• Profession : troll

    C’est là que le CM, « interface émotionnelle », intervient. Il s’incruste dans nos esprits, comme l’ont toujours fait les publicitaires. En sémiologue, mais avec une artillerie légère. Générateur d’interactions à temps plein, travailleur du clic et des affects, il est le troll utile du capitalisme numérique.

    par Thibault Henneton pour Le Monde diplomatique, octobre 2019
    https://www.monde-diplomatique.fr/2019/10/HENNETON/60513

  • Le visage de la lutte
    https://editionscmde.org/livre/le-visage-de-la-lutte

    Aujourd’hui, l’arbitraire de la violence d’état n’en finit pas d’écraser ceux qui entravent ses désirs les plus fous. Mais, dans Le Visage de la lutte, le peuple ne s’en laisse pas conter si facilement.
    Cette allégorie sans paroles de la lutte contre le fascisme convoque la puissance graphique et politique des romans graphiques de Frans Masereel pour nous rappeler la nécessité vitale du combat pour la liberté, l’égalité et la justice sociale.


    Jean-Luc Porquet, Le Canard enchaîné 18/12/19
    http://www.sethtobocman.com
    #seth_Tobocman #CMDE #graphisme

  • Abstracting #WordPress Code To Reuse With Other CMSs: Concepts (Part 1) — Smashing Magazine
    https://www.smashingmagazine.com/2019/11/abstracting-wordpress-code-cms-concepts

    Making our code #CMS as agnostic as possible enables us to easily port our application to another CMS if the need arises. In this article, we will learn how code abstraction works, why it is a good idea, and the key concepts to achieve it.... Create packages, distribute them through #Composer

    Tiens tiens...

  • Facebook expérimente la disparition du nombre de « j’aime » en Australie afin d’alléger la « pression » sociale.
    https://www.20minutes.fr/arts-stars/culture/2614655-20190927-australie-facebook-experimente-disparition-nombre-aime

    Facebook a annoncé vendredi avoir commencé à cacher le nombre de mentions « j’aime » récoltées par les publications sur son réseau en Australie. Cette mesure à l’essai vise à alléger la « pression » sociale et pourrait être étendue à l’échelle mondiale.

    Depuis vendredi, les utilisateurs australiens ne peuvent plus voir le nombre de « j’aime » récoltés par une publication ni le nombre de fois où une vidéo a été visionnée sur le réseau social. Seul l’auteur de la publication sait combien de personnes l’ont appréciée. [Les #CM sont rassurés]

    « Nous ne voulons pas que [les utilisateurs de] Facebook se sentent en compétition », a expliqué le géant américain des réseaux sociaux dans un communiqué. « C’est un test destiné à étudier comment les gens réagissent à ce nouveau format », souligne Facebook qui souhaite « tirer les leçons » de cette expérience, « afin de voir si nous allons la déployer plus largement ».

    Cette modification majeure a pour objectif d’alléger quelque peu la pression sociale liée au besoin de gagner l’approbation des autres, et de concentrer davantage l’#attention sur la publication elle-même, plutôt que sur sa popularité. Plus d’un milliard de personnes utilise Facebook à travers la planète, mais le géant des réseaux sociaux est accusé d’avoir un impact sur la santé mentale, notamment des jeunes.

    En Australie, un enfant sur cinq serait victime de harcèlement en ligne, selon le délégué australien à la cybersécurité. L’an dernier, le suicide d’une adolescente de 14 ans, star des publicités d’une célèbre marque australienne, après avoir été harcelée en ligne, avait particulièrement sensibilisé la population à ce problème. Facebook a décrit cette mesure, sans en préciser la durée, comme « un test limité afin d’en tirer rapidement des enseignements ».

    L’essai intervient près de trois mois après celui conduit sur Instagram, son réseau de partage d’images comptant un milliard d’utilisateurs dans le monde.

    Instagram a fait disparaître le nombre de « j’aime » de ses publications d’abord au Canada avant d’étendre l’expérience à l’Australie et au Brésil entre autres. « Bien que cela ait été essayé sur Instagram, Facebook et [Instagram] sont des plateformes différentes et nous observerons probablement des résultats différents », a précisé Facebook.

    Jocelyn Brewer, chercheuse spécialiste de cyberpsychologie, a accueilli cette annonce avec « un mélange de scepticisme et d’intérêt ». Si elle se félicite que Facebook étudie l’impact des « indicateurs de vanité » sur le bien-être des gens, elle s’attend aussi à ce que les utilisateurs trouvent vite d’autres moyens d’exprimer leurs appréciations.

  • Decathlon, à fond la street | StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1558715335-decathlon-fond-la-street

    « Ça représente le quartier, c’est nos valeurs. Que je perce ou pas, je vais continuer à porter ça », balance Stavo, membre de 13 Block, groupe de rap phénomène. Dans un de leurs morceaux, Zidane, ils rappent « Toujours en Quechua, taille M Quechua, taille M Kipsta ». La phrase est instantanément devenue un mème sur les réseaux sociaux. JUL, SCH, RK, Koba la D, Nihno, PLK, Sofiane, 4Keus, Naps, Zola et bien d’autres stars du rap citent régulièrement les marques du groupe Decathlon. « C’est incroyable le nombre de ref qu’on a », commente Yann Amiry, à la fois amusé et impressionné. Depuis 2 ans, il co-gère la stratégie réseaux sociaux des différentes filiales du magasin. Et sur Twitter, il est devenu une petite célébrité, à force de répondre aux rappeurs, mais aussi pour avoir géré la polémique autour du hijab de running du magasin. Résultat : le nombre d’abonnés de certains comptes Twitter de l’entreprise a bondi de 20 à 30%. S’y ajoute un capital sympathie énorme.

    « Depuis petit, on est accrochés à cette marque », explique Stavo, 25 ans, par téléphone. Le rappeur de Sevran raconte qu’enfant il avait la panoplie Kipsta pour le foot, et les vêtements Quechua pour le reste du temps. « C’est pas cher et de bonne qualité. On n’avait pas d’argent pour du Nike. Imagine, en hiver, avec 20 euros dans la poche, tu peux acheter des vêtements de randonneur et ne pas avoir froid. » Aujourd’hui, il a toute une collection de lunettes et de vestes de la marque. Récemment, il a interpellé Decathlon sur les réseaux sociaux pour réclamer un survet Quechua, « haut et bas. Faut penser aux mecs des quartiers maintenant ».

    #CM #médias_sociaux #quartiers_populaires cc @baroug

  • #Strasbourg, #Hôtel_de_la_Rue

    Fin juillet 2019, dans une banlieue de Strasbourg, des personnes sans abri s’installaient dans un bâtiment vide appartenant à la ville. Il s’agit de l’un des 65 000 #logements_vacants qui se trouvent sur le territoire de l’Eurométropole [1]. C’est un « squat » de plus, donc, dans un pays où 3 millions de logements sont vacants, soit 8,4% du parc immobilier national, alors que 143 000 personnes sont sans domicile [2]. En France, en 2018, 566 personnes sans abri sont mortes du fait qu’elles (sur-)vivaient dans la rue.

    https://visionscarto.net/strasbourg-hotel-de-la-rue
    #occupation #squat #logement #hébergement #sans-abrisme #sans-abri #asile #migrations #réfugiés #France #campement

    Un billet de @nepthys à lire sur @visionscarto

    ping @karine4 @reka

  • Alain Damasio : « Créer une pluralité d’îlots, d’archipels, est la seule manière de retourner le capitalisme »
    https://www.bastamag.net/Alain-Damasio-Les-Furtifs-La-Volte-ultra-liberalisme-ZAD-pouvoir-alienatio

    Comment vivre dans des villes privatisées, où notre attention est contrôlée et sollicitée en permanence, et nos corps pistés à chaque instant ? Le dernier roman d’Alain Damasio, dont l’action se déroule en 2040, explore ce monde possible, avec justesse, de manière sensible et réaliste. Il nous invite à sortir d’urgence de nos « techno-cocons », à expérimenter de nouvelles manières d’être au monde et de résister, pour reprendre le contrôle sur nos vies. Attention, entretien décapant. Photo (une) : Alain Damasio (...) #Inventer

    / A la une, #Politique, #Altermondialisme, #ZAD, #Surveillance_et_biométrie


    • Photo (une) : Alain Damasio en visite sur la Zad de à Notre-Dame-des-Landes, dans l’ancienne bibliothèque du Taslu, celle qui était accessible aux handicapés / © ValK

      Cette description peut sembler un détail ou anecdotique, mais, au vu de ce que dit Alain Damasio sur la #zad #NDdL, je ne regrette pas d’avoir demandé de rajouter ceci... Faut que je cherche encore comment je vais articuler ça mais dire que le #CMDO a eut raison est non seulement violent pour pas mal de gens mais surtout, faux. Il n’y avait ni raison ni tord possible a ce moment là, il n’y avait que l’urgence et le chantage et par d’habiles trahisons et autre retournements de vestes, on a voulu nous faire croire que c’était une victoire mais tant que les membres du CMDO et autres « complices » ne tordront pas le cou à cette légende, nous n’avancerons pas et ce sera un gâchis immense de perte de connaissances pour la suite... voir par exemple les différentes versions de réponses au dernier texte critique paru : https://seenthis.net/messages/788890

      #validisme #héroïsme #consentement #dépassement #victoire #histoire

    • Pour expliquer, quand même, la légende de la photo : la bibliothèque de Taslu était initialement dans l’ex Transfu, la petite cabane qui avait servi de point Medic en 2012 puis aussi d’espace communication. Sauf qu’au bout d’un moment, y’avait trop de livres à mettre dedans, les dons affluaient ! Il a été décidé de l’agrandir et le choix s’est porté sur le 1er étage de la « maison en dur » de la Rollandière, pour qu’elle reste « au même endroit ». Des travaux ont été fait pour que cette partie accueil en bas et bibliothèque en haut soient rénovées... dont un magnifique escalier en planches de bois qui semblent sortir du mur de torchis impeccable. Y’a pas à dire c’est très beau, vraiment ... mais ... sans rampe ! Toutes les personnes à mobilité réduite, toutes les personnes sujettes au vertige galèrent. Mais quand t’es visiteur-ice, tu te sens tellement privilégié d’être là que tu dis rien. Moi, au bout de 2 ou 3 visites, alors que j’accompagnais des visiteurices du Mexique, j’en ai quand même parlé, de cet accès difficile aux handicapé-e-s, qui posait sacrément problème pour un lieu comme ça. Spontanément il m’a été répondu que ça allait faire moche une rampe, qu’il n’y avait pas de problème, qu’il y avait même une cage prévue à l’extérieur qui allait servir pour les fauteuils roulants, mais bon, c’était un peu galère donc la mise en place était suspendue. Sur l’instant, choquée, je me suis contentée de signaler que ça me faisait chier d’avoir plus de mal à accéder à la bibliothèque de la zad qu’à Nantes... La personne m’a alors « gentiment » dit qu’il suffisait de demander de l’aide, que même les mômes s’adaptaient en montant et descendant sur leurs fesses... Ouaip, c’était trash... mais c’était pas fini !
      Un peu plus tard, autour du repas partagé avec les visiteureuses du Mexique, quelques anecdotes fusent, les présentations-critiques des différents lieux aussi. Une fois de plus je suis choquée par cette propension à dire des trucs comme ça devant des visiteureuses, mais à vitrioler le moindre reproche qui dépasse sur internet. Vient l’anecdote de Pâques : un sympathisant avait largué quelques paquets d’œufs en chocolat dans différents champs. Ça repart en vannes, sur quel lieu allait gueuler de ne pas en avoir et allait critiquer les lieux qui en avaient pour les taxer de privilégié-e-s. Devant la surprise d’un des visiteurs, une personne lui explique que, absurdité totale, y’avait des gens qui s’étaient mis en tête qu’il y avait une lutte des classes sur la zad. J’avoue, là, j’y tiens plus, les invité-e-s sont censé-e-s faire le lien avec les communautés zapatistes, il est hors de question de nier que oui, y’a des lieux qui galèrent grave et d’autres où c’est, en comparaison, le luxe. Courroux de mes « allié-e-s » de la zad : on ne peut pas laisser dire ça, « on a tout sacrifié pour venir s’installer là » (sauf que s’installer, ça n’est déjà plus se percevoir comme squateureuses) etc. etc. Lorsque je souligne qu’un lieu comme le Taslu est déjà immensément riche de toutes les visites et de tous les dons, même redistribués (comment ?) que c’est un des premiers qui reçoit les sourires et les considérations de celleux qui viennent comme pour un pèlerinage, et que par exemple ne pas pouvoir accéder à la bibliothèque magnifiquement dotée sans souffrance, ça me fout les boules (j’avoue, à ce moment là, j’ai les larmes aux yeux) je récolte des sortes de « allons, allons », la « bienveillance » d’une habitante exténuée (réellement) qui m’explique que ce n’est pas intentionnel et qu’iels croulent sous les charges. Je sais que c’est vrai, je ne dis plus rien, un silence gêné s’installe ... pas longtemps, la bonhommie de l’accueil reprend : il est temps de demander aux visiteureuses où iels souhaitent dormir : description rapide des possibilités « mais ici y’a moyen d’avoir une chambre individuelle en dur avec une couette en plumes ! » ... Je laisse passer à nouveau même si dans un lieu plus « roots » attend un compa qui les connait et a fait son maximum pour les accueillir mais ... sans « chambre individuelle bla bla bla » ... je ronge mon frein. Et c’est là que j’ai sans doute eut tord : j’aurai dû parler plus longuement aux ami-e-s visiteureuses et leur expliquer les dégâts que provoquait déjà ce glissement : on fait visiter la zad en commençant par la « zone Est » et la route des Chicanes, tellement « célèbres » et marquantes et aussitôt sa destruction verbale commence avec l’égrenage de tout ce qui ne va pas sur cette partie. Il en a été de même pour Alain Damasio, son récit transpire ça. Ce qu’il rapporte n’est pas ce qu’il a ressenti mais la construction qui lui en a été faite, et les grandes tablées pantagruéliques de St Jean du Tertre y sont aussi pour beaucoup : comment résister à tant de générosité opulente ?! Lorsqu’il est venu au Taslu, nous n’avons été que 2 à lui poser des questions un peu grattantes. Moi je lui ai justement parlé de l’aspect « viriliste » de ses bouquin, avouant n’avoir lu que quelques extraits que j’avais adoré mais d’autres qui m’avaient gênée, et il avait expliqué ce qu’il dit dans l’interview, que oui il était conscient désormais qu’il avait des lacunes côté féminisme.
      Sauf qu’à Saint-Jean-du-Tertre, il a rencontré Golgoth... et il l’a suivi !

      Ce que je lis ça et là des furtifs est grandement marqué par cette rencontre, entre autres, et j’y vois en filigrane, un #capacitisme qui sera traduit, comme sur la zad, en un #validisme « inconscient », « pas malveillant » ... tu penses bien ! Ce truc qui consiste à dire que si tu vas sur internet plutôt qu’en manif, t’es de la merde « mais je parle pas pour toi hein ! » .. Bah si, justement, et ça fait mal de se prendre et des lacrymos de flics et des lacrymales de censément « allié-e-s ». Sur twitter y’a un hashtag qui déferle depuis quelques jours pour définir ce que ça provoque : #PayeTonBurnOutMilitant
      https://twitter.com/search?q=%23PayeTonBurnOutMilitant&src=tyah
      Ce même capacitisme qui a fait le tri sur la zad et permet de dire désormais que non, y’a pas de problème, la négociation a permis de protéger la plupart des gens et que celleux qui sont parti-e-s n’arrivaient pas à s’adapter !

      Ha, et pour l’anecdote, plusieurs mois plus tard il n’y avait toujours pas de rampe, il a fallu que je suggère l’idée d’une corde, qui pourrait même être esthétique (l’habitant a pigé la pique et s’est excusé)... A ma connaissance et à moins que ça ait changé depuis septembre 2018, il n’y en a toujours pas.

    • La rencontre entre #Beb-deum et #Alain_Damasio produit autre chose qu’un beau livre avec de jolis textes littéraires, ce qui serait déjà beaucoup. C’est un carnet d’anthropologue perdu, comme tombé du futur entre nos mains. Un carnet qui compacte en une seule unité de papier un catalogue de vente d’êtres humains, tel que l’hypercapitalisme va certainement en produire, avec la parole de ces futurs « clownes » – esclaves parfois affranchis, clones fugitifs, rebelles à leur docilité programmée – et qui pensent ! Qui pensent et qui écrivent, créent des slogans, parodient leur condition, racontent leur vie de corps commercialisé qu’ils se réapproprient à leur façon par des autoportraits, leurs propres marques physiques, toute une autre « présentation de soi ».
      https://seenthis.net/messages/601882

  • Why is populism booming ? Today’s tech is partly to blame | Jamie Bartlett, the author of The People vs Tech
    https://www.theguardian.com/commentisfree/2018/nov/29/populism-tinder-politics-swipe-left-or-right-unthinkingly

    This makes sense once you understand that social media platforms are, given where their money comes from, advertising firms. As any ad man will tell you, emotion and simplicity sell. Online, that’s true in the literal sense: the more content is shared, the more advertising revenue it generates. Populist messages – especially if you’re in opposition, and can rant without the inconveniences of power – perform better than anything from the watery centre ground. But the natural affinity runs deeper: populists are more spiritually attuned to today’s technology. From shopping to dating to music to news, everything is personalised – quick, convenient, as-you-wish. What a frustrating, compromise-ridden and plodding affair politics is by comparison! Populists promise to cut through that. They offer Tinder politics – swipe left or right to get exactly what you want, without thinking too much. Anyone who stands in the way is part of a shadowy corruption – Blairites, newspapers, judges, immigrants… The good news is, says the populist, we now have a direct line to those honest, decent, hard-working people, circumnavigating the self-interested establishment parties and media. This is why many populists – whether it’s Twitter addict Trump, or the Swedish Democrats or the Italian Five Star Movement – are early adopters, and entirely at ease with the format.

    Lire aussi, dans le @mdiplo du mois, ce passage dans l’article sur l’ascension de Matteo Salvini :

    (…) Pour y parvenir, le chef de la Ligue a dû opérer deux changements majeurs : une nouvelle stratégie électorale et un rapport novateur au numérique. Pour y parvenir, le chef de la Ligue a dû opérer deux changements majeurs : une nouvelle stratégie électorale et un rapport novateur au numérique.

    C’est alors que M. Luca Morisi entre en scène. Cet expert en informatique de 45 ans dirige, avec un associé, l’entreprise Sistema Intranet, qui ne compte aucun employé, mais une foule de clients institutionnels. Il prend en main M. Salvini à une époque où ce dernier est déjà inséparable de sa tablette et largement familiarisé avec Twitter, mais où sa présence sur Facebook demeure négligeable. Son nouveau conseiller numérique lui enjoint de changer de stratégie. Twitter est un carcan, lui explique-t-il. Selon lui, la plate-forme est fondamentalement autoréférentielle et favorise les messages de confirmation. « Les gens sont sur Facebook et c’est là que nous devons être », soutient-il. Une équipe dévolue aux réseaux sociaux se constitue. Elle ne tarde pas à devenir l’un des plus importants services de la Ligue.

    M. Morisi énonce dix commandements auxquels le chef du parti doit se soumettre. Les messages de sa page Facebook doivent être écrits par M. Salvini lui-même, ou en donner l’illusion. Il faut en publier tous les jours, tout au long de l’année, et commenter y compris les événements qui viennent juste de se produire. La ponctuation doit être régulière, les textes simples, les appels à l’action récurrents. M. Morisi suggère également d’utiliser autant que possible le pronom « nous », davantage susceptible de favoriser l’identification des lecteurs, mais aussi de bien lire les commentaires, en y répondant parfois, afin de sonder l’opinion publique.

    Résultat : la page Facebook de M. Salvini fonctionne comme un quotidien, notamment grâce à un système de publication créé en interne et connu sous le nom de « la bête ». Le contenu est mis en ligne à heures fixes et repris par une multitude d’autres comptes ; les réactions font l’objet d’un suivi continu. M. Morisi et ses collègues rédigent quatre-vingts à quatre-vingt-dix publications par semaine, quand M. Renzi — alors président du conseil — et son équipe n’en produisent pas plus de dix. Pour fidéliser les abonnés, M. Morisi imagine une astuce : il conseille de s’en tenir aux mêmes mots, afin d’évoquer davantage un pilier de bar qu’un homme politique traditionnel.

    Le ton des messages relève de l’irrévérence, de l’agressivité et de la séduction. Le chef de la Ligue dresse ses lecteurs contre l’ennemi du jour (les « clandestins », les magistrats véreux, le Parti démocrate, l’Union européenne…), puis il publie une photographie de la mer, de son repas ou encore de lui-même en train de donner l’accolade à un militant ou de pêcher. L’opinion publique se nourrit d’un flot incessant d’images de M. Salvini mangeant du Nutella, cuisinant des tortellinis, mordant dans une orange, écoutant de la musique ou regardant la télévision. Chaque jour, une tranche de sa vie est ainsi diffusée auprès de millions d’Italiens, selon une stratégie où le public et le privé s’entremêlent en permanence. Cet éclectisme vise à lui donner une image humaine et rassurante, tout en lui permettant de continuer ses provocations. Son message : « En dépit de la légende qui me présente comme un monstre rétrograde, un populiste peu sérieux, je suis une personne honnête, je parle ainsi parce que je suis comme vous, alors faites-moi confiance. »

    La stratégie de M. Morisi repose également sur la « transmédialité » : apparaître à la télévision tout en publiant sur Facebook, passer au crible les commentaires en direct et les citer pendant l’émission ; une fois celle-ci terminée, monter des extraits et les mettre sur Facebook… Cette approche, dans laquelle M. Salvini est passé maître, n’a pas tardé à porter ses fruits : entre mi-janvier et mi-février 2015, il a obtenu pratiquement deux fois plus de temps d’antenne que M. Renzi. En 2013, il n’avait que dix-huit mille abonnés sur Facebook ; mi-2015, il en comptait un million et demi, et ils sont plus de trois millions aujourd’hui — un record parmi les dirigeants politiques européens.

    https://www.monde-diplomatique.fr/2019/06/PUCCIARELLI/59962

    #CM #populisme #médias_sociaux

  • Le web affectif. Une économie numérique des émotions
    https://journals.openedition.org/rfsic/3511

    L’ouvrage programmatique de Camille Alloing et Julien Pierre vise à poser plusieurs jalons théoriques et empiriques pour l’étude du « capitalisme affectif numérique ». L’organisation traditionnelle du travail établissait une frontière stricte entre la sphère professionnelle, caractérisée par la rationalité et le pragmatisme, et la sphère privée au sein de laquelle les émotions demeuraient confinées. Au contraire, les auteurs postulent que l’émotion constitue la pierre angulaire du paradigme actuel. Cette nouvelle logique opère à plusieurs niveaux.

    Au sein des organisations, les travailleurs au contact des clients sont tenus d’entreprendre un « travail émotionnel » conséquent, potentiellement coûteux et peu reconnu. De plus, comme l’illustre la création de postes de Chief Happiness officers, les salariés sont incités à convoquer leurs émotions au travail pour accroître leur performance. La gestion des émotions s’étend également à la sphère numérique, domaine que les auteurs proposent d’investiguer.

    Il convient de ne pas confondre #émotion et #affect. Alors que l’émotion fait référence au ressenti d’une personne, l’affect désigne la circulation d’une émotion. Comprendre ce qui provoque une émotion et déclenche sa contagion à d’autres individus constitue un enjeu majeur pour les géants du web. Ces questionnements, entamés au début des années 80 dans le domaine du marketing, sont réactualisés par les potentialités du numérique.

    L’ouvrage a pour objectif de documenter le « travail affectif », définit par les auteurs comme « l’ensemble des techniques qui visent à manipuler les émotions, le bien-être ou l’attachement ». À partir de leurs premiers terrains, ils offrent un aperçu de ces « techniques » affectives. L’usage d’emojis/émoticônes pour « taguer » des contenus web améliore tant la modération que le référencement. Ces contributions involontaires des internautes représentent la « dimension affective » du #digital_labor.

    De plus, les acteurs du web ont mis au point des dispositifs permettant de collecter à la fois des données émotionnelles issues du digital labor des usagers (clics, like etc.) et des données « métaboliques » par l’entremise des objectés connectés (comme les webcams, par exemple). Ces traces sont analysées afin de dresser un profil émotionnel complet de l’usager. Ce profil sert ensuite de base à l’élaboration de propositions commerciales adaptées et personnalisées.

    Ces dispositifs de traçage, de recueil et d’analyse engendrent plusieurs effets pervers. Tout d’abord, ils suscitent une réflexion éthique sur le respect de la vie privée. Deuxièmement, cette gestion numérique des émotions tend d’ores et déjà à glisser de la sphère commerciale vers des applications de gouvernance. Face au pouvoir grandissant des géants du web, des stratégies de braconnage existent. Les auteurs affirment ainsi la nécessité de la sensibilisation et de l’éducation au numérique.

    Enfin, déléguer le pouvoir de décision aux machines suscite de vives critiques, principalement en raison du fait que les modèles théoriques inscrits dans les spécifications techniques de ces outils ne sont pas exempts de biais. Par exemple, dans le but d’établir des profils d’utilisateurs, les expressions faciales recueillies par des webcams connectées sont comparées aux émotions universelles identifiées dans la littérature scientifique. Néanmoins, ces présupposés théoriques sont-ils réellement fiables ?

    Pour conclure, les travaux de Camille Alloing et Julien Pierre prolongent et enrichissent les réflexions actuelles sur le big data et le digital labor en s’intéressant à la « dimension affective » des données collectée, analysées et commercialisées. Combinant des perspectives critiques et pragmatiques, l’ouvrage ouvre des pistes de recherche prometteuses sur l’affectivité dans la sphère numérique.

    #CM

  • Le droit d’asile malmené : le Conseil d’État appelé à se prononcer sur le refus des conditions d’accueil aux personnes « dublinées »

    Douze associations et syndicats ont déposé devant le Conseil d’État une requête en annulation, accompagnée d’un référé-suspension, contre le décret du 28 décembre 2018 relatif aux conditions matérielles d’accueil (CMA), versées aux demandeur·e·s durant l’examen de leur dossier. Il s’agit de contester un système inique visant à couper irrévocablement le #droit_à_l’hébergement et à une #allocation aux personnes dublinées prétendues « en fuite ».

    Ce #décret met en application les dispositions de la loi du 10 septembre 2018 qui prévoient la fin des CMA pour plusieurs catégories de personnes en demande de protection, ainsi que la possibilité de les assigner à résidence ou de les placer en rétention dès la notification d’une décision défavorable de l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides). Le décret prévoit également que l’Ofii (Office français de l’immigration et de l’intégration) peut désormais refuser ou retirer automatiquement le droit à l’hébergement et à l’allocation notamment aux personnes dublinées placées « en fuite » ou à celles qui n’ont pas respecté l’orientation directive vers un hébergement ou une région de résidence.

    Au cours de l’audience, qui s’est déroulée le 28 mars 2019, le juge des référés a pointé plusieurs difficultés dans le dispositif critiqué. Sa décision sur la suspension du décret, et donc de la loi, est attendue dans quelques jours.

    En plus de cette requête, de nombreux contentieux individuels sont également en cours contre cette procédure-piège qui place les personnes dans l’extrême précarité. Depuis plusieurs mois, le nombre de personnes dublinées accueillies dans les permanences associatives, à la suite du retrait ou du refus de leur accorder des CMA au prétexte qu’elles ont été déclarées « en fuite » par les préfectures, ne cesse d’augmenter. Car en cas de « fuite », l’Ofii leur retire mécaniquement les droits sociaux sans leur notifier une décision motivée et individualisée.

    Le 5 avril 2019, le Conseil d’État va examiner la légalité de ces coupes claires de droits pratiquées par l’Ofii dans cinq dossiers individuels en appui desquels nos organisations ont déposé des interventions volontaires. Or l’Ofii a la main de plus en plus lourde : selon ses propres chiffres, plus de 15 417 décisions de suspension des CMA ont été prises en 2018, soit 5 fois plus qu’en 2017.

    Les campements aux portes de Paris ou d’autres grandes métropoles abritent désormais une part importante de ces demandeur·e·s d’asile jeté·e·s à la rue parce que considéré·e·s comme « en fuite », alors que leur demande d’asile est en cours d’instruction devant l’Ofpra ou la CNDA. Sans aucune ressource, ni logement, leur état de santé physique et psychique se dégrade rapidement.

    Nous contestons cette logique manifestement contraire au droit européen. La directive « accueil » oblige en effet les États membres de l’UE à garantir aux demandeur·e·s d’asile « des moyens de subsistance permettant d’assurer la dignité des personnes ».

    L’accueil des demandeur·e·s d’asile par la France est mis à mal depuis des années, la dernière loi « asile et immigration » renforce son caractère dissuasif et punitif, mettant des milliers d’exilé⋅e⋅s dans le dénuement le plus total.

    https://www.gisti.org/spip.php?article6135
    #conditions_d'accueil #Dublin #dublinés #règlement_dublin #France #accueil #hébergement #conditions_matérielles_d'accueil #CMA #assignation_à_résidence

    Quand la France ce met à imiter la #Suisse...
    #modèle_suisse

  • Hey Jon, you can learn more about Hacker Noon product development in the community forum.
    https://hackernoon.com/hey-jon-you-can-learn-more-about-hacker-noon-product-development-in-the-

    Hey Jon, you can learn more about Hacker Noon product development in the community forum. We are building our own #cms, the backend if Google Cloud Platform and the front end is mostly React.Hey Jon, you can learn more about Hacker Noon product development in the community forum. was originally published in Hacker Noon on Medium, where people are continuing the conversation by highlighting and responding to this story.

    #hackernoon-2 #hackernoon #firebase-and-react

  • Tout un programme : Pacifier Twitter, c’est le métier des « community managers » (Le Parisien, 08/03/2019)
    http://www.leparisien.fr/societe/pacifier-twitter-c-est-le-metier-des-community-managers-08-03-2019-802520

    [Introduction sur l’affaire du hijab de Décathlon finalement retiré du catalogue] (…) Fini le cliché du geek indolent, vissé à son écran pour amuser la galerie. Aujourd’hui, le « #CM » travaille en équipe, participe aux réunions stratégiques, gagne bien sa vie – jusqu’à 50 000 euros de salaire net par an. Cet homme-orchestre est à la fois communicant, publicitaire, conseiller de clientèle, spécialiste du marketing, parfois journaliste. Dans ce monde où prime l’instantanéité, il a rarement le temps de faire valider ses messages, et travaille donc sans filet.

    « Avant, les marques “publiaient”. Maintenant, elles se placent au coeur des conversations, essayant d’en tirer un maximum de profit ou évitant le plus possible d’entacher leur réputation », explique Jeremie Mani, patron de Netino by Webhelp, spécialiste de la modération (ou filtrage des messages) sur le Web, qui gère notamment les commentaires de la page Facebook du Parisien.

    Grèves, perturbations, accidents techniques… A la SNCF, les « CM » sont habitués à gérer les messages des passagers mécontents. Ils renseignent, voyageur par voyageur, répondent aux critiques en martelant quelques arguments simples et bien rodés, renvoient vers les bons interlocuteurs, et s’interdisent l’humour typique des réseaux sociaux, auquel ne sont généralement pas trop réceptifs les usagers coincés sur les quais des gares.

    Florentin Gonon, community manager de Digitick, site commercialisant des billets de spectacles, connaît des situations de crise moins intenses. « On aime ça », dit-il en souriant. Plus sérieusement, il dit appliquer une règle simple : un client mécontent (parce qu’il n’a pas reçu son billet ou parce qu’il juge un prix trop élevé) partagera ses critiques avec plusieurs autres personnes. Il ne faut donc pas le laisser se plaindre. « Si on répond poliment à un message insultant, le ton change. L’insulte est souvent un appel à l’aide. »

    Ailleurs, parfois, cette posture est moins évidente, tant on redoute de tomber dans un bavardage oiseux et de ternir l’image de l’entreprise. Les médias embauchent parfois des journalistes pour animer leurs comptes sur Twitter et Facebook, qui peuvent compter des millions d’abonnés.

    Au « Monde », par exemple, on les appelle « SME », pour social media editor (éditeur des réseaux sociaux, en anglais). Ils ont une mission éditoriale, pour valoriser les articles des médias qui les emploient, mais aussi pour faire remonter à leur rédaction les réactions et préoccupations des internautes, et même certaines informations glanées sur les réseaux sociaux. Une façon d’installer un lien avec les lecteurs et d’augmenter l’audience des journaux, plutôt qu’une recherche de « buzz » et de polémiques stériles.

    Dans les eaux glacées du Net, risque-t-on de se noyer ? Beaucoup pensent le contraire, estimant que la publicité qu’entraînent les polémiques se révèle toujours payante. Yann Amiry, de Decathlon, pourra sûrement dire bientôt si cet axiome fonctionne. Lui, en tout cas, est passé de 3 000 à plus de 28 000 abonnés sur son compte Twitter personnel.

    #modération #médias_sociaux etc.

    • Intéressant !
      J’ai commencé à me questionner sur ce boulot quand la police a lancé ses premiers comptes twitter « vivant ». C’était assez percutant : de l’humour, de la dérision, là où tu ne l’attendais pas, et des scores qui ont très vite fait frémir d’envie pas mal d’entreprise. Ca s’est un peu calmé côté humour mais ils n’hésitent pas à interagir avec les gens... Voir https://twitter.com/PoliceNationale/with_replies
      Je crois qu’ils se sont basés sur des CM d’unités de flics américains. Puis les marques s’y sont engouffrées. J’veux dire elles le faisaient déjà avant, mais la plupart étaient, effectivement, timorées, allant au max sur le terrain du quotidien ou des trucs et astuces, etc. Jamais dans la polémique ou la politique. Mais ces derniers temps, plusieurs polémiques gérées par des CM aux propos très « engagés » ont fait le buzz. Et ça m’a fait un peu bizarre de les voir portés au nues alors qu’en fait ils ont appliqué des stratégies déjà très réfléchies. Et sont très très très bien payés pour ça (cet article le prouve)
      Bref, la politique-marchande va se développer de plus en plus. Tant que le capitalisme y trouvera son intérêt.

  • A Privacy-Focused Vision for Social Networking | Mark Zuckerberg, Facebook, 6 mars 2019
    https://www.facebook.com/notes/mark-zuckerberg/a-privacy-focused-vision-for-social-networking/10156700570096634

    Over the last 15 years, Facebook and Instagram have helped people connect with friends, communities, and interests in the digital equivalent of a town square. But people increasingly also want to connect privately in the digital equivalent of the living room. As I think about the future of the internet, I believe a privacy-focused communications platform will become even more important than today’s open platforms. Privacy gives people the freedom to be themselves and connect more naturally, which is why we build social networks.

    Today we already see that private messaging, ephemeral stories, and small groups are by far the fastest growing areas of online communication. There are a number of reasons for this. Many people prefer the intimacy of communicating one-on-one or with just a few friends. People are more cautious of having a permanent record of what they’ve shared. And we all expect to be able to do things like payments privately and securely.

    Public social networks will continue to be very important in people’s lives — for connecting with everyone you know, discovering new people, ideas and content, and giving people a voice more broadly. People find these valuable every day, and there are still a lot of useful services to build on top of them. But now, with all the ways people also want to interact privately, there’s also an opportunity to build a simpler platform that’s focused on privacy first.

    I understand that many people don’t think Facebook can or would even want to build this kind of privacy-focused platform — because frankly we don’t currently have a strong reputation for building privacy protective services, and we’ve historically focused on tools for more open sharing. But we’ve repeatedly shown that we can evolve to build the services that people really want, including in private messaging and stories.

    I believe the future of communication will increasingly shift to private, encrypted services where people can be confident what they say to each other stays secure and their messages and content won’t stick around forever. This is the future I hope we will help bring about.
    We plan to build this the way we’ve developed WhatsApp: focus on the most fundamental and private use case — messaging — make it as secure as possible, and then build more ways for people to interact on top of that, including calls, video chats, groups, stories, businesses, payments, commerce, and ultimately a platform for many other kinds of private services.

    This privacy-focused platform will be built around several principles:
    Private interactions. People should have simple, intimate places where they have clear control over who can communicate with them and confidence that no one else can access what they share.
    Encryption. People’s private communications should be secure. End-to-end encryption prevents anyone — including us — from seeing what people share on our services.

    Reducing Permanence. People should be comfortable being themselves, and should not have to worry about what they share coming back to hurt them later. So we won’t keep messages or stories around for longer than necessary to deliver the service or longer than people want them.

    Safety. People should expect that we will do everything we can to keep them safe on our services within the limits of what’s possible in an encrypted service.

    Interoperability. People should be able to use any of our apps to reach their friends, and they should be able to communicate across networks easily and securely.

    Secure data storage. People should expect that we won’t store sensitive data in countries with weak records on human rights like privacy and freedom of expression in order to protect data from being improperly accessed.

    Over the next few years, we plan to rebuild more of our services around these ideas. The decisions we’ll face along the way will mean taking positions on important issues concerning the future of the internet. We understand there are a lot of tradeoffs to get right, and we’re committed to consulting with experts and discussing the best way forward. This will take some time, but we’re not going to develop this major change in our direction behind closed doors. We’re going to do this as openly and collaboratively as we can because many of these issues affect different parts of society.

    Résumé en français : « Mark Zuckerberg veut recentrer Facebook sur les échanges privés » https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/0600849596938-mark-zuckerberg-veut-recentrer-facebook-sur-les-echanges-priv

    • « Welcome to Mark Zuckerberg’s information ghetto », lis-je dans la « Fake Newsletter » de Buzzfeed :

      (…) More than anything, though, I think it’s a response to the central problem that has plagued Facebook for years: Its scale. More than two billion people log into it every month, all around the world. They upload and interact with more content than humanity ever conceived of creating.

      Zuckerberg and his leadership team may have come to the realization that they achieved a truly unmanageable scale.

      They need to find ways to offer people value (and keep them on them platform) while reducing the overall amount of what I’ll call Addressable Content. This is content that’s publicly accessible on Facebook and could require review by a content moderator, or be the subject of takedown requests from governments or other entities.

      Addressable Content costs Facebook money and can result in regulation, harm to moderators, public outcry, and lawsuits.

      Zuckerberg’s new focus will reduce the total amount of Addressable Content by enabling content that disappears, that is encrypted end to end, and that only reaches a small group of people.

      Facebook will still have huge amounts of public content, and it will always need moderators. But by shifting content production and interaction out of more public spaces on the platform, the company can get its costs and controversies under control. It can manage its scale, while still collecting a motherlode of data on its users and serving them ads.

      Zuck’s plan could be a great business solution, unlocking more growth for Facebook at a time when one can reasonably wonder how, without access to China, it can continue to grow.

      But it’s also a solution that will push all that false, conspiratorial, violent, harmful, and hateful content off into information ghettos where journalists, researchers, and watchdogs will have a much more difficult time finding it and calling it out. — Craig

      Encore des articles sur la #modération (une partie du #CM)

      The secret lives of Facebook moderators in America
      https://www.theverge.com/2019/2/25/18229714/cognizant-facebook-content-moderator-interviews-trauma-working-conditions-

    • Facebook’s pivot to privacy is missing something crucial https://www.wired.com/story/facebook-zuckerberg-privacy-pivot

      Zuckerberg listed six privacy principles, but there was one glaring omission: He said nothing about how Facebook plans to approach data sharing and ad targeting in this privacy-focused future. The free flow of data between Facebook and third-party developers is, after all, the issue that caused the jaws of the national media to snap onto the company’s leg. One year ago this month, news broke that a man named Aleksandr Kogan had misappropriated the data of tens of millions of users and sent it to a shady political consulting firm called Cambridge Analytica. It soon became clear that Cambridge Analytica was not alone and that Facebook had allowed thousands of developers to collect data for years.

      The company’s loose policies on data collection over the years are also what allowed it to build one of the most successful advertising businesses in history. All the data the company collects helps advertisers segment and target people. And it’s the relentless pursuit of that data that has led to Facebook being accused of making inappropriate deals for data with device manufacturers and software partners. This is a history that Zuckerberg knows well, and one that he acknowledged in his post. “I understand that many people don’t think Facebook can or would even want to build this kind of privacy-focused platform—because frankly we don’t currently have a strong reputation for building privacy protective services,” he wrote.

  • 9 Reasons I Think #craft is the Best #cms on the Market Today
    https://hackernoon.com/9-reasons-i-think-craft-is-the-best-cms-on-the-market-today-103dd8a5f235

    Hello, I’m Cam — a co-founder and product person at Dawson Andrews. For as long as I’ve been involved in websites, CMS’s have been the vain of my life. Clunky, grey, uninspiring, unadaptive pieces of junk that only stressed me out.… Until Craft CMS came along.I never thought the day would arrive where I willingly took time to write up praise for a CMS, but here I go.And breathe… a CMS that gets me.Craft CMS is simple, minimalistic, agile and has every capability a modern CMS framework needs. Over the past ten years we have worked with every CMS you could think of (Wordpress, Drupal, Rails+ActiveAdmin, Ghost, Weebly, DjangoCMS, Jekyll, Joomla, Tumblr, Squarespace, Expression Engine, Statamic, Blogger)… here are the reasons why we’ve landed firmly with Craft as our №1 choice.Stunning responsive (...)

    #tech #craft-cms #web-development

  • From #wordpress to JAMstack : How to make your website 10x faster
    https://hackernoon.com/from-wordpress-to-jamstack-how-to-make-your-website-10x-faster-e363abc46

    Performance matters. If you are familiar with JAMstack, the movement encourages avoiding server-side rendering completely in favor of pre-build, purely static HTML pages. By serving only JavaScript, APIs, and Markdown (JAM) over a CDN, a website’s performance is dramatically increased, making for a much better user experience.If you have an existing WordPress website, you may be familiar with slow page load. This can be due to server-side processes that occur prior to even getting to the HTML. If you are looking to make the switch to a better experience for your users, it might be time to switch to a JAMstack website. And making the switch may be easier than you think.In this tutorial we’re going to import existing WordPress content into a JAMstack website, deploy to Netlify, then (...)

    #web-development #cms #wordpress-web-development #api

  • Je n’ai jamais vraiment fait de #SPIP, mais là, je cherche à bidouiller dans du #grav (un super #CMS en flat-file, vachement réputé, qui a reçu pleins de prix et qui est LIBRE).
    Mais je n’arrive pas à comprendre leur logique...

    Alors je suis retourné lire une vieille page d’introduction à SPIP, où je retrouve mes petits
    http://www.sarka-spip.net/spip.php?article265

    Mais GRAV... c’est surement très bien, mais j’y sens une odeur de dev (oui, alors vous imaginez les pizzas et la sueur, mais non), du genre hyster qui kiffe le CSS et qui trouve normal de bidouiller dans un FTP pour composer sa page.
    Sauf que c’est contradictoire avec le reste.
    Ce CMS est vachement bien fait, il ont « presque » pensé à tout. Les interfaces d’admin sont claires, les procédures sont simples...
    Tant qu’on ne fait QUE de la page... du blog...
    Mais là, je cherche juste à ajouter une image dans le bandeau principal de tout le site, et j’en chie.
    Je sais bidouiller, mais j’ai tellement l’impression de ne pas le faire de la bonne manière.
    Trop d’UX tue l’UX...
    J’ai tellement l’impression qu’il devrait y avoir un « truc » pour faire ça que je m’interdis toute bidouille.

    • Comme dans la plupart des CMS, ça ne doit pas dépendre du CMS mais plutôt du jeu de templates que tu utilises non ?

      Je suppute que certains templates sont tout « en dur », et ensuite toi tu remplis que l’intérieur de la page avec de l’éditorial (les articles), et dans ce cas pour ajouter une image dans l’entête, tu dois surcharger les templates et/ou CSS. Tandis que certains autres templates ont peut-être quelques options de config, comme changer le bandeau.

      En tout cas ya ces deux types de cas pour la plupart des CMS, que ce soit SPIP, Drupal, WP, etc.

  • The Rise of the #ctmo: Applying Product Techniques to Marketing
    https://hackernoon.com/the-rise-of-the-ctmo-applying-product-techniques-to-marketing-17fe1aedea

    Marketing isn’t what it used to be. I always say that Marketing used to be a lot like Mad Men. The marketer sat down, drank some whisky, smoked a cigar and decided which was the messaging needed for a marketing campaign, the copy for a landing page, what to write in the blog and what events to go to.Those times are mostly dead. Most marketing strategies and tactics can now be measured, except for Brand Marketing and DevRel. Most marketers are now asked to measure everything and show ROI, but nobody ever talks about how to improve the strategies and tactics’ ROI. I’ve learnt throughout my career that one of the best ways to do that is to apply the newest product techniques to do so. We’ll learn more about it in this blog post.Product Techniques TL;DRMarty Cagan explains what a Product (...)

    #product-management #marketing-strategies #cto #cmo

  • How to use #gatsby with a Headless #cms
    https://hackernoon.com/how-to-use-gatsby-with-a-headless-cms-ba365bb77733?source=rss----3a8144e

    Learn how to build a Gatsby blog using #buttercms. The code examples in this article let you combine Gatsby and ButterCMS in just a few minutes, no matter if you are a beginner or an expert.Why Gatsby and ButterCMS?Gatsby is a static site generator based on React and GraphQL. ButterCMS is a headless CMS and blogging platform. What does that mean and why should you use them?A static site (HTML, CSS, and JavaScript) is fast, secure and flexible. There is no database or server-side code that attackers can exploit. A static site generator pulls data from APIs, databases or files and generates pages using templates.As a developer, you probably want to write your content as Markdown files. However, if your static site’s content has to be managed by non-developers, they’ll prefer a CMS. A (...)

    #gatsbyjs #headless-cms

  • Integrating #api-first optimized video using a Headless #cms
    https://hackernoon.com/integrating-api-first-optimized-video-using-a-headless-cms-47968e70fb0?s

    Integrating high quality, API-first video into a Headless CMSVideo is hard. Encoding, serving the right version to the right browser, device optimization, bandwidth consideration, it’s all pretty daunting. Thankfully there’s Mux and the new Mux Videos Extension, which allow you to add best-in-class video delivery to your application without the headache.In this overview, I’m going to show you how to use the Mux Videos Extension to power video content in your application in just a few clicks using the Cosmic JS Headless CMS. As a bonus, I’ll show you how to create your own Cosmic JS Extension to connect to your favorite API services in your Cosmic JS Dashboard.TL;DRInstall the Mux Videos ExtensionCheck out the Mux Videos Extension codebaseIf you’re not yet a Mux customer, they’re offering a (...)

    #javascript #web-development #video-marketing

  • How to create a simple company website with Cosmic JS and #angular
    https://hackernoon.com/how-to-create-a-simple-company-website-with-cosmic-js-and-angular-476896

    * This article will assume some basic knowledge of Angular so it can focus on the specific task of requesting and showing data from Cosmic JSTL; DRTake a look at the repository and install the appWhat is this app about?A typical company website is just a set of pages structured in a more or less simple navigation. We want to create a website that allows the user to create any number of pages and decide the structure for the navigation, without the need to wait for a code release. For that, we are going to rely on Cosmic JS and create the structure to hold this project. On this example, our bucket will have the following object types:Pages. This is a simple object, with no additional metafields.Navigation. It will hold a collection of Pages.Presets. This is a configuration object with a (...)

    #cosmic-js #website-company #cosmic-js-and-angular #cms

  • « Ce site est hébergé par Write.as. Certains et certaines l’auront peut-être remarqué. L’occasion pour moi de dire quelques mots de ce service de publication sur le Web atypique au concept plutôt original qui combine minimalisme éditorial, respect de l’anonymat (et même droit aux identités multiples), développement open source, et intégration à la fédiverse. »

    https://aris.papatheodorou.net/write-as-cest-comme-ca (par @aris )

    #WriteFreely #publication #Markdown

  • How to get started with Sanity as a headless #cms
    https://hackernoon.com/how-to-get-started-with-sanity-as-a-headless-cms-b755a9de1770?source=rss

    Sanity is the perfect companion for when you want to get started with the JAMstack, or just need API for your project. In this tutorial you’ll learn how to get started with using Sanity — from configuring the #react editor with #javascript, to querying the API and migrating the #content datasets.If you find yourself in need of some backend, the chances are that Sanity is one of the quickest ways to get started without later punishing you. Spin up a new Sanity project for your weekend project. For that time you need an API to test something quickly. Or you can use it for more serious stuff. For example, when you need a conduit between a legacy system and the technology you prefer to use. And when you need humans to be in control of digital content, Sanity has an open source editor, that you (...)

    #headless-cms