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  • Emmanuel Macron est bien mort politiquement - Boulevard Voltaire
    http://www.bvoltaire.fr/emmanuel-macron-est-bien-mort-politiquement

    « Il faut sauver le soldat Macron » : tel est le titre de l’édito de L’Obs. Et la nouvelle ligne de défense d’un pouvoir aux abois. Une ligne que vous pouvez suivre jusque sous la plume de Philippe Bilger qui, reconnaissant que le président ne pourra plus rassembler sur sa politique, devrait en appeler au peuple, façon De Gaulle 68, avec défilé sur les Champs pour sauver la République. Nous n’y sommes pas encore…

    Mais comparaison n’est pas raison. 2018 n’est pas 68. La situation est bien plus grave, les amortisseurs bien moins nombreux. Et, surtout, Macron n’est pas de Gaulle. Par ailleurs, si De Gaulle avait réussi le rétablissement que l’on sait, tout le monde savait – et lui le premier – qu’une page était tournée, qu’il était mort politiquement. Le « non » d’avril 1969 confirma cette mort. Si tel fut le destin de ce géant historique, la lucidité commande de reconnaître que ce nain politique qu’est Emmanuel Macron est bien mort politiquement.

    La mort politique d’Emmanuel Macron en décembre 2018 est un fait aussi évident que le débat raté de Marine Le Pen il y a 18 mois. Sa mort, ou sa destitution, car, qu’il finisse ou pas son mandat, la destitution est déjà actée, non seulement dans la partie de l’opinion qui lui est actuellement hostile – et c’est tout de même près de 80 %…-, mais aussi dans le dernier carré des 20 % de Français qui le soutiennent et qui ont intégré que l’aventure à laquelle ils avaient cru est bel et bien finie.

    Trois aspects majeurs doivent en être soulignés en guise de bilan – ou de solde de tous comptes avant licenciement.

    Première mort, peut-être la plus spectaculaire car à résonance mondiale : la mort d’Emmanuel Macron sur la scène internationale. Il faisait la leçon à la Terre entière : à Trump sur le climat, à Poutine sur le respect des manifestations de rue, à Salvini sur les migrants et le budget, à Orban sur les valeurs et l’Europe. Le mouvement des gilets jaunes a pulvérisé cette prétention, et justement sur tous ces sujets.

    Deuxième mort : le renversement de la « stature » présidentielle qu’avait voulu se donner Emmanuel Macron. Le peuple, la rue, la province l’ont pris au mot et sont venus se rappeler au souvenir de l’homme du Louvre qui agitait un peu trop légèrement des symboles monarchiques.

    Troisième mort qui, elle, dépasse sa personne : celle de l’idéologie qui inspire sa politique, et qui est celle des présidents précédents : le libéralisme culturel et économique, mâtiné de culpabilisation écologique. Les gilets jaunes en ont mis au jour les mensonges. Et cette destitution dialectique n’a pas fini de se propager dans le corps social français. La réussite d’Emmanuel Macron – ou son « coup » politique de 2017 – consista à présenter la continuation d’une politique classique sous le déguisement d’un changement radical. C’était de la poudre de perlimpinpin. Les gilets jaunes constituent le brusque retour du réel.

    Enfin, l’aspect le plus surprenant de cette mort est sa dimension suicidaire : Emmanuel Macron avait réellement de nombreux atouts dans son jeu. Mais en l’espace d’une saison estivale où l’arrogance l’a disputé à l’inconscience, il les a tous dilapidés, et d’abord par ses outrances indécentes de langage et d’image : fête de la musique, affaire Benalla, Saint-Martin, et enfin la « lèpre populiste ». La question que se posent de nombreux commentateurs très indulgents est : « Comment en est-on arrivé là ? » Mais ils n’osent formuler la véritable question : « Comment en est-il, lui, arrivé là ? »

    L’originalité d’Emmanuel Macron était d’apparaître comme un produit politique très structuré, très défini, très préparé. Cela impressionna. La révolution des gilets jaunes le laissent nu et brisé. Le logiciel a explosé. Et l’on voit mal le produit se réinventer. D’ailleurs, il a prévenu qu’il ne « détricoterait » rien de ce qui s’est fait depuis 18 mois… C’est encore le logiciel qui ânonne.

    Désormais s’ouvre une nouvelle page politique. Emmanuel Macron sera peut-être toujours là. Mais sa statue au plâtre encore frais est en mille morceaux.❞


  • Emmanuel Macron est bien mort politiquement - Boulevard Voltaire
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    « Il faut sauver le soldat Macron » : tel est le titre de l’édito de L’Obs. Et la nouvelle ligne de défense d’un pouvoir aux abois. Une ligne que vous pouvez suivre jusque sous la plume de Philippe Bilger qui, reconnaissant que le président ne pourra plus rassembler sur sa politique, devrait en appeler au peuple, façon De Gaulle 68, avec défilé sur les Champs pour sauver la République. Nous n’y sommes pas encore…

    Mais comparaison n’est pas raison. 2018 n’est pas 68. La situation est bien plus grave, les amortisseurs bien moins nombreux. Et, surtout, Macron n’est pas de Gaulle. Par ailleurs, si De Gaulle avait réussi le rétablissement que l’on sait, tout le monde savait – et lui le premier – qu’une page était tournée, qu’il était mort politiquement. Le « non » d’avril 1969 confirma cette mort. Si tel fut le destin de ce géant historique, la lucidité commande de reconnaître que ce nain politique qu’est Emmanuel Macron est bien mort politiquement.

    La mort politique d’Emmanuel Macron en décembre 2018 est un fait aussi évident que le débat raté de Marine Le Pen il y a 18 mois. Sa mort, ou sa destitution, car, qu’il finisse ou pas son mandat, la destitution est déjà actée, non seulement dans la partie de l’opinion qui lui est actuellement hostile – et c’est tout de même près de 80 %…-, mais aussi dans le dernier carré des 20 % de Français qui le soutiennent et qui ont intégré que l’aventure à laquelle ils avaient cru est bel et bien finie.

    Trois aspects majeurs doivent en être soulignés en guise de bilan – ou de solde de tous comptes avant licenciement.

    Première mort, peut-être la plus spectaculaire car à résonance mondiale : la mort d’Emmanuel Macron sur la scène internationale. Il faisait la leçon à la Terre entière : à Trump sur le climat, à Poutine sur le respect des manifestations de rue, à Salvini sur les migrants et le budget, à Orban sur les valeurs et l’Europe. Le mouvement des gilets jaunes a pulvérisé cette prétention, et justement sur tous ces sujets.

    Deuxième mort : le renversement de la « stature » présidentielle qu’avait voulu se donner Emmanuel Macron. Le peuple, la rue, la province l’ont pris au mot et sont venus se rappeler au souvenir de l’homme du Louvre qui agitait un peu trop légèrement des symboles monarchiques.

    Troisième mort qui, elle, dépasse sa personne : celle de l’idéologie qui inspire sa politique, et qui est celle des présidents précédents : le libéralisme culturel et économique, mâtiné de culpabilisation écologique. Les gilets jaunes en ont mis au jour les mensonges. Et cette destitution dialectique n’a pas fini de se propager dans le corps social français. La réussite d’Emmanuel Macron – ou son « coup » politique de 2017 – consista à présenter la continuation d’une politique classique sous le déguisement d’un changement radical. C’était de la poudre de perlimpinpin. Les gilets jaunes constituent le brusque retour du réel.

    Enfin, l’aspect le plus surprenant de cette mort est sa dimension suicidaire : Emmanuel Macron avait réellement de nombreux atouts dans son jeu. Mais en l’espace d’une saison estivale où l’arrogance l’a disputé à l’inconscience, il les a tous dilapidés, et d’abord par ses outrances indécentes de langage et d’image : fête de la musique, affaire Benalla, Saint-Martin, et enfin la « lèpre populiste ». La question que se posent de nombreux commentateurs très indulgents est : « Comment en est-on arrivé là ? » Mais ils n’osent formuler la véritable question : « Comment en est-il, lui, arrivé là ? »

    L’originalité d’Emmanuel Macron était d’apparaître comme un produit politique très structuré, très défini, très préparé. Cela impressionna. La révolution des gilets jaunes le laissent nu et brisé. Le logiciel a explosé. Et l’on voit mal le produit se réinventer. D’ailleurs, il a prévenu qu’il ne « détricoterait » rien de ce qui s’est fait depuis 18 mois… C’est encore le logiciel qui ânonne.

    Désormais s’ouvre une nouvelle page politique. Emmanuel Macron sera peut-être toujours là. Mais sa statue au plâtre encore frais est en mille morceaux.


  • « Le #Communisme expliqué aux enfants » : le livre de Bini Adamczak qui scandalise l’alt-right
    https://www.lautrequotidien.fr/articles/2018/11/15/le-communisme-expliqu-aux-enfants-all-les-dputs-lrm

    La parution du livre aux États-Unis a provoqué une véritable levée de boucliers de la part de toute la mouvance conservatrice, de l’alt-right, et a par conséquent largement contribué à faire de ce livre l’un des grands emblèmes de l’opposition à Trump. « Au grand dam des parents, les éditions MIT Press ont récemment publié un petit livre portant le titre de Communism for Kids. Il apprendrait aux enfants à diriger un goulag, à imiter certains dictateurs génocidaires, à adorer Satan, et globalement à contribuer à la destruction de la civilisation occidentale ‒ le tout pour la modique somme de 12,95 dollars […] L’auteur de ce texte répandrait subrepticement certaines valeurs “anti-américaines”, féministes, queers, etc. C’est en tout cas ce que peuvent raconter pléthore de figures ou médias conservateurs comme Breitbart, National Review, American Conservative, The Daily Beast, The Daily Signal, Alex Jones, Rush Limbaugh, Milo Yiannopoulos, Steven Crowder, The Blaze, Pamela Geller, The Christian Truther, The Washington Free Beacon et Fox News. » — Jacob Blumenfeld, The New York Times

    #livres #édition


  • MBS est derrière le meurtre de Khashoggi, selon la CIA - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1144033/mbs-est-derriere-le-meurtre-de-khashoggi-selon-la-cia.html

    La CIA a conclu que le prince héritier saoudien a commandité l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi à Istanbul le mois dernier, a rapporté vendredi le Washington Post, citant des sources anonymes au courant des investigations.

    Cette information divulguée par le Washington Post, où collaborait régulièrement le journaliste critique de Riyad, contredit les récentes affirmations du royaume saoudien, qui a totalement dédouané Mohammed ben Salmane, surnommé « MBS ». Contactée par l’AFP, l’agence américaine de renseignements a refusé de commenter.

    #mbs #arabie_soudite

    • Pour mujtahid
      https://twitter.com/mujtahidd/status/1063587806902128641
      il s’agit d’une manoeuvre, notamment du NYT, pour forcer la main à Trump.
      دون أن تعلن رسميا ومن أجل إحراج ترمب بإلزامه تحميل ابن سلمان المسؤولية مسؤولون في CIA يسربون لواشنطن بوست استنتاج الوكالة النهائي: أن ابن سلمان هو المسؤول عن كل الجريمة علما وتنسيقا ومتابعة وأنه كلف أخاه خالد بإقناع جمال بالحصول على الأوراق من تركيا

    • Pour la CIA, Mohammed Ben Salman a ordonné l’assassinat de Jamal Khashoggi
      https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/11/17/pour-la-cia-mohammed-ben-salman-a-ordonne-l-assassinat-de-jamal-khashoggi_53

      Cette information, relayée par le « Washington Post », contredit les affirmations du royaume saoudien, qui a totalement dédouané le prince héritier.

      Le prince héritier saoudien se pensait épargné, jeudi, après que le parquet l’a totalement dédouané dans l’affaire Jamal Khashoggi. C’était sans compter l’enquête de la Central Intelligence Agency (CIA, l’agence états-unienne de renseignement), qui a conclu que Mohammed Ben Salman Al Saoud (« MBS ») avait ordonné l’assassinat du journaliste et dissident, rapporte vendredi 16 novembre le Washington Post.
      Cette information divulguée par le journal auquel collaborait régulièrement le journaliste critique de Riyad contredit les récentes affirmations du royaume saoudien qui a totalement dédouané le prince héritier Mohammed Ben Salman. Contactée par l’Agence France-Presse, l’agence américaine de renseignements a refusé de commenter.

      Pour parvenir à ces conclusions, précise le Washington Post, la CIA a examiné plusieurs sources de renseignement, notamment un appel entre le frère du puissant prince héritier, également ambassadeur saoudien aux Etats-Unis, et Jamal Khashoggi. Selon le quotidien, Khaled Ben Salman a conseillé à M. Khashoggi de se rendre au consulat saoudien à Istanbul, lui assurant qu’il ne lui arriverait rien.

      Le quotidien ajoute qu’il avait passé ce coup de fil à la demande de son frère, ajoutant qu’il n’était pas clair que Khaled Ben Salman soit au courant que M. Khashoggi serait ensuite assassiné.

      Khaled Ben Salman a très rapidement réagi, sur Twitter, à ces accusations. « C’est une accusation grave qui ne devrait pas être laissée à des sources anonymes », a-t-il dénoncé.

    • La CIA est formelle : « MBS » a fait tuer Jamal Khashoggi
      https://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/0600164124093-la-cia-est-formelle-mbs-a-fait-tuer-jamal-khashoggi-2222549.p

      Les conclusions de la CIA risquent d’avoir de sévères répercussions. Selon le Washington Post, l’agence de renseignement aurait en effet découvert le rôle joué par le prince héritier saoudien dans l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi. A savoir : le commanditaire.

      « Les Etats-Unis sont déterminés à demander des comptes à tous ceux qui sont responsables » du meurtre, a prudemment réagi le vice-président américain Mike Pence. Pour parvenir à cette conclusion, la CIA a examiné plusieurs éléments, dont un appel entre l’ambassadeur saoudien aux Etats-Unis, qui n’est autre que le frère de « MBS », et Jamal Khashoggi.

      Khalid ben Salmane aurait apparemment conseillé au journaliste de se rendre au consulat saoudien à Istanbul, lui assurant qu’il ne lui arriverait rien. Le quotidien ajoute qu’il aurait passé ce coup de fil à la demande de son frère. Toutefois, il n’est pas encore clair si Khalid ben Salmane était au courant de l’assassinat prévu.


  • Budget italien : une ville belge conteste l’argument démocratique invoqué par Rome

    L’intelligence artificielle fait la renommée de la ministre des affaires européennes française

    Sanctions dans un stade de Tunis : 12 % de femmes, des problèmes de santé et un faible recours au 115

    « Les « braqueurs les plus moraux du monde » doivent être utilisés en accord avec des principes bêtes »

    Les sans-abri à Paris : 38 colis suspects, 12 arrestations

    Khashoggi aux juges : « Si c’était à refaire, je le referais de la même façon »

    Affaire Alexandre Benalla : la France évoque des violences contre l’Arabie saoudite

    Aux Etats-Unis, des policiers blessés envoyés à des personnalités opposées à Trump

    #de_la_dyslexie_créative


  • Pourquoi le Bassin Pacifique est-il un centre du nouvel « ordre » mondial ? Entretien exclusif Diploweb.com

    https://www.diploweb.com/Pourquoi-le-Bassin-Pacifique-est-il-un-centre-du-nouvel-ordre-mondial.html

    Par quel enchaînement le Bassin Pacifique est-il progressivement devenu le centre du nouvel ordre mondial ? D’Obama à Trump, quid du "pivot" américain sur le Pacifique ? Comment fonctionnent les organisations régionales au sein de la zone Bassin Pacifique ? L’UE peut-elle résister au processus de marginalisation qui semble à l’oeuvre ? Voici les questions posées à Jean-Louis Guibert, Daniel Haber qui viennent de publier « Le Bassin Pacifique. Centre du nouvel ordre mondial », Paris, éd. L’Harmattan, 2018.


    Carte : Philippe Rekacewicz, 2006.

    #pacifique #aire_pacifique #géopolitique #états_unis #chine #japon


  • Les quatre minutes de vérité du sénateur Graham
    http://www.dedefensa.org/article/les-quatre-minutes-de-verite-du-senateur-graham

    Les quatre minutes de vérité du sénateur Graham

    28 septembre 2018 – On se rappelle, l’on sait même avec la plus grande certitude, que je n’ai jamais porté le sénateur républicain US Lindsay Graham dans mon cœur. Grand ami et complice de McCain, Graham a été de toutes les incitations, exclamations, manipulations & autres sales coups pour lancer ou entretenir des agressions et des conflits américanistes extérieurs, en Irak, en Afghanistan, en Libye, en Syrie, en Ukraine, etc.

    Graham est toujours le même à cet égard. Il a exprimé ses encouragements à Trump lorsque, à deux reprises avril 2017 et avril 2018), celui-ci a fait tirer des missiles contre la Syrie, regrettant néanmoins les doses homéopathiques employées au lieu d’un vrai carpet-bombing du type Shock & Awe pour en finir avec Assad. Graham (...)


  • Britney Spears : « L’Europe ne doit pas seulement avoir une tête, mais aussi un coeur qui bat »
    Le flash-back en play-back de Bono

    Pédophilie en Pennsylvanie, des documents accablent Trump
    Le Vatican accuse Twitter et Google actualités de « censure »

    Interdites d’élite des écoles maternelles s’accrochent aux branches.

    Faute de bons jeux « Kalachnikov », les fans développent les leurs

    Le Vatican n’est plus dans le carcan du menu obligatoire
    Pédophilie en Pennsylvanie : des document accablent ARTE

    #de_la_dyslexie_creative


  • Retraite dans la mauvaise poésie
    http://www.dedefensa.org/article/retraite-dans-la-mauvaise-poesie

    Retraite dans la mauvaise poésie

    Cela fait plus de deux semaines que Poutine a parlé à Trump à Helsinki, et le brouhaha autour de cette réunion s’est un peu calmé, ce qui a permis de rassembler quelques réflexions sur ce qui s’y était dit. Évidemment, il y avait beaucoup à discuter pour ces deux chefs d’État, simplement pour éviter que la situation internationale ne devienne incontrôlable, et peut-être l’ont-ils fait. Et, de toute évidence, la seule chose que ces deux pays n’auraient pas pu faire est d’empêcher la situation politique aux États-Unis de devenir incontrôlable.

    Peut-être plus important encore, ils ont décidé de relancer le processus visant à remettre sur les rails les pourparlers sur la limitation des armements stratégiques. En réponse à l’abandon par les États-Unis du Traité antimissile (...)


  • LesInrocks - Comment les talk-shows ont fait grimper l’extrême droite
    https://www.lesinrocks.com/2018/07/12/actualite/comment-les-talk-shows-ont-fait-grimper-lextreme-droite-111104098

    « Ce qui se passe en Italie aujourd’hui, c’est représentatif de ce qui se passe partout ailleurs », commente sans ambages la journaliste italienne Anaïs Ginori en faisant référence aux plateaux télévisés qui de plus en plus servent de tremplin aux idées populistes. Le phénomène ne connait pas de frontières : en France, la chaîne CNews est par exemple épinglée pour sa ressemblance de plus en plus saisissante avec la chaîne américaine Fox News, proche de Trump, tristement célèbre pour ses fake news construites de toutes pièces et reposant la plupart du temps sur les préjugés de ses téléspectateurs. Un phénomène qui commence à être pointé du doigt, notamment par le célèbre auteur de Gomorra, Roberto Saviano. L’écrivain et journaliste napolitain a ainsi affirmé avec virulence dans les pages du Monde que les talk-shows assiégeaient les citoyens par « une politique [populiste, du gouvernement Di Maio-Salvini] qui, loin d’être réelle, se fait dans les talk-shows et sur les réseaux sociaux » et « parle aux citoyens furieux ».

    « Il est vrai que la télévision pèche parce qu’elle est superficielle et spectaculaire, elle simplifie tout pour s’adresser à tous », reconnaît Karsten Kurowski. Le journaliste allemand qui a longtemps travaillé pour la chaîne Arte fait référence au « framing ». Bien-aimée des plateaux télévisés, cette technique consiste à formuler des questions de manière schématique et subjective, comme par exemple : « Criminalité : est-il vraiment possible d’intégrer les migrants ? ». Le journaliste et professeur à l’Institut d’études journalistiques de Bordeaux souligne néanmoins la déontologie des journalistes des talk-shows, qui « n’ont plus jamais invité le président de l’AFD Alexander Gauland après que ce dernier a déclaré que le IIIe Reich n’était qu’une fiente d’oiseau » dans l’histoire allemande, à la manière de Jean-Marie Le Pen déclarant que « les chambres à gaz n’étaient qu’un détail de l’histoire ».

    Cependant, Karsten Kurowski concède que les talk-shows « font le commerce » de l’extrême droite dans leur forme actuelle, qui pourrait s’approcher « du podium » si les plateaux allemands « restent comme ils sont aujourd’hui, différenciés et racoleurs, alors ils font le jeu de l’extrême droite ». « D’ailleurs, la technique du framing avec l’association de préjugés et d’amalgames marche sur le moment, ça fait le buzz, mais après c’est fini, on oublie », tance le journaliste, qui estime que les plateaux télévisés actuels sont « tabloïds et vendeurs ». C’est de la « dramaturgie, on invite l’émotion là où il devrait y avoir de la réflexion », condamne Karsten Kurowski, qui réitère que « le format des talk-shows pourrait ne pas être si stérile si les invités des émissions offraient un argumentaire tranquille et posé ».

    Être au gouvernement sans gouverner

    « Pourquoi pas, finalement, avoir recours au framing, si on s’impose des limites ? Il faut absolument apporter une réflexion, au risque de seulement nourrir et encourager les préjugés », met en garde Anaïs Ginori, correspondante du journal italien La Repubblica. Et de regretter que le paysage télévisuel italien n’apporte pas de réponses constructives aux enjeux politiques : « la spécificité italienne, c’est la ’politica spectacolo’, la politique du spectacle, c’est ce à quoi se réfère Roberto Saviano en disant que les talk-shows politiques reposent sur la vulgarisation et la provocation ». Il s’agit de chercher le clash à tout prix. « C’est vieux comme le monde, poursuit-elle. Mais aujourd’hui, ce qui est extrêmement dangereux, c’est que le système de l’information est démultiplié par les réseaux sociaux et les médias audiovisuels, une info trash circule beaucoup plus vite. » L’écueil des talk-shows est de trop « courir après les combats de pugilat pour assurer leur taux d’audience ».

    Anaïs Ginori est absolument certaine que Matteo Salvini, le ministre de l’intérieur du gouvernement italien actuel, populiste et d’extrême droite, « est une pure créature de la télé, il s’est construit lui-même et sa carrière politique grâce aux talk-shows ». Cet homme de pouvoir transalpin est un véritable professionnel de communication politique. L’homme fort de la Ligue du Nord a gravi les échelons du pouvoir au moyen de son sens de la rhétorique, particulièrement éloquente devant la caméra. S’il a pu tenir un rythme haletant en participant à une dizaine de talk-shows par jour, ses sujets de prédilection restent restreints : Salvini n’a de cesse d’alpaguer son audience au sujet de l’immigration et du danger que représentent les réfugiés.

    Matteo Salvini, pur produit des plateaux télévisés

    C’est d’ailleurs là « où le rôle du bon journalisme intervient : quand Salvini détourne l’attention d’autres problèmes de fond en déblatérant sur les méfaits de l’immigration, le journaliste doit axer le débat sur les vrais enjeux », sans quoi « un emballement du reste des médias est à craindre » puisque ceux-ci ont tendance à traiter l’information comme elle a d’abord été présentée sur les plateaux télévisés. Pour la journaliste, « Matteo Salvini et Berlusconi avant lui ont lancé, par la politique du spectaculaire qui se déroule sur les talk-shows, la mode d’être au gouvernement sans gouverner ».

    Pour Christopher Lauer, membre du parti social démocrate allemand, les talk-shows « servent juste à entériner des idées reçues, comme celle que les étrangers représentent un danger pour les citoyens allemands ». Pour cet homme politique allemand de 33 ans, « les talk-shows ont totalement provoqué l’ascension de l’extrême droite allemande, cela ne fait pas l’ombre d’un doute ».

    Le journalisme est véritablement « dans la merde »

    Amer, il souligne que les journalistes de talk-shows « se disent : ’on a un très grand public, on atteint plein de gens, il faut continuer à faire grandir notre audience en choisissant des thèmes racoleurs’ », alors qu’ils « devraient justement ne pas faire ça puisqu’ils ont un impact extrêmement fort sur la manière dont vont penser le commun des Allemands ». Ainsi, le parti populiste AFD a fait une entrée remarquée au Bundestag, avec des scores jamais vus depuis la Seconde guerre mondiale.

    « Associer de manière négative des idées reçues sur les migrants n’est pas la bonne manière de mener un débat », s’indigne Christopher Lauer. Quand les journalistes de talk-shows se justifient en disant qu’ils traitent des sujets qui « occupent le peuple », c’est « exactement comme du fascisme, idéologie qui repose sur le fait de vouloir ‘parler au peuple ‘ ». Et de conclure que sur ce point, « le journalisme télévisuel est globalement dans la merde ».

    • Le problème me semble tout de même plus large que ce qui est directement énoncé d’extrême-droite à la télé (notamment la focalisation sur des thèmes racistes).

      Même sans inviter les purs-fachos, on est lourdement dans la vulgarisation de méthode de « discussion » qui n’ont rigoureusement rien de la discussion. Pour les sujets foireux : néo-libéralisme à l’emporte-pièce, guerre aux pauvres, haines des fonctionnaires et des assistés, fascination pour le fric… Et pour la forme : couper systématiquement la parole, l’attaque ad hominem, la mauvaise foi assumée, la confusion systématique entre opinions, analyses et exposé de faits…




  • Face à Trump, l’Europe peut encore sauver l’accord sur le nucléaire iranien | Robert Malley
    https://orientxxi.info/magazine/face-a-trump-l-europe-peut-encore-sauver-l-accord-sur-le-nucleaire-irani

    La décision du président Donald Trump de se retirer de l’accord signé sur le nucléaire iranien pourrait avoir des conséquences désastreuses sur l’avenir du Proche-Orient. Raison pour laquelle l’Europe doit faire tout ce qui est possible pour le sauver. De toutes les nombreuses décisions guidées par l’obsession de Donald Trump de détricoter l’héritage de Barack Obama, le retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien est sans doute celle qui aura les conséquences les plus lourdes pour les (...) Source : Orient XXI


  • Trump, Saudi Arabia in lockstep: Give Syria up to Assad, ignore Gaza -

    Trump’s talk with the Saudi crown prince made him conclude that there’s nothing Washington can do in Syria; they also see eye to eye on the weekend’s events in Gaza and the question of Hamas’ status

    https://www.haaretz.com/us-news/.premium-trump-saudi-arabia-in-lockstep-give-syria-up-to-assad-ignore-gaza-

    They also see eye to eye on the weekend’s events in the Gaza Strip and the question of Hamas’ status. Last Friday, the United States opposed a Kuwaiti motion in the UN Security Council to condemn Israel for the violence. Riyadh did its part by refusing Palestinian President Mahmoud Abbas’ request that it convene an emergency Arab summit to discuss the killing of Palestinians in Gaza. The kingdom gave Abbas the cold shoulder, saying the regular Arab League summit would take place in a few weeks anyway, so no additional summit was needed.
    The disinterest Mohammed and Trump both showed in the events in Gaza, combined with their capitulation to reality in Syria, reveals a clear American-Saudi strategy by which regional conflicts will be dealt with by the parties to those conflicts, and only those with the potential to spark an international war will merit attention and perhaps intervention.
    >> Gaza carnage is a victory for Hamas – and a propaganda nightmare for Israel ■ With riots and live fire, Gaza just went 25 years back in time  >>
    An example of the latter is the battle against Iran, which will continue to interest both Washington and Riyadh because they consider it of supreme international importance, not just a local threat to Israel and Saudi Arabia.
    Syria, in contrast, doesn’t interest the world, and to the degree that it poses a threat to Israel, Israel’s 2007 attack on Syria’s nuclear reactor and its ongoing military intervention in Syria show that it neither needs nor even wants other powers involved.
    >> Ten years of silence on Syria strike. Why now? ■ A turning point in Israel’s history ■ Before successful strike, Israel’s most resounding intel failure
    The Israeli-Palestinian conflict is also no longer seen as a global threat, or even a regional one. Therefore, it’s unnecessary to “waste” international or pan-Arab effort on it. If Egypt can and wants to handle the conflict from the Arab side, fine. But for now, that will be it.


  • Emboldened by Trump, Israel tightens grip on Jerusalem | The Electronic Intifada

    https://electronicintifada.net/blogs/tamara-nassar/emboldened-trump-israel-tightens-grip-jerusalem

    Israel has started work on a major new settlement project in occupied East Jerusalem.

    The construction of a center for Jewish religious studies began in Jerusalem’s Old City late Tuesday evening, according to the Palestinian Center for Human Rights (PCHR).

    The center is a short distance from the al-Aqsa mosque, one of Islam’s holiest sites.

    PCHR stated that the project is in direct violation of Palestinians’ rights to Jerusalem, and that it “would seriously distort and change the city’s historical characteristics.”

    #palstine #jérusalem #israël #colonisation #occupation


  • Pour poursuivre une veille déjà bien fournie sur seenthis concernant la #synthèse_vocale et la #synthèse_vidéo (assistées par « #intelligence_artificielle ») : « Du porno aux fausses informations, l’intelligence artificielle manipule désormais la vidéo », une compilation des derniers développements en la matière :
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/02/04/du-porno-aux-fausses-informations-l-intelligence-artificielle-manipule-desor

    Des vidéos intégrant des visages de célébrités dans des films X pullulent en ligne à cause d’un programme accessible à tous et qui pose question au-delà de la pornographie.

    De fait, au-delà de l’exemple emblématique du #porno (voir à ce propos https://motherboard.vice.com/en_us/article/gydydm/gal-gadot-fake-ai-porn), c’est toute la manière de produire et de recevoir des informations qui s’en trouve modifiée. La polémique autour des #fake_news n’est que la partie émergée de l’iceberg, la remise en question du rapport aux #médias (et je ne parle pas ici des seuls organismes institués, mais des supports eux-mêmes) se montrant bien plus profonde.

    La chose se trouve d’ailleurs abordée de façon systématiquement catastrophiste (cela entre en collision frontale notamment avec le #droit_à_l'image et peut servir à alimenter le #complotisme), mais elle pourrait avoir un impact positif sur le développement de la #critique_des_médias et la façon de penser le lien entre #vie_privée et #réseaux_sociaux.

    L’approche catastrophiste n’est pas anodine : elle sert un discours de légitimation plus général (symptomatique, à cet égard, que Le Monde, par ailleurs propriétaire du tragico-comique #Decodex, consacre un tel article à la question). Si les médias s’emparent de cette nouveauté, c’est pour brandir une sacro-sainte ligne de démarcation entre les #vraies_infos (labellisées par eux-mêmes) et les fausses. En réalité, leurs « vraies infos », la façon dont ils les fabriquent et les mettent en scène, est tout aussi construite que celle de la synthèse par IA.

    L’on découvre notamment dans ce papier que le #DeepFake devient un genre en soi sur Reddit et Youtube, avec un grand jeu pour mettre #Nicolas_Cage dans plein de films :

    https://www.youtube.com/watch?v=2jp4M1cIJ5A

    Et l’on constate également qu’#Obama est devenu une sorte de mètre-étalon du #vrai-faux discours : on estime qu’il est honnête (c’est-à-dire on se fait une représentation de lui comme portant un discours clair et franc), donc il peut servir de base à un #détournement, contrairement à Trump :

    https://www.youtube.com/watch?v=dw6Zj2FDuzA

    Les deux avaient néanmoins été mis en vedette par #Lyrebird :

    https://soundcloud.com/user-535691776/dialog

    #falsification #leurre #faux-semblant

    • Un (comme d’habitude) très intéressant article d’Olivier Ertzscheid sur la question, même si je ne partage pas entièrement son analyse :
      http://affordance.typepad.com//mon_weblog/2018/02/face-swap-echange-visage.html

      Il note notamment ceci :

      Au-delà du côté blague de ces détournements, quelque chose d’absolument fondamental est aujourd’hui en train de se jouer derrière l’ensemble de ces technologies de l’artefact. Quoi ? Ceci :

      – il ne peut y avoir de société sans documents ayant valeur de preuve ;
      – et il ne peut y avoir de valeur de preuve sans intégrité documentaire.

      Ce qui n’a pas empêché, cependant, que dans des cultures fondées principalement sur l’oral, le dessin ou l’écriture manuscrite, des #faux aient été construits de toutes pièces depuis des siècles. Il est d’ailleurs à peu près certain qu’une partie de notre histoire est basée sur des faux qui n’ont jamais pu être démentis.

      Ce que ces technologies d’interversion de visage (#face_swap) remettent surtout en question, c’est l’illusion, depuis la fin du XIXème et surtout le XXème siècle, que l’enregistrement vidéo et sonore, puis le numérique, offrent de telles preuves. Pourtant, un bon montage analogique permettait déjà de faire des merveilles en matière de faux discours, comme le montre le fameux Reagan speaks for himself de #Douglas_Khan en 1980 :

      https://www.youtube.com/watch?v=AvhBQoSQgUQ


      Bref, c’est une remise en question de techniques et de paradigmes juridiques récents voire très récents à l’échelle historique.

      Il précise ensuite :

      Mashable revient également sur ce phénomène qu’il baptise « DeepFakes », les qualifiant de « dernière crise morale de l’internet » (« A guide to ’Deepkakes », the internet latest moral crisis")

      Crise morale, je ne sais pas trop, mais situation de catastrophe imminente, cela me semble à peu près certain.

      La crise morale ou le sentiment de catastrophe me semblent venir de ce que la technologie a immédiatement été accaparée et diffusée par un milieu spécifique (un groupe sur Reddit) dans un objectif sexiste et diffamatoire (changer les visages dans des films pornos). Le problème de fond, en l’occurrence, c’est le #sexisme et la #misogynie, pas la technologie elle-même. Ce qui n’empêche pas que la technologie restera certainement très marquée par cette origine, et que cela influe sur ses usages.

      #audio

    • Et d’ici quelques dizaines années, nous vivrons avec des hologrammes, saluer son voisin factice, reconstituer des proches, discuter avec Marilyn, demander à Obama de ne pas oublier de ramener du pain.

    • Si les #dystopies se réalisaient de façon aussi spectaculaire que dans les oeuvres de science-fiction, elles en deviendraient comiques ! Mais elles s’insinuent ailleurs, dans les relations entre les gens, la façon de percevoir le monde, les habitudes, les comportements, le renouvellement des normes...

      De mon côté, j’attends avec impatience le premier #docu_fiction sonore qui détournera des voix de personnalités. La Guerre des mondes version XXIème siècle, histoire de continuer à nous affûter les oreilles et l’esprit.

    • Je ne partage complétement les avis, même si je suis dans l’ensemble franchement d’accord.

      Il est d’ailleurs à peu près certain qu’une partie de notre histoire est basée sur des faux qui n’ont jamais pu être démentis.

      Au delà du faux qui circule sans être démenti, il y a déjà tous les faux qu’on véhicule sans savoir qu’ils le sont. Merci les idées reçues et autres sens commun.

      Le problème de fond, en l’occurrence, c’est le #sexisme et la #misogynie, pas la technologie elle-même.

      C’est là que je digresse complétement. La technologie est elle-même un problème de fond. Ce qui ne nuance en aucun cas la force du sexisme et de la misogynie. J’oserais même avancé que la technologie est sexiste et misogyne car depuis toujours souffrant d’une reconnaissance, voir d’une acceptation, uniquement masculine. On y conjugue pouvoir et fierté et nous voilà en plein délire technologiste. Bref, le « présent ».
      Croire enfin qu’on arrivera à dévier le tir, avec toutes les ramifications et autres groundation sensées soutenir la science de son propre poids, est pure folie. J’ajouterai même que la technologie est une application capitaliste de la science : on trouve un truc qu’à l’air pas bête, on l’industrialise pour du profit, on surprend le badaud par l’artifice de l’automatisation - et on cache les coûts.

      Mais il y a de l’espoir, on peut arrêter la machination scientiste et dénoncer les abus de reconnaissance, ou abus de savoir, comme ici :
      BA or DA ? Decoding syllables to show the limits of AI
      https://www.unige.ch/communication/communiques/en/2018/cdp180131

      Sinon, pour revenir à l’atmosphère plus détendu des derniers commentaires, je rappellerai Le grand détournement.

    • Au delà du faux qui circule sans être démenti, il y a déjà tous les faux qu’on véhicule sans savoir qu’ils le sont. Merci les idées reçues et autres sens commun.

      Oui, tout à fait. Des idées reçues peuvent d’ailleurs trouver leur origine, oubliée, dans des assertions biaisées ou propagandistes entrées dans le « roman national ».

      J’oserais même avancé que la technologie est sexiste et misogyne car depuis toujours souffrant d’une reconnaissance, voir d’une acceptation, uniquement masculine.

      L’idée est intéressante, mais je pense que cela est en partie lié au fait que les femmes ont été sciemment effacées de cette histoire. En réalité, elles y ont contribué et y contribuent toujours aujourd’hui. Voir notamment cette petite série :
      https://seenthis.net/messages/662038
      ou cette longue pile de bouquins :
      https://seenthis.net/messages/654254
      Après, je n’ai pas enquêté sur comment et par qui ont été conçus ces logiciels spécifiques de synthèse audio et vidéo. Il y aurait des choses à creuser de ce côté-là, pour comprendre les logiques à l’oeuvre, la généalogie, les financements, les applications autres que ludiques (ou pseudo-ludiques)... Cela donnerait certainement quelques éclaircissements sur la raison pour laquelle ils sont à ce point liés à des usages sexistes dès leur émergence.

      J’ajouterai même que la technologie est une application capitaliste de la science : on trouve un truc qu’à l’air pas bête, on l’industrialise pour du profit, on surprend le badaud par l’artifice de l’automatisation - et on cache les coûts.

      Je suis d’accord. J’aurais dû nuancer : l’approche catastrophiste m’agaçant, j’en ai pris le contrepied. Mais il est on ne peut plus fondé de critiquer cette technologie en tant que telle, par exemple parce qu’elle est non seulement irrespectueuse de la vie privée, mais parfaitement dispensable. La passion de trouver l’emporte de fait régulièrement sur toute considération éthique ou, plus souvent encore, toute notion d’intérêt public. Je retiens l’expression d’ "abus de savoir" .

      J’avais oublié ce film ! Merci pour le rappel et la rigolade au nouveau visionnage !

      https://www.youtube.com/watch?v=l44WKAtZLjI

      Je rêve que quelqu’un·e fasse un film où se confronteraient toutes les figures de justiciers renfrognés, de héros solitaires et glorieux (Colombo, Maigret, Derrick, Poirot, Marlowe, Burma, les #grands_hommes incarnés par Eastwood ou Wayne, etc., etc.). Je crois qu’on s’amuserait beaucoup.

    • L’idée est intéressante, mais je pense que cela est en partie lié au fait que les femmes ont été sciemment effacées de cette histoire. En réalité, elles y ont contribué et y contribuent toujours aujourd’hui.

      Complétement, et c’est là la diode que je cherchais à allumer : les femmes ont été rares dans l’histoire de l’informatique. Il faudrait que je précise : dans l’histoire racontée de l’informatique, dans la représentation imaginaire qui est produite par l’écrasante majorité règnant en maître sur domaine - tous des hommes. Des femmes, les scribes effacent les noms (ou tentent de le faire) et tu fais vraiment bien de venir rattaché ces posts ! L’industrie du logiciel et autres techies tiennent haut le flambeau en matière de discrimination de genre et le défendent dur.

      Merci pour le petit remember youtube. Et bon courage dans ton projet cinéma !!!

    • Sur le sexisme dans la technologie, voir notamment cet article du... Figaro Madame, repéré par @etraces : « Poupées sexuelles, assistantes… Les femmes robots vont-elles s’émanciper un jour ? »
      http://madame.lefigaro.fr/business/femmes-robots-poupee-sexuelle-assistante-miroir-manque-egalite-mixit

      « Les milieux de la recherche technologique sont des milieux où il y a très peu de femmes. Ainsi, le rôle de robots, leur apparence, leurs comportements sont également décidés par des hommes. Il y a un risque de reproduire nos stéréotypes dans la technologie. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui la plus plupart des robots femmes sont soit des robots sexuels, soit des assistantes ou des standardistes », explique Laurence DeVillers, professeure à l’université Paris-Sorbonne et chercheuse au Laboratoire d’informatique pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur (Limsi) du CNRS.

      Le véritable danger de l’intelligence artificielle selon Aurélie Jean, Ph.D. scientifique numéricienne et entrepreneuse et CTO/CIO et cofondatrice de la start-up MixR à Los Angeles, sont ces biais algorithmiques. « Nous transférons nos réflexes comportementaux sur nos échantillons de recherche. Cela est amplifié à mesure que l’algorithme s’entraîne. » Ce phénomène entraîne une discrimination technologique car il exclut une partie de la population qui est mal représentée du fait que certains critères ont été omis par les concepteurs. Par exemple, en 2016, Joy Buolamwini, une chercheuse afro-américaine du laboratoire américain MIT, n’a pas été reconnue lorsqu’elle testait le premier système de reconnaissance faciale car la machine n’avait été programmée qu’à partir de personnes à la peau claires...

      Selon Laurence De Villers, il est urgent de rétablir de la mixité et de revoir nos critères de sélection. « Il existe aujourd’hui beaucoup de femmes chercheuses en intelligence artificielle, mais on ne leur donne pas assez la parole. »



  • On a eut la tête de VINCI mais le combat est très loin d’être fini !

    Je vais donc mettre à jour pas mal d’albums de « Notre-Dame-des-Luttes » https://www.flickr.com/photos/valkphotos/collections/72157632149210959 et particulièrement celui-ci : « 2012/2018 :: : zad #NDDL :: : D281, Route des Chicanes »
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/sets/72157662291696087

    La départementale D281 est un symbole énorme de la lutte contre le projet d’aéroport à #Notre-Dame-des-Landes. Elle est bien plus la Route des Chicanes comme l’appelle le mouvement que la « Route de Mad Max » comme la fantasment celles et ceux qui connaissent peu l’endroit. Elle cristallise surtout la plaie ouverte entre la zone conventionnelle et la zone non-moteur, la zone en recherche de légalité et la zone non-domptable aussi.
    Lors de l’AG extraordinaire du 18 janvier 2018, plusieurs « composantes » de la lutte ont décidé de sa remise aux normes. Immédiatement. Et sans contrepartie autre que la croyance que cet acte fort garantira la paix définitive de cette nouvelle commune qui ne veut toujours pas se nommer.
    Puisse ce sacrifice de la Sociale sur l’autel de l’Écologie être éclairant pour l’A-venir, mais ce que je vois se profiler va plutôt dans la sens d’une nouvelle victoire du profit sur le vivant.

    Un non-texte, initialement un mail, pour mieux comprendre : https://nantes.indymedia.org/articles/39763#comment-285072

    Suite à l’AG de ce soir où je n’ai pas pu lire ce texte en entier, ce qui s’entend parfaitement au vu du nombre de personnes présentes et de la fatigue / tension ambiante, je vous fais passer ce texte à la demande de certain.e.s qui souhaitaient en connaitre l’entièreté.
    Je vais prendre une pose des gestions que j’ai assumé dans l’ombre depuis 5 ans. Cesser de réguler comme je pouvais, avec le désir de respecter les diversités, et servir d’éponge voir de punching-ball, puisqu’une décision est passée en force, ternissant une joie beaucoup trop éphémère pour m’hydrater et me permettre de continuer à faire des jonctions au moins pour un temps.
    @karacole

    –------- Message transféré --------

    Salut aux médias libres !
    Hola Compañer@s del Mx, del Chiapas y de los pueblos !

    Comme vous le savez, près de Nantes, le projet d’aéroport privatif de VINCI est abandonné !
    Ça, c’est fait !
    Voici un super récit de Nicolas de la Casinière sur cette incroyable journée : https://reporterre.net/Sur-la-Zad-recit-d-une-journee-de-victoire-historique

    Vous trouverez ici le communiqué du Mouvement : https://zad.nadir.org/spip.php?article5034
    traduit en espagnol : https://zad.nadir.org/spip.php?article5036

    Ce communiqué comporte une partie peu compréhensible vu de loin, il concerne la route D281. Les lignes qui vont suivre sont un peu complexes, mais, je crois, nécessaires. C’est une analyse personnelle donc subjective de ce qui est en train de se jouer, mais je suis loin d’être la seule à avoir cette vision. N’hésitez pas à me questionner si des trucs ne sont pas clairs. Mon intention est juste de faire éviter que la lutte soit recyclée et ré-appropriée non par les camarades anticapitalistes du monde entier, mais par « l’Hydre Capitaliste » si rusée !

    Certes VINCI a perdu mais ce n’est pas pour autant les « zadistes » qui ont gagné : c’est « en même temps » le capitalisme vert qui tente de faire une percée.

    La zad, zone à défendre où se sont installé.e.s des dizaines et des dizaines de personnes pour la protéger au fil des années, est désormais sous double pression :

    – Une pression externe : pour évacuer, voire expulser. Aujourd’hui prend place une présence policière autour de la zone qui commence à contrôler (https://twitter.com/Kschka/status/953919418844745729 et http://m.presseocean.fr/actualite/nddl-reouverture-des-routes-sur-la-zad-promise-dici-le-milieu-de-la-se ), qui va harceler les gens et tout faire pour « nettoyer » la zone des « squatteurs » afin qu’elle ne soit plus « une zone de non-droit » aux yeux du citoyen. Ces contrôles vont s’abattre en priorité sur les plus précaires dont les véhicules et les papiers sont loin d’être en règle. A force d’amendes et de retraits de permis (certain.e.s pourraient même passer en justice) l’ensemble sera incité à aller migrer ailleurs sous peine de matraquage général au printemps, chose que personne ne veut évidemment. La campagne de stigmatisation des « zadistes-parasites-de-la-société » continue en parallèle, hyper virulente aujourd’hui par esprit de revanche. Il est à craindre que des arrestations aient lieu dans le coin, peut-être même une intervention express sur un/des lieux ciblés de la zad afin de livrer un.e ou des coupables idéaux à la vindicte populaire qui se déchaine, furieuse d’avoir loupé une guerre et la mise à mort de l’ennemi intérieur (du pain, du vin et des jeux 2.0...)
    Une fois ce nettoyage terminé, ce qui semble se dessiner est la « promotion » d’une zone agricole « pacifiée » servant le mythe de l’élève turbulent devenu professeur rentré dans les rangs pour former à une permaculture intensive, productive et rentable. La petite étoile verte nécessaire pour donner du galon à Macron face à Trump, Poutine et autres « super vilains » qu’il pourrait combattre en super-héro...
    Pardon, je m’égare dans un cauchemars « dystopique » comme dirait Damasio !

    – Une pression interne : une partie du mouvement veut absolument « nettoyer » en « urgence » la D281 comme s’il y avait un contrat à validité temporaire à respecter avec l’Etat. Une sorte d’auto-gestion de du territoire et de la justice, ça pourrait être chouette, mais là c’est pas exactement ce qui se profile à cause de l’insistance, l’intransigeance et le chantage de certain.e.s, parasitant une nouvelle réflexion et de nouvelles pistes à l’aulne d’un abandon enfin concret et même pas encore digéré par tou.te.s !
    Réhabiliter la route départementale (et non pas la libérer ou la ré-ouvrir) ça implique la réparation évidemment nécessaire des trous et bosses, les multiples nids-de-poule et dos-d’ânes, le retrait des chicanes (demi-barricades) désormais inutiles et le nettoyage des déchets entassés « en cas de besoin de projectiles »... tout en laissant de quoi limiter à une vitesse très lente puisque c’est désormais une zone d’habitations, et ce point est systématiquement minoré dans la balance. Mais cela veut aussi dire pour certain.e.s la destruction d’anciens ou actuels lieux de vie, de cabanes surréalistes d’anarchitecture (l’une a été incendiée il y a peu) et la disparition des vestiges les plus visibles du visage de la lutte le moins contrôlable.
    Peut-être que ces cabanes seront volontairement laissées par leurs occupant.e.s, peut-être qu’il y a moyen de les déplacer (les cabanes !) ... voire de déplacer un peu la route, après tout, qu’est-ce qui limite nos possibilités ? Mais celle-ci est devenue un véritable enjeu stratégique, telle une plaie qu’un chirurgien voudrait recoudre sans avoir compris que sa profondeur implique de la traiter avec l’ensemble du corps afin que le soin fonctionne. Il y a d’énormes pression de la part de certaines personnes, toutes tendances confondues, pour que la route redevienne « normale ». Parmi ces personnes il y a des paysan.e.s fatigué.e.s de galérer à manœuvrer quotidiennement pour passer. Et cela se comprend. Il y a des habitant.e.s, historiques ou non, sincèrement épuisé.e.s par la lutte et qui pensent qu’après ça, tout sera enfin terminé, qu’iels pourront reprendre le cours de leur vie et/ou qui aimeraient passer à un autre combat. Et cela se comprend. Il y a des personnes, d’ici ou d’ailleurs, qui se sont fait agresser sur cette route et ont besoin d’une justice à la hauteur de leur peur. Ces personnes sont rares, mais cela se comprend, tout autant.
    Et puis il y a des stratégies, surement, mais là, aucun moyen de savoir si elles sont justes ou non.
    Mais il y a des personnes qui veulent commencer par nettoyer la route, puis les cabanes aux abords, puis les cabanes au milieu des champs, puis « nettoyer » toute la zone des vestiges de l’occupation, pas seulement des pneus et poubelles-pas-belles qui maculent tristement la campagne. L’ayant entendu de mes oreilles par un porte-parole d’une des composantes en qui j’avais plutôt confiance, ce n’est pas de la paranoïa, c’est concret et même une vision à plutôt court terme. Leur but est que chaque habitant.e paye loyer, factures, charges, dans des maisons, que les cabanes soient détruites... bref de faire cesser le squat et de légaliser la zone. Puis, sans doute, devenir une zone pilote d’agriculture éco-responsable, etc... la boucle est bouclée.
    Et ce qui est le plus triste est que ces personnes n’arrivent pas à voir en quoi elles se conforment au besoin exact du capitalisme vert...

    Je ne dis pas que cette route ne doit pas se transformer, je juste dis que le calendrier, la modalité et le langage utilisés ouvrent une brèche.
    Comme j’habite à Nantes, ville phare de la gentrification dans le but de devenir la capitale des smart-cities après avec été le modèle de Ville Culturelle (artwashing) puis Capitale Verte (greenwashing) , lorsque de chouettes personnes du mouvement me demandent le lâcher prise, de faire confiance et de calmer mon esprit critique, j’ai des années de trahisons dans mes cartons à leur montrer...

    Vu l’implication, et l’imbrication, de tout ça, le mouvement se déchire et l’Assemblée de ce soir risque d’être douloureuse pour un lendemain de fête.
    Des mots assez terribles sont parfois employés, et des personnes que nous n’avons jamais vues en AG se permettent de parler au nom du mouvement, le plus hallucinant de tous étant quand même José Bové par qui j’apprends que ce week-end, la route sera libérée par l’ensemble du mouvement ! [edit : au final ce sra le cas dès lundi !] Rien de tel n’a été acté collectivement, mais l’avalanche de contournement des décisions qui semblaient avoir été prises à la dernière AG indique bien que celle-ci n’est plus qu’une tribune et en rien un organe décisionnaire. Bien évidemment la plupart des « invités officiels » des medias ont un cursus de personnalité politique éligible, comme si certains voulaient ressortir des cendres de leurs pactes passés avec feu le PS... mais n’est pas Khaleesi qui veut. Et la prédominance masculine de ces stratèges efface complètement la grande place des femmes dans cette lutte.

    Voilà pourquoi je vous invite à faire circuler aussi ce texte ci-dessous, que je trouve très représentatif de la lutte sur la zone. Sans angélisme ni binarité, il tente de faire passer quelques notions primordiales comme le refus de l’urgence, la nécessité de préserver la diversité, et le besoin d’en appeler à l’intelligence collective, encore une fois. De nouvelles visions commencent à émerger, des informations émanant de sources diverses aux compétences variées, qui montrent une autre voie possible que la cautérisation brutale. J’espère sincèrement que notre mouvement ne tombera pas dans le même piège que celui qu’il a combattu : n’accepter qu’une seule vision d’un « projet » qui devrait bien plus être l’affirmation d’une nouvelle commune dans le bocage...

    « Lettre aux comités locaux, aux soutiens du mouvements, et à toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans le mouvement contre l’aéroport et son monde » https://zad.nadir.org/spip.php?article5028
    lecture audio : https://archive.org/details/zad-NDDL_Lettre_a_celles_et_ceux


    version espagnole en deuxième partie ici : https://es.squat.net/2018/01/17/el-gobierno-frances-abandona-el-proyecto-de-construccion-del-aeropuerto-en

    L’appel à rejoindre la zad le 10 fevrier 2018 n’a rien perdu de son importance, le nombre d’humains venant protéger la zad de l’appétit vorace de « l’hydre capitaliste » sera un indice sur notre capacité à résister à la suite.
    https://zad.nadir.org/spip.php?article4992

    Le lendemain il y a une super invitation de l’Ambazada, vaisseau interluttes-intergalctiques en cours de construction
    « Appel à toutes les forces rebelles spatiales - Méta assemblée générale de l’Ambazada »
    https://zad.nadir.org/spip.php?article5037

    C’est aussi chouette de recevoir des signaux de soutien de partout hein, pour celles et ceux qui ne peuvent venir, pensez à les transmettre à zad@riseup.net afin que le plus grand nombre puisse en bénéficier :D
    Si vous avez envie d’écrire des trucs, y’a de quoi illustrer par là ;)

    La Lucha Sigue, Sigue !
    Bizades.
    ¿’

    Plusieurs textes ont paru depuis :

    Contre l’aéroport - et pour son monde, ou quoi ? https://nantes.indymedia.org/articles/39828

    #NDDL : [La lutte continue] !!! Une réalité cachée. https://nantes.indymedia.org/articles/39824

    D’autres, parus avant et éclairants sur les possibles qui commençaient à émerger

    Habiter et circuler à la campagne, dans le péri-urbain, partager les routes qui traversent la ZAD https://nantes.indymedia.org/articles/39816

    #ZAD #NDDL une des routes de nos a-venirs... https://nantes.indymedia.org/articles/39811

    NDDL : Lettre /.../ à toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans le mouvement contre l’aéroport et son monde https://nantes.indymedia.org/articles/39763


  • Interview avec #Jürgen_Habermas : “Les dirigeants politiques ont mal géré le populisme de droite depuis le début” | VoxEurop.eu : actualités Europe, cartoons et revues de presse

    http://www.voxeurop.eu/fr/2017/interview-avec-j-rgen-habermas-5121730

    via Nicolas Auzanneau sur FB (merci à lui)

    Pour le philosophe allemand pro-européen, les partis démocratiques devraient cesser de traiter les populistes avec des gants et défendre leurs propres valeurs.

    Après 1989, on ne parlait que de la “fin de l’histoire”, incarnée par la démocratie et l’économie de marché, et aujourd’hui, nous vivons l’émergence d’un nouveau phénomène, sous la forme de régimes autoritaires et populistes – de Poutine à Trump en passant par Erdoğan. Une nouvelle “internationale autoritaire” est clairement en train d’émerger dans l’établissement de l’agenda politique. Votre contemporain Ralf Dahrendorf avait donc raison, lorsqu’il a prévu un XXIe siècle autoritaire ? Peut-on, voire, doit-on parler d’un changement radical ?

    Après les transformations de 1989-90, lorsque Francis Fukuyama s’est emparé du slogan de la “post-histoire” tel qu’imaginé à l’origine au sein d’un genre particulièrement féroce de conservatisme, son interprétation nouvelle exprimait le triomphalisme myope des élites occidentales qui avaient adhéré à l’idée libérale d’une harmonie préétablie entre l’économie de marché et la démocratie. Ces deux éléments caractérisent la dynamique de la modernisation sociale, mails ils sont liés à des impératifs fonctionnels qui sont en conflit permanent.

    #allemagne #europe



  • Purge anti-globaliste par inadvertance
    http://www.dedefensa.org/article/purge-anti-globaliste-par-inadvertance

    Purge anti-globaliste par inadvertance

    Voici une thèse intéressante sur la Grande Purge saoudienne, avec adjonction de la crise Clinton-Brazile à “D.C.-la-folle”. Elle est développée par Jamie Wright, de Infowars.com et sans doute largement substantivée à partir d’informations et d’analyses de Roger Stone, un lobbyiste, stratège de tendance républicaine et homme d’influence de Washington qui s’est placé proche de Trump contre les démocrates. Stone, qui est cité une fois directement dans l’article de Wright, a sans aucun doute, en plus de son expérience des intrigues et des corruptions internes à “D.C.-la-folle”, une excellente connaissance des liens de corruption entre certains groupes et familles/“maisons” de l’establishment avec la maison des Saoud, notamment la maison des Clinton et la maison des Bush. (...)

    • L’article mêle la crise interne du parti démocrate, avec la rébellion de Donna Brazile contre les Clinton, et la crise en cours en Arabie, avec l’énorme purge anti-corruption lancée par le fils du roi, Prince Mohamed Ben Salman (on dit désormais MBS), frappant une belle brochette de Princes et autres dirigeants. L’article présente le comportement de Brazile ainsi que son livre qui sort ces jours-ci et dont des extraits ont été publiés dans Politico.com et dans le Washington Post, comme l’avant-garde d’une manœuvre approuvée par l’establishment démocrate pour éliminer les Clinton et leur clique dont les turpitudes plombent affreusement le parti. En attendant, Brazile est seule au charbon et elle est violemment mise en cause par l’équipe de campagne d’Hillary Clinton, agissant par communiqué sur consigne de la patronne. Elle n’en poursuit pas moins.

      Pour le côté saoudien, le même angle d’appréciation est choisi. On sait que l’interprétation générale est que cette Grande Purge, présentée comme une opération anti-corruption, a aussi sinon d’abord comme but d’affirmer et de verrouiller le pouvoir de MBS, qui est quasiment de direction centrale en raison de l’état de santé de son père, le roi Salman. L’appréciation est alors de constater que cette Grande Purge touche les relais et contacts saoudiens les plus “fidèles” des Clinton, et aussi des Bush qui sont dans le même circuit, avec le train de corruption extraordinaire qui suit. On en vient même à rappeler l’épisode de l’“exfiltration” des officiels saoudiens des USA juste après 9/11, “Prince Bandar”, dit “Bandar Bush” en tête... (Et, du coup, l’élimination de “Bandar Bush”, autour de 2013, apparaît, – sans qu’on l’ait voulu nécessairement et précisément dans ce sens mais soit, – comme un premier pas d’une élimination de toute une génération de corrupteurs-corrompus, autant du côté saoudien que du côté US.)


  • Pourquoi pas la guerre civile ?
    http://www.dedefensa.org/article/pourquoi-pas-la-guerre-civile

    Pourquoi pas la guerre civile ?

    Du côté des diverses tendances qui se retrouvent plus dans l’opposition aux pressions déstructurants du parti progressiste-sociétal (l’“opposition”, démocrates en tête) que dans le soutien à Trump, mais qui continuent à regarder Trump comme un signe de ralliement, il est notable de constater la montée d’une rhétorique privilégiant l’hypothèse d’une guerre civile au cas où les adversaires de Trump réussiraient à le destituer ou à complètement paralyser son action. Parmi les interventions symboliques et significative dans ce sens, celle du commentateur-radio immensément populaire qu’est Michael Savage (également, dans ce sens, celle de la commentatrice de FoxNews Jeanine Pirro, – “Judge Jeanine”, – ancienne procureure de l’État de New York et commentatrice judiciaire également (...)


  • #Obamacare : l’honneur de McCain face à Trump
    https://www.mediapart.fr/journal/international/300717/obamacare-lhonneur-de-mccain-face-trump

    Le sénateur #John_McCain, le 27 juillet 2017, durant une conférence de presse expliquant son vote. © REUTERS/Aaron P. Bernstein À trois voix près, le Sénat a coulé le projet de loi qui aurait privé de couverture médicale 16 millions d’Américains. Parmi ces voix, celle de John McCain, sénateur républicain de l’Arizona, ex-candidat malheureux face à #Donald_Trump. Un revers total pour le président américain dont les dernières obsessions (affaire russe, limogeage du ministre de la justice) exacerbent la crise de confiance entre les élus et un président absent et erratique.

    #International


  • L’Union Européenne n’est pas réformable, il faut désobéir
    https://loveliveminimal.tumblr.com/post/163401569510/lunion-européenne-nest-pas-réformable-il-faut

    En Europe, une fenêtre est ouverte pour une alternative de gauche radicale, de rupture anticapitaliste, internationaliste, anti-impérialiste, féministe, écologiste… Cependant, si la gauche radicale, comme cela s’est passé en Grèce, ne respecte pas ses engagements, s’adapte à la gestion de l’austérité et à la poursuite des réformes néolibérales, cette fenêtre va se refermer et de nouvelles perspectives favorables se présenteront pour l’extrême droite et la droite dure . Une force de gauche qui …

    • L’alternative de gauche radicale en Europe

      Il n’a manqué que 1,7% des voix à Jean-Luc Mélenchon, leader de la France Insoumise pour parvenir au second tour |3|. Aux États-Unis, si Bernie Sanders avait été le candidat face à Trump, il est probable qu’il aurait gagné. Avec 800.000 voix supplémentaires, le parti travailliste de Corbyn aurait pu gagner face au parti conservateur en juin 2017. Corbyn a fait une campagne fort marquée à gauche, en rupture totale avec l’orientation de Blair. Il avait choisi de donner une orientation internationaliste au Brexit avec une campagne économique de renationalisation. En Irlande du Nord, le Sinn Fein est passé de 4 à 7 députés. En Belgique, dans les sondages, les intentions de vote en faveur du PTB augmentent fortement. Tous ces exemples montrent bien que dans une partie de l’Europe, il y a une recherche de la part d’une partie importante du peuple d’une orientation de gauche radicale, de rupture anticapitaliste, internationaliste, anti-impérialiste, féministe, écologiste...

      Des gouvernements du changement

      "Le problème réside dans la capacité qu’a l’État capitaliste à tous ses niveaux de pouvoir d’absorber la gauche radicale" Le problème réside dans la capacité qu’a l’État capitaliste à tous ses niveaux de pouvoir d’absorber la gauche radicale quand celle-ci gagne des positions dans les conseils municipaux et dans les parlements. Depuis mai 2015, dans l’État espagnol des gouvernements du changement sont parvenus au pouvoir au niveau municipal. La marge de manœuvre des municipalités est très limitée : en raison de l’obligation du paiement de la dette, les services publics qui peuvent être remunicipalisés après avoir été confiés au privé sont extrêmement limités puisqu’ils ne peuvent investir des moyens importants pour la remunicipalisation.

      A Cadix, a eu lieu début juin 2017 la rencontre des municipalités contre la dette illégitime et les mesures d’austérité. Cette initiative a été lancée en novembre 2016 à partir du manifeste d’Oviedo qui réclame l’audit de la dette pour en déterminer la part illégitime. Ce manifeste « demande » aux municipalités fortes (Ahora Madrid, Barcelona en común...) de s’unir aux municipalités de taille moyenne et petites, étranglées par la dette pour faire face au gouvernement. Si les gouvernements du changement optent uniquement pour agir comme de meilleurs gestionnaires de la misère des finances publiques, cela va être frustrant. Si ils combinent la meilleure gestion avec la réalisation d’une alliance des municipalités pour affronter ensemble le gouvernement espagnol alors il y a une alternative possible.

      Les leçons de la capitulation du gouvernement d’Alexis Tsipras en Grèce

      Une force de gauche qui prétend au changement doit s’engager à désobéir, à mobiliser les citoyens et à rechercher la solidarité des autres peuples. Si elle arrive au gouvernement, elle se doit de désobéir aux traités européens, aux diktats de la commission européenne et des créanciers. Le cas grec en est l’exemple contraire. Tsipras est parvenu fin janvier 2015 au poste de premier ministre avec un appui populaire très fort mais il a fait le pari de maintenir une bonne relation avec la Commission européenne à travers des négociations interminables tout en continuant à payer la dette. Il pensait qu’il pourrait parvenir ainsi à une réduction importante de la dette concédée par les autorités européennes. Cela n’est pas possible. L’Union européenne n’est pas réformable. Un gouvernement du changement doit utiliser la marge de manœuvre qui découle de l’appui populaire dont il bénéficie pour affronter la Commission européenne avec des arguments de justice sociale et la volonté d’en finir avec l’austérité. C’est là l’option de la désobéissance.

      Une seconde leçon est qu’un gouvernement du changement doit s’engager à mobiliser les citoyens de son pays et du reste du continent. Tsipras et Varoufakis voyageaient régulièrement à l’étranger pour négocier avec des représentants de la Commission ou du FMI sans mobiliser le peuple grec, ni en appeler aux peuples européens à se solidariser avec les Grecs pour affronter la Commission européenne. Si Tsipras avait informé l’opinion publique en permanence du contenu réel des négociations et du chantage auquel son gouvernement était soumis, si il avait convoqué des mobilisations, si il avait adopté un discours offensif appelant les peuples d’Europe à se mobiliser pour des objectifs communs, la situation aurait été radicalement différente. La Grèce, un des pays les plus faibles et périphérique de la zone euro aurait été – en suspendant le paiement de la dette - en condition de gagner la bataille contre la Commission européenne.

      Pour payer la dette, Tsipras a vidé le Trésor Public et exigé des administrations et entreprises publiques qu’elles transfèrent leurs liquidités à la Banque centrale. A cause de cela, il n’avait plus de ressource pour financer un plan d’urgence humanitaire à un niveau suffisamment important. Entre février et juin 2015, la Grèce a payé 7 milliards d’euros à ses créanciers sans recevoir un euro en contrepartie. Pendant ce temps, la BCE a utilisé tous les moyens de pression dont elle disposait. Dès le 4 février 2015, alors que le gouvernement Tsipras n’avait qu’une semaine d’existence, la BCE a bloqué les liquidités à l’égard des banques grecques ne mettant à leur disposition que les liquidités d’urgence bien plus coûteuses. Quelques mois plus tard lorsque Tsipras a convoqué le référendum, la BCE a également bloqué les liquidités d’urgence et le gouvernement grec a dû fermer les banques. La BCE a utilisé tous les moyens dont elle disposait contre le gouvernement de Tsipras tandis que lui n’en a utilisé aucun. Malgré le chantage auquel il était soumis, le peuple grec a rejeté massivement les exigences des créanciers le 5 juillet 2015. Tsipras a trahi ce mandat.

      Pour les pays périphériques comme la Grèce, la désobéissance implique la suspension du paiement de la dette pour dégager une marge de manœuvre pour investir dans son économie.

      Il faut combiner à cela d’autres mesures unilatérales : le contrôle des capitaux, la socialisation du secteur bancaire et l’augmentation du déficit budgétaire pour augmenter les dépenses publiques. C’est possible et nécessaire. C’est vrai que cela peut déboucher sur l’expulsion de la zone euro, même si les statuts de l’eurozone ne le prévoient pas puisque c’est à chaque pays de décider si il quitte ou non l’union monétaire. Je pense qu’avant de sortir il faut désobéir et ouvrir une marge de manœuvre pour activer une transition dans laquelle il est possible d’accumuler des forces et de maintenir l’appui populaire par la mobilisation, la participation et l’auto-organisation populaire.

      C’est une option radicale et un gouvernement peut prendre des mesures fortes si il est parvenu à convaincre les citoyens de la nécessité d’une telle perspective : il y a des secteurs stratégiques qui doivent être transférés au secteur public. La santé, l’éducation, l’énergie ou le secteur financier privé doivent être transférés au secteur public. Les pouvoirs publics ont besoin d’instruments pour investir massivement dans la transition écologique et cela implique de socialiser le système bancaire.

      L’Union européenne n’est pas réformable. Il faut donc mener la bataille à son encontre et montrer aux peuples qu’il y a des possibilités en utilisant la capacité de prendre des mesures unilatérales souveraines.

      http://www.cadtm.org/L-Union-Europeenne-n-est-pas


  • Croquis. Face à Trump, les limites du fusil à grande pompe
    https://www.mediapart.fr/journal/france/140717/croquis-face-trump-les-limites-du-fusil-grande-pompe

    Emmanuel Macron considère-t-il que les autocrates sont solubles dans les dorures et les parades ? Sa réception de Poutine à Versailles, le 30 mai, et celle de Trump sur les Champs-Élysées, ce 14 juillet, prouvent en tout cas qu’il n’hésite pas à déjeuner avec le diable, même avec une cuillère courte.

    #France #14_juillet_2017 #Donald_Trump #Emmanuel_Macron