city:tallinn

  • Our #5g Futures at 5GTechritory — DZone #iot
    https://hackernoon.com/our-5g-futures-at-5gtechritory-dzone-iot-b371a65e70d3?source=rss----3a81

    Our 5G Futures at 5GTechritoryThe 5G loungeThe countries surrounding the Baltic Sea are renowned for their constant pushes for innovation. From #estonia’s “Government-as-a-service” to Finland and Latvia having some of the fastest Internet speeds in the world, these are nations unafraid to try new ideas. These pushes include the next generation of mobile communication standards, with the first commercial 5G networks launched in Tampere (Finland) and Tallinn (Estonia), years ahead of many other countries.5G is the fifth generation of the mobile communication standards we are currently using. It aims to continue the trends of increased speed and bandwidth, but also to introduce new features to complement our increasingly inter-connected world. These include reduced latency, lower power (...)

    #5g-futures #smart-cities


  • Voyage du Pape François aux pays baltes : Programme du 22 au 25 septembre 2018 - [Lettonie-Francija]

    Voyage du Pape François aux pays baltes : Lituanie, Lettonie et Estonie

    Le programme de la visite du Pape François dans les pays baltes a été dévoilé ce jeudi 5 juillet. Comme annoncé le 9 mars dernier, le Saint-Père se rendra du 22 au 25 septembre prochain en Lituanie, Lettonie et Estonie. Les trois États baltes fêtent cette année, le centenaire de leurs indépendances à la fin de la première Guerre mondiale. En France la chaîne KTO bouleverse ses programmes pour vous faire vivre en direct cette visite apostolique, et propose également des documentaires et des reportages tout au long de la semaine.

    Principaux moments du voyage du pape François dans les pays Baltes

    Samedi 22 septembre 2018 : Bienvenue en Lituanie.
    Dimanche 23 septembre 2018 : Messe au parc Santakos de Kaunas (Lituanie) suivie de l’Angélus.
    Lundi 24 septembre 2018 : Accueil officiel en Lettonie .
    Mardi 25 septembre 2018 : Accueil officiel depuis l’aéroport international de Tallinn (Estonie) .

    Précisions et détails des retransmissions télévisuelles dans la suite de l’article :
    https://www.lettonie-francija.fr/voyage-pape-francois-pays-baltes-programme-1582?lang=fr

    #Pape_François #Pays_baltes #Lituanie, #Lettonie #Estonie


    • Alors... D’un côté la mesure a plein d’avantages parce que les calculs individuels à court terme sous-estiment le coût de la bagnole, que cette merde doit disparaître autant que possible des villes et des agglos, parce que les transports urbains sont un sérieux poste de dépense des ménages pauvres et que de toute manière il faut financer un système de transports en commun avec du fric public pour qu’il soit opérationnel. Donc le 100 % de financement n’est pas une idée aberrante économiquement, socialement, etc.

      Mais écologiquement, c’est assez emmerdant parce que ça encourage l’habitat en périphérie, un genre de mitage de la région par les travailleurs et travailleuses de la métropole. En général le fric plus que le temps passé limite la distance entre résidence et lieu de travail et là, l’obstacle pognon disparaît. Pour l’argument social, mouais, c’est pour acheter, et acheter plus grand, une stratégie de toute petite bourgeoisie, que les gens se déportent vers des périphéries toujours plus éloignées, pas pour simplement se loger. Réglons plutôt le problème du logement plus près du centre plutôt que de nous étaler... D’autant que les parkings relais aident à s’étaler encore plus loin après la dernière gare. La mesure risque de faire grimper le prix de l’immobilier dans des endroits plus éloignés, des campagnes qui se retrouveront péri-urbanisées sans que des opportunités d’emploi soient créées pour des ruraux déjà plus pauvres.

      Côté financement, et là je pense plutôt au contexte français, il faut arriver à récupérer le cadeau aux entreprises qui payaient la moitié de leur carte de transport à leurs employé·es et l’heure n’est pas aux nouvelles contributions de la part des entreprises. C’est donc une perte pour la collectivité.

      Bref, ce n’est pas la mesure idéale... Appliquée dans un grand pays comme la France, c’est la généralisation du phénomène pour l’instant peu massif de je travaille à Paris mais j’habite à Amiens/Lille/Orléans/Tours/Rennes/Bordeaux (où je fais exploser le prix de l’immobilier), une France TGV énergivore et plus concentrée que jamais, où il faut aller se cacher très très loin quand on est pauvre pour pouvoir simplement se loger. Et le télé-travail, mesure prônée par les écolos et valables pour certains jobs (ni ouvrière d’usine, ni vendeur), accroît le phénomène. Chez les écolos, d’ailleurs, c’est la guerre entre solutionnistes et spécialistes des questions de transport sur cette question...

    • l’Estonie rencontre actuellement une urbanisation importante. La gratuité des transport, d’abord pratiqué à Tallinn y a été pour quelque chose ( + 25 000 habitants en trois ans, soit une augmentation de 6% ). La question de l’étalement urbain ne prend pas.

      Pour la France, c’est différent. Le territoire est plus grand. Tu généralises un peu trop vite le phénomène d’étalement urbain (avec tous ce que ça implique à l’échelle d’une métropole : création de quartier pavillonnaires, absence de vie de quartier, TER-boulot dodo ...) à des exemples de migration vers les destinations beaucoup plus lointaines nécessitant le TGV ( t’en connais beaucoup, toi du monde qui peut se taper les 7h aller-retour d’un TGV Paris - Bordeaux, Même gratuit, pour travailler à Paris ? D’autant plus que dans le contexte que tu décrits, il faudrait imaginer un TGV beaucoup moins confortable puisque, si ce phénomène était massif, le TGV serait bombé comme un métro de ligne 13 ).

      La réponse à ta problématique réside non pas dans l’offre de transport, mais dans le développement économique des territoires. Tant que toute l’activité économique sera centralisée à Paris ( et au delà de l’activité économique, les centres de décisions des entreprises), ton problème persistera.

      Moi président ( ;-) ), je vous promet de prendre la mesure symbolique de transférer tous les ministères dans une ville de province dans des zones où des mesures anti-spéculatives au niveau de l’immobilier pourrait être pratiquées. Dans un tel contexte, les transports gratuits inter-urbain ne poseraient aucun problème. [applaudissements / merci monsieur madame ...]

      #étalement_urbain

    • L’aller-retour Bordeaux-Paris est passé à quatre heures (sept heures, c’était pendant les travaux) et comme Marseille, cette baisse de temps de transport a un peu changé les mouvements de Parisien·nes, assez pour que ça se voie sur les loyers. Pas besoin de wagons à bestiaux pour ça. Avec des emplois peu classiques, qui permettent notamment une bonne dose de « télé-travail » (universitaire avec tous ses cours regroupés sur un ou deux jours, intello-créatif qui a besoin de max deux jours de présence sur site, etc.), tout est possible quand les frais de transports baissent ou sont pris en charge par d’autres.

      Je ne connais de l’Estonie que cette particularité d’être plutôt à l’échelle régionale française, donc je ne vais pas batailler sur cet exemple que tu connais peut-être mieux que moi mais même à cette échelle-là, en Nord-Pas de Calais par exemple, la question se pose de ne pas encourager l’étalement urbain. Cette région que je connais un peu mieux est super dense, les gens y cherchent un pavillon de plus en plus loin et les transports, même en commun, ne sont pas écolos et sont souvent complémentaires de la bagnole.

      Il y a quinze ans, j’étais à fond pour les transports gratuits urbains et régionaux, ces transports qui sont contraints par la vie quotidienne, et open sur les transports nationaux. En règle générale, beaucoup des solutions simples, universelles et tous terrains de quand j’étais dans ces trips-là (revenu garanti ! transports gratuits partout !) m’apparaissent désormais comme des slogans. Si je me pose plus de questions, c’est pas parce que je suis devenue collab d’élu·es ou technocrate... « Moi président, en deux mesures simplissimes », bof.

      Sinon, je suis pour le tutoiement sur Seenthis, même entre inconnu·es, mais point trop n’en faut. Notre discussions n’est pas très bien partie et je trouve tes arguments à côté de la plaque (+ 6 % d’habitant·es à Tallin, ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’étalement urbain, ça peut être des migrations internationales ou un changement de la structure de la ville, comme Lyon récemment, ça correspond peut-être à une histoire de ville délaissée qui connaît un regain d’attractivité et « rattrape »), donc n’en fais pas trop dans la tape dans le dos, stp :

      ton problème persistera

      C’est pas mon problème, on est en train de causer dans un endroit fréquenté par plein de gens qui aiment la bonne foi et les arguments de qualité, invitons-les à débattre plutôt que de trop personnaliser la discussion et d’y mettre trop d’ego. Là, je me sens comme la meuf qui est tombée sur le relou de la soirée et qui regarde dans toutes les directions pendant que le gars lui fait un super topo sur Tallin.

      Revenons au sujet. Un copain aménageur avait écrit sur le Grand Paris un texte qui n’est plus en ligne et dans lequel il critiquait sérieusement les transports en commun, présentés comme a priori écologiques même quand ils rallongeaient le temps de parcours moyen domicile-travail, et rappelait ce truc de base : la moitié des Francilien·nes veulent partir, ces métropoles auxquelles aspirent les élu·es n’intéressent personne, les pavillons font moins rêver que la ville pas grosse mais vivante de 50 ou 100 000 où le temps de transport est réduit parce que c’est là qu’on travaille et a ses activités. Comment y arriver ? C’est compliqué mais moi je commence par critiquer les métropoliseurs et leur folie des grandeurs, leur déconnexion d’avec les espérances des gens, nos problèmes démocratiques...

    • Après réflexion, la partie « tape dans le dos » de ton message m’a fait réfléchir à la vocation de Seenthis. Cet outil est-il une bibliothèque de référencements ou a t-elle aussi vocation d’être un réseau social ? Pour moi, c’est un mix entre les deux. La sympathie, l’antipathie et tout autres traces de rapports humains véhiculés par le ton des commentaires apportent une richesse qui font que chaque conversation est unique. Et, c’est vrai, ces conversations s’ouvre plus ou moins sur le reste des intervenants. Loin de moi l’idée d’un mépris pour les arguments de qualité a destination de « gens de bonne foi ».
      Ta remarque m’a aussi fait réfléchir sur la sociologie de Seenthis. Doit-on, pour éviter l’aspect polémique de réseaux comme Facebook ou Twitter éviter d’exprimer des affects ? En quoi cela ne risque t-il pas de restreindre le réseau à des discussions entre membres d’une intelligentsia ? à suivre ...

      #seenthis


  • Dunkerque parie sur la gratuité des transports
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/06/29/dunkerque-parie-sur-la-gratuite-des-transports_5323090_3234.html

    A partir du 1er  septembre, les 200 000 habitants des 17 villes de la communauté urbaine dunkerquoise circuleront sans ticket.

    LE MONDE ECONOMIE | 29.06.2018 à 11h24 • Mis à jour le 29.06.2018 à 17h10 |
    Par Laurie Moniez (Lille, correspondance)
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    Lâcheront-ils leur voiture ? Le 1er septembre, les 200 000 habitants des 17 villes de la communauté urbaine dunkerquoise vont bénéficier des transports en commun gratuits. Terminé le ticket à 1,40 euro. Si une trentaine de communes françaises ont déjà fait ce choix (Niort, Compiègne, Gap, Porto-Vecchio…), Dunkerque devient la plus grande agglomération française à franchir le cap. En offrant la gratuité pour tous, résidents et extérieurs, la ville du Nord dépasse même à l’échelle européenne Tallinn, capitale de l’Estonie et ses 420 000 habitants, qui réserve cette gratuité à ses seuls résidents.

    Dans le Dunkerquois, territoire profondément lié à l’industrie, la qualité de l’air est un enjeu majeur. Près du port de Dunkerque, ArcelorMittal, considéré comme le plus gros pollueur industriel des Hauts-de-France, a rejeté pas moins de 2 930 tonnes de poussières en 2016, selon la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement). Un chiffre auquel il faut ajouter les 13,5 millions de tonnes de CO2 émises par le groupe sidérurgique dans le ciel dunkerquois, un triste record national.

    La Communauté urbaine de Dunkerque (CUD) a donc fait le choix politique d’un grand projet d’aménagement urbain destiné à favoriser les circulations douces et les transports en commun : le plan DK’Plus. Depuis les années 1970, le réseau actuel avait peu changé et dans le Dunkerquois moins de 5 % des déplacements se font aujourd’hui en bus, contre 66 % pour la voiture, selon une étude publiée en 2015. Avec une nouvelle flotte de bus aux couleurs vives, équipés progressivement du Wi-Fi, aux sièges rénovés, et aux horaires élargis en soirée chaque week-end, la CUD espère convaincre les Dunkerquois de laisser leur voiture au garage.

    Baisse des incivilités

    En attendant, les habitants ont subi pendant vingt-deux mois « l’un des plus gros chantiers des cinquante dernières années », explique Damien Carême, vice-président de la CUD et maire de Grande-Synthe. Le résultat, c’est un nouveau réseau permettant plus de fluidité grâce aux voies dédiées et aux feux prioritaires. « Avec les transports en commun, vous ne serez plus en retard au boulot ou au lycée », assure M. Carême. Surtout, les usagers vont découvrir des lignes plus simples à utiliser, davantage d’arrêts, une fréquence plus importante en zone dense avec de meilleures connexions entre les lignes… Désormais, 83 % de la population sera située à moins de 300 mètres d’un arrêt de bus.

    La gratuité proposée à titre expérimental uniquement le week-end depuis 2015 a permis de constater une hausse de fréquentation de 30 % le samedi et de 80 % le dimanche. « Et les incivilités ont chuté de 60 %, précise le président de la CUD et maire de Dunkerque Patrice Vergriete (divers gauche), balayant ainsi un préjugé sur la gratuité. Les chauffeurs disent qu’ils découvrent une nouvelle clientèle, qui dit bonjour. »

    Pour le financement, la CUD a fait des choix. Elle a abandonné, en 2014, le projet de son précédent président qui rêvait d’une nouvelle salle de sports et de spectacles de 8 000 places, estimée à 180 millions d’euros. « Cette Arena était inutile, indique M. Vergriete. Pour les travaux du DK’Plus, nous avons investi 60 millions d’euros et 5 millions d’euros pour les études. » Une somme financée par le VTA (versement transport additionnel), une taxe sur les entreprises du secteur qui avait été augmentée de 0,5 point en 2011 pour financer la fameuse Arena.

    « Cohésion sociale »

    En intégrant le manque à gagner de 4,5 millions d’euros sur les recettes de billets, le surcoût d’exploitation du nouveau réseau gratuit est de 8,9 millions d’euros, pour atteindre 42,9 millions d’euros. Ce montant est financé aux deux tiers par le VTA et le solde par le budget général de la CUD. Les élus promettent donc qu’il n’y aura pas de hausse des impôts.

    « Le coût de cette mesure est compensé par ses effets positifs, garantit le maire de Dunkerque. Cela permet de rendre du pouvoir d’achat, c’est favorable à l’environnement, c’est un enjeu de cohésion sociale, et ça rend les personnes plus mobiles. »

    Ce schéma pourrait-il être transposé à d’autres villes ? « Je ne suis pas là pour faire la leçon aux élus locaux, prévient M. Vergriete. C’est vrai que nous sommes regardés de près car beaucoup disaient que c’était impossible à réaliser dans des agglomérations de plus de 100 000 habitants. » Le maire de Dunkerque regrette que ce débat de société soit pollué par les « arguments fallacieux » avancés par d’autres collectivités, à commencer par le fait que ce qui est gratuit aurait moins de valeur. « Les arguments du débat en France sont assez minables », balaye-t-il avant d’annoncer que les 3 et 4 septembre se tiendront dans sa commune les premières rencontres des villes du transport gratuit. Parmi les tables rondes, chercheurs et maires de Tübingen (Allemagne), Tallinn (Estonie), Châteauroux ou Niort, reviendront sur les effets de la gratuité des transports en commun dans leurs villes. Les impacts environnementaux seront également abordés.

    #gratuité_des_transports #municipalité


  • Estonia To Become The World’s First Free Public Transport Nation
    https://popupcity.net/estonia-to-become-the-worlds-first-free-public-transport-nation

    Tallinn, known for its digital government and successful tech startups, is often referred to as Europe’s innovation capital. Now celebrating five years of free public transport for all citizens, the government is planning to make Estonia the first free public transport nation. Allan Alaküla, Head of Tallinn European Union Office, shares some valuable insights for other cities.

    #transport #service_public #gratuité #Estonie


  • Les profondeurs de l’âme balte en Europe : Exposition au Musée d’Orsay du 10 avril au 15 juillet 2018 - [Lettonie-Francija]

    #LV100 - Centenaire des Républiques Baltes

    L’exposition « Symbolisme dans l’Art de la Baltique » du 10 avril au 15 juillet 2018 au Musée d’Orsay, est l’un des plus grands événements internationaux marquant le centenaire des trois pays baltes en 2018. Cette exposition présente au public « l’âge d’or » de l’art balte à travers 150 œuvres - peintures, pastels, graphiques, lithographies, sculptures des années 1920 aux années 1980.

    L’art balte révèle à l’Europe son haut niveau professionnel, faisant partie intégrante de la scène artistique européenne de l’époque de la formation des trois états indépendants : l a Lettonie, la Lituanie et l’Estonie.

    « Âmes sauvages - le symbolisme dans l’Art de la Baltique »
    Du 10 avril au 15 juillet 2018 au Musée d’Orsay à Paris, C’est une exposition internationale, accompagnée de conférences, de Visites-conférences, Concerts en famille, Concerts baltes, Curieuse nocturne Fête du Solstice ...

    Inauguration le 9 avril sous le haut patronage de
    Madame Kersti Kaljulaid, Présidente de la République d’Estonie,
    Madame Dalia Grybauskaitė , Présidente de la République de Lituanie,
    Monsieur Raymonds Vejonis , Président de la République de Lettonie,
    Monsieur Emmanuel Macron , Président de la République française,

    Commissaire général Rodolphe Rapetti, conservateur général du Patrimoine, directeur des Musées nationaux ; Commissaire Béatrice Avanzi, conservateur au musée d’Orsay

    L’exposition est organisée à Paris par
    les Musées d’Orsay et de l’Orangerie,
    le Musée national des Beaux-Arts de Lettonie à Riga,
    le Musée d’Art d’Estonie à Tallinn,
    le Musée d’Art de Lituanie à Vilnius et le Musée National des Beaux-Arts M.K. Ciurlionis de Lituanie à Kaunas,
    avec le soutien des Ministères de la Culture d’Estonie, de Lettonie et de Lituanie.
    et les bureaux de Célébration du Centenaire d’Estonie, Lettonie et Lituanie.

    « Le symbolisme dans l’art balte » sera la première exposition avec laquelle le musée d’Orsay inaugurera officiellement son rez-de-chaussée rénové, informe Béatrice Avanzi, conservatrice de l’établissement public du musée d’Orsay et du musée de l’Orangerie.

    .../...

    L’exposition sera la plus grande manifestation de la culture balte à Paris depuis 1937, lorsque la Lettonie, la Lituanie et l’Estonie ont participé à l’Exposition internationale d’art et de technologie de Paris avec l’exposition conjointe des arts décoratifs. 81 ans plus tard, en 2018, l’exposition symbolique lancera "La saison baltique" à Paris, avec une série de concerts, de séminaires, de spectacles pour marquer le centenaire de la Lettonie, de l’Estonie et de la Lituanie.

    .../...

    Lire les précisions sur la plus grande exposition de la culture balte à Paris : https://www.lettonie-francija.fr/expo-profondeur-ame-balte-paris-Musee-Orsay-1399?lang=fr

    #Lettonie, #Lituanie, #Estonie, #art, #baltique, #exposition, #âme-balte, #culture, #balte, #musée_d_Orsay, #saison_baltique, #symbolisme,


  • Paris : Hidalgo réfléchit à la gratuité des transports en commun
    https://www.lesechos.fr/politique-societe/regions/0301455572968-paris-hidalgo-reflechit-a-la-gratuite-des-transports-en-commu

    Le débat sur la gratuité des transports a été relancé en février par Berlin qui a proposé à la Commission européenne de la tester dans cinq villes allemandes, afin d’échapper à une amende sur la réglementation européenne sur la qualité de l’air. En France, le Groupement des autorités responsables de transport (GART) a identifié une vingtaine de collectivités l’ayant adopté. L’an dernier, Niort a rendu l’accès libre à ses 120.000 habitants. L’intercommunalité d’Aubagne assure avoir fait tripler le trafic de ses bus depuis 2009 grâce à cela. Compiègne le fait depuis quarante ans. Tallinn en Estonie serait la seule capitale la pratiquant, depuis 2013.
    Deux questions clefs

    Dans les villes moyennes, le financement est généralement assuré à moitié par le versement transport (VT) dont s’acquittent les entreprises de plus de 9 personnes. En Ile-de-France, les particuliers ne financent que 28 % des 10 milliards d’euros de budget d’Ile de France mobilité (ex-Stif), 60 % venant du VT. Les entreprises remboursent par ailleurs la moitié du Navigo de leurs employés.

    La gratuité pose donc deux questions clefs : comment financer les 28 % manquants ? Et à quel point inciterait-elle aussi les derniers Parisiens recourant à leur voiture intramuros à s’en passer ?

    #blabla_gratuit parce que les représentants politiques se gargarisent de la primeur d’un débat commencé il y a 50 ans … mais toujours ravis d’en reporter encore la décision

    #transports_gratuits #ratp #journalisme


  • La nouvelle route du froid : les projets fous du rail dans le Nord de l’Europe

    https://videos.lesechos.fr/lesechos/eclairage-redac/la-nouvelle-route-du-froid-les-projets-fous-du-rail-dans-le-nord-de-leurope/vmmv8x

    La nouvelle route du froid : les projets fous du rail dans le Nord de l’Europe

    Une ligne de 950 kilomètres entre Varsovie et Tallinn, un tunnel de 102 kilomètres entre Tallinn et Helsinki, et le prolongement d’une ligne finlandaise jusqu’à... l’océan Arctique, l’Europe s’enflamme autour d’une nouvelle route du froid.

    #transports #pays_balte #route_balte #corridors #transport_routier #transport_ferroviaire


  • Estonie - Lettonie - Lituanie : 19 mars Colloque organisé au Sénat - [Lettonie-Francija]
    https://www.lettonie-francija.fr/Estonie-Lettonie-Lituanie-colloque-19-mars-senat-1515?lang=fr

    Estonie - Lettonie - Lituanie : 19 mars Colloque organisé au Sénat
    1918-2018 Centenaire des Républiques Baltes

    Colloque organisé au Sénat sous le haut patronage du Président du Sénat, Gérard LARCHER, par le groupe interparlementaire d’amitié France-Pays baltes, présidé par Olivier HENNO, sénateur du Nord, en lien avec les ambassades d’Estonie, de Lettonie et de Lituanie. Pour assister au colloque et accéder au Palais du Luxembourg l’inscription, nominative et individuelle est requise, plus de détails ....

    Il y a un siècle, les trois États baltes déclaraient leur indépendance : le 16 février 1918 pour la Lituanie, le 24 février pour l’Estonie et le 18 novembre pour la Lettonie.

    Le chemin à parcourir pour que ces pays se constituent ou reconstituent en États indépendants allait encore être long et difficile mais ces déclarations d’indépendance demeurent le fondement de ces démocraties consolidées.

    Ce colloque a pour objet de revenir sur ce siècle d’histoire mouvementée, aux côtés de hauts représentants, de chercheurs et de politologues de ces trois pays qui nous font l’honneur de leur présence, afin de partager leurs analyses et leurs expériences.

    Deux tables rondes seront proposées, chacune suivie d’une discussion avec la salle. La première session se concentrera sur les aspects historiques de ces parcours, tandis que la seconde ouvrira une réflexion prospective sur la vision européenne de l’Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie.

    PROGRAMME PRÉVISIONNEL 19 mars - Paris Sénat

    – 13h45 Accueil des participants

    – 14h30 Ouverture du colloque par Gérard LARCHER , Président du Sénat. Introduction par Olivier HENNO , Sénateur du département du Nord en Hauts de France, Président du groupe interparlementaire d’amitié France-Pays baltes.

    14h45 Table ronde I : Racines politiques contemporaines

    Modérateur : Yves PLASSERAUD , Président du Groupement pour les Droits des Minorités

    Intervenants :
    Marek TAMM , Professeur d’histoire culturelle à l’Université de Tallinn, « L’Estonie entre les Empires : une perspective historique »
    Kęstutis GIRNIUS , Politologue, journaliste, historien et philosophe lituanien, « La Lituanie : une nation inattendue »
    Juris DREIFELDS , Professeur associé de sciences politiques, « La politique minoritaire de l’État letton 1920 - 2018 »

    – 16h Échanges avec la salle

    16h50 Table ronde II : Quels rôles dans l’Europe à venir ?

    Modératrice : Céline BAYOU, Rédactrice Estonie, Lettonie, Lituanie au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, chercheure associée au CREE (INALCO), co-auteure du livre « Les lettons ».

    Intervenants :
    Ramūnas VILPIŠAUSKAS , Directeur de l’Institut des relations internationales et des sciences politiques de Vilnius, « Souveraineté dans un monde globalisé et économiquement intégré : le cas des États baltes »
    Siim KALLAS , ancien Premier ministre estonien et ancien Vice-président de la Commission européenne, « L’expérience estonienne et les évolutions de l’Europe »
    Vaira VĪĶE-FREIBERGA , ancienne Présidente de la République de Lettonie (1999-2007), Présidente du World Leadership Alliance/ Club de Madrid, « La contribution des États baltes à l’avenir de l’Europe »

    – 18h00 Échanges avec la salle

    – 18h30 Clôture du colloque

    LIEU DU COLLOQUE Palais du Luxembourg
    Entrée : 15 ter rue de Vaugirard, 75006 Paris
    RER Luxembourg – Métro Odéon, Mabillon ou Saint-Sulpice
    Bus : lignes 84, 89, 58 ou 82
    Parcs de stationnement : Saint-Sulpice, Saint-Germain-des-Prés ou Rue Soufflot
    Vélib : Station « Sénat Condé » n°6017

    L’accès au Palais du Luxembourg sera subordonné à :
    l’inscription préalable au colloque, nominative et individuelle
    la présentation à l’entrée d’une pièce d’identité

    http://www.senat.fr/evenement/colloque/col_ga_etats_baltes_2018.html

    #Estonie, #Lettonie, #Lituanie, #Colloque, #Sénat, #Centenaire, #Républiques_Baltes, #Vaira_VĪĶE-FREIBERGA,


  • What became of Latvia’s left ? | openDemocracy

    https://www.opendemocracy.net/od-russia/will-mawhood/what-became-of-latvias-left

    L’article est très intéressant, mais j’avoue une faiblesse, je référeence aussi pour l’illustration, une magnifique œuvre assez précoce de Gustav Klucis (the Red Latvian Riflemen, 1918)

    The past month has seen a flurry of articles on the anniversary of October 1917 in St Petersburg and their consequences — many illuminating, some rather less so. Illuminating or not, the emphasis has usually been on the Russian in Russian revolution — the impact on the modern Russian state. But St Petersburg was an imperial capital at the time, ruling not only over the cities of the modern Russian Federation, but Tashkent, Tbilisi and Tallinn as well. It was very often in these peripheral regions that the revolution was most enthusiastically received.

    Indeed, the corner of the empire that was perhaps the reddest of all was not Russian at all. It was a place that very rarely comes up these days when the left is discussed, a country where the right appears to have a lock on both the government and the retelling of history — Latvia.

    #lettonie #soviétisme #image #gustav_klucis


  • Fake news and botnets : how Russia weaponised the web
    https://www.theguardian.com/technology/2017/dec/02/fake-news-botnets-how-russia-weaponised-the-web-cyber-attack-estonia

    The digital attack that brought Estonia to a standstill 10 years ago was the first shot in a cyberwar that has been raging between Moscow and the west ever since It began at exactly 10pm on 26 April, 2007, when a Russian-speaking mob began rioting in the streets of Tallinn, the capital city of Estonia, killing one person and wounding dozens of others. That incident resonates powerfully in some of the recent conflicts in the US. In 2007, the Estonian government had announced that a bronze (...)

    #bot #faux #cyberguerre #militarisation


  • En 2018 le Pape François prévoit de se rendre en Lettonie et dans les États Baltes pour leur Centenaire

    [Lettonie - Francija : Informations, actualités, échanges, coopération, amitiés France- Latvija]
    https://www.lettonie-francija.fr/Pape-Francois-en-Lettonie-2018-Centenaire-independance-Balte?lang=

    Le Pape François prévoit de se rendre en Lettonie en 2018
    Centenaire de la Lettonie

    Estonie, Lettonie et Lituanie vont probablement accueillir le Pape François en 2018. Une visite dans le cadre du Centenaire des trois États Baltes, selon les informations diffusées par la Chancellerie du Président de la Lettonie. Le Vatican pourrait bientôt annoncer la date et le déroulement de la visite du Pape. Les précisions dans l’article au fur et à mesure ...

    Le pape avait été invité à se rendre en Lettonie par Raimonds Vējonis , Président de la République, et par le Premier ministre Maris Kucinskis , lors d’une audience au Vatican le vendredi 2 juin 2017. Raimonds Vējonis s’est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin , secrétaire d’Etat du Saint-Siège et Mgr Paul Richard Gallagher, secrétaire pour les Relations avec les États.

    Selon un communiqué publié par le bureau de presse du Saint-Siège, les entretiens ont porté sur les bonnes relations entre la Lettonie et le Saint-Siège, ainsi que sur la contribution positive de l’Église catholique à la société lettone.

    Parmi les autres thèmes évoqués : l’accueil des migrants, les perspectives pour le futur du projet européen, et le contexte régional.

    Selon la tradition, la confirmation officielle de ces visites est donnée après accord des parties.

    "Le Pape a exprimé son intérêt à visiter les États baltes. Nous espérons que le pape se rendra en Lettonie l’année prochaine " , a déclaré le ministère.

    Mercredi, Daiva Ulbinaite , la porte-parole du Parti du Président lituanien, a déclaré que le Pape se rendrait en Lituanie l’année prochaine. "La visite du pape François est prévue pour l’automne prochain" , a-t-elle dit, ajoutant que le Vatican pourrait annoncer le calendrier exact et le statut de la visite dans un proche avenir.

    Le pape devrait se rendre en Estonie l’année prochaine. L’évêque Philippe Zurdana l’a annoncé dimanche après une erreur dans la cathédrale catholique de Tallinn. Selon lui, il peut maintenant être revendiqué à 99%, a écrit « Postimees ».

    #Lettonie, #Lv100, #centenaire, #Pays_baltes, #Estonie, #Lituanie, #Raimonds_Vējonis, #Pape_François,


  • Jupiter se mue en Atlas, par Guillaume Berlat Proch et Moyen Orient.ch - Guillaume Berlat - 2 octobre 2017

    http://prochetmoyen-orient.ch/jupiter-se-mue-en-atlas

    « La parole est au peuple. La parole du peuple, c’est le souverain » (Charles de Gaulle). Manifestement, le président de la République est omniprésent sur la scène intérieure et sur la scène internationale, pris d’une boulimie jamais égalée de paroles même à l’époque de Nicolas Sarkozy…1 Pour ce qui est des actes, nous jugerons dans quelques mois. Emmanuel Macron veut transformer la France (Cf. les ordonnances sur la loi travail que nul ne conteste en réalité), changer le monde (Cf. son discours devant la 72e Assemblée générale de l’ONU à New-York le 19 septembre 20172) et aujourd’hui refonder l’Europe (Cf. son discours devant des étudiants venus de toute l’Europe dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne le 26 septembre 2017)3. Alors que l’Union européenne est marquée par un signe d’usure qui compromet son avenir (Cf. mise en route de la négociation sur le « Brexit », désaccord sur la répartition des migrants décidée il y a deux ans, sur l’évolution de la zone euro, mise en cause par la Hongrie et la Pologne du socle des valeurs fondamentales de l’Union et , ce qui est plus grave encore, sur les objectifs du projet européen), le docteur Macron livre urbi et orbi le diagnostic du mal qui frappe l’Europe et le remède miracle qu’il a dans sa trousse à outils4. Dans quel environnement se situe cette intervention ? Quel est son contenu ? Quelle pourrait être la suite de cette intervention ?

    L’ENVIRONNEMENT DE L’INTERVENTION
    Environnement global : il n’y a pas que des bonnes nouvelles
    Hormis, une légère remontée dans les sondages d’opinion, les jours précédant la divine intervention n’ont pas apporté que de bonnes nouvelles. Emmanuel Macron doit encaisser deux mauvaises nouvelles. Sur le plan intérieur, les résultats des élections sénatoriales du 24 septembre sont décevants pour la République en Marche. Surtout, ils augurent mal d’une possible majorité des deux tiers requises pour faire adopter sa réforme constitutionnelle comportant entre autres une réforme de la Justice alors que le président de la République veut exporter le modèle juridique français chez tous les mécréants. Le 28 septembre 2017, il était censé prononcer un important discours sur le thème de la sécurité qu’il annule en dernière minute. Sur le plan extérieur, le résultat des élections législatives en Allemagne du 24 septembre 2017 est pour le moins inquiétants au regard de son projet de réforme de l’Union économique et monétaire5. Le moins que l’on puisse dire est qu’ils ne correspondent pas entièrement au souhait d’Emmanuel Macron pour son projet de refondation de l’Europe6. En particulier, Berlin risque de ne pas suivre Paris sur son projet de réforme de la zone euro7 défendu fort à propos par un des conseillers du président de la République lorsque ce dernier était à Bercy8. Pire encore, son Europe rêvée9, ses ambitions risquent d’être contrariées par l’Allemagne. Il est vrai que nos partenaires européens, qui connaissent la France sur le bout du doigt, attendent des actes après les paroles.

    Environnement européen : la vie continue comme si de rien n’était
    Rappelons qu’après avoir prononcé son auguste intervention, Emmanuel Macron se rend à Lyon pour participer à un sommet franco-italien (27 septembre 2017) avant de s’envoler vers l’Estonie pour participer à un sommet européen sur le numérique (29 septembre 2017). On comprend bien que l’architecte-pompier Jupiter est sur tous les fronts à la fois. Pour ce qui est de sa vision de l’Europe, le sujet n’est pas entièrement vierge. Il l’évoque déjà dans son entretien à l’hebdomadaire Le Point dans lequel il qualifie la France de « phare de l’Europe »10. Mais, surtout, il formule des propositions particulièrement concrètes et détaillées dans des interventions publiques officielles : son discours prononcé lors de la semaine des ambassadeurs (29 août 2017)11 qu’il reprend pour certaines et les approfondissant lors de son intervention sur la colline du Pnyx, face au Parthénon, symbole de la démocratie, à Athènes (7 septembre 2017). « Aujourd’hui la souveraineté, la démocratie, la confiance sont en danger”, lance-t-il au premier jour de sa visite d’Etat en Grèce. « Ce soir, je veux que collectivement nous retrouvions la force de refonder notre Europe, en commençant par l’examen critique sans concession de ces dernières années » Emmanuel Macron réclame la création d’un parlement de la zone euro et indique qu’il faut que « nous puissions pendant six mois organiser des consultations, des conventions démocratiques ». Le ton est donné. Aux grands maux, les grands remèdes. Qu’en est-il de sa prestation à la Sorbonne à l’occasion de laquelle il veut faire la « pédagogie de son action » ?

    LA SUBSTANTIFIQUE MOËLLE DE L’INTERVENTION
    Débuté avant 35 minutes de retard (ne dit-on pas que l’exactitude est la politesse des rois), cette « initiative européenne » de 90 minutes est interminable, parfois lyrique, mystique12, parfois délirante, décousue, technocratique, partant dans tous les sens avec une inflation d’effets d’annonce. Si l’on prend la liberté de reconstruire ce discours, on pourrait l’organiser autour des trois axes suivants.

    Diagnostic notarial : l’Europe va très mal
    L’Europe est une idée ancienne qu’il faut nous réapproprier car les États membres se sont endormis sur leurs lauriers, pris par la langueur et l’habitude et par leur goût immodéré pour la bureaucratie. Ils ont laissé s’installer le doute. Ils ont bâti un édifice à l’abri des peuples en confiant leur sécurité à l’Amérique et leur économie à la mondialisation. Nous avons collectivement ignoré que le passé pourrait revenir. Or, il revient à travers le souverainisme, le repli, le protectionnisme et l’indentitarisme, toutes choses contre lesquelles nous pensions être immunisés. Aujourd’hui, l’Europe est faible, lente et inéquitable. Face aux nombreux défis mondiaux, nous devons préparer l’avenir. L’Europe doit défendre ses intérêts et ses valeurs en recherchant un équilibre dépassant ses divisions internes. Elle doit se fixer un cap autour de quelques principes simples débouchant sur une souveraineté européenne. Tout le discours est émaillé de références aux pères fondateurs (Monnet à Schumann) sans oublier pour les personnalités qui comptent, Jacques Delors. Il prend parfois un ton lyrique, enflammé qui nuit à la pertinence du propos. Le diagnostic revient à tous les endroits du discours, amoindrissant ainsi sa portée. Un hymne à la jeunesse que nous ne devons pas décevoir en lui consacrant la part importante qui lui revient dans nos réflexions et dans nos actions.

    Remèdes conceptuels : les six clés de la souveraineté européenne
    La construction d’une Europe forte passe par les six clés de la souveraineté européenne : (1) défendre notre sécurité (capacité européenne autonome de défense) ; (2) assurer notre souveraineté en maîtrisant nos frontières et en préservant nos valeurs (traiter humainement les vrais réfugiés et renvoyer les autres, travailler à la stabilisation des pays d’origine de l’immigration) ; (3) développer une politique étrangère en partenariat avec l’Afrique ; (4) préparer la transition écologique en développement un modèle économique et alimentaire nouveau (sécurité et souveraineté alimentaire) ; (5) préparer la révolution numérique (définir un cadre juridique approprié qui protège les libertés individuelles) ; faire de l’Europe une puissance économique et industrielle (à travers le développement d’une union économique et monétaire). Le président de la République marque son attachement à la culture, l’éducation, au triangle souveraineté/unité/démocratie, au respect de l’état de droit de manière décousue.

    Remèdes concrets : un inventaire à la Prévert de propositions
    À suivre l’exposé jupitérien, l’auditeur attentif est pris d’une sorte de tournis, bombardé qu’il est d’initiatives qui partent dans tous les sens sans la moindre hiérarchisation et sans le moindre chiffrement : initiative européenne d’intervention ; académie européenne du renseignement ; parquet européen contre la criminalité organisée et le terrorisme ; office européen de l’asile ; police des frontières européenne ; force européenne de protection civile ; aide publique européenne au développement financée par une taxe européenne sur les transactions financières13 ; budget européen de la zone euro, ministre des finances de la zone euro ; taxe carbone européenne ; fonds européen d’enquête de lutte contre les fraudes alimentaires ; marché européen de l’énergie ; expertise scientifique européenne indépendante (Cf. le scandale des glyphosates14) ; agence européenne de l’innovation numérique ; universités européennes ; harmonisation et reconnaissance des diplômes universitaires et secondaires ; Erasmus élargi ; obligation de parler deux langues européennes ; commission réduite à 15 membres ; élargissement de l’Union européenne à tous les pays respectant des valeurs (Balkans en particulier), voire demain au Royaume-Uni ; institution d’une Europe à plusieurs vitesses ; communautarisation des élections européennes en deux temps (2019 et 2024) ; lancement de conventions démocratiques sur l’avenir de l’Europe ; procureur commercial européen ; nouveau partenariat avec l’Allemagne (traité franco-allemand à l’occasion du 75e anniversaire du traité de l’Élysée) ; lancement immédiat d’un groupe de la refondation européenne….

    Que peut-on imaginer pour l’avenir proche et lointain de cette refondation de l’Union européenne qui va au-delà d’un mini-compromis15 ?

    LA SUITE DE L’INTERVENTION
    À l’évidence, comme souvent dans ses interventions, le discours de la Sorbonne pose problème dans sa méthodologie que dans son contenu.

    Méthodologie jupitérienne : la com’ d’abord et avant tout
    On peut tout d’abord s’étonner que les principales propositions contenues dans le discours du président de la République (déjà évoquées à Paris et à Athènes) se retrouvent dans les principaux médias plusieurs heures avant son prononcé. Du bon travail de l’équipe de communication de l’Élysée pour qui l’important n’est pas tant dans le contenu que dans l’annonce ! En raison de la politique de l’essuie-glace, cet évènement est destiné à être remplacé par un autre dans les heures qui suivent. Un discours éphémère pour une durée de vie éphémère. On peut ensuite, du point de vue de nos partenaires européens, au premier rang desquels les Allemands qui se trouvent dans une période délicate de composition d’un gouvernement de coalition, se poser la question de savoir s’ils apprécient cette méthode qui se trouve à l’opposé de la méthode communautaire et de la confiance minimale entre Berlin et Paris. Dans le langage courant, on appelle cela mettre quelqu’un au pied du mur. Encore une fois, Emmanuel Macron est pris à son propre jeu. À Berlin, on évoque en termes pudiques « une bonne base de travail ». Ce qui signifie, tout est à revoir en termes moins diplomatiques.

    On ne peut dans le même temps stigmatiser les souverainistes et s’inspirer de leur démarche pour jouer perso comme dans certains sports collectifs. Cela s’appelle une contradiction dans les termes. Pour renforcer sa main dans la construction européenne, la meilleure méthode est la persuasion dans la discrétion pour créer un momentum en sa faveur. La pire des méthodes est l’arrogance dans l’ostentation. Forcer la main conduit le plus souvent à braquer ses partenaires ! Telle est la principale leçon que tirent les diplomates ayant une bonne pratique de la diplomatie multilatérale. Prendre date en proposant sa vision de l’Europe est une chose, respecter ses partenaires en est une autre. Emmanuel Macron a tendance à confondre ces deux démarches pour forcer le destin. Nous ne sommes pas certains que cela ne soit pas perçu comme une forme d’arrogance à la française, venant d’un pays qui n’est pas un parangon de vertu, en particulier sur la question des déficits budgétaires. Le risque est grand que tout son édifice ne se délite au fil des semaines et des mois comme un vulgaire château de cartes. Notons au passage que le lendemain de ce discours, le premier ministre présente son projet de loi de finances 2018 qui fait apparaître les gagnants (Défense, écologie, justice, éducation, sécurité et asile) mais également les perdants au premier rang desquels figure le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (moins de crédits, moins d’emplois) qui est censé porter ce projet pharaonique. Où se situe la logique de cet exercice au pays de Descartes ?16 On peine à la trouver surtout pour un ministère régalien comme le Quai d’Orsay. Finie les déclarations d’amour de la semaine des ambassadeurs.

    Contenu irréaliste : la stratégie n’est pas au rendez-vous
    À lire et à relire l’interminable discours d’Emmanuel Macron, on peine à trouver un cap clair avec quelques objectifs précis et quelques mesures susceptibles de remettre l’Europe sur les bons rails dans un avenir rapproché. C’est une logorrhée à jet continu. L’exercice oral auquel s’est livré le président de la République, devant un parterre d’étudiants européens, relève de la parole ou de la prophétie auto-réalisatrice. Pas plus qu’à l’ONU, la semaine précédente, la saturation en propositions européennes – qui pour la plupart d’entre elles ont peu de chance d’être retenues – ne constitue la méthode pour avancer dans la bonne direction même s’il y a urgence. Il faut malheureusement donner du temps au temps pour construire la confiance. Les premières réactions allemandes sont pour le moins distantes surtout au moment où Siemens avale Alstom17. Au pays du pragmatisme, on quantifie les propositions et on prend ses distances. On ne peut critiquer l’approche structurelle et la pratiquer à outrance en proposant la mise en place de toute une série de structures. Commençons par faire mieux fonctionner celles qui existent par un effort de rationalisation et travaillons à la mise en place d’un multilatéralisme efficace. Le reste suivra forcément. Si les partenaires sont enclins à réformer l’Europe, nul ne donne son aval aux propositions concrètes, c’est que l’on qualifie « d’accueil poli »18. Tout le monde sait à Bruxelles que le diable est dans les détails. Le « macronisme », fondé sur du bricolage fait de bric et de broc19 ne semble pas être la meilleure approche pour répondre à des questions existentielles qui sont au cœur de la construction européenne, de sa survie à l’avenir. Il n’est pas aussi la meilleure manière de traiter nos amis allemands dont l’économie n’a jamais été aussi florissante20. Or, qu’en est-il aujourd’hui de la réalité du couple franco-allemand ? Le couple franco-allemand est un leurre. La France et l’Allemagne n’ont plus les mêmes intérêts convergents dans la construction européenne21.

    À Emmanuel Macron qui fait état d’un « consensus commun » (pléonasme, ou bien il y a consensus ou bien il n’y en a pas) entre Européens sur la nécessité de refonder l’UE au lendemain d’un dîner informel à Tallinn où ses propositions pour l’avenir de l’Europe ont reçu un « accueil poli mais prudent », la présidente lituanienne, Dalia Grybauskaite, sur Twitter, avant le dîner, a ainsi mis en garde ses partenaires : « Attention à éviter les mirages dans le désert ». Tout est dit en peu de mots.

    « L’hyperinformation et l’hypercommunication n’apportent pas de lumière dans l’obscurité »22. Transparence et pouvoir sont difficilement compatibles. Qui sème l’indécision, récolte l’incompréhension ! Aller encore plus loin en prônant un saut fédéraliste qui ne dit pas son nom (toujours plus d’Europe alors qu’on critique son inertie), c’est faire un cadeau en or à ceux qui rêvent de voir l’Union européenne exploser en vol. Alors, on fait des annonces de réforme pour donner le change, pour pouvoir dire que l’Europe continue et se transforme. Mais cette frénésie d’annonces risque surtout de masquer l’impuissance de l’Europe à se ressaisir et, par voie de conséquence, de la France à peser dans le débat. Car cela ne changera pas grand-chose23. « Vox clamantis in deserto ». Finalement, l’Europe a deux ennemis : ceux qui ne l’aiment pas et ceux qui l’aiment mal24. Emmanuel Macron aura peut-être, sans le vouloir, réussi le tour de force de réconcilier les deux extrêmes. La seule question important à laquelle ne répond pas Emmanuel Macron est de savoir si les 27/28 États membres voudront ou non, un jour prochain s’interroger sur la raison d’être de l’Europe au XXIe siècle et sur quelques objectifs simples unanimement partagés. Faute de quoi, il y a fort à parier que toutes les mesures proposées par le chef de l’État à la Sorbonne soient de nature à enrayer la crise de l’euro, à contrecarrer les forces centrifuges qui sont de plus en plus fortes, à enrayer l’absence de solidarité entre États membres, à empêcher la dislocation des règles européennes et cela en dépit de la mue récente de Jupiter en Atlas voulant porter l’Europe à lui tout seul.

    Guillaume Berlat 2 octobre 2017
    1 Grégoire Poussielgue, Macron n’entend laisser aucun temps mort, Les Échos, 25 septembre 2017, p. 3.

    2 Guillaume Berlat, Un prédicateur à Manhattan, www.prochetmoyen-orient.ch , 25 septembre 2017.

    3 Erik Emptaz, Europe Hop Hop !, Le Canard enchaîné, 27 septembre 2017, p. 1.

    4 Discours du président de la République, Emmanuel Macron sur la refondation de l’Europe, Sorbonne, 26 septembre 2017, www.elysee.fr , 27 septembre 2017.

    5 Dominique Quinio, L’Allemagne dans l’Europe, La Croix, 25 septembre 2017, p. 25.

    6 Bqstien Bonnefous/Cédric Pietralunga/Solenn de Royer, Un long dimanche de contrariétés pour Macron, Le Monde, 20 septembre 2017, p. 10.

    7 Cécile Ducourtieux/Jean-Pierre Stroobants, Berlin risque d’être plus réticent à la réforme de la zone euro, Le Monde, 26 septembre 2017, p. 6.

    8 Shahin Vallée/Pierpaolo Barbieri, « Il faut un budget pour la zone euro », Le Monde, 26 septembre 2017, p. .21.

    9 Éditorial, L’Europe rêvée d’Emmanuel Macron, Le Monde, 28 septembre 2017, p. 24.
    
10 Guillaume Berlat, Jupiter fait le point, www.prochetmoyen-orient.ch , 11 septembre 2017.

    11 Guillaume Berlat, Zeus a rendez-vous avec Hermès : vers une diplomatie de la transformation ?, www.prochetmoyen-orient.ch , 4 septembre 2017.

    12 Bastien Bonnefous/Solenn de Royer, Macron un président très spirituel, Le Monde, 24-25 septembre 2017, p. 8.

    13 Kemal Dervis, Une refonte de l’aide au développement pour réguler les flux de migrants, Le Monde, 28 septembre 2017, p. 7.

    14 Stéphane Foucart, Glyphosate : la France en pleine cacophonie, Le Monde, 27 septembre 2017, p. 7.

    15 Collectif, L’Europe mérite mieux qu’un mini-compromis, Le Monde, 28 septembre 2017, p. 7.

    16 Service international, Planète et société, Défense, écologie, éducation… les gagnants, Le Monde, 28 septembre 2017, p. 10.

    17 Martine Orange, Alstom-Siemens, un nouveau bradage industriel, www.mediapart.fr , 27 septembre 2017.

    18 Cécile Ducourtieux, L’accueil poli des Européens aux idées de Macron, Le Monde, 30 septembre 2017, p. 6. 

    19 Jean-Pierre Robin, Le « macronisme », du bricolage fait de bric et de broc, et fier de l’être, www.lefigaro.fr , 24 septembre 2017.

    20 Allemagne : Macron a la « trouille », Le Canard enchaîné, 27 septembre 2017, p. 2.

    21 Cécile Ducourtieux/Solenn de Royer, Macron détaille sa vision de l’Europe en ménageant Merkel, le Monde, 28 septembre 2017, p. 3.

    22 Byung-Chul Han, La société de transparence, PUF, 2017, p. 76.

    23 Martine Orange, « Le couple franco-allemand est un leurre », www.mediapart.fr , 26 septembre 2017.

    24 Jack Dion, La folle complainte des eurolâtres, Marianne, 22-28 septembre 2017, pp. 50-51.

    Articles repris par Les Crises https://www.les-crises.fr/jupiter-se-mue-en-atlas-par-guillaume-berlat
    #macron #discours #pensée #communication #médias #hypercommunication #union_européenne

    • Bonjour @alain1 Alain

      – Qu’appelles tu un thème ?

      – Me contacter en direct ?
      Connectes toi sur le site associé à mon profil SeenThis (cliques sur mon profil).
      Ensuite :

      Menu
      > Programme
      >> Emissions du Mercredi

      Tu devrais trouver un titre d’émission qui te permettra de me reconnaitre.
      Il y a moyen d’envoyer un mail.

      Sinon, par l’intermédiaire de « Poser une question » ou de contact sur le site de la Radio.

      Cela peut te paraitre compliqué, mais mettre une adresse mail en direct sur le web, c’est se faire spamer.

      Amicalement,
      André


  • Les « biens communs » d’Emmanuel Macron ne sont pas les nôtres ! | Calimaq
    https://scinfolex.com/2017/10/02/les-biens-communs-demmanuel-macron-ne-sont-pas-les-notres

    Il fallait bien que cela finisse par arriver... Emmanuel Macron s’est emparé du vocabulaire des biens communs, lors du sommet européen qui s’est tenu à Tallinn la semaine dernière. Il a prononcé à cette occasion un discours pendant une conférence de presse pour présenter une stratégie sur le numérique pour l’Union européenne, articulée autour de… Source : :: S.I.Lex ::


  • Entreprises : Un site cartographie les sanctions de l’UE - Économie - 24heures.ch

    http://www.24heures.newsnetz.ch/economie/site-cartographie-sanctions-ue/story/24679661`

    EU Sanctions Map
    http://vm.ee/en/eu-sanctions-map

    The Estonian Ministry of Foreign Affairs has developed a new digital tool – the EU Sanctions Map. The EU Sanctions Map will be launched end of September. It will then be publicly available for everyone. After Estonia’s EU Presidency, the tool will be handed over to the EU Commission that will then start maintaining it.

    https://vimeo.com/232642521

    L’Union européenne (UE) lance vendredi un site cartographiant ses différents régimes de sanctions. Les mesures s’afficheront après un simple clic sur le pays ciblé ou grâce à des filtres thématiques (embargo sur les armes, pétrolier, etc.) afin d’aider les entreprises européennes à s’y retrouver.

    Cette base de donnée intitulée « EU Sanctions Map » (La carte des sanctions de l’UE) a été conçue par l’Estonie qui préside l’Union jusqu’en décembre. Elle sera mise en ligne à l’occasion d’un sommet « numérique » des dirigeants européens à Tallinn.

    #cartographie_des_sanctions #EU_sanction_map #eu #europe #sanctions #embargos #armes #armement


  • UE-Libye: le partenariat de la honte
    https://www.mediapart.fr/journal/international/060717/ue-libye-le-partenariat-de-la-honte

    Un an et demi après l’accord UE-Turquie, l’Union européenne a renforcé, ce jeudi au sommet de #Tallinn, le partenariat avec la #libye pour endiguer la venue de #réfugiés africains en Europe. Une réponse qui fait fi de la situation des #droits_humains dans cet État failli du Maghreb.

    #International #Amnesty_international #asile #Italie #ONG #union_européenne


  • The Plot Against Europe | Foreign Policy

    http://foreignpolicy.com/2017/03/06/the-plot-against-europe

    May 9, 2022 — Standing on the viewing platform in Red Square, President Vladimir Putin observed the military parade commemorating the 77th anniversary of the Soviet Union’s defeat of Nazi Germany. This Victory Day, he had reason to be especially proud of his country.

    Earlier that week, a group of 150 Russian special forces — bearing no insignia and disguised like the “little green men” who had occupied the Crimean peninsula eight years prior — had slipped into the tiny neighboring Baltic state of Estonia. Seizing a government building in Narva, a city on the border with an ethnic Russian majority, they planted a Russian flag on the roof and promptly declared the “Narva People’s Republic.” In a statement released to international media, leaders of the nascent breakaway state announced they were “defending ethnic Russians from the fascist regime in Tallinn,” Estonia’s capital. Most of Narva’s Russian-speaking citizens looked upon the tumultuous events with passivity. Ever since the annexation of Crimea in 2014, they suspected something like this would eventually happen.

    #trump #putin #otan #guerre #europe



  • ÉCOLOGISME ET TRANSHUMANISME
    Des connexions contre nature

    Ecologistes, végans et sympathisants de gauche prolifèrent au sein du mouvement transhumaniste. Après Le Monde, Le Nouvel Obs et Politis, Primevère, le plus grand salon écologiste français, invitait en 2016 un de ses représentants à s’exprimer. Didier Cœurnelle, vice-président de l’Association française transhumaniste, est élu Vert en Belgique. Il aurait eu les mots pour séduire les visiteurs de Primevère, avec une « vie en bonne santé beaucoup plus longue, solidaire, pacifique, heureuse et respectueuse de l’environnement, non pas malgré, mais grâce aux applications de la science. » (1) Il aura fallu les protestations d’opposants aux nécrotechnologies pour que le salon annule son invitation. (2) Les transhumanistes ne luttent pas contre les nuisances. Technophiles et « résilients », ils comptent sur l’ingénierie génétique, la chimie et les nanotechnologies pour adapter la nature humaine et animale à un milieu saccagé.

    Faut-il un État mondial inter-espèces pour lutter contre les dominations entre humains et animaux ? Voire entre animaux, avec des prédateurs devenus herbivores après modification génétique ? Même si leurs idées prêtent à rire, les transhumanistes ne sont pas des ahuris victimes d’une indigestion de mauvaise science-fiction. Ils sont écologistes et végans (c’est-à-dire refusant de consommer les produits issus des animaux), certes. Parfois même bouddhistes. Mais aussi philosophes, généticiens, informaticiens, sociologues ou start-uppers rétribués par Harvard, Oxford, la London school of economics ou Google. La plupart d’entre eux veulent le bien de la planète et de ses habitants, lutter contre les oppressions, tout en augmentant notre espérance de vie jusqu’à « la mort de la mort ».

    Les deux porte-paroles du mouvement transhumaniste francophone revendiquent leur militantisme « écolo ». Marc Roux a été adhérent de l’Alternative rouge et verte. Didier Coeurnelle est élu Vert de la commune de Molenbeek. Le co-fondateur de Humanity+, la principale association transhumaniste américaine, David Pearce, est un militant anti-spéciste et végan. L’Australien Peter Singer, philosophe et auteur du livre de référence des antispécistes La libération animale (1975), est lui-même transhumaniste et ancien candidat Vert en Australie. Quant à l’actuel directeur de Humanity+, James Hughes, en tant que bouddhiste, il ne ferait pas de mal à une mouche. Loin de l’image repoussoir de libertariens insensibles aux malheurs qui les entourent, les transhumanistes sont souvent des progressistes de gauche, écologistes et féministes, suivant la bonne conscience qui règne dans la Silicon Valley depuis le mouvement hippie des années 1960. En France, à l’avant-garde des partisans de la reproduction artificielle de l’humain (PMA-GPA) figurent les membres d’Europe-écologie les Verts.

    D’après Marc Roux et Didier Cœurnelle, auteurs de Technoprog (3), les transhumanistes seraient majoritairement de gauche, attachés à un système social et à une médecine redistributive, contre l’idée d’une humanité à deux vitesses après sélection génétique. Ils se trouvent même des points communs avec les « objecteurs de croissance ». (4) Fort bien. Laissons de côté les ultras, libertariens ou technogaïanistes, et intéressons-nous à ces transhumanistes sociaux-démocrates et soit-disant écolos. Ceux qui introduisent le loup transhumaniste dans la bergerie verte.

    BIENVEILLANCE AUGMENTÉE

    Aux origines des mouvements contestataires et écologistes américains que l’on qualifia un temps de New left, on trouve l’opposition à la guerre et à l’enrôlement forcé. Les années passant, le post-modernisme faisant son travail de dépolitisation, cette « non-violence » se reporta sur les rapports interpersonnels (on dit : les « micro-agressions ») pour accoucher de « safe spaces » que les lecteurs des Inrocks connaissent par cœur. Les transhumanistes, qui sont autant de leur époque qu’un centre LGBT de province, veulent eux aussi une planète plus safe, sans micro-agressions.
    Si les codes de bonne conduite ne suffisent pas, ils suggèrent le moral enhancement (l’amélioration morale) de l’humanité et des animaux (« non-humains », précise-t-on chez les post-modernes), soit « l’amélioration de la compassion, de la solidarité et de l’empathie » par des moyens génétiques ou médicaux. Comme la prise d’ocytocine par exemple, qui favoriserait les comportements solidaires. « Diminuer les souffrances, augmenter les plaisirs, cela fait partie de ce que nous souhaitons intensément pour nous-mêmes et, peut-être plus encore, pour les autres », clament les auteurs « de gauche » de Technoprog. Comment dire du mal de prêcheurs aussi sirupeux.

    Deux philosophes du « Moral enhancement » publiés par l’Oxford University Press assurent que « Notre connaissance de la biologie humaine - en particulier, de la génétique et de la neurobiologie - commence à nous permettre d’influer directement sur les bases biologiques ou physiologiques de la motivation humaine, soit par des médicaments ou par sélection génétique, soit en utilisant des dispositifs externes qui affectent le cerveau ou le processus d’apprentissage. » (5) Loin des élucubrations, ces projets deviennent chaque jour plus réalistes - notamment grâce aux avancées dans l’édition génomique du type CRISPR-CAS 9. Certains imaginent une humanité et une animalité génétiquement bienveillantes et heureuses. Le neurobiologiste Pierre-Marie Lledo, directeur du département Neurologie de l’Institut Pasteur, ne vante-t-il pas l’optogénétique pour « former et effacer des souvenirs » et ainsi créer des humains « qui n’ont plus peur de la peur, ou qui garderaient un souvenir positif d’événements très négatifs » (6) ? On imagine les applications pour prévenir les suicides chez Foxconn et les traumas des soldats.

    Nous avons vu paraître il y a peu en France, sous le patronage de l’UFR de Philosophie de la Sorbonne et le regard approbateur des transhumanistes, le mouvement « Altruisme efficace » – traduction de l’effective altruism de Peter Singer promu par des philanthropes tels que Peter Thiel, fondateur de PayPal, Jaan Tallinn de Skype, ou encore Duston Moskowitz de Facebook. Leur souhait : une plus grande efficience des œuvres de charité sur la base du ratio « euro donné/quantité de ‘’bien’’ atteint ». La branche « Charity Science » de ce mouvement calculera, grâce aux outils du Big data, le bonheur ressenti. Un végan comme David Pearce, fondateur de Humanity+, promeut quant à lui le Paradise Engineering, soit l’ingénierie génétique et les nanotechnologies au profit du bonheur et de l’empathie envers les humains et les animaux. D’où leur enthousiasme pour le wireheading, la stimulation par électrodes des zones du cerveau dévolues au plaisir. Amis dépressifs, on vous prendra la tête.

    Au delà de la philanthropie typique du capitalisme anglo-saxon, émerge une sorte de bouddhisme augmenté, une pleine conscience et un éveil spirituel assurés par la pharmacie, l’ingénierie génétique et les technologies de communication. Le plus célèbre des bouddhistes français, Matthieu Ricard, lui-même docteur en génétique cellulaire, s’affiche aux côtés de transhumanistes comme Peter Singer et les Altruistes efficaces. Il est membre, au même titre que le Dalaï Lama, du Mind and Life Institute, un club de bouddhistes et de scientifiques pour qui l’accès à la pleine conscience par neurostimulation présente un grand espoir (la neuro-théologie). Le Dalaï Lama a donné sa « bénédiction » au projet « Avatar » du transhumaniste milliardaire russe Itskov dont l’objet est d’atteindre l’immortalité d’ici 2045. (7)

    Si la société va mal, ce serait donc par manque d’empathie. Voilà tout. De notre part ? De nos dirigeants ? On retrouve là les obsessions « safe » des post-modernes qui évacuent toute explication politique au profit du sirop psychologisant versé dans les cercles de bienveillance non-mixtes. Or, c’est se tromper sur la nature d’un système, qu’on l’appelle technicien, bureaucratique ou capitaliste, que d’ignorer le rôle d’intérêts objectifs, ceux des classes possédantes, des élus, des techniciens de l’administration. Leur machine bureaucratique fonctionne. Elle n’est pas le fait d’êtres sensibles qu’il faudrait moraliser, mais d’acteurs rationnels qu’il s’agit de renverser.

    UN ANTISPÉCISME TRÈS ARTIFICIEL

    « La nature, ça n’existe pas », nous répète l’importateur français des thèses antispécistes Yves Bonnardel. (8) Dès lors, pourquoi s’émouvoir qu’un steak in vitro puisse représenter l’avenir de notre alimentation ? Vous savez, ce steak élevé en laboratoire en 2013 à partir de cellules souches de bovin ? Ce steak à 250 000 dollars a été financé par le boss de Google, Serguey Brin, préoccupé par la souffrance animale. Il va falloir vous faire à l’idée, car les antispécistes et les écolos transhumanistes préparent votre pâtée quotidienne garantie sans domination humaine. Déjà, certains magasins bio proposent des substituts de repas complet sous forme de poudre à diluer, garantis bio, végans et sans OGM. Ils s’inspirent du premier substitut protéinique vegan appelé Soylent, en référence au film Soleil vert (Soylent green en anglais) dans lequel l’humanité superflue ingère des tablettes d’humains faute de nourriture. Le concepteur de ce substitut est informaticien. Rob Rhinehart prétend s’en nourrir à 80 %. « Résultat : il n’est pas allé à l’épicerie depuis des années. Il ne possède plus de frigo ni de vaisselle. Et il a transformé sa cuisine en bibliothèque. » (9) La composition chimico-informatique de son produit est en open source. Ce qui en fait un transhumaniste de gauche, contre la propriété privée, l’exploitation animale et la mal-nutrition du tiers-monde. Un autre transhumanisme est possible, vous dit-on.

    Pourquoi cette attention portée à la viande ? Un kilo de viande bovine requiert 10 kg de nourriture végétale. Les élevages consomment déjà 30 % des terres arables et rejettent 15 % des gaz à effet de serre. En 2050, nous serons 9 milliards d’omnivores humains et notre consommation de protéines aura doublé. Un vrai challenge pour ingénieurs, informaticiens, biologistes et business angels de la Silicon Valley. Même Bill Gates s’en émeut, qui investit dans la viande sans viande depuis 2013. En la matière, si l’on peut dire, les mayonnaises et les cookies végan de la Hampton Creek’s, basée à San Francisco, font recette. Le secret de leur mayonnaise sans œufs au goût de mayo ? Une intelligence artificielle supervisée par des biochimistes et l’ancien data scientist de Google, Dan Zigmond. Adieu Mamie Nova, les dimanches après-midis à faire des confitures et des pots pour l’hiver : le process culinaire du XXI° siècle s’obtient par modélisation informatique de milliards d’assemblages possibles de protéines végétales. C’est bien la peine de s’augmenter, d’améliorer son intelligence et de vaincre la mort si c’est pour bouffer de la pâtée techno-vegan le reste de son immortalité. Mais c’est le prix à payer pour survivre au désastre écologique.

    « Tout ce qui nous permet de trouver de bonnes alternatives, de bonnes techniques exemptes de cruauté, durables, saines et économiquement compétitives, nous fait faire un pas vers la fin de l’exploitation animale », affirmait Peter Singer, notre philosophe végan et transhumaniste, qui faisait la publicité de Hampton’s Creek lors de la dernière rencontre nationale de l’association L214 à la Cité des sciences et de l’industrie. L214, vous en avez entendu parler cette année, leurs vidéos d’abattoirs ont ému la France jusqu’au ministre de l’agriculture. En invitant Singer, ont-ils relevé le paradoxe dans lequel se trouvent les antispécistes et les mangeurs de protéines techno-végétales ? S’ils s’élèvent avec raison contre les conditions industrielles d’élevage et d’abattage, ils appuient la fuite en avant artificielle de l’agro-industrie. On est passé en quelques décennies de paysans éleveurs, aux petits soins pour leurs bêtes, à des consommateurs d’ersatz protéiniques cellophanés calculés par ordinateur. Quoi que divaguent les antispécistes, il n’y a pas à choisir entre un steak in vitro et l’abattage industriel brutal.

    On sait que les animaux et les humains sont doués de sensibilité. Pour les transhumanistes comme pour les antispécistes, héritiers de la cybernétique, la nature est un continuum entre vivant et inerte, entre l’homme, l’animal et la machine qui rendrait impossible toute distinction définitive entre eux. Qu’est-ce qui les unifie ? Ils seraient également sensibles. Selon Norbert Wiener, la cybernétique traite de « l’ensemble des problèmes ayant trait à la communication, au contrôle et à la mécanique statistique, aussi bien dans la machine que chez l’être vivant. » (Cybernetics, or Control and Communication in the Animal and the Machine, 1948). Les animaux sont des machines communicantes et inversement. Ainsi en est-il du petit chat, chez Wiener : « Je l’appelle et il lève la tête. Je lui ai envoyé un message qu’il a reçu au moyen de ses organes sensoriels et qu’il a traduit par une action. Le petit chat a faim et il miaule. Alors, c’est lui qui envoie un message. » Analogie abusive : sensibilité et communication n’équivalent pas à échange de données. Si pour les antispécistes les espèces n’existent pas, les animaux étant tous dotés de sensibilité, pour les cybernéticiens, « le fonctionnement de l’individu et celui de quelques machines très récentes de transmission, sont précisément parallèles. Dans ces deux cas, l’un des stades du cycle de fonctionnement est constitué par des récepteurs sensoriels. » Le tour est joué. Le miaulement du chat et la parole humaine équivalent au signal d’une machine électronique. Pour ces ingénieurs, animaux, humains et machines forment un tout reprogrammable.

    S’il n’y a pas de différence d’espèce entre une souris et un humain, comment comprendre cette volonté des Instituts américains de santé (10) de financer des greffes de cellules souches humaines sur des embryons d’animaux ? (11) Il ne s’agirait plus seulement de greffer des organes d’animaux à des humains comme on fait des boutures, mais de créer des chimères : par exemple, un cerveau humain dans un crâne de souris (soit l’inverse de Peter Singer). D’un point de vue théorique, que l’on soit antispéciste et/ou transhumaniste, rien ne l’empêche, puisque « la nature ça n’existe pas », et que nous sommes des animaux-machines également doués de « sensibilité ». On n’a cependant pas encore connaissance de projets de souris cherchant à se greffer des organes humains.

    S’AUGMENTER OU S’ADAPTER AUX NUISANCES ÉCOLOGIQUES

    La Silicon Valley soutient la candidature d’Hillary Clinton qui défend les intérêts des « techies ». Si les transhumanistes ne sont pas tous d’affreux individualistes libertariens, ils ne sont pas non plus de vulgaires climato-sceptiques insouciants des effets de notre mode de vie sur notre environnement et notre santé. C’est là que gît le piège transhumaniste pour les écologistes.

    Dès l’époque de la World Transhumanist Association, l’ancêtre de l’actuelle Humanity +, la question écologique se pose. Vivre 120 ou 150 ans, repousser les limites de la fertilité féminine par des techniques de procréation assistée, ne va-t-il pas faire exploser la population mondiale, pressurer les écosystèmes, accélérer le dérèglement climatique, provoquer des famines ? Les transhumanistes états-uniens s’en préoccupent et mobilisent, dès les années 2000, l’essayiste et romancier cyberpunk Bruce Sterling. En janvier 2000, Sterling livre un manifeste pour une nouvelle politique écologiste « Vert-Emeraude ». « Sterling défend plus de contrôles des capitaux transnationaux, le redéploiement des budgets militaires vers une politique de paix, le développement d’industries durables, l’augmentation du temps libre, la garantie d’un salaire socialisé, l’extension d’un système de santé public et la promotion de l’égalité de genres ». (12) On ne fait pas mieux à gauche. Anti-luddites au prétexte que la simplicité ne serait pas assez attrayante, ses propositions pour supplanter les vieilles industries polluantes du XX° sont : « des produits intensément glamour et écologiquement rationnels ; des objets entièrement nouveaux fabriqués avec de nouveaux matériaux ; le remplacement de la matérialité par l’information ; la création d’une nouvelle relation entre la cybernétique et la matière. » (13) Un manifeste que les transhumanistes n’auront pas de mal à s’approprier.

    À la question de la surpopulation (la « Bombe P », disait Ehrlich en 1968), les transhumanistes répètent « qu’avec l’extension de la durée de vie, nous nous sentirons beaucoup plus responsables des conséquences écologiques de nos comportements » (Humanity +). (14) Dit autrement par l’utilitariste Peter Singer, « Il est préférable d’avoir peu de gens mais qui vivent longtemps, car ceux qui sont nés savent ce dont la mort les prive, alors que ceux qui n’existent pas ne savent pas ce qu’ils ratent. » (15) Logique, non ? Du côté des « technoprogressistes » français, on argue que « là où les citoyens vivent plus longtemps, ils ont moins d’enfants ». Et donc le progrès technique accélérera la transition démographique. Ce ne sont là que des hypothèses que nous sommes sommés de valider. Mais, si nous devions vérifier la corrélation hasardeuse entre espérance de vie et responsabilité écologique, le XX° siècle les démentirait, tant l’augmentation de la durée de vie semble corrélée avec, entre autres exemples, la hausse des conflits (dont certains génocidaires), les catastrophes écologiques, ou la mise au point de bombes apocalyptiques.

    Pour combattre le réchauffement climatique, un certain Matthew Liao, professeur de philosophie de la New York University, accompagné d’Anders Sandberg et Rebecca Roach d’Oxford (donc, pas des tenanciers d’un obscur blog), ont de solides propositions transhumanistes. La plus simple serait pharmaceutique, comme la prise de pilules qui nous dégoûteraient de la viande ou augmenteraient notre empathie. Nous pourrions aussi, toujours grâce à la sélection et l’édition génomique de type CRISPR, augmenter nos pupilles de gènes de félins pour voir la nuit (et réduire ainsi nos installations lumineuses dévoreuses d’énergie), et baisser le poids et la taille de l’humanité : « Si vous réduisez la taille moyenne des Américains de 15 cm, vous réduisez la masse corporelle de 21 % pour les hommes et 25 % pour les femmes ». (16) Moins de masse corporelle, c’est moins de besoins énergétiques et nutritifs. On fait bien des cochons nains à destination des laboratoires pharmaceutiques. Pourquoi n’y avons-nous pas pensé plus tôt ? Parce que l’état de l’ingénierie génétique ne nous le permettait pas.

    Tout cela vous semble de la science-fiction ? Le Monde du 22 juin 2016 nous informe qu’il faut « se préparer à vivre loin de la Terre », ou en tout cas à survivre sur une planète invivable : « L’Agence spatiale européenne vient de faire le point sur les recherches concernant la vie en ‘’écosystème clos artificiel’’ et leurs applications terrestres. » Nos spationautes ne disent pas autre chose qu’un Marc Roux pour qui « Les transhumanistes n’hésitent pas à envisager de permettre à certains de leurs congénères d’adapter leur biologie à d’autres planètes ou même au milieu sidéral. Ne serait-il pas raisonnable de commencer en apprenant à nous adapter aux nouvelles conditions de vie dans notre propre maison ? » (17) Recyclage de l’eau, de l’air et des déchets. Transformation du CO2 en oxygène grâce à des algues nourries aux déjections, nitrification d’urines fraîches pour transformation en eau potable : tout cela ferait passer les poudres Soylent pour de la gastronomie. L’un des chercheurs développe déjà ce genre de toilettes – on dit « Systèmes de support de vie » – pour les pays pauvres chargés d’expérimenter nos futurs « habitats clos terrestres ». Ou comment la survie en milieu spatial nous offre un avant-dégoût de notre survie sur Terre.

    Mais revenons au paragraphe précédent : « Nous adapter aux nouvelles conditions de vie dans notre propre maison », dit le transhumaniste Marc Roux. Plutôt que d’écologie, ou même d’« augmentation » de nos capacités physiques et intellectuelles, M. Roux n’offre d’autre perspective à l’humanité que de « repousse[r] continuellement le spectre de sa disparition ». Tout est là. L’écologie transhumaniste est pétrie de cette idéologie de la « résilience » – un terme issu de la psychologie synonyme d’adaptation à la dégradation des conditions d’existence – qui prévaut aujourd’hui jusque dans les Conférences sur le climat. « Aucune idée n’est à écarter a priori si elle peut déboucher sur une meilleure adaptation des corps à leur environnement. […] Sur le court ou moyen terme, l’humain me paraît infiniment plus souple et malléable que la planète qui nous héberge. » Cette idée apparemment nouvelle n’est qu’une resucée de Norbert Wiener qui, déjà en 1950, nous confrontait à cette obligation : « Nous avons modifié si radicalement notre milieu que nous devons nous modifier nous-mêmes pour vivre à l’échelle de ce nouvel environnement » (L’usage humain des êtres humains). (18) Il s’agit, dans la tradition du darwinisme social, de permettre la survie du mieux adapté. Crèvent les faibles et les inadaptés. D’où l’appel aux transformations génétiques. Voilà l’imposture. Derrière le volontarisme technique, c’est la soumission qui domine ; la dégradation de notre environnement est un fait inéluctable, auquel nous n’avons plus qu’à nous adapter.

    Ce transhumanisme paré de valeurs écologistes et démocrates conteste la vieille administration du désastre par les « bureaucraties vertes ». (19) Il ne se veut pas une écologie de la contrainte mais de l’augmentation. Ou plutôt, pour toute augmentation, de la mise à niveau de l’humanité à un environnement proprement inhumain. Soit parce qu’il nous surclasse – c’est la thèse de Ray Kurzweil, pionnier du transhumanisme pour qui l’intelligence artificielle nous oblige à augmenter nos capacités cognitives – soit parce qu’il est écologiquement invivable. Probablement les deux à la fois. Voilà toute leur ambition, une insulte aux fondateurs de l’écologie, les Ellul, Charbonneau, Illich.

    ADRESSE À CEUX QUI NE VEULENT PAS S’ADAPTER AUX NUISANCES MAIS LES SUPPRIMER

    En développant un discours à prétention écologiste, les transhumanistes souhaitent certainement désamorcer la critique et rallier l’opinion. Mais l’imposture demeure. Il existe un courant « écologiste » technicien. Le prodige du Club de Rome, avec son étude Halte à la croissance ? de 1972, n’est-il pas d’avoir modélisé le monde sur ordinateur, quelques mois avant que le NASA ne lance son premier satellite d’observation et de monitoring de la Terre ? (20) La fashionista américaine du transhumanisme Natasha Vita-More s’appuie sur la « seconde vague cybernétique » des années 50-70, qui rapprocha deux champs scientifiques jusque-là distincts, à savoir la biologie et les sciences cognitives. Sous les coups de zoologues et de biologistes fascinés par la cybernétique, la nature fut réduite à un « écosystème », les relations entre les êtres vivants et leur environnement, et jusqu’à leur physiologie, à des « systèmes de communication interconnectés ». « Notre environnement entier, et jusqu’à l’univers, est un écosystème indépendant mais unifié ; et nous, en tant que que formes de vie intégrées à ce système, sommes agents de notre propre système physiologique », nous dit Vita-More. Quand les « écologistes » lillois posaient les premières briques de la ville « intelligente », ils ne faisaient pas autre chose que de rationaliser l’écosystème métropolitain considéré comme une machine communicante. (21)

    Le projet transhumaniste est l’aboutissement de notre soumission à l’expertise technicienne. C’est un projet anti-humaniste, quoi qu’en dise Luc Ferry dans La révolution transhumaniste. (22) Quand l’essayiste nous assure que le transhumanisme est un « hyperhumanisme », il ment. Quand il affirme qu’il ne s’agit plus « de subir l’évolution naturelle, mais de la maîtriser et de la conduire par nous-mêmes », il évite de définir ce « nous-mêmes ». S’agit-il du peuple ? Ou des technocrates dirigeants, de sa propre caste d’ingénieurs des âmes et des corps ? Mais qu’attendre de l’auteur du Nouvel ordre écologique (1992), qui assimilait l’écologie au nazisme et à l’anti-humanisme.

    Dans la fable transhumaniste, l’humanité est composée non pas d’animaux politiques, mais d’animaux-machines. Cette fable réduit l’histoire au seul progrès technologique.
    Écologistes, si vous voulez supprimer les nuisances et non vous y adapter, vous devez rétablir l’histoire. Ne pas confondre progrès technologique et progrès social et humain. Il faut choisir, rester des humains d’origine animale ou devenir des inhumains d’avenir machinal.

    TomJo, octobre 2016
    hors-sol@herbesfolles.org


    1 Programme du salon Primevère, 2016.
    2 « Le salon Primevère invite les transhumanistes », Pièces et main d’œuvre, 2016.
    3 éditions FYP, 2016.
    4 « Transhumanisme et décroissance », Marc Roux, 23 janvier 2015, transhumanistes.com.
    5 Julian Savulescu et Ingmar Persson. Philosophy Now, août-sept. 2016. Leur livre s’intitule Unfit for the Future : The Urgent Need for Moral Enhancement (Inapte pour le futur : l’urgence de la valorisation morale).
    6 Le Monde, 6 octobre 2014.
    7 Atlantico.fr, 31 juillet 2012.
    8 Usbek & Rica, juillet 2016.
    9 « Silicon Valley gets a taste for food », The Economist, 7 mars 2015.
    10 Centres de recherche dépendant du Ministère de santé américain.
    11 « N.I.H. May Fund Human-Animal Stem Cell Research », The New York Times, 4 août 2016.
    12 « Ecologists », Humanity +, non daté.
    13 viridiandesign.org/manifesto.html
    14 Idem
    15 « Should we live o 1 000 ? », Peter Singer, project-syndicate.org, 10 déc. 2012.
    16 Référence.
    17 « Transhumanisme et écologie », Marc Roux, 11 avril 2016, transhumanistes.com.
    18 Cité par Sarah Guillet dans « La colonisation des sciences sociales par le ‘sujet informationnel’ », revue L’Inventaire n°5, éditions La Lenteur, juillet 2016.
    19 Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable, René Riesel et Jaime Semprun, Encyclopédie des nuisances, 2008. Dans son Manifeste, Bruce Sterling : « Il est peu probable que la plupart d’entre nous tolère de vivre dans un État du Rationnement du CO2. Cela signifierait que chaque activité humaine soit au préalable autorisée par des commissaires de l’énergie. »
    20 Le Monde, 25 juillet 2015.
    21 L’Enfer vert, TomJo, L’échappée, 2013.
    22 La Révolution transhumaniste. Comment la technomédecine et l’ubérisation du monde vont bouleverser nos vies, Luc Ferry, Plon, 2016.


  • Tallinn a voulu des #transports publics gratuits. Depuis, elle gagne des sous
    http://positivr.fr/tallinn-transports-en-commun-gratuit-estonie

    On est donc loin, très loin même, des modèles proposés par les autres capitales européennes. À Londres un mois de transport coûte 220€, 170€ à Copenhague, 80€ à Berlin et 73€ à Paris…

    Cette politique de #gratuité a-t-elle eu des effets ? Oui, et pas qu’un peu ! La fréquentation des transports publics de Tallinn a aussitôt grimpé de 8% ! À titre de comparaison, en 2015, la RATP n’a progressé que de 0,9%… malgré 1,9 milliard d’euros investis sur l’amélioration du réseau !


  • airBaltic achieves fastest growth in passenger numbers in Baltics
    Martin Gauss, Chief Executive Officer of airBaltic: «We thank our customers for choosing to fly with airBaltic during the busiest travel season. As a result, we have achieved the fastest growth across all of the Baltic markets, and now outpace the largest carriers operating in Latvia, Estonia and Lithuania.»

    As previously informed, airBaltic has improved its offering in Tallinn and Vilnius by opening additional direct services. As part of its Horizon 2021 plan, airBaltic will operate 11 direct routes out of Tallinn and Vilnius in the next five years, in combination with convenient transfers via Riga.
    http://bnn-news.com/airbaltic-achieves-fastest-growth-in-passenger-numbers-in-baltics-150258

    #Latvia #airBaltic #Economics #Martins_Gauss


  • Baltic Runner on Vimeo
    https://vimeo.com/130556691


    de George Leonov

    This time lapse footage was made while I worked on a containership the MV Carat going around the Baltic Sea and North Europe. During the trip we went from Riga, Latvia to Tallinn, Estonia to Klaipeda, Lithuania, Gdynia, Poland, then to the other side of Europe through the Kiel Canal to Hamburg and Bremerhaven, Germany. This was a very fast paced environment, sometimes as little as eight hours sailing between ports and many berth shifts while loading and unloading cargo. Note the precise shiphandling while maneuvering the ship and without any assistance of the tug boats. Over 15,000 photos were used to put this video together, all summed up in five minutes. Enjoy!


  • Helsinki et Tallinn préparent un tunnel sous la Baltique
    http://www.europe1.fr/international/helsinki-et-tallinn-preparent-un-tunnel-sous-la-baltique-2645377

    La Finlande et l’Estonie souhaitent relier leurs capitales avec un tunnel sous-marin pour favoriser les échanges économiques.

    La Finlande et l’Estonie ont signé mardi un protocole d’accord actant leur volonté de travailler à la construction d’un tunnel sous-marin reliant leurs deux capitales, Helsinki et Tallin.

    Des dizaines de milliers d’Estoniens travaillent dans l’agglomération d’Helsinki et beaucoup d’entre eux traversent la mer baltique chaque semaine pour rejoindre la capitale finlandaise. « Helsinki et Tallin représentent à elles deux une zone économique d’environ 1,5 million de personnes », souligne la municipalité d’Helsinki dans un communiqué.

    « Pour tirer de la région le maximum de son potentiel, les transports entre les deux villes doivent être plus rapides et plus fluides qu’à présent. » Un tunnel ferroviaire pourrait permettre de réduire le trajet entre les deux villes à 30 minutes contre 90 actuellement, dit encore le communiqué.

    La construction de l’ouvrage, d’une longueur susceptible d’atteindre 92 kilomètres, coûterait entre 9 et 13 milliardsd’euros. Le tunnel pourrait être exploitable en 2025.


  • Inside the Secret World of Russia’s Cold War Mapmakers | WIRED

    http://www.wired.com/2015/07/secret-cold-war-maps/?mbid=social_twitter

    A military helicopter was on the ground when Russell Guy arrived at the helipad near Tallinn, Estonia, with a briefcase filled with $250,000 in cash. The place made him uncomfortable. It didn’t look like a military base, not exactly, but there were men who looked like soldiers standing around. With guns.

    The year was 1989. The Soviet Union was falling apart, and some of its military officers were busy selling off the pieces. By the time Guy arrived at the helipad, most of the goods had already been off-loaded from the chopper and spirited away. The crates he’d come for were all that was left. As he pried the lid off one to inspect the goods, he got a powerful whiff of pine. It was a box inside a box, and the space in between was packed with juniper needles. Guy figured the guys who packed it were used to handling cargo that had to get past drug-sniffing dogs, but it wasn’t drugs he was there for.

    –---

    These Soviet Maps of America Are Incredibly Detailed

    http://www.popularmechanics.com/military/news/a16530/these-soviet-maps-were-the-top-secret-google-maps-of-their-day

    Wired has a fantastic feature on some of the most intricate and unsettling maps we’ve ever seen. The Soviet military, or some other faction within the government of the USSR, made maps. Millions of them. Maps with the kind of detail just short of Google Street view, spanning the entire world, with cities broken down to the width of streets and the size of buildings.

    John Davies, a software developer, is working on cataloging and digitizing some of them. He’s even compared them with British land surveys made around the same time, finding that Russia knew things that the British agencies didn’t, including sensitive military facilities.

    #cartographie #urss #ex-urss #soviétisme


  • Les Etats-Unis confirment l’installation « temporaire » d’armes lourdes en Estonie, Lituanie, Lettonie, Bulgarie, Roumanie et en Pologne http://www.lemonde.fr/international/article/2015/06/23/les-etats-unis-confirment-l-installation-temporaire-d-armes-lourdes-dans-sep

    Le ministre de la défense américain, Ashton Carter, a confirmé mardi 23 juin à Tallinn, capitale de l’Estonie, que les #Etats-Unis allaient « faire stationner temporairement des armements (…) dans des pays d’Europe centrale et orientale », principalement des chars et des équipements d’artillerie mobile.

    Sept Etats sont concernés : l’Estonie, la Lituanie, la Lettonie, la Bulgarie, la Roumanie et la Pologne. « Le matériel tournera dans la région pour entraînements et exercices », a ajouté Ashton Carter, et une partie serait également envoyée en Allemagne afin de renforcer l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (#OTAN).

    C’est la première fois que des armes lourdes américaines seront ainsi déployées sur le flanc est de l’OTAN, dans des pays membres de l’Alliance mais ayant longtemps appartenu à la sphère d’influence de l’Union soviétique. Le ministre de la défense américain rencontrait mardi ses trois homologues baltes sur fond de crise persistante avec la #Russie.

    J’ai pas trop suivi les #FranceLeaks de #Wikileaks mais cette information est sans doute à mettre en parallèle.

    Notons également la #coïncidence de ces fuites avec le vote définitif du #pjlrenseignement ce mercredi 24 juin.

    Et demain, gros bordel annoncé à Paris avec les #taxis VS #uber ; également grève interpro des #services_publics dont #Radio_France.

    Enfin, des bisous à tous.