• Faut-il tuer #Freud ? (4/4) : Machines partout, Œdipe nulle part
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie/faut-il-tuer-freud-44-machines-partout-oedipe-nulle-part


    #Félix_Guattari chez lui le 15 juin 1987 à Paris• Crédits : François LOCHON/Gamma-Rapho - Getty

    Qui est Félix Guattari, celui qui, avec le philosophe Gilles Deleuze, remet en cause l’enseignement freudien dans le livre « L’Anti-Œdipe », publié en 1972 ? Croyaient-ils au bien-fondé de la psychanalyse ? Comment ont-ils pensé ensemble l’élaboration d’un « inconscient machinique » ?

    L’invité du jour : Valentin Schaepelynck, maître de conférences au département de sciences de l’éducation de Paris 8, membre du collectif de la revue deleuzo-guattarienne Chimères

    #psychanalyse (critique interne de la) #institution #psychothérapie_institutionnelle #philosophie #clinique #psychiatrie #pratiques_sociales

  • Des patients et des soignants « furieux » de la couverture médiatique de leur journée d’action
    https://www.bastamag.net/Des-patients-et-des-soignants-furieux-de-la-couverture-mediatique-de-leur

    Le 22 janvier, des centaines de soignants de la psychiatrie et des membres d’associations de patients manifestaient à Paris pour demander des moyens et du personnel pour le soin psychiatrique. Cela fait des mois qu’un mouvement social d’ampleur secoue le secteur. Les initiateurs de ce mouvement se disent « furieux du traitement médiatique qui a été réservé à la manifestation nationale » du 22 janvier. Ils regrettent la mise en avant dans les médias de psychiatres partisans d’une psychiatrie centrée sur (...)

    #Débattre

    / #Luttes_sociales, Santé , #Services_publics

    #Santé_

  • Quand Big Pharma s’invite dans nos cliniques de gynécologie Ariane Blais-Lacombe - 29 Décembre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/544516/quand-big-pharma-s-invite-dans-nos-cliniques

    Enceinte de mon deuxième enfant, je me rends dans une clinique de gynécologie et d’obstétrique publique. Tout de suite, en entrant, trois boîtes d’échantillons de préparation commerciale pour nourrisson attirent mon regard. « Similac, Bon Départ et Enfamil dans une clinique publique, c’est pas illégal, ça ? » que je me demande. Une fois assise dans la salle d’attente, je feuillette les dépliants distribués : cliniques de fertilité, de dépistage, etc. Bref, que des cliniques privées, que de la pub. Choix intéressant de la part d’un établissement qu’on m’a dit être public.


    Photo : Jean Ayissi Agence France-Presse Même dans les cliniques publiques, la future mère est déjà ciblée comme une consommatrice, affirme l’auteure

    Ma surprise et mon indignation montent d’un cran lorsque je suis appelée au second bureau d’accueil, plus loin dans la clinique. Derrière le comptoir, ce sont des boîtes entières de formules qui sont empilées, avec à côté d’elles des échantillons de vitamines prénatales, de vitamine D et d’Advil. La secrétaire me propose un carnet de grossesse, un document produit par le CIUSSS de la capitale, qu’elle me remet dans un petit sac griffé Similac. À l’intérieur, je retrouve, en plus du carnet, un dépliant sur le Régime québécois d’assurance parentale, un autre sur le Programme de dépistage de la trisomie 21 et trois petits cahiers « informatifs » produits par Similac et Enfamil.

    Il y aurait pourtant eu de la place pour des brochures d’information sur l’accouchement, sur l’allaitement et même pour le volumineux Mieux vivre avec son enfant produit par le ministère de la Santé. Il faut croire que cela ne faisait pas partie des priorités de la clinique, ou alors qu’il fallait laisser de la place dans le sac pour les échantillons réclamés par la future mère, déjà ciblée comme une consommatrice.

    Dans la salle d’examen, je vois une affiche montrant l’appareil reproducteur féminin… produite par Nuva Ring, une compagnie qui fabrique des anneaux contraceptifs. Rendue là, je n’étais plus surprise. Il semble que chaque mètre carré de cette clinique accueille une publicité, plus ou moins bien déguisée, visant les femmes qui la visitent. Je n’ai pas eu à aller aux toilettes, mais je me demande honnêtement ce que j’y aurais trouvé.

    Comment un établissement de santé qu’on m’a présenté comme public, affilié à un hôpital, peut-il être à ce point criblé de publicités ? Cela soulève un doute quant à savoir si on y accueille les femmes en tant que patientes ou comme clientes, si on a réellement à coeur leur santé ou les intérêts des compagnies dont les relations avec ladite clinique sont pour le moins obscures. D’autant plus que les compagnies de préparations commerciales pour nourrissons sont toutes rattachées aux plus grands laboratoires pharmaceutiques de la planète : Nestlé, Abbott et Mead Johnson. Une telle publicité est non seulement douteuse, elle est aussi carrément illégale.

    En 1981, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est dotée du Code international de commercialisation des substituts du lait maternel. Ce code a pour but de favoriser et de promouvoir l’allaitement maternel en contrôlant la manière dont les préparations commerciales pour nourrissons sont publicisées et distribuées. Le Code interdit explicitement la distribution d’échantillons gratuits aux femmes enceintes et aux parents, notamment en passant par les systèmes de santé (cliniques et hôpitaux). Les pays signataires du Code sont tenus de le faire respecter sur leur territoire. Le Canada en fait partie. Des mesures pour implanter et appliquer le Code sont inscrites dans certaines lois du Québec, comme son Programme national de santé publique 2015-2025 et sa Politique de périnatalité 2008-2018.

    L’environnement publicitaire de cette clinique contraste grandement avec celui de la maison de naissance où je me trouvais la veille pour rencontrer ma sage-femme. Dans la salle d’attente, il y avait des jeux pour les enfants, une bibliothèque pleine de livres sur la périnatalité, des dépliants d’organismes locaux venant en aide aux familles. Aux murs, d’authentiques photos de familles ayant donné naissance dans ce lieu. Les documents qu’on m’a remis sont tous de nature informative et de source publique. En deux heures, je n’ai vu aucune publicité (et j’ai visité les toilettes). Je me suis sentie comme une femme enceinte dont le bien-être était au coeur des préoccupations. Un être humain entier qui porte un projet de vie. Pas comme un numéro, une consommatrice, une génératrice de revenus pour des compagnies.

    Sages-femmes comme médecins sont pourtant astreints aux lois du Québec. Ils oeuvrent dans des établissements publics de santé qui doivent respecter le Code de l’OMS. Alors, pourquoi le corps médical a-t-il autant de difficulté à respecter les normes éthiques qui encadrent son domaine ? Est-ce trop demander que de placer les intérêts des patients et non ceux des grandes compagnies pharmaceutiques au coeur de nos cliniques publiques ?

    #harcèlement publicitaire #Femmes #OMS #Santé #cliniques #Quebec #nestlé abbott #mead_johnson #allaitement_maternel #pharma #big_pharma

  • Pour l’accueil de la folie, avec Jean Oury | Documentaires | Mediapart, avec un #paywall qui suppose de disposer d’un code d’accès, empruntable.
    https://www.mediapart.fr/studio/documentaires/culture-idees/pour-l-accueil-de-la-folie-avec-jean-oury

    "Le paradoxe c’est d’organiser, on peut dire pour l’éternel, quelque chose qui peut disparaître d’une seconde à l’autre, ça c’est Kierkegaard, le précaire. Et le précaire c’est la base de ce qu’on pourrait appeler l’organisationnel. Si dans une communauté, un hôpital, il n’y a pas de précaire, eh bien c’est un camp, ça peut arriver très vite. " (Jean Oury)

    Celui qui s’entretient avec Martine Deyres est un vieux monsieur. Il a créé, il y a 60 ans, la #clinique_de_La_Borde, lieu majeur de la psychiatrie du XXe siècle, là où Gilles Deleuze et Félix Guattari ou encore l’écrivaine Marie Depussé ont aussi travaillé. Aujourd’hui, elle compte 107 lits d’hospitalisation. Dans Le sous-bois des insensés, Jean Oury parle de l’accueil des psychotiques et des structures aliénantes, autant pour les patients que pour les #soignants. Décapant, à l’heure où les professionnels de la psychiatrie se mobilisent pour préserver une certaine qualité du soin.

    Le sous-bois des insensés a été tourné peu avant la mort de Jean Oury, décédé en mai 2014 à l’âge de 90 ans. Dans cet entretien d’une heure et demie (que nous vous proposons en partenariat avec le site de VOD Tënk), le psychiatre laisse courir sa pensée. Sautant de récits en métaphores, de colères en impertinences, il déroule librement ce qu’à ces yeux doit être un établissement dédié aux psychotiques : un endroit où se déploie une « polyphonie de #soins », où l’on « travaille l’ambiance » et où « l’important n’est pas ce qu’on dit, mais la manière dont on le dit ». Sans ce souci du lien entre les personnes, l’établissement « a très vite fait de devenir un camp », prévient Jean Oury. Un documentaire proposé en écho au débat que nous avons organisé récemment sur la crise que traversent actuellement les hôpitaux psychiatriques.

    #psychiatrie #fonction_d'accueil #psychothérapie_institutionnelle #Jean_Oury #vidéo

  • La #famille, un nouvel idéal ?

    Depuis les années 1960, le taux de #divorce en Occident augmente chaque année. En parallèle, de nouveaux #modèles de familles, monoparentales ou recomposées, sont apparus. Pourtant, malgré ces mutations, le #modèle_traditionnel réunissant père, mère et enfants reste la superstar des publicités, comme celle de la littérature et du cinéma.

    https://www.arte.tv/fr/videos/058227-061-A/square-idee
    #stéréotypes #monoparentalité #familles_recomposées #représentations #vidéo #film #récit_familialiste #ordre #valeur_refuge #idéologie #famille_nucléaire #divorce #cellule_familiale #famille_nucléaire #norme #propriété #mariage #christianisme #Eglise_catholique #amour #idéal_romantique #égoïsme_parental #lavage_de_cerveau #politiques_natalistes #Etat #domestication_de_la_sexualité #sexualité
    enfant comme #fixateur_social —> et c’est comme cela que, selon les deux interviewés, on ne fait pas la #révolution...

    #femmes comme #armée_de_réserve, nous suggère une des personnes interviewées (9’15 min) :

    « La #prime_aux_fourneaux fait actuellement l’objet de discussions en Autriche. Le #Vorarlberg a proposé de donner 300 euro aux femmes qui n’ont pas recours à la garde d’enfants dans les écoles maternelles, et ce jusqu’à l’âge de 6 ans. Et en Haute-Autriche cette question est également discutée. C’est révélateur du fait que le nombre d’emplois diminue. Autrement dit, selon l’état actuel du #marché_du_travail, les #femmes sont utilisées comme une armée de réserve. En ce moment on préfère les avoir à la maison car il y a de toutes façons peu d’emplois. C’est toujours en fonction des besoins économiques. »

    #Empire_romain #domination_masculine #unité_de_consommation #financement_des_retraites #violence #patriatcat #matriarcat #hiérarchie #maternité

    Interviewée :

    « J’ai lu un jour une interview d’un manager qui déclarait à la fin de sa carrière : ’Je ne pouvais pas m’occuper de mes enfants, mais je vais me rattrapper maintenant à la retraite avec mes petits-enfants.’ Imaginez qu’une femme dise une chose pareille. Elle ne peut pas dire ça. » Elle ne peut pas dire cela parce que les sanctions qui pèsent sur les mères sont beaucoup plus fortes que sur les pères défaillants

    #économie #travail #formation_à_la_parentalité #modèle_familial #éducation_des_enfants #éducation_collective #anarchisme #clan #amour_romantique #responsabilité #pression_sociale #congé_parental #explosion_démographique #justice_distributive #écologie #save_the_planet_make_no_baby #pression_sociétale #infertilité #propagande_nataliste #insémination_artificielle #cliniques_de_fertilité #business #néolibéralisme #néo-libéralisme #féminisme #politique_familiale #natalité

    • APHORISMAIRE À L’USAGE DES FUTURS FAMILICIDES

      Ce recueil d’aphorismes peu compatibles avec les bonnes mœurs ne devrait pas faire remonter la cote de popularité de son auteur, pourtant au plus bas dans les sondages effectués dans les maternités. Et pas seulement dans les maternités, confirment les critiques littéraires.
      Écridéviant, performeur volontiers nudiste, cofondateur de la « Fête des Non-Parents » et peintre en statues coloniales, Théophile de Giraud, né par hasard et sans conviction en 1968, a commis quelques doigts de livres désobligeants, tatoués d’humour noir et parfois diaprés d’une vaporeuse touche d’anti-natalisme consensuel.
      Épris de subversion carabinée, ce riant comparse de Noël Godin a participé, entre deux tentatives de suicide ou de régime amincissant, aux entartages de Doc Gynéco et de l’anticontraceptif archevêque Léonard, ainsi qu’au Coup d’État burlesque de Jan Bucquoy.
      Il a d’ores et déjà prévenu ses éventuels futurs parents qu’il refusera de renaître, même contre forte récompense.


      http://www.maelstromreevolution.org/pages/FRA/prodotto.asp?ProdottoID=308&FamigliaID=0

      #livre #Théophile_de_Giraud

  • Inside Israel’s Last Mental Health Clinic For Refugees

    The #Gesher_Clinic in #Jaffa is down to opening nine hours a week despite the overwhelming need for mental healthcare. Its patients, many of whom survived Sinai torture camps, face an uncertain future.

    https://brightthemag.com/inside-israel-last-mental-health-clinic-refugees-gesher-asylum-psychol
    #santé_mentale #soins #accès_aux_soins #réfugiés #asile #migrations #Israël #clinique #hôpital #santé #torture #désert_du_Sinaï #Sinaï

  • #BalanceTonHosto sur Twitter
    https://twitter.com/hashtag/balancetonhosto

    Etant infirmière, si je veux respecter ma fiche de poste, j’ai 1h30 le matin et 35 minutes le midi/soir pour vérifier et distribuer les médicaments à 70 résidents. Des erreurs ? Non, jamais...

    Fin de vie difficile à gérer pour l’équipe soignante, la psychologue qui a eu l’idée de lancer un groupe de parole s’est fait engueuler comme une merde par la direction qui n’apprécie pas cette initiative, "les soignants n’ont qu’à s’habituer aux décès"

    Lyon, CHU, la passerelle qui relie le pavillon médical au pavillon chirurgical est trop étroite pour que les lits passent. Ainsi il faut appeler une ambulance privée en brancard pour faire les transports...

    Au CHU, une patiente a été diagnostiquée et traitée pour sevrage alcoolique car elle entendait des bruits d’animaux la nuit.. qq mois plus tard on a capté qu’il y avait un rat dans la ventilation de sa chambre.

    qd la Direction oblige 1 médecin intérimaire qui dit ne pas savoir intuber, à sortir en SMUR car il est seul en poste pour gérer le SAU, l’UHCD et le SMUR et qu’on veut l’accuser de non assistance à personne en danger s’il n’y va pas.

    Qd tu es étudiant infirmier en stage (35h/semaine) et que tu es payé 112€/mois en 1ère année, 152€/mois en 2ème année, 200€/mois en 3ème année & que tu remplaces le personnel manquant au lieu d’apprendre. C quoi deja le minimum legal pour les autres stagiaires ?

    Infirmière en gastro de service du soir : 4 entrées , 5 culots de sang a passer, 2 fin de vie + 15 patients Une entrée en urgence est prévu à 21h..je demande de l’aide à une collègue. Convoquée par la cadre dès le lendemain : " va falloir apprendre à prioriser "

    Et au chu de Montpellier, ils ont "juste" supprimer la pointeuse pour pas avoir d’heures sup à payer.
    "Ou des hres sup ?! Ah non ! On à rien vu ?"

    au CHGR de #Rennes, certains infirmiers veillent seuls quelques nuits dans leur service de 20 patients car il manque du personnel et que la direction ne veut pas embaucher

    une IDE a fait une crise d’asthme aigue quand l’hélicoptère s’est posé et a balancé tout son kérosène (comme a son habitude) dans les aérations du service de néonatalogie.

    Pour résoudre le problème d’absentéisme la clinique va diminuer les effectifs soignants. Pour responsabiliser. Pas de possibilité de remplacements donc on se mettra pas en arrêt, logique non ? Pourquoi on est en arrêt au fait ??

    quand tu es obligée de rouler des serviettes de toilette pour les mettre dans une taie car tu n’as plus d’oreiller dans ton service depuis des mois....

    Quand dans ton service depuis pls mois vous n’avez qu’un tensiomètre fonctionnel pour 3 infirmiers ..

    Quand tu dois faire appel à une équipe du SMUR (camion, etc.) pour effectuer un transfert d’un patient d’un service à un autre, dans le même hopital, car les deux bâtiments ne sont pas reliés alors qu’ils sont à 20 mètres l’un de l’autre

    Hopital Saint Martin à @Villedepessac 33,pour passer un scanner sur le même site de l’hopital,il faut appeler un ambulancier privé pour faire 25 metres.Cout par transport 59€ aller et retour et cela dure depuis des années.

    Au CHU en qq années ils ont fermé genre 500 lits pour économies..et en décembre ils écrivent des mails aux médecins « l’hôpital est surchargé, les patients attendent sur des brancards aux urgences, faites sortir vos patients rapidement »

    CHU de Rennes. Les génies qui ont conçu le nouveau bâtiment des urgences ont fait le déchoc complètement isolé des salles de soins. Résultat : quand le chef y est il ne peut rien faire d’autre (comme valider les sorties des patients vus par les internes)

    88 personnes alzheimer.
    2 soignants la nuit.
    1300 euros de salaires pour les soignants.
    2900 euros de loyer par mois pour les patients .

    Mixer les raviolis pour la soupe du lendemain.
    Une douche toute les 4 semaines. (Et encore).
    2900 euros par mois pour y finir sa vie.

    Impossible de faire chevaucher nos horaires de 15 minutes pour les transmissions et ainsi assurer la continuité des soins , la direction refuse de nous les compter en heures sup’ ! Nous offrons chacun 36h/an au CH !

    Cadre à ma collègue : "bravo, tu a réussi à faire 15 pansements en 1h, c’est bien !"
    1 pansement toutes les 4 minutes.

    Quand 3 jours après tu apprends que le patient est en isolement gouttelettes pour la tuberculose/bmr et j’en passe

    @APHP faute de lit les patients agés des urgences sont transférés dans les cliniques privées..puis ensuite orientés vers des etablissements privés lucratifs pour personnes agés...idem pour les gestes operatoires..le liberal prend la main.

    Et en psychiatrie, faute de place, on admet un patient dépressif ou une personne âgée dans la chambre d’isolement. Bienvenue à l’hôpital, on s’occupe de votre moral !!!! Et on nous bassine avec la BIENTRAITANCE !!!! QUE D’HYPOCRISIE !!!

    Dans mon petit hopital on remplace le départ d’un cadre sup par 3 autres, et on embauche deux nouveaux directeurs pour allonger l’organigramme de direction. Par contre on a pas de budget pour compléter les arrêts maladie dans l’effectif soignant.

    Un stage à l’hôpital et on a déjà un aperçu de nos futures conditions de travail. Dans le service où j’étais en stage, certains jours 2 infirmières pour 26 patients et 4 étudiants à encadrer. Et une seule pendant 3h avant l’arrivée de l’équipe de nuit.

    Quand tes patients se lavent sous la douche avec la salmonelle dans les canalisations mais que tu ne dois rien dire

    Quand on demande plus de papier essuie mains, car il en manque tous les mois. Hygiène de base.
    Direction des services économiques : "selon une étude statistique, votre service utilise 233 feuilles de papier par jour. La dotation ne peut être augmentée."

    Quand tu vois que ton salaire d’infirmière est 200€moins élevé que quand t ‘étais cariste chez IKEA

    je veux gagner plus que 1,07 euros de l’heure quand je fais des nuits. Merci

    Un jour il faudra qu’on fasse vraiment grève, mais genre vraiment, qu’on fasse un service minimum en hôpital, et qu’on aille dans la rue ! C’est bien de se plaindre, mais on change pas le monde en faisant des threads sur Twitter

    Un aperçu du déferlement de faits et témoignages en cours.
    S’agirait de soigner l’hôpital et le « système de santé », mais c’est le cadet des soucis de l’antiproduction capitaliste....

    « Il faut relativiser », estime #Agnès_Buzyn. La ministre des Solidarités et de la Santé estime que les dénonciations des absurdités de l’hôpital par les soignants est « un éclairage sur les dysfonctionnements ».
    http://www.rtl.fr/actu/politique/agnes-buzyn-sur-rtl-il-faut-relativiser-le-balancetonhosto-7791974832

    #santé #austérité #logique_comptable #bureaucratie #hôpital #ephad #clinique #travail #conditions_de_travail #maltraitance
    la #grève qui vient

  • Après deux mois de grève, les soignantes de #tarbes parviennent à leurs fins
    https://www.mediapart.fr/journal/france/100117/apres-deux-mois-de-greve-les-soignantes-de-tarbes-parviennent-leurs-fins

    Un protocole d’accord de fin de grève a été validé par les grévistes de la polyclinique de l’Ormeau, à Tarbes. Un dénouement heureux pour un personnel en lutte qui, grâce au soutien de la population a finalement réussi par convaincre la direction.

    #France #Economie #clinique_l'Ormeau #social

  • A #tarbes, près de 60 jours de grève pour les soignantes du privé
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/050117/tarbes-pres-de-60-jours-de-greve-pour-les-soignantes-du-prive

    Les salariées de la polyclinique de Tarbes sont en grève depuis le 8 novembre et ont voté mercredi 4 janvier la reconduction du mouvement. Exigeant de meilleures conditions de travail et une hausse des salaires, les grévistes plaident pour une amélioration de la prise en charge des patients. Et pointent les dérives de leur patron, Médipôle Partenaires.

    #Economie #Agence_régionale_de_santé #clinique_l'Ormeau #social

  • La victoire du macho hystérique | Hady Ba’s weblog
    https://hadyba.wordpress.com/2016/01/27/la-victoire-du-macho-hysterique

    C’est Celeste qui a une fois parlé de « machos hystériques » pour désigner des politiciens qui, comme Valls et Sarkozy, sont tellement anxieux de prouver leur virilité qu’ils ne peuvent s’empêcher de sautiller comme des cabris en glapissant avec ce qu’ils croient être de la fermeté et en détruisant tout sur leur passage. L’hystérie est le type même de la caractérisation sexiste, réservée aux femmes et dont la base scientifique est plus que douteuse. Il y a cependant une irrationalité dans le besoin de paraitre ferme chez certains politiciens mâles actuels qui fait que j’ai immédiatement été frappé par la justesse de la caractérisation de Celeste. Sarkozy a gagné la présidentielle française. Puis il a passé tout son mandat à courir à gauche et à droite, à s’agiter, à insulter tout ce qui ne lui faisait pas allégeance et à prétendre périodiquement avoir sauvé le monde. Pour couvrir son incompétence, il a complètement hystérisé le débat public prenant les étrangers comme bouc-émissaires et faisant passer des lois plus déshonorantes pour la France les unes que les autres. Il n’a bien évidemment pas été réélu. Le peuple français, quoiqu’en pense son élite, n’est pas idiot.

    • J’aime pas cette expression « Macho hystérique ». Une attitude typiquement masculine c’est pas la peine de l’appeler « Hystérie », c’est pas la peine d’utilisé un mot misogyne et un mot qui a servie a brutalisé des femmes et les disqualifié depuis Aristote. Ca me gène de voire ce mot réhabilité tout a coup au prétexte qu’on s’en sert pour décrire la virilité dans ce qu’elle a de toxique. Valls et Sarkozy sont des mâles tout crispés dans la virilité, monté sur leurs couilles de coqs gaulois, pas besoin de leur coller un utérus baladeur pour décrire leur attitude de merde si typiquement masculine. C’est vrai qu’en français dès qu’on féminise une insulte elle deviens tellement plus blessant, « hystrérique » c’est bien plus méchant que « Macho », une des grands beauté de la langue française. Ca me fait comme si on traitait Sarko et Valls de putes ou de salopes, ca insulte pas ces mecs ni leur virilité ca insulte toujours les femmes, les putes, les salopes, les enculées, les folles...

      Donner des coups de menton en s’agitant comme le font ces deux bitards c’est pas hystérique, c’est la virilité dans toute son abjection ordinaire.

      #vocabulaire #hystérie #virilité

    • Pour moi ca ne fonctionne pas. C’est pas la première fois que j’ai vu Foutriquet être traiter d’hystérique et je trouve que le mot « hystérie » n’est pas vidé de sa misogynie par ce type d’usage. Au contraire, comme toujours en français, les attitudes et comportements phallocrates sont attribué aux femmes ou à des caractères féminins. La lutte viril pour le pouvoir je ne comprend pas pourquoi la nommé du nom d’une maladie imaginaire et misogyne alors qu’il y a tant de maladie avérées dans la virilité et qui n’ont même pas de noms. Faisons les ces noms plutot que de ressortir encore et toujours le même pauvre vocabulaire de la haine contre les femmes.

      ps sur le site de Céleste j’avais proposé :
      – le #mâle-alphisme
      – le #prostato-bitisme
      – la #couillerie
      – le #couilladisme
      – la #gallinostérie
      – la #prostastérie

    • Évitons peut-être le piège de l’"explication" étymologique là ou la #clinique et son #histoire en disent davantage sur une notion qui est directement liée à celle de #bisexualité.

      L’hystérie
      http://www.serpsy.org/psy_levons_voile/maladies/hysterie1.html

      L’hystérie disparaît à la fin du XX° siècle comme entité nosographique, comme maladie. Les troubles qui étaient regroupés sous le terme d’hystérie sont désormais répartis dans deux cadres : troubles somatoformes ou de conversion et troubles dissociatifs.
      Les troubles somatoformes se décomposent en :
      – troubles de somatisation (ensemble de plaintes somatiques multiples et récurrentes comprenant notamment des douleurs, des symptômes gastro-intestinaux, sexuels, génitaux)
      – troubles de conversion (symptômes ou déficits touchant la motricité volontaire ou les fonctions sensitives ou sensorielles suggérant une pathologie neurologique ou générale)
      – troubles douloureux (les éléments psychologiques sont considérés comme jouant un rôle majeur dans le déclenchement, l’importance, la persistance ou l’aggravation du tableau algique).

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Hystérie

      L’hystérie est en psychanalyse une névrose touchant les femmes et les hommes, aux tableaux cliniques variés, où le conflit psychique s’exprime par des manifestations fonctionnelles (anesthésies, paralysies, cécité, contractures...) sans lésion organique, des crises émotionnelles, éventuellement des phobies. C’est une notion qui fait également partie de l’histoire de la psychiatrie et de la psychologie.

      L’hystérie décrit un ou plusieurs excès émotionnels incontrôlables. Le terme donné par Antoine Porot définit « une disposition mentale particulière, tantôt constitutionnelle et permanente, tantôt accidentelle et passagère, qui porte certains sujets à présenter des apparences d’infirmité physiques de maladies somatiques ou d’états psychopathologiques. ». L’association de manifestations permanentes ou récurrentes, fréquemment des paralysies, des troubles de la parole ou de la sensibilité, et d’autres manifestations transitoires, tels que des crises pseudo-épileptiques ou des comas « psychogènes », en constituent certaines des formes les plus courantes. Depuis Freud et Janet notamment, elle est considérée comme une névrose, et en a constitué l’une des premières manifestations étudiées.

      Cette affection a disparu des nouvelles classifications du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV-TR) et de la Classification internationale des maladies (CIM-10), remplacée par les catégories trouble de la personnalité #histrionique ou trouble #somatoforme. L’étiologie de l’hystérie, pendant un temps indissociable de sa représentation sociale, a beaucoup évolué en fonction des époques et des modes.

      De nouvelles expressions de l’hystérie sont notées depuis une trentaine d’années, y compris dans le DSM-IV-TR. Ainsi les diagnostics de « personnalité multiple », de « syndrome dissociatif hystérique » et certaines formes de « syndrome dépressif » notamment ceux qui ne sont pas sensibles à une chimiothérapie comprenant des antidépresseurs évoquent l’hystérie classique.

      http://www.chantalcazzadori.com/lhysterie

      La structure hystérique concerne aussi les hommes. Si l’hystérie féminine prend de plus en plus fréquemment une stratégie virile dans nos sociétés et nos entreprises, l’hystérie masculine s’affiche plus facilement aussi et se remarque. L’homme, dans le désir de l’Autre, cherche à séduire, parfumé, vêtu de couleurs vives, facilement dans le contact, il va cliver sa relation, davantage campé dans une posture féminine. Deux versions se remarquent aujourd’hui : version virile, version efféminée. Très virilisé, on le retrouve en salles de sport, « phallicisé » par une musculature d’envie prêt à s’exhiber sur les scènes de son choix. Plus efféminé, l’homme prendra par ex. le rôle de la femme à la maison, perdant parfois son sens de l’identité, se demandant lui aussi : « qui suis-je ?, un homme ou une femme ?.

    • Mon Google News est resté une partie de la matinée sur « Taubira l’orgueilleuse ». Le genre de titre qu’on n’utilise jamais pour causer d’un politique mâle.

      Oui, l’hystérie est une maladie psy qui touche tout le monde. Oui, son utilisation actuellement est en lien avec le fait que ce mot est plus volontiers utilisé pour désigner des femmes, et que donc, l’utiliser pour parler de certains hommes, c’est supposé les dénigrer... Ce qui est donc stupide.

      Commenter ce que les journalistes écrivent est un puits sans fond, en particulier quand ils en restent à des points de vue psychologisants. Se prendre la tête entre nous sur « c’est sexiste ou c’est pas sexiste ? » n’est pas franchement productif, parce que je crois que nous sommes tous d’accord. Vraiment.

      Taubira a été maltraitée comme toutes les femmes de pouvoir... (Il faut voir les angles d’attaques sur l’histoire de la poignée de main refusée à la ministre de l’éducation... et la façon dont elle doit se justifier) Mais comme tous les participants à ce gouvernement Hollande, elle n’a pas brillé par une politique originale ni progressiste. En restant aussi longtemps, elle a collaboré plus longtemps que pas mal d’autres...

      Une remarque sur le fait qu’elle a maltraité ses collaborateurs : ce genre d’information aussi fait partie des boules puantes dédiées aux femmes... On est bien d’accord, la façon de traiter ses subalternes est importante. Mais bon sang, qu’on s’intéresse à l’information quand elles sont le fait des hommes aussi !

    • Je n’ai pas lu le texte complet de Céleste, juste la partie posté par @monolecte ici. Ma remarque sur le mot hystérique est à coté de la question de Taubira et même de Sarko-Valls.
      Ca m’est probablement arrivé aussi de dire que Sarko est hystérique et d’avoir trouvé ca une bonne image, je ne cherche pas à accablé Céleste ou qui que ce soit. En même temps ca reste pour moi une insulte misogyne et pas une réalité psychiatrique (l’utilisation de ce nom en psychiatrie ne fait pas consensus) et ca me semble un exemple des inversions typique qui cachent l’oppression. Faire passer des attitudes virilistes pour une maladie de la féminité ou même une virilité déficiente (cf l’exemple de @aude_v sur Villepin) ca me chiffonne et je du coup je le dit. Ca ressemble à ces #inversions_patriarcales dont il est question ici : http://seenthis.net/messages/422488

      Après je reconnais que ma remarque est hors sujet par rapport à ce que voulais dire Céleste et que je suis dans une problématique assez abstraite si on pense que les questions de langage et de vocabulaire sont abstraites.
      voire aussi - http://seenthis.net/messages/402624

    • Je me sens en accord avec ce qu’écrit mad meg.

      Je pense que qualifier ce virilisme particulièrement exacerbé et azimuté d’ « hystérie », même machiste, n’est ni la meilleure façon de dire ce qu’il a de viriliste, ni celle de rappeler le caractère sexiste, délibérément discriminant, de la notion d’ « hystérie », sensée tout de même provenir d’un prétendu caractère particulièrement versatile, incertain, irrationnel qui serait propre aux femmes. Je ne pense pas que l’on ait la liberté de parler d’hystérie sans entretenir, involontairement ou non, cette idée là.

      En tant qu’homme, j’ai assez longtemps éprouvé le rôle rassurant de cette catégorie : l’hystérie, c’est un truc de femmes.
      L’expression un « mec hystérique » me semble bien plus caractériser une virilité déficiente (rendez-vous compte, il veut jouer les machos : mais il n’est pas même maître de lui même ! Le péjoratif d’hystérique venant souligner le ridicule du mec pas viril qui veut poser au mâle) que d’aider à concevoir une virilité exacerbée, délirante qui doit de pouvoir s’enfoncer aussi spectaculairement dans quelque chose qui ressort de la toute-puissance parce qu’elle est en position de dominant dans de très concrets rapports sociaux .
      (Comme je ne pense pas que les questions de vocabulaires soient abstraites !)
      Il me semble probablement plus efficace d’essayer de poser ouvertement la virilité et ses attributs comme avant tout problématiques sans les réintroduire dans le même temps en recourant pour cela à leur vocabulaire.

      Mais je pense aussi que le pli est profondément ancré en nous - quoi que je sois parvenu à en penser, je suis certain pour ma part que je m’y reprendrai encore à penser « hystérie », voir même à l’écrire.

    • « Mais de quel mal souffre-t-il au juste ? Quels en sont les symptômes ? »
      "Des maux de tête. Oui, d’abord des maux de tête terribles ? Et des nausées permanentes. Et une cécité qui menace - sa vue ne cesse de se détériorer. Et des maux d’estomac - parfois il en peut pas manger pendant des jours entiers. Et des insomnies - aucun médicament en peut le faire dormir aussi absorbe-t-il des quantités inquiétantes de morphine. Et des vertiges - il lui arrive d’avoir le mal de mer sur la terre ferme, et ce plusieurs jours de suite."

      Propos prêtées à Lou Andréa Salomé s’adressant à Breuer en 1882, dans Et Nietzsche a pleuré, d’Irvin Yalom.

    • @aude_v Ben tu vois quand tu veux. Très bien.

      De mon côté je suis en train de lire le texte de Badiou à propos des attentats, je suis frappé de voir comment ce qu’il dit est à la fois juste et évident et de me demander pourquoi cette évidence n’est en fait pas perceptible par nos contemporains ? J’en voudrais presque à Badiou de ne pas parvenir à débusquer des choses nettement plus tordues et capillo tractées, mais en fait, ce n’est pas, pas cette fois, de sa faute.

      Pour moi c’est de plus en plus au conte du roi nu que tout ceci finit par faire penser.

  • Peu importe la raison pour laquelle c’était arrivé
    http://coutoentrelesdents.noblogs.org/post/2015/12/15/peu-importe-la-raison-pour-laquelle-cetait-arrive

    Quartiers Libres publie ce texte d’une proche qui voudrait que son « expérience » serve et se sache. Q.L/ J’étais enceinte. Le test disait : « supérieur à quatre semaines ». Alors j’ai paniqué. J’ai lâché le test sur lequel j’avais pissé et je me … Continue reading →

    #FEMINISME #GENRE #avortement #clinique #grossesse #hopital #ivg #planning_familial

    • Pour le psychologue clinicien, qui a enquêté dans des call centers, la tromperie généralisée, devenue une pratique managériale, génère non seulement « des formes de souffrances assez graves » pour les employés, mais aussi une rupture de confiance avec les clients.

      Comment les salariés réagissent-ils à un environnement de travail basé partiellement sur le mensonge ? Psychologue clinicien, docteur en psychologie du travail au Conservatoire national des arts et métiers, Duarte Rolo a enquêté avec Stéphane Le Lay pendant plusieurs années dans des #centres_d’appels téléphoniques. Il en publie les conclusions dans un livre qui vient de sortir, Mentir au #travail.

      Comment en être venu à étudier le #mensonge dans ce centre d’appels ?

      J’ai été alerté par une déléguée du personnel inquiète de la multiplication des manifestations de mal-être dans son entreprise : crises de larmes, recrudescence des arrêts maladies, notamment pour dépression, accident cardio-vasculaire. Très vite, les discussions se sont focalisées sur « les chiffres », en fait les #indicateurs_de_performance qui rythment le travail des opérateurs. Pour y répondre, les #salariés avaient l’impression de désobéir aux règles de leur métier, de pratiquer des ventes forcées, de devoir duper le client. Ce que notre enquête a montré, c’est qu’aujourd’hui, dans certaines situations, les salariés sont confrontés à l’#injonction_de_mentir. Au risque de générer des formes de souffrances assez graves.

      #clinique #productivité et #relations_sociales (en particulier face aux institutions sociales type Pôle emploi, CAF) comme #théâtre_de_soi, une #performance_obligée. Les vies amputées ont pour prothèse des vies falsifiées.

  • Clinique du travail et clinique de l’activité, Yves Clot
    http://www.cairn.info/revue-nouvelle-revue-de-psychosociologie-2006-1-page-165.htm

    Dans cet article , je voudrais tenter de dresser l’inventaire, sous la contrainte d’une forme abrégée, des repères qui servent de référence à une #clinique de l’#activité à l’intérieur de la clinique du #travail.

    Les équivoques du travail

    Le premier concerne le travail lui-même comme activité humaine aux prises avec le réel. Sans doute le mot travail envahit-il aujourd’hui le champ social. Mais c’est le contraire pour l’activité. Mieux, le #déni_du_réel de l’activité devient un principe du fonctionnement social. Le réel du travail compris comme ce qui est difficile à réaliser, à faire ou à dire, mais aussi comme épreuve où l’on peut donner sa pleine mesure, ou encore comme plaisir du possible – sur le plan technique comme sur le plan social – fait l’objet d’un refoulement social. La fonctionnalité des choses dans le monde du travail s’accorde de plus en plus mal avec l’authenticité des #relations – on le sait et on le répète – mais aussi de moins en moins bien avec la vérité du rapport réel au monde. La course à la performance est devenue une école du relativisme dans le champ des #valeurs, et les actes professionnels sont toujours plus saturés d’intentions stratégiques (Veltz, 2000). La tyrannie rentabiliste pousse au cynisme, au double langage. La résignation est une tentation qui débouche parfois sur l’usage de la séduction comme ressort de réussite, mais le plus souvent sur le ressentiment comme source de haine.

  • En #Grèce, la #clinique_solidaire soigne les blessés de la guerre économique
    http://www.reporterre.net/En-Grece-la-clinique-solidaire-soigne-les-blesses-de-la-guerre-economiqu

    « On n’a pas hésité longtemps. Quand on voit ce qui se passe, on ne peut pas rester sur son canapé », explique Martha. Depuis 2009, le budget de la #santé a baissé de près de 50 % en Grèce. Les effectifs des hôpitaux ont fondu et les remboursement de certains médicaments coûteux ont été diminués, laissant près d’un tiers des grecs dans l’impossibilité d’accéder aux soins faute d’#assurance_maladie. Ces ajustements comptables ont eu des conséquences terribles : hausse des suicides, des dépressions, des contaminations au VIH, hausse de la mortalité infantile, réapparition de maladies disparues faute de vaccination...

    La quarantaine de cliniques solidaires comme celle-ci qui ont vu le jour ces dernières années tentent comme elles peuvent d’endiguer la crise sanitaire que connaît la Grèce. « On avait besoin de faire quelque chose. On passe quatre heures par semaine mais certains passent leur vie ici », disent-elles avec l’humilité qui caractérise les personnes impliquées dans des actions de #solidarité que j’ai pu rencontrer.

  • #Grèce : la #clinique sociale d’#Elliniko, l’#hôpital qui ne se fout pas de la #charité

    Soins gratuits, médicaments fournis par des bénévoles... L’an dernier, la clinique sociale d’Elliniko, dans la banlieue d’#Athènes, a reçu plus de 40 000 patients. L’idée est née en 2012 pour pallier les graves déficits en soins. À cause de l’austérité, un quart de la population grecque a perdu l’accès au système de santé publique. Reportage.


    http://www.courrierdesbalkans.fr/articles/grece-la-clinique-sociale-d-elliniko-l-hopital-qui-ne-se-fout-pas
    #solidarité #soins #santé

  • Ch. Kydona: The Community Clinics and the left Government
    http://www.analyzegreece.gr/topics/solidarity-resistance/item/218-ch-kydona-the-community-clinics-and-the-left-government

    We will keep doing our job...


    Christina Kydona

    Those of us who founded, staffed and strengthened the Community Clinics (CCs) throughout the country, notwithstanding different political affiliations, converged on a few basic principles, and made our vision into a reality. We created direct democratic, politically and economically autonomous collectives, which were opposed to the policy of downgrading the National Health Care System, not only in words but in actions. Actions so remarkable and unprecedented, that they attracted journalists and activists from throughout Europe, who publicised our work globally. We even managed to achieve this without pandering to «the poor Greek hit by the crisis». We instead denounced, using decidedly antifascist and antiracist reasoning, state crimes and their perpetrators. Essentially, we defended the core of medical ethics, calling all health care professionals not to obey orders to exclude patients.

    Certainly, the people of the CCs feel deeply relieved at the fall of the Samaras-Venizelos government; a government which led to the deaths of many and dramatically increased morbidity rates. The exclusion of the uninsured from the National Health Care System did not only cost lives, but victimised the people who, besides their poverty, now had to withstand shame when turned away from hospitals because they were unable to pay. After these grim three years, during which Community Clinics unconditionally provided primary health care to all uninsured (Greeks and immigrants), now is the time for their main demand to be met by the new Ministry of Health which, as soon as it was put in place, announced free and equal access for all to the National Health Care System.

    The wish to abolish ourselves

    Our secret wish was to «one day abolish ourselves», meaning that one day our struggle for the reclamation of a public health care system open to all would succeed, so that society would not have to depend upon «voluntary» initiatives, no matter how radical these may be. The question is whether this day is near... I think that, on the one hand, interventions in health care by a government of the Left, if indeed they are «of the Left», will be met with open hostility by vested interests while, on the other hand, the time required for changes to become visible is quite long. Even if financing (which must be generous, because health care is costly) is secured, months will pass before:

    a) the laws privatising health care and demolishing the primary health care network are abolished (such as that for ESAN – see note – and that for the reform of the primary health care networks)
    b) staffing gaps, in medical, nursing and auxiliary staff, amounting to hundreds, will be filled using robust evaluation criteria
    c) The corrupt structures profiting from hospitals for decades will be dismantled

    In this sense, CCs need to continue supporting society for as long as society needs them, and to stand alongside the movements within hospitals in the struggle towards a health care system that is truly public, truly universal, and offering quality health care services. The CCs’ continued existence is necessary for yet another reason. Because they set an example of an effort which can, at the same time, be incredibly productive and functional, without being governed by chairmen and management boards, without party political staffs and elections, with a horizontal structure and cross-sectoral decision making, away from the medico-centric model. CCs can be a source of inspiration for the new National Health Care System, and act as living proof of what people can create when participating in collectives equally, when they feel that their work is being recognized, when they reap the rewards of the visible result of their work, and when they breathe the air of freedom wherever they can create. This inspiration is sorely needed in the National Health Care System, which is tired, degraded and maligned, in need of an injection of #joy, such as that all of us in CCs enjoy sometimes...

    Let us hope, therefore, that «that day will not come too late», and until then we will continue to fight alongside our partners for everyone’s right to health, inspired by the Zapatista slogan, which says that «in order to fight, you need a bit of shame, some dignity and a lot of organisation».

    Translator’s note: ESAN A.E. is a company, of which the Greek public sector owns a 51% share, which was set up by the Samaras government to make financing decisions for the National Health Care System, in an effort to reduce state funding of hospitals, with a view to all state funding being withdrawn by 2020. It has been announced by the Syriza government that this company will soon cease to exist.

    Christina Kydona is a hospital doctor, member of the Community Clinic of Thessaloniki

  • Avec Jean Oury. Vivre avec la folie / #Revue_Chimères n°84 - Le silence qui parle
    http://lesilencequiparle.unblog.fr/2015/02/19/vivre-avec-la-folie-olivier-apprill-edito-de-la-revue-chime

    « Refaire le #club_thérapeutique, tout le temps. » Cette petite phrase de #Jean_Oury, extraite d’un dialogue avec Danielle Sivadon en 2004 (1), aurait pu être prononcée au printemps dernier comme il y a cinquante ans. Elle exprime une constance mais aussi une exigence : donner du #pouvoir aux malades, créer de la responsabilité, du #mouvement, du #possible. C’est à ces tâches essentielles que le fondateur de la #clinique psychiatrique de La Borde se consacrait encore quelques jours avant sa mort, le 15 mai dernier, à l’âge de 90 ans.

    Rendre hommage à celui que ses pairs considèrent comme l’un des meilleurs connaisseurs de la #psychose, c’est d’abord prendre la mesure de cette passion médicale (2) qui voit en chaque individu, plus ou moins fou, un sujet à part entière. C’est surtout honorer un engagement au jour le jour, une disponibilité, une présence confondue avec l’accueil permanent de l’autre.

    Jean Oury n’a jamais cessé de l’affirmer : dans l’abord de la #folie, le plus petit détail, un simple geste ou un sourire peuvent avoir une valeur inestimable. Ce souci de l’#ambiance, ces paroles qui soignent, cet humour, cette bienveillance, ces moments féconds au cours desquels une existence parfois bifurque constituent l’arrière-fond sensible dont ce numéro de Chimères se veut l’écho, nourri d’expériences, de témoignages et de récits souvent placés sous le signe d’une « vraie rencontre ». Une sorte de #constellation affective où les voix de plusieurs générations de patients, de « psychistes », d’artistes, d’amis proches ou de compagnons de route se mêlent pour composer un portrait multiple, polyphonique, de l’homme qui a tracé « son chemin en marchant » et su s’adresser, avec une qualité de parole incomparable, à ce qu’il y a de plus #singulier en chacun.

    En soutenant l’hypothèse que l’hôpital peut devenir un instrument thérapeutique et que la folie est aussi #création, Jean Oury abroge toutes les formes de ségrégation et tout réductionnisme de la maladie mentale. Autant de révolutions partagées au long de son parcours commun avec son ami #Félix_Guattari : la machine bicéphale Oury-Félix occupe une place privilégiée dans ce numéro de Chimères. Un agencement foisonnant, tour à tour créateur et conflictuel, qui constitue le caractère le plus visible de cette amitié – terme sans doute à entendre ici dans le sens d’une « condition pour l’exercice de la pensée » (3). Pensée en extension chez l’un, locale et intensive chez l’autre, dont la complémentarité aura permis d’instituer un milieu et un lieu « qui n’en a jamais fini de se construire » (4).

    Ce #lieu de #soin, bien réel et pourtant toujours à venir, Jean Oury en a lui-même élaboré la formule logique, la topique, dans son concept princeps de « collectif ». Réussir à déchiffrer ce qui se passe dans la vie quotidienne, sur le terrain, au travail, entre les gens, afin qu’une organisation d’ensemble puisse tenir compte du #désir_inconscient, est au principe même d’une « #psychiatrie_concrète » (autre nom de la #psychothérapie_institutionnelle) pour laquelle le médecin directeur de #La_Borde a oeuvré sans relâche.

    Tel est peut-être l’un des legs les plus manifestes de Jean Oury aux pensées qui n’ont pas renoncé à transformer l’état des choses. Un legs clinique, philosophique, politique, poétique, #éthique, dont la « valeur humaine » imprègne toutes les pages qui suivent. Accueillir, soigner, penser, vivre avec la folie : la contingence, une vie…

    Olivier Apprill
    Vivre avec la folie / 2015
    Édito du n°84 de la revue Chimères : Avec Jean Oury

    Numéro dirigé par Olivier Apprill et Jean-Claude Polack

    Télécharger le sommaire : Chimeres 84 sommaire
    http://lesilencequiparle.e.l.f.unblog.fr/files/2015/02/chimeres-84-sommaire.pdf

    • Assemblée nationale, Audition de M. Jean Oury, dir. de la clinique de La Borde (Cour-Cheverny) - Jeudi 31 Janvier 2013
      http://www.dailymotion.com/video/x17i0np_audition-de-m-jean-oury-dir-de-la-clinique-de-la-borde-cour-che

      Alors, la vie quotidienne ? (séminaire de Ste Anne septembre 1986)
      http://www.revue-institutions.com/articles/19/Document5.pdf

      De l’#institution. #Transfert, multiréférentialité et #vie_quotidienne dans l’approche thérapeutique de la psychose (2003)
      http://www.cairn.info/revue-cahiers-de-psychologie-clinique-2003-2-page-155.htm

      La destruction programmée de la psychiatrie (2008)
      http://www.cairn.info/revue-sud-nord-2008-1-page-37.htm

      « La psychiatrie n’est pas une spécialité de la #médecine, ce serait plutôt l’inverse », (une rengaine de J.O).

      Le pré-pathique et le tailleur de pierre
      http://www.revue-chimeres.fr/drupal_chimeres/files/40chi04.pdf

      JE VOUDRAIS ESSAYER DE FAIRE PASSER une dimension de la communication que j’appelle « pré-pathique », importante aussi bien sur le plan psychiatrique (de l’autisme ou de la #schizophrénie) que dans le domaine de la #normopathie (on est tous des normopathes et c’est la chose la plus incurable qui soit). Il ne s’agit donc pas ici d’une « communication » au sens restreint du terme mais de déchiffrer ce qui est en question dans « ce qui se passe ». Cela rejoint ce que j’appelle « les #entours » : terme banal qui me semble plus évocateur et plus poétique que le mot ambiance. On peut être non pas en face mais avec quelqu’un, et alors on essaye de repérer ce qui se passe. « Passage » est un mot privilégié de #Kierkegaard par lequel il traduisait le terme grec de kinésis . Il y a du mouvement ; s’il n’y a pas de mouvement, il ne se passe rien. Mais le mouvement ce n’est pas l’agitation. Ce qui exige une distinctivité : quand on passe d’un point à un autre, si le deuxième point n’est pas différent du premier, autant rester sur place. C’est la #critique que j’adresse à la plupart des #établissements. Ils sont tous pareils : aussi bien le bureau du médecin, que celui du directeur, ou la cuisine, la bibliothèque... C’est la même odeur, la même « olor ».

      #Santé_mentale ? #François_Tosquelles #Jacques_Lacan #DSM #diagnostic #fonction_d'accueil

    • « Séminaire de Sainte-Anne » de Jean Oury (1ère partie)

      http://www.franceculture.fr/player/export-inline?content=4329375

      Le psychiatre Jean Oury, fondateur de la psychothérapie institutionnelle, « plus grand connaisseur vivant de la psychose » (P. Delion), tient depuis 1980 un séminaire à #Sainte-Anne. Nous présenterons l’ethos, la parole, et l’histoire de ce lieu crucial pour l’actualité et l’histoire de la psychiatrie et de la #psychanalyse. Notre approche n’est pas clinique, mais une analyse praxique du discours, où sens, éthique et pertinence sont le nœud épistémologique hors duquel la pensée d’Oury reste impensable. Nous établirons l’objet du discours d’Oury, son régime praxique et sa profonde homologie de #structure et de #logique avec la folie. C’est au tissage de cette pensée et de sa parole que nous serons surtout sensibles : comment Oury propose une #praxis_théorique singulière ? Sur le plan de l’histoire des idées, des liens seront établis en permanence entre la pensée d’Oury et ses compagnons (Tosquelles, Guattari, #Gentis… ), avec les grands corps théoriques et cliniques (et surtout #Freud, Lacan), politiques (#marxisme antistalinien), philosophiques (Kierkegaard, Heidegger, #Maldiney) et artistiques (art brut… ). Le tout nourrit une pensée qui articule singulièrement logique, clinique et #politique. Enfin, nous insisterons sur les liens récents établis entre psychothérapie institutionnelle et logique peircienne. Il en sort un savoir incomparable à toute autre approche de la psychose. Quant à l’archéologie de ce discours, nous établirons l’aire que dessinent trois autres discours : le #séminaire de La Borde (clinique dirigée par Oury), recueil du savoir clinique d’Oury ; les rencontres du #GTPSI (moment important des années 1960, il est à la psychiatrie ce que les avant-gardes sont à l’art contemporain) ; l’œuvre écrite d’Oury, entre prose poétique et méditation philosophique.

      Avec Olivier Apprill et Pierre Johan Laffite.

      #audio

    • « Cadrer » le dérèglement - La « grille », Félix Guattari, exposé lors du stage de formation de la clinique de La Borde, 29 Janvier 1987.
      http://www.revue-chimeres.fr/drupal_chimeres/files/34chi01.pdf

      En ce qui me concerne, Je me suis totalement investi dans cette expérience à partir de 1955 ; bien que j’ y aie participé de façon assez suivie dès la phase préparatoire de Saumery. Et c’est durant cette période-là que se sont posés les grands problèmes qui devaient marquer l’évolution ultérieure. Assez rapidement, la clinique a augmenté sa capacité ; elle est pas- sée à soixante malades, puis quelques années plus tard à sa capacité actuelle. Corrélativement, le #personnel a augmenté et les anciennes méthodes d’#organisation consensuelle, fusionnelle, ne pouvaient évidemment plus fonctionner de la même façon. Quand je suis arrivé, j’ai commencé à m’occuper des #activités d’animation et des ateliers. J’ai contribué à la mise en place de pas mal des institutions qui devaient se maintenir de façon durable — quoique toujours en évolution. Mais, assez rapidement, j’ai été amené à m’occuper des problèmes de gestion. Durant les années antérieures, s’étaient instituées des différences de #salaires assez marquées, pour des raisons, d’ailleurs, plutôt contingentes, en raison d’arrangements qui se faisaient au fur et à mesure de l’arrivée des nouveaux membres du personnel. Tout ça pour dire qu’il y avait une situation assez floue, assez peu maîtrisée. Une des premières difficultés à laquelle je me suis trouvé confronté a été relative au #budget des ateliers, lorsqu’ils furent instaurés de façon plus systématique, avec la mise en place du Club ; l’administratrice de cette époque refusait systématiquement de les aider financièrement et il a fallu que je me substitue a elle. À côté de cela, Oury se méfiait beaucoup de quelque chose qui existait dans la plupart des établissements publics, à savoir l’existence d’ergothérapeutes ou de sociothérapeutes spécialisés qui fonctionnaient de façon autonome par rapport au reste du personnel et qui devaient d’ailleurs acquérir ulté- rieurement une qualification particulière. Ça ne nous parais- sait pas souhaitable, parce qu’au contraire on voulait à tout prix éviter que les activités ne deviennent stéréotypées, refer- mées sur elles-mêmes. Pour nous, le but n’était pas de parve- nir à stabiliser une activité particulière. Son fonctionnement ne nous intéressait que pour autant qu’il permettait d’enrichir les #rapports_sociaux, de promouvoir un certain type de #responsabilisation, aussi bien chez les #pensionnaires que dans le personnel. Donc, nous n’étions pas trop favorables à l’implantation d’ateliers standardisés (vannerie, poterie, etc.) avec le ronron du responsable qui vient faire son petit boulot à longueur d’année et avec des pensionnaires qui viennent là régulièrement, mais de façon un peu mécanique. Notre objectif de thérapie institutionnelle n’était pas de produire des objets ni même de produire de « la relation » pour elle-même, mais de développer de nouvelles formes de #subjectivité. Alors, à partir de là, toutes sortes de problèmes se posent sous un angle différent : on s’aperçoit que pour faire des #ateliers, pour développer des activités, le plus important n’est pas la qualification du personnel soignant (diplôme d’infirmier, de psychologue, etc.), mais les compétences de gens qui peuvent avoir travaillé dans le domaine agricole ou comme lingère, cuisinier, etc. Or, bien entendu, pour pouvoir suffisamment dégager ces personnes de leur service, de leur fonction et pour pouvoir les affecter au travail des ateliers et des activités rattachées au Club, il est nécessaire d’inventer de nouvelles solutions organisationnelles, parce que sinon ça déséquilibrerait les services. En fait, ça n’allait de soi d’aucun point de vue, ni dans la tête du personnel soignant, ni dans celles des personnes directement concernées. Il a donc fallu instituer un système, qu’on pourrait dire de dérèglement de l’ordre « normal » des choses, le système dit de « #la_grille », qui consiste à confectionner un organigramme évolutif où chacun a sa place en fonction 1) de tâches régulières, 2) de tâches occasionnelles, 3) de « #roulements », c’est-à-dire de de tâches collectives qu’on ne veut pas spécialiser sur une catégorie particulière de personnel (exemple : les roulements de nuit, les roulements qui consistent à venir à 5 h du matin, la vaisselle, etc.). La grille est donc un tableau à double entrée permettant de gérer collectivement les affectations individuelles par rapport aux tâches. C’est une sorte d’instrument de réglage du nécessaire dérèglement institutionnel, afin qu’il soit rendu possible, et, cela étant, pour qu’il soit « cadré ».

  • L’Archéologie du savoir, par #Michel_Foucault
    http://www.youtube.com/watch?v=Wzjw6LGQtMw

    http://1libertaire.free.fr/CourssurFoucault04.html

    L’Archéologie du savoir entreprend de penser la discontinuité dans l’#histoire des #idées, des #sciences, de la #philosophie de façon « #archéologique », ie en demandant comment on passe des #documents aux monuments, comment on construit des faits historiques. Par là même, Foucault suggère de modifier drastiquement le concept usuel de temps historique : au lieu d’un temps linéaire et totalisable, il faut se représenter une stratification, une dispersion, des séries d’événements. Il faut penser une histoire « qui ne serait pas #système, mais dur #travail de la #liberté » (p. 23). (cf. p. 25-26, pour l’idée qu’il ne s’agit pas d’appliquer une quelconque #méthode #structuraliste, ni d’utiliser les #catégories des totalités #culturelles - visions du #monde, types idéaux, etc. -, mais de « définir une méthode d’analyse historique qui soit affranchie du thème #anthropologique »). Et par là même se trouve abandonnée l’idée d’une histoire progressive de la #raison et celle du #sujet comme conscience - #conscience #rationnelle, ou conscience historique qui rassemblerait les événements discontinus en des totalités intelligibles et unitaires. Il n’y a plus de sujet fondateur. « En ce point se détermine une entreprise dont l’Histoire de la #folie, la #Naissance de la #clinique, Les_Mots_et_les_Choses ont fixé, très imparfaitement, le dessin. Entreprise par laquelle on essaie de prendre la mesure des #mutations qui s’opèrent en général dans le domaine de l’histoire » (p. 25).

    De fait, c’est là qu’apparaît à ce stade l’unité du travail de Foucault : se débarrasser de la #souveraineté_du_sujet classique - afin qu’il devienne possible, dans une dernière phase, d’entreprendre de repenser l’#individu (mais plus comme conscience constituante). L’archéologie du savoir représente une étape essentielle de ce processus, celle qui permet de faire éclater simultanément la conscience transcendantale et le temps historique traditionnel. Elle représente en ce sens un retour réflexif sur la démarche « aveugle » des livres précédents :
    « Les enquêtes sur la folie et l’apparition d’une #psychologie, sur la #maladie et la naissance d’une #médecine clinique, sur les sciences de la #vie, du #langage et de l’#économie ont été des essais pour une part aveugles : mais ils s’éclairaient à mesure, non seulement parce qu’ils précisaient peu à peu leur méthode, mais parce qu’ils découvraient - dans ce débat sur l’#humanisme et l’#anthropologie - le point de sa possibilité historique » (p. 26).

    #Philosophie #Structuralisme #Histoire #Foucault #Vidéo

  • #Nigeria : #BokoHaram #assassine des #agents du #vaccin antipolio

    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1622
    La #souche du #virus nigérian de la #polio a été détectée à la #Mecque !

    Sérieux revers pour la #lutte contre la polio dans le #monde, au moins neuf #personnes travaillant dans la #vaccination ont été tués par balles dans le nord du Nigeria, le vendredi 8 février 2013. Des hommes armés ont attaqué deux #cliniques, ont indiqué des responsables locaux. La plupart des #victimes sont des femmes abattues par des tirs dans le dos et visant leurs têtes.

  • #Nigéria : #BokoHaram #assassine des #agents du #vaccin #antipolio
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1622

    La #souche du #virus nigérian de la #polio a été détectée à la #Mecque !

    Sérieux revers pour la #lutte contre la polio dans le #monde, au moins neuf #personnes travaillant dans la #vaccination ont été tués par balles dans le nord du #Nigeria, le vendredi 8 février 2013. Des hommes armés ont attaqué deux #cliniques, ont indiqué des responsables locaux. La plupart des #victimes sont des #femmes abattues par des tirs dans le dos et visant leurs têtes.