• A propos de l’indemnisation prévue par les Evêques français
    https://blogs.mediapart.fr/libre-pensee/blog/171121/propos-de-lindemnisation-prevue-par-les-eveques-francais

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    Au moins soixante-dix ans d’omerta et de règne de la terreur pour les dénonciateurs ont aggravé les abus en privant les victimes de la satisfaction de voir leurs auteurs confrontés à la justice, et ont permis à ces derniers de continuer à abuser, souvent activement aidés par des clercs de haut rang qui les déplaçaient régulièrement vers des paroisses qui ne se doutaient de rien.

    Quelle confiance pouvons-nous avoir dans le fait que ce secret et la terreur des dénonciateurs disparaîtront après le sommet des évêques sur les abus à Lourdes ? Ne devrait-il pas s’agir d’un engagement formel que les évêques doivent prendre sous peine de perdre leur siège ?


    La mise en place d’un nouveau tribunal canonique national chargé de juger les clercs accusés d’abus constitue une grave préoccupation à cet égard. Le droit canonique ne peut se substituer au droit pénal civil pour de telles affaires ; il n’est pas contradictoire et la peine maximale - la défroque - n’est pas suffisante. Aucune action canonique ne doit précéder une procédure pénale, sinon le risque existe qu’un acquittement canonique soit utilisé comme justification pour bloquer toute saisine de la justice civile.

    Seul l’avenir nous dira si l’échelle d’indemnisation proposée par l’"organisme national indépendant de reconnaissance et de réparation" sera réaliste et s’il traitera les victimes équitablement et avec respect. Il est essentiel que l’organisme préserve farouchement son indépendance.
    Marie Derain de Vaucresson , présidente du nouvel organisme, l’a déjà annoncé : « On ne va pas se caler sur l’indemnisation de la justice qui évalue le prix de la douleur. Nous sommes dans une autre dynamique, celle de la justice restauratrice. »
    D’après mon expérience dans le monde entier, par exemple en Australie https://www.theguardian.com/australia-news/2019/mar/05/qa-church-leader-says-george-pells-melbourne-response-should-be-scrappe , l’Église catholique offre des systèmes de compensation uniquement lorsque cela est à son avantage, lorsque le coût est bien inférieur (et souvent l’exposition des détails compromettants est moindre) à ce que les victimes pourraient prétendre en allant au tribunal. Les premiers signes ne sont pas encourageants.

    Nous n’entendons rien sur ce que l’Église doit recevoir en échange de l’indemnisation. Un prêtre catholique français m’a dit qu’une condition préalable, si évidente qu’il n’est guère nécessaire de l’énoncer ouvertement, à tout geste de compensation, aussi minime soit-il, est qu’aucune action en justice ne soit engagée, que ce soit au pénal ou au civil.

    Si c’est le cas, c’est l’affaire du siècle pour l’Église. Et c’est tout le contraire pour les victimes et en particulier les futures victimes, car il est difficile de croire qu’elle conduira à la divulgation de l’auteur présumé des faits aux tribunaux.

    Ces énormes lacunes doivent être comblées ; les évêques et le nouvel organe doivent maintenant le déclarer :
    Aucune attribution de compensation n’est subordonnée à une quelconque obligation de ne pas divulguer les noms des auteurs présumés ou de ne pas engager d’autres actions pénales ou civiles. Il est évident que les indemnités accordées par l’organisme seront déductibles de tout autre dommage accordé par les tribunaux.
    •   Aucune mesure de rétorsion, y compris sur les perspectives de carrière futures, ne pourra être prise à l’encontre de ceux qui porteront de bonne foi des soupçons d’abus, y compris d’abus passés, à l’attention des autorités civiles, et que toute victimisation sera sanctionnée. Le nouvel organisme devrait être en mesure de statuer sur les plaintes relatives à de telles victimisations.
    Les évêques introduiront des réglementations qui font de l’omission de signaler aux autorités civiles des soupçons raisonnables d’abus un délit inadmissible , comme la loi et les directives épiscopales l’exigent déjà, et que cela s’applique à tout abuseur présumé vivant. Un délai de grâce d’un an devrait être accordé pour la divulgation de soupçons d’abus du passé.
    Un rapport annuel devrait divulguer séparément par diocèse et par ordre religieux le nombre d’évêques (ou l’équivalent dans les ordres religieux), de clercs et de laïcs au sujet desquels des soupçons d’abus ont été signalés aux autorités civiles, le nombre de ces soupçons qui ont été jugés fondés et non fondés et les sanctions imposées lorsqu’ils étaient fondés, ou qu’il n’y en avait pas. Les révocations recommandées pour les évêques et les responsables d’ordres religieux devront bien entendu être soumises à la Rome.
    Le nouvel organe devra publier régulièrement des informations tout aussi détaillées sur le nombre de plaintes, la période à laquelle elles se rapportent et les montants versés au total et par tranches.
    •  * Les procédures canoniques ne seront engagées qu’après la conclusion de toutes les procédures *pénales et civiles séculaires.

    Lors d’un événement à Assise, en Italie, le pape a fait l’éloge du cardinal français Barbarin dans une remarque apparemment improvisée. Il l’a remercié pour son « témoignage qui construit l’Église », pour la façon dont il a fait face aux vicissitudes subies en raison des accusations de dissimulation d’abus . . . . . .

    Le pape faisait référence à la condamnation de Barbarin en 2018 pour n’avoir pas signalé de multiples abus sur des mineurs, dont il avait connaissance. Ceci est requis par la loi française depuis 2000. Après la condamnation de Barbarin, il a publié une déclaration indiquant qu’il acceptait la responsabilité. La condamnation a été annulée par des tribunaux supérieurs, bien qu’il n’ait jamais été affirmé au tribunal qu’il n’était pas au courant des abus commis par le prêtre. La défense invoquait le fait que l’obligation de signaler les abus passait à la victime lorsqu’elle atteignait l’âge adulte. La plupart ne le font pas avant des décennies, voire jamais.

    L’agresseur était le prêtre et chef scout Bernard Preynat . . . . . .
    #pédocriminels #culture_du_viol #catholicisme #eglise #religion #prêtres #pape #évêques #cardinaux #abbés #curés #bedeaux #religieux #religieuses #ecclésiastiques #clercs #catéchisme . . .#viol #déni #pédophilie #violophilie #élites #victimes #diocèses #victimes #justice #CIASE #LP #France #fric #enfants

  • Le souffle de Martha

    #Martha_Desrumaux est une enfant du Nord à la destinée romanesque. « Petite bonne », puis ouvrière à neuf ans, elle deviendra, à force de révolte et d’engagement, une pionnière dans les combats pour les droits sociaux dans l’entre-deux guerres. Personnage féminin emblématique du Front Populaire, Jean Renoir la met en scène dans le film La vie est à nous en 1936. Instigatrice de la lutte des mineurs contre l’occupant nazi, elle est déportée en 1942 et participe à la résistance au sein même du camp de Ravensbrück. Dès 1945, elle est désignée pour être l’une des premières femmes députées de l’Histoire de France, avant de tomber dans un relatif oubli.

    https://lcp.fr/programmes/le-souffle-de-martha-55887
    #film #film_documentaire #documentaire

    #syndicalisme #femmes_ouvrières #classe_ouvrière #lutte_des_classes #CGTU #CGT #politique #industrie_textile #France #féminisme #communisme #parti_communiste #femmes_syndicalistes_et_progressistes #meneuse_communiste #engagement_public #vierge_rouge #Louis_Manguine #marche_des_chômeurs #militantisme #guerre_civile_espagnole #brigades_internationales #Résistance #sabotage #grève #Ravensbrück #camp_de_concentration #déportation #droits_des_femmes

    Une citation :

    « Je suis Martha Desrumaux et les nazis ne m’ont pas eue »

  • Pour relancer son économie, le Vietnam tente de remédier à une pénurie d’ouvriers due à la pandémie de Covid-19
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/12/02/pour-relancer-son-economie-le-vietnam-tente-de-remedier-a-une-penurie-d-ouvr

    Pour relancer son économie, le Vietnam tente de remédier à une pénurie d’ouvriers due à la pandémie de Covid-19
    Les usines peinent à faire revenir les travailleurs migrants qui ont quitté la région d’Ho Chi Minh-Ville après un confinement éprouvant de début juillet à fin septembre. Fortement ralentie par la vague de variant Delta de cet été, la locomotive vietnamienne, l’une des économies les plus performantes de 2020 (2,9 % de croissance), cherche à reprendre de la vitesse. L’un des nouveaux ateliers du monde (avec ses usines textiles, d’électroménager, etc.) pour les pays occidentaux a été fortement perturbé par le confinement strict de la région d’Ho Chi Minh-Ville début juillet, puis par le manque de travailleurs quand les restrictions ont été levées, fin septembre. Pour cause, 1,3 million de travailleurs migrants venus des campagnes ont rejoint leur région natale de juillet à septembre, selon le gouvernement. Beaucoup ont été traumatisés par les restrictions très strictes qu’ils ont dû subir : à Ho Chi Minh-Ville, personne n’était autorisé à sortir, l’armée livrant les repas. Les salaires ont été réduits et amputés des heures supplémentaires, et des ouvriers disent avoir dû s’en tenir pour leurs repas à quelques aliments de base. Les seules usines autorisées à rester ouvertes étaient celles qui avaient choisi de loger leurs ouvriers sur place – dans des conditions spartiates. Or, certaines se sont ensuite retrouvées avec des clusters…
    Le pays de 97 millions d’habitants, dont les exportations ont doublé de 2015 à 2020, atteignant 283 milliards de dollars (250 milliards d’euros), a connu le choc du Covid-19 en différé : il n’avait comptabilisé que 35 décès jusqu’à… avril 2021. Mais le variant Delta a fait flamber les contaminations à partir de juillet, poussant le gouvernement à abandonner fin septembre sa politique de zéro Covid. Le nombre de décès a dépassé, lundi 29 novembre, les 25 000. Après un recul de l’épidémie en octobre, celle-ci a rebondi début novembre, avec 13 000 contaminations par jour – pour une population de doublement vaccinés d’un peu plus de 50 %. Les ouvriers qui ont quitté Ho Chi Minh-Ville et les régions industrielles du Sud rechignent à revenir. « Les usines ont beau offrir des salaires et de meilleurs avantages sociaux pour attirer les travailleurs alors que leurs carnets de commandes de fin d’année s’emplissent, elles reçoivent peu de candidatures dans un contexte de crainte persistante de Covid-19 », s’inquiétait, le 29 novembre, VnExpress International, la version anglaise du premier site vietnamien d’information. L’agence Bloomberg rapportait en novembre qu’un sous-traitant de Nike offrait 100 dollars par mois de bonus à ses ouvriers – soit le quart du salaire – et qu’un fournisseur de New Balance promettait le transport gratuit pour ceux qui rentrent à Ho Chi Minh-Ville. Des sociétés interrogées par la presse vietnamienne déclarent offrir 100 % du salaire pour les deux premiers mois à l’essai des nouvelles recrues – contre 80 % en temps normal – et des allocations pour les femmes enceintes et les mères d’enfants de moins de 6 ans. Selon un sondage de la Chambre de commerce américaine au Vietnam publié le 15 novembre, 45 % des membres interrogés disent fonctionner à 80 % et plus de leurs capacités, seuls 18 % d’entre eux se considérant à 100 %. Outre Nike et New Balance, les marques Puma et Adidas dépendent du Vietnam pour une bonne partie de leur production. Samsung y fabrique des réfrigérateurs et des lave-vaisselle. Entre 80 % et 90 % des ouvriers seraient revenus, mais la pénurie de main-d’œuvre au dernier trimestre 2021 serait encore de près de 50 000 personnes pour Ho Chi Minh-Ville et autant pour la province de Binh Duong, au nord de la ville.
    Phan Thi Thanh, la vice-présidente de l’Association vietnamienne du cuir, des chaussures et des sacs à main, expliquait récemment à l’agence Reuters que de nombreuses commandes de Noël en provenance de pays étrangers ne seraient pas satisfaites. Les différences de régime entre les régions, et l’imposition de quarantaines pour les ouvriers vaccinés diagnostiqués positifs à l’usine, entravent la reprise. Les usines peuvent désormais ne suspendre qu’une fraction de leurs opérations quand elles découvrent une contamination, chaque région appliquant toutefois des jauges différentes.
    L’attractivité du Vietnam, et le conflit commercial sino-américain, qui a poussé une partie des sous-traitants taïwanais, sud-coréens et japonais à délocaliser de Chine, font du pays un nouvel atelier du monde – encore à échelle réduite. 3,4 % des importations américaines venaient du Vietnam en 2019, en hausse de 20 % sur l’année précédente. 2 % seulement des importations européennes étaient sourcées dans le pays en 2020, contre 22,4 % de Chine.Les téléphones, ordinateurs et composants constituent 33 % des exportations vietnamiennes, le textile et la chaussure 19 %. Le premier ministre vietnamien, Pham Minh Chinh, nommé en avril par l’Assemblée nationale, a entrepris à la rentrée une tournée internationale pour promouvoir les atouts de son pays. Il était à Paris début novembre, où il a rencontré le président de la République, Emmanuel Macron, et au Japon fin novembre pour promettre des « réformes de l’administration et des conditions de sécurité » dans les usines « favorables aux investisseurs » – et, veut croire le quotidien économique japonais Nikkei Asia, « une amélioration des droits de l’homme ».

    #Covid-19#migrant#migration#vietnam#migrantinterne#sante#economie#retour#travailleurmigrant#usine#cluster

  • Le peuple et la gauche - regards.fr
    http://www.regards.fr/politique/idees-culture/article/le-peuple-et-la-gauche-13252

    par l’historien Roger Martelli

    Le triomphe du printemps 1981 est aussi toutefois un chant du cygne. L’équilibre du début des années quatre-vingt est rompu. Les catégories populaires sont entrées dans une nouvelle ère de leur histoire. Cette rupture est due à la conjonction de trois processus.

    Le premier se situe dans l’ordre économico-social. Les ouvriers n’ont pas disparu, le « peuple » sociologique (ouvriers et employés) est toujours dense (la moitié des actifs et 45% des résidents) et la machine à produire de l’inégalité a interrompu l’apparente « moyennisation » des décennies précédentes. Mais les bases du « mouvement ouvrier » ont été érodées. Les ouvriers sont moins nombreux (8 millions en 1975, 5,3 en 2019 selon l’Insee), moins concentrés, dispersés dans une sous-traitance de services et éloignés peu à peu vers le périurbain. Après la longue phase d’unification tendancielle de la classe (redistribution publique, stabilisation juridique des statuts) le groupe se trouve tiraillé de plus en plus entre deux pôles, de plus en plus distants. Le cadre mental ancien du monde ouvrier s’est lui-même délité. L’identification à la « classe ouvrière » a fléchi depuis 1966 [1], au profit de l’item « classes moyennes » et l’affirmation fière de soi recule en même temps que la conscience de groupe. Quant à l’univers du « nous », fondé sur la primauté du collectif, il est perturbé par l’irruption du « je » [2] et le besoin d’autonomie de l’individu qui en résulte.

    Le deuxième processus de rupture est à la fois social et politique. Tout agrégat sociologique ne constitue pas une classe. À proprement parler, la classe ouvrière n’existe pas sans le mouvement historique par lequel le monde épars des ouvriers se façonne en groupe conscient de lui-même. Or l’équilibre qui accompagne les années de l’État-providence se défait à partir de la fin de la décennie 1970 : la grève se tasse, le syndicalisme se contracte et se disperse, et la galaxie communiste s’effrite dans un irréversible déclin. La vie associative, pour sa part, cesse de porter la marque ouvrière. Depuis deux décennies, l’expansion de l’association coïncide avec le recul de l’engagement partisan et syndical.

    Le troisième processus de rupture dans l’histoire longue de l’univers ouvrier se trouve dans l’espace proprement politique. Quand François Mitterrand descend triomphalement les Champs-Élysées, en mai 1981, Margaret Thatcher a terrassé les trade unions britanniques et Ronald Reagan s’est engagé dans sa grande « révolution conservatrice ». Dès la fin 1982, le gouvernement Mauroy décide de ralentir son œuvre réformatrice et de s’engager dans une « rigueur » que ses successeurs pousseront jusqu’à l’austérité. Alors que l’action de l’État piétine, le tissu industriel se transforme, dans un contexte économique de plus en plus mondialisé : la casse confirmée de la sidérurgie, en 1984, est en France l’équivalent de la saignée minière de la Grande-Bretagne thatchérienne. Impuissant à enrayer le déclin industriel, déboussolé par la dégradation des franges populaires les plus fragilisées, le syndicalisme voit son image, son efficacité et ses effectifs reculer, en même temps que les indices de la combativité salariale.

    La gauche enregistre dès 1983 les effets politiques de cette évolution (voir le constat du début). Le PCF, dépassé par l’allié-concurrent socialiste en 1978, poursuit son déclin. Le Parti socialiste en bénéficie un temps, ambitionne même de devenir le parti attrape-tout de la gauche française. Mais il est bientôt d’autant plus affecté par le recul qu’il se rapproche progressivement des inflexions sociales-libérales de ses homologues européens. Les brèves rémissions (1997, 2012) n’annulent donc pas la pente générale au recul.

    La fin du XXème siècle semble avoir clos le cycle ouvert par l’affirmation de l’industrie et l’expansion de la démocratie représentative. Après une longue phase d’incertitude, les classes populaires avaient accédé à la garantie d’un statut, de la protection sociale et de l’expression politique (la place de la social-démocratie et, en pays latin, du communisme). Par-là, elles s’étaient vues intégrées dans l’espace public. La crise longue amorcée dans les années 70 a mis à bas cet équilibre, replongeant une part significative d’entre elles dans la précarité et la marginalité, réelle ou supposée.

    Tassement du sentiment d’appartenance et recul du vote de gauche … Les XIXème et XXème siècles avaient fondé les ouvriers en classe ; la fin du XXème siècle n’a pas fait disparaître les ouvriers, mais elle a étiolé la classe, plus ou moins réunie par l’espérance d’un avenir radieux.

    C’est important cette distinction. C’’est la notion de « classe en soi » et « classe pour soi » de Georg Lukacs, un marxiste trop sous-estimé.

    4. Ce n’est pas parce que la gauche aurait abandonné le « social » au profit du « sociétal » qu’elle a reculé, mais parce qu’elle n’a pas compris suffisamment ce qui changeait dans la société elle-même. Le peuple sociologique d’aujourd’hui n’est pas le même qu’hier et le « social » est lui-même est bien plus complexe qu’autrefois : il entremêle des dimensions à la fois matérielles (les effets de l’inégalité) et symboliques (le poids des discriminations), relevant de tous les champs de la vie sociale.

    Ce n’est donc ni en « revenant » au modèle de la classe d’hier, ni en remplaçant la « classe » par un segment de la société (par exemple les plus exploité.e.s, les discriminé.e.s ou les plus dominé.e.s) que l’on inversera la tendance au déclin et qu’on enrayera la montée de la droite extrême. La société n’est pas une juxtaposition de segments sociaux, éventuellement hiérarchisés, mais un tout régi par des logiques dominantes et traversé par des contradictions. Aucun projet politique ne peut espérer être dynamique s’il ne parle pas de la société tout entière, s’il ne dit pas d’où elle vient, où elle peut aller et en s’appuyant sur quelles valeurs, quelles méthodes et quelles forces. Non pas « eux » contre « nous », mais « nous tou.te.s » et « tou.te.s ensemble »… Ce projet existe-t-il à gauche et est-il perceptible ? On peut sérieusement en douter.

    La société d’aujourd’hui ne dégage pas des procédures unifiantes analogues à celles qui ont rendu jadis possible l’expansion d’un groupe central et son homogénéisation relative. Une partie des exploités-dominés-aliénés peut donc à l’occasion se dresser contre le désordre social existant et, en se mettant en mouvement, peut s’affirmer comme une multitude agissante. Mais faute de projet capable d’articuler le passé, le présent et l’avenir, cette multitude ne peut devenir un peuple politique. Ce faisant, elle peut peser sur les logiques en place, infléchir à la marge l’utilisation des ressources, mais elle laisse l’initiative historique aux forces qui contrôlent de fait la distribution des avoirs, des savoirs et des pouvoirs.

    #Roger_Martelli #Conscience_de_classe #Politique #Classe_ouvrière

  • Accéder à la #montagne #sans_voiture
    http://carfree.fr/index.php/2021/11/23/acceder-a-la-montagne-sans-voiture

    Dans le cadre de la campagne Changer d’approche, l’association Mountain Wilderness développe une collection de brochures présentant des idées de sorties en montagne sans voiture. Chacune des publications est consacrée Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Marche_à_pied #Ressources #Transports_publics #Vélo #Vie_sans_voiture #annecy #auvergne #clermont-ferrand #grenoble #lyon #nature #rhône-alpes #téléchargement #Vosges

  • La France psychotique Descartes Blog
    https://descartes-blog.fr/2021/11/22/la-france-psychotique

    Vous avez certainement vu la publicité pour « the fork », un site de réservation de restaurants. Une publicité ni pire ni meilleure qu’une autre, mais qui se termine par cette phrase remarquable : « ‘the fork’, anciennement ‘La fourchette’ ». Et depuis que j’ai entendu cette formule, un doute cruel me poursuit : que s’est-il passé pour que le site change de nom ? Pourquoi cette bonne vieille « fourchette » est devenu « fork », qui après tout n’est que la traduction anglaise du même mot ? N’est-il pas paradoxal que dans un domaine ou la primauté française est toujours reconnue, au point que les restaurants britanniques ou américains prennent souvent des noms français, un site qui vante les plaisirs de la table se sente obligé d’angliciser son nom ?

    Cet exemple est loin d’être isolé. La banque en ligne de la Banque Postale s’appelle « my french bank ». Lorsque EDF lance son site permettant de trouver des artisans pour réaliser vos menus travaux, le site s’appelle « Izy » (déformation phonétique du mot « easy », qui signifie « facile »). Et pour ajouter l’insulte à l’injure, on ajoute à cette marque la précision « by EDF » (1). Et là encore, on se prend à rêver. Les publicitaires pensent vraiment qu’en prenant un nom à consonance anglish et en mettant « by » plutôt que « de » ou « par » ils attireront plus de clients ?

    Ce phénomène donne un éclairage particulier sur l’état mental de notre société, et de nos classes intermédiaires en particulier. Les publicitaires, les cadres supérieurs des entreprises sont convaincus qu’on vend plus avec un slogan en amerloque qu’avec un joli nom français. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, il ne s’agit pas vraiment d’une pénétration de la langue de Shakespeare ou plutôt de Columbo – que la plupart de ces gens ne dominent pas – mais d’un snobisme ridicule. Car ces emprunts à l’anglais sont souvent remplis d’erreurs, de fautes de traduction, de faux-amis. Le pompon est probablement détenu par une « European school of communication », dont les dirigeants ne semblent pas réaliser que le mot français « communication » se traduit en anglais « public relations », le mot « communication » étant plutôt réservé aux télécommunications…

    La langue, c’est bien connu, c’est l’un des supports essentiels de l’identité. Chacun de nous a une langue maternelle, cette langue qui, quelque soient les avatars de notre vie, nous n’oublions jamais. Une langue dans laquelle nous avons appris à penser, qui a donné forme à nos processus intellectuels. C’est pourquoi les batailles linguistiques ne sont jamais banales. Le mépris – oui, c’est le mot juste – dans lequel nos classes dirigeantes tiennent le français, leur conviction qu’un restaurant ou un site de travaux deviennent plus attractifs dès lors qu’ils sont désignés par un nom anglicisé, leur idée que notre « nation » doit devenir une « néishon » nous parle donc de leur identité.

    Un article paru dans « Le Monde » le 20 octobre 2021 sous le titre « L’Ikastola, l’école où l’on grandit en basque » donne un aperçu intéressant sur ces questions. L’article relate combien l’enseignement immersif en basque séduit… les nouveaux arrivants au Pays basque. Ainsi, on a un couple de parisiens arrivés à Bayonne par le hasard d’une mutation professionnelle qui déclare : « quand s’est posés la question de l’école, on a voulu que Manon, née à Bayonne, parle [le basque] aussi, qu’elle soit proche de sa culture ». Un autre couple, originaire elle de Normandie, lui des Pays de Loire, explique avoir inscrit ses enfants à l’Ikastola parce que « On avait envie de transmettre quelque chose de ce territoire à nos enfants, même si nos racines n’étaient pas là » (notons au passage que la fille de ce couple, elle, dit « préférer le français »…). L’auteur de l’article tire de tout ça une conclusion étrange : « un grand nombre de parents d’ikastola ont connu cette rupture générationnelle et tiennent à transmettre à leurs enfants l’héritage dont ils ont été dépossédés ».
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    Si l’on apprend les langues régionales, ce n’est pas pour s’ouvrir au monde mais au contraire pour se refermer sur un collectif qui délimite par la langue son « dedans » et son « dehors ». C’est une question purement identitaire. L’engouement de nos classes intermédiaires – car on ne trouve pas un seul ouvrier, un seul employé parmi les témoins de l’article en question – pour les langues régionales, que ce soit les Ikastolas au Pays basque, les Diwan en Bretagne ou les Calandretas en Provence, illustrent la difficulté des « gens de nulle part » à se constituer une identité, autrement dit, une réponse à la question lancinante que l’humanité se pose depuis des millénaires : « qui suis-je, d’où viens-je ».
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    Cette idéologie n’arrive pas par hasard. L’approfondissement du capitalisme repose sur la capacité de mettre tous les individus, tous les biens en situation de « concurrence libre et non faussée ». Et pour cela, il a fallu abattre les barrières qui « faussent » cette concurrence, et tout particulièrement ces « conditions données et héritées du passé ». Autrement dit, la société capitaliste idéale est faite d’individus tous identiques, même s’ils se croient tous singuliers, libres de toute détermination historique, consommant les mêmes produits et capables de fournir le même travail. Cela suppose d’effacer toute forme de filiation – nationale, familiale, culturelle – et toute forme de différentiation pour ne laisser subsister que l’illusion d’une identité, illusion nécessaire pour satisfaire le besoin humain de savoir d’où on vient, qui on est, et où on va. Alors, on consomme partout les mêmes produits avec les mêmes noms angliches, les mêmes séries à l’américaine, mais on se raconte que nos enfants sont « proches de leur culture » parce qu’ils apprennent à l’école la langue des bergers des Pyrénées, ou qu’ils sont en harmonie avec leur « genre » choisi parce qu’ils peuvent l’inscrire sur leur carte d’identité.

    Mais les identités résistent. C’est ce qui explique pourquoi un Zemmour peut faire 16% des intentions de vote sans avoir à véritablement faire campagne, et surtout pourquoi Zemmour ne laisse personne indifférente, au point que ceux qui hier opposaient à ses outrances un silence méprisant se sentent obligés à réagir. Zemmour est « le soupir de la créature accablée, l’âme d’un monde sans coeur, de même qu’il est l’esprit d’un état de choses où il n’est point d’esprit. Il est l’opium du peuple », et pardon pour la paraphrase. Le discours zemmourien est puissant parce que dans une société où les élites passent le temps à renier leurs origines, leur culture, leur histoire bref leur filiation, il la revendique et dans les termes les plus crus. Dans le chaos intellectuel provoqué par la surenchère des « pseudo-identités », il parle d’un monde organisé où les esprits étaient vaillants, les hommes étaient des vrais hommes, les femmes étaient des vraies femmes, et les petites créatures poilues d’Alpha Centauri étaient des vraies petites créatures poilues d’Alpha Centauri (3).

    Une montre arrêtée donne l’heure exacte deux fois par jour. Zemmour, c’est une montre arrêtée. Depuis plus de dix ans il répète le même discours. Mais il y a dix ans, il passait pour un hurluberlu parce que l’opinion n’avait pas encore réalisé à quel point l’idéologie libérale-libertaire – qui est celle du capitalisme mondialisé – nous conduit à la psychose. Aujourd’hui, cela devient de plus en plus évident. Tiens, prenons la dernière amusette de nos classes intermédiaires, ce pronom « iel » fait de la contraction de « il » et « elle » censé représenter ceux qui, selon la formule consacrée, « ne se reconnaissent pas dans les identités binaires », et que le Robert a fait entrer dans son dictionnaire – du moins dans la version en ligne.
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    Comme pour la langue, il y a du snobisme dans les pseudo-identités sexuelles. On se souvient du personnage de Brétecher qui pleure parce qu’il ne peut inclure dans ses mémoires une expérience homosexuelle, n’ayant eu aucune. Aujourd’hui, on nous raconte avec gourmandise qu’un adolescent sur cinq dit ne pas se reconnaître dans la description « binaire ». L’explication de ce phénomène est simple : comme le disait un garçon anglais, « heterosexual is boring » (« l’héterosexualité, c’est l’ennui »). Le « non binaire », c’est être à la page, c’est « branché », c’est sortir du lot et attirer les projecteurs vers soi, sans parler de l’attention de ses parents et des institutions. Dans la société du spectacle, qui pourrait résister ? Dans une société de marché, l’identité est un bien de consommation comme n’importe quel autre. De la même façon qu’on choisit librement sa lessive ou son jean, il faut pouvoir choisir librement ses “racines”, son “genre”, son prénom et sa filiation, changer sa langue comme on composerait une pizza chez Pizza Hut.
    . . . . . .
    Que des gens refusent de reconnaître la réalité, ce n’est pas nouveau. Il y a toujours eu des hommes persuadés d’être femmes, des êtres humains persuadés d’être des chiens, des blancs persuadés d’être noirs, des humbles paysans persuadés d’être Napoléon. Mais en général, ces personnes étaient regardées avec la commisération qu’on réserve aux malades. Ce qui est nouveau, c’est que l’idéologie dominante admet ces comportements, quand elle ne les encourage pas, et cela à tous âges. Or, dans la construction de la personnalité la capacité de l’environnement à indiquer des limites, à faire la distinction entre fantasme et réalité, est essentielle. En faisant croire aux gens que tous leurs désirs non seulement peuvent devenir réalité, mais que c’est là un droit que la société doit garantir (5), on forme des psychotiques.

    Mais des psychotiques qui consomment. Et dans notre société de marché, n’est-ce pas là l’essentiel ?
    Descartes
    #identité #genre #classes_sociales #sexe #lp

  • Apothéose néolibérale : la COP26 fonde le marché mondial de l’incendie et l’offre aux incendiaires capitalistes, au détriment des peuples – A l’encontre
    http://alencontre.org/laune/apotheose-neoliberale-la-cop26-fonde-le-marche-mondial-de-lincendie-et-l

    Par Daniel Tanuro

    La Conférence de Glasgow (COP26) aurait dû en priorité : 1°) concrétiser la promesse des pays « développés » de verser au Fonds vert pour le climat, à partir de 2020, au moins cent milliards de dollars par an pour aider le Sud global à relever le défi climatique[1] ; 2°) forcer ces mêmes pays à intervenir financièrement pour couvrir les énormes « pertes et dommages » causés par le réchauffement, en particulier dans les « pays les moins avancés » et les petits états insulaires ; 3°) « rehausser les ambitions » climatiques des gouvernements pour concrétiser l’objectif adopté de la COP21 (Paris, 2015) : « maintenir la hausse de température bien au-dessous de 2°C tout en continuant les efforts pour ne pas dépasser 1,5°C par rapport à la période préindustrielle ».

    #cop_26 #climat #écologie #glasgow

  • Glasgow Climate Negotiation ’Leaves Room’ for Fossil Fuels
    https://gizmodo.com/glasgow-climate-negotiation-leaves-room-for-fossil-fuel-1848053158

    The language around fossil fuels, which was introduced by the coal-dependent countries of India and China at the last minute, is both new and maddeningly riddled with loopholes for polluters. “Phase-down” of coal is open-ended and “efforts” provides no certainty on actions. Calling subsidies “inefficient” also leaves the door open to interpretation and could allow countries to keep digging up reserves while banking on unproven carbon capture technology under the banner of efficiency.

    U.S. Special Presidential Envoy for Climate John Kerry invoked the well-trod line in a speech to the group of assembled negotiators and said it couldn’t “let the perfect be the enemy of the good.” That’s a fair tactic when you’re looking to compromise. But physics doesn’t do compromises.

    #climat #criminel

  • Activités humaines et conséquence sur l’atmosphère :

    Climat : ce que révèle le sondeur atmosphérique IASI et ses 45 milliards d’observations
    https://theconversation.com/climat-ce-que-revele-le-sondeur-atmospherique-iasi-et-ses-45-millia

    À l’heure où la conférence sur le climat de Glasgow (COP26) s’achève, il apparaît toujours plus urgent d’affiner notre compréhension du système Terre-atmosphère afin d’améliorer les projections climatiques à moyen et à long terme pour agir efficacement contre le réchauffement.

    Ceci ne peut être réalisé sans une évaluation précise de l’impact de l’augmentation des gaz à effet de serre et de ses effets rétroactifs sur le flux d’énergie terrestre sortant.
    La mission IASI et ses dix années de mesures

    Des mesures satellites à basse résolution spectrale – dits « à large bande » – sont utilisées depuis presque 40 ans dans l’étude du bilan énergétique du système Terre-atmosphère. Celles-ci montrent toutefois leurs limites lorsqu’il s’agit de quantifier l’impact individuel de chacun des gaz sur le rayonnement sortant.

    Une meilleure évaluation peut toutefois être obtenue grâce à des mesures satellites à plus haute résolution spectrale. En absorbant le rayonnement terrestre, chacun des gaz dans l’atmosphère laisse en effet une empreinte unique dans le spectre ; celle-ci peut alors être exploitée pour surveiller notamment la mise en œuvre des mesures internationales visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

    #climat #réchauffement_climatique #GES

  • Souveraineté et numérique : maîtriser notre destin
    https://theconversation.com/souverainete-et-numerique-maitriser-notre-destin-171014

    Maîtriser les infrastructures et ressources stratégiques

    À force de concentrer l’attention sur les services d’intermédiation, on ne met pas assez l’accent sur la dimension industrielle du sujet.

    Or, le premier enjeu réside dans la maîtrise des infrastructures vitales et des réseaux de télécommunications. Moins médiatisée que celle des équipements de la 5G et de la résistance face à Huawei, la question des câbles sous-marins (98 % des données numériques mondiales y circulent) est révélatrice de la nécessité de promouvoir notre industrie câblière face à l’hégémonie d’entreprises étrangères et l’arrivée de géants tels que Google ou Facebook dans le secteur.

    À lire aussi : Sans les câbles sous-marins, plus d’Internet : l’Europe est-elle prête ?

    L’adjectif « souverain » est aussi accolé à d’autres ressources stratégiques. Ainsi, l’Union européenne veut sécuriser l’approvisionnement en semi-conducteurs, car actuellement la dépendance à l’égard de l’Asie est forte. C’est l’objet de l’European Chips Act qui vise à créer un écosystème européen. Pour Ursula Von Leyden, « ce n’est pas seulement une question de compétitivité, mais aussi de souveraineté numérique ».

    Se pose aussi la question du cloud « souverain » qui peine à se mettre en place. Territorialisation du cloud, confiance, protection des données sont autant de conditions pour asseoir la souveraineté. La France a créé pour cela le label SecNumCloud et prévoit des financements substantiels.

    L’adjectif « souverain » est aussi utilisé pour qualifier certaines données : celles pour la disponibilité desquelles aucun État ne doit dépendre de quiconque, comme les données géographiques. D’une manière générale, un consensus se crée autour de la nécessité de maîtriser les données et l’accès à l’information, en particulier dans les domaines où l’enjeu de souveraineté est le plus fort : la santé, l’agriculture, l’alimentation, l’environnement. Le développement de l’intelligence artificielle est très lié au statut de ces données.
    Le temps des alternatives

    Est-ce que tout cela implique de favoriser l’émergence de grands acteurs européens ou nationaux et/ou d’acteurs stratégiques, start-up et PME-TPE ? Certainement, encore faut-il qu’ils soient vertueux, comparés à ceux qui exploitent les données personnelles sans vergogne par exemple.

    L’alternative pure est difficile à faire émerger. C’est pourquoi des partenariats, au demeurant fort critiqués, se développent, par exemple pour des offres de cloud à l’instar de celui entre Thales et OVHcloud en octobre 2021.

    En revanche, il est permis d’espérer. L’« open source » est un bon exemple d’une alternative crédible aux technologies privées américaines. On en attend donc une meilleure promotion, notamment en France.

    Enfin, la cybersécurité et la cyberdéfense sont des sujets cruciaux pour la souveraineté. La situation est critique avec des attaques notamment de la Russie et de la Chine. La cyber est un des grands chantiers dans lequel la France investit beaucoup actuellement et se positionne comme champion.

    #Souveraineté_numérique #Infrastructure #Data_center #Cloud_souverain

  • Nuit de la Bande Dessinée (3/12) : Claire Bretécher : « Ce métier me paraissait inaccessible, mais j’ai toujours dessiné depuis l’âge de trois ans, et toujours sous forme de bande dessinée »
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/nuit-de-la-bande-dessinee-3-12-claire-bretecher-ce-metier-me-paraissai


    https://www.pixelcreation.fr/graphismeart-design/illustration/claire-bretecher

    La femme est un homme comme les autres. Et Claire Brétécher une féministe sans l’avoir revendiqué.

    #Claire_Brétécher #bandes_dessinées

  • #COP26 Member Consultation Group : 450+ members from 250+ organisations
    https://www.facebook.com/groups/batiamourtsou/posts/10159557344101125

    J’ai eu l’agréable surprise d’être sélectionné par Linkedin France dans la liste des personnes à suivre pour la COP26 ! #LinkedInTopVoices

    J’en profite donc pour raconter ce qu’il se passe à Greenwashing land, plus communément appelé ’COP26’.

    Désolé (encore une fois) de casser l’ambiance, mais c’est notre avenir à tous qui est en jeu.

    Voir des entreprises (ou des personnes) faire du greenwashing et du lobbying en zone verte, c’est non seulement dangereux, mais criminel, puisque cela pousse à l’inaction climatique.

    Vous serez alors ravis d’apprendre que :
    – Le Qatar vante ses stades écolos pour le mondial 2022 (6500 morts pour les construire)
    – Plusieurs écuries de F1 nous expliquent expliquer comment ils sont la solution pour le changement climatique (c’est bien connu, le bolide est propre, et les gens vont au Grand Prix à pieds).
    – Jeff Bezos est arrivé la larme à l’œil (en jet privé) pour donner 2 milliards et expliquer comment la technologie allait nous sauver.
    – HSBC parle de finance verte (la banque qui a financé 110 milliards les énergies fossiles entre 2016 et 2020, et qui cumule les scandales).
    – Les Etats continuent les promesses de neutralité carbone en 2050, 2060, 2070, sans plan d’action concret.
    – La presse s’enflamme parce que « bonne nouvelle », les Etats ont prévu d’arrêter la déforestation en 2030... On imagine Bolsonaro se rouler par terre de joie, il va pouvoir continuer sa petite entreprise encore 9 ans. (un article sur l’Amazonie arrive avec Bon Pote, c’est un massacre).

    PERSONNE ne doit être étonné(e) des lobbies et forces en présence. Les négociations internationales sont des négociations de pouvoir, et il n’est pas étonnant que des multinationales, parfois plus puissantes que des Etats, viennent y mettre le grain de sel.

    Je passe plusieurs heures par jour à analyser les discours et lire les documents après les « superbes » annonces, et le seul conseil que je puisse donner, c’est d’aller lire la source primaire : le diable se cache toujours dans les détails.

    PS : regardez ci-dessous la liste des entreprises présentent à la COP26, vous leur feriez confiance pour gérer notre avenir ?

    Image facebook (donc non affichable) :

    #greenwashing #écologie #climat #changement_climatique #marketing #multinationales #énergies_fossiles #environnement #énergie #pollution #décrypter #le_défi_du_réchauffement_climatique #Quatar #F1 #jeff_bezos #HSBC #bolsonaro #hypocrisie #capitalisme #lobbies

  • Comment faire baisser le prix de l’électricité et du gaz ? Jacques FOOS - Professeur Honoraire au Conservatoire National des Arts et Métiers
    http://www.librairie-tropiques.fr/2021/11/ecoloscopie.html
     
     
    Il y a 10 ans, j’ai obtenu le « Prix de l’impertinence 2011 » créé par le Cercle des Entrepreneurs du Futur, pour un article que j’avais commis sur le thème : « Énergie : le nucléaire en plein séisme ». Ce prix me fut remis parce que j’avais écrit qu’il fallait mettre des éoliennes là où il y a du vent et des panneaux photovoltaïques là où il y a du soleil (comme l’avait écrit justement un élève dans sa copie : « le problème avec le solaire, c’est qu’il y a des jours où il fait nuit ! »).

    Lors de la remise du Prix, je n’avais pas manqué de souligner que je ne voyais pas ce qu’il y avait, dans ces propos, d’impertinent, si ce n’est que la remarque pouvait sembler politico-écologico incorrecte car on voit bien où il faut mettre ces éoliennes et ces panneaux solaires et surtout pas en Europe, par exemple. Et, en ce sens, cette affirmation peut passer pour impertinente.

    Ceci justifie les sommes colossales qui doivent subvenir à la production d’électricité par ces sources intermittentes dans notre pays pour les rendre acceptables, si on peut dire !

    Aujourd’hui, on voit une explosion des prix du gaz et des énergies en général, car le prix dépend de la demande, de plus en plus forte actuellement. Ainsi, au moment le plus drastique du confinement à l’échelle mondiale, le prix de l’essence était très bas mais personne ne pouvait rouler. Aujourd’hui alors qu’il est enfin possible de rouler, le prix des carburants atteint des sommets inégalés et ce n’est pas fini.

    La hausse des carburants, liée à celle du gaz et de l’électricité émeut nos concitoyens (et c’est un euphémisme !). Face à cette forte augmentation des prix de l’énergie, le Premier Ministre, Jean Castex propose un « bouclier tarifaire » avec le blocage du tarif réglementé du gaz jusqu’en avril et la limitation de la hausse de l’électricité, répondant comme dans d’autres pays européens à la flambée des prix de l’énergie. Ainsi, après l’augmentation de 12,6% du gaz fin septembre, son prix sera bloqué jusqu’en avril 2022 (date des élections présidentielles). Des options sont suggérées à destination du prochain gouvernement dont celle de faire payer alors aux consommateurs le gaz un peu plus cher que les cours du marché, qui devraient avoir baissé d’ici là, la saison du chauffage étant passée et donc avec une demande moins forte. Cela signifie toutefois que le consommateur paiera ces augmentations : c’est juste reculer pour mieux sauter !

    Or, il y a moyen de faire baisser drastiquement le prix de l’électricité et du gaz.
    Pour l’électricité , l’introduction de taxes, inexistantes au début de ce siècle doublent aujourd’hui le prix du kWh comme le montre ce tableau (Prix du kWh en France (en abscisse : le(s) dernier(s) chiffre(s) du millésime de ce siècle soit de 2001 à 2019). S’y ajoute la TVA !!). En 2021, le prix moyen du kWh TTC dépasse 0,19 euro (données Eurostat).
     



    Vous trouvez que mon impertinence frappe trop fort ? Regardez votre facture d’électricité. Elle présente quatre registres. Le premier est le prix du kWh. Le second indique le coût de l’abonnement payé à l’opérateur qui dépend essentiellement de la puissance installée. Le dernier correspond à la TVA.

    Le troisième registre s’intitule « Taxes et Contributions ». Là, le changement est important. Depuis 2002, une taxe est imposée au consommateur. Jusqu’en 2010, cette taxe appelée CSPE : Contribution au Service Public d’Électricité a peu augmenté, passant de 4 à 6% du prix du kWh : 0,9 c€/kWh (voir schéma). Cette taxe reflète essentiellement le surcoût associé aux politiques de soutien aux énergies renouvelables et à la cogénération selon les termes de la loi du 10 février 2000, même si d’autres rubriques en particulier sur le plan de la Solidarité, s’y rajoutent. Ainsi, en 2021, le montant de cette taxe est de 2,25 c€/kWh, soit une augmentation de 250% en dix ans (et il faut ajouter la TVA à 20% bien sûr !). Elle est destinée à 51% aux investissements dans le photovoltaïque (32%) et l’éolien (19%) !).

    Il suffirait donc tout simplement de supprimer ces subventions qui bénéficient pour une part importante aux sociétés étrangères qui installent ces centres de production électrique dans notre pays, pour voir notre facture d’électricité diminuer dans des proportions importantes. Par ailleurs, le développement de ces sources d’énergie intermittentes que sont le solaire et l’éolien nécessite un recours important aux centrales à gaz lorsqu’elles sont impuissantes à fournir du courant faute de vent ou de soleil. Ainsi, entre 2018 et 2019, la production thermique (gaz, fuel, charbon : tout ce qui rejette des gaz à effet de serre !!) est passée de 39,5 TWh à 42,5 TWh soit + 7,6% alors que notre pays s’est engagé, lors de la COP21 qu’elle a elle-même organisée à Paris, à baisser ses rejets de gaz à effet de serre ! Ainsi, alors que leur arrêt était prévu dans un avenir proche, les centrales à charbon ont repris du service depuis la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim en 2020 qui, elle, comme toutes les autres centrales nucléaires, n’émettait pas de gaz à effet de serre. On pourrait revenir sur cette erreur néfaste pour le réchauffement de la planète en la remettant en service et en tout cas, il ne faut pas arrêter comme cela est prévu 12 autres réacteurs nucléaires sous le prétexte qu’ils sont trop vieux après 30 ou 40 ans de service. C’est à l’Autorité indépendante de sûreté française de décider de la fermeture ou du maintien en service des réacteurs (pour la centrale de Fessenheim, elle avait autorisé son fonctionnement pour 10 ans de plus !). Les États-Unis et le Canada prolonge ainsi la durée de vie de leurs centrales jusqu’à 80 ans de fonctionnement pour certaines d’entre elles !

    Ces centrales nucléaires en parfait état de marche voient leur financement amorti et donc le coût de production de l’électricité devient particulièrement bas. Ainsi, si on se compare à nos proches voisins européens, le coût du kWh au Royaume-Uni est 23% plus cher, +35% en Italie, +41% en Espagne, +65% en Belgique, +76% au Danemark et +82% en Allemagne1. Ainsi, les pays qui ont le plus recours aux énergies renouvelables, éolien et solaire, paient leur électricité beaucoup plus chère que nous et rejettent, pour leur production électrique, plus de gaz à effet de serre que les Français23 : c’est une mauvaise note sur toutes les lignes ! Comparaison n’est pas raison : on vient de voir que la suppression de certaines subventions irait aussi dans le bon sens pour le consommateur !

    Comme on le voit, le recours aux énergies renouvelables va à contre-sens de ce que l’on attend. C’est ce qu’ont très bien compris les producteurs de gaz qui, après avoir dit ne pas s’intéresser aux énergies intermittentes, les soutiennent maintenant puisque leur non-fonctionnement pendant près de 80% du temps4, conduit à un recours au gaz lorsqu’elles sont non-productives !

    Ainsi, en qualité de Chef d’un État imaginaire, si vous avez l’intention d’installer une centrale à gaz pour la production d’électricité de puissance de 10 000 MW, vous ne pouvez décemment pas annoncer à vos concitoyens ce projet qui va susciter un rejet écologico-à la mode. Vous annoncez alors que votre projet est d’installer 10 000 MW d’énergies éolienne et solaire. La foule congratule et pleure d’émotion !!

    Mais, ajoutez-vous, « le problème est l’intermittence de ces sources de production et si nous installons 10 000 MW de celles-ci, dans la mesure où elles ne produiront que pendant 20% du temps, il nous faut une autre source électrogène pour pallier les déficiences et voilà pourquoi nous devons installer en parallèle, mes chers concitoyens, 10 000 MW de gaz ».

    Banco, c’est gagné !

    Et c’est ce qui se passe un peu partout sur la planète ! Vous avez dit : diminution des rejets de CO2 ?

    En fait, ces rejets continuent d’augmenter !
     
    _ Parlons du gaz , justement (et là, l’impertinent va encore frapper !) : Son prix dépend fortement du pays producteur qui fixe son prix de vente en fonction de la demande et parfois aussi pour des raisons politiques. Or, nous pouvons nous affranchir de ces contraintes car nous possédons, en France, une réserve gigantesque de gaz de schiste : les estimations les plus sérieuses aujourd’hui conduisent à plus de 5 000 milliards de m3 (soit 4,3 Gtep au minimum : 25 ans de notre consommation d’énergie primaire, toutes sources confondues !).

    Comme le disait Michel Rocard : « La France est bénie des Dieux ! ». L’exploiter reviendrait à bénéficier de gaz gratuit. Certes il resterait les coûts d’extraction et de distribution mais le prix de notre gaz serait, chez le consommateur, beaucoup moins cher et constant dans le temps car non soumis aux contraintes évoquées plus haut.

    Nous ne sommes pas le seul pays à en avoir dans son sous-sol ; la Chine, les États-Unis, le Canada, l’Argentine, le Mexique et l’Afrique du Sud en possède des réserves encore plus abondantes. Mais, en Europe, c’est surtout la France et la Pologne qui se partagent les gisements les plus riches.

    Or, la France est le seul pays, non seulement à ne pas l’exploiter, mais encore à ne même pas envisager un essai d’exploitation, ne serait-ce que sur 1 km2 ! Il faut dire aussi que nous sommes les seuls à avoir inscrit le « principe de précaution » dans notre Constitution et que c’est à ce titre que nous ne bougeons pas dans ce domaine. À défaut d’être exportateur de gaz, on pourrait ainsi s’affranchir des dizaines de milliards d’euros que nous coûtent nos importations de gaz (et cette facture augmente actuellement de façon vertigineuse). En effet, rien qu’aux USA, selon M. Porter5, économiste à l’Université de Harvard, l’exploitation des gisements de gaz naturel en 2015 dans ce pays contribuait à hauteur de 430 milliards de dollars par an à l’économie américaine grâce à la baisse de la facture énergétique et aux revenus des 2,7 millions d’emplois créés dans cette industrie. Même si il y a une différence d’un facteur 5 entre la population américaine et la population française, de tels chiffres devraient faire rêver nos politiques !!

    Oui mais NON !

    Cela ne nous empêche pas de nous intéresser à cette exploitation de gaz … chez les autres ! Ainsi, il y a quelques années, Laurent Fabius est allé négocier en Algérie l’aide de la France à la prospection du gaz de schiste. De deux choses l’une : ou bien il n’y a aucun risque à exploiter cette source d’énergie et alors il faut le faire, ou bien cette exploitation est dangereuse à en croire les écologistes et il ne faut surtout pas encourager d’autres pays à le faire en particulier en les aidant à prospecter, voire en leur en achetant.

    Cherchez la logique ! En attendant, nous allons continuer à payer notre énergie de plus en plus chère ! Et pourtant, comme on vient de le voir, des solutions existent et qui ne peuvent avoir qu’un impact positif sur le budget des Français (et en termes de création d’emplois) pour plusieurs décennies ! 

    Qui aura le courage de prendre les bonnes décisions ?
     
    2 novembre 2021 *

     #escrologie #Jacques_Foos #éoliennes #train_des_primeurs #transition_énergétique #énergie #électricité #éoliennes_industrielles #énergie_éolienne #éolien #environnement #écologie #énergie_renouvelable #éolienne #edf #nucléaire #france #climat #nucléaire

    1 D’après la revue « Capital » du 7 octobre dernier.
    2 Émissions de gaz à effet de serre en grammes par kilowattheure d’électricité consommé en 2019 : France : 44 ; Belgique : 134 ; Danemark : 175 ; Royaume-Uni : 177 ; Espagne : 197 ; Italie : 264 ; Allemagne :
    3 (soit exactement 3 fois plus que la France !!) Source : European Environement Agency
    4 D’après le rapport RTE sur la production électrique de 2020, la puissance installée (éolien+solaire) a été de 28 GW (soit un potentiel de production électrique égal à 245,95 TWh) et la production n’a été que de 52,3 TWh, ce qui conduit à un « rendement » (le terme exact est « facteur de charge ») de 21,26% !
    5 Relevé dans la revue « L’Express n° 3337 du 17 juin 2015

    • Écoloscopie 2
       
      Ma chronique 441, qui reprenait les conclusions de la COP21, avait pour sous-titre : Écoloscopie. Je reprends cette formule ici au sujet de deux événements qui ont attiré mon attention.
       
      Le "train des primeurs"

      https://www.youtube.com/watch?time_continue=38&v=dw6VjFLXnuY

       
       On nous a présenté, en cette fin d’octobre 2021, avec une émotion à peine contenue de la part des journalistes et des politiques de toute obédience, « le train des primeurs ». 
       
      Il s’agit de trains composés de 12 wagons dans lesquels on charge directement des palettes de fruits et légumes surtout venus d’Espagne et du Maroc et qui partiront cinq fois par semaine en fin d’après-midi de Perpignan, pour arriver avant l’aube à Rungis.
       
       Le journal « Le Figaro » du 19 octobre signale même que la CGT-Cheminots, qui s’est beaucoup mobilisée pour le retour du train des primeurs, appelle à « fêter la victoire » jeudi (21 octobre) à Perpignan en présence de son secrétaire général Laurent Brun et du secrétaire général de la CGT Philippe Martinez. Quelle victoire ? Comment sont arrivés jusqu’à Perpignan les primeurs venus du Maroc et d’Espagne ? Doit-on se réjouir quand on sait que les producteurs étrangers sont soumis à moins de contraintes pour la production de leurs fruits et légumes que nos producteurs français ce qui rend ces derniers moins compétitifs ? Pour qui nous prend-on ?
       
       
      Le projet éolien de Saint Brieuc
       
       Dans ce projet, du fait de la richesse écologique du site et de la présence de nombreuses espèces protégées, la société espagnole Iberdrola Ailes Marines SAS a dû demander de nombreuses dérogations pour la destruction et la perturbation intentionnelles d’espèces protégées concernant 54 espèces d’oiseaux, 5 espèces de mammifères marins mais également pour la destruction de leurs habitats.
      Mais oui, c’est possible !!
       
       En avril 2017, le préfet des Côtes-d’Armor accorde les autorisations nécessaires à la filiale d’Iberdrola avec l’aval de la ministre de l’Écologie en poste (plus pour très longtemps !) sous la présidence de François Hollande : Madame Ségolène Royal.
      Les experts du « Conseil National Pour la Protection de la Nature » qui se sont autosaisis du sujet ont publié en juillet dernier2 un rapport dont les conclusions sont les suivantes :
       
      « La Commission supérieure des sites, perspectives et paysages s’inquiète du développement des projets éoliens offshore tels que proposés par la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie, et du potentiel jusqu’à 57 GW suite aux propositions de la Commission Européenne pour 2050, qu’elle juge disproportionnés eu égard aux enjeux de préservation du patrimoine naturel et paysager. La Commission estime que la transition énergétique ne doit pas conduire à porter gravement atteinte au littoral français dont la valeur paysagère, artistique, mémorielle et touristique est au premier plan en Europe, sous peine de remettre en cause plus d’un siècle d’efforts constants de protection du littoral par l’État. »
       
       Apparemment, l’avis de cette Institution, pourtant rattachée au ministère français de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer, n’empêche nullement la société espagnole d’entreprendre ses travaux qui se sont illustrés, de plus, par une « pollution d’ampleur significative » (dixit la Préfecture maritime qui a saisi le parquet) en baie de Saint-Brieuc. Cette pollution a provoqué, en effet, une nappe d’huile de 15,9 km de long sur 2,8 km de large !
       
       Le cas de Saint-Brieuc n’est pas unique, pratiquement tous les projets déjà autorisés dans des zones capitales pour la biodiversité posent des problèmes similaires (Dunkerque, Le Tréport - voir video ci-dessous, Courseulles-sur-Mer, Belle-Île-en-Mer, Île de Groix, Banc de Guérande, Oléron…) et « provoquent un cumul d’impacts incompatibles avec la survie des oiseaux marins » souligne l’ONG Sea Sheperd.
       
       Et tout ça, au nom d’un engagement pour lutter contre le réchauffement climatique. On rêve !!
       
      https://www.youtube.com/watch?time_continue=2339&v=4_FOnjRbQeY


       
       Est-ce que l’ambition, légitime au demeurant, de lutter contre le réchauffement prévu (et même déjà constaté, sur la planète !), doit autoriser l’extinction d’espèces et la destruction d’habitats indispensables au bon fonctionnement de tout un écosystème fragile et extrêmement complexe ? En tout cas, cela n’émeut guère la plus grande majorité des associations dites écologistes. Celles-ci sont pourtant très actives contre quelques chasseurs qui tentent de conserver des coutumes ancestrales. En revanche, que l’on accorde des dérogations à des sociétés étrangères afin de leur permettre, dans nos eaux territoriales qui plus est, de détruire de façon intentionnelle (!) 54 espèces d’oiseaux protégés, ne leur pose aucuns problèmes !!
       
       Vous allez me trouver bien naïf mais il m’a fallu atteindre un âge avancé pour apprendre que l’on pouvait obtenir en toute légalité et avec la bénédiction de quasi tous les écolos, des autorisations pour la destruction et la perturbation d’espèces protégées.
       
       Mais c’est le genre de connaissances dont on aurait préféré s’affranchir ! Décidément, comme aurait pu le dire Michel Audiard, les écolos ça ose tout ; c’est même à ça qu’on les reconnaît !
       
      2 novembre 2021
       
      1 Publiée dans mon dernier ouvrage : « Regard sur la Société d’aujourd’hui pour préparer efficacement celle de demain. Chroniques du XXIe siècle. » (Éditions HDiffusion - Paris - mai 2019).
      2 http://www.avis-biodiversite.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/2021-17_avis_autosaisine_cnpn

  • Earning Trust in Public #cloud Services
    https://hownot2code.com/2021/11/04/earning-trust-in-public-cloud-services

    GUEST POST Author David Balaban Public cloud Infrastructure should be secured. Who is to ensure it? How to control cloud service providers? What indicates the cloud service is provided by a trusted party? This article reviews the above as well as some other #security concerns. Businesses are opting for the cloud more and more. The ongoing … Continue reading Earning Trust in Public Cloud Services

    #Tips_and_tricks #cloud_services #information_security
    https://1.gravatar.com/avatar/a7fa0bb4ebff5650d2c83cb2596ad2aa?s=96&d=identicon&r=G

  • Une COP26 au service du #lobby automobile
    http://carfree.fr/index.php/2021/11/04/une-cop26-au-service-du-lobby-automobile

    La COP26 a lieu en ce moment même à Glasgow au Royaume-Uni et une nouvelle fois, on se rend compte que ces évènements médiatiques où le gotha #politique et économique Lire la suite...

    #Destruction_de_la_planète #Fin_de_l'automobile #Réchauffement_climatique #angleterre #climat #greenwashing #industrie #marche #mobilité #Vélo #voiture_électrique

    • Haro sur les bagnoles des prolos,
      le vrai visage des milliardaires qui se bousculent à la conférence de Glasgow !

      mickaël bloomberg (59 milliards de dollars), possède 6 avions, 3 hélicoptères, 11 maisons, 42 Voitures, Mais il pense que vous devriez utiliser les transports en commun pour sauver le climat.

      bill gates  : 5 avions 1 hydravion, 5 hélicoptères et 23 voitures de collection. Et il y a les autres,

      biden est ses 80 voitures.

      Les participants aux sermons dela cop 26 ont rallié Glasgow au moyen de 400 jets privés (qui sont 10 fois plus polluants que les gros porteurs), provoquant un rejet de 13 000 tonnes de CO2.

      N’oubliez pas de prendre les transports en communs, que nos gouvernants continuent de démanteler.

  • Opinion | Tom Morello : How I Taught My Son to Shred Like Crazy and Change the World - The New York Times
    https://www.nytimes.com/interactive/2021/10/27/opinion/tom-morello-teaching-guitar-music.html

    Suite des colonnes de Tom Morello pour le New York Times.

    La vidéo des enfants musiciens (dont la batteuse géniale Nandi Bushell) est super impressionnante.
    https://www.youtube.com/watch?v=J-2V65bWqhA

    By Tom Morello

    Mr. Morello has spent over three decades melding music and political activism as a power guitarist with Rage Against the Machine, Audioslave and Bruce Springsteen and the E Street Band, with the acoustic chords of the Nightwatchman and in protests around the country.

    At 13, I got a $50 Kay electric guitar and gleefully marched down to Rigoni Music on Milwaukee Avenue in Libertyville, Ill., with a Kiss and Led Zeppelin songbook under each arm.

    I plunked down my $5 in front of their guitar instructor and said, “Teach me ‘Black Dog’ and ‘Detroit Rock City.’”

    He said: “Hold on there, son. This is a guitar lesson and today we’re going to learn to tune the guitar.”

    I thought that seemed like a big waste of time and money, but, willing to pay my dues, I sat in my bedroom for the next week, bored out of my mind, wrenching my guitar’s tuning pegs back and forth.

    This is the second in a 12-week series of essays.
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    Back the next week, I plunked down another fin and demanded to learn my Kiss and Led Zeppelin songs.

    “You’re nowhere near ready to do that,” he told me. “Today we’re going to learn the C major scale.”

    Well that was the end of that. Disgusted, I went home, put the guitar in a closet and didn’t touch it again for four years. It wasn’t until I discovered punk rock, with its do-it-yourself, no-lessons-required ethos that I found the fun in guitar playing, setting me on a trajectory that I’m still on today.

    Years later, as a struggling musician in Hollywood, I taught guitar to make ends meet, and remembered those two crummy lessons that I had when I was 13. I vowed to never make a student feel the way that I had felt.

    Absolute beginners would come in and I’d help them learn whatever song they wanted to play, or I would insist that they “write” a song — before knowing a note, before knowing a chord, just making sounds in a pattern. A couple of times through and, boom! You’re a songwriter, in the same tent as McCartney and Dylan. Let your fingers dance among the Tetris pile of possibilities of notes and chords and you’re on your way.

    My two young sons had no interest in following in their father’s footsteps to become a musician. There’s plenty of instruments around the house, but they took a hard pass and gravitated toward their own passions.

    Then came the lockdown and the prospect of endless days at home, each one like the one before, with spotty Zoom schoolwork, little opportunity to connect with peers and plenty of opportunities for kids and parents to drive each other crazy.

    My youngest son, Roman, 9 at the time, is a bit of a classic rock fan, and one day I timidly asked him if he’d like to learn the first three notes to “Stairway to Heaven.” He assented, figuring it wouldn’t be too much effort and he could always just go right back to playing Among Us on his computer.

    Well, he learned those first three notes, and it sounded just like the song. Encouraged, he came back the next day, three more notes. Over the course of the next couple of months, we worked our way through the entire song. By building on these small successes, he began to take pride in his ability to master a Led Zeppelin standard as a brand-new player. We moved on, and a couple of songs later, he was really digging it and showing a kind of natural aptitude that I never really found in myself.

    But every once in a while, I would slip into the voice of my old awful guitar teacher, trying to hammer home some point about music theory or fingering on the instrument. His reaction was immediate. He would put the guitar down, threatening not to pick it up again. So I said: “All right, this is what we’re going to do. We’re going to run before we walk. All we’re going to do from here on in is improvisational soloing.”

    [Read more about this project from Jane Coaston and Kathleen Kingsbury here.]

    I showed him a pattern or two. And since that day, I basically am the rhythm guitarist in the family, as Roman Morello shreds like crazy, across different genres, with fire and passion. The way he is able to let loose and just have uninhibited joy on the instrument, no obsessive tuning or C major scale required, makes his dad very proud.

    Another young musician who’s shown the world her passion and talent is the British-Zulu phenom Nandi Bushell, who may very well be the future of rock’n’roll.

    She gained global Instagram fame for her amazing multi-instrumentalist covers of rock classics. She dueled with Dave Grohl in a drum off for the ages and came out on top.

    I was so impressed with her talent, moxie and effervescent spirit that I sent her one of my signature “Soul Power” Fender guitars. We became Insta friends and when she asked if I’d like to write a song with her, I said, “That sounds fantastic, but I’ve got a 9-year-old in my house who might be better than I am. Why don’t you two kids write a song together?”

    They did. Writing virtually across the Atlantic Ocean, Roman came up with a few power riffs and Nandi played drums, bass and sang on the track.

    Like me, they are stirred not just by the power of the music, but the need to change the world.

    The song they created is “The Children Will Rise Up,” an anthem proclaiming that only the courage and fortitude of their generation can stop the impending environmental catastrophe facing humanity. We wrangled Jack Black and Greta Thunberg for the video and it’s an absolute mosh pit-inducing banger with a stratospheric solo that might just make that Rigoni Music guitar instructor repent.

    #Tom_Morello #Musique #Education #Ecologie #Climat #Enfants

  • Global Climate Wall | Transnational Institute
    https://www.tni.org/en/publication/global-climate-wall

    This report finds that the world’s biggest emitters of green house gases are spending, on average, 2.3 times as much on arming their borders as they are on climate finance. This figure is as high as 15 times as much for the worst offenders. This “Global Climate Wall” aims to seal off powerful countries from migrants, rather than addressing the causes of displacement.

    #climate_change #borders #critical_border_studies

  • * COP26 : à Glasgow, des militants affichent des portraits d’Emmanuel Macron à l’envers pour dénoncer son « discours hypocrite »
    https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/cop26/cop26-a-glasgow-des-militants-affichent-des-portraits-d-emmanuel-macron

    Les militants d’ANV-COP21 se sont retrouvés tôt ce lundi pour une action au bord du fleuve Clyde, à Glasgow.


    Des militants d’ANV-COP21 déploient une banderole "Urgence climatique, Macron coupable" devant les bâtiments de la COP26 à Glasgow (Royaume-Uni), le 1er novembre 2021. (CAMILLE ADAOUST / FRANCEINFO)

    Des portraits d’Emmanuel Macron, la tête à l’envers, devant l’entrée de la COP26. A quelques heures de l’arrivée du président français à Glasgow (Royaume-Uni), des militants d’ANV-COP21 ont mené une action sur place, lundi 1er novembre. Tôt ce lundi, au bord du fleuve Clyde, ils étaient plus d’une dizaine à déployer une bannière jaune à l’inscription rouge "Urgence climatique, Macron coupable". Après avoir fait brûler quelques fumigènes, s’attirant la colère des riverains, ils se sont dirigés vers les bâtiments abritant les négociations internationales, de l’autre côté du fleuve. Tous tenaient un portrait officiel d’Emmanuel Macron décroché dans une mairie, dans le cadre d’une opération que le groupe mène depuis plusieurs années. 

    « Emmanuel Macron se met en scène, il se présente comme le champion de la Terre. Mais la seule chose dont il est champion, c’est des grands discours », dénonce Marie Cohuet, porte-parole d’ANV-COP21, auprès de franceinfo. Sur un fond musical reprenant le slogan du président « Make our planet great again » ("rendre à notre planète sa grandeur"), elle regrette le "discours hypocrite" du président pour faire face à la crise climatique : "Il cherche à verdir son image à l’approche de l’élection présidentielle. Mais c’est en contradiction avec ses vraies mesures, comme la loi Climat, qui n’a repris que 10% des mesures proposées par la Convention citoyenne", cite-t-elle.

    #en_vedette #macron #emmanuel_macron #gouvernement_macron #portraits #décrocheur·euses #désobéissance_civile #décrocheur #décrocheurs #climat #écologie #Urgence_climatique

  • #Marc_Muller : limites physiques de la transition ; mauvaise nouvelle : ça va péter.

    On ne parle presque que de #climat et de #transition_énergétique au quotidien. Cela donne l’impression que le mouvement est en marche et que nous allons y arriver. Les gouvernements occidentaux misent sur le #Zéro_Net_Carbone en 2050 (plus d’émissions du tout) et cela semble jouable. C’est l’objectif de l’#accord_de_Paris.

    Sur invitation des actionnaires du #Groupe_E, je m’amuse à faire le tour de quelques-unes de nos activités en appliquant le Zéro Net Carbone 2050. Je vous le livre (démonstration dans la vidéo) : grand nombre de nos activités devront disparaître car nous n’avons simplement pas assez d’énergies renouvelables. Ce sont les limites physiques que nous impose notre petite planète.

    Les #éco-carburants, les #carburants_de_synthèses, l’#hydrogène et l’#avion propre ne sont que du #greenwashing sans aucun fondement physique. A force de répéter que ces solutions vont arriver, on pourrait presque croire que c’est vrai. Pourtant ça ne l’est pas.

    Or, les tensions entre ceux qui l’ont compris et ceux qui s’évertuent à prétendre qu’on pourra changer sans rien changer ne fait que se tendre. Je vous livre ici mon intuition : ça va péter. Ca va péter entre les générations, ça va péter entre les manifestants et les gouvernements et ça va péter entre ceux qui veulent que ça change maintenant et ceux qui continuent à nier les lois de la physique.

    Ce ne sera pas la faute des jeunes, des écolos, ou des scientifiques, mais bien la conséquence de la non-action de tous les autres.

    Démonstration en 20 minutes chrono !

    https://www.youtube.com/watch?v=HR-sZlRqpPk

    Via #Tristan_Nitot sur Twitter

    Quand un ingénieur en énergie explique aux actionnaires d’un groupe d’énergie suisse ce qui va se passer avec franchise, ça fait du bien, beaucoup de bien

    https://twitter.com/nitot/status/1453690786420252673

  • Xi calls for stronger global actions on climate change - Washington’s attack diverts attention from US failure
    https://www.globaltimes.cn/page/202111/1237871.shtml

    By Shan Jie and Zhao Yusha
    Published: Nov 01, 2021 10:54 PM

    Chinese President Xi Jinping on Monday called on all parties to take stronger actions to jointly tackle the climate challenge in a written statement for the World Leaders Summit at the 26th session of the Conference of the Parties (COP26) to the United Nations Framework Convention on Climate Change, which is being held in Glasgow from Monday to Tuesday.

    To respond to climate change and revive the world economy, Xi made a three-pronged proposal to address climate challenge, including upholding multilateral consensus, focusing on concrete actions, and accelerating the green transition.

    Parties need to honor their commitments, set realistic targets and visions, and do their best according to national conditions to deliver their climate action measures. Developed countries should not only do more themselves, but should also provide support to help developing countries do better, Xi noted.

    He added that China will speed up the green and low-carbon energy transition, vigorously develop renewable energy, and plan and build large wind and photovoltaic power stations.

    Xi said the country will roll out specific implementation plans for key areas such as energy, industry, construction and transport, and for key sectors such as coal, electricity, iron and steel, and cement, as well as supporting measures in terms of science and technology, carbon sink, fiscal and taxation, and financial incentives.

    “These measures will form a ’1+N’ policy framework for delivering carbon peak and carbon neutrality, with clearly-defined timetable, roadmap and blueprint,” he added.

    Just before countries sit down for talks, the US leader, a country that angered the world with its flip-flop on the climate issue, disappointed allies and developing countries for failing to fulfill many of its pledges, and name-calling China and Russia for “not showing up” on climate change commitments.

    When analysts snubbed Washington’s trick of diverting the world’s attention from its own failure by pointing a finger at others, they also warned the US that the climate issue is not for staging a political show. Whoever seeks leadership on this issue must commit action, instead of playing lip service.

    More than 120 leaders will speak Monday in the very same city of the COP26 climate talks, where they will set the tone for two weeks of negotiations, CNN reported.

    The Global Times learned that a Chinese delegation of approximately 50 people, including Xie Zhenhua, China’s Special Envoy for Climate Change, will be participating in COP26 talks, though smaller than previous delegations.

    The Chinese delegation has three items on its agenda: finalize the last remaining piece of the Paris Agreement rulebook; finance poor countries in dealing with global warming; and talk to certain countries to take more action.

    British Prime Minister Boris Johnson (left) and UN Secretary-General Antonio Guterres (right) greet French President Emmanuel Macron as they arrive for day two of COP26 on November 1, 2021 in Glasgow, Scotland. The conference will run for two weeks, ending on November 12. Photo: VCG
    British Prime Minister Boris Johnson (left) and UN Secretary-General Antonio Guterres (right) greet French President Emmanuel Macron as they arrive for day two of COP26 on November 1, 2021 in Glasgow, Scotland. The conference will run for two weeks, ending on November 12. Photo: VCG

    Rebutting Biden

    At the close of the two-day G20 leaders’ summit in Rome, US President Joe Biden singled out China and Russia, saying that “with regard to the disappointment, the disappointment relates to the fact that … not only Russia but China basically didn’t show up in terms of any commitments to deal with climate change.”

    “More has to be done,” Biden rumbled on. “But it’s going to require us to continue to focus on what China’s not doing, what Russia’s not doing and what Saudi Arabia is not doing.”

    In response, Wang Wenbin, spokesperson of China’s Ministry of Foreign Affairs, said that China’s target of achieving peak emissions by 2030 and carbon neutrality by 2060 marks the world’s highest reduction in carbon emissions intensity and the shortest time in achieving the goal of going from carbon peak to carbon neutrality in global history.

    It took the EU 71 years, the US 43 years, and Japan 37 years to move from carbon peak to carbon neutrality, while China leaves itself with merely 30 years, Wang said, pointing out that during the 200 years of industrialization, the developed world has “unshakable” historical responsibility for greenhouse emissions.

    For instance, the US historical emissions per capita is eight times that of China’s, and the US rejection to ratify the Kyoto Protocol and withdrawal from the Paris agreement have “severely impaired the confidence and efficiency of global cooperation on climate change.”

    An anonymous official from the Chinese delegation to COP26 said that climate change should not be a topic for geopolitical rivalry, but a boost for cooperation; and he hopes certain countries won’t link it with geopolitics.

    Yang Fuqiang, a research fellow at Peking University’s Research Institute for Energy, described Biden’s attack on China, Russia and Saudi Arabia as an “attack in the way of defense” approach to divert the world’s attention to US backpedaling.

    Since Biden took office, he has been talking aloud about a US comeback to the global climate issue, and deems COP26 as his chance of shoring up global leadership in tackling global warming. Yet he arrived with his plan of spending $555 billion on cutting greenhouse gas emissions waiting for congressional approval.

    Developing countries criticized the US and other rich countries for falling short of the $100 billion a year to help developing countries fight climate change until at least 2023, a key part of the 2015 Paris climate accord.

    Yang pointed out that the most direct way for Washington to show its commitment to joining the global effort to battle global warming is to fork over the money it promised, and make up the few years’ gap when it suddenly left the Paris agreement.

    Lü Xiang, a research fellow at the Chinese Academy of Social Sciences in Beijing, said that aside from money, technology transfer is also crucial for rich countries to help their developing counterparts. Biden barely mentioned technology transfer in helping poorer countries tackle greenhouse emissions. Judging by Washington’s more and more restrictive technology policy, developing countries cannot count on the US to help them technologically, Lü said.

    He said those big words with little action have exposed US hypocrisy on climate issues.

    Political agenda

    Lü said that the US and some Western countries have clearly let their political agenda override climate issues at COP26. For the US, for instance, since Biden has done very little to push forward domestic legislation, nor has he achieved a major diplomatic victory, he considers backing the Paris agreement and climate issue as the only breakthroughs he can tout, Lü said.

    Hours before world leaders spoke at COP26, the White House on Monday issued an article entitled “President Biden Renews U.S. Leadership on World Stage at U.N. Climate Conference (COP26).”

    “President Biden will outline the bold steps his administration is taking in his whole-of-government approach to combat climate change, underscore how bold action delivers economic prosperity and peace and security, and rally countries from every corner of the world to step up their ambition and confront this existential threat during a decisive decade,” the article said.

    However, US credibility on the climate issue was already undermined by its backpedal on climate accords; and its inability to fulfill its promises stands against the world’s efforts to achieve climate goals, said experts, noting that the climate issue is not for a political show. “The world is tired of hollow promises. Those who really want to take leadership must do more than play lip service,” Yang said.

    #climat #impérialisme #USA #Chine #Russie

  • Khrys’presso du lundi 1er novembre 2021
    https://framablog.org/2021/11/01/khryspresso-du-lundi-1er-novembre-2021

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière. Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Internet_et_société #Libr'en_Vrac #Libre_Veille #Non_classé #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Revue_hebdo #Surveillance #veille #webrevue