• criminalisation de l’homosexualité en france.
    https://trounoir.org/?Criminalisation-de-l-homosexualite-en-France

    De quoi parlons-nous lorsqu’on dit qu’il a eu une criminalisation de l’homosexualité en France ? L’objectif de cet article est de revenir sur les différents moments et les manières dont l’homosexualité a été réprimée en France. Si le contrôle de l’homosexualité fut bien une façon de mater la population entière, tout le monde n’était pas logé à la même enseigne en matière de sanctions pénales et de surveillance.

    https://sexysushi.bandcamp.com/track/petit-pd


    plus de warrior : https://seenthis.net/messages/887682
    #homosexualité

    • 2. Analyse des biais de discrimination

      a) Le biais de l’homosexualité

      Pourquoi l’État a-t-il fait le choix à différents moments historiques de surveiller et punir l’homosexualité ? Pourquoi la criminalisation de l’homosexualité s’applique-t-elle à une population plutôt qu’à une autre ? Est-ce un biais de discrimination relevant des agents de police, de l’institution pénale ou de l’État ? Démêler ces questions n’est pas aisé, car elles sont toutes inextricablement liées entre elles. C’est pour cette raison qu’il est important de garder en tête la notion d’ordre social comme aboutissement de ces dispositifs répressifs. On peut néanmoins les séparer provisoirement pour faire apparaître les différents ressorts sur lesquels repose la norme qui veut être établie par le pouvoir.

      Julian Jackson attribue plusieurs raisons au fait que les homosexuels soient durement réprimés après la Seconde Guerre mondiale : « L’article 330.1 du Code pénal, l’interdiction à Paris de danser publiquement entre hommes, l’idéologie virile de la Résistance, l’ombre de la collaboration, l’obsession nataliste, le culte de la famille, les craintes de la délinquance et le souci de protéger la jeunesse » (Jackson, p. 59). Pèse sur les homosexuels non seulement une série d’interdiction mais aussi un poids moral qui les confine dans la honte. Et cette honte a donné une forme à la socialité homosexuelle contrainte de s’établir dans la clandestinité (jardins, parcs, toilettes publiques, salons privés, prostitution). C’est-à-dire que la loi pousse à la fois les homosexuels à rechercher une forme de sexualité dans les lieux retranchés d’une ville et la réprime dès lors qu’elle est confondue. Il existait, selon Claude Courouve, un « groupe de contrôle des homosexuels » émanant de la Préfecture de Police, comptant « cinq inspecteurs » chargés des OPP : « Le travail de ce groupe consiste pour une part en la répression des outrages publics à la pudeur par des homosexuels dans les saunas, jardins publics, clubs et autres lieux où certains peuvent être tentés de ’consommer sur place’ » (Courouve, p. 72).

      b) Le biais du genre

      Les chiffres les plus explicites concernent la part de condamnations pour homosexualité masculine qui en représentent la quasi-totalité. Gauthier et Schlagdenhauffen expliquent la très faible représentation des femmes dans ces condamnations par trois arguments. 1) Leur invisibilisation sociale : « Le système de domination et de contrôle des pères et des maris sur les filles et les épouses limite donc de fait l’accès des femmes à l’espace public et a fortiori aux lieux de rencontre homoérotiques, quasi inexistants pour les lesbiennes dans l’espace public ». 2) Les prises en charge pénales sont différentes selon le sexe de la personne interpellée, « les hommes ont tendance à intégrer les filières pénales alors que les femmes sont orientées vers les dispositifs de « protection » ou la psychiatrie ». 3) La notion de déviance n’est pas attribuée selon les mêmes critères à un homme ou à une femme par l’institution judiciaire : « Concernant les jeunes filles, ce sont les rapports hétérosexuels hors mariage qui sont perçus comme déviants, car, tout en contrevenant à la morale dominante, ils impliquent un risque de grossesse et peuvent parfois être assimilés par les juges à de la prostitution. ».

      c) Le biais de la classe sociale

      Ce sont majoritairement les classes populaires qui se rendaient dans ces lieux publics poreux à une intrusion de la police, contrairement aux classes bourgeoises (et de pouvoir) qui bénéficiaient d’espaces privés clandestins plus sujets à la surveillance qu’aux contrôles. On retrouve cette dernière remarque dans les travaux de Gwenaëlle Mainsant sur la Brigade mondaine [16]. La création d’un « groupe de contrôle des homosexuels » spécifique aux OPP visait donc principalement à condamner des ouvriers et des citadins plutôt que des classes aisées et rurales. C’est ainsi que les classes populaires sont plus soumises à la captation policière. L’article de Gauthier et Schlagdenhauffen relève enfin un dernier argument confirmant ce biais de discrimination par la classe sociale qui est ce qu’ils nomment « la sélection sociale par le système pénal », c’est-à-dire que les classes privilégiées sont condamnées moins sévèrement voire acquittés pour les mêmes faits, car ils possèdent davantage de moyens pour se défendre : garanties de représentation, argent, avocats, soutien des proches et capital culturel pour pouvoir se défendre.

      d) Le biais de la race

      Les travaux de recherche de Régis Revenin sur la prostitution masculine dans l’après-guerre en France démontrent que la majorité de la clientèle ne se définit pas comme « homosexuelle », elle est principalement constituée à partir des années 1950 de jeunes ouvriers, sans famille, maghrébins [17]. Ce qui nous amène au biais de la race qu’Emmanuel Blanchard a notamment étudié dans son article « Le mauvais genre des Algériens » concernant les intrications entre la clandestinité des relations homosexuelles et l’immigration algérienne dans les grandes villes françaises : « La cartographie de la scène homosexuelle recouvrait alors, en partie, celle de l’immigration algérienne à Paris » (Blanchard). Ce qui fournissait une « population disponible » à la police qui pouvait aisément contrôler la sexualité des hommes algériens perçus par l’imaginaire colonial comme « incapables de maîtriser leurs désirs » (Gauthier, Schlagdenhauffen), soit le même type d’attribut accordé à l’homosexualité masculine qui « prolifère » dans les villes et « corrompt » la jeunesse. Blanchard donne également un argument important pour comprendre l’obsession policière pour la sexualité des Algériens : le rapport que la police entretient avec sa propre notion de virilité. Les policiers ont en commun avec les Algériens de se caractériser par un entre-soi masculin, une « communauté d’hommes sans femmes », il fallait donc bien distinguer deux notions de la masculinité : l’une virile et de bonne conjugalité (pour la police), et l’autre « contre-nature » et efféminée (pour les Algériens).

      #homophobie #misogynie #sexisme #racisme #classisme

  • En France, le bébé de Marina a été placé après un accouchement à domicile | Camille Wernaers
    https://www.rtbf.be/info/dossier/les-grenades/detail_en-france-le-bebe-de-marina-a-ete-place-apres-un-accouchement-a-domicile

    Cette histoire, c’est celle de Marina, qui a accouché en France à son domicile le samedi 5 juin. L’accouchement se déroule sans encombre, après 7 heures de travail. Avec son compagnon, elle décide de faire ce qu’on appelle un “placenta lotus”, c’est-à-dire qu’elle ne coupe pas le cordon ombilical qui reste relié au placenta. Le cordon ombilical finit par sécher et par tomber tout seul, il n’est pas coupé d’un coup. Source : Les Grenades

  • Proposition de loi visant à accélérer l’égalité économique et professionnelle
    https://justines.cnrs.fr/actualite/proposition-de-loi-visant-a-accelerer-legalite-economique-et-professio

    Le 23 avril 2021, Céline Bessière et Sibylle Gollac ont été auditionnées par la commission des Affaires sociales de l’Assemblée Nationale et Marie-Pierre Rixain,députée de l’Essonne, rapporteure sur la proposition de loi. Vous trouverez ci-dessous le texte de l’exposé présenté lors de cette audition. Source : Justines

    • Les élu·es ont donc encore besoin de la recherche publique ?
      Les inégalités économiques entre hommes et femmes : le résultat d’une exploitation du travail des femmes dans la famille comme dans la sphère marchande
      Combattre les violences économiques ?
      Reconnaître le travail des femmes, faire travailler les hommes
      Taxer l’héritage : une mesure de redistribution entre classes sociales et entre les sexes
      Miser sur un entrepreneuriat féminin fragile ou sur le développement des services publics ?
      Références ayant nourri ce texte

      #sexisme #discrimination #femmes #classisme #racisme #domination_masculine #couple #mariage

      alors que l’écart moyen de revenu n’est que de 9 % entre célibataires, les femmes en couple gagnent en moyenne 42% de moins que leur conjoint. Elles sont pourtant, aujourd’hui, généralement plus diplômées que ce conjoint.

  • Sur la stérilisation forcée des femmes autochtones au Canada
    Alisa Lombard et Samir Shaheen-Hussain, Le Devoir, le 12 mars 2021
    https://www.ledevoir.com/opinion/idees/596773/canada-sur-la-sterilisation-forcee-des-femmes-autochtones

    Le 22 février, la Chambre des communes a adopté à l’unanimité une motion déclarant que « la République populaire de Chine s’est livrée à des actions correspondant à ce que prévoit la résolution 260 de l’Assemblée générale des Nations unies, couramment appelée “convention sur le génocide”, dont la mise en place de camps de détention et de mesures visant à prévenir les naissances à l’égard des Ouïgours et d’autres musulmans turciques ». Nous ne nions pas cette caractérisation de génocide et nous joignons nos voix aux appels mondiaux exigeant une fin immédiate à la persécution des Ouïghours. Cependant, l’honnêteté morale impose aux parlementaires l’examen d’une réalité troublante : le Canada n’a jamais officiellement reconnu qu’il a commis un génocide contre les peuples autochtones ici.

    Lors du dépôt de la motion, Michael Chong, le critique conservateur en matière d’affaires étrangères, a déclaré : « L’heure est à la clarté morale. » Pourtant, cette « clarté morale » fait cruellement défaut pour reconnaître que les communautés autochtones se sont vu imposer des mesures très similaires destinées à empêcher les naissances pendant des décennies.

    Malgré l’image bienveillante du Canada, son histoire regorge d’exemples de violence médicale génocidaire infligée aux communautés autochtones, y compris envers des enfants, avec des médecins canadiens menant souvent la charge. Ces exemples incluent les stérilisations forcées ciblant les femmes et les filles autochtones. Dans son ouvrage majeur An Act of Genocide, la professeure Karen Stote décrit le fait que des lois eugénistes ont été appliquées pendant des décennies au XXe siècle dans des provinces comme l’Alberta et la Colombie-Britannique, alors que des pratiques similaires, bien qu’informelles, ont sévi dans d’autres provinces, avec ultimement le même résultat dévastateur : la stérilisation de milliers de femmes et de filles autochtones.

    Forme de torture

    Le racisme systémique anti-autochtone et les pratiques discriminatoires qui se poursuivent jusqu’à ce jour perpétuent un climat général de misogynie et de violence sexiste ciblant les femmes autochtones lors de leurs accouchements. En 2017, une action collective a été intentée par deux femmes autochtones contre des médecins, des autorités sanitaires et divers ordres des gouvernements provincial et fédéral. Plus d’une centaine d’autres femmes autochtones s’y sont jointes depuis, soulignant le fait que la pratique de stérilisations forcées continue en raison du manque d’actions concrètes du gouvernement pour prévenir, punir et réparer.

    Au Québec, la question n’est pas de savoir si cette pratique a eu cours, mais à quel point on l’a maintenue. Ces stérilisations, qui sont trop souvent sous-déclarées pour toutes sortes de raisons, dont la méfiance à l’égard des institutions canadiennes, se produisent dans des hôpitaux financés et administrés par le réseau public, et ce, malgré la nécessité — garantie par la Constitution canadienne sur la base de l’égalité réelle — d’obtenir un consentement libre, préalable et éclairé pour les procédures ayant un impact sur l’autonomie corporelle et reproductive.

    À la fin de 2018, le Comité des Nations unies contre la torture a reconnu que « la stérilisation forcée […] de femmes et de filles autochtones depuis les années 1970, y compris des cas survenus récemment » au Canada, est une forme de torture. À peu près au même moment, une autre femme autochtone a déclaré avoir été stérilisée de force en Saskatchewan. Dans ce contexte, la députée Niki Ashton a soulevé cet enjeu à la Chambre des communes, affirmant : « Soyons clairs. Cela s’apparente à un génocide. » Cependant, aucune motion formelle sur le génocide n’a été adoptée à ce moment-là. […]

    Entre-temps, au Canada, les femmes autochtones sont traitées avec mépris, notamment en lien avec leur rôle même de mères, comme en témoigne la mort brutale de Joyce Echaquan quelques instants après avoir subi les insultes racistes et sexistes du personnel de la santé à l’hôpital de Joliette. Cette culture médicale bien enracinée traite les femmes et les filles autochtones de manière paternaliste plutôt que selon l’approche d’un fiduciaire envers un bénéficiaire exigée par la loi. Une telle culture de colonialisme médical a été renforcée par des incitatifs financiers et une réglementation léthargique des professions médicales, ce qui a entraîné des répercussions dévastatrices et évitables sur la vie des femmes, des familles et des communautés autochtones.

    Chacune et chacun d’entre nous, en particulier celles et ceux qui travaillent dans le secteur de la santé, a le devoir de faire mieux, de s’acquitter de ses obligations légales et constitutionnelles envers les patientes et les patients et de sauvegarder et de respecter la dignité de chaque personne. Toutefois, des problèmes systémiques enracinés dans le racisme et le sexisme requièrent des solutions systémiques. Une première étape importante pour y parvenir consiste à faire face à la gravité des problèmes et à élaborer des solutions destinées à les résoudre au niveau institutionnel. Faisant écho aux propos du député conservateur Chong lors du dépôt de la motion concernant l’imposition de mesures visant à prévenir les naissances chez les Ouïghours en Chine, nous pensons qu’il est grand temps que le Canada reconnaisse officiellement la même violence genrée qu’il a infligée aux femmes et aux filles autochtones ici : « Nous devons l’appeler par son nom : un génocide. »

    Alisa Lombard est avocate principale sur les actions collectives proposées concernant la stérilisation forcée des femmes et des filles autochtones au Canada. Samir Shaheen-Hussain est urgentologue pédiatrique, professeur adjoint à l’Université McGill et auteur de Plus aucun enfant autochtone arraché. Pour en finir avec le colonialisme médical canadien.

    =========================

    Coerced and forced sterilization of Indigenous women and girls : This is what genocide looks like in Canada
    Alisa Lombard and Samir Shaheen-Hussain, Toronto Star, le 9 mars 2021
    https://www.thestar.com/opinion/contributors/2021/03/08/coerced-and-forced-stereilization-of-indigenous-women-and-girls-this-is-wha

    ===============================

    Nous ne pouvons plus continuer comme si de rien n’était
    Samir Shaheen-Hussain, La Presse (Montréal, Québec, Canada), le 25 février 2021
    https://www.lapresse.ca/debats/opinions/2021-02-25/racisme-systemique-et-principe-de-joyce/nous-ne-pouvons-plus-continuer-comme-si-de-rien-n-etait.php

    #Samir_Shaheen-Hussain :
    https://seenthis.net/messages/874281

    #Joyce_Echaquan :
    https://seenthis.net/messages/879292

    #Contraception_forcée :
    https://seenthis.net/messages/788024

    #Canada #Québec #Médecine #Soins #Autochtones #Peuples_autochtones #Discriminations #Racisme #Colonialisme #Colonisation #Histoire #Crimes #ça_continue #Féminicide #Racisme_systémique #femmes #pauvres #stérilisation #hystérectomie #utérus #sexisme #classisme #capitalisme

  • Au Pérou, l’ex-président Alberto Fujimori devant la justice pour avoir orchestré une politique de stérilisations forcées
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/03/10/au-perou-alberto-fujimori-devant-la-justice-dans-le-dossier-des-sterilisatio

    « Un jour, ils sont venus me chercher et ils m’ont fait monter de force dans une ambulance. Je n’étais pas seule, il y avait d’autres femmes avec moi, ils nous ont emmenées comme du bétail. » Aurelia Paccohuanca avait 24 ans quand elle a été forcée de subir une opération de stérilisation. « On m’a dit que je ne devais plus avoir d’enfants, que je devais me faire ligaturer les trompes. Je ne savais même pas ce qu’était la ligature des trompes ! “Comment, vous ne savez pas ?”, on m’a dit. “Vous êtes des ignorants !” Arrivées au centre de santé, on nous a demandé de nous déshabiller, certaines femmes criaient. »

    Les médecins l’endorment, l’opèrent alors qu’elle est à demi consciente et la renvoient chez elle, sans aucun suivi post-opératoire. C’était en 1998, sous la présidence d’Alberto Fujimori (1990-2000). Elle en garde des douleurs et un profond traumatisme.

    et après paywall...

    Celui de l’ancien président Alberto Fujimori et trois de ses ministres, accusés d’avoir fait stériliser plus de 300 000 femmes, la plupart sans leur consentement, entre 1996 et 2000. Après moult reports, une première audience préliminaire s’est tenue ce lundi 1er mars.
    (y’a du y avoir un kouak entre le titre et chapo)
    https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20210302-p%C3%A9rou-alberto-fujimori-devant-les-juges-pour-la-st%C3%A9rilisation

  • UK’s top universities urged to act on classism and accent prejudice

    Investigation finds widespread evidence of students being ridiculed over their backgrounds

    Universities must act to eradicate discrimination against working-class students, including the mockery of regional accents, equality campaigners have said.

    A Guardian investigation has found widespread evidence of students at some of the country’s leading universities being ridiculed over their accents and backgrounds, in some cases prompting them to leave education.

    The analysis found discrimination against working-class students was particularly prevalent among Russell Group universities. The group, which is made up of 24 institutions, has a reputation for academic excellence.

    In a series of Guardian interviews, students past and present reported bullying and harassment over their accents and working-class backgrounds. Some said their academic ability was questioned because of the way they spoke.

    The Social Mobility Commission (SMC), which monitors progress in improving social mobility in the UK, described the situation as unacceptable and said accents had become a “tangible barrier” for some students.

    This week the Guardian reported complaints of a “toxic attitude” towards some northern students at Durham University. Last month the university launched an inquiry after wealthy prospective freshers reportedly planned a competition to have sex with the poorest student they could find.

    But experiences of classism and accent prejudice are not confined to Durham, said Sammy Wright, the lead commissioner on schools and higher education for the SMC. He said the government body had spent 18 months examining the differing chances for young people based on where they come from.

    “We found an entrenched pattern in certain areas where social mobility is very low, and often the only way to grasp opportunities involved moving away from where they were brought up – to go to university or find jobs,” said Wright, who is also vice-principal of Southmoor Academy in Sunderland.

    “But we also found that social and economic disadvantage often hampered any chance to move out. Accent is a part of this, alongside cultural capital and social networks. In my own work in schools in the north-east, accent can become a marker of everything else, a tangible barrier – most of all to the young people themselves, who internalise a sense of social inferiority.”

    Wright said well-meaning university outreach teams were consistently failing in their efforts to reassure working-class students. “They promise their institutions are friendly and welcoming, but when that message comes in a home counties accent from bored middle-class students who have been sent into the north to deliver the message, my students are rightly sceptical.”

    The Sutton Trust, a charity that helps young people from disadvantaged backgrounds access higher education, called on top universities to do more to ensure an inclusive and supportive environment for all undergraduates.

    Sir Peter Lampl, the trust’s founder and chair, described the experiences of some students as “scandalous”. “It’s really tough for young people from low-income backgrounds to get into top universities. For this and for other reasons, it’s completely unacceptable that they are discriminated against while they’re there,” he said.

    Analysis by the Office for Students (OfS), the government’s higher education regulator, shows that virtually all communities with the lowest levels of access to higher education are in industrial towns and cities of the north of England and the Midlands, and in coastal towns. For example, the most recent data shows that 55% of young people in London go into higher education but only 40% in the north-east.

    The OfS director for fair access and participation, Chris Millward, said the issue of accent prejudice spoke to deeper inequalities in the education system. “It is crucial that universities strive to create an open and inclusive culture for all. There is no such thing as a ‘right’ accent or background for higher education – all students deserve the opportunity to thrive, no matter where they come from,” he said.

    Sara Khan, a vice-president of the National Union of Students, said working-class students were sold a “myth of meritocracy”, but in some cases the reality was starkly different.

    “As long as working-class students have to pay for education, work alongside their studies to cover basic necessities, and are saddled with debt for the rest of their lives, higher education will never be a welcoming environment for them,” she said. “It is unfortunately inevitable that in a system like this, such students would face prejudice and harassment, which is only the tip of the iceberg regarding the classism in our education system.”

    The Russell Group has been contacted for comment.

    https://www.theguardian.com/education/2020/oct/24/uk-top-universities-urged-act-classism-accent-prejudice
    #UK #Angleterre #classisme #classes_sociales #discriminations #classe_sociale #université #éducation #langue #accent #accents #classes_ouvrières

  • Des stérilisations massives de femmes migrantes sont dénoncées aux États-Unis | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/e-lopez/blog/150920/des-sterilisations-massives-de-femmes-migrantes-sont-denoncees-aux-e

    Divers groupes de défense et de soutien juridique des États-Unis ont déposé une plainte ce lundi 14 septembre contre le personnel embauché par le Service de lutte contre l’Immigration (Immigration and Customs Enforcement Service, ICE), non seulement pour avoir ignoré les protocoles visant à freiner la propagation du #COVID- 19 dans ses locaux, mais aussi pour avoir procédé à des #stérilisations massives et injustifiées de #femmes #migrantes #détenues.

    #stérilisations_forcées

  • Whistleblower : There Were Mass Hysterectomies at ICE Facility
    https://lawandcrime.com/high-profile/like-an-experimental-concentration-camp-whistleblower-complaint-alleges

    The full statement : U.S. Immigration and Customs Enforcement (ICE) does not comment on matters presented to the Office of the Inspector General, which provides independent oversight and accountability within the U.S. Department of Homeland Security. ICE takes all allegations seriously and defers to the OIG regarding any potential investigation and/or results. That said, in general, anonymous, unproven allegations, made without any fact-checkable specifics, should be treated with the (...)

    #ICE #DHS #violence #femmes #santé

    ##santé

  • Staggering Number of Hysterectomies Happening at ICE Facility, Whistleblower Says
    https://www.vice.com/en_us/article/93578d/staggering-number-of-hysterectomies-happening-at-ice-facility-whistleblower-sa

    A whistleblower complaint filed Monday by several legal advocacy groups accuses a detention center of performing a staggering number of hysterectomies on immigrant women, as well as failing to follow procedures meant to keep both detainees and employees safe from the coronavirus.

    The complaint, filed on behalf of several detained immigrants and a nurse named Dawn Wooten, details several accounts of recent “jarring medical neglect” at the Irwin County Detention Center in Ocilla, Georgia, which is run by the private prison company LaSalle South Corrections and houses people incarcerated by Immigration and Customs Enforcement (ICE). In interviews with Project South, a Georgia nonprofit, multiple women said that hysterectomies were stunningly frequent among immigrants detained at the facility.

    “When I met all these women who had had surgeries, I thought this was like an experimental concentration camp,” said one woman, who said she’d met five women who’d had hysterectomies after being detained between October and December 2019. The woman said that immigrants at Irwin are often sent to see one particular gynecologist outside of the facility. “It was like they’re experimenting with their bodies.”

  • LA POLITIQUE SCOLAIRE DE JEAN-MICHEL BLANQUER… Par Daniel Amedro – Moissac au Coeur
    http://moissacaucoeur.fr/2020/08/17/la-politique-scolaire-de-jean-michel-blanquer-par-daniel-amedro

    Sous prétexte de s’adapter à la diversité des élèves, des établissements vont revoir à la baisse les objectifs, proposer des démarches fondées sur le concret et insister sur les ‘’compétences non cognitives ‘’ (le sérieux, la ponctualité, le respect de l’autorité, etc.) tandis que d’autres établissements proposeront des projets ambitieux pour les héritiers. On fera tout cela au nom de ce qu’ils appellent « la diversité des intelligences »…

    Ce n’est donc pas seulement les enseignants qui seront choisis (cf. ce que j’ai dit il y a un instant sur ‘’le libre recrutement’’), mais les élèves aussi.

    Tel est le sens des critiques répétées de Blanquer contre l’égalitarisme. L’idée c’est que tous les élèves ne peuvent accéder aux mêmes savoirs. Il faut donc différencier l’offre éducative. Et laisser les élèves et les familles choisir l’établissement qui leur convient le mieux. A charge pour eux d’assumer, par la suite, la responsabilité de leurs (bons ou mauvais) choix.

    #école #classisme #politique_éducative

  • Paris : la liste des zones où le masque est obligatoire à partir de lundi

    Sans parler du bien fondé de la mesure, je suis choqué par le classisme et le racisme (encore une fois) de la préfecture de Paris dans le choix de la désignation des zones à risque. Pas la peine de regarder en détail, regardez juste le nombre de lieux en fonction des arrondissements, les quartiers pauvres (et racisés) sont beaucoup plus visés que les quartiers riches. Tous les marchés des quartiers pauvres sont visés, pas ceux des quartiers riches...

    Ca me rappelle ces mesures de la préfecture qui confinaient plus sévèrement les commerces de Chateau Rouge :
    https://seenthis.net/messages/836239

    #coronavirus #solidarité #France #racisme #classisme #favoritisme #discrimination #quartiers_populaires #marchés #Didier_Lallement #Paris #préfecture

    1er, 2ème, 3ème et 4ème arrondissements
    - rue Montorgueil
    – marché des Enfants Rouges
    – rue Rambuteau
    – rue de Bretagne
    – rue des Francs Bourgeois
    – rue Saint-Honoré
    – rue de Montmartre

    5ème et 6ème arrondissements
    - rue Mouffetard
    – rue de Buci
    – rue de Seine
    – rue Mazarine
    – rue Jacques Callot
    – rue Princesse
    – rue des Canettes
    – rue Guisarde
    – marché Saint-Germain
    – jardin Tino Rossi

    7ème arrondissement
    – rue Clerc
    – marché de l’avenue de Saxe

    8ème arrondissement
    –nulle part !

    9ème arrondissement
    – rue des Martyrs
    – rue Cadet
    – marché alimentaire d’Anvers

    10ème arrondissement
    – rue de Metz
    – boulevard de Strasbourg
    – rue du Château d’Eau entre Fb St Martin et Fb St Denis
    – rue Cail
    – rue Perdonnet
    – rue Philippe de Girard
    – place Ian Karski
    – rue Louis Blanc dans sa portion entre la place Karski et le faubourg Saint-Denis
    – rue du Faubourg Saint Denis
    – rue Lucien Sampaix
    – rue de Lancry
    – rue des Vinaigriers
    – quais du Canal Saint-Martin (Jemmapes et Valmy)

    11ème arrondissement
    – rue de la Roquette,
    – rue de Lappe
    – rue Keller
    – rue Daval
    – rue Jean-Pierre Timbaud
    – marché de Belleville
    – rue Oberkampf

    12ème arrondissement
    – Bercy-Village
    – Cour Saint-Emilion
    – marché d’Aligre

    13ème arrondissement
    – quai François Mauriac
    – quai de la gare,
    – Bibliothèque Nationale de France (parvis + marches et quai)
    – marché Maison-Blanche sur l’avenue d’Italie

    14ème arrondissement
    – rue Daguerre
    – rue Raymond Losserand (entre rue d’Alésia et avenue du Maine)

    15ème arrondissement
    – rue du Commerce
    – rue Linois

    16ème arrondissement
    – rue de Passy
    – rue de l’Annonciation

    17ème arrondissement
    – avenue de Saint-Ouen
    – rue de Lévis
    – rue Poncelet
    – rue Bayen

    18ème arrondissement
    – marché Barbès
    – marché Lariboisière
    – marché Ornano
    – boulevard de la Chapelle (entre Tombouctou et boulevard Barbès)
    – rue des Islettes
    – rue de la Goutte d’or
    – rue des Poissonniers
    – rue Dejean
    – rue de Suez
    – rue de Panama
    – marché Dejean (triangle rues Poulet, Poissonniers et Dejean)
    – marché Porte Montmartre (y compris le carré aux Biffins)
    – marché Ordener
    – rue de Steinkerque
    – avenue de Saint-Ouen
    – boulevard de Clichy
    – boulevard du Rochechouart
    – marché Poteau (Rue Duhesme – entre Ordener et Poteau
    – marché aux puces de Paris
    – rue Riquet (entre Marx Dormoy et Pajol)
    – rue de l’Olive
    – butte Montmartre (place du Tertre, parvis et marche du Sacré-Coeur, rue Norvins, rue du Mont Cenis)

    19ème arrondissement
    – quai de la Loire
    – quai de Seine
    – quai de Marne
    – quai de l’Oise jusqu’à l’entrée du parc de la Villette
    – rue de Bellevillle
    – marché de Joinville
    – place des fêtes
    – avenue Secrétan
    – avenue Mathurin Moreau
    – rue Manin
    – avenue Jean Jaurès entre rue de l’Ourcq et Porte de Pantin

    20ème arrondissement
    – rue des Panoyaux
    – rue Victor Letalle
    – rue Sorbier (entre la rue Menilmontant et la rue Juillet)
    – belvédère du Parc de Belleville
    – boulevard de Belleville
    – boulevard de Ménilmontant
    – rue de Ménilmontant
    – rue des Pyrénées
    – rue de Bagnolet
    – rue d’Avron
    – marché aux puces de la porte de Montreuil

    Paywall, mais le titre de cet article de l’Express en dit long :

    Obligatoire sur les quais mais pas sur les Champs, comment le masque s’est imposé à Paris
    Julien Chabrout, L’Express, le 9 août 2020
    https://www.lexpress.fr/actualite/societe/obligatoire-sur-les-quais-mais-pas-sur-les-champs-comment-le-masque-s-est-i

  • China cuts Uighur births with IUDs, abortion, sterilization
    https://apnews.com/269b3de1af34e17c1941a514f78d764c

    The Chinese government is taking draconian measures to slash birth rates among Uighurs and other minorities as part of a sweeping campaign to curb its Muslim population, even as it encourages some of the country’s Han majority to have more children.

    While individual women have spoken out before about forced birth control, the practice is far more widespread and systematic than previously known, according to an AP investigation based on government statistics, state documents and interviews with 30 ex-detainees, family members and a former detention camp instructor. The campaign over the past four years in the far west region of Xinjiang is leading to what some experts are calling a form of “demographic genocide.”

    The state regularly subjects minority women to pregnancy checks, and forces intrauterine devices, sterilization and even abortion on hundreds of thousands, the interviews and data show. Even while the use of IUDs and sterilization has fallen nationwide, it is rising sharply in Xinjiang.

    The population control measures are backed by mass detention both as a threat and as a punishment for failure to comply. Having too many children is a major reason people are sent to detention camps, the AP found, with the parents of three or more ripped away from their families unless they can pay huge fines. Police raid homes, terrifying parents as they search for hidden children.

  • « Les piétons rendent la ville plus sûre. Ils doivent être au sommet de la hiérarchie des modes de déplacement, et le vélo ne vient qu’après »
    https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2020/05/20/l-essor-du-velo-est-loin-d-etre-un-phenomene-de-mode_6040298_4497916.html

    L’essor du vélo est un phénomène massif observable dans toutes les grandes villes du monde occidental depuis dix à quarante ans, selon les villes, en Europe, en Amérique du Nord, en Océanie… et même dans beaucoup de villes de pays émergents (Bogota, en Colombie, par exemple, et même São Paulo, au Brésil).

    Cet essor commence toujours dans les centres-villes puis se diffuse progressivement en périphérie, par les grandes villes puis dans les villes moyennes, dans les milieux éduqués, puis les classes moyennes et les milieux populaires… On est loin d’un phénomène de mode.

    Je trouve son analyse empreinte de #classisme. Le choix du mode de #transport dépend beaucoup de l’aménagement du #territoire, toujours très largement décidé par et pour les modes de vie des dominants.

    • Maintenant que je sais que c’est Frédéric Héran, je le trouve plus intéressant ! (Et puis je n’avais pas encore lu.)

      Sur l’économie du vélo.
      https://www.entreprises.gouv.fr/etudes-et-statistiques/impact-economique-et-potentiel-de-developpement-des-usages-du-velo-

      Zahir B. : Pensez-vous que le vélo a une place dans le périurbain ? Sa part modale peut-elle être supérieure à celle de la voiture ?

      Oui, c’est déjà visible dans d’autres pays. En France, pour l’instant, l’usage du vélo continue encore bien souvent de se réduire dans le périurbain. Là encore, si les autorités construisent un réseau de super-pistes cyclables et réduisent en même temps les facilités à s’y déplacer en voiture, le vélo pourra trouver sa place (notamment grâce aux vélos à assistance électrique, en plein essor).
      Mobilité douce mais comment ? : Quelle alternative à la voiture individuelle à la campagne, sans transports en commun, quand il faut faire plus de 30 kilomètres pour les courses, les loisirs et, surtout, le travail ?

      C’est dans ce cas de figure que la voiture reste nécessaire. Mais on agite souvent ce cas limite pour prétendre qu’il ne faut pas toucher à la voiture. Et même dans ces milieux ruraux, de nombreux déplacements peuvent être faits autrement qu’en voiture.

      Couvreur Zingueur : Je suis artisan en banlieue lyonnaise. D’une manière générale, les artisans et leurs camionnettes, nécessaires à leur travail, lui-même indispensable à la société, me semblent insuffisamment pris en compte dans les débats sur la mobilité.

      Oui, la ville doit rester accessible aux artisans, aux livreurs, aux secours, à la police… C’est notamment pour eux qu’il convient de réduire le trafic automobile qui n’est pas lié à ces activités. Je signale que de nombreux artisans s’essayent à utiliser des vélos pour leur activité (ce n’est, bien sûr, pas toujours possible), comme ici.

      Je pense qu’il sous-estime les livreurs, dont le nom a explosé ces dernières années et qui ont un rapport nuisances-création de richesses bien plus faible que les artisans.

      Un cycliste : Si l’usage du vélo semble évident pour des trajets relativement courts au sein même d’une ville, qu’en est-il, par exemple, pour des trajets plus longs banlieue-métropole ?

      Les distances parcourables à vélo ne cessent de s’accroître. On disait : « Pas plus de 3 kilomètres », il y a vingt ans. Tout le monde admet aujourd’hui qu’on peut quand même faire facilement 5 kilomètres. Avec un vélo à assistance électrique, on double presque cette distance. Et avec des vélos couchés ou des vélomobiles, encore plus…

      #péri-urbain #vélo

  • Coronavirus : une surmortalité très élevée en Seine-Saint-Denis
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/05/17/coronavirus-une-surmortalite-tres-elevee-en-seine-saint-denis_6039910_3224.h

    Ce département, très touché par l’épidémie de Covid-19, cumule les facteurs de risques économiques, sanitaires et sociaux.

    Le département le plus jeune et le plus pauvre de France paie un lourd tribut à la pandémie du Covid-19.[...]

    Plus de personnes à la santé fragile, davantage de salariés en première ligne et de familles nombreuses confinées dans des logements exigus… La Seine-Saint-Denis est le département francilien le plus éprouvé par la pandémie de Covid-19. Le taux de surmortalité y a bondi de près de 130 % entre le 1er mars et le 27 avril par rapport à la même période en 2019. C’est deux fois plus que dans les Yvelines (+ 67,3 %) ou la Seine-et-Marne (+ 65,4 %).

    Deuxième département le plus peuplé de la région après Paris avec 1,6 million d’habitants, le 93 se situe loin devant la capitale, qui a enregistré une augmentation du taux de surmortalité d’un peu moins de 90 %, et juste devant les Hauts-de-Seine (+ 108,9 %). C’est ce que révèle l’infographie réalisée par Le Monde, qui s’appuie sur les données de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et sur une étude de l’observatoire régional de la santé d’Ile-de-France publiée au mois d’avril. Les intercommunalités de Plaine Commune et Est Ensemble paient le plus lourd tribut avec des hausses de 179,5 % et 161,6 %.



    Le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, avait évoqué un excès de mortalité « exceptionnel » lié à l’épidémie de Covid-19 dans le 93, dès le 2 avril. « Si les raisons de cette fragilité sont multiples, à l’évidence ce sont les inégalités dont souffre la Seine-Saint-Denis à tous les niveaux qui expliquent ce terrible bilan », a écrit Stéphane Troussel, le président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, dans une lettre adressée au chef de l’Etat fin avril.

    Un public à la santé déjà fragile

    Précarité, pauvreté, déserts médicaux, comorbidités, densité de l’habitat : les inégalités sociales et sanitaires préexistantes sont autant de facteurs de risque. Si la Seine-Saint-Denis est le département le plus jeune de la région avec près de 30 % de sa population âgée de moins de 20 ans, c’est aussi celui qui compte le plus de personnes de plus de 65 ans atteintes de pathologies telles que le diabète (25 %) et les maladies respiratoires chroniques (13 %).
     

    Des travailleurs-clés en nombre et plus amenés à se déplacer
    C’est aussi dans ce territoire situé aux portes de Paris, le plus pauvre de la métropole, que résident le plus grand nombre de travailleurs-clés, officiant dans les secteurs d’activités les plus exposés : 16,2 % des agents hospitaliers de la région habitent en Seine-Saint-Denis, ainsi que 18,7 % des caissiers et des vendeurs, 21,6 % des livreurs et 15,4 % des aides-soignants (juste derrière la Seine-et-Marne, qui en compte 16,4 %). Ces salariés séquano-dionysiens font également plus de déplacements que les autres : plus de 50 % d’entre eux travaillent dans un département d’Ile-de-France différent de celui dans lequel ils résident. A titre de comparaison, ils sont seulement 24,4 % à Paris.


     

    Des conditions de vie qui peuvent favoriser les transmissions
    Leurs conditions de logement sont également susceptibles de favoriser le développement de « clusters familiaux » : 42 % des ménages de Seine-Saint-Denis comptent trois personnes ou plus contre 22 % dans la capitale. A noter que la surface moyenne par personne pour un quart des foyers du 93 est de 18 mètres carrés. Elle est de 25 mètres carrés dans le 75. [...]

    #Seine-Saint-Denis #surmortalité

  • Promeneurs ou délinquants : les doubles standards du confinement – Binge Audio
    https://www.binge.audio/promeneurs-ou-delinquants-les-doubles-standards-du-confinement

    Même en temps de crise, les double standards racistes et classistes continuent de biaiser la perception de ces populations. Au risque d’en faire des boucs émissaires. D’un département à l’autre, les médias changent de discours et la police, d’attitude : d’un côté l’empathie, de l’autre la répression. Car pouvoir être un simple “promeneur en mal d’air frais et de soleil” n’est pas un luxe accordé à tous.tes.

    #93 #Seine-Saint-Denis #stigmatisation #audio #racisme

  • Le confinement « invisible » des vieux immigrés en France
    #Covid-19#France#foyer#migrant#migration#sante

    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/04/27/coronavirus-le-confinement-invisible-des-vieux-immigres-en-france_6037918_32

    Qu’ils soient originaires du Maghreb ou d’Afrique de l’Ouest, les anciens vivant en foyer subissent de plein fouet les restrictions liées à la pandémie de coronavirus et se retrouvent souvent isolés.

  • Plus de solidarité dans le système de santé
    Nazila Bettache, La Presse (Montréal), le 25 avril 2020
    https://plus.lapresse.ca/screens/edf12982-2b1a-47e6-8243-9a39b050a357__7C___0.html

    La patiente qui est devant moi est préposée aux bénéficiaires. C’est une femme noire, une migrante racisée comme une partie importante des personnes qui prennent soin des aînés au Québec. Elle travaille dans un CHSLD, un établissement noyé dans la structure hospitalocentrique et mal organisée des CISSS, en manque cruel et chronique de personnel et de ressources.

    (CHSLD = EHPAD et CISSS = services médicaux régionaux)

    Des soins liés à la COVID-19 facturés à des sans-papiers
    Lisa-Marie Gervais, Le Devoir, le 27 avril 2020
    https://www.ledevoir.com/societe/sante/577784/des-soins-factures-a-des-sans-papiers

    Abdoul, un sans-papiers qui tait son nom de famille, a raconté au Devoir qu’iln’est pas allé à l’hôpital la semaine dernière lorsqu’il a eu des symptômes s’apparentant à ceux de la COVID-19. « Je sais qu’on a dit que c’était maintenant gratuit, mais je ne serais jamais allé aux urgences. Je n’ai pas de garantie qu’on ne va pas me faire payer et je ne me sens pas en sécurité. »

    #coronavirus #Québec #Montréal #migrants #sans_papiers #racisme #classisme #solidarité

    Voir aussi la compile des effets délétères indirects de la pandémie :
    https://seenthis.net/messages/832147

  • Contre la bombe sanitaire, un appel des Sans-Papiers | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/260420/contre-la-bombe-sanitaire-un-appel-des-sans-papiers

    https://www.youtube.com/watch?v=13ze559nfTc

    Ce samedi des Sans-Papiers avaient décidé de sortir. Pour dire leur désespoir et leur colère. Pour simplement faire savoir et lire leurs revendications. Mais la police est venue. Communiqué et vidéo ci-dessous.

  • Guatemala : Discrimination Against Domestic Workers Rises
    Tele Sur, le 20 avril 2020
    https://www.telesurenglish.net/news/Guatemala-Discrimination-Against-Domestic-Workers-Rises-20200420-000

    Since the coronavirus outbreak, many of them adopted “doors inside” work modality, staying at the patron housing to comply with their working time and the curfew. Employers impose this working mode, most of the cases. "Many are paid less than the minimum wage because employers argue that they provide them with shelter and food”, Contreras affirmed.

    #Guatemala #coronavirus #travail #employées_domestiques #sexisme #racisme #classisme

    Voir compile des effets délétères indirects de la pandémie :
    https://seenthis.net/messages/832147

  • Vivre et mourir dans un foyer de travailleurs migrants
    Comité des résidents du foyer Romain Rolland, Coordination des foyers de Plaine Commune, Copaf, EVTC, Médiapart, le 23 avril 2020
    https://blogs.mediapart.fr/fini-de-rire/blog/250420/vivre-et-mourir-dans-un-foyer-de-travailleurs-migrants

    « Je connais trois vieux Algériens qui sont morts. Il y en a deux qui sont morts à l’hôpital mais Kader, lui, au 7ème étage, est mort tout seul dans sa chambre. Une semaine plus tôt, j’ai entendu qu’il était malade. C’est quand les médecins sont venus le 14 avril, qu’il a été découvert, mort, dans sa chambre, mort, tout seul. »

    « je connais deux résidents qui sont morts ; l’un c’était le monsieur qui nourrissait les chats qui errent en bas du bâtiment, l’autre, il adorait jouer avec les enfants dans la rue. »

    Les vieux résidents sont des personnes à risque mais est-ce que ces vieux résidents auraient pu être soutenus, mieux informés et mieux pris en charge ?

    #coronavirus #solidarité #France #Quartiers_populaires #migrants #foyers #solidarité #racisme #classisme #violences_policières

    Voir compile des effets délétères indirects de la pandémie :
    https://seenthis.net/messages/832147

  • « Ces territoires jouent le rôle de boucs émissaires » (20+) Michel Kokoreff - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2020/04/21/ces-territoires-jouent-le-role-de-boucs-emissaires_1785978


    A Villeneuve-la-Garenne, le 20 avril. Photo Geoffroy van der Hasselt. AFP

    Pour le professeur de sociologie Michel Kokoreff, la police cultive une forme d’impunité dans les quartiers populaires, plus visible encore durant l’épidémie.

    Quel regard portez-vous sur la situation dans les banlieues depuis le début du confinement ?

    Il y a de la révolte dans l’air. D’un côté, on sait bien que ces territoires cumulent les difficultés sociales, à commencer par la pauvreté. Le Covid est un puissant révélateur des inégalités dans les quartiers populaires. La désertification médicale est un fait depuis longtemps dénoncé. L’exercice de métiers de première ligne (caissières, livreurs, ambulanciers, infirmiers…) accroît la vulnérabilité des travailleurs. Ce qui explique que la Seine-Saint-Denis serait la plus touchée par la surmortalité. D’un autre côté, la focalisation des contrôles dans les quartiers populaires (y compris à Paris intra-muros ou dans d’autres villes) a conduit à une surreprésentation des contraventions dans ce contexte. Dès le début du confinement, la Seine-Saint-Denis a concentré à elle seule 10 % de l’ensemble des amendes. A cet égard, la question du respect du confinement est une fausse piste. Les chiffres montrent très bien que les mesures ne sont pas moins respectées en Seine-Saint-Denis que dans le département voisin des Hauts-de-Seine. Cet argument vise surtout à légitimer les interventions rugueuses et stigmatiser à nouveau les populations de ces quartiers populaires, qui jouent le rôle de boucs émissaires en temps d’épidémie.

    Plusieurs incidents ont éclaté ces derniers jours. Faut-il craindre une contagion ?

    Ce n’est pas sûr. Les conditions d’un débordement général ne me semblent pas réunies, vu le contexte. Au lieu d’agiter le spectre des révoltes de 2005, il faudrait plutôt s’interroger sur l’immobilisme des politiques publiques et la fonction sociale de ces territoires dans le gouvernement de la peur. Aux difficultés structurelles, comme la pauvreté, s’ajoutent les difficultés conjoncturelles liées au Covid-19, la saturation des hôpitaux, la surveillance, les contrôles. Dans certains quartiers, la police continue de se comporter comme une armée de réserve coloniale. Cette culture de l’impunité n’est pas nouvelle, mais elle apparaît plus visible en temps de confinement. En décembre 2015, quand l’état d’urgence a été décrété, certains services de police judiciaire ont profité de l’effet d’aubaine pour perquisitionner et interpeller dans des conditions exceptionnellement garanties par la loi. On a vu toute une série d’interventions qui n’avaient aucun lien avec les attentats terroristes. Aujourd’hui, le risque est exactement le même avec l’état d’urgence sanitaire. Et ce n’est pas propre aux « banlieues ».

    Avez-vous noté des changements dans les quartiers populaires depuis 2005 ?

    La physionomie de certains quartiers a profondément changé. Des dizaines de milliards ont été investis dans les opérations de rénovation urbaine. L’exemple le plus emblématique est celui de Clichy-sous-Bois, d’où est originaire le réalisateur Ladj Ly. Pour son film les Misérables, il n’a pas pu tourner une partie des scènes sur place car le quartier avait été entièrement rénové. Mais en dehors des conditions de vie souvent plus dignes, rien n’a vraiment changé. La situation sociale des familles ne s’est pas arrangée. Le chômage des moins de 25 ans est toujours trois à quatre fois supérieur au niveau national. Et l’expérience des discriminations ethniques et raciales n’a jamais été aussi prégnante. Face à la désaffection des services publics, au retrait de l’Etat, face à ses options répressives, à la stigmatisation, à l’islamophobie, les religions d’un côté, les trafics de l’autre semblent plus structurants de l’organisation sociale.

    Quel est l’impact du confinement sur l’économie parallèle ?

    A part la rupture des stocks, un sursaut d’énergie, un désir de vengeance, difficile de répondre. Le trafic constitue une sorte de filière professionnelle qui redistribue les ressources. Cette économie de survie est doublée d’une économie symbolique. Les avantages ne sont pas seulement financiers. Beaucoup d’enquêtes de terrain montrent que participer aux réseaux de trafic, c’est être quelqu’un. Dans les représentations, ni l’école ni le travail légal ne permettent d’accéder à cette reconnaissance. Le business exerce ainsi son emprise sur les plus jeunes. Je suis frappé par la reproduction des schémas. Chaque génération veut éviter les impasses de la précédente mais reste soumise aux mêmes contraintes et aux mêmes risques. Comme le marché s’agrandit, que l’offre est plus forte, que rien n’est vraiment fait pour ses quartiers au plan social, la spirale est sans fin, la chute programmée.

    Comment sortir de cette situation ?

    Il faut la dénoncer, mais aussi changer de regard. Par exemple, en mettant davantage en avant les initiatives qui voient le jour dans plusieurs cités, de la région parisienne à Marseille. Face aux carences de l’Etat et à l’envoi des policiers, de nombreux collectifs se déploient pour faire des courses, livrer à domicile, venir en aide aux personnes âgées ou isolées, aux familles qui ont faim. A Clichy-sous-Bois, cinquante palettes de nourriture ont été distribuées pendant huit jours à des centaines de personnes. Tous les acteurs de ces quartiers ont financé cette action solidaire - les dealers inclus. Plus largement, de nombreuses prises de position militantes donnent une visibilité aux dérives observées aujourd’hui et exigent des changements en matière de logement, d’emploi, d’école, de vie démocratique. Rapporter la situation actuelle à des causes structurelles sans pour autant ignorer les capacités d’auto-organisation dans ces quartiers et ses appels, la voie est étroite mais vitale politiquement face à ce sujet complexe.

    #quartiers_populaires #police #gouverner_par_la_peur
    #auto-organisation #solidarité #pratiques_sociales

    • Confinement : en Seine-Saint-Denis, un taux de verbalisation trois fois plus important qu’ailleurs
      https://www.liberation.fr/france/2020/04/26/confinement-en-seine-saint-denis-un-taux-de-verbalisation-trois-fois-plus

      Avec plus de 41 000 contraventions ces dernières semaines, le département francilien affiche des statistiques largement supérieures à la moyenne nationale. Des écarts qui soulèvent des questions sur les modalités d’intervention policière.

      Confinement : en Seine-Saint-Denis, un taux de verbalisation trois fois plus important qu’ailleurs
      Depuis le début du confinement, le taux de verbalisation en Seine-Saint-Denis frôle le triple de la moyenne nationale. Selon les derniers chiffres obtenus par Libération, le département totalisait samedi 41 103 contraventions pour 242 259 contrôles, soit un taux de verbalisation de 17%. Au niveau national, ce taux est seulement de 5,9% (915 000 contraventions pour 15,5 millions de contrôles). En clair, la proportion de personnes contrôlées qui sont verbalisées est trois fois plus importante en Seine-Saint-Denis que sur le reste du territoire.

      Interrogé mercredi à l’Assemblée Nationale lors des questions au gouvernement, Christophe Castaner a lui-même brandi en exemple le département dionysien pour illustrer l’absence supposée de laxisme de la police dans les quartiers populaires. « Il n’y a pas de quartiers dans lesquels nos forces de sécurité intérieure n’interviendraient pas » , a tonné le ministre de l’Intérieur en entretenant la confusion entre contrôles et verbalisations.

      « Densité importante »

      Les derniers chiffres recueillis par Libé témoignent surtout de fortes disparités régionales. Si l’omniprésence policière est plus criante à Paris (1 104 060 contrôles, soit quasiment un contrôle pour deux habitants), le taux de verbalisation apparaît en revanche beaucoup plus faible dans la capitale (6,25%). Un taux bien inférieur à ceux constatés dans les Hauts-de-Seine (8,7%), le Val-de-Marne (13,7%) et surtout en Seine-Saint-Denis (17%).

      Ce nombre élevé de #contraventions n’a pas échappé à la procureure du département. « Au début du confinement, on atteignait plus de 900 verbalisations par jour » , souligne Fabienne Klein-Donati, qui note toutefois une « diminution progressive » des contraventions quotidiennes, dont le nombre est tombé à moins de 400 ces derniers jours. Parmi les explications structurelles susceptibles de justifier un tel écart avec la moyenne nationale, la magistrate évoque « une population très jeune », « une densité très importante » et « un habitat qui rend difficile de rester chez soi à plusieurs ». « Les jeunes ont été beaucoup verbalisés, notamment en bas des immeubles, parfois plusieurs fois , précise Klein-Donati. Mon parquet a dû gérer de nombreux délits de réitération. De surcroît, le trafic de stupéfiants n’a pas cessé. »

      Flou

      Mais ces éléments suffisent-ils à expliquer une telle différence entre Paris et sa petite couronne ? Pour Sébastian Roché, directeur de recherches au CNRS et spécialiste des questions de police, « les comportements ne peuvent expliquer à eux seuls une amplitude aussi importante dans les taux de verbalisation. C’est nécessairement une approche policière différente qui génère de tels écarts ».

      Le chercheur pointe aussi l’absence de transparence dans les chiffres communiqués par le ministère de l’Intérieur, données qui ne sont même pas disponibles dans le cadre du contrôle parlementaire de l’état d’urgence sanitaire. Une opacité constitutive selon lui d’un « grave déficit démocratique » . A ce flou sur les chiffres, il faut ajouter celui qui entoure les contrôles de police et de gendarmerie. « A la différence des verbalisations, qui sont systématiquement enregistrées dans un logiciel, il n’existe aucun outil pour mesurer les contrôles, dont on ignore comment ils sont comptabilisés » , poursuit Sébastian Roché.

      Contacté par Libération, le ministre de l’Intérieur admet des taux de verbalisation différents d’un département à l’autre mais réfute toute stigmatisation territoriale. « Nous ne considérons pas que le confinement ne serait pas respecté en Seine-Saint-Denis, ni dans les quartiers , insiste un conseiller de Christophe Castaner. Au contraire, et le ministre l’a dit à plusieurs reprises publiquement. » Mais affirmer que la population de Seine-Saint-Denis respecte bien les règles alors que le taux de verbalisation y est trois fois supérieur, n’est-ce pas assumer que les contrôles sont discriminatoires dans ce département ?

      #confinement #contrôles_policiers #amendes

  • La #colère des #quartiers_populaires est #légitime - Bondy Blog
    https://www.bondyblog.fr/societe/police-justice/la-colere-des-quartiers-populaires-est-legitime

    La veille au soir, un homme a failli perdre sa jambe à Villeneuve-la-Garenne après une violente tentative d’interpellation policière et c’est bien cela qui a mis le feu aux poudres.

    Les populations qui vivent dans les quartiers populaires sont en première ligne face à la crise sanitaire : elles sont parmi celles qui travaillent dans les « secteurs essentiels », celles qui permettent à notre #société de ne pas s’effondrer aujourd’hui.

    Pourtant, les #inégalités sociales, déjà criantes, sont renforcées par la gestion du coronavirus et vont exploser avec la crise économique et sociale à venir. Ce dont témoigne déjà, entre autres, la surmortalité particulièrement élevée en Seine-Saint-Denis depuis le début de l’épidémie.

    Les discriminations racistes, déjà insupportables, sont renforcées par l’impunité policière et les violences et humiliations se multiplient dans les quartiers populaires. On peut y ajouter le couvre-feu discriminatoire imposé aux habitant·es de ces quartiers par la ville de Nice. Ces injustices flagrantes sont documentées, nul ne peut les ignorer.

    Alors nous le disons très clairement : nous refusons de renvoyer dos-à-dos les révoltes des populations dans les quartiers populaires et les graves et inacceptables violences policières qui les frappent.

    Nous n’inversons pas les responsabilités et nous le disons tout aussi clairement : ces révoltes sont l’expression d’une colère légitime car les violences policières ne cessent pas.

    Les inégalités et les discriminations doivent être combattues avec vigueur et abolies : avec les populations des quartiers populaires, nous prendrons part à ce juste combat pour l’égalité, la justice et la dignité

    • Premières organisations signataires :

      ACORT, Assemblée citoyenne des originaires de Turquie
      ATTAC, Association pour la taxation des transactions financières et l’action citoyenne
      ATMF, Association des travailleurs maghrébins de France
      Brigades de solidarité populaire Île-de-France
      CCIF, Collectif contre l’islamophobie en France
      Cedetim, Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale
      CGT, Confédération générale du Travail
      CGT de la Cité nationale de l’Histoire de l’immigration
      Collectif de la Cabucelle, Marseille
      Collectif du 5 novembre – Noailles en colère, Marseille
      Collectif du 10 novembre contre l’islamophobie
      Comité Adama
      CNT-SO, Confédération nationale du Travail-Solidarité ouvrière
      CRLDHT,Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie
      Ensemble !
      FASTI, Fédération des Associations de solidarité avec toutes et tous les immigré·es
      Fédération SUD éducation
      Fédération SUD PTT
      Fédération SUD-Rail
      Féministes révolutionnaires
      Femmes égalité
      Femmes plurielles
      FO Sauvegarde de l’enfance 93
      FTCR, Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives
      FUIQP, Front uni des immigrations et des quartiers populaires
      JJR, Juives et juifs révolutionnaires
      Marche des solidarités
      Mémoires en marche, Marseille
      Mouvement La révolution est en marche
      Mwasi, Collectif Afroféministe
      NPA, Nouveau parti anticapitaliste
      Le Paria
      PCOF, Parti communiste des ouvriers de France
      PEPS, Pour une écologie populaire et sociale
      SNPES-PJJ FSU, Syndicat national des personnels de l’éducation et du social PJJ de la FSU
      SQPM, Syndicat des quartiers populaires de Marseille
      UCL, Union communiste libertaire
      Union locale villeneuvoise, Villeneuve-Saint-Georges
      UJFP, Union juive française pour la paix
      Union syndicale Solidaires
      UTAC, Union des Tunisiens pour l’action citoyenne

      #coronavirus #quartiers_populaires #France #solidarité #racisme #classisme #violences_policières

      Voir compile des effets délétères indirects de la pandémie :
      https://seenthis.net/messages/832147

  • Pourquoi la Seine-Saint-Denis subit une surmortalité liée au Covid-19 | Le Huffington Post
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/pourquoi-la-seine-saint-denis-subit-une-surmortalite-liee-au-covid-19

    Pour Mathias Wargon, chef urgentiste, la surmortalité dans ce département est liée à la précarité de la population et au manque de moyens alloués aux structures médicales.

    Et moi qui pensais que c’était à cause de l’inefficacité de la Police Républicaine à faire respecter le couvre-feu... euh... pardon... le confinement. Si les ratonnades ne suffisent plus à lutter contre le virus, que nous reste-t-il contre l’incapacité des masses populaires à respecter les mesures de bon sens édictées par notre gouvernement ?