city:samos

  • Grecia mantiene confinados más de 12.000 refugiados en cinco islas del Egeo

    Las inclemencias meteorológicas agravarán por desgracia la ya difícil situación de los ‘hotspots’ de #Lesbos, Chíos, #Samos, #Kos y #Leros, transformados en “lugares de confinamiento indefinido para los solicitantes de asilo”, decía hace unos días Nicola Bay, director de Oxfam en Grecia. Miles de mujeres, hombres y niños muy pequeños siguen viviendo allí en precarias tiendas de campaña, durmiendo literalmente en el suelo, esperando una respuesta a su solicitud de asilo en Europa. Algunos llevan así casi 19 meses.

    Desde que entró en vigor el acuerdo UE-Turquía sobre refugiados, en marzo del 2016, la situación en estos ‘hotspots’ se ha ido deteriorando hasta límites insospechados. Actualmente, según el Gobierno griego, más de 15.000 refugiados están atrapados en estas islas, el doble de su capacidad de acogida. Entre ellos, más de 12.000 viven recluidos en los ‘hotspots’, con acceso limitado al agua potable y a los servicios básicos.


    http://www.elperiodico.com/es/internacional/20171204/grecia-mantiene-confinados-a-mas-de-12000-refugiados-en-cinco-islas-del
    #statistiques #îles #chiffres #réfugiés #Grèce #asile #migrations #Chios #attente #anti-chambre

    • Greece: 13,000 Still Trapped on Islands

      The Greek government has moved more than 7,000 asylum seekers from the islands to the mainland as an emergency measure, as it had promised in early December 2017. But with more than 5,000 people arriving since December, it has also increased the number of unsuitable makeshift shelters in the already overcrowded island camps.

      https://www.hrw.org/news/2018/03/06/greece-13000-still-trapped-islands
      #accord_UE-Turquie
      cc @i_s_ @isskein

    • « Samos est le pire endroit en Grèce pour les réfugiés »

      A Samos, où les arrivées d’exilés se poursuivent malgré l’accord de 2016 entre l’UE et la Turquie, les conditions de vie dans le camp de transit sont devenues inhumaines. Sur cette île transformée de facto en prison, les habitants, au départ tous solidaires des réfugiés, cèdent parfois aux sirènes d’une « radicalisation raciste ».

      « Regardez comment nous vivons ! » s’exclame Manos, en désignant la clôture qui entoure sa propriété agrippée au flanc de la colline. C’est une maison modeste, conçue au départ pour les vacances. Jusqu’à ce que Manos et son épouse Vasso prennent leur retraite et viennent s’installer définitivement sur l’île dont ils sont originaires. Ils pensaient y couler des jours tranquilles, d’autant que la vie sur l’île est moins chère qu’à Athènes. Sauf que désormais, au bout du minuscule petit jardin, il y a ces silhouettes adossées au grillage. Et juste derrière, un océan de tentes et de bicoques précaires en bois : La « jungle » de Samos, où s’installent tous ceux qui arrivent clandestinement sur l’île mais ne peuvent plus loger, faute de places, à l’intérieur du hot spot, qu’on distingue un peu plus loin. Cet ancien camp militaire a été reconverti en centre de « transit » pour les réfugiés et migrants arrivées des côtes turques, toutes proches.

      Les dirigeants européens se félicitent régulièrement d’avoir mis un terme à la crise migratoire amorcée en 2015 ? A Samos, ce « succès » fait grincer des dents. Car les îles grecques proches de la Turquie payent le prix lourd de cette normalisation. Les arrivées peuvent avoir diminué, elles n’ont jamais cessé. Et désormais, tous ceux qui accostent à Samos, comme sur les îles voisines, sont contraints de rester sur place jusqu’à l’achèvement de la longue procédure de demande d’asile. Cela peut prendre six mois, un an, parfois plus encore.

      Dans le jardin de Manos et de Vasso, le face-à-face est saisissant. Les nouveaux « voisins », les doigts agrippés au grillage, gémissent et implorent de l’aide : « On s’entasse les uns sur les autres, c’est sale, il y a des rats et des serpents partout », énumèrent en cœur ces Congolais, d’une voix plaintive. « Ceux-là sont vraiment gentils et je leur fais souvent à manger. La nourriture du camp est infecte », murmure Vasso. Mais Manos tient aussi à montrer les branches cassées de son amandier, la porte fracturée du frigo extérieur : « Une nuit, des gamins un peu ivres y ont trouvé mes gouaches s’en sont emparé et ont maculé de peinture les murs de la maison. Juste comme ça, sans raison, raconte ce professeur de dessin retraité. Un autre jour, c’est le pare-brise de ma voiture qui a été cassé. » Le grillage est une barrière fragile, maintes fois détruite, maintes fois réparée par Manos. « C’est une honte ! L’Europe nous a sacrifiés pour sa tranquillité », gronde-t-il.

      « Faux certificats »

      Conçu à l’origine pour 648 places, le hot spot et la « jungle » qui l’entoure ont accueilli 6 000 personnes au plus fort de cet hiver. A Vathi, la capitale de l’île, il n’y a guère plus de 8 000 habitants. A la différence des autres îles grecques, le hot spot de Samos a été installé, non pas dans un endroit isolé, mais juste à la sortie de cette petite ville qui se déploie en amphithéâtre verdoyant autour d’un joli port. « L’aspect positif, c’est que les réfugiés peuvent échapper quelques heures à l’enfer de ce camp et venir respirer en ville. Il y a donc moins de tensions qu’ailleurs à l’intérieur du hot spot. Mais toute cette nouvelle population, c’est aussi un choc pour les gens du coin », souligne Manos Logothetis, le directeur général de l’office de santé public et l’un des deux seuls médecins du hot spot. « Jusqu’en 2008, il n’y avait qu’une seule Africaine à Samos. Les gens ne connaissent pas l’Afrique, nous n’avions pas de colonies ! Et voilà qu’on met face à face une population vieillissante, dont la moitié a plus de 60 ans, confrontée à des réfugiés ou migrants, pour la plupart très jeunes. C’est normal que certains aient peur. Notre île est devenue une belle prison où les réfugiés sont coincés le temps de statuer sur leur sort », soupire le médecin.

      Sur son bureau, il montre un paquet de photocopies : « Ce sont de faux certificats médicaux saisis par la police. Tous ceux qui arrivent ici se prétendent malades. C’est le moyen le plus rapide pour se faire évacuer à Athènes. Mais il y a de vrais malades, et ceux-là se perdent parfois dans la masse de ceux qui trichent. » En réalité, personne ne veut rester dans ce hot spot aux conditions de vie inhumaines. « Ils arrivent ici après un dangereux périple, et personne ne leur dit rien. On les dirige vers le camp, à eux de comprendre ensuite comment ça marche. Tous les documents sont en grec, il n’y a aucune aide juridictionnelle prévue. Ils s’installent où ils peuvent, sans sanitaires. Mais même à l’intérieur du camp, les douches sont insuffisantes, les toilettes déglinguées », se désole Domitille Nicolet, une jeune juriste française, arrivée ici il y a quelques mois pour Avocats sans frontières (ASF) et qui tente avec quatre collègues de gérer « 300 dossiers », ballottés dans le labyrinthe de la légendaire bureaucratie grecque. Les lenteurs administratives ont été accentuées par les réductions du nombre de fonctionnaires imposées par la crise économique. Et les contrôles se sont multipliés, en principe pour lutter contre la corruption. « Résultat, pour commander une cartouche d’encre, il me faut cinq autorisations, un appel d’offres. Et ça peut prendre un an », soupire Manos Logothetis.

      « Il faut faire la queue pour tout »

      « Il y a beaucoup d’incompétence. Mais c’est aussi une stratégie volontaire », considère de son côté Antonis Rigas, coordinateur de Médecins sans frontières (MSF), qui vient d’ouvrir une clinique en ville. « Dès le départ, la situation a été difficile dans les hot spots. Parce qu’il fallait faire passer un message : décourager ceux qui seraient tentés par la traversée depuis la Turquie. A Samos, quand on a récemment proposé de réparer les ampoules cassées et d’améliorer le système hydraulique dans le hot spot, on nous a répondu que les réfugiés n’avaient qu’à faire les réparations eux-mêmes », explique-t-il, avant d’insister : « Aujourd’hui, Samos est devenu le pire endroit en Grèce pour les réfugiés. » Début mai, en visite sur l’île, Dimitrios Vitsas, le ministre grec des migrations l’a lui aussi reconnu, promettant de tenter d’alléger la pression sur l’île.

      Les nouveaux arrivants, près d’un millier rien qu’en avril, sont désormais évacués sur les îles voisines de Kos ou Leros. Sept cents réfugiés ont également été transférés à Athènes au début du mois, et un nouveau camp éloigné de la ville est également prévu. « Mais cette construction prendra beaucoup de temps. Et en attendant, on a du mal à comprendre pourquoi l’Europe, le continent le plus riche du monde, n’accepte pas de partager le fardeau migratoire imposé à la Grèce : 15 000 personnes coincées sur les îles, ce n’est pas insurmontable à l’échelle europèenne ! » s’exaspère Bogdan Andrei, un Roumain qui a créé Samos Volonteers, la plus grande ONG qui aide les réfugiés sur l’île.

      Depuis trois ans, Bogdan les voit arriver plein d’espoirs, malgré les traumatismes vécus. « Et voilà qu’il leur faut endurer la promiscuité, la saleté. Il faut faire la queue pour tout : l’obtention d’un papier, les repas, les douches. Puis attendre. Sans cesse attendre, sans même savoir pour combien de temps. Une vie privée d’horizon qui rend souvent dépressif », se désole-t-il.

      « Le pire a été évité »

      Cette attente sans fin est visible à Vathi. Elle s’est même incrustée dans la carte postale : dès le matin, ils sont nombreux à fuir le bourbier infâme du hot spot, pour aller passer en ville ce temps qui ne compte pour rien. Assis en grappes sur les bancs des places, les yeux rivés sur leurs portables, ils ont forcément changé la physionomie des lieux. Et plus le temps passe, plus ce huis clos devient tendu.

      « En 2015, les gens d’ici, comme ailleurs en Grèce, ont fait preuve d’une solidarité incroyable. Ils ont spontanément aidé tous ceux qui arrivaient des côtes turques. Puis quand ils ont été coincés ici, l’ambiance a changé », se souvient Nikos Kaklamanis, un neurologue qui est aussi le responsable local de la section de Syriza, le parti de gauche au pouvoir à Athènes. Une association de citoyens en colère s’est créée dès 2016, dénonçant la saleté, « les risques de maladie », mais aussi « l’islamisation de l’île ». Puis on a fait pression sur ceux qui louaient des logements aux ONG afin qu’ils cessent de le faire, et un an plus tard des parents en colère ont voulu chasser les enfants réfugiés d’une école.

      « Pour l’instant, le pire a été évité à chaque fois. Car les responsables politiques locaux évitent la surenchère extrémiste. Elle profite toujours à l’extrême droite, personne d’autre ne gagne de voix en stigmatisant les réfugiés, en Grèce comme ailleurs », rappelle le docteur Logothetis, qui appartient à la branche locale de Nouvelle Démocratie, le parti conservateur grec. Il avoue cependant ne pas être toujours suivi par la direction de son parti. « Les gens de Samos ne sont pas racistes. Ils ont vécu une situation totalement inédite depuis trois ans. Ils sont déboussolés ! Il y a eu plusieurs braquages, sur une île qui n’a jamais connu de délinquance. Et la présence de ce hot spot horrible est une honte qui pèse sur le moral, la vie quotidienne », défend Manos, le prof de dessin à la retraite.

      Issu des rangs de Syriza à gauche, Nikos Kaklamanis redoute, lui, une « radicalisation raciste de l’île ». Elle s’exprime déjà. Des restaurants et des bars refusent désormais les réfugiés, et particulièrement les Africains. Ioanna, une jeune Samiote qui a ouvert un bar à chicha sur le port, n’en revient toujours pas. « Soudain j’ai été ostracisée par tous mes amis et connaissances ! Ils ne me parlent plus », lâche, amère, cette jeune femme qui songe désormais à quitter l’île. « Le poison qui dévaste l’Europe se répand insidieusement chez nous aussi hélas. Partout, le réfugié devient l’équivalent du Juif des années 30 », s’inquiète Nikos Kaklamanis.


      https://www.liberation.fr/planete/2019/05/23/samos-est-le-pire-endroit-en-grece-pour-les-refugies_1728873

  • EU-Turkey deal ’driving suicide and self-harm’ among refugees trapped in Greek camps

    A deal struck by the European Union to slow refugee boat crossings to Greece is driving rising rates of suicide and self-harm in squalid camps, Human Rights Watch (HRW) has warned.

    Asylum seekers detained on islands in the Aegean Sea have described people setting themselves on fire, hanging themselves or cutting their wrists, with a third of those on Chios witnessing a suicide.

    New research by HRW found children were among those being driven to desperation in conditions increasing the trauma already suffered in the countries they have fled.

    “The mental impact of years of conflict, exacerbated by harsh conditions on the Greek islands and the uncertainty of inhumane policies, may not be as visible as physical wounds, but is no less life-threatening,” said Emina Ćerimović, a disability rights researcher for the group.

    “The EU and Greece should take immediate action to address this silent crisis and prevent further harm.”

    Dozens of asylum seekers, including children, reported rising anxiety, depression, post-traumatic stress disorder (PTSD) and other mental illnesses as they wait months on end in “horrific conditions” to see whether they will be taken to the Greek mainland or deported to Turkey.

    A 26-year-old Syrian man, who has been detained on Lesbos for more than three months pending deportation, said he has attempted to kill himself.

    Bilal said he was held in a police station for two months, attempting suicide in a cell, before being taken to the notorious Moria camp.

    “All this time [at the police station] I had seen no doctor,” he said. “Then I hurt myself in the police station, and then they brought me here.”

    The camp, now used as a detention centre for asylum seekers to be transferred to Turkey, has seen deadly fires break out and had to be evacuated after tents froze in the winter.

    Migrants being held there told HRW how they were being tormented by the wait to hear their fate, with anxiety compounded by delayed and changed meetings with authorities and a lack of information and interpreters.

    Ahmad, a 20-year-old Syrian, was moved to Lesbos from Chios in May and does not know whether he will be sent back or onwards to Turkey.

    “I’m in a nervous situation,” he said. “Yesterday, an Algerian guy hurt himself [by cutting] … my feelings are dead.”

    Families are among those detained in Moria, including a Kurdish woman from Syria with four children.

    “My hope is dead since they brought me here,” Rabiha Hadji told HRW. “We saw all the terrible miseries in Syria but me and my children haven’t seen a jail [until coming to Greece].”

    Médecins Sans Frontières (MSF), which provides medical care on Lesbos and the island of Samos, has reported a high prevalence of depression, anxiety and psychosis, and a significant increase in suicide attempts and self-harm this year.

    A representative said poor conditions in camps were a particular risk to former prisoners and torture victims, adding: “For people who have experienced extreme violence in detention back in their countries of origin, a place surrounded by barbed wire, the presence of police, and violent clashes clearly cannot be a proper place for them.”

    Amir, a 26-year-old Iranian asylum seeker who has been detained on Lesbos since April, said conditions in Moria constantly reminded him of prison in Iran.

    “I see the fences and I remember my past,” he said.

    “During the first week I was here, I couldn’t sleep all week … I had nightmares of the torture I’ve been through in the military prison.”

    Almost 13,000 asylum seekers are currently being held on Greek islands, where 9,500 more have arrived so far this year despite the threat of deportation.

    In December, the EU and Greek authorities ended exemptions for vulnerable groups including unaccompanied children, pregnant women, disabled people and torture victims that previously protected them from detention in island camps, despite an appeal from 13 major NGOs.

    The EU is now pressuring Greece to speed up asylum decisions and deportations to Turkey, where 1,200 people had been returned between the EU-Turkey deal coming into force in March 2016 and June.

    HRW warned that while lengthy procedures were worsening refugees’ distress, “length of asylum procedures should not be reduced at the expense of the quality of the process”.

    It has documented cases with a lack of capable interpreters during vital asylum interviews, “serious gaps” in access to information and legal help and authorities prioritising migrants according to nationality.

    The practice most commonly sees Syrians fast-tracked over Afghans, Iraqis, Bangladeshis and countries with low application success rates, fuelling tensions within camps that sometimes spill over into violence.

    “Greek authorities, with EU support, should ensure asylum seekers have meaningful access to a fair and efficient asylum procedure based on individual claims, not nationality,” a spokesperson for HRW said, urging Greece to end the policy of containment on its islands and transfer asylum seekers to the mainland, where children can be enrolled in school and adults can work.

    “The EU and the Greek government should work to restore the dignity and humanity of people seeking protection, not foster conditions that cause psychological harm,” Ms Ćerimović said.

    The report is the latest damning verdict of the EU-Turkey deal, which has seen the main refugee route to Europe switch from the comparatively shorter and safer Aegean Sea to the treacherous passage between Libya and Italy.

    The agreement committed Turkey to accept the return of most asylum seekers who travelled through its territory to Greek islands, in exchange for billions of euros in aid, visa liberalisation for Turkish citizens, and revived negotiations for Turkish accession to the EU.

    Talks have since broken down over a series of rows over European nations banning Turkish referendum rallies, support for Kurdish groups in Syria and concerns over the crackdown following an attempted coup against Recep Tayyip Erdogan.

    Research by Save the Children previously found the deal had dramatically reduced the number of refugees journeying over the Aegean Sea to Greece but had given people smugglers “a firmer grip on a hugely profitable business”.

    A study by Harvard University found girls as young as four had been raped in an Athens refugee camp, while asylum seekers elsewhere in the country were selling sex to raise money to be smuggled out.

    But Europol hailed “success” against people smuggling after setting up the European Migrant Smuggling Centre, identifying 17,500 suspected smugglers in 2016, intercepting messages, seizing documents and destroying boats.

    More than 100,000 migrants have arrived in Europe so far this year by sea, mainly from sub-Saharan Africa, Bangladesh and Syria, with 2,300 dying in the attempt.

    http://www.independent.co.uk/news/world/europe/refugee-crisis-latest-asylum-seekers-greece-camps-lesbos-suicide-self

    #suicide #accord_UE-Turquie #réfugiés #asile #migrations #Grèce #camps_de_réfugiés #piège #îles #Chios #PTSD #santé_mentale #Lesbos #Lesvos #prostitution #enfants #viols #mineurs #Moria #hotspots
    cc @i_s_

    • EU/Greece: Asylum Seekers’ Silent Mental Health Crisis

      In research conducted in May and June 2017 on the island of Lesbos, Human Rights Watch documented the deteriorating mental health of asylum seekers and migrants – including incidents of self-harm, suicide attempts, aggression, anxiety, and depression – caused by the Greek policy of “containing” them on islands, often in horrifying conditions, to facilitate speedy processing and return to Turkey.

      https://www.hrw.org/news/2017/07/12/eu/greece-asylum-seekers-silent-mental-health-crisis

    • Greece : A dramatic deterioration for asylum seekers on Lesbos

      The report, A dramatic deterioration for asylum seekers on Lesbos – based on MSF medical data and the testimonies of patients – describes the recent drastic cuts in providing health care on the island, along with reductions in legal aid, and the closure of shelters and other essential services.

      http://www.msf.org/en/article/greece-dramatic-deterioration-asylum-seekers-lesbos
      #santé #rapport #santé_mentale #statistiques #chiffres #vulnérabilité

      Dans le rapport :


      http://www.msf.org/sites/msf.org/files/msf_lesbos_vulnerability_report1.pdf

    • Moria, il laboratorio della brutale intolleranza anti-migrante

      L’estate, si sa, le retate si accelerano, la repressione va avanti in silenzio. Ma Moria, sull’isola di Lesbo, costituisce forse un punto di non ritorno: il palesamento della brutalità anti-profughi, cristallizzata da mesi negli hotspot, nei campi e sui confini, ora dilagante e impunita. Calais, Ventimiglia, Moria. Non è nuovo che il campo greco dove sono intrappolati, persino da più di un anno, richiedenti asilo, vada in fiamme per la giusta ribellione di persone parcheggiate in container, tra sterpaglie, senza cure né accesso ai legali. A queste persone in fuga, l’Europa riserva, infatti, detenzione infinita e sistematica in attesa del rimpatrio in Turchia, in base all’accordo UE-Turchia, o verso i rispettivi Paesi di origine.

      http://www.huffingtonpost.it/amp/flore-murardyovanovitch/lisola-di-moria-e-il-laboratorio-della-brutale-intolleranza-an_a_2305

    • Lesvos: urla dal silenzio. Detenzione arbitraria e respingimenti illegali. Gli accordi con gli stati di transito cancellano il diritto alla vita.

      I sistemi di controllo delle frontiere si sono dimostrati in tensione sempre più forte con i doveri di soccorso e assistenza, come è apparso più evidente nelle isole greche di fronte alla costa turca e nelle acque antistanti la Tripolitania. Nell’opinione pubblica, soprattutto per effetto della campagna diffamatoria nei confronti delle ONG, portata avanti dagli organi di informazione più seguiti, si è quasi annullata la distinzione tra scafisti, intermediari, trafficanti ed organizzazioni non governative indipendenti (o presunte tali) che praticano attività di soccorso in mare e di assistenza a terra. Attività che andrebbero tutelate, e non attaccate, per difendere i diritti fondamentali della persona, a partire dal diritto alla vita.

      http://www.a-dif.org/2017/08/01/lesvos-urla-dal-silenzio-detenzione-arbitraria-e-respingimenti-illegali-gli-a

    • Trapped. Asylum Seekers in Greece

      Emina Ćerimović and photographer Zalmaï investigate the mental health crisis facing asylum seekers on the island of Lesbos.

      The psychological impact of conflict, exacerbated by harsh conditions, uncertainty and inhumane policies, is not as visible as physical injury. But it’s just as life-threatening.

      https://www.hrw.org/video-photos/interactive/2017/12/21/trapped

    • Les femmes et les enfants réfugiés sont davantage exposés aux agressions sexuelles dans le climat de tensions et de surpopulation régnant dans les centres d’accueil des îles grecques

      Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, est très préoccupé par les déclarations de certains demandeurs d’asile dénonçant harcèlement et violences sexuels dans les centres d’accueil situés sur les îles grecques qui ne respectent pas les normes d’accueil requises. Le HCR se félicite toutefois des mesures prises par le gouvernement en vue de régler la question de la surpopulation et des conditions de vie désastreuses dans ces centres.

      En 2017, le HCR a reçu des informations émanant de 622 survivants de violences sexuelles et de genre sur les îles grecques de la mer Egée, dont 28% ont été subies après leur arrivée en Grèce. Les formes les plus courantes de violences dénoncées par les femmes concernaient des comportements incorrects, du harcèlement sexuel et des tentatives d’agression sexuelle.

      La situation est particulièrement inquiétante dans les centres d’accueil et d’identification de Moria (#Lesbos) et de #Vathy (#Samos) où des milliers de réfugiés continuent d’être abrités dans des hébergements inadéquats sans sécurité suffisante. Quelque 5 500 personnes séjournent dans ces centres, soit le double de la capacité prévue. Les informations faisant état de harcèlement sexuel sont particulièrement nombreuses à #Moria.

      http://www.unhcr.org/fr/news/briefing/2018/2/5a81a898a/femmes-enfants-refugies-davantage-exposes-agressions-sexuelles-climat-tension

    • Exclusive: Violence breaks out between residents of refugee camp and police on Greek island of #Samos

      Police clashed with residents from a refugee camp on the Greek island of Samos on Saturday morning, an NGO has told Euronews.

      The refugees and asylum seekers were staging a protest march about living conditions in the camp but had their route blocked by police at around 7.30 am local time, a member of the NGO said.

      “There were no more than 60 to 70 people there, they were one-on-one with police,” they added.

      Police fired warning shots and used tear gas and “beat up” some of those demonstrating, according to the NGO.

      One refugee sent an image to Euronews that showed his back with two marks across it (pictured in the main image of this article).

      “Things in Samos aren’t working well, that’s why we went on the march,” he said.

      “I saw police charge at the protesters,” Jerome Fourcade, an independent photo journalist based in Samos, told Euronews.

      Around 10 NGO workers were taken in by police at the scene of the clashes at 8.30am and held for a number of hours: “They said they were verifying our ID cards,” one said.

      Fourcade was also detained by police when he tried to photograph those demonstrating.

      Authorities asked to look at his photographs, but he refused arguing that he had not been arrested so they did not have the right.

      He was released around 10.30 am once all the residents had returned to the refugee camp.

      Overcrowding is a serious issue in the Samos camp, which is designed to host a maximum of around 650 people, while there are roughly 4,000 people living there and in the “jungle” surrounding it.

      Most people have no direct access to sanitation and live in flimsy tents or shelters they built themselves, the NGO worker said.

      “They are surrounded by pests — barely a day goes by when I’m not sent a photo of someone who has found a snake in their tent or been bitten by a scorpion or a rat,” they added.

      “The camp is overflowing with garbage, it’s 26 degrees today, so it’s festering ... these are extremely inhumane conditions.”

      Police clashed with residents from a refugee camp on the Greek island of Samos on Saturday morning, an NGO has told Euronews.

      The refugees and asylum seekers were staging a protest march about living conditions in the camp but had their route blocked by police at around 7.30 am local time, a member of the NGO said.

      “There were no more than 60 to 70 people there, they were one-on-one with police,” they added.
      Police stand in front of refugees and asylum seekers from Samos camp

      Police fired warning shots and used tear gas and “beat up” some of those demonstrating, according to the NGO.

      One refugee sent an image to Euronews that showed his back with two marks across it (pictured in the main image of this article).

      “Things in Samos aren’t working well, that’s why we went on the march,” he said.

      “I saw police charge at the protesters,” Jerome Fourcade, an independent photo journalist based in Samos, told Euronews.

      Around 10 NGO workers were taken in by police at the scene of the clashes at 8.30am and held for a number of hours: “They said they were verifying our ID cards,” one said.

      Fourcade was also detained by police when he tried to photograph those demonstrating.

      Authorities asked to look at his photographs, but he refused arguing that he had not been arrested so they did not have the right.

      He was released around 10.30 am once all the residents had returned to the refugee camp.
      Police stand in front of refugees and asylum seekers from Samos camp

      Overcrowding is a serious issue in the Samos camp, which is designed to host a maximum of around 650 people, while there are roughly 4,000 people living there and in the “jungle” surrounding it.

      READ MORE: Refugees on Samos live in “a huge camp of lost souls”

      Most people have no direct access to sanitation and live in flimsy tents or shelters they built themselves, the NGO worker said.

      “They are surrounded by pests — barely a day goes by when I’m not sent a photo of someone who has found a snake in their tent or been bitten by a scorpion or a rat,” they added.

      “The camp is overflowing with garbage, it’s 26 degrees today, so it’s festering ... these are extremely inhumane conditions.”
      Valerie Gauriat
      Inside Samos refugee campValerie Gauriat
      Valerie Gauriat
      Inside Samos refugee campValerie Gauriat

      This is not the first time the inhabitants of the camp have demonstrated, with three peaceful protests taking place in January along with another that turned violent, although “nothing as bad as this,” according to the NGO.

      Saturday marked the first time police used tear gas on the asylum seekers and refugees, it said.

      A police spokesman for the North Aegean islands told Euronews that a group of 100 migrants attempted to march into the city to protest about living conditions in and around the camp.

      “They were stopped by the police and there was some tension,” he added. The spokesperson is based in Lesbos and said he did not know anything about the use of tear gas or the police detentions.

      The clashes came a day before Greeks were set to vote in both the European Parliamentary elections and the first round of the municipal elections, when mayors and regional governors are appointed.

      https://www.euronews.com/2019/05/25/exclusive-violence-breaks-out-between-residents-of-refugee-camp-and-police

    • MSF: 3 migrant children attempted suicide, 17 had injured themselves

      Children are the real victims of the Migration policy, many of them are not in position to comply with the harsh realities. According to a press release by Doctors Without Borders / Médecins Sans Frontières (MSF), Greece, in the summer months of July and August, three children attempted suicide and 17 had injured themselves. Ten of a total of 73 children referred to MSF were under the age of six, the youngest being just two.

      Vulnerable people trapped in islands pay for inhumane policies of EU-Turkey Agreement. About 24,000 men, women and children seeking protection in Europe are trapped in tragic living conditions on Greek islands, while Greek and Greek European authorities have deliberately abandoned them, the MSF said in the press release:

      The devastating crisis that affects the health of thousands of vulnerable people is the result of a problematic reception system, lack of protection mechanisms and inadequate service provision. This shows that the European Union’s policy of restricting and deterring migration management has failed.

      For over four years, Doctors Without Borders has been working in several Greek islands, but today humanitarian and medical intervention is largely a matter for voluntary organizations that replace state responsibilities. Today, Doctors Without Borders has once again been forced to scale up its activities: hundreds of medical sessions are held daily in Lesvos, Samos and Chios, while in coordination with other voluntary and non-governmental organizations Doctors Without Borders is increasing for the immigrant population and distribute basic essentials on a regular basis.

      “The situation in the Greek islands is not new. The overcrowding in refugee camps is a crisis caused by European policies and has had a huge negative impact on men, women and children for years, ”says Vassilis Stravaridis, Director General of Médecins Sans Frontières. “More than 3 years have passed since the EU-Turkey Agreement and should we consider that the Greek and European authorities are using this embarrassing failure to host refugees as a means of deterring new arrivals to Europe?”

      As arrivals from the sea have reached their highest point since 2016, Doctors Without Borders pediatric mental health teams in Lesbos have seen child referrals double in July compared to previous months. In July and August, 73 children were referred to our teams: three had attempted suicide and 17 had committed suicide. Ten of the 73 children were under the age of six, the youngest being just two.

      “More and more of these kids stop playing, see nightmares, are afraid to get out of their tent and start retiring from life,” says Kathryn Bruback, a mental health officer in Lesvos. “Some of them just stop talking. With overcrowding, violence and lack of security in the camp increasing, the situation for children is getting worse day by day. In order to prevent permanent damage, these children must leave the Moria camp immediately. “

      At the Doctors Without Borders pediatric clinic we have nearly 100 children with complex or chronic health problems, including young children with severe heart disease, diabetes, epilepsy and war injuries. They are all waiting to move to the mainland to access the specialized care they need.

      In the camp in Vathi, Samos, the situation is unbearable, according to Doctors Without Borders, where 5,000 people crowd into a place designed for 650. Most live in the “jungle”, an area outside the camp. The lack of protection and basic services raises the risk of people being subjected to new psychological trauma, with reports of incidents of harassment, sexual assault and other forms of violence increasing.

      The Greek government recently transferred nearly 1,500 vulnerable people from Lesvos. However, Doctors Without Borders believes that moving people to scenes in the mainland is not a safe or effective solution to the chronic overcrowding and its effects on human health. At least 2,500 people who are officially identified as vulnerable remain in Lesvos despite being entitled to move to a safe place for specialized care. This number does not include thousands of possibly others who have not yet been identified as vulnerable.

      Doctors Without Borders appeals to the Greek Government, the European Union and the Member States to assume their responsibilities and put an end to this unacceptable and devastating crisis, and in particular demand:

      Immediately remove children and vulnerable people from the islands and transport them to safe and appropriate accommodation in mainland Greece and / or other European countries.
      Immediately increase the number of medical staff in reception centers so that people can receive physical and mental health care.

      https://www.keeptalkinggreece.com/2019/09/13/msf-migrants-children-suicides

  • Grèce anatomie
    Archipel d’attente
    par Léna Coulon, illustré par Juliette Barbanègre
    paru dans CQFD n°153 (avril 2017)
    http://cqfd-journal.org/Archipel-d-attente

    Au large des côtes turques, un drapeau grec détrempé surplombe l’amas de blocs en préfabriqués et de tentes battues par la pluie enserrés dans le hotspot de Samos, l’un de ces centres de tri de migrants à ciel ouvert construits à la hâte sur les îles égéennes. Il est, avec ceux de Lesbos et de Chios, le symbole implacable des politiques migratoires de l’Union européenne (UE), soucieuse de contenir, ficher et enfermer celles et ceux ayant eu l’audace de franchir la mer meurtrière pour rejoindre ses terres défendues. Toutes et tous y sont convoyés dès leur réception, après une traversée incertaine et glaçante sur une embarcation constamment prête à chavirer : « Dans le bateau, il faut garder la même position, sans bouger, pendant des heures, se souvient Jonathan, exilé burundais maintenu sur l’île pendant plus de dix mois. Au moindre mouvement, on sent le bateau sur le point de se renverser. Pour nous, ça allait encore – ça n’a pris que cinq heures. Mais pour d’autres, ça a duré toute la nuit... » L’accueil qui leur est fait à l’arrivée annonce la manière dont ils seront traités pour les semaines, voire les mois, à venir : femmes, hommes, enfants et bébés sont immédiatement enfermés dans l’« espace d’identification », zone de confinement à l’intérieur du camp. Ils doivent y prendre leur mal en patience, souvent plus de 10 heures, le temps que policiers, agents du gouvernement grec et de l’UE procèdent à un interrogatoire et à un fichage en règle. « Les flics les bousculent, les poussent comme des chiens, voire les frappent s’ils insistent trop pour recevoir à manger ou à boire, raconte Ion, bénévole depuis près de cinq mois à Samos. Il faut toujours négocier pour pouvoir leur fournir quelques vêtements secs et de l’eau. »

  • HCR | Témoignage de Syriens arrivés à #Samos

    La plupart des gens savent que l’île de Samos est une retraite de vacances idyllique en #Grèce. Mais pour Ali, l’île est devenue une prison, comme le montre la #vidéo #témoignage du HCR.


    http://www.asile.ch/vivre-ensemble/2015/03/30/hcr-temoignage-de-syriens-arrives-a-samos
    #Syrie #asile #migration #réfugiés