city:stockholm

  • The Girl in the Spider’s Web (2018) [WEBRip] [720p] [YTS.AM]
    https://yts.am/movie/the-girl-in-the-spiders-web-2018#720p

    IMDB Rating: 6.1/10Genre: Action / Crime / Drama / ThrillerSize: 996.88 MBRuntime: 1hr 57 minIn Stockholm, Sweden, vigilante hacker Lisbeth Salander is hired by computer programmer Frans Balder to retrieve Firefall, a program capable of accessing the world’s nuclear codes that he developed for the National Security Agency, as Balder believes it is too dangerous to exist. Lisbeth successfully retrieves Firefall from the NSA’s servers, attracting the attention of agent Edwin Needham, but is unable to unlock it, and the program is later stolen from her by mercenaries led by Jan Holtser, who also attempt to kill Lisbeth. When she doesn’t attend their scheduled rendezvous, Balder mistakenly believes Lisbeth decided to keep Firefall for herself and contacts Gabrielle Grane, the deputy (...)

    https://yts.am/torrent/download/4F1DA018803B65F61ED76612AF9AD00D4373A771


  • #Art, #vérité et #politique, par #Harold_Pinter
    https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2005/12/08/art-verite-et-politique-par-harold-pinter_718764_3382.html

    Discours lu par Harold Pinter à Stockholm, mercredi 7 décembre 2005, au nom du Prix Nobel de #littérature 2005

    L’invasion directe d’un état souverain n’a jamais été, de fait, la méthode privilégiée de l’Amérique. Dans l’ensemble, elle préférait ce qu’elle a qualifié de « conflit de faible intensité ». « Conflit de faible intensité », cela veut dire que des milliers de gens meurent, mais plus lentement que si vous lâchiez une bombe sur eux d’un seul coup. Cela veut dire que vous contaminez le cœur du pays, que vous y implantez une tumeur maligne et que vous observez s’étendre la gangrène. Une fois que le peuple a été soumis - ou battu à mort - ça revient au même - et que vos amis, les militaires et les grandes sociétés commerciales, sont confortablement installés au pouvoir, vous allez devant les caméras et vous déclarez que la #démocratie l’a emporté.

    #Etats-unis

    • Les États-Unis ont soutenu, et dans bien des cas engendré, toutes les #dictatures militaires droitières apparues dans le monde à l’issue de la seconde guerre mondiale. Je veux parler de l’Indonésie, de la Grèce, de l’Uruguay, du Brésil, du Paraguay, d’Haïti, de la Turquie, des Philippines, du Guatemala, du Salvador, et, bien sûr, du Chili. L’#horreur que les États-Unis ont infligée au Chili en 1973 ne pourra jamais être expiée et ne pourra jamais être oubliée.

      Des centaines de milliers de morts ont eu lieu dans tous ces pays. Ont-elles eu lieu ? Et sont-elles dans tous les cas imputables à la politique étrangère des États-Unis ? La réponse est oui, elles ont eu lieu et elles sont imputables à la politique étrangère américaine. Mais vous n’en savez rien.

      Ça ne s’est jamais passé. Rien ne s est jamais passé. Même pendant que cela se passait, ça ne se passait pas. Ça n’avait aucune importance. Ça n’avait aucun intérêt. Les #crimes commis par les États-Unis ont été systématiques, constants, violents, impitoyables, mais très peu de gens en ont réellement parlé.

      Rendons cette justice à l’Amérique : elle s’est livrée, partout dans le monde, à une #manipulation tout à fait clinique du #pouvoir tout en se faisant passer pour une force qui agissait dans l’intérêt du #bien universel. Un cas d’#hypnose génial, pour ne pas dire spirituel, et terriblement efficace.


  • Top 100 de l’industrie d’armement mondiale
    http://obsarm.org/spip.php?article315

    (Stockholm, 10 décembre 2018) – Les ventes d’armes et de services à caractère militaire – le Top 100 du SIPRI – s’élèvent à 398,2 milliards de dollars en 2017, selon les nouvelles données sur l’industrie d’armement mondiale rendues publiques ce jour par le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI). En 2017, le total du Top 100 du SIPRI est supérieur de 2,5 % à celui de 2016 et représente une augmentation de 44 % depuis 2002 (première année où des données pouvant être comparées ont été (...)

    Actualités

    / #Industrie_d'armement

    http://obsarm.org/IMG/pdf/2018_sipri_top_100_press_release_fre.pdf


  • POURPARLERS INTERYEMENITES : UNE "OCCASION CRUCIALE POUR PARVENIR A LA PAIX" (Le Monde Arabe-2018-12-07)

    "Les délégations houthistes et yéménites se retrouvent à Stockholm, en Suède, pour tenter de mettre un terme à la guerre.

    Cela faisait plus de deux ans que les parties ne s’étaient pas rencontrées. Autour d’une table et pour parler de la paix, du moins. Hier, Martin Griffiths, l’envoyé spécial des Nations unies (ONU) pour le Yémen, a souligné l’ « étape importante » que constituait « la reprise aujourd’hui d’un processus politique, après deux ans et demi sans convocation d’un processus politique formel, entre les deux délégations ». D’après le diplomate, qui a tout fait pour convaincre les rebelles Houthis et le gouvernement yéménite de la nécessité d’une entrevue, après les échecs de 2016 et, plus récemment, de septembre 2018, la rencontre de Stockholm (Suède) prouve que les deux parties sont prêtes à se réunir « au nom d’une solution politique pacifique au conflit ».

    « Solution politique »

    Celles-ci ont réclamé, ces dernières semaines, une désescalade de la violence, cristallisée autour de la ville d’Hodeïda (ouest), aux mains des Houthis mais assiégée depuis plusieurs mois par la coalition arabe qui épaule l’armée du président yéménite, Abd Rabo Mansour Hadi, en exil à Riyad. Après une période de cessez-le-feu d’une dizaine de jours, les combats ont repris, fin novembre, alors même que Martin Griffiths se trouvait sur place pour s’entretenir avec les belligérants. Qui, selon l’ONU, doivent absolument s’entendre sur une cessation durable des hostilités, 70 % des importations du Yémen (alimentation, humanitaire, santé…) transitant par le port d’Hodeïda, alors que le pays affronte « la pire crise humanitaire du monde ».

    Samedi dernier, Mark Lowcock, le responsable onusien des affaires humanitaires, a d’ailleurs alerté sur la détérioration alarmante de la situation au Yémen, où plus de 80 % de la population a besoin d’une aide humanitaire (soit près de 24 millions de personnes). Le pays, qui « n’a jamais été aussi proche de la famine » selon lui, est également celui « qui aura le plus gros problème en 2019 », entre l’insécurité, le conflit, la pauvreté mais également la mauvaise adaptation aux changements climatiques. Un « fardeau » que le « peuple yéménite porte depuis bien trop longtemps », a estimé hier Margot Wallström, la ministre suédoise des Affaires étrangères, qui s’attend à « des jours importants ».

    Martin Griffiths, de son côté, a estimé que « la barre est élevée » pour réussir les pourparlers de Stockholm. Tout en rappelant l’ « occasion cruciale » qu’ont les parties réunies en Suède de donner une impulsion au processus de paix et d’avancer vers un accord global. En commençant donc par l’arrêt des combats. « Une telle réduction de la violence et la retenue sur le champ de bataille ont un impact significatif sur la vie des Yéménites, et envoient également le message à la population que nous sommes ici avec la ferme intention de recherche une solution politique », a effectivement indiqué l’envoyé spécial de l’ONU. Qui s’est d’ores et déjà réjoui que les parties s’entendent sur un échange de plusieurs milliers de prisonniers ; un acte « d’une importance capitale pour des milliers de familles » selon lui.

    Appel de fonds

    La question économique devrait également être abordée à Stockholm, alors que tous les voyants nationaux sont au rouge – ou presque. La chute vertigineuse du riyal – qui s’échangeait avant la guerre à 220 riyals pour 1 dollar, aujourd’hui à 725 riyals pour 1 dollar – a fait grimper en flèche le prix des denrées de première nécessité. Au premier rang desquelles la nourriture, déclenchant ainsi une crise alimentaire, alors que « 240 000 personnes vivent dans des conditions catastrophiques, similaires à une famine », a indiqué l’ONG Care, se basant sur le dernier rapport de la plateforme humanitaire IPC (Integrated Phase Classification) publié hier.
    Alors qu’en septembre dernier, l’ONG Save the Children avait déjà fait le lien entre guerre et famine au Yémen, « ce rapport doit être un électrochoc pour le monde entier, estime Johan Mooij, le directeur de Care au Yémen. La flambée des prix des denrées alimentaires et l’insécurité sont telles que de nombreuses familles passent souvent plusieurs jours sans manger. Dans certaines régions, les gens achètent une cuillère d’huile à la fois car ils n’ont pas les moyens d’acheter plus ». En trois mois, révèle Care, les prix de l’huile ont effectivement augmenté de 215 %, quand celui d’un kilo de riz équivaut à 65 % du revenu quotidien d’une personne. Des rapports, absurdes mais alarmants, qui ont poussé les Nations unies à annoncer le plus grand appel de fonds jamais lancé : 4 milliards de dollars pour venir en aide à la population yéménite.
    Cette dernière pourra-t-elle compter sur une entente entre Houthis et gouvernement yéménite, pour mettre fin, dans un premier temps, à la violence ? Selon Samah Mohamed, historienne et spécialiste du Yémen, « il ne fait aucun doute que la paix au Yémen est étroitement liée aux intérêts des pays régionaux et internationaux » – l’Iran, bête noire des Saoudiens, aidant de loin les rebelles Houthis. Toutefois, pour l’heure, seuls les acteurs locaux sont invités à participer aux pourparlers de l’ONU ». D’autres, comme les groupes terroristes Al-Qaïda dans la péninsule Arabique (AQPA) et l’organisation Etat islamique (EI), ne sont évidemment pas représentés. Et pourraient poser problème au processus de paix, certains groupes salafistes s’opposant aux Houthis (chiites)."


  • Deux millions d’enfants sont déscolarisés au Yémen, selon l’UNICEF, dont 500000 depuis l’entrée en guerre de la coalition saoudienne.
    Plusieurs dizaines de milliers de morts, 14 millions de personnes en situation de « pré-famine », un Etat en déréliction totale, une inflation insoutenable (41,8 %), unecroissance inexistante (-10 %)… Et une éducation nationale qui ne cesse de s’étioler. Depuis que le conflit yéménite s’est internationalisé, en mars 2015, 500000 enfants ont été contraints de quitter les bancs de l’école, vient d’alerter Meritxell Relaño, la représentante de l’UNICEF au Yémen. Ce qui porte le
    nombre d’enfants déscolarisés à plus de 2 millions sur l’ensemble du pays. Des chiffres qui indiquent, certes, que les Yéménites n’ont pas eu besoin qu’une guerre éclate pour voir leur système scolaire se casser la figure. Mais qui doivent tout de même inquiéter au plus haut point. Si les combats entre la coalition saoudienne – qui épaule l’armée du président yéménite, Abd Rabo Mansour Hadi – et les rebelles Houthis devaient durer encore des mois, combien de dizaines, voire de centaines de milliers d’enfants innocents supplémentaires seraient éloignés des écoles ?
    C’est notamment à Hodeïda, dans l’ouest du pays, que la situation est la plus alarmante. La ville portuaire, aux mains des combattants chiite mais assiégée depuis plusieurs mois par la coalition, a connu la semaine dernière un nouveau regain de violence, alors que Martin Griffiths, l’envoyé spécial des Nations unies (ONU) au Yémen, avait réussi à imposer une trêve de quelques jours. Le week-end dernier, les Saoudiens ont conduit quelque 35 raids aériens sur la zone, selon un porte-parole des Houthis, causant la mort d’une trentaine de personnes, combattants progouvernementaux comme rebelles. Dans ces conditions, impossible d’assurer l’acheminement des enfants à l’école – les convois de toute sorte étant régulièrement pris pour cible. Résultat : « Plus de 60 000 garçons et filles ne sont pas scolarisés à cause des combats dans et autour de la ville portuaire de Hodeïda, s’inquiète Meritxell Relaño. Seul un élève sur trois est en mesure de poursuivre ses études et moins d’un quart des enseignants est présents à l’école. »

    Pourparlers de paix.
    Tandis que la violence soutenue, dans la région, a contraint plus du tiers des écoles à fermer, dont 15 situées en première ligne et d’autres gravement endommagées ou utilisées comme abris pour des familles déplacées, la plupart du personnel éducatif
    n’a pas touché de salaire depuis plus de deux ans, selon l’UNICEF. Et si « beaucoup d’enseignants ont été obligés de fuir les violences ou de trouver d’autres moyens de joindre les deux bouts », ajoute Mme Relaño, d’autres continuent coûte que coûte d’aller à l’école pour éduquer les jeunes Yéménites. « Leur engagement en faveur de l’apprentissage des enfants à apprendre n’est rien d’autre qu’héroïque », a d’ailleurs souligné la représentante de l’UNICEF au Yémen. Afin de les aider – matériellement mais également moralement -, l’agence onusienne élabore en ce moment un programme visant à leur payer de petites sommes en espèces tous les mois. Le temps que la crise salariale passe. Ce qui n’est toutefois pas près d’arriver. Tous les fonctionnaires étant ainsi délaissés par l’Etat.
    D’où l’importance, selon Meritxell Relaño, que « les autorités yéménites travaillent de concert pour trouver une solution au paiement des salaires. » Et, surtout, pour que « la guerre sur les enfants au Yémen »cesse. Fin octobre dernier, Geert Cappelaere, le directeur de l’UNICEF pour le Moyen-Orient, avait déclaré que le
    pays de la péninsule Arabique, où 30 000 enfants meurent chaque année de malnutrition, selon lui, « est un enfer sur terre pour 50 % à 60 % des enfants. Un enfer pour chaque garçon et chaque fille. » Un enfer que seuls l’arrêt définitif des combats et l’érection d’une solution politique peuvent faire disparaître. La semaine dernière, alors que plusieurs tentatives de pourparlers entre coalition saoudienne et Houthis ont déjà échoué, l’ONU a annoncé que les deux parties semblaient d’accord pour s’assoir autour d’une même table et discuter de la paix. Ce qu’a confirmé l’ambassadeur britannique au Yémen, Michael Aron, après qu’il s’est entretenu avec les Saoudiens et les Houthis. Qui devraient donc, sauf revirement de
    dernière minute – du déjà vu… -, se retrouver cette semaine à Stockholm, en Suède.

    Le Monde Arabe (éditorial 2018-12-03)



  • En #Suède, la hausse des #frais_d'université a fait fuir les #étudiants_étrangers

    Austérité budgétaire oblige, les études supérieures ne sont plus gratuites en Suède pour les étudiants étrangers, ce qui a fait chuter de façon spectaculaire leur nombre, au grand dam des employeurs et des universités, aux bancs parfois dégarnis.

    La chute est spectaculaire : la Suède ne compte plus qu’à peine 1.600 étudiants non européens, soit 80% de moins que les 7.600 qu’elle comptait avant l’introduction des frais de scolarité en 2011, d’après la Direction de l’enseignement supérieur.

    Cette réforme touche les étudiants dont le pays n’est pas dans l’Espace économique européen et n’a pas de programmes d’échanges avec la Suède.

    Principaux concernés : les étudiants asiatiques et africains, qui expliquent pour deux tiers la baisse du nombre d’étudiants en Suède depuis 2011.

    Ainsi Zhao Shuqi a vu ses frais d’études augmenter drastiquement, deux ans après avoir quitté la Chine. Son master d’ingénierie électrique à Stockholm lui coûte désormais 290.000 couronnes (près de 33.000 euros) pour deux ans, qu’elle finance grâce à ses parents et à des petits boulots.

    C’est l’équivalent de 10 ans de salaires en Chine. « C’est un peu cher, mais ça en vaut la peine », dit-elle à l’AFP.

    – Miser sur la qualité -

    Jusqu’en 2011, la Suède figurait parmi les rares pays à exempter de frais de scolarité tous ses étudiants sans exception. Elle attirait ainsi des jeunes des quatre coins du globe.

    Mais cela avait un coût pour les contribuables. La Suède doit attirer les étudiants parce qu’elle offre « un niveau élevé d’enseignement, pas parce que l’accès à l’université est gratuit », explique à l’AFP l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Tobias Krantz, aujourd’hui directeur du département Éducation, recherche et politique d’innovation de la Confédération des entreprises suédoises.

    Les études payantes sont la norme dans le monde, et les étudiants suédois qui quittent leur pays sont bien placés pour le savoir, souligne un professeur d’économie de l’Institut Royal de Technologie (KTH), Eskil Wadensjö.

    https://www.lepoint.fr/societe/en-suede-la-hausse-des-frais-d-universite-a-fait-fuir-les-etudiants-etranger
    #taxes_universitaires #université #études_supérieures

    v. la métaliste sur le sujet ici :
    https://seenthis.net/messages/739889



  • Oh, il y a un nouvel épisode des Passagers du vent de François Bourgeon ! C’est titré « Le Sang des Cerises » (#jeu_de_mot_maître_cappello), et ça se passe à Paris juste après la Commune.
    https://www.bdgest.com/preview-2540-BD-passagers-du-vent-les-le-sang-des-cerises-livre-1.html

    Je vais pas te dire que c’est l’épisode le plus haletant de la série, vu qu’il n’y a pas de bateaux, et que c’est un peu trop de name-dropping à mon goût. Mais c’est tout de même émouvant et pas déplaisant, et puis le fait que le gars poursuivre son épopée sur bientôt 40 ans, c’est impressionnant.

    Alors sans aucune originalité de ma part : les Passagers du Vent, c’est la grande BD qui a accompagné mon adolescence. L’entrée dans l’âge adulte, parce qu’au fur et à mesure des relectures je comprenais de nouveaux thèmes (je n’ai jamais oublié qu’un jour je me suis rendu compte que, en une ellipse de deux cases, Isa avait été violée et que je ne l’avais pas compris jusque là – d’accord c’est assez évident, mais justement jeune ado je n’avais pas pigé aux premières lectures), au-delà de l’aventure et ses rebondissements, de la violence âcre de la vie sur le bateau, ses personnages féminins forts, et dans les épisodes suivants l’esclavage.

    Je me souviens aussi que, quand j’ai visité le Vasa à Stockholm dans les années 90, évidemment que ce sont les images de Bourgeon qui m’ont servi de support pour comprendre ce que je voyais.

    Bon, tu vas me dire que c’est de la #bd_à_papa, mais ça fait partie des choses qui me laissent des images avec lesquelles je vis 30 ans après.

    • Mon histoire avec cette série. Quand j’étais jeune, ça me faisait suer cette histoire où tout le monde te dit que c’est génial. J’étais snob, je voulais pas lire ce que tout le monde dit que c’est génial.
      Et un jour, 15 ans après, genre 2005, je me décide à lire un des épisodes, au pif. Pour te situer, j’avais déjà plusieurs centaines de BD dans mes bibliothèques. Et je suis tombé dedans. Attends. Je me trompe peut-être. En fait, il se peut que je sois tombé dans la saga des Olsimar (Cyann) auparavant, et que ça ait aiguisé ma curiosité, jusqu’à relire le seul tome des Passagers que je possédais déjà sans jamais l’avoir lu sérieusement.... Bref, je me suis retrouvé obligé de découvrir Bourgeon jusqu’au bout (on oublie souvent de parler des compagnons du Crépuscule). Et comme toi, je relis régulièrement Les Passagers du vent en y découvrant à chaque fois de nouvelles choses... et surtout, cette émotion au fil des pages, des histoires...

      Et donc, tu me dis qu’il y a un nouvel album... C’est ma compagne qui va encore me faire la gueule... Je dois me faire violence pour donner des BD au fur et à mesure que j’en rajoute... mais de plus en plus, le choix devient difficile...

      Note que ça m’a fait le même effet avec Gibrat. Peu d’adhésion par principe... puis le dessin, les histoires... J’ai encore quelques tomes à compléter de ses différentes séries.

    • Pour avoir été un grand lecteur de Bourgeon, et de (à suivre...), et même si je relis régulièrement les Passagers du vent (c’est une bonne lecture en période d’hiver personnel), Je garde une préférence pour Les compagnons du crépuscule, le rapport à la légende entretenu tout le long de l’histoire, la folie furieuse du héro, la fragilité des situations et des vies... (Ce qui ne m’empêchera pas de me précipiter pour acquérir et lire la dernière mouture des passagers du vent !).

      @biggrizzly Alors par contre, la saga de Cyann... Comment dire... Je me contenterai de te dire comment j’avais sous-titré la série dès la parution de ses premiers tomes (et je ne me suis jamais dédit) : partouze dans l’espace. Franchement pour ce qui est du scénario et de l’épaisseur des personnages on est très loin des Passagers du vent ou des compagnons du crépuscule, non ?

    • Cyann, oui, c’est très « Fleuve noir » comme scénario. Mais c’est tellement beau. Et c’est pas non plus pornographique. Et il y a tout de même un point de vue intéressant.

      Pas possible de faire un film, série pas assez « apolitique » comme ils disent à la télé quand ils veulent faire les rebelles... Peut être une série télévisée à la « Angélique Marquise des Anges »... Quoique Besson a bien réussi à extraire toute dimension politique de Valérian & Laureline... alors... qui sait...

    • @biggrizzly Non non, j’ai pas dit que c’était pornographique. Juste trop centré sur les histoires de cul de la donzelle.

      @arno Je crois aussi que Besson en serait capable. Ce type n’a absolument aucun scrupule, et il est capable de passer à l’eau de javel et rendre transparent absolument n’importe quoi. D’ailleurs s’il nous lit il va s’y mettre, et Bourgeon va nous envoyer un tueur.


  • Migration: the riddle of Europe’s shadow population
    Lennys — not her real name — is part of a shadow population living in Europe that predates the arrival of several million people on the continent in the past few years, amid war and chaos in regions of the Middle East and Africa. That influx, which has fuelled Eurosceptic nativism, has if anything complicated the fate of Lennys and other irregular migrants.

    Now she is using a service set up by the Barcelona local administration to help naturalise irregular migrants and bring them in from the margins of society. She is baffled by the anti-immigrant rhetoric of politicians who suggest people like her prefer living in the legal twilight, without access to many services — or official protection.❞

    The fate of Lennys and other irregulars is likely to take an ever more central role in Europe’s deepening disputes on migration. They are a diverse group: many arrived legally, as Lennys did, on holiday, work or family visas that have since expired or become invalid because of changes in personal circumstances. Others came clandestinely and have never had any legal right to stay.

    The most scrutinised, and frequently demonised, cohort consists of asylum seekers whose claims have failed. Their numbers are growing as the cases from the surge in migrant arrivals in the EU in 2015 and 2016 — when more than 2.5m people applied for asylum in the bloc — work their way through the process of decisions and appeals. Almost half of first instance claims failed between 2015 and 2017, but many of those who are rejected cannot be returned to their home countries easily — or even at all.

    The question of what to do about rejected asylum applicants and the rest of Europe’s shadow population is one that many governments avoid. Bouts of hostile rhetoric and unrealistic targets — such as the Italian government’s pledge this year to expel half a million irregular migrants — mask a structural failure to deal with the practicalities.

    Many governments have sought to deny irregular migrants services and expel them — policies that can create their own steep human costs. But authorities in a growing number of cities from Barcelona to Brussels have concluded that the combination of hostile attitudes and bureaucratic neglect is destructive.

    These cities are at the frontline of dealing with irregular status residents from Africa, the Middle East and elsewhere. Local authorities have, to varying degrees, brought these populations into the system by offering them services such as healthcare, language courses and even legal help.

    The argument is part humanitarian but also pragmatic. It could help prevent public health threats, crime, exploitative employment practices — and the kind of ghettoisation that can tear communities apart.

    “If we provide ways for people to find their path in our city . . . afterwards probably they will get regularisation and will get their papers correct,” says Ramon Sanahuja, director of immigration at the city council in Barcelona. “It’s better for everybody.”

    The size of Europe’s shadow population is unknown — but generally reckoned by experts to be significant and growing. The most comprehensive effort to measure it was through an EU funded project called Clandestino, which estimated the number of irregular migrants at between 1.9m and 3.8m in 2008 — a figure notable for both its wide margin of error and the lack of updates to it since, despite the influx after 2015.

    A more contemporaneous, though also imprecise, metric comes from comparing the numbers of people ordered to leave the EU each year with the numbers who actually went. Between 2008 and 2017, more than 5m non-EU citizens were instructed to leave the bloc. About 2m returned to countries outside it, according to official data.

    While the two sets of numbers do not map exactly — people don’t necessarily leave in the same year they are ordered to do so — the figures do suggest several million people may have joined Europe’s shadow population in the past decade or so. The cohort is likely to swell further as a glut of final appeals from asylum cases lodged since 2015 comes through.

    “The volume of people who are in limbo in the EU will only grow, so it’s really problematic,” says Hanne Beirens, associate director at Migration Policy Institute Europe, a think-tank. “While the rhetoric at a national level will be ‘These people cannot stay’, at a local community level these people need to survive.”

    Barcelona: cities seek practical solutions to ease migrant lives

    Barcelona’s pragmatic approach to irregular migration echoes its history as a hub for trade and movement of people across the Mediterranean Sea.

    It is one of 11 cities from 10 European countries involved in a two-year project on the best ways to provide services to irregular status migrants. Other participants in the initiative — set up last year by Oxford university’s Centre on Migration, Policy, and Society — include Athens, Frankfurt, Ghent, Gothenburg, Lisbon, Oslo, Stockholm and Utrecht.

    A report for the group, published last year, highlights the restrictions faced by undocumented migrants in accessing services across the EU. They were able to receive only emergency healthcare in six countries, while in a further 12 they were generally excluded from primary and secondary care services.

    Some cities have made special efforts to offer help in ways that they argue also benefit the community, the report said. Rotterdam asked midwives, doctors, and schools to refer children for vaccinations, in case their parents were afraid to reveal their immigration status.

    The impact of some of these policies has still to be demonstrated. Ramon Sanahuja, director of immigration at the city council in Barcelona, says authorities there had an “intuition” their approach brought benefits, but he admits they need to do a cost-benefit analysis. As to the potential for the scheme to be exploited by anti-immigrant groups, he says Europe needs “brave politicians who explain how the world works and that the system is complicated”.

    “A lot of people in Barcelona are part of the system — they have [for example] a cleaning lady from Honduras who they pay €10 per hour under the counter,” he says. “Someone has to explain this, that everything is related.” Michael Peel

    https://www.ft.com/content/58f2f7f8-c7c1-11e8-ba8f-ee390057b8c9?segmentid=acee4131-99c2-09d3-a635-873e61754
    #naturalisation #villes-refuge #ville-refuge #citoyenneté #sans-papiers #migrerrance #régularisation #statistiques #chiffres #Europe #Etat-nation #limbe #pragmatisme #Barcelone

    cc @isskein

    –----

    Au niveau de la #terminologie (#mots, #vocabulaire), pour @sinehebdo:

    Belgian policy towards irregular migrants and undocumented workers has stiffened under the current government, which includes the hardline Flemish nationalist NVA party. It has prioritised the expulsion of “transmigrants”— the term used for people that have travelled to Europe, often via north Africa and the Mediterranean and that are seeking to move on from Belgium to other countries, notably the UK. Several hundred live rough in and around Brussels’ Gare du Nord.

    –-> #transmigrants


  • The Unlikely Politics of a Digital Contraceptive | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/tech/annals-of-technology/the-unlikely-politics-of-a-digital-contraceptive

    In August, the F.D.A. announced that it had allowed a new form of contraception on the market: a mobile app called Natural Cycles. The app, which was designed by a Swedish particle physicist, asks its users to record their temperature with a Natural Cycles-branded thermometer each morning, and to log when they have their periods. Using a proprietary algorithm, the app informs its users which days they are infertile (green days—as in, go ahead, have fun) and which they are fertile (red days—proceed with caution), so that they can either abstain or use a backup method of birth control. In clearing the app as a medical device, the F.D.A. inaugurated “software application for contraception” as a new category of birth control under which similar products can now apply to be classified. The F.D.A.’s press release quotes Terri Cornelison, a doctor in its Center for Devices and Radiological Health, who said, “Consumers are increasingly using digital health technologies to inform their everyday health decisions and this new app can provide an effective method of contraception if it’s used carefully and correctly.”

    On touche vraiment au grand Ogin’importe quoi.

    In January, a single hospital in Stockholm alerted authorities that thirty-seven women who had sought abortions in a four-month period had all become pregnant while using Natural Cycles as their primary form of contraception. The Swedish Medical Products Agency agreed to investigate. Three weeks ago, that agency concluded that the number of unwanted pregnancies was consistent with the “typical use” failure rate of the app, which they found to be 6.9 per cent. During the six-month investigation, six hundred and seventy-six additional Natural Cycle users in Sweden reported unintended pregnancies, a number that only includes the unwanted pregnancies disclosed directly to the company.

    Berglund’s story—a perfect combination of technology, ease, and self-discovery, peppered with the frisson of good fortune and reliance on what’s natural—has helped convince more than nine hundred thousand people worldwide to register an account with Natural Cycles. But the idea of determining fertile days by tracking ovulation, known as a fertility-awareness-based method of birth control, is anything but new. Fertility awareness is also sometimes called natural family planning, in reference to the Catholic precept that prohibits direct interventions in procreation. The most familiar form of fertility awareness is known as the rhythm method. First designated in the nineteen-thirties, the rhythm or calendar method was based on research by two physicians, one Austrian and one Japanese. If a woman counted the number of days in her cycle, she could make a statistical estimate of when she was most likely to get pregnant. Those methods evolved over the years: in 1935, a German priest named Wilhelm Hillebrand observed that body temperature goes up during ovulation. He recommended that women take their temperature daily to determine their fertile period.

    Plenty of doctors remain unconvinced about Natural Cycles. “It’s as if we’re asking women to go back to the Middle Ages,” Aimee Eyvazzadeh, a fertility specialist in San Francisco, said. Technology, she warned, “is only as reliable as the human being behind it.” Forman, from Columbia, said that “one of the benefits of contraception was being able to dissociate intercourse from procreation.” By taking a pill or inserting a device into an arm or uterus, a woman could enjoy her sexuality without thinking constantly about what day of the month it was. With fertility awareness, Forman said, “it’s in the opposite direction. It’s tying it back together again. You’re having to change your life potentially based on your menstrual cycle. Whereas one of the nice benefits of contraception is that it liberated women from that.”

    #Médecine #Hubris_technologique #Contraception #Comportements


  • https://www.liberation.fr/futurs/2012/06/15/le-scenario-de-l-effondrement-l-emporte_826664

    Le sommet de la #Terre démarre mercredi à Rio. Vous qui avez connu la première conférence, celle de Stockholm, en 1972, que vous inspire cette rencontre, quarante ans plus tard ?
    Comme environnementaliste, je trouve stupide l’idée même que des dizaines de milliers de personnes sautent dans un avion pour rejoindre la capitale brésilienne, histoire de discuter de soutenabilité. C’est complètement fou. Dépenser l’argent que ça coûte à financer des politiques publiques en faveur de la biodiversité, de l’environnement, du climat serait plus efficace. Il faut que les gens comprennent que Rio + 20 ne produira aucun changement significatif dans les politiques gouvernementales, c’est même l’inverse.
    Regardez les grandes conférences onusiennes sur le climat, chaque délégation s’évertue à éviter un accord qui leur poserait plus de problèmes que rien du tout. La Chine veille à ce que personne n’impose de limites d’émissions de CO2, les Etats-Unis viennent discréditer l’idée même qu’il y a un changement climatique. Avant, les populations exerçaient une espèce de pression pour que des mesures significatives sortent de ces réunions. Depuis Copenhague, et l’échec cuisant de ce sommet, tout le monde a compris qu’il n’y a plus de pression. Chaque pays est d’accord pour signer en faveur de la paix, de la fraternité entre les peuples, du développement durable, mais ça ne veut rien dire. Les pays riches promettent toujours beaucoup d’argent et n’en versent jamais


  • Le #climat s’affole dans les #villes européennes | Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/climat-saffole-villes-europeennes/00086214

    « La maison urbaine brûle. » A Kiruna, une ville minière du nord de la Suède, les températures moyennes annuelles étaient au XXIe siècle (jusqu’au 31 décembre 2017) supérieures de 3 °C à la moyenne annuelle du XXe siècle. A Grenade, à Cordoue et à ­Malaga, trois villes d’Andalousie, les températures moyennes annuelles sont supérieures au XXIe siècle d’au moins 1,5 °C à celles du XXe siècle. A Bucarest, capitale de la Roumanie, cette hausse est de + 1,4 °C. En France, à Avignon, ville qui enregistre la plus forte hausse de l’Hexagone, elle est de + 1,2 °C.

    Dans plusieurs villes d’Europe, hébergeant plusieurs millions d’habitants, le seuil de 1,5 °C est donc d’ores et déjà franchi. C’est pourtant la limite que s’étaient fixés en décembre 2015 les 195 membres de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, lors de l’Accord de Paris. A savoir « limiter l’élévation des températures à 1,5 °C par rapport aux niveaux de l’ère préindustrielle », une période que l’on situe généralement entre 1850 et 1900. Certes, l’objectif de cet accord international est global et non local, ce qui signifie qu’il intègre notamment le niveau de réchauffement des océans et de toutes les régions du monde, dont les pôles Nord et Sud. Mais ces données exclusives permettent d’évaluer précisément les répercussions locales du réchauffement.

    De nombreuses villes en ­Europe ont déjà dépassé l’objectif de l’accord de Paris, signé en décembre 2015, de limiter le réchauffement global à deux degrés Twitter

    Sur le même sujet
    Entretien Jean Jouzel : « Face au changement climatique, la fenêtre de tir est très étroite »
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    Ces chiffres sont issus d’une grande enquête intitulée « Europe, un degré plus chaud » (Europe One Degree Warmer), menée par le consortium de médias European Data Journalism Network (­EDJNet), dont fait partie Alternatives Economiques et qui regroupe une vingtaine de médias européens. Ils ont été obtenus après l’analyse de plus de 100 millions de données fournies par le Centre européen de prévision météorologique à moyen terme (CEPMMT), une organisation intergouvernementale qui procède à la « réanalyse » des données météorologiques issues d’une multitude de sources, comme les stations météo, les ballons-sondes, les bouées et les satellites. C’est la première fois que des données de réanalyse sont rendues accessibles à une telle échelle.

    Ecart entre les températures moyennes enregistrées entre 2000 et 2017 et tout au long du XXe siècle dans différentes villes européennes, en °C

    Les flèches montrent l’intensité de l’augmentation des températures depuis le siècle dernier. Leur inclinaison varie selon l’intensité. Source : EDJnet

    Ecart entre les températures moyennes enregistrées entre 2000 et 2017 et tout au long du XXe siècle dans différentes villes françaises, en °C

    Les flèches montrent l’intensité de l’augmentation des températures depuis le siècle dernier. Leur inclinaison varie selon l’intensité. Source : EDJnet

    Ces informations permettent d’étudier les phénomènes climatiques sur des périodes supérieures à un siècle, en harmonisant les données de milliers de sources différentes, autorisant ainsi des comparaisons dans le temps et l’espace. Si les valeurs absolues diffèrent des données provenant directement des stations météo (essentiellement parce que les villes sont sujettes à l’effet « îlot de chaleur », en raison duquel les températures de l’intérieur des villes peuvent être supérieures de 10 °C à celles des campagnes alentour), les tendances générales restent les mêmes.
    Retrouvez le détail de l’évolution des températures entre le XXe et le XXIe siècle dans 558 villes européennes
    Ecart entre les températures moyennes enregistrées entre 2000 et 2017 et au XXe siècle, en °C

    En cliquant sur le nom des villes listées, vous pouvez accéder à un rapport détaillé propre à chacune de ces communes avec de nombreuses informations complémentaires.
    Source : EDJnet

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    En se penchant sur les données journalières, EDJNet a pu montrer que le nombre de jours chauds et froids avait également évolué au cours des 117 dernières années. A Split par exemple, deuxième ville de Croatie, le nombre de jours où la température moyenne atteint 27 °C a bondi de 6 par an au XXe siècle à 14 par an au XXIe siècle. Inversement, le nombre de jours froids a reculé dans la plupart des villes. A Riga, capitale de la Lettonie, le nombre de jours où la température moyenne était inférieure à -1 °C est ainsi tombé de 75 au siècle dernier à 57 au XXIe siècle.
    Zoom Une enquête data collaborative

    L’enquête « Europe, un degré plus chaud » est basée sur l’analyse de plus de 100 000 données météorologiques recueillies auprès du European Centre for Medium-Range Weather Forecasts (ECMWF). Ce centre international calcule des données météorologiques dites « re-traitées », basées sur une variété de sources telles que des stations et des ballons météorologiques, des bouées et des observations satellites.

    Cette méthode d’harmonisation permet d’observer des données sur de longues périodes et de faire des comparaisons entre différents lieux. Elle permet aussi de dégager une tendance, indépendamment de l’effet d’îlot de chaleur urbaine, qui peut se traduire par un différentiel de températures entre un centre-ville et sa périphérie.

    Le traitement des données et les réponses des collectivités ont ensuite été effectués de manière collaborative par les membres du European Data Jouralism Network (EDJNet) sous la coordination de l’agence de data journalisme Journalism++ Stocklholm.

    Cliquez ici pour en savoir plus.
    De lourds impacts

    Même limitée à 2 °C ou moins, l’élévation des températures peut être lourde de conséquences, observe Mojca Dolinar, responsable du département de climatologie à l’Agence slovène de l’environnement, un service de l’État. Une atmosphère plus chaude absorbe davantage d’eau avant de la libérer sous forme de pluie, explique-t-il. Résultat : les épisodes pluvieux sont plus espacés dans le temps et les sécheresses s’aggravent. Dans le même temps, les précipitations, du fait de la plus forte concentration d’eau dans l’atmosphère, ont tendance à être plus intenses, entraînant des inondations plus graves.

    La hausse des températures a des conséquences sur la mortalité, les infrastructures, la concentration des élèves… Twitter

    L’élévation des températures et les vagues de chaleur en particulier ont été responsables de plusieurs milliers de décès depuis 2000. La canicule de 2003 a provoqué plus de 70 000 décès supplémentaires en Europe de l’Ouest. Malgré la mise en œuvre de « plans canicule » dans plusieurs pays, une analyse du lien entre chaleur et mortalité dans 9 villes européennes a montré que, si la surmortalité a reculé à Paris, Rome et Athènes depuis 2003, la hausse des températures n’en continue pas moins d’entraîner une surmortalité, et pas uniquement dans les villes méridionales. Les villes nordiques sont ainsi plus exposées au stress thermique que celles habituées aux chaleurs régulières. A Madrid, par exemple, la mortalité augmente (par rapport aux jours non-chauds) quand la température journalière moyenne dépasse 21 °C, contre 19 °C à Stockholm.

    La surmortalité causée par la canicule de 2017 (baptisée « Lucifer »), qui a vu les températures franchir la barre des 40 °C dans les Balkans, en Italie et en Espagne, et par la canicule de 2018 en Europe du Nord, n’a pas encore été étudiée par les autorités sanitaires nationales et les universitaires.
    Moins bonnes performances scolaires

    Si les canicules sont les plus meurtrières, l’élévation des températures influe également sur la vie des Européens par d’autres biais. Les chercheurs ont ainsi montré que les élèves étaient moins performants, notamment en mathématiques, lorsque la température journalière moyenne dépassait 22 °C. Dans 415 des 539 villes analysées par EDJNet, le nombre annuel de jours d’école affichant une température journalière moyenne supérieure à 22 °C avait augmenté au XXIe siècle par rapport au siècle précédent. A Séville, par exemple, les élèves ont connu au XXe siècle une moyenne annuelle de 12 jours d’école à plus de 22 °C, un nombre qui est passé à 24, soit le double, au XXIe siècle. Les conséquences d’un environnement plus chaud sur les résultats des élèves européens n’ont pas encore été évaluées.

    Depuis les années 1980, les criminologues savent que, aux Etats-Unis au moins, les faits de violence augmentent avec le mercure. En Europe, malgré la hausse des températures, aucune agence de lutte contre la criminalité ni aucun chercheur universitaire n’a étudié la question.

    Les transports ferroviaire et routier sont également concernés par la hausse des températures, le bitume se ramollissant au point que certaines routes doivent être fermées les jours de forte chaleur. Le trafic ferroviaire urbain (les trains de surface et tramways) peut être perturbé par un voilement des rails lorsque le métal se dilate et devient instable. Avec à la clé des risques de retards et, comme cela s’est produit dans le métro de Washington en 2012, des déraillements. La hausse des températures a aussi un impact sur la pollution, et donc sur notre santé : de fortes chaleurs accroissent la formation d’ozone et la concentration de particules fines (PM10).
    Politiques d’adaptation

    Face à ces conséquences, les scientifiques appellent à la mise en place de politiques d’adaptation aux changements climatiques. Il s’agit de la « deuxième jambe » de la lutte contre les dérèglements climatiques, aux côtés des mesures d’atténuation qui consistent à limiter les émissions de gaz à effet de serre, principales responsables du réchauffement. Dans le cadre de l’enquête menée par EDJNet, un questionnaire a été envoyé à une dizaine de collectivités locales 1 pour pouvoir comparer et évaluer leur politique d’adaptation. Selon les villes, les réponses sont très variables.

    Paris fait figure de précurseur en la matière en France. La ville a adopté une « stratégie d’adaptation » fin 2015, comportant 30 objectifs déclinés en 35 actions. « On a bâti la stratégie d’adaptation sur quatre piliers, explique Célia Blauel, adjointe à la maire de Paris pour l’environnement : la gestion de crise, avec des plans canicule et en cas de crue de la Seine, mais aussi le développement d’un nouvel urbanisme et la mobilisation citoyenne. Le 4e pilier concerne les risques liés au dérèglement climatique tel que l’approvisionnement en eau, en alimentation durable. »
    Des villes inégalement prêtes

    « Concrètement, Paris est particulièrement touché par le phénomène d’îlots de chaleur urbaine, poursuit l’adjointe. La définition et l’identification d’îlots de fraîcheur urbaine (IFU) sont donc une des actions de la politique d’adaptation de la ville. Une application numérique en cartographie environ 800. Parmi les IFU, la mise en place de cours d’école « Oasis » consiste à remplacer le bitume des cours de récréation par des revêtements perméables à l’eau de pluie et des espaces plantés. Hors période scolaire, ces cours d’école sont ouvertes au public pour offrir un espace de fraîcheur. Trois cours Oasis ont été mises en route à la rentrée dernière et l’objectif est d’en compter de 40 à 45 à l’été 2019. »
    Emile LUIDER/REA Brumisateurs sur les quais de Seine à Paris, été 2017.

    « Beaucoup de collectivités ont réalisé des cartographies de leurs îlots de chaleur urbaine afin d’identifier les lieux problématiques, comme à Toulouse et à Lyon », rappelle Elsa ­Richard, chercheuse à Auxilia, un cabinet de conseil aux collectivités. « On observe aussi beaucoup de chantiers sur la végétalisation, les fontaines et les miroirs à eau comme à Nantes, Orléans, ou Angers. Mais d’autres types de réponses doivent être apportés, notamment pour lutter contre l’imperméabilisation des sols. La grande difficulté est de faire vivre le sujet de l’adaptation au niveau local. »

    « La seule chose que nous faisons, dans les écoles, sont des préaux, la mise en place de ventilateurs et de brumisateur » – La mairie d’Avignon Twitter

    Certaines villes n’ont d’ailleurs pas pris le temps de répondre au questionnaire, ou se sont contentées de réponses orales, comme Avignon, pourtant la ville française où les températures ont le plus augmenté depuis 2000. « La seule chose que nous faisons, dans les écoles, sont des préaux, la mise en place de ventilateurs et de brumisateur » a ainsi indiqué notre interlocutrice au sein de la direction de la communication de la Ville. « Avignon est un cas assez classique, explique Elsa Richard. Les changements de pratiques liés au changement climatique ne sont pas forcément facilités dans les lieux où la chaleur est déjà une habitude. »
    L’adaptation, parent pauvre du climat

    « L’adaptation est le parent pauvre des politiques climatiques » confirme Pascale Bosbœuf, doctorante à l’université Paris-Est, qui travaille sur les politiques locales d’adaptation. « Parce que l’adaptation n’a pas d’objectifs chiffrés, contrairement aux politiques d’atténuation qui visent des objectifs de réduction d’émission de gaz à effets de serre. » Seul élément contraignant : la loi de transition énergétique impose aux intercommunalités de plus de 20 000 habitants de réaliser un diagnostic de vulnérabilité de leur territoire et d’intégrer un volet adaptation dans leur « Plan climat-air-énergie territorial » (PCAET).

    « L’adaptation revient à investir pour des effets qui interviendront dans un temps difficilement prévisible » – Pascale Bosboeuf, chercheure Twitter

    Cependant, selon le récent rapport « Le défi climatique des villes » publié par le WWF, 77 % des collectivités concernées ne seront pas en mesure de respecter l’échéance du 31 décembre 2018 pour avoir adopté un PCAET. « Tout dépend de la collectivité. C’est une question de volonté et d’affichage, affirme Pascale Bosbœuf. L’adaptation revient à investir pour des effets qui interviendront dans un temps difficilement prévisible. » D’où l’absence de gain électoral direct pour les élus. Du point de vue des habitants, « face à un enjeu si important, on ne se pense jamais les plus exposés, on se rassure en se disant qu’on est en France », complète ­la doctorante.

    Jusqu’à récemment, le problème de la hausse des températures était peu tangible, hormis sur le littoral et les zones de montage, qui sont d’ailleurs plus avancés en matière d’adaptation. Mais l’été caniculaire 2018 a mieux révélé les problématiques de chaleur en ville. « La question à laquelle cela renvoie est : quelle capacité d’anticipation peut avoir un individu et une collectivité publique ? », souligne Elsa Richard. La marche pour le climat du 8 septembre dernier, qui a mobilisé plus d’une centaine de milliers de personnes en France, est peut-être un début de réponse.

    Article publié en partenariat avec la plateforme européenne de datajournalisme (EDJnet), dont Alternatives Economiques est un des membres fondateurs.


  • Israel’s forgotten hero: The assassination of Count Bernadotte - and the death of peace
    He was charged by the UN with bringing peace to Palestine– but died at the hands of Jewish assassins. Now, 60 years after his death, the memory of the Swedish aristocrat Folke Bernadotte is dividing Israel.
    Donald Macintyre | @indyvoices | Thursday 18 September 2008
    https://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/israels-forgotten-hero-the-assassination-of-count-bernadotte-and-the-
    https://static.independent.co.uk/s3fs-public/thumbnails/image/2008/09/17/20/54569.bin

    Sitting in the back seat, the blue-blooded Swedish aristocrat and the decorated French hero of two world wars had begun to relax from the tension of the journey as the big Chrysler, the last of a three-car convoy, started its final ascent up the narrow road through the now Jewish-occupied district of Katamon, towards Rehavia and the house of the Jerusalem military governor. No one in the first car, a DeSoto, least of all the Israeli captain assigned to escort the VIPs, showed much concern when a new-looking Israeli army jeep slewed across the road to bring the convoy to a halt: just another temporary checkpoint. As three soldiers in standard Israel Defence Forces khaki shorts, fingers on triggers, approached the DeSoto; the three young Swedes and a Belgian in the passenger seats, groped for their papers. “It’s OK boys,” the Israeli officer explained. “Let us pass. It’s the UN mediator.”

    At that moment, one of the three men ran to the Chrysler, pushed the barrel of his German-made Schmeisser MP40 sub-machine gun through the open rear window, and pumped six bullets into the chest, throat and left arm of the aristocrat and another 18 into the body of the French colonel sitting on his left. Rushing out of the first car, the Israeli captain, Moshe Hillman, ran back to the Chrysler. Aghast at the sight of the copiously bleeding bodies he kept repeating: “My God, oh my God,” before jumping in beside the driver, a UN security man recruited from the FBI, and telling him to head straight for the Hadassah hospital. But Count Folke Bernadotte, the UN mediator officially charged with bringing peace to a Holy Land at war, and his chief UN observer Colonel Andre Serot, who had only swapped places with Hillman at the last minute so that he could personally thank the count for saving his wife from a Nazi concentration camp three years earlier, were dead on arrival.

    The assassination of Bernadotte by Jewish militants disguised as regular soldiers on 17 September 1948, was commemorated in a series of Swedish and UN ceremonies in Jerusalem, Stockholm and New York yesterday. But no blue Israeli plaque marks the spot, as it does for so many military and Jewish underground exploits of the period. (...)


  • [FlowData] Transferts d’armes internationaux (pays*pays) | SIPRI

    Le Stockholm international peace research institute (SIPRI), une agence indépendante proposant analyses et données sur la « sécurité globale » propose en téléchargement libre des données de flux internationaux (pays*pays) (TIV Trend Indicator Values) décrivant des transferts bilatéraux annuels « d’armes classiques », depuis 1950 !

    Elle permet notamment de connaître l’évolution des importations / exportations (fournisseurs / destinataires), les types d’armes... par pays.

    L’unité est le million. Seuls les transferts > 0,5 million sont disponibles dans la BD. Donc le ’0’ affiché dans la base ne signifie pas absence de transfert, mais un transfert [potentiel jugé négligeable car il est] de moins de 0,5 millions.

    En savoir plus et téléchargement : https://www.sipri.org/databases/armstransfers
    Sources et méthodes : https://www.sipri.org/databases/armstransfers/sources-and-methods

    Via Jean-Christophe Fichet (@jcfLPDN)

    #Données #Data #flux #flowmap #armes #monde #imports #exports #évolution #pays


  • 27 villes du C40 auraient atteint le pic d’émissions. Pourquoi à ce stade je me méfie de cette annonce ?
    https://www.c40.org/press_releases/27-cities-have-reached-peak-greenhouse-gas-emissions-whilst-populations-increas

    27 of the world’s greatest cities, representing 54 million urban citizens and $6 trillion in GDP have peaked their greenhouse gas emissions. New analysis reveals that the cities have seen emissions fall over a 5 year period, and are now at least 10% lower than their peak. City Halls around the world have achieved this crucial milestone, whilst population numbers have increased and city economies have grown. These 27 cities have continued to decrease emissions by an average of 2% per year since their peak, while populations grew by 1.4% per year, and their economies by 3% per year on average.
    The cities are: Barcelona, Basel, Berlin, Boston, Chicago, Copenhagen, Heidelberg, London, Los Angeles, Madrid, Melbourne, Milan, Montréal, New Orleans, New York City, Oslo, Paris, Philadelphia, Portland, Rome, San Francisco, Stockholm, Sydney, Toronto, Vancouver, Warsaw, Washington D.C.

    Comme c’est beau ! Comme par hasard, aucune ville des pays actuellement en voie d’industrialisation, tel que la Chine par ex. n’est dans ce groupe. On peut se demander comme sont calculées ces émissions. Mon hypothèse est que ces données ne prennent pas en compte le cycle de vie des matières et des services produits dans les villes en question, seulement les émissions locales. Ce qui est sale est aujourd’hui en Chine, au MO, etc. Merci la mondialisation...
    D’autre part, des questions se posent également sur les contours des villes prises en considération, par ex. est-ce uniquement Paris intra muros ou bien la Métropole, voire l’IdF ? Probablement la première option. A ce stage les informations disponibles ne répondent pas à ces questions de base.
    Pour aller plus loin sur la question des méthodes de calcul, et notamment la différence entre la méthode territoriale et celle basée sur la consommation des ménages prenant en compte le cycle de vie, voir par ex. Pichler, Peter-Paul, Timm Zwickel, Abel Chavez, Tino Kretschmer, Jessica Seddon, and Helga Weisz, ‘Reducing Urban Greenhouse Gas Footprints’, Scientific Reports, 7 (2017), 14659 <https://doi.org/10.1038/s41598-017-15303-x>

    #changement_climatique #fake_news_possible


  • Sweden election : backlash over migration puts far‑right into the mainstream | News | The Times

    https://www.thetimes.co.uk/article/backlash-over-migration-puts-far-right-into-the-mainstream-8z5msf8g5

    Ils sont bien propres sur eux les #néonazis suédois

    Saturday night in Malmo, the last time I was there: a racist gunman was on the loose and the Swedish capital’s immigrants were living in fear. Nasir, an Iranian exile, was lucky to have escaped with a thick lip after a scuffle with the shooter. As we sat talking in the rough end of town, other anxious refugees passed by — Kurds, Iraqis and Afghans. They lived in the surrounding council estates and were scared not just by the gunman (Son of Laserman, as he was known, was caught and jailed a few months later) but because the Sweden to which they had fled was no longer a

    #suède #extrême_droite #néonazis


  • Protéiformes, les droites dures prospèrent dans toute l’Europe
    https://www.mediapart.fr/journal/international/030918/proteiformes-les-droites-dures-prosperent-dans-toute-l-europe?onglet=full

    Les Suédois sont appelés aux urnes ce dimanche 9 septembre. À Stockholm comme ailleurs sur le continent européen, le Parlement pourrait voir …


  • En Suède, l’hôpital au bord de la crise de « nurses » _ AFP - 3 Septembre 2018 - Romandie.com
    https://www.romandie.com/news/ZOOM-En-Su-de-l-h-pital-au-bord-de-la-crise-de-nurses/950353.rom

    Riche pays d’Europe du nord qui s’enorgueillit de décerner chaque année le prix Nobel de médecine, la Suède jouit de l’un des systèmes de santé les plus performants au monde. Mais il faut parfois attendre des mois, voire des années pour un rendez-vous avec un spécialiste.

    Les 10 millions de Suédois sont parmi les mieux soignés du monde, font des centenaires à ne plus savoir qu’en faire et le taux de survie des patients atteints de cancer est l’un des plus élevés d’Europe, selon l’OCDE.

    Et pourtant, l’exaspération est telle que la dégradation du réseau de soins primaires et de l’hôpital, avant tout dû à une pénurie criante d’infirmières, est la principale préoccupation des Suédois à l’approche des législatives du 9 septembre.

    Alors qu’ils acquittent un impôt sur le revenu de 50% en moyenne, « le risque est réel qu’ils perdent peu à peu leur confiance dans l’Etat-providence », s’alarme Lisa Pelling du cabinet d’études Arena Idé.

    Certaines enquêtes d’opinion mettent en avant l’immigration comme priorité numéro un des Suédois, mais les deux thématiques sont liées.


    Un panneau de la route non officiel montrant une femme en train d’accoucher pour dénoncer la fermeture d’une maternité près de Solleftea dans le nord de la Suède le 9 août 2017 / © TT News Agency/AFP / Izabelle NODFJELL

    Pour certains, l’arrivée de 400.000 demandeurs d’asile depuis 2012 aggrave les problèmes de l’hôpital liés à la pénurie d’infirmières et de spécialistes. Pour d’autres, elle répond au défi démographique d’un pays vieillissant qui aura de plus en plus besoin de petites mains pour s’occuper de ses aînés.

    « Dans cinq ans seulement, la population des plus de 75 ans augmentera de 70.000 personnes (...), ce qui veut dire aussi plus de maladies », prévient le Premier ministre sortant, le social-démocrate Stefan Löfven.

    En Suède, la loi prévoit un délai maximum de 90 jours pour une opération ou une consultation avec un spécialiste. Malgré cela, un tiers des patients attend plus longtemps.

    Asia Nader est de ceux-là. Diagnostiquée avec une malformation du coeur, elle a dû attendre un an pour se faire opérer.


    « J’ai complètement sombré quand je l’ai appris », se souvient la jeune femme atteinte de cardiopathie congénitale, après l’opération qui a finalement eu lieu en juin, un mois avant son 23ème anniversaire.

    Accoucher dans la voiture
    La loi garantit aussi de pouvoir consulter un généraliste dans les... sept jours, le délai légal le plus long en Europe après le Portugal (15 jours), indique un rapport du cabinet d’études Health Consumer Powerhouse.

    Dans la région à faible densité démographique du Jämtland (nord-ouest), plus de la moitié des patients doivent attendre plus de 90 jours pour se faire opérer, contre 17% à Stockholm.

    Si l’accès à un médecin généraliste est assuré à peu près partout, difficile en revanche de voir toujours le même. Car pour faire monter les enchères, praticiens et infirmières préfèrent recourir à des cabinets d’intérim qui monnayent leur service.

    « Chaque fois que vous en avez besoin, vous consultez un nouveau médecin. Cela nous fait perdre beaucoup de temps en matière de diagnostic et de suivi », déplore Heidi Stenmyren, présidente de l’Association des médecins suédois.

    Pour pallier les pénuries, les services de consultation à distance, sur internet, font florès.

    Pas moins de 80% des structures de santé en Suède manquent d’infirmières, selon l’Institut suédois des statistiques.


    En Suède, la loi prévoit un délai maximum de 90 jours pour une opération ou une consultation avec un spécialiste. Malgré cela, un tiers des patients attend plus longtemps.

    Lassées de faire des heures supplémentaires pour des salaires médiocres, des dizaines de milliers d’infirmières ont rendu leur blouse depuis le début de l’année, selon Sineva Ribeiro, cheffe de l’Association suédoise des professionnels de santé.

    Et comme ailleurs en Europe, la Suède voit naître sur son territoire de véritables déserts médicaux, pour des raisons budgétaires.

    A Solleftea, la ville d’origine du Premier ministre, l’unique maternité a fermé ses portes en 2017.

    La maternité la plus proche est désormais à 200 kilomètres et les sage-femmes ont dû lancer des formations à l’intention des futures mères pour leur apprendre à accoucher... dans la voiture, ce que certaines d’entre elles ont dû faire depuis.

    Le débat porte pourtant moins sur le manque de ressources financières que sur leur - mauvaise - utilisation.

    Ainsi à Stockholm, le chantier du New Karolinska University Hospital a-t-il fait scandale : alors que le contribuable a déboursé 61,4 milliards de couronnes (5,8 milliards d’euros) pour l’hôpital le plus cher du monde, des patients ont dû être transférés vers d’autres structures, certains services étant incapables de les accueillir.

    Imparfait, certes. Mais la Suède bénéficie du « 4e meilleur système de santé au monde », s’agace le Premier ministre.

    #Suède #État-providence #démocratie #nationalisme #élections #suède #réfugiés #société #santé #hôpital #hopital #médecine #fric #austérité #infirmières #médecine #soins #chirurgie #déglingue


  • Dans les paradis fiscaux, « l’ampleur des flux financiers liés à la destruction environnementale est effarante » - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2018/08/22/dans-les-paradis-fiscaux-l-ampleur-des-flux-financiers-lies-a-la-destruct

    Dans quelle mesure les paradis fiscaux participent-ils à la destruction d’espaces naturels ? Plusieurs chercheurs du Centre sur la résilience de Stockholm, de l’Académie royale des sciences de Suède et de l’université d’Amsterdam, sous la direction de Victor Galaz, ont creusé le sujet pendant trois ans. Leurs résultats viennent d’être publiés dans la revue Nature Ecology and Evolution. Le biologiste français Jean-Baptiste Jouffray est un des coauteurs de l’étude.

    Comment les paradis fiscaux sont-ils liés aux activités destructrices pour l’environnement ?
    Nous nous sommes concentrés sur deux cas emblématiques que sont la déforestation de l’Amazonie brésilienne et la pêche illégale. En moyenne, 68 % des capitaux étrangers étudiés, qui ont été investis entre 2001 et 2011 dans des secteurs liés à la déforestation de l’Amazonie, industrie du soja et du bœuf, ont été transférés par le biais de paradis fiscaux. En ce qui concerne la pêche, 70 % des navires reconnus comme ayant été impliqués dans la pêche illicite, non déclarée et non réglementée sont, ou ont été, enregistrés dans des paradis fiscaux. En revanche, notre étude n’a pas réussi à établir de preuves directes de causalité entre une entreprise utilisant des paradis fiscaux et un cas précis de dégradation environnementale. Cela, à cause de l’opacité maintenue par les autorités ces lieux sur les montants, l’origine et la destination des flux financiers qu’ils gèrent.

    Avez-vous été étonné par les résultats de vos recherches ?
    Rien que dans ces deux cas, l’ampleur des flux financiers liés à la destruction environnementale est effarante. Elle prouve qu’il est nécessaire d’ajouter la dimension environnementale au débat sur les paradis fiscaux.

    • CR de la même étude par Le Monde (derrière #paywall)

      Une étude montre les liens entre paradis fiscaux et dégradation environnementale
      https://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2018/08/13/une-etude-montre-les-liens-entre-paradis-fiscaux-et-degradation-environnemen

      Les « Panama Papers » et autres « Paradise Papers » – ces fuites de documents confidentiels qui, passés au crible par le Consortium international des journalistes d’investigation, ont, en 2016 et 2017, braqué les projecteurs sur le système tentaculaire des sociétés offshore et des paradis fiscaux – ont surtout été analysés sous l’angle économique, politique ou social. Mais leurs possibles implications environnementales sont restées dans l’ombre. C’est sur ce volet qu’une étude, publiée lundi 13 août dans la revue Nature Ecology & Evolution, apporte un éclairage inédit.

      Ce travail a été mené par des chercheurs de l’université de Stockholm (Suède), de l’Académie royale des sciences de Suède et de l’université d’Amsterdam (Pays-Bas), sous la direction de Victor Galaz, directeur adjoint du Stockholm Resilience Centre. Ils se sont intéressés à des activités économiques prédatrices de ressources naturelles. D’une part, la pêche industrielle qui, à l’échelle mondiale, épuise les stocks de poissons - dont ils ont ciblé le volet illégal -. D’autre part, les filières du soja et de la viande de bœuf qui, au Brésil, contribuent massivement à la déforestation de l’Amazonie.

      En consultant les données les plus récentes, datant de septembre 2017, de l’Organisation internationale de police criminelle (Interpol), ainsi que les registres d’organismes régionaux, ils ont établi que sur 209 navires impliqués dans des activités de pêche illicite, non déclarée et non réglementée (« illegal, unreported and unregulated fishing »), 70 % étaient enregistrés, ou l’avaient été, dans un pays répertorié comme un paradis fiscal. En tête de liste arrivent le Belize et la République du Panama, suivis de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, du Costa Rica, des Seychelles et de la Dominique.

    • L’étude, dont seul le résumé est accessible
      Tax havens and global environmental degradation | Nature Ecology & Evolution
      https://www.nature.com/articles/s41559-018-0497-3


      Fig. 1 Fishing vessels and tax havens

      Abstract
      The release of classified documents in the past years have offered a rare glimpse into the opaque world of tax havens and their role in the global economy. Although the political, economic and social implications related to these financial secrecy jurisdictions are known, their role in supporting economic activities with potentially detrimental environmental consequences have until now been largely ignored. Here, we combine quantitative analysis with case descriptions to elaborate and quantify the connections between tax havens and the environment, both in global fisheries and the Brazilian Amazon. We show that while only 4% of all registered fishing vessels are currently flagged in a tax haven, 70% of the known vessels implicated in illegal, unreported and unregulated fishing are, or have been, flagged under a tax haven jurisdiction. We also find that between October 2000 and August 2011, 68% of all investigated foreign capital to nine focal companies in the soy and beef sectors in the Brazilian Amazon was transferred through one, or several, known tax havens. This represents as much as 90–100% of foreign capital for some companies investigated. We highlight key research challenges for the academic community that emerge from our findings and present a set of proposed actions for policy that would put tax havens on the global sustainability agenda.


      Fig. 2: Foreign capital and tax havens in the Amazon.

    • Une étude montre les liens entre paradis fiscaux et dégradation environnementale, Le Monde, suite

      Le nombre de bateaux concernés – 146 – peut paraître faible. Mais il reste vraisemblable que le gros de la pêche illégale échappe à la surveillance d’Interpol et que le chiffre réel se révèle donc très supérieur. En outre, les chercheurs soulignent que, parmi les près de 258 000 navires de pêche en situation régulière recensés, sur tous les océans du globe par la base de données de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), un peu plus de 4 % seulement sont sous pavillon d’un paradis fiscal. C’est donc la forte propension des armateurs de bateaux aux pratiques illicites à se faire enregistrer dans un Etat à la fiscalité opaque qui, à leurs yeux, pose question.

      S’agissant cette fois de la filière agro-industrielle brésilienne, les chercheurs ont épluché les données publiques de la Banque centrale du Brésil, sur la période d’octobre 2000 à août 2011, date à laquelle elles n’ont plus été accessibles. Ils se sont focalisés sur les neuf plus grandes multinationales intervenant dans le secteur du soja (cultivé dans ce pays sur 35 millions d’hectares) et de la viande bovine (dont le Brésil est le premier exportateur mondial, avec 23 millions de têtes abattues en 2017). Ces deux activités qui parfois gagnent des terrains au prix de brutalité et de destruction d’espaces forestiers, sont en partie liées, les tourteaux de soja servant à nourrir le cheptel.

      Lire aussi : La déforestation de l’Amérique du Sud nourrit les élevages européens

      Il apparaît que 68 % des capitaux étrangers investis dans ces sociétés entre 2000 et 2011, soit 18,4 milliards de dollars (16 milliards d’euros), ont été transférés par le biais d’un ou plusieurs paradis fiscaux, principalement les îles Caïman (Royaume-Uni), les Bahamas et les Antilles néerlandaises. L’article ne cite pas les entreprises concernées, les auteurs voulant pointer l’absence de transparence des réseaux de financement plutôt que montrer du doigt tel ou tel groupe agroalimentaire.

      Quelles conclusions tirer de cette étude ? « Il est impossible d’établir une relation de causalité directe entre paradis fiscaux et dégradation environnementale, conduisant dans un cas à plus de surpêche, dans l’autre à davantage de déforestation, commente Jean-Baptiste Jouffray, doctorant au Stockholm Resilience Centre et cosignataire de la publication. Nous mettons simplement en évidence, pour la première fois dans un article scientifique, un lien entre des pays où les pratiques fiscales sont frappées du sceau du secret et des activités économiques préjudiciables aux écosystèmes. »

      Ce travail, ajoute-t-il, est « un appel à une prise de conscience politique de la nécessité d’ajouter la dimension environnementale aux débats sur les paradis fiscaux ». Les capitaux transitant par ces pays favorisent-ils le prélèvement de ressources naturelles ? Aident-ils à contourner les législations environnementales ? Les pertes de recettes publiques dues à l’évasion fiscale amputent-elles la capacité des Etats à agir pour protéger la nature ? Ces mêmes pertes ne constituent-elles pas des subventions indirectes à des activités nocives pour l’environnement ?

      Autant de questions qui, pour les auteurs de l’étude, doivent être traitées « si l’on veut atteindre les objectifs de développement durables des Nations unies ». Paradis fiscal, enfer écologique ?


  • Gaza/militants anti-blocus : la Suède dénonce une violation du droit international
    Par Le Figaro.fr avec AFP | Mis à jour le 08/08/2018
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/08/08/97001-20180808FILWWW00189-gazamilitants-anti-blocus-la-suede-denonce-une-vi

    Stockholm a accusé Israël d’avoir violé le droit international après l’interception d’un bateau anti-blocus battant pavillon suédois, au large de la bande de Gaza, et la détention des militants qui se trouvaient à bord, dont sept étaient renvoyés aujourd’hui en Suède. « Le gouvernement (suédois) a été en contact avec les autorités israéliennes au sujet du “Ship to Gaza”, l’organisation dont le bateau “Liberté pour Gaza” a été intercepté vendredi soir par la marine israélienne, a déclaré la ministre suédoise des Affaires étrangères Margot Wallström.

    “Et il a insisté sur le fait que les actions des autorités israéliennes concernant le liberté pour Gaza” battant pavillon suédois et les personnes à son bord ne s’appuient pas sur le droit international », poursuit la cheffe de la diplomatie dans une lettre à Ship to Gaza, qui l’a rendue publique mercredi. Sept militants suédois, qui se trouvaient à bord et détenus par la marine israélienne, ont été renvoyés en Suède, a annoncé par ailleurs Ship to Gaza.

    Quatre sont revenus mercredi dans le pays scandinave, les trois autres sont attendus plus tard dans la journée, a déclaré à l’AFP le porte-parole de Ship to Gaza pour la Suède, Dror Feiler. Le navire transportait du matériel médical à destination de l’enclave palestinienne, et avait à son bord 12 membres d’équipage et militants venus de Suède, d’Espagne, du Canada, d’Allemagne et de France. Tous ont été renvoyés d’Israël, a indiqué M. Feiler. En tout, quatre bateaux sont partis de Scandinavie mi-mai et se sont arrêtés en chemin dans quelque 28 ports. Le “liberté pour Gaza” est le deuxième bateau de cette “Flottille de la Liberté” à être intercepté en chemin pour “briser le blocus”, selon l’association.

    #Gaza


  • BASF, le géant de la chimie mondiale s’approprie la biodiversité des océans
    https://reporterre.net/BASF-le-geant-de-la-chimie-mondiale-s-approprie-la-biodiversite-des-ocea

    Les résultats montrent que si le premier #brevet sur une « #ressource génétique marine » a été déposé en 1988, les enregistrements ont connu une explosion depuis 15 ans. Autant le grand cachalot que la raie manta ou des planctons ont vu des séquences de leur ADN breveté. Les microorganismes dominent, représentant 73 % des séquences de la base de données des chercheurs. Ils notent également un intérêt particulier pour les espèces des abysses, qui représentent 11 % des séquences analysées. « Les espèces des grands fonds marins sont dites “extrêmophiles”, explique à Reporterre Jean-Baptiste Jouffray, doctorant à l’université de Stockholm et co-auteur de l’article. Elles se sont adaptées à la pression, l’absence de lumière, l’acidité, la chaleur, etc. Tout cela représente des applications commerciales inconnues mais probablement très vastes. »

    Les résultats deviennent encore plus intéressants si l’on regarde qui dépose ces brevets : ce sont pour 84 % des entreprises (221 en tout), 12 % des universités publiques et privées, les 4 % restant étant dévolus aux individuels, organismes gouvernementaux, centres de recherche à but non lucratif. Et donc, parmi les entreprises, une domine largement. BASF a enregistré 47 % de la totalité des #brevets passés en revue par les scientifiques, les 220 autres entreprises s’en partageant 37 %.

    ces histoires de brevets sur le vivant #ça_me_troue_le_cul

    • Interview du même sur le même thème dans le marin du jour (n° 3708, 30/08/2018), avec les mêmes infos.

      L’étude est accessible :

      Corporate control and global governance of marine genetic resources | Science Advances
      http://advances.sciencemag.org/content/4/6/eaar5237.full

      Abstract
      Who owns ocean biodiversity? This is an increasingly relevant question, given the legal uncertainties associated with the use of genetic resources from areas beyond national jurisdiction, which cover half of the Earth’s surface. We accessed 38 million records of genetic sequences associated with patents and created a database of 12,998 sequences extracted from 862 marine species. We identified >1600 sequences from 91 species associated with deep-sea and hydrothermal vent systems, reflecting commercial interest in organisms from remote ocean areas, as well as a capacity to collect and use the genes of such species. A single corporation registered 47% of all marine sequences included in gene patents, exceeding the combined share of 220 other companies (37%). Universities and their commercialization partners registered 12%. Actors located or headquartered in 10 countries registered 98% of all patent sequences, and 165 countries were unrepresented. Our findings highlight the importance of inclusive participation by all states in international negotiations and the urgency of clarifying the legal regime around access and benefit sharing of marine genetic resources. We identify a need for greater transparency regarding species provenance, transfer of patent ownership, and activities of corporations with a disproportionate influence over the patenting of marine biodiversity. We suggest that identifying these key actors is a critical step toward encouraging innovation, fostering greater equity, and promoting better ocean stewardship.


      Fig. 3 Timeline of the number of marine genetic sequences associated with claims for international patent protection.
      _Note that registering patents through the Patent

      Cooperation Treaty entails a roughly 3-year process from the date of filing. A distinction is made between contracting parties to the Nagoya Protocol (n = 20; solid blue line) and non-signatories (n = 10; dashed gray line). Key stages in the negotiations, adoption, and entry into force of the Nagoya Protocol are also included. The protocol remained opened for signature between February 2011 and February 2012 but mostly was not passed into law in national parliaments until 2015 (for example, EU, UK, and Germany)._


  • Un permis de mendier à 15 euros voté par une ville suédoise !
    https://www.marianne.net/monde/un-permis-de-mendier-15-euros-vote-par-une-ville-suedoise

    Dans la ville d’Eskilstuna, en Suède, les plus pauvres devront débourser 15 euros pour obtenir un permis de mendier.

    « Une autorisation des autorités policières pour la collecte passive d’argent est obligatoire dans certaines zones géographiques ». A Eskilstuna, une ville de 69.000 habitants en Suède, le conseil municipal s’est réuni ce jeudi 14 juin pour voter un arrêté imposant aux mendiants un permis… de mendier. La mesure, défendue par les sociaux-démocrates, les conservateurs, les centristes et l’extrême droite, a été adoptée à une majorité absolue. Seuls les écologistes, le parti de Gauche, les libéraux et les chrétiens-démocrates se sont exprimés contre.

    Le conseil municipal de cette ville située à une centaine de kilomètres de Stockholm assure vouloir seulement recenser les populations pauvres et très pauvres, ainsi qu’identifier les trafics. Jimmy Jansson, adjoint au maire social-démocrate de la ville d’Eskilstuna, a réaffirmé que le but n’était pas d’empêcher la mendicité mais de faciliter la mise en relation des personnes en grande précarité avec les associations ou les services d’aide sociale. Il s’est ainsi exprimé à la radio publique suédoise : « Nous sommes une société civilisée, où règne l’ordre, avec de la bureaucratie, des institutions. Mais aussi une société où la marge s’accroît, en dehors de la loi ». Avant d’ajouter que, pour les étrangers, cette mesure devait aussi « les aider à rentrer dans leur pays ». En effet, cette dernière vise avant tout les Roms de Roumanie et de Bulgarie venus vivre en Suède depuis plusieurs années.

    Loin de se contenter de délivrer des permis de mendier, l’arrêté prévoit un coût à ces autorisations : 15 euros. Une amende sera donc infligée à quiconque mendie sans permis, à partir du 1er octobre prochain. Avant son entrée en vigueur, le texte doit toutefois être validé par le comté, qui pourrait le juger inconstitutionnel.

    Bien que le Premier ministre social-démocrate Stefan Löfven ait rejeté la proposition des conservateurs et de l’extrême droite d’interdire la mendicité, il a malgré tout jugé l’initiative du permis de mendier « intéressante ».

    Attention, la dream team maquerone, toujours prête à nous vanter le modèle social « suédois », risque fort d’être très inspirée par la dernière saloperie antisociale en date...
    #social-démocratie

    • Les sociaux-démocrates (Blair, Schroeder, Delors….), et pas qu’en Europe (les Clinton en sont une version), ont été, encore plus que la droite, les meilleurs alliés du « néolibéralisme » en reprenant la suite des Thatcher/Reagan et en généralisant les « réformes ».

      La gauche de gouvernement, qui a répudié le marxisme, (mise au pouvoir en alternance avec la droite libérale depuis 30 ans) a fait le bonheur des investisseurs.
      Il faut se rappeler que Rocard, Delors, Juppé furent les fers de lance du démontage de tout l’héritage communiste du CNR. C’est Rocard qui a crée les emplois jeunes ; premier pas pour faire entrer dans la tête de la jeunesse que quand on entre dans la vie professionnelle on n’a pas à recevoir un salaire décent, qu’on doit dire merci parce qu’on est un peu assisté, Rocard qui a mis en place la CSG pour remplacer les cotisations patronales.
      Ce n’est pas pour rien que Mélenchon se fait surtout défoncer par la « gauche » ; c’est qu’il représente la tentative de reconstruire une vraie sociale-démocratie d’inspiration socialiste, et qu’il fait un autre score que celui du NPA, s’il se contentait de 5%, tout le monde l’adorerait comme Arlette en son temps.


  • La modernisation des #Armes_nucléaires se poursuit ; le nombre de Casques bleus décline ; parution du nouveau « Sipri Yearbook »
    http://obsarm.org/spip.php?article308

    (Stockholm, 18 juin 2018) Le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) publie aujourd’hui les conclusions du SIPRI Yearbook 2018, qui évalue l’état actuel des armements, du désarmement et de la sécurité internationale. Les principales conclusions sont les suivantes : tous les États dotés d’armes nucléaires développent de nouveaux systèmes d’armes nucléaires et modernisent leurs systèmes existants ; le nombre de personnel déployé dans le cadre des opérations de maintien de la paix dans le (...)

    #Transferts_d'armes

    / Armes nucléaires, #Prolifération_nucléaire, ONU / Organisation des Nations unies, Opérations de (...)

    #ONU_/_Organisation_des_Nations_unies #Opérations_de_paix
    http://obsarm.org/IMG/pdf/pr_yb2018_fre.pdf


  • Le niveau des dépenses militaires mondiales se maintient à 1 700 milliards de dollars
    http://obsarm.org/spip.php?article305

    (Stockholm – 2 mai 2018) – Le total des dépenses militaires mondiales a atteint 1 739 milliards de dollars en 2017, une augmentation marginale de 1,1 % en termes réels par rapport à 2016, selon les nouveaux chiffres du Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI). Les dépenses militaires de la Chine ont de nouveau augmenté en 2017, poursuivant une tendance à la hausse des dépenses qui dure depuis plus de deux décennies. Les dépenses militaires de la Russie ont diminué pour la première fois (...)

    #Actualité_des_transferts_d'armes

    http://obsarm.org/IMG/pdf/milex_press_release_fre.pdf