city:wall

  • Dans la #Silicon_Valley, le retour des #drogues #psychédéliques | Les Echos
    https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/dans-la-silicon-valley-le-retour-des-drogues-psychedeliques-1006461

    Tous les matins, c’est le même #rituel. « Je me lève, je bois un thé vert, je prends ma #dose, puis je médite un peu. Sous la douche, déjà, je commence à sentir les bénéfices, j’ai plein d’idées qui apparaissent. » Lové dans un fauteuil de l’hôtel Rosewood Sand Hill, le QG officieux de la crème de la Silicon Valley, à deux pas du siège de Facebook, l’entrepreneur #Cory_McCloud admet ne pas pouvoir fonctionner sans sa « microdose » de #LSD . « Je prends un dixième d’une dose normale, parfois deux dixièmes selon les jours, détaille ce quadra, qui a vendu, au tournant des années 2000, sa première start-up d’édition en ligne à Martin Eberhard, le cofondateur de Tesla. Je le fais de façon quasi quotidienne depuis plusieurs années. Avec le temps, j’ai optimisé mon protocole. Ca m’aide à concevoir des systèmes dans ma tête, à imaginer les architectures dont j’ai besoin pour mes projets. Il y a un effet ’Eureka’. 

    Certains estiment pourtant que le LSD a été à la Silicon Valley ce que la cocaïne a été à Wall Street. « L’iPhone n’aurait jamais existé sans LSD », assure Cory McCloud, qui cite, comme beaucoup d’autres, Steve Jobs. »

    • Margin call : survivre à Wall Street - Interviews (VOST)
      https://www.youtube.com/watch?v=0vS_z2YSLf0


      Margin call : survivre à Wall Street - Sortie le 2 mai 2012

      Un film de J. C. Chandor Avec Kevin Spacey, Paul Bettany, Jeremy Irons

      L’histoire de Margin call : survivre à Wall Street Pour survivre à Wall Street, sois le premier, le meilleur ou triche. La dernière nuit d’une équipe de traders, avant le crash. Pour sauver leur peau, un seul moyen : ruiner les autres...

    • Grosse nausée quand il cite extasié l’encyclique sur l’environnement :

      « Il y a une même logique entre le viol des enfants, l’abandon des vieillards et l’idéologie du marché qui nous sauverait de la question écologique. »

      « Avec les petits enfants ça marche pas trop bien en ce moment », lui rétorque très finaud son pote journaliste.

      Giraud est jésuite. Et il prétend qu’il ne savait rien, qu’il découvre le problème de la pédophilie dans l’Église catholique. Alors qu’il vient de reconnaître par ailleurs sans ciller que oui bien sûr, la banque du Vatican a blanchi l’argent de la mafia mais qu’on ne l’y reprendrait plus, promis, c’est le pape qui l’a dit.

      Après avoir expliqué en long et en large que tout est lié, encyclique à l’appui, en l’occurrence il faudrait « distinguer ».

      Brillante démonstration qu’ils font eux-mêmes partie du problème et pas de la solution. Tu m’étonnes qu’il essaie pour finir de se faire passer pour un allié. Sur le fond c’est le salut par la foi, l’amendement personnel et la soumission : du Rabbhi technocrate.

      #jésuitisme #cynisme #alliés

  • Amazon devient l’entreprise privée la plus chère au monde
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/01/08/amazon-devient-l-entreprise-privee-la-plus-chere-au-monde_5406077_3234.html

    Microsoft, avec ses 783 milliards de dollars de valorisation boursière, perd ainsi la couronne qu’il avait lui-même dérobée à Apple fin novembre 2018. Le géant américain du commerce en ligne Amazon est devenu, lundi 7 janvier, l’entreprise privée la plus chère au monde en ravissant à Microsoft la première place à Wall Street. Sans actualité particulière mais en profitant d’un regain d’optimisme sur la place new-yorkaise, l’action du groupe dirigé par Jeff Bezos s’est appréciée de 3,44 % lundi, faisant (...)

    #Apple #Microsoft #Amazon #bénéfices

  • #Amazon devient la plus grosse société cotée du monde, détrônant Microsoft
    https://www.latribune.fr/technos-medias/internet/amazon-devient-la-plus-grosse-societe-cotee-du-monde-detronant-microsoft-8

    Le géant américain du commerce en ligne Amazon est devenu l’entreprise privée la plus chère au monde en ravissant à Microsoft la première place à Wall Street. À la clôture des marchés le 7 janvier au soir, la société valait 797 milliards de dollars.

    Lundi soir, la société de Jeff Bezos est devenue pour la première fois le numéro un mondial en termes de capitalisation boursière, devançant Microsoft. Sans actualité particulière mais en profitant d’un regain d’optimisme à Wall Street, l’action d’Amazon s’est appréciée de 3,44% lundi, faisant grimper sa valeur boursière à 797 milliards de dollars. Microsoft, avec ses 783 milliards de dollars, perd ainsi la couronne qu’il avait lui-même dérobée à Apple fin novembre.
    […]
    Grâce à ce succès, Jeff Bezos est devenu l’homme le plus riche au monde selon le classement établi par le magazine Forbes. Sa fortune était estimée lundi à 135 milliards de dollars.

  • Bourses : dix ans après, le spectre d’un nouveau krach
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/15430-bourses-dix-ans-apres-le-spectre-d-un-nouveau-krach

    On vous avait prévenu dès novembre 2018, mais maintenant que l’information comme à toucher les médias main stream, peut être que vous allez la prendre plus au sérieux ? Pour ceux qui douterais encore, consulter les informations complémentaires en bas d’article.

    New York, le 31 décembre. Dernier jour de cotation de l’année à Wall Street. AFP

    Après une fin d’année 2018 chaotique, économistes et banquiers s’attendent à voir les marchés financiers se transformer en montagnes russes en 2019. Au point de provoquer une crise sans précédent ?

    Krach. Ces cinq lettres font frémir le monde de la finance. Le spectre d’un écroulement boursier majeur qui viendrait - une décennie après la crise des subprimes - contaminer l’économie, revient, plus que jamais, sur le devant de la scène. Car, depuis quelques semaines, (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises

  • Ils ont plongé le monde dans la crise

    https://www.pltv.fr/ils-ont-plonge-le-monde-dans-la-crise

    Mardi 4 décembre 2018 à 20h50 sur France 5 dans Le Monde en Face

    C’est une histoire d’argent, de pouvoir et d’impunité.

    https://vimeo.com/300700635

    Dix ans après la crise financière, les langues se délient. Un criminel en col blanc passe aux aveux et raconte de l’intérieur cette période qui a changé notre monde pour le pire.

    Ce documentaire est une plongée dans la tête des gangsters de la finance, un polar qui entraîne le spectateur dans la mécanique qui conduit à devenir un criminel en col blanc. Il démontre aussi comment le système utilise certains d’entre eux. Il donne la parole à leurs proches, aux insiders qui les ont côtoyés, à ceux qui ont été au coeur de la tempête.

    Au-delà de destins hors du commun, ce film raconte l’histoire des dérives de la finance de ce début de siècle et leurs conséquences dramatiques pour les citoyens. Dans ce monde, la vérité ne compte pas.

    Résumé

    LE CONDAMNÉ

    Philip Baker, 54 ans, est l’un des rares à avoir fait de la prison au lendemain de la crise financière. Il a été condamné à 20 ans de réclusion par la justice américaine. « Je suis un criminel » reconnait-il. En 2007, patron d’un fond spéculatif, il gagnait des millions de dollars. Un jackpot qu’il a décroché en mentant et en trichant. Aujourd’hui sorti de prison après un accord avec la justice américaine, Philip Baker se confesse et raconte la mécanique qui l’a conduit au crime. « Je n’étais pas un assez gros poissons » ajoute-t-il. « Les gros poissons s’en sortent. »

    LE PARRAIN

    Les gros poissons sont à Wall Street. Chez Lehman Brothers, l’un des piliers de la finance mondiale, le patron Richard Fuld a conduit la banque d’investissement à la banqueroute. Et il en a tiré profit. Entre 2002 et 2007, il empoche 530 millions de dollars. Le château de carte a fini par s’effondrer mais Richard Fuld, qui laisse des millions de victimes, n’a jamais été poursuivi.

    LE BOUC ÉMISSAIRE

    L’impunité des puissants domine le monde de la finance. Et cela a continué après la crise. Le « Liborgate » a été qualifié de « crime du siècle ». Le Libor est un taux de référence interbancaire qui peut faire monter ou descendre les valeurs de produits financiers. Plusieurs traders ont récemment été condamnés à de la prison ferme pour avoir truqué ce taux, augmentant ainsi leurs bonus. Mais ces traders n’étaient que l’instrument d’un système. Alex Pabon, l’un d’entre eux, a décidé de parler pour raconter comment sa banque l’a utilisé comme bouc émissaire pour masquer ses propres fautes.

    #finance #criminalité_financière #banque #capitalisme #impôts

  • Cathy O’Neil : « Les algorithmes exacerbent les inégalités »
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/11/07/cathy-o-neil-les-algorithmes-exacerbent-les-inegalites_5380202_4408996.html

    Dans son livre « Algorithmes, la bombe à retardement », Cathy O’Neil, ex-analyste à Wall Street, étudie les dérives de ces algorithmes qui influencent tous les domaines de la société. Education, justice, emploi, politique… Les algorithmes s’invitent dans tous les pans de la société, avec des conséquences parfois dramatiques. C’est, en tout cas, le constat de Cathy O’Neil, ancienne analyste à Wall Street, frappée par le rôle joué par ces « armes de destruction mathématique », comme elle les surnomme, dans (...)

    #algorithme #Compas #domination #criminalité #solutionnisme #BigData #profiling #discrimination

    ##criminalité

  • Google, Apple, Facebook, les nouveaux maîtres du monde (France 2)
    https://www.crashdebug.fr/dossiers/15233-google-apple-facebook-les-nouveaux-maitres-du-monde-france-2

    Un documentaire que j’ai vu hier soir qui est pas mal, et retrace rapidement une partie de l’épopée informatique que nous avons connue depuis les années 1977, pour en arriver à l’époque actuelle, et les enjeux que font peser les GAFA sur nos informations personnelles à travers le Big-data et par extensions, ce qui en est fait notamment par les services de renseignement américain et français, qui utilisent les services de la société américaine Palentir pour exploiter ces énormes gisements de données. L’approche n’est pas trop technique et je pense que cela peut être un bon moyen de sensibiliser notamment les plus jeunes d’entre nous aux traces qu’ils laissent sur internet et leur alter ego numérique. Bien sûr vous pouvez creuser les différentes facettes du sujet grâce aux « informations complémentaires » (...)

  • Belg’ Shorts
    https://www.nova-cinema.org/prog/2018/168-filem-on/filem-on/article/belg-shorts

    Des films d’animation de nos compatriotes, de Flandre, Bruxelles et Wallonie, par des talents prometteurs ou des professionnels aguerris. •+ Looking for a home Johannes Broux, 2018, BE, sans dial, , 8’ Un escargot cherche une maison… Un conte joué par de vrais insectes. •+ Chubby Tummy Bunny Yuriko Noda, 2018, BE, sans dial, , 8’ Dans la forêt, un lapin a faim. Mais quoiqu’il mange, ça cloche… Film de fin d’étude en pâte à modeler. •+ The little scribbler [’t Schrijverke] Evelyn Entwistle , 2015, BE, , 3’ Sur les mots d’un poème de Guido Gezelle, une matinée du « petit écrivain », un insecte aux longues pattes glissant sur l’eau. •+ Dear Moon Anton Henne, 2017, BE, fr , 15’ Un petit garçon est fasciné par le conte "Cerf (...)

  • Belg’ Shorts
    https://www.nova-cinema.org/prog/2018/168-only-the-sky-is-the-limit/filem-on/article/belg-shorts

    Des films d’animation de nos compatriotes, de Flandre, Bruxelles et Wallonie, par des talents prometteurs ou des professionnels aguerris. •+ Looking for a home Johannes Broux, 2018, BE, sans dial, , 8’ Un escargot cherche une maison… Un conte joué par de vrais insectes. •+ Chubby Tummy Bunny Yuriko Noda, 2018, BE, sans dial, , 8’ Dans la forêt, un lapin a faim. Mais quoiqu’il mange, ça cloche… Film de fin d’étude en pâte à modeler. •+ The little scribbler [’t Schrijverke] Evelyn Entwistle , 2015, BE, , 3’ Sur les mots d’un poème de Guido Gezelle, une matinée du « petit écrivain », un insecte aux longues pattes glissant sur l’eau. •+ Dear Moon Anton Henne, 2017, BE, fr , 15’ Un petit garçon est fasciné par le conte "Cerf (...)

  • Esclavage moderne : saisie de près d’un million d’euros chez les travailleuses missionnaires de Lisieux Stéphanie Potay - 14 Aout 2018 - France 3 Regions
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/esclavage-moderne-saisie-pres-million-euros-travailleus
    et aussi : https://www.vosgesmatin.fr/edition-de-la-plaine/2018/08/10/950-000-saisis-chez-les-missionnaires

    L’histoire a été révélée en 2014, les Travailleuses Missionnaires de l’Immaculée ( TMI) travaillaient au mépris de tout droit social dans un réseau d’hôtellerie de pélerins . L’association qui gérait notamment celle du Sanctuaire de Lisieux vient de voir ses comptes saisis par la justice. 

    Dernier épisode judiciaire dans l’affaire de travail dissimulé chez les Travailleuses missionnaires de l’Immaculée, la saisie de 950 000 euros. Cette somme est une première estimation des arriérés de rémunérations et de cotisations auprès des organismes sociaux relatif à l’emploi " d’étrangers démunis d’une autorisation de travail" et de "recours à personne exerçant un travail dissimulé".

    Qui sont les victimes ?  
    Des femmes recrutées au Burkina Faso, à Wallis et Futuna ou encore aux Philippines, ces jeunes filles ont rejoint la famille missionnaire Donum Dei, créé en 1950 sous le nom des Travailleuses missionnaires de l’Immaculée. Elle fonde une grande partie de sa spiritualité sur la vie de Sainte-Thérèse-de Lisieux. Ces « vierges chrétiennes » sont motivées par un appel à la vie religieuse et une formation consacrée en Europe.

    Mais en fait, c’est dans plusieurs restaurants catholiques « L’Eau Vive » http://www.tourisme-marseille.com/fiche/restaurant-l-eau-vive-notre-dame-de-la-garde-marseille , une chaîne d’hôtellerie pour pèlerins, à Marseille, https://www.laprovence.com/article/edition-marseille/4708595/enquete-aux-pieds-de-la-bonne-mere.html Caen ou encore Lisieux https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/calvados/pays-auge/lisieux-suspectees-esclavage-moderne-travailleuses-miss qu’elles vont passer leur temps : elles y travaillent sans salaire, ni protection sociale parfois de 6h jusqu’à minuit. 

    Processus d’emprise et embarras de l’Eglise 
    En 2014, les dérives sectaires de ce groupe sont dénoncées dans un livre noir. Un processus d’emprise sur ces travailleuses missionnaires est décrit. 
    En 2015, une plainte est déposée par une membre de la communauté de Lisieux ( voir notre reportage de l’époque ci-dessous) pour exploitation d’une personne réduite en esclavage. 

    Reportage en 2015 par Catherine Berra : 
    https://www.youtube.com/watch?v=EP6razgXuGk


    En 2017, la convention qui liait le Sanctuaire de Lisieux à la Famille missionnaire n’est pas renouvelée, l’Eglise prend officieusement ses distances avec cette communauté.
    https://www.youtube.com/watch?v=jZJB21QNWP8

    Dossier hors norme
    Les Travailleuses missionnaires font l’objet de deux enquêtes : une enquête canonique, mandatée par le Vatican, qui concerne l’aspect spirituel de leur association et une enquête civile à propos des conditions de travail des travailleuses. L’association cherche à jouer sur le statut de communauté religieuse pour justifier que du fait de l’engagement spirituel de ses femmes, elles s’apparentent à des moniales et ne relèveraient pas de la justice ordinaire .

    Au Parquet d’Epinal, où l’ensemble des procédures sont regroupées pour accroître l’efficacité( celles de Lisieux, Marseille, Ars-sur-Formans), on rappelle que l’association en question est une association de fidèles laïques, en aucun cas un ordre religieux. 

    En novembre 2017, la responsable légale de l’association est mise en examen en tant que personne morale et dernièrement, la justice vient de saisir 950 000 euros comme l’indique nos confrères de Vosges matin https://www.vosgesmatin.fr/edition-de-la-plaine/2018/08/10/950-000-saisis-chez-les-missionnaires dans son édition du 10 août. Certaines de ces jeunes filles exerçaient dans le restaurant proche de la basilique de Domrémy, l ’association était en effet présente au restaurant « L’accueil du pèlerin », à Domrémy-la-Pucelle, juste à côté de la Basilique. 

    Au total, une dizaine de plaintes, pour esclavage moderne, ont été enregistrées auprès du parquet d’Epinal (Vosges), qui suit l’affaire. En attendant la fin de l’enquête, Vosges matin indique que les Travailleuses missionnaires de Domrémy ont quitté les Vosges pour Besançon.

    #esclavage #économie #Femmes #religion #eglise_catholique #Lisieux #pelerin.e.s #Marseille #Caen #secte #Ars-sur-Formans #Domrémy-la-Pucelle

    • Marseille : enquête au restaurant de Notre-Dame-la-Garde Delphine Tanguy - 10 Aout 2018 - La Provence
      https://www.laprovence.com/article/edition-marseille/4708595/enquete-aux-pieds-de-la-bonne-mere.html

      L’association des Travailleuses missionnaires, qui gère le restaurant L’Eau Vive, est mise en examen pour travail dissimulé.

      Sur #Tripadvisor, il obtient une note de 4 sur 5 : « sympathique », « excellent rapport qualité prix ». Avec son charme désuet et son panorama à couper le souffle, L’Eau Vive est toujours une adresse chérie des touristes visitant Notre-Dame de la Garde. De fait, cette cafétéria au menu à 13€ se niche précisément sous les jupes de la Bonne Mère, où la gèrent les Travailleuses missionnaires de l’Immaculée : ces « vierges chrétiennes » font partie de la Famille Donum Déi, rattachée au tiers ordre du Carmel.


      Travail sans salaire, ni protection sociale et papiers confisqués
      Des femmes recrutées très jeunes, en Afrique ou en Asie, pour servir dans les différents restaurants L’Eau vive en Europe. En 2014, La Provence avait révélé le rapport accablant de l’association Avref (aide aux victimes des dérives de mouvements religieux en Europe et à leurs familles), « Le livre noir des Travailleuses missionnaires de l’Immaculée » qui rassemblait des témoignages d’anciennes ayant fui l’association. Nous avions pu nous aussi les rencontrer : toutes décrivaient avoir travaillé des années sans salaire, ni protection sociale, leurs papiers confisqués, dans ces restaurants situés à Marseille, Lisieux, Caen, Ars, Besançon, etc.

      Six plaintes pour « traite d’êtres humains aux fins de travail forcé » avaient été déposées et appuyées par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), directement attachée aux services du Premier Ministre. C’est d’ailleurs Serge Blisko, président de la Miviludes, que nous avions entendu sur ce sujet « scandaleux et particulièrement sensible », qui avait défendu auprès du garde des Sceaux le principe d’un regroupement des plaintes « afin d’augmenter leurs chances d’aboutir ». En 2015, des enquêtes préliminaires avaient été ouvertes par plusieurs parquets en France dont celui de Marseille.

      Depuis, selon nos informations, les Travailleuses missionnaires avaient commencé à se mettre en conformité avec la loi, les femmes recevant par exemple les premières cartes Vitale de leur vie. Une visite canonique avait aussi été mandatée par Rome en 2016 : conduite par le dominicain Jean-Claude Lavigne, elle avait fait le tour des sites gérés par les TM. Car à Lisieux et Donrémyy, l’affaire avait jeté le trouble dans l’Église ; les évêques leur avaient même retiré la gestion de foyers. À Marseille, Mgr Pontier, à la tête de la Conférence des évêques de France, alerté depuis des années des soupçons pesant sur la gestion de L’Eau Vive, n’a jamais souhaité commenter l’affaire.

      Un dossier hors normes
      Que « les diocèses ouvrent enfin les yeux » est pourtant le souhait du Parquet d’Épinal auprès duquel l’ensemble des plaintes ont finalement été regroupées. « Les TM ne sont pas un ordre religieux mais bien une association, et à ce titre elles sont soumises au droit du travail », pointe Étienne Manteaux, le procureur. Au terme des investigations menées depuis 18 mois par l’office central en charge de la lutte contre le travail illégal, et closes cet été, la responsable des TM en France a été mise en examen, en tant que personne morale, le 9 novembre. « C’est un dossier hors normes, décrit le procureur, alors que l’instruction n’est pas encore clôturée. L’immense majorité de ces femmes se disent consentantes et satisfaites de leur sort. Mais le droit est le droit. » Des centaines ont bel et bien été employées depuis plus de 20 ans sans être payées ni déclarées. Un procès devrait s’ouvrir « avant l’été 2018 », escompte-t-on à Épinal.

      À nouveau contacté hier, Mgr Pontier garde le silence, tout comme la responsable de L’Eau Vive à Marseille. Quant au conseil de direction de la Famille Donum Déi, il indique, depuis Rome, que la comparution (de sa directrice française, ndlr) « est intervenue sur le seul délit de travail dissimulé à raison d’un débat technique tenant au statut administratif » des TM dans l’Hexagone. « Nous ne souhaitons pas fournir d’information complémentaire à cet égard », conclut-il.
      Et aussi Travail dissimulé à Marseille : l’Urssaf cible une vraie plaie sociale

  • La planète a observé la plus longue éclipse du XXIème siècle de Carrie Fisher, la princesse Leia
    La lune apparaîtra dans l’épisode IX de Star Wars

    Donald Trump tente d’éteindre la polémique, après avoir collaboré avec le Pentagone
    Google triomphe avec une croissance du PIB de 4,1%

    Après Facebook, Google chute de plus de 20% à Wall Street
    Twitter tente d’éteindre la polémique après avoir collaboré avec le Pentagone

    Un cardinal chilien accusé d’avoir collaboré avec le Pentagone
    Google tente d’éteindre la polémique après avoir dissimulé un scandale de pédophilie

    Parcoursup : un quart des détenus n’est pas encore fixé
    La mise en place d’un bureau de vote pour les candidats à l’étude

    A Lisbonne : une réforme équilibrée
    Infractions fiscales, Emmanuel Macron expose sa vision d’une Europe à trois vitesses

    Les arrestations de Ouïgours, avant une baisse des températures
    Orages et fortes chaleurs se généralisent en Chine

    #de_la_dyslexie_creative

  • Après Facebook, c’est au tour de Twitter de voir son action chuter de 20% AFP - 27 Juillet 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/medias/detail_apres-facebook-twitter-voit-son-action-chuter-de-plus-de-20?id=9982465

    Le titre du réseau social américain Twitter chutait de plus de 20% dans les échanges électroniques précédant l’ouverture de la séance vendredi à Wall Street, après des résultats trimestriels décevants marqués par un léger recul de ses utilisateurs.

    Vers 12H02 GMT, il s’échangeait à 36,18 dollars, en baisse de 15,74%. Il avait dévissé de 20,1% à 34,30 dollars un peu plus tôt.

    Twitter a enregistré entre avril et juin son troisième trimestre bénéficiaire d’affilée : le bénéfice net s’affiche à 100 millions de dollars, contre une perte de 116 millions pour la même période de 2017.

    Le bénéfice net ajusté par action, référence des investisseurs à Wall Street, ressort à 17 cents, soit en ligne avec les attentes des analystes.

    Ombre au tableau : le nombre d’utilisateurs actifs mensuels, paramètre publié chaque trimestre par le site de microblog, a reculé d’un million, à 335 millions.


    Le PDG, Jack Dorsey, a attribué ce léger repli pour partie à l’entrée en vigueur en mai de la directive européenne sur la protection des données (GDPR).

    Mais cette baisse a fait réagir négativement les investisseurs, qui sanctionnaient le titre dans les échanges électroniques avant l’ouverture de la Bourse de New York, où il est coté.

    Cette réaction rappelle celle qu’a connue Facebook jeudi, l’action du premier réseau social au monde perdant 18,96% en une seule séance.

    Le chiffre d’affaires trimestriel de Twitter a atteint 711 millions de dollars, en hausse de 24% sur un an, principalement porté par la progression des recettes hors des Etats-Unis, qui ont cru de 44%.

    #gafa #Twitter #Economie #facebook #réseaux_sociaux #argent #spéculation

  • Pénuries de batteries pour la Model 3 de Tesla 28 Juin 2018 - L’Essentiel
    http://www.lessentiel.lu/fr/economie/story/27098663

    L’accélération de la cadence de production de la Model 3 de Tesla, après plusieurs mois de retards, a entraîné une pénurie temporaire de batteries.


    Le PDG de Tesla Elon Musk a fait savoir début juin qu’il était confiant dans la capacité du groupe à produire 5 000 berlines Model 3 d’ici la fin du mois, ce qui a été accueilli avec scepticisme par certains analystes à Wall Street. Yoshio Ito, responsable la division automobile de Panasonic, a déclaré jeudi lors de l’assemblée générale du groupe japonais qu’il y avait eu une « forte amélioration de la production », entraînant des pénuries occasionnelles de batteries.

    Panasonic, qui dispose d’un site de production de batteries au Japon et qui exploite avec Tesla l’usine Gigafactory dans l’état du Nevada, est le fournisseur exclusif des cellules de batteries pour les modèles de voitures en cours de production. Le groupe japonais a également une usine en commun avec Tesla pour produire des cellules et des modules solaires à Buffalo, dans l’État de New York.

    Les batteries sont au cœur du plan de Panasonic visant à un quasi-doublement des revenus de son activité automobile à 2 500 milliards de yens (19,6ámilliards d’euros) d’ici mars 2022, contre 1 800 milliards attendus pour l’exercice en cours. Selon les analystes, le partenariat entre le groupe japonais et le constructeur américain n’est toutefois pas sans risque, comme en témoignent les retards de production de la Model 3 ou encore les accidents de route mettant en cause des Tesla.

    Batteries à l’état solide pas prêtes
    Tesla a en outre annoncé le 12 juin son intention de supprimer des milliers d’emplois à travers le groupe, soit environ 9% de ses effectifs, afin de réduire les coûts et d’améliorer sa rentabilité sans mettre en danger la montée en puissance de la production de sa berline Model 3.

    Les retards de la Model 3 ont conduit Panasonic à abaisser en février les perspectives de son pôle batteries. « Je ne dirais pas que le retard (dans la production de la Model 3 de Tesla) n’a eu aucun impact sur nos activités mais nous sommes en étroite communication avec Tesla et travaillons à améliorer constamment la production », a déclaré Yoshio Ito.

    Soucieux de réduire sa dépendance vis-à-vis de Tesla, Panasonic s’est récemment associé à Toyota Motor pour développer et fournir des batteries de véhicules électriques. Le directeur général de Panasonic, Kazuhiro Tsuga, a déclaré lors de l’AG que les batteries à l’état solide, considérées comme plus stables, ne devraient pas arriver sur le marché automobile avant un moment, même si le groupe reste engagé dans le développement de cette batterie de nouvelle génération.

    « Nous pensons que nous pouvons continuer à améliorer les performances des batteries lithium-ion actuelles au moins jusqu’en 2025 », a-t-il ajouté. « La commercialisation des batteries à l’état solide viendrait après ces progrès ». Le constructeur automobile japonais Toyota entend commercialiser des véhicules équipés de batteries à l’état solide d’ici le début des années 2020.

    #tesla #Panasonic #transport #voiture #mobilité #automobile #robotisation #innovation #batteries #électricité #bricolos #elon_musk #pénuries

  • La science à portée de tous !

    #Jean-Claude_Marcourt poursuit la mise en place du #décret « Open Access » en Fédération #Wallonie-Bruxelles.

    Sur proposition de Jean-Claude MARCOURT, Vice-Président du Gouvernement et Ministre de l’enseignement supérieur et de la Recherche, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles adopte, en dernière lecture, le projet de décret « Open Access », un texte fondateur visant l’établissement d’une politique de libre accès aux #publications_scientifiques.

    Le projet de décret vise clairement à intégrer les institutions de recherche et d’enseignement supérieur de la Fédération dans le mouvement de la « #science_ouverte » , c’est-à-dire un ensemble de pratiques de la recherche scientifique basées sur l’utilisation des outils de l’Internet ; archivage numérique, copie déverouillée sur le web, etc. Le décret « Open Access » et, in fine, l’#accès_libre aux résultats de la recherche ayant bénéficié d’un #financement_public, en est le premier pilier.

    Le texte voté par le gouvernement de ce mercredi 28 février 2018 est le fruit d’un dialogue constructif instauré avec l’ensemble des acteurs, que ce soit le milieu scientifique et académique ou encore les éditeurs belges. Des balises ont été adoptées afin de répondre aux préoccupations principales exprimées par ces derniers comme, par exemple, la limitation du champ d’application du décret aux articles scientifiques paraissant dans les périodiques et non aux ouvrages édités.

    Le Ministre MARCOURT tient à préciser : « La Fédération adopte un texte fondateur qui place les institutions de recherche et d’enseignement supérieur dans le peloton de tête des institutions mondiales actives dans la « science ouverte ». Et d’ajouter : « La Wallonie et Bruxelles s’engagent ainsi aux côtés d’acteurs de renommée mondiale tels que l’Université d’Harvard ou encore les universités Suisse telles que Zurich, Lausanne ou encore Genève . En favorisant le partage des résultats de la recherche ayant fait l’objet d’un financement public, le décret « Open Access » permet la libre circulation du savoir, la promotion de la science et de l’innovation ».

    Concrètement, le décret prévoit que les chercheurs déposent dans une archive numérique institutionnelle leurs publications scientifiques issues de leurs recherches réalisées sur fonds publics et recommande que lors de l’évaluation des publications, de prendre exclusivement en considération, les listes générées à partir de ces archives numériques institutionnelles.

    Pour conclure, le Ministre tient à rappeler que le décret Open Access renforce la visibilité des chercheurs, de leurs travaux et des institutions d’enseignement supérieur. « Le fruit de la recherche émanant de la Fédération Wallonie Bruxelles devient accessible partout dans le monde et, plus spécifiquement, auprès des chercheurs dont les institutions ne pouvaient jusqu’ici se permettre d’acheter ces publications scientifiques. » se réjouit le Ministre. « C’est une avancée sociétale fondamentale ».

    https://marcourt.cfwb.be/la-science-a-portee-de-tous
    #open_access #savoir #université #recherche #Belgique #édition_scientifique #résistance

    • L’Open Access adopté par le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles

      Ce mercredi 28 février, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté en dernière lecture le projet de décret "Open Access" porté par le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Jean-Claude Marcourt.

      Le texte du décret stipule que tous les articles scientifiques subventionnés par des fonds publics devront être déposés dans un répertoire institutionnel (aussi appelé « archive ouverte »). Les insitutions devront également utiliser exclusivement les listes de publications provenant de ces répertoires pour l’évaluation des chercheurs.

      À l’Université de Liège, cette politique existe déjà depuis presque 10 ans et est mise en place via le répertoire ORBi.

      https://lib.uliege.be/en/news/l-open-access-adopte-par-le-gouvernement-de-la-federation-wallonie-bruxel

    • Attention :

      « La Wallonie et Bruxelles s’engagent ainsi aux côtés d’acteurs de renommée mondiale tels que l’Université d’Harvard ou encore les universités Suisse telles que Zurich, Lausanne ou encore Genève .

      En #Suisse, c’est le #golden_open_access qui est visé... ce qui n’est pas exactement dans la logique d’un accès gratuit aux résultats de recherche... mais c’est une manière de plus d’enrichir les éditeurs scientifiques prédateurs :
      https://seenthis.net/messages/651822
      #FNS

    • La #voie_verte

      La voie verte ou green open access est la voie de l’auto-archivage ou dépôt par l’auteur dans une #archive_ouverte.

      Une archive ouverte est un réservoir où sont déposées des publications issues de la recherche scientifique et de l’enseignement dont l’accès est libre et gratuit. Elle peut être institutionnelle (ex. OATAO de l’ Université de Toulouse), régionale (ex. OpenAIRE pour l’Europe), nationale (HAL pour la France) ou disciplinaire (ex. arXiv en Physique, RePEC en Economie).


      http://openaccess.couperin.org/la-voie-verte-2
      #green_open_access #archives_ouvertes #post-print #pre-print

    • ‘Big Deal’ Cancellations Gain Momentum

      An increasing number of universities are ending, or threatening to end, bundled journal subscriptions with major publishers.

      Florida State University recently announced plans to cancel its “big deal” with Elsevier, but it is far from the first university to do so.

      In recent years, there has been an uptick in the number of reports of libraries dropping their bundled journal deals with big publishers, which can cost upward of $1 million annually.

      Rather than subscribing to a large volume of journals in a publisher’s collection, often at a substantial discount off the individual list price, some institutions are choosing to pay only for the journals they determine they need the most.

      Rick Anderson, associate dean for collections and scholarly communications at the Marriott Library at the University of Utah, said that more cancellations are likely, but “how big the snowball is going to get” is an unanswered question.

      “Will big-deal cancellations continue to bubble along at a slow but steady pace? Will they peter out altogether as libraries and publishers work out new terms that allow the libraries to renew? Will more and more libraries cancel their big deals until publishers finally abandon them?” asked Anderson. “It’s impossible to say at this point; I think all three of those scenarios are possible, though I think the first two are more likely than the third.”

      Last year, Anderson published an article at The Scholarly Kitchen looking at big-deal cancellations by North American libraries. He identified 24 libraries that had canceled big deals, another four libraries that canceled but later resubscribed, and three libraries that announced cancellations but didn’t follow through.

      Also last year, #SPARC, an advocacy group for open access and open education, launched a resource tracking big-deal cancellations worldwide. Greg Tananbaum, a senior consultant at SPARC, said that there is a “growing momentum” toward cancellations.

      According to data from SPARC (which may not be comprehensive, said Tananbaum), in 2016 five U.S. and Canadian institutions announced cancellations with big publishers such as Springer Nature, Wiley, Taylor & Francis and Elsevier. In 2017, seven more North American institutions said they planned to cancel their big deals, including the University of North Carolina at Chapel Hill and Kansas State University, among others.

      Motivation for Cancellation

      Both Tananbaum and Anderson agree that one factor driving cancellations of big deals is that library budgets are not growing at the same rate as the cost of subscriptions. Given budget restrictions, “there’s just a reality that tough choices have to be made,” said Tananbaum. He added that in each of the cases documented in the SPARC tracking resource, the institutions ran “meticulous assessments” to determine the value of their current arrangements, and found that “the value was not positive.” Typically a bundled deal would allow an institution to subscribe to a couple of thousand titles for the same list price as a few hundred individual subscriptions.

      “What makes the big deal unsustainable isn’t the structure of the model, but the fact that it absorbs so much of a library’s materials budget, and the price rises steadily from year to year,” said Anderson. “That dynamic leads to an inevitable breaking point, at which the library can no longer afford to pay for it — or is forced to cancel other, equally desirable (or more desirable) subscriptions in order to keep paying for it.”

      Another factor driving cancellations is a desire among some librarians to “stick it to the publishers,” said Anderson. “There is a truly remarkable level of anger that many librarians feel towards the publishers who sell subscriptions under the big-deal model,” he said. “This makes the prospect of canceling a big deal very attractive at a political level.”

      Librarians are able to consider canceling big deals because it doesn’t mean going “cold turkey” anymore, said Tananbaum. Interlibrary loan systems can return a journal article in less than 24 hours at relatively low cost to the library, and many articles are available in open-access format for free, with tools like Unpaywall making them easy to find. If a researcher needs a paywalled paper instantly, they can still access that content, without a subscription, for around $30.

      Though it is talked about less, the ease of accessing copyrighted papers though sites such as Sci-Hub and ResearchGate have also emboldened librarians, said Joseph Esposito, senior partner at publishing consultancy Clarke & Esposito.

      Hard-Core Negotiating

      In 2015, the Université de Montréal combined usage and citations data with the results of an extensive survey of faculty and students to determine that 5,893 titles were essential to research needs at the university — accounting for 12 percent of the institution’s total subscriptions, and around a third of all titles included in big deals.

      A similar analysis has since been performed by 28 university libraries in Canada, with some “truly considering unbundling or exiting consortium negotiations to get better deals,” said Stéphanie Gagnon, director of collections at Université de Montréal.

      Gagnon and her colleague Richard Dumont, university librarian at Montréal, said that unbundling big deals was a “last resort” strategy for the institution. The institution will first offer what it considers to be a “fair price” based on the needs of the community and the publishers’ pricing, said Dumont.

      This approach “seems reasonable,” said Dumont, since four major publishers have accepted the institution’s offers — Wiley, SAGE, Elsevier and Cambridge University Press. Currently, the institution has two big deals unbundled: Springer Nature (2,116 titles canceled) and Taylor & Francis (2,231 titles canceled).

      The Taylor & Francis big deal cost Montréal around half a million U.S. dollars per year for over 2,400 titles. Per title, the average cost was around $200. But Montréal calculated that only 253 titles were being used regularly, meaning the “real” cost was closer to $2,000 per title, said Gagnon. By unbundling this deal and the Springer Nature deal, and by renegotiating all big-deal subscriptions, the institution saves over $770,000 annually, said Gagnon.

      Gagnon said she did not think teaching or research has been hindered by the cancellations, since the big deals that were unbundled did not contribute greatly to the needs of the community. Researchers can still access paywalled content they don’t have immediate access to through the interlibrary loan system. “Content is still available, with some hours’ delay,” said Gagnon.

      Value for Money

      Unlike Montréal, some institutions that have canceled big deals have not ended up saving much money, or negotiating a better deal. Brock University in Ontario, for example, canceled its big deal with Wiley in 2015, only to return a year later for the same price.

      Ian Gibson, acting head of collections services at Brock, said the Wiley cancellation was prompted by a “perfect storm” of a weak Canadian dollar and a library budget that was not increasing in line with subscription costs. “The institution had no extra funds to buffer the FX crisis, and the hole in our budget was so big that only canceling Wiley or Elsevier would fill it,” said Gibson.

      The institution looked into purchasing back just the most essential titles from Wiley, and found “there was no way to do it for less than we were paying for the big deal.” Gibson said that the university upped the library budget soon after, “and we jumped back into the Wiley deal through our consortium, and the pricing was as if we had never left.”

      “Although the overall dollar cost for a big deal is typically enormous, the package usually includes so much content that the per-journal cost is quite low and would be dramatically higher on a per-journal basis if the titles were acquired as individual subscriptions,” said Anderson. Limiting titles, of course, also means that not everyone will get immediate access to the content they want. “This is probably the primary reason so many libraries (mine included) have held on to their big deals as long as they have.”

      Getting Faculty on Board

      At Montréal, the library worked hard to get faculty and student support before making any cancellations, said Gagnon. “We put in a lot of energy to explain, convince, answer and demonstrate to our staff and to the community what we were doing,” said Gagnon. The library built a website, published press releases and organized meetings. “It was a really global community project,” she said.

      Perhaps one of the most surprising aspects of Florida State University’s pending cancellation of its big deal with Elsevier is that the Faculty Senate approved it, despite concerns that they would not be able to access journals as freely as they do now.

      “The one question I keep getting asked is, ‘How did you get your faculty to agree to it?’” said Roy Ziegler, associate dean for collections and access at Florida State University. It hasn’t been an easy process, but outreach efforts have helped faculty to understand why this route is necessary. “Our faculty are willing to roll with it for now,” he said. “We don’t think our new model will do harm, but it will force faculty to change their behavior slightly — there’s a re-education piece.”

      FSU will offer unmediated, instant access to content that is not subscribed to for faculty and graduate students at a cost of around $30 to the library, but will encourage them to access materials through the slower interlibrary loan system as much as possible. Undergraduate students will only have the option to go the slower (cheaper) route. Avoiding duplicated instant-access purchases will be a key factor in keeping costs down, said Ziegler.

      By pulling out of its statewide agreement with Elsevier, FSU will lose access to Elsevier’s Freedom Collection — a system by which institutions have access to all nonsubscribed journal content at a significantly reduced rate. Ziegler said that FSU does “have an offer on the table right now” from Elsevier, but it’s not what they wanted. “If that offer gets better, we could stay in,” he said. FSU’s current deal with Elsevier costs around $1.8 million annually — 22 percent of the library’s total materials budget.

      In an emailed statement, Elsevier said that the Freedom Collection is “still preferred by the vast majority of our customers who want the best value we can provide, but some customers want more purchasing options, and for them we’re happy to provide such flexibility.” The statement continued, “We generally see more new Freedom Collection customers than those who move to title by title, but there’s no particular trend over time.”

      Taylor & Francis, Wiley, SAGE and Springer Nature declined to comment for this article.

      A Shortsighted Decision?

      Kent Anderson, CEO of publishing data analytics company RedLink, and former president of the Society for Scholarly Publishing, said that institutions that cancel big deals are making a “selfish” and shortsighted decision, an issue he also wrote about in a recent article for The Scholarly Kitchen. He compared canceling a big deal to canceling a newspaper subscription; journalists lose their jobs, local media collapses and soon no one knows what’s happening inside government.

      Canceling big deals means that down the road, publishers won’t be able to keep up with the volume of research that is being produced, he said. He warned that if libraries and publishers continued to be “at loggerheads against each other,” they would ultimately alienate the researchers they are both trying to serve.

      A loss of diversity in the publishing ecosystem concerns Kent Anderson. The survival of journals from smaller scholarly societies depends on their inclusion in big deals, he said. As the choice of publications to publish in gets “fewer and worse,” time to publication will get longer.

      While many libraries say they are forced to cancel big deals because of budget constraints, Kent Anderson points out that library budgets are often just a tiny fraction of an institution’s total budget, suggesting that the money could be better allocated to prioritize these resources.

      But Rick Anderson, of the University of Utah, said that suggesting the root of the issue is a funding problem, rather than a pricing problem, “feels a little bit like the bully on the playground taking our lunch money and then saying, ‘Hey, I’m not the problem, your mom needs to give you more lunch money.’”

      https://www.insidehighered.com/news/2018/05/08/more-institutions-consider-ending-their-big-deals-publishers

    • Le #business des publications scientifiques
      VRS n° 412 - Printemps 2018

      « Un pays qui exporte sa matière première à bas prix, et réimporte le produit fini au prix le plus fort, est dans une logique de sous-développement. C’est cette logique qui prévaut dans l’édition scientifique internationale. (…) Jusqu’à maintenant, l’édition scientifique électronique reproduit en grande partie les schémas archaïques de production, parce qu’elle émane des éditeurs scientifiques commerciaux… », écrivait Anne Dujol en 1996. « Il y a fort à parier que, dans un très proche avenir, de nombreux auteurs s’affranchiront des contraintes actuelles de la publication d’articles scientifiques et ‘publieront’ électroniquement les résultats de leurs travaux, » poursuivait-elle.

      Hélas, elle sous-estimait la puissance et l’« agilité » des éditeurs mondialisés qui tiennent ce qui est devenu un des business les plus lucratifs au monde. Et elle surestimait la compréhension des enjeux de la part des scientifiques et de leur bureaucratie, dans un monde où, comme à la chasse, la publication est devenue une performance où le/la scientifique exhibe ses trophées.

      L’inflation des publications est telle que les bibliographies, bien souvent stéréotypées, résultent davantage de la collecte de résumés que de discussions scientifiques. On écrit mais on ne lit pas ; et la critique des résultats, les vérifications, le dialogue s’en ressentent.

      Peut-être plus grave encore, les scientifiques leur ayant délégué l’évaluation de leurs travaux en leur décernant le label « d’excellence » (« où publies-tu » plutôt que « que publies-tu »), les revues – et donc les éditeurs qui les possèdent – ont acquis un pouvoir exorbitant sur la politique scientifique des institutions, voire des Etats.

      Mais le vent tourne. Les institutions de recherche et d’enseignement supérieur et leurs bibliothèques croisent le fer avec les éditeurs commerciaux. Et les chercheur·e·s commencent à reprendre en main l’édition de leur travail.


      http://www.snesup.fr/article/le-business-des-publications-scientifiques-vrs-ndeg-412-printemps-2018

    • Offensive contre les géants de l’édition scientifique en Europe

      Les conseils de recherche de onze pays européens, dont la France et le Royaume-Uni, prennent les grands moyens pour endiguer la soif de profits des géants de l’édition scientifique, qui siphonnent les budgets des bibliothèques universitaires.

      Ces onze États viennent de dévoiler un plan qui obligera d’ici deux ans leurs chercheurs subventionnés à publier le fruit de leurs travaux sur des plateformes en libre accès. Le but : mettre fin à la domination commerciale des cinq plus grands éditeurs scientifiques, qui font des profits considérables en publiant des articles fournis par les universitaires.

      « Il ne faut pas enfermer la science derrière des murs payants », indique le manifeste du nom de « Plan S » dévoilé la semaine dernière par Science Europe, un regroupement d’organisations européennes vouées à la promotion et au financement de la recherche.

      « Aucune raison ne justifie un modèle d’affaires établi sur des abonnements à des publications scientifiques. À l’ère numérique, le libre accès augmente la portée et la visibilité de la recherche universitaire », précise le document signé par Marc Schiltz, président de Science Europe.

      Outre Paris et Londres, cette offensive est appuyée par les organismes subventionnaires des pays suivants : Suède, Norvège, Pays-Bas, Autriche, Irlande, Luxembourg, Italie, Pologne et Slovénie. Ces États, comme bien d’autres (dont le Québec et le Canada), en ont assez des coûts astronomiques des abonnements aux publications scientifiques comme Nature ou Science.

      Comme Le Devoir l’a rapporté au cours de l’été, les frais d’abonnement aux magazines scientifiques accaparent désormais 73 % des budgets d’acquisition des bibliothèques universitaires. Les cinq grands éditeurs publient à eux seuls plus de la moitié des articles savants dans le monde. Les abonnements à ces magazines coûtent tellement cher que certaines bibliothèques n’ont plus les moyens d’acheter des livres.

      L’offensive des pays européens contre ces tarifs jugés déraisonnables risque de faire mal aux géants de l’édition — notamment les groupes Elsevier, Springer Nature, John Wiley Sons, Taylor Francis et SAGE Publications — qui dominent le marché mondial.

      « Ce ne sera pas la mort demain de ces grands ensembles-là, mais cette campagne s’ajoute aux désabonnements [aux périodiques scientifiques] de beaucoup d’universités en réaction à la hausse des coûts d’abonnement », dit Vincent Larivière, professeur à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information de l’Université de Montréal (UdeM). Il dirige la Chaire de recherche du Canada sur les transformations de la communication savante.

      Crise mondiale

      Les grandes revues comme Nature sont attrayantes pour les chercheurs. Ces magazines sont prestigieux. Ils sont lus, donc beaucoup cités. Et pour réussir en tant que professeur — être embauché, obtenir une promotion —, il faut être cité par ses pairs. C’est pour ça que les magazines scientifiques peuvent se permettre de facturer une fortune en abonnements aux bibliothèques universitaires.

      Les éditeurs scientifiques obtiennent pourtant leurs articles tout à fait gratuitement : les chercheurs ne sont pas payés par les magazines pour publier leurs travaux. Ça fait partie de leur tâche de professeur. Et les articles sont révisés bénévolement par des pairs. Plus troublant encore, un nombre croissant de revues scientifiques imposent des frais de 3000 $ ou 5000 $, par exemple, aux professeurs qui veulent que leurs articles soient en libre accès.

      Ce modèle d’affaires des revues savantes soulève un tollé partout dans le monde, rappelle Vincent Larivière. Le biologiste Randy Schekman, de l’Université de Californie, a même appelé au boycottage des magazines ayant publié ses travaux qui lui ont valu le prix Nobel. Il a fondé en 2012 son propre journal, eLife, qui publie ses articles en libre accès.

      Aux États-Unis, de puissants organismes comme la Fondation Bill Melinda Gates et les Instituts nationaux de santé (National Institutes of Health) exigent aussi que les recherches scientifiques qu’ils financent soient publiées en libre accès.

      https://www.ledevoir.com/societe/education/536595/offensive-europeenne-contre-les-geants-de-l-edition-scientifique

    • Négociations #SPRINGER : Arrêt de notre abonnement

      La bibliothèque vous avait informé au mois d’avril des négociations difficiles du #consortium_Couperin avec l’éditeur #SpringerNature au sujet des revues #Springer.

      Les #négociations se sont achevées la semaine dernière, et l’ENS de Lyon n’est pas satisfaite des dernières conditions proposées par l’éditeur. La #bibliothèque_Diderot de #Lyon ne renouvèlera donc pas son #abonnement aux revues Springer pour 2018-2020.

      Nous sommes conscients de la difficulté qu’occasionnerait la perte des abonnements aux revues Springer pour 2018.

      Néanmoins, nous conservons sur la plateforme Springer :

      • L’accès jusqu’en 2017 inclus aux 39 titres de notre abonnement historique, selon les termes du contrat précédent, pendant au moins deux ans et sans frais supplémentaires.
      • L’accès aux ressources acquises de manière définitive en Licences Nationales dans le cadre du projet istex : origine à 2014 pour les revues Springer.


      http://www.bibliotheque-diderot.fr/negociations-springer-arret-de-notre-abonnement-365193.kjsp?RH=
      #France

    • Que faut-il faire pour que la science soit plus ouverte ?

      « La France s’engage pour que les résultats de la recherche scientifique soient ouverts à tous, chercheurs, entreprises et citoyens, sans entrave, sans délai, sans payement. »

      La science ouverte est la diffusion sans entrave des publications et des données de la recherche. Elle s’appuie sur l’opportunité que représente la mutation numérique pour développer l’accès ouvert aux publications et -autant que possible- aux données de la recherche.

      https://www.ouvrirlascience.fr

    • #Plan_national_pour_la_science_ouverte : #discours de #Frédérique_Vidal

      Frédérique Vidal est intervenue sur la politique nationale de science ouverte au congrès annuel de la LIgue des Bibliothèques Européennes de Recherche (LIBER), mercredi 4 juillet au LILLIAD Learning center Innovation - Université de Lille à Villeneuve d’Ascq.

      http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid132531/plan-national-pour-la-science-ouverte-discours-de-fre

    • Des #identifiants_ouverts pour la science ouverte

      La quasi-totalité de la production scientifique mondiale est désormais signalée, ou même mieux, rendue disponible sur le web. Des millions d’artefacts (publications, jeux de données, etc.) produits par autant d’auteurs ou de contributeurs affiliés à des centaines de milliers d’organisations sont désormais disponibles en ligne. L’exploitation de cette masse de données nécessite de pouvoir identifier chaque entité, de manière univoque et pérenne, grâce à des systèmes d’identifiants adaptés. De tels systèmes ont été développés au cours des années récentes, mais une partie d’entre eux sont encore en phase de consolidation ou même de développement. De plus, pour répondre aux objectifs de la science ouverte, il est nécessaire de s’assurer que ces #identifiants s’appuient sur une architecture ouverte, documentée, libre et qu’ils sont portés par et pour les communautés scientifiques.
      La présente note d’orientation a pour but de proposer une #action concertée à l’échelon national destinée à améliorer la structuration des identifiants les plus utiles, à accélérer leur adoption par les communautés, et à les rendre plus libres et pérennes afin de rendre l’accès à l’information scientifique plus aisé pour tous les chercheurs et les citoyens.


      https://www.ouvrirlascience.fr/wp-content/uploads/2019/07/2019.06.07-Note-orientation-Identifiants_pour_la_science_ouverte.pdf

      –-------

      Quatre actions distinctes ont été définies et sont menées en parallèle :

      1. « Identifiants de structures et d’organisations »

      2. « Identifiants de personnes »

      3. « Identifiants de publications »

      4. « Identifiants de données et d’objets numériques »

    • L’ANR finance le réseau #CO-OPERAS_IN dans le cadre de son appel à projet Science Ouverte sur les données de la recherche

      Le réseau de collaboration CO-OPERAS IN (#Implementation_Network), coordonné conjointement par la TGIR Huma-Num et l’université de Turin, a déposé une proposition de projet dans le cadre de l’appel à projets ANR science ouverte sur les pratiques de recherche et les données ouvertes. Cette proposition a été retenue et sera pilotée par #OpenEdition, illustrant ainsi la collaboration entre les deux infrastructures françaises.

      CO-OPERAS IN a pour objectif d’organiser et de superviser l’implémentation des données de la recherche en sciences humaines et sociales selon les principes de l’initiative #GO_FAIR (Findable, Accessible, Interoperable and Reusable) dans le cadre du développement de l’infrastructure européenne #OPERAS (Open access in the European research area through scholarly communication). Le projet est financé à hauteur de 100 000 € pour deux ans.

      Des données faciles à trouver, accessibles, interopérables et réutilisables pour la recherche en sciences humaines et sociales (SHS) : c’est l’enjeu de CO-OPERAS IN, qui vise à fédérer les services et les plateformes de communication savante existants et, plus largement, à impliquer la communauté SHS au niveau international.

      Regroupant 45 membres issus de 27 institutions et organismes de recherche européens et internationaux, ce réseau travaillera en étroite collaboration avec les autres réseaux internationaux de GO FAIR impliqués dans la construction du European Open Science Cloud (EOSC). Différents groupes de travail au sein de CO-OPERAS IN ont été définis dans le cadre de la feuille de route du réseau validée par GO FAIR.

      La réunion de lancement de CO-OPERAS IN le 1er juillet dernier a permis de structurer les activités et de débuter la réflexion sur la définition des données selon les disciplines SHS.

      Prochaine étape : le workshop “Defining FAIR in the SSH : issues, cultures and practical implementations” lors de l’Open Science Fair en septembre à Porto, qui permettra aux communautés SHS de définir leur propre feuille de route pour la « FAIRification » de leurs données.

      6 groupes de travail se structurent pour débuter leurs activités :

      - Stratégie
      - Définition des données FAIR en SHS
      - Enquêtes et cartographie
      - Cadre d’application
      - Perspectives de l’écosystème FAIR
      - Communication et formation.

      https://humanum.hypotheses.org/5461

    • Baromètre de la science ouverte : 41 % des publications scientifiques françaises sont en accès ouvert (Plan national pour la science ouverte)

      Le baromètre de la science ouverte est construit à partir de données ouvertes issues d’Unpaywall, base mondiale de métadonnées sur les publications scientifiques qui renseigne sur le statut d’ouverture des publications sur la base d’une méthodologie ouverte.

      Développé dans un premier temps uniquement sur les publications scientifiques, le baromètre propose d’analyser dans le temps, selon les disciplines et les éditeurs, parmi les publications dont au moins un auteur relève d’une affiliation française, la part des publications en accès ouvert, c’est-à-dire mises à disposition librement sur internet. La méthode, le code et les données sont également publiques.

      Dans sa première édition, le BSO montre que 41 % des 133 000 publications scientifiques françaises publiées en 2017 sont en accès ouvert, avec de fortes variations selon les disciplines. Ainsi, en mathématiques, le taux d’accès ouvert atteint 61 % alors qu’il n’est que de 43% en informatique ou encore de 31% en recherche médicale. Une note flash publiée par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation (MESRI) reprend en détail ces indicateurs ainsi que la méthodologie utilisée.

      https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid146157/barometre-de-la-science-ouverte-41-des-publications-s
      #baromètre

    • Notes du Comité

      La mise en œuvre de la science ouverte nécessite la prise en compte de l’ensemble des processus et activités de recherche dans l’évaluation. Dans ce but, le document liste les types de documents et productions élaborés pendant le cycle de la recherche et leurs modes de diffusion ouverte ainsi que les types d’activités éligibles à une évaluation.

      Types de documents, productions et activités valorisées par la science ouverte et éligibles à une évaluation
      Comité pour la science ouverte, version 1, novembre 2019

      De nombreux acteurs s’accordent à dire que la mise en œuvre de la science ouverte nécessite la prise en compte de l’ensemble des processus et activités de recherche dans l’évaluation. Celle-ci concerne tout autant les publications que les projets de recherche, les personnes, les collectifs ou les institutions, et leurs interactions avec la société. Le Plan national pour la science ouverte souligne en particulier l’importance de prendre en compte une approche qualitative plutôt que quantitative et cite le manifeste de Leiden (Hicks & al., 2015) et la déclaration de San Francisco sur l’évaluation de la recherche (DORA, 2012). Même si des démarches similaires préexistaient au mouvement pour la science ouverte, ce dernier vise à les rendre visible, à les légitimer et à les pérenniser.

      Ces recommandations du Comité pour la science ouverte s’appuient sur celles de l’Open Science Platform Policy (OSPP) qui fédère les efforts et les stratégies de l’Union Européenne autour de 8 piliers prioritaires dont deux propres aux questions d’évaluation : l’incitation aux pratiques d’ouverture et à leur reconnaissance ; le déploiement d’une nouvelle génération d’indicateurs de la recherche. Dans ces recommandations, destinées à l’ensemble des institutions pilotant des systèmes d’évaluation, nous avons retenu deux dimensions essentielles qui sont au cœur de la science ouverte.

      1/ Le Comité pour la science ouverte encourage la valorisation des bonnes pratiques de science ouverte, en particulier celles qui incitent à la mise à disposition de l’ensemble des types de documents et plus largement de produits de la recherche, incluant mais ne se limitant pas aux données et aux publications. En effet, cette mise à disposition facilitera d’une part la pleine prise en compte de la diversité des contributions individuelles et collectives à la recherche, d’autre part incitera à la prise de connaissance du contenu de ces productions et à leur évaluation qualitative.

      2/ Le Comité pour la science ouverte soutient la reconnaissance de la gamme complète des activités de recherche, dans la pluralité des champs disciplinaires, par opposition à des dispositifs qui seraient uniquement centrés sur les publications scientifiques, voire sur une partie limitée d’entre elles ou sur des indicateurs qui en résultent (McKiernan & al., 2019). De même, il s’agit de renforcer la reconnaissance des nouvelles configurations des formes de savoirs, pluridisciplinaires, et notamment de science citoyenne.

      Pour ce faire, sont distinguées dans ce qui suit :

      17 types de produits et documents ; tableau 1 : « Types de documents et productions élaborés au sein de l’ensemble du cycle de la recherche et leurs modes de diffusion ouverte »,
      12 types d’activités ; tableau 2 : « Types d’activités valorisées par la science ouverte et éligibles à une évaluation ». Les activités du tableau 2 peuvent donner lieu à de la production documentaire, et dans ce cas, elle relève des recommandations du tableau 1.

      Dans le respect des principes légaux et réglementaires encadrant l’ouverture et la diffusion des résultats et données de recherche, nous recommandons de suivre le principe « aussi ouvert que possible, aussi fermé que nécessaire ».

      Les documents et productions visés au tableau 1 ne peuvent être considérés comme pleinement ouverts que s’ils sont rendus publics sous les conditions d’une licence dite libre ou ouverte. En effet, un objet diffusé sans licence est certes consultable par les tiers, ce qui constitue une forme minimale d’ouverture, mais ses modalités de réutilisation ne sont pas connues. Le choix final de la licence appartient à ceux qui rendent publics leur production, dans le respect du décret n° 2017-638 (Premier Ministre, 2017) [1].)).

      Au-delà d’une licence, les dispositifs de publication, d’hébergement et d’archivage des documents et productions ont vocation à se conformer aux critères d’exemplarité, définis par le Comité pour la Science ouverte (2019).

      Le Comité pour la science ouverte recommande à toutes les instances et institutions ayant des activités d’évaluation de discuter, diffuser et d’adapter ces bonnes pratiques à leur contexte. Cela inclut notamment les organismes de financement de la recherche, les instances de publication et d’évaluation. Les communautés et institutions demeurent souveraines dans leurs adaptations de ces recommandations, notamment dans l’agrégation, la qualification et la hiérarchisation des types de productions et documents. Le Comité pour la science ouverte attend une transparence de ces opérations, et notamment la justification des raisons pour lesquelles certaines productions ou activités ne seraient pas pris en compte dans leurs évaluations.
      Contact

      Ce document a vocation à être enrichi et mis à jour. Pour le commenter, écrivez à coso@recherche.gouv.fr
      Bibliographie citée et documents utilisés

      Comité pour la Science ouverte (2019). Critères d’exemplarité en vue de financements par le Fonds national pour la science ouverte via les plateformes, infrastructures et contenus éditoriaux. Disponible sur : https://www.ouvrirlascience.fr/criteres-dexemplarite-financements-fonds-national-science-ouverte

      Commission européenne (2017). Evaluation of Research Careers fully acknowledging Open Science Practices Rewards, incentives and/or recognition for researchers practicing Open Science, 2017. Disponible sur : https://ec.europa.eu/research/openscience/pdf/ospp_rewards_wg03112017.pdf

      DORA (2012). San Francisco Declaration on Research Assessment. Disponible sur : https://sfdora.org/read

      HCERES, Guides des produits de la recherche, 2019. Disponible sur : https://www.hceres.fr/fr/guides-des-produits-de-la-recherche-et-activites-de-recherche-0

      Hicks, D., Wouters, P., Waltman, L., de Rijcke, S., & Rafols, I. (2015). The Leiden Manifesto for research metrics. Nature, 520, pp. 429-431. Disponible sur : http://www.leidenmanifesto.org

      McKiernan EC, Schimanski LA, Muñoz Nieves C, Matthias L, Niles MT, Alperin JP. (2019). Use of the Journal Impact Factor in academic review, promotion, and tenure evaluations. PeerJ Preprints DOI : 10.7287/peerj.preprints.27638v2

      Premier Ministre (2017). Décret n° 2017-638 du 27 avril 2017 relatif aux licences de réutilisation à titre gratuit des informations publiques et aux modalités de leur homologation, JORF n°0100 du 28 avril 2017. Disponible sur : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000034502557&categorieLien=id

      Bibliographie indicative pour aller plus loin

      European Commission. (2016). Evaluation of Research Careers fully acknowledging Open Science practices. Disponible sur : https://ec.europa.eu/research/openscience/pdf/os_rewards_wgreport_final.pdf

      Krzton, A. (2019). Support Scholars Who Share : Combating the Mismatch between Openness Policies and Professional Rewards. In ACRL 2019 (pp. 578–586). ACRL. Disponible sur : http://aurora.auburn.edu/handle/11200/49374

      Nichols, D. M., Twidale, M. B., (2017). Metrics for Openness. JASIST 68 (4), 1048–1060.
      Disponible sur : https://researchcommons.waikato.ac.nz/bitstream/handle/10289/10842/nichols-metrics-openness-jasist.pdf

      Turckheim, E. de, Legouy, É. L., & Leclerc, L.-A. (2016). EREFIN Groupe de travail inter-établissements sur l’évaluation de la recherche finalisée. Rapport. Disponible sur : https://prodinra.inra.fr/?locale=fr#!ConsultNotice:352302

      Wynne, R. (2019). Using ORCID to Re-imagine Research Attribution. Disponible sur : https://orcid.org/blog/2019/07/25/using-orcid-re-imagine-research-attribution

      https://www.ouvrirlascience.fr/types-de-documents-productions-et-activites-valorisees-par-la-scienc

    • swissuniversities et Elsevier concluent un accord pilote #Read&Publish

      swissuniversities a conclu un nouvel accord pilote de transformation avec Elsevier pour l’accès à la recherche et la publication en Open Acess en Suisse.

      L’#accord est le résultat de négociations organisées par le #Consortium_des_bibliothèques_universitaires_suisses (#CSAL) et Elsevier, une entreprise d’analyse d’informations spécialisée dans les domaines de la science et de la santé. Yves Flückiger, Président de swissuniversities et chef de l’équipe de négociation, a déclaré : « Nous nous sommes engagés à réaliser l’Open Access complet au plus tard en 2024, et cet accord est une étape importante en vue d’atteindre cet objectif. »

      Par conséquent, toutes les institutions membres de swissuniversities et les autres institutions membres du Consortium CSAL, de même que leurs chercheurs affiliés en Suisse auront un accès continu à Freedom Collection et ScienceDirect, la plate-forme leader d’Elsevier consacrée à la littérature scientifique revue par les pairs. Par le biais de ScienceDirect, les chercheurs affiliés aux institutions membres du Consortium CSAL peuvent accéder à 16 millions de publications provenant de plus de 2500 revues publiées par Elsevier et ses sociétés partenaires. Par ailleurs, ils seront en mesure de publier en Open Access de la majorité des revues gold et hybrid pour atteindre 100% en 2023.

      Il s’agit là d’une étape décisive dans la stratégie Open Access de swissuniversities, qui a pour objectif d’atteindre 100% d’Open Access au plus tard en 2024. Cet accord sur quatre ans conclu par le CSAL est le premier signé avec un éditeur majeur sur le plan national et il va soutenir toutes les institutions académiques et de recherche en Suisse dans leur transition vers l’Open Access.

      Cet accord a été publié et est disponible sur la page d’accueil du Consortium des bibliothèques universitaires suisses : https://consortium.ch/wp_live/wp-content/uploads/2020/05/Elsevier_agreement_2020-2023.pdf

      Vous trouverez plus d’informations au sujet de la portée de l’accord pilote sur www.elsevier.com.

      https://www.swissuniversities.ch/fr/actualite/communiques-de-presse/swissuniversities-et-elsevier-concluent-un-accord-pilote-readpubli

    • « L’argent public doit aller à la recherche, pas aux éditeurs »

      La signature fin mai d’un accord pilote entre swissuniversities et l’éditeur Elsevier marque une nouvelle étape dans la stratégie nationale suisse sur l’open access. Son objectif : que la totalité des publications scientifiques financées par des fonds publics soient en accès libre en 2024

      Le 26 mai, swissuniversities annonçait la signature d’un accord Read & Publish avec l’éditeur Elsevier, valable dès janvier et pour une durée de quatre ans (2020-2023). L’accès aux publications scientifiques est ainsi garanti et les chercheurs et chercheuses de la communauté académique suisse ne paieront plus de frais de publication chez cet éditeur (à l’exception de certains titres). Cet accord est le premier résultat de longues négociations initiées en 2018 avec les principaux éditeurs scientifiques – Elsevier, Springer Nature et Wiley –, dans le cadre de la stratégie nationale suisse sur l’open access.

      Président de swissuniversities, le recteur de l’UNIGE, Yves Flückiger, a mené ces discussions pour la Suisse. Il explique : « Chaque année, les dépenses annuelles pour les abonnements aux revues scientifiques augmentaient de 3% à 5%, sans véritable hausse des prestations. Ce coût n’était plus supportable pour les universités, en Suisse comme ailleurs. Pour mettre fin à cette croissance et pour développer la publication en open access, l’Allemagne s’est très rapidement profilée sur le chemin des négociations, suivie par les pays du nord de l’Europe, puis par la Suisse. »

      Une position dominante à combattre

      La signature de cet accord, longuement négocié avec Elsevier, réjouit le président de swissuniversities : « L’argent public devient rare et il doit être utilisé le plus efficacement possible, pour favoriser la recherche et non pas pour soutenir les éditeurs. Maintenant qu’une impulsion a été donnée avec un premier grand éditeur, les autres vont suivre, ce qui devrait nous mener vers l’open access intégral en 2024. » Un accord avec Springer Nature est d’ailleurs à bout touchant – des points de détail restent encore à régler – et celui avec Wiley devrait être signé cette année encore, promet le négociateur. « Dans ce bras de fer avec les éditeurs, nous étions prêts à ce que les chercheurs et chercheuses suisses soient coupées de l’accès à ces revues pourtant essentielles. C’était un pari risqué, mais il n’y a pas eu de levée de boucliers de la communauté académique. Ma plus grande crainte était qu’une institution décide de négocier individuellement pour garantir ce service à ses membres, mais personne n’a fait cavalier seul. Notre position unanime et soudée a été décisive. L’accord, d’un montant global de 13,8 millions d’euros, couvre la publication, en 2020, de 2850 articles en open access, un nombre qui ne cessera de croître par la suite pour atteindre 100% en 2024 pour toute la communauté académique suisse. Il s’agit maintenant d’encourager les chercheurs et chercheuses qui publient chez Elsevier à le faire en Open Access. »

      Si de nombreux observateurs ont longtemps déploré la position de force détenue par certains grands éditeurs grâce à quelques revues clés dans lesquelles tout le monde souhaite être publié, Yves Flückiger souligne également la responsabilité des universités dans la constitution de ce quasi-monopole. « La manière d’évaluer les dossiers des jeunes chercheurs et chercheuses doit aujourd’hui être revue, explique le recteur. Il faut sortir du côté métrique des facteurs d’impact des revues, en utilisant d’autres dimensions pour évaluer la qualité de la recherche. »

      Négocier à l’échelle européenne

      Par ailleurs, les universités ont beaucoup insisté pour rendre ces accords transparents, un élément qui reste toutefois délicat pour des éditeurs habitués à imposer une clause de confidentialité. Mais le recteur observe de plus en plus d’échanges d’informations entre les consortiums de négociation en Europe. « Si l’on pouvait négocier à l’échelle européenne, la Suisse serait probablement l’un des grands gagnants de l’opération, car les coûts de publication (Article Processing Charges (APC)) ne sont actuellement pas identiques pour chaque pays », précise Yves Flückiger.

      https://www.unige.ch/lejournal/ejournal/ejournal-08/negociations-editeurs

  • Désaccords entre Tesla et les enquêteurs après un accident mortel
    https://www.rtbf.be/info/economie/detail_desaccords-entre-tesla-et-les-enqueteurs-apres-un-accident-mortel?id=989

    Le ton est monté jeudi entre Tesla et l’organisme chargé de faire la lumière sur les causes d’un accident mortel, aboutissant au retrait du constructeur de voitures électriques de l’enquête portant notamment sur son logiciel de conduite semi-automatique Autopilot.

    Cette enquête avait été ouverte par le régulateur des transports américain (NTSB) à la suite de cet accident survenu le 23 mars en Californie. Le conducteur y avait trouvé la mort alors que le logiciel de conduite semi-automatique Autopilot conçu par Tesla était activé. Les batteries de la voiture, disloquée dans le choc, avaient également pris feu.

    Dans des communiqués diffusés jeudi, Tesla et le NTSB se sont renvoyés la responsabilité de cette décision.


    Tesla veut « trop » communiquer
    « Tesla s’est retiré de l’accord avec le NTSB car il requiert que nous ne diffusions pas d’informations publiquement concernant Autopilot et nous considérons que cette exigence a un impact négatif sur la sécurité du public », a indiqué Tesla dans une première déclaration dans la matinée.

    « Nous croyons en la transparence et un accord qui empêche la publication d’informations pendant près d’un an n’est pas acceptable », y a affirmé le constructeur, précisant qu’il continuera néanmoins de collaborer à l’enquête du NTSB.

    Celui-ci a répondu qu’il avait « révoqué » le statut de Tesla comme partie à l’enquête. « Le NTSB a pris cette décision car Tesla a violé l’accord conclu entre les parties en publiant des informations liées à l’enquête avant qu’elles ne soient vérifiées et confirmées par le NTSB ».
    « De telles publications d’informations incomplètes donnent souvent lieu à des spéculations et des conclusions incorrectes sur les causes probables d’un accident ce qui nuit à l’enquête et au public », ajoute-t-on de même source.

    « Il est malheureux que Tesla, de par ses initiatives, n’ait pas respecté l’accord conclu entre les parties », a souligné le président du NTSB Robert Sumwait en précisant que le PDG de Tesla, Elon Musk, avait été informé de cette décision mercredi soir par téléphone et jeudi par courrier.

    Une telle mesure est rare a souligné l’organisme public mais a connu des précédents, notamment lors d’enquêtes sur des accidents d’avions en 2009 et 2014.
    . . . . . . . . .
    « La fonction Autopilot de Tesla présente des défauts » 
    Ce cabinet, Minami Tamaki LLP, a affirmé que, selon ses conclusions préliminaires, d’autres plaintes de conducteurs de Tesla concernant Autopilot ont été recensées et qu’il estime que « la fonction #Autopilot de #Tesla présente des défauts et a vraisemblablement provoqué la #mort de Huang ».

    Le NTSB avait déjà mené une enquête sur un précédent accident mortel d’une Tesla équipée d’Autopilot survenu en 2016 en Floride. Le constructeur avait alors modifié certaines fonctionnalités du système afin de mieux prévenir les utilisateurs de l’approche d’un danger.
    Le NTSB a toutefois souligné jeudi qu’il « continuait d’inciter Tesla à prendre des mesures dans le cadre des recommandations émises dans le cadre de notre enquête sur l’accident de 2016 en Floride » , ce qui pourrait laisser entendre qu’il n’est pas entièrement satisfait des modifications apportées par le constructeur.

    Suite à ces développements, le titre Tesla a perdu près de 2,3% à Wall Street à 294,08 dollars. Il a cédé plus de 14% de sa valeur sur le mois écoulé, en raison de retards de production sur son dernier modèle, le Model 3, et d’inquiétudes sur la santé financière du groupe.

    #autopilote #voiture_autopilotée #voiture_autonome #transport #Tesla #voitures_autonomes #voiture #mobilité #automobile #robotisation #innovation #silicon_valley #intelligence_artificielle #Tesla #poubelle

  • Tesla : le très cher poisson d’avril d’Elon Musk

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2018/04/03/tesla-le-tres-cher-poisson-d-avril-d-elon-musk_5279960_3234.html

    La plaisanterie du fantasque patron du constructeur de voitures électriques, qui a annoncé sa faillite dans un Tweet, arrive au mauvais moment pour une entreprise lourdement endettée, observe le chroniqueur économique du « Monde » Jean-Michel Bezat.

    Les boursiers n’ont, décidément, pas d’humour et la blague d’Elon Musk lui a coûté plusieurs milliards de dollars. Toujours aussi déjanté, le patron du constructeur de voitures électriques haut de gamme (et de la société aérospatiale SpaceX) a voulu faire son « poisson », lundi 1er avril. Il a posté ce Tweet : « Malgré d’intenses efforts pour trouver de l’argent, y compris une tentative désespérée de vente massive d’œufs de Pâques, Tesla a fait totalement et complètement faillite. Une faillite telle que vous ne pouvez même pas l’imaginer ». Il a aussi publié une photo de lui, un écriteau sur la poitrine, barré du mot « bankwupt » (« ruiné »), assorti de ce commentaire : « Elon a été trouvé évanoui contre une Tesla Model 3, entouré de bouteilles « Teslaquilla », des traces de larmes séchées encore visibles sur ses joues. »

    Ce n’était vraiment pas le moment, même si M. Musk est agacé par la chute de 20 % de l’action Tesla à Wall Street depuis un mois. Le titre a encore plongé de 5,1 %, lundi, à la Bourse de New York. Le constructeur traverse une passe industrielle et financière difficile : retards dans la production du dernier-né de sa gamme, le Model 3, et baisse annoncée de ses objectifs de ventes ; rappel de 123 000 Tesla S avant le week-end ; enquête du régulateur américain des transports après un récent accident mortel impliquant un de ses véhicules autonomes, même si Tesla assure que le conducteur avait été dûment averti qu’il lui fallait reprendre le volant.

    Fragile titan

    Presque toutes les Big Tech sont sous surveillance des marchés, certains investisseurs estimant avoir trop de valeurs technologiques dans leur portefeuille. Et dans le collimateur des hommes politiques, aux Etats-Unis et en Europe : Amazon, cloué au pilori de Twitter par un Donald Trump accusant le géant du e-commerce de mettre la Poste américaine sous tension et de détruire le commerce traditionnel, y compris des enseignes historiques comme Toys’R’Us ; Facebook, ébranlé par le scandale Cambridge Analytica, un pillage de 50 millions de profils d’internautes au profit d’hommes politiques ; Uber, lui aussi mis en cause après l’accident mortel causé par un de ses véhicules autonomes en Arizona. Nombre de ces sociétés ont ainsi vu fondre leur capitalisation ces dernières semaines.

    Mais peu de titans de la Silicon Valley sont aussi fragiles que Tesla. Depuis sa création en 2003, il n’a pas dégagé de bénéfices annuels. Sa dette est lourde et coûteuse, et il va encore devoir faire appel au marché pour se refinancer. L’avenir de la « maison Musk » repose donc sur la confiance d’investisseurs prêts à mettre ou remettre au pot pour continuer ce qui ressemble bien à une aventure. Et sans espérer que l’entreprise fasse des profits dans l’immédiat. Après tout, les actionnaires fidèles n’ont pas eu à se plaindre : l’action a gagné 515 % en cinq ans. Ils attendent néanmoins avec impatience – et inquiétude – la publication du nouveau rythme de production du Model 3 dans quelques jours. Et là, le fantasque patron de Tesla n’aura pas droit au poisson d’avril.

  • Pourquoi l’inquiétude actuelle sur les marchés financiers ?

    Malgré des bénéfices record (93,4 milliards d’euros en 2017 pour les entreprises du CAC40), le prix des actions ne reflète plus la valeur réelle des entreprises et les capitalistes s’inquiètent. En toute fraternité, nous avons décidé de sortir les kleenex, les calculettes et de nous pencher sur leur triste sort.

    La finance est une matière connue de tous (il suffit de regarder le bandeau défilant de n’importe quelle chaîne-robinet d’infos) mais paraissant réservée à des initiés. Exemple : qui sait comment se détermine le prix d’une action ?
    Dans « l’ancien monde », on le faisait à la valeur comptable. On prenait tous les équipements, les usines, les bureaux, les tables, chaises, ordinateurs, les comptes en banque, la valeur des créances, la valeur estimée de la marque, bref tout ce qui compose « l’actif », puis on en soustrayait les dettes, pour faire simple. Mais dans le « nouveau monde » (qui n’en déplaise à notre Grand Leader Jupitérien, n’est pas né en 2017 mais à la même époque que lui, il y a une quarantaine d’années), la valorisation des entreprises cotées en bourse ne repose plus du tout sur cette comptabilité. De nos jours, pour savoir combien vaut une boîte, on prend son bénéfice de l’année et on le multiplie par… un nombre. Sur longue période, ce nombre est estimé par le consensus capitaliste à 15 (mais il varie selon les secteurs, plus bas dans l’automobile, plus haut dans l’internet).

    Or la valorisation actuelle de l’indice Dow Jones, celui qui donne le « la » à tous les autres, n’est pas de 15 mais de… 26 années de bénéfices ! La même distorsion avait été observée en 2007 (krach des subprimes), en 2001 (krach de la bulle internet)… Selon certains économistes particulièrement écoutés à Wall Street, ce « multiple de bénéfices » est en réalité largement au-dessus de 30, soit deux fois la norme de long terme. Pour parvenir à un tel écart, ils multiplient non pas le bénéfice de l’année, mais celui de la moyenne des 10 dernières (corrigeant ainsi les variations brusques, conjoncturelles, du cycle).
    Tout est donc en place pour un nouvel effondrement

    L’économie réelle produit des profits absolument gigantesques en délocalisant, en supprimant des centaines de milliers d’emplois, en obtenant des gouvernements toutes sortes de subventions (en France le Pacte de responsabilité coûte 41 milliards par an au contribuable) et de nouveaux moyens pour pressurer les salariés (Ordonnances « Travail »…), mais ce n’est pas assez ! C’est même très loin de suffire à justifier les prix stratosphériques observés actuellement à la Bourse.
    Il règne donc une grande inquiétude sur la « planète finance » et le moindre mauvais signe peut provoquer une crise de panique. Les entreprises cotées s’emploient à tout faire pour « rassurer les investisseurs », notamment en servant de gros dividendes (leur montant, rapporté au PIB, a quadruplé depuis les années 1980-90) voire en rachetant leurs propres actions (1000 milliards de dollars en 2017).

    Le dernier stress s’est produit fin janvier. Une seule statistique a réussi à faire perdre 10% à Wall Street en une seule semaine : celle de… l’augmentation des salaires. Nos seigneurs et maîtres ont failli s’évanouir en voyant celle-ci « déraper » à +2,9% en tendance annuelle aux Etats-Unis. Toutes les autres bourses ont suivi. A Paris, le CAC40 perdait 8% en quelques jours. Depuis lors, l’indice des salaires américains a été corrigé à +2,6% et comme l’écrit l’Agefi (9 mars 2018), « les signes de tensions sur les salaires se sont apaisés ». Ouf !

    La chose très éclairante de cet évènement est bien sûr l’observation « en direct live », in vivo, de la contradiction fondamentale du capitalisme : dans un contexte technologique donné, celui-ci ne produit du profit qu’en détruisant du salaire (et vice-versa). Or la déconnexion entre la valeur réelle des entreprises et leur valeur boursière est telle, que pour ne pas s’effondrer, il est virtuellement impossible aux entreprises d’autoriser toute hausse de salaires excédant celle des prix. Le capitalisme marche sur un fil suspendu au-dessus d’un gouffre. N’enregistrant des profits que parce que les salariés (90% de la population active) voient leur niveau de vie baisser « et en même temps » leur achètent leurs marchandises, s’il s’écarte d’un millimètre de l’austérité salariale, alors la valeur boursière risque le grand plongeon.

    Il faut réduire à tout prix ce fameux « multiple de bénéfices », faire en sorte qu’il passe de 25 à 20 par exemple ; et donc, à nouveau, augmenter les profits ! Mais comment écouler la marchandise ? En obligeant les ménages à s’endetter. En France, l’endettement des ménages représentait 75% du revenu disponible en 2000 ; 16 ans plus tard il était passé à 110%. Heureusement que tout ça sert à quelque chose. C’est si beau et surtout si désintéressé, de participer tous ensemble au bien-être des capitalistes ! Personnellement, la mine réjouie du présentateur de BFM-Business, ça me fait ma journée.
    LM

    https://lemediapresse.fr/idees-fr/pourquoi-linquietude-actuelle-sur-les-marches-financiers

  • Les marchés financiers au bord de la panique
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/050218/les-marches-financiers-au-bord-de-la-panique

    Trader à #Wall_Street, le 5 février 2018. © Reuters Après un début d’année euphorique, la baisse brutale entamée vendredi à Wall Street s’est propagée sur les marchés, tous passés en mode vendeur. Les tensions se concentrent sur les #marchés_obligataires. Les investisseurs redoutent de voir la fin des politiques monétaires ultra-accommodantes menées par les banques centrales depuis dix ans.

    #Economie #banque_centrale #dettes #Fed #inflation #politique_monétaire

    • Global markets plunge as Dow records biggest ever one-day point fall - World Socialist Web Site
      https://www.wsws.org/en/articles/2018/02/06/stoc-f06.html

      Global markets plunge as Dow records biggest ever one-day point fall
      By Nick Beams
      6 February 2018

      Wall Street stocks plunged yesterday amid a global market sell-off. At the end of the day, the Dow was down by 1,175 points, its biggest one-day point fall in history, after a day of violent moves.

      Including the fall last Friday, the Dow has dropped by more than 1,800 points in two days, erasing all the gains it had made this year.

      One of the most significant features of yesterday’s decline was its speed. In the space of about 11 minutes just after 3 pm, the Dow went from minus 700 points to 1,600 points down, in what was described as an “avalanche” of selling, before recovering somewhat. However, selling resumed and the index finished 4.6 percent lower for the day.

    • Vive les krachs boursiers !

      Dans le jargon, on parle de correction du marché. Et pour le coup, il s’agit d’une bonne correction. Le marché efface en deux séances les gains euphoriques de ce début d’année, encaissant son plus gros recul depuis plus de six ans.

      Et de bonne « correction », il n’y a pas que le marché qui en avait besoin. Le 31 janvier, Donald Trump s’appuyait sur le niveau du Dow Jones pour vanter le résultat de son action dans un discours extrêmement inquiétant. Signe du discernement du milliardaire, il liait sa présidence aux fluctuations de la bourse. De ce point de vue, on ne peut qu’espérer que la « correction » se prolonge, et que le marché cède entre 10 et 20% de sa valeur comme le prédise certains analystes.

      Chez nous, le jeune banquier d’affaires devenu président a également lié le sort de son mandat à celui du marché, plus subtilement. En instaurant des baisses d’impôts massives sur les plus riches, en sortant les fameux capitaux financiers du calcul de l’ISF pour inciter à l’investissement, en jouant des pieds et des mains pour récupérer les miettes de la City Londonienne post-brexit, en enterrant la taxe européenne sur les transactions financières, en organisant le #oneplanetsummit, en recevant les 140 PDG à Versailles... vous voyez le tableau ?

      Alors forcément, une correction du marché, si elle se poursuit, pourrait avoir des propriétés politiques intéressantes. Que le candidat de la modernité et du « nouveau monde » préside une crise financière qu’il aurait été le seul à ne pas voir venir, et on regarderait d’un autre œil son « génie » et son « talent ».

      Summum de l’ironie, la correction attendue depuis longtemps par les milieux financiers aurait été déclenchée par le renvoi de la directrice de la FED par Donald Trump et l’annonce de la hausse des salaires aux USA. En clair, les marchés redoutent la fin du crédit facile et le retour d’un rapport de force moins préjudiciable au salariat. Puisque les USA sont en plein emploi, d’où va venir la croissance si la FED n’arrose plus les banques d’argent gratuit ?

      On en est loin, mais rien n’interdit d’espérer que la « correction » se transforme en véritable crise. Et que cette fois, ce soit tout le système à bout de souffle qui s’effondre avec la prochaine Lehman Brother. Il serait alors temps d’inventer autre chose, pour résoudre les problèmes du chômage et du réchauffement climatique.

      Comme dirait Frédéric Lordon, une occasion qu’il s’agira de ne pas manquer.

      https://blogs.mediapart.fr/lonesome-cowboy/blog/060218/vive-les-krachs-boursiers
      #krach_boursier

  • L’effondrement en bourse de Criteo : pour la pub ciblée, le début d’une crise qui peut durer
    http://www.numerama.com/business/315128-leffondrement-en-bourse-de-criteo-pour-la-pub-ciblee-le-debut-dune-

    Le géant français de la publicité en ligne a perdu, ce jeudi, un quart de sa valeur à Wall Street. Les marchés sanctionnent la mauvaise anticipation de l’entreprise qui sous-estimait les pertes qu’elle subirait à cause de la politique contre les cookies d’Apple sur iOS 11. Ce jeudi, Criteo, la firme française de publicité ciblée, perdait à Wall Street près de 28 % de sa valeur à la mi-séance. L’entreprise, déjà affaiblie au début de l’automne, se voit de nouveau pénalisée par les marchés, mais encore plus (...)

    #Apple #Criteo #smartphone #cookies #iOS #bénéfices #publicité

    ##publicité

  • Le royaume de la déraison
    http://www.laviedesidees.fr/Le-royaume-de-la-deraison.html

    L’historien Guillaume Lachenal est parti sur les traces du docteur David, qui fut en poste à Wallis-et-Futuna puis au #Cameroun dans l’entre-deux-guerres. À travers cette figure méconnue, son enquête met en lumière les dérives autoritaires de la #médecine coloniale.

    Livres & études

    / médecine, #colonisation, #pouvoir, Cameroun

    #Livres_&_études

  • UP Magazine - Les Chinois bousculent les géants de la Silicon Valley
    http://up-magazine.info/index.php?option=com_content&view=article&id=7155:les-chinois-bouscule

    Champion des jeux vidéo mobiles et opérateur de la populaire messagerie WeChat, Tencent est devenu la semaine dernière le premier groupe technologique chinois à valoir 500 milliards de dollars, surpassant brièvement le californien Facebook.

    Le numéro un chinois de la vente en ligne, Alibaba, coté à Wall Street, est juste derrière, réduisant l’écart avec l’américain Amazon. Un coup de semonce symbolique pour les mastodontes de la Silicon Valley, qui verrouillaient jusqu’ici le club des cinq premières valorisations boursières mondiales.

    Cette année, Tencent et Alibaba ont vu leur cours doubler, à l’unisson d’une envolée des revenus.
    Leur succès « s’explique d’abord par le décollage de l’internet mobile », dopé par des fabricants chinois de smartphones à prix abordable, décrypte à l’AFP Shameen Prashantham, de l’école de commerce CEIBS à Shanghai.

    Quelque 724 millions de Chinois se connectent au web via leur portable, selon le gouvernement. De quoi gonfler spectaculairement les bases d’usagers et le volume des données collectées, « les lois sur la vie privée étant ici bien moins protectrices qu’en Occident », indique M. Prashantham.

    Aujourd’hui, Tencent profite de son addictif jeu « Honor of Kings », tandis que son application WeChat (messagerie, réseau social, e-commerce, jeux...) compte près d’un milliard d’usagers, dont la moitié y consacre 90 minutes par jour : un enthousiasme que n’enraye pas l’étroite censure des contenus en Chine. Alibaba, quant à lui, domine la moitié du e-commerce chinois entre entreprises et particuliers, tout en se diversifiant tous azimuts, depuis les magasins en dur jusqu’à la finance et aux contenus numériques.

    Certes, tous deux profitent des déboires de leurs concurrents américains sur le marché chinois : Facebook est banni en Chine ; e-Bay y a rapidement jeté l’éponge ; Amazon peine à décoller et a récemment dû céder des actifs dans le « cloud » chinois.

    S’y ajoutent des modèles économiques rémunérateurs nourris par l’intelligence artificielle. Alors qu’Amazon prend sa part sur chaque transaction, Alibaba gagne l’essentiel de ses revenus via ses recettes publicitaires très ciblées. « Sans pub, on n’écoule rien », confirme à l’AFP Liu Song, vendeur de vêtements sur la plateforme Tmall d’Alibaba, déplorant de « devoir acheter tous les mots-clefs correspondant à chaque article » pour toucher d’éventuels clients.

    Tencent, lui, vend des objets virtuels aux joueurs d’"Honor of Kings" ou des émoticônes sur WeChat. Seulement 17% de ses revenus viennent de la publicité (contre 97% pour Facebook). De plus, les contenus des usagers de WeChat sont stockés sur leur smartphone et non sur d’onéreux serveurs extérieurs.

    Enfin, si leurs revenus restent concentrés en Chine, les deux groupes « affichent leurs ambitions d’écosystèmes globalisés (...) au grand bonheur de Pékin », rappelle Wei Wei, fondatrice du cabinet GSL Innovation. Aux États-Unis, Tencent investit dans Snapchat et Tesla, Alibaba implante des laboratoires en Californie... « Ils y sont en mode d’apprentissage, désavantagés », tempère Shameen Prashantham.

    À l’inverse, sur les marchés émergents, ils peuvent s’imposer grâce à leur expérience des mutations chinoises : Alibaba contrôle déjà la plateforme Lazada en Asie du Sud-Est, Tencent investit dans des applis d’e-commerce et de taxis en Inde.

    De quoi effrayer les colosses américains ? Pas nécessairement, selon Mme Wei. « Mais ils doivent se préparer à voir ces acteurs chinois entrer dans l’arène internationale. »

    Cependant, « Tencent n’a pas imité des formules occidentales, il s’est efforcé d’innover. On lui doit l’essor du paiement électronique », insiste Huang Hao, chercheur à l’Académie chinoise des sciences sociales.
    Idée novatrice : Tencent a permis aux usagers de WeChat d’échanger des « étrennes (enveloppes rouges) électroniques », souligne-t-il, tandis qu’Alibaba élaborait sa plateforme de paiement en ligne Alipay.

    Puis leurs systèmes rivaux de paiement mobile ont décollé grâce aux applications de réservation de taxi, avant de conquérir la quasi-totalité des magasins et restaurants du pays, où l’on peut régler avec son smartphone en scannant un code-barre. « Même mon grand-père de 88 ans s’habitue à communiquer et payer via WeChat », s’enthousiasme Zhao Chen, de la firme d’investissement technologique Plug-and-Play.

    #Commerce_électronique #Chine #Tencent #Alibaba #Innovation #Internet_mobile

  • #Altice continue de s’effondrer en Bourse
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/141117/altice-continue-de-seffondrer-en-bourse

    Patrick Drahi lors de l’introduction d’Altice USA à Wall Street en juin © Reuters Rien n’y fait. Ni la révolution dans l’état-major du groupe, ni les communiqués rassurants. La crise de confiance s’aggrave chez Altice. L’action du groupe a perdu plus de 13 % en Bourse ce 14 novembre.

    #Economie #dettes #Patrick_Drahi #SFR #télécoms

  • Star-Spangled False Flag
    http://www.dedefensa.org/article/star-spangled-false-flag

    Star-Spangled False Flag

    09 octobre 2017 – Il est assez rare de rencontrer sous la plume d’un homme honorable, comme par un biais inattendu, une de ces très-simples vérités premières qui vous habitent depuis si longtemps, que bien peu de gens sembleraient partager jusqu’à vous faire paraître grognon on ronchon si vous l’exposiez aux yeux de tous. Il s’agit d’un jugement spontané depuis que mon esprit s’est aiguisé en critique intransigeant des USA, – donc depuis quelque part entre 1979 et 1992... Ainsi ai-je considéré depuis cette époque d’une façon ouverte et consciemment développée que la présence constante de la bannière étoilée, au fronton des maisons US, à la boutonnière des héroïques hommes politiques, dans le métro, le bus ou les restaurants, dans les immeubles en construction, à Wall Street, dans (...)

  • La misogynie banalisée par le rire - Le Temps
    https://www.letemps.ch/societe/2017/06/06/misogynie-banalisee-rire

    La misogynie banalisée par le rire

    Les lois sur l’égalité ou contre le harcèlement sexuel ont beau exister, la femme reste une proie ou un ennemi dans la tête du misogyne, qui contourne les règles en usant désormais de l’humour. Jusque dans des émissions ciblant les ados, comme le montre Cyril Hanouna

    C’est un patron de 42 ans qui aime lancer des défis en réunion. A une employée de 26 ans, il lâche un jour : « Je vais te faire toucher une partie de mon corps, ferme tes yeux, tu dois trouver ce que c’est. » Très vite, il place la main de la subalterne sur sa braguette. Rire général. Un autre jour, une collaboratrice lui rappelle son entretien d’embauche : « Vous avez posé votre zizi sur l’épaule de votre secrétaire avec tous vos potes, en me disant : Je crois en toi. » Rire général.

    #sexisme #obscénité

    • A sa lecture, on est tentée de faire un parallèle entre les séquences télévisuelles d’agression menées par des hommes célèbres, au nom de l’humour, et une tradition de la jeunesse dorée jusqu’au XVIe siècle : le viol de « bons compagnons », commis par des nantis à qui l’on autorisait toutes les licences puisqu’il fallait bien que jeunesse se passe. La victime, servante ou veuve, était préalablement choisie, puis traînée dehors et violée. « Après quoi, quelques pièces de monnaie pouvaient lui être jetées pour signifier qu’elle était consentante. » Un viol sous forme de « rite festif d’affirmation de la masculinité », pour « fraterniser dans le partage de la chair ».
      Dégrader avec décontraction

      En 2017, les frasques de bons compagnons n’ont plus la faveur des juges. Mais la haine des femmes s’est déplacée. Dans une tribune publiée l’année dernière par le New York Times, Sam Polk, un ex-trader repenti, s’indignait d’une tradition vigoureuse à Wall Street : le « bro talk », la conversation de potes. Soit une manière de moquer les femmes en les ramenant au statut d’objet sexuel. Sam Polk y évoque ainsi son dîner avec un ponte de la finance ravi de lâcher, dans le dos d’une serveuse : « Je la renverserais bien sur la table pour lui donner de la viande », ou ces armées de traders dressés à fanfaronner : « à propos de collègues féminines : J’aimerais la prendre par-derrière ». Ou ces étudiants à Yale traversant le campus en beuglant : « Non veut dire oui. Oui veut dire sodomie. »

      Conclusion du millionnaire désormais reconverti dans l’humanitaire : « Le langage de potes produit un champ d’exclusion empêchant les femmes de progresser. Lorsque vous créez une culture où les femmes sont dégradées avec décontraction, comment pouvez-vous éprouver le désir de les promouvoir ou de travailler pour elles ? » Résultat : seulement 2% des gestionnaires de hedge funds sont des femmes…

      #fraternité #domination_masculine #misogynie #culture_du_viol #viol #oppression

    • « Comment des personnes jeunes, « modernes », « averties », tombent-elles encore dans la répartition genrée, donc inégalitaire, des tâches, alors que l’amour pousse à la réciprocité ? »

      #amour
      Encor un gros mensonge masculin sur l’amourrrr.