• Cuba Prioritises Sustainable Water Management in the Face of Climate Challenges | Inter Press Service
    http://www.ipsnews.net/2021/02/cuba-prioritises-sustainable-water-management-face-climate-challenges

    With the construction of aqueducts, water purification and desalination plants, and investments to upgrade hydraulic infrastructure, #Cuba is seeking to manage the impacts of droughts and floods that are intensifying with climate change.

    #eau #eau_douce #eau_potable #infrastructures #désalinisation #climat

  • La sauvegarde du climat est incompatible avec la « liberté » d’entreprendre

    La guerre de l’ombre des lobbys industriels contre la convention climat

    En juin dernier, la « convention citoyenne pour le climat » présentait 149 propositions concrètes pour que la France atteigne véritablement ses objectifs climatiques. Ce 10 février, le gouvernement présente en conseil des ministres un projet de loi censé donner effet à ces préconisations, mais qui est en réalité vidé de toute substance et de toute ambition.

    Note sur : Observatoire des multinationales : Lobbys contre citoyens
    Qui veut la peau de la convention climat ?

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/02/18/la-sauvegarde-du-climat-est-incompatible-avec-la-libert

    #écologie #climat

  • Intervention du Président Emmanuel Macron dans le cadre de l’Agenda de Davos organisé par le World Economic Forum.
    https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2021/01/26/intervention-du-president-emmanuel-macron-dans-le-cadre-de-lagenda-de-davos-o

    Voici un échange qui a eu lieu le 26 janvier entre Schwab et Macron autour de la « Grande Réinitialisation ».
    C’est édifiant. Ça permet de comprendre un peu les lignes qui vont être défendues dans les années à venir sur la question du dérèglement climatique...

    Pr. Klaus SCHWAB
    Monsieur le Président, ça me donne justement une raison de vous demander : je sais votre intérêt pour toutes les nouvelles technologies, pour ce qu’on appelle la quatrième révolution industrielle, mais dans toute sa conception, disons, le numérique joue un très grand rôle.
    Comment voyez-vous l’impact de la puissance de l’écosystème numérique sur tout ce que vous avez dit ?

    Le Président de la République
    Je pense qu’il y en a plusieurs. Le premier, c’est que nous sommes en effet en train de multiplier les révolutions, quand on parle de numérique. Il y a plusieurs révolutions en une. Nous sommes au début de plusieurs révolutions technologiques qui nous font complètement changer de dimension. On a la révolution de l’intelligence artificielle, qui va totalement changer la productivité et même aller au-delà du pensable dans énormément de verticaux, de l’industrie à la santé en passant à l’espace. À côté de la révolution de l’intelligence artificielle, il y en a une deuxième qui, pour moi, est totalement fondamentale, qui est celle du quantique, qui va là aussi, par la puissance de calcul et la capacité d’innovation, profondément changer notre industrie, en changeant l’industrie des capteurs et donc ce qu’on peut faire dans l’aéronautique, ce qu’on peut faire dans le civil, changer totalement la réalité du cyber, par exemple ; et notre puissance de calcul, ce qui veut dire aussi la capacité qu’on a à résoudre des problèmes. Je prends l’épidémie que nous sommes en train de vivre, l’intelligence artificielle et le quantique sont des instruments de gestion, de transformation de gestion de l’épidémie. C’est-à-dire que vous pourrez régler des problèmes qui aujourd’hui prennent des semaines, en un jour. Vous pourrez régler des problèmes de diagnostic, peut-être en quelques secondes, grâce au croisement de l’imagerie médicale et de l’intelligence artificielle. Et donc dans la grande famille de ce qu’on appelle le numérique, on a en fait une convergence entre des innovations, celles du numérique, qui est au fond, quand on appelle ça génériquement, des réseaux sociaux et d’une hyper connectivité avec celle de l’intelligence artificielle et des technologies quantiques.

    Le mariage de tout ça fait que nous allons rentrer dans une ère d’accélération de l’innovation, de rupture très profonde d’innovation et donc de capacités à commoditiser certaines industries et créer de la valeur très vite. Par rapport à ce que j’ai dit, qu’est-ce que cela a comme impact ? Un, on va continuer à innover et à accélérer. C’est sûr. Deux, il y aura des impacts en termes d’ajustement sociaux et il nous faut les penser dès maintenant. C’est-à-dire que le sujet des inégalités sociales va être encore plus prégnant dans un monde comme celui que je viens d’évoquer parce que nous aurons des impacts, des ajustements qui seront réels et qui sont à penser dès maintenant. Trois, tout cela a des impacts en termes démocratiques qui sont massifs. Et donc si vous voulez, pour moi, ces innovations vont être des accélérateurs de nos problèmes sur le plan social et démocratique. L’expérience américaine des dernières semaines l’a montré sur le plan démocratique, si besoin était. Quatre, la bonne nouvelle c’est que je pense que sur la résilience de nos systèmes et la réponse à la crise climatique, on a sans doute sous-estimé l’apport de l’innovation et je pense aussi que toutes ces technologies vont nous permettre, beaucoup plus vite, de répondre aux défis climatiques.

    Et donc si je regarde, que je prends deux pas de recul par rapport à tout ce qu’on est en train de se dire, je pense que nos économies vont devoir de plus en plus investir dans ces innovations et il faut y aller à fond. Je pense que si on s’y prend bien et qu’on coopère entre nous, ces innovations vont nous permettre de créer de la valeur, de répondre aux défis économiques. Elles vont nous permettre, je l’espère, je le crois possible, de répondre plus vite aux défis climatiques. Et c’est aussi pour ça que moi je crois à ce que j’appelle l’économie du mieux, la réponse climatique par l’innovation plutôt que par l’arrêt des activités. Mais elles vont nous poser des problèmes sur lesquels nous n’avons pas assez réfléchi en termes démocratiques, en termes de libertés publiques et d’augmentation des inégalités sociales dans nos différentes nations.

    #innovation #dérèglement_climatique #Séparatisme #Apocalypse_Joyeuse #Technophilie #eugénisme

  • Crue subite en Inde : des corps retirés d’un tunnel, le bilan grimpe à 43 morts et 161 disparus
    https://www.courrierinternational.com/depeche/crue-subite-en-inde-des-corps-retires-dun-tunnel-le-bilan-gri

    Un mur d’eau s’est violemment abattu sur la vallée de Rishiganga dans l’Etat de l’Uttarakhand détruisant tout sur son passage. Le phénomène a été d’abord attribué à la rupture d’un glacier himalayen mais d’autres hypothèses sont envisagées, dont la formation d’un lac glaciaire, due à la fonte d’un glacier, dont les rives auraient cédé.

    #climat #Inde

  • Pour défendre son #action_climatique, le #gouvernement s’offre les services d’un #cabinet_de_conseil international
    https://reporterre.net/Pour-defendre-son-action-climatique-le-gouvernement-s-offre-les-services

    À grand renfort de tableaux Excel et de budget carbone, la bataille des chiffres fait rage autour de la future loi Climat. Présenté hier en Conseil des ministres, le texte, qui reprend, au rabais, les propositions de la Convention citoyenne, n’est pas à la hauteur de son ambition. L’objectif de réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 n’est pas atteignable avec les mesures annoncées.

    […] Le député Matthieu Orphelin a voulu le démontrer. L’ingénieur, qui a fait la majeure partie de sa carrière à l’Ademe, l’Agence de la transition écologique, a estimé que la loi, dans sa version actuelle, ne permettrait d’éviter que 13 millions de tonnes de CO2 par an (MtCO2), contre les 112 MtCO2/an visées. « En écartant sciemment les mesures les plus impactantes de la Convention citoyenne, le texte n’a qu’une portée symbolique », a-t-il regretté

    Plusieurs avis sont venus appuyer son propos. Le 26 janvier dernier, le #Conseil_national_de_la_transition_écologique s’est inquiété « de la baisse insuffisante des émissions de gaz à effet de serre induite par cette loi ». Quant au Conseil économique social et environnemental [#CESE], pas spécialement réputé pour le tranchant de ses prises de position, il a rendu un rapport incisif le 27 janvier dernier où il a souligné « les abus de langage » du gouvernement.

    […] le ministère de la #Transition_écologique a commandé un rapport au cabinet de conseil #Boston_Consulting_Group (#BCG). BCG est une multinationale réputée dans le monde des affaires. 60 % de ses clients sont des entreprises du CAC 40.ses clients habituels sont les mêmes que ceux qui se sont évertués pendant des mois à démonter une à une les propositions de la Convention citoyenne. BCG travaille main dans la main avec les lobbies industriels qui ont mené une guerre de l’ombre contre les citoyens tirés au sort. Le Medef a démoli le délit d’écocide proposé par la Convention. La firme BASF a critiqué son « populisme » et les filières automobile et aérienne se sont mobilisées contre toute forme de régulation contraignante.

    […] Une incompréhension générale demeure. Pourquoi le #Haut_Conseil_pour_le_climat n’a-t-il pas été mandaté ? C’est pourtant son rôle. Créée en 2018, cette instance consultative réunit nombre de climatologues et de scientifiques. Un consensus se dégage autour de son haut degré d’expertise et de sa neutralité.

    Contacté par Reporterre, son directeur exécutif, Olivier Fontan, dit « n’avoir reçu aucun appel du gouvernement ». Ses rapports critiques envers les politiques d’Emmanuel Macron aurait-il dissuadé le gouvernement de le solliciter ? L’été dernier, le Haut Conseil pour le climat jugeait « marginale » et « insuffisante » l’action climatique du gouvernement. Cet automne, il alertait des conséquences environnementales de la 5 G.

    Face au silence de l’exécutif, le Haut Conseil pour le #climat a tout de même décidé de se saisir du projet de loi Climat. « Nous rendrons un avis d’ici les prochaines semaines », assure Olivier Fontan. Contrairement à celui du BCG, il n’est pas certain que cet avis soit conciliant.

  • Qui veut la peau de la convention #climat ?
    http://carfree.fr/index.php/2021/02/10/qui-veut-la-peau-de-la-convention-climat

    En juin dernier, la « convention citoyenne pour le climat » présentait 149 propositions concrètes pour que la France atteigne véritablement ses objectifs climatiques. Ce 10 février, le gouvernement présente Lire la suite...

    #Réchauffement_climatique #Ressources #industrie #lobby #politique

  • La France pourrait connaître un climat extrême à la fin du siècle
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/02/01/la-france-pourrait-connaitre-un-climat-extreme-a-la-fin-du-siecle_6068324_32


    Des arbres souffrent de la sécheresse, dans la forêt de Masevaux (Haut-Rhin), en juillet 2019.
    FREDERICK FLORIN / AFP

    Les températures moyennes risquent d’augmenter de 3,9 °C sur la période 2070-2100 par rapport à 1976-2005, et jusqu’à + 6 °C l’été, en cas d’émissions de gaz à effet de serre non contrôlées, selon les nouvelles projections publiées, lundi, par Météo France, auxquelles « Le Monde » a eu accès en exclusivité

    Des pics de température frôlant les 50 °C, des vagues de chaleur longues et intenses, des nuits tropicales… C’est la surchauffe que connaîtra la France à la fin du siècle si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas drastiquement réduites. Voilà la partie la plus alarmante des nouvelles projections climatiques pour la métropole au XXIe siècle publiées par Météo France, lundi 1er février, auxquelles Le Monde a eu accès en exclusivité.

    Pour réaliser ce travail, Météo France a sélectionné et analysé trente simulations du climat futur faites sur l’Europe, en collaboration avec l’Institut Pierre Simon Laplace (IPSL) et le Centre européen de recherche et de formation avancée en calcul scientifique (Cerfacs). Il en résulte un vaste jeu de données, intitulé Drias, brossant les possibles du climat en France métropolitaine pour trois périodes (2021-2050, 2041-2070 et 2071-2100) en fonction de trois scénarios d’émissions de gaz à effet de serre.

    Le premier prévoit des rejets carbonés qui décroissent très rapidement pour atteindre la neutralité carbone vers 2070 (scénario intitulé RCP 2.6). Le deuxième modélise des émissions qui continuent de croître avant de diminuer à partir du milieu du siècle (RCP 4.5). Dans le troisième, les émissions augmentent de manière ininterrompue (RCP 8.5). Ces résultats mettent à jour le précédent jeu de données, qui datait de 2014.

    Un saut vers l’inconnu
    « Dans les deux ou trois prochaines décennies, le futur est déjà écrit : le réchauffement va se poursuivre [du fait de l’inertie de la machine climatique], indique Jean-Michel Soubeyroux, directeur adjoint de la climatologie à Météo France et coordinateur du rapport Drias. Mais, à partir de 2040-2050, tout est possible. Cela dépend de nos actions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Soit le réchauffement s’atténue, soit on va arriver à un climat très éloigné de celui qu’on connaît actuellement en France. » Un saut vers l’inconnu, dans un climat jamais expérimenté dans l’Hexagone, ni même en Europe.

  • Dans les Alpes, une « vision apocalyptique » du changement climatique

    Dans le massif du #Mont-Blanc, les #glaciers reculent à marche forcée, les écroulements de parois rocheuses se multiplient, l’#enneigement se réduit et la faune et la flore sont déboussolées.

    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/02/01/dans-les-alpes-une-vision-apocalyptique-du-changement-climatique_6068319_324
    #changement_climatique #climat #Alpes #montagne #apocalypse

  • Les #steppes d’#Asie_centrale menacées par la #désertification | CNRS Le journal
    https://lejournal.cnrs.fr/articles/les-steppes-dasie-centrale-menacees-par-la-desertification

    Des contreforts nord du plateau du Tibet au sud de la Sibérie, de l’ouest du Kazakhstan à l’est de la Mongolie, s’étend l’un des plus vastes #écosystèmes au monde : les steppes d’Asie centrale. À perte de vue, un océan herbacé accueille une riche #biodiversité : élans, gazelles, ours bruns, léopards ou tigres sibériens, entre autres espèces remarquables, y ont élu domicile.

    Pourtant, à cette vaste géographie il manquait l’histoire. L’#histoire_naturelle, s’entend. L’évolution de ces steppes au cours des âges géologiques restait mystérieuse car très peu étudiée. Une équipe franco-néerlandaise est venue pallier cette lacune. Elle vient de présenter, pour la première fois, une chronologie des grands événements climatiques et environnementaux (en anglais) survenus au cours des derniers 40 millions d’années. Cette histoire montre à quel point la steppe est fragile et vulnérable aux modifications du #climat [https://advances.sciencemag.org/content/6/41/eabb8227].

    Pour les chercheurs, ces steppes pourraient redevenir un désert hyper-aride. Déjà, la dégradation des écosystèmes est visible. Pour preuve, l’avancée du #désert de #Gobi a conduit les autorités chinoises à se lancer dans un vaste programme de reboisement appelé « grande muraille verte ». « L’un des scénarios possibles est que l’avancée du désert ne laisse que des îlots de fertilité. Puis, si les zones mortes continuent de s’étendre, alors ces zones fertiles pourraient à leur tour disparaître », anticipe le chercheur.

    Or, cette évolution pourrait être irréversible. « Ce que montrent nos travaux, c’est qu’il existe un seuil au-delà duquel on ne peut pas revenir en arrière. Une fois que l’environne
    ment désertique se met en place, il peut se maintenir sur des millions d’années. Ainsi, même si l’on parvenait à contrôler les niveaux de CO2 dans l’atmosphère, revenir à la situation antérieure serait impossible », prévient Guillaume Dupont-Nivet. Si ce scénario catastrophe venait à se réaliser, ce sont les moyens de vie de centaines de millions de personnes qui s’écrouleraient en quelques décennies. ♦

  • Climate crisis: world is at its hottest for at least 12,000 years – study | Environment | The Guardian
    https://www.theguardian.com/environment/2021/jan/27/climate-crisis-world-now-at-its-hottest-for-12000-years

    The planet is hotter now than it has been for at least 12,000 years, a period spanning the entire development of human civilisation, according to research.

    Analysis of ocean surface temperatures shows human-driven climate change has put the world in “uncharted territory”, the scientists say. The planet may even be at its warmest for 125,000 years, although data on that far back is less certain.

    The research, published in the journal Nature, reached these conclusions by solving a longstanding puzzle known as the “Holocene temperature conundrum”. Climate models have indicated continuous warming since the last ice age ended 12,000 years ago and the Holocene period began. But temperature estimates derived from fossil shells showed a peak of warming 6,000 years ago and then a cooling, until the industrial revolution sent carbon emissions soaring.

    #climat

  • Le vortex polaire arrive dans l’hémisphère nord : l’hiver sera glacial | National Geographic
    https://www.nationalgeographic.fr/environnement/vortex-polaire-arrive-dans-hemisphere-nord-hiver-sera-glacial


    De la glace s’est formée sur les rives du lac Michigan alors que les températures ont chuté pour atteindre jusqu’à -20°C à Chicago en janvier 2019. Le phénomène a été causé par la descente vers le sud du vortex polaire.

    Chaque année, les passionnés de météorologie guettent avec impatience le moindre signe d’un déplacement vers le sud du vortex polaire. Cette masse d’air froid, qui tourne autour de l’Arctique, apporte alors températures glaciales et neige sous les latitudes moyennes.

    Leur attente pourrait bientôt prendre fin. Si vous n’êtes pas météorologue, sachez que ce phénomène est causé par une hausse récente et fulgurante des températures dans l’Arctique. Surprenant, non ?

    Pour être plus précis, les températures sont élevées dans la stratosphère au-dessus de la Sibérie. Au cours de la première semaine de janvier, elles ont augmenté, passant de -69°C à -13°C. Bien que ces « réchauffements stratosphériques soudains » se produisent dans une certaine mesure chaque année, celui-ci est considéré comme un phénomène majeur et est moins fréquent.

    La masse d’air extrêmement chaud a déséquilibré le vortex polaire glacial, l’écartant de son axe pôle Nord avec une telle force qu’il s’est coupé en deux et semble désormais doté de deux jambes : l’une se trouve sur l’Amérique du Nord, l’autre sur l’Europe.

    Cette perturbation pourrait avoir pour conséquence des températures glaciales s’abattant sur le Nord-Est et le Midwest des États-Unis, ainsi que les régions de moyenne latitude en Europe. La vague de froid est attendue pour la semaine prochaine ou celle d’après. Elle devrait durer, par intermittence, jusqu’en février.

    [...]
    Au cours des 30 dernières années, l’Arctique s’est réchauffé deux fois plus vite que le reste du monde.(...)

    #Climat #vortex_polaire le #marronnier qui vient de l’hiver qui vient #réchauffement_climatique

  • Nous n’y arriverons pas seuls : l’illusion du colibri
    http://carfree.fr/index.php/2021/01/08/nous-ny-arriverons-pas-seuls-lillusion-du-colibri

    Comment vivre sa vie de manière plus durable ? En plaçant la responsabilité directement sur les individus, l’attention est détournée des nombreuses institutions chargées d’élaborer des mesures et de les concrétiser. Lire la suite...

    #Argumentaires #Fin_de_l'automobile #Réchauffement_climatique #climat #critique #écologie #énergie #individualisme #politique #société #technologie

  • Climate Change Is Ushering in a New Pandemic Era – Rolling Stone
    https://www.rollingstone.com/culture/culture-features/climate-change-risks-infectious-diseases-covid-19-ebola-dengue-1098923

    A warming world is expanding the range of deadly diseases and risking an explosion of new zoonotic pathogens from the likes of bats, mosquitoes, and ticks

    #climat #zoonoses #pandémies #maladies #moustiques #tiques #chauve-souris

  • Adrastia - Publications
    https://www.facebook.com/comite.adrastia/posts/3882221335135659

    Traduction de la tribune :
    https://www.theguardian.com/australia-news/2020/oct/15/the-great-unravelling-i-never-thought-id-live-to-see-the-horror-of-plan

    Tribune de Joëlle Gergis, climatologue australienne et contributrice au 6ème rapport du GIEC.

    "La vérité est que tout dans la vie a son point de rupture. Ma crainte est que l’équilibre de la planète ait été perdu ; nous regardons maintenant les dominos commencer à tomber en cascade. Nous sommes obligés d’accepter le fait que nous sommes la génération qui risque d’être témoin de la destruction de notre Terre.

    Nous sommes arrivés à un moment de l’histoire de l’humanité que je qualifie de « grand bouleversement ». Je n’aurais jamais cru vivre assez longtemps pour voir l’horreur de l’effondrement de la planète se dérouler de mon vivant."

    Merci à Transition 2030 pour la traduction française de cette tribune👇
    ______________________________________

    Tribune : Joëlle Gergis, climatologue, ANU Fenner School of Environment and Society

    2020-10-14 The Guardian Australie : « The great unravelling : ’I never thought I’d live to see the horror of planetary collapse’ »

    Si vous avez déjà côtoyé une personne mourante, vous avez peut-être été frappé par la force vitale de cette personne. Lorsque mon père était gravement malade, un point de non-retour invisible a été progressivement franchi, puis la mort est soudainement apparue au grand jour. Nous sommes restés en arrière, impuissants, sachant qu’il n’y avait plus rien à faire, que quelque chose de vital s’était échappé. Tout ce que nous pouvions faire, c’était regarder la vie s’éteindre dans des accès de douleur.

    En tant que climatologue regardant se dérouler les feux de brousse les plus destructeurs de l’histoire australienne, j’ai ressenti le même retournement d’estomac en constatant une perte irréversible.
    La chaleur et la sécheresse incessantes que nous avons connues au cours de l’année la plus chaude et la plus sèche jamais enregistrée dans notre pays ont fait partir en fumée les dernières forêts indigènes. Nous avons vu des animaux terrifiés s’enfuir avec leur fourrure en feu, leur corps réduit en cendres. Ceux qui ont survécu ont dû affronter la famine parmi les restes carbonisés de leurs habitats anéantis.

    Pendant l’été noir australien, plus de 3 milliards d’animaux ont été incinérés ou déplacés, notre cher bushland a été réduit en cendres. Nos lieux collectifs de recharge et de contemplation ont changé d’une manière que nous pouvons à peine comprendre.
    Le koala, l’espèce la plus emblématique de l’Australie, est aujourd’hui menacé d’extinction en Nouvelle-Galles du Sud dès 2050.
    La récupération de la diversité et de la complexité des écosystèmes uniques de l’Australie dépasse désormais l’échelle de la vie humaine. Nous avons été témoins de dommages intergénérationnels : une transformation fondamentale de notre pays.

    Puis, au moment où les derniers feux de brousse se sont éteints, les températures record de l’océan ont déclenché le troisième blanchissement massif enregistré sur la Grande Barrière de Corail depuis 2016. Cette fois, le récif sud - épargné lors des événements de 2016 et 2017 - a finalement succombé à une chaleur extrême.
    Le plus grand organisme vivant de la planète est en train de mourir.

    --

    En tant que l’un des quelques douze auteurs australiens ayant participé à la consolidation des bases scientifiques physiques du sixième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations unies, j’ai acquis une lucidité terrifiante de l’état réel de la crise climatique et de ce qui nous attend.
    Il y a déjà tellement de chaleur dans le système climatique qu’un certain niveau de destruction est désormais inévitable. Ce qui m’inquiète, c’est que nous avons peut-être déjà poussé le système planétaire au-delà du point de non-retour.
    Nous avons déclenché une cascade de changements irréversibles qui ont créé une telle trajectoire que nous ne pouvons que la regarder se dérouler.

    --

    L’été d’horreur de l’Australie est le signal le plus clair que le climat de notre planète se déstabilise rapidement. Cela me brise le cœur de voir le pays que j’aime irrémédiablement blessé par le refus de notre gouvernement de reconnaître la gravité du changement climatique et d’agir sur les conseils des plus grands scientifiques du monde.
    Je pleure tous les animaux, plantes et paysages uniques qui sont à jamais altérés par les événements de notre « été noir ». Que la Terre telle que nous la connaissons aujourd’hui n’existera bientôt plus. Je pleure les générations d’enfants qui ne connaîtront jamais la Grande Barrière de Corail ou nos anciennes forêts tropicales qu’à travers les photographies ou les documentaires de David Attenborough.

    À l’avenir, ses films seront comme des images d’archives granuleuses du tigre de Tasmanie : des images d’un monde perdu.

    Alors que nous vivons cette instabilité croissante, il me devient de plus en plus difficile de conserver un sentiment de détachement professionnel par rapport au travail que je fais. Étant donné que l’humanité est confrontée à une menace existentielle de dimension planétaire, il est certainement rationnel de réagir avec désespoir, colère, chagrin et frustration. Ne pas réagir émotionnellement à un niveau de destruction qui se fera sentir à travers les âges s’apparente à un mépris sociopathique pour toute vie sur Terre.

    Affronter cette réalité monumentale et continuer comme si de rien n’était serait comme acheter une illusion collective, qui voudrait que la vie telle que nous la connaissons se poursuivra indéfiniment, quoi que nous fassions.

    La vérité est que tout dans la vie a son point de rupture. Ma crainte est que l’équilibre de la planète ait été perdu ; nous regardons maintenant les dominos commencer à tomber en cascade.

    --

    Avec seulement 1,1°C de réchauffement, l’Australie a déjà connu des niveaux inimaginables de destruction de ses écosystèmes marins et terrestres en l’espace d’un seul été.

    Plus de 20% des forêts de notre pays ont brûlé en une seule saison de feux de brousse. Pratiquement toute la zone de la Grande Barrière de Corail a été détruite par un seul blanchissement massif.
    Mais ce qui m’inquiète vraiment, c’est ce que notre « Black Summer » nous informe sur les conditions qui sont encore à venir.

    Dans l’état actuel des choses, les dernières recherches montrent que l’Australie pourrait se réchauffer jusqu’à 7°C au-dessus des niveaux préindustriels d’ici la fin du siècle. Si nous continuons sur notre lancée actuelle, les modèles climatiques montrent un réchauffement moyen de 4,5°C, dans une fourchette de 2,7 à 6,2°C d’ici 2100.
    Cela représente un dépassement destructeur des objectifs de l’accord de Paris, qui visent à stabiliser le réchauffement climatique à un niveau bien inférieur à 2°C, pour éviter ce que les Nations unies qualifient de niveaux « dangereux » de changement climatique.

    Les projections de réchauffement mises à jour pour l’Australie rendront de grandes parties de notre pays inhabitables et le mode de vie australien invivable, car la chaleur extrême et les précipitations de plus en plus irrégulières s’avéreront être la nouvelle norme.
    Les chercheurs qui ont effectué une analyse des conditions vécues pendant notre « Black Summer » ont conclu que « dans un scénario où les émissions continuent à augmenter, une telle année serait une moyenne en 2040 et exceptionnellement fraîche en 2060. »
    C’est le type de déclaration qui devrait secouer les dirigeants de notre nation et les sortir de leur complaisance délirante.

    Bientôt, nous serons confrontés à des températures estivales de 50°C dans nos capitales du sud, à des saisons de feux de brousse plus longues et plus chaudes, et à des sécheresses plus punitives. Nous serons de plus en plus obligés de nous abriter dans nos maisons, car la chaleur létale et la fumée oppressante sont des caractéristiques régulières de l’été australien.

    Avec le recul, le confinement en 2020 consécutif au coronavirus ressemblera à des vacances de luxe.

    --

    L’été noir australien a été un aperçu terrifiant d’un avenir qui ne semble plus si lointain.

    Nous avons pu constater en direct comment des situations extrêmes sans précédent peuvent se jouer de manière plus abrupte et plus féroce que ce que l’on pensait. Les perturbations climatiques font désormais partie de l’expérience vécue de chaque Australien.
    Nous sommes obligés d’accepter le fait que nous sommes la génération qui risque d’être témoin de la destruction de notre Terre.

    Nous sommes arrivés à un moment de l’histoire de l’humanité que je qualifie de « grand bouleversement ». Je n’aurais jamais cru vivre assez longtemps pour voir l’horreur de l’effondrement de la planète se dérouler de mon vivant.

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    En tant qu’Australien en première ligne de la crise climatique, tout ce que je peux faire, c’est essayer d’aider les gens à donner un sens à ce que la communauté scientifique observe en temps réel.

    J’utilise mes écrits pour envoyer des balises de détresse au monde entier, en espérant que le fait de traiter l’énormité de notre perte à travers une lentille internationale aidera à en ressentir la piqûre. Peut-être, alors, reconnaîtrons-nous enfin la terrible et triste réalité que nous sommes en train de perdre la bataille pour protéger l’une des parties les plus extraordinaires de notre planète.

    Je désespère souvent de voir que tout ce que la communauté scientifique tente de faire pour éviter une catastrophe tombe dans l’oreille d’un sourd.

    Au lieu de cela, nous entendons le gouvernement fédéral annoncer des politiques assurant la protection des industries des combustibles fossiles, justifiant des objectifs d’émissions pathétiques qui condamneront l’Australie à un cauchemar apocalyptique à l’avenir.

    --

    La discussion nationale que nous devions avoir en urgence après notre « été noir » n’a jamais eu lieu. Notre traumatisme collectif a été mis de côté alors que la pandémie mortelle s’est installée.

    Au lieu de pleurer nos pertes et de nous mettre d’accord sur la manière de mettre en œuvre un plan urgent pour sauvegarder l’avenir de notre nation, nous nous sommes demandé si nous avions assez de nourriture dans le garde-manger, si notre travail ou nos relations seraient intacts après l’isolement. Nous avons été obligés de considérer la vie et la mort à un niveau intensément personnel.

    Lorsque notre sécurité personnelle est menacée, notre capacité à gérer une menace existentielle d’un niveau bien plus grave, celle du changement climatique, s’évapore. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle disparaît.

    Comme beaucoup de survivants de traumatismes vous le diront, c’est souvent l’absence de réaction adéquate à la suite d’un événement traumatique, plutôt que l’expérience elle-même, qui cause le plus de dommages psychologiques.

    Et s’il n’y a pas de reconnaissance des dommages causés, ni de conséquences morales pour les responsables, c’est comme s’il était considéré que le traumatisme ne s’était jamais produit.

    Comment pouvons-nous jamais rétablir la confiance dans les institutions qui ont laissé les choses pourrir ainsi ? Comment pouvons-nous vivre en sachant que les personnes qui sont censées assurer notre sécurité sont celles-là mêmes qui permettent la poursuite de la destruction criminelle de notre planète ?

    Une partie de la réponse réside peut-être dans l’observation de TS Eliot selon laquelle « l’humanité ne supporte pas vraiment la réalité ». Se tenir à l’écart des émotions difficiles à gérer est un aspect très naturel de la condition humaine. Nous avons peur d’avoir les conversations difficiles qui nous relient aux facettes les plus sombres de l’émotion humaine.
    Nous sommes souvent réticents à exprimer les sentiments douloureux qui accompagnent une perte grave, comme celle que nous avons tous vécue cet été. Nous éludons rapidement les émotions compliquées à gérer, pour nous positionner sur un terrain plus sûr, celui des solutions pratiques, comme les énergies renouvelables, ou pour agir à un niveau individuel, afin de ressentir un sentiment de contrôle par opposition à des réalités bien plus sombres.

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    Alors que de plus en plus de psychologues commencent à s’intéresser au changement climatique, ils nous disent que la seule façon de se sortir du pétrin dans lequel nous nous trouvons est peut-être de reconnaître notre chagrin personnel et collectif.

    Lorsque nous sommes enfin prêts à accepter des sentiments de deuil intense - pour nous-mêmes, notre planète, l’avenir de nos enfants - nous pouvons utiliser l’intensité de notre réponse émotionnelle pour nous propulser dans l’action.

    Le deuil n’est pas quelque chose qu’il faut repousser ; il est fonction de la profondeur de l’attachement que nous ressentons pour quelque chose, qu’il s’agisse d’un être cher ou de la planète. Si nous ne nous permettons pas de faire notre deuil, nous nous empêchons de traiter émotionnellement la réalité de notre perte. Cela nous évite de devoir faire face à la nécessité de nous adapter à une nouvelle réalité indésirable.

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    Malheureusement, nous vivons dans une culture dans laquelle nous évitons activement de parler des dures réalités ; les parties les plus sombres de notre psyché sont considérées comme dysfonctionnelles ou intolérables. Mais essayer d’être implacablement joyeux ou stoïque face à une perte grave ne fait qu’enfouir des émotions plus authentiques qui devront quoi qu’il arrive se manifester.

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    En tant que scientifiques, nous sommes souvent plus prompts à chercher des éléments factuels plutôt que de nous attaquer à la complexité de nos émotions.

    Nous avons tendance à penser que plus les gens en sauront sur les conséquences du changement climatique, plus ils comprendront sûrement à quel point notre réponse collective doit être urgente.
    Mais comme nous l’a montré la longue histoire de l’incapacité de l’humanité à répondre à la crise climatique, le traitement de l’information à un niveau purement intellectuel ne suffit tout simplement pas.

    --

    C’est un fait reconnu il y a près de 60 ans par Rachel Carson, écologiste américaine et auteur de Silent Spring, le livre phare qui mit en garde le public contre les dangereux effets à long terme des pesticides. Elle a écrit : « Il n’est pas tant important de savoir que de ressentir ... une fois que les émotions ont été éveillées - un sentiment de beauté, l’excitation du nouveau et de l’inconnu, un sentiment de sympathie, de pitié, d’admiration ou d’amour - alors nous souhaitons connaître l’objet de notre réaction émotionnelle. Une fois trouvé, il a un sens durable ».
    En d’autres termes, il y a une grande puissance et une grande sagesse dans notre réponse émotionnelle à notre monde.

    Tant que nous ne serons pas prêts à être émus par la façon profondément tragique dont nous traitons la planète et les autres, notre comportement ne changera jamais.
    Sur le plan personnel, je me demande ce qu’il faut faire face à cette prise de conscience.

    Dois-je continuer à travailler avec mes tripes, en essayant de produire de nouvelles études pour aider à mieux diagnostiquer ce qu’il se passe ? Est-ce que j’essaie d’enseigner à une nouvelle génération de scientifiques déprimés comment réparer le gâchis que l’humanité a réalisé ? Comment puis-je concilier mon propre sentiment de désespoir et d’épuisement avec la nécessité de rester engagé et d’être patient avec ceux qui ne savent pas mieux ?

    --

    Bien que j’espère que cet été produira un réveil des consciences, mon esprit rationnel comprend que des gouvernements comme le nôtre sont prêts à sacrifier notre système de survie planétaire pour maintenir l’industrie des combustibles fossiles en vie pendant encore quelques décennies. Je crains que nous n’ayons pas le cœur ou le courage de nous laisser émouvoir par ce que nous avons vu pendant notre été noir.
    De plus en plus, je me sens dépassé et incertain quant à la meilleure façon de vivre ma vie face à la catastrophe qui nous attend.

    Je suis anxieux face à l’ampleur de ce qui doit être fait, j’ai peur de ce qui pourrait arriver sous peu. J’ai l’impression que quelque chose en moi s’est brisé, comme si un fil d’espoir essentiel avait lâché.
    Le fait de savoir que parfois les choses ne peuvent pas être sauvées, que la planète se meurt, que nous n’avons pas pu nous mettre d’accord à temps pour sauver l’irremplaçable.

    C’est comme si nous avions atteint le point dans l’histoire de l’humanité où tous les arbres de la planète ont finalement disparu, notre lien avec la sagesse de nos ancêtres perdu à jamais.

    En tant que climatologue dans cette période troublée de l’histoire de l’humanité, j’espère que la force vitale de notre Terre pourra s’accrocher. Que l’éveil personnel et collectif dont nous avons besoin pour sauvegarder notre planète arrive avant que tout ne soit perdu. Que nos cœurs nous ramènent à notre humanité commune, renforçant ainsi notre détermination à nous sauver nous-mêmes et à sauver notre monde en danger.

    #climat #australie

  • « #Covid_19 / Le monde de demain - Se libérer de l’imaginaire capitaliste ? » - Isabelle Stengers, entretien filmé à Bruxelles en juin 2020
    https://www.youtube.com/watch?v=WTHVqvH2Bvg

    #Isabelle_Stengers, philosophe des #sciences, nous explique comment l’imaginaire capitaliste met en danger les sciences, la démocratie et l’environnement.

    " On nous force à penser contre la réalité, ce n’est plus une démocratie (...) On a vu une indifférence à tout ce qui n’était pas maintien de l’ordre public au fond. Et l’ordre public on a su qu’il allait être dévasté si les services, si tout le système sanitaire était débordé. Donc les vulnérables c’était avant tout ceux qui menaçaient de fabriquer ce scandale qui est le système sanitaire, fierté d’un pays développé, qui craque. Le reste ce sont des conséquences. " (...)

    Quand on mobilise « la science » pour se substituer à un processus de pensée collectif, avec les gens, on perd les trois-quart de l’intelligence et on le remplace par une bonne dose de bêtise, de satisfaction et de faire semblant.(...)

    Il y a des semi-vérités qui deviennent des non vérités parce qu’elles sont affirmées comme scientifiques. (...)

    La science était soumise en fait à la non décision politique. C’est un processus profondément vicieux et on peut perdre confiance. Et, ce qu’il y a de grave, c’est qu’on peut perdre confiance en des sciences qui pourraient avoir quelque chose à nous dire, qui pourraient être intéressantes. Mais quand on traite les gens comme des idiots et qu’on leur demande d’avoir confiance dans ce qui n’est pas fiable et bien on se retrouve devant des sceptiques généraux, et ça c’est une catastrophe culturelle (...)

    Les virus sont des machines à inventer, je parle de machines et pas de vivant parce que sont des machines dont la seule raison d’être c’est de rencontrer un hôte qui l’accueille, qui lui donne l’hospitalité. Parfois au détriment de cet hôte, mais c’est pas ça le projet du virus. Le virus ne devient avant que si il rencontre un hôte et donc, il mute à toute vitesse, il innove dans tout les sens pour maximiser ses chances (...) on peut dire que c’est un exilé de la vie qui essaie de trouver une terre d’accueil, et parfois ça se passe bien, beaucoup de choses que nous sommes en tant que mammifères nous le devons à des #virus (...) "

    #philosophie #vidéo #imaginaire_capitaliste #imagination #pandémie #crise_sanitaire #panique #confinement #entraide #solidarité #scepticisme #chômeurs #climat #réchauffement_climatique #droits_sociaux

  • How Russia Wins the Climate Crisis - The New York Times
    https://www.nytimes.com/interactive/2020/12/16/magazine/russia-climate-migration-crisis.html

    Around the world, climate change is becoming an epochal crisis, a nightmare of drought, desertification, flooding and unbearable heat, threatening to make vast regions less habitable and drive the greatest migration of refugees in history. But for a few nations, climate change will present an unparalleled opportunity, as the planet’s coldest regions become more temperate. There is plenty of reason to think that those places will also receive an extraordinary influx of people displaced from the hottest parts of the world as the climate warms. Human migration, historically, has been driven by the pursuit of prosperity even more so than it has by environmental strife. With climate change, prosperity and habitability — haven and economic opportunity — will soon become one and the same.

    And no country may be better positioned to capitalize on climate change than Russia. Russia has the largest land mass by far of any northern nation. It is positioned farther north than all of its South Asian neighbors, which collectively are home to the largest global population fending off displacement from rising seas, drought and an overheating climate. Like Canada, Russia is rich in resources and land, with room to grow. Its crop production is expected to be boosted by warming temperatures over the coming decades even as farm yields in the United States, Europe and India are all forecast to decrease. And whether by accident or cunning strategy or, most likely, some combination of the two, the steps its leaders have steadily taken — planting flags in the Arctic and propping up domestic grain production among them — have increasingly positioned Russia to regain its superpower mantle in a warmer world.

    [...]

    Russia’s agricultural dominance, says Rod Schoonover, the former director of environment and natural resources at the National Intelligence Council and a former senior State Department analyst under the Obama and Trump administrations, is “an emergent national security issue” that is “underappreciated as a geopolitical threat.”

    [...]

    And as climate change increasingly drives mass migration, the eventual pressure from the population to the south is quite real. Northeastern China, a report from the U.S. National Intelligence Council warns, will face water shortages and droughts that could drive its population into Russia “in large numbers,” potentially unsettling the entire region. Chinese migrants might be pulled into the Russian Far East by economic opportunities today, the council stated, but by as soon as 2030 the dynamic could flip to one in which they will instead be pushed out of China for lack of basic resources.

    And it won’t just be from China. Water shortages and more frequent droughts across Central Asia and Mongolia and south as far as India could push large numbers of people north. A 2015 study by Russian demographers published in The Mediterranean Journal of Social Sciences looked at how unabated climate change would force the “resettlement of millions” of Vietnamese, many of whom might also come to Russia, as sea levels inundate the Mekong Delta by the end of this century.

    If there is any lesson to be learned from the instability that has already been caused by climate-driven migration around the world, whether drought-stricken Guatemalans at the U.S. border or Syrians pressing into Europe, it’s that a strategy of accommodating migrants would almost certainly be more to Russia’s benefit than one that attempts to keep them out. Accommodation, an abundance of migration research shows, stands a better chance of preserving Russia’s own sovereignty while improving the stability of its surrounding regions; exclusion is likely to lead to endless conflict and chaos on its borders, which risks spilling across in destabilizing ways.

    #climat #agriculture #migration #géopolitique #Russie #Chine #Asie_centrale #Inde

  • § 1a BauGB - Einzelnorm
    https://www.gesetze-im-internet.de/bbaug/__1a.html

    Baugesetzbuch (BauGB)
    § 1a Ergänzende Vorschriften zum Umweltschutz
    (1) Bei der Aufstellung der Bauleitpläne sind die nachfolgenden Vorschriften zum Umweltschutz anzuwenden.
    (2) Mit Grund und Boden soll sparsam und schonend umgegangen werden; dabei sind zur Verringerung der zusätzlichen Inanspruchnahme von Flächen für bauliche Nutzungen die Möglichkeiten der Entwicklung der Gemeinde insbesondere durch Wiedernutzbarmachung von Flächen, Nachverdichtung und andere Maßnahmen zur Innenentwicklung zu nutzen sowie Bodenversiegelungen auf das notwendige Maß zu begrenzen. Landwirtschaftlich, als Wald oder für Wohnzwecke genutzte Flächen sollen nur im notwendigen Umfang umgenutzt werden. Die Grundsätze nach den Sätzen 1 und 2 sind in der Abwägung nach § 1 Absatz 7 zu berücksichtigen. Die Notwendigkeit der Umwandlung landwirtschaftlich oder als Wald genutzter Flächen soll begründet werden; dabei sollen Ermittlungen zu den Möglichkeiten der Innenentwicklung zugrunde gelegt werden, zu denen insbesondere Brachflächen, Gebäudeleerstand, Baulücken und andere Nachverdichtungsmöglichkeiten zählen können.
    (3) Die Vermeidung und der Ausgleich voraussichtlich erheblicher Beeinträchtigungen des Landschaftsbildes sowie der Leistungs- und Funktionsfähigkeit des Naturhaushalts in seinen in § 1 Absatz 6 Nummer 7 Buchstabe a bezeichneten Bestandteilen (Eingriffsregelung nach dem Bundesnaturschutzgesetz) sind in der Abwägung nach § 1 Absatz 7 zu berücksichtigen. Der Ausgleich erfolgt durch geeignete Darstellungen und Festsetzungen nach den §§ 5 und 9 als Flächen oder Maßnahmen zum Ausgleich. Soweit dies mit einer nachhaltigen städtebaulichen Entwicklung und den Zielen der Raumordnung sowie des Naturschutzes und der Landschaftspflege vereinbar ist, können die Darstellungen und Festsetzungen auch an anderer Stelle als am Ort des Eingriffs erfolgen. Anstelle von Darstellungen und Festsetzungen können auch vertragliche Vereinbarungen nach § 11 oder sonstige geeignete Maßnahmen zum Ausgleich auf von der Gemeinde bereitgestellten Flächen getroffen werden. § 15 Absatz 3 des Bundesnaturschutzgesetzes gilt entsprechend. Ein Ausgleich ist nicht erforderlich, soweit die Eingriffe bereits vor der planerischen Entscheidung erfolgt sind oder zulässig waren.
    (4) Soweit ein Gebiet im Sinne des § 1 Absatz 6 Nummer 7 Buchstabe b in seinen für die Erhaltungsziele oder den Schutzzweck maßgeblichen Bestandteilen erheblich beeinträchtigt werden kann, sind die Vorschriften des Bundesnaturschutzgesetzes über die Zulässigkeit und Durchführung von derartigen Eingriffen einschließlich der Einholung der Stellungnahme der Europäischen Kommission anzuwenden.
    (5) Den Erfordernissen des Klimaschutzes soll sowohl durch Maßnahmen, die dem Klimawandel entgegenwirken, als auch durch solche, die der Anpassung an den Klimawandel dienen, Rechnung getragen werden. Der Grundsatz nach Satz 1 ist in der Abwägung nach § 1 Absatz 7 zu berücksichtigen.

    #Allemagne #Berlin #Steglitz-Zehlendorf #Lichterfelde-Süd #urbanisme #banlieue #climat #rechauffement-climatique #logement #privatisation

  • Drucksache - 1737/V - Klimagutachten für das Bauvorhaben Lichterfelde-Süd, B-Plan 6-30
    https://www.berlin.de/ba-steglitz-zehlendorf/politik-und-verwaltung/bezirksverordnetenversammlung/online/vo020.asp?VOLFDNR=7501#allrisSV

    Die BVV möge beschließen:

    Das Bezirksamt wird ersucht, ein Klimagutachten für das Bauvorhaben in Lichterfelde-Süd ("Neulichterfelde"), B-Plan 6-30, in Auftrag zu geben und dieses zur Diskussion in der BVV und der Öffentlichkeit zu stellen. Dieses ist abzuwarten, bevor ein Beschluss des B-Plans 6-30 durch die BVV herbei geführt wird.

    Begründung:

    Bei der Aufstellung von Bauleitplänen sind u. a. umweltbezogene Auswirkungen des Klimas auf Menschen und Gesundheit und die Bevölkerung im Allgemeinen zu berücksichtigen (§ 1 Absatz 7 Buchstaben a und c BauGB). Wirksame Maßnahmen zum Wohl von Mensch und Umwelt - gegen den Klimawandel - müssen daher eingeleitet werden (§ 1a Absatz 5 BauGB). Nach dem Klimaatlas von Berlin gilt die Thermometersiedlung trotz ihrer randstädtischen Lage als lokaler Wärmeschwerpunkt mit Schwüleneigung. Die im Entwurf des B-Plans 6–30 Lichterfelde-Süd vorgesehene Bebauung würde die T-Siedlung weitgehend von einem Luftaustausch mit dem Berliner Umland abschneiden. Die beiden bis zur T-Siedlung reichenden „grünen Finger“ im Neubaugebiet scheinen unterdimensioniert und sind in ihrer Leistungsfähigkeit durch vorhandene und geplante Forstpflanzen eingeschränkt. Der für die Durchlüftung der T-Siedlung wichtige Stangenpfuhlgraben wird von keinem „grünen Finger“ erreicht. Die Bahntrasse, welche bis weit in die Stadt als Durchlüftungsschneise dient, wird durch die anstehende Bebauung weiter verschmälert. Insbesondere in der T-Siedlung werden „Tropennächte“ bei sommerlichen Hitzewellen durch das Bauvorhaben zunehmen.

    Ein solcher Wärmestau in Großstädten ist extrem gesundheitsgefährdend: Das Robert-Koch-Institut schätzt, dass in Berlin im Sommer 2018 durch solche Ereignisse 490 Menschen zusätzlich gestorben sind. Bei der Behördenbeteiligung (TöB) ist von der Senatsverwaltung für Gesundheit und dem bezirklichen Gesundheitsamt offenbar keine Stellungnahme zu der genannten Problematik eingeholt worden. Dem BauGB und somit dem formalen Ablauf hin zum Beschluss des Bebauungsplanes wurde bei der Größe des Bauprojekts somit nicht zur Genüge entsprochen. Ein vom Investor unabhängiges Gutachten über stadtklimatischen Folgen des Bauvorhabens, sowie explizite Folgen für die Thermometersiedlung, ist dringend erforderlich.

    In der 74. Sitzung des Ältestenrats am 21.01.2020 ist die Linksfraktion dem Antrag beigetreten.

    #Allemagne #Berlin #Steglitz-Zehlendorf #Lichterfelde-Süd #urbanisme #banlieue #climat #rechauffement-climatique #logement #privatisation

  • Steglitz-Zehlendorfer Klimawandel-Leugner | Pressemitteilungen | Aktionsbündnis Lichterfelde Süd
    https://aktionsbuendnis-lichterfelde-sued.de/top-6-lichterfelde-

    Voilà comment le parti vert abandonne ses positions écolos afin de promouvoir la carriere de ses adhérents. La coalition locale entre les verts et la droite noire de Berlin Steglitz-Zehlendorf refuse l’élaboration d’une expertise sur les conséquences climatiques de la construction d’une nouvelle cité pavillonnnaire face à une cité ouvrière construite dans les années 1970.

    Die bisherigen Planungen zu der Aufstellung des Bebauungsplans 6-30 in Lichterfelde Süd ignorieren die Auswirkungen des Klimawandels - insbesondere die Auswirkungen der Bebauung auf die nördlich angrenzende Thermometer-Siedlung. Die Fraktionen von SPD und DIE LINKE. hatten einen Antrag „Klimagutachten für das Bauvorhaben Lichterfelde-Süd, B-Plan 6-30“ eingereicht. Die BVV Steglitz-Zehlendorf hat diesen Antrag mit Mehrheit und vor allem mit den Stimmen der Zählgemeinschaft aus CDU und Grünen abgelehnt. Statt einer Entlastung für die heute schon hitzegefährdete Thermometersiedlung wird stur an den Plänen des Investors festgehalten, Gesundheit und Wohlbefinden spielen keine Rolle.
    Die bisherige Projektplanung verstößt fundamental gegen das Berliner Energie- und Klimaschutzprogramm 2030 und ebenso gegen §1a (5) BauGB.

    Durch die Bebauung des Gebietes in Lichterfelde Süd entsteht ein Netto-Flächenverlust an Bodenkühlleistung, bedingt auch durch das Abbremsen des Kaltluftzustroms aus Brandenburg.
    Die Reduzierung der kühlenden Flächen der Parks Range selbst trägt zur Erwärmung bei und mindert die Wirksamkeit der Kaltluftbahnen, die durch sog. „Grüne Finger“ in die Thermometersiedlung geleitet werden sollten. Diese sind zu schmal und falsch ausgerichtet. So endet der westliche „Grüne Finger“ auf einem versiegelten Platz des „Urbanen Gebietes“ zwischen 6-Geschossern. Der mittlere hat keinen Übergang zum Grünzug in die Thermometer-Siedlung und endet an der Hauptzufahrt Landweg, der östliche endet an der zentralen Verkehrskreuzung. Kaltluftströme werden verwirbelt und gestoppt, wenn Autos sie queren und dies wird bei allen „Grünen Fingern“ der Fall sein. Quer zu den Kaltluftströmen gestellte Baukörper am Landweg riegeln ebenfalls den Luftaustausch ab.

    Der Vertreter der GRÜNEN sieht das alles ganz entspannt. Er sagte in der BVV Debatte zum Thema Kaltluftströme: Die Luft käme überall hin und er könne dies am Beispiel des Wassers erläutern: „Ein Fluss, würde der jetzt da seinen Weg nicht finden, würde da also eine Barriere sein, an der er nicht weiterkäme … er würde nicht … und so ist die Luft auch nicht, die bewegt sich da und kommt auch um diese Ecke drumrum, ist auch genug Platz, um da rumzukommen, hat es sogar noch
    leichter als das Wasser, irgendwo rumzukommen, sind ja nur so ein paar Atome.“
    Unser Vorschlag: Wir schreiben die physikalischen Gesetze einfach so um, wie es den Grünen an dieser Stelle in ihre Argumentation passt.

    Am Schluß der Begründung des Antrags von SPD und LINKEN heißt es: Ein „Gutachten über stadtklimatischen Folgen des Bauvorhabens, sowie explizite Folgen für die Thermometersiedlung, ist dringend erforderlich.“ Dem wäre eigentlich nichts hinzuzufügen.

    cf. aussi https://seenthis.net/messages/891600 https://seenthis.net/messages/891599 https://seenthis.net/messages/891598

    #Allemagne #Berlin #Steglitz-Zehlendorf #Lichterfelde-Süd #urbanisme #banlieue #climat #rechauffement-climatique #logement #privatisation

  • Cinq ans après l’Accord de Paris, la « neutralité carbone » nous conduit dans le mur
    https://www.cetri.be/Cinq-ans-apres-l-Accord-de-Paris

    Il y a 5 ans tout juste, la COP21 n’a pas désamorcé la bombe climatique. Elle a même entériné un réchauffement climatique supérieur à 3,5°C. Les mêmes nous promettant une « prophétie auto-réalisatrice » pour résoudre le problème, parient désormais sur la « neutralité carbone » en 2050. Nouvelle promesse sans consistance qui ne peut que nous conduire dans le mur. Le temps est venu de se ressaisir. En 2015, la COP21 n’a pas désamorcé la bombe climatique Rien ne serait plus faux que de laisser penser qu’il y (...) #Le_Sud_en_mouvement

    / #Le_Sud_en_mouvement, #Ecologie, #Climat, #Environnement, #Blogs_Mediapart, Homepage - Actualités à la (...)

    #Homepage_-_Actualités_à_la_une