• The Lost City of Z - The New Yorker
    http://www.newyorker.com/magazine/2005/09/19/the-lost-city-of-z
    http://www.newyorker.com/wp-content/uploads/2017/02/050919_r14436-crop-1200-630.jpg

    Jutting into the sky was a cracked stone column. I blinked in the rain—in fact, there was not just one but several columns in a row, as in a Greek ruin. There was also a large archway, both sides of it still intact, and behind it was a dazzlingly large tower. They looked like what the bandeirante had described in 1753.

    “What is it?” I asked.

    “Stone city.”

    “Who built it?”

    “It is—how do you say?—an illusion.”

    “That?” I said, pointing to one of the columns.

    “It was made by nature, by erosion. But many people who see it think it is a lost city, like Z.”

    • His work has been hailed as proof that the rain forest once contained civilizations nearly as rich and complex as those of the Inca and the Maya and Europeans. And Heckenberger has helped to upend the view of the Amazon as a counterfeit paradise that could never sustain what Fawcett had envisioned: a prosperous, glorious civilization.

      Others have fuelled this revolution in archeology. Anna Roosevelt, a great-granddaughter of Theodore Roosevelt, who is an archeologist at the University of Illinois, has discovered, along the floodplains of the Amazon, buried settlements that may be eleven thousand years old. Scientists have also begun to find enormous man-made earth mounds scattered across the region. Geologists have uncovered so much black earth from ancient settlements that they now believe the Amazon may have sustained millions of people.


  • Uncivilizing #Permaculture | The Anarchist Library
    https://theanarchistlibrary.org/library/tanday-lupalupa-uncivilizing-permaculture-black-seed-issue-one

    Uncivilizing Permaculture
    An Anti-Civilization And Anti-Colonial Critique Of “Sustainable Agriculture”
    The Problem Of Cities : Urban Permaculture
    The Problem Of Semantics : Peak Oil/Energy Descent, Sustainability And The Collapse
    The Problem Of Agriculture : Horticulture, Permaculture, And The Wild
    The Problem Of Ideology : Eurocentrism, Globalisation And Autonomy

    #agriculture #civilisation #anticiv #primitivisme


  • Du #libéralisme au #fascisme, le développement totalitaire de la civilisation (par Bernard Charbonneau) – Le Partage
    http://partage-le.com/2016/08/du-liberalisme-au-fascisme-le-developpement-totalitaire-de-la-civilisati
    http://partage-le.com/wp-content/uploads/2016/08/20140122_TNA40FranckFacebook-479x315.jpg

    Ce monde est totalitaire. Partout la même obsession de vaincre rassemble toutes les forces dans un #pouvoir central servi par un parti, et cette #centralisation sera partout mensongère, dissimulée par son contraire : un décor fédéraliste ou régional. Partout, se justifiant d’un bien absolu, et par l’ennemi intérieur et extérieur, une #agressivité à base de #peur mène la #guerre à tout ce qui prétend exister par soi-même : à l’individu, au groupe, aux peuples voisins. Servie par une technique concentrée et proliférante, une volonté qui s’étend avec elle à tout, et qui elle aussi ne connaît d’autres bornes que celles des possibilités pratiques. Partout le chef et le parti, l’insigne et le slogan, la bureaucratie et la masse, la #propagande. Partout les #mythes qui exaltent une #civilisation mécanisée : la #Production, le #Travail. Et ceux par lesquels l’homme se dissimule le prix qu’il doit la payer : le héros, l’aventure. Partout la même civilisation, — jusque dans le moindre détail, car il s’agit d’une identité concrète […] — jusqu’à la même cravate sombre sur la même chemise blanche. Le regard peut saisir du premier coup d’œil tout ce que ces régimes ont d’identique, mais ce qu’ils ont de différent échappe aux yeux : à peine une inflexion du bras, une idée … Si les #doctrines, et les troupes, s’opposent, l’image de l’avenir, — cette vie que tous distinguent dans leurs rêves et que les propagandes s’efforcent de fixer —, est bien partout la même. Le même autostrade asphalté court à travers les mêmes jardins, sous les mêmes ciels nuageux les mêmes barrages se dressent ; la même fille blonde aux dents intactes et aux yeux vides.

    L’État, Bernard Charbonneau, 1948


  • Marseille : des aides-soignantes licenciées témoignent sur des cas de maltraitances en maison de retraite FR3 + France Culture - Marc Civallero - 17/12/2016

    http://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/metropole-aix-marseille/marseille/marseille-aides-soignantes-licenciees-temoignent-cas-ma

    Deux aides-soignantes d’un établissement du groupe Korian situé à Marseille ont été licenciées, une autre est en arrêt maladie et une quatrième en arrêt de travail. Elles sont en mlitige avec leur direction. Ces aides soignantes dénoncent des situations de maltraitance vécues par les résidents de leur établissement, elles ont témoigné dans une émission de France Culture début décembre.

    Vendredi dernier, 16 décembre, soutenues par le syndicat CGT, les aides-soignantes ont organisé une conférence de presse. Elles réclament leur réintégration au sein de leur établissement, « l’Ehpad les Parents ». Elles ont également réiteré leurs témoignages sur des cas de maltraitance. Dans un communiqué la direction de l’établissement rejette en bloc toutes ces accusations.

    Leur témoignage sur France Culture - Les pieds sur terre :
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/prendre-soin

    Hella, Pauline, Farida et Murielle sont aides-soignantes dans une maison de retraite médicalisée (Ehpad) à Marseille.
    En sous-effectif, avec un manque de matériel, des cadences de travail insoutenables, Hella, Pauline, Farida et Murielle ont décidé de sortir du silence et d’alerter sur leurs conditions de travail et sur la maltraitance dans cet établissement où résident 91 retraités.

    _ (Le lien direct qui fonctionne vers le mp3)
    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10078-09.12.2016-ITEMA_21160495-0.mp3


    https://www.franceculture.fr/s3/cruiser-production/2016/12/0679dafd-6f4d-415a-a327-ab240c1b7c17/738_korian_-1_bis.jpg
    • Reportage : Pascale Pascariello
    • Réalisation : Marie Plaçais

    #Audio #Radio #Témoignage #EPHAD #maltraitances #vieillesse #Vieux #Hospice #Fin_de_vie #Marseilles #Civilisation #Groupe_Korian #Retraités

    Un peu de publicité :

    En plein cœur du 8 ème arrondissement de Marseille , la maison de retraite médicalisée Korian Les Parents accueille ses residants dans un cadre de vie de qualité et plein de chaleur lors de longs ou courts séjours .

    https://www.korian.fr/maison-retraite/ehpad-korian-les-parents-marseille-13008

    http://solidaire.org/sites/default/files/images/2016/10/magazine/web_rusthuizenfr-1.jpg


  • Trump et l’Ogre Génialement Monstrueux | Le Monolecte
    http://blog.monolecte.fr/post/2017/02/21/trump-et-logre-genialement-monstrueux
    http://blog.monolecte.fr/wp-content/uploads/2017/02/Chimpanzee_seated_at_typewriter-1024x815.jpg

    Pourquoi ne pas admettre que l’Amérique ne pouvait espérer meilleur président que Donald Trump ? Pour quoi ne pas admettre qu’elle s’est choisi un président à son image, conforme à sa réalité socioéconomique et non à son storytelling qui s’avoue lui-même bâti sur des rêves ? Pourquoi ne pas admettre que Donald Trump est celui qui incarne le mieux l’arrogance fondée sur une profonde ignorance, l’agressivité d’une société qui refuse d’objectiver les causes de son déclin et qui célèbre comme valeur absolue de la réussite et du succès le fait de savoir entasser un maximum de pognon pour soi, au détriment de tous les autres ?

    #agriculture #catastrophe #civilisation #débat #fascisme #Les_Affabulateurs #libéralisme #politique #science #technologie #OGM

    • Je préfère largement ce passage que le premier, assez anti-américain et qui consiste à gerber sur les gens en raison de ce pour quoi leur captivité les amène à voter. D’autant que si Trump n’a pas eu le vote populaire, il a eu le vote populaire des femmes et que c’est un peu gênant de leur signifier qu’elles sont arrogantes et violentes...

      On va se rassurer à bas prix en se gaussant de l’électorat du Trump, lequel est du genre à penser que la terre est plate et que le monde s’est fait en 6 jours, mais c’est faire l’impasse sur le fait fondamental que ces gens ont au moins l’excuse d’avoir été privés d’une éducation de base suffisante par l’avidité et le mépris de ceux qui sont si prompts à s’ériger en donneurs de leçons et si médiocres à l’autocritique. Il n’y a nulle grandeur à se moquer des ignorants et c’est d’autant plus vrai qu’on en fait le plus souvent partie et ce, d’autant plus, qu’on a la ferme conviction du contraire.

    • Je parle de l’arrogance des élites américaines qui pensaient sérieusement qu’on peut réduire la majorité de la population à un très faible niveau d’éducation sans conséquences.
      Après, dire que les gens ignorants sont assez arrogants est hélas un constat : moins tu en sais, plus tu es sûr de toi, et à ce titre, Trump est un exemple assez confondant.
      Et oui, les États-Uniens ont un président à l’image de leur population… tout comme nous, même si ça ne va pas du tout nous faire plaisir.

    • Oui, cette arrogance-là ! « Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance. » Larmes de crocodile en effet, pour une classe qui a pensé divertir le peuple assez pour le contrôler et qui se retrouve avec un peuple rebelle assez peu conscient de ses intérêts pour voter (pas majoritairement mais le mal est fait) pour un clown.

      Mais je pense quand même que dans la représentation il y a des effets de captivité que tu nies quand tu écris « les États-Uniens ont un président à l’image de leur population ». Ils ont le président que leur a valu l’organisation de leur vie politique, le gouvernement représentatif, une constitution aristocratique (les grands électeurs), le rôle du fric là-dedans, le cirque médiatique... Les gens n’ont pas les élu-es qu’ils méritent ! Et la société américaine est très diverse et par certains aspects les États-Unien-nes ont une éthique supérieure à la nôtre. Par certains aspects, ils et elles sont moins dégueulasses que beaucoup de bonnes âmes cultivées et engagées à gauche que j’ai croisées.

      Dans mon expérience, par exemple, l’impression d’être au centre du monde et le juge des valeurs est un truc plus français. Les États-Unien-nes se vivent un peu comme des ploucs qui aimeraient avoir plus de contacts avec le reste du monde mais en sont privé-es parce que le reste du monde est loin (alors que @monolecte tu vis à 100 km d’une frontière et moi à 15) et qu’ils et elles ont trop peu de temps ou d’argent pour voyager. Certain-es doivent s’en taper (il y a des enquêtes intéressantes sur leur rapport très frileux à la bouffe étrangère) mais beaucoup en souffrent et sont ultra-demandeurs/ses de rencontres, rencontres pendant lesquelles leur complexe d’infériorité est assez sensible face à une France terre de culture, de longue tradition et de sophistication. À côté de ça, l’ignorance et le racisme font aussi des ravages mais c’est aussi compliqué de juger un peuple à ses représentant-es que de définir un peuple aussi étonnant, qui souffle le froid et le chaud.



  • Des maisons de repos sans soins ? Solidaire - Michelle Heijens - 3 Février 2017
    http://solidaire.org/articles/des-maisons-de-repos-sans-soins

    Aujourd’hui, travailler dans une maison de repos n’a rien d’une partie de plaisir. Le personnel soignant tire la sonnette d’alarme : neuf soignants sur dix estiment que les personnes âgées ne reçoivent plus les soins dont elles ont besoin à cause de la pression croissante sur le personnel. Comment en est-on arrivé là ?
    http://solidaire.org/sites/default/files/styles/solidair_news_main/public/images/2017/02/03/rusthuis-zonder-zorg_1.jpg?itok=S-jIDfGH
    Nous voulons tous que nos vieux jours et ceux de nos parents ou grands-parents soient agréables. Or cela devient de moins en moins évident. C’est ce qui ressort d’une enquête de la CSC. Le syndicat a interrogé plus d’un millier de membres du personnel soignant dans le secteur des maisons de repos. Les résultats sont consternants. 87 % des soignants estiment que les résidents des maisons de repos ne reçoivent pas les soins nécessaires. La mission principale de ce secteur – dispenser des soins – ne peut plus être assurée. Il est donc logique que les tâches moins indispensables, mais pourtant également très importantes, ne puissent être effectuées. Quatre soignant(e) sur cinq disent ne pas avoir le temps d’écouter les préoccupations des personnes âgées. Le manque de personnel mène même à des erreurs et à des accidents. Près de quatre sur dix signalent qu’au cours de la dernière année, le manque de personnel a entraîné des incidents comme l’octroi d’une mauvaise médication ou une chute d’une personne âgée.

    Choisir entre du personnel supplémentaire ou des langes
    Voilà pour ce qui est des chiffres. Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement pour les résidents et pour le personnel ? Un membre du personnel soignant d’une maison de repos témoigne : « Le matin, nous sommes deux pour faire la toilette de 24 personnes. C’est un travail intensif. Tout doit être fait entre sept heures et neuf heures et demie. À neuf heures et demie, les résidents doivent être attablés pour le petit déjeuner. Le soir, on commence à les mettre au lit à six heures. Ils doivent être couchés à huit heures parce qu’après il n’y a plus assez de personnel. Pour moi, le plus grave, c’est que nous ne pouvons plus rien faire d’autre avec les gens. On n’a même plus le temps pour papoter un peu avec eux. Dernièrement, on nous a dit qu’on pourrait peut-être avoir une personne soignante en plus si on ne devait pas dépenser autant en langes. Je trouve ça vraiment grave : on ne peut avoir une personne en plus que si on laisse les personnes âgées dans des langes sales ! On économise déjà maintenant sur la nourriture des résidents. Et il faudrait en plus économiser sur les langes ? Et ça, alors que les résidents paient 1 700 euros par mois. »

    Pas le temps d’un peu parler avec les personnes âgées
    Tant les chiffres que les témoignages de l’enquête montrent les conséquences atterrantes du manque de personnel dans les soins aux personnes âgées. Comment en est-on arrivé à ce manque de personnel ? Une première cause est le sous-financement des soins pour les personnes de grande dépendance. Ces dernières années, le nombre de ces personnes a augmenté jusqu’à 14 000. À cause du manque de lits, le gouvernement incite les personnes âgées à rester le plus longtemps possible chez elles. Ce n’est que quand ce n’est vraiment plus possible autrement que l’on entre dans une maison de repos. Ce qui fait que trois personnes âgées sur quatre en maison de repos ont aujourd’hui besoin de soins intensifs. Mais les maisons de repos et de soins ne reçoivent pas l’argent nécessaire à ces soins intensifs. Le personnel en place doit donc faire plus avec moins. Avec, comme conséquence, que le personnel n’a plus la possibilité de converser avec les résidents. Pour nombre d’entre eux, aller au lit à six heures du soir est une réalité.

    Deuxième cause : les normes basses en matière de personnel. Une récente étude de Steunpunt Welzijn, Volksgezondheid en Gezin (bien-être, santé publique et famille) nous apprend que les homes pour personnes âgées ont plus de personnel en service que ce qui est prescrit par la loi. La norme légale est si basse que le secteur public emploie quatre soignants en plus par dix travailleurs que ce qui est légalement exigé. Ce personnel supplémentaire n’est pas financé par les pouvoirs publics. L’argent provient principalement des résidents qui année après année doivent payer de plus en plus cher. En décembre dernier, on constatait que le prix du séjour dans une maison de repos avait augmenté pour atteindre le prix moyen de 1 640 euros, sans compter les frais médicaux ou les frais de lessive.

    Diminuer la pression sur le personnel et les résidents
    Tant pour les résidents que pour le personnel, il est très important de réduire la pression de travail dans les maisons de repos et de soins. Pour les personnes âgées, c’est leur « chez eux ». Elle y passent en général chaque heure de la journée. Elles y mangent, y dorment, y vivent, et la personne soignante est parfois la seule personne à qui elles parlent dans une journée. Une norme d’encadrement plus haute et plus de financement pour le personnel constituent donc une nécessité. Mais il faut aussi un juste financement des lits pour personnes de grande dépendance, actuellement sous-financés. Le ministre flamand du Bien-Être Jo Vandeurzen (CD&V) a déclaré que le gouvernement flamand investira cette année 26 millions d’euros dans du personnel supplémentaire. Or selon l’étude de Welzijn, Volksgezondheid en Gezin, le coût total de personnel dans les maisons de repos et de soins pour personnes âgées s’élève à 2,4 milliards d’euros. Les 26 millions d’euros de subsides supplémentaires pour le personnel promis par le ministre Vandeurzen représentent donc 1,1 %. Des cacahuètes.

    Par ailleurs, il faut aussi penser de manière novatrice pour s’attaquer au problème de la forte pression de travail dans les maisons de repos. En 2014, les autorités de la Ville de Göteborg, en Suède, ont décidé de mener une expérience. Pendant deux ans, le personnel soignant de la maison de repos et de soins Svartedalen ne travaillerait plus que six heures par jour. Ce changement a eu un effet important sur le personnel soignant. La diminution de la pression et du stress a été très bénéfique. Le rapport est très clair à ce sujet. Trois quarts des soignants de Svartedalen se sentent bien, calmes et en forme. Les sentiments positifs se sont rapidement traduits par une évolution positive dans l’absentéisme pour maladie. Alors qu’à Svartedalen, le nombre total de jours d’absence pour maladie par membre du personnel était de quinze jours par an, dans d’autres maisons de repos il est 31 jours ! Par ailleurs, à Svartedalen, il y a trois fois moins de malades de longue durée que dans les autres maisons de repos. Chez nous, le personnel et nos vieux parents méritent aussi ces résultats positifs. 

    http://solidaire.org/sites/default/files/styles/solidair_news_main/public/images/2016/10/03/webrusthuizenfr-1.jpg?itok=vGEpIhDN

    #maisons_de_repos #Personnel_soignant #EPHAD #Hospice #Retraite #Vieux #Fin_de_vie #France #Belgique #Civilisation #Civilisation #Infirmiére #personnes_âgées #Suède #Göteborg #Soins #parents #grands-parents #normes


    • C’est de la video @aude_v et après en avoir écouté plus je suis moins enthousiaste. Roland Gori est ce que j’appel un #phallosophe cad un patriarche qui pontifie au masculin neutre comme si les femmes n’existaient simplement pas et qui de toute façon n’a pas perdu son temps ni à les lire, ni à les cités dans ses conférences.

    • J’ai abandonné au bout de 18 minutes ^^ (j’ai essayé)
      Les tics de langage et le coté trop « universitaire » m’ont calmé.

      J’avais trouvé le thème et l’intro intéressant.
      C’est probablement la dernière fois que je poste un truc pas écouté/lu, désolé.

    • Oui ses tics de langage sont assez fatiguant mais bon ca c’est pas ce qui m’a dérangé le plus. Ce qui est remarquable aussi dans la conférence sur l’imposture c’est le spectacle d’un Roland Gori qui exerce ses privilège de dominant sans aucun complexe et avec une aisance assez typique d’un vieux mâle blanc habitué à n’en faire qu’a sa tête depuis toujours sans que personne ne lui dise rien.
      Son exposé déborde du temps établie par les organisateurices (vraiment beaucoup en plus), et au lieu de demander poliment « est-ce que je peu avoir plus de temps svp ? » ou « est-ce que je peu empiété sur le temps du débat svp ? », il continue son discours peinard sans s’inquiète des consignes et dit toutes les 20 minutes qu’il va déborder encore de 10 minutes et cela de manière péremptoire et répété pendant largement plus de 40 minutes. Il ne demande pas, il prend ce dont il à envie sans se soucié de rien.

      Autre truc qui me fait toujours soupirer avec les phallopsophes et les dominants c’est leur capacité à se déclaré digne de gouverner et s’autoproclamés sages, profonds, vrais... Au début de la conf il cite Camus qui dit que les seuls hommes intègres, libres ou vrai sont les artistes (Camus est un artiste comme par hasard) et Gori dit que c’est valable pour les artisans parce qu’il y a art dans artisans et on apprend que Gori se considère comme artisan (le hasard encore lol). Ce qui le mettrait à l’abri de la vacuité du monde et ferai de lui un être authentique, pas comme les experts et prolétaires qu’il dénonce comme étant dans le mécanisme (tout en étant lui même dans une posture d’expert pendant toute la conf et tout en disposant du temps des autres alors qu’il dit que le temps est la grande valeur du XXI). C’est le même vice qui rend Platon complètement ridicule avec son philosophe roi. Un philosophe qui dit que les philosophes sont les seuls dignes d’avoir le pouvoir, un artiste qui dit que seul les artistes sont dignes, qui peu prendre ces mecs au sérieux après des affirmations pareilles ?
      En tant qu’artiste je ne pense pas que les artistes soient à l’abri de la vacuité du tout (Platon le pensait pas non plus d’ailleurs mais il était pas artiste cqfd). Les artistes sont le reflet de leur époque, ce sont pas des surhommes et si on suis la logique de Gori, les artistes du XXI sont tous obligatoirement des imposteurs (je dit pas imposteuses ni surfemmes vu qu’il y a pas de femmes dans le monde de Gori ni dans celui de Platon et des phallosophes) car la thèse de Gori est que l’imposture serait la caractéristique de notre époque. Un artiste qui ne serait pas vide, faux, menteur, tricheur, escroc ne sera pas reconnu comme artiste par ses contemporain·ne·s.

      Par contre @0gust1 je trouve pas que c’est un problème de poster des choses pas lus ou pas écoutés sur seenthis. Je le fait souvent, ca me sert de mémo pour mes liens. L’intitulé de la conf donnait envie, il fallait écouter pour découvrir que c’etait surtout de la psy pour dominants et de la phallosophie. Et pour avoir écouté en entier il y a quand même des idées intéressantes.

    • C’est l’effet : je ferme la porte derrière moi, tous ceux qui n’ont pas ma grandeur ne sont pas invités dans le « jeu démocratique ». Stiegler et Crépon sont comme ça dans un bouquin de merde sur la démocratie participative, à la fin il faut que tiens, moi, au hasard, tranche. J’en avais parlé dans un texte sur la démocratie pastorale.
      http://blog.ecologie-politique.eu/post/2009/09/21/%C2%AB-Les-gens-sont-cons-%C2%BB


  • La #civilisation de l’#Indus, des terres fertiles au désert aride  - Le Temps
    https://www.letemps.ch/sciences/2016/12/26/civilisation-lindus-terres-fertiles-desert-aride
    https://assets.letemps.ch/sites/default/files/media/2016/12/26/file6srw6qe0hci17d2ipoh1.jpeg

    Si elle s’avère exacte, la théorie du changement climatique suppose que la civilisation de l’Indus fut contrainte de quitter sa vallée devenue infertile. Une #migration qui pourrait avoir mené ces « réfugiés climatiques » vers les plaines du Gange. « Cela s’est accompagné d’un changement dans les stratégies de subsistance. La civilisation de l’Indus s’est progressivement convertie dans des cultures céréalières estivales basées sur le riz et le millet, deux denrées plus à même de supporter ces nouvelles conditions climatiques et nécessitant, pour le riz, le développement d’une #agriculture irriguée », confie Aurore Didier. « Elle a également tissé des liens avec de nouveaux partenaires commerciaux. »

    Pas de quoi donc parler d’« effondrement » d’une société au sens de l’anthropologue Jared Diamond. Il s’agit plutôt d’une adaptation graduelle à l’évolution de l’#environnement, s’étant étalée sur plusieurs siècles. La civilisation de l’Indus s’est éteinte au fur et à mesure que sa culture, ses cités et son réseau commercial se régionalisaient et se transformaient.

    #climat



  • Ecologie en résistance : stratégies pour une terre en péril (vol. 1) – Editions LIBRE
    http://editionslibre.org/wp-content/uploads/2016/05/Capture-d%E2%80%99e%CC%81cran-2016-05-28-a%CC%80-6.52.44-PM.jpg

    http://editionslibre.org/produit/ecologie-en-resistance-strategies-pour-une-terre-en-peril-vol-1-2

    Si vous vous intéressez aux trois questions suivantes, ce livre est pour vous : « Peut-on résister ? Pourquoi résister ? Comment résister ? ».

    La #civilisation industrielle est en train de détruire la Terre ; le nier, c’est subir la domination d’une idéologie dont l’ambition est d’annihiler le vivant ou de le réduire en esclavage. Ce recueil de discussions porte sur le changement de stratégie et de tactiques qui doit se produire si nous voulons construire une résistance efficace. Il y est question d’interposer nos corps et nos existences entre le système industriel et toute vie sur la planète. Il y est question de contre-attaque.

    Dans ce premier volume, vous trouverez des textes et discours de Vandana Shiva, Derrick Jensen, Stephanie McMillan, Lierre Keith et Aric McBay. Livre de poche, 148 pages. 10 euros.

    #écologie #anticiv


  • Sur la nature sauvage des enfants & « Scolariser le monde » (par Carol Black) – Le Partage
    http://partage-le.com/2016/12/sur-la-nature-sauvage-des-enfants-scolariser-le-monde-lecole-arme-de-des
    http://partage-le.com/wp-content/uploads/2016/12/SCOLARISER-LE-MONDE-1-559x315.jpg

    Au début du 20ème siècle, les théoriciens de l’#éducation étaient assez transparents sur le fait qu’ils concevaient des #écoles en vue d’adapter les #enfants au nouvel ordre industriel. Ces #pédagogues soutenaient que les enfants devaient perdre leur nature sauvage « primitive » et développer des manières « civilisées » telles que la ponctualité, l’obéissance, l’ordre et l’efficacité. En 1898, Elwood P. Cubberley, doyen de L’école d’#enseignement et éducation à l’Université de Stanford, déclare que :

    « Nos écoles sont, dans un sens, des #usines, dans lesquelles les matériaux bruts – les enfants – doivent être façonnés en produits… Les caractéristiques de fabrication répondent aux exigences de la #civilisation du 20ème siècle, et il appartient à l’école de produire des élèves selon ses besoins spécifiques. »

    Dans les esprits de ces architectes de l’éducation moderne, « L’Enfant », « Le Sauvage » et « La Nature » étaient des concepts équivalents ; ils représentaient tous quelque chose d’intrinsèquement déviant, bestial, informe. « La Nature », affirme William Torrey Harris, Commissaire à l’Education de 1889 à 1906 aux Etats-Unis, est « l’exact antithèse » de la « nature de l’homme d’esprit ». Il précise :

    « Hors de l’état sauvage, l’homme s’élève en se créant de nouvelles natures, les unes sur les autres ; il matérialise ses idées en institutions, et trouve dans ces mondes idéaux sa demeure réelle et sa vraie nature. »

    L’objet de l’école, en d’autres termes, était d’élever les enfants hors de leur état naturel (qui était, du point de vue de M. Harris, « totalement vicieux ») et de les entraîner à prendre leur place dans le grand projet humain de « #subordination du monde matériel à son usage ». Comme l’explique Harris, « On classait les nations et les peuples du monde… selon le degré auquel ils avaient achevé cet idéal de l’humanité ». Les cultures qui ne voyaient pas les choses ainsi étaient confrontées à un choix : « adopter notre culture et devenir intellectuellement productives ou disparaître. Voilà le jugement prononcé par les Anglo-Saxons sur les races inférieures ».

    Nous avons oublié qu’il s’agissait de la vocation initiale (de la raison d’être) des institutions-usines dans lesquelles la plupart d’entre nous avons grandi ; nous parlons de notre expérience personnelle de l’école comme s’il s’agissait d’une composante naturelle, d’un élément naturel et essentiel de l’enfance humaine, et non pas de ce qu’elle est réellement : une expérience extrêmement récente d’ingénierie sociale menée à grande échelle. Mais le passé, comme l’a brillamment exprimé Faulkner, n’est jamais mort ; il n’est pas même passé. Ces objectifs originels, comme John Taylor Gatto le souligne, ont été imbriqués avec tant d’efficacité dans la structure de l’enseignement moderne – avec ses systèmes sous-jacents de confinement, de contrôle, de standardisation, d’évaluation et de poliçage – qu’ils s’accomplissent aujourd’hui sans même que nous en ayons conscience et sans notre consentement.


  • L’Union européenne en quête d’un #Patriotisme
    http://www.taurillon.org/l-union-europeenne-en-quete-d-un-patriotisme

    Le patriote européen aime l’Europe, mais de quelle Europe s’agit-il ? Dans le sillage du délabrement progressif de l’Union européenne sous la flambée des crises, il est plus important que jamais de résoudre la question de l’identité européenne. Qui est ce patriote européen, et comment peut-il se construire ?

    Culture & Histoire

    / #Union_européenne, Patriotisme, #Civilisation

    #Culture_&_Histoire


  • Le mélange des genres

    Georges Lapierre

    http://lavoiedujaguar.net/Le-melange-des-genres

    L’essai de Georges Lapierre Vierge indienne et Christ noir, une « petite archéologie de la pensée mexicaine », paraît en feuilleton, deux fois par mois, sur « la voie du jaguar ».

    Le Mexique se trouve au point de confluence de deux grandes civilisations : la civilisation mésoaméricaine et la civilisation occidentale, qui, comme deux fleuves puissants, vont suivre des chemins parallèles pendant un certain temps avant de mélanger leurs eaux peu à peu pour former le monde métis que nous connaissons. Mais ce monde métis, pris entre les deux extrêmes représentés par le monde indien accroché à ses traditions et le monde que nous appelons par commodité occidental, est loin d’être homogène. Avons-nous affaire concernant ce « métissage » à une forme de syncrétisme religieux entre une cosmogonie d’origine mésoaméricaine et une cosmogonie chrétienne ? (...)

    #Mexique #archéologie #religion #cosmovision #civilisations #Octavio_Paz


  • Souffrir de faire souffrir AL - La Brique 2 novembre 2016

    http://labrique.net/index.php/thematiques/lutte-des-classes/832-souffrir-de-faire-souffrir

    Chaque année, des affaires de maltraitance sont révélées concernant des personnes âgées « accompagnées » en maisons de retraite. De manière assez systématique, le personnel est pointé du doigt, sans toujours réincrire ces histoires de violence dans le contexte délétère qui les ont rendues possibles. Que savons-nous des conditions de vie et de travail en maisons de retraite ? Bien souvent prises dans la spirale du rendement, soignantes et soignées ont en commun d’être invisibles. Pour en savoir plus, La Brique donne la parole à Alice, ancienne aide-soignante (AS) en EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). Il s’agit tant d’un témoignage personnel que l’expression d’une parole collective destinée à rendre visible l’envers du décor. 
    http://labrique.net/images/numeros/numero48/vieille.jpg

    « J’ai fait la toilette de Madame Oiseau avec Pauline, chouette fille. Elle bosse comme une dingue, vit seule avec ses filles à élever. Elle est crevée à cause du manque de sommeil. Elle travaille dans la maison depuis vingt ans. Encore une fille qui n’a pas le diplôme, qui avant faisait tout, mais s’est retrouvée faisant fonction aide-soignante. Aujourd’hui, elle est payée comme une femme de ménage en faisant le boulot d’une AS. C’est dur. Pauline parvient à peine à toucher Madame Oiseau. Pourtant, elle l’adore. Les escarres sont importantes et creusent le corps, elles sont infectées dans le bas du dos, aux talons. Elle souffre, se crispe de douleur. Faire ses soins est éprouvant. Le directeur hésite encore à faire appel à l’équipe mobile de soins palliatifs. La situation traîne et Madame Oiseau reste des journées entières sans soin ».
     
    Ancienne aide-soignante, j’ai travaillé pendant trois années dans un EHPAD. Cet extrait de mon journal raconte une scène aussi fréquente qu’éprouvante. Après un certain temps j’ai ressenti le besoin de transcrire la dureté de ce quotidien où, du côté des soignantes comme des soignées, se côtoient des souffrances de toutes sortes. Aujourd’hui, je suis tiraillée entre l’urgence de témoigner des conditions déplorables dans lesquelles notre société accompagne nos vieilles1 durant les derniers moments de leur vie, et l’inconfort de parler d’une maltraitance à laquelle j’ai moi-même participé, malgré moi. Car, si des aides-soignantes ont une pratique maltraitante, c’est bien souvent parce que l’institution les y contraint.
     
    Les vieilles, pompes à fric
    La France compte sept millions d’habitant.es de plus de 75 ans et 10 % d’entre eux.elles – soit environ 700 000 – vivent en maison de retraite où sont généralement hébergées les personnes les plus fragiles, âgées, malades et dépendantes. Les EHPAD sont des maisons de retraite médicalisées. Une formule technocratique pour euphémiser ce qu’on appelait autrefois hospices, asiles ou mouroirs. On y concentre, recluse, la vieillesse dépendante, celle qui va mal et qu’on refuse de voir2.
     
    Le budget des EHPAD est tripartite. L’agence régionale de santé (ARS) finance les soins et une grosse partie du salaire des soignantes. Le département, lui, finance la dépendance et la petite partie restante des salaires. C’est aux particuliers de payer le reste de la note, c’est-à-dire l’hébergement, qui finit dans les poches des promoteurs immobiliers et des actionnaires. Quant à l’État, il se désinvestit et délègue aux collectivités territoriales la gestion financière des EHPAD. Faute de budget, celles-ci freinent des deux pieds lorsqu’il s’agit d’ouvrir de nouveaux EHPAD publics, ou des EHPAD privés à but non lucratif.
     
    Résultat, il reste les EHPAD à but lucratif. Fédérés en grands groupes cotés en bourse, ces établissements sont les seuls capables de rafler les appels d’offre. C’est qu’ils ont su rendre la santé des vieux rentable en réalisant des économies d’échelle sur le matériel, en externalisant les services d’entretien des locaux et de restauration, en payant les plus petits salaires possibles, en programmant des taux de dépendance optimums (plus la dépendance est élevée, plus la rentabilité est forte). En bref, les groupes profitent de la faiblesse de l’offre et de la forte demande pour proposer des tarifs d’hébergement prohibitifs, aux frais des familles3.
     
    Parallèlement, la mesure du soin a été rendue possible par l’usage de nouveaux outils. La médicalisation et la standardisation des soins en cours depuis les années 1970 permet aux collectivités publiques de contrôler de près les coûts de la dépendance. Puisque les collectivités territoriales ont un oursin dans la poche et que l’État regarde ailleurs, le prix de l’hébergement ne cesse de s’élever en EHPAD : de 1500 euros par mois pour une chambre en province à 6000 euros à Paris ou en région Provence-Alpes-Côte-d’Azur. L’ARS fixe le budget du soin et en contrôle la qualité. Selon l’État et les collectivités territoriales, la privatisation permettrait de maintenir serrées les dotations en soin tout en garantissant le développement d’une offre de services apparemment conforme à des normes exigeantes. Pourtant, le secteur privé facture aux client.es des services chers (restauration, blanchiment, ménage, loisirs, kits d’hygiène, etc.) qui répondent mal aux besoins des résidentes et sont directement financés par les particuliers.
     
    Sans surprise, les EHPAD privés à but lucratif enregistrent les plus forts taux de remplissage et de dépendance pour une rentabilité maximale. Les ratios soignantes/soignées sont au plus bas, la charge de travail énorme pour des soignantes souvent privées du matériel et de la moindre marge de manœuvre.
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    L’usine
    Ces entreprises du grand âge, toujours soucieuses de réduire leurs coûts, optimisent partout où elles le peuvent : protections hygiéniques comptées, toilettes minutées, temps de repas étriqués, pauses grignotées, budgets d’animation réduits, cadence soutenue… La liste est longue et témoigne de l’effet désastreux de la privatisation de la prise en charge des personnes âgées changées en matière première.

    Les soignantes ne sont pas en reste puisque dans la plupart des EHPAD, c’est l’usine... Les journées de onze heures s’enchaînent. On vient souvent travailler sur ses jours de congés ou de repos, les heures supplémentaires ne sont pas payées. Pendant ce temps, les pointeuses comptent tous les jours rigoureusement notre temps de présence. L’énorme turnover et le non remplacement des absentes mettent celles qui restent à rude épreuve.
     
    En plus de ces conditions de travail dégradées il faut encore supporter la soumission à un personnel d’encadrement malveillant. Le chef, qu’on ne voit jamais dans les étages, nous regarde de haut et nous parle comme à des gamines mal élevées. Il reste sourd à nos problèmes préférant nous parler « du budget », sa seule obsession. Il faut également supporter la pression exercée par la cadre, celle qu’on doit supplier pour un jour de repos, pour quelques toilettes en moins, pour le remplacement d’une fille en arrêt. Celle qui nous demande sans cesse s’il ne reste pas quelque chose à faire, des ongles à couper, qui ne supporte pas de nous voir prendre du temps avec une personne. Celle qui nous dit que si ça ne va pas c’est la faute de la génération Y, que les filles n’ont plus la vocation, qui nous répète que Pôle emploi leur envoie n’importe qui.
     
    Éthique et performance : des injonctions contradictoires
    En EHPAD, la norme, c’est l’injonction contradictoire. Une collègue m’a dit un jour : « On est obligé de maltraiter ». C’est que les soignantes sont en permanence rappelées à des contraintes médicales et éthiques qu’elles ne peuvent satisfaire prises sous les feux de l’impératif de rendement. D’un côté, on demande aux soignantes de bien prendre soin des résidentes. L’éthique des soins gériatriques responsabilise excessivement les agentes qui les prodiguent. Assignées à la sollicitude permanente, responsables du bonheur d’individus privés de la liberté d’aller et venir, sommées de mettre au travail leur propre vulnérabilité pour donner le meilleur d’elles-mêmes à des sujets fragiles et déracinés, « nous sommes dévouées ». De l’autre, pas le droit de s’asseoir pour faire un brin de causette. Pour les boss, le « prendre soin » possède une valeur principalement quantitative : un maximum de soins pour un minimum de coûts. Il faut faire vite, mais ne rien oublier, sous peine d’une observation orale ou écrite, voire d’un avertissement pour maltraitance.
     
    Politiser le soin
    Des luttes collectives voient le jour. Partout, des revendications se formulent : dans les couloirs, durant le repas, dans les chambres, les salles de repos, etc. La presse se fait parfois l’écho de formes plus politisées de mobilisations, de débrayages d’une heure et de journées de grève. En janvier 2016 le département du Nord a baissé de 3 % le budget des EHPAD. En réaction, l’Union Nationale des Syndicats Autonomes (UNSA) a lancé un appel à la grève d’une heure le 1er avril 2016. La forte mobilisation a forcé la rencontre de directeurs d’EHPAD du Nord avec des représentant.es du département. Fin septembre 2016, une dizaine de soignantes de l’EHPAD de Coudekerque-Branche pousse la porte de Force Ouvrière et menace de faire grève si la direction ne répond pas à leurs revendications. À suivre.
     
    Partout en France, les salariées des EHPAD se syndiquent pour renverser les rapports de force. Les journaux locaux relaient plus régulièrement les revendications des soignantes et les directions se voient obligées d’ouvrir le dialogue, au moins pour la forme. Mais rien n’est gagné. Après des mois de lutte, les salariées de la maison de retraite intercommunale de Semblançay-La Membrolle (composée de deux EHPAD) située près de Tours obtiennent une réunion réunissant des agents de l’ARS, du conseil départemental d’Indre-et-Loire, la directrice de l’EHPAD, le président du conseil d’administration des deux établissements et des représentants syndicaux CGT et SUD. Les salariées doivent s’estimer heureuses, elles ont obtenu un audit censé mesurer la gestion, les effectifs et l’organisation de l’établissement4. Mais cette démarche, une nouvelle fois comptable, peut-elle déboucher sur quelque chose ?
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    Des alternatives au règne de l’actionnariat  
    Malgré son coût prohibitif, l’EPHAD apparaît comme la solution incontournable alors même qu’il est en voie de ne devenir accessible qu’aux familles aisées. Quand bien même on a les moyens, trouver une place en EHPAD n’est pas chose facile : il faut souvent attendre des mois, voire des années, pour que la liste d’attente se tarisse et que s’ouvrent les portes de l’institution. L’insuffisance des aides accordées par les régions et les départements est criante en comparaison de l’épuisement d’aidantes esseulées face à l’aggravation d’une démence, la survenue d’une maladie ou une perte d’autonomie. Leur isolement social les oblige à faire la navette entre l’hôpital et le domicile. La vieille meurt souvent sur le chemin5.
     
    Dans ce contexte, la place réservée à d’autres modèles d’accompagnement s’avère réduite. Et pourtant, il existe des alternatives : dans le Nord, l’association de développement gérontologique du valenciennois a ouvert une maison de retraite communautaire composée de petites unités de vie de 17 à 35 studios. À Montreuil, c’est la « maison des Babayagas », une « anti-maison de retraite » autogérée, citoyenne, solidaire, écologique et féministe qui a ouvert ses portes en 20136. Ici, pas de loyers exorbitants : « Les Babayagas sont locataires de l’Office des HLM de Montreuil, qui réalise la construction pour des loyers modulables de 250 à 700 euros en fonction de leurs ressources »7. Quand on sait que neuf vieux.vieilles sur dix ne vivent pas en EHPAD, voilà une initiative qui mérite de se développer.
     
    Nouvelles solidarités
    Pour conclure ce papier, je voudrais dire à quel point j’aime mon métier. Comme la plupart de mes collègues, j’ai choisi de travailler auprès des personnes âgées. Après avoir travaillé une année à domicile, j’ai pensé que travailler dans un environnement adapté, tout en étant mieux formée, me permettrait d’être une meilleure soignante. Je n’ai pas trouvé, en EHPAD, le cadre sécurisant que j’y attendais. Entre le maintien à domicile – où le soin est reclus dans la sphère privée et domestique des familles – et l’EHPAD – où le soin est privatisé pour rendre productive la vieillesse improductive – il faut créer de nouveaux lieux de vie. En attendant, je salue le courage et la détermination de celles et ceux qui ont la force de rester et de se battre au quotidien sur le terrain pour défendre leurs conditions de travail. Celles-ci font la qualité de vie des résidentes en EHPAD.
     
    AL

    Et comme plus d’info ne tue pas forcément l’info, vous pouvez continuez à vous documenter en allant voir l’article paru dans Bastamag le 7 octobre 2016 : Dans les maisons de retraite, manque de moyens et conditions de travail dégradées rendent la situation « explosive » http://www.bastamag.net/Dans-les-maisons-de-retraite-manque-de-moyens-et-conditions-de-travail
     
    1. Avec plus de trois quarts des résidents qui sont des résidentes et plus de 90 % des soignants qui sont des soignantes, je choisis de féminiser ces termes.
    2. Les prénoms ont été changés.
    3. Pour ne citer que les trois plus gros EHPAD français côtés en bourse, le groupe Korian occupe la tête du classement avec 23900 lits et 288 établissements. Suivent Orpéa (19275 lits, 222 établissements) et DomusVi (15043 lits, 187 établissements).
    4. « La Membrolle et Semblançay : pas de réponses concrètes pour les salariés des EPHAD », La Rotative, 02 septembre 2016.
    5. « La fin de vie des personnes âgées », Observatoire National de la Fin de Vie, 2013.
    6. « La maison des Babayagas, l’antimaison de retraite à Montreuil », Juliette Harau, Le Monde, 22 février 2016.
    7. « La maison des Babayagas, un projet pour vieilles qui décoiffe… », Danielle Michel-Chich, Mediapart, 27 novembre 2012.

    #Lille #presse #La_Brique #luttes_sociales #EPHAD #maltraitance #Babayagas #maison_de_retraite #ARS #vieux


  • L’horreur que nous voulons ignorer
    https://www.franceinter.fr/emissions/geopolitique/geopolitique-27-octobre-2016
    https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/2016/10/89beabad-e7fc-402c-9bc0-0f2557000f39/600x337_000_par8291795.jpg

    Ils meurent car des dictatures sanguinaires ou la folie meurtrière de Daesh ne leur laissent pas d’autre choix qu’une fuite éperdue. Ils meurent parce que des passeurs dont le #cynisme passe l’entendement les entassent à prix d’or sur des canots que renverse le premier souffle de vent. Ils meurent, c’est le pire, parce que nous avons si peur d’eux que nous préférons encore les voir mourir en mer qu’organiser leur accueil.

    Ils fuient tout ce que nous condamnons, dictatures et fanatisme religieux. Ils voient en nous un havre de #paix et de droit, ce summum de #civilisation dont nous nous réclamons si fièrement, mais nous avons peur d’eux, comme s’ils étaient ce qu’ils fuient et non pas des frères humains aspirant aux mêmes valeurs que celles que nous prônons et incarnons à leurs yeux.

    Vous, je ne sais pas mais, moi, j’ai #honte. Je suis écrasé de honte par cette situation, par ce chiffre de 3800 #morts en moins de dix mois, là, devant nous, sur cette mer qui est notre mer commune et rime avec vacances, soleil et bonheur.

    #réfugiés

    • En grande majorité, ce sont des célibataires migrants économiques, issus des classes moyennes du tiers monde, porteurs des économies des familles qui les envoient.
      Ils sont riches et des trafiquants d’esclaves les volent et les exploitent pendant tout leur voyage.
      Tout ce qui encourage par naïveté, faiblesse, ignorance et bonne conscience charitable dévoyée, les cyniques exploiteurs de ces drames humains doit être dénoncé.
      Aider les migrants à venir en Europe c’est se rendre complice d’un ignoble et injustifié trafic d’être humains au détriment du tiers monde. C’est immoral et insupportable, c’est la #honte.



  • Life on Mars | Le Monolecte
    http://blog.monolecte.fr/post/2016/08/14/life-on-mars
    http://blog.monolecte.fr/wp-content/uploads/2016/08/DSC05184D-1024x683.jpg

    Padirac, c’est un peu plus qu’un grand trou béant dont on peine à voir le fond. C’est plutôt la mesure à une échelle géologique impensable de l’ignorance et de l’insignifiance de l’être humain.

    #chroniques #civilisation #histoire #voyage


  • Les marchands de nuages | Le Monolecte
    http://blog.monolecte.fr/post/2016/08/10/les-marchands-de-nuages
    http://blog.monolecte.fr/wp-content/uploads/2016/08/DSC05059D-1024x483.jpg

    GolfechElles apparaissent un peu brutalement au détour d’un virage, sur la route des vacances. Elles sont toujours quelque peu incongrues dans le paysage, comme deux mugs de café fumant que deux géants auraient oublié lors d’un piquenique au bord de la rivière.

    #Cartes_postales #chroniques #civilisation #consommation #marchand


  • http://www.franceculture.fr/emissions/une-semaine-dans-le-monde/choc-des-civilisations-histoire-d-une-theorie-controversee?xtmc=chocs%

    "Choc des civilisations", histoire d’une théorie controversée

    « Regard critique en première partie sur le mythe du choc des civilisations souvent évoqué pour expliquer le terrorisme »

    « Conceptualisée par l’américain Samuel Huntington dans son ouvrage désormais célèbre The Clash of Civilizations, paru en 1996, cette théorie a depuis été amplement critiquée. On lui reproche notamment de faire de la religion la seule explication des conflits, au détriment de la politique ou de l’économie.

    Pourtant, notamment depuis le 11 Septembre, l’idée continue d’imprégner les mentalités, des médias aux responsables politiques. Nous essaierons donc de comprendre pourquoi en retraçant l’histoire de cette théorie controversée. »

    #radio #audio #Samuel_Huntington #911 #Civilisation #Islam #Clash #chocs #identité #Etats-Unis #Irak #guerre #terrorisme #Occident #Orient


  • Mises à jour finales du blog d’un permaculteur qui habite maintenant en ville et ancien #anticiv qui fait maintenant louange de la #civilisation

    poke @koldobika il me semble que certaines phrases font écho

    https://grainedeflibuste.wordpress.com

    En effet, si je me suis lancé dans le jardinage avec autant d’énergie, c’est avant tout parce que j’avais d’une certaine manière été traumatisé par l’échec de ma première expérience d’entreprise, laquelle me tenait très à cœur. Pire, m’étant retrouvé endetté et incapable de subvenir à l’alimentation de mes enfants en bas-âge, je m’étais juré de toujours garder un potager productif, suffisant pour assurer un minimum d’assurance de pouvoir nourrir ma famille, y compris en cas de coup dur. Et après 5 ans de jardinage, et l’acquisition des techniques de #permaculture, j’ai fini par obtenir cette assurance, ce savoir-faire et cette capacité productive. Tant et si bien que cette seule assurance, cette seule certitude de savoir le faire et donc, d’être capable de le refaire si nécessaire, s’est retrouvée suffisante : dès lors pas besoin de cultiver un jardin en permanence, d’y consacrer du temps et de l’énergie, j’avais retrouvé confiance en moi et en l’avenir, le simple fait de m’en savoir capable me suffisait. Et je cessai alors de rejeter la faute de mon propre échec sur celui de la société toute entière, pour enfin accepter mes propres erreurs et m’autoriser à repartir sur le bon pied. Cette expérience de jardinage avait eu pour moi l’effet d’un rite de passage : en apprenant la survie autonome, j’avais acquis une nouvelle confiance en moi, et étais enfin devenu adulte.


  • La #dépression est une maladie de #civilisation (Stephen Ildari) – Le Partage
    http://partage-le.com/2016/07/la-depression-est-une-maladie-de-civilisation-stephen-ildari
    http://partage-le.com/wp-content/uploads/2016/07/depression-435x315.png

    « 99,9 % de l’expérience humaine a été vécue dans un contexte de chasseur-cueilleur« , ajoute-t-il. « La majeure partie de la pression de sélection qui a sculpté et formé nos génomes correspond bien à cet environnement et à ce mode de vie ».

    Au regard des 3 millions d’années d’existence de l’hominidé, et l’utilisation d’outils en pierre par l’homo habilis, notre genre a connu un changement environnementale rapide depuis l’avènement de l’agriculture il y a environ 12 000 ans, et au cours des 200 dernières années, depuis la révolution industrielle, notre espèce doit faire face à ce qu’Ildari appelle une « mutation environnementale radicale ».

    Tandis que notre environnement a radicalement changé, notre génome est essentiellement le même qu’il y a 200 ans, explique Ildari. « Cela ne fait que 8 générations. Ce n’est pas assez de temps [pour des adaptations génétiques importantes]. »

    « Il y a un décalage profond entre les gènes que nous portons, les corps et les cerveaux qu’ils génèrent, et le monde dans lequel nous nous trouvons », ajoute-t-il. « Nous n’avons pas du tout été conçu pour la sédentarité, l’enfermement, l’isolation sociale, l’alimentation fast-food, la privation de sommeil et le rythme effréné de la vie moderne ».



  • The rise and fall of great world cities: 5,700 years of #urbanisation – mapped | Cities | The Guardian
    https://www.theguardian.com/cities/2016/jun/27/rise-fall-great-world-cities-5700-years-urbanisation-mapped
    https://i.guim.co.uk/img/media/327fb19df907358e89421b3ba8ea9e9eafa528a1/55_1_531_318/531.jpg?w=1200&h=632&q=55&auto=format&usm=12&fit=crop&bm=normal&ba=bottom%2Cleft&blend64=aHR0cHM6Ly91cGxvYWRzLmd1aW0uY28udWsvMjAxNi8wNi8wNy9vdmVybGF5LWxvZ28tMTIwMC05MF9vcHQucG5n&s=7bcbef32741054debba08e243a3b5ee5

    The Sumerian city of Eridu marks the dawn of urbanisation in 3700BC, which trickles around Mesopotamia, Iran, India and China before eventually coming west to the Mediterranean. Mapping the data makes certain trends and patterns quite clear. For instance, it’s notable that the earliest cities from China to Mesoamerica can all be found in a similar latitudinal belt, suggesting a possible link between early phases of urbanisation and climate.


  • Les « solutions » sont nécessaires, mais elles n’empêcheront pas l’#effondrement
    https://www.reporterre.net/Les-solutions-sont-necessaires-mais-elles-n-empecheront-pas-l-effondreme
    http://www.reporterre.net/IMG/arton9927.jpg

    Enfin, il est impressionnant de constater que plus de la moitié des sondés (54,8 %) sont plutôt persuadés que les « solutions » du film Demain précipiteront la fin de notre #civilisation thermo-industrielle. Étonnant, non ? Voilà qui change radicalement le sens commun du mot « solution » ! Voilà aussi un signe que la pensée écologiste a radicalement changé ces dernières années (voire ces derniers mois). Les partis politiques et les grandes institutions feraient bien de se mettre à jour... Car il est désormais impossible d’ignorer le spectre de l’effondrement.

    #environnement #biosphère