• La moustache pour tous ! En 1907, ouvriers boulangers et limonadiers se rebiffent Le Monde Diplomatique - Mathieu Colloghan 
    Des travailleurs luttant contre la grande précarité, des clients « pris en otage », des syndicats dont on conteste la légitimité à parler au nom des travailleurs, des contre-arguments aux « réalités économiques » et des enjeux plus larges que la lutte particulière pour les deux camps... Cette petite musique semble familière ? Peut-être. Sauf qu’en cette année 1907 le conflit porte sur le droit à la moustache.

    Le 17 avril 1907, les troupes françaises ont envahi Oujda, au Maroc, Rudyard Kipling a obtenu le prix Nobel de littérature, et les Parisiens profitent des premiers beaux jours. Ils se ruent sur les terrasses des brasseries des grands boulevards. C’est là, à 18 h 30, que débute par surprise la grève de la moustache. Pile à la demie, les garçons de café arrêtent de saisir les commandes, encaissent les consommations. Ils filent au comptoir prendre leur solde, rendent les tabliers et quittent les brasseries. Ils se retrouvent par petits groupes sur les trottoirs sous les regards incrédules et amusés des consommateurs étonnés de ce mouvement social loin des usines.

    Les patrons replient la terrasse pour fermer boutique au Café de la Paix, baissent le rideau de fer au Café Riche et coupent la lumière à L’International pour faire partir la clientèle qu’on ne peut plus servir. Chaises sur les tables. Plus un verre n’est rempli au Buffet de la gare de Lyon, plus un bouchon n’est tiré au Café Cardinal, plus une table n’est débarrassée à L’Américain. La fête est finie.

    Ainsi commence la grève des ouvriers limonadiers restaurateurs. . . . . . .
    Source : https://www.monde-diplomatique.fr/2022/08/COLLOGHAN/64948
    #gréve #greve #luttes_sociales #lutte_sociale #bistrots #restaurants #cafés #boulangeries #sabotage #inégalités #clemenceau

  • Interview with Ezequiel Salinas and Ramiro Sonzini, co-directors of Mi Última Aventura (My Last Adventure)
    https://www.mydylarama.org.uk/Interview-with-Ezequiel-Salinas-and-Ramiro-Sonzini-co-directors-of-Mi

    A poor young man decides to cease to be so, and along with his friend, he tries to flee with a bag full of money from his boss. The last night in his hometown is the two friend’s review, in the form of a farewell, of the places, the emotion and the songs that marked their lives. What was the starting point of the film? The starting point was partly a preliminary work by Ezequiel Salinas, Adieu à la nuit, where a mysterious character rides his moped through the night. In this short film, (...) #Clermont_FF

  • Baisse de confiance envers les médias d’information au Canada, montre une enquête La Presse canadienne
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1891102/dnr-reuters-confiance-medias-information-baisse-canada

    L’année 2021, que l’on pourrait qualifier d’année de la vaccination, a porté un dur coup à la confiance des Canadiens à l’égard des médias d’information.

    Aussi, parallèlement à cette chute de confiance, les citoyens remettent de plus en plus en question l’indépendance des médias, alors qu’une vaste majorité d’entre eux se méfient des réseaux sociaux où ils disent avoir trouvé de fausses nouvelles, ce qui n’est rien pour aider les médias traditionnels dont les nouvelles côtoient ces contenus douteux sur le web.


    Selon une étude de l’Institut Reuters, la confiance à l’égard des nouvelles a reculé à 47 % chez les francophones canadiens au début de 2022. Photo : iStock

    Les données de l’État de situation du Centre d’études sur les médias (CEM) et de l’enquête NETendance publiées récemment faisaient état d’une forte progression de cette confiance. Toutefois, ces données se fondaient sur des enquêtes menées, respectivement, en janvier et février 2021 et en septembre 2021.

    Or, la plus récente des enquêtes, celle du volet canadien du Digital News Report de l’Institut Reuters (DNR) réalisée en janvier et février 2022, montre une chute marquée de cette confiance.

    Baisse marquée de la confiance
    Ainsi, après le bond favorable de 2021, la confiance à l’égard de “la plupart des nouvelles, la plupart du temps”, selon la définition du DNR, a reculé de sept points chez les francophones pour se situer à 47 % au début de 2022 et de cinq points chez les anglophones, où elle est à 39 % . Fait à noter, cet écart de confiance entre francophones et anglophones est une constante au fil des ans dans ce rapport.


    La pandémie est particulièrement riche en mauvaises nouvelles. - Photo : getty images/istockphoto / Moore Media

    Bien que le niveau de confiance canadien n’ait jamais été aussi faible, certains pays comme la Finlande (avec 69 %) devancent largement le Canada, dont le score global de 42 % devance la France (30 %).

    Plusieurs autres éléments mis au jour par le volet canadien de l’enquête du DNR s’alignent directement sur cette perte de confiance.

    Écarts entre francophones et anglophones
    Par exemple, lorsqu’on demande aux répondants si les médias d’information au pays sont indépendants du pouvoir politique, seulement un peu plus du quart d’entre eux répondent que oui. De même, près de 30 % des répondants jugent qu’ils sont indépendants du pouvoir économique. Il s’agit, respectivement, de baisses de 10 points de pourcentage dans le premier cas et de 9 points dans le second, et ce, sur une période de cinq ans, puisque le DNR a posé cette question pour la dernière fois en 2017.

    Par contre, les résultats ont peu bougé chez les francophones, dont la perception d’indépendance des médias est beaucoup plus positive que celle des anglophones. Ainsi, respectivement 38 % et 37 % les estiment indépendants d’influences politiques et économiques, contre 27 % et 28 % chez leurs compatriotes de langue anglaise.

    Par ailleurs, peu importe la langue, les répondants qui s’identifient à la droite politique sont plus nombreux à douter de l’indépendance des médias d’information que ceux de centre ou de gauche. Mais la tendance est encore plus marquée chez les anglophones de droite.

    Quant à la diversité de courants politiques exprimés dans les médias, la moitié des Canadiens n’en voient guère et affirment que l’ensemble des médias d’information du pays sont politiquement très proches ou assez proches les uns des autres.

    Quand on leur demande d’autre part si les médias sont davantage préoccupés par leurs propres intérêts que par ceux de la population en général, on obtient là aussi des résultats parlants.

    Les anglophones sont ainsi un peu plus nombreux (35 %) à penser que les intérêts commerciaux prédominent sur les intérêts de la société. Ils sont 29 % à penser l’inverse. Chez les francophones, 29 % déclarent que les entreprises de presse privilégient leurs intérêts commerciaux plutôt que ceux de la société, contre 25 % qui pensent l’inverse.

    Ils sont aussi 26 % à croire que les médias priorisent leurs propres opinions politiques devant les intérêts de la société, contre 27 % qui pensent le contraire. Sans surprise, là aussi, les répondants qui s’identifient comme étant de droite sont encore plus nombreux à croire que les médias placent leurs propres intérêts devant ceux de leurs auditoires.

    Abondance de fausses nouvelles
    Une autre part de la méfiance des Canadiens peut être attribuable au fait qu’ils rencontrent de plus en plus de fausses nouvelles sur le web. Les données sont inquiétantes, puisqu’elles semblent s’accompagner d’une certaine désensibilisation.

    Ainsi, en 2022 (tout comme en 2021 d’ailleurs) 71 % des Canadiens (73 % des anglophones et 65 % des francophones) ont dit avoir retrouvé des informations trompeuses en ligne, le plus souvent sur le coronavirus et sur la politique, au cours de la semaine précédant la tenue de l’enquête.

    Pourtant, au même moment, leur inquiétude à l’égard des fausses nouvelles en ligne a légèrement baissé entre 2021 et 2022. L’enquête nous apprend en effet que 60 % des Canadiens se disent préoccupés par la possibilité de démêler le vrai du faux sur Internet, une baisse de trois points de pourcentage.

    Comme par le passé, les anglophones (6 %, une baisse de 4 points de pourcentage) s’en soucient plus systématiquement que les francophones (48 %, un repli de 3 points).

    Méfiance marquée envers les réseaux sociaux
    On ne se surprendra pas, dans ce cas, de voir que les Canadiens n’ont guère confiance dans les réseaux sociaux. Seulement 18 % leur font confiance, en fait, comparativement à 26 % qui font confiance aux sites de nouvelles. Cette dernière donnée est intrigante, puisqu’elle montre un niveau de confiance significativement plus faible envers les médias d’information lorsqu’ils sont en ligne.

    Malgré tout, la proportion de répondants qui paient pour des nouvelles en ligne et pour l’accès à des nouvelles payantes continue de progresser.

    Éviter les (mauvaises) nouvelles
    Après deux pénibles années de pandémie, qui était en pleine cinquième vague au moment du sondage, on ne s’étonnera pas d’apprendre que sept Canadiens sur dix (71 %) disent avoir “activement évité” les nouvelles. C’est une hausse importante par rapport au sondage de 2019, soit bien avant que le mot pandémie ne devienne omniprésent, alors que ce pourcentage était de 58 %. Les femmes sont plus nombreuses que les hommes (67 %) à faire exprès pour ne pas s’exposer aux nouvelles.

    On ne se surprendra pas d’apprendre que les deux principales raisons d’éviter les nouvelles sont leur effet potentiel négatif sur l’humeur et une couverture trop axée sur des sujets tels que la politique ou la COVID-19.

    Parmi les autres raisons, on note, en ordre décroissant, l’épuisement engendré par une trop grande quantité d’informations à assimiler et une couverture jugée subjective ou peu fiable. Fait à noter, le sondage a été réalisé avant le déclenchement de la guerre en Ukraine et il y a fort à parier que la couverture intensive de celle-ci aurait également été évoquée parmi les raisons d’évitement des nouvelles.

    La télé toujours en tête ; Twitter marginal
    Le Digital News Report scrute chaque année la principale source de nouvelles des Canadiens et, en 2022, c’est toujours la télévision, à environ 40 %, qui remporte la palme, un pourcentage qui se maintient depuis 2020. À 25 %, les médias sociaux continuent leur ascension, mais ils restent toujours derrière les sites ou applications de nouvelles, qui se maintiennent autour de 27 % pour une troisième année.

    Fait à noter, lorsqu’on parle des médias sociaux, l’importance accordée à Twitter par de nombreux médias, chroniqueurs et commentateurs semble démesurée par rapport à son utilisation réelle par la population, du moins parmi les francophones. Les médias sociaux utilisés par les francophones pour lire, commenter ou partager des nouvelles sont, dans l’ordre, Facebook (50 %) , Messenger (27 %), TikTok (10 %), Twitter (6 %). Snapchat, en queue de peloton à 0 %, n’a apparemment aucun attrait pour l’information.

    Chez les anglophones, ce classement est complètement différent et réparti plus largement. Bien que les premières places soient aussi occupées par Facebook (34 %) et Messenger (14 %), suivent WhatsApp (9 %) et Reddit et TikTok (7 %) en dernière position.

    L’écoute de baladodiffusions, qui avait stagné entre 2020 et 2021, a repris son ascension. En 2022, 36 % des répondants au pays disent avoir écouté au moins un balado dans le mois précédant l’enquête (41 % des anglophones et 29 % des francophones), une hausse de trois points sur l’année précédente.

    Le DNR s’appuie sur un questionnaire en ligne administré par YouGov. Les données canadiennes sont calculées à partir d’un échantillon aléatoire de 2012 participants inscrits auprès de cette firme de sondage, dont 526 francophones. Un échantillon francophone autonome a par la suite été réalisé de façon à obtenir 1004 participants. Les données canadiennes ont été récoltées du 21 janvier au 21 février 2022. Les résultats sont pondérés pour représenter la population canadienne adulte.

    #médias #information #presse à gage #réseaux_sociaux #coronavirus #Twitter #journuliste #merdias #propagande #clergé_médiatique #esj #académie_esj

  • Interview wih Katherine Propper, director of Birds
    https://www.mydylarama.org.uk/Interview-wih-Katherine-Propper-director-of-Birds

    Moments in the lives of Austin teenagers in the heat of Texas summer. How was Birds born? I wanted to make this film, in part, to explore my creative process. My last short film involved a local community of young people whom I spent time with and worked with to make a film about their world. Birds expands on that approach more deeply. This film is more improvised, more off-the-cuff and observational, blurring the lines of doc and narrative in a way that was new for me. It was also my way (...) #Clermont_FF

    https://www.katherine-propper.com/birds

  • Interview with Sander Joon, director of Sierra
    https://www.mydylarama.org.uk/Interview-with-Sander-Joon-director-of-Sierra

    Parents often push their children to follow their steps. In this case, the father’s obsession with the rally turns the kid into a car tire. Loosely inspired by the director’s childhood, Sierra takes us into the surreal car racing world. What inspired you to make Sierra, an animation film that deals with the pressures parents can put on their children? After talking to my friends and acquaintances I found that the pressure from their parents to choose the “right career” is quite common. (...) #Clermont_FF

  • Moi, la musique, et internet, ça fait pas bon ménage (pour travailler). Par ex, je retrouve une note que je m’étais faite de suivre ce que faisait la chanteuse RnB/soul Cleo Sol, suite à un passage dans Colors, sympa sans être exceptionnel, mais je m’étais dis faut suivre.
    https://www.youtube.com/watch?v=kXUtOoNUOzE

    Et donc je reprends ça 4 ans plus tard…

    Alors d’une part je vois qu’elle en est donc à un EP et deux albums. Avec dès le premier EP des trucs très très bien RnB jazzy intimiste
    https://www.youtube.com/watch?v=W_fnyTRMyNc

    Qu’elle avait en fait commencé par de la pop commerciale, que ça montait, et qu’elle a tout plaqué plusieurs années pour tout revoir, avec le producteur Inflo (avec qui elle continue de tout faire), jusqu’à cet EP Winter Songs donc, qui n’a rien à voir avec son tout début.
    https://www.thebackpackerz.com/cleo-sol-itineraire-un-astre-musical-rnb

    Après l’EP, toujours dans la même veine (hors album celle là je l’ai vu nulle part, juste en clip, avec ce solo de danse)
    https://genius.com/Cleo-sol-one-lyrics
    https://www.youtube.com/watch?v=geojyCFYqGk

    Mais c’est pas tout ! Car du coup en lisant, je découvre qu’en plus de ses propres albums, depuis tout ce temps elle fait partie d’un mystérieux collectif anonyme (plus maintenant) SAULT, qui en fait est surtout monté par Inflo et elle à priori + d’autres autours, et qu’ils ont sorti pas moins de CINQ albums déjà !
    https://en.wikipedia.org/wiki/Sault_(band)

    Cinq albums qui ont… TOUS été encensés par la critique, et pas des moindres. Cinq album mélangeant complètement les styles, et tournés essentiellement sur les problèmes des afro-descendants. Sans jamais faire aucune interview nulle part, aucune promo.
    https://www.pastemagazine.com/music/sault/sault-untitled-black-is-review
    Exemple déjà pour les deux premiers albums « 5 » et « 7 » :

    Last year, a mysterious soul group named Sault arrived out of nowhere with two albums, titled 5 and 7. No one knew the identities of its musicians, and the albums were released on an independent label, but they drew rapturous acclaim from The Guardian, NPR, Bandcamp (who placed both albums at the number two spot on their extensive list of top 100 albums) and Paste (on our list of British Acts You Need to Know in 2020), plus they received radio play from the best tastemaker station in the U.S., KEXP.

    Et pour la suite avec Gilles Peterson :

    The very next day, during his BBC 6 Music radio show, DJ Gilles Peterson gabbed about an album he received at 5 a.m.—which he called “unbelievable”—and said he was going to play it in full as a worldwide exclusive—only the second time he’d played an album front to back on air. It turned out to be Sault’s Untitled album, and it was just as great as Peterson described.

    Et aussi bien elle seule, que SAULT, ils ont le bon goût avec le label d’être sur Bandcamp, et de tout y mettre !
    Sauf le dernier album Nine qui n’était dispo que 99 jours, mais on le trouve sur Youtube.
    https://www.vulture.com/2021/07/song-review-sault-bitter-streets-nine-cleo-sol.html

    Donc pour Cleo Sol seule… Winter Songs
    https://cleosol.bandcamp.com/album/winter-songs

    Rose in the Dark
    https://cleosol.bandcamp.com/album/rose-in-the-dark

    Mother
    https://cleosol.bandcamp.com/album/mother

    Et ensuite pour le supergroupe SAULT, l’album 5 et 7
    https://saultglobal.bandcamp.com/album/5


    https://saultglobal.bandcamp.com/album/7

    Puis UNTITLED (Black is)
    https://saultglobal.bandcamp.com/album/untitled-black-is

    UNTITLED (Rise)
    https://saultglobal.bandcamp.com/album/untitled-rise

    Et enfin le dernier Nine
    https://www.youtube.com/watch?v=nSTiR51zehs

    Voilà voilà… Ça fait combien d’heures de musique en plus à écouter, et d’onglets ouverts pour s’en souvenir ?

    #musique #musique_et_politique #sérendipité #R&B #soul #Cleo_Sol #Inflo

    ping @sinehebdo si tu connaissais pas (notamment le groupe SAULT)

  • Interview with Geordy Couturiau, director of La Flûte enchantée [The Magic Flute]
    https://www.mydylarama.org.uk/Interview-with-Geordy-Couturiau-director-of-La-Flute-enchantee-The-Ma

    While he is overwhelmed by his debts and coping with his dying mother, Arnaud meets Momo, a magician from his neighborhood with unusual and mischievous behavior. This meeting will not ward off bad luck, quite the contrary. But perhaps the discovery of an old flute may be the solution to all their problems and change their destiny? Tell us a bit about Momo and Arnaud. Are they based on people you know in real life? The character Arnaud gets his name from a close friend of mine, Arnaud (...) #Clermont_FF

  • Interview with Janloup Bernard, director of J’avais un camarade [I Had a Comrade]
    https://www.mydylarama.org.uk/Interview-with-Janloup-Bernard-director-of-J-avais-un-camarade-I-Had-

    Upon his arrival at a prestigious military high school, Woyzeck, an officer’s son, meets Bakary, a student from a modest background with whom he will share a room. During a night of integration, the two boys will try to find their place in the Family, a group of influential students. Why did you choose a military school as the setting for your story? Is it an environment that you know well? In my previous short films, I have already explored exclusively male environments. In choosing a (...) #Clermont_FF

  • Interview with Simon London, director of That Workman’s Arm
    https://www.mydylarama.org.uk/Interview-with-Simon-London-director-of-That-Workman-s-Arm

    What motivated you to tell the story of these two characters? What did you want to explore through their relationship? I was interested in telling a story about understanding. I wanted to bring two characters together who might see each other in a unique and forgiving way, even though they have been pitted against each other by a situation they didn’t create. It’s an exploration of human connection despite circumstance and the vulnerabilities we all have. I’m also really interested in the (...) #Clermont_FF

  • Liévin : le pensionnat de la perversion Mediacités - Jacques Trentesaux

    Il y a d’abord la figure impressionnante du Père Revet, un géant drapé dans sa soutane brune dotée d’un sinistre ceinturon qui servait à punir les enfants désobéissants. Le Père les frappait torses nus, du côté de la boucle de fer, puis les enfermait pendant une semaine dans les douches, en slip, avec un broc d’eau et du pain. Le Père Revet – que beaucoup d’enfants appelaient en cachette « Crevet » – a fondé en 1960 le Village d’enfants de Riaumont, à Liévin, pour accueillir des jeunes de 6 à 18 ans en déshérence. Les orphelins y côtoyaient des cas sociaux, des débiles légers, des réfugiés du sud-est asiatique ou des enfants de familles ultra-catholiques désireuses de faire bénéficier leurs rejetons d’une éducation à la dure inspirée du scoutisme.

    À Riaumont, la violence est permanente. Claques, coups de poing, coups de pied… Les châtiments corporels servent à expier les fautes. Les fugueurs ont le crâne rasé et barré d’une croix rouge tracée au mercurochrome pour éviter qu’ils ne récidivent. Tous les temps libres sont occupés à construire le village, à monter des murs, à dessoucher des arbres. Été comme hiver, on porte la culotte de cuir et les godillots. La règle, c’est la loi du plus fort. La violence est banalisée entre enfants mais aussi avec les « éducateurs ». Et puisqu’il n’y a plus de limites, le pire arrive. En 2001, un enfant se suicide par pendaison dans le village. Et les plaintes pour agressions sexuelles ou viols finissent par surgir.

    Un lieu figé, en dehors du temps
    De 1960 à 2019, le Village d’enfants de Riaumont a perduré envers et contre toutes les alertes. Il a fallu attendre 1982 pour qu’il perde son habilitation à recevoir des enfants placés par la DDASS ou par les juges. Mais le lieu s’est maintenu par la suite sous la forme d’une école privée hors contrat… et sans aucun contrôle avec l’assentiment - ou la lâcheté - de tous. Une sorte de conspiration du silence. C’est la force du livre d’Ixchel Delaporte Les enfants martyrs de Riaumont, qui paraît le 2 mars aux Éditions du Rouergue, que de reconstituer avec minutie la réalité de ce lieu figé, en dehors du temps, grâce au recueil patient d’une soixantaine de témoignages (lire également son interview https://www.mediacites.fr/interview/lille/2022/02/28/a-riaumont-cetait-une-violence-systemique-instauree ).



    Le livre d’Ixchel Delaporte, Les enfants martyrs de Riaumont, paraîtra le 2 mars aux Éditions du Rouergue.

    La démonstration est implacable, le résultat terrifiant. Le Village fonctionne en vase clos avec ses rites et ses codes, ses raids commandos de nuit ou ses escouades où le chef a tout pouvoir et le « cul de pat’ » (soit le dernier de la patrouille) le souffre-douleur. On y cultive la nostalgie des preux chevaliers, de la France éternelle, on y cultive la virilité et les vraies valeurs. Dans son bureau, le Père Revet collectionne armure de chevalier, souvenirs de guerre et insignes nazis. Il entretient des liaisons étroites avec les milieux d’extrême-droite. S’il se montre parfois violent avec les enfants, il sait aussi se montrer affectueux avec eux, les embrasse parfois sur la bouche et en convie certains à dormir dans sa maison…

    Broyés par les humiliations
    Ixchel Delaporte met à jour une inversion de valeurs effrayante. Sous couvert de lutter contre la déchéance de la société moderne et former des petits soldats du Christ, les encadrants - prêtres intégristes ou laïcs – détruisent les enfants. Si les profils dominants ou rebelles résistent aux lois du village, les plus faibles en sortent broyés par des humiliations constantes, une violence systémique et la perversion de certains encadrants. « La folie est ancrée au cœur de l’enfant. Le fouet bien appliqué l’en délivre », aimait à répéter l’un d’entre eux, reprenant une citation de Saint François d’Assise.

    Le Village de Riaumont était dédié à la protection de l’enfance en danger. Dans les faits, il a mis en danger de nombreux enfants. Et cela durant près de soixante ans, dans une impunité quasi-générale.

    #clergé #perversion #enfance #pédophilie #église_catholique #scouts #violences #viol #pedoviols #catholicisme #violences_sexuelles #enfants en déshérence #virilité #impunité

  • Interview with Bill Morrison, director of Her Violet Kiss
    https://www.mydylarama.org.uk/Interview-with-Bill-Morrison-director-of-Her-Violet-Kiss

    A woman attends a party where she is observed by and finally meets a mysterious guest. From which material did you build up Her Violet Kiss? Her Violet Kiss sources material from a lost German film, Liebeshölle (1928), directed by Wiktor Biegnaski and Carmine Gallone, and which was released in the USA as Pawns of Passion in 1929. I was working with the only known surviving copy of the film, which was a 35mm nitrate print of the American version. Michael Montes created the score. Why did (...) #Clermont_FF

  • Interview with Chanrado Sok and Kongkea Vann, directors of Somleng Reatrey [Sound of the Night]
    https://www.mydylarama.org.uk/Interview-with-Chanrado-Sok-and-Kongkea-Vann-directors-of-Somleng-Rea

    Vibol and his brother Kea sell noodles on a motorized cart every night on the streets of Phnom Penh. They often face troublesome threats from gangsters and thieves, even if these very people are their only customers. As the city is growing around them, they consider their unstable income and imagine a different future. Kongkea Vann, can you tell us a bit about your inspirations and the story behind Somleng Reatrey? First, I met Chanrado Sok, who is the co-director of Somleng Reatrey. He (...) #Clermont_FF

  • Interview with Maythem Ridha, director of Ali and His Miracle Sheep
    https://www.mydylarama.org.uk/Interview-with-Maythem-Ridha-director-of-Ali-and-His-Miracle-Sheep

    Guided by his grandmother’s haunting Sumerian lament, 9-year-old orphaned mute Ali takes his favourite sheep for sacrifice. Over a 400km journey they bear witness to the beauty and unravel the ills of Iraq. Can both boy and sheep survive the hardship and accept their fate? A lyrical tale about the loss of childhood against the harsh realities of adult life. How did you come across Ali and learn about his fate? In 2018, I was shooting in Iraq an ongoing film and photography passion project (...) #Clermont_FF

  • Interview with Daniel Cook, director of The Bayview
    https://www.mydylarama.org.uk/Interview-with-Daniel-Cook-director-of-The-Bayview

    On the North East Coast of Scotland, an extraordinary family have turned the previously derelict Bayview hotel into a place of respite for international fishermen when they come to land. This film is a glimpse into this unlikely home and the transient guests who pass through it. Tell us more about the Bayview. How did you come across the place? How familiar are you with the area? The Bayview sits on the edge of a traditional fishing village called Macduff in the North East Coast of (...) #Clermont_FF

  • Interview with Dania Bdeir, director of Warsha
    https://www.mydylarama.org.uk/Interview-with-Dania-Bdeir-director-of-Warsha

    A crane operator working in a construction site in Beirut, finds his freedom when he is away from everyone’s eyes. How did you come up with the character? Is he based on someone you know? In 2017, I was sitting on my balcony in Lebanon overlooking all of Beirut and I saw a man standing on top of one of the tallest construction cranes. I was afraid thinking the man was going to jump. It all looked so dangerous and unsafe. As he kneeled down and put his forehead to the floor, I realized that (...) #Clermont_FF

  • Interview with Yanis Belaid, Eliott Benard, Nicolas Mayeur, Étienne Moulin, Hadrien Pinot, Lisa Vicente, Philippine Singer, Alice Letailleur, co-directors of Les Larmes de la Seine [Seine’s Tears]
    https://www.mydylarama.org.uk/Interview-with-Yanis-Belaid-Eliott-Benard-Nicolas-Mayeur-Etienne-Moul

    17 October 1961, “Algerian workers” get down the streets to manifest against the mandatory curfew imposed by the Police prefecture. Was the choice to focus on the demonstration of 17 October 1961 generally agreed upon, or was it the subject of discussion within the group? As we were discussing what sort of film we were going to make, Yanis proposed the idea of a film on that event. What struck him was that most of us had no idea about the event, even though it’s a piece of our country’s (...) #Clermont_FF

  • Interview with Dania Reymond-Boughenou, director of Constellation de la Rouguière [Constellation]
    https://www.mydylarama.org.uk/Interview-with-Dania-Reymond-Boughenou-director-of-Constellation-de-l

    Residents of La Rouguière talk about their life in this unique district of Marseille which welcomed returnees from Algeria in 1962. As they testify, they summon the memories of a memory haunted by history and by loss of loved ones. Where did your desire to make a film about the Rouguière neighborhood in Marseille come from? That part of Marseille comes out of a very specific context: 1962 when Algeria gained its freedom. At that moment, the repatriates from the war became la Rouguière’s (...) #Clermont_FF

  • Interview with Gina Kippenbroeck, director of Ensom Cowgirl [Lonely Cowgirl]
    https://www.mydylarama.org.uk/Interview-with-Gina-Kippenbroeck-director-of-Ensom-Cowgirl-Lonely-Cow

    Alone in her apartment, Liv is counting the days until she is reunited with the woman she loves. Accompanied by her audio-tapes, she thinks back on her relationship as the solitude slowly begins to test her mental strength. How was Ensom cowgirl born? It started with a feeling and a mood, more than an actual plot or idea for a character. During a long and dark Copenhagen winter, I moved into a new apartment which had a quite dystopian view from the living room window. I did most of my (...) #Clermont_FF

  • Interview with Olive Nwosu, director of Egúngún [Masquerade]
    https://www.mydylarama.org.uk/Interview-with-Olive-Nwosu-director-of-Egungun-Masquerade

    On the day of the Egúngún festival, Salewa returns to Lagos to bury her Mother. At the funeral, she encounters an acquaintance who forces her to confront old wounds. Egungun is a meditation on memory, identity and duty, on the many versions of ourselves that haunt and heal us. How was Egúngún born? Egúngún was born from a desire to investigate my own feelings about the idea of “Home”. As a wanderer, who has lived in many identities, this is a question I often grapple with: this sense of (...) #Clermont_FF

  • Interview with Émilie Pigeard, co-director of Babičino Seksualno Življenje [Granny’s Sexual Life]
    https://www.mydylarama.org.uk/Interview-with-Emilie-Pigeard-co-director-of-Babicino-Seksualno-Zivlj

    Four old women reflect on their memories when they were young and how different the relationships between men and women were back then. Their voices merge into one single voice, that of the grandmother Vera, who tells her story in proper detail. A trip into grandmother’s youth and the memories of her intimate life illustrate the status of Slovenian women in the first half of the 20th century. How did the idea of asking old women to speak about their sex life come to you and Urška? How did (...) #Clermont_FF

  • Interview with Vincent Le Port, director of La Marche de Paris à Brest [Walking from Paris to Brest]
    https://www.mydylarama.org.uk/Interview-with-Vincent-Le-Port-director-of-La-Marche-de-Paris-a-Brest

    In 1927, filmmaker Oskar Fischinger traveled for three weeks along the side roads between Munich and Berlin, filming frame by frame the people he met along the way and the places he passed through. In 2020, the director did a remake of this film during a month-long walk between Paris and Brest. What led you to give this film an “old-fashioned” effect, bringing it closer to your inspiration Walking from Munich to Berlin by Oskar Fischinger, with this series of short shots interspersed with (...) #Clermont_FF

  • Interview with George-Alex Nagle, director of Mate
    https://www.mydylarama.org.uk/Interview-with-George-Alex-Nagle-director-of-Mate

    After a long time apart, local no-hoper John must take care of reserved schoolboy Jack over a weekend in an insular working-class outpost of Western Sydney. However, Jack’s attempt to re-establish their relationship is threatened as John’s self-destructive nature emerges. Mate examines themes of masculinity, maturity and the challenges of growth within a changing social landscape. What did you seek to explore through the relationship between John and Jack? For my co-writer Daniel Corboy and (...) #Clermont_FF

  • Interview with Romain Dumont, director of Au plaisir les ordures ! (See You Garbage!)
    https://www.mydylarama.org.uk/Interview-with-Romain-Dumont-director-of-Au-plaisir-les-ordures-See-Y

    For Christmas, three garbage collectors, Elijah, Nino and Belz, are surprised to be invited to dinner at the home of the Prime Minister and the First Lady. They go there, enthusiastic and candid, without suspecting that on the menu is a painful series of disillusionments and manipulations. Au plaisir les ordures is a dramatic comedy with the feel of a revolutionary tale, which attempts to explore the encounter between the well-spoken contempt of the political class and a sudden awareness of (...) #Clermont_FF