• L’escalade des catastrophes, selon les datas depuis 1900.
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4624

    Selon leur ampleur, les événements plus petits, avec moins de dégâts ou de décès, sont absents des datas, parce que non pris en compte. Donc une partie au moins de l’augmentation observée du nombre de catastrophes signalées depuis 1900 résulte probablement de l’accroissement des déclarations avec des moyens en alerte. De nombreux événements de taille moyenne à grande peuvent être trouvés dans les documents historiques. #Climat

    / #calamités_naturelles, #Ecologie,_environnement,_nature,_animaux, #Réchauffement_climatique, #Data_-_Données

  • « Une des raisons du déclin de l’écologie politique est, à l’évidence, la criminalisation du mouvement environnementaliste »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/06/09/une-des-raisons-du-declin-de-l-ecologie-politique-est-a-l-evidence-la-crimin

    C’est un paradoxe qui passionnera sûrement, un jour, les politistes et les historiens. Pourquoi, alors qu’à peu près tout ce que le mouvement écologiste annonce depuis un demi-siècle est en train d’advenir, l’#écologie_politique est-elle à ce point en déclin ? En France, il est de bon ton de moquer l’incapacité des Verts à convaincre, mais force est de constater que c’est en réalité toute la thématique environnementale qui a presque disparu de la conversation publique en vue des élections européennes du 9 juin.

    Plusieurs facteurs conjoncturels expliquent cet effondrement : le retour de la guerre et l’exigence renouvelée de puissance des Etats, l’inflation, la capture de certains grands médias et leur mise au service d’intérêts idéologiques et-ou industriels, etc.

    Une autre cause, plus profonde, est aussi, à l’évidence, la #criminalisation du mouvement environnementaliste. Michel Forst, le rapporteur spécial des Nations unies (ONU) sur les défenseurs de l’environnement, s’en est ému à plusieurs reprises au cours des derniers mois. Toute l’Europe est touchée, mais, dans un entretien accordé début juin à Reporterre, M. Forst estime que, en termes de gestion policière des actions écologistes, la France fait figure d’exception – le Royaume-Uni se distinguant par l’extravagante sévérité de sa réponse judiciaire. « La France est le pire pays d’Europe concernant la répression policière des militants environnementaux, dit le rapporteur spécial de l’ONU. La violence des forces de l’ordre est hors catégorie. Leurs homologues à l’étranger ne comprennent pas la manière dont les Français répondent aux manifestations, ne comprennent pas qu’on puisse user d’une telle violence. »

    Un pouvoir normatif

    Ces mots ne sont pas ceux d’un dangereux zadiste ou d’un opposant politique. Personnalité d’une grande pondération, Michel Forst a été nommé à son poste en 2022, au terme d’un consensus des 158 Etats-parties à la convention d’Aarhus (Danemark) – signée en 1998 et entrée en vigueur en 2001, elle prévoit trois droits en matière d’environnement pour les citoyens et les associations : l’accès à l’information, la participation au processus décisionnel et l’accès à la justice.
    Les formes de #répression qu’il dénonce sont non seulement une menace pour la démocratie elle-même, comme il le dit en substance, mais elles ont aussi à n’en pas douter un effet politique. De fait, les actions de l’Etat ont sur l’esprit de ses administrés un #pouvoir_normatif, et la spectaculaire brutalité du traitement réservé aux militants écologistes agit comme une remise en cause « officielle » de la légitimité de leur cause, une relativisation de la gravité des questions qu’ils soulèvent.

    Les exemples ne manquent pas. Le 24 mai, l’action de protestation menée par Extinction Rebellion et Greenpeace devant le siège d’Amundi (une société de gestion qui est l’un des principaux actionnaires de TotalEnergies), à Paris, s’est soldée, selon une note interne des services de la Préfecture de police que Le Monde a pu consulter, par 220 interpellations dont 215 gardes à vue. Parmi elles, seules cinq personnes ont finalement fait l’objet de poursuites.
    Sans occulter la réalité des troubles et des dégâts provoqués par certains militants, sans ignorer non plus les gestes de violence gratuite commis par les forces de l’ordre à leur endroit, quel sens donner à un tel fiasco policier ? Interpellations de masse, gardes à vue abusives ou _interdiction -de_manifester ne sont pas seulement des instruments d’intimidation, ils sont autant de signaux adressés au corps social.

    L’écologie ? Une affaire de dangereux délinquants.

    Ce stigmate, les militants d’extrême droite, ou ceux de l’agriculture productiviste, y échappent largement. On s’en souvient : le 30 janvier, au moment même où le premier ministre Gabriel Attal prononçait son discours de politique générale assorti d’un martial « Tu casses ? Tu répares ! Tu salis ? Tu nettoies ! » (adressé à la jeunesse), les forces de l’ordre ouvraient poliment le passage aux engins agricoles un peu partout en France, afin que ceux-ci puissent procéder au déversement de dizaines de tonnes de lisier et de déchets sur les bâtiments de l’Etat – avec des perspectives limitées de réparation ou de nettoyage.

    Aucun communiqué

    Ces asymétries, dont il faut reconnaître qu’elles confinent parfois à l’absurde, sont légion. La journée du 1er juin en offre un remarquable précipité. Ce jour-là, à moins d’une semaine des commémorations du Débarquement, la préfète du Morbihan annonce avoir porté plainte contre Les Soulèvements de la Terre, pour des « dégradations » commises sur le monument aux anciens combattants de Sérent (Morbihan). Curieusement, son communiqué n’apporte aucun détail sur ces « dégradations ». Il faut se reporter aux images de revendication de l’action pour constater que celles-ci consistent essentiellement en un collage aux dimensions de deux rangées de feuilles A4, non sur le monument lui-même, mais sur son parvis, formant la phrase : « Le vivant en résistance. »

    S’agit-il, comme s’en indigne la préfecture dans son communiqué – aussitôt répercuté par la secrétaire d’Etat aux anciens combattants –, d’un « acte de vandalisme qui porte atteinte à la mémoire des combattants tombés pour défendre notre pays » ? Peut-être, après tout.

    Mais le même jour et dans la même région, à Rosporden (Finistère), France Bleu Breizh Izel rapporte qu’un ancien candidat du Rassemblement national se lève au cours d’une réunion publique pour faire le salut nazi, prononçant distinctement « Heil, Hitler ! » Rien, manifestement, qui salisse la mémoire des soldats du 6 juin 1944 : aucun communiqué de la préfecture du Finistère sur une éventuelle plainte – elle sera déposée par la Ligue des droits de l’homme –, aucune déclaration ou émotion particulière du côté du gouvernement.

    En miroir de la criminalisation des mouvements écologistes se construit ainsi la banalisation des postures et des mots de l’#extrême_droite la plus radicale, ratifiée par les silences du gouvernement et des services de l’Etat.

    #climat_politique

    • Et ça sans compter le risque que fait courir (quelque soit l’intensité de la répression si on peut se permettre une telle abstraction) toute action un tant soit peu efficiente contre l’organisation sociale, ni non plus tenir compte de l’épreuve qu’implique toute critique approfondie qui ne se paie pas de mots (et en minorant au passage la débilité notabiliaire, gestionnaire et centriste des Verts).

  • Klepac’s scoping review of #climate_change, #malaria and #neglected_tropical_diseases: what about the #epistemic significance of #health worker knowledge?
    https://redasadki.me/2024/06/03/klepacs-scoping-review-of-climate-change-malaria-and-neglected-tropical-di

    By #Luchuo_E._Bain and Reda Sadki The scoping review by Klepac et al. provides a comprehensive overview of codified academic knowledge about the complex interplay between climate change and a wide range of infectious diseases, including malaria and 20 neglected tropical diseases (NTDs). The review synthesized findings from 511 papers published between 2010 and 2023, revealing that the vast majority of studies focused on malaria, dengue, chikungunya, and leishmaniasis, while other NTDs were relatively understudied. The geographical distribution of studies also varied, with malaria studies concentrated in Africa, Brazil, China, and India, and dengue and chikungunya studies more prevalent in Australia, China, India, Europe, and the USA. One of the most striking findings of the review is (...)

    #Global_health #epistemic_injustice #global_health #learning_culture #Michael_Adekunle_Charles #Petra_Klepac #Thoko_Elphick-Pooley

  • La température record enregistrée à New Delhi peut-être due à une « erreur » de capteur Radio Canada - AFP

    Les services météorologiques indiens ont annoncé que la température record enregistrée mercredi dans la capitale New Delhi pourrait être due à un défaut dans l’instrument de mesure.

    La station météo de Mungeshpur, située dans la banlieue de New Delhi, a “signalé une température de 52,9 degrés Celsius, une anomalie par rapport à d’autres stations”, a relevé le Département météorologique indien dans un communiqué.

    “Ceci pourrait être dû à une erreur au niveau du capteur ou à un facteur local”, a-t-il poursuivi, soulignant qu’il examinait “les données et les capteurs”.


    Cet organisme a expliqué qu’il gérait cinq sites majeurs de surveillance météorologique et 15 stations météorologiques automatiques, dont celle de Mungeshpur, effectuant des relevés de températures et de précipitations dans toute la capitale, qui compte plus de 30 millions d’habitants.

    Hormis celui de Mungeshpur, ces sites ont enregistré mercredi une température maximale à New Delhi qui “variait entre 45,2 °C et 49,1 °C”, a signalé le Département météorologique.

    Mardi, deux stations de la ville, celles de Mungeshpur et de Narela, ont fait état d’une température de 49,9 degrés Celsius.

    On ignore si ce chiffre est également remis en question.
    “La température dans les zones urbaines varie d’un endroit à l’autre”, ont insisté mercredi les services météorologiques, disant que ces variations pourraient être dues à des facteurs tels que la proximité de plans d’eau, de parcs ou d’une grande densité de logements.

    En 2022, la température à New Delhi a atteint un pic de 49,2 °C.
    . . . . . .

    #Climat #it_has_begun #collapsologie #fin_du_monde #températures #thermomètres #capteurs #Inde #New_Delhi

    Suite et Source : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2076416/record-temperature-inde-new-delhi

  • The link between extreme heat and preterm birth
    https://grist.org/health/fertility-climate-change-heat-premature-birth-pregnant

    How did we miss this for so long?” Basu asked. “Women are often the last to get studied. But the most vulnerable people are those who are pregnant.

    [...]

    In the 14 years since Basu’s initial paper, dozens of studies have confirmed that higher temperatures and heat waves are linked to preterm birth as well as stillbirth.

    In 2020, Basu co-authored a review of 57 studies that found a significant association between air pollution and heat exposure with preterm birth and low birth weight. Scientists have found an association between heat exposure and preterm birth rates in every developed nation, and in the few developing nations to conduct studies so far.

    While it’s not yet clear how heat triggers preterm birth, there are several hypotheses — including dehydration, hormonal releases that rupture membranes surrounding the fetus, or poor blood flow between parent and unborn child.

    This research has taken place against a backdrop of a worsening maternal health crisis in the U.S., particularly in marginalized communities. The U.S. has the highest rate of preterm births in the developed world. Kasey Rivas, associate director of strategic partnerships at the March of Dimes and a co-author of a recent report on birth outcomes and disparities, told me that maternal health disparities in the U.S. stem largely from systemic racism and are worsening due to climate change.

    [...]

    Obstetric providers in low-income communities of color describe preterm birth as a crisis. “Preterm birth is a 24/7, 365-days-a-year public health emergency in my community,” said Nneoma Nwachuku Ojiaku, an obstetrician in Sacramento. Madeleine Wisner, who was the only midwife provider serving low-income residents in the Sacramento Valley through the state Medicaid program for seven years until recently, described something similar. “A course of maternity care where nothing abnormal happens doesn’t exist any longer in the populations I was serving,” Wisner said. She’s seen a range of birth complications — including abnormally implanted placentas, umbilical cord abnormalities, and preeclampsia — in patients who were exposed to heat, air pollution, or wildfire smoke during pregnancy.

    [...]

    There seems to be this myth of endless adaptation,” said Chandni Singh, a climate researcher at the Indian Institute for Human Settlements. “In tropical countries that are already very hot, there is this continuous expectation to adapt, which is not feasible. You can’t adapt to 45 C” (113 degrees F). And heat has knock-on impacts. “Heat doesn’t come alone; it comes with water scarcity and wildfires,” she said, emphasizing the need to curtail greenhouse gas emissions.

    [...]

    A March study of 17 federal, 38 state, and 19 city websites with heat-health information found that only seven websites listed pregnant people as vulnerable or at-risk populations.

    We are more likely to see information on how to take care of pets during heat waves than pregnant women,” Ojiaku told me.

    In addition, she said, creating green spaces such as parks in neighborhoods that have been subject to systemic racism and redlining can offer shade, cool spaces to exercise, and a buffer against air pollution.

    Sacramento is called ‘the city of trees,’ but that’s for a select few in the predominantly wealthier sections of Sacramento,” Ojiaku said. “Other areas are a concrete jungle.

    #climat #chaleur #naissance #accouchement #prématurité #racisme_environnemental #femmes #pollution #air

  • La « #porte_des_enfers » continue de s’agrandir et dévoile notre futur

    Des chercheurs ont quantifié, pour la première fois, le phénomène de fonte du #pergélisol en #Sibérie. Un drame qui libère chaque année des milliers de tonnes de #CO2 dans l’#atmosphère et contribue à faire grandir un immense gouffre au surnom prémonitoire de « porte des enfers ».

    Le #cratère_de_Batagaï, situé dans les hautes terres de #Yana en Sibérie du Nord-Est, progresse dangereusement, alertent les scientifiques dans une étude parue dans la revue Geomorphology (https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0169555X24001338?via%3Dihub). D’après eux, cet énorme cratère, que certains surnomment la « porte des enfers », s’agrandit d’un million de mètres cubes chaque année à cause de la fonte du pergélisol sibérien.

    Une croissance infernale

    Aux dernières nouvelles, en 2023, ce gigantesque gouffre couvrait 87,6 hectares et mesurait 990 mètres de long, en augmentation de 200 mètres par rapport à 2014. Sa croissance, infernale, est mesurée à environ 12 mètres par an. Chaque année, environ un million de mètres cubes de pergélisol sont déplacés, composés d’un tiers de sédiments et de deux tiers de #glace fondue. Un phénomène inquiétant qui libère annuellement 4 000 à 5 000 tonnes de carbone organique auparavant piégé, estiment pour la première fois les scientifiques.

    Depuis sa formation dans les années 1970, le gouffre de #Batagaï s’est agrandi d’environ 34,7 millions de mètres cubes. Au total, ce sont 169 500 tonnes de #carbone_organique qui ont été libérées dans l’atmosphère.

    La porte des enfers, un site majeur d’étude du réchauffement climatique

    Les images satellitaires à haute résolution, les relevés par drones, les modèles géologiques et les mesures de terrain ont permis aux chercheurs de cartographier l’évolution du cratère et de quantifier les volumes de matériaux mobilisés. L’augmentation des températures au niveau du cratère de Batagaï illustre les impacts directs du réchauffement climatique sur les régions arctiques et subarctiques, et contribue à accélérer le réchauffement climatique.

    Autant d’éléments qui font de la porte des enfers un site clé pour étudier les mécanismes de dégradation rapide du pergélisol et en évaluer les impacts environnementaux à long terme. Si la dangereuse progression de ce gouffre n’est pas une nouvelle pour les scientifiques, c’est la première fois qu’ils sont en mesure de quantifier cette expansion. Une expansion également responsable de découvertes plus insolites puisque, tous les ans, le cratère de Batagaï recrache, pour le plus grand bonheur des paléontologues, des ossements préhistoriques en excellent état.

    https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/permafrost-porte-enfers-continue-agrandir-devoile-notre-futur-113723/#xtor%3DRSS-8
    #climat #changement_climatique

  • #More_than_human_rights

    The More Than Human Rights Project (MOTH) is an initiative of Earth Rights Advocacy at New York University School of Law.

    Climate change, biodiversity loss, toxic pollution. We know that this current state of affairs is not sustainable – certainly not in the long-term and, as we’re seeing in the increasingly severe impacts of the climate and biodiversity emergencies, not even in the short to medium-term, either.

    To get to the heart of this problem, we need to develop, refine, and mainstream paradigms, norms, strategies, activities, and thought leadership that create a pathway for re-embedding humanity within the larger web of life that nourishes and sustains us.

    What ideas, norms, and actions might those be? What types of activities would trigger the larger cultural shifts needed to heal the rift between humanity and the more than human world? Who do we need on board?

    MOTH is a long-term effort to document, discuss, disseminate, and advance ideas, strategies, partnerships, and practices that offer creative and rigorous answers to these pressing questions and others. It is centrally concerned with providing an experimental platform for ideas and partnerships in this area that have transformative potential but currently lack the resources, mainstream acceptance, visibility, or opportunity to realize it in practice.

    We deploy a mycelial mode of thinking: we connect different parts of the more-than-human rights field, bolstering individual actors’ work while cohering a larger community of practice and knowledge – much like mycelial networks are often the foundational builders of rich and complex ecosystems.

    https://vimeo.com/847371986


    https://mothrights.org/about
    #humains #non-humains #droits #changement_climatique #climat #pollution #biodiversité

  • #2023 recorded as hottest in 2000 years

    When you look at the long sweep of history, you can see just how dramatic recent global warming is, says Prof Ulf Büntgen

    Researchers have found that 2023 was the hottest summer in the Northern Hemisphere in the past two thousand years, almost four degrees warmer than the coldest summer during the same period.

    Although 2023 has been reported as the hottest year on record, the instrumental evidence only reaches back as far as 1850 at best, and most records are limited to certain regions. Now, by using past climate information from annually resolved tree rings over two millennia, scientists from the University of Cambridge and the Johannes Gutenberg University Mainz have shown how exceptional the summer of 2023 was.

    Even allowing for natural climate variations over hundreds of years, 2023 was still the hottest summer since the height of the Roman Empire, exceeding the extremes of natural climate variability by half a degree Celsius.

    “When you look at the long sweep of history, you can see just how dramatic recent global warming is,” said co-author Professor Ulf Büntgen, from Cambridge’s Department of Geography. “2023 was an exceptionally hot year, and this trend will continue unless we reduce greenhouse gas emissions dramatically.”
    1.5°C already breached

    The results, reported in the journal Nature, also demonstrate that in the Northern Hemisphere, the 2015 Paris Agreement to limit warming to 1.5°C above pre-industrial levels has already been breached.

    Early instrumental temperature records, from 1850-1900, are sparse and inconsistent. The researchers compared early instrumental data with a large-scale tree ring dataset and found the 19th century temperature baseline used to contextualise global warming is several tenths of a degree Celsius colder than previously thought. By re-calibrating this baseline, the researchers calculated that summer 2023 conditions in the Northern Hemisphere were 2.07°C warmer than mean summer temperatures between 1850 and 1900.

    “Many of the conversations we have around global warming are tied to a baseline temperature from the mid-19th century, but why is this the baseline? What is normal, in the context of a constantly-changing climate, when we’ve only got 150 years of meteorological measurements?” said Büntgen. “Only when we look at climate reconstructions can we better account for natural variability and put recent anthropogenic climate change into context.”
    Tree rings reveal two millennia of climate data

    Tree rings can provide that context, since they contain annually-resolved and absolutely-dated information about past summer temperatures. Using tree-ring chronologies allows researchers to look much further back in time without the uncertainty associated with some early instrumental measurements.

    The available tree-ring data reveals that most of the cooler periods over the past 2000 years, such as the Little Antique Ice Age in the 6th century and the Little Ice Age in the early 19th century, followed large-sulphur-rich volcanic eruptions. These eruptions spew huge amounts of aerosols into the stratosphere, triggering rapid surface cooling. The coldest summer of the past two thousand years, in 536 CE, followed one such eruption, and was 3.93C colder than the summer of 2023.
    The amplifying effect of El Niño on recent heat waves

    Most of the warmer periods covered by the tree ring data can be attributed to the El Niño climate pattern, or El Niño-Southern Oscillation (ENSO). El Niño affects weather worldwide due to weakened trade winds in the Pacific Ocean and often results in warmer summers in the Northern Hemisphere. While El Niño events were first noted by fisherman in the 17th century, they can be observed in the tree ring data much further back in time.

    However, over the past 60 years, global warming caused by greenhouse gas emissions are causing El Niño events to become stronger, resulting in hotter summers. The current El Niño event is expected to continue into early summer 2024, making it likely that this summer will break temperature records once again.

    “It’s true that the climate is always changing, but the warming in 2023, caused by greenhouse gases, is additionally amplified by El Niño conditions, so we end up with longer and more severe heat waves and extended periods of drought,” said Professor Jan Esper, the lead author of the study from the Johannes Gutenberg University Mainz in Germany. “When you look at the big picture, it shows just how urgent it is that we reduce greenhouse gas emissions immediately.”

    The researchers note that while their results are robust for the Northern Hemisphere, it is difficult to obtain global averages for the same period since data is sparse for the Southern Hemisphere. The Southern Hemisphere also responds differently to climate change, since it is far more ocean-covered than the Northern Hemisphere.

    https://eastangliabylines.co.uk/environment/climate/2023-recorded-as-hottest-in-2000-years
    #climat #record #changement_climatique #statistiques #chiffres #chaleur

    • 2023 was the warmest year in the modern temperature record

      The year 2023 was the warmest year since global

      records began in 1850 at 1.18°C (2.12°F) above the 20th-century average of 13.9°C (57.0°F). This value is 0.15°C (0.27°F) more than the previous record set in 2016. The 10 warmest years in the 174-year record have all occurred during the last decade (2014–2023). Of note, the year 2005, which was the first year to set a new global temperature record in the 21st century, is now the 12th-warmest year on record. The year 2010, which had surpassed 2005 at the time, now ranks as the 11th-warmest year on record.

      This map shows 2023 temperatures compared to the 1991-2020 average. Most of the globe was warmer-than-average (red). Only a few areas were colder than average (blue). The animated bar graph shows yearly average temperature since 1976 compared to the 20th-century average. It’s been 47 years—nearly half a century—since Earth’s temperature was colder than average. 2023 set a new warmest-year record by a wide margin.

      Unlike the previous two years (2021 and 2022), which were squarely entrenched in a cold phase El Niño Southern Oscillation (ENSO) episode, also known as La Niña, 2023 quickly moved into ENSO neutral territory, transitioning to a warm phase episode, El Niño, by June. ENSO not only affects global weather patterns, but it also affects global temperatures. As seen in the image below, during the warm phase of ENSO (El Niño), global temperatures tend to be warmer than ENSO-neutral or La Niña years, while global temperatures tend to be slightly cooler during cold phase ENSO episodes (La Niña). Despite 2021 and 2022 not ranking among the five warmest years on record, the global annual temperature increased at an average rate of 0.06°C (0.11°F) per decade since 1850 and more than three times that rate (0.20°C / 0.36°F) since 1982.

      https://www.climate.gov/news-features/featured-images/2023-was-warmest-year-modern-temperature-record#:~:text=Details,decade%20(2.

    • 2023 summer warmth unparalleled over the past 2,000 years

      Including an exceptionally warm Northern Hemisphere (NH) summer1,2, 2023 has been reported as the hottest year on record3-5. Contextualizing recent anthropogenic warming against past natural variability is nontrivial, however, because the sparse 19th century meteorological records tend to be too warm6. Here, we combine observed and reconstructed June-August (JJA) surface air temperatures to show that 2023 was the warmest NH extra-tropical summer over the past 2000 years exceeding the 95% confidence range of natural climate variability by more than half a degree Celsius. Comparison of the 2023 JJA warming against the coldest reconstructed summer in 536 CE reveals a maximum range of pre-Anthropocene-to-2023 temperatures of 3.93°C. Although 2023 is consistent with a greenhouse gases-induced warming trend7 that is amplified by an unfolding El Niño event8, this extreme emphasizes the urgency to implement international agreements for carbon emission reduction.

      https://www.nature.com/articles/s41586-024-07512-y
      #été_2023

  • En Méditerranée, les oiseaux des zones humides menacés par la montée du niveau de la mer
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2024/05/17/en-mediterranee-les-oiseaux-des-zones-humides-menaces-par-la-montee-du-nivea

    D’ici à 2100, un tiers à la moitié des zones humides côtières de huit pays du bassin méditerranéen pourraient être partiellement ou entièrement submergées.
    Par Perrine Mouterde

    Que vont devenir les flamants roses et les avocettes élégantes ? Ces deux espèces sont parmi les plus menacées par l’élévation du niveau de la mer #Méditerranée, provoquée par le dérèglement climatique. Une étude, publiée vendredi 17 mai dans la revue Conservation Biology, met en évidence les risques forts qui pèsent sur les oiseaux inféodés aux #zones_humides du pourtour méditerranéen et rappelle l’urgence à mettre en œuvre des mesures de protection de la biodiversité face aux futures submersions marines.

    Coordonné par le centre d’#écologie et des sciences de la conservation (Muséum national d’histoire naturelle, CNRS, Sorbonne Université) et l’institut de recherche pour la conservation des zones humides méditerranéennes de la Tour du Valat, un groupe de chercheurs s’est intéressé à plus de neuf cents zones humides côtières de huit pays, dont la France. Pour chacune d’entre elles, il a évalué le risque de submersion marine d’ici à 2100, en fonction de sept scénarios de hausse du niveau de la mer, allant de 44 à 161 centimètres . L’impact de l’élévation du niveau marin sur la biodiversité est en général moins étudié que celui de la hausse des températures, mieux connu et plus simple à modéliser.
    Les résultats sont pourtant inquiétants : d’ici à la fin du siècle, un tiers à plus de la moitié des sites étudiés pourraient avoir été submergés, partiellement ou en totalité, selon les différentes hypothèses. Deux pays, la Tunisie et la Libye, hébergent le plus grand nombre de zones humides potentiellement exposées. En France, le parc naturel régional de Camargue, qui abrite la plus grande zone humide du pays, pourrait subir la submersion d’une surface de terres équivalente à quatre fois la superficie de Paris.

    Un « risque vraiment extrême »

    « L’originalité de cette étude est son échelle spatiale assez large et le fait qu’un grand nombre d’espèces soit pris en compte, explique Fabien Verniest, principal auteur de l’étude et postdoctorant au Muséum. Nous établissons un lien explicite entre la submersion et certains animaux, alors que les travaux sur l’élévation du niveau de la mer portent souvent sur l’impact potentiel sur les infrastructures humaines, ou sur les habitats en général. »
    L’étude révèle par ailleurs que les sites bénéficiant d’un statut de protection ainsi que ceux considérés comme d’importance internationale au sens de la convention de Ramsar – c’est-à-dire qui hébergent régulièrement au moins vingt mille individus, 1 % d’une population ou une espèce menacée à l’échelle mondiale – sont davantage exposés au risque de submersion marine que les autres. « On peut supposer que certaines aires protégées ont été créées justement pour se donner les moyens d’anticiper de futurs impacts du réchauffement », précise Fabien Verniest. La moitié des sites Ramsar pourraient être en partie inondés d’ici à 2100, même dans le scénario climatique le plus favorable.

    Outre les flamants roses et les avocettes élégantes, présents sur un grand nombre de sites menacés et très dépendants des lagunes côtières, le canard siffleur, le tadorne de belon, la foulque macroule, le canard chipeau ou la nette rousse font aussi partie des espèces qui pourraient être durement affectées par une perte d’habitats dans cette région.

    « Cette étude souligne le risque vraiment extrême auquel les zones humides méditerranéennes sont confrontées en raison du changement climatique, car elles sont également très vulnérables aux futures #sécheresses, réagit James Pearce-Higgins, directeur scientifique du Trust britannique pour l’ornithologie, qui n’a pas participé à ces travaux. La sécheresse et l’élévation du niveau de la mer peuvent se combiner pour augmenter la salinité dans de nombreuses zones côtières, affectant à la fois la disponibilité en eau douce et le sol. »

    Restaurer des écosystèmes

    Les zones humides, victimes notamment de pollutions chimiques, de l’urbanisation et de l’extension agricole, sont cruciales pour faire face à la fois aux phénomènes de crues et de sécheresses et pour leur rôle d’épuration, et une grande diversité de plantes et d’animaux dépend d’elles pour sa survie. Environ 70 % de ces écosystèmes ont disparu au niveau mondial depuis 1900, et les deux tiers de ces milieux ont également été éliminés en France au cours du siècle écoulé.
    Avec cette étude, les chercheurs espèrent aider les autorités à mettre en place des actions concrètes dans les zones repérées comme les plus à risque. « Cette étude identifie le besoin urgent de stratégies d’adaptation que les défenseurs de l’environnement et les gestionnaires côtiers doivent utiliser pour faire face à cette menace », salue Richard Gregory, spécialiste du suivi de la biodiversité à la Société royale britannique pour la protection des #oiseaux.

    Parmi les moyens à disposition, figurent la construction de digues ou d’autres ouvrages, le fait de permettre aux zones humides de s’étendre à l’intérieur des terres, par exemple en élargissant des aires protégées, ou encore la restauration d’écosystèmes. A l’embouchure de la Moulouya, un fleuve du Maroc, par exemple, des mesures de fixation des dunes grâce à de la végétation ont été mises en place.
    En France, les lagunes telles que les étangs de Thau (Hérault) et de Salses-Leucate (Aude et Pyrénées-Orientales), très proches de la mer, font partie des sites sur lesquels agir en priorité, souligne Fabien Verniest. « Une hausse de 50 centimètres du niveau de la mer pourrait provoquer un bouleversement total de ces écosystèmes, qui seront transformés en milieux marins, insiste le chercheur. Et l’urbanisation risque d’empêcher un déplacement de ces milieux et donc des espèces vers l’intérieur des terres. »

    #Adieu_Méditerranée #climat #réchauffement_climatique

  • Démanteler la catastrophe : tactiques et stratégies, Les soulèvements de la terre
    https://lundi.am/Demanteler-la-catastrophe-tactiques-et-strategies

    edit Sommaire et premières pages

    https://lafabrique.fr/wp-content/uploads/2023/12/Premières-secoussesBAT-pages-1-5-6-15-20-copie.pdf

    « Faire redescendre l’écologie sur #terre » écrivions-nous dans l’appel fondateur de janvier 2021. Il ne s’agit pas d’une simple formule, mais bien d’une ligne politique. Si la Terre est un objet céleste, c’est plutôt du sol et de la glèbe qu’il est ici question. Faire redescendre l’écologie sur terre, c’est renoncer à vouloir « sauver la planète ». Cette ambition de superhéros est bien trop grande pour nous. La Terre n’a pas besoin de nous. Elle nous a précédé·es et nous survivra. Cette prétention est aussi démesurée que ses conséquences sont dérisoires. Elle se réduit bien souvent à réclamer qu’un hypothétique « gouvernement mondial » prenne des « mesures » contre le bouleversement climatique.
    Comme le ciel, le #climat paraît hors de notre portée. Telle une totalité inaccessible, il nous surplombe et nous excède. La première vague du « mouvement climat » nous a confronté·es à cette impuissance. De COP en marches massives, de camps actions climat en rapports du GIEC, nous ne sommes pas par- venus à infléchir significativement le ravage en cours. Face à cette impasse, nous faisons le pari d’une écologie terre à terre qui s’ancre dans les luttes foncières et territoriales.

    (...) La question foncière se situe à l’intersection de la question écologique, de la question sociale et de la question coloniale.

    #capitalisme #écologie #désarmement #SdlT #livre

    • « Premières secousses » : le manifeste des Soulèvements de la Terre
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/04/26/premieres-secousses-le-manifeste-des-soulevements-de-la-terre_6230064_3232.h

      Après avoir échappé à la dissolution, le mouvement détaille ses pratiques militantes radicales et tente de structurer sa pensée politique.
      Par Nabil Wakim

      Livre. Comment structurer la pensée radicale quand les fumées des grenades lacrymogènes se sont dissipées ? Dans un livre manifeste, intitulé Premières secousses (La Fabrique, 296 pages, 15 euros) et signé collectivement Les Soulèvements de la Terre, cette organisation polymorphe tente de définir les grandes lignes politiques d’un mouvement jusqu’ici en priorité tourné vers l’action.

      Le contexte, d’abord : après les manifestations contre l’installation de gigantesques retenues d’eau à Sainte-Soline (Deux-Sèvres) et les opérations menées contre des cimenteries, le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, avait demandé la dissolution du groupe. Une décision ensuite annulée par le Conseil d’Etat. Le collectif le souligne d’ailleurs dès les premières lignes : « Ce livre avait toutes les chances d’être interdit et mis au pilon au moment où nous avons commencé à l’écrire. » Un ouvrage à la forme étonnante, qui mêle une justification a posteriori des actes les plus visibles, une autohistoire des luttes des Soulèvements et une réflexion intellectuelle sur la radicalité des mouvements sociaux.

      Le moins que l’on puisse dire, c’est que la tentative ratée de dissolution n’a pas refroidi les ardeurs des militants. Dès les premières pages, le livre explique que le mouvement se reconnaît en premier lieu dans trois modes d’action. D’abord, le #blocage, défini comme « une suspension d’une infrastructure responsable du ravage écologique » – arrêter un chantier, par exemple. Le « désarmement », présenté comme la « mise en pièces d’infrastructures ou de chantiers qui accélèrent la catastrophe en cours », autrement dit, le #sabotage. Et, enfin, « l’#occupation_de_terres » – à la manière de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), souvent citée en exemple.

      Radicalisation des modes d’action

      Une part importante de l’ouvrage raconte d’ailleurs la façon dont les Soulèvements ont progressivement radicalisé leurs modes d’action, et réussi à entraîner dans leur sillage d’autres militants, qu’il s’agisse d’agriculteurs, de syndicalistes ou d’écologistes. Le livre raconte par le menu la bataille qui s’est déroulée autour des #mégabassines dans le pays niortais. Et explique comment les actions de sabotage ou d’occupation de lieux n’étaient pas forcément consensuelles au départ. Elles le sont progressivement devenues, estiment les auteurs, dans l’enthousiasme de la contestation commune mais aussi face à la #répression.

      « Nous n’avions pas anticipé l’ampleur inédite du feu qui s’est abattu sur nous ce jour-là », reconnaissent ainsi les militants à propos des affrontements de Sainte-Soline. « Tactiquement, nous sommes défaits. Politiquement, mille questions se posent. Sensiblement, c’est dur », analysent encore Les Soulèvements, qui entrent en détail dans les débats du mouvement après ces événements.

      Si l’#agro-industrie se trouve dans le viseur du mouvement, c’est également le cas du secteur du #ciment, considéré comme « l’une des industries les plus universellement associées au ravage environnemental ». Le livre est moins centré sur le secteur des énergies fossiles, pourtant premier responsable du réchauffement climatique.

      Il s’agit, par ailleurs, de marquer ses positions, en se différenciant de mouvements écologistes plus classiques, trop focalisés, selon les auteurs, sur la question climatique. « L’écologie qui fait la morale est au mieux impuissante, au pire contre-productive », écrivent Les Soulèvements de la Terre. Les militants insistent toutefois, dans le même temps, sur la nécessité de la « #composition », une démarche qui justifie le fait de travailler avec des activistes plus traditionnels qui acceptent de défiler à leurs côtés, sans se mêler aux actions de sabotage, mais sans les condamner.

      Dessiner les prochaines étapes

      Sur le fond, Les Soulèvements de la Terre mettent l’accent sur une articulation entre les questions écologiques, sociales et coloniales. Et vont puiser – en vrac – leurs références intellectuelles dans les œuvres de Karl Marx, d’Edouard Glissant, de Kristin Ross ou de la philosophe Simone Weil, dans l’histoire de la Commune de Paris ou celle du syndicalisme révolutionnaire. Ils prennent néanmoins un malin plaisir à souligner un désaccord politique avec le chercheur suédois Andreas Malm, auteur, chez le même éditeur, de Comment saboter un pipeline – et considéré par le ministère de l’intérieur comme l’un des inspirateurs du mouvement.

      Les auteurs tentent également de dessiner les prochaines étapes de leur engagement, en insistant sur la nécessaire organisation par la base et par les collectifs locaux, et en refusant un « léninisme vert » autoritaire. Forts de leur expérience dans les modes d’action radicaux, Les Soulèvements se rêvent en « force d’intervention » militante, en soutien à des mouvements sociaux. Mais souhaitent aussi participer à rendre certains territoires « ingouvernables » pour les institutions – comme un message adressé directement au ministre de l’intérieur.

      #organisation_politique #tactique #stratégie

  • Thaïlande, Bangladesh, Philippines… le « confinement climatique » s’installe - Novethic
    https://www.novethic.fr/environnement/climat/thailande-bangladesh-inde-le-confinement-climatique-sinstalle


    Mais on va continuer à te vendre de la clim et des caisses électriques.

    L’électricité est d’ailleurs un des problèmes supplémentaires liés à cette vague de chaleur intensifiée par le phénomène El Niño. Selon des médias locaux, les ressources électriques sont mises à rude épreuve notamment à Luzon, île principale des Philippines. Du côté de la Thaïlande, la demande en électricité a atteint un record.

    #climat #énergie

  • Qui a tué l’Anthropocène ?
    https://www.terrestres.org/2024/04/08/qui-a-tue-lanthropocene

    Le 5 mars dernier, le New York Times révélait au monde l’implacable verdict : les géologues ont voté contre l’officialisation de l’Anthropocène. Mais que nous dit vraiment cet évènement ? Le philosophe des #Sciences Pierre de Jouvancourt revient ici sur les conditions de ce vote et analyse les enjeux à la fois scientifiques et politiques de cette controverse. L’article Qui a tué l’Anthropocène ? est apparu en premier sur Terrestres.

    #Anthropocène #Climat #Géologie #Terre

  • Déprise glaciaire
    https://www.terrestres.org/2024/04/19/deprise-glaciaire

    Pour accompagner comme il se doit la sortie de « Premières secousses », le livre collectif des Soulèvements de la terre, nous en publions un extrait : le puissant récit, en mots et en photographies, de l’occupation du glacier de la Girose, dans les Hautes-Alpes, en octobre 2023, contre la construction d’un nouveau tronçon de téléphérique. L’article Déprise glaciaire est apparu en premier sur Terrestres.

    #Climat #Grands_projets_inutiles_et_imposés #Luttes #Montagne

  • L’ONU crée un fonds pour aider les réfugiés face aux risques liés au changement climatique
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2024/04/24/l-onu-cree-un-fonds-pour-aider-les-refugies-face-aux-risques-lies-au-changem

    L’ONU crée un fonds pour aider les réfugiés face aux risques liés au changement climatique
    Le Monde avec AFP
    L’objectif est de lever 100 millions de dollars (environ 93 millions d’euros) d’ici à fin 2025. L’ONU a inauguré, mercredi 24 avril, un fonds pour soutenir les réfugiés et les personnes déplacées à l’intérieur de leur pays face aux chocs climatiques. « Le Fonds de résilience climatique lancé aujourd’hui rassemble tous les travaux de l’agence de l’ONU pour les réfugiés (HCR) sur le climat, y compris le Fonds de protection environnementale des réfugiés » créé en 2021, a expliqué une porte-parole du HCR, Olga Sarrado Mur, ajoutant que ce dernier avait recueilli pour environ cinq millions de dollars d’engagements.
    Selon le HCR, ce nouveau fonds financera les initiatives destinées à protéger les communautés les plus menacées « en leur donnant les moyens non seulement de se préparer aux risques liés au changement climatique, mais aussi d’y faire face et de les surmonter ». « Les effets du changement climatique sont de plus en plus dévastateurs, exacerbant les conflits, réduisant à néant les moyens de subsistance et, en fin de compte, provoquant des déplacements de population », a souligné le chef du HCR, Filippo Grandi, dans un communiqué.
    Dans ce texte, le HCR rappelle que son travail de renforcement de la résilience face au changement climatique fait déjà partie de ses activités de protection et d’aide apportée à plus de 114 millions de personnes dans le monde. En 2022, plus de 70 % des réfugiés et des demandeurs d’asile provenaient de pays très exposés au changement climatique. « Parmi les pays qui se sont montrés les plus généreux dans l’accueil des réfugiés, nombreux sont ceux qui sont également les plus affectés par les effets du changement climatique », a rappelé M. Grandi. Mais « les financements alloués à la lutte contre les effets du changement climatique ne bénéficient pas aux personnes déplacées de force, ni aux communautés qui les accueillent ».
    Le fonds vise à promouvoir l’inclusion des réfugiés dans les politiques climatiques prises à l’échelle nationale et locale. Les contributions visent aussi à élargir la portée et l’impact de l’action climatique du HCR, permettant à cette agence et à ses partenaires de s’engager dans des projets liés à la question climatique dans des pays où elle répond déjà à des situations de déplacement forcé liées à des conflits majeurs, comme au Bangladesh, au Tchad, en Ethiopie, au Kenya et au Mozambique.
    Il doit permettre de mettre à disposition des ressources durables sur le plan environnemental dans les zones de déplacement, en fournissant davantage d’énergie propre, par exemple, pour faire fonctionner les infrastructures d’approvisionnement en eau, les écoles et les services de santé utilisés par les réfugiés et les populations qui les accueillent. Il permettra aussi de construire des abris adaptés aux changements climatiques et veillera à réduire l’impact des réponses humanitaires sur l’environnement.

    #Covid19#migrant#migration#HCR#refugie#climat#crise#deplacementforce#sante

  • OBSERVER: 2023 - A year of unprecedented heat and climate extremes | Copernicus
    https://www.copernicus.eu/en/news/news/observer-2023-year-unprecedented-heat-and-climate-extremes

    Earlier this year, the #Copernicus Climate Change Service (C3S) Global Climate Highlights 2023 Summary confirmed 2023 as the warmest year on record, with global temperatures reaching an alarming 1.48 degrees Celsius above preindustrial levels. This unprecedented rise in temperature, underscored by a series of extreme weather events, from devastating droughts and wildfires to marine heatwaves, signals an urgent call for action. Analysing the ERA5 dataset, the report highlights the significant impact of shifts from La Niña to El Niño conditions and the continuous increase in greenhouse gas concentrations, driving home the critical need for global decarbonisation efforts and the strategic use of climate data to navigate the challenges of a warming world and safeguard our future.

    https://climate.copernicus.eu/global-climate-highlights-2023

    #climat

  • Ce que dit le génocide perpétré à Gaza sur la destruction du monde :

    The Destruction of Palestine Is the Destruction of the Earth | Verso Books
    https://www.versobooks.com/blogs/news/the-destruction-of-palestine-is-the-destruction-of-the-earth

    The last six months of genocide in Gaza have ushered in a new phase in a long history of colonization and extraction that reaches back to the nineteenth century. To truly understand the present crisis, Andreas Malm argues, requires a longue durée analysis of Palestine’s subjugation to fossil empire.

    • 1840 was a pivotal year in history, for both the Middle East and the climate system. It marked the first time the British Empire deployed steamboats in a major war. Steam-power was the technology through which dependence on fossil fuels came into being: steam-engines ran on coal, and it was their diffusion through the industries of Britain that turned this into the first fossil economy. But steam-power would never have made an imprint on the climate if it had stayed inside the British Isles. Only by exporting it to the rest of the world and drawing humanity into the spiral of large-scale fossil fuel combustion did Britain change the fate of this planet: the globalisation of steam was a necessary ignition. The key to this ignition, in turn, was the deployment of steamboats in war. It was through the projection of violence that Britain integrated other countries into the strange kind of economy it had created – by turning fossil capital, we might say, into fossil empire.

      #paupericide #Gaza #Lybie #climat #collapsologie #génocide

  • Plastics industry heats world 4 times as much as air travel, report finds
    https://thehill.com/policy/energy-environment/4601309-plastics-industry-heats-world-four-times-as-much-as-air-travel-repo

    The industry releases about four times as many planet-warming chemicals as the airline industry, according to the paper from scientists at the Lawrence Berkeley National Laboratory.

    [...] And if plastic production remains constant, by 2050 it could burn through nearly a fifth of the Earth’s remaining carbon budget — the amount of carbon dioxide climate scientists believe can be burned without tipping the climate into unsafe territory.

    [...]

    The researchers found that more than 75 percent of the greenhouse gases generated by plastics are released in the steps before plastics compounds are assembled — as petroleum products are extracted, refined and converted into monomers, the building blocks of common polymers such as polyethylene or polyvinyl chloride.

    #plastique #climat

  • Climate change: Deadly African heatwave ’impossible’ without warming
    https://www.bbc.com/news/science-environment-68835575

    A deadly heatwave in West Africa and the Sahel was “impossible” without human-induced climate change, scientists say.

    Temperatures soared above 48C in Mali last month with one hospital linking hundreds of deaths to the extreme heat.

    Researchers say human activities like burning fossil fuels made temperatures up to 1.4C hotter than normal.

    A separate study on drought in Southern Africa said El Niño was to blame, rather than climate change.

    #climat #afrique

  • Visualisez la sécheresse historique qui frappe les #Pyrénées-Orientales depuis deux ans
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2024/04/12/visualisez-la-secheresse-historique-qui-frappe-les-pyrenees-orientales-depui

    (...) ce sont précisément ces dépressions méditerranéennes qui manquent à l’appel depuis le printemps 2022 et qui expliquent que le département ne connaisse quasiment plus d’épisodes humides notables.

    [...]

    Ainsi, le climat de Perpignan « se rapproche aujourd’hui de celui que connaissait Valence [Espagne] avant le réchauffement climatique », explique l’organisme. A savoir un climat « chaud et plus sec, semi-aride, avec des précipitations pouvant être tout de même violentes, notamment à l’automne ».

    #Aude #sécheresse #climat #Méditerranée #Désertification

    • Sécheresse dans les Pyrénées-Orientales : « Cette fois, c’est du brutal »
      Par Martine Valo (Pyrénées-Orientales, envoyée spéciale)
      https://www.lemonde.fr/planete/article/2024/04/22/secheresse-persistante-dans-les-pyrenees-orientales-cette-fois-c-est-du-brut

      REPORTAGELe département subit depuis deux ans un manque d’eau structurel. La faible ressource contraint les agriculteurs à adapter leurs pratiques, et pourrait conduire à revoir l’aménagement du territoire.

      Daniel Aspe saisit la bouteille en plastique avec un goulot découpé et s’allonge sur le sol de la forêt. Le maire d’Escaro, dans les Pyrénées-Orientales, plonge l’objet usé dans le regard creusé en face de l’arrivée d’eau qui alimente son village, et chronomètre le temps qu’il faut pour recueillir 2 litres : quatorze secondes. Il se livre alors à un calcul qu’il connaît bien, multipliant les secondes par vingt-quatre heures : le débit s’avère encore un peu trop juste pour la consommation journalière des 80 habitants. « Bien que nous ne nous lavions pas pour économiser l’eau », déclare en plaisantant l’élu pour surmonter son inquiétude.

      En cette fin de journée d’avril, le soleil éclabousse d’or les flancs des montagnes. Quelques filaments de neige zèbrent les sommets, tandis que, plus bas, la végétation méditerranéenne fait de la résistance. De-ci, de-là se dressent des squelettes de genêts et des chênes verts, si coriaces et pourtant morts de soif. Avec la tramontane de ces derniers jours, le service départemental d’incendie et de secours a averti : le risque d’incendie est maximal.

      Car si le panorama saturé de lumière est magnifique, il demeure quasi immuable : depuis deux ans, les nuages ne font que passer subrepticement, sans s’arrêter, des hauts cantons jusqu’à la plaine du Roussillon. Le déficit de pluie atteint 60 % certains mois, et celui de neige 75 % en 2023. Les arrêtés préfectoraux restreignant les usages de l’eau se succèdent sans discontinuer depuis juin 2022.

      « On positive »

      Pour Escaro, le vrai problème se pose l’hiver, car, du 15 avril au 15 octobre, la commune reçoit de l’eau du canal de Nyer. Le reste du temps, l’ouvrage, privé, est destiné à produire de l’hydroélectricité. Le maire, un ingénieur à la retraite, n’est d’abord pas très enthousiaste à l’idée d’évoquer une fois encore les pénuries et les camions-citernes venus remplir son château d’eau une dizaine de fois cet hiver. Question d’image pour l’ancien village minier. Dès février, quatre autres communes des Pyrénées-Orientales étaient ravitaillées ainsi, tandis qu’une quarantaine d’autres sont surveillées de très près.

      Daniel Aspe prend finalement le temps de décrire ses actions de sensibilisation auprès de ses administrés, leurs efforts communs de sobriété et leur traque des fuites. Sous le château d’eau est installée une citerne souple – une de celles qu’utilisent les pays quasi désertiques – pour ne pas perdre la moindre goutte d’eau en cas de trop-plein. Elle sert à un couple de maraîchers et à quelques chevaux. « On positive », assure le maire.

      En aval, le château de Thorrent, flanqué de ses deux tours moyenâgeuses, est alimenté par une source depuis plus de mille ans. Vice-président du Parc naturel régional des Pyrénées catalanes et maire de Sahorre (400 habitants), Olivier Gravas (divers gauche), sa famille, et ses 170 brebis en dépendent. « Je suis l’un des rares bergers nés à Neuilly-sur-Seine [Hauts-de-Seine], se présente-t-il en riant. Et peut-être l’un des premiers réfugiés climatiques français si la source se tarit. » L’éleveur d’agneaux bio appréhende la saison d’estive qui approche : y aura-t-il de quoi nourrir et abreuver son troupeau sur les contreforts du Canigou ?

      Un territoire « avec beaucoup d’atouts »

      « Les brebis vont avoir vite fait le tour du propriétaire, soupire-t-il. Voilà bien trente ans que le réchauffement se fait sentir ici, mais cette fois, c’est du brutal, deux des sources de la rivière Rotja sont en train de faiblir. » Il plaide pour que le département devienne un territoire pilote dans le contexte climatique actuel. « Il a beaucoup d’atouts : des réserves naturelles, le massif du Canigou qui est labellisé “Grand site de France”, il produit à près de 40 % en bio, dans des petites exploitations diversifiées », explique Olivier Gravas. « Pourquoi ne pas y mettre quelques millions d’euros pour expérimenter des solutions, avant que la sécheresse ne rattrape l’Aude, l’Hérault… ? », propose ce maire, qui envisage de stocker de l’eau dans une ancienne galerie minière. Cet adhérent de la Confédération paysanne ne s’estime pas le plus mal loti.

      En descendant vers la plaine du Roussillon, dans de nombreuses communes, des panneaux rappellent la situation de crise, incitent à économiser la ressource ou indiquent les jours de tours d’eau pour les agriculteurs. Néanmoins, beaucoup d’entre eux répètent qu’ils se refusent à baisser les bras.

      A Estagel, Galdric Bareil produit les vins bio du Domaine Pons Gralet. « Je ne me plains pas. J’ai un confrère qui pense tout arrêter, confie-t-il. Moi, je m’interroge… On ne sait vraiment pas où on va. » Depuis plusieurs années, les exploitants des environs se sont mis à irriguer leurs vignes. « Pour moi, c’est une aberration, affirme le viticulteur de 31 ans. Ce sont ces parcelles qui ont le plus souffert l’été 2023 lorsque l’arrêté préfectoral a imposé de cesser le goutte-à-goutte. » Et de poursuivre : « C’est plutôt facile de faire du vin bio dans les Pyrénées-Orientales : il y a beaucoup de soleil, peu d’humidité, et donc peu de plantes concurrentes entre les pieds des ceps, peu de champignons, de maladies. » Alors il veut y croire encore. Que planter d’autre de toute façon ? Même les olives – une culture traditionnelle qui fait son retour ici – demandent plus d’eau que le raisin. Galdric Bareil vient cependant d’arracher une de ses vignes qui datait de 1948. « La sécheresse a accéléré sa fin », glisse-t-il.

      Non loin de là, le lit du Verdouble, totalement à sec, est envahi par la végétation. Il se jette habituellement dans l’Agly, l’un des trois petits fleuves côtiers du département, qui ne parvient plus à couler jusqu’à la mer : faute de débit, il s’infiltre en chemin dans le sol karstique. Le niveau des trois grandes retenues a beaucoup baissé. Fin mars, à la sortie des mois de recharge donc, celle de Vinça plafonnait à 12 millions de mètres cubes alors qu’elle peut en contenir 24,5 ; celle de Villeneuve-de-la-Raho était à 7,9 millions mètres cubes au lieu de 17,5. Pire encore, à l’Agly, il était indiqué un remplissage de 10,8 mètres cubes sur les 27,5 possibles, plus rien n’en sort pour alimenter les canaux d’irrigation.

      « C’est devenu un cimetière »

      Du côté de Rivesaltes et d’Espira-de-l’Agly, la sécheresse est donc à son comble. Denis Basserie regarde avec tristesse les branches brunies et recroquevillées de ses abricotiers, dont la majorité est grillée. « C’était un verger jeune, magnifique, soupire-t-il. C’est devenu un cimetière, comme si vous cultiviez des statues ! Je n’ai pas encore eu le courage de les arracher. » Il estime avoir perdu entre 10 et 12 hectares de ses cultures de vignes et de fruits. Lui qui a des responsabilités dans les instances agricoles – notamment d’aménagement foncier – et à la fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles s’inquiète pour ceux qui s’apprêtent à prendre leur retraite et dont les terres perdent de la valeur.

      « J’ai investi pour commencer une irrigation de résilience mais, depuis l’été, on est passé de très peu à rien. Pourtant, je continue à payer 15 000 euros de redevance d’eau », témoigne l’exploitant de 43 ans. Denis Basserie en veut à l’Etat qui ne mesurerait pas, selon lui, la gravité de la situation dans la vallée de l’Agly, et dénonce les assurances qui ne prennent en compte que la perte des récoltes, pas celle des arbres et des vignes mortes. Selon sa propre estimation, 9 000 hectares de cultures risqueraient d’être arrachés.

      Depuis des siècles, les agriculteurs d’ici ont pensé pouvoir compter sur les ressources des Pyrénées que 3 000 kilomètres de canaux conduisent dans l’est du territoire. C’est l’une des raisons pour lesquelles ils avaient refusé, en 2011, l’arrivée d’Aqua Domitia – un gros tuyau qui délivre de l’eau du Rhône jusque dans l’Aude. Aujourd’hui, ils demandent l’extension de cet ouvrage.

      Jean Bertrand, chargé de l’eau à la chambre d’agriculture, organise une visite de la tête du canal de la Plaine de la Lentilla où est aménagée une prise d’eau – une « rasclose » –, en compagnie de quelques membres de l’Association syndicale autorisée (ASA) locale. L’occasion d’expliquer à quel point le travail des 200 ASA du département – des établissements publics chargés de gérer la ressource et de se la répartir – est exemplaire. Et de tirer à boulets rouges sur les militants écologistes qui défendent le maintien d’une vie aquatique. « C’est ici, à la source, que nous sommes sanctionnés par la justice à cause du fameux débit réservé que les écolos ont mis en place », dit M. Bertrand. N’est-ce pas plutôt la loi qu’ils ont fait appliquer ? « Peut-être, mais avant on coupait la rivière en cas de besoin. » Et les poissons ? « Ils se réfugiaient dans les cavités », rétorque Henri Vidal, président de l’ASA. A l’échelle de la région Occitanie, l’association France Nature Environnement préfère ne plus s’exprimer publiquement sur les rivières des Pyrénées-Orientales. La situation est devenue trop tendue.

      Henri Vidal rapporte que son organisation est passée de 600 à 1 500 adhérents en quelques années, au fur et à mesure que poussaient des lotissements bâtis sur les anciennes terres agricoles. Dans les villages, certains de ces nouveaux habitants viennent réclamer de quoi arroser leur potager. « Comme s’il suffisait de payer sa redevance pour qu’il pleuve ! », s’exclame Thierry Pujol, le secrétaire de l’ASA.

      Des stations de ski qui continuent de faire fonctionner leurs canons à neige jusqu’aux rivages de la Méditerranée où l’eau salée a commencé à pénétrer par endroits… les Pyrénées-Orientales ont un sacré défi à relever. « Nous étions un département béni des dieux, maintenant, nous travaillons avec les services de l’Etat à éviter toute guerre de l’eau, résume Nicolas Garcia, maire communiste d’Elne et président du syndicat mixte des nappes de la plaine du Roussillon, tout en vantant la sobriété et la désimperméabilisation des sols. Nous avons dix ans pour changer de logiciel socio-économique. »

      « Dépasser le déni »

      Le président de Perpignan Méditerranée Métropole, Robert Vila (qui vient de quitter Les Républicains) ne partage pas ce point de vue. « Le changement climatique ? Il faut rester prudent. Nous avons tous en tête qu’à l’avenir on reviendra à une situation hydrique plus favorable, normale, relativise l’élu, qui est aussi maire de Saint-Estève et président de la commission locale de l’eau. Moi j’ai demandé aux clubs sportifs de ma commune de réduire leurs activités, comme ça, on met en sommeil les douches, l’entretien des locaux. » Pour M. Vila, il sera sûrement possible de puiser la ressource ailleurs, dans le massif des Corbières notamment. Et parler de la sécheresse dans les médias oblige ensuite à financer des campagnes de publicité pour rassurer les touristes. Il ne faudrait pas affaiblir le premier secteur économique du département.

      « Collectivement, les élus doivent dépasser le déni, admettre que la solution passe par une mutation de notre modèle », estime pour sa part l’écologiste Agnès Langevine, vice-présidente du conseil régional. Elle s’oppose au dossier emblématique du golf de Villeneuve-de-la-Raho, un projet vieux de vingt ans dont les premiers travaux ont démarré à l’automne 2023. Et d’autres existent, qui semblent aussi anachroniques. Ainsi dans l’ancien Mas Delfau, dans le sud de #Perpignan, la mairie a annoncé la réalisation sur 18 hectares de bureaux, de logements, avec des plans d’eau au milieu, agrémentés… d’un téléski nautique.

      Philippe Poisse, militant d’Alternatiba, un mouvement de mobilisation sur le dérèglement climatique, en recense d’autres, notamment « une sorte de Puy du Fou sur le thème du cinéma ». De son côté, Valentine Lescot, du collectif d’associations Vuire, dénonce l’excès de zones commerciales, de lotissements, de friches, de résidences touristiques. « Beaucoup de retraités veulent venir s’installer, ce qui entraîne spéculation foncière et “court-termisme”, analyse-t-elle. Même si elle a des conséquences malheureuses, la sécheresse nous aide à faire réfléchir le public à l’aménagement du territoire. »

      A Escaro, Daniel Aspe organise un café citoyen le 24 avril. Il a convié trois chercheurs, signataires, comme 89 autres membres de l’université de Perpignan, d’une tribune publiée dans la presse locale plaidant « pour un territoire habitable et résilient », malgré un #stress_hydrique qui pourrait devenir la norme.

      #Pyrénées-Orientales #climato_sceptiques

  • Pomper le CO₂ de l’atmosphère, un nouveau défi dans la lutte contre le dérèglement climatique

    Pomper du CO2 sans trêve après l’avoir rejeté sans fin. Alors que la planète s’est déjà réchauffée de 1,2 °C depuis l’ère préindustrielle et que les records de chaleur sont battus mois après mois, les Etats doivent réduire drastiquement leurs émissions de gaz à effet de serre s’ils veulent éviter que la Terre ne se transforme en fournaise. Mais cela ne suffira pas. Il faudra aussi retirer de l’atmosphère des milliards de tonnes de CO2 déjà présentes, à grand renfort de technologies et de ressources naturelles. C’est ce que les scientifiques appellent les « émissions négatives », une forme d’oxymore qui dit bien la situation kafkaïenne à laquelle l’humanité est acculée.
    Des entreprises françaises entendent prendre leur part dans ce défi colossal. Début avril, trente start-up ont lancé l’Association française pour les émissions négatives (AFEN) afin de structurer une nouvelle filière. « La France a un rôle à jouer, mais elle accuse un retard important, explique Julie Gosalvez, la présidente de l’AFEN. Nous voulons répondre à un double objectif d’ambition climatique et de compétitivité économique. »

    [...]

    Depuis 2018, le #GIEC considère les #émissions_négatives comme indispensables pour garder une chance de limiter le réchauffement à 1,5 °C, l’objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris. Ces technologies sont d’abord nécessaires pour atteindre la #neutralité_carbone, car certaines émissions résiduelles seront impossibles à éviter, dans l’agriculture, l’aviation ou l’industrie.

    [...]

    [Les membres de l’AFEN] plaident pour la création d’une stratégie nationale sur les émissions négatives, afin de donner une visibilité aux acteurs économiques et de ne pas rater la fenêtre de tir au moment où l’Hexagone planifie ses objectifs climatiques et énergétiques pour les prochaines décennies. Alors que le gouvernement doit soumettre à consultation la prochaine programmation pluriannuelle de l’énergie, les émissions négatives restent un « angle mort », regrette Sylvain Delerce. Or, ces dernières nécessiteront une forte augmentation de la production d’électricité décarbonée.
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2024/04/16/climat-pomper-le-co-de-l-atmosphere-un-nouveau-defi-dans-la-lutte-contre-le-

    https://justpaste.it/dx4es

    #CO2 #climat #électricité_décarbonée #écologie_capitaliste

    • [...] tandis que la production de biochar, un charbon végétal, extrait le carbone des végétaux par pyrolyse afin de le stocker dans le sol pendant des centaines d’années, agissant en outre comme fertilisant des sols.

      Biochar... En français on dit du charbon de bois.

    • Les émissions négatives, si elles s’apparentent moins à de la science-fiction que par le passé, suscitent toutefois, encore, de la méfiance. Dans un avis prudent, publié en novembre 2023, le Haut Conseil pour le climat estime que l’usage du Beccs et du Daccs « doit pour l’heure être limité à sa contribution minimale nécessaire », tout en reconnaissant que ces technologies pourraient être utilisées « comme solution de dernier recours pour atteindre la neutralité carbone ».

      « Ces technologies posent encore des questions, notamment de faisabilité, de durabilité du stockage, et elles consomment beaucoup d’énergie, d’eau et de terres, pouvant entrer en concurrence avec d’autres usages », estime la climatologue Valérie Masson-Delmotte, l’une des membres du Haut Conseil pour le climat. Des risques dont les start-up de l’AFEN assurent être conscientes. « Les nouvelles générations de Daccs devraient consommer beaucoup moins d’énergie, et pour le Beccs, nous voulons récupérer le CO2 émis par les méthaniseurs, chaufferies et incinérateurs, qui ont utilisé des résidus de biomasse », détaille Karim Rahmani, le vice-président de l’AFEN et fondateur de la société Carbon Impact.

      Bon, c’est bien : ils ont déjà le « business model » ... Mais les technologies pour que des roches se « chargent » en CO2, c’est comment ? Et toute la chaîne logistique pour produire ces « centrales » à décarbonation ?
      je crois qu’il faut nous contenter du #business_model pour l’instant parce que ça fait circuler de ouf un gros paquet de monnaie. Pour le reste, patientons encore quelques décennies. On va bien finir par trouver le bouzin qui fait le job (ou pas). Mais en priorité : renvoyer l’ascenseur aux « investisseurs » qui eux n’ont pas trop de temps à perdre tout en étant conscients que ça ne marchera pas mais c’est pas vraiment leur problème.
      #baltringues
      #capitalisme_du_désastre (qui est un descendant direct du #capitalisme_fossile)

    • La France va stocker du carbone dans son sous-sol
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/04/26/la-france-va-stocker-du-carbone-dans-son-sous-sol_6230125_3234.html

      Le ministère de l’industrie et de l’énergie a lancé, vendredi 26 avril, sa stratégie pour développer la capture et le stockage du CO₂ sur le territoire. Ce plan prévoit de reconvertir des puits d’hydrocarbures en #puits_de_carbone.

      [...]

      Parmi les cinquante sites industriels les plus émetteurs de CO₂ en France, les deux tiers estiment devoir capter et stocker leur #carbone résiduel (celui restant en bout de chaîne, qui n’a pu être supprimé par d’autres moyens techniques) s’ils veulent pouvoir respecter leur contrat de décarbonation signé avec le gouvernement en 2022. Ces industries lourdes (cimenteries, aciéries, alumineries, etc.) ont évalué leurs besoins en captage à environ 8 millions de tonnes de CO₂ en 2030 et à 16 millions en 2040.

    • A l’issue de l’appel à manifestation d’intérêt, d’ici au 26 juillet, une phase d’appel à projets sera ouverte jusqu’en décembre, pour évaluer les sites de stockage signalés par les entreprises et tester leur étanchéité. L’objectif est que « début 2025, le stockage du carbone soit testé dans quatre ou cinq endroits en France », indique le ministre. Un financement de soutien de ces projets de 20 à 30 millions d’euros est prévu par l’Etat, issu du plan France 2030.

      Donc sur cette période de 10 ans, ces industriels comptent sur les bienfaits de « l’état providence » pour pouvoir doubler leur capacité de stockage. Finalement, c’est plutôt fastoche d’émettre du CO2 en toute impunité avec de l’argent public.

      https://archive.ph/tN7Kz#selection-2303.0-2307.139

    • Un peu de documentation à propos des « BECCS » et des « DACCS » puisque :

      « Ces technologies posent encore des questions, notamment de faisabilité, de durabilité du stockage, et elles consomment beaucoup d’énergie, d’eau et de terres, pouvant entrer en concurrence avec d’autres usages », estime la climatologue Valérie Masson-Delmotte, l’une des membres du Haut Conseil pour le climat.

      https://www.foei.org/wp-content/uploads/2021/01/Amis-de-la-terre-international_BECCS_French.pdf

      Les bioénergies avec piégeage et stockage du carbone
      (en anglais « Bioenergy with Carbon Capture and
      Storage » - BECCS) sont non encore prouvées, coûteuses et
      dangereuses ; elles détournent l’attention des réductions
      massives d’émissions nécessaires de toute urgence si l’on
      veut éviter des changements climatiques catastrophiques.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Captage_du_dioxyde_de_carbone_dans_l%27air

      La captage du dioxyde de carbone dans l’air ou captage direct du dioxyde de carbone1, en anglais : direct air capture (DAC), est l’extraction du dioxyde de carbone (CO2) présent dans l’air ambiant.

  • Le castor, un allié face au #changement_climatique

    Les barrages des castors ont des effets bénéfiques contre les #incendies et les #inondations. De quoi en faire un parfait allié face au réchauffement climatique.

    Le #Gardon s’écoule paresseusement dans la tiédeur automnale. Le long de la rivière, des bosquets de jeunes peupliers se parent de teintes dorées. Au bord de l’eau, les arbres paraissent des buissons touffus, leurs racines entremêlées au limon. « Ces berges ne seraient pas comme ça si des castors ne vivaient pas là », dit le naturaliste Gilles Larnac. Une famille — six individus — habite en effet sur les rives de Collias. Ici comme ailleurs, ils ont façonné leur territoire à coup de dents. Avec des effets inattendus : les rongeurs nous protègent ainsi contre les inondations et aident à lutter contre les incendies.

    M. Larnac attrape une branche dérivant dans le courant. Elle est nue, sans écorce ni feuille, coupée en biseau aux extrémités : un reste de repas. « Un individu ingère 2 kilos de végétaux par nuit », explique-t-il. Pour ce faire, il croque les feuilles, ronge l’écorce, savoure les baies… en grande quantité. « L’écosystème est jardiné par le castor », poursuit notre guide. Sur les rivages « cultivés » du Gardon, point de troncs massifs, mais un parterre de jeunes arbres aux multiples rejets. « Quand il y a des crues, cette végétation arbustive permet de lisser la vague, de ralentir l’écoulement, avec un effet de peigne. »

    Autre atout anti-inondations : les barrages. Animal nocturne, « le castor passe la journée dans des terriers creusés dans les berges, dont l’entrée doit être sous l’eau, pour qu’ils se sentent en sécurité », détaille M. Larnac. Afin que cette précieuse ouverture se retrouve sous les ondes, l’animal peut faire monter le niveau de la rivière, en construisant de petits seuils à l’aide de branchages et de brindilles enchevêtrés.

    « C’est un animal génial »

    De telles retenues d’eau — moins néfastes pour l’environnement que nos ouvrages en béton — atténuent la violence des crues. Une étude menée en Angleterre, aux abords de la rivière #Otter, a ainsi montré que les six barrages construits par les rongeurs avaient réduit le débit de l’#eau et fait baisser les inondations dans les villages situés en aval. D’autres travaux scientifiques ont également pointé des effets bénéfiques contre les incendies : la végétation en amont du seuil, plus arrosée et donc plus humide, s’enflammerait moins vite.

    « Attention, le castor ne peut pas tout faire, notamment quand il y a des crues importantes, comme lors de nos gros épisodes cévenols », rappelle le naturaliste. Malgré tout, cet architecte des cours d’eau pourrait bien être un allié face au dérèglement climatique. « C’est un animal génial, qu’il est important de redécouvrir. »

    Natif des gorges du Gardon, Gilles Larnac s’est pris de passion pour ce curieux mammifère il y a une trentaine d’années. « Les vieux du coin ne savaient pas qu’il y avait des castors, ils les prenaient pour des ragondins [1], se rappelle-t-il. Il s’agit d’un patrimoine oublié. »

    Ce mammifère des rivières revient en effet de loin : omniprésent en Europe au Moyen-Âge, il a peu à peu été décimé par la chasse. « Sa fourrure épaisse, sa viande, mais aussi ses glandes à castoréum [2] étaient très prisées, raconte le naturaliste. On s’en servait pour faire du parfum, car la substance sécrétée est très persistante. » Au début du XXe siècle, il ne restait que quelques dizaines de familles en France, dans le Gard et l’Ardèche principalement, et guère plus dans le reste du continent.

    « Le castor a été la première espèce protégée, interdite de chasse en 1909, et c’est ce qui l’a sauvé, poursuit M. Larnac. Il y a eu par la suite des opérations de réintroduction, et aujourd’hui, on compterait environ 20 000 individus à travers le pays, dans cinquante départements. » Il n’est désormais pas rare de croiser le nageur, à la tombée du jour, en train de grignoter ou de faire sa toilette. « Pour l’observer, repérez d’abord les lieux en journée, en vous promenant aux bords de la rivière, conseille M. Larnac, qui organise des sorties découvertes dans la région. Si vous apercevez dans l’eau des branches dénudées et rongées, vous êtes certainement dans une zone réfectoire, où les animaux viennent s’alimenter. Revenez de nuit, ou au crépuscule, restez discrets et ouvrez l’œil ! »

    Le castor en quelques chiffres :

    -- 2 000 castors vivraient actuellement dans le #Gard.
    -- On compte environ 20 000 poils par centimètre carré de peau du castor, une densité qui empêche l’eau de pénétrer, même après une plongée.
    -- 7 km/h, voici la vitesse qu’un castor atteint en nageant sous l’eau, soit aussi vite que les nageurs olympiques. Sa queue, plate et écaillée, ainsi que ses pattes arrières, palmées, lui permettent de se propulser.
    -- Chaque année, la femelle peut mettre bas à deux petits. Après deux ans passés auprès de leurs parents, les enfants partiront en quête de nouveaux territoires.
    -- Un animal adulte mesure 1,20 mètre, du museau jusqu’au bout de sa queue, ce qui en fait le plus gros rongeur d’Europe.

    https://reporterre.net/Le-castor-un-allie-face-au-changement-climatique

    #castor #castors #climat

  • Faisons un dernier point sur l’actualité de ce mardi 9 avril :

    #CLIMAT Pour la première fois, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) condamne un Etat, la Suisse, pour son inaction face au changement climatique.

    #NUCLEAIRE Avec 340 voix pour et 173 contre, l’Assemblée nationale a approuvé le projet contesté de fusion de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et de l’Institut de radioprotection et sûreté nucléaire (IRSN). Le texte devrait être définitivement approuvé par le Parlement dans la nuit, après un ultime vote au Sénat.

    #FOOT La passe de deux pour les Bleues. Après l’Irlande vendredi soir, la France enchaîne sur une nouvelle victoire contre la Suède (1-0), lors du deuxième match des éliminatoires pour l’Euro 2025.

    #FOOT C’était le début des quarts de finale aller de la Ligue des champions, et on ne s’est pas ennuyés : 3-3 entre le Real Madrid et Manchester City ; 2-2 entre Arsenal et le Bayern Munich. Place au PSG ce mercredi soir face au FC Barcelone.

  • Faisons un nouveau rappel des principaux titres :
    #NUCLEAIRE 340 voix pour, 173 contre. L’Assemblée nationale a approuvé en fin d’après-midi le projet contestée de fusion de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et de l’Institut de radioprotection et sûreté nucléaire (IRSN). Le texte doit maintenant être définitivement approuvé par le Parlement, dans la soirée, après un ultime vote au Sénat.
    #CLIMAT Pour la première fois, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) condamne un Etat, la Suisse, pour son inaction face au changement climatique.
    #FOOT Objectif passe de deux pour les Bleues. Après l’Irlande vendredi, l’Equipe de France féminine affronte la Suède en ce moment, à l’occasion de la deuxième journée de qualifications pour le prochain Euro. 0-0 à la pause.

  • Climat : la #France identifie 500 communes bientôt situées dans des zones côtières inhabitables

    Entre un millier de bâtiments en 2028 et plusieurs centaines de milliers d’ici à 2100 seront potentiellement touchés par l’érosion côtière.

    En France, certaines zones côtières vont vite devenir inhabitables (https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/climat-un-rapport-inquietant-sur-l-erosion-en-france_6436846.html) face à la progression des océans, a mis en garde jeudi 4 avril le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu. Ses services publieront vendredi les cartes des territoires menacés. Près de 500 communes à risques sont d’ores et déjà identifiées et le gouvernement travaille avec les maires pour mettre en place des « plans sur mesure », a-t-il déclaré sur TF1.

    « Il y aura des zones qui seront inhabitables » sur le littoral, dont 20% est grignoté par l’érosion côtière, a affirmé Christophe Béchu. « L’équivalent d’un terrain de football disparaît chaque semaine dans notre pays sous l’effet de la progression des océans, un phénomène qui s’accélère », a ajouté le ministre. « On a identifié 500 communes et on a commencé à travailler avec les maires » pour mettre en place « des plans sur mesure », a-t-il précisé.
    L’érosion grignote 900 km de littoral

    Entre un millier de bâtiments en 2028 et plusieurs centaines de milliers d’ici à 2100 seront ppotentiellement touchés par l’érosion côtière en France, révèle un rapport du Centre d’études et d’expertises sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement. La France est particulièrement vulnérable au recul du trait de côte. L’érosion grignote environ 900 km de littoral. Pour anticiper ses conséquences, le Cerema a dressé trois scénarios à horizon 2028, 2050 et 2100 en s’appuyant notamment sur des photos aériennes et des données satellite.

    https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/crise-climatique/climat-la-france-identifie-500-communes-bientot-situees-dans-des-zones-
    #habitabilité #inhabitabilité #France #côtes #recensement #mer #océan #climat #changement_climatique #érosion #littoral #it_has_begun