• Chaque enfant mérite une planète habitable

    « NEW YORK, le 20 août 2021 – Les jeunes vivant en République centrafricaine, au Tchad et au Nigeria sont les plus exposés aux effets des changements climatiques : une situation qui menace leur santé, leur éducation et leur sécurité, et leur fait courir le risque de contracter des maladies mortelles, selon un rapport de l’UNICEF publié aujourd’hui.

    Ce rapport, intitulé La crise climatique est une crise des droits de l’enfant : Présentation de l’Indice des risques climatiques pour les enfants (résumé en français), constitue la première analyse détaillée de ces risques à travers le prisme de la jeunesse. Les pays y sont classés selon le degré d’exposition des enfants aux chocs climatiques et environnementaux (cyclones, canicules…) et leur degré de vulnérabilité à ces chocs, mesuré en fonction de leur niveau d’accès à des services essentiels. »

    Note sur : Unicef : la crise climatique est une crise des droits de l’enfant

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/09/17/chaque-enfant-merite-une-planete-habitable

    #climat #enfant

  • An exceptional summer melted Mount Shasta’s snow and glaciers - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/weather/2021/09/15/mount-shasta-snow-summer-2021

    Shasta’s glaciers have lost more than 50 percent of their volume and area in the 21st century, with 2021 as the largest year of volume loss


    #glaciers #climat #eau

  • Orage en V diluvien sur le Gard le 14 septembre - KERAUNOS Observatoire Français des Tornades et des Orages Violents
    https://www.keraunos.org/actualites/fil-infos/2021/septembre/orage-gard-inondations-nimes-14-septembre-2021-orage-en-v-diluvien

    Un violent orage a stationné sur une portion du département du Gard durant la matinée du 14 septembre. Gros grêlons, rafales de vent parfois supérieures à 100 km/h et surtout pluies diluviennes ont causé des dommages parfois sévères.

    #météorologie #climat #orages

  • Fermeture des murs anti inondations à la Nouvelle-Orléans
    https://www.youtube.com/watch?v=eu3hEtCiUOU

    Lorsque l’on conduit vers l’est depuis La Nouvelle-Orléans, on arrive dans cette zone marécageuse traversée par l’autoroute, puis on tombe sur ce mur de métal spectaculaire. Il est équipé de portes qui se ferment quand la tempête arrive.
    C’est très dramatique, très médiéval : on annonce qu’à telle heure les portes se fermeront. Et derrière, il y a ces communautés qui sont du mauvais côté du mur. C’est une manifestation visible de ce qui nous attend avec le réchauffement climatique.
    ~~Nathaniel Rich

    • De ce que je comprends, c’est un système qui n’est pas destiné à bloquer les gens, mais à limiter l’impact des inondations pour éviter une nouvelle Katrina (c’est-à-dire une métropole de plusieurs millions d’habitants totalement inondée).

      Là j’ai l’impression que le gars s’indigne, avec la même logique de prétendre que les digues installées aux Pays-Bas ont pour but de condamner le reste de l’Europe en cas de montée des eaux, alors que pour les Hollandais ce serait les grand luxe.

    • « Le mur de béton de La Nouvelle-Orléans est une manifestation visible de ce qui nous attend avec le réchauffement climatique »
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/09/14/nathaniel-rich-la-nouvelle-orleans-est-associee-a-l-histoire-mais-d-une-cert

      Deux semaines après que l’ouragan Ida a frappé La Nouvelle-Orléans, l’essayiste et journaliste Nathaniel Rich, spécialiste des questions environnementales, décrit une ville à l’avant-poste du réchauffement climatique.

      Nathaniel Rich a marqué l’histoire du journalisme américain en publiant en 2018 un reportage qui a occupé l’intégralité d’un numéro du New York Times Magazine : « Perdre la Terre : une histoire de notre temps » (en France, les éditions du Seuil en ont publié en 2019 une version française). Cette enquête revient sur une décennie d’inaction politique, entre 1979 et 1989, face à une crise climatique pourtant déjà avérée.

      Son deuxième livre, Second Nature (non traduit, Farrar, Straus and Giroux, 304 pages, 22 euros), raconte, en dix essais, un monde « postnaturel » dans lequel rien n’est proprement « sauvage », et où ce que nous appelons « nature » ne saurait désormais se passer de l’homme. Habitant de La Nouvelle-Orléans, en Louisiane, Nathaniel Rich a répondu à nos questions depuis l’Alabama, où il s’était réfugié avec sa famille en attendant le rétablissement de l’électricité.

      L’ouragan Ida, de catégorie 5, la plus sévère, a frappé La Nouvelle-Orléans, le 29 août, soit seize ans, jour pour jour, après Katrina. Comment la ville a-t-elle changé entre-temps ?

      Des milliards de dollars ont été investis pour construire un système de barrière anti-inondation à la pointe de la technologie, qui se voit depuis l’espace. Un mur ceint désormais la ville. Lorsque l’on conduit vers l’est depuis La Nouvelle-Orléans, on arrive dans cette zone marécageuse traversée par l’autoroute, puis on tombe sur ce mur de béton spectaculaire. Il est équipé de portes qui se ferment quand la tempête arrive. C’est très dramatique, très médiéval : on annonce qu’à telle heure les portes se fermeront. Et derrière, il y a ces communautés qui sont du mauvais côté du mur. C’est une manifestation visible de ce qui nous attend avec le réchauffement climatique.

      Le gouvernement fédéral a dû tracer une ligne quelque part et a choisi, pour un certain nombre de raisons, de dire que c’est là qu’elle se trouverait. Et, bien sûr, après la tempête, les gens qui vivent derrière la porte ont été gravement affectés, et ceux de l’intérieur s’en sortent plutôt bien. Donc, il n’y a pratiquement pas eu d’inondation à La Nouvelle-Orléans, ce qui est assez incroyable.

      Au-delà de La Nouvelle-Orléans, toute la côte du golfe du Mexique concentre des installations industrielles à haut risque.

      Une grande partie des plates-formes pétrolières du pays sont dans le golfe du Mexique. Il y a une concentration énorme d’industries chimiques sur le Mississippi, connue sous le nom de Cancer Alley [la zone du cancer], qui est mise en danger par la montée du niveau de la mer et les ouragans. Donc, c’est un énorme problème de sécurité nationale.
      L’évaluation préliminaire des dégâts donne une idée de l’énorme quantité de dommages environnementaux que l’ouragan Ida va sûrement causer. Les gens signalent des flammes, de la fumée, des traînées de pétrole dans les cours d’eau, il y a des panaches de fumée noire provenant de ces horribles usines où l’on ignore ce qu’il se passe. On ne peut qu’imaginer l’horreur des dommages environnementaux causés par toutes ces installations industrielles situées sur la trajectoire d’ouragans majeurs.

      Après avoir longtemps vécu à New York, vous vous êtes récemment installé à La Nouvelle-Orléans. Pourquoi avoir fait ce choix ?

      C’est en partie par amour pour la ville : c’est un endroit unique, dont l’identité a été forgée à partir d’un sentiment de précarité, depuis sa fondation en tant que colonie française, il y a trois cents ans. Les ouragans ne sont qu’une partie des fléaux, il y a eu des pestes terribles, le terrain est extrêmement inhospitalier, le Mississippi débordait tout le temps, il y a eu des incendies dramatiques… La ville est depuis toujours sous la menace constante de l’anéantissement. Je pense qu’une grande partie de la culture, de la beauté et de l’émerveillement qu’elle suscite tient à cette conscience de vivre dans un monde fini.

      En même temps, sur un plan plus pratique, la ville est en fait assez bien protégée. Il y a eu plus de victimes d’Ida à New York qu’en Louisiane. Bien sûr, si vous vivez à l’extérieur du mur, c’est une autre histoire. Mais La Nouvelle-Orléans est dans cette forteresse maintenant. Et elle est très douée face aux catastrophes. Le terme de « résilience » est presque devenu une insulte tellement il a été utilisé pour embobiner les habitants, mais c’est vrai que, face aux tragédies, les communautés se rassemblent, elles savent se remettre. Les digues peuvent toujours céder à nouveau, j’ai confiance en eux. New York, à bien des égards, n’a pas les mêmes ressources.

      Vous évoquez dans votre livre la notion de « nature lag », en référence au « jet lag » : nous voyons partout des signes du désastre à venir, mais notre esprit n’est pas encore aligné.

      C’est un autre élément qui rend la ville intéressante : nous voyons les choses comme elles sont, nous n’avons pas à convaincre qui que ce soit du changement climatique. Tout le monde sait que chaque saison d’ouragans pourrait être la dernière. La Nouvelle-Orléans est associée au passé, à l’histoire mais, d’une certaine façon, c’est une ville du futur. Nous sommes déjà en paix avec le risque extrême et l’imprédictibilité du futur. Ce n’est pas vraiment le cas dans le reste du pays.

      Par ailleurs, vivre à La Nouvelle-Orléans, c’est vivre dans un environnement entièrement fait par l’homme [la ville a été construite sur des marais]. On a l’impression d’être dans la nature, mais on est aussi pleinement conscient que tout de ce qui paraît « naturel » a été mis là à dessein. Et donc, les habitants de La Nouvelle-Orléans n’ont aucune illusion sur ce sujet. D’une certaine manière, c’est aussi inhabituel, du moins en Amérique, où les gens ont des points de vue plus passéistes sur le « naturel » et le « non-naturel ».

      Depuis le XIXe siècle, la tradition environnementaliste américaine voit la nature comme un refuge à l’industrialisation. Une vision romantique qui a présidé à la création de réserves naturelles et de parcs nationaux, et qui s’est avérée contre-productive, écrivez-vous. Pourquoi ?

      Une des leçons fondamentales de l’écologie, c’est que des parcelles de nature sauvage isolées les unes des autres sont vouées à dépérir. Le monde entier est en quelque sorte à l’image de La Nouvelle-Orléans : il n’y a pas un centimètre cube d’atmosphère que nous n’avons pas reconfiguré par notre activité.

      Nous avons déterminé où nous devrions avoir des réserves, des champs ou des forêts. Nous arrivons seulement maintenant à un moment où nous reconnaissons collectivement qu’il n’y a rien de naturel dans ce que nous persistons à appeler le monde naturel. L’étape suivante est encore un peu difficile à envisager pour les gens, y compris les défenseurs de l’environnement : il nous faudra admettre qu’un écosystème menacé demande des soins intensifs continus, comme tout patient dans un état critique.

      La question n’est plus de savoir comment retrouver le monde que nous avons perdu, mais plutôt de savoir quel monde nous voulons créer à sa place. Il y a beaucoup d’exemples à La Nouvelle-Orléans. Nous sommes entourés de magnifiques marécages que l’on pourrait croire d’une nature virginale, qui ont en fait été créées par des ingénieurs au cours des dix dernières années. Pour penser sérieusement à comment aller de l’avant, nous devons nous détacher de ces vieux idéaux romantiques de la nature, et comprendre qu’ils étaient faux et autocentrés.

      « Dark Waters », l’un des essais qui figurent dans votre dernier livre, a été adapté en film. Les droits de votre premier livre ont été achetés par Apple pour en faire une série. Comment percevez-vous cet appétit des studios pour le sujet ?

      Il est lié au fait que personne à Hollywood n’a vraiment compris comment faire un bon film sur le changement climatique. C’est un problème auquel sont également confrontés les romanciers et, dans une certaine mesure, les journalistes : tout ce qui s’écrit sur le sujet tend à l’être avec le désir de motiver les gens à agir. Ce genre d’écriture est important, et certainement nécessaire sur le plan politique, mais il ne permet pas de raconter de bonnes histoires. Le message est prédéterminé – « vous devriez vous intéresser à ce sujet », « vous devriez voter de cette façon » – , et donc il n’y a pas la tension dramatique d’une histoire classique.

      Avec Second Nature, je voulais raconter des histoires sur des problèmes liés au changement climatique et à l’environnement avec une certaine tension dramatique et morale, et où qui sont les gentils et les méchants n’est pas forcément clair. Mon livre Perdre la Terre a reçu beaucoup d’attention à Hollywood parce que c’était une nouvelle façon d’aborder le sujet. Ce n’est pas une pure histoire de désastre dystopique.

      Ce n’est pas la fin du monde. Et ce n’est pas non plus le sauvetage de la planète. C’était plutôt l’histoire de personnes confrontées à des problèmes majeurs qui les obligeaient à reconsidérer leur façon de voir le monde et les mettaient en difficulté non seulement sur le plan professionnel, mais aussi sur le plan personnel. Et je pense qu’il y a un énorme désir de la part du public d’essayer de réfléchir à ces questions d’une manière plus profonde et personnelle.
      Il ne s’agit pas seulement de parler du traité de Paris. Il s’agit de réfléchir à comment on fait des enfants dans un tel contexte. Comment choisir l’endroit où nous devrions vivre ? Comment tout cela affecte-t-il notre vie quotidienne ? Ce sont ces questions avec lesquelles nous devons nous débattre. Et je pense que la littérature permet cette introspection et cette réflexion plus profonde.

      #écologie #climat

    • Oui, mais de ce que j’en comprends, c’est la multiplication des ouragans qui préfigure le réchauffement climatique lui-même. Les digues et les systèmes de « flood control » sont bien plus anciens.

      La ville est construite sous le niveau de la mer, et entourée par le fleuve Mississippi et le lac pontchartrain. Katrina a provoqué la rupture de digues géantes, d’où l’inondation dramatique de la ville.

      Du coup, je vois évidemment bien le rapport de l’inondation suite à Katrina avec le dérèglement climatique. Mais les digues qui ceinturent la ville sont antérieures, elles ne sont pas en elles-mêmes une conséquence du réchauffement climatique. Si j’ai bien compris, les premiers grands travaux liés aux « flood control acts » successifs démarrent à la fin des années 1930. Alors que l’entretien du Monde commence en évoquant un mur qui ceinture la ville depuis après Katrina, comme s’il n’y avait pas déjà des digues immenses auparavant.

      Et donc, les portes des digues, très dramatiques, très médiévales, qui séparent les communautés, qui préfigurent ce que sera le réchauffement climatique, je vois le rapport, mais je trouve que c’est tiré par les cheveux.

  • Crise climatique : « Nous devons apprendre à désinnover »

    Plaidant pour une écologie du démantèlement, les chercheurs Emmanuel Bonnet, Diego Landivar et Alexandre Monnin préviennent, dans une tribune au « Monde », que l’humanité doit se préparer à « fermer » ce qui la détruit.

    Tribune. Il va falloir s’habituer à ce que, désormais, chaque nouveau rapport du Groupe d’experts intergouvernemental (GIEC) sur l’évolution du climat génère un sentiment de lassitude supplémentaire. Pourquoi n’arrivons-nous pas à enclencher cette satanée « transition » ? Nous voudrions défendre ici une hypothèse relativement naïve, mais qui pourtant semble peu évoquée : si nous ne parvenons pas à traduire les alertes climatiques et écologiques en actes concrets à la hauteur de ces enjeux, c’est parce que nous n’arrivons pas à « fermer les choses ». En clair, plus que d’un renversement théorique ou d’une réforme impossible du capitalisme, nous avons besoin de le fermer concrètement.

    Nous le voyons tous les jours. On mettra sûrement plus de trente ans à nous débarrasser du glyphosate depuis les premières études sur son écotoxicité. La fermeture ne serait-ce que d’une centrale nucléaire a pris à la France une dizaine d’années ; son démantèlement va s’étaler pendant plusieurs décennies. Dans l’Alberta, ni les pouvoirs publics ni les entreprises privées ne sont encore prêts à assumer la gestion des 95 000 puits de pétrole délaissés. A Detroit, la démolition de milliers de mètres carrés de bâtiments abandonnés est prise en charge par une poignée d’associations de riverains armés d’outils improvisés pour répondre à des besoins de subsistance critiques. Alors que les liaisons aériennes locales pourraient être rapidement abandonnées pour des raisons écologiques évidentes, une grande partie des élus locaux s’accrochent à la promotion de « l’attractivité » de leur territoire. Après six ans de travail, 24 milliards d’euros investis, 16 000 personnes impliquées et 20 millions de mètres cubes de déchets, seul un tiers du territoire autour de la centrale de Fukushima a été correctement dépollué…

    Conquête cosmologique

    Pourquoi n’arrivons-nous pas à bien fermer les choses ? D’abord parce qu’un des traits anthropologiques majeurs des modernes est celui de « l’ouverture ». Héritage de notre front de modernisation, il sous-tend notre modèle de développement et nous conduit à penser le monde et ses situations écologiques critiques uniquement sous le mode du projet (administratif, économique, social ou technologique), de la gestion et de l’ingénierie. L’innovation, la création, la production seraient encore une fois les armes les plus évidentes pour dépasser la situation climatique et nous permettre de conserver notre modèle de développement. Cet élan de conquête cosmologique est quelque chose que l’on ne retrouve pas forcément dans d’autres sociétés où, parfois, une certaine sobriété, voire des peurs ou des interdits, empêche de penser le monde comme un champ naturellement fait de possibles à explorer et exploiter.

    Mais aussi parce que l’enquête scientifique met un temps beaucoup plus long à fermer les choses qu’à les ouvrir. La gestion sanitaire de la cigarette, du glyphosate ou des nitrates en sont un exemple parfait. Nous avons construit un mode de gestion de la question sanitaire et écologique où la technologie et l’économie précédent l’enquête.

    La difficulté de la fermeture vient aussi de notre incompétence technique. Le capitalisme a investi des efforts considérables pour structurer les compétences de l’ouverture : ingénierie, design, conception, process industriels, entrepreneuriat… Pourtant, les peuples de la fermeture (démolisseurs, dépollueurs, liquidateurs, éboueurs, gestionnaires du tri industriel et du décommissionnement…) sont nombreux et travaillent, dans l’ombre (souvent la nuit, d’ailleurs), à ce que nos sociétés ne croulent pas sous ses décombres.

    Enfin, une difficulté majeure tient au fait que des millions de personnes sont aujourd’hui prises dans les ligatures de secteurs économiques condamnés par leur insoutenabilité matérielle ou leur incompatibilité écologique. Le problème central de l’écologie politique devrait être de sauver ces personnes. Aujourd’hui en France, un hypermarché fait vivre directement plus de 1 500 familles. Que proposer à ces 1 500 familles ? Nous pouvons attendre tous les rapports du monde, la réponse à cette question n’y sera jamais écrite, pas plus que le GIEC ne prend aujourd’hui position entre géo-ingénierie, transition ou décroissance.

    Horizon optimiste

    La question climatique est donc bien une affaire politique et technique, mais dans une orientation totalement nouvelle. Nos institutions démocratiques, nos systèmes assurantiels et mutualistes, nos services publics devront désormais être reconfigurés pour cette nouvelle ère climatique.

    Il nous faut des assemblées pour statuer sur ce que nous gardons et sur ce à quoi nous sommes prêts à renoncer. Nous devons y négocier nos acquis sacrés et clarifier les privilèges écologiques ou climatiques à abolir. Nous devons aussi assumer que la question écologique n’est pas naïvement coopérative, et que c’est bien pour cela qu’il faut l’encastrer dans des formes démocratiques, voire constitutionnelles.

    Nous devons actualiser nos régimes de protection sociale, non pas pour les « moderniser » mais au contraire pour en faire le socle fondamental qui permettra aux personnes de sortir de ces dépendances condamnées. Cela exige bien plus qu’un simple revenu universel !

    Cela veut dire aussi de nouvelles institutions de formation, de nouveaux savoirs et de nouvelles compétences assurant cette redirection complète du monde.

    Nous devons apprendre à désinnover, à décommissionner et démanteler les infrastructures incompatibles avec la situation écologique, à détricoter nos applications technologiques, à reterritorialiser nos systèmes de production et de distribution. La fermeture est l’horizon politique le plus optimiste du nouveau régime climatique.

    Emmanuel Bonnet, Diego Landivar et Alexandre Monnin sont enseignants-chercheurs au Groupe ESC Clermont et membres d’Origens Media Lab. Ils ont notamment écrit « Héritage et Fermeture. Une écologie du démantèlement » (Divergences, 168 pages, 14 euros)

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/09/03/crise-climatique-nous-devons-apprendre-a-desinnover_6093287_3232.html

    #écologie #climat

  • Atlas of the Invisible: using data to map the climate crisis | Climate crisis | The Guardian
    https://www.theguardian.com/environment/2021/sep/01/atlas-of-the-invisible-using-data-reveal-climate-crisis

    In a new book, Atlas of the Invisible, the geographer James Cheshire and designer Oliver Uberti redefine what an atlas can be. The following eight graphics reveal some of the causes and consequences of the climate crisis that are hard to detect with the naked eye but become clear when the data is collected and visualised.

    #cartographie #atlas #climat

    Atlas of the Invisible
    Maps & Graphics That Will Change How You See the World
    James Cheshire Oliver Uberti
    https://www.penguin.co.uk/books/307/307265/atlas-of-the-invisible/9781846149719.html

  • Comment un clic peut-il polluer autant ?
    https://www.rts.ch/info/sciences-tech/12326607-podcast-comment-un-clic-peutil-polluer-autant.html

    Saviez-vous qu’envoyer un mail avec une pièce jointe d’un mega revient à allumer une ampoule de 60W pendant 25mn ? Dans le Point J, Solange Ghernaouti, professeure à l’Université de Lausanne, détaille l’impact environnemental de nos activités numériques.

    « Il y a d’abord les coûts de fabrication des équipements ; l’extraction des terres rares et des matériaux, la production et le transport des marchandises. Et puis la consommation en énergie des appareils et des serveurs », note la spécialiste des questions numériques.

    Des coûts dont les consommatrices et consommateurs n’ont pas forcément conscience. « On n’a pas encore compris le lien entre l’usage, la praticité et le plaisir que l’on peut avoir en utilisant nos outils numériques et les impacts sur l’environnement », déplore Sonia Ghernaouti.

    Comment limiter cet impact ?
    Des pratiques plus locales sont-elles envisageables dans le monde très globalisé du numérique ?

    https://rts-aod-dd.akamaized.net/ww/12333491/6e7f696d-de63-3f60-897c-e598a0fe59ba.mp3

    #pollution #équipement #environnement #climat #pollutions_ #eau #écologie #multinationales #décrypter #smartphone #PC #MAC #communication #internet #facebook #mail #wifi #opérateurs #télécommunications

  • La clim écolo a été inventée il y a 3.000 ans | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/214317/rester-au-frais-la-mode-perse-attrape-vent-badgir-rechauffement-climatique-hau

    À Yazd, dans le désert iranien, de nombreux bâtiments sont surplombés par de petites cheminées bien différentes de celles que nous connaissons. De toutes formes et tailles, ces tourelles sont des bâdgirs ou attrape-vents, une forme de climatisation écologique très efficace et adaptée au climat aride.

    Un temps remplacées par des systèmes modernes de ventilation et climatisation, ces tours attrape-vents sont aujourd’hui davantage étudiées par les architectes et ingénieurs en recherche de solutions pour nous garder au frais avec la hausse globale des températures.

    Ne nécessitant ni électricité, ni énergie, la technologie paraît presque miraculeuse quand on sait qu’en moyenne, l’utilisation de l’air conditionné et de ventilateurs représente environ 10% de la consommation d’électricité dans le monde.

    Comment fonctionnent ces tours ? D’abord, le vent s’engouffre à la verticale par les ouvertures de la tour, il descend ensuite naturellement à travers le conduit de la cheminée jusqu’à la partie la plus basse du bâtiment et la plus fraîche. L’air chaud, plus léger, remonte et emprunte un deuxième conduit de la cheminée dans le sens inverse –rafraichissant au passage l’#habitation. Parfois, on complète ce système avec un bassin d’eau ou une fontaine située à la base de la tour qui va permettre de baisser davantage la température de l’air. Le dimensionnement des #bâdgirs dépend de la taille du bâtiment et de son volume intérieur.

    #ventilation #aération

  • Rain Observed at Greenland Ice Sheet Summit for First Time on Record - EcoWatch
    https://www.ecowatch.com/rain-greenland-summit-2654735258.html

    This past weekend, researchers at the National Science Foundation’s Summit Station observed rainfall at the peak of Greenland’s rapidly melting ice sheet for the first time on record — an event driven by warming temperatures.

    #climat #Groenland

  • Le plus grand paquebot au monde sort en mer pour la première fois
    https://www.lefigaro.fr/societes/le-plus-grand-paquebot-au-monde-sort-en-mer-pour-la-premiere-fois-20210820

    Le Wonder of the Seas doit s’élancer depuis le port de Saint-Nazaire ce vendredi.

    362 mètres de long pour 66 mètres de large, près de 2800 cabines, une capacité à bord de plus de 8000 personnes... tous les chiffres qui décrivent le Wonder of the Seas , le plus grand paquebot au monde à ce jour, donnent le tournis. En construction depuis 2019 dans le port de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), celui-ci devait sortir en mer pour la première fois ce vendredi, vers 16 heures, afin de réaliser une série d’essais avant d’être livré au mois de novembre à son propriétaire, l’armateur américain Royal Caribbean Cruise Line.

    Conçu aux Chantiers de l’Atlantique, comme ses prédécesseurs Harmony of the Seas et Symphony of the Seas, ce navire doit donc prendre le large « pour des essais en mer et reviendra mardi matin vers 4h30 », explique-t-on à la communication des Chantiers de l’Atlantique. Le constructeur va effectuer une soixantaine de tests, notamment de vitesse et de capacité giratoire, mais aussi de confort des passagers avec des mesures de bruits et de vibrations.

    2000 employés en simultané sur le paquebot
    « La livraison du paquebot a été un peu retardée par la crise sanitaire, mais il quittera Saint-Nazaire en octobre de cette année, et est prévu pour naviguer ensuite en Asie », poursuit-on aux chantiers de l’Atlantique. . . . . .

  • L’huile de palme indonésienne bientôt importée à moindre prix en Suisse ats/asch
    https://www.rts.ch/info/economie/12426161-lhuile-de-palme-indonesienne-bientot-importee-a-moindre-prix-en-suisse.

    L’huile de palme indonésienne durable pourra bientôt être importée à taux préférentiel. L’ordonnance correspondante entrera en vigueur en même temps que l’accord de libre-échange avec Jakarta, soit dans quelques mois probablement, a décidé mercredi le Conseil fédéral
    Dans le cadre de cet accord accepté en mars par le peuple, la Suisse accorde à l’Indonésie des concessions limitées sur l’huile de palme. Elles consistent principalement en des contingents d’huile de palme brute, de stéarine de palme et d’huile de palmiste.

    Le volume total de 10’000 tonnes passera progressivement à 12’500 tonnes au terme de cinq ans. Les droits de douane seront réduits d’environ 20 à 40%.

    Ces concessions sont assorties d’une série de conditions inscrites. Pour bénéficier des taux préférentiels, les importateurs devront apporter la preuve qu’ils respectent des objectifs de durabilité. La preuve de durabilité doit être apportée au moyen d’un certificat de traçabilité.

    Systèmes de certification
    Quatre systèmes de certification sont admis pour fournir cette preuve. Ils font l’objet de contrôles par des organisations indépendantes. Un importateur certifié par l’un de ces systèmes pourra déposer une demande d’approbation auprès du Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO).

    Le SECO pourra assortir son approbation de charges. L’approbation n’est valable que le temps de la validité du certificat. L’importateur devra indiquer dans la déclaration de douane le numéro de preuve de l’approbation. Des contrôles ultérieurs seront possibles pendant une période de cinq ans.

    Sanctions possibles
    Pour assurer cette traçabilité de l’huile de palme produite de manière durable, celle-ci ne pourra pas être transportée dans de grandes citernes, mais seulement dans des récipients de 22 tonnes au maximum.

    Si une irrégularité est constatée lors d’un des contrôles, l’importateur peut se voir exiger la restitution de la différence des droits. De plus, des sanctions sont prévues selon le régime de la loi sur les douanes.

    #hypocrisie #suisse #huile_de_palme #industrie_palmiste #terres #déforestation #forêt #indonésie #agriculture #du_râble_de_lapin #climat #agrobusiness #alimentation #certification #libre-échange #traçabilité

  • Macron contrôle désormais la médecine en France
    https://blogs.mediapart.fr/le-moine-copiste/blog/120821/macron-controle-desormais-la-medecine-en-france

    Article trouvé sur le site suivant :

    https://www.europe-israel.org/2021/08/par-decret-passe-en-catimini-macron-et-veran-creent-le-conseil-nation

    Le 19 juillet dernier, donc, un Conseil des Ministres, sans doute insatisfait d’un Conseil de l’Ordre n’ayant pas assez de compétences pour faire rentrer dans l’ordre des Raoult et autres Perronne a créé un nouvel organisme ayant le pouvoir d’évaluer, à tout moment de sa carrière, chaque médecin et donc de l’empêcher d’exercer s’il ne file pas droit.

    Mais nous ne vivons pas en dictature, naturellement… selon Macron.

    Il est clair que cela a largement à voir avec le Covid, la prescription de médicaments interdits et la vaccination… les médecins dissidents courent objectivement le risque de se voir ni plus ni moins chassés de leurs postes, de leurs cabinets… Faut-il comprendre ainsi les propos de Raoult sur la vaccination obligatoire des soignants ? Sous la menace d’être liquidé lui aussi ?

    Prononcé le 19 juillet 2021Le ministre des solidarités et de la santé a présenté une ordonnance relative à la certification périodique de certains professionnels de santé.

    L’article 5 de la loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé habilite le Gouvernement à prendre par ordonnance toute mesure relevant du domaine de la loi afin, d’une part, de créer une procédure de certification indépendante de tout lien d’intérêt permettant, à échéances régulières au cours de la vie professionnelle, de garantir le maintien des compétences, la qualité des pratiques professionnelles, l’actualisation et le niveau des connaissances, et, d’autre part, de déterminer les professionnels concernés par cette procédure de certification, les conditions de sa mise en oeuvre et de son contrôle, les organismes qui en sont chargés, les conséquences de la méconnaissance de cette procédure ou de l’échec à celle-ci, ainsi que les voies de recours ouvertes à l’encontre de ces conséquences.

    https://www.vie-publique.fr/discours/280808-conseil-des-ministres19072021-certification-periodique-professio

    L’ordonnance n° 2021-961 du 19 juillet 2021 relative à la certification périodique de certains professionnels de santé, fait apparaître la mainmise de l’État sur une corporation qui jusque-là jouissait d’une indépendance dans l’exercice de leur art, en regard des ingérences du pouvoir politique. Mais cette époque de liberté est désormais révolue, car la Haute Autorité de santé devra partager ses prérogatives avec l’Exécutif, en ce qui concerne le pilotage de ses actions menées pour surveiller, encadrer et actualiser les niveaux de compétences et la qualité des professionnels salariés, mais surtout de la médecine libérale (article L. 4022-3). Un Conseil national de certification, entièrement soumis à l’autorité politique, est constitué pour délivrer, reconduire ou retirer le droit d’exercer. Ces prérequis, à travers certaines contingences politico-sanitaires, fixent des objectifs et des obligations aux médecins.

    (....) Ces collaborateurs de la toute-puissance élyséenne ; la Haute Autorité de santé et le Conseil national de certification, tels deux gendarmes, seront désormais l’oreille et la voix de l’exécutif pour mieux contrôler le Conseil de l’Ordre des médecins. Cette institution de droit privé devra désormais se ranger à la politique inquisitoriale de l’État en dénonçant, en sanctionnant voire en révoquant les médecins qui refusent de relayer l’obligation vaccinale pour leurs patients et pour eux-mêmes, ou en récompensant les bons élèves qui savent piquer sans compter.

    (....)

    Pourquoi publier un tel décret où il n’apparaît aucune volonté d’exprimer une orientation à caractère professionnel et/ou didactique ? Ni les mots « santé », « sanitaire » ou « déontologie » ne figurent dans ce texte, où seul un acharnement politique s’y exprime avec la force de mots qui impriment la persuasion par la dissuasion. (...) Nous entrons dans une ère nouvelle, ou plutôt en réminiscence par une histoire de triste mémoire que l’on croyait ne jamais revenir en surface. Cette idéologie qui ne se cache même pas, fait résurgence d’une époque que l’on croyait révolue, mais qui renaît dans les esprits allumés de l’État-Macron, autant avec le « passe-sanitaire », le « QR code » et l’appli « TousAntiCovid ».

    Ces indicateurs rappellent étrangement une discrimination entre les citoyens, non de confession, mais du libre choix de disposer de son corps et d’accepter ou refuser des thérapies). Cette liberté issue des droits naturels, est exprimée et inscrite de façon inaliénable par la Constitution française, qui prend sa source dans l’esprit et la lettre des Droits de l’homme. Si les Français ne comprennent pas le virage autoritaire et particulièrement liberticide de cette mandature qui gomme les derniers reliefs de notre démocratie à l’agonie, ce sera toute notre histoire révolutionnaire qui s’effondrera d’un seul bloc.

    (...)

    Dans le rapport joint à cette ordonnance, il est prétendu qu’aucune opposition directe et générale n’a été formulée s’agissant d’une concertation, dont le rédacteur n’a laissé aucune indication de personnes, de lieu et de date pour discerner une trace lisible de ce forum fantôme. Quid de la composition d’acteurs qui auraient conduit à l’orientation de cette résolution ? Ici le mensonge est énorme et cette faconde transpire de mauvaise foi. De sorte que ce Gouvernement en aura déduit que le pilotage scientifique du dispositif lui serait confié, sous la bénédiction dudit Conseil national de la certification périodique qu’il préside.

    Une fois encore et comme à son habitude, Emmanuel Macron s’accapare tous les pouvoirs, jusqu’à pénétrer les épidermes professionnels, la chair de nos institutions sociales et sanitaires, puis de tout ce qui bouge, soigne, fabrique et administre. L’histoire de la Covid suscite toutes les interrogations et les suspicions de fraudes, de prises illégales de pouvoir et d’enrichissements personnels exorbitants, dès lors que le Politique prend le pas sur les réalités.

    Il n’y a plus que les médecins retraités qui peuvent dire des vérités et ne pas se soumettre.
    Docteur Dominique Schwander

  • Daniel Tanuro sur le dernier rapport du GIEC : Au bord du gouffre. Le scénario que le GIEC ne modélise pas – CONTRETEMPS
    https://www.contretemps.eu/rapport-giec-climat-catastrophe-capitalisme-ecologie

    Les conclusions du rapport du GIEC – plus précisément de son Groupe de travail 1 – sont on le sait effrayantes tant elles décrivent un monde pris dans la catastrophe environnementale en cours. Cet article de Daniel Tanuro les analyse précisément et ouvre des perspectives radicales, anticapitalistes, seules à même d’empêcher le désastre.

    #GIEC #climat #réchauffement_climatique #désastre #effondrement #it_has_begun #politique #anti-capitalisme #Daniel_Tanuro

  • Inondations au Japon : plus d’un million de personnes appelées à évacuer
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/08/14/inondations-au-japon-plus-d-un-million-de-personnes-appelees-a-evacuer_60914

    Des précipitations d’un niveau sans précédent ont provoqué des inondations et des glissements de terrain dans l’ouest du Japon, faisant au moins un mort et deux disparus, samedi 14 août. Les autorités du département de Hiroshima et du nord de l’île de Kyushu ont émis le plus haut niveau d’alerte à évacuer. Dans le cadre de cette alerte, qui n’a aucun caractère obligatoire, 1,4 million de personnes sont invitées à immédiatement quitter leur domicile, a indiqué la chaîne publique NHK.

    [...]

    Selon des scientifiques, le changement climatique mondial entraîne une atmosphère plus chaude retenant plus d’eau, accroissant ainsi le risque de précipitations extrêmes et leur intensité.
    « Des niveaux sans précédent de précipitations ont été enregistrés », a affirmé Yushi Adachi, un responsable de la JMA, lors d’une conférence de presse à Tokyo. « Une alerte maximale est nécessaire même dans les régions où les risques de glissement de terrain et d’inondation ne sont généralement pas si élevés », selon lui.
    Au début de juillet, de fortes pluies avaient provoqué une coulée de boue dévastatrice dans la station balnéaire d’Atami, à une centaine de kilomètres à l’ouest de Tokyo, qui avait fait 23 morts et quatre disparus. En juillet 2020, des inondations dans le sud-ouest du Japon avaient fait plus de 80 morts et disparus. Deux ans auparavant, plus de 200 personnes avaient perdu la vie lors de violentes crues dans l’ouest du pays.

    #climat

  • Le rapport du GIEC en 18 graphiques – {Sciences²}
    https://www.lemonde.fr/blog/huet/2021/08/09/le-rapport-du-giec-en-18-graphiques

    [...]

    4. Les climats futurs possibles

    Le rapport focalise son résumé sur trois futurs possibles. Un premier où le réchauffement est limité à 1,5°C, un second où il monte à 2°C, un troisième où il grimpe jusqu’à 4°C.

    Cette présentation pédagogique ne doit pas induire en erreur : ces trois scénarios ne sont pas du tout équiprobables.

    Le premier supposerait une diminution drastique des émissions mondiales dès aujourd’hui à un rythme très élevé. Sa probabilité économique, sociale et politique est nulle.

    Le second suppose l’engagement de politiques très sévères de restriction de l’usage des énergies fossiles et de nombreux autres éléments d’une politique climatique efficace. Sa probabilité est faible, mais si ces politiques étaient engagées dans les 10 ans qui viennent au plan mondial, ce scénario ne peut être écarté.

    Le troisième correspond… à la trajectoire historique des émissions des gaz à effet de serre depuis 1992, l’année de Convention Climat de l’ONU. Autrement dit, pour le réaliser, il suffit de continuer comme aujourd’hui.

    #giec #climat

  • Climate crisis: Scientists spot warning signs of Gulf Stream collapse | Climate change | The Guardian

    Bon... voilà.

    http://www.theguardian.com/environment/2021/aug/05/climate-crisis-scientists-spot-warning-signs-of-gulf-stream-collapse

    The research found “an almost complete loss of stability over the last century” of the currents that researchers call the Atlantic meridional overturning circulation (AMOC). The currents are already at their slowest point in at least 1,600 years, but the new analysis shows they may be nearing a shutdown.

    Such an event would have catastrophic consequences around the world, severely disrupting the rains that billions of people depend on for food in India, South America and West Africa; increasing storms and lowering temperatures in Europe; and pushing up the sea level in the eastern North America. It would also further endanger the Amazon rainforest and Antarctic ice sheets.

    #climat #it_has_begun

  • Un soutien urgent est nécessaire tandis que des milliers de membres de la communauté de Cox’s Bazar perdent leurs moyens de subsistance | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/un-soutien-urgent-est-necessaire-tandis-que-des-milliers-de-membres-de-la-commu

    Un soutien urgent est nécessaire tandis que des milliers de membres de la communauté de Cox’s Bazar perdent leurs moyens de subsistance. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) est préoccupée par le sort de plus de 80 000 membres des communautés des sous-districts d’Ukhiya et de Teknaf à Cox’s Bazar qui ont perdu leurs revenus et leurs biens suite aux inondations dévastatrices qui ont balayé la ville depuis le 27 juillet. Près de 2 500 jardins potagers ont été partiellement ou totalement endommagés et 140 arbres ont été anéantis, ce qui soulève des inquiétudes quant à l’érosion des sols et aux glissements de terrain provoqués par ce que les habitants décrivent comme les précipitations les plus importantes depuis plus de dix ans.
    «  La pandémie de COVID-19 et le confinement en cours ont déjà laissé des millions de personnes à travers le pays sans emploi et ils ont du mal à joindre les deux bouts  », a déclaré Manuel Marques Pereira, chef de mission adjoint de l’OIM au Bangladesh. «  Beaucoup avaient réussi à se relever grâce aux différentes opportunités de moyens de subsistance offertes par la communauté humanitaire, mais sont maintenant obligés de repartir de zéro.  »
    L’urbanisation rapide des deux sous-districts de Teknaf et d’Ukhiya pourrait avoir conduit à l’obstruction du système de drainage naturel, provoquant une accumulation rapide des eaux de pluie et des crues soudaines. Depuis le début des pluies de la mousson, l’OIM aide les volontaires locaux du programme de préparation aux cyclones à diffuser des messages d’alerte rapide sur les glissements de terrain et l’évacuation, touchant plus de 175 000 personnes vivant dans 244 zones vulnérables du district de Cox’s Bazar.

    #Covid-19#migrant#migration#bangladesh#coxbazar#sante#OIM#refugie#vulnerabilite#climat#pandemie#confinement#crise

  • “L’Homme s’est toujours adapté”. Cet argument est très fréquemment utilisé, notamment par les rassuristes : ils admettent que le changement climatique est un problème, mais qu’il n’est pas si grave, car “l’Homme s’est toujours adapté”.

    Répondre à cet argument n’est pas si simple, et vous fera tomber dans la loi de Brandolini. Il n’y a effectivement jamais eu de disparition de l’humanité, et le changement climatique ne menacera pas la survie de l’espèce, en tous cas d’ici la fin du siècle. Même avec un climat qui se réchaufferait de 5°C, il est possible qu’il y ait encore quelques humains pour jouer en ligne grâce à la 16G sur leur Iphone 42. En revanche, certain(e)s oublient (sciemment ?) de préciser que la variabilité naturelle du climat a, dans le passé, provoqué des bouleversements majeurs pour les sociétés humaines, avec de très nombreuses victimes. Un détail.

    Il faut donc se poser les bonnes questions. Si nous ne pouvons pas parler de disparition de l’humanité, le changement climatique transforme et transformera profondément notre monde. Quelles en seront les conséquences, et pour qui ? Dans quel ordre de grandeur ? Tous les pays auront-ils les moyens de s’adapter assez vite pour y faire face ? Pourquoi sommes-nous en retard dans nos politiques d’adaptation, y compris en France ?
    Arrière-pensées électoralistes, techniques et immobilistes derrière le slogan https://bonpote.com/non-lhomme-ne-sest-pas-toujours-adapte
    #climate #climat #climatecrisis

  • Les pompiers de Californie face à un incendie qui génère son propre climat
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/07/26/les-pompiers-de-californie-face-a-un-incendie-qui-genere-son-propre-climat_6

    Le plus gros incendie de Californie, qui a déjà dévoré une surface de végétation équivalente à la ville de Chicago, est si volumineux qu’il génère désormais son propre climat, au risque de rendre la tâche des pompiers qui le combattent encore plus ardue. Environ 5 400 soldats du feu étaient mobilisés, lundi 26 juillet, face aux flammes du Dixie Fire dans les forêts du nord de la Californie.
    Ce brasier n’a fait que grossir depuis la mi-juillet, attisé par une chaleur étouffante, une sécheresse alarmante et des vents continus. Le Dixie Fire est si gros qu’il a créé ces derniers jours des nuages appelés « pyrocumulus » qui provoquent foudre, vents violents et alimentent en retour l’incendie.

    #cables_électriques #pyrocumulus #climat

  • Le Parisien avec AFP
    Le 20 juillet 2021 à 19h16
    L’Allemagne et la Belgique ne sont pas les seuls à devoir affronter les caprices de la météo. En Chine, dans la province du Henan, les intempéries ont causé d’impressionnantes inondations. Dans la ville de Zhengzhou, des voitures ont même été emportées par les eaux, donnant lieu à des images à peine croyables https://www.leparisien.fr/international/chine-des-pluies-diluviennes-creent-le-chaos-dans-lest-un-barrage-menace-
    #climatecrisis

  • Turquie : un millier de flamants roses sont morts dans un lac à cause de la sécheresse - Geo.fr
    https://www.geo.fr/environnement/turquie-un-millier-de-flamants-roses-sont-morts-dans-un-lac-a-cause-de-la-secher

    C’est une petite catastrophe qui vient de se produire en Turquie. Un millier de #flamants_roses ayant élu domicile dans le lac Tuz, en Turquie, ont été retrouvés morts. Situé en #Anatolie centrale, ce lac protégé est connu pour abriter la plus importante colonie nidificatrice de flamants roses du pays. Très peu profond, ce lac, qui est le second plus grand du pays, possède une salinité très importante, et l’eau s’évapore presque totalement l’été.

    Jusqu’à présent, les oiseaux s’étaient adaptés à ces conditions. Mais une grosse sécheresse a touché le pays ces deux dernières semaines, entraînant l’évaporation rapide de toute l’eau du lac. On n’y trouve désormais qu’une terre craquelée et des gros amas de sel.
    A quoi cette sécheresse meurtrière est-elle due ?

    Selon les écologistes, qui citent un rapport de la Fondation turque pour la lutte contre l’érosion des sols, les causes seraient le changement climatique et les méthodes d’irrigation locales. Parmi celles-ci, on retrouve notamment le détournement de l’approvisionnement d’un cours d’eau qui alimente le lac Tuz, au profit de l’#agriculture. D’après ce rapport, la demande en eau serait beaucoup trop importante par rapport à la quantité disponible.

    #climat #Turquie