• Top investment banks provide billions to expand fossil fuel industry | Environment | The Guardian
    https://www.theguardian.com/environment/2019/oct/13/top-investment-banks-lending-billions-extract-fossil-fuels

    The world’s largest investment banks have provided more than $700bn of financing for the fossil fuel companies most aggressively expanding in new coal, oil and gas projects since the Paris climate change agreement, figures show.

    The financing has been led by the Wall Street giant JPMorgan Chase, which has provided $75bn (£61bn) to companies expanding in sectors such as fracking and Arctic oil and gas exploration, according to the analysi

    https://www.theguardian.com/environment/2019/oct/12/how-real-saudi-arabia-interest-renewable-energy

    https://www.theguardian.com/environment/2019/oct/13/firms-ignoring-climate-crisis-bankrupt-mark-carney-bank-england-governo

    https://www.theguardian.com/environment/2019/oct/12/why-asset-managers-investing-fossil-fuel-companies

    https://www.theguardian.com/environment/2019/oct/12/top-three-asset-managers-fossil-fuel-investments

    https://www.theguardian.com/environment/2019/oct/12/fossil-fuel-bosses-change-voted-out-asset-manager
    #climatosceptiques #climat #multinationales #pétrole #énergie #lobbies

  • Le maquillage vert du capitalisme ne change pas son essence prédatrice : la fable Greta et ses limites Cecila ZAMUDIO - Blog de Cecilia Zamudio - Octobre 2019
    https://cecilia-zamudio.blogspot.com/2019/10/le-maquillage-vert-du-capitalisme-ne-change-pas-son-essenc

    Les véritables écologistes de ce monde sont les peuples qui luttent contre la déprédation perpétrée par les multinationales : ceux qui donnent leur vie pour leurs communautés, pour les montagnes et les rivières. Chaque mois, des dizaines de ces véritables écologistes sont assassinés dans leurs pays : les balles des tueurs à gages du capitalisme transnational font exploser leurs têtes pleines d’honnêteté et de lutte, et ils meurent les mains propres, des mains qui n’auront jamais serré les mains infâmes du FMI, ni celles des autres vampires de la planète. La classe exploiteuse et son système capitaliste se perpétue sur la base de l’extermination et de l’aliénation : sur la base de la violence, mais aussi sur la base du mensonge qu’elle impose au moyen de ses médias de masse.

    Sur plusieurs photographies et vidéos, on peut voir Greta Thunberg, le nouveau personnage hyper-médiatisé par l’appareil culturel du capitalisme, avec Christine Lagarde, directrice du FMI et candidate à la BCE (le FMI, cette institution du capitalisme transnational qui pille la nature et affame des peuples entiers). Une poignée de main qui illustre bien la joie des maîtres du monde saluant ceux qui les servent dans l’importante tâche d’infiltrer toutes les luttes avec des Chevaux de Troie qui mènent les énergies vers des impasses, qui manipulent les majorités dans des pseudo luttes qui ne touchent jamais à la racine des problèmes, et donc ne les résolvent pas. Le capitalisme qui est en train de détruire la nature, et la classe exploiteuse qui s’en bénéficie, ne sont pas remis en question par la Fable « Greta ». La planète meurt et la classe dominante continue avec son Cirque. C’est le cynisme absolu.

    Dans le capitalisme, la télévision, la presse, l’industrie culturelle appartiennent aux monopoles privés : ces monopoles ont souvent aussi des capitaux dans le complexe militaro-industriel, l’industrie agroalimentaire, l’industrie chimique et pharmaceutique, etc... Tout ce qui précède explique pourquoi les médias de masse ne diffusent aucune information sur qui que ce soit qui questionne réellement leurs intérêts : aucune personne contestant la perpétuation de ce système, remettant en question le capitalisme, ne recevra une telle hypermédiatisation.

    La déprédation de la nature est due au mode de production capitaliste : l’industrie agroalimentaire empoisonne la terre, l’industrie minière dévaste les montagnes et les rivières, etc. La surconsommation est un phénomène télécommandé par l’appareil culturel du capitalisme, par le bombardement publicitaire. L’obsolescence programmée, mécanisme pervers de vieillissement prématuré des choses, mis en œuvre à dessein dans le mode de production capitaliste, garantit également à la bourgeoisie que les masses surconsomment, car c’est ainsi que la bourgeoisie remplit ses coffres : sur la base de l’exploitation des travailleuses et des travailleurs et sur la base de la dévastation de la nature.

    Il n’y a pas de solution à la dévastation de la nature dans le cadre du capitalisme. Face à la tragédie palpable de continents de plastique flottant sur les océans, de la déforestation vertigineuse des forêts millénaires, des glaciers détruits, des nappes phréatiques et des fleuves contaminés et asséchés, de cordillères amputées par l’industrie minière, de l’uranium appauvri avec lequel le complexe militaro-industriel bombarde des régions entières, des niveaux de CO2 en nette augmentation, le cynisme des maîtres du monde est colossal. Comme si leur abordage de la question était :

    « On ne peut pas cacher le soleil avec un doigt, c’est-à-dire qu’on ne peut plus occulter la dévastation de la planète que nous, grands capitalistes, sommes en train de perpétrer ; alors maintenant, ce qui peut être fait pour continuer à piller et à capitaliser, c’est mentir sur les causes profondes et systémiques du problème. Ce qui est important, c’est qu’on ne nous désigne pas nous, comme responsables ; qu’on ne nous désigne pas en tant que propriétaires des moyens de production, qui décidons de ce qui se produit, dans quelles conditions et à quel rythme ; qu’on ne nous désigne pas nous qui nous enrichissons par le pillage de la nature et par la plus-value que nous confisquons aux travailleurs, qui décidons de la façon dont la population doit se comporter, puisque nous la poussons à la surconsommation qui nous enrichit, et l’induisons à ne pas remettre en cause ce système qui nous convient à nous, minorité dominante. Faire semblant de se soucier de la planète, rapportera de belles recettes, il suffit d’une bonne opération de propagande à l’échelle mondiale, que l’on nous voit écouter quelque symbole que nous aurons préalablement créé, quelque chose qui ne nous remette pas en cause en tant que classe dominante, en tant que classe exploiteuse, et qui, en définitive, ne remette pas en cause ce système ».

    Mais la gangrène ne soigne pas avec du sparadrap, et évidemment la prédation de la planète ne sera pas freinée par les placebos que le même système propose pour canaliser le mécontentement social vers des impasses.

    Greta et son groupe font appel aux soi-disant « qualités morales » des maîtres du monde, font appel à leur prétendue « bonne volonté » ; une fois de plus, nous entrons dans la fable anesthésiante qui feint d’ignorer que dans le capitalisme l’accumulation de richesses est perpétrée par les grands capitalistes de deux manières fondamentales : l’exploitation des travailleurs et le pillage de la nature. Dans cette fable du greenwashing (lavage vert), est posée frauduleusement l’existence d’un soi-disant « capitalisme vert », ce qui est totalement impossible par la logique même du système. Un « capitalisme vert » n’est pas possible, pas plus qu’un « capitalisme à visage humain », pas plus qu’un lion végétarien. Et tout simplement parce que lorsque nous parlons de ce système économique, social, politique et culturel qu’est le capitalisme, nous parlons des mécanismes inhérents à sa logique : ca-pi-ta-li-ser.

    Et à ceux qui avancent l’imposture qui proclame que : « les pays nordiques sont de grands exemples de capitalisme bon et vert » , leur rétorquer qu’ils feraient mieux de s’enquérir auprès des victimes des massacres que les grandes entreprises nordiques ont fomenté au Congo pour pouvoir piller jusqu’à la moelle le coltan et d’autres ressources. Ça vous parle Ericsson, Saab, Volvo, Bofors (armes), Nammo (armes), Kongsberg (armes), Ikea, H&M, etc ? Ni très “ vertes ” ni très “ humaines ” en ce qui concerne l’exploitation et la dévastation contre les travailleurs et contre la nature. Ah, si l’on réussit à externaliser hors du pays tout le cloaque des pratiques qui enrichissent une multinationale, alors ce cloaque n’est pas pris en compte ? Et le chiffre d’affaires faramineux des entreprises suédoises, norvégiennes et finlandaises sur la base de la vente d’armes, et leur participation lucrative dans toute nouvelle invasion de l’OTAN, ne sera pas non plus exposée dans la fable, n’est-ce pas ?

    Un « capitalisme vert » n’est pas possible, pas plus qu’un « capitalisme à visage humain », pas plus qu’un lion végétarien. Parce que l’exploitation et la prédation sont inhérentes au capitalisme. Cependant, ce qui est possible, c’est de maquiller ce même visage inhumain et nullement vert du capitalisme, avec des tonnes de maquillage pour le faire paraître ce qu’il n’est pas. Mais un lion avec un masque de zèbre ne sera jamais végétarien comme l’effigie de son masque, tout comme un système comme le capitalisme, ne sera jamais « vert », comme les masques que le système médiatise de lui-même. Les grandes multinationales de l’énergie, prédatrices par excellence de la nature, arborent des logos de colibri ou de faune marine. BMW et une banque suisse financent le bateau avec lequel Greta sillonne les mers : les procédés de BMW ou de la banque suisse seront-ils alors moins polluants, moins infâmes ?

    De plus, dans le discours du greenwashing, tout le monde est également coupable, et finalement... « si nous sommes tous coupables, personne ne l’est de manière spécifique », ce qui est une manière de diluer les responsabilités, de ne pas désigner les principaux responsables de cette barbarie : les grands capitalistes, la bourgeoisie transnationale.

    Il est vrai que la surconsommation ne se limite pas à la bourgeoisie, car si celle-ci peut consommer beaucoup plus et engendrer un gaspillage effarant, la classe exploitée a également été aliénée par le bombardement publicitaire, pour la mener à surconsommer, même au prix d’accumuler des dettes. Mais encore une fois, il y a une question de classe : parce que c’est la classe exploiteuse, celle qui possède les moyens de production et de propagande, qui impose son hégémonie idéologique et culturelle à toute la planète, c’est la classe exploiteuse qui aliène la classe exploitée au moyen des médias de masse qui sont sa propriété. C’est au travers de l’aliénation que la classe exploiteuse dirige la classe exploitée vers la surconsommation. Une classe dirige l’autre au travers du bombardement publicitaire et au moyen des paradigmes imposés par l’appareil culturel du capitalisme (individualisme, consommation présentée comme « compensatoire », notion de “ succès ” liée à l’avoir et non à l’être, etc...). L’obsolescence programmée (vieillissement prématuré des choses) garantit également aux grands capitalistes que les masses surconsomment, pour remplir leurs comptes bancaires tout en dévastant la planète.

    En 2019, les 26 personnes les plus enrichies du monde possèdent la même richesse que celle avec laquelle vivotent les 3,8 milliards de personnes les plus appauvries, soit la moitié de la population mondiale (Oxfam). Une poignée de milliardaires possèdent les principaux moyens de production et de propagande. 1 % de la population mondiale détient 82 % de la richesse mondiale. Les données sur la consommation d’énergie électrique par habitant montrent que ce sont l’Europe, les États-Unis, le Canada et les restantes métropoles capitalistes qui consomment, et de loin, l’immense majorité de l’énergie consommée dans le monde.

    Dans le discours de maquillage vert, on assimile les déprédations commises par les grands capitalistes, par les gigantesques multinationales qui détournent des rivières entières pour l’industrie minière, aux peuples qui en sont les victimes. On assimile les victimes et les bourreaux dans ce discours abject du « nous sommes tous coupables » qui ne fait aucune distinction, ni de classes sociales, ni entre la poignée de pays qui consomment 80% des ressources de la planète (États-Unis, Europe, Canada, Japon, Australie et autres métropoles capitalistes) et tous les autres pays du monde (l’immense majorité) qui survivent avec les 20 % restants. Dans le discours du maquillage vert, on ne parle pas des métropoles capitalistes qui surconsomment, versus les périphéries capitalistes conçues par le capitalisme transnational comme de simples « réservoirs de ressources » et pillées jusqu’à la moelle, avec un impact écologique dévastateur et un impact social d’appauvrissement brutal ; on ne dit pas non plus que le pillage est perpétré en assassinant toute personne ou communauté qui élève sa voix contre le pillage capitaliste.

    On assimile les multinationales prédatrices et les peuples qu’elles exterminent. Prenons l’exemple de ce que font Anglo American, BHP Billiton et Glencore en détournant une rivière entière pour utiliser l’eau dans la plus grande mine de charbon du monde, la mine de Cerrejón en Colombie, ce qui cause sécheresse, écocide, famine et génocide contre l’un des principaux peuples indigènes de Colombie, les Wayú. Plus de 14 000 enfants Wayú sont morts de faim et de soif à cause du pillage capitaliste perpétré par ces trois multinationales. Le charbon qui est extrait par tonnes est principalement destiné aux États-Unis et à l’Europe. Donc non, nous ne sommes pas « tous coupables de la même manière ». Une famille de travailleurs n’est pas coupable de la même manière qu’ un capitaliste. La multinationale Glencore n’est pas « coupable de la même manière » que le peuple Wayú, qui non seulement n’est pas coupable, mais subit un génocide. Les coupables ne sont pas les milliers de combattants sociaux, véritables écologistes, qui sont tués quotidiennement par les balles des tueurs à gages du capitalisme transnational ; mais bien ceux qui pillent la planète et paient des tueurs à gages pour exterminer toute opposition au pillage capitaliste.

    Pour nos mortes et nos morts, pas une minute de silence face à la barbarie et à la pantomime avec laquelle la bourgeoisie transnationale prétend couvrir ses crimes : plus de 1 500 paysans, indigènes, afro-descendants, écologistes, militants sociaux, ont été assassinés en Colombie par le capitalisme transnational en cinq ans, plusieurs milliers au Mexique, autant dans divers pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Et cette même bourgeoisie nous vient avec sa fable de l’adolescente à tresses, qui ne remet pas en question le système capitaliste et qui est hyper-médiatisée, avec cette mise en scène qui sent le paternalisme euro centré, avec ce décor qui pue le cynisme, avec ce théâtre qui pue la simulation pour que rien ne change.

    Ils expérimentent pour voir à quel point nous avalons tous leurs montages avec un sourire béat, alors qu’eux, les membres de la classe exploiteuse, continuent à détruire les montagnes et les rivières, les océans et les forêts ; ils continuent de perpétrer des écocides et des génocides, ils continuent de pousser des millions de spoliés sur les routes de l’exode, ils continuent de transformer la planète en décharge et les êtres humains en aliénés (et à celui qui ne se laisse pas aliéner, et qui prétend se battre en dehors des tracés de l’inutile, lui est assénée la balle paramilitaire et militaire, la persécution politique et la prison).

    « Tant que nous vivrons sous le capitalisme, cette planète ne sera pas sauvée ; car le capitalisme est contraire à la vie, à l’écologie, à l’être humain, aux femmes », exprimait Berta Cáceres, écologiste authentique et combattante sociale hondurienne, assassinée pour s’être opposée au pillage capitaliste. Chico Méndes, un autre écologiste authentique, défenseur de l’Amazonie et militant social assassiné pour faire taire sa voix de conscience de classe, pour tenter de freiner l’organisation politique des dépossédés, signalait déjà avant d’être assassiné, les impostures du greenwashing (on n’utilisait pas ce terme alors, mais le fait existait déjà). Contre le capitalisme et son Maquillage Vert, s’était également levée Macarena Valdés, écologiste Mapuche assassinée à cause de sa défense de la nature et de la communauté. Macarena avait affronté la multinationale RP Global, de capital autrichien , qui promeut une énergie vendue comme « renouvelable et durable » (omettant sa participation de l’écocide et du génocide contre le peuple Mapuche). Les militantes et militants contre la déprédation de la nature sont des milliers, leurs voix ne sont pas médiatisées, leurs vies sont souvent courtes parce qu’elles sont brisées par les outils répressifs au service du capitalisme transnational.

    Et si un pays prétend nationaliser ses ressources naturelles et ne pas permettre aux multinationales de les piller, il est bombardé, victime des guerres impérialistes ; il est envahi par des mercenaires religieux, fanatiques incubés depuis l’empire, puis par les bottes de l’OTAN ; il est torturé, martyrisé, on lui impose des régimes sanguinaires. Où sont donc ces faux « écologistes” du système quand l’impérialisme étasunien et européen massacre la nature et les peuples en Irak, Libye, Colombie, Afghanistan, Yémen, etc ? Ah... là il n’y a pas de « manifestation » de leur part, n’est-ce pas ? ... Bien sûr, les marionnettes se doivent au théâtre, à berner les dupes, à faire que des milliers de personnes qui ont été (et sont quotidiennement) assassinées par le capitalisme transnational pour avoir véritablement défendu en première ligne la planète, soient encore d’avantage passées sous silence au milieu de toute la cacophonie, de l’hypermédiatisation de la fiction. Mais la lutte continue, contre le capitalisme et sa barbarie ; parce que la cosmétique avec laquelle ils prétendent couvrir sa puanteur, nous sommes nombreuses et nombreux à ne pas la gober.

     #climat #capitalisme_vert #prédation #greta_thunberg #greenwashing #FMI #médias #hypermédiatisation #anthropocène #effondrement #pollution #politique #environnement #crise #énergie #greenwashing #multinationales #christine_lagarde #cynisme #écocides #génocide

    • Dans le discours du greenwashing, tout le monde est également coupable, et finalement... « si nous sommes tous coupables, personne ne l’est !

      En 2019, les 26 personnes les plus enrichies du monde possèdent la même richesse que celle avec laquelle vivotent les 3,8 milliards de personnes les plus appauvries, soit la moitié de la population mondiale (Oxfam). Une poignée de milliardaires possèdent les principaux moyens de production et de propagande. 1 % de la population mondiale détient 82 % de la richesse mondiale. . .

    • On assimile les multinationales prédatrices et les peuples qu’elles exterminent.

      Prenons l’exemple de ce que font Anglo American, BHP Billiton et Glencore en détournant une rivière entière pour utiliser l’eau dans la plus grande mine de charbon du monde, la mine de #Cerrejón en Colombie, ce qui cause sécheresse, écocide, famine et génocide contre l’un des principaux peuples indigènes de Colombie, les #Wayú. Plus de 14 000 enfants Wayú sont morts de faim et de soif à cause du pillage capitaliste perpétré par ces trois multinationales. Le charbon qui est extrait par tonnes est principalement destiné aux États-Unis et à l’Europe.
      Donc non, nous ne sommes pas « tous coupables de la même manière ». Une famille de travailleurs n’est pas coupable de la même manière qu’ un capitaliste. La multinationale Glencore n’est pas « coupable de la même manière » que le peuple Wayú, qui non seulement n’est pas coupable, mais subit un #génocide. Les coupables ne sont pas les milliers de combattants sociaux, véritables écologistes, qui sont tués quotidiennement par les balles des tueurs à gages du capitalisme transnational ; mais bien ceux qui pillent la planète et paient des tueurs à gages pour exterminer toute opposition au pillage capitaliste.

  • The big polluters’ masterstroke was to blame the climate crisis on you and me | George Monbiot | Opinion | The Guardian
    https://www.theguardian.com/commentisfree/2019/oct/09/polluters-climate-crisis-fossil-fuel

    A paper published in Nature shows that we have little chance of preventing more than 1.5C of global heating unless existing fossil fuel infrastructure is retired. Instead the industry intends to accelerate production, spending nearly $5tn in the next 10 years on developing new reserves. It is committed to ecocide.

    But the biggest and most successful lie it tells is this: that the first great extermination is a matter of consumer choice. In response to the Guardian’s questions, some of the oil companies argued that they are not responsible for our decisions to use their products. But we are embedded in a system of their creation – a political, economic and physical infrastructure that creates an illusion of choice while, in reality, closing it down.

    We are guided by an ideology so familiar and pervasive that we do not even recognise it as an ideology. It is called consumerism. It has been crafted with the help of skilful advertisers and marketers, by corporate celebrity culture, and by a media that casts us as the recipients of goods and services rather than the creators of political reality. It is locked in by transport, town planning and energy systems that make good choices all but impossible. It spreads like a stain through political systems, which have been systematically captured by lobbying and campaign finance, until political leaders cease to represent us, and work instead for the pollutocrats who fund them.

    [...]

    The power of consumerism is that it renders us powerless. It traps us within a narrow circle of decision-making, in which we mistake insignificant choices between different varieties of destruction for effective change. It is, we must admit, a brilliant con.

    #énergies_fossiles #co2 #climat #inversion #responsabilité #manipulation #escroquerie #idéologie #consumérisme #complicité #corruption #politique

  • Changement climatique : les scientifiques s’inquiètent des effets sur le bassin méditerranéen
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/10/11/changement-climatique-les-scientifiques-s-inquietent-des-effets-sur-le-bassi

    Des sécheresses extrêmes et des inondations dues à des pluies intenses (sauf en été), des populations rendues plus vulnérables, surtout les plus âgées, des déserts qui avancent au sud de l’Europe et sur les rives qui lui font face. Et encore : érosion des sols, disparition de terres agricoles et de biodiversité, dégradation des forêts, recrudescence d’incendies, espèces invasives, multiplication des pathogènes et des pollutions… Voilà les conclusions de la synthèse rédigée à partir des contributions de plus de 80 scientifiques de vingt pays (qui forment le réseau Medecc) et de plusieurs centaines d’études.

    #climat #Méditerranée

  • Manif monstre pour le #climat : des #intérêts trop divergents nuisent à la #lutte
    https://theconversation.com/manif-monstre-pour-le-climat-des-interets-trop-divergents-nuisent-a

    Le seul clivage partisan qui existe sépare les climato-sceptiques et les autres, renvoyant les « autres » à une masse indistincte sur le plan politique. Leurs démarcations politiques ne sont pas audibles. Si elles l’étaient, les débats se joueraient aussi sur le rapport à l’économie libérale capitaliste et la #justice sociale. On verrait alors apparaître des différences fondamentales entre le groupe des « autres », qui s’opposerait sur leur conception de ce que devrait être notre #économie pour répondre aux enjeux du climat, sur l’#intervention attendue (ou non) de l’#État, sur la prise en compte des #inégalités face aux changements climatiques.

    #capitalisme

  • Une semaine de blocages par Extinction Rebellion : « Les gamins qui ont 15 ans, on leur promet quoi dans 30 ans ? »
    https://www.bastamag.net/Extinction-Rebellion-non-violence-blocage-chatelet-centre-commercial-clima

    Face au réchauffement climatique et à la destruction des espèces, une semaine internationale d’actions est organisée par Extinction Rebellion et d’autres mouvements. A Paris, un centre commercial a été occupé et le centre de la capitale bloqué. Reportage en photos. Cette semaine, le groupe international Extinction Rebellion (XR en abrégé) organise une série d’actions dans plusieurs pays « en faveur du monde vivant ». Extinction Rebellion, né au Royaume-Uni en 2018, se définit comme un mouvement (...) #Résister

    / #Luttes_sociales, Indignés de tous les pays..., #Eviter_le_dépôt_de_bilan_planétaire, A la une, #Le_défi_du_réchauffement_climatique, #Reportages, #Climat, (...)

    #Indignés_de_tous_les_pays... #Biodiversité

  • “You can’t make a living here anymore.” The Honduran climate-movers

    Te espero como la lluvia de mayo. I wait for you like the rain of May — a popular refrain among farmers in Central America, where the first rainfall in May long signaled the end of the dry season. But over the past decade, in what is known as the Central American Dry Corridor — a vast swath that stretches, unbroken, from Guatemala to northern Costa Rica — the rain is no longer guaranteed. Farmers who used to count on two harvests every year are now fortunate to get one.

    In southern Honduras, valleys that were once lush and fertile are now filled with stunted cornstalks and parched riverbeds. Adobe shacks erode on mountainsides, abandoned by those who left with no intention of returning.

    The droughts have forced entire generations to migrate in search of jobs; left behind are the elderly, who often care for grandchildren when their parents depart. “You can’t make a living here anymore,” says José Tomás Aplicano, who is 76 and a lifelong resident of Apacilagua, a village in southern Honduras. Aplicano has watched as countless neighbors, and his own children, moved away. His youngest daughter, Maryori, is the last to stay behind, but he knows she will leave as soon as she finishes high school. “She has to look for another environment to see if she finds work to survive,” he says.

    Many head north; U.S. Customs and Border Patrol data shows that migration from the Dry Corridor has spiked over the past few years. Some spend seasons harvesting coffee or sugar cane in less affected areas of the country. Others move to the city, lured by the prospect of a factory job with steady pay.

    https://story.californiasunday.com/honduras-climate-movers
    #photographie #changement_climatique #migrations #réfugiés_environnementaux #réfugiés_climatiques #réfugiés #asile #sécheresse

    –----------
    Et un nouveau mot, en anglais:
    #climate-movers
    #terminologie #mots #vocabulaire
    ping @sinehebdo

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    see as well:
    Why the Migrant Caravan Story Is a Climate Change Story
    https://seenthis.net/messages/739539

  • 47,6 °C au Koweit : il n’avait jamais fait aussi chaud en octobre dans l’hémisphère nord !
    http://www.meteofrance.fr/actualites/76079741-47-6-c-au-koweit-il-n-avait-jamais-fait-aussi-chaud-en-octobre-

    L’hémisphère nord vient d’enregistrer son nouveau record de chaleur pour un mois d’octobre avec 47,6 °C à Wafra (ou Al Wafrah), dans le sud du Koweït ! L’ancien record nord-hémisphérique était détenu par Mecca (sud de la Californie, USA) avec 47,2°C le 2 octobre 1980.
    Ce début de mois d’octobre est globalement marqué par de fortes anomalies de températures dans l’hémisphère nord : de très nombreux records mensuels de températures ont été battus, dans de très nombreux pays. Les records chauds s’enchaînent depuis le début du mois et concernent des zones géographiques remarquablement étendues. Petit tour d’horizon d’un début octobre 2019 en surchauffe.


    #climat #réchauffement_climatique

  • Report Shows ’Stunning and Dramatic’ Scenes of Thawing #Permafrost in Siberia That ’Leaves Millions on Unstable Ground’ | Common Dreams News
    https://www.commondreams.org/news/2019/10/04/report-shows-stunning-and-dramatic-scenes-thawing-permafrost-siberia-l

    In some parts of the world, permafrost lies in a relatively thin layer just below the ground’s surface. But in much of Yakutia, the permafrost is of a special, icy and far thicker variety. Scientists call it Yedoma.

    Formed during the late Pleistocene, the Earth’s last glacial period, which ended about 11,700 years ago, Yedoma consists of thick layers of soil packed around gigantic lodes of embedded ice. Because Yedoma contains so much ice, it can melt quickly—reshaping the landscape as sudden lakes form and hillsides collapse.

    [...]

    Scientists estimate that the Earth’s Yedoma regions contain between 327 billion and 466 billion tons of carbon. Were it all released into the atmosphere, that would amount to more than half of all human-caused emissions from greenhouse gases and deforestation between 1750 and 2011.

    Avec trois degrés de plus, la #Sibérie se métamorphose - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/051019/avec-trois-degres-de-plus-la-siberie-se-metamorphose?onglet=full

    Selon l’analyse du Washington Post, la région de Zyryanka, en #Yakoutie, dans l’est de la Sibérie, s’est réchauffée de plus de 3 °C depuis l’époque préindustrielle, soit environ le triple de la moyenne mondiale.

    #climat #paysage #pergelisol #réchauffement #co2

  • Dangerous new hot zones are spreading around the world - Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/graphics/2019/national/climate-environment/climate-change-world

    The percentage of the globe that has exceeded 2C varies depending on the time periods considered. Over the past five years, 8 to 11 percent of the globe crossed the threshold, The Post found, while over the past 10 years, the figures drop slightly to between 5 and 9 percent. Considering just the past five years increases the area by roughly 40 percent.

    These hot spots are the scenes of a critical acceleration, places where geophysical processes are amplifying the general warming trend. They unveil which parts of the Earth will suffer the largest changes.

    #climat #réchauffement

  • If Each of Us Planted a Tree, Would It Slow Global Warming? | WIRED
    https://www.wired.com/story/plant-a-tree-for-climate-change

    #climat #co2 #arbres

    [...]

    Damn. That sucks. Even with 7.5 BILLION trees, it makes only a tiny dent in the carbon dioxide level. Yes, we made a lot of assumptions, and some of them are obviously wrong—but they’re not crazy-wrong. For example, we simplified by saying the trees are all the same. But allowing them to be different wouldn’t change the result if our generic tree is a good middle-of-the-pack average. The real question is whether our model is biased in one direction or the other.

    One obvious bias is that we assumed away branches. (I’m trying to picture a poor village smithy standing under a non-spreading chestnut tree …) But how much more carbon would we trap with branches? Twenty percent? Even if it doubles the reduction, the atmospheric concentration of CO2 still rounds off to 400 ppm.

  • Nationalism Is an Environmental Disaster

    Blind nationalism is the enemy of the environment and the climate, and it’s about much more than a border wall.

    Blind nationalism is the enemy of the environment.

    Consider President Donald Trump’s infamous expanding border wall, a physical manifestation of the current administration’s xenophobic, blatantly racist nationalism.

    The wall’s intended purpose—to exclude people from Latin America from this country—likely won’t be achieved. Many undocumented immigrants are already in this country, and a wall won’t solve the problems that xenophobes claim they’re worried about. It also won’t keep out the majority of undocumented immigrants, those who overstay work visas rather than hop the border.

    What it will do, besides serve as a monument to cruelty, is divide populations of animal species, fragment and degrade ecosystems, and bulldoze landmark environmental measures in the name of national security. A 2005 law called the Real ID Act gives U.S. Customs and Border Protection the authority to waive pretty much any law at the border in the name of national security. It’s through this law that environmental protections are ignored to build Trump’s wall.

    “Science has generated enough information to say beyond doubt that the wall has, will have, and has had a negative effect on wildlife and ecosystems,” said Mexican conservation biologist Rurik List. List was one of the signatories of a 2018 BioScience article decrying the wall. The article had more than 2,000 scientist signatures, including well-known biologists E.O. Wilson and Michael Soulé.

    Blind nationalism’s harm to the environment doesn’t stop at the wall: It can incite conflict with serious environmental side effects, hinder global climate action, spell doom for wildlife, and facilitates eco-fasicsm—the marriage of extreme racism with paltry environmentalism.

    “Usually when something impacts the environment, there’s a large chunk of mitigation money to restore habitats or protect alternative habitat. Those mitigation dollars [are] drying up or not being offered at all,” said Dan Millis, an organizer with the Sierra Club Borderlands group. “People are treating the most vibrant areas of our country like a sacrifice zone.”

    Disrupting borderlands research

    By building a wall and straining international relations, blind nationalism stymies research in the borderlands.

    The basic function of science is knowledge sharing, a tradition that scientists from the U.S. and Mexico have long taken part in to achieve environmental goals; scientists have collaborated across the borderlands, and lawmakers in the U.S., Mexico, Canada, and other nations have signed joint treaties to protect migratory species. Our countries are inextricably physically connected, divided only by an arbitrary border that no animal, plant, or ecosystem respects.

    The borderlands form the bridge between the Rockies above and the tropics below. Erecting a wall could functionally end much of the cooperation—or, at least, make collaboration much more difficult—to understand this transition zone, where many different species and ecosystems meet.

    “Scientists are encountering real challenges doing research near the border because there’s so much security,” said Jennie Miller, a senior scientist at the conservation non-profit Defenders of Wildlife and another signatory of the BioScience border wall article. “If they can’t do research, we won’t be able to document what the border wall is doing to the ecosystem.”

    Having data on such a unique ecosystem is particularly important when facing the climate crisis, where understanding ecosystem response to climate change is pivotal in further protecting nature. Climate change is forcing many species to move to find more suitable habitats, which is far more difficult with a wall in the way.

    Stopping international climate action

    Nationalism’s potential for environmental hazard scales all the way up to planet-wide existential risk. Climate change is a global problem that affects every aspect of our world. Disputes over water rights, endangered species, natural disasters, land development, changing weather patterns: these could lead to wars, displace millions of people, and cause mass extinction of species.

    Having neighboring countries with contradictory and self-serving environmental protections can spell trouble for addressing the climate crisis. Many countries still see reducing emissions as an economic sacrifice, one they don’t want to make if any other countries aren’t following the program.

    That’s why the 2015 Paris Agreement was so pivotal—every major world power agreed to work on climate action together. Trump’s decision to pull out of the deal in the name of putting “America first” is exactly the kind of blind nationalism that acts against every major environmental goal.

    “Nationalistic views are pure ignorance,” List said. “We must act globally because climate change affects the whole world.”

    Nationalism, war, and eco-fascism

    Yet another facet of nationalism’s negative environmental effects is war.

    Nationalism breeds conflict, and conflict is bad for the environment. Conflict requires intensive resource extraction, can degrade ecosystems, and can contaminate the environment. Military vehicles contaminate both the air and water of warzones, for example, impacting the local region and feeding climate change. Environmental destruction has also been used as a war tactic. For example, from 1965 to 1971, the US sprayed nearly 4,000 kilometres squared of Vietnamese land with herbicides. If nuclear weapons get involved, radiation contamination can severely degrade ecosystem health, threatening the lives of humans and other animals.

    Already, some far-right groups have chosen to marry violence and xenophobia with a kind of warped environmentalism. Two recent mass shooters have espoused eco-fascism, an ideology that essentially uses the impending climate catastrophe as a backdrop to spread extreme racism. Eco-fascism scapegoats immigrants for environmental degradation while letting profiteering corporations and the governments that prop them up off the hook.

    This is hardly environmentalism’s first brush with racism, but eco-fascism’s growing strength and capacity to incite violence cast those oft-overlooked prejudices in a fresh light. Not only is this marriage between environmentalism, nationalism, and violence destructive and disturbing, it’s also misguided.

    Environmentalism necessitates that humans act as part of ecosystems and international networks, while nationalism and eco-fascism entrench anthropocentrism and strengthen borders. As we begin to feel the effects of climate change more acutely, relocating people out of potential disaster zones is critical. If every border becomes a wall, these planned retreats will be a logistical and human rights nightmare.

    Our world is simultaneously more connected and more divided than it ever has been. Those divisions, if weaponized, will continue to drive us towards climate crisis and human misery. That connectivity, if utilized, is our best shot at a livable world.

    https://www.vice.com/en_ca/article/xwe4vz/nationalism-is-an-environmental-disaster
    #nationalisme #environnement #climat

  • Ces propositions concrètes pour limiter le trafic aérien, et ses émissions de gaz à effet de serre
    https://www.bastamag.net/Air-France-vols-interieurs-stay-on-ground-gaz-effet-de-serre-climat-eco-ca

    Voyager en avion est ce qui est le plus polluant. Les possibilités de limiter le transport aérien et ses émissions de gaz à effet de serre ne manquent pourtant pas. Voici un tour d’horizon des propositions concrètes... que le gouvernement Macron refuse d’étudier. Alors que les experts français du #Climat annoncent un réchauffement pouvant aller jusqu’à 7 degrés d’ici 2100, la France vient d’adopter une loi sur les mobilités... qui fait l’impasse sur le transport aérien. L’avion est pourtant le mode de (...) #Inventer

    / #Le_défi_du_réchauffement_climatique, Climat, #Transports, Pollutions , #Multinationales, A la une, Se déplacer (...)

    #Pollutions_ #Se_déplacer_demain

  • Montréal : On a marché pour le climat, mais ça ne marchera pas Sylvain Raymond - 2 octobre 2019 - Le devoir
    https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/563852/on-a-marche-pour-le-climat-mais-ca-ne-marchera-pas

    J’ai tout d’abord marché d’un pas décidé vers la station de métro Jean-Talon : un camion-benne m’a pourtant klaxonné afin que j’accélère ; certainement pas pour me soutenir dans ma démarche qui visait à affirmer que les changements climatiques représentent un enjeu important pour moi.

    J’ai ensuite senti toute la frénésie qui animait les transports en commun, même si je ne pouvais m’empêcher de remarquer les livreurs de boissons sucrées qui s’affairaient à transporter des centaines de bouteilles en plastique dans les frigos des dépanneurs avoisinants.


    Cependant, je croyais fermement qu’on se rassemblait pour vivre quelque chose de spécial, que c’était peut-être pour cette raison qu’on s’immortalisait à l’aide de selfies sur nos téléphones intelligents pleins de coltan africain.

    Cela dit, il était permis de rêver, car on faisait le nécessaire pour les générations à venir, pour ces enfants dont il n’y a pourtant point de pénurie, mais que nous utilisons comme raison d’agir.

    Et puis on a marché.

    Autour de moi, j’ai vu des gens convaincus de faire quelque chose de symbolique à grands coups de slogans. Mais au-delà des pancartes colorées, j’ai vu les logos #Nike, #Adidas, #Reebok, #Vans, #Converse, #Fila et j’en passe tellement il y en avait ; et ils ne revendiquaient rien. Il n’y a pas si longtemps, manifester en arborant une marque du genre s’apparentait à vaincre le capitalisme en travaillant derrière un comptoir chez McDo ; les marques sont désormais militantes.

    J’en ai donc profité pour faire la pause pipi au Complexe Desjardins, où la foire alimentaire débordait de clients qui souhaitaient prendre une pause de la marche en consommant des aliments transformés industriellement, distribués dans des compartiments difficilement recyclables.

    Lorsque j’ai repris la marche, j’entendais certaines personnes parler de leurs voyages intercontinentaux, en avion, vers l’Inde, ou la Scandinavie. Un petit voyage assez bref, disait-on, question de revenir travailler rapidement avant le prochain voyage.

    Mais on a marché jusqu’au bout.

    Je me suis arrêté autour d’un aménagement paysager composé de quelques plantes et d’arbustes. Il est vrai que les quelque huit kilomètres marchés représentaient une distance relativement longue même si c’était pour démontrer notre intransigeance face à l’inaction politique de nos dirigeants afin d’éviter une apocalypse climatique ; les badauds autour de moi lançaient : « J’ai fait ma part aujourd’hui, je rentre. Et toi ? »

    Mais comme on avait marché, je suis resté.

    Je suis resté pour entendre Greta. La simple mention de son nom a fait qu’une bande de militants s’est ruée dans le bosquet pour mieux la voir, quitte à écraser la verdure. Une femme d’un certain âge, qui tentait de prendre une photo de Greta, n’a pas hésité avant de mettre tout son poids sur les feuilles d’une plante qui n’avait aucun moyen de se défendre. Or, une fois écrasée, cette plante dégageait un passage qui a permis à plus d’une cinquantaine de gens concernés par les changements climatiques de piétiner davantage la végétation : c’était le chemin le plus rapide pour se déplacer à travers la foule.

    J’ai scandé à voix haute : « C’est comme si vous l’écoutez, mais que vous ne l’entendez pas. »
    […]

    Notre ambition pour nous-mêmes dépasse largement notre conception de ce que nous devrons faire pour renverser le désastre climatique. Et c’est tout le défi qui semble même échapper aux avertis : le retour en arrière ne pourra s’opérer que dans le cadre de changements majeurs et profonds de nos manières de consommer ainsi que les manières d’évaluer notre propre confort.

    Les gouvernements ne sont pas le problème, nous ne vivons pas dans un régime dictatorial qui nous impose un mode de vie polluant, et la simple possibilité qu’il puisse y avoir une vague verte aux prochaines élections (mais il n’y en aura fort probablement pas) démontre que le système n’est pas à blâmer ; mais les électeurs…

    Parce qu’on a marché pour se donner bonne conscience.

    On a marché pour dire qu’on a marché, mais encore, on a marché pour publier qu’on a marché afin d’être récompensés par des valeurs algorithmiques qui nous rassurent que nous avions raison de partager le fait que nous avons marché.

    On a marché afin de se conforter dans notre idée que le problème est ailleurs : chez ceux qui ne marchent pas, chez les climatosceptiques, chez les autres. On a marché pour se dire qu’on a fait ce qu’on devait faire. On aurait probablement voté pour Greta si c’était possible, mais surtout pour lui donner la responsabilité de faire quelque chose qui n’altère pas ma perception que je peux avoir de ma propre personne.

    Après avoir marché, j’ai terminé ma journée en sirotant du vin orange importé d’Italie, dans un restaurant à la mode, avant de rentrer chez moi en Uber pour écrire ce texte les poches remplies de factures, mais la tête convaincue que j’avais fait la bonne chose : les trentaines de likes qui s’accumulaient sous une photo que je venais de publier à propos d’une manifestante engagée qui avait trouvé la meilleure manière de viraliser son militantisme ne pouvaient pas mentir.

    Et je me suis dit que c’était précisément ça le problème.

    Moi.

    #climat #santé #changement_climatique #environnement #énergie #manifestation #écologie #pollution #pollutions #responsabilité

  • En France, malgré un intérêt écologique évident, le transport fluvial agonise lentement
    https://www.bastamag.net/Transport-fluvial-voies-naviguables-alternative-a-la-route-canaux-navigati

    La France possède le plus grand réseau de voies navigables en Europe. Une barge empruntant canaux et rivières peut transporter autant de marchandises que 200 camions. Alors pourquoi ce mode de transport beaucoup plus écologique a-t-il été totalement délaissé ? Enquête. Thierry Perez n’a pas choisi par hasard Bon-Encontre, à quatre kilomètres d’Agen. Si c’est dans cette commune de 6000 habitants, située dans le Lot-et-Garonne, qu’il prévoit d’ouvrir au printemps prochain son centre industriel de recyclage (...) #Décrypter

    / #Se_déplacer_demain, #Enquêtes, #Climat, #Transports, #Le_défi_du_réchauffement_climatique, A la (...)

    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/demande_d_audience_a_madame_borne_fe_de_ration_agir_pour_le_fluvial_24.06.

  • We’re Sensing Climate Change

    Maybe we need more kinds of climate #data. Maybe we need data that connects climate change to people and places we care about.

    What kind of data might we need to promote action on climate? What kinds of data are “actionable”?

    These are the questions we, the Data Storytelling team of faculty and student interns at Penn, have been wrestling with while we, and probably you too, watch climate trends worsen. Earlier this month, in conjunction with the UN’s Climate Action Summit, the IPCC released its Special Report on the Oceans and Cryosphere in a Changing Climate. The environmental and climate data gathered in this report—like the data presented a year earlier, in the September 2018 Special Report on Global Warming of 1.5 Degrees—have been collected over decades. The data are robust; they show continuing terrible trends: more CO2 in the atmosphere and in the ocean. We’re cooking the planet, and we who listen to the overwhelming majority of scientists have known it for decades now.

    We have the data, but we’re failing to act in ways large enough to slow, stem, and reverse the terrible trends.

    When we hear the words “climate data,” we see biq quant, measurements collected by sophisticated sensing instruments and read and then interpreted by scientists in the field and lab. But maybe there are other measurements that can help spur action. Maybe we need more kinds of climate data. Maybe we need data that connects climate change to people and places we care about.

    This month—inspired by #UniteBehindTheScience, by #FridaysForFuture, by the local organizers and attendees of climate strikes and marches, by the Climate Action Summit, and by the diverse youth activists who insist we must #ActOnClimate—we began a public data storytelling campaign. It challenges the idea that you need a lab coat to collect climate data. Your field site can be your own backyard. Individual, lived experiences of climate change provide valuable companions to the quantifiable science as we continue to struggle to comprehend and to take action on the climate crisis. We’re calling our campaign, #MyClimateStory, and we want to hear yours.

    We introduced the #MyClimateStory initiative on campus at the University of Pennsylvania, as part of the 1.5* Minute Climate Mini-Lectures. Six data storytellers contributed their personal stories and we all talked about how “We’re Sensing Climate Change” in places we love. You can listen to those stories here. And we want you to hear your climate story too! You can contribute it—with text, audio, and video files, as you like, by clicking on the button below. It can be as short or long as you like! Every contribution feeds a growing data storybank, a living archive of climate data filled with local observations of everyday people talking about their favorite places and the changes they’re experiencing.

    https://www.datarefugestories.org/blog/2019/9/23/were-sensing-climate-change
    #storytelling #récit #narration #climat #changement_climatique #témoignage #données #données_sensibles

    #atelier_collapsologie

    voir aussi le hashtag #myclimatestory sur twitter :
    https://twitter.com/hashtag/myclimatestory?src=hashtag_click

  • « La couche de glace fond plus vite, la situation est plus grave que ce que l’on pensait il y a 10 ans » | Flandre Info
    https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2019/09/25/la-couche-de-glace-fond-plus-vite-la-situation-est-plus-grave

    « Je trouve toujours intéressant de comparer ce type de rapport avec un précédent. Celui-ci confirme pleinement un rapport précédent, qui datait de 2013, mais avec la différence que les choses s’accélèrent. La glace fond plus vite, le niveau des mers s’élève plus vite, avec pour conséquence que les effets dramatiques de nos prévisions se produisent plus tôt », explique Frank Pattyn.

    #climat #glacier
    @sinehebdo pour les compils.

  • Pour répondre à l’urgence climatique, répondons d’abord à l’urgence sociale - Belgique - LeVif
    https://www.levif.be/actualite/belgique/pour-repondre-a-l-urgence-climatique-repondons-d-abord-a-l-urgence-sociale/article-opinion-1177561.html?cookie_check=1569756537
    https://web.roularta.be/if/c_crop,w_999,h_666,x_0,y_0,g_center/c_fit,w_640,h_960/e195c26b4aa6290f06774e28e5188785.jpg

    Par exemple, la rénovation et l’isolation du bâti deviennent tout à coup, vu les implications climatiques, une véritable urgence alors que ces rénovations et ces isolations auraient été utiles depuis bien longtemps pour soulager les dépenses énergétiques des plus bas revenus et offrir un logement de qualité à tous. Mais c’est aujourd’hui que l’urgence climatique est visible que ces aménagements deviennent une priorité. Nous pourrions multiplier les exemples de politiques qui puisent leur légitimité dans le défi climatique alors même qu’elles auraient pu s’ancrer depuis bien longtemps dans la problématique sociale. Pourquoi donc pensons-nous à l’envers ?

    #climat #pauvreté #inégalités #justice_climatique

  • Tous fous pour le climat ? – ACTA
    https://acta.zone/tous-fous-pour-le-climat

    Ce texte est la traduction d’un article paru en mars 2019 sur le site italien Infoaut.

    Depuis quelques temps déjà, les rendez-vous se multiplient pour protester contre les conditions climatiques catastrophiques laissées par l’humanité aux nouvelles générations. Des groupes de jeunes ont commencé à se retrouver tous les vendredis après-midi dans beaucoup de villes du monde sous le slogan Fridays4Future pour sensibiliser le monde des adultes et de la politique institutionnelle contre un futur déjà écrit. Ces événements nous imposent de raisonner avec l’émergence d’une nouvelle composition politique, propre à l’époque que l’on vit. Comme tous les phénomènes sociaux imprévus, ils portent en soi de grandes ambiguïtés ; mais nous sommes prêts à parier que les mouvements vont devoir s’affronter à l’impossibilité systémique de fournir des réponses adéquates à leurs demandes de réformes. Ces mouvements fourniront peut-être le vivier d’une nouvelle classe politique réformiste de plus en plus hors-sol ; les plus confus vont émerger comme représentants du nouveau capitalisme vert ; mais la plupart de ces révoltés se frotteront tout de même aux limites matérielles, politico-économico-écologiques, opposées par cette société à un véritable changement de paradigme dont on perçoit de plus en plus le besoin. Ce qui se cache derrière les mots indignés de Greta1 n’est pas encore clair, mais le ton et l’intensité de ces mots nous disent déjà quelque chose des temps qui courent.

    Le temps qui reste

    Le changement climatique est aujourd’hui l’exemple le plus macroscopique des contradictions qui traversent le mode de production capitaliste. À ce niveau, au sens littéral du terme, la déconnexion entre les nécessités reproductives du capital et les nécessités des êtres vivant sur terre, est évidente. Si la crise de 2008 avait déjà montré l’incapacité totale des institutions capitalistes internationales à gérer les aspects les plus macroscopiques de la dérégulation financière – en proposant des solutions qui creusaient encore plus les racines de la crise, en reportant tous les soucis à la prochaine grande bulle (sauvetage in extremis des banques, injections massives de liquidités, régulation manquée du shadow banking et de l’off trade etc.) – la sottise avec laquelle les États nationaux sont en train de se rapporter au climate change est la représentation la plus claire d’une « attitude de l’autruche » à cause de laquelle les dimensions globales, épocales, systémiques et géologiques de la catastrophe en cours sont rationalisées par des solutions de petite échelle et l’oubli de toute puissance collective.

    Pour saisir la (dé)mesure du défi en jeu, il suffit de considérer l’accélération avec laquelle les prévisions du temps qui reste se réduisent à chaque fois qu’un nouveau bulletin scientifique sur l’état de la terre est publié. (...)

    #climat #capitalocène

  • Rapport du GIEC : le niveau des mers monte plus vite que prévu...


    ... c’est peut-être le bon argument à mettre en avant vis-à-vis de celleux qui ne veulent pas comprendre l’urgence climatique... si ce n’est pas par solidarité et humanité, au moins pour éviter que l’altérité ne viennent chez nous, dans les belles montagnes suisses, à pied et sans passer par l’Italie...
    Car là, la première case #Dublin serait la Suisse...
    #caricature #dessin_de_presse #migrations #changement_climatique #lol #climat #Alpes #montagne #Suisse #Règlement_Dublin

    ping @isskein @reka

  • 680 millions de personnes chassées par la montée des eaux, prévoit le Giec
    https://reporterre.net/680-millions-de-personnes-chassees-par-la-montee-des-eaux-prevoit-le-Gie

    Au total, un quart des habitants de la planète est directement menacé par les conséquences du #changement_climatique sur l’océan et la #cryosphère. Les zones côtières abritent 28 % de la population mondiale, dont 11 % vit à moins de 10 mètres au-dessus du niveau de la mer, et près de 10 % de la population mondiale vit dans les régions arctiques ou de haute montagne.

    Ce document suit le rapport « 1,5 », paru en octobre 2018, et au rapport sur les terres émergées, publié en août 2019. Reporterre a lu le « résumé aux décideurs » issu de ce rapport et vous en révèle les grandes lignes :

    #Giec #climat #océan #élévation_des_océans