city:tel-aviv

  • Limogeage d’Al-Assiri : « Mauvaise nouvelle pour Israël » - Actuarabe - Al-Akhbar – Lundi 22 octobre 2018
    http://actuarabe.com/le-limogeage-dal-assiri-mauvaise-nouvelle-pour-israel

    Ahmed Al-Assiri

    (...à Mais les médias ne sont pas tous demeurés aussi silencieux, notamment suite aux conséquences internes en Arabie saoudite et le limogeage du sous-directeur des services de renseignement, Ahmed Al-Assiri.
    Moav Vardi, l’analyste des affaires internationales sur la dixième chaîne, a décrit cette mesure comme « une très mauvaise nouvelle pour Israël ». Il a ainsi révélé les liens solides entre Al-Assiri et ses homologues israéliens, ainsi que le niveau de coopération entre Riyad et Tel-Aviv. Sur son compte Twitter, il a déclaré : « de nombreuses personnes ont perdu cette nuit un allié précieux ».

    De son côté, le journaliste Ben Kaspit a écrit dans un article pour The Monitor qu’en coulisse, Israël se tenait aux côtés de l’Arabie saoudite, pour qu’elle « digère » l’assassinat de Khashoggi, sans autre choix possible. Il a rapporté ces propos d’un dirigeant israélien : « La lutte contre l’Iran rend tout insignifiant. La sécurité nationale d’Israël et la menace iranienne sont nos priorités. Les affaires internes de l’Arabie saoudite nous concernent moins actuellement ». La source a ensuite ajouté : « Si cela s’était passé sous Obama, il est clair que l’administration se serait retournée contre les Saoudiens en moins de deux ». Donald Trump a une approche opposée : « Le Président Trump comprend que le problème iranien est plus important et la démocratie devra attendre ». Ces déclarations confirment les propos tenus à plusieurs reprises par le chef du gouvernement israélien, Benyamin Netanyahou, sur la coopération sécuritaire croissante avec de grands Etats arabes et musulmans, sans les nommer. Elles interviennent quelques jours après une rencontre entre le chef d’état-major de l’armée d’occupation, Gadi Eizenkot, et son homologue saoudien, Fayad Al-Ruwaili, lors d’une conférence réunissant les chefs des armées de plusieurs pays aux Etats-Unis. (...)


  • Netanyahu planeja comparecer à posse de Bolsonaro
    30/10/2018 - Mundo
    Folha - 30.out.2018 às 16h25
    https://www1.folha.uol.com.br/mundo/2018/10/netanyahu-planeja-comparecer-a-posse-de-bolsonaro.shtml

    Tel Aviv
    O primeiro-ministro de Israel, Binyamin Netanyahu, deve comparecer à cerimônia de posse do presidente eleito, Jair Bolsonaro, em 1° de janeiro de 2019. Foi o que o próprio Netanyahu disse a Bolsonaro em conversa telefônica na segunda-feira (29) para parabenizá-lo pela vitória nas eleições.

    Se comparecer, Netanyahu será o primeiro premiê israelense a visitar o Brasil desde a criação do país, em 1948.

    #IsraelBrésil


  • La Chine abandonne-t-elle les Palestiniens ?
    Ramzy Baroud & Romana Rubeo - 23 octobre 2018 – Al-Jazeera – Traduction : Chronique de Palestine – Lotfallah
    http://www.chroniquepalestine.com/la-chine-abandonne-t-elle-les-palestiniens

    Réunion entre les dirigeants chinois et la délégation palestinienne lors d’un voyage officiel de l’Autorité de Ramallah - Juillet 2017 - Photo : Chinanews.com

    La Chine semble avancer ses pions comme si elle pouvait être à la fois pro-palestinienne et pro-israélienne.

    Le vice-président chinois Wang Qishan est arrivé lundi en Israël pour une visite de quatre jours, conduisant le quatrième Comité d’innovation Chine-Israël. Il est le plus haut responsable chinois à se rendre en Israël depuis près de 20 ans.

    En avril 2000, l’ancien président de la Chine, Jiang Zemin, avait été le premier dirigeant chinois à se rendre en Israël. Il avait visité le musée de l’Holocauste Yad Vashem et renforcé les liaisons diplomatiques avec ses homologues israéliens. Il a ensuite parlé des intentions de la Chine de consolider le lien entre les deux pays.

    La visite de Wang Qishan, cependant, est différente. Le « lien » entre Beijing et Tel-Aviv est beaucoup plus développé qu’il ne l’était à l’époque, comme cela apparaît dans les chiffres. Peu de temps après l’échange de missions diplomatiques entre les deux pays en 1992, les échanges commerciaux ont commencé à se développer. La taille des investissements chinois en Israël a augmenté de manière exponentielle, passant de 50 millions de dollars au début des années 90 à 16,5 milliards de dollars, selon les estimations de 2016. (...)

    • Israël et la Chine resserrent leurs liens économiques
      Par Thierry Oberlé Mis à jour le 24/10/2018
      http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/10/24/20002-20181024ARTFIG00295-israel-et-la-chine-resserrent-leurs-liens-economi

      Bienvenue en Israël ! L’État hébreu accueille pour la première fois depuis dix-huit ans un haut responsable chinois. Le vice-président Wang Qishan, qui effectue une visite de quatre jours, a été reçu lundi soir par Benyamin Nétanyahou et a participé, ce mercredi, avec le premier ministre israélien, à la quatrième réunion de la commission conjointe Chine-Israël sur la coopération et l’innovation.

      Ces rencontres marquent une nouvelle étape dans le rapprochement économique entre les deux pays, qui ont lancé en 2016 des discussions sur un traité de libre-échange. L’an dernier, à l’issue d’un voyage à Pékin de Benyamin Nétanyahou, des accords ont facilité l’exportation de produits laitiers israéliens vers la Chine et autorisé les Chinois à venir travailler dans le secteur du BTP en Israël. Pékin a investi ces dernières années en Israël 25 milliards de dollars.

      Un groupe public chinois a pris le contrôle de Tnuva, le principal groupe alimentaire israélien ...


  • L’Australie envisage de transférer son ambassade en Israël à Jérusalem
    Ouest-France avec AFP | Publié le 16/10/2018 à 04h36
    https://www.ouest-france.fr/monde/australie/l-australie-envisage-de-transferer-son-ambassade-en-israel-jerusalem-60

    Le premier ministre australien Scott Morrison s’est dit prêt mardi à envisager de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et à y transférer l’ambassade d’Australie.

    L’Australie envisage de transférer son ambassade en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem, a annoncé mardi le Premier ministre australien Scott Morrison, évoquant un geste diplomatique similaire à celui que les Etats-Unis ont fait en mai dernier.

    M. Morrison a convoqué une conférence de presse pour déclarer qu’il était « ouvert » à des propositions de reconnaissance formelle de Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël et de transfert de l’ambassade d’Australie dans cette ville.

    Une telle mesure constituerait une rupture avec la politique que les gouvernements australiens successifs appliquent dans ce domaine depuis des décennies. (...)

    #Jerusalem


  • Nihilisme et cynisme post-Oslo : une génération trahie
    par Samah Jabr - 1° octobre 2018 – Middle East Monitor – Traduction : Chronique de Palestine – Lotfallah
    http://www.chroniquepalestine.com/nihilisme-et-cynisme-post-oslo-une-generation-trahie

    Plus de 55% des Palestiniens vivant dans les territoires occupés sont nés après la signature des accords d’Oslo il y a 25 ans. A qui s’apparente la vie de cette génération, maintenant que leurs espoirs d’indépendance et de prospérité ont été réduits à un cauchemar par l’occupation [israélienne] ininterrompue des terres palestiniennes et la destruction de notre tissu social par des factions politiques rivales ?

    Les jeunes en Palestine sont confrontés à une double vulnérabilité : la vulnérabilité universelle de la phase de développement de l’adolescent, qui passe rapidement de la dépendance à la responsabilité et aboutit à la formation d’une identité individuelle façonnée par les acquis cognitifs et émotionnels de chacun ; et la vulnérabilité découlant du contexte de l’occupation, qui limite les possibilités et les chances, compromet l’indépendance personnelle, fragmente l’identité et submerge les ressources cognitives et émotionnelles.

    Aucun Palestinien ne peut célébrer Oslo après tout ce qu’Israël a fait pour tourner le dos à ses engagements. Washington, le prétendu courtier de paix, a pris une position extrêmement préjudiciable à l’égard des Palestiniens en déplaçant l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, en fermant le bureau de l’OLP dans la capitale américaine (la seule réalisation concrète d’Oslo), en coupant les fonds à l’UNRWA, aux hôpitaux palestiniens dans Jérusalem-Est occupée et à d’autres programmes humanitaires.


  • Le train rapide Jérusalem-Tel-Aviv entre en service Michael Smith - Agence France-Presse à Jérusalem - 26 septembre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/monde/537648/le-train-rapide-jerusalem-tel-aviv-entre-en-service

    Ils étaient une dizaine, mardi à l’aube, à embarquer pour la première fois dans le train rapide reliant Jérusalem à Tel-Aviv. Après plus d’une décennie de retard, cette nouvelle ligne ferroviaire a été ouverte partiellement au public.

    Empruntant des escaliers mécaniques descendant 80 mètres sous terre, une partie des passagers de la nouvelle gare de Jérusalem étaient présents uniquement pour profiter de cette nouvelle expérience, effectuant l’aller-retour — 21 minutes par trajet — vers l’aéroport international Ben Gourion, près de Tel-Aviv.

    « On attend ce réseau depuis plus de dix ans », se réjouit Richard Elkaim, 71 ans, accompagné de sa femme et de trois de ses petits-enfants.

    La nouvelle ligne ferroviaire n’est pas encore opérationnelle dans sa totalité, mais, à terme, Jérusalem et Tel-Aviv devraient être à une demi-heure l’une de l’autre, avec des trains glissant à 160 km/h.


    Photo : Ahmad Gharabli Agence France-Presse

    Une aubaine pour les nombreux Israéliens qui parcourent régulièrement les 70 km séparant ces deux villes, où se concentre l’essentiel de l’activité économique et politique du pays.

    Jérusalem et Tel-Aviv n’étaient jusqu’alors desservies que par une ligne sinueuse qui suivait le tracé de l’ancienne ligne du mandat britannique et il fallait compter au moins une heure et demie pour faire le trajet par rail.

    La ligne devait initialement commencer à fonctionner en 2008. Mais le chantier sous maîtrise israélienne en partenariat avec des entreprises chinoise, italienne et russe, a accusé de nombreux retards.

    Les groupes Bombardier, du Canada, Semi, d’Espagne, et Alstom, de France, ont également pris part au projet.

    La nouvelle ligne, dont le chantier est chiffré à 6,5 milliards de shekels (2,3 milliards canadiens), est présentée par ses promoteurs comme une prouesse d’ingénierie.

    Coupant en plein dans le relief semi-montagneux qui entoure Jérusalem, elle comprendra à terme 40 kilomètres de tunnels et 8 ponts.

    Une partie de la ligne est exposée aux critiques politiques puisqu’elle passe par la Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par l’armée israélienne depuis plus de 50 ans.

    Le secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saeb Erakat, avait dénoncé ce train comme « une volonté israélienne de transformer l’occupation en annexion en utilisant de manière illégale les terres palestiniennes occupées ».

    #Alstom #Bombardier #Semi #Cisjordanie #Palestine #israel #jérusalem #tel-aviv #Transports


    • AVION RUSSE ABATTU EN SYRIE : MOSCOU ET TEL-AVIV DOIVENT REVOIR LEURS ACCORDS… – Proche&Moyen-Orient.ch
      https://prochetmoyen-orient.ch/avion-russe-abattu-en-syrie-moscou-et-tel-aviv-doivent-revoir-le

      Comme nous l’écrivions dernièrement1, les Américains sont, suffisamment pragmatiques pour comprendre qu’ils ont perdu la bataille de Syrie. Par contre, ils refusent de perdre la guerre des Proche et Moyen-Orient. Les services du Pentagone l’ont affirmé à plusieurs reprises : « nous allons multiplier les ‘bourbiers’ dans lesquels s’enfonceront inexorablement la Russie et l’Iran ». Trois principaux « bourbiers » continuent à être consciencieusement entretenus par Washington : la guerre au Yémen où la coalition saoudo-émirienne poursuit sa destruction de l’un des pays les plus pauvres du monde ; après l’attaque du consulat iranien de Bassorah, c’est maintenant un groupe armé connu pour ses liens avec les services américains qui décime une cérémonie militaire dans la ville d’Ahvaz ; enfin, l’allié sioniste des Etats-Unis poursuit ses ingérences régionales tous azimuts.

      Sur le plateau du Golan, Tel-Aviv délivre des armes aux groupes jihadistes de Jabhat al-Nosra (Al-Qaïda en Syrie) et soigne ses blessés dans des hôpitaux israéliens au nom de « l’action humanitaire ». Dans d’autres régions de Syrie, l’aviation israélienne reconnaît avoir mené plus de 200 bombardements durant les deux dernières années, violant quasiment quotidiennement les espaces aérien et maritime du Liban. A l’évidence, Israël ne cherche pas à annexer les territoires syriens dans lesquels son armée s’ingère. Officiellement, Tel-Aviv prétend cibler des objectifs iraniens et du Hezbollah libanais – ceux-ci étant rarement identifiables comme tels, puisque leurs soldats sont généralement intégrés dans unités de l’armée régulière syrienne. Comme Washington, Londres et Paris,Tel-Aviv veut-il le départ de Bachar al-Assad ? Mais au profit de qui ? Les Frères musulmans, les Salafistes ou d’autres agités ?

      Quoiqu’il en soit, « ce petit pays de merde » – comme l’appelait Daniel Bernard, alors ambassadeur de France à Londres – se permet les pires violations du droit international sans que personne n’y trouve rien à redire : exécutions sommaires, détentions arbitraires, tortures, déportations massives et discriminations ethnico-religieuses… autant de crimes similaires à ceux d’une idéologie responsable de l’une des plus grandes tragédies du XXème siècle. Il serait peut-être temps que cette impunité arrogante, meurtrière et absurde cesse, qu’elle soit condamnée et empêchée de nuire !

      Pour beaucoup moins que cela, n’importe quel pays au monde aurait déjà été bombardé par l’OTAN, traîné devant la Cour pénale internationale ou – à minima – subirait quelques sanctions économiques et politiques, n’en déplaise à John Bolton et ses amis néo-cons !


  • Révolte dans la mode | ARTE (jusqu’au 6/11/2018)
    https://www.arte.tv/fr/videos/071479-000-A/revolte-dans-la-mode

    Face à un système devenu absurde et dangereux, de jeunes créateurs se mobilisent pour créer une mode plus responsable. Coécrit par Ariel Wizman, un documentaire enlevé sur les prémices d’une nouvelle internationale d’activistes de la #mode, de New York à Tel-Aviv, en passant par Amsterdam et Paris.

    Quatre-vingts millions de vêtements sont produits dans le monde chaque année. La mode est la deuxième industrie la plus polluante au monde après le pétrole. Hypermercantiliste, mondialisée, elle suit le tempo effréné dicté par la fast #fashion qui, tout en détruisant la planète, engendre des burn out chez les designers et tue littéralement des forçats du textile. Fini le temps des indépendants flamboyants, comme Azzedine Alaïa, Martin Margiela ou Jean Paul Gaultier. Ils ont été supplantés par des empires du luxe, où le couturier n’est plus que la variable d’ajustement de la cotation boursière. Le 24 avril 2013, au Bangladesh, l’effondrement du Rana Plaza, où périssent plus de 1 130 ouvriers travaillant pour des marques internationales, révèle la face cachée d’un monde devenu fou. Quatre ans après cette tragédie, un mouvement de progressistes sonne l’heure de la révolte.

    Écrit par Ariel Wizman et Laurent Lunetta, ce documentaire rythmé analyse les dérives d’une industrie à bout de souffle au travers de riches interviews de spécialistes, notamment la célèbre prévisionniste Li Edelkoort, et d’animations graphiques. À New York, Tel-Aviv, Amsterdam ou Paris, le film donne aussi la parole à une nouvelle internationale d’activistes de la mode, désireux de repenser le système dans son ensemble. De Daniel Harris, jeune producteur anglais de tweed qui prône un retour au tissage manuel, à Iris Van Herpen, pionnière dans l’utilisation de la 3D, des créateurs bourrés d’idées novatrices livrent leur vision de la haute couture.

    Réjouissant.

    #impression_3D


  • Lobby israélien aux Etats-Unis, le documentaire interdit,

    par Alain Gresh (Le Monde diplomatique, septembre 2018)

    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/09/GRESH/59047

    À l’écran, il a tout du parfait gentleman. Malgré sa dégaine d’étudiant, James Anthony Kleinfeld, jeune Britannique juif bien sous tous rapports, diplômé de la prestigieuse université d’Oxford, parlant six langues, dont le néerlandais et le yiddish, s’orientant sans difficulté dans les arcanes des conflits au Proche-Orient, trouverait facilement sa place dans les bureaux d’un ministère des affaires étrangères occidental ou d’un think tank renommé. Pour l’heure, il a d’autres desseins : s’investir dans les organisations américaines favorables à Israël. Il est recruté par The Israel Project (TIP), qui s’occupe de soigner l’image d’Israël dans les médias. Accueilli à bras ouverts du fait de ses compétences, il côtoie durant cinq mois le gratin des responsables d’associations engagées dans la défense inconditionnelle d’Israël, notamment du puissant lobby pro-israélien aux États-Unis, l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac). Il fraie avec eux dans les cocktails, congrès, conventions, stages de formation pour militants, se liant avec les uns et les autres. Avenant, chaleureux, efficace, il gagne la confiance de ses interlocuteurs, qui lui parlent à cœur ouvert, laissant au vestiaire la langue de bois et les « éléments de langage » convenus. Et leurs confidences sont explosives.

    Comment influence-t-on le Congrès ? « Les membres du Congrès ne font rien si on ne fait pas pression sur eux, et la seule manière, c’est l’argent. » Comment combat-on les militants favorables aux droits des Palestiniens sur les campus universitaires ? « Avec les anti-Israéliens, le plus efficace est de faire des recherches sur eux, que vous mettez en ligne sur un site Web anonyme et que vous diffusez par des annonces ciblées sur Facebook. » Avec une candeur d’autant plus grande qu’ils croient s’épancher auprès d’un ami, les interlocuteurs de Kleinfeld admettent qu’ils se livrent à des opérations d’espionnage de citoyens américains, avec l’aide du ministère des affaires stratégiques israélien.

    Créé en (...)

    • Lobby israélien, le #documentaire interdit

      Une enquête menée par la chaîne qatarie #Al-Jazira dévoile les méthodes des groupes de pression américains favorables à Israël. Mais, soucieux de ne pas s’aliéner ces organisations dans son contentieux avec l’Arabie saoudite, le Qatar a gelé la diffusion du reportage.

      À l’écran, il a tout du parfait gentleman. Malgré sa dégaine d’étudiant, James Anthony Kleinfeld, jeune Britannique juif bien sous tous rapports, diplômé de la prestigieuse université d’Oxford, parlant six langues, dont le néerlandais et le yiddish, s’orientant sans difficulté dans les arcanes des conflits au Proche-Orient, trouverait facilement sa place dans les bureaux d’un ministère des affaires étrangères occidental ou d’un think tank renommé. Pour l’heure, il a d’autres desseins : s’investir dans les organisations américaines favorables à Israël. Il est recruté par The Israel Project (TIP), qui s’occupe de soigner l’image d’Israël dans les médias. Accueilli à bras ouverts du fait de ses compétences, il côtoie durant cinq mois le gratin des responsables d’associations engagées dans la défense inconditionnelle d’Israël, notamment du puissant lobby pro-israélien aux États-Unis, l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac) (1). Il fraie avec eux dans les cocktails, congrès, conventions, stages de formation pour militants, se liant avec les uns et les autres. Avenant, chaleureux, efficace, il gagne la confiance de ses interlocuteurs, qui lui parlent à cœur ouvert, laissant au vestiaire la langue de bois et les « éléments de langage » convenus. Et leurs confidences sont explosives.

      Comment influence-t-on le Congrès ? « Les membres du Congrès ne font rien si on ne fait pas pression sur eux, et la seule manière, c’est l’argent. » Comment combat-on les militants favorables aux droits des Palestiniens sur les campus universitaires ? « Avec les anti-Israéliens, le plus efficace est de faire des recherches sur eux, que vous mettez en ligne sur un site Web anonyme et que vous diffusez par des annonces ciblées sur Facebook. » Avec une candeur d’autant plus grande qu’ils croient s’épancher auprès d’un ami, les interlocuteurs de Kleinfeld admettent qu’ils se livrent à des opérations d’espionnage de citoyens américains, avec l’aide du ministère des affaires stratégiques israélien.

      Créé en 2006, ce dernier dépend directement du premier ministre Benyamin Netanyahou. L’une de ses responsables confie : « Nous sommes un gouvernement qui travaille sur un territoire étranger et nous devons être très, très prudents. » En effet, car certaines de ces actions pourraient se révéler passibles des tribunaux américains.

      À la fin du stage de « Tony », M. Eric Gallagher, son chef à TIP, se montre si satisfait de ses services qu’il lui propose de l’embaucher. « J’adorerais que tu viennes travailler pour moi. J’ai besoin de quelqu’un qui a l’esprit d’équipe, qui travaille dur, qui est passionné, curieux, bien formé, qui parle bien, qui a beaucoup lu. Tu es tout cela. »Mais son poulain refuse. Car, on l’aura deviné, il n’est pas tout à fait celui qu’il prétend être, même si ses diplômes et ses compétences ne sont pas contestables : il est un infiltré, missionné par la chaîne Al-Jazira, propriété de l’émirat du Qatar, pour réaliser un documentaire sur le lobby pro-israélien. Il a filmé en caméra cachée une partie des confidences qu’il a recueillies et il a réuni, avec d’autres membres d’une équipe dirigée par Phil Rees, de la cellule d’investigation de la chaîne, tous les ingrédients d’une enquête spectaculaire. La diffusion de celle-ci était d’autant plus attendue que, en 2017 déjà, un reportage d’Al-Jazira sur le lobby pro-israélien au Royaume-Uni (2) avait montré les ingérences d’Israël dans les affaires internes d’un pays étranger, et ses tentatives pour faire chuter un ministre considéré comme propalestinien — ce qui avait abouti à des excuses publiques de l’ambassadeur d’Israël à Londres et au retour précipité à Tel-Aviv d’un diplomate de haut rang.

      On pouvait donc s’attendre à un événement médiatique, avec ses démentis outragés et ses violentes polémiques. Mais non : la diffusion, programmée pour début 2018, a été reportée sine die, sans explications officielles. On a fini par apprendre, grâce à des articles dans la presse juive américaine (3), que le documentaire ne passerait pas, ce qu’a confirmé Clayton Swisher, directeur de la cellule d’investigation de la chaîne, dans un article où il regrettait ce choix ; quelques jours plus tard, la chaîne annonçait qu’il prenait un congé sabbatique (4). L’enquête a été sacrifiée dans la bataille sans merci que se livrent le Qatar d’un côté et l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis de l’autre pour gagner les faveurs de Washington dans le conflit qui les oppose depuis juin 2017 (5). Et quelle meilleure manière de l’emporter que de s’attirer les faveurs du puissant lobby pro-israélien, dont on connaît l’influence sur la politique américaine au Proche-Orient ?

      Pour faire pencher la balance, le Qatar a donc fait « reporter » la diffusion, obtenant en échange le secours inespéré d’une partie de l’aile droite d’un lobby déjà très à droite dans son ensemble. M. Morton Klein, le président de l’Organisation sioniste américaine (ZOA), un proche de M. Stephen Bannon, ancien conseiller du président Donald Trump, s’est même rendu à Doha et s’est réjoui d’avoir enterré le documentaire (lire « Le Qatar en quête d’amis »). Que de tels groupes, qui accusaient il y a peu le Qatar de financer le Hamas et le terrorisme, aient accepté de virer de bord en échange de la rétention de l’enquête en dit long sur le caractère embarrassant des révélations qu’elle contient.

      Cet enfouissement d’un travail qui a duré plus d’une année a suscité des remous au sein de la chaîne. Certains ont souhaité que ces révélations ne sombrent pas dans les sables mouvants des compromis géopolitiques. C’est la raison pour laquelle nous avons pu voir, grâce à un ami résidant dans le Golfe, les quatre épisodes du documentaire, de cinquante minutes chacun, dans leur version presque définitive.

      Ce qui frappe au visionnage, c’est la fébrilité qui a saisi le lobby depuis quelques années, due à une peur sourde de perdre son influence. Comment l’expliquer, alors que le soutien à Israël est massif aux États-Unis et que les élus des deux partis, républicain et démocrate, apportent un appui sans faille à n’importe quelle aventure d’Israël ? L’élection de M. Trump n’a-t-elle pas amené Washington à abandonner toute volonté de jouer les intermédiaires dans le conflit israélo-arabe et à se ranger sans aucun faux-semblant aux côtés du gouvernement le plus à droite de l’histoire d’Israël ? Sans doute ; mais, dans ce paysage en apparence favorable, un spectre hante le lobby : celui de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS).

      Ce mouvement lancé en 2005 se propose d’appliquer à Israël les méthodes non violentes qui ont fait leurs preuves contre l’Afrique du Sud de l’apartheid. Il a connu un essor sur les campus américains. Mais faut-il vraiment s’en alarmer, s’interroge M. David Brog, directeur des affaires stratégiques de Chrétiens unis pour Israël (CUFI) et directeur exécutif de la Maccabee Task Force, l’un des groupes qui combattent BDS ? « Israël est la “start-up nation”. Il reçoit plus d’investissements étrangers qu’à n’importe quel autre moment de son histoire. Alors pourquoi ne pas se calmer, comprendre que BDS ne vaut rien et l’ignorer ? » Il insiste : « Je ne pense pas que BDS ait jamais eu pour objectif que les universités retirent leurs investissements en Israël. En ce qui concerne l’argent, nous n’avons pas d’inquiétude à avoir ; mais les efforts déployés pour creuser un fossé entre nous, qui aimons Israël, et la génération montante, sont préoccupants. Parmi les jeunes nés après l’an 2000 et les étudiants, on en arrive au point où la majorité est plus favorable aux Palestiniens qu’aux Israéliens. » M. Jacob Baime, directeur exécutif de l’Israel on Campus Coalition, un groupe d’organisations qui emploie plus d’une centaine de personnes pour lutter contre BDS dans les universités, s’inquiète : « La seule chose que tous les membres du Congrès, tous les présidents, tous les ambassadeurs ont en commun est le fait d’avoir passé du temps sur les campus, et c’est durant cette période qu’ils ont été formés. » Seront-ils encore demain des « amis d’Israël » ?

      Discréditer le messager

      Un élément supplémentaire alarme le lobby. Le soutien à Israël a toujours transcendé les clivages entre démocrates et républicains. N’est-ce pas M. Barack Obama qui, quelques mois avant la fin de son mandat, a fait voter une aide inconditionnelle de 38 milliards de dollars (33 milliards d’euros) à Israël sur dix ans, en dépit de ses relations détestables avec M. Netanyahou ? Mais le paysage politique se transforme, et le ralliement inconditionnel du lobby à M. Trump réduit sa base, qui se résume de plus en plus au Parti républicain et à la droite évangélique. M. David Hazony, ancien directeur de The Tower Magazine et membre influent de TIP, le reconnaît dans le documentaire : « Le boycott immédiat d’Israël, ce n’est pas un problème. Le plus gros problème, c’est le Parti démocrate, les partisans de Bernie Sanders, tous ces anti-Israéliens qu’ils amènent dans le Parti démocrate. Être pro-israélien ne relèvera bientôt plus d’un consensus bipartisan, et chaque fois que la présidence changera, la politique à l’égard d’Israël risquera de changer. C’est une chose dangereuse pour Israël. C’est cela qui est en jeu dans la bataille sur les campus. » Ce que confirme John Mearsheimer, coauteur d’un célèbre livre (6) sur le lobby, dont les commentaires ponctuent le documentaire. Il constate que, désormais, le soutien à Israël croît au Parti républicain alors qu’il diminue au Parti démocrate : « Il y a une différence substantielle entre les deux partis. »

      Comment contrer cette évolution ? En engageant un débat politique ? Difficile, alors que, depuis l’échec des accords d’Oslo, signés en 1993, Israël est dirigé par des partis d’extrême droite qui refusent toute solution diplomatique. Il ne peut être question de discuter du sort des Palestiniens, de l’avenir des colonies ou du drame de Gaza. Et le ralliement du lobby à M. Netanyahou et à M. Trump est peu propice à susciter l’enthousiasme des étudiants américains. Le journaliste Max Blumenthal fait remarquer (Twitter, 15 février 2018) que c’est cette tactique du refus de la discussion que le lobby déploie au sujet du documentaire d’Al-Jazira : assimiler le journalisme d’investigation à de l’espionnage ; discréditer la chaîne en la réduisant à son propriétaire, le Qatar ; affirmer que le sujet est le « lobby juif », et non le soutien à Israël. Et ainsi éviter toute discussion sur le fond des révélations et sur la politique israélienne.

      Directeur exécutif du Comité d’urgence pour Israël (ECI), M. Noah Pollak synthétise la ligne adoptée face aux critiques : « Pour discréditer le message, il faut discréditer le messager. Quand vous évoquez BDS, vous devez dire que c’est un groupe qui prône la haine, la violence contre les civils. C’est-à-dire qu’il soutient le terrorisme. » Et, bien sûr, qu’il est antisémite. L’organisation Voix juives pour la paix (JVP) ? Il préfère l’appeler « Voix juives pour le Hamas »… Mais il reste optimiste, car, comme il l’explique à « Tony », la majorité des Américains reste favorable à Israël, alors qu’au Royaume-Uni « c’est de la haine pure. Vous avez laissé la moitié de ces Pakistanais de m… s’installer chez vous ».

      Pour « discréditer le messager », il faut accumuler des informations variées, qui vont de sa vie privée à ses activités professionnelles, en passant par ses convictions politiques. Le lobby pro-israélien a instauré ces dernières années un réseau d’espionnage. « Nos opérations de recherche,s’enorgueillit M. Baime, disposent d’une technologie de pointe. Quand je suis arrivé, il y a quelques années, notre budget était de quelques milliers de dollars ; il est aujourd’hui de 1,5 million, sans doute 2. Je ne sais même pas ; c’est énorme. » Mais ses amis et lui tiennent à rester « invisibles » : « Nous faisons cela de manière sécurisée et anonyme ; c’est la clé. »

      Parmi les groupes les plus redoutés par les militants favorables aux droits des Palestiniens figure Canary Mission (7), dont le financement, les membres et le fonctionnement restent secrets. Une journaliste proche du lobby explique son rôle : « Ceux qui le haïssent, ceux qui sont visés parlent de “liste noire”. Vous avez des noms, des étudiants et des professeurs d’université, des organisations qui ont des liens avec le terrorisme ou avec des terroristes qui ont appelé à la destruction de l’État juif. » Le site de l’organisation résume ainsi son objectif : « Assurez-vous que les radicaux d’aujourd’hui ne deviendront pas vos employés demain. » Surplombant la biographie de chaque victime clouée au pilori, ce slogan : « Si vous êtes raciste, le monde doit le savoir. »
      Kleinfeld a réussi à remonter à son fondateur et financier, M. Adam Milstein, président du Conseil israélien américain (IAC), condamné à une peine de prison pour fraude fiscale en 2009, ce qui ne l’a pas empêché de poursuivre ses activités du fond de sa cellule. Il expose au jeune homme sa philosophie : « Tout d’abord, mener des enquêtes sur eux [les militants favorables à la Palestine].. Quel est leur projet ? S’attaquer aux Juifs parce que c’est facile, parce que c’est populaire. Nous devons les démasquer pour ce qu’ils sont : des racistes, des gens hostiles à la démocratie. Nous devons les mettre sur la défensive. »

      Plusieurs étudiants témoignent des risques qu’ils encourent. Mme Summer Awad, qui a participé à la campagne pour les droits des Palestiniens à Knoxville (Tennessee), raconte comment elle a été harcelée sur Twitter, comment « ils » ont mis en ligne des informations à son sujet datant de plus de dix ans : « Ils creusent et creusent encore. Quelqu’un a contacté mon employeur et lui a demandé de me licencier, en le menaçant de le dénoncer comme antisémite s’il n’obtempérait pas. » Ces méthodes de délation peuvent signifier une mise à mort professionnelle ou, pour un étudiant, compliquer la recherche d’un emploi à la fin de son cursus. Certains des accusés ont donc envoyé des « messages de repentir » qui sont publiés dans une rubrique spéciale du site de Canary Mission (8) en échange du retrait de leur nom de la liste noire : des « aveux » anonymisés dans lesquels ils expliquent qu’ils ont été « trompés » et qui ressemblent à ceux arrachés aux suspects de sympathies communistes du temps du maccarthysme aux États-Unis dans les années 1950, ou dans les régimes autoritaires aujourd’hui. « C’est la guerre psychologique. Ils sont terrifiés, se réjouit M. Baime. Soit ils la ferment, soit ils passent leur temps à faire des recherches [sur les accusations portées contre eux] au lieu d’attaquer Israël. C’est très efficace. » Un autre interlocuteur de « Tony » regrette cependant que « diffamer quelqu’un en le traitant d’antisémite n’ait plus le même impact ».

      Ces croisades, qui s’appuient sur la récolte de données personnelles de citoyens américains, ne seraient pas possibles sans les moyens accordés par le ministère des affaires stratégiques israélien. Mme Sima Vaknin-Gil, sa directrice générale, le reconnaît lors d’une conférence à l’IAC : « En ce qui concerne la collecte de données, l’analyse de l’information, le travail sur les organisations militantes, la piste de l’argent, c’est quelque chose que seul un pays, avec les ressources dont il dispose, peut faire au mieux. » Elle ajoute : « Le fait que le gouvernement israélien ait décidé d’être un acteur-clé signifie beaucoup, parce que nous pouvons apporter des compétences que ne possèdent pas les organisations non gouvernementales impliquées dans cette affaire. Nous sommes le seul acteur du réseau pro-israélien à pouvoir combler les lacunes. (…) Nous avons le budget, et nous pouvons mettre sur la table des choses bien différentes. » Puis son propos se fait menaçant : « Tous ceux qui ont quelque chose à voir avec BDS doivent s’interroger à deux fois : est-ce que je dois choisir ce camp ou bien l’autre ? »

      Une violation des lois américaines

      Dans ce travail de collecte d’informations, Mme Vaknin-Gil admet : « Nous avons la FDD et d’autres qui travaillent [pour nous]. » La Fondation pour la défense des démocraties (FDD) est un think tank néoconservateur qui a joué ces dernières années un rôle important dans le rapprochement entre les Émirats arabes unis et Israël. Il a participé l’été dernier à la campagne contre le Qatar et contre Al-Jazira, accusée d’être un instrument de déstabilisation régionale. Or, selon la loi américaine, les organisations ou les individus travaillant pour un gouvernement étranger doivent s’enregistrer en tant que tels au ministère de la justice. Ce dernier osera-t-il traîner devant les tribunaux la FDD, qui n’a pas accompli ces démarches ?

      Comme le remarque Ali Abunimah, animateur du site The Electronic Intifada, « si vous aviez un enregistrement d’un haut responsable russe ou iranien, ou même canadien, reconnaissant que son pays mène des opérations clandestines d’espionnage de citoyens américains et utilise pour cela la couverture d’une organisation américaine, ce serait une bombe ! ». Car cette coopération ne se limite pas à la FDD, et nombre des interlocuteurs de Kleinfeld, comme M. Baime, l’admettent sous le sceau de la confidence, même s’ils ajoutent que le sujet est « délicat » et qu’il vaut mieux ne pas s’étendre.

      Le documentaire contient d’autres révélations, comme la manière dont les journalistes américains sont « pris en charge » à Jérusalem par TIP (9), cornaqués, mais aussi alimentés en sujets « clés en main » qu’ils n’ont plus qu’à diffuser aux États-Unis ; ou les pressions exercées sur les médias et les agences de presse pour qu’ils modifient leurs dépêches ou leurs articles…

      Bien que tout semble aujourd’hui sourire à Israël, ses partisans américains, en dépit de tous leurs moyens, sont nerveux. L’avenir leur paraît s’assombrir, y compris dans les milieux les plus susceptibles de les appuyer. Mme Vaknin-Gil l’admet : « Nous avons perdu la génération des Juifs nés après l’an 2000. Leurs parents viennent m’expliquer les difficultés qu’ils rencontrent avec leurs enfants durant des dîners de shabbat. [Les plus jeunes] ne reconnaissent pas l’État d’Israël et ne nous voient pas comme une entité à admirer. »

      #Alain_Gresh
      Directeur du journal en ligne Orient XXI

      #Palestine #BDS


  • Éducation à l’oppression : les institutions universitaires israéliennes lient leur destin à l’élite sécuritaire israélienne
    Shir Hever, BRICUP, juillet 2018
    https://www.bdsfrance.org/education-a-loppression-les-institutions-universitaires-israeliennes-lien

    Le premier s’est produit à l’Université hébraïque de Jérusalem, alors que l’université accueillait un événement de recrutement pour l’Association de sécurité israélienne (ISA), également connue sous le nom de « Shin Bet », « Shabak » ou simplement police secrète. La militante Ilana Hammerman a assisté à l’événement et en a parlé, exposant comment l’université offrait sans réserve un espace de publicité pour l’une des organisations les plus dangereuses et les moins scrupuleuses d’Israël, impliquée dans la torture, le recrutement de collaborateurs et plus encore.

    Le deuxième événement était que l’Université de Haïfa a remporté l’appel d’offres pour organiser des études supérieures pour l’armée. L’université a conçu un programme spécial pour les officiers militaires afin de leur permettre d’obtenir des diplômes universitaires tout en perturbant le moins possible leurs tâches liées à l’occupation [des territoires palestiniens]. Grâce au programme de l’Université de Haïfa, ils pourraient arrêter les Palestiniens sans procès, ordonner le bombardement de quartiers civils et établir des critères arbitraires aux checkpoints, tout en trouvant le temps de suivre des leçons et de passer des examens. L’Université de Haïfa a obtenu le droit de gérer trois collèges militaires : le Collège de la défense nationale, le Collège de commandement et d’état-major et le Collège du commandement tactique. L’unification des trois collèges sous la supervision académique de l’Université de Haïfa crée une responsabilité directe de l’université en ce qui concerne la formation et l’éducation du corps des officiers israéliens, et les premiers cours débutent déjà en juillet 2018.

    Le troisième événement a été le fonds conjoint de capital-risque de l’université de Tel-Aviv avec l’ISA, pour soutenir des start-ups sécuritaires. La coopération entre l’ISA et l’Université de Tel-Aviv signifie que l’ISA aura accès aux technologies de contrôle des populations, en utilisant l’argent du fonds d’investissement et la réputation universitaires pour donner aux start-ups un air de respectabilité. Selon une déclaration conjointe de l’ISA et de l’Université de Tel-Aviv datée du 3 juillet, quatre start-ups financées comprennent une start-up qui identifie des « fausses informations », une autre un programme d’intelligence artificielle pour analyser des vidéos et des documents, une autre une technologie de réalité virtuelle destinée à être utilisée dans le pilotage de drones à distance et une dernière proposant des prédictions basées sur le big data et l’apprentissage automatique.

    #Palestine #Universités #Armée_israélienne #Collaboration #BDS #Embargo_militaire #Boycott_universitaire


  • Le militant pacifiste israélien Avnery, intervieweur d’Arafat, est décédé
    AFP, publié le lundi 20 août 2018 à 09h37
    https://actu.orange.fr/societe/culture/le-militant-pacifiste-israelien-avnery-intervieweur-d-arafat-est-decede-

    Le journaliste et militant pacifiste israélien Uri Avnery, durement attaqué dans son pays dans les années 1980 pour avoir rencontré le leader palestinien Yasser Arafat, est décédé dans la nuit à Tel-Aviv à 94 ans, a-t-on appris lundi de source hospitalière.

    Figure centrale du mouvement pacifiste israélien, Uri Avnery avait causé une tempête en recueillant en juillet 1982 ce qui est présenté comme la première interview de M. Arafat avec un journal israélien, Haolam Haze, qu’il dirigeait.

    Il était l’un des premiers Israéliens à rencontrer M. Arafat, alors considéré comme l’ennemi numéro un d’Israël.

    L’entretien avait eu lieu à Beyrouth, assiégée par l’armée israélienne.

    Avocat de la création d’un Etat palestinien, Uri Avnery avait été soldat et avait même appartenu à une milice de droite avant de devenir une voix éminente de la paix, en laquelle il a cru jusqu’au bout.

    De son vrai nom Helmut Ostermann, Uri Avnery est né en Allemagne en 1923, d’où il émigre vers la Palestine mandataire en 1933 après l’accession au pouvoir d’Adolf Hitler.

    Brièvement membre de l’Irgoun, le groupe clandestin armé de droite qui combat le mandat britannique, il s’engage dans l’armée israélienne après la création de l’Etat d’Israël en 1948. Il est blessé lors de la guerre israélo-arabe.

    En 1950, après sa démobilisation, il fonde Haolam Haze (Ce monde), hebdomadaire critique des institutions israéliennes. Il est la cible de la censure et d’attaques personnelles. Une bombe est placée au siège du journal en 1955, le seul de l’époque à ne pas être sous la coupe d’un parti.

    Il restera pendant 40 ans à la tête de Haolam Haze, publiant des enquêtes et des faits divers souvent sensationnels dans un style inconnu alors en Israël, tout en militant pour la coexistence avec la population arabe et en faveur de la création d’un Etat palestinien. Haolam Haze exercera une influence considérable sur la presse israélienne.

    Engagé tout à la gauche de l’échiquier politique israélien, il est élu au Parlement en 1965. Il y passera 10 ans en tout.

    En 1994, il fonde une ONG pacifiste, Gush Shalom (Bloc de la paix), en marge des autres mouvements pacifistes car plaidant pour le droit au retour des Palestiniens et de leurs descendants sur les terres dont ils ont été chassés ou qu’ils ont fuies à la création d’Israël en 1948.

    Ecrivain prolifique, il écrit une dizaine de livres, dont, en 2014, son autobiographie intitulée « optimiste ».

    Il a reçu de nombreux prix internationaux, dont le Prix de la paix Erich-Maria Remarque en 1995.

    Il avait été admis il y a plusieurs jours à l’hôpital Ichilov de Tel-Aviv à la suite d’un accident vasculaire cérébral.

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    Uri Avnery, Veteran Peace Activist and Among First Israelis to Meet Arafat, Dies at 94
    Ofer Aderet - Aug 20, 2018 7:21 AM
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-uri-avenry-veteran-peace-activist-dies-at-94-1.6364250

    The Gush Shalom founder was one of the first Israelis to actively seek a Palestinian state as a peaceful solution to the conflict: ‘The difference between a freedom fighter and a terrorist depends on your perspective’


  • Israël: des milliers d’Arabes israéliens manifestent contre une loi controversée
    AFP / (11 août 2018 19h52
    https://www.romandie.com/news/ZOOM-Isra-l-des-milliers-d-Arabes-isra-liens-manifestent-contre-une-loi-controvers-e/944591.rom

    Des milliers d’Arabes israéliens ont manifesté samedi soir à Tel-Aviv pour dénoncer une loi controversée définissant Israël comme l"Etat-nation du peuple juif", selon une journaliste de l’AFP.

    Le rassemblement sur la place Yitzhak Rabin a été organisé à l’initiative d’organisations représentant la minorité arabe israélienne qui constitue 17,5% de la population, alors que la semaine dernière, une énorme manifestation avait réuni des druzes, une autre minorité, opposée aussi à cette loi.

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    Palestinian flags fly at Arab-led rally in Tel Aviv against nation-state law
    Protest against controversial legislation draws at least 30,000, according to organizers; Netanyahu says display shows ’need’ for law
    By Tamar Pileggi and TOI staff Today, 8:33 pm
    https://www.timesofisrael.com/palestinian-flags-fly-at-arab-led-rally-in-tel-aviv-against-nation-st

    Thousands of Israelis gathered at Tel Aviv’s Rabin Square on Saturday night to march in a protest, led by the Arab community, against the controversial nation-state law. It was the second demonstration against the legislation in as many weekends, with last week’s gathering, led by the Druze community, drawing at least 50,000 people.

    Many of the protesters at Saturday’s protest carried Palestinian flags, defying a request by the Arab Higher Monitoring Committee, which organized the demonstration, not to wave the flags at the event.

    • Netanyahu : Beaucoup d’Arabes veulent qu’Israël soit un État palestinien
      Le Premier ministre a déclaré que les « drapeaux de l’OLP » brandis lors du rassemblement de Tel Aviv samedi ont souligné la nécessité de la loi
      Par Tamar Pileggi Aujourd’hui, 17:24
      https://fr.timesofisrael.com/netanyahu-beaucoup-darabes-veulent-quisrael-soit-un-etat-palestini

      Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche que les manifestants d’un rassemblement de masse contre la loi de l’État-nation qui agitaient des drapeaux palestiniens cherchaient à détruire Israël et ont prouvé que la législation litigieuse était nécessaire.

      « Nous avons [ici] des preuves concluantes de l’opposition à l’existence de l’État d’Israël et de la nécessité de la loi de l’État-nation », a-t-il dit au début de la réunion hebdomadaire du cabinet, faisant référence à la manifestation dirigée par des Arabes sur la place Rabin de Tel Aviv samedi.


  • Now Israel has a revolution of the pampered, in stages

    Like the LGBT community, the Druze are fighting an erosion of their favored status – and just might help the country achieve a state based on justice

    Gideon Levy - Aug 05, 2018 12:34 AM

    https://www.haaretz.com/opinion/.premium-now-it-s-a-revolution-of-the-pampered-in-stages-1.6341321

    Israel is making progress. It’s ashamed and is even beginning to protest. Only part of it, probably a minority, remains in its comfort zone; a new light seems to be breaking through the darkness.

    All of a sudden they’re saying apartheid. They dare ask questions about Zionism. Now the term “Jewish-democratic” doesn’t seem so natural anymore. Something creaks when you utter these words. There’s some hesitation when you say “the only democracy.” The protest of the pampered marches on.

    The rally Saturday night in Rabin Square was still within the confines of relative comfort and indulgence, but much less so than previous such events. It was two weeks after the LGBT community demonstrated in the same spot for equal surrogacy rights – under the sponsorship of Meitav Dash Investments. Then came the Druze community, the most privileged of Arabs but Arabs nevertheless, demonstrating for more meaningful equality, this time under the auspices of former heads of the Shin Bet security service, the Mossad and the army.

    This is a hopeful development. It’s true that a demonstration for freedom, equality and fraternity under the helm of former defense chiefs is problematic, almost grotesque.

    When a former Shin Bet head like Yuval Diskin, a person responsible for despicable actions toward millions of people who have no rights, writes a pompous manifesto extolling “the value of equality,” “democratic protest” and “mutual respect,” reminding everyone that he’s the son of Holocaust survivors while talking about racism, it turns your stomach. The fact that most speakers at the rally were generals, both Jews and Druze, who during their service often brutally oppressed another nation, is also problematic.

    It’s true that most of the Druze participants were demonstrating for their own interests, for the equality they believe is their due in return for their military service, without trying to serve as a bridgehead for a campaign championing equality for all, including Palestinians.

    But we can’t ignore their contribution to the growing protest. Largely due to them the nation-state law has become possibly the most exciting civics lesson in Israel in recent years. Questions that were never asked are being raised, maybe only for a short time – yet this is really a shake-up. Maybe in response to the most ultra-nationalist government, a little opposition will finally make an appearance.

    The elephant still stands silently in the middle of the room, with only a few daring to mention him, but some are throwing furtive glances at him. An establishment commentator on defense matters, Channel 10’s Alon Ben-David, has written that underlying the nation-state law is a strategic objective: “It paves the way for the annexation of millions of Palestinians and the loss of a Jewish majority. Will the law mark the beginning of the laying to rest of the Zionist dream?”

    So we may be at the brink of an earthquake, more severe than the earthquake expected in Tiberias. The first signs on the seismograph have been noted. The road is still long, the agents of denial and propaganda are still well in control, but hope has been ignited.

    Israel needs this shake-up so badly. We’ve had so many years mired in the muck amid the brainwashing, the lack of critical thinking and the civic indifference. We’ve had years of intoxication with power, moral arrogance, smugness and confidence that what was will continue, that everything is being done as it should be done and will continue forever. There has been a certainty that we’re right and the whole world is wrong. But maybe the time of doubts has arrived. There can be no better news.

    Seventy years after the establishment of the state, the time has come for questions, for a real lesson in civics and democracy. Did we really deserve all this? Only we deserved it? Is it only ours? Is it only for Jews? By what right? Did all the non-Jewish people deeply connected to this land and who deserve the same rights, deserve everything we’ve done to them? Above all, hasn’t the time come to repair things?

    This repair is still a long way off, but maybe it’s becoming clear that if it doesn’t arrive there won’t be a state here based on justice. Who knows, maybe Brig. Gen. Amal Assad, an occupation officer in Jenin and Lebanon and a Likud member, will herald the message: It’s apartheid or democracy.
    Gideon Levy

    Haaretz Correspondent


  • Questions publiques au gouvernement français
    31 juil. 2018 Par Pierre Stambul Blog : Le blog de pierre Stambul
    https://blogs.mediapart.fr/pierre-stambul/blog/310718/questions-publiques-au-gouvernement-francais

    Monsieur Emmanuel Macron, Monsieur Edouard Philippe, Monsieur Jean-Yves Le Drian,

    Vos discours sont lisses quand vous parlez d’Israël/Palestine. Vous prenez un ton grave pour parler de paix, de sécurité. Mais vos actes disent le contraire.

    Alors répondez aux vraies questions :

    Al Awda, bateau de la flottille de la liberté en route pour Gaza a été arraisonné en eaux internationales par la marine israélienne à cinquante milles nautiques de Gaza. Il y a eu des blessés et tous les passagers ont été transférés dans la prison de Givon. Cet acte est-il légal, oui ou non ?

    L’article 224-6 du code pénal dit que « Le fait de s’emparer ou de prendre le contrôle par violence ou menace de violence d’un aéronef, d’un navire ou de tout autre moyen de transport à bord desquels des personnes ont pris place, ainsi que d’une plate-forme fixe située sur le plateau continental, est puni de vingt ans de réclusion criminelle. » Allez-vous poursuivre en justice l’État d’Israël conformément à nos lois que vous avez le devoir de faire appliquer ?

    Après Salah Hamouri détenu sans procès depuis de nombreux mois, c’est Sarah Katz, citoyenne française également, qui est en prison en Israël. Pourquoi n’avez-vous pas fait une déclaration publique exigeant sa libération ?

    Pourquoi vos services (cellule de crise du Ministère des Affaires Étrangères ou Consulat de France à Tel-Aviv) sont-ils à la limite de l’impolitesse et ne montrent aucune intention d’aide réelle quand on les interroge sur le sort de Sarah Katz ? Vous la jugez coupable de quelque chose ?

    Deux millions de Gazaouis vivent depuis de nombreuses années dans une prison à ciel fermé bouclée par terre, par mer et par air. Approuvez-vous ce blocus inhumain ?

    Les soldats israéliens ont tiré impunément sur une foule désarmée à plusieurs reprises à Gaza. On en est à 150 mort·e·s et 15 000 blessé·e·s. Les balles explosives sont interdites contre les éléphants mais on les utilise contre les Gazaouis. Vous n’avez rien à dire là-dessus ? Pourquoi ce silence ? Vous approuvez ? (...)

    #Flottille #Gaza


  • Israeli Druze commander quits army over nation-state law in open letter to Netanyahu

    In a Facebook post, Capt. Amir Jmall calls on leaders of his community to work toward putting an end to the compulsory conscription of Israeli Druze

    Yaniv Kubovich
    Jul 30, 2018 5:36 PM

    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-israeli-druze-quits-idf-over-nation-state-law-in-letter-to-netanya

    In the letter, Jmall also called on leaders of his community to work toward putting an end to the compulsory conscription of Israel’s Druze. The Facebook post has since been removed.
    “This morning, when I woke up to drive to the [army] base, I asked myself, why? Why do I have to serve the State of Israel, a state that my two brothers, my father and I have served with dedication, a sense of mission and a love of the homeland, and, in the end, what do we get? To be second-class citizens,” Jmall wrote.
    >> ’When we’re in uniform they treat us well’: Israel’s Druze no longer feel like blood brothers
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    "Continue serving the country? I do not want to continue and I am sure that hundreds more people will stop serving and will be discharged from the army following your decision, Netanyahu, that of you and your government,” he continued.
    "After many thoughts ran through my head, I decided to let go and to discontinue serving the country, a country that has a government that takes and does not give back.”
    In conclusion, Jmall wrote: “I ask everyone who is against the nation-state law to share and share my proposal to community leaders to stop the conscription law for members of the Druze community.”
    The Basic Law: Israel as the Nation-State of the Jewish People, also known as the nation-state law, approved by the Knesset on July 19, affirmed that only Jews have the right to self-determination in Israel. It also downgraded Arabic to a language with “special status,” among several other controversial measures that affect the Israeli Druze.
    The nation-state law is designed to alter the application of the Basic Law on Human Dignity and Liberty in court rulings, and permits judges to give priority to Israel’s Jewish character in their rulings.

    Last week, Druze lawmakers were the first to file a High Court of Justice petition against the legislation. A hundred Druze Israel Defense Forces reserve officers added their voices to that effort on Wednesday, prompting Education Minister Naftali Bennett to speak out in support of “our blood brothers” on Twitter.
    Finance Minister Moshe Kahlon echoed similar sentiments on Thursday, telling Israeli Army Radio, “The enactment of the nation-state law was done hastily,” and adding: “We were wrong and we need to fix it.”
    On Saturday, Israeli Arab lawmaker Zouheir Bahloul (Zionist Union) announced his intention to resign from the Knesset in protest of the law. "The law oppresses me and oppresses the population that sent me to the Knesset,’’ he said.

    • Haaretz, 1er août
      Nation-state Law Backlash: Druze Leaders Say Netanyahu’s Offer May Set ’Historical Precedent’

      https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-nation-state-law-backlash-netanyahu-offers-druze-new-legislation-1

      Representatives of the Druze community said Thursday night that Prime Minister Benjamin Netanyahu’s proposal to pass a law to strengthen the status of the Druze and Circassian communities is “a window of opportunity to set a historical precedent for the advancement of the Druze community and its status in the State of Israel.”
      Representatives, headed by Sheikh Muwafak Tarif, will continue talks with Netanyahu’s team, which has been appointed to make an agreement on both sides.
      Netanyahu’s proposed law follows the protest sparked by the nation-state law. The plan outlines a Basic Law and a regular law that will recognize the contribution of minorities who defend the country by “enshrining eligibility for the benefits of minority members of all religions and communities who serve in the security forces, for the purpose of closing gaps and promoting social equality.”
      Benjamin Netanyahu and the Druze representatives, August 1, 2018.
      Benjamin Netanyahu and the Druze representatives, August 1, 2018.
      >> Israeli Druze in Golan welcome end of Syrian war but fear future in Jewish nation-state
      Another demonstration against the nation-state law is slated for Saturday evening in Tel Aviv.
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      According to the plan submitted by the prime minister’s representatives, “the law will recognize the contribution of the Druze community to the security of the state, and will include support for community institutions (religion, education and culture), will strengthen Druze residential settlements, and establish new towns if needed. It will also preserve and cultivate Druze heritage.”
      Tourism Minister Yariv Levin (Likud) congratulated “the agreement we have reached with the Druze leadership. Recognizing the rights of those who serve in the security forces is an achievement.” Tamar Zandberg (Meretz) said in response: “The Prime Minister ranks Israel’s citizens, and he divides and rules the minorities from whom he has stolen equality in his Basic Law. He got scared after the fact. Netanyahu’s government has torn apart the Declaration of Independence and the values of equality on which the state was founded. Now they’re making laws in honor of the Druze community, as if equality is a prize and not a right that all of us have.”
      The proposal drew mixed reactions from the Druze community, MK Hamad Amar (Yisrael Beiteinu), one of the two Druze MKs who petitioned the Supreme Court against the nation-state law, congratulated the plan. MK Saleh Saad (Zionist Union) said he will continue with the petition and said: “I am sad that my friends have succumbed to pressures and withdrew from the petition.”
      The negotiating team of the Druze community, which includes their spiritual leader, Sheikh Muwafak Tarif, former security officials and civil servants, has had strong disagreements over the proposal. One of the team members told Haaretz that the representatives who have security backgrounds tend to accept the spirit of the plan, while others – including local council heads – oppose it.
      The source added that some of the representatives accused the prime minister of trying to implement a policy of “divide and conquer.” They said that they would settle only for annulling the nation-state law or adding to it the value of equality. The source added that the Prime Minister’s Office is concerned about the protest rally scheduled for Saturday night, and therefore is exerting heavy pressure on the representatives of the community to accept the plan and cancel the rally.

      >> ’When we’re in uniform they treat us well’: Israel’s Druze no longer feel like blood brothers
      The plan was drafted by a team formed by the prime minister on the issue of the Druze, headed by the acting Chief of Staff of the Prime Minister’s Bureau, Yoav Horowitz, and including Sheikh Tarif, ministers Ayoub Kara and Yariv Levin, MK Hamad Amar (Yisrael Beiteinu), former MK Shakib Shenan, heads of the Druze local authorities and the forum of reservist senior officers.
      The prime minister’s office called the plan “historic” in a press release, saying it “represents a revolution in the legal status of minority group members who serve in the security forces, and members of the Druze community in particular.” Sheikh Tarif welcomed the work of the team and thanked the prime minister for his quick and serious activity. The plan will be presented to the Druze community’s dignitaries.
      The plan offers to enshrine a Basic Law - Israeli constitutional equivalent - for the status of the Druze and Circassian communities, “paying respect to the contribution of the Druze community to the State of Israel in building the land, strengthening security and shaping the face of Israeli society as an egalitarian and diverse society.”
      The plan also suggests enshrining in law that members of minority groups, from all religions and ethnic groups will be eligible for benefits if they serve in the security forces. The law will also recognize their contribution if they serve.
      >> Analysis: Druze nation-state crisis: Israeli army chief forced to put out fire Netanyahu started
      Several Druze officers have left the Israeli military in recent days over the nation-state law.
      The Basic Law on Israel as the Nation-State of the Jewish People, also known as the nation-state law, approved by the Knesset on July 19, affirmed that only Jews have the right to self-determination in Israel. It also downgraded Arabic to a language with “special status,” among several other controversial measures that affect the Israeli Druze.
      The nation-state law is designed to alter the application of the Basic Law on Human Dignity and Liberty in court rulings, and permits judges to give priority to Israel’s Jewish character in their rulings.
      Earlier this month, Druze lawmakers were the first to file a High Court of Justice petition against the legislation. A hundred Druze Israel Defense Forces reserve officers added their voices to that effort on Wednesday, prompting Education Minister Naftali Bennett to speak out in support of “our blood brothers” on Twitter.
      Finance Minister Moshe Kahlon echoed similar sentiments, telling Israeli Army Radio, “The enactment of the nation-state law was done hastily,” and adding: “We were wrong and we need to fix it.”
      The acting Chief of Staff of the Prime Minister’s Bureau announced the formation of a ministerial committee to deal with the issue of the Druze community, to be headed by the prime minister, which will work to promote the plan and to supervise its implementation - among other things.
      Details of the plan will be formulated and worded within 45 days, in the context of a joint team of the cabinet and representatives of the community, all subject to the instructions of the law and the approval of the attorney general. Legislative activities will begin immediately with the convening of the coming winter session of the Knesset and will be concluded within 45 days from the start of the session.
      Jonathan Lis

    • Rare manifestation de la communauté druze contre une loi controversée définissant Israël
      https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/08/05/rare-manifestation-de-la-communaute-druze-contre-une-loi-controversee-defini

      Une foule immense de Druzes israéliens et leurs sympathisants a manifesté samedi à Tel-Aviv contre une nouvelle loi controversée qui, disent-ils, fait d’eux des citoyens de seconde classe. Selon les médias israéliens, quelque 50 000 personnes ont pris part à la manifestation.
      […]
      Arborant des drapeaux druzes et israéliens, les protestataires ont défilé dans le centre de Tel-Aviv an scandant « égalité ». « Malgré notre loyauté illimitée à l’Etat, celui-ci ne nous considère pas comme des citoyens égaux », a affirmé le chef spirituel de la communauté druze, cheikh Mouafak Tarif dans un discours.


  • L’ombre du Mossad plane sur Paris

    https://www.lemonde.fr/series-d-ete-2018-long-format/article/2018/07/24/l-ombre-du-mossad-sur-paris_5335390_5325928.html

    De la fenêtre de l’hôtel, on voit le métro aérien parisien franchir la Seine sur le pont de Bercy. Grâce aux wagons illuminés, on distingue même les passagers. Sur l’autre rive se dessinent les formes imposantes du Palais omnisports. Il est bientôt 17 h 30, ce 19 janvier 2010, et la nuit est déjà là. Mais les personnes présentes dans cette chambre transformée en « QG » opérationnel, avec écrans d’ordinateur et téléphones cryptés, ne sont pas d’humeur à contempler la ville : leur attention est tout entière concentrée sur un autre hôtel, à 7 000 kilomètres de là, l’Al Bustan Rotana de Dubaï, où se joue un scénario digne d’un film d’espionnage.

    Les tueurs attendent le feu vert pour franchir le couloir, pénétrer dans sa chambre et lui injecter un produit mortel
    Là-bas, dans la chambre 237, leurs collègues du Mossad, le service secret israélien, se tiennent prêts à passer à l’action. Deux équipes de deux tueurs sont mobilisées, soutenues par trois autres agents, dont une femme, chargés de la sécurisation des lieux et de la logistique. Dans la chambre 230, située juste en face, leur cible vient de rentrer de son shopping. Enregistré à son arrivée à Dubaï sous le nom de Mahmoud Abdul Raouf, il s’agit en réalité de Mahmoud Al-Mabhouh, responsable de l’achat des armes pour le Hamas, mouvement islamiste palestinien. Les tueurs attendent le feu vert pour franchir le couloir, pénétrer dans sa chambre et lui injecter un produit mortel.

    Leur tâche accomplie, ils quittent l’Hôtel Al Bustan Rotana à 17 h 46, heure de Paris. Le cadavre de la chambre 230 ne sera découvert que dix-sept heures plus tard. Même si les premières conclusions évoquent une mort naturelle, le doute s’installe. Grâce à l’intense réseau de surveillance du pays, les autorités émiraties parviennent à repérer les membres du commando, au total une trentaine de personnes. Juste après l’assassinat, on voit ainsi, sur les images de vidéosurveillance de l’hôtel, deux des tueurs patienter devant l’ascenseur. Par rapport aux images de leur arrivée, le premier a remonté les manches de sa chemise, désormais froissée. Le second a le poignet et la moitié de la main gauche entourés d’un bandage ; sans doute le signe du recours à la force.

    Agents identifiés à Dubaï

    Aucun agent israélien n’est arrêté – ils ont tous eu le temps de quitter Dubaï –, mais les enquêteurs établissent qu’ils ont appelé à plusieurs reprises un même standard en Autriche. En réalité, selon une information inédite révélée ici par Le Monde, l’essentiel des appels avait pour destination finale Paris, et la fameuse chambre d’hôtel du quartier du pont de Bercy. C’est de ce centre opérationnel qu’a été coordonnée l’exécution. D’après le contre-espionnage français, des agents identifiés à Dubaï étaient venus dans la capitale préparer l’opération.

    « Même si nous savons tout, nous ne ferons pas comme les Irlandais ou les Britanniques. Nous resterons amis, mais ce ne sera pas gratuit »
    En découvrant le dispositif mis en place à leur insu par le Mossad, les autorités françaises mesurent les risques encourus : aux yeux du Hamas et d’autres groupes radicaux, elles peuvent apparaître comme complices de l’Etat hébreu. Pour ne rien arranger, il apparaît que le Mossad a subtilisé des identités de citoyens français afin de fabriquer quatre passeports pour ses agents. La justice française se saisit de cette fraude aux documents d’identité, comme d’ailleurs ses homologues britannique, autrichienne et irlandaise, concernées par vingt-deux autres passeports falsifiés, mais sans grand espoir de remonter aux auteurs. « Au moins, c’était un moyen de faire passer un message, se souvient un chef de la police judiciaire parisienne de l’époque. En judiciarisant l’affaire, nous disions qu’il s’agissait d’une atteinte inacceptable à notre souveraineté. »

    Contrairement aux autres pays, la France ne fait aucun commentaire public condamnant la manœuvre des autorités israéliennes. Paris préfère dépêcher sur place deux cadres du renseignement, des hommes solides et peu causants : Patrick Calvar, alors directeur du renseignement à la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), et Frédéric Veaux, numéro deux de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, devenue depuis la DGSI). A charge pour eux de se plaindre au patron du Mossad, Meir Dagan, en lui disant en substance, selon une personne familière du dossier : « Même si nous savons tout, nous ne ferons pas comme les Irlandais ou les Britanniques. Nous resterons amis, mais ce ne sera pas gratuit. » Il est impossible de savoir ce que le Mossad a offert, ce jour-là, en échange du silence de la France, mais la seule monnaie qui compte, dans le monde de l’espionnage, est celle du « renseignement », autrement dit des informations.

    Ville ouverte aux espions

    Cette affaire rappelle à quel point Paris est une ville ouverte aux espions. Elle s’y prête avec ses congrès internationaux, le fréquent passage de personnalités arabes et africaines. C’est aussi le carrefour idéal pour rencontrer des sources œuvrant dans la région. Ainsi, le Mossad fait venir à Paris ses contacts en Suisse. Bien d’autres services étrangers y ont établi des postes régionaux permettant de rayonner dans toute l’Europe, mais aussi en Afrique ou au Maghreb. A elle seule, la CIA compterait une cinquantaine d’espions déclarés à Paris, ainsi qu’une centaine de clandestins.

    Il faut dire que, côté français, l’essentiel des moyens en matière de renseignement est consacré à la lutte contre le terrorisme. Le contre-espionnage, qui nécessite du temps, passe quelque peu au second plan
    Au ministère de l’intérieur, les anciens ont une explication à l’attrait qu’exerce la capitale : les agents étrangers s’y sentent plutôt à leur aise, sans trop de risques d’être dérangés. Il faut dire que, côté français, l’essentiel des moyens en matière de renseignement est consacré à la lutte contre le terrorisme. Le contre-espionnage, qui nécessite du temps, passe quelque peu au second plan. « C’est un choix politique, il faut savoir ce que l’on privilégie entre sécurité et souveraineté, malheureusement, on a négligé le travail à long terme », regrette un ancien poids lourd du renseignement intérieur. Résultat : en 2014, par exemple, le service chargé, à la DGSI, de surveiller les espions américains sur le sol national dépassait à peine quatre personnes et limitait son activité à la mise sur écoute du téléphone du chef de poste de la CIA.

    Le Mossad, on l’a vu, occupe une place particulière dans ce théâtre d’ombres. Avec, parfois, un rôle de partenaire. Ainsi, en 2010, alors que la France envoie deux émissaires à Tel-Aviv pour dire sa colère, la DGSE et la DCRI s’associent, dans le même temps, au service israélien dans une délicate opération de lutte contre la prolifération des armes chimiques, baptisée « Ratafia ». L’objectif ? Piéger un responsable syrien du programme secret du régime de Bachar Al-Assad. En réalité, tout a débuté deux ans plus tôt, à Damas, par une longue approche de l’homme en question. Ses interlocuteurs ont fini par le convaincre qu’il devait suivre en France une formation pour lancer sa propre société d’import-export.

    Manœuvre d’infiltration

    Une fois à Paris, en 2010, le piège consiste à le mettre en confiance et à le faire parler sur ses activités. Lors de ses séjours dans la capitale, il est « traité » par un faux homme d’affaires qui devient peu à peu son mentor et lui présente divers contacts qui sont, en réalité, des agents israéliens. La DCRI agit en protection et assure une partie de la logistique. Lorsque le Syrien commence à émettre des doutes sur son protecteur, en 2011, il est trop tard : l’argent et les cadeaux reçus lui interdisent toute reculade ; le piège s’est refermé sur lui. Entre-temps, le Mossad a acquis des informations de premier choix.

    Les amis n’existent pas dans le monde de l’espionnage. Les agents français en ont eu justement confirmation au cours de cette opération conjointe. En 2011, la sécurité interne de la DCRI soupçonne les Israéliens de profiter de ce travail en commun sur l’opération « Ratafia » pour tenter une manœuvre d’infiltration, en nouant des liens jugés suspects avec des agents français. L’un d’eux a fait shabbat avec le chef de poste du Mossad à Paris, David Keidar. Le même est également parti faire du tir à Dubaï avant de rejoindre en famille ses nouveaux amis à Jérusalem.

    Les accusations visent en outre des proches du Mossad qui auraient tenté de vendre du matériel de surveillance aux services français de police judiciaire, de renseignement ainsi qu’aux gendarmes du GIGN. Préalablement équipé de dispositifs espions, ce matériel aurait pu leur offrir un accès direct aux enquêtes menées par la France.

    Une balle dans la tête

    De nouveau, la DCRI fait part de ses griefs aux autorités israéliennes. En 2012, deux membres de l’ambassade d’Israël à Paris, dont le chef de poste du Mossad, sont priés de quitter le territoire. On les retrouvera, de passage à Paris, en 2016, reconvertis dans le privé… « Cette ville, c’est la cour de récréation du Mossad, se plaint un ancien du service « H » de la DGSI, chargé de surveiller ses agissements en France. Si les Chinois et les Russes sont nos ennemis, il ne faut pas oublier que les Israéliens et les Américains demeurent offensifs. » Selon lui, d’autres éléments compliquent la relation avec le Mossad : « Notre capacité de réaction est limitée, car ils jouent vite la carte politique en se plaignant à l’Elysée ou à Matignon. De plus, on dépend d’eux sur des sujets sensibles. Enfin, notre marge est restreinte pour empêcher certains membres de la communauté juive de leur apporter une aide logistique. »

    « Si les Chinois et les Russes sont nos ennemis, il ne faut pas oublier que les Israéliens et les Américains demeurent offensifs »
    Au ministère des affaires étrangères, on préfère nuancer : « Les Israéliens font quand même un peu plus attention qu’avant. » « Avant », c’est surtout le 8 juin 1992. Ce jour-là, un haut responsable du Fatah (mouvement palestinien), Atef Bseiso, est assassiné devant son hôtel du quartier de Montparnasse, à Paris. Les deux tueurs, en tenue de sport, l’ont achevé, à terre, d’une balle dans la tête. Il venait tout juste de rencontrer, pour le compte de Yasser Arafat, des responsables de la DST (l’ancêtre de la DGSI). Les services français ont peu apprécié cette mauvaise manière.

    Selon le contre-espionnage français, le Mossad évite désormais les opérations létales en France et ferait moins appel à certains membres de la communauté juive de Paris. Par ailleurs, il déléguerait davantage de tâches à des sociétés privées de sécurité. L’une d’elles, baptisée « Nice », a été soupçonnée, en 2010, par le Parlement belge, d’avoir sonorisé, en 2003, les locaux du Conseil européen, à Bruxelles. Des faits jamais démontrés judiciairement. Cette entreprise, dont le capital est détenu, en partie, par des entités publiques israéliennes, a décroché plusieurs contrats en France et nie toute ambiguïté dans ses activités. Une autre société, l’agence Black Cube, attire les regards à Paris. Fondée à Tel-Aviv, en 2010, et disposant de bureaux place Vendôme, elle fait du recrutement de vétérans des services de renseignement israéliens un argument commercial, mais dément avec vigueur toute déloyauté vis-à-vis de ses clients. Signe particulier : elle a eu comme président d’honneur Meir Dagan, l’ex-directeur du Mossad (2002-2011), jusqu’à son décès, en 2016. L’homme qui, en 2010, avait autorisé l’installation du « QG » parisien de l’opération de Dubaï.


  • Combien de Français servent dans l’armée israélienne ?
    Libération - Par Fabien Leboucq 19 juillet 2018
    http://www.liberation.fr/checknews/2018/07/19/combien-de-francais-servent-dans-l-armee-israelienne_1661759

    (...) Il y a deux mois, quand nous commencions à traiter ce sujet, un connaisseur français de l’armée israélienne nous prévenait : « Vous aurez du mal à obtenir des infos, c’est hautement tabou des deux côtés. » Prédiction confirmée par le Ministère des affaires étrangères français, qui nous explique quelques jours plus tard « ne pas disposer d’informations sur le nombre de Français au sein de l’armée israélienne. » Les ambassades française en Israël, israélienne en France ainsi que le Quai d’Orsay, assurant ne pas avoir de chiffres, nous ont unanimement renvoyés vers Tsahal.

    2% au moins du total de l’armée

    À force de relances, nous avons obtenu réponse du porte-parolat des forces armées israéliennes : « 4185 soldats en service régulier ont la citoyenneté française. » Le nombre est peut-être minoré, car l’armée ne compte que les personnes qui ont déclaré leur nationalité française.

    La nationalité française est la deuxième nationalité étrangère la plus représentée dans les rangs de Tsahal, après la nationalité américaine. Les citoyens français ou franco-israéliens engagés dans les forces armées israéliennes représentent entre 1,7% et 3,5% des effectifs totaux.

    En 2011 ce total était estimé à 176 500 soldats, selon l’Institut national des études de sécurité, rattaché à l’université de Tel-Aviv. Un chiffre « inférieur à la réalité », assure la grande muette israélienne sans en dire plus.

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    Ces Français volontaires dans l’armée israélienne
    Droit international et occupation
    Orient XXI > Marc Cher-Leparrain > 18 mars 2014
    https://orientxxi.info/magazine/ces-francais-volontaires-dans-l-armee-israelienne,0546


  • معارض سوري يدعو الأمير بن سلمان من تل أبيب لزيارة الكنيست الإسرائيلي | رأي اليوم
    https://www.raialyoum.com/index.php/%d9%85%d8%b9%d8%a7%d8%b1%d8%b6-%d8%b3%d9%88%d8%b1%d9%8a-%d9%8a%d8%af%d8%b

    De Tel-Aviv un “opposant syrien” « représentant de l’armée [syrienne] libre » appelle le régent saoudien (MBS) à se rendre à la Knesset pour “mieux connaître la vérité de ce bon peuple”... Elle est pas belle la révolution ?

    #syrie


  • Israël : un ex-ministre mis en examen pour espionnage au profit de l’Iran
    http://www.europe1.fr/international/israel-un-ex-ministre-mis-en-examen-pour-espionnage-au-profit-de-liran-36862

    Gonen Segev est accusé d’intelligence avec l’ennemi en temps de guerre. Il aurait été recruté par les services de renseignements iraniens.

    Un ancien ministre israélien a été mis en examen vendredi pour espionnage présumé au profit de l’Iran, a indiqué lundi dans un communiqué le Shin Beth, le service de sécurité intérieure.

    Gonen Segev, ministre de l’Énergie et des Infrastructures entre 1995 et 1996, a été arrêté en mai à l’aéroport à Tel-Aviv, après avoir été refoulé de Guinée équatoriale du fait d’une précédente condamnation pour trafic de drogue.

    Il aurait été recruté par les services de renseignements iraniens en 2012. Résidant au Nigéria depuis quelques années, il est accusé d’intelligence avec l’ennemi en temps de guerre. Le Shin Beth le soupçonne d’avoir été recruté par les services de renseignements iraniens en 2012 à Lagos, la capitale nigériane.

    Gonen Segev aurait rencontré ses contacts iraniens à de multiples reprises dans différents pays et leur aurait transmis des informations sur la sécurité et les ressources énergétiques en Israël, précise le Shin Beth. Élu député en 1992 sur une liste d’extrême droite, Gonen Segev avait quitté son parti et voté en faveur des accords d’Oslo II en octobre 1995, permettant au Premier ministre Yitzhak Rabin de faire passer au Parlement la seconde phase de cet accord controversé qui était censé mener à la création d’un État palestinien. Il avait été nommé ministre de l’Énergie et des Infrastructures juste après.

    #israël #iran


  • Des bateaux pour Gaza interdits à Paris
    https://orientxxi.info/magazine/des-bateaux-pour-gaza-interdits-a-paris,2514

    Deux bateaux pour Gaza ont été interdits d’accoster à Paris par la préfecture, dimanche 17 juin. « Ils font partie de la flottille internationale de la liberté qui tous les deux ans environ tente de briser le blocus illégal de Gaza », dit Claude Léostic, coordinatrice en France pour la flottille pour Gaza. « On est dans une dérive extrêmement grave de l’État français. Ici ils interdisent des bateaux qui ont une vocation pacifique. La politique française actuelle prend une tournure qui est extrêmement inquiétante. »
    Chris den Hond

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    Palestine. La flottille pour Gaza empêchée d’accoster à Paris

    https://www.humanite.fr/palestine-la-flottille-pour-gaza-empechee-daccoster-paris-656924
    Pierre Barbancey - Lundi, 18 Juin, 2018

    https://www.youtube.com/watch?v=jE4_WpJid94

    (...) Les bateaux encadrés de Zodiac de la police
    Les ordres de la préfecture ont d’abord été une interdiction pour les bateaux de traverser Paris avec des banderoles pour Gaza et des drapeaux palestiniens déployés. Puis, il a été notifié aux commandants des deux embarcations qu’ils ne pourraient pas accoster.

    Au même moment, sur le quai devant le jardin Tino-Rossi, en contrebas de l’Institut du monde arabe (IMA), des dizaines de personnes se rassemblaient pour accueillir comme il se doit les bateaux et apporter leur soutien à l’opération. Elles étaient pratiquement encerclées par des policiers style Robocop – si l’un d’entre eux, lourdement harnaché, tombait dans la Seine, il était fort à parier qu’il aurait coulé aussitôt. Surprise, quand enfin les bateaux étaient en vue, ils étaient encadrés de Zodiac de la police les poussant le plus possible vers le milieu du fleuve. Selon un des membres de l’équipage de la flottille, les policiers s’amusaient même à faire le plus de vagues possible pour les faire gîter un peu plus, voire les mouiller.

    Sur le quai, donc, les slogans ont commencé à jaillir. En soutien à Gaza et à la flottille, mais également pour dénoncer l’attitude du gouvernement français. L’ambassade d’Israël fait pression depuis des jours pour obtenir l’interdiction de cette traversée de Paris. Ce fut déjà le cas à La Rochelle, pour un bateau qui va rejoindre la Méditerranée via le détroit de Gibraltar. L’attitude d’Emmanuel Macron n’est guère étonnante, moins de deux semaines après avoir reçu Benyamin Netanyahou en grande pompe.

    Ce qu’a d’ailleurs dénoncé Camille Lainé, secrétaire générale des Jeunes communistes, qui a pris la parole et appelé à des sanctions de la part de la France contre Israël. Le député FI Éric Coquerel, tout comme la sénatrice Verts Esther Benbassa étaient également présents pour dénoncer la politique israélienne et l’attitude française.

    Tous les bateaux de la flottille doivent maintenant se retrouver en Méditerranée, comme l’a annoncé Bertrand Heilbronn, président de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS). «  Cette flottille est là pour montrer aussi le côté monstrueux du blocus imposé par les Israéliens  », a-t-il dit. Jack Lang, président de l’IMA, était également présent, avec Leïla Shahid, ancienne ambassadrice de Palestine en France et auprès de l’UE.

    #GAZA


  • 1938 : le monde ferme ses portes aux réfugiés

    Des réfugiés qui fuient en masse le nazisme, des gouvernements qui leur barrent l’accès à leur territoire, des exilés contraints d’embarquer clandestinement sur des bateaux de fortune, une diplomatie prête à donner des gages aux pires dictatures et néanmoins impuissante, comme l’atteste l’échec prévisible de la conférence d’Évian en 1938 : les analogies sont décidément troublantes entre l’attitude des États à l’égard des Juifs dans les années 1930 et celle qu’ils adoptent aujourd’hui à l’égard des réfugiés.

    Les États européens, obsédés par le « risque migratoire », mettent depuis de longues années toute leur énergie à tenir à distance les flux de migrants, demandeurs d’asile inclus, et à leur interdire l’accès à leurs territoires. Cette tendance a été poussée à son paroxysme au moment de la « crise migratoire » de 2015, face à l’afflux de réfugiés venus de Syrie, d’Irak, d’Afghanistan ou d’Érythrée. Au point que plusieurs observateurs n’ont pu s’empêcher de faire le parallèle avec l’attitude qui fut celle des États, dans les années précédant la Seconde Guerre mondiale, à l’égard des Juifs fuyant le nazisme [1].

    Ce parallèle non seulement n’a rien de scabreux, mais il s’impose. Il n’a rien de scabreux car si les Juifs, à l’époque, sont persécutés, spoliés, humiliés, pourchassés, physiquement agressés, personne ne peut alors anticiper la « solution finale ». Il s’impose tant les analogies sont frappantes : la fermeture de plus en plus hermétique des frontières à mesure que la persécution s’aggrave et que les flux d’exilés augmentent ; des réfugiés contraints à embarquer clandestinement sur des bateaux de fortune avec l’espoir, souvent déçu, qu’on les laissera débarquer quelque part ; en guise de justification, la situation économique et le chômage, d’un côté, l’état de l’opinion dont il ne faut pas attiser les tendances xénophobes et antisémites, de l’autre ; le fantasme, hier, de la « cinquième colonne » – agitateurs communistes, espions nazis –, aujourd’hui de la menace terroriste ; et finalement une diplomatie qui n’hésite pas à pactiser avec les pires dictatures, hier pour tenter de sauver la paix (on sait ce qu’il en est advenu), aujourd’hui pour tenter d’endiguer les flux de réfugiés.

    L’évocation du passé donne, hélas, le sentiment que l’histoire bégaie : car la Realpolitik qui prenait hier le pas sur les préoccupations humanitaires continue aujourd’hui à dicter l’attitude des États, alors même qu’ils ont collectivement décidé d’accorder au droit d’asile une place éminente parmi les droits de l’Homme et se sont engagés à le respecter.

    Au lendemain de la Première Guerre mondiale, la communauté internationale, inquiète des risques de déstabilisation engendrés par les masses de réfugiés qui, par centaines de milliers, fuient les guerres civiles, les dictatures, les persécutions, décide de se saisir du problème.

    Mais l’action diplomatique en faveur des réfugiés reste subordonnée à la défense par les États de leurs intérêts propres et de leurs prérogatives souveraines. Entre 1922 et 1928, une multitude d’« arrangements » sont passés sous l’égide de la Société des Nations, visant à accorder un minimum de protection aux réfugiés. C’est notamment le fameux « passeport Nansen » qui leur confère, à eux qui ne sont plus reconnus ni protégés par leur pays d’origine, un minimum d’existence juridique. Mais la portée de ces textes, applicables au départ aux réfugiés russes, puis aux Arméniens, puis aux Assyro-Chaldéens, est très limitée, tant par la faiblesse des garanties qu’ils confèrent que par leur absence de caractère obligatoire. Avec l’aggravation de la situation économique consécutive à la crise de 1929, les États n’hésitent pas à refouler ou expulser les réfugiés, considérés comme un fardeau. À l’approche de la guerre, viendront s’ajouter à ces considérations économiques des considérations de police et de sécurité.

    Des arrangements sans contrainte

    C’est dans ce contexte que les États vont être confrontés à la question des réfugiés provenant d’Allemagne puis, après l’Anschluss, d’Autriche. La diplomatie s’active timidement : un « arrangement provisoire intergouvernemental concernant le statut des réfugiés venant d’Allemagne » est signé le 4 juillet 1936, dont les dispositions sont reprises dans la convention du 10 février 1938 : les États s’engagent à délivrer aux réfugiés un titre de voyage ou un document tenant lieu de passeport ; lorsqu’ils les ont autorisés à séjourner, ils ne peuvent les expulser ou les refouler qu’en cas de risque pour la sécurité nationale ou l’ordre public, et, en aucun cas, vers l’Allemagne sauf « s’ils ont de mauvaise foi refusé de prendre les dispositions nécessaires pour se rendre dans un autre territoire ». Mais la convention n’est signée que par sept pays : la Belgique, la Grande-Bretagne, le Danemark, l’Espagne, la France, la Norvège et les Pays-Bas, et elle n’aura guère le temps, de toute façon, de produire des effets avant le déclenchement de la guerre.

    Ayant juridiquement toute latitude pour agir à leur guise, les États n’ont aucun scrupule à fermer leurs frontières. Les États-Unis s’en tiennent à la politique adoptée depuis l’Immigration Act de 1924 et à un quota annuel de 27 370 immigrants pour l’Allemagne et l’Autriche. Après l’Anschluss, le ministre de l’intérieur britannique, s’adressant à la Chambre de communes, affirme que le pays maintient sa tradition d’asile, mais qu’il faut « éviter de donner l’impression que la porte est ouverte aux immigrants de toutes sortes. Car alors de prétendus émigrants se présenteraient dans les ports en si grand nombre qu’il serait impossible de les admettre tous ; les services d’immigration auraient de grandes difficultés à décider qui devrait être admis et d’inutiles épreuves seraient imposées à ceux qui effectueraient un infructueux périple à travers l’Europe [2] ». Pour les Britanniques, au demeurant, la question centrale reste celle de la Palestine : depuis l’arrivée de Hitler au pouvoir, l’immigration est passée de 9 500 personnes par an à 30 000 en 1933 et à près de 62 000 en 1935. Alors que ce territoire apparaît comme le seul lieu de refuge potentiel pour les Juifs, la Grande-Bretagne, confrontée à l’hostilité des Arabes, remet en question son engagement en faveur de l’établissement d’un Foyer national juif : le Livre blanc du printemps 1939 limite le quota annuel d’immigrants vers la Palestine à 10 000 personnes par an pour les cinq années suivantes. Des navires de la Royal Navy patrouillent pour empêcher les réfugiés d’accoster. S’ils n’ont pas de certificat ils sont refoulés ou bien internés à Chypre, sur l’île Maurice ou en Palestine même.

    En France, en 1933, les premiers réfugiés passent facilement la frontière. Mais, très vite, les pouvoirs publics s’inquiètent de cet afflux des exilés et, dès la fin de l’année, l’attitude change : nombre de candidats à l’entrée sont refoulés et ceux qui, ayant réussi à entrer, ne sont pas en règle sont expulsés. L’arrivée au pouvoir du Front populaire marque une accalmie temporaire, mais la situation des réfugiés, considérés comme une menace pour la sécurité, voire comme une porte d’entrée pour les espions et les agitateurs, se dégrade à nouveau sous le gouvernement Daladier. En aucun cas, dit le ministre de l’intérieur de l’époque ,« la France ne saurait consentir à ouvrir ses frontières inconditionnellement et sans limitation à des individus par le fait seul qu’ils se prévaudraient de leur qualité de réfugiés. En effet l’état de saturation auquel nous sommes arrivés en matière d’immigration étrangère ne nous permet plus d’adopter une politique aussi libérale [3] ».

    La Suisse entrouvre sa porte aux réfugiés allemands en 1933 – mais ne peuvent se revendiquer de cette qualité que les personnes menacées pour leurs activités politiques. Une directive du Département fédéral de justice et police dit très explicitement que seuls les « hauts fonctionnaires, les dirigeants des partis de gauche et les écrivains célèbres » doivent être considérés comme réfugiés [4]. Les Juifs, eux, sont considérés comme de simples étrangers en transit et se voient reconnaître au mieux un droit de résidence temporaire, sans possibilité de travailler. Après l’Anschluss, le gouvernement décide la fermeture des frontières à tous ceux qui ne sont pas formellement habilités à entrer et l’expulsion de ceux qui sont en situation irrégulière. Pour faciliter le travail des autorités suisses amenées à faire le tri parmi les ressortissants du Reich, une négociation s’engage avec les autorités nazies pour que soit apposé un cachet spécial sur les passeports des Juifs – un grand J rouge de trois centimètres de hauteur – qui permet de repérer ceux qui doivent demander une autorisation spéciale pour entrer dans le pays [5].

    « Un seul serait déjà trop »

    Il n’est guère étonnant, dans ces conditions, que la #conférence_d’Évian, réunie en juillet 1938 pour chercher des solutions concrètes au problème des réfugiés juifs allemands et autrichiens, se solde par un échec [6]. Face à la détérioration de la situation et à la pression exercée par une partie de l’opinion publique, mais désireux aussi d’éviter un brusque afflux de réfugiés aux États-Unis, Roosevelt a en effet pris l’initiative de réunir une conférence internationale qui se tient à Évian du 6 au 15 juillet.

    Les représentants des 32 États présents, tout en affirmant leur implication dans le règlement de la question des réfugiés, se retranchent derrière des considérations économiques et politiques pour justifier la fermeture de leurs pays à l’immigration et le refus d’accueillir des réfugiés juifs.

    Les pays d’Europe occidentale se disent tous « saturés » : la Grande-Bretagne, la France, la Belgique, le Danemark, la Suède, la Suisse se déclarent les uns après les autres dans l’incapacité d’accueillir des réfugiés et n’envisagent d’accorder que des visas de transit. Le représentant de l’Australie déclare sans complexe que : « N’ayant aucun réel problème racial en Australie, nous ne sommes pas désireux d’en importer en encourageant une large immigration étrangère. » Et le délégué canadien, interrogé sur le nombre de réfugiés que son gouvernement pourrait envisager d’accueillir, répond : « Un seul serait déjà trop. »

    Même les pays d’Amérique du Sud, terres traditionnelles d’immigration, font part de leurs réserves : les uns invoquent la crise économique, les autres craignent de déplaire à l’Allemagne à laquelle les lient des accords commerciaux. La Colombie dit pouvoir accepter des travailleurs agricoles, l’Uruguay également, à condition qu’ils possèdent quelques ressources. Seule la République dominicaine de Trujillo offre d’accueillir 100 000 réfugiés juifs autrichiens et allemands, pour des raisons qui ont peu à voir avec la compassion humanitaire : c’est une occasion de « blanchir » une population jugée trop noire ; et cette offre généreuse vise aussi à redresser l’image d’un pays ternie par le massacre, en octobre 1937, à l’instigation des autorités, de milliers de Haïtiens travaillant dans les plantations.

    La conférence d’Évian se conclut donc sur un constat d’impuissance de la communauté internationale. Ce qui permet au journal allemand Reichswart d’ironiser : « Juifs à céder à bas prix – Qui en veut ? Personne !? » Hitler en effet peut triompher : personne ne veut accueillir ses Juifs.

    Impuissante, cette diplomatie est également sans scrupule, prête à toutes les concessions face à Hitler si tel est le prix à payer pour sauver la paix. Les orateurs à la tribune se bornent à exprimer le vœu d’« obtenir la collaboration du pays d’origine », pays jamais nommé et jamais stigmatisé pour ses agissements ; à aucun moment il n’est fait ouvertement mention du fait que ces réfugiés sont juifs, pour ne pas fournir un argument supplémentaire à la campagne fasciste contre les démocraties « enjuivées ». Dans la résolution finale, purgée de toute appréciation morale sur les persécutions, les termes « réfugiés politiques » sont remplacés par « immigrants involontaires » pour éviter de froisser le Troisième Reich.

    Le seul résultat concret de la conférence est la création d’un Comité intergouvernemental d’aide aux réfugiés allemands et autrichiens qui aura pour mission d’entreprendre « des négociations en vue d’améliorer l’état des choses actuel et de substituer à un exode une émigration ordonnée ». Aux yeux des pays occidentaux, en effet, de la même façon que la voie de la paix doit être recherchée en discutant avec Hitler, le problème des réfugiés ne peut être résolu qu’en accord avec les nazis.

    Les « petits bateaux de la mort »

    Visas refusés, frontières closes : les réfugiés sont acculés, en désespoir de cause, à prendre la mer, le plus souvent clandestinement. À la veille de la guerre, des dizaines, des centaines de bateaux, parfois des paquebots de ligne, souvent des bâtiments de fortune ou de contrebande qui ont pris leurs passagers en charge frauduleusement, naviguent sur les océans à la recherche d’un port où ils seront autorisés à débarquer : le Cairo part le 22 avril 1939 de Hambourg pour Alexandrie ; l’Usaramo pour Shanghai ; l’Orbita pour le Panama en juin 1939 ; l’Orinoco, vers Cuba [7]

    D’autres restent bloqués pendant des semaines ou des mois dans les ports roumains de la mer Noire ou sur le Danube. D’autres encore errent en Méditerranée, avec l’espoir vain de pouvoir accoster en Palestine. La presse française se fait l’écho de ces « vaisseaux fantômes » voguant de port en port sans qu’on laisse leurs passagers débarquer, ne serait-ce qu’en transit, transportant par milliers « ces hommes, ces femmes, ces enfants dont personne ne veut », qui sillonnent les mers en se heurtant à l’inhospitalité des côtes [8].

    Même ceux qui ont des papiers d’immigration en règle ne sont pas assurés d’être admis, comme le montre l’histoire cruelle du Saint-Louis. Ce paquebot transatlantique quitte Hambourg le 13 mai 1939 en direction de La Havane. Ses 937 passagers, presque tous des Juifs fuyant le Troisième Reich, sont en possession de certificats de débarquement émis par le directeur général de l’immigration de Cuba. Mais, dans l’intervalle, le président cubain a invalidé ces certificats. On interdit donc aux passagers de débarquer. Le bateau repart, et lorsqu’il passe le long des côtes de Floride une demande est adressée au président des États-Unis afin qu’il leur accorde l’asile – elle ne reçoit pas de réponse. Le 6 juin 1939, le Saint Louis reprend sa route vers l’Europe. In extremis, avant que le bateau ne soit contraint de revenir en Allemagne, le Jewish Joint Commitee réussit à négocier avec les gouvernements européens une répartition des passagers entre la Grande-Bretagne, la France, la Belgique et les Pays-Bas qui n’acceptèrent de les accueillir qu’à condition qu’il ne s’agisse que d’un transit dans l’attente d’une émigration définitive vers une autre destination. Temporairement sauvés, une majorité d’entre eux connaîtra le sort réservé aux Juifs dans les pays occupés par l’Allemagne.

    Les embarquements clandestins se poursuivent une fois la guerre déclenchée, les réfugiés prenant des risques croissants pour tenter de rejoindre clandestinement la Palestine depuis les ports de la mer Noire, à travers le Bosphore, les Dardanelles et la mer Égée. Un gigantesque marché noir s’organise, avec la bénédiction des nazis qui, avant la programmation de la « solution finale », y voient une façon de débarrasser l’Europe de ses Juifs. Beaucoup de ces « bateaux cercueils », comme on les a appelés, font naufrage, d’autres sont victimes des mines ou des sous-marins allemands, et les épidémies déciment ceux qui ont réussi à survivre [9]. Lorsque, ayant surmonté tous ces obstacles, y compris percé le blocus britannique, ils arrivent à Haïfa ou Tel-Aviv, ils sont, dans le meilleur des cas, arrêtés et incarcérés, sinon refoulés et contraints de reprendre la route vers la Bulgarie ou la Roumanie.

    On voit ici, comme un clin d’œil de l’histoire, la place géographiquement stratégique, déjà à l’époque, de la Turquie, qui contrôle la route empruntée par les réfugiés obligés de traverser les détroits du Bosphore et des Dardanelles. La Turquie interdit l’accès à son territoire aux réfugiés qui ne détiennent pas de visa pour la Palestine et, sous la pression de la Grande-Bretagne, ne laisse pas les bateaux faire escale dans ses ports, ce qui provoquera la catastrophe du #Struma (voir encadré). Décidément, on a parfois l’impression que l’histoire bégaie.
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    Le Struma

    Le 12 décembre 1941, 767 réfugiés juifs originaires de Bucovine et de Bessarabie – où sévissent les Einsatzgruppen – embarquent sur le Struma, un navire bulgare vétuste, prévu pour une centaine de passagers. Le navire part du port roumain de Constanza, sur la mer Noire, en direction d’Istanbul où les réfugiés espèrent pouvoir déposer des demandes de visa pour la Palestine. Le 16 décembre le bateau arrive dans un port turc au nord du Bosphore, mais la Grande-Bretagne fait pression sur la Turquie pour qu’elle l’empêche de poursuivre sa route. Le Struma reste ainsi bloqué 70 jours, pendant l’hiver 1941-1942, sur le Bosphore. Les réfugiés souffrent de la faim, de l’entassement. Ils finissent par être ravitaillés grâce aux dons des associations juives et avec l’aide de la Croix-Rouge. Les autorités turques décident de le refouler vers la mer Noire et le 23 février 1942 le bateau reçoit l’ordre d’appareiller : ce sont finalement les garde-côtes turcs qui doivent remorquer le Struma, hors d’état de naviguer. Quelques heures plus tard, il est touché par erreur par une torpille soviétique et coule rapidement. Il n’y aura qu’un seul survivant.)


    https://www.cairn.info/revue-plein-droit-2016-4-p-39.htm
    #fermeture_des_frontières #asile #migrations #réfugiés #juifs #histoire #Evian


  • Le #cinéma israélien « a commencé à déranger » - Moyen-Orient - RFI
    http://www.rfi.fr/culture/20180612-cinema-israelien-commence-deranger-ariel-schweitzer-foxtrot

    Pour certains, le cinéma israélien est une forme de conscience morale de la société israélienne. Depuis les années 2000, ce que l’on a appelé le « nouveau cinéma israélien » a conquis les salles obscures aussi bien en Israël qu’à travers le monde. Une réussite due tout autant à la qualité des réalisateurs qu’aux thèmes choisis très éclectiques et souvent dérangeants. Une diversité qui lui vaut aujourd’hui une offensive du gouvernement qui menace de réduire l’attribution des financements lorsque les sujets sont trop critiques. Entretien avec Ariel Schweitzer, auteur du livre « Cinéma israélien de la modernité », historien, critique de cinéma, enseignant à l’université Paris VIII et à l’université de Tel-Aviv.

    #israël


  • La carte des relations diplomatiques entre Israël et les pays africains
    Michael Pauron, Jeune Afrique, le 5 juillet 2016
    http://www.jeuneafrique.com/mag/338585/politique/carte-relations-diplomatiques-entre-israel-pays-africains

    Du 4 au 7 juillet 2016, Benyamin Netanyahou est en tournée en Afrique de l’Est. Le point sur les relations de Tel-Aviv avec les États du continent.

    Et un an plus tard :

    Israël est de retour en Afrique
    Didier Niewiadowski, Jeune Afrique, le 15 juin 2017
    http://www.jeuneafrique.com/448048/politique/israel-de-retour-afrique

    Cette offensive diplomatique a pris son véritable élan en juillet 2016, lorsque Benyamin Netanyaou s’est rendu au #Kenya, en #Ouganda, en #Éthiopie et au #Rwanda. Le slogan « Israël revient en Afrique, l’Afrique revient en Israël », lancé en février 2016, a été repris abondamment lors de ce premier périple africain d’un Premier ministre israélien, depuis la Guerre des six jours en 1967.

    En Afrique subsaharienne, le #Mali, le #Burkina_Faso, le #Niger, le #Nigeria, le #Cameroun et le #Tchad, frappés par le terrorisme islamiste, sont demandeurs d’une aide multiforme, à laquelle Israël peut répondre. Israël peut aussi compter sur le président #guinéen, Alpha Condé, président en exercice de l’#Union_africaine, et sur le président #togolais, Faure Gnassingbé, élu président de la #Cedeao, ce qui est un atout pour l’organisation du sommet Afrique-Israël, prévu à Lomé, en octobre 2017.

    Compile #Israfrique :
    https://seenthis.net/messages/685758


  • 120BPM au pays de l’apartheid.
    http://didierlestrade.blogspot.com/2018/06/120bpm-au-pays-de-lapartheid.html

    Tout ceci, je le garderais pour moi et mes intimes si 120BPM n’était pas programmé ce soir même au festival LGBT de Tel Aviv (TLVFest). Contacté ces derniers jours par Mohamed Paz (de LGBT pour la Palestine), BDS France et mon ami Jean Stern (auteur de « Mirage gay à Tel Aviv »), Robin Campillo a répondu par le biais de sa productrice Marie-Ange Luciani que les droits du film avaient étaient vendus en Israël, que la diffusion du film n’était plus de leur ressort, que Robin était fatigué de la couverture médiatique, qu’il ne serait pas présent lors de la projection (hors compétition du festival) et qu’aucune déclaration serait faite. Embarras. Source : Didier (...)

    • « 120BPM » n’est pas un film comme les autres. C’est pourquoi il a provoqué une telle passion - et aussi, un tel mépris de la part de ceux, très nombreux dans la communauté LGBT, qui se sentaient agressés par cet hommage à la lutte contre le sida. Je l’ai bien vu lors des attaques personnelles, la plupart venaient de personnes qui soit n’étaient pas actives contre le sida à l’époque et qui en ressentaient une honte cachée, soit des personnes qui n’ont jamais aimé Act Up de toute manière.
      Mais ce film raconte que la désobéissance civile est fondamentale pour obtenir des droits et il est projeté à Tel-Aviv alors que le mois de mai qui vient juste de se terminer a vu la plus grande opération de désobéissance civile à Gaza, soldée par des milliers de morts et de blessés, y compris des enfants, des femmes et des personnes âgées. N’importe qui avec un esprit sain y verrait une contradiction politique évidente. Face à tant de vies meurtries, face à la violence écœurante de ces snipers israéliens exécutant des manifestants comme des cibles amusantes, n’importe quel réalisateur politique ferait un geste. Qu’aurait-il fallu pour que Robin Campillo ou ses producteurs prennent la parole ? Shakira annule son concert en Israël et Campillo ne peut pas annuler une projection ? S’il ne veut pas boycotter l’événement, qu’il s’exprime au moins.

      #Didier_Lestrade #Robin_Campillon #LGBT #pinkwashing #Israël #Palestine #cinéma


  • #Paillassons de Washington, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique, juin 2018)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/06/HALIMI/58731

    Les suppliques et les marques d’affection de trois dirigeants européens — M. Emmanuel Macron, Mme Angela Merkel et M. Boris Johnson — venus cajoler M. Donald Trump n’auront servi à rien : le président des #États-Unis a riposté en les humiliant. Il les menace de représailles commerciales et financières s’ils ne violent pas l’accord qu’ils ont eux-mêmes conclu il y a trois ans avec l’#Iran. Les États-Unis ayant radicalement changé de position sur le sujet, leurs alliés n’ont plus qu’à s’aligner. Aux yeux de M. Trump, Paris, Berlin et Londres ne pèsent pas lourd, beaucoup moins en tout cas que Riyad ou Tel-Aviv.

    [...]

    L’Union européenne ne cesse de durcir ses critères de convergence. Mais elle en oublie toujours un, que M. Trump vient de lui rappeler : la nécessité pour ses adhérents d’être indépendants et souverains.

    #comparses
    #ue