• Au Mississippi, cette gigantesque arrestation de sans papiers choque des Américains | Le Huffington Post
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/au-mississippi-cette-gigantesque-arrestation-de-sans-papiers-choque-d


    Oh, une rafle… des camps… des indésirables sans droits humains… ça me rappelle quelque chose, mais quoi ?

    “Je suis tellement, tellement, tellement désolé pour ces enfants. Nous les avons abandonnés. La cruauté est insondable”.

    Selon ce journaliste, les enfants dont les parents ont été arrêtés -et qui n’ont donc pas pu rentrer chez eux- ont été “accueillis dans un gymnase, accompagnés pas des voisins ou des gens qu’ils ne connaissaient même pas”.

  • Would You Return This Lost Wallet? - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/06/20/science/lost-wallet-what-to-do.html

    In all but two countries, more people emailed to return wallets containing money than cashless wallets. Only Peru and Mexico bucked that pattern, but those results were too slight to be statistically significant, the researchers said. On average, 40 percent of people given cashless wallets reported them, compared with 51 percent of people given wallets with money.

    Researchers were surprised. But then they ran the experiment again in three countries (Poland, the United Kingdom and the United States), adding “big money” wallets containing $94.15. The difference was even starker. Way more people emailed to return the wallets with the larger amount: 72 percent compared with 61 percent of people given wallets containing $13.45 and 46 percent of people given cashless wallets.

    Why?

    “The evidence suggests that people tend to care about the welfare of others and they have an aversion to seeing themselves as a thief,” said Alain Cohn, a study author and assistant professor of information at the University of Michigan. People given wallets with more money have more to gain from dishonesty, but that also increases “the psychological cost of the dishonest act.”

    Christian Zünd, a doctoral student and co-author, said a survey they conducted found that “without money, not reporting a wallet doesn’t feel like stealing. With money, however, it suddenly feels like stealing and it feels even more like stealing when the money in the wallet increases.”

    Research assistants recorded the gender, age and friendliness of each recipient, how busy they were, whether they had computers handy to send email, and whether co-workers, security guards or cameras could have observed the wallet handoff (possibly making the person feel more compelled to return it). None of these factors mattered, they found.

    People reporting lost wallets received an email thanking them and saying the owner had left town and they could keep the money or donate it to charity. But, the researchers wondered, if the wallets were actually collected, would people turn them in but keep the money?

    So they tested that in Switzerland, which has relatively little corruption, and the Czech Republic, which ranks at the opposite extreme, Dr. Cohn said. In both countries, nearly all the money was returned with the wallets, except for some change, which they think accidentally fell out.

    Dr. Mazar, who’s studied people’s honesty in laboratory experiments, said that altruistic result underscores people’s concerns about self-image. “Taking the money and returning the wallet would make you equally bad, or actually even more bad,” she said. “There’s no way you can convince yourself that you are a moral person.”

    The researchers surveyed people to see if they expected bigger rewards for returning more money; they didn’t. They also tested for altruism by planting wallets containing money but no key, the one item specifically valuable for the wallet’s owner. People reported those too, although less than wallets with keys.

    #Altruisme #Comportement_moral #Pshychologie #Economie

    • Only Peru and Mexico bucked that pattern, but those results were too slight to be statistically significant, the researchers said.

      c’est pas significatif mais on cite quand même ces pays… #clickbait

  • (20+) Dans le combat final des gilets jaunes, Jupiter va affronter des modérateurs Facebook - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2018/11/30/dans-le-combat-final-des-gilets-jaunes-jupiter-va-affronter-des-moderateu

    Dans ce nouveau genre de mobilisation, où la participation en ligne est toute aussi importante que les blocages sur les ronds-points, les chefs par défaut sont les admins des pages Facebook. Eric Drouet et Priscillia Ludosky sont maintenant tous les deux #admins du groupe La France en colère !!!, qui comprend 250 000 personnes. Dans le groupe des huit, une troisième tête se dégage : le charismatique Maxime Nicolle aka Fly Rider, qui avait été invité chez Cyril Hanouna. Il gère Fly Rider infos blocages, un groupe de 62 000 personnes qui suivent ses #Facebook_live quotidiens.

    S’il fallait tracer les limites d’un ancien et d’un nouveau monde, Emmanuel Macron et Philippe Martinez apparaissent comparés à Eric Drouet et Maxime Nicolle comme la relique d’une époque révolue. Ces deux leaders des #gilets_jaunes renouvellent totalement la manière de gérer un mouvement social.

    Avec eux, tout se passe en direct sur Facebook, via des lives où les deux porte-parole se retrouvent sous un feu nourri de questions et de critiques, auxquels ils répondent toujours, avec un grand calme et une certaine responsabilité (malgré la diffusion parfois de fausses informations).

    On se demanderait presque pourquoi BFM TV ne les diffuse pas en direct à l’antenne. Ces lives n’ont pas moins de pertinence dans le conflit qu’un discours d’Emmanuel Macron ou Edouard Philippe. Alors que, parmi les gilets jaunes, plus personne ne croit au discours des #médias traditionnels, ces Facebook live, et plus largement toutes les vidéos qui circulent sur le réseau, apparaissent comme le seul média fiable.

    Exemple de ces dialogues entre gilets jaunes et leurs #leaders informels. Sur un live de Maxime Nicolle, un internaute lui écrit en commentaire : « Et après ça il faut accepter des milliers de jeunes migrants, j’en ai marre des gens qui se voilent la face et qui se demandent où part le fric des Français. » Très calme, sans cette panique typique du journaliste télé confronté à une question qui sort du cadre, Nicolle lit la question et répond du tac au tac : « L’immigration, elle est due à quoi ? A la France qui vend des armes à des pays qui bombardent les civils. Au lieu de traiter la conséquence en étant raciste contre les immigrés, si tu veux que ça change, faut s’attaquer à la source du problème et arrêter de vendre des armes à ces pays. »

    On peut évidemment douter de cette explication un peu simpliste, mais force est de constater que Maxime Nicolle joue là le rôle d’un corps intermédiaire – typiquement d’un leader syndical – en canalisant la colère populaire, en répondant aux inquiétudes des éléments les plus extrêmes de sa base. Dans les groupes de gilets jaunes, il y a une vraie différence entre le ton posé de ces Facebook lives, fascinants moments de débat public, et la violence parfois affligeante des commentaires.

    Démocratie de l’audience
    Nicolle et Drouet le répètent sans cesse, ils ne sont pas des chefs ou des porte-parole mais de simples « #messagers » de la colère des gilets jaunes qu’ils répercutent sur les plateaux télé ou dans les palais de la République. « Il faut pouvoir informer les gens, expliquait Nicolle dans un Facebook live. Il y a des gens comme moi et d’autres qui font des vidéos parce qu’ils ont des facilités d’élocution, que d’autres n’ont pas. Si nous, on ne le fait pas, personne ne le fera à notre place. » C’est une démocratie de l’audience : le succès de leurs groupes et de leurs Facebook lives leur donne une mission d’information et de représentation par rapport aux autres gilets jaunes.

    Cela a été très peu relevé mais il s’est passé un événement considérable lors de la rencontre entre les deux #représentants des gilets jaunes et François de Rugy mardi soir : la réunion a été diffusée en Facebook live par Eric Drouet, en caméra cachée, sans l’accord du ministre de l’Ecologie.

    Maxime Nicolle le disait dans une vidéo : « Je ne sais pas si je serai convoqué pour aller discuter à l’Elysée mais si c’est le cas, ce sera filmé en direct. Sinon ça ne vaut pas la peine. » Pour les gilets jaunes, une réunion avec le gouvernement ne peut qu’être diffusée en #direct, sinon ils manqueraient à leur obligation de transparence et pourraient trahir, dans l’opacité des négociations politiques, les revendications de la base. La République en marche, le mouvement participatif le moins participatif de tous les temps, incapable de toute transparence, ferait bien de s’en inspirer.

    Sondage sur le groupe Facebook de Maxime Nicolle aka Fly Rider.

    La différence entre un élu politique et un représentant gilet jaune est que ces derniers sont soumis en temps réel à la supervision et à la critique de leurs congénères. On découvre là un séduisant modèle de démocratie directe.

    Contrairement à ce que pensent les gilets jaunes, persuadés que Macron les censure par l’entremise de Facebook, leur meilleur allié s’appelle Mark Zuckerberg. Le mouvement a été sans conteste aidé par le nouvel #algorithme Facebook qui survalorise les contenus de groupes au détriment des contenus postés par des pages (et donc par les médias). Après quelques likes sur un groupe, on se retrouve submergé du contenu de ce groupe dans son fil d’actualités. Le nouvel algo a précipité les gilets jaunes dans une « bulle de filtre » où ils ne voient presque plus que du contenu jaune.

    Cette mise en avant des groupes résulte d’un changement de paradigme de Mark Zuckerberg, qui a décidé, à l’issue d’une tournée dans l’Amérique profonde, de développer la fonctionnalité Groupes du réseau.

    « Connecter ensemble les amis et la famille a été quelque chose très positif, déclarait Zuckerberg en 2017. Mais je pense qu’il y a ce sentiment général que nous avons une responsabilité pour faire plus que cela et pour aider les communautés et aider les gens à être exposé à de nouvelles perspectives et rencontrer de nouvelles personnes – pas seulement donner la parole aux gens, mais aussi aider à construire un terreau commun pour que les gens avancent ensemble. » Qui mieux que les groupes de gilets jaunes ont appliqué la doctrine de Zuckerberg ?

    Le patron de Facebook a pensé la fonctionnalité Groupes comme une manière de désenclaver l’Amérique périphérique : « Je vais aller dans une église et le prêtre va me dire : "Je sais que si une usine ferme dans ma ville, je vais faire de l’aide psychologique à de nombreuses personnes le mois suivant." Quelqu’un doit s’occuper de cela. Les structures qui aidaient les gens sont en train de disparaître. »

    Les admins de #groupe Facebook, dont les prérogatives ne cessent d’être augmentées par Zuckerberg, sont les nouveaux corps intermédiaires, prospérant sur les ruines des syndicats, des associations ou des partis politiques. Ayant méticuleusement fait disparaître ces courroies de transmission entre lui et le peuple, Emmanuel Macron se retrouve maintenant en frontal face à des admins de page Facebook.

    Dans le combat final des gilets jaunes, Jupiter va affronter des modos. Qui vont le filmer en direct en vidéo verticale et n’hésiteront pas à le kickban s’il refuse de donner pièce à leurs revendications. Bonne chance, Manu.

    • La même info devient : « The “Yellow Jackets” Riots In France Are What Happens When Facebook Gets Involved With Local News » sur Buzzfeed News #clickbait
      https://www.buzzfeednews.com/article/ryanhatesthis/france-paris-yellow-jackets-facebook

      Cela dit on a peut-être pas fini d’entendre parler de ce changement d’algo au profit des « groupes » Facebook.

      Facebook Groups are “the greatest short-term threat to election news and information integrity” http://www.niemanlab.org/2018/11/facebook-groups-are-the-greatest-short-term-threat-to-election-news-and-i

      Intéressant O. Ertzscheid, comme d’hab.

      affordance.info: Après avoir Liké, les gilets jaunes vont-ils voter ?
      https://www.affordance.info/mon_weblog/2018/12/les-gilets-jaunes-vont-ils-voter.html

      Difficile d’évoquer la mobilisation en ligne, Facebook et le mouvement des Gilets Jaunes sans convoquer en arrière-plan ce qui s’est passé dans le cadre de la campagne électorale de Trump ou du Brexit et de ce que l’on sait aujourd’hui de la manipulation de l’opinion orchestrée par Cambridge Analytica et du rôle que cela a joué (dans l’élection de Trump et dans le vote pour le Brexit donc). 

      Les Décodeurs du Monde ont repris les listes de revendications « officielles » des Gilets Jaunes et les ont complété par les mots d’ordre revenant régulièrement sur les réseaux sociaux ou dans les manifs pour obtenir une liste d’une cinquantaine de revendications, et les ont placées sur l’échiquier politique « de Mélenchon à Le Pen ». Vous pouvez vous-même voter « oui » ou « non » pour chacune des propositions et comparer cela avec la position des leaders des principaux partis politiques lors de la dernière campagne présidentielle. Bref c’est rigolo et assez instructif. 

      Naturellement, énormément de ces propositions sont apparues, dans Facebook, sous la forme de simples posts isolés et ont généré parfois des centaines de commentaires. Certaines ont aussi fait l’objet de points particuliers lors des différents Facebook Live de Fly Rider, ou d’Eric Drouet et de Priscilla Ludowsky qui sont les principaux « attracteurs » du mouvement sur Facebook depuis leurs comptes et pages respectives.

      Pour Facebook il est donc très facile de très précisément savoir, à l’échelle de chaque profil individuel, qui a liké, commenté, approuvé ou désapprouvé tout ou partie des revendications, et de le faire revendication par revendication, profil par profil, avec un niveau de granularité très fin. Non seulement c’est très facile mais en plus c’est la base de son modèle économique, de son architecture technique, et de ses récents et récurrents ennuis ...

      Ces informations, Facebook est en capacité de les « vendre », à tel ou tel parti politique dans le cadre de n’importe quelle élection. Pour être précis - c’est important - il ne « vendra » pas « le nom de Untel qui a liké telle proposition » mais il permettra à tel annonceur agissant pour tel parti politique ou tel lobby, d’afficher la bonne publicité ou le bon argument au bon moment sur le bon profil pour le convaincre que son candidat soutient cette idée. Bref très exactement ce qui s’est produit dans le cadre du scandale Cambridge Analytica (avec toute les histoires de « dark posts » et autres « shadow profiles ») et qui, sachons-le, va continuer de se produire puisque la seule décision de la plateforme après ledit scandale fut de promettre davantage de transparence.

      #OhWait.

      On a donc, une nouvelle fois un assez gros problème qui se profile à l’horizon pour autant que l’on soit attaché à une version républicaine de la démocratie. Parce que quelle que soit l’issue du mouvement des Gilets Jaunes et indépendamment de sa temporalité propre, il est absolument évident que les prochaines élections en France vont se jouer sur la cinquantaine de thèmes qui sont présentés ici. En commençant par ceux liés au pouvoir d’achat.

      Quelle que soit l’issue du mouvement, la base de donnée « opinion » qui restera aux mains de Facebook est une bombe démocratique à retardement ... Et nous n’avons à ce jour absolument aucune garantie qu’elle ne soit pas vendue à la découpe au(x) plus offrant(s). 

      Pour autant que l’hypothèse sociologique ramenant l’essentiel du mouvement des gilets jaunes aux classes populaires et aux professions intermédiaires soit valide (et je pense qu’elle l’est comme expliqué entre autres par ici), la suite est parfaitement connue, elle est même déjà écrite.

      Le discrédit actuel des partis politiques « non radicaux » étant ce qu’il est, l’espoir de ne pas voir la France basculer sous présidence FN ne repose plus que sur le nombre de faux pas ou d’erreurs de communication que feront les leaders de ce parti fasciste et sur le charisme d’huître de leurs potentiels alliés. La seule alternative possible étant aujourd’hui à chercher du côté de la France Insoumise, à la seule condition que son leader charismatique parvienne à redescendre un peu sur terre.

      Dans mon dernier article sur le sujet je concluais en soulignant la forme « d’émancipation paradoxale » que produisait Facebook en permettant aux Gilets Jaunes d’accéder à un espace, discursif, médiatique, organisationnel et situationnel dont ces gens-là se retrouvaient privés depuis l’effondrement des corps intermédiaires supposés les représenter. 

      Il n’est pas impossible que cette émancipation leur soit également volée parce qu’une nouvelle fois, il faut le dire, le répéter et le comprendre, Facebook facilite autant les révolutions sociales qu’il en compromet la victoire. Et qu’une plateforme commerciale privée se substituant à un espace de débat public a d’abord vocation à instrumentaliser toute forme d’expression singulière ou groupale au service de ses seuls intérêts économiques. 

      Ajoutez à cela le fait que voilà des décennies que l’action politique a privé et amputé les classes populaires et intermédiaires d’un peu de leur pouvoir d’achat et de beaucoup de leur dignité. Considérez également toutes ces années où la parole et la voix de ces mêmes classes populaires et intermédiaires, pour autant qu’on leur ait permis de l’exprimer, a été niée dans son expression même, notamment au moment du référendum européen de 2005. Et puis tant que vous y serez, n’oubliez pas d’ajouter aussi toutes ces années à refuser la proportionnelle et à déconnecter toujours davantage la votation de la représentation pour s’étonner ensuite de la montée des abstentions. 

      Ce que les Gilets Jaunes sont en train de tenter de rebâtir dans une errance politique qui n’est mesurable qu’à l’aune de leur désespérance idéologique c’est, simplement, fondamentalement et essentiellement, un espace réel de revendications. Rien d’autre. Autour de ronds-points qui sont leurs assemblées. Un espace réel de revendications toutes légitimes. Oui. Toutes légitimes car toutes relevant d’un sentiment d’urgence. Et cette urgence est moins celle des fins de mois difficiles que celle d’une dignité à reconstruire. 

      Que la rationalité politique classique et les alcôves classiques du compromis (la fameuse « table des négociations ») paraissent tout à fait inatteignables n’est une surprise que pour ceux qui ont laissé ce fiasco s’organiser tant qu’il leur permettait de préserver leurs intérêts. Chaque plateau télé, chaque débat radiophonique confrontant les moins radicaux des Gilets Jaunes aux plus modérés des représentants politiques l’affirme avec l’évidence d’une formidable claque dans la gueule.

  • Disparition de Firerank sur Facebook, voici la véritable histoire. | Charles Marginier | Pulse | LinkedIn
    https://www.linkedin.com/pulse/disparition-de-firerank-sur-facebook-voici-la-charles-marginier

    En un instant, des dizaines de mails et notifications Facebook se mettent à illuminer les écrans de toute notre équipe. Ils indiquent tous la même chose : votre page Facebook n’est plus publiée. La quasi totalité des pages auxquelles nous avions accès (d’administrateur à simple analyste) se font dépublier en quelques secondes. Les pages du réseau Firerank, mais également le Théâtre de Châtel-Guyon, le festival Jazz aux sources, l’e-commerçant Déguiz-Fêtes, ma première société Be&Book et beaucoup d’autres. Facebook ne semble pas s’en prendre aux pages n’ayant pas respecté certaines de leurs CGU, mais aux personnes ayant des « rôles » sur celles-ci.

    S’ensuit dans la foulée de nouvelles notifications pour nous indiquer qu’il ne nous sera définitivement plus possible de créer une application ou une page Facebook.

    A peine le temps de reprendre notre souffle que nous voici tous déconnectés de Facebook.

    Oh les pôvres

    A cet instant précis, notre société vient d’être rayée de la carte. Une trentaine de collaborateurs immédiatement impactés, de lourds investissements (locaux, studios vidéo...) en aménagement inutilisables, des années de labeur réduites à néant.

    C’est intéressant cette explication de l’intérieur, sans fard, de la manipulation des médias sociaux qui a été mise en place dès l’ouverture de Facebook.

    Alors à la question, que tout le monde se pose, ces 12 millions d’abonnés ont-ils été acquis de manière naturelle ?

    Une majorité des grandes et très grandes pages françaises très actives que vous connaissez tous bien, ne se sont pas construites à 100% naturellement. Firerank y compris. C’est un état de fait constitutif de notre écosystème. (Ce n’est pas isolé à la France, il s’est passé la même chose dans bien des pays du monde, aux Etats-Unis aussi).

    Souvenez-vous. Il y a quelques années, votre fil d’actualités n’était inondé que par de multiples sites de buzz aux noms plus originaux les uns que les autres. Lecoindubuzz, Buzzfil, Stopandbuzz, Instant-buzz, Viedebuzz...

    A cette époque, pour l’ensemble des acteurs, les enjeux étaient simples :

    Avoir un maximum d’abonnés => Publier un maximum d’articles bien aguicheurs => Faire un maximum de visites sur son site => Afficher le plus de publicités possible.

    C’est à ce moment que le « clickbaiting » est né, sport auquel tout le monde s’est adonné.

    Pour construire ou faire progresser sa base d’abonnés sans dépenser d’argent tout en conservant son nom de marque, 4 méthodes étaient principalement exploitées (il y en à d’autres, mais plus marginales) :

    1. Le renommage : C’est simple, vous prenez une vieille page dont vous êtes encore administrateur datant d’une autre époque de Facebook (comme j’évoquais tout à l’heure), vous la renommez, et vous voilà à la tête d’une énorme page au nom magnifique !

    2. Le Like Jacking : Facebook permet d’exporter le bouton « j’aime une page » sur votre site. Placez-le sur votre site, ensuite par un petit bout de code CSS rendez-le totalement transparent (opacity:0 ;). Positionnez le par dessus n’importe quel bouton ou lien sur lequel vos visiteurs sont susceptibles de cliquer. Quand ceux-ci croiront appuyer quelque part, ils appuieront en réalité sur votre bouton « j’aime » invisible.

    3. La fusion : Votre page n’est pas assez grosse ? Renommez une page secondaire comme votre page principale et fusionnez les 2 (Facebook dispose d’un outil public de fusion de pages).

    4. Le rachat de pages : Si vous n’aviez pas de pages, un business parallèle extrêmement juteux a proliféré pendant des années dont le but était de racheter des vieilles pages communautaires. Soit pour construire une marque média, soit pour simplement publier massivement des liens vers son site. Aujourd’hui ce business s’est quasiment effondré.

    J’adore « socialement engageant »... on croirait des gauchistes en culotte courte, alors que c’est du marketo-pidgin

    Alors oui, Firerank a pu par le passé jouer avec les règles d’acquisition de fans Facebook, mais Firerank c’est aussi un nombre de « j’aime la page » naturels astronomique ! La seule page Firerank, c’est plus de 1000 nouveaux abonnés organiques par jour, Firerank c’est 1,7 milliards de vidéos vues naturellement sans AUCUN artifice sur la seule année 2017 ! Firerank c’est également cette année plus de 50 millions de j’aime, partages et commentaires 100% naturels sur ses publications !

    Firerank c’est avant tout une équipe de passionnés des réseaux sociaux ayant l’envie commune de raconter et partager de belles histoires. Des histoires écoutées et partagées par des millions de personnes.

    Nous sommes un média 100% social, 100% vidéo, producteur de contenus exclusifs socialement engageants.

    #Facebook #Manipulation #Clickbaiting

  • Sur YouTube, les vidéastes disent subir de plein fouet la fuite des publicitaires
    https://www.nextinpact.com/news/104075-sur-youtube-videastes-disent-subir-plein-fouet-fuite-publicitaire

    epuis plusieurs semaines, de grandes entreprises et des agences publicitaires boycottent YouTube, après l’affichage d’annonces sur des vidéos liées au terrorisme. Google a rapidement promis des changements, qui ne semblent pas convenir, les vidéastes affirmant que leurs revenus fondent à vue d’œil.

    La fuite récente des annonceurs de YouTube a des conséquences concrètes. Depuis fin mars, de grands groupes retirent avec fracas leurs campagnes de la plateforme, un mouvement qui a débuté au Royaume-Uni. Le Times a révélé que des publicités, notamment pour des médias, ont été diffusées sur des vidéos faisant la promotion du terrorisme.

    Ce retrait doit amener Google à revoir son traitement de la publicité, mais servirait également de moyen de pression pour obtenir plus de données, ce que réclament les annonceurs depuis longtemps. Rien de tel qu’une pression publique importante, sur fond de terrorisme, pour revoir les rapports de force.

    En réponse, la société a rapidement promis des changements dans l’attribution de la publicité aux vidéos, tout en fournissant plus d’informations sur le placement des campagnes dans les mois à venir. En attendant, des vidéastes disent subir de plein fouet la fuite des publicitaires, en plus des changements algorithmiques du service, sur lesquels YouTube est accusé d’être peu transparent. Et ce, alors que Twitch renforce son offre payante.

    Selon Bloomberg, des régies concurrentes de Google saisissent cette chance pour se tailler une part du gâteau, habituellement réservé au propriétaire de YouTube. MediaMath, par exemple, appuie sur le problème de la « brand safety » (la sécurité de l’image de marque) pour lancer un nouveau service, censé s’assurer qu’une publicité s’affiche uniquement autour d’un contenu de qualité.

    Cet argument, habituellement celui de Google, se retourne désormais contre la plateforme... même si pour Bloomberg, ce trou d’air ne doit pas avoir de conséquences à long terme pour le géant de la publicité.

    #YouTube #publicité #financement_création #clickbait

  • Stop Using Google Trends
    https://motherboard.vice.com/read/stop-using-google-trends

    And we can see this with the most recent Google Trends Freaking Outrage (GTFO), like this Washington Post story titled “The British are frantically Googling what the E.U. is, hours after voting to leave it.”

    They note that searches about the EU tripled. But how many people is that? Are they voters? Are they eligible to vote? Were they Leave or Remain? Trends doesn’t tell us, all it does is give us a nice graph with a huge peak. More likely, it’s a very small number of people, based on this graph that puts it in context with other searches in the region:

    [...]

    But it’s giving plenty of people cover to insult the entire country, when it’s likely just a few people searching for something in a way that they always search for something. It makes “The British are frantically Googling what the EU is, hours after voting to leave it” absurdly disingenuous without better numbers. Remy Smith points this out: The peak was merely ~1000 people! It’s ludicrous that so few people get turned into a massive story, but it underscores the need for context.

    #Datavisualisation #Donnée #Google_Search #Google_Trends #Internet #Moteur_de_recherche #Politique #Sociologie #Statistique

  • La nouvelle épidémie mortifère sur Internet : le contenu viral négatif | VICE | France
    https://www.vice.com/fr/read/le-contenu-viral-negatif-nouvelle-epidemie-internet-921

    Il n’y a pas grand-chose de positif dans tout cela ; ce discours est avant tout négatif, embarrassant et ennuyeux. C’est vraiment déprimant de se dire que l’être humain communique désormais – notamment dans une certaine sphère – en utilisant un flot de platitudes amères.

    Plus que cela encore, c’est triste que cette façon de voir le monde soit maintenant tolérable ; que ce ne soit pas vu comme un trait socio-pathologique, ou un signe de non conventionnalité. Que ce soit tolérable d’agir comme si tout le monde autour de nous avait, en fait, une double vie ; que vos amis puissent se tourner contre vous à n’importe quel moment ; que nos désirs sexuels soient mauvais ; que les gens qui choisissent d’être célibataires soient pathétiques ; et que nous soyons tous assez importants pour être victimes de grands complots. C’est comme si nous étions tous des candidats de Secret Story. Comme si nous étions tellement certains de notre importance dans le monde que, à l’instar des célébrités, nous avons chacun notre propre lot de rageux, qui ne cherchent qu’à nous faire du tort comme ils le peuvent.

    Contrairement aux posts eux-mêmes, je ne crois pas que les gens qui les partagent soient méchants, pathétiques ou stupides ; je crois qu’ils sont juste victimes d’un nouveau type de clickbait malhonnête : la viralité négative. Il s’agit d’une manière de générer du traffic en utilisant nos peurs comme monnaie courante, plutôt que de nous faire rire ou nous faire découvrir quelque chose de nouveau.

    #réseaux_sociaux #contenu_viral #clickbait

  • Nos tweets peuvent-ils prédire une attaque cardiaque ? « InternetActu.net
    http://www.internetactu.net/2015/05/06/nos-tweets-peuvent-ils-predire-une-attaque-cardiaque

    Des chercheurs de l’université de Pennsylvanie sous la direction du psychologue Johannes Eichstaedt (directeur du World Well-Being Project) ont analysé 826 millions de tweets provenant de l’ensemble des comtés américains et ont donné à chaque comté un profil émotionnel pour voir si cela se corrélait avec le nombre de décès par maladie cardiaque. Et bien c’était le cas. Les comtés où les tweets contenaient des mots les plus hostiles, agressifs, haineux étaient également ceux où le taux de décès par maladie cardiovasculaire était les plus nombreux. Inversement, là où les tweets avaient tendance à refléter des émotions plus positives, le taux de décès par maladie cardiaque était moins fréquent.

    • Contrairement à ce que fait plus que suggérer le titre et comme le précise bien l’extrait, il ne s’agit en aucun cas d’une « prédiction » au niveau individuel, mais d’un lien entre variables au niveau du comté (3000 comtés aux É.-U., de 80 à 10 M d’habitants, médiane à 25000)…

      Psychological Language on Twitter Predicts County-Level Heart Disease Mortality
      http://pss.sagepub.com/content/early/2015/01/20/0956797614557867.abstract

      Abstract
      Hostility and chronic stress are known risk factors for heart disease, but they are costly to assess on a large scale. We used language expressed on Twitter to characterize community-level psychological correlates of age-adjusted mortality from atherosclerotic heart disease (AHD). Language patterns reflecting negative social relationships, disengagement, and negative emotions—especially anger—emerged as risk factors; positive emotions and psychological engagement emerged as protective factors. Most correlations remained significant after controlling for income and education. A cross-sectional regression model based only on Twitter language predicted AHD mortality significantly better than did a model that combined 10 common demographic, socioeconomic, and health risk factors, including smoking, diabetes, hypertension, and obesity. Capturing community psychological characteristics through social media is feasible, and these characteristics are strong markers of cardiovascular mortality at the community level.

      L’auteur principal est un jeune et brillant doctorant qui se présente ainsi :

      Johannes Eichstaedt
      http://www.jeichstaedt.com

      I am a #data_scientist in psychology. I use Facebook and Twitter to measure the psychological states of large populations, and even small populations. We are characterizing the psychological profiles of communities that support their well-being, or make them sick. 

      I’m a PhD student in psychology at the University of Pennsylvania under Martin Seligman. In 2011 I co-founded the World Well-Being Project, a team that uses clever Natural Language Processing and machine learning to, well, measure the well-being of the world. Eventually.

      #big_data

  • 7 Videos That Show the Apex of the Art of Dominoes - Facts So Romantic
    http://nautil.us/blog/7-videos-that-show-the-apex-of-the-art-of-dominoes

    If there is one thing that having the Internet in our lives has shown most clearly, it may be that anything you can think of as a hobby is also an obsession to a not-insignificant number of people. And so it is with dominoes. A look around online reveals that there are a lot of people who are exceptionally good at using dominoes (“good” in the domino-sphere involves skill, persistence, and most of all patience), and they put in a tremendous amount of work in making some very elaborate setups. These virtuosos have gone far beyond the simple domino-line-across-the-table you probably built as a kid. One very timely example is a Rube Goldberg–inspired contraption that re-enacts highlights from the story of the ongoing Jewish holiday of Passover: baby Moses in the basket, the parting of the Red (...)

  • ’Brothel tester’ is a real job you can get in Germany, apparently
    http://www.dailydot.com/lifestyle/apply-for-this-brothel-tester-job-right-now

    Because amateur Yelp reviews of brothels just aren’t cutting it, a Berlin-based website wants to hire a pro to have (safe) sex with the city’s (legal) prostitutes and rate the quality of their services. Please do not trample over one another to click on the job posting.

    Je crains que ce soit une histoire de #clickbaiting. Ou alors c’est un très gros troll. Pour cette raison je ne mets pas le lien vers le site de rencontres qui prétend chercher ce type de spécialiste.

    L’histoire est significative parce que dans les années ’90 on a déjà fait la blague. A l’époque on pouvait poster des propositions d’emploi sur le site de l’ANPE allemande Arbeitsamt . Un petit farceur avait alors réussi à enrégistrer dans leur base de données le métier de testeur de bordels. Des années après c’est devenu un attrape-nigaud pour un site de rencontres pros. Dommage, c’est moins drôle, ce n’est même plus un hack - à moins que ce soit fait exprès pour me voler du temps ;-) .

    dailydot.com - quelle découverte superbe si on ressent le besoin de se nourrir d’infos #wtf .

    #berlin

  • Inside the Buzz-Fueled Media #Startups Battling for Your Attention
    http://www.wired.com/2014/12/new-media-2

    The #media has always been at war for your #attention—and has always come up with new ways to win it. When sensational headlines screaming in 72-point type weren’t effective enough, it hired newsies to stand in the street and holler at passersby. William Randolph Hearst used his press to launch a war with Spain in the pursuit of selling more papers. (Blood makes the best clickbait of all—to use the industry jargon, “if it bleeds it leads.”) The network news interrupted regularly scheduled programming. CNN went wall to wall with O.J. Matt Drudge fired up his siren. Geraldo took off his shirt.

    Over the past couple of decades, this war for eyeballs has been fought across an ever-expanding territory. With the advent of the modern web, online publications and blogs competed to dominate your laptop screen. But with the rise of mobile, the battleground has become infinite. No matter where you are or what you’re doing—eating, drinking, watching a movie—the news has access to you. Stories roll in on push notifications and social media streams in a nonstop look-at-me barrage, all of them lighting up the same small screen. There is only one true channel now, and it’s probably in your pocket (or hand) at this very moment.

    #médias_sociaux #Circa #Buzzfeed (où l’on croise Dao Nguyen à qui l’on doit je crois lemonde.fr) et plein d’infographies utiles :

    Notamment une sur le #native_advertisting #publicité :