• Vortex - Agenda des concerts undergrounds de Marseille
    https://vortexfrommars.org/?lang=fr

    Le Vortex est l’agenda des #concerts et événements cools sur #Marseille ! Vous y trouverez un agenda plutôt complet, ainsi qu’une liste des orgas de concerts, des labels , des lieux de concerts, des radios, disquaires, libraires ainsi qu’une liste des groupes du coin.

    #musique

  • LE LIBAN : négociations avec Israël sous la pression de Trump.
    https://bellaciao.org/LE-LIBAN-negociations-avec-Israel-sous-la-pression-de-Trump

    France inter « L’invité de 8h 20 » , en l’occurrence 2 invités : Dov Alfon, directeur sortant de Libération, ex-directeur du quotidien israélien Haaretz, et Denis Charbit, professeur de science politique à l’Open University of Israel, auteur de "Yitzhak Rabin, la paix assassinée ?"(JC Lattès), décryptent la guerre menée par Israël au Liban. #Contributions

  • Airplane !
    https://www.zdf.de/filme/collection-index-page-ard-collection-ard-dxjuomfyzdpzag93ojq2otu4mzq0mzzinte0zjq

    C’est en ligne.

    Pas vu quand c’est sorti parce qu’à l’époque on trouvait sexistes les blagues d’Abrahams/Zucker et de bas étage, mais en rétrospective c’est bien construit, super bien joué, très très drôle et même critique envers certains aspects de la vie états-unienne dont les parodies marchent toujours. Un peu de nostalgie des évangélicaux farfelus et pas encore génocidaires, des visites de petits garcons dans le cockpit, qui se faisaient couramment à l’époque même pendant l’atterrissage. Leslie Nielsen dans un rôle entre le sérieux et le burlesque, impressionnant. Airplane ! a bien vielli.

    Seul inconvénient : pas de V.O. mais la version allemande. Dommage.

    Die unglaubliche Reise in einem verrückten Flugzeug, 83 Min., USA, 1980

    Eigentlich möchte Ex-Kampfpilot Ted Striker nur seine Beziehung zu Stewardess Elaine retten und steigt, trotz seiner Flugangst, zu ihr in die Maschine. Doch seinen Plan, auf dem Flug nach Chicago mit ihr zu sprechen, platzt, als die Crew krank wird ...

    https://en.wikipedia.org/wiki/Airplane !

    Directed by
    Jim Abrahams
    David Zucker
    Jerry Zucker

    Written by
    Jim Abrahams
    David Zucker
    Jerry Zucker

    Based on Zero Hour!
    by Arthur Hailey, Hall Bartlett, John Champion

    Cast

    Robert Hays as Ted Striker
    Julie Hagerty as Elaine Dickinson
    Kareem Abdul-Jabbar as First Officer Roger Murdock
    Lloyd Bridges as Steve McCroskey
    Peter Graves as Captain Clarence Oveur
    Leslie Nielsen as Dr. Rumack
    Lorna Patterson as Randy
    Robert Stack as Captain Rex Kramer
    Stephen Stucker as Air Traffic Controller Johnny Henshaw-Jacobs
    Frank Ashmore as Flight Engineer Victor Basta
    Jonathan Banks as Gunderson
    Craig Berenson as Paul Carey
    Barbara Billingsley as Jive Lady
    Lee Bryant as Mrs. Hammen
    Nicholas Pryor as Jim Hammen
    Joyce Bulifant as Mrs. Davis
    Maureen McGovern as Nun
    Kenneth Tobey as Air Controller Neubauer
    Marcy Goldman as Mrs. Geline
    Barbara Stuart as Mrs. Kramer
    Ross Harris as Joey Hammen
    Norman Alexander Gibbs as First Jive Dude
    Al White as Second Jive Dude
    David Hollander as Young Boy with Coffee
    Michelle Stacy as Young Girl with Coffee
    David Leisure as First Krishna
    Jason Wingreen as Dr. Brody
    Jill Whelan as Lisa Davis
    Ethel Merman as Lieutenant Hurwitz
    Lee Terri as Mrs. Linda Oveur
    Jimmie Walker as Windshield Wiper Man
    James Hong as Japanese General
    Howard Jarvis as Man in Taxi
    Michael Laurence as Newscaster
    Herb Voland as Air Controller Macias
    Otto as Himself

    #USA #Cinéma #auf_deutsch #comédie

  • Why the #US #military can’t fix a lot of its own gear, even deployed
    https://taskandpurpose.com/tech-tactics/us-military-right-to-repair

    Restrictive agreements with #defense #contractors leave service members unable to fix the expensive ships, fighter jets, and ground vehicles they depend on.

    The U.S. military often can’t fix parts of jets, ships, infantry fighting vehicles, and other equipment because they are not allowed to under the contracts the #Pentagon signs with manufacturers. Instead, only the manufacturer can fix the equipment, which is a problem in a combat zone or out on a far-flung training exercise.

    That means fighter jets worth tens of millions of taxpayer dollars wind up grounded for months on a deployment. The #Navy pays millions to fly contractors out to sea and make repairs that sailors aboard those very ships could make themselves. “#Right-to-repair” is the catch-all term for the effort to give service members more authority to fix the equipment they rely on, but a bipartisan effort in #Congress to do that fell short last year.

  • À La Chapelle, tu feras l’impossible
    https://lundi.am/A%CC%80-La-Chapelle-tu-feras-l-impossible

    Pétards, boxe et victuailles
    Une nouvelle hétérotopie QLF

    Depuis maintenant deux ans, un spectre hante les universités d’Île-de-France : QLF. Partisans de la piraterie et de la malice, ils organisent régulièrement des hétérotopies surprises à base de nourriture gratuite, de combats de boxe semi-clandestins et de pyrotechnie. La semaine dernière, c’est le campus flambant neuf de La Chapelle qui accueille désormais 3500 étudiants exilés de Tolbiac qui a été pris pour cible. Récit et analyse.

    Paris 1 a ouvert son campus La Chapelle. 3500 étudiants sortis de Tolbiac ont été envoyé dans un nouveau site 100 % neuf 100 % Sim City. Cette architecture, réfléchie par la fac pendant 10 ans, n’a rien à envier à un aéroport ou une clinique privée, elle dégage une ambiance de Purgatoire où rien ne peut arriver…

    « Imposer une conduite quelconque à une multiplicité humaine quelconque. »

    « Rendez-nous Tolbiac » est le cri le plus diffus parmi les tags des WC de La Chapelle. Pourtant, le béton armé de Tolbiac était austère, en plus d’être vertical. Que regrette-t-on vraiment ? La brutalité de l’architecture de Tolbiac faisait depuis les années 70 une forteresse à conquérir, facilement retournable par les foules. Sous la tour, des lieux comme « la fosse » ou « l’amphi N » étaient (presque) habitables. Dans le gris de Tolbiac, les couleurs proposées par les ascenseurs étaient les repères quotidiens et la prise de guerre des étudiants bloqueurs pour attraper le petit monde universitaire pour qu’il mette les mains dans la vraie politique. Pour des générations d’étudiants, il suffisait d’être assez (peu) nombreux à être motivés pour tout faire bugger. Contester, se rencontrer, s’organiser, c’était bloquer les ascenseurs, devenus, une fois peuplés de tables et de chaises, les ronds-points étudiants d’une journée ou d’un printemps.

    « Université d’excellence de surveillance ». À La Chapelle, la forteresse est conçue pour être imprenable. Ce campus est « moderne » et « agréable » car bâti à l’aide d’un verre plus lisse et contrôlable que le béton armé. Le verre est un matériau sur lequel rien n’a prise. Rien de vivant ne peut y proliférer autrement qu’autour ou à côté. Dedans ? À condition de se conformer. Au travers ? À condition de le casser. Rien ne peut lui être souterrain, il n’a pas d’angle mort. Ils ont construit un aquarium pour étudiant, un petit laboratoire de bienséance et de discrétion. Sous ses allures d’open space, on passe dans des couloirs dépourvus de bancs, où on est assis par terre, cernés par des barreaux et bien sûr par un tas de caméras. Dans un espace dans lequel rien n’est à faire, on a juste à suivre les nudges. La Chapelle est un aquarium-supermarché. Un Campus bâti sur l’angoisse de sa propre négation.


    « Quoi de mieux qu’un lieu sans âme pour nous faire perdre la nôtre ». La Chapelle donne à voir et subir quotidiennement un lieu chewing-gum qui ressemble à un supermarché plutôt qu’à une fac.

    #université #hétérotopie #communisme

  • La FNSEA veut en finir avec le principe de précaution - Basta !
    https://basta.media/La-FNSEA-veut-en-finir-avec-le-principe-de-precaution

    La #FNSEA propose de supprimer le #principe_de_précaution inscrit dans la #Constitution pour le remplacer par le principe d’innovation. Le #syndicat #agricole recycle là un vieux projet des #industriels de la #chimie, du #tabac et des #pesticides.

    « Supprimer le principe de précaution » et le remplacer par le « principe d’innovation ». C’est la dernière « trouvaille » d’Arnaud Rousseau, président de la FNSEA lors du 80e congrès du syndicat agricole qui s’est tenu à Caen, en Normandie, du 31 mars au 2 avril. L’idée semble si bonne que la FNSEA aimerait que les candidats à l’élection présidentielle l’intègrent dans leurs programmes et qu’ils envisagent une « impérieuse réforme constitutionnelle ».

  • Lecture d’un extrait du livre « Un chien arrive » de Camille Ruiz, paru aux Éditions Corti, en 2026.

    https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/un-chien-arrive-de-camille-ruiz

    Camille Ruiz observe au quotidien son chien Ziggy, un grand golden retriever aux « longs poils couleur plage », dans ce livre qui avance par fragments, mêlant souvenirs, lectures et scènes de promenade. À travers cette relation singulière, l’autrice interroge également les mécanismes de domination qui traversent nos sociétés, du corps féminin au corps animal. Une réflexion sensible et brillante sur l’attention, l’attachement, pour « rendre étrange ce qui est familier, familier ce qui est étrange. » Un livre « dessinant une carte de rencontres, d’anecdotes, de lieux se mettant à jour, creusant le sens du verbe tenir : dans le monde, se tenir, tenir au monde, montrer comme nous y tenons - autant que possible à l’écoute. »

    (...)
    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Portrait, #Corps, #Animal, #Chien, #Espace, #Brésil (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_un_chien_arrive_camille_ruiz.mp4

    https://editions-corti.fr/livres/un-chien-arrive

  • Fascisation ou démocratisation.
    https://bellaciao.org/Fascisation-ou-democratisation

    Conférence à St LO de Christian Delarue - Conseil National du MRAP (commission contre ED), président du CADTM France, membre de l’espace démocratie d’ATTAC France, syndicaliste (UFR Finances CGT) antifasciste (au CALED 35 CGT membre de VISA) et à Ripostes antifascistes. Idées d’extrême-droite, « crise de la démocratie », moment d’une nouvelle étape de la démocratisation : Fascisation ou démocratisation. Exposé du 3 mars 2026, repris, en partie, lors d’une rencontre-débat le 25 mars à (…) #Contributions

  • Un An à l’Arche de Saint-Antoine
    https://ecovillageglobal.fr/26893

    Notre communauté, l’Arche de Saint-Antoine, existant depuis 1987, vous propose une expérience unique d’immersion pendant une année : le long-stage. Une année pour découvrir le vivre ensemble, expérimenter une vie simple de partage et de service, explorer son propre fonctionnement, s’initier à des outils qui favorisent la vie en collectivité. Les participant.e.s du long-stage font partie intégrante de la communauté. Nous leur confions des responsabilités dans le but de faire tourner la maison (jardin, linge, bricolage, référent de service ou de ménage). Cette année est donc l’occasion d’acquérir de nouveaux savoirs manuels pour plus d’autonomie : boulangerie, maraîchage, cuisine végétarienne, tissage, couture, Ils et elles peuvent participer aux temps de chant, de danse, de (…)

    #Contacts_et_Echanges/Ecovolontariat

  • Comment la crise du logement pèse sur les relations entre propriétaires et locataires
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/04/08/comment-la-crise-du-logement-pese-sur-les-relations-entre-proprietaires-et-l

    Ces tensions transparaissent dans le recours accru aux agences départementales d’information sur le #logement (ADIL). En 2025, elles ont été consultées près de 85 000 fois pour des questions de #mal-logement et presque autant au sujet des impayés et des #expulsions, soit des hausses de 18 % en deux ans ; elles ont aussi répondu à 138 000 sollicitations sur les obligations du #bailleur (+ 52 % en deux ans), à 80 000 sur les obligations du #locataire (+ 76 %), à 73 000 sur les travaux incombant au bailleur (+ 27 %)… Les chiffres transmis au Monde par l’Agence nationale d’information sur le logement montrent aussi une forte hausse des questions concernant les réparations incombant aux locataires (39 000, + 45 %) et sur les diagnostics de performance énergétique et autres contrôles obligatoires (36 000, + 54 %). A chaque fois, les locataires du privé sont surreprésentés.

    Pouvoirs publics doublement fautifs

    « Pour la plupart des ménages populaires, les revenus n’ont pas augmenté autant que les loyers, qui deviennent impayables. L’Etat est responsable de n’avoir pas créé assez de logements abordables, dans un système qui laisse faire des propriétaires peu informés et peu équipés », analyse Cécile Vignal, sociologue à l’université de Lille. Pour le président de l’Union nationale des #propriétaires immobiliers, Sylvain Grataloup, les pouvoirs publics sont doublement fautifs : « Ils se défaussent sur les bailleurs privés pour loger les plus faibles, tout en imposant à ces bailleurs des hausses de taxe foncière, un calendrier de rénovation énergétique, l’encadrement des loyers, des permis de louer… La rentabilité baisse, ce qui rend moins conciliant face aux demandes de travaux et aux dégradations et plus inquiet vis-à-vis des impayés, même s’ils demeurent très faibles. »

    La pénurie permet des abus avant même la relation locative. « On voit se développer, aux alentours de Creil et de Méru, des logements de très mauvaise qualité loués très chers à un public captif, qui ne trouve plus à se loger dans l’Ile-de-France voisine », décrit la directrice de l’ADIL de l’Oise, Armelle Turlan. Dans les grandes agglomérations ayant choisi d’encadrer les loyers, 32 % des annonces ne respectaient pas ce règlement en 2025, contre 24 % trois ans plus tôt, selon les baromètres de la Fondation pour le logement. Des propriétaires s’exonèrent de cette règle en faisant signer des #baux_civils frauduleux ou en louant des chambres en « #coliving » (colocation assortie de services).

    https://justpaste.it/mlhow

  • Long Covid’s #Economic Impact Projected at $135 Billion a Year for #OECD Nations
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-04-08/long-covid-predicted-to-cost-oecd-economies-135-billion-a-year

    The pandemic might be over, but new research indicates #long_Covid is likely to reverberate across OECD economies, costing up to $135 billion a year over the next decade.

    The global forum’s new analysis shows the direct #health-care costs of long #Covid combined with the wider effect of people leaving the #workforce and lower #productivity will have a lasting impact. Economic #growth could be reduced by as much as 0.2%, according to the OECD, because the virus continues to spread, swelling the ranks of people with long Covid.

  • Des requins exposé à la cocaïne et aux médicaments : une découverte inquiétante aux Bahamas
    https://la1ere.franceinfo.fr/guadeloupe/des-requins-expose-a-la-cocaine-et-aux-medicaments-une-decouverte-

    Au large d’une île pourtant préservée des #Bahamas, des chercheurs ont détecté des traces de #cocaïne, de #caféine et d’#analgésiques dans le #sang de plusieurs #requins. Une #pollution invisible qui interroge sur l’état des #océans et ses conséquences sur la #faune #marine.

  • Le luxe pour tous
    https://laviedesidees.fr/Le-luxe-pour-tous

    Les socialismes entendaient libérer l’homme du culte de la marchandise et de l’incitation individualiste à consommer. Ils imaginèrent au fil du temps des sociétés où l’abondance et le confort matériel partagés avec justice déboucheraient sur des sociétés heureuses. Cet idéal existe-t-il encore ?

    #Histoire #socialisme #consommation #aliénation
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20260409_luxepourtous_.pdf

  • La #France continue d’alimenter largement la machine génocidaire : un #rapport accablant

    Un rapport d’Urgence Palestine et de Palestinian Youth Movement, dont Le Monde a publié des extraits lundi soir, révèle que plus de 525 cargaisons d’équipements français à usage militaire ont été expédiées vers Israël entre octobre 2023 et mars 2026. Pour le gouvernement, il s’agit de matériel à vocation défensive ou destiné à être réexporté.

    Le document de 66 pages, intitulé « Les dessous des #exportations_militaires françaises vers Israël », se veut aussi complet et précis que possible. Il démontre un flux régulier et diversifié d’équipements qui, à eux seuls, ne constituent pas des armes prêtes à l’emploi, mais alimentent l’industrie de défense israélienne en composants parfois essentiels.

    Selon le rapport, « entre octobre 2023 et mars 2026, plus de 525 cargaisons de #matériel_militaire ont été expédiées par des fabricants français vers les industries israéliennes de défense et aérospatiales ». Les principaux exportateurs français recensés sont #Sermat, #ADR, #Effbe_France, #Eurolinks, #Savimex, #Safran, #Thales, #Cimulec, #Amphenol_Air_LB, #Radiall, #Aubert_&_Duval, #Vishay_MCB et #Hutchinson. Du côté israélien, #Elbit_Systems, premier fabricant d’armes du pays, est à l’origine de la quasi-totalité des achats, que le rapport n’a pas pu chiffrer en quantités ou en valeur.

    Plus de 90 % des expéditions, issues d’une cinquantaine de villes et de douze régions de France, ont été acheminées par la compagnie aérienne israélienne #El_Al. L’écrasante majorité de ces vols ont décollé de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, qui est aussi utilisé de façon intensive, selon le rapport, pour « le transit de #fret_militaire américain entre l’Amérique du Nord et Israël » : « Entre le 4 avril 2025 et le 25 octobre 2025, plus de 117 expéditions ont quitté différentes installations de #Lockheed_Martin [entreprise américaine et mondiale de défense et de sécurité] et de bases aériennes aux Etats-Unis à destination d’Israël, la majorité (79 %) étant acheminée vers la base aérienne militaire de #Nevatim. » Toutes ces cargaisons auraient transité par le hub parisien de la société américaine de fret aérien #FedEx, le plus important hors des Etats-Unis.

    Parmi les industriels contactés par Le Monde, Thales, dont le rapport d’Urgence Palestine estime que quatre de ses filiales approvisionnent les divisions guerre électronique, #drones, #systèmes_C4I (les fonctions de contrôle et commande et de renseignement) et #radars au sol d’#Elbit_Systems, rappelle la position qu’il défend depuis des mois : « Depuis le 7 octobre 2023, Thales n’a exporté aucune arme ni aucun système létal vers les forces armées israéliennes, ni directement ni par l’intermédiaire de fabricants tiers ».

    Aubert & Duval vend des tubes en acier équipant des #obusiers ou des #tanks à Elbit Systems mais se défend en jurant que « la licence d’exportation de #matériel_de_guerre accordée par l’Etat français prévoit explicitement que le produit final (…) soit réexporté à des forces armées qui ne sont pas celles d’Israël ».

    Le ministère des armées a ordonné, en octobre 2025, l’arrêt des exportations de la société Sermat vers Israël, avait révélé le média en ligne Disclose car celles-ci étaient non conformes à la législation. Ces contrats portaient notamment sur la fourniture d’#alternateurs et de moteurs électriques pour des drones d’Elbit Systems.

    Le cas d’Eurolinks, qui fabrique des #maillons, c’est-à-dire les liens permettant de charger les munitions, est déjà connu grâce aux révélations de Dispose et de Marsactu, Mais, malgré les révélations de presse et le refus des dockers CGT de Marseille de charger une livraison en juin 2025, le rapport d’Urgence Palestine fait état « d’un flux continu de 12 expéditions documentées totalisant 9,94 millions de liens de munitions sur vingt et un mois ».

    De fait, l’Etat français n’a pas annulé la licence d’Eurolinks. Celle-ci « ne donne pas droit à l’#armée_israélienne d’utiliser ces composants », avait déclaré en mars 2024 Sébastien Lecornu, alors ministre des armées, qui doivent uniquement entrer dans la fabrication d’équipements ensuite exportés par Israël.

    (…)

    « Le décalage entre la politique officielle de la France et la réalité de sa #chaîne_d’approvisionnement, où des #composants ont permis l’armement de drones au-dessus de Gaza, soulève de sérieuses questions quant à sa complicité », estiment Urgence Palestine et Palestinian Youth Movement, qui invoquent, notamment, le Traité sur le commerce des armes (TCA), signé et ratifié par la France en 2013, selon lequel « un Etat Partie ne doit autoriser aucun transfert d’armes (…) s’il a connaissance que ces armes pourraient servir à commettre un génocide, des crimes contre l’humanité, (…) des attaques dirigées contre des civils (…) ou d’autres crimes de guerre. »

    https://europalestine.com/2026/04/07/la-france-continue-dalimenter-largement-la-machine-genocidaire-un-rap
    #Israël #armes #armement #complicité

    • Rapport : Les dessous des exportations militaires françaises vers Israël

      « ARMER UN GÉNOCIDE » : UN RAPPORT D’INVESTIGATION RÉVÈLE L’AMPLEUR DE LA COMPLICITÉ FRANÇAISE DANS L’ARMEMENT D’ISRAËL

      Le Palestinian Youth Movement et Urgence Palestine publient aujourd’hui un rapport d’investigation inédit documentant, pour la première fois de manière exhaustive et datée, l’implication directe de l’État français et de ses entreprises dans l’armement d’Israël depuis le 7 octobre 2023.

      Les faits sont les suivants : 525 cargaisons d’équipements et de composants militaires ont été expédiées depuis des entreprises françaises vers des filiales d’Elbit Systems — premier fournisseur de l’armée d’occupation israélienne. 117 vols FedEx transportant des composants de chasseurs F-35 produits par Lockheed Martin ont transité par l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle à destination de la base aérienne israélienne de Nevatim. Aucune de ces exportations, aucun de ces transits, n’ont pu avoir lieu sans l’aval complice ou le silence coupable de l’État français.

      Ce rapport documente ce que la société palestinienne affirme depuis plus de 70 ans : le système colonial israélien et ses guerres génocidaires ne peuvent exister sans la chaîne capitaliste mondiale et la complicité active des gouvernements occidentaux. Les données réunies ici en apportent la preuve matérielle, expédition par expédition, entreprise par entreprise. Sans les amortisseurs de choc d’Effbe, Elbit ne peut pas stabiliser ses systèmes de ciblage. Sans les panneaux avioniques de Thales, ses drones et systèmes de surveillance ne peuvent pas fonctionner. Sans les visières de Savimex et les composants de FedEx, les F-35 ne décollent pas. Sans les alternateurs et actionneurs de Sermat, les drones Hermes 900 ne peuvent pas tuer. Sans les tubes de canons d’Aubert & Duval, les obusiers SIGMA ne tirent pas. Sans les 9,94 millions de liens de munitions d’Eurolinks, les fusils-mitrailleurs à Gaza ne tirent pas en rafale.

      Ce rapport vient également mettre en évidence deux ans de mensonges d’État. Alors que le droit international interdit clairement tout transfert d’armements ou de composants militaires dès lors qu’un risque génocidaire est reconnu, les données du rapport établissent sans ambiguïté que les entreprises françaises ont continué d’alimenter des armes offensives qui ne relèvent en aucune façon du double usage.

      Au regard des informations exposées dans ce rapport, le Palestinian Youth Movement et Urgence Palet demandent :

      Un embargo total et la suspension immédiate de toutes les autorisations d’exportation et de transit de matériels militaires et de composants à destination d’Israël, conformément aux articles 6.3 et 7 du Traité sur le Commerce des Armes et aux ordonnances de la CIJ de 2024.

      La révocation de toutes les licences d’exportation en cours accordées aux entreprises françaises documentées dans ce rapport.

      L’ouverture d’une enquête parlementaire indépendante sur les autorisations délivrées par la CIEEMG depuis le 7 octobre 2023.

      La mise en place d’un mécanisme public et contraignant de traçabilité de l’usage final de tout composant exporté vers Israël.

      Des sanctions pénales contre les entreprises qui en conscience participent à cette chaîne d’armement.

      https://www.urgence-palestine.com/rapport-les-dessous-des-exportations-militaires-francaises-vers-i

  • Maroc : plus de 70 000 interceptions de migrants en 2025, en baisse de 6 % sur un an - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70762/maroc--plus-de-70-000-interceptions-de-migrants-en-2025-en-baisse-de-6

    Maroc : plus de 70 000 interceptions de migrants en 2025, en baisse de 6 % sur un an
    Par La rédaction Publié le : 07/04/2026
    Les autorités marocaines ont déjoué 73 640 tentatives d’immigration vers l’Union européenne en 2025, contre près de 80 000 en 2024, soit une baisse de 6 % sur un an, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Pour Rabat, cette diminution des interceptions s’explique par un changement de routes des migrants, qui ont délaissé le Maroc suite au durcissement des contrôles, au profit d’autres itinéraires.
    Les autorités marocaines ont publié jeudi 2 avril le bilan de leurs activités liées à l’immigration dans le royaume sur l’ensemble de l’année 2025. Et les chiffres montrent qu’au cours de l’an dernier, 73 640 tentatives d’immigration vers l’Union européenne (UE) ont été déjouées par les forces marocaines. En 2025, 78 685 exilés avaient été interceptés au Maroc alors qu’ils tentaient de rejoindre l’Europe. Ainsi, on constate une baisse de 6 % sur un an. « La baisse marquée des interceptions témoigne d’une réduction progressive des flux irréguliers, reflétant le tarissement constant de la route migratoire transitant par le Maroc », affirme un haut responsable de la direction en charge de la migration et de la surveillance des frontières à l’agence de presse Reuters.
    Changement de routes ? Selon le ministère de l’Intérieur marocain, cette baisse s’explique par le changement de routes des migrants, qui ont délaissé le Maroc suite au durcissement des contrôles, au profit d’autres itinéraires vers les Canaries et certaines zones du sud de la Méditerranée. Pourtant, les îles Canaries ont enregistré une chute significative en 2025 de 62 % des arrivées de migrants dans l’archipel (plus de 17 500 exilés sont arrivés aux Canaries en 2025, contre près de 47 000 en 2024). Ces derniers mois, les exilés sont de moins en moins nombreux à tenter la traversée de l’Atlantique depuis les côtes de l’ouest marocain. Les départs se concentrent désormais depuis le Sénégal et la Mauritanie, et de plus en plus au sud depuis la Gambie et la Guinée.
    En revanche, les débarquements ont bien augmenté de 24 % aux Baléares l’an dernier via la route menant de l’Algérie à ces îles du large de l’Andalousie. Mais dans le même temps, les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla situées au nord du Maroc ont enregistré une hausse de 45 % des arrivées l’an dernier par rapport à l’année 2024 – des territoires dont les tentatives d’immigration se font depuis le sol marocain. Ceuta est même devenue pour les premiers mois en 2026 la première porte d’entrée des migrants en Espagne.
    Et 13 595 migrants ont été secourus, ou interceptés, en mer en 2025 - contre 18 645 en 2024 -, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Par ailleurs, 4 372 migrants en situation irrégulière ont bénéficié de programmes de « retour volontaire » vers leur pays d’origine au cours de l’année dernière. Ces « retours volontaires » illustrent « l’approche humaniste de la gestion migratoire » du Maroc, qui « concilie fermeté et responsabilité », déclare à Reuters le même haut responsable de la direction en charge de la migration et de la surveillance des frontières.
    Mais, « il n’y a rien de moins volontaire, que les ’retours volontaires », avait alerté l’an dernier Jean-Pierre Cassarino, enseignant chercheur au Collège d’Europe en Pologne, évoquant des migrants « acculés » et des « expulsions » qui ne disent pas leur nom. Ces « retours volontaires » s’inscrivent alors dans un « processus de vulnérabilité accrue », avait aussi expliqué Ahlam Chemlali, chercheuse en migration à l’Institut danois pour les études internationales (DIIS), interrogée par l’AFP. La situation des migrants dans les pays de transit, comme le Maroc, est devenue « de plus en plus précaire et dangereuse » et « pour beaucoup, le programme de ’retour volontaire’ est devenu la seule alternative possible ». Depuis 2019, le gouvernement espagnol de Pedro Sánchez a débloqué plus de 120 millions d’euros à Rabat pour soutenir ce pays de transit dans sa lutte contre l’immigration irrégulière. En parallèle, depuis 2013, l’UE a déboursé plus de 360 millions d’euros - dont 234 millions proviennent du Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union pour l’Afrique, indique une note de l’UE datée de février 2022 - pour aider le Maroc.
    Ainsi, « parmi les voisins de l’UE, le Maroc représente le deuxième portefeuille de coopération en matière de migration », peut-on lire dans le même document européen. En 2022, l’UE affirmait voir en Rabat « un partenaire stratégique et engagé [...] en matière de migration », « loyal et fiable ».

    #Covid-19#migrant#migration#maroc#espagne#UE#politiquemigratoire#accordmigratoire#migrationirreguliere#routemigratoire#retourvolontaire

  • Au Danemark, dans le centre d’Avnstrup, antichambre des expulsions pour les familles sans papiers - InfoMigrants
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    Au Danemark, dans le centre d’Avnstrup, antichambre des expulsions pour les familles sans papiers
    Le Danemark a adopté une politique d’expulsion systématique des étrangers déboutés de l’asile ou ayant perdu leur droit au séjour dans le pays. Les personnes sont poussées à coopérer avec les autorités pour quitter le pays par leurs propres moyens. Celles qui refusent sont envoyées en centre d’expulsion en vue d’un retour négocié ou contraint dans leur pays. Comme dans le centre d’expulsion d’Avnstrup, que la rédaction d’InfoMigrants a pu visiter.
    Pour atteindre le centre d’expulsion d’Avnstrup, à Hvalsø, il faut quitter Copenhague et rouler pendant une cinquantaine de kilomètres vers l’ouest. En avançant sur la route, les zones urbaines se dissipent et les paysages ruraux s’installent. La région est réputée pour la beauté de la forêt de Bidstrup et ses chemins de randonnée.
    C’est au milieu de ces bois que s’élèvent les bâtiments en briques du centre d’expulsion de d’Avnstrup. Cet ancien sanatorium, entré en fonction en 1940, est devenu un centre d’accueil pour demandeurs d’asile dans les années 1990. Géré par la Croix-Rouge, il sert aujourd’hui de centre d’expulsion et est dédié aux familles d’étrangers. Les hommes seuls qui doivent quitter le Danemark sont, eux, hébergés dans le centre de Kærshovedgård (région du Midtjylland), géré par l’administration pénitentiaire. En cette fin mars 2026, 185 personnes sont hébergées à Avnstrup. Une partie sont « dublinées ». Elles sont entrées en Europe par un autre pays que le Danemark et doivent y retourner pour y effectuer leur demande d’asile. Ces « dublinés » ont été identifiés lors de la « phase 1 » de la demande d’asile : le premier examen de la situation.
    D’autres sont envoyés dans le centre durant l’examen de leur demande d’asile - examen appelé « phase 2 ». Généralement ces personnes ont commis un délit et doivent quitter le pays après avoir effectué leur peine. La dernière catégorie d’étrangers vivant dans le centre est celle des personnes à qui l’asile a été refusé en phase finale - la « phase 3 ». Avnstrup compte environ un tiers de résidents pour chacun de ces trois cas de figure.
    Au sein de l’Union européenne (UE), le Danemark est le seul pays à avoir fait le choix d’établir sur son territoire des centres d’expulsions. Après avoir accueilli plusieurs milliers de réfugiés dans les années 1980 et 1990, Copenhague défend désormais une politique très restrictive sur l’immigration. Celle-ci repose notamment sur l’obligation de quitter le territoire danois en cas de réponse négative à la demande d’asile ou de fin du droit au séjour. Cette mission d’expulsion et rapatriement incombe à l’agence danoise des retours (Hjemrejsestyrelsen) créée en 2020 et placée sous l’autorité du ministère de l’Immigration et de l’Intégration.
    En cas de réponse négative à une demande d’asile, les personnes étrangères sont incitées à coopérer avec les autorités pour rentrer dans leur pays par leurs propres moyens. Elles peuvent alors rester dans le centre d’hébergement où elles se trouvent et bénéficier d’une aide financière pour monter un projet dans leur pays. Si elles refusent de coopérer, elles doivent alors quitter leur centre d’hébergement et sont placées dans un centre d’expulsion : Avnstrup ou Kærshovedgård.
    Des solutions de départ sont de nouveau proposées régulièrement aux personnes retenues dans les centres. Si la coopération est impossible, l’issue peut être un départ forcé. Des moments extrêmement difficiles à vivre pour les familles du centre. « Cela arrive quatre à cinq fois par an. Les agents viennent généralement très tôt le matin et emmènent les gens [...] C’est terrible, dans ces moments-là, les murs du centre tremblent », raconte Helle Jørgensen, la responsable du centre d’Avnstrup pour la Croix-Rouge.
    À Avnstrup, les étrangers sont libres de leurs mouvements. Mais ils ont l’obligation de confirmer leur présence deux fois par jour auprès du personnel de l’agence danoise du retour qui possède un bureau dans le centre, explique depuis son bureau Helle Jørgensen. Ils ont la possibilité de quitter le centre durant deux jours, deux fois par mois, à condition d’obtenir une permission spéciale des autorités danoises.
    Même l’accès à la nourriture est différencié selon le statut administratif des personnes. Les demandeurs d’asile en phase 1 de la procédure reçoivent des repas préparés alors que ceux en phase 2 et 3 ont le droit de préparer leur repas. « Normalement, les personnes [en attente de la réponse de leur demande d’asile] reçoivent de l’argent de poche pour cela mais, ici, les personnes déboutées ne peuvent pas posséder d’argent donc les gens commandent en ligne les ingrédients dont ils ont besoin pour cuisiner et cela leur est livré dans le centre », détaille Helle Jørgensen.
    Une rigoureuse distinction qui frôle parfois l’absurde. « Nous avons accueilli récemment 20 femmes auparavant hébergées à Kærshovedgård. Là-bas, elles mangeaient dans une cafétéria des repas qui leur étaient servis. En arrivant ici, l’administration ne voulait pas du tout que leur confort de vie s’améliore. Donc nous recevons deux fois par semaine des repas surgelés pour ces 20 femmes uniquement, alors que le reste des résidents peut cuisiner », rapporte la responsable. « Les conditions [de vie] sont censées être aussi dures que possible, aussi intolérables que possible, c’est le mot que [les responsables] utilisent, pour essayer de pousser les gens à partir. Mais sans franchir la ligne qui consisterait à violer leurs droits », dénonce Eva Singer, du Danish Refugee Council.
    Et cette période de détention dans le centre peut durer des mois, voire des années. Car certains profils sont inexpulsables, faute de relations diplomatiques avec le pays d’origine, d’accord du pays européen de première entrée, de reconnaissance des autorités du pays d’origine. Anna* fait partie des étrangers inexpulsables que les autorités danoises refusent malgré tout de régulariser. Cette Cubaine de 54 ans erre depuis 15 ans dans le système d’asile danois et vit dans le centre d’Avnstrup depuis un an et demi. Puisque les autorités cubaines refusent de la reconnaître, elle ne peut pas être expulsée vers le pays. Mais elle n’est pas libre pour autant, elle est « tolérée » au Danemark et est contrainte de vivre dans le centre d’Avnstrup alors que sa fille et ses trois petits enfants vivent légalement au Danemark. « Je dois pointer auprès des services de l’immigration deux fois par jour. Je ne peux rien faire de ma vie. J’ai perdu ma famille, j’ai perdu le contact avec mes amis. Je suis très angoissée et anxieuse », confie-t-elle à InfoMigrants depuis la chambre d’une amie. Pour les étrangers contraints de vivre dans cet entre-deux, tout est prévu. Le centre possède sa propre école et sa propre crèche. Un café, une clinique, un psychologue et de nombreuses activités sont accessibles aux adultes, tous privés du droit de travailler et de toute aide financière de l’État. Après quelques années, les enfants peuvent également sortir du centre et fréquenter les écoles locales. Devant la petite école du centre, quelques vélos ont été jetés par terre à la hâte. On entend les cris des enfants en récréation depuis l’arrière du bâtiment. Pour la vingtaine d’élèves de l’école et leurs parents, les cartables et les horaires de l’école donnent un semblant de normalité au quotidien, en attendant le départ

    #Covid-19#migrant#migration#danemark#politiquemigratoire#expulsion#droit#sante#santementale

  • Dans la Hongrie d’Orban, farouchement anti-immigration mais dépendante des travailleurs étrangers - InfoMigrants
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    Dans la Hongrie d’Orban, farouchement anti-immigration mais dépendante des travailleurs étrangers
    Par RFI Publié le : 08/04/2026
    Hostile à l’immigration, la Hongrie de Viktor Orban fait pourtant de plus en plus appel à des travailleurs étrangers pour faire tourner son économie. Une présence de plus en plus visible et un équilibre politique délicat qui ont relégué le sujet au second plan dans la campagne des élections législatives du 12 avril 2026.
    Sac isotherme fluo aux couleurs de Wolt ou Foodora sur le dos, les livreurs à vélo ont envahi les rues de Budapest. À l’image des autres grandes villes hongroises, beaucoup sont étrangers, comme ce jeune Bangladais, qui travaille deux ou trois jours par semaine à côté de ses études d’économie. « Franchement, je suis très content », assure-t-il, montrant la batterie de son vélo pour nuancer l’image d’un boulot pénible. « Je me sens en sécurité », ajoute-t-il, en évoquant son expérience en Italie, avant de filer le long du Danube. Si cette présence surprend davantage ici qu’ailleurs, c’est qu’elle contraste avec l’image d’un pays qui a fait de sa ligne anti-immigration l’un des piliers du pouvoir de Viktor Orban.
    Depuis la crise migratoire de 2015, le gouvernement hongrois a construit une politique parmi les plus restrictives d’Europe : barrière à la frontière sud, refus des quotas européens et droit d’asile quasiment réduit à néant, ce qui lui vaut une condamnation par la justice européenne depuis juin 2024 à payer une somme forfaitaire de 200 millions d’euros et à une astreinte d’un million d’euros par jour de retard pour non application de la politique commune de l’Union en matière de protection internationale. Entre-temps, la Commission européenne a activé une procédure permettant de déduire directement l’amende des fonds européens destinés à la Hongrie, faute de paiement. Une fermeté érigée en marqueur par le pouvoir politique, revendiquée, et qui a contribué à la popularité de Viktor Orban dans les urnes.
    Pourtant cette question est aujourd’hui beaucoup moins visible dans le débat politique. À l’approche des élections législatives du 12 avril, la campagne du Premier ministre s’est recentrée sur la guerre en Ukraine et les attaques contre l’opposition. La migration, longtemps au cœur de son discours, est reléguée à l’arrière-plan, comme si le sujet était devenu plus délicat à manier au moment même où le pays dépend davantage de travailleurs étrangers. Car depuis 2022, le gouvernement a été contraint d’ouvrir les portes du pays à une immigration de travail. En effet, avec l’ouverture du marché européen, les professionnels hongrois ont massivement émigré, principalement vers l’Allemagne et l’Autriche, créant une pénurie de main-d’œuvre durable. Et dans un pays proche du plein emploi, avec un taux de chômage autour de 5 %, les entreprises peinent à recruter.
    Sans compter que l’exécutif a voulu faire de l’industrie des batteries pour véhicules électriques la locomotive de son développement économique. Sous la pression du patronat, le recours à des travailleurs étrangers s’est imposé. En quelques années, leur nombre, historiquement faible, a presque doublé. Les permis délivrés à des ressortissants hors Union européenne ont eux été multipliés par près de cinq. Aujourd’hui, ils seraient plus de 100 000, selon les données de l’Office central des statistiques hongrois. Même si leur part reste limitée en comparaison des voisins européens, certains dénoncent le double discours des autorités. « Ils prêchent de l’eau et boivent du vin », résume Tamas Székely, président du syndicat VDSZ, la Fédération des syndicats des travailleurs de la chimie, de l’énergie et des industries diverses.
    Pour répondre à ces besoins, le gouvernement a créé un statut spécifique : celui de « travailleur invité ». Le séjour de ces travailleurs venus pour l’essentiel d’Asie (Philippines, Vietnam en tête), est strictement encadré : accès limité à certains métiers, impossibilité de faire venir leur famille, permis valables deux ans – prolongeables d’un an – et délivrés uniquement par des entreprises partenaires stratégiques du gouvernement ou des agences spécifiquement agréées. Un système qui exclut toute possibilité d’installation et d’intégration. « Chez Samsung, plus de la moitié des salariés sont des travailleurs invités », affirme le syndicaliste Tamas Székely. Une estimation impossible à vérifier de manière indépendante, les entreprises ne publiant pas de données détaillées. À Debrecen, à l’est de la Hongrie, où le groupe chinois CATL construit une gigantesque usine, plusieurs sources évoquent déjà un recours important à des travailleurs étrangers. « Les travailleurs étrangers acceptent tout, y compris de travailler douze heures par jour, et de faire des heures supplémentaires, ce qui en fait aussi un point de comparaison dans les entreprises », explique le syndicaliste.
    L’afflux de ces salariés venus d’ailleurs dans un pays qui n’avait connu qu’une immigration européenne ne s’est pas faite sans frictions. « Certaines entreprises ont résolu la question en séparant les travailleurs hongrois et non hongrois, jusque dans les équipes et les horaires, de sorte qu’ils se rencontraient à peine », indique Tamas Székely, qui évoque des différences culturelles. À Budapest, l’arrivée de nombreux livreurs étrangers a aussi généré des tensions. Pour faciliter la cohabitation, l’association Menedék a ainsi créé une brochure en plusieurs langues, dont l’ourdou ou le bengali, pour expliquer les règles de circulation à vélo. Pour apaiser les tensions et faciliter la cohabitation, l’association Menedek a réalisé une brochure sur les règles de circulation à vélo dans la capitale hongroise.
    Dans les faits, cette main-d’œuvre est souvent tenue à l’écart de la population locale, logée dans des dortoirs ou des foyers à proximité des usines et transportés en bus. « Il y a un aspect très pratique : on regroupe les travailleurs pour réduire les coûts. Mais aussi une volonté de limiter les contacts, les conflits et la visibilité. Parce que dès que les étrangers deviennent visibles, cela devient immédiatement un sujet politique », décrypte Andras Kovacs, président de l’association Menedék, qui vient en aide aux migrants.
    Sara Sos, travailleuse sociale au sein de l’ONG, décrit des salariés « très difficiles d’accès, extrêmement isolés » et qui ne les sollicitent qu’en dernier recours. Certains travailleurs doivent également payer des frais importants aux agences de recrutement pour obtenir ces emplois, frais dont ils s’acquittent une fois le salaire touché. Ils sont aussi une variable d’ajustement quand les commandes ralentissent. Aucune des agences spécialisées sollicitées n’a accepté de répondre à nos questions. « C’est un système très toxique, où tout le monde dépend des autres. L’employeur dépend des agences pour avoir des travailleurs. Le travailleur dépend de l’agence pour avoir un emploi. Et l’agence dépend du travailleur pour gagner de l’argent. Tout le monde a peur de l’autre », constate Andras Kovacs. Le discours politique, lui, n’a pas changé. Si la campagne cible désormais surtout le président ukrainien Volodymyr Zelensky et agite le risque de guerre, le slogan du Fidesz d’Orban continue de clamer : « Stop migration », dans un pays où la présence de travailleurs étrangers n’a jamais été aussi visible. « L’ennemi migratoire vise surtout ceux qui arrivent à la frontière sans papiers, les demandeurs d’asile. Là, il n’y a aucun changement : le système reste très strict », confirme le président de Menedék. Une contradiction assumée, qui repose sur une distinction clairement revendiquée par le gouvernement, comme l’analyse l’économiste Zoltán Pogátsa : d’un côté, les « bons migrants », ceux qui travaillent et répondent aux besoins de l’économie ; de l’autre, les « mauvais », perçus comme un poids pour l’État. Face aux critiques, la ligne est difficile à tenir entre nécessité économique et rejet politique. Depuis 2025, les quotas ont été abaissés et les conditions durcies. Seuls certains pays peuvent désormais envoyer des travailleurs en Hongrie. « Il y a deux ans, le gouvernement a créé ce statut sous la pression économique. Mais en quelques mois, avec les critiques politiques - notamment de l’extrême droite - il a reculé et durci les règles », explique Zoltán Pogátsa.
    Un équilibre politique périlleux, qui confine parfois à l’absurde, relève le syndicaliste VDSZ. Il rappelle cette affaire d’une travailleuse invitée philippine tombée amoureuse qui a eu un enfant avec un Hongrois mais à qui l’administration avait demandé de quitter le pays, selon la réglementation en vigueur. « Pendant ce temps, le gouvernement répète à l’envi que la Hongrie serait le pays le plus favorable aux familles du monde entier ! », ironise le syndicaliste.
    Du côté de l’opposition aussi, le thème de l’immigration reste sensible : si le pro-européen et conservateur Peter Magyar critique l’hypocrisie et l’opacité du système actuel, il se garde bien de toute inflexion sur le sujet. Dans son programme, Peter Magyar réaffirme le maintien d’une politique migratoire stricte. Il assure même vouloir se passer des travailleurs étrangers, en faisant revenir les Hongrois partis trouver des conditions meilleures à l’étranger. « Ce type de propagande permet toujours de gagner des élections et de garder le pouvoir, analyse Tamas Székely. En 2018, ils ont gagné avec la migration. On ne sait jamais exactement qui sera l’ennemi, mais il en faut toujours un. »

    #Covid-19#migrant#migration#hongrie#politiquemigratoire#economie#travailleurinvite#immigration#sante#philippines#vietnam#travailleurmigrant

  • L’Irlande, cinquième pays de l’UE en termes de nombre de demandes d’asile par habitant - InfoMigrants
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    L’Irlande, cinquième pays de l’UE en termes de nombre de demandes d’asile par habitant
    Par La rédaction Publié le : 08/04/2026
    Avec 2,4 demandes d’asile pour 1 000 habitants, l’Irlande se place en cinquième position des pays de l’Union européenne en nombre de primo-demandeurs par rapport à sa population. La Somalie est la première nationalité, représentant plus d’un demandeur sur six. Même si les chiffres sont en baisse, comme partout en Europe, le gouvernement irlandais envisage pour 2026 des mesures de restriction de l’accueil et d’accélération des procédures. L’Irlande est le cinquième pays de l’Union européenne (UE) en termes de premières demandes d’asile reçues par habitant. Et ce, même si les chiffres de l’asile ont diminué de 30 %, passant de plus de 18 000 demandes reçues en 2024 à près de 13 000 en 2025 - ce qui constitue un retour aux seuils de 2022 / 2023. De nouveaux chiffres publiés fin mars par la Commission européenne montrent en effet que l’Irlande a reçu 2,4 demandeurs d’asile pour 1 000 habitants l’année dernière. Il s’agit du cinquième ratio derrière la Grèce (5,3 pour 1 000) ; Chypre et l’Espagne (2,9 toutes les deux) et le Luxembourg (2,6).
    Ce taux est en baisse : en 2024 avec ses 18 000 demandes reçues, l’Irlande comptait 3,4 demandeurs pour 1 000 habitants, détaille le média irlandais BreakingNews.ie : le pays se plaçait alors au troisième rang européen. Cette diminution s’inscrit dans un contexte plus large : l’Union européenne a connu une baisse générale des demandes d’asile de 27 % en 2025. Le taux moyen est alors passé de 2 à 1,5 demandes pour 1 000 habitants dans l’UE. Parmi les États-membres, seuls la Lettonie, la Lituanie et la Hongrie ont enregistré une légère augmentation du nombre de demandes d’asile.
    Malgré la baisse de la demande d’asile, le gouvernement irlandais compte bien faire entrer en vigueur cette année son nouveau projet de loi sur la protection internationale, qui prévoit un traitement plus rapide des demandes d’asile et des potentiels renvois. Cet important ensemble de réformes présenté fin 2025 prévoit, entre autres, que les demandeurs d’asile salariés reversent entre 10 et 40 % de leur revenu hebdomadaire aux frais d’hébergement - ce qui concernerait environ 7 500 personnes selon le ministre de la Justice, Jim O’Callaghan. Dans le cadre de ce projet de loi également, le gouvernement a durci les règles relatives au regroupement familial pour les réfugiés, en limitant la possibilité de faire venir leurs proches dans le pays. Ceux-ci devront patienter pendant trois ans avant que leur conjoint-e et leurs enfants puissent les rejoindre.
    Si le texte est adopté sans modification par le parlement, cette mesure entrera en vigueur avec le reste de la loi sur la protection internationale à la mi-2026. Une telle proposition gouvernementale « est cruelle » et va « directement à l’encontre de tout ce que nous devrions défendre en tant que pays », a réagi en février le porte-parole du Parti travailliste pour la justice, Alan Kelly.C’est que les conditions de vie des primo-arrivants sont déjà rudes. Fin février, la Haute cour de justice a condamné l’État irlandais à verser 9 500 et 6 000 euros à deux demandeurs d’asile - un Afghan et un Indien - qui avaient attaqué l’État en justice pour avoir été laissés sans abri à leur arrivée dans le pays en 2023, a rapporté l’Irish Times.
    Ces dernières années, en particulier en 2024 lors de la hausse des arrivées, les hommes seuls se sont de plus en plus retrouvés sans solution d’hébergement, le gouvernement mettant en avant la crise du logement et la saturation des centres d’accueil. « Pour aller faire nos besoins, nous devons marcher environ six kilomètres. On va dans une mosquée du centre-ville qui nous accepte », témoignait Sami*, un Afghan rencontré par InfoMigrants dans les rues de Dublin en 2024. « C’est tellement insupportable la vie ici, je suis à bout. Je me sens tout le temps triste ». En janvier 2026, 1 123 nouvelles demandes d’asile sont arrivées en Irlande, selon le dernier rapport mensuel des autorités de protection irlandaises. Soit légèrement plus (3,5%) qu’en janvier 2025. Pas moins d’un quart de ces demandes émanaient de ressortissants somaliens. La Somalie promet ainsi de se maintenir en tête des nationalités qui demandent l’asile dans le pays. Avec 2 015 demandes en 2025, le pays représente au moins un demandeur sur six en Irlande. Les nationalités qui suivent sont le Nigeria (1 910) ; le Pakistan (1 665) ; l’Afghanistan (1 290) et la Géorgie (865).
    Depuis septembre 2025, le gouvernement encourage les retours volontaires vers les pays d’origine, en gonflant l’aide financière dédiée. Les personnes choisissant de rentrer volontairement avant ou après avoir reçu une décision de première instance sur leur demande de protection peuvent désormais recevoir 2 500 euros d’aide par personne, et jusqu’à 10 000 euros maximum par famille.

    #Covid-19#migration#migrant#UE#irlande#asile#politiquemigratoire#sante#somalie#nigeria#pakistan#afghanistan#georgie

  • Nord de la France : des agents britanniques dans un centre d’accueil pour dissuader les migrants de traverser la Manche - InfoMigrants
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    Nord de la France : des agents britanniques dans un centre d’accueil pour dissuader les migrants de traverser la Manche
    Par Clémence Cluzel Publié le : 08/04/2026
    Des agents britanniques interviennent chaque mois depuis cet automne au sein d’un centre d’accueil de migrants près d’Arras, dans le Pas-de-Calais. Un nouveau volet dans le partenariat franco-britannique pour tenter de déconstruire les clichés sur les conditions d’accueil au Royaume-Uni et dissuader les candidats à l’exil de traverser la Manche. Sans forcément de réel succès.
    Depuis cet automne s’opère un nouvel aspect de la coopération franco-britannique pour lutter contre les arrivées de migrants sur les côtes anglaises. Une fois par mois depuis octobre, des agents britanniques se rendent au centre d’accueil et d’examen des situations (CAES) de Croisilles, près d’Arras (Pas-de-Calais) afin d’informer et surtout déconstruire les clichés des migrants désireux de rejoindre le Royaume-Uni. "Les agents viennent à deux pour apporter des informations sur la réalité de l’accueil des migrants en Angleterre. Ils déconstruisent les idées reçues répandues : vous aurez du travail, un logement, des papiers", explique Alain Boulanger, coordinateur du CAES au quotidien La Voix du Nord. "La réalité est que la Grande-Bretagne n’est pas l’Eldorado que s’imaginent les exilés", confirme au même média Claude Picarda, directeur des CAES du département. Leur intervention a également permis de résoudre certaines situations jusque là bloquées, tel que le regroupement familial d’un enfant avec ses parents déjà au Royaume-Uni.
    Ouvert en octobre 2016, le CAES de Croisilles offre une solution de "mise à l’abri", principalement à des hommes seuls, ainsi qu’une aide pour leurs démarches administratives : la demande d’asile - qui concerne entre 5 et 7 % des personnes - ou le retour au pays, une option qui reste rare. "Plus de 90 % des exilés (du CAES) veulent traverser la Manche pour gagner la Grande-Bretagne, qui reste un Eldorado", affirme le coordinateur, cité par La Voix du Nord.
    Ces interventions britanniques, menées en soutien au travail de l’équipe du CAES, visent avant tout à dissuader les migrants de tenter cette traversée dangereuse. Au moins 29 personnes sont mortes en mer en 2025 selon un décompte AFP réalisé à partir de sources officielles.
    "L’idée est aussi de dire aux exilés qu’il existe des voies légales pour se rendre en Grande-Bretagne depuis la France", développe Alain Boulanger, au quotidien local. Et de citer l’accord "un pour un" entré en vigueur le 5 août 2025 : celui-ci prévoit le renvoi en France d’un migrant arrivant au Royaume-Uni par "small boat", en échange de quoi Londres s’engage à accepter un migrant se trouvant en France et exprimant sa volonté de demander l’asile. Mais le dispositif patine : selon le Home Office, entre août 2025 et mars 2026, seuls 377 migrants ont été renvoyés en France et 380 ont été accueillis au Royaume-Uni dans le cadre de cet accord.
    Reste que les interventions des agents britanniques peinent à porter leurs fruits auprès des exilés. "Quand l’objectif final est à 30 km alors qu’on a fait 6 000 km à pied pour venir, il est très difficile de dissuader de traverser la Manche. Certains tentent, échouent, finissent par poser les bagages. Mais ce n’est pas du tout la majorité", rapporte Alain Boulanger au média nordiste. D’autant qu’en face le discours des passeurs est bien différent, tout comme celui des exilés ayant réussi à passer au Royaume-Uni. "On leur dit que continuer signifie potentiellement perdre la vie. Mais notre discours bute sur l’attrait qu’il y a pour ce pays. Certains y ont aussi des intérêts : une famille sur place, un lieu où s’établir, de l’argent qu’ils ont envoyé pour éviter de se faire dépouiller… Ils parlent aussi la langue pour la plupart" indique-t-il encore.
    En 2025, près de 50 000 personnes ont essayé de traverser la Manche pour rejoindre le Royaume-Uni à bord de "small boats", selon des chiffres de la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord. Pour la même période, 6 177 migrants ont été secourus en mer par les forces françaises.
    Depuis son arrivée au pouvoir à l’été 2024, le gouvernement travailliste britannique a fait de l’immigration irrégulière son cheval de bataille. Cela s’est traduit par un durcissement de sa politique migratoire avec l’adoption d’une série de mesures répressives pour lutter contre l’immigration illégale. Parmi elles, la réduction de la protection accordée aux réfugiés, qui seront "forcés de rentrer dans leur pays d’origine dès qu’il sera jugé sûr", avait déclaré la ministre de l’Intérieur Shabanah Mahmood cet hiver. L’accès automatique des demandeurs d’asile aux aides sociales et au regroupement familial a aussi été supprimé, tandis qu’il faudra désormais pouvoir justifier de 20 ans de présence au Royaume-Uni pour pouvoir rester indéfiniment dans le pays. Début mars, le gouvernement britannique a également annoncé cesser d’accorder des visas d’études à certains pays (Afghanistan, Cameroun, Birmanie, Soudan) dénonçant des "abus" commis par ces ressortissants. Près de 60 000 personnes ont été expulsées du pays entre juillet 2024 et janvier 2026, certains par la force et d’autres à travers des “retours volontaires”. C’est 30 % de plus que sur les 19 mois d’avant : en effet, de décembre 2022 à juin 2024, un peu plus de 44 600 étrangers avaient été expulsés.
    Parallèlement, le nombre de réfugiés statutaires à la rue a explosé. Plus de 19 000 réfugiés sont à la rue au Royaume-Uni, selon la BBC se basant sur des données gouvernementales,. C’est cinq fois plus qu’en 2021/2022, où les autorités avaient recensé 3 500 personnes sans-abri. Les organisations d’aide aux migrants du pays pointent "une conséquence directe" de la politique gouvernementale. En 2025 41 472 migrants sont arrivés au Royaume-Uni après une périlleuse traversée de la Manche depuis la France, soit le deuxième nombre le plus élevé après le record de 45 774 arrivées enregistrées en 2022, selon les données du Home Office. L’accord de coopération entre Londres et Paris pour lutter contre les traversées illégales a été prolongé le 31 mars dernier mais uniquement pour deux mois, faute d’avoir pu trouver un partenariat permanent. Le Royaume-Uni exige plus d’interventions en mer des autorités françaises pour empêcher les traversées des "small boats" dans la Manche. Mais Paris se refuse à cette requête, s’appuyant sur le droit international de la mer qui interdit les interventions en mer (au profit des opérations de secours). Les autorités craignent en effet qu’une hausse de ces interpellations n’augmente au contraire la mise en danger de la vie des exilés, ainsi que des forces de l’ordre.
    Londres va fournir un financement de 16,2 millions de livres (18,5 millions d’euros) qui servira à assurer la surveillance des plages au cours des deux prochains mois. Depuis 2023, le Royaume-Uni a versé 540 millions d’euros à la France dans le cadre du traité de Sandhurst, signé en 2018 et prolongé jusqu’en 2023. Celui-ci prévoit le financement par Londres d’une partie des actions menées par la France pour sécuriser les plages françaises. Cet argent sert à financer les patrouilles sur les plages, l’achat de matériel (drones), ou encore la construction (en cours) du futur centre de rétention de 140 places de Dunkerque - situé à Loon-Plage - qui doit ouvrir fin 2026/début 2027.

    #Covid-19#migrant#migrant#france#royaumeuni#politiquemigratoire#sante#droit

  • « Nous vivons une contre-révolution »
    https://lundi.am/Nous-vivons-une-contre-revolution

    Nous vivons, nous, après la faillite de cette grande entreprise de changer les bases mêmes de la société pour créer des hommes nouveaux. Cette faillite a produit ce dont on parlait précédemment : la dissociation entre la science et l’effet qui en était attendu, le plaisir triste de tout comprendre sur la servitude sans que cela produise aucun effet de libération et finalement la crainte que le seul nouveau qui puisse advenir soit le pire. C’est là que le ressentiment rejoint le consentement à l’ordre sécuritaire. Il y a la fois la honte née de l’impuissance à changer les choses positivement et la crainte qu’elles ne changent négativement. Même si nos gouvernants exploitent à fond le thème de l’insécurité, ce n’est pas la passion pour la sécurité qui « verrouille le possible ». C’est plutôt le ressentiment né de l’impuissance. D’où le double jeu de nos gouvernants : ils cherchent à gagner les racistes en montrant qu’ils luttent contre la catastrophe de l’immigration qui les menace et les antiracistes en montrant qu’ils sont la seule alternative à la catastrophe raciste. Ils affichent en permanence un catalogue de tous les dangers contre lesquels ils nous protègent. Mais je ne suis pas sûr qu’ils nous fassent vraiment peur. En revanche ils donnent à la fois un alibi à notre impuissance et une cible à notre ressentiment.

    […]

    Du libertarianisme au dark Enlightenment en passant par l’accélérationnisme, des théories qui semblaient être l’apanage d’économistes ou de philosophes plus ou moins excentriques sont devenues le cœur de la pensée du Capital et de ses franges les plus « modernes ». Et le démarrage du second mandat de Trump a montré que derrière ce qui semblait être le simple appétit de pouvoir d’un malade mental, il y avait toute une offensive idéologique structurée. Mais si cette contre-révolution intellectuelle s’est imposée, c’est aussi parce que notre raison elle-même s’est trouvée de plus en plus confrontée à sa part d’obscurité et de superstition. Dans le complotisme aujourd’hui comme dans le négationnisme hier, elle a été amenée à reconnaître la caricature de ses propres présupposés : le principe de raison suffisante qui conduit à refuser de croire à l’existence d’un phénomène si l’ensemble de ses conditions n’est pas établi ; la méfiance de toute évidence donnée aux sens et l’idée que l’apparence des choses est faite pour dissimuler la vérité qui est toujours cachée en dessous ou par-derrière. Et je n’oublie pas la dénonciation de la raison cartésienne destructrice de la nature menée au nom de la défense du vivant contre la catastrophe écologique à venir. Peut-être est-ce le moment d’un nouvel examen des formes de rationalité qui gouvernent notre monde et nos têtes.

    #Jacques_Rancière #interview #contre-révolution #philosophie

  • Developer of #VeraCrypt #encryption #software says #Windows users may face boot-up issues after #Microsoft locked his account
    https://techcrunch.com/2026/04/08/veracrypt-encryption-software-windows-microsoft-lock-boot-issues

    The developer of the popular file encryption software VeraCrypt says #Microsoft has blocked access to the account he used for sending updates to Windows users, and warned that anyone who encrypts their #PCs with his software may soon face issues accessing their #computers.

    #Mounir_Idrassi

  • Greenpeace-Studie : Öl-Konzerne kassieren täglich 21 Millionen Euro an Übergewinnen an der Zapfsäule

    Hamburg, 16. 3. 2026 - Mineralölkonzerne in Deutschland verdienen an den deutlich gestiegenen Spritpreisen seit Beginn des Irankriegs täglich 21 Millionen Euro. Das zeigt eine neue Studie des Energieexperten Steffen Bukold im Auftrag von Greenpeace. (https://act.gp/40zbeAf) Die Studie zeigt, dass die Preise an den Zapfsäulen weit stärker gestiegen sind als die zugrundeliegenden Rohölpreise. Die massiv ausgeweiteten Gewinnmargen bescheren der Branche hohe Übergewinne auf Kosten der Autofahrenden: Allein in Deutschland verdienen die Konzerne bei Diesel zusätzliche 17,9 Millionen Euro und bei Benzin 3,2 Millionen Euro - pro Tag.

    „Im Iran sterben Menschen, in Europa ächzen Millionen unter massiv gestiegenen Preisen und die Ölkonzerne stopfen sich an der Tankstelle die Taschen voll - das ist widerlich und muss sofort gestoppt werden. Die Bundesregierung muss diese Übergewinne abschöpfen und das Geld so investieren, dass wir künftig unabhängiger werden von fossilen Abzockern und Kriegsprofiteuren. Mit den 21 Millionen Euro an täglichen Extragewinnen der Konzerne könnte der Bund pro Tag 1300 kleine E-Autos verschenken.“ (Lena Donat, Greenpeace Verkehrsexpertin)

    Mit dem Betrag könnte die Bundesregierung alternativ jeden Tag 840 Haushalten eine Wärmepumpe inklusive Einbau, 35.000 Haushalten ein Balkonkraftwerk oder 27.700 Menschen ein kostenloses ÖPNV-Jahresticket schenken.

    Keinen plausiblen Grund für deutlicher gestiegene Dieselpreise

    Die Studie widerlegt das Argument der Branche, sie reiche lediglich Weltmarktpreise weiter. Da fast alle Raffinerien in Deutschland im Besitz derselben Konzerne sind, die auch die Tankstellennetze kontrollieren, besteht eine enorme Marktmacht. Besonders brisant: Heimische Raffinerien produzieren seit Jahren mehr Benzin, als Deutschland verbraucht – eine Abhängigkeit von verteuerten Importen, die den Preisanstieg rechtfertigen könnte, existiert hier faktisch nicht. Auch der in Deutschland verkaufte Diesel wird fast ausschließlich im Inland produziert.

    „Die schamlose Willkür der Konzerne zeigt sich bei den viel stärker gestiegenen Dieselpreisen besonders deutlich. Wenn im Grunde jeder Liter Diesel hier raffiniert wird, dann gibt es nur einen plausiblen Grund für die hohen Tankstellenpreise: Gier.“ (Lena Donat, Greenpeace Verkehrsexpertin)

    https://presseportal.greenpeace.de/263401-greenpeace-studie-ol-konzerne-kassieren-taglich-21-mi
    #compagnies_pétrolières #profits #guerre #business #pétrole #rapport #Greenpeace

    • Oil giants pocket extra €81m a day in EU. Here’s how much a windfall tax could cut your energy bill

      Oil companies in the EU are raking in an additional €81.4 million in profits everyday from soaring fuel prices, as experts call for an urgent windfall tax.

      EU governments are under mounting pressure to “urgently tax fossil fuel profits” to slash energy bills and speed-up investment in home-grown renewables.

      A new study from NGO Greenpeace found that oil giants in the EU are raking in an extra €81.4 million in profits every single day, as the war on Iran sends prices soaring. This works out at around €2.5 billion in additional profit for March alone.

      The EU has already warned that oil and gas prices will not go down anytime soon, even if the conflict in the Middle East comes to an end. Member states have since been told to outline measures to reduce oil and gas use, particularly in the transport sector.

      At the current rate of extra profits, the study found that governments could provide 60 million free monthly public transport passes every month, or give all 40 million people struggling to pay their energy bills in the EU €60 every month to bring down expenses.
      Which country would benefit the most from a windfall tax?

      According to Greenpeace, the highest total windfall profits in the EU, since the start of the Iran war, were in Germany, France, Spain and Italy.

      As the largest fuel market in the EU, Germany tops the list and shows an above-average expansion of profit margins in March for both diesel and petrol.

      The highest profit margin increase per litre of diesel was in the Netherlands, Sweden, Denmark and Austria, and for petrol it was in Germany, Austria, Spain and Denmark.

      “While people are dying in the Middle East and millions in Europe struggle with skyrocketing fuel prices, governments are letting oil companies line their pockets,” says Ariadna Rodrigo, Greenpeace EU’s political campaigner.

      “They need to urgently introduce higher taxes on all fossil fuel profits and use the money to cut people’s energy bills, deploy cheap, safe and home-grown renewables, and support communities impacted by climate breakdown.”
      Could the EU cut tax on renewables?

      The long term solution to cutting energy bills, which is already being demonstrated in Spain, is investing in homegrown renewables, leading to less reliance on imported fossil fuels. Inflated prices meant these cost the EU an extra €2.5 billion in the first 10 days of the Iran war.

      The short term solution, which governments could implement overnight, is to cut the tax that ordinary people pay.

      Last year, 28 per cent of the average European consumer’s electricity bill went on taxes and levies, according to the IEA.

      Many see this as particularly unfair because taxes on electricity are much higher than on fossil fuels - despite these being the leading cause of the climate and biodiversity crisis. In Spain, taxes on electricity were 4.2 times higher than those on fossil gas in 2025 while Germany’s were 3.2 times higher.

      With the five oil majors earning more than €88 billion in 2024, higher taxation would still leave them in the green.

      European governments are finding clever ways to cut tax on electricity

      Your electricity bill is made up of three parts: energy costs, network or grid fees and taxes. As Climate Action Network (CAN) Europe points out, every component of your bill “depends on policy choices made by governments”.

      Energy costs are what you pay for the electricity you actually use and are determined by many variable factors, such as wholesale electricity costs, time of day and weather conditions. Network or grid fees go towards maintaining the poles, wires and infrastructure that bring electricity into your home or business. While the taxes added to your bill are decided by governments.

      If the average home or business owner is paying less tax, governments will likely need to make up the shortfall. The solution, argues CAN Europe, is “rebalancing taxation away from electricity and toward fossil fuels”.

      Some governments have already successfully reduced electricity prices through tax changes. Germany, which has the highest electricity bills in Europe, managed to reduce annual bills by 16 per cent by taking a levy for renewables off electricity bills and onto general tax bills.

      Denmark came up with the clever solution of making electricity for heating cheaper, thereby rewarding home and business owners who installed heat pumps.

      “The Danish government considers that the tax exemption was in part responsible for the large increase in heat pump installations from 2019-2021 and in 2023,” according to a report from the NGO Regulatory Assistance Project.
      ’Start taxing companies that fuel the climate crisis’

      In response to the current energy crisis, caused by the effective closure of the Hormuz Strait and reduced Middle East energy exports, dozens of countries - including most of Europe - agreed to release a record amount of oil from their emergency reserves.

      Fanny Petitbon of environmental organisation 350.org argues that this is like putting a “band-aid on a gaping wound”.

      “If G7 countries are serious about stabilising the market, they need to stop protecting profits and start taxing companies that fuel the climate crisis,” she says.

      “Working people shouldn’t be paying the price while oil majors treat the war in the Middle East like a winning lottery ticket.”
      Do fossil fuel giants pass taxes onto consumers?

      It’s logical to worry that if fossil fuel giants, like Aramco and Gazprom, had reduced profits due to higher tax they would charge their customers more to make up for the shortfall - resulting in higher bills for consumers.

      But analysis from CAN Europe found this is unlikely to happen: “Economic evidence shows that profit taxes, unlike consumption taxes, are generally not passed on to consumers or other companies, as prices are driven primarily by fuel costs, market design and infrastructure constraints rather than corporate taxation. And there is no significant correlation between higher corporate taxes and higher electricity prices across EU countries.”

      Permanent windfall taxes are the answer

      During Europe’s last big energy shock, after the outbreak of the Ukraine war in 2022, the bloc introduced a ‘solidarity contribution’ - a temporary windfall tax on fossil fuel profits to help shield households and companies from inflationary energy prices. It raised €28bn, mostly used by EU member states to financially support energy consumers, particularly vulnerable households.

      Many climate-aligned organisations have called for this windfall tax to be brought back and made permanent, creating funds to drive the clean energy transition.

      “In the short term, cutting electricity taxes and introducing targeted support measures funded by taxing the excess profits being made by the fossil fuel industry can give people breathing space for now. But in the long run, fossil fuel profits should be taxed permanently which can be used for future proofing Europe’s energy system through investing in renewables, efficiency, grids and electrification,” says Seda Orhan, Head of Energy at CAN Europe.

      https://www.euronews.com/2026/03/18/give-people-breathing-space-how-european-governments-could-cut-energy-bill

  • Den dritten Weltkrieg verhindern
    https://www.unsere-zeit.de/den-dritten-weltkrieg-verhindern-2-4811085

    Les camarades du parti communiste allemand DKP ont raison, li faut empêcher la troisième guerre mondiale , leur analyse de la situation et leurs conclusions sont justes, mais ca ne marche pas. On n’a pas de manifestations contre la guerre avec des millions de participants et les résultats des communistes aux électionss en font une force négligeable.

    Pour « les masses » il y a apparamment des sujets et problëmes plus importants et le prolétariat ne remplit plus sa fonction d’antagoniste de la classe capitaliste. Dommage, c’était si beau l’idée de la politique communiste, mais il va falloir trouver quelque chose qui marche. Le camarade Georgi Dimitrov est mort depuis bientôt 80 ans et les choses ont évolué. Il va falloir compléter les donnés et relancer votre analyse.

    18.1.2026 - DKP veröffentlicht Strategiepapier für den Friedenskampf

    Das Jahr 2026 hat brutal begonnen. Die USA griffen Venezuela an und entführten Präsidenten Nicolás Maduro. Zeitgleich wurden die Bemühungen, im Iran einen Regime Change herbeizuführen, forciert. Da ist es gut, dass die Kommunistinnen und Kommunisten ein Strategiepapier für die Perspektiven des Friedenskampfes vorgelegt haben. Das Papier mit dem Titel „Den dritten Weltkrieg verhindern“ entwickelt Vorschläge der DKP für das gemeinsame Handeln von Arbeiter- und Friedensbewegung unter den Bedingungen der konkreten Kriegsvorbereitung. Es ist ein Diskussionsangebot an Interessierte und Aktive in der Friedensbewegung, das sowohl einen nötigen Konsens beschreibt – darunter Forderungen gegen die Stationierung neuer US-Raketen und gegen die Wehrpflicht – als auch darüber hinaus gehende Positionen der DKP. Dazu gehört, dass die Kommunisten in diesem Land davon überzeugt sind, dass es Frieden nur in Zusammenarbeit und Kooperation mit der VR China und Russland geben wird. Die DKP entwickelt zudem Überlegungen zu den Aufgaben einer Regierung des Friedens und dem Weg dorthin. Wir dokumentieren im Folgenden den Wortlaut des Strategiepapiers, und verweisen zudem auf ein Referat von Björn Blach, Stellvertretender Vorsitzender der DKP, das das Papier und seine Aufgaben einordnet. Es erschien in gekürzter Fassung in der UZ vom 9. Januar und kann in voller Länge im Mitgliederbereich von dkp.de heruntergeladen werden. Das Papier kann als Broschüre im UZ-Shop bestellt werden.
    DKP zur Strategie des Friedenskampfes

    Der DKP-Block auf der diesjährigen Luxemburg-Liebknecht-Demo in Berlin (Foto: Martina Lennartz)

    Vorschläge der DKP für das gemeinsame Handeln von Arbeiter- und Friedensbewegung unter den Bedingungen der konkreten Kriegsvorbereitung

    I. Der Kriegskurs der Bundesregierung verschlechtert unsere Lebensbedingungen

    Die Bundesregierung, geführt von CDU/CSU und SPD, hat die Aufnahme von Schulden beschlossen, die sie als Sondervermögen bezeichnet. Es geht einschließlich der Zinsen um nach oben offene Kriegskredite von mehr als tausend Milliarden Euro. Unter dem Strich heißt das, die Regierung gibt jeden zweiten Euro für Kriegsvorbereitungen aus. Dieses Geld fehlt für dringende Ausgaben im sozialen Bereich, für das Bildungs- und Gesundheitswesen. Während die Preise steigen, sinken die Reallöhne und soziale Sicherungssysteme werden zerschlagen. Viele sitzen in kalten Wohnungen und können sich nicht mehr gesund ernähren. Gleichzeitig findet ein Angriff auf die Arbeitszeit, auf den 8-Stunden-Tag, statt. Um von ihrer unsozialen Politik abzulenken, macht die Regierung Stimmung gegen Erwerbslose und Migrantinnen und Migranten.

    Die beschleunigte Militarisierung unseres Landes und die offene Kriegsvorbereitung bedeuten einen massiven Angriff auf erkämpfte soziale und politische Rechte.

    Die Einschränkungen im Rahmen des reaktionär-militaristischen Umbaus von Staat und Gesellschaft finden im Interesse der aggressivsten Teile des deutschen Monopolkapitals statt. Das deutsche Monopolkapital ist mit dem Aufstieg der Volksrepublik China konfrontiert. Die Hegemonie der imperialistischen Zentren, die sich in NATO und G7 zusammengeschlossen haben, ist bedroht. Diese Bedrohung verschärft auf der einen Seite die Konkurrenz zwischen den imperialistischen Zentren, da ihr Spielraum kleiner wird. Auf der anderen Seite rüsten sie gemeinsam gegen die sozialistisch orientierte VR China und ihren strategischen Verbündeten Russland zum Krieg, um ihre Machtpositionen aufrecht zu erhalten.

    Das ist der Hintergrund der Kriegsvorbereitungen. Unter dem Vorwand, sich vor einem russischen Angriff schützen zu müssen, hat die Bundesregierung angekündigt, die größte konventionelle Armee Europas aufzubauen. Dazu gehört auch die Wiedereinführung der Wehrpflicht. So will sie den Vormachtanspruch des deutschen Imperialismus in der EU und im Westen Europas sichern.

    Wir sagen: Nein zur Kriegswirtschaft!

    Deutschland ist auf dem Weg in die Kriegswirtschaft: Die Produktion wird an die Bedürfnisse des Militärs angepasst. Während hunderttausende Industriearbeitsplätze vernichtet werden, wird der Aufbau der Rüstungsindustrie mit Steuergeldern bezahlt. Die Profite der Rüstungskonzerne steigen ins Unermessliche. Die Aufhebung der Schuldenbremse für Hochrüstung und das „Sondervermögen für Infrastruktur und Klimaneutralität“ werden den wirtschaftlichen Niedergang und die Deindustrialisierung Deutschlands nicht aufhalten. Sie sollen Deutschlands Logistik auf den Krieg vorbereiten.

    Daraus hat die Bundesregierung auch keinen Hehl gemacht. Sie begründete die Grundgesetzänderung zur Aufnahme von 500 Milliarden Euro neuer Schulden für Infrastrukturprojekte wie folgt: „Die tatsächliche Fähigkeit, ein deutlich gesteigertes Verteidigungspotenzial auch zur Wirkung zu bringen, setzt die Verfügbarkeit einer ausgebauten, funktionstüchtigen und modernen Infrastruktur, zum Beispiel im Verkehrsbereich, voraus.“ Kurz: Ohne sanierte Brücken, modernisierte Bahnhöfe und leistungsfähige Korridore keine Panzer- und Truppenverlegung nach Osten. Für die soziale Infrastruktur bleibt da nicht viel übrig. Sie wird wie die öffentliche Daseinsvorsorge zerschlagen.

    Gesetze, Verordnungen und Verträge zwischen Deutsche Bahn und Bundeswehr verpflichten die Bahn zur vorrangigen Bereitstellung von Trassen und Waggons für NATO-Truppenverlegungen. Auch in der „Agenda für zufriedene Kunden auf der Schiene“ wird ausdrücklich die „Verteidigungsfähigkeit“ als Begründung für Investitionen in die Schieneninfrastruktur angeführt.

    Bahn für uns – nicht für die Bundeswehr!
    Wir sagen: Nein zu militärischer Vorranglogistik. Ja zu einem zivilen, demokratisch kontrollierten Infrastrukturfonds für die Pendlerinnen und Pendler, nicht für Panzer! Wir sagen: Nein zur Priorisierung von Kriegsvorbereitung unter dem Deckmantel der Modernisierung. Ja zu öffentlicher Bahn, guter Arbeit und umweltfreundlicher Mobilität!

    Laut Verkehrsministerium sollen 8.000 Brücken auf Autobahnen sanierungsbedürftig sein. Autobahnen sind häufig Bestandteil des Militärstraßengrundnetzes. Einen Konvoi mit 62-Tonnen-Leopard-Panzern tragen wohl viele nicht mehr. Gleiches gilt für die Krankenhäuser. Auch hier weisen Fachverbände darauf hin, dass das deutsche Gesundheitssystem im Kriegsfall nicht auf eine Massenversorgung von Verletzten ausgerichtet ist. Entsprechend dem „Operationsplan Deutschland“ müssen sich Krankenhäuser auf die Versorgung von künftig bis zu 1.000 Verletzten am Tag einstellen. Statt um Vorsorge und Gesundheit geht es nach dem Willen der Regierung in den Kliniken bald wieder um Kriegsmedizin, also die Fähigkeit, Kanonenfutter für den erneuten Fronteinsatz zusammenzuflicken.

    Diese Militarisierung ist kein Unfall, sondern Programm – eingebettet in EU-Strategien wie „Military Mobility“ und flankiert vom „Operationsplan Deutschland“, der die zivile Infrastruktur in Kriegslogistik umwandelt für den Fall, dass Deutschland zum Schlachtfeld wird.

    Wir sagen: Nein zum reaktionär-militaristischen Umbau!

    Auf Berufsmessen, Werbetafeln in Bahnhöfen, an Bushaltestellen und mit personalisierter Post sollen Jugendliche zum Dienst für den deutschen Imperialismus verführt werden. Auch wenn gute Ausbildungsplätze rar sind und die Bundeswehr gut bezahlt, lehnt der Großteil der Jugendlichen den Kriegsdienst ab. Dessen ungeachtet und trotz Schulstreiks im ganzen Land beschloss die Regierung die neue Wehrpflicht. Mit der Rekrutierung von Minderjährigen verstößt die Bundesrepublik seit Jahren gegen die UN-Kinderrechtskonvention. Kinder sind längst im Visier der Bundeswehr. In den Schulen wird auf den militärischen Drill vorbereitet: Bundeswehr-Offiziere werden verstärkt im Unterricht eingesetzt, in Bayern ist das sogar Vorschrift. Dort wurde den Universitäten verboten, sich mit der Zivilklausel freiwillig zu rein ziviler Forschung zu verpflichten. Alles wird dem Militär untergeordnet.

    Maßnahmen aus den Notstandsgesetzen von 1968 finden erneut Anwendung, wie das NATO-Manöver „Red Storm Bravo“ mitten in Hamburg zeigte. Zum Beispiel übte die Arbeitsagentur, wie sie im sogenannten Spannungs- und Verteidigungsfall jede Arbeitskraft beschlagnahmen kann. In Kommunen und Landkreisen werden „Schattenämter“ eingerichtet, um für den Fronteinsatz vorgesehene Verwaltungsmitarbeiter zu ersetzen. Bundeswehr und Kommunen planen und proben gemeinsam den Durchmarsch von 800.000 NATO-Soldaten gen Osten. Die Überlegungen, Deutschland sei im Kriegsfall Hinterland und Logistikzentrum, sind allerdings völlig irrational. Deutschland würde dann zum Schlachtfeld.

    Für das Anwachsen der Repression stehen die Verschärfung von Polizeigesetzen und die juristische und politische Einschränkung des Meinungskorridors. Betroffen sind alle, die den herrschenden Kriegserzählungen widersprechen. Besonders hat das die Palästina-Solidarität zu spüren bekommen. Wenige Jahre nach der Ausrufung der militaristischen „Zeitenwende“ müssen Deutsche mit einem zweiten Pass um ihre Staatsbürgerschaft fürchten, weil sie gegen den Völkermord in Gaza protestieren. Menschen, die die deutsche Staatsangehörigkeit beantragen wollen, müssen sich zu Israel bekennen. Damit schürt die Bundesregierung Rassismus und ist Treiber der Rechtsentwicklung.

    Die Angriffe auf unsere sozialen und demokratischen Rechte und die Repression gegen Antimilitaristen und Antimilitaristinnen, NATO-Gegner und die Palästina-Solidarität zeigen den Notstand der Demokratie in unserem Land.

    Imperialisten im Gleichschritt?

    80 Jahre nach der Befreiung von Krieg und Faschismus tritt der deutsche Imperialismus in eine qualitativ neue strategische Etappe des Militarismus und der kriegerischen Konfliktlösung ein. Dafür werden alle etablierten politischen Kräfte eingebunden. Auch die Partei „Die Linke“ hat dem Milliarden-Aufrüstungspaket im Bundesrat zugestimmt und so den Weg frei gemacht für den Generalangriff auf unsere sozialen Errungenschaften.

    Aber warum lassen sich die Politikerinnen und Politiker auf eine solche Selbstverpflichtung zum Totrüsten ein? Weil sie im Sinne des deutschen Monopolkapitals handeln und davon ausgehen, dass sie ihrem Ziel einer eigenen Weltmachtrolle nur näherkommen können, wenn der Hegemonieverlust des Imperialismus, der G7 und der NATO gestoppt wird. Der reaktionäre Umbau des Staates und die Militarisierung der gesamten Gesellschaft dienen der Kriegsvorbereitung gegenüber China und Russland. Dafür soll die deutsche Waffenindustrie ausgebaut und die Bundeswehr zur stärksten europäischen Armee aufgebaut werden.

    Statt mit China und Russland zu kooperieren, stellt sich der deutsche Imperialismus an die Seite der USA und kämpft mit ihr gemeinsam gegen den drohenden Abstieg. Diese Strategie entspricht den realen Möglichkeiten des deutschen Imperialismus. US-Sanktionen gegen Nord-Stream-2 und der terroristische Anschlag auf die deutsche Energieversorgung haben seinen Handlungsspielraum begrenzt und die Abhängigkeit von der imperialistischen Führungsmacht USA verschärft. Deshalb bricht der deutsche Imperialismus zum Teil im Widerspruch zu eigenen Interessen mit bisherigen strategischen und ökonomischen Erwartungen aus Handelsbeziehungen mit China und Russland.

    Die USA versuchen alle Teile des deutschen Monopolkapitals – zum Teil gegen deren Interessen – vom chinesischen Markt zu entflechten. Das ist die Schwachstelle in der aktuellen NATO-Strategie des Hauptkriegstreibers USA. Die Politik des „Decoupling“ (Entkoppelung) verschärft die innerimperialistischen Widersprüche mit unserem Hauptfeind, dem deutschen Imperialismus.

    Krieg zerstört Umwelt und Klima
    Die Umweltkrise verschlimmert die soziale Situation weltweit, insbesondere die der Arbeiterklasse, und wird damit Ursache für gewaltsame Konflikte. Kriege tragen wiederum wesentlich zu einer Verschärfung der Umweltkrise bei. Neben Unmengen von Ressourcen in Form von Infrastruktur, Wäldern und landwirtschaftlichen Flächen wird der aus unserer Sicht wichtigste Teil der lebenden Natur vernichtet – Menschen.
    Militärische Aktivitäten sind sehr energieintensiv und auf Zerstörung gerichtet. Auch ohne dass es zum Krieg kommt, wird der globale CO2-Fußabdruck des Militärs, einschließlich Lieferketten, aber ohne die Auswirkungen von Kriegshandlungen und Emissionen durch den Wiederaufbau, auf etwa 5,5 Prozent der globalen Treibhausgasemissionen geschätzt. Die Befeuerung des kapitalistischen Klimawandels durch den Militarismus ist dramatisch: Der Anstieg der globalen Rüstungsausgaben zwischen 1995 und 2023 hat einen Anteil von 27 Prozent an der Änderung der sogenannten globalen CO2-Emissionsintensität.
    Unter Berücksichtigung der Emissionen für Infrastrukturen, militärspezifische Mobilität, Rüstungsproduktion und Auslandseinsätze lagen die Emissionen der Bundeswehr im Jahr 2023 bei rund 10 Millionen Tonnen CO2. Für das Jahr 2028 wird eine Steigerung um 50 Prozent erwartet.
    Auch bei Manövern, wie der dreitägigen NATO-Übung „Red Storm Bravo“ in Hamburg oder den regelmäßig an der Westgrenze Russlands stattfindenden mehrwöchigen NATO-Manövern „Defender Europe“, wird Umwelt direkt zerstört und werden Treibhausgase freigesetzt. Für das zweiwöchige Manöver „Air Defender 2023“ lagen sie bei etwa 35.000 Tonnen CO2. Diese Beispiele mit eher konservativen Schätzungen zeigen den direkten Zusammenhang zwischen Umweltzerstörung und Militär.
    Zahlen nach: „Estimating the Military’s Global Greenhouse Gas Emissions“ (2022) von Parkinson/Cottrell bei Scientists for Global Responsibility, „Rising military spending jeopardizes climate targets” von Dong/Ran/Liu u.a. bei Nature Communications 16 (2025) und Antwort der Bundesregierung auf die kleine Anfrage des BSW „Die Aufrüstung Deutschlands im Rahmen der NATO und der ökologische Fußabdruck der Bundeswehr“, BT-Drucksache 20/10581 (2024)

    Klimaziele werden der Geopolitik geopfert

    Dass der „Kriegstüchtigkeit“ alles untergeordnet wird, zeigt auch die Entscheidung der Bundesregierung, ein Embargo gegen günstiges Erdgas und Erdöl aus Russland zu verhängen. Diese Entscheidung ist nicht nur wirtschaftspolitisch und für große Teile der werktätigen Bevölkerung, insbesondere im Osten der BRD, katastrophal. Auch aus umweltpolitischer Sicht handelt es sich um einen Angriff auf die Lebensgrundlage der unterdrückten Klassen weltweit, weil stattdessen ökologisch viel schädlicheres und teureres LNG-Gas aus den USA gekauft wird.

    Für den Bau der dafür notwendigen Terminals wurden Umwelt-Standards außer Kraft gesetzt. Durch LNG-Förderung und -Transport werden zusätzliche Emissionen in die Atmosphäre abgegeben, die ihre Wirkung nicht auf Deutschland begrenzt entfalten, sondern weltweit. Mit der Zerstörung der Pipeline-Infrastruktur wurden zudem die Pläne für eine Wasserstoff-Partnerschaft mit Russland untergraben. Wasserstoff spielt eine zentrale Rolle bei Überlegungen, eine klimaneutrale Industrie aufzubauen. Russland verfügt über die dafür notwendigen Ressourcen.

    Der Imperialismus verschärft die Umweltkrise
    Die globale Umweltkrise ist gekennzeichnet durch starke Veränderungen fortlaufender Prozesse im Erd- und Klimasystem. Selbst wenn Wille und politische Möglichkeiten für eine Kurskorrektur vorhanden wären, könnte die negative Entwicklung nur unter großer und langwieriger Kraftanstrengung vieler Akteure gezielt korrigiert werden. Friedens-, Umwelt- und Gewerkschaftsbewegung müssen das gemeinsame Interesse, die natürlichen Lebensgrundlagen zu erhalten, erkennen und entsprechend zusammenarbeiten.

    China zeigt, wie es gelingen kann, die ökologische Katastrophe abzufedern und wie ein Gegensteuern gegen die Umweltzerstörung aussieht. Diesen Kurs kann China jedoch nur fortsetzen, wenn es nicht vom US-geführten Imperialismus in eine kriegerische Auseinandersetzung gezwungen wird.

    II. Der Krieg wird mit Lügen vorbereitet

    Die Mehrheit der deutschen Bevölkerung ist gegen Kriege, Auslandseinsätze der Bundeswehr und deutsche Waffenlieferungen. Deshalb soll uns die herrschende Meinung mit einem medialen Dauerfeuer in die Köpfe geprügelt werden.

    Die Lüge vom Heilsbringer Hochrüstung

    Damit wir uns mit dem Konzept der Kriegswirtschaft anfreunden, wird uns erzählt, dass die Zeiten härter werden, aber wir in der Rüstungsproduktion Arbeit finden.

    Dabei ist die kapitalistische Krise hausgemacht. Während wir verarmen, steigen die Profite der DAX-Unternehmen. Wir verdienen nicht an ihrem Erfolg, im Gegenteil. Die Konzerne wälzen ihre Probleme auf uns ab, zum Beispiel in Form der enormen Preissteigerungen für Energie. Gleichzeitig dienen die steigenden Kosten als Vorwand für den Stellenabbau in der Industrie. In dieser Situation werben Kriegsprofiteure wie Rheinmetall für die Umstellung auf Rüstungsproduktion.

    Gewerkschaften als Interessenvertretung der Lohnabhängigen dürfen die kapitalistische Krise nicht zum Anlass nehmen, gemeinsam mit dem Großkapital industriepolitische Ziele zu formulieren. Genau das hat die Führung der IG Metall mit dem Wirtschaftsforum der SPD und dem Bundesverband der Deutschen Sicherheits- und Verteidigungsindustrie (BDSV) aber gemacht. Sie schüren so Illusionen, denn Investitionen in die Rüstungsindustrie haben kaum oder nur eine sehr geringe Wirkung auf die Volkswirtschaft. Die Rüstungsindustrie hat aufgrund der hohen Produktivität nur einen geringen Arbeitskräftebedarf und einen entsprechend geringen Anteil an der Gesamtzahl der Industriearbeitsplätze. Investitionen in allen anderen Branchen haben wesentlich höhere volkswirtschaftliche Effekte. Rüstungsproduktion hat ausschließlich zerstörerische Zwecke und keinerlei zivilen Gebrauchswert. Sie lohnt sich nur für das Kapital und verspricht hohe staatlich garantierte Profite – besonders in Kriegszeiten.

    Die Lüge vom „Wertewesten“

    Wir sind Zeugen eines weltweiten Kampfes um die Entwicklung einer multipolaren Weltordnung und die Befreiung von neokolonialer Herrschaft. Dabei steigt der Einfluss von Akteuren mit antiimperialistischer Orientierung. Mit BRICS beziehungsweise BRICS+ oder der Shanghaier Organisation für Zusammenarbeit (SCO) haben einige bislang abhängige Länder Zusammenschlüsse gebildet, die trotz aller Widersprüche beginnen, Alternativen zu den derzeit vom Imperialismus dominierten beziehungsweise genutzten Strukturen (wie IWF, Weltbank, SWIFT) zu schaffen. Auch die Allianz der Sahel-Staaten in Westafrika ist Ausdruck der Befreiung von neokolonialen Strukturen.

    Hier entwickelt sich in einem widersprüchlichen Prozess eine politische, ökonomische und militärische Zusammenarbeit kapitalistischer und sozialistischer Länder mit antiimperialistischem Charakter. Die von der Kommunistischen Partei geführte Regierung Chinas, die die BRICS ökonomisch und politisch anführt, setzt sich aktiv und hörbar für Diplomatie und Völkerrecht ein.

    Die ökonomischen und politischen Zentren des Imperialismus stehen mit dem Rücken zur Wand. Sie sprechen nur die Sprache von Ausbeutung, Abhängigkeit, Unterdrückung und Gewalt. Dabei scheuen sie nicht davor zurück, den anderen aus dem Weg zu räumen, wenn es den eigenen Interessen dient. Dieses System, das mit neuen Kriegen verteidigt werden soll, hat uns nichts zu bieten. Die Verengung des Meinungskorridors oder der Umgang mit Migration zum Beispiel durch Schließung der Grenzen im Schengen-Raum zeigen exemplarisch, wie Gesetzestext und Verfassungsrealität im „Wertewesten“ voneinander abweichen.

    Die Lüge von der Bedrohung

    Für die Interessen dieses „Wertewestens“ will uns die Regierung „kriegstüchtig“ machen und redet eine russische Bedrohung herbei. Für diese Bedrohung gibt es keinerlei Belege. Die Rüstungsausgaben der europäischen NATO-Staaten übersteigen die von Russland um ein Vielfaches. Zusammengenommen übertrifft die NATO, mit den USA an der Spitze, ihre Gegner Russland und China in jeder militärischen Kennzahl. Von einer „russischen“ oder „russisch-chinesischen“ Bedrohung kann keine Rede sein.

    Auch nicht vom russischen Aggressor. Das militärische Eingreifen Russlands 2022 in den bereits laufenden Krieg in der Ukraine war kein Angriff auf ein NATO-Land. Der Krieg wurde durch den vom Westen unterstützten „Maidan-Putsch“ und die anschließende Militarisierung der Ukraine vorbereitet und dauert seit 2014 an. Russland verlangte Sicherheitsgarantien, doch sie wurden permanent ignoriert und abgelehnt. Dafür steht die NATO-Osterweiterung. Das Minsk-II-Abkommen, das den Krieg beenden sollte, wurde von den NATO-Staaten gezielt unterlaufen. Die Bundesregierung unterzeichnete das Abkommen erklärtermaßen, um Zeit für die Aufrüstung der ukrainischen Streitkräfte zu gewinnen. Diese Politik führte schließlich zur Eskalation des Krieges im Jahr 2022.

    Nein zu deutschen Waffen und deutscher Atom-Bombe

    Die sogenannte „Zeitenwende“ war keine Reaktion auf den Ukraine-Krieg, sondern das Ergebnis einer langfristigen Planung. Bereits vor 2022 wurden 100 Milliarden Euro für das Kriegsministerium gefordert. Heute steht fest: Die Aufrüstung ist Teil einer europäischen Machtstrategie, die auf atomare Bewaffnung und die militärische Führungsrolle Deutschlands zielt.

    Wir verurteilen die Waffenlieferungen an das mit faschistischen Kräften kooperierende Regime in Kiew ebenso wie die Unterstützung der in Teilen faschistischen israelischen Regierung. Sie führt seit 2023 einen Vernichtungskrieg gegen das palästinensische Volk, greift immer wieder den Libanon, Syrien, Jemen, Katar und den Iran an und arbeitet kontinuierlich an einem zionistischen Groß-Israel.

    Wir fordern ein Ende sämtlicher Auslandseinsätze der Bundeswehr. Deutsche Soldaten dürfen keine ukrainischen Truppen ausbilden, keine Standorte in Litauen oder gar in der Ukraine betreiben oder Handelsrouten im Roten Meer besetzen. Jeder Auslandseinsatz bringt Krieg und Elend statt Sicherheit und Frieden.

    Wir verurteilen den neuen EU-Nationalismus, der in seiner Logik nicht weniger aggressiv ist als die Kriegspolitik der USA. Wir wollen keine neuen US-Raketen in Deutschland. Wir fordern den Austritt unseres Landes aus der NATO. Die US-Atomraketen mitsamt der NATO-Struktur müssen aus Deutschland abgezogen werden.

    Die DKP unterstützt den Berliner Appell der Friedensbewegung „gegen neue Mittelstreckenraketen und für eine friedliche Welt“, um über die Gefahren aufmerksam zu machen, die diese Erstschlagwaffen gegen Russland auch für unser Land mit sich bringen. Die Stationierung der US-Raketen muss verhindert werden.

    Nein zu Medienmacht und manipulativer Meinungslenkung

    Die Monopolmedien tragen Verantwortung für die ideologische Vorbereitung des Krieges durch selektive Berichterstattung, Feindbildproduktion und Zensur. Sie verschleiern die wahren Interessen hinter der Aufrüstungspolitik und zementieren das Bild vom notwendigen „Verteidigungskrieg“.

    Beispielhaft für die enge Anbindung der Medien an die Regierung steht Regierungssprecher Stefan Kornelius. Er leitete das Ressort Außenpolitik der „Süddeutschen Zeitung“ und sorgte stets dafür, dass die Linie des „Wertewesten“ gut vermittelt wird. Kornelius ist Mitglied der Lobbygruppen „Deutsche Gesellschaft für Auswärtige Politik“, der „Bundesakademie für Sicherheitspolitik“ und der „Atlantik-Brücke“, deren Vorsitzender früher der heutige CDU-Bundeskanzler Friedrich Merz war.

    Wir stehen gegen jede Form der Meinungsmache für militärische Aggression, ob sie von Washington, Brüssel oder Berlin ausgeht.

    III. Frieden und Zusammenarbeit mit China und Russland

    Aus Sicht der DKP ist das kapitalistische System, in dem die Bundesrepublik Deutschland ein imperialistisches Zentrum darstellt, die Ursache von Kriegen. Die Herausbildung des Imperialismus führt zu dem Widerspruch, dass die Aufteilung der Welt unter den Imperialisten im Wesentlichen abgeschlossen ist, die Monopole der verschiedenen Nationen aber dennoch immer dringender Rohstoffe, Absatzmärkte und neues Kapital benötigen. Lenin hat analysiert, dass Expansion und Konfrontation deshalb Wesensmerkmale des Imperialismus sind.

    Von Profitgier getrieben, nutzen die Imperialisten die Entwicklung der Produktivkräfte in der Auseinandersetzung mit anderen Staaten, sodass Kriege durch die Zerstörungskraft von Atomwaffen die Existenz des Planeten bedrohen. Deshalb ist es notwendig, dass wir die Imperialisten trotz der dem Imperialismus innewohnenden Aggressivität vom Weltkrieg abhalten.

    Der Kampf gegen die Kriegsgefahr ist für alle, die der möglichen Vernichtung der Menschheit entgegentreten wollen, eine Verpflichtung. Wir Kommunistinnen und Kommunisten sind zum gemeinsamen Kampf um Frieden mit allen bereit, die es ehrlich meinen. Ihre Motivation zum Friedenskampf mag sich dabei von der unsrigen unterscheiden. Sie kann zum Beispiel pazifistischer oder religiöser Überzeugungen entspringen.

    Nur eine starke Arbeiter- und Friedensbewegung kann den Frieden erzwingen

    Der Imperialismus kann nur dann zum Frieden gezwungen werden, wenn es uns gelingt, eine breite Friedensbewegung zu entwickeln, die stark genug ist, dem medialen und politischen Dauerfeuer für Aufrüstung und Krieg eine alternative und friedliche Perspektive von Abrüstung, Diplomatie und Kooperation entgegenzustellen.

    Wir Kommunistinnen und Kommunisten definieren Diplomatie als die staatliche Tätigkeit, die zum Ziel hat, die Außenpolitik des Staates im Interesse der jeweils herrschenden Klasse mit friedlichen Mitteln zu verwirklichen. Wir gehen also davon aus, dass es unter bestimmten Bedingungen möglich ist, auch imperialistische Staaten dazu zu bringen, ihre Interessen ohne Kriege zu vertreten. Wie lange und wie stabil ein solcher Zustand ist, hängt vom internationalen und nationalen Kräfteverhältnis ab.

    Die Alternative zum Konfrontationskurs des deutschen Imperialismus und der NATO ist die Kooperation mit Russland und China. Eine solche Zusammenarbeit bietet auch Teilen des deutschen Kapitals eine Perspektive auf Realisierung ihrer Profite. Mit dieser Aussage geht es uns nicht darum, Pläne für den Erhalt des Profitsystems zu entwickeln. Es geht uns darum, jeden Widerspruch im Lager der Kapitalistenklasse und selbst im Lager des Monopolkapitals zu nutzen, um den Weltkrieg zu verhindern. Letztlich wird eine solche Umorientierung aber nicht ohne einen Bruch mit der NATO und selbst der EU als Militärmacht möglich sein. Dieser wiederum erfordert eine Veränderung des internationalen Kräfteverhältnisses gegen das NATO- und G7-Lager.

    Freundschaftliche Beziehungen statt völkerrechtswidriger Sanktionen!

    Notwendig ist eine europäische Friedens- und Sicherheitsarchitektur. Diese gibt es nur mit und nicht gegen Russland. Eine friedliche Perspektive gibt es nur in Zusammenarbeit vor allem mit China und Russland. Nach dem zerstörerischen Handeln der vergangenen Jahre müssen freundschaftliche Beziehungen zu beiden Ländern wieder hergestellt werden. Das gebietet sich auch, weil Deutschland als einer der Hauptverursacher des Zweiten Weltkriegs eine Verantwortung gegenüber den beiden Völkern mit den größten Opfern hat.

    Die Sanktions- und Isolationspolitik, die die Imperialisten zum Beispiel gegen Russland und China, aber auch gegen den Iran, gegen Kuba oder die DVR Korea und weitere Staaten betreiben, widerspricht der Entwicklung der Produktivkräfte und schadet den Menschen. Sie widerspricht der friedlichen Zusammenarbeit und ist völkerrechtswidrig.

    Die Orientierung auf Kooperation mit Russland und China ist für alle diejenigen vernünftig, deren Interessen nicht auf das engste mit der aggressiven Kriegs-, Krisen- und Hochrüstungspolitik des Imperialismus verbunden sind. Dazu zählen neben der Arbeiterklasse, die Intelligenz, das Kleinbürgertum (die Mittelschichten), die Bauern und selbst Teile des Kapitals. Hier bestehen Möglichkeiten einer antimonopolistischen Bündnispolitik. Deswegen machen wir Kommunistinnen und Kommunisten weder unsere Analyse, dass Kapitalismus und Imperialismus immer die Tendenz zum Krieg beinhalten, noch unsere Einschätzung, dass letztlich nur der Sozialismus dauerhaft den Frieden sichern kann, zur Vorbedingung der Zusammenarbeit.

    Die Arbeiterklasse ist die Klasse, die in keinem Fall ein Interesse am imperialistischen Krieg hat. Deshalb ringen wir darum, dass die Organisationen der Arbeiterbewegung – Gewerkschaften, Sozialdemokraten, Sozialisten, Kommunisten – den Kern der Friedensbewegung stellen. Deshalb bekämpfen wir innerhalb der Arbeiter- und Gewerkschaftsbewegung alle Tendenzen der Einbindung in den Kriegs- und Militarisierungskurs der Herrschenden. Dazu ist es notwendig aufzuzeigen, dass sozialer Kahlschlag, Zerstörung der Infrastruktur und Demokratieabbau die andere Seite der Kriegspolitik sind.

    Kampf gegen Krieg und Kapitalismus
    Wir Kommunistinnen und Kommunisten gehen davon aus, dass die hier skizzierte Entwicklung einer friedlichen Koexistenz eine weitgehende Veränderung des derzeitigen Kräfteverhältnisses voraussetzt. Dadurch könnte der Austritt Deutschlands aus der NATO und EU erzwungen werden. Der Austritt aus beiden imperialistischen Bündnissen würde die Möglichkeiten des deutschen Monopolkapitals, ihren Weltmachtanspruch erneut auf die Tagesordnung zu setzen, enorm einschränken. Eine solche Schwächung würde antimonopolistische Spielräume schaffen und die Chance bieten, den im Grundgesetz formulierten Grundrechten Geltung zu verschaffen. Das wäre die Voraussetzung für den Beginn eines wirtschaftlichen, sozialen, demokratischen und ökologischen Umbruchs, der eine sozialistische Perspektive öffnet.
    Der Kampf der DKP für den revolutionären Bruch mit diesem System erfordert eine starke Veränderung des Kräfteverhältnisses zu Ungunsten des herrschenden Monopolkapitals. Dies setzt vor allem Schritte zur Organisierung der Arbeiterklasse zu einer Klasse mit Klassenbewusstsein und die Ausstrahlung der Arbeiterklasse auf andere nichtmonopolistische Klassen und Schichten voraus. So kann auf einer breiten Klassenbasis Druck aufgebaut werde, um eine Abkehr von der aggressiven Kriegspolitik zu erzwingen. Eine Basis dafür kann das Völkerrecht sein, das schriftlich in der UN-Charta niedergelegt ist. Dabei wissen wir, dass auch das Völkerrecht sowohl aus Verträgen als auch aus Gewohnheitsrecht besteht und permanent ein Objekt der Veränderung durch internationale Kräfteverhältnisse ist.
    Für uns Kommunistinnen und Kommunisten sind Tageskämpfe in unsere strategischen Orientierungen integriert und Bestandteil unseres Kampfes um die Überwindung des Kapitalismus/Imperialismus hin zum Sozialismus. Die Überwindung des Kapitalismus/Imperialismus ist aus unserer Sicht notwendig, um die Kriegsgefahr konsequent und dauerhaft zu bannen.
    Diese weitergehenden Positionen vertreten wir als Kommunistinnen und Kommunisten in den Kämpfen und Bewegungen. Wir machen sie aber nicht zur Vorbedingung des gemeinsamen Kampfes. Wir meinen, dass der Konsens der Zusammenarbeit aus Forderungen bestehen kann, wie wir sie im letzten Teil dieses Dokuments „Für eine starke Friedensbewegung in Deutschland“ darlegen. Allerdings muss für alle Kräfte, auch für uns Kommunistinnen und Kommunisten, das Recht gelten, in der Zusammenarbeit weitergehende Positionen und Forderungen zu vertreten, ohne sie anderen aufdrücken zu wollen.

    Für eine starke Friedensbewegung in Deutschland!

    Die Welt steht am Rande eines dritten Weltkriegs. Diesen zu verhindern sieht die DKP heute als Hauptaufgabe an. In diesem Land heißt das, die Strategie der Herrschenden, Deutschland und seine Bevölkerung bis 2029 kriegstüchtig zu machen, zu durchkreuzen und wirksamen Widerstand gegen den reaktionär-militaristischen Umbau von Staat und Gesellschaft und den Übergang in die Kriegswirtschaft zu entwickeln.

    Sozialer Kahlschlag, Demokratieabbau und Militarisierung treffen den Großteil der Bevölkerung. Auf der anderen Seite stehen Wenige, die vom Kriegskurs profitieren. Ihr Geschäft, das Geschäft des Monopolkapitals, betreibt die Bundesregierung.

    Gegen diese Regierungspolitik zu Gunsten der Konzerne braucht es eine breite Friedensbewegung mit der Arbeiterklasse als Kern. Die Arbeiterklasse ist besonders betroffen von den Angriffen auf soziale und demokratische Rechte. Es werden die Kinder der Arbeiterklasse sein, die in den kommenden Kriegen verheizt werden sollen. Auf der anderen Seite ist die Arbeiterklasse objektiv die Kraft, die in der Lage ist, Kriege zum Beispiel durch Streiks zu verhindern. Deshalb ist es notwendig, die Beschäftigten und ihre Gewerkschaften aus dem Kriegs- und Krisenkurs der Regierung zu lösen.

    Das bedeutet auch, sie aus der Umarmung der mitregierenden SPD zu lösen und Risse innerhalb der Sozialdemokratie zu vertiefen. Die Sozialdemokratie ist einerseits Träger der Integration in den Kriegs- und Krisenkurs und hält insbesondere Gewerkschaftsführungen davon ab, konsequent gegen die Bundesregierung aufzutreten. Auf der anderen Seite ist sie druckanfällig durch soziale und Friedenskräfte an der Basis. Es gilt, die Friedenskräfte innerhalb der sozialdemokratischen Organisationen SPD, Die Linke und BSW zu stärken und für die Friedensbewegung zu gewinnen.
    Wir brauchen eine breite Friedensbewegung ohne Ausgrenzung. Sie speist sich aus unterschiedlichen Zugängen und durch unterschiedliche Betroffenheit. Die Proteste gegen den Völkermord in Gaza und in Solidarität mit Palästina haben viele Jugendliche mit Migrationshintergrund mobilisiert. Sie müssen ebenso Bestandteil der Friedensbewegung sein wie Frauen-, kirchliche und Umweltgruppen, Jugendorganisationen im Kampf gegen die Wehrpflicht und Gewerkschaften. Auch als Kommunistinnen und Kommunisten sind wir Teil dieser Bewegung.

    Die Herrschenden versuchen, diesen Schulterschluss durch Spaltung und Diffamierung von Teilen der Friedensbewegung zu verhindern. Dem gilt es entgegenzutreten.

    Wir Kommunistinnen und Kommunisten setzen uns für eine starke Friedensbewegung ein, die sich bei Akzeptanz von unterschiedlichen Haltungen auf gemeinsame Aktionen und Forderungen einigt, die geeignet sind, die Kriegsvorbereitungen zu stören und perspektivisch zu verhindern.

    Für Frieden, Arbeit, Solidarität

    Aus Sicht der DKP gehören folgende Forderungen zum Konsens einer starken Friedensbewegung:

    Nein zu Hochrüstung und Kriegsvorbereitung!
    Die von der Bundesregierung ausgerufene „Zeitenwende“ wird als Reaktion auf den Ukraine-Krieg verkauft. Das ist eine Lüge. Die Pläne zur 100-Milliarden-Aufrüstung lagen im Verteidigungsministerium längst in der Schublade. Mittlerweile können unbegrenzte Schulden für Aufrüstung gemacht werden. Der Kanzler will die größte Armee Europas aufbauen, um Krieg zu führen.
    Nein zu Waffenlieferungen und Auslandseinsätzen der Bundeswehr!
    Deutsche Waffen und Soldaten in aller Welt werden uns als Mittel zur Verteidigung von Demokratie und Sicherheit verkauft. Das ist eine Lüge. Waffenexporte aus Deutschland haben den Völkermord in Gaza unterstützt und sie verlängern den Krieg in der Ukraine. Die deutsche Brigade in Litauen ist eine direkte Bedrohung für Russland.
    Nein zur Wehrpflicht!
    Die Bundesregierung führt den Wehrdienst wieder ein und verkauft ihn uns als freiwillige Maßnahme zur Landesverteidigung. Das ist eine Lüge. Laut NATO-Kriterien soll die Bundeswehr in den kommenden Jahren auf 260.000 Mann anwachsen. Sie wollen die Arbeiterjugend im Krieg verheizen.
    Nein zum Ausbau der deutschen Rüstungsindustrie!
    Während die Deindustrialisierung Deutschlands voranschreitet und hunderttausende Industriearbeitsplätze vernichtet werden, wird uns die Rüstungsindustrie als Heilsbringer und Wirtschaftswunder verkauft. Das ist eine Lüge. Nur ein Bruchteil der Industriearbeiter wird dort einen Job finden. Rüstungsproduktion ist destruktiv und ohne volkswirtschaftlichen Nutzen.
    Nein zur Stationierung von US-Erstschlagraketen in Deutschland! US-Atomwaffen raus aus Deutschland!
    Die Stationierung von US-Hyperschallwaffen in der BRD wird uns mit der angeblichen Bedrohung durch Russland verkauft. Das ist eine Lüge. Die Erstschlagwaffen schaffen keine Sicherheit. Im Gegenteil, sie machen Deutschland zum Angriffsziel. Das gilt auch für die in Deutschland lagernden US-Atomwaffen.

    Gewerkschafts- und Friedensbewegung gehören zusammen

    Sozialer Kahlschlag und der Abbau demokratischer Rechte sind die Kehrseite der Kriegspolitik. Der Kriegskurs der Bundesregierung lässt sich nur finanzieren, wenn die Bevölkerung dafür zahlt und sich nicht gegen die verschärfte Ausbeutung zur Wehr setzt. An dieser Aufgabe zerbrach die Ampel-Regierung und auch für die Merz-Klingbeil-Regierung ist der Kriegshaushalt die größte Herausforderung. Das ist der Grund, warum die AfD als verlässlicher Partner in Sachen Hochrüstung und Krieg in Reserve gehalten wird.

    Die Einbindung der Arbeiterklasse in den Kriegskurs beziehungsweise die Frage der Kriegsfinanzierung ist die Achillesferse der Kriegstreiber. Die Kriegsvorbereitungen können nicht weiter auf Kosten der arbeitenden Bevölkerung finanziert werden, wenn sich Gewerkschaften geschlossen dagegenstellen. Deswegen braucht die Friedensbewegung den Schulterschluss mit der sozialen und Arbeiterbewegung. Zu den gemeinsamen Forderungen gehören:

    Rücknahme aller Kriegskredite und Stopp der Kriegsschulden!
    Die Hochrüstung wird mit unbegrenzten Kriegskrediten finanziert. Fast jeder zweite Euro aus dem Bundeshaushalt wird für Krieg ausgegeben. Hinzu kommen die Zins- und Tilgungszahlungen für „Sondervermögen“ und Kriegskredite. Die Zinsen des Bundes steigen von 4 Milliarden Euro (2021) auf fast 62 Milliarden Euro (2029). Auch das sogenannte Infrastrukturpaket dient der Kriegsvorbereitung, um Brücken, Straßen und Schienen panzertauglich zu machen.
    Stopp aller Kürzungen in sozialen Bereichen und der öffentlichen Hand!
    Das Bildungs- und Gesundheitswesen und das Sozialsystem werden zusammengekürzt, um den Kriegshaushalt zu finanzieren. Armut und Obdachlosigkeit werden in Kauf genommen. Die Infrastruktur zerfällt und die Städte und Gemeinden werden mit jährlich neuen Rekordverlusten in Kahlschlag und Ausverkauf getrieben.
    Stopp der Angriffe auf den Öffentlichen Dienst!
    Die Angestellten im Öffentlichen Dienst mussten über lange Zeiträume Reallohnverluste hinnehmen. Ihr Kampf für Entlastung und bessere Bezahlung ist ein zentraler Teil unseres gemeinsamen Kampfes gegen Hochrüstung und für eine funktionierende Daseinsvorsorge.
    Stopp der Deindustrialisierung!
    Der massive Stellenabbau und die Kündigungen im Industriebereich können verhindert werden, wenn die Produktion unter Beteiligung der Gewerkschaften umgestellt wird auf gesellschaftlich notwendige Güter. Der Kampf gegen Arbeitsplatzabbau und für Konversion gehört zum Kampf gegen Aufrüstung und Krieg.

    Der Kampf um diese Forderungen wird auf der Straße und in Betrieben stattfinden. Aus Sicht der DKP muss diese Auseinandersetzung zu einem Bruch mit der gegenwärtigen Regierung und zu einer Wende hin zu einer Politik des Interessenausgleichs, des Friedens und der Kooperation führen.

    Friedenskräfte an die Macht! Für Kooperation mit Russland und China!

    Die Kriegspolitik der Bundesregierung fußt auf der Bedrohungslüge, der Lüge von der Bedrohung durch Russland und China. Tatsächlich ist es umgekehrt: Der deutsche Imperialismus bedroht im Windschatten der USA und als Teil ihres NATO-Kriegsbündnisses Russland und China als Träger einer Bewegung hin zu einer multipolaren Weltordnung. Der westliche Imperialismus führt einen militärischen und ökonomischen Krieg gegen seinen Niedergang.

    Für das Wohl der deutschen Bevölkerung, für das Ende von Militarisierung und Deindustrialisierung ist das Gegenteil notwendig. Eine Regierung des Friedens müsste sich für Kooperation mit Russland und China einsetzen statt auf Konfrontation zu setzen. Eine Regierung des Friedens unter Führung der Arbeiterklasse und der anderen Werktätigen wäre antimilitaristisch, antifaschistisch und demokratisch. Sie muss sich auf ein Bündnis aller demokratischen und friedliebenden Kräfte und auf klassenkämpferische Gewerkschaften und eine konsequente Friedensbewegung stützen.

    Dazu braucht es den Bruch mit den imperialistischen Kriegsbündnissen EU und NATO. Eine solche Politik durchzusetzen erfordert eine grundlegende Veränderung der Kräfteverhältnisse in diesem Land und das Zurückdrängen der Macht der Kriegstreiber.

    Eine solche Entwicklung könnte uns eine Atempause verschaffen. Diese wäre bitter nötig, um die Krisen der Menschheit zu lösen: Die Gefahr eines atomaren Krieges; Wirtschaftlicher Niedergang und Zerfall der öffentlichen Daseinsvorsorge; Armut, Obdachlosigkeit, Perspektivlosigkeit und Verwahrlosung; Hunger und Unterentwicklung und in deren Folge die Flucht von Millionen von Menschen; die Zerstörung der natürlichen Lebensgrundlagen.

    Die DKP fordert:

    Eine Politik der friedlichen Koexistenz, also Kooperation und freundschaftliche Beziehungen mit Russland und China!
    Deutschland raus aus NATO und EU – NATO und US-Raketen raus aus Deutschland!

    Im Kampf für eine Politik der Kooperation mit Russland und China und einer friedlichen Koexistenz kann die Erkenntnis reifen, dass für die grundlegenden Lösungen der Menschheitsfragen die Ablösung des kapitalistischen Wirtschaftssystems und die Ausübung der politischen Macht durch die Arbeiterklasse unumgänglich sind. Ein solches Klassenbewusstsein ist Voraussetzung für den Erfolg im Kampf um den Sozialismus – einer Gesellschaft des Friedens, des Wohlstands und der Demokratie.

    #DKP #communistes #Allemagne #guerre_mondiale