aux artistes des autres classes, sexes et races. C’est même à mon avis la fonction principale de l’art de figer et hiérarchise ses catégories et donner ses « lettres de noblesse » a la classe dominante de son époque. C’est pour ça entre autre que les femmes n’y sont toujours pas les bienvenus, y compris avec les artistes engagés auprès des prolétaires.

      Tous les artistes ne sont pas « séparés », seuls ceux de la classe dominante (et donc deja séparés) le sont. Les artistes prolétaires ne sont pas séparés des prolétaires, mais leur art est souvent dévalorisé comme etait de l’art populaire, de l’art brut, de l’art amateur, de l’art feminin... Pour ces artistes la pas besoin de séparé l’œuvre de l’artiste, ce privilège est réservé aux artistes des classes dominantes.

      Un artiste « séparé » c’est un artiste de la classe dominante dont la production artistique sert a l’édification de cette classe.

      Pour le côté sacralisé de l’artiste, à mes yeux c’est en lien avec le culte des #grand_homme qui veux que l’histoire sacralise les gros trouduc. Les peteux qui se prennent pour le mâle alpha et se comportent comme tel sont toujours très appréciés et ont un boulevard devant eux. Il n’y a qu’à voire comme les médias bossent dur sur la postérité de Polansky.

      Vouloir que les artistes soient solidaires des classes proletaires me semble impossible, seul les artistes proletaires peuvent l’être et il me semble qu’illes le font deja.

    • Le peintre-graveur libertaire, Germain Delatousche (1898-1966), connut une période de purgatoire après sa mort, mais grâce à quelques ventes publiques et leurs répercussions sur Internet, il réapparut peu à peu dans l’espace public, donnant l’image d’un peintre du Vieux-Paris, d’un peintre également de la misère. Pauvre et handicapé, il occupait un atelier à la Butte-aux-Cailles et organisa, des années durant, avec l’aide de l’association qu’il avait fondée, « Les Compagnons », des expositions de groupes accueillies d’abord par des auberges, des cafés, puis par des galeries. Il a côtoyé les #écrivains_prolétariens et les milieux anarchistes aux journaux desquels il a fourni maintes illustrations, tandis que plus de cinquante livres furent ornés de ses #bois_gravés. Notre recueil présente environ 200 d’entre eux, reproduits à leur format original. Germain Delatousche fut principalement soutenu par un mécène amateur d’art, de musique et de poésie, Jean-Daniel Maublanc, par ailleurs industriel, éditeur et critique, qui lui a consacré en 1941 une belle monographie dont nous reprenons de larges extraits accompagnés de textes de ses amis Lucien Bourgeois, René Virard, Georges Turpin, Henry Poulaille, Treno – du Canard Enchaîné.

      http://www.pleinchant.fr/titres/TypeType/Delatousche.html

      Tanxxx est dans la suite de Frans Masereel, Lynd Ward, Myron Waldman, William Gropper, Milt Gross ...
      #linogravure
      Où est la ligne de séparation entre l’ouvrier et l’artiste dans une oeuvre de Robert Tatin, où du facteur cheval ?
      #Art_Brut

    • Ce que dit wiki sur l’artiste

      Un artiste est un individu faisant (une) œuvre, cultivant ou maîtrisant un art, un savoir, une technique, et dont on remarque entre autres la créativité, la poésie, l’originalité de sa production, de ses actes, de ses gestes. Ses œuvres sont source d’émotions, de sentiments, de réflexion, de spiritualité ou de transcendances.

      Le Dictionnaire historique de la langue française publié sous la direction d’Alain Rey donne d’autres origines de ce mot au Moyen Âge, mais avec des significations différentes, qui pour certaines ne sont plus d’usage, comme « étudiant des arts libéraux à l’université ». Il a aussi été utilisé à la place d’artisan ou pour indiquer qu’un objet a été « fait avec habileté et méthode, avec art ».

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      Un étudiant ou un enseignant de la faculté des arts était appelé un artiste4. Il terminait ses études en obtenant la maîtrise ès arts.

      Les sept arts libéraux sont représentés par sept femmes décrites par Martianus Capella.

      En parallèle se développe le système des neuf Muses venues de la tradition homérique qui en fait les filles de Zeus et que Platon décrit comme les médiatrices entre le dieu et le poète ou tout créateur intellectuel. Cependant il n’y a aucune Muse pour les arts manuels comme la peinture, la sculpture ou l’architecture.

      Cet enseignement ne fait aucune place aux activités manuelles qui étaient souvent pratiquées dans l’Antiquité par des esclaves. L’esclavage et le servage disparaissant au cours du Moyen Âge, des hommes vont développer leurs techniques ou artifex5 dans les arts manuels ou mécaniques. Le développement de la société urbaine à partir du XIIe siècle va transformer leur travail qui d’abord itinérant va pouvoir s’exercer dans une ville où ils peuvent se regrouper en corporations, appelées Arti en Italie. Ce sont des artisans.

      Le peintre, le sculpteur, l’orfèvre exercent une activité manuelle. Ils ne vont que progressivement se détacher de la condition inférieure due ces activités. Ils sont alors pour la plupart anonymes. Pour les clercs, c’est parce qu’ils créent de la beauté à partir de la matière brute qu’ils reproduisent l’acte divin de la Création de Dieu, que saint Thomas d’Aquin décrit comme un artifex mundi. Cependant, pour saint Thomas d’Aquin, l’exécutant d’une œuvre doit la réaliser conformément aux règles définies par son commanditaire ecclésiastique.

      Au XIIe siècle, le moine Théophile écrit une somme des arts mécaniques du Moyen Âge : Schedula de diversis artibus. Pour lui la beauté de la création et la belle âme du créateur sont indissociables.

      Progressivement, les chroniqueurs vont montrer les qualités morales des créateurs des œuvres. Pour Hugues de Saint-Victor les arts mécaniques sont trop souvent méprisés et doivent acquérir un statut de science. Il les groupe en sept sciences mécaniques en reprenant la division des arts libéraux. Dans le second ensemble qu’il appelle l’ armatura, il a placé l’architecture, la peinture, la sculpture et les arts mineurs. Dans son De divisione philosophiae, Dominique Gundissalvi soutient l’égalité des arts libéraux et des arts mécaniques. Dans le Defensor pacis, Marsile de Padoue distingue les arts mécaniques servant aux nécessités matérielles de ceux qui sont de l’ordre du plaisir et de l’agrément : la peinture, la sculpture et l’architecture. Il considère que ces derniers ont un statut intermédiaire entre les arts manuels et les arts libéraux6.

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      Les caractères utilisés à propos des artistes sont particulièrement variables dans l’histoire et n’ont pas de définitions universelles (de même que pour l’art, un « faux concept8 » anhistorique). Ils ont comme origine une expérience, une appréciation personnelle, un regard9 et sont la conséquence d’un intérêt collectif propre à une culture10. De plus, la notion d’artiste – ou son absence – et l’imaginaire qui l’accompagne, est liée à l’idée de sujet et d’altérité chez un groupe humain, à une époque déterminée.

      Certains usages traditionnels distinguent l’artiste de l’artisan11 en se fondant sur la condition d’auteur, ou d’interprète, du premier12. Soit un producteur de créations de l’esprit13 en opposition aux travailleurs manuels, aux exécutants14 anonymes, à ce qui est utile ou fonctionnel.

      J’appelle artiste celui qui crée des formes... et artisan celui qui les reproduit, quel que soit l’agrément ou l’imposture de son artisanat. Malraux, Les Voix du silence,1951, p. 308.

      Depuis le XVIIIe siècle, ces activités concernent principalement les accomplissements de l’humanité différents des sciences et du droit15, qui ne prétendent ni « dire le vrai », ni établir des règles. Cependant, pour l’anthropologue Lévi-Strauss16, la démarche de l’artiste relève à la fois de celle du bricoleur17 et du scientifique. (j’aime bien cette définition)

      Statut

      Dans l’Antiquité gréco-romaine ceux que l’on nomme aujourd’hui artistes « ont cherché à s’élever au-dessus de cette condition commune [...] en écrivant des traités sur leur art » (Agnès Rouveret18). Aristote, évoquant « ceux qui furent exceptionnels19 », les caractérisait par leur mélancolie20. Plus tard, du XIIIe siècle au XVe siècle européen, le statut social de l’artiste se résume essentiellement à celui de simples artisans ou domestiques de cour21.

      Mais, au cours de la Renaissance italienne, l’image des artistes est façonnée par des personnalités telles que Léonard de Vinci, Raphaël et Michel-Ange, dont l’influence sur leurs contemporains dépasse ce qui a précédé, ainsi que par l’apport de théoriciens comme Castiglione, Dante, Cennini, Ghiberti et Alberti22 inscrivant le « pouvoir créateur de l’esprit humain23 » au cœur de la culture humaniste.
      Points de repères notables

      En 157124, un fait marquant est le décret pris par Côme de Médicis exemptant les peintres et sculpteurs florentins d’appartenir à une corporation. Cela est, huit ans après la fondation de l’Accademia del Disegno par Giorgio Vasari25, un des prémices de la fin du système médiéval des guildes d’artistes et de leurs accès au rang d’hommes de science26.

      De même, trois personnages sont significatifs de la transformation du statut des artistes en occident, entre le Moyen Âge et la période contemporaine : Albrecht Dürer affirmant la « valeur ajoutée » qu’il apporte à l’œuvre, au-delà de la qualité des matériaux ; Nicolas Poussin, avec sa célébrité inédite, obligé de fuir ses commanditaires ; et Pierre Paul Rubens pour l’importance prise par la vie sociale et intellectuelle, autour de l’artiste, désormais concurrente de l’œuvre elle-même27.

      Avec Vincent van Gogh, la représentation que l’on se fait de l’artiste se combine avec l’ancien mythe du poète maudit28, très vivant depuis le XIXe siècle, vers une figure de l’artiste en martyr, en marginal. Cela alors que dès les années 1920, Marcel Duchamp29, tirant les conséquences de la mort d’une certaine conception de l’art30, voire du discrédit des artistes concernés, envisage que « chacun serait un artiste, mais méconnu en tant qu’artiste31 ».
      Sociétés modernes

      La sociologue Nathalie Heinich32 propose plusieurs angles pour comprendre la place des artistes dans les sociétés modernes : « conditions de travail, statut juridique, encadrement institutionnel, position hiérarchique, catégorie d’appartenance, fortune, mode de vie, accès à la notoriété, critères d’excellence, représentation qu’eux-mêmes, et les autres, se font de leur position – et jusqu’à leur caractère ou leur aspect physique... »

      La France, par le code général des impôts33 et les organismes de sécurité sociale (La Maison des artistes et AGESSA), définit administrativement une ébauche de statut professionnel social et fiscal de l’artiste actuel. En date de 2012, en France, l’artiste est un indépendant34 soumis à un régime social et fiscal original.

      Dans mon entourage perso la plupart des artistes plasticiens que je connais sont des enseignants et ils formaient une espèce de caste. Je dis formaient parce que l’un d’eux (L.) a disparu, puis l’une d’elle (S.) ce qui fait que maintenant le groupe a éclaté (et il a encore plus éclaté quand j’ai révélé mon agression par un « pote » musicien puisqu’on m’a reproché d’avoir parlé). Je me souviens que L. aimaient organiser des expo dans des lieux inhabituels. J’avais participé à la première à l’époque où je bidouillais la photo. Par la suite, il m’a exclu en organisant des expos entre anciens des beaux-arts (je viens des arts graphiques) au grand étonnement des autres mais j’ai pas cherché à m’imposer je ne sais pas si c’était pas une petite vengeance parce que j’avais mis fin à notre relation. Bref.
      Politiquement c’est un groupe situé à gauche qui participait plus ou moins aux manifestations ouvrières. Ici les artistes les plus actifs dans les manifs sont des théâtreux et les absents sont les musiciens.

      Par ailleurs, je constate que les quelques artistes plasticiens que je connais qui vivent de leur art sont des personnes qui ont trouvé deux trois pistes de travail qu’ils déclinent à l’infini. Parfois ça reste créatif, mais parfois c’est un peu ronron.

    • J’ ai emprunté à la médiathèque un #roman_graphique de Giacomo Patri - Col blanc (White collar) publié une première fois en 1940. Né du krack boursier de 1929 et de la crise économique qui l’avait suivi.

      « Le roman en images, une forme inspirée à l’origine par les films muets, est un défi pour l’illustrateur. Comme les images sont en général susceptibles d’une interprétation plus large que la prose, chaque dessin de la séquence doit fonctionner non seulement comme une composition close sur elle-même, mais aussi comme une sorte d’écriture hiéroglyphique. La page fonctionne comme un rideau que l’on lève, réservant chaque fois de nouvelles surprises visuelles. Pendant la Grande Dépression, le genre s’est épanoui avec des illustrateurs tels que Lynd Ward, Otto Nïckel et Giacomo Patri, tous auteurs de magnifiques romans en images. » Art Spiegelman.

      La préface de l’auteur à l’édition de 1975 est également très éclairante - les notes de l’éditeur sur l’édition française, aussi. Dans cette préface #Giacomo_Patri dit qu’après une large distribution de son livre à une convention de la CIO ( Congres of Industrial Organisation, le plus important syndicat américains ) "... pour la première fois, je me confrontais à la réalité. La vie est un travail et la réussir est une lutte."

      Ce « roman en images » raconte la vie quotidienne, les espoirs brisés d’une famille de la classe moyenne américaine durant la Grande Dépression. Dans un style inpsiré de l’expressionnisme allemand et du cinéma muet, Giacomo Patri a réalisé une bande dessinée sans parole qui frappe par sa force, sa beauté épurée et sa radicale modernité. Col blanc est un véritable chef-d’oeuvre oublié, un des premiers « romans graphiques » américains, où Patri réussit en images ce que Steinbeck a fait avec des mots : un puissant documentaire social, sombre et saisissant, qui est aussi un hymne à la solidarité de tous les exploités.

      des #cols_blancs comme des #cols_bleus.

      Giacomo Patri (1898-1978), illustrateur et activiste, fils d’un barbier-coiffeur italien émigré aux Etats-Unis, fonda notamment le premier syndicat des artistes de Californie.

      http://www.editions-zones.fr/spip.php?article17

    • Drame du quotidien dans le #monde_du_travail : depuis 11 ans, chaque matin, une autrice est agressée au vu et au su de tous. Contre son gré, elle reçoit en pleine face la cruelle réalité de sa vie de #travailleuse_indépendante. Jusqu’alors, la résistante réussissait le tour de force de dignement se relever et sourire de toutes ses dents à ses cyniques tortionnaires. En 2016, elle a décidé de rendre coup pour coup avec la série en deux volumes Des croûtes aux coins des yeux. Dans ce second opus, la rigolarde piétine purement et simplement le syndrome de Stockholm en chantant à tue-tête des hymnes punks et met à nu tous ces personnages en les affublant de têtes de mort (plus nu, tu peux pas). Ça cause beaucoup de style, de dessin, de bande dessinée et d’introspection, de changement de direction dans le #travail_artistique (avec le passage à la linogravure), mais aussi d’actualité et de politique : les années 2013 à 2016 auront donné matière à s’énerver. Des croûtes aux coins des yeux finira en beauté - et en ultime pied de nez avec le refus de l’autrice d’être faite « chevalier des Arts et Lettres » par le #ministère_de_la_Cuculture.
      En creux, surtout, on y lira la cartographie mentale, sociale, d’une autrice farouchement soucieuse de son indépendance et de son intégrité artistique se débattant face au monde contemporain et ses reculades sociales, sa gestion purement comptable des citoyens, de l’Art et des idées. Des croûtes aux coins des yeux est un laboratoire in vivo, bouillonnant d’idées et de spontanéité, salvateur et fort en gueule.

      http://6pieds-sous-terre.com/collection-monotreme-mini/tanx-des-cro%C3%BBtes-aux-coins-des-yeux/-u2215


  • Salut à Pierre-Alban Thomas : à la fois de la rose... et du réséda
    http://larotative.info/salut-a-pierre-alban-thomas-a-la-2001.html

    Le résistant Pierre-Alban Thomas — dit « Pat » — est décédé mardi 20 décembre 2016 à La Chaussée-Saint-Victor (41). Hommage à un être humain exceptionnel, qui nous lègue un héritage de courage, d’humanisme, d’amour, d’espoir, de lucidité, de droiture... d’éternelle Résistance... - Mémoire / Manchette, (...) — pat_1946-portrait.jpg, Mémoire, Manchette, Histoire sociale, Antimilitarisme


  • Millau (Aveyron) : les documents valsent par la fenêtre et les élus sont dégagés
    http://cettesemaine.info/breves/spip.php?article1886

    Millau : le vote du Scot dégénère Le Midi Libre, 3 septembre 2016 Des opposants au transformateur de Saint-Victor et Melvieu et à la légion ont perturbé la séance vendredi Ils étaient venus pour entériner deux ans de travail. Et voter le Scot [Schéma de Cohérence Territoriale]. Les élus du Parc naturel (...) — 0-168.jpg, Alternos


  • Une tribune dans Libé pour défendre #Aude_Lancelin, responsable des pages Débats de #l'Obs :

    A « l’Obs », un #licenciement très politique
    Collectif, Libération, le 25 mai 2016
    http://www.liberation.fr/debats/2016/05/25/a-l-obs-un-licenciement-tres-politique_1455023

    Denis Podalydès Acteur Etienne Balibar Philosophe Claude Lanzmann Réalisateur Emmanuel Todd Démographe et historien Michela Marzano Philosophe Julia Cagé Economiste Alain Badiou Philosophe John MacArthur Directeur du magazine Harper’s La Rumeur Groupe Jérôme Prieur Auteur et réalisateur François Bégaudeau Ecrivain Christian Salmon Essayiste Jacques Rancière Philosophe Laurent Binet Ecrivain Raphaël Liogier Sociologue et philosophe Bernard Stiegler Philosophe Gérard Mordillat Ecrivain et réalisateur Stéphanie Chevrier Editrice André Orléan Economiste Christian Laval Sociologue Pierre Dardot Philosophe Hugues Jallon Editeur Michaël Fœssel Philosophe Cédric Durand Economiste Chloé Delaume Ecrivaine Geoffroy de Lagasnerie Sociologue Guy Walter Ecrivain et directeur de la Villa Gillet Chantal Jaquet Philosophe Razmig Keucheyan Sociologue Edouard Louis Ecrivain Frédéric Schiffter Philosophe Jacques de Saint-Victor Historien Caroline de Haas Militante féministe Christine Delphy Sociologue Benjamin Stora Historien Mathieu Terence Ecrivain Bernard Lahire Sociologue Roland Gori Psychanalyste Elsa Dorlin Philosophe Patrick Chamoiseau Ecrivain Anne Dufourmantelle Psychanalyste Annie Ernaux Ecrivaine Guillaume Le Blanc Philosophe Ollivier Pourriol Philosophe Hervé Le Bras Démographe François Gèze Editeur Sophie Wahnich Historienne Lydie Salvayre Ecrivaine Quentin Meillassoux Philosophe Romain Bertrand Historien François SchlosserAncien rédacteur en chef du Nouvel Observateur. Edwy Plenel Fondateur de Mediapart et Jean-Pierre Dupuy Philosophe.


  • INFOS SUR LE #MEGA-TRANSFO | L’#AMASSADA
    http://douze.noblogs.org/infos-sur-le-mega-transfo

    À la sortie du bourg de #Saint-Victor-et-Melvieu, le géant du transport électrique français #RTE (Réseaux de Transport d’Électricité) tente par tous les moyens de s’accaparer un lot d’excellentes terres agricoles pour y implanter un gigantesque transformateur de 7 hectares.

    UN TRANSFORMATEUR POUR DU BUSINESS INTERNATIONAL

    Un transformateur de cette taille sert à augmenter le voltage de l’électricité produite aux environs, pour pouvoir ainsi l’exporter loin, très loin, sur les marchés européens et mondiaux, au moyen de lignes Très Haute Tension (pour Saint-Victor, ce serait à destination de l’Espagne et du Maroc). Ce que dévoile la construction de ces infrastructures, c’est que l’énergie produite localement n’a rien à voir avec un besoin, ni même une consommation locale. Elle est immédiatement envoyée dans un immense réseau de distribution transnational dont le but premier est de réaliser de substantiels profits en vendant sur les marchés les plus porteurs. Un tel système rend immédiatement caduque toute idée d’autosuffisance énergétique. À proximité des centrales photovoltaïques ou nucléaires, des éoliennes ou des barrages, on consomme comme partout ailleurs l’énergie lambda du réseau, simplement on subit gracieusement les nuisances de production et d’acheminement.

    DES NUISANCES

    Il y a déjà un transformateur de 3 ha à Melvieu (qui évacue la production des barrages du Tarn) et de nombreuses lignes #THT. Faites l’expérience : si l’on passe avec un néon sous l’une des lignes, celui-ci s’allumera tout seul… À proximité de telles lignes, des symptômes divers apparaissent (notamment des problèmes de fertilité), touchant parfois gravement la santé des riverains. Sans parler du bétail dont la lactation diminue ou s’arrête. Bref, personne ne croit plus en la soi-disant innocuité de ces infrastructures.

    L’AVEYRON, LE TARN ET L’HERAULT MENACÉS

    Quel besoin d’un transformateur supplémentaire à Saint-Victor ? En réalité, il s’agit d’une anticipation de RTE quant au projet pharaonique d’implantation d’un millier d’aérogénérateurs (#éoliennes_industrielles) dans la région. La multiplication des mâts de 120 m de haut sur toutes les crêtes du sud Rouergue saturerait en effet rapidement le transformateur de Melvieu. Sans compter que, par un effet d’entraînement, la présence d’infrastructures de desserte (transformateurs et lignes THT de 225.000 et 400.000 volts) encouragera et concentrera encore un peu plus les projets de nouvelles productions énergétiques (aérogénérateurs, centrales photovoltaïques) autour d’elles. C’est donc de la création d’une vaste zone industrielle de l’énergie sur tout le sud-Aveyron qu’il s’agit.


  • Géographie de la ville en guerre - Belfast, ville-mur : sélection biblio/sitographique

    http://geographie-ville-en-guerre.blogspot.ch/2013/04/belfast-ville-mur-selection.html

    Belfast, ville-mur : sélection biblio/sitographique
    Reprenant ici le titre d’un article du Monde du 10 avril 2013 (merci à Florent de Saint-Victor de me l’avoir signalée !) qui revient sur le 15e anniversaire des Accords du Vendredi saint (10 avril 1998 : voir à ce propos l’article de Zouhaïr Abassi, 2011, « L’Accord du Vendredi saint de 1998 et l’approche consociationnelle », Etudes irlandaises, vol. 36, n°2/2011, pp. 73-84), ce billet propose une sélection biblio/sitographique (comme habituellement, non exhaustive).

    #irlande-du-nord #belfast #murs #frontières