• Covid-19 : les circonstances de #contamination chez les Français restent mystérieuses, voici pourquoi | Le HuffPost
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/covid-19-les-circonstance-de-contamination-chez-les-francais-sont-enc

    (...) les lieux des #clusters identifiés suite à ce #traçage “ne peuvent en aucun cas être considérés comme représentatifs des lieux de contamination en général” , alerte Daniel Lévy-Bruhl, épidémiologiste à Santé Publique France. SPF le rappelle, les clusters ne servent qu’à analyser le niveau de “criticité des différents secteurs ”. En clair, de voir que dans un Ehpad, le risque de transmission et le risque de forme grave de Covid-19 sont plus élevés que dans les crèches. 

    “Il n’est pas surprenant de retrouver un nombre brut de clusters plus élevé dans les entreprises ou milieux scolaires, mais si vous le rapportez au nombre d’entreprises et d’établissements scolaires, la proportion par milieu sera beaucoup plus faible” , estime Patrick Rolland, coordonnateur interrégional chez Santé publique France, à l’origine du système de traçage des clusters développé par SPF.

    Enquête sur les contaminations

    De plus, le traçage de contact en général est à bout de souffle et débordé face à l’explosion des contaminations. Surtout, il n’est lui non plus pas très représentatif. On voit par exemple que seules 2,8 personnes-contacts sont identifiées par cas confirmé de Covid-19. En parallèle, 73% des personnes diagnostiquées positives par PCR n’étaient pas référencées comme cas contact. En clair, le traçage de contact passe à côté de 7 personnes sur 10.

    Pourquoi ? Les cas confirmés cachent-ils les personnes qu’elles ont pu voir dans le cadre privé ? Les contaminations sont elles majoritairement intraçables, car elles proviennent d’inconnus (transports en commun, lieux publics, bars et restaurants, etc.) ? Le système est-il simplement débordé ? Ici, impossible de le savoir, parce qu’encore une fois, nous ne savons pas comment les Français se contaminent. 

    “Les plateformes de traçage de contact ont pour vocation de contacter les personnes identifiées et ne peuvent pas enquêter sur les circonstances fines de contamination” , explique Daniel Lévy-Bruhl. Mais justement, SPF s’est associé à l’Institut Pasteur pour essayer d’en savoir plus.

    Une étude épidémiologique va bientôt démarrer sur un échantillon important de cas où on va investiguer les circonstances de contaminations ”, précise l’épidémiologiste. Si tout se passe bien, les résultats devraient être connus “dans les mois qui viennent”. À défaut de permettre de mieux gérer la deuxième vague, cela permettra peut-être de prévenir la troisième.

    #épidémiologie #enquête_épidémiologique #covid-19 #sansvergogne #terrifiant

    • Clusters et chaînes de contamination, extrait de Corona virus update - Une traduction du podcast de Christian Drosten (NDR Info)
      https://inf-covid.blogspot.com/2020/10/allemagne-barrington-cluster-source.html
      Allemagne, Barrington, cluster-source, immunité, étude indienne, mutation D614G. Podcast #60 du 13 octobre 2020
      L’Allemagne va connaître la même évolution que le reste de l’Europe

      [...]
      La chose décisive est, et il faudrait vraiment le répéter encore et encore, car tout le monde ne l’a pas encore intégré, nous avons besoin de deux mesures combinées. Donc les règles AHA, c’est bien, mais je trouve cette formule presque un peu trop simple. Donc les règles AHA - distanciation, hygiène, masques grand public - c’est certainement une mesure généralement efficace et dont tout le monde se souvient. Et c’est bien. Mais nous avons besoin de quelque chose de plus, à savoir une mesure contre les clusters. C’est la règle de base pour ces maladies qui se propagent avec une sur-dispersion. Nous avons besoin de deux mesures à l’échelle de la société. La première est une mesure que tout le monde suit et qui n’a pas besoin d’être très intrusive, ni à être très efficace pour la propagation du virus. Elle doit être efficace à 20%. C’est certainement la combinaison de la distance, de l’hygiène et des masques. Quelque chose qui s’applique à tout le monde, qui s’applique dans toute la société, qui n’est pas drastique. Et puis, nous avons également besoin d’une mesure spécifique, qui prenne effet partout où des clusters apparaissent.

      Et c’est encore une faiblesse en Allemagne pour le moment, et aussi dans le système de reporting, et pas seulement en Allemagne. L’orientation spécifique de l’enregistrement des cas, l’enregistrement de l’activité infectieuse sur le cluster source, c’est-à-dire la question : Où avez-vous été infecté ? Nous sommes toujours très axés sur la poursuite des cas. En d’autres termes, nous demandons : ce patient qui a été infecté ici, qui aurait-il pu infecter, à la fois ces derniers jours, avec qui il était en contact, et aussi à l’avenir, il doit rester chez lui pour qu’il n’infecte plus personne.

      Mais le moment où nous remarquons cette infection est en fait un moment où la contagiosité est pratiquement terminée. Et les quelques personnes qu’il aurait pu infecter au cours des derniers jours ne sont pas à l’origine du processus d’infection, mais ce qui est vraiment à l’origine du processus d’infection, c’est le cluster source où il a contracté son infection. Car cette infection se propage par grappes. Même si les autorités sanitaires disent qu’il y a un processus d’infection de plus en plus diffus, on ne peut plus reconstituer les chaînes de contamination, alors ce n’est pas une description de la réalité de la propagation du virus, mais une description de l’impression qu’on a dans les services de santé car les gens ne peuvent pas dire où ils ont probablement été infectés il y a sept à dix jours.

      Nous avons cela avec d’autres rhumes également. Nous n’avons tout simplement pas cette mémoire. Nous ne pouvons pas nous souvenir dans quelles situations particulières, dangereuses, nous étions il y a sept à dix jours. Le problème, cependant, est que cette situation dangereuse dans laquelle nous avons été infectés il y a sept à dix jours est toujours là. Ce cluster couve toujours. Et sans que personne ne le sache, sans que les cas aient été signalés jusqu’à présent, nous avons ici un cluster source qui frémit. Nous sommes maintenant à ce moment où les remontées de chaînes deviennent de plus en plus difficiles, où les autorités sanitaires disent les unes après les autres : "Nous n’y arrivons plus, Bundeswehr, venez nous aider !" Nous voyons cela dans les médias maintenant. C’est maintenant le moment où cette méthode de travail sur les clusters source doit être mise en œuvre. Parce qu’en ce moment, d’après les statistiques, nous avons l’impression que cela vient des fêtes de famille, des ménages. Cela ne vient pas des situations de travail, des transports en commun, etc.

      Martini : D’aller au restaurant.

      Drosten : Exactement. Tous ces éléments ne figurent pas dans les statistiques des rapports pour le moment. Les autorités sanitaires disent que ce sont avant tout les situations privées, les fêtes de famille, la maison. Mais regardons maintenant de près ces statistiques de reporting. Et ce que nous constatons, c’est que plus de la moitié de toutes les nouvelles infection ne peuvent pas être résolues. [...] les chaînes de contamination reconstructibles sont minoritaires. [...] Les gens ne peuvent pas dire où ils se sont infectés. D’où cette proposition, que je fais depuis des semaines, que chaque citoyen tienne un journal des situations de cluster. Chaque soir, par exemple, vous pouvez écrire sur votre smartphone, dans votre bloc-notes ou sur n’importe quel morceau de papier, là où vous ne vous êtes pas sentis très à l’aise. Alors aujourd’hui, j’étais dans une situation où j’avais le sentiment qu’il y avait trop de monde, dans une pièce fermée, trop près les uns des autres, même si la plupart portaient des masques. En faisant cela, deux choses se produisent. Premièrement, [...] les gens pourraient se souvenir davantage et dire où ils ont été infectés. Les autorités sanitaires pourraient alors être en mesure d’identifier encore mieux les clusters source. Le suivi des cas serait amélioré. Le deuxième effet est que [chacun] réaliserait plus clairement qu’il se trouve régulièrement dans de telles situations et [qu’en y étant plus sensibilisé, il les évite à l’avenir].
      [Si je vais au restaurant] Est-ce que je m’en souviendrai dans dix jours ?

      Martini : Probablement pas.

      Drosten : Sérieusement. Donc si j’ai soudainement de la fièvre, [...] je dirais : « Je ne peux pas dire. » Ou je dirais aussi : « Eh bien, probablement à la maison, parce que mon conjoint a aussi de la fièvre. Donc, je me suis contaminé à la maison. » Mais je suis aussi allé manger avec mon conjoint, mais comme je ne l’ai pas noté, je ne m’en souviens pas. Je ne veux pas seulement me concentrer sur les restaurants. Il s’agit aussi d’autres situations, de situations quotidiennes, nombreuses dans le secteur du sport, dans le secteur des loisirs, mais aussi la vie professionnelle. Ces lacunes dans les listes seraient ainsi comblées. Par exemple dans la vie professionnelle, il y avait telle réunion [exceptionnelle], et il y avait 30 personnes dans la salle. Tous étaient assis à distance et portaient des masques. […] C’est quelque chose que nous pouvons tous faire. On ne peut pas simplement rester passifs et se dire que le département de la santé clarifiera tout ça si je tombe malade à un moment donné. [...]

      Martini : Cela voudrait dire que si nous notions ces contacts, nous serions un peu plus loin.

      Drosten : Alors nous serions certainement tous un peu plus impliqués. [...] Nous serions alors plus loin dans le processus de connaissance et d’évitement. Je pense que l’accent est mis ici sur l’évitement. Parce que les politiciens ne peuvent pas régler chaque petite situation de la vie quotidienne - de préférence séparément pour chaque Land- mais à un moment donné, la société doit passer à un mode de participation active.

      [...]
      Etude indienne sur les chaînes de contamination

      Martini : Si nous regardons de plus près une autre histoire qui nous intéresse encore et encore. En ce moment, il y a les vacances d’automne dans certains Länder, mais ensuite l’école reprend. Les chaînes de contamination. Nous en avons beaucoup parlé : les enfants sont-ils dangereux pour les générations plus âgées ? Oui ou non ? [...] Il y a maintenant des études qui examinent de plus près les modes de transmission. Une étude qui a évalué très précisément un ensemble de données en Inde. Qu’est-ce qui en est ressorti exactement ?

      Drosten : Oui, c’est aussi une étude [publiée] dans « Science ». C’est une étude intéressante car elle a été réalisée en Inde. Dans un pays où il n’est pas si facile de parvenir à un lockdown. [...] Il est donc probable que durant la période d’évaluation, qui était la première vague là-bas, nous aurons un aperçu de la propagation naturelle de ce virus […] L’étude a été menée dans l’Andhra Pradesh et le Tamil Nadu, deux États de l’Inde qui ont des systèmes de santé relativement bons, où la recherche des contacts a été effectuée avec beaucoup de personnel. Ici, bien sûr, à nouveau en fonction des symptômes. Autrement dit, si un cas survient dans un ménage, il s’agit du premier cas symptomatique. Ce qui s’est passé auparavant ne peut être dit. Mais lorsqu’un cas symptomatique survient, on a généralement tenté de tester tous les membres du ménage en laboratoire dans les 5 à 14 jours suivant le contact avec le cas index. De nombreux cas ont été examinés, du moins dans les statistiques. Il y a eu 263.000 cas index au Tamil Nadu et 172.000 dans l’Andhra Pradesh avec des infections principalement identifiées au Sras-2. Et ils avaient un total de plus de trois millions de contacts, dont chacun était inscrit sur des listes. Vous devez imaginer cela. Il s’agit d’un système de notification massif dans ces pays avec un grand nombre d’employés.

      L’étude s’est maintenant concentrée sur 575.000 contacts sur un total de près de 85.000 cas index, avec une documentation épidémiologique complète et des résultats de laboratoire. Un véritable chef-d’œuvre de l’épidémiologie de terrain [...] C’est juste intéressant ce qui en ressort. Par exemple, on peut souligner que le nombre de contacts par cas index (la première personne infectée) est de 7,3 en moyenne. C’est vraiment beaucoup, vous pouvez voir comment la société et les ménages y sont structurés différemment. Il s’agit d’une taille de ménage complètement différente de la nôtre. 0,2 % de tous les cas index avaient plus de 80 contacts. Ce sont de très grands cercles de contact qui ont été suivis ici. Il est également intéressant de souligner que dans le même temps, un peu plus de 70% de tous les cas index n’avaient aucun cas de contact positif dans la région. En d’autres termes, avec ces grands réseaux de contacts, chez 70% d’entre eux on n’a trouvé aucune infection dans les contacts. Cela souligne encore plus à quel point nous avons un effet de sur-dispersion avec cette maladie. À quel point, en Inde, cette maladie se propage en clusters, dans des événements de grande diffusion. Cela continuera d’être le cas en Allemagne. Cette maladie se propage par grappes, ce qui peut également être vu en Inde.

      Martini : Cela signifie que ce que nous pouvons apprendre ou voir pour nous de cette étude indienne est l’histoire du cluster. Faut-il vraiment accorder plus d’attention aux clusters ?

      Drosten : C’est certainement un message très important. Avec cette observation d’un processus d’infection peut-être plus naturel, incontrôlé, nous obtenons cette impression écrasante de la propagation par grappes. Et il y a aussi un contrôle interne intéressant dans les données. Dans cette situation, nous voyons un taux d’attaque secondaire de 11 %, c’est-à-dire combien sont infectés à partir d’un cas index confirmé. C’est la valeur que nous observons également dans nos contacts à haut risque, 15 minutes de contact en face à face. Et nous voyons 5 % pour des contacts à faible risque. Tout cela est très similaire aux nôtres. C’est pourquoi nous devons continuer à espérer que nous verrons également un comportement de propagation par clusters. C’est certainement l’un des messages les plus importants de cette étude. Et l’autre message très important est, tout simplement, que nous pouvons dire que la prévalence de cette maladie se situe principalement dans la même tranche d’âge. Donc, si vous regardez qui a infecté qui ici, [...] les groupes d’âge s’infectent les uns avec les autres parce qu’ils ont beaucoup de contacts sociaux les uns avec les autres.

      #épidémiologie_de_terrain

  • L’hôpital de #Schwyz sature après un #concert de #yodel superpropagateur

    Un concert de yodel, 600 spectateurs, absence de masque et quelques personnes contaminées : il n’en fallait pas plus pour faire du canton de Schwyz la région la plus touchée de Suisse. L’hôpital cantonal est proche de saturer et tire la sonnette d’alarme.

    Les faits se sont passés fin septembre lors d’une comédie musicale version yodel. Au total, 600 personnes ont assisté aux différentes représentations durant lesquelles les distances sociales ont été respectées, mais où le masque n’était pas obligatoire .

    « Ce qu’il s’est passé avec ce groupe de yodel, on n’y peut rien. Nous avons appris neuf jours après les représentations que plusieurs personnes de la troupe étaient contaminées. A partir de là, on n’a pas pu maîtriser la chaîne de contamination », explique l’organisateur, Beat Hegner.

    Résultat : 1100 personnes sont aujourd’hui infectées par le Covid-19 dans le canton de Schwyz. La région est même devenue la plus touchée de Suisse avec une incidence de 408 cas pour 100’000 habitants.
    L’hôpital proche de la saturation

    La direction de l’hôpital cantonal tire pour sa part la sonnette d’alarme. L’établissement se remplit chaque jour davantage et la saturation guette.

    « La proportion de tests positifs est extrêmement élevée. On est passé de 30% à 50%. Une personne sur deux est testée positive », s’inquiète la directrice Franziska Föllmi.

    Mercredi matin, les autorités cantonales ont fait part de 94 nouveaux cas positifs, soit plus du double de la veille. Jeudi, 119 cas supplémentaires étaient dénombrés.

    Face à cette explosion de cas, l’hôpital de Schwyz a donc décidé de s’adresser directement à la population dans une vidéo diffusée sur son site internet. « Il est temps que vous, la population, réagissiez. Portez des masques, ne faites plus la fête », demande Franziska Föllmi.

    https://www.rts.ch/info/regions/autres-cantons/11680346-lhopital-de-schwyz-sature-apres-un-concert-de-yodel-superpropagateur.ht

    #cluster #Suisse #comédie_musicale #covid-19 #coronavirus #contamination

    spéciale dédicace pour @simplicissimus

  • Covid-19 : on ne peut pas dire que « 60 % des contaminations ont lieu au travail ou à l’école »
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/10/15/covid-19-on-ne-peut-pas-dire-que-60-des-contaminations-ont-lieu-au-travail-o

    On ne peut donc pas extrapoler à partir des chiffres des clusters pour supposer que les contaminations au travail et en milieu scolaire seraient majoritaires, comme le fait Jean-Luc Mélenchon. Aucun indicateur chiffré ne permet de le faire en France à l’heure actuelle.

    Nananananèreuh. On peut pas. D’abord. Alors camembert. Tous ceux qui extrapolent depuis les clusters ils ont tort. Les clusters, c’est juste pour faire joli qu’on les relie à des lieux. Pas pour en tirer la moindre conclusion. Na. Mélenchon est un gros nul. Et même qu’il est borgne. Et Véran est un grand ministre. Pas aussi grand que "Moi Je" Macron, évidemment. Mais presque.

    • Pas le temps d’y réfléchir intelligemment. C’est pénible ces gens qui tartinent pour défendre un ministre.

      Donc là, ils nous expliquent que les clusters sont un sous-ensemble de la population.


      En gros, ils nous expliquent que les clusters, c’est un petit peu comme si on avait fait un sondage. 43000 contaminations examinées, sur 470000 contaminations au total. On a presque 10% de la population totale, et on en a fait une étude statistique. Théorie des sondages, tout ça... Les clusters et leur répartition géographique, c’est une estimation avec un intervalle de confiance. Et donc, les décodeurs, ils nous disent que la théorie des sondages, elle n’est pas applicable à ce cas particulier.

      Par contre, quand les instituts te brodent des théories fumeuses sur l’opinion des 66 millions de français à partir de questionnaires bancals, et de tailles d’échantillons qui ne dépassent même pas le millier, pas de problème.

    • Ce qu’ils montrent avant tout c’est la faillite absolue du traçage (rétrospectif https://seenthis.net/messages/881109 et prospectif), confié au solutionnisme techno. On sait depuis mars que réussir le traçage aurait supposé l’embauche de 20 à 30 000 CDD et des messages publiques clairs incitant à ce que le plus de gens possible notent au jour le jour leurs contacts et les lieux fréquentés. Une mobilisation collective sous diverses formes, reposant sur une compréhension la plus adaptée possible du virus, de l’épidémie, des mesures de prévention, des modalités variées d’implications dans cette « guerre » du grand nombre, et pas la logique des grands chefs de guerre, de service, de ceci ou de cela, et pas le choix de casser le thermomètre (école et emploi, cas contacts pas tracés, morts à domicile peu dénombrés, dès en ehpad occultés par intermittence, etc).
      On va de nouveau pouvoir regarder le chiffre des réas, une mise en lumière qui continuera à faire de l’ombre sur bien des aspects de l’abandon criminel de la population.
      #clusters #traçage

    • Mon préféré dans ce genre, c’est le billet de FranceInfo qui, tout en admettant qu’« il est néanmoins possible que d’autres personnes aient été contaminées à l’école, au sein de leur entreprise ou ailleurs, sans qu’un cluster ne soit détecté », parvient à estimer « selon les calculs de franceinfo », que le vrai chiffre est 3,1% (noter la décimale de pourcentage (donc du « pour-mille », gage de qualité du discours fact checké).

      VRAI OU FAKE. Covid-19 : 60% des contaminations ont-elles lieu dans les écoles et les entreprises, comme l’affirme Jean-Luc Mélenchon ?
      https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-60-des-contaminations-ont-elles-lieu-dans-les-ecoles-et-les-en

      Selon les calculs de franceinfo, les cas de Covid issus de clusters dans les entreprises et les écoles ne représentent finalement que 3,1% de tous les cas positifs détectés. Bien loin des 60% de contaminations évoqués par Jean-Luc Mélenchon.

      Demain, l’article titré : « VRAI OU FAKE. Covid-19 : 3,1% des contaminations ont-elles lieu dans les écoles et les entreprises, comme l’affirme France Info ? »

  • ’We can’t put a barrier on the border’: Welsh town fears influx from English Covid hotspots | UK news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/uk-news/2020/oct/11/we-cant-put-a-barrier-on-the-border-welsh-town-fears-influx-from-englis
    https://i.guim.co.uk/img/media/e5f4d4d70cd1fb8b45345fe2ffa0a303d64759cc/0_224_6720_4032/master/6720.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Sharon and Tommy Gee, who run the Spar store in Montgomery, a picturesque town in mid-Wales a mile from the English border, admit they are worried. They operate a friendly shop and are keen both to serve their local community and give a warm welcome to the many visitors drawn by the town’s castle, cafes, pubs and good hiking and cycling routes.
    But Covid-19 means the steady flow of tourists across the border into a rural area that has had few cases is seen as a mixed blessing.
    “We’re so close to the border and not far from places that have high Covid rates,” said Sharon. “We are worried,” Tommy added. “It wouldn’t be such a concern if everyone took all the precautions. Most do, but there is a minority that don’t.”There has been growing anger within the Welsh government for weeks over Boris Johnson’s refusal to stop people travelling from areas in England that are subject to lockdown to places where there are few Covid cases.The Welsh first minister, Mark Drakeford, made it clear on Friday that if the prime minister did not take action, his government would bring in rules that would effectively stop people from English hotspots crossing the border. Montgomery in Powys, where there is no lockdown, is the sort of place the Welsh government is keen to protect.The approach from Drakeford’s government means that a person from Wrexham in north Wales, which is in local lockdown, is not allowed to leave their area unless they have a “reasonable excuse”. A day out to Montgomery would not be allowed.

    #Covid-19#migrant#migration#grandebretagne#angleterre#paysdegalle#frontiere#sante#confinement#cluster#epicentre

  • #COVID research updates: Teenager spreads coronavirus on family holiday
    https://www.nature.com/articles/d41586-020-00502-w

    A 13-year-old girl gave the new #coronavirus to her grandparents and 9 other relatives who occupied the same holiday house for up to 3½ weeks, confirming that adolescents can seed #clusters of COVID-19 cases.

    https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/69/wr/mm6940e2.htm?s_cid=mm6940e2_w

  • COVID-19 : point épidémiologique du 24 septembre 2020
    https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/infection-a-coronavirus/documents/bulletin-national/covid-19-point-epidemiologique-du-24-septembre-2020

    Dans le PDF, page 15, ce tableau sur les clusters depuis le 9 mai :

    On voit que le type « Milieu scolaire et universitaire » représente un tiers (32% !) des « clusters en cours d’investigation ». Je suppose que c’est parce que ce sont les clusters récents (et la rentrée c’est début septembre), et possiblement parce que le services enquêtent en priorité sur ce type de milieux sensibles.

  • Covid-19 : face au risque de rejet, Macron refuse d’imposer des mesures trop contraignantes
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/09/16/covid-19-face-au-risque-de-rejet-macron-refuse-d-imposer-des-mesures-trop-co

    En face de lui, le ministre de la santé, Olivier Véran, et le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, venaient de plaider en faveur d’une fermeture des bars et des restaurants à Bordeaux et à Marseille, où l’évolution des contaminations est jugée « préoccupante ». Une proposition rejetée par le locataire de l’Elysée, soucieux de l’acceptabilité sociale de ces mesures, mais aussi d’en partager la responsabilité avec les élus locaux.

    « Macron est convaincu qu’il faut laisser les gens vivre, tout en protégeant les personnes fragiles. Il a viré sa cuti », décrypte un familier de la Macronie. « La cohérence de la politique gouvernementale, elle est simple : elle s’appelle vivre avec le virus », a affirmé, pour sa part, le premier ministre, Jean Castex, lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, mardi 15 septembre.

    Laisser les gens vivre, tout en protégeant les plus fragiles ? Hum. On repart sur cette histoire d’immunité du troupeau ?

  • En Champagne, les vendanges face à la menace du coronavirus
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/08/28/en-champagne-les-vendanges-face-a-la-menace-du-covid-19_6050145_3224.html

    Cette employée viticole fait partie des dizaines de volontaires venus, en ce jour de la fin août, dans la salle des fêtes du village de Blancs-Coteaux, dans la Marne, pour subir un test de dépistage gratuit du Covid-19 à destination des vendangeurs. Cette campagne mobile, organisée dans plusieurs villes par le CHU de Reims et l’Agence régionale de santé (ARS) du Grand-Est, vise à prévenir les foyers épidémiques (ou clusters) lors des vendanges, dont la saison vient de commencer.
    Quelque 100 000 travailleurs saisonniers, venus de toute la France et pour moitié de l’étranger, essentiellement d’Europe de l’Est, sont arrivés en Champagne. Un afflux à haut risque face à l’épidémie due au coronavirus. « Comme il va y avoir de la proximité malgré les mesures barrières, le but c’est d’éviter que ça flambe dans les hébergements », explique Sandrine Dehec, cadre de santé au pôle biologie du CHU de Reims. Les infirmières préparent un test PCR sur un habitant lors d’une journée de dépistage du Covid-19 dans la salle des fêtes de Vertus à Blancs-Coteaux, le 20 août. Depuis fin mai, plusieurs foyers de contamination se sont déclarés dans des exploitations agricoles employant des saisonniers pour les récoltes maraîchères, notamment dans les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse. Pour éviter que cela se reproduise avec les vendanges, la campagne de dépistage gratuit cible en priorité ces travailleurs. Mais ce sont précisément ceux qui viennent le moins. « Les vignerons viennent se faire tester, mais les cueilleurs, en particulier étrangers, on ne les a pas vus, constate Mme Dehec. Le problème, c’est qu’on ne peut pas les obliger à venir. Et, s’ils sont testés positifs, ils perdent leur job. » Une perspective inenvisageable pour une partie de ces travailleurs, venus gagner en deux semaines ce qu’ils touchent parfois en plusieurs mois dans leur pays. Les vingt-cinq saisonniers polonais et bulgares qu’a fait venir Alain (le prénom a été modifié) cette année pour vendanger ses vignes toucheront ainsi 1 500 euros chacun, soit trois à cinq fois ce qu’ils gagneraient chez eux.

    #Covid-19#migrant#migration#france#cluster#sante#depistage#economie#travailleurmigrant#travailleursaisonnier

    • La proportion de personnes positives a sensiblement augmenté sur la période, passant d’environ 1 % par semaine en moyenne à la fin du mois de juin à plus de 3 % à la fin du mois d’août. La multiplication des tests ne suffit donc pas à expliquer l’augmentation des cas.

      Le virus circule davantage chez les plus jeunes, moins vulnérables

      Pour Ségolène Aymé, directrice de recherche émérite à l’Inserm, la clé de compréhension de la situation actuelle est là : « Il n’y a pas à chercher des explications compliquées à ce décalage entre les courbes. Le virus circule sans doute à un niveau élevé, mais la dynamique est aujourd’hui chez les plus jeunes : c’est pour ça qu’il y a relativement peu de cas graves. Les personnes les plus à risques, notamment les plus âgées, se protègent mieux. »

      [...]

      ... les cas reliés à des « #clusters » (des foyers de contamination identifiés) sont très largement minoritaires, selon les données de Santé publique France : la plupart des contaminations ne sont donc pas suivies par les autorités sanitaires. « Cela veut dire que le virus n’est pas maîtrisé et cela ressemble à une épidémie partie pour s’installer dans la durée. C’est quand même très dangereux », observe Ségolène Aymé.

  • Grèce : l’île de Lesbos ajoutée à la liste des territoires où le Covid-19 circule activement - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/26840/grece-l-ile-de-lesbos-ajoutee-a-la-liste-des-territoires-ou-le-covid-1

    L’île grecque de Lesbos, sur laquelle vivent plus de 15 000 demandeurs d’asile, a été placée sur une liste de territoires qui abritent des « clusters » du coronavirus. Pour l’heure, aucun cas de contamination n’a été détecté dans le camp surpeuplé de Moria, à l’extérieur duquel une clinique spéciale Covid-19 vient d’être inaugurée.

    #Covid-19#migration#migrant#grece#lesbos#cluster#demandeurdasile#contamination#sante

  • En Espagne, le Covid-19 révèle les conditions de vie inhumaines des travailleurs migrants
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/13/en-espagne-le-covid-19-met-en-lumiere-les-conditions-de-vie-inhumaines-des-t

    Et à Albacete, en Castille-la Manche, les premiers cas ont été détectés dans un campement insalubre installé dans une usine de céréales désaffectée. Là vivaient entre 300 et 500 personnes avec un seul point d’eau potable. La région n’a d’abord pas eu d’autre idée que de les confiner… à l’intérieur. Après la protestation des migrants, dont plusieurs se sont échappés pour éviter la quarantaine, elle les a finalement relogés, deux jours plus tard, dans le palais des expositions. Mais en y regroupant 200 personnes, le nombre de cas positifs est monté à 126, et de nouvelles protestations et fuites ont eu lieu début août. Entre-temps, les manifestations publiques de racisme se sont multipliées dans la ville, poussant le diocèse à appeler la population à « l’empathie ». Et le directeur général de santé publique de la région, Juan José Camacho, a résumé le problème le 7 août en une phrase : « Officiellement, ces gens n’existent pas. » Benito Almirante, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Vall d’Hebron de Barcelone, estime que si la première vague de Covid-19 a touché l’Espagne sans trop de discrimination sociale, « la deuxième frappera majoritairement les précaires, les mal-logés, les plus vulnérables… ».

    #Covid-19#migrant#migration#espagne#travailleurmigrant#sante#cluster#vulnerabilite#droit#clandestin#discrimination#santepublique

  • Global report: China records most daily cases since March; poverty fears in south-east Asia | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2020/jul/31/global-report-china-records-most-daily-cases-since-march-poverty-fears-
    https://i.guim.co.uk/img/media/ae0e5627fe2dfa84132ca1531351d326ba06cd13/0_275_8256_4954/master/8256.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    In Xinjiang, strict anti-virus measures have been in place in the capital Urumqi for over a week, including the suspension of most public transport and flights, and controls on the entry and exit of people at housing compounds in some districts. However, experts have sounded the alarm over the risk to people detained in China’s secretive internment camps. Clusters of infections have been recorded in Urumqi, and the city of Kashgar about 300km away, suggesting infections could be widespread in between. There are fears the virus could be brought into the camps by employees, or brought into the homes of Uighur and other Turkic minority families by Han Chinese who move into their house under a compulsory homestay program.

    #Covid-19#migrant#migration#chine#internement#deplacemetforce#campinternement#cluster#minorite

  • #Air_conditionné et Covid : attention aux risques de #transmission aérienne
    https://francais.medscape.com/voirarticle/3606172

    Le fonctionnement même des #climatiseurs est à interroger. Quand les températures extérieures sont extrêmes, les systèmes #HVAC (climatisation - chauffage - ventilation) ajustent le mélange d’air frais pour ne pas trop utiliser d’énergie. En d’autres termes, plus il fait chaud dehors, plus l’air intérieur va recirculer. Cela signifie que « vous respirez un plus grand pourcentage d’air exhalé par d’autres personnes », indique le Pr Edward Nardell ( Harvard’s T.H. Chan School of Public Health, Etats-Unis). Donc si quelqu’un dans l’immeuble a le Sars-CoV-2, il est vraisemblable que le nouveau virus se retrouve dans l’air recirculant.

    De plus, les petites particules virales - les #aérosols - restent plus longtemps en suspension dans l’air à cause des ventilateurs et des climatiseurs qui brassent l’air. « Les courants d’air produits par les climatiseurs et les #ventilateurs peuvent transporter des particules à des distances plus importantes » ajoute-t-il. Avant de rappeler que les climatiseurs assèchent l’air, « un air sec, ce que les virus préfèrent. »

    Dans certaines situations, cette combinaison de facteurs pourrait se révéler être les conditions parfaites pour une #contagion.

    Ebauches de preuves en défaveur des climatiseurs

    En juillet, une équipe chinoise a publié ses travaux[3] sur un #cluster de cas qui avaient tous diné dans un même #restaurant de Guangzhou. Les dix personnes qui sont tombées malades étaient toutes assises à des tables du même côté de la pièce. Les tables étaient espacées de plus d’un mètre, ce qui laisse à penser que le virus n’a pas été capable d’être véhiculé par des gouttelettes qui tombent relativement rapidement une fois qu’elles sont expulsées dans l’air. Les auteurs considèrent qu’un « fort courant d’air » produit par un climatiseur mural a probablement dispersé des aérosols, ou « #microgouttelettes », depuis un seul individu asymptomatique, vers l’ensemble des tables, infectant trois familles différentes.

    Dans une autre étude, qui n’a pas encore été reviewée, des chercheurs ont analysé le contenu de climatiseurs HVAC d’un hôpital de Portland (Oregon, Etats-Unis). Grâce à des tampons, ils ont recherché la présence du matériel génétique du #SARS-CoV-2. Les tampons étaient positifs dans un quart des échantillons.

    « Nous en avons trouvé dans différentes localisations du système de traitement de l’#air », indique Kevin Van Den Wymelenberg (Institute for Health in the Built Environment, University of Oregon, Eugene, Etats-Unis).

    Une étude similaire[4] a montré qu’il était possible de détecter du matériel génétique du virus dans des échantillons d’air collectés dans les chambres de patients Covid. Plus inquiétant d’après les auteurs, même dans les échantillons d’air collectés à plus de deux mètres.

    Cela dit, Kevin Van Den Wymelenberg précise que ces deux études ne prouvent pas le potentiel infectieux des échantillons positifs. Pour le savoir, il aurait fallu aller plus loin, à savoir mettre en présence ces échantillons avec des cellules en culture, ce qui nécessite un laboratoire sécurisé de type P3.

    Mais revenant à son étude, il considère que retrouver du matériel génétique viral dans la machinerie du système de refroidissement des hôpitaux, même ceux qui ont de bons filtres , devrait faire réagir les experts de #santé_publique, lesquels devraient considérer l’air conditionné comme un moteur de la dissémination virale.

    Une règle d’or : aérer

    La Pr Shelly Miller indique que le geste le plus simple pour que le virus ne s’accumule pas dans l’air intérieur est d’aérer en ouvrant régulièrement portes et fenêtres. Un conseil difficile à appliquer dans les bâtiments commerciaux.

    « Ce que nous avons recommandé pour minimiser les risques à l’intérieur, est d’apporter 100 % de l’air extérieur, ce qui est impossible si vous essayer de chauffer ou de refroidir parce que cela serait extrêmement coûteux » concède-t-elle.

    Une autre solution serait de recourir à des systèmes germinicides de radiation UV muraux ou à disposer sur le plafond. Ces systèmes, sans danger pour la peau, permettent de tuer les pathogènes. Ils ont fait leur preuve pour lutter contre des virus à transmission aérienne comme la tuberculose, indique le Pr Nardell.

    Il est toujours possible d’investir dans un purificateur d’air. Mais là aussi, prévient Shelly Miller, il faut connaître les subtilités d’utilisation, et notamment le CADR (la quantité d’air purifié par minute). « J’en ai acheté un que je fais marcher seulement si quelqu’un est malade chez moi afin de réduire la charge virale dans l’air de ma maison ».

  • Coronavirus dans le monde : l’Afrique du Sud réimpose le couvre-feu et suspend la vente d’alcool pour soulager les hôpitaux
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/07/12/coronavirus-donald-trump-porte-un-masque-de-protection-en-public-pour-la-pre

    Les autorités de la région de Catalogne, dans le nord-est de l’Espagne, ont ordonné dimanche le reconfinement à leur domicile des habitants de la zone située autour de la ville de Lérida, en raison d’une forte hausse du nombre des cas de Covid-19. « La population devra rester chez elle », a annoncé la responsable régionale de la santé, Alba Verges. La zone concernée, qui compte plus de 200 000 habitants, avait déjà été isolée du reste de la Catalogne samedi dernier. C’est la première fois depuis la fin du confinement, le 21 juin, qu’une telle décision est prise en Espagne. Comme lors du confinement strict imposé à la mi-mars, les personnes vivant dans cette zone auront le droit de sortir de chez elles notamment pour aller travailler, se faire soigner ou acheter à manger. Sont par ailleurs interdites les réunions de plus de dix personnes.
    Après une baisse drastique du nombre des cas et des décès dans l’un des pays d’Europe les plus affectés par la pandémie, plus de soixante-dix nouveaux foyers sont actifs en Espagne. La zone de Lérida, dans l’intérieur des terres de Catalogne, est l’une des zones qui inquiètent le plus les autorités. Selon elles, ce foyer de contagions est lié aux mouvements de travailleurs saisonniers agricoles qui participent en ce moment aux récoltes de fruits dans le nord de l’Espagne.

    #Covid-19#migrant#migration#espagne#catalogne#travailleurmigrant#travailleursaisonier#sante#cluster#economie#contagion

  • Two US bases on Okinawa locked down - Asia Times
    https://asiatimes.com/2020/07/two-us-bases-on-okinawa-locked-down

    Marine Corps service members, dependents and civilians can move freely on the base but require permission to leave, including for medical appointments.“Those orders are in place until further notice and limit base access and operations to essential personnel,” the force said in a separate post.The post did not specify which bases were affected and US military officials did not immediately respond to requests for comment. An Okinawa official said the prefecture had been informed that the order applied to only Futenma and Camp Hansen.He added that the number of forces on the bases is not disclosed for “security reasons.” US military presence on the island is a longstanding sore spot, with many in the region arguing they bear a disproportionate share of the burden of hosting American forces.
    On Saturday, Tamaki said he was “shocked” by the number of cases on the bases.“I can’t help but feel serious doubts about US measures against infections,” he told reporters.Tamaki said he has asked US forces to halt the arrival of troops rotating into the country and to boost anti-infection measures.It is unclear where the bases’ clusters of infections originated, but local media said there were concerns about incoming troops and their families who are being quarantined in local hotels off-base

    #Covid-19#migrant#migration#japon#etatsunis#militaire#sante#politique#cluster

  • L’hélicoptère, la caméra thermique et les « chasseurs de morilles » | Jean-Sébastien Mora - CQFD, mensuel de critique et d’expérimentation sociales
    http://cqfd-journal.org/L-helicoptere-la-camera-thermique

    Les campagnes et les espaces naturels n’ont pas échappé à la surveillance qui a déferlé pendant le confinement. Cluster du coronavirus, Izaut-de-l’Hôtel a même pris des allures de laboratoire répressif. Dans ce village du piémont pyrénéen, au motif de l’injonction à « rester chez soi », les autorités ont encore accentué la militarisation du maintien de l’ordre public. Source : CQFD

  • #Coronavirus : au #Maroc, des dizaines de migrants sub-sahariens arrêtés et confinés de force

    Alors que le nombre de contaminations au Covid-19 continue d’augmenter au Maroc, de nombreux migrants affirment être arrêtés et mis en #quarantaine dans des conditions pénibles, le temps de subir des tests de #dépistage. ONG et défenseurs des droits des migrants dénoncent des pratiques discriminatoires.

    Une cinquantaine de migrants sub-sahariens ont été arrêtés dimanche 21 juin, chez eux, sur leur lieu de travail et parfois dans la rue par la police marocaine qui les a conduits dans une école de la ville de #Laâyoune, dans la région du #Sahara_occidental. Pendant sept jours, ils ont été entassés dans des salles de classe, sans accès à l’eau courante ou à des vêtements propres, sans possibilité de sortir ou de s’alimenter correctement. Tous ont subi des tests de dépistage au coronavirus avant d’être relâchés dans la soirée, dimanche 28 juin. Ceux testés positifs au Covid-19 ont été mis en quarantaine dans un #hôtel où ils reçoivent notamment un traitement à la #chloroquine.

    « On est libres mais sous le choc », confie à InfoMigrants Mohamed*, un jeune Ivoirien qui travaille au Maroc depuis trois ans. « J’étais chez moi le jour où la police nous a emmenés. Je suis sorti car j’entendais des cris dehors. Mes voisins refusaient de se laisser embarquer. Lorsque les policiers m’ont vu, ils m’ont aussi demandé de les suivre pour faire le test du coronavirus. Je ne portais qu’un short sur moi. J’ai voulu aller chercher des vêtements et mon téléphone, ils m’ont dit que ce n’était pas la peine, qu’il y en avait juste pour 4 heures. »

    Mohamed était loin de se douter qu’il allait passer une semaine en enfer. Cinq heures après son arrivée à l’école de Laâyoune, une équipe médicale s’est présentée pour lui faire passer un premier dépistage. « On était plus de 50. Personne ne pouvait sortir tant qu’on n’avait pas les résultats. Trois jours plus tard, on a appris que 11 personnes étaient positives. Elles ont été mises à l’écart dans un hôtel où ils leur donnent des médicaments. »

    « Les Africains sub-sahariens sont traités différemment »

    Ayant été au contact des 11 malades, le reste du groupe a subi un second test vendredi, tout en étant maintenu dans des conditions de vie déplorables et sans aucune visibilité sur leur date de sortie. « On a été traités comme des animaux. Tout était très sale, on dormait par terre sur des petits matelas. Il n’y avait pas d’eau dans les toilettes. On nous donnait deux morceaux de pain par jour, du riz et parfois une sardine ou du lait concentré », raconte à InfoMigrants Amadou*, un Guinéen de 20 ans, lui aussi retenu dans l’école de Laâyoune. La police est venue le chercher sur son lieu de travail, un salon de coiffure afro où il exerce depuis un an. « Ils ne regardent même pas ceux qu’ils arrêtent, tout ce qui compte c’est qu’on ait la peau noire », lâche le jeune Guinéen, criant à la discrimination.

    Un sentiment que partage Cynthia Magallanes-Gonzales, une sociologue américaine, docteure en migrations de l’Université du Michigan, qui travaille au Maroc depuis quatre ans. « Ces personnes ont été clairement arrêtées à cause de leur #couleur_de_peau puis placées dans des lieux qui s’apparentent à des #centres_de_rétention puisqu’il y a une #surveillance_policière permanente et interdiction d’en sortir », commente-t-elle pour InfoMigrants, ajoutant que plusieurs migrants sur place lui avaient confié souffrir de fortes angoisses.

    https://twitter.com/drchismosa/status/1276143702084407298?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E12

    « Les Marocains aussi se font dépister, mais pas dans les mêmes conditions, évidemment. D’autres personnes originaires de pays occidentaux ne seraient pas non plus retenues de la sorte. Les Africains sub-sahariens ont un traitement différent », poursuit la sociologue.

    Selon l’Association marocaine des droits humains (AMDH), cette pratique « d’arrestations et d’enfermement illégal des migrants » s’observe « partout au Maroc, y compris dans le nord à #Nador et #Tétouan » près de l’enclave espagnole de Ceuta, « mais aussi à #Tanger », au niveau du détroit de Gibraltar qui sépare le Maroc de l’Espagne de seulement quelques dizaines de kilomètres. Ces vagues d’arrestations ont débuté à la mi-mars, affirme l’association, interrogée par InfoMigrants.

    Des tests de dépistage falsifiés ?

    Mais ces dernières semaines, ce sont surtout les villes de la côte atlantique sud du Maroc, face à l’archipel espagnol des #Canaries, qui sont dans le viseur des autorités. L’AMDH a indiqué à InfoMigrants que 32 hommes, cinq femmes et leurs enfants étaient actuellement toujours enfermés dans un centre d’accueil à #Tarfaya, à une centaine de kilomètres au nord de Laâyoune, dans des conditions toutefois quelque peu « meilleures par rapport aux autres centres d’#enfermement ». Testés positifs au coronavirus, ils doivent être « libérés après avoir achevé leur traitement à la chloroquine dans trois jours ».

    Un peu plus au nord, à #Tan-Tan, la situation est plus tendue. L’AMDH a recensé un groupe de 33 migrants dont « 20 femmes et 3 bébés » placés en quarantaine dans l’#hôtel_Hagounia depuis sept jours « sans qu’ils n’aient subi un seul dépistage au Covid jusqu’à présent ».

    La côte atlantique sud du Maroc est devenue ces derniers mois une vraie plaque tournante de la migration tandis que la route dite de la « Méditerranée centrale », via la Libye, apparaît de moins en moins praticable et particulièrement dangereuse. « Beaucoup de migrants partent de Laâyoune pour rejoindre les Canaries juste en face. Sauf que récemment, les autorités espagnoles de l’archipel ont annoncé avoir secouru 30 migrants en provenance de Laâyoune, porteurs du coronavirus. Il n’y avait eu qu’une petite dizaine de cas dans la ville jusqu’à présent alors les gens et les médias locaux ont commencé à faire le raccourci entre migrants et Covid », explique Cynthia Magallanes-Gonzales. La découverte d’un foyer épidémique dans une usine de poissons qui emploie principalement des étrangers a achevé de cristalliser les inquiétudes autour des migrants sub-sahariens de Laâyoune.

    Même chose à Tarfaya où un #cluster a été identifié, le 21 juin, dans un centre d’hébergement pour migrants : le ministère de la Santé a annoncé 37 nouveaux cas en 24 heures, alors que la zone ne dénombrait jusqu’à présent que sept personnes contaminées.

    « Les autorités cherchent à rassurer la population marocaine en mettant tout sur notre dos, c’est injuste », s’insurge Mohamed, l’Ivoirien. « Ils font passer les migrants pour malades, mais c’est faux. Les résultats des tests sont falsifiés : ils barrent la mention ’négatif’ et écrivent ’positif’ à côté au stylo », accuse le jeune homme qui a transmis plusieurs photos à InfoMigrants pour étayer ses propos. Un porte-parole du ministère de la Santé basé à Laâyoune affirme, sur les réseaux sociaux, suivre la situation de très près et assure qu’il ne s’agit que d’une « erreur d’impression » qui a été corrigée à la main.

    Des arguments qui ne passent pas auprès de Mohamed, Amadou et les autres, convaincus d’être des bouc-émissaires. « On a été relâchés sans aucun papier attestant qu’on avait fait le dépistage. J’ai peur d’être de nouveau arrêté à tout moment, alors je me cache et je limite mes déplacements », conclut Mohamed, désabusé.

    *Prénom modifié par souci d’anonymat

    https://www.infomigrants.net/fr/post/25682/coronavirus-au-maroc-des-dizaines-de-migrants-sub-sahariens-arretes-et

    #migrations #asile #réfugiés #covid-19 #discriminations

    signalé ici aussi :
    https://seenthis.net/messages/863827

    • Marruecos encierra a migrantes en centros del Sáhara, a base de pan y leche, tras acusarlos de propagar el virus

      La Asociación Marroquí de Derechos Humanos (AMDH) y la entidad saharaui Equipe Media alertan del arresto de decenas de migrantes subsaharianos en El Aaiún y Tarfaya después de ser señalados por las autoridades marroquíes como los culpables del brote de coronavirus en la región.

      «Nos han encerrado a todos los black [negros]. Dicen que todos los black están infectados con corona. Yo no tengo coronavirus. No sabemos qué nos van a hacer», se escucha a una mujer subsahariana en un vídeo que graba desde una furgoneta junto a otras ocho mujeres antes de que un hombre enfundado en un traje de protección anti-covid abra la puerta para hacer subir a otra joven.

      «Ayudadme. Voy a morir aquí. Los militares nos tienen encerrados y nos obligan a tomar comprimidos contra el coronavirus. Yo no tengo el corona. Ayudadme, por favor», lamenta otra mujer en un segundo vídeo en el que aparece con su hijo pequeño sobre su regazo.

      Estos dos testimonios no son casos aislados, sino que representan la realidad de la población negra en el Sáhara Occidental ocupado por Marruecos que, desde mediados de este mes de junio, es detenida por la gendarmería en las calles o en sus propios domicilios para ser trasladados a centros de internamiento bajo la excusa de someterlos a pruebas de coronavirus, según señalan numerosas ONG.

      El foco más grave de COVID-19 en Marruecos aparece en dos empresas españolas. EFE/EPA/JALAL MORCHIDI

      La Asociación Marroquí de Derechos Humanos (AMDH) denuncia que desde hace cerca de dos semanas las fuerzas de seguridad marroquíes están deteniendo a la población subsahariana en El Aaiún y sus alrededores tras conocerse 33 casos positivos de covid-19 entre los 70 migrantes que llegaron en dos pateras a la isla canaria de Fuerteventura, así como los 37 que fueron rescatados en la playa de Tarfaya, a 90 kilómetros de la capital del Sáhara Occidental.

      Durante meses, esta región ha estado libre de covid-19, pero en las últimas semanas los casos se han disparado. Las cifras varían cada día, pero la última actualización de la organización saharaui Equipe Media señala 168 casos positivos este pasado jueves en «epicentros industriales de fábricas de envasado y conservas de sardina en el puerto de El Aaiún». En declaraciones a este diario señalan que «se trata de 24 inmigrantes subsaharianos y 144 marroquíes».

      Por su parte, las autoridades marroquíes no han detallado datos sobre los focos donde se concentran estos casos. El Ministerio marroquí de Sanidad se limitó a reconocer este jueves 37 casos positivos en la región de El Aaiún-Saguía El Hamra y no ofreció más explicaciones.

      Contagios para justificar detenciones

      Desde la AMDH señalan a Público que «la infección por coronavirus es, ante todo, una oportunidad para detener a los subsaharianos». «Les vale con que solo uno haya dado positivo para mantenerlos a todos en los centros de internamiento antes de enviarlos de regreso a las fronteras más cercanas, como Mauritania», detallan desde esta ONG, que añade: «Algunos pueden estar enfermos, pero otros estarán contaminados por haber sido encerrados con ellos».

      Por otro lado, desde esta entidad dicen desconocer qué tipo de medicación pueden estar recibiendo estas personas. El gobierno de Marruecos construyó a principios de marzo, al declararse la pandemia de coronavirus, hasta tres centros de internamiento: uno en El Aaiún, otro en Tarfaya y un tercero entre ambas, en la localidad de Tah, con el fin de confinar a los migrantes irregulares cuyo objetivo era alcanzar las islas Canarias durante la fase de confinamiento domiciliario.

      Sin embargo, AMDH afirma que tras haber superado esa fase, no solo siguen sin liberar a quienes ya estaban encerrados, sino que han comenzado a retener a todos los subsaharianos bajo sospecha de ser portadores de la enfermedad.

      La socióloga e investigadora de flujos migratorios africanos Cynthia González considera que estas detenciones son claramente racistas: «Cuando a un miembro de un grupo racializado le pasa algo, se la culpa a todo el grupo. Si un migrante negro tiene coronavirus, van a hacer redadas en todos lo barrios de migrantes negros, mientras que si un europeo blanco tiene coronavirus, no lo harán».

      Equipe Media se muestra crítico con estas circunstancias: «Los marroquíes acusan a los subsaharianos de haber llevado el virus cuando en realidad son los marroquíes los que están entrando en El Aaiún por oleadas desde abril, procedentes de lugares de Marruecos que son focos del virus».

      A ello añaden que los subsaharianos «llevan tiempo trabajando en las conserveras y en el puerto en condiciones muy duras e insalubres a cambio de poco dinero o comida».

      Condiciones deplorables y negativos convertidos en positivo

      Tarek (nombre ficticio) está encerrado en una escuela de El Aaiún que se ha convertido un centro de internamiento improvisado para más de una veintena de personas. "Estamos en colchones tirados en el suelo. Me hicieron la prueba de coronavirus el domingo, di negativo, pero sigo bloqueado porque 11 compañeros sí dieron positivo. Los que estamos sanos tememos enfermar”, cuenta en diferentes mensajes de WhatsApp este joven de Costa de Marfil que trabajaba en el puerto. «Acaban de llegar para hacernos otra prueba y aseguran que en 24 o 48 horas, tras conocer los resultados, nos dejarán marchar», quiere creer. Según denuncian varios de los entrevistados, las instalaciones carecen de duchas y no pueden lavarse.

      El relato de Amadou, quien también prefiere utilizar un nombre ficticio, coincide en gran medida con el de Tarek. «La Policía marroquí me vino a buscar a casa el domingo. Me dijeron que les siguiera, que solo me iban a hacer la prueba de coronavirus y podría regresar a casa. Me llevaron junto a otros negros a una escuela de El Aaiún y a día de hoy todavía sigo esperando que me dejen salir», relata.

      Además, Amadou alerta: «Nos dijeron que 11 personas estaban enfermas de covid-19. Miramos el informe y ponía negativo, pero lo tacharon y escribieron a mano positivo».

      La AMDH confirma este hecho y publica en sus redes sociales la imagen de uno de los informes médicos alterados cuyo resultado negativo de coronavirus pasó a ser positivo. A todas estas irregularidades, Equipe Media añade el trato vejatorio y discriminatorio que estas personas padecen en estos centros. De hecho, tanto Tarek como Amadou corroboran que los responsables del centro en el que permanecen encerrados llevan una semana sirviéndoles únicamente pan y leche.

      Prueba de ello es la concentración que tuvo lugar este pasado jueves en la puerta del centro en el que los retenidos lanzaron al pie de los gendarmes y paramilitares marroquíes barras de pan y cartones de leche que acumularon durante la semana. «No podemos vivir con esta dieta tan pobre», critica Amadou.

      https://www.publico.es/sociedad/marruecos-coronavirus-marruecos-encierra-migrantes-centros-sahara-base-pan-l

  • #Coronavirus : un million de cas ces six derniers jours, des reconfinements partiels
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/06/29/coronavirus-un-million-de-cas-ces-six-derniers-jours-des-reconfinements-part

    La campagne de tests expérimentale à grande échelle destinée à identifier des « #clusters dormants » a débuté lundi en Ile-de-France, a annoncé l’agence régionale de santé. Dans le cadre de cette opération, 1,3 million de personnes vont recevoir des bons de l’Assurance-maladie leur proposant d’aller faire un test de #dépistage virologique.

    Ces tests pourront être réalisés dans n’importe quel laboratoire, public ou privé. Et, en cas de résultat positif, des tests sérologiques seront proposés afin de déterminer si la contamination est ancienne ou récente.

  • Are slaughterhouses turning into #coronavirus factories? | Euronews
    https://www.euronews.com/2020/06/24/are-slaughterhouses-turning-into-coronavirus-factories

    Experts say meat processing plants are ripe for the virus to spread, as they’re often cold, damp, and keep employees in close contact. But much of the #transmission of the virus may occur away from work: where employees live and share meals.

    “It’s very important to realise that workers in these plants – and this is unpopular work – are often #migrant workers, foreign workers who will live in dormitories. And they live and travel very closely together,” Professor James Wood, the head of Cambridge University’s Veterinary School, told Euronews.

    “So transmission, where #clusters occur, maybe occurring both in the home environment from travelling to work, as well as actually in the workplace itself.”

    #migrants #dortoirs

  • #Covid-19 : point sur la situation épidémique et pourquoi rester prudents
    https://www.pasteur.fr/fr/journal-recherche/actualites/covid-19-point-situation-epidemique-pourquoi-rester-prudents

    Que sait-on de l’épidémie de Covid-19 le 16 juin 2020 ?

    En France, la circulation du coronavirus #SARS-CoV-2 (responsable de la maladie Covid-19) est faible, mais pas nulle : entre 500 et 1000 infections par jour ; et 4 à 5 nouveaux #clusters par jour (c’est-à-dire des foyers épidémiques isolés).
    Dans le monde, la circulation du virus a également beaucoup diminué dans les pays ayant contrôlé leur première vague, mais avant tout parce que les mesures de contrôle sur le virus ont été très fortes partout et sont toujours maintenues. L’épidémie s’est depuis déplacée vers l’Amérique Centrale, l’Amérique du Sud, l’Asie Centrale et l’Asie du Sud. 
    Un ralentissement de la circulation du virus en période estivale (hémisphère nord) est attendu car il y a moins de transmission du virus entre personnes en milieu extérieur et le virus pourrait être sensible à la température (il n’y a pas encore de certitude scientifique à ce sujet).

    Le virus SARS-CoV-2 ne va pas disparaître car :

    Si le virus veut bien faire une pause estivale dans l’hémisphère nord, il se déplacera alors dans l’hémisphère sud où les températures baissent avec l’arrivée de l’hiver, comme le font les autres virus respiratoires qui sont saisonniers.
    Et il continuera d’y avoir des hivers en France, donc tant que le virus circulera dans le monde, il peut revenir…
    Il est peu vraisemblable qu’une action conjuguée de TOUS les pays puisse faire disparaître SIMULTANEMENT le virus partout :
    la comparaison avec le SRAS de 2003 (causé par un autre coronavirus) n’est pas valide car la pandémie de Covid-19 est d’une ampleur sans aucune mesure avec celle du SRAS : plusieurs dizaines de millions d’infections Covid-19 comparées à 8000 pour le SRAS ;
    le virus va continuer à circuler chez des personnes pauci-symptomatiques ; sans parler de sa réintroduction éventuelle à partir du monde animal, même si ce risque-là est faible…
    Avec environ 5% de personnes immunisées en France au décours de la première vague, on est loin de l’immunité collective (50 % à 70 % des adultes immunisés, selon les hypothèses), et donc les Français ne sont pas protégés.

    Pourquoi faut-il rester prudents ?

    Il faut donc rester extrêmement prudents en maintenant les gestes barrières et le port du masque en milieu public, et se faire tester si on a des symptômes : c’est le prix de la « liberté » partiellement retrouvée. Le respect de ces mesures de prudence sera d’autant plus vrai à l’automne, si on a bénéficié d’une pause estivale. L’exemple passé des pandémies grippales, y compris celle de la grippe A (H1N1) en 2009, nous a montré qu’en l’absence de mesures de contrôle, il y avait plusieurs vagues épidémiques. 

    L’enjeu est de trouver le niveau de mesures suffisant pour maintenir la circulation du virus sous contrôle tout en retrouvant une activité sociale et économique nécessaires au bien-être de tous.

  • How ’Superspreading’ Events Drive Most #COVID-19 Spread - Scientific American
    https://www.scientificamerican.com/article/how-ldquo-superspreading-rsquo-events-drive-most-covid-19-spread

    When describing how the #SARS-CoV-2 virus spreads, epidemiologists not only use the average number of other people that one individual infects but also employ another key value called the dispersion factor, or “k.” This number describes how much a disease clusters. A small k generally means that a relatively small number of cases are responsible for #transmissions, while a larger k indicates that transmissions are more evenly spread. In Hong Kong, researchers calculated that in more than 1,000 COVID-19 cases they examined, the value for k was 0.45. That value was higher than that of SARS or MERS—two previous viral outbreaks that featured superspreading—but much lower than that of the 1918 flu pandemic. In other words, SARS-CoV-2’s transmission is not as reliant on superspreading as SARs and MERS were but is far more dependent on it than influenza, Scarpino says.

    [...]

    The evidence about superspreadering activities has led researchers to believe they are responsible for much of the new coronavirus’s transmission. “All of the data I’m seeing so far suggest that if you tamp down the superspreader events, the growth rate of the infections stops very, very quickly,” Scarpino says. “We saw in Seattle that there were at least a couple of introductions that did not lead to new cases”—implying that the virus can fade out if it is denied circumstances for spreading.

    #Coronavirus : les « supercontamineurs », clé de la propagation de l’épidémie ?
    https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/coronavirus-coronavirus-supercontamineurs-cle-propagation-epidemie-

    La plupart des épidémiologistes se concentrent sur le taux de reproduction (R0) qui définit le nombre moyen de personnes infectées par une personne malade. Ce taux est d’environ 1,5 pour la grippe, entre 1,5 et 3 pour le Sars-Cov-2, entre 10 et 12 pour la varicelle et jusqu’à 18 pour la rougeole. Mais cette moyenne est en fait très peu représentative de la réalité : « La norme, c’est que ce taux de reproduction est de zéro. La plupart des gens ne transmettent pas le virus », explique Jamie Lloyd-Smith, virologue à l’Université de Californie dans le magazine Science. Les scientifiques ont donc établi un autre indicateur, le #facteur_de_dispersion, noté #k. Plus k est petit, plus la propagation de la maladie s’effectue via un faible nombre de personnes.

    [...]

    Le Sars-Cov-2 semble particulièrement enclin à se propager à partir de #clusters.

  • Coronavirus: Germany outbreak sparks fresh local lockdown - BBC News
    https://www.bbc.com/news/world-europe-53149762

    There will also be a mandatory quarantine for all employees of the affected plant. Extra police will be deployed to enforce the measures, accompanied by translators to speak to migrant workers.

    #Covid-19#migrant#migration#allemagne#cluster#sante#travailleurmigrant#confinement#mesuresanitaire

  • En Allemagne, un foyer de Covid-19 découvert dans le plus grand abattoir d’Europe
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/06/22/gutersloh-le-foyer-de-covid-19-qui-inquiete-l-allemagne_6043717_3210.html

    Tout au long du week-end, les journaux télévisés ont montré des images que l’on n’avait pas vues depuis des semaines en Allemagne : des dizaines de policiers chargés de faire respecter les mesures de quarantaine imposées aux malades et à leurs familles ; des bénévoles de la Croix-Rouge équipés de masques, de gants et de lunettes de protection pour distribuer des vivres aux habitants bouclés chez eux ; et même une soixantaine de soldats de la Bundeswehr venus participer au dépistage des quelque 6 700 employés de l’abattoir, Bulgares et Roumains pour la plupart, travaillant avec des contrats de sous-traitance, ultraprécaires et logés dans des habitats collectifs souvent vétustes et surpeuplés. « Nous n’avons jamais vu, jusque-là, un foyer de contamination aussi important en Rhénanie-du-Nord-Westphalie », a reconnu le ministre-président du Land, Armin Laschet (CDU), dimanche, à l’issue d’une réunion avec la cellule de crise établie à Gütersloh. Evoquant un « énorme risque pandémique », le chef de l’exécutif régional s’est toutefois voulu rassurant, affirmant que « l’événement a été bien circonscrit » et qu’« il n’y a pas, à ce stade, de risque de transmission significative » du virus au reste de la population. »

    #Covid-19#migrant#migration#allemagne#sante#travailleurmigrant#cluster#bulgarie#roumanie#precarite#logement#emploi