• L’#Allemagne propose à la #Pologne des #patrouilles_conjointes

    L’Allemagne a proposé à la Pologne un renforcement des patrouilles conjointes à la frontière entre les deux pays. Cela pour faire face au nombre croissant de migrants qui y arrivent après être passés par le Bélarus.

    La présence des forces frontalières devrait être « sensiblement » accrue, a estimé le ministre allemand de l’Intérieur #Horst_Seehofer dans une lettre à son homologue polonais #Mariusz_Kaminski vue mardi par l’AFP.

    M. Seehofer s’est dit « préoccupé » par la hausse de l’afflux de migrants notamment en provenance « du Proche et du Moyen-Orient » passant par le #Bélarus et arrivant en Pologne puis en Allemagne.

    Le ministre allemand a proposé « d’accroître la proportion des forces de la police fédérale allemande » qui participent aux patrouilles conjointes, laissant aux forces polonaises le soin de gérer les migrants qui traversent la frontière directement en provenance du Bélarus.
    Frontex

    M. Seehofer a également proposé de faire appel à l’agence européenne de protection des frontières Frontex pour bénéficier de son aide.

    Selon des chiffres du ministère allemand de l’Intérieur rendus publics lundi, quelque 4500 personnes ont traversé depuis août la frontière entre la Pologne et l’Allemagne sans document les y autorisant.

    La Pologne a de son côté déployé 6000 soldats le long de la frontière avec le Bélarus pour tenter de stopper l’afflux de migrants, a déclaré mardi le ministre de la Défense Mariusz Blaszczak.
    Représailles de Minsk

    L’UE accuse le président du Bélarus Alexandre Loukachenko de faire venir des migrants du Moyen-Orient et d’Afrique à Minsk puis de leur faire passer les frontières de la Lituanie, de la Lettonie et de la Pologne en représailles des sanctions économiques et individuelles adoptées par l’UE.

    L’arrivée massive de migrants traversant illégalement la frontière orientale de l’UE avec le Bélarus a pris de court des pays qui ne sont pas habitués à gérer un afflux massif de clandestins.

    La Pologne a été accusée par les ONG humanitaires de pratiquer des refoulements de migrants à la frontière avec le Bélarus. M. Seehofer abordera ce sujet mercredi à une réunion du gouvernement.

    https://www.bluewin.ch/fr/infos/international/l-allemagne-propose-la-pologne-des-patrouilles-conjointes-930954.html

    #patrouilles_mixtes #asile #migrations #réfugiés #Balkans #frontières #contrôles_frontaliers #Biélorussie

    –-

    ajouté à la métaliste sur les patrouilles mixtes :
    https://seenthis.net/messages/910352

    • à propos des refoulements à la frontière Polonaise, voir le message passé sur la newsletter d’octobre de Tous migrants :
      https://tousmigrants.weebly.com/octobre-20211.html

      Le même jour, nous recevons un appel de détresse sur Facebook d’un exilé coincé à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne. Depuis plusieurs semaines, des personnes sont prises en étau dans la zone frontalière entre les deux pays, privés d’assistance et sans aucune issue[1]. L’Union européenne et la Pologne accusent Minsk d’orchestrer l’arrivée des personnes migrantes en réaction aux sanctions économiques infligées au pays au mois de juin. Cette instrumentalisation des flux migratoires menace la vie d’au moins 180 personnes, dont 26 enfants (selon l’ONG Watch the Med) et certaines sont déjà mortes. Comment l’Union européenne peut-elle tolérer que des humains meurent à sa frontière, sans agir ? Comment est-ce possible qu’un homme désespéré qui se trouve de l’autre côté de l’Europe à des milliers de kilomètres de nous, nous interpelle directement ?

      « Bonjour ! Nous vous écrivons via ce canal car nous sommes en situations de détresses. Nous sommes plus de 4000 migrant présentement coincés dans la frontière de la Pologne sans issu. Nous sommes sans secours, abandonnés à notre propre sort, en pleine forêt, sans nourriture, et sans aide d’aucune forme. Nous comptons déjà des morts dans nos rangs. Sans aucune aide nous allons tous périr. De grâce portez notre message de désespoir plus haut afin que l’union européenne soit au courant de ce qui se passe ici. Les journalistes n’ont pas accès, ni les médias et ONG. Les militaires polonais récupèrent nos téléphones et nous rejettent à la zone neutre sans secours et en pleine nuit sous le froid. Svp aidez-nous nous périssons à petit feu. »

      #Pologne #Frontex #Biélorussie

  • Comment ne pas supporter l’augmentation du prix de l’essence
    http://carfree.fr/index.php/2021/10/21/comment-ne-pas-supporter-laugmentation-du-prix-de-lessence

    L’heure est grave, le prix de l’essence n’en finit pas d’augmenter. Heureusement, le génial Raymond Devos avait déjà trouvé depuis longtemps la solution pour ne pas supporter l’augmentation du prix Lire la suite...

    #Fin_du_pétrole #carburant #coût #énergie #essence #humour #Solutions

  • Ce que le gonflable nous dit de l’urbain
    https://metropolitiques.eu/Ce-que-le-gonflable-nous-dit-de-l-urbain.html

    Que peut nous apprendre une #histoire du « gonflable » sur l’évolution des villes et de l’urbanisme ? Soulignant l’importance de cette forme dans l’histoire de l’art et du design, l’exposition Aerodream montre comment le gonflable nourrit et transforme les imaginaires, en introduisant de nouvelles temporalités et en questionnant les rapports à l’habiter. Le Centre Pompidou-Metz a présenté dans le bel édifice conçu par l’architecte japonais Shigeru Ban une #exposition intitulée Aerodream. Elle migre cet #Commentaires

    / exposition, #architecture, #art, #design_urbain, #patrimoine, histoire

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_drozdz-roseau.pdf

  • La colère des femmes
    (traduction très rapide d’un article de Katrin Gottschalk/TAZ sur les parutions féministes de la rentrée en Allemagne)

    Réduire le téléviseur en morceau, briser la vaisselle, faire du petit bois de la table - tout simplement, tout réduire en morceaux. Cela semble être le fantasme de nombreuses femmes. Au moins 70 % des client·es d’un crash room à Berlin sont des femmes. Elles paient 220 euros pour une heure de rage sans public. C’est ce que rapporte le propriétaire du lieu dans le livre de Ciani-Sophia Hoeder Wut und Böse (La rage et le mal). Hoeder n’est pas du tout surprise, car la thèse de son livre est qu’il n’y a pas de place pour la colère des femmes dans notre société.

    Bien sûr, les femmes sont aussi en colère. Elles ont juste appris, que cela ne passe pas bien si elles le montrent. Cela ne correspond pas à l’image du sexe attentionné, de l’amante dévouée, de l’écoutante silencieuse. Et celles qui ne se conforment pas à cette image sont, à ce jour, toujours sanctionnées.
    Si vous ne répondez pas par un sourire reconnaissant à la drague dans la rue, vous risquez d’être insultée. Devoir penser constamment aux conséquences de ses propres actes se révèle épuisant pour les femmes, devoir réprimer son indignation les rend malades.

    Cet automne, trois écrits féministes ont été publiés, dans lesquels les trois autrices disent ne pas rattacher la catégorie « femme » aux caractéristiques du genre, mais vouloir conserver cette catégorie comme point de référence dans un système binaire. En tout cas, pour la catégorie « femme », elles constatent : elle est « mütend » (wütend+müde). Le mot est né de la pandémie de corona et décrit un mélange de colère et de fatigue.

    La rage et le mal
    Ces titres suffisent à montrer que ces thèmes déterminent la littérature féministe actuelle. Wut und Böse (La rage et le mal) est le titre du livre de Ciani-Sophia Hoeder, Die Erschöpfung der Frauen (L’épuisement des femmes) de Franziska Schutzbach l’autre. Le titre du pamphlet critique Sweet d’Ann-Kristin Tlusty est plutôt vague, mais il entre dans le vif du sujet dès le début avec la déclaration suivante : « Je suis une féministe. Je suis en colère contre le fait que les femmes souffrent davantage de la pauvreté dans la vieillesse que les hommes, c’est une évidence. »

    Les féministes du monde germanophone sont donc en colère - mais y a-t-il quelque chose de nouveau à dire à ce sujet ? Audre Lorde, citée par les trois autrices, a déjà traité de la colère comme réponse au racisme dans les années 1980. Cependant, en tant que femme, et surtout en tant que femme noire, il faut être forte pour donner un espace public à sa propre colère. Une force qui peut épuiser, c’est pourquoi Lorde qualifie le soin de soi d’acte de guerre politique.

    En outre, ces dernières années, des termes adéquats sont apparus. Le activism burnout ou la fatigue rage tentent de décrire ces débilitations spécifiques qui ne touchent pas que les femmes, mais se heurtent souvent chez elles à une estime de soi particulièrement basse.

    Parmi ces trois publications, Franziska Schutzbach décrit de manière particulièrement approfondie les différentes dimensions de l’épuisement féminin. La sociologue titulaire d’un doctorat porte un regard riche en sources sur l’histoire du sujet éclairé, apparu en opposition aux femmes et aux « sauvages ».

    Le sexe faible
    A la suite de Klaus Theweleit, elle montre comment la masculinité du fascisme est construite par le rejet de tout ce qui est faible - et les femmes sont considérées comme le sexe faible. La vision des hommes sur les femmes est intériorisée par les femmes et les conduit à se dévaloriser et à se dévaloriser mutuellement.

    Selon Schutzbach, la tentative des femmes de se distancier activement de ces attributs conduit finalement à un épuisement permanent. Schutzbach considère son livre comme un appel à l’imperfection. Toutefois, permettre et vivre la différence sans crainte ne fonctionne que lorsque « les gens prennent au sérieux leur désir de relation et leur besoin de soins, lorsqu’ils sont en relation les uns avec les autres, ils peuvent se montrer vulnérables les uns aux autres - et aussi épuisés ».

    À la fin du livre, Schutzbach en appelle à une « care revolution ». Les études à ce sujet sont denses : les femmes assument plus de tâches ménagères, plus de soins, elles se chargent de maintenir la cohésion des équipes au travail et achètent les cadeaux pour tous les membres de la famille pendant leur temps libre.

    Douce et mignonne
    La journaliste Ann-Kristin Tlusty résume cette image de la femme attentionnée par l’image de la femme douce. Dans son livre Sweet, elle décrit, à côté de la femme douce, la femme mignonne, qui est à la fois toujours sexuellement disponible et active. Elle sait ce qu’elle veut et celle qui aime le sexe à l’ancienne, c’est-à-dire « vanille », est considérée entretemps comme frigide. Et puis, selon Tlusty, il y a aussi la femme délicate, qui est mince et fragile. Douceur, gentillesse et tendresse, ces catégories sont revendiquées de l’extérieur et déterminent également l’image de soi de la femme.

    Dans Sweet, cependant, Tlusty ne plaide pas pour se distancer de cette image de soi, pour transformer « doux » en « fort » : « Je refuse de faire appel à l’auto-responsabilité féminine et d’appeler à l’autonomisation joyeuse. »
    Elle critique donc vivement le « féminisme de puissance ». Elle entend par là un type de féminisme de carrière qu’Angela McRobbie a déjà critiqué dans The Aftermath of Feminism. Au lieu d’exiger qu’il y ait un nombre égal de femmes aux postes de direction, Tlusty préfère créer des structures qui permettent une « société douce ».
    Une société douce se construit « sur une infrastructure sociale qui permet une prise en charge simple et sans but lucratif des enfants, des malades et de ceux qui ont besoin de soins, au lieu de déplacer tout ce qui est social essentiellement dans la sphère privée ». En conséquence, le secteur des soins doit être entièrement socialisé. La gentillesse pour tous est une belle utopie. La manière dont ce concept est censé fonctionner dans une société fondée sur la force reste toutefois ouverte.

    La colère est une force motrice
    Ciani-Sophia Hoeder identifie la colère comme une force motrice importante pour le changement. La journaliste s’y attarde dans son livre La colère et le mal. La fondatrice de Rosa Mag, un magazine en ligne pour les femmes noires, veut avant tout cultiver le courage d’être en colère.

    L’envie de changement est évidemment ce qui anime Hoeder. Elle sait que les structures ne changent pas toutes seules, mais que les luttes solides en font partie. Elle s’entretient avec des expert·es telle une infirmière de 51 ans très fière de son titre de « garce du service ».
    La lecture de Hoeder est instructive, seulement il est quelque peu surprenant, étant donné le sujet choisi, de voir avec quelle gentillesse l’autrice écrit.

    Dans l’ensemble, les trois femmes écrivent très « gentiment ». Tlusty commence son livre en disant qu’elle est en colère - pour finir par souhaiter la dolce vita générale. Mais en dessous de tout ça, il y a beaucoup de choses qui se passent. En gros, ces trois autrices veulent enfin avoir leur putain de paix et ne pas avoir à se battre pour l’égalité à tous les niveaux. Sauf qu’elles n’écrivent pas « salement ». Pourquoi pas, en fait ?

    « La théorie de King Kong »
    Dans la Théorie King Kong de Virginie Despentes (2006), la rage crache au visage du lecteur à chaque ligne. Despentes ne s’attarde pas sur la recherche de preuves de l’inégalité de traitement des femmes. Elle n’énumère pas les écarts de rémunération et de pension entre les sexes, même l’écart d’orgasme entre les sexes n’aurait aucune importance pour l’ancienne travailleuse du sexe. Elle vomit sur le patriarcat et chie sur le tone policing. C’est ce qu’on fait quand on dit à une personnes qu’elle se trompe de ton.

    Ces trois publications allemandes sont bien rédigées et les autrices en sont certainement conscientes. Les femmes en colère doivent toujours se demander quelles sont les conséquences de leurs actes. Les exemples de menaces de mort à l’encontre de féministes mal embouchées sont bien connus. Le langage plus doux de ces livres est, en ce sens, aussi un mécanisme de protection.

    En définitive, les trois autrices veulent valoriser à leur manière les qualités à connotations féminines et libérer les femmes de l’imitation de la domination masculine. Cela ne peut fonctionner que si les femmes comprennent également la colère comme une partie active de leur émotivité.

    https://taz.de/Feministische-Neuveroeffentlichungen/!5806878

    Et moi, jamais gentille... toujours rappelée à la modération de mon ton... en colère et fatiguée que je suis...

    Et je réalise à l’instant que Le deuxième sexe a pour titre allemand Das andere Geschlecht (L’autre sexe)

    #féminisme #sexisme #littérature #Allemagne

    • Wut und Böse

      Wann waren Sie das letzte Mal richtig wütend?

      Frauen, die ihrer Wut freien Lauf lassen, haben schnell einen schlechten Ruf. Doch diese Wut kann eine mächtige Waffe gegen persönliche und politische Unterdrückung sein.
      Ciani-Sophia Hoeder fragt nach: Wie haben wütende Frauen Geschichte und Popkultur geprägt? Welchen Einfluss haben die Erziehung von Mädchen und der abfällige Umgang mit Sorgearbeit auf die seelische Gesundheit von Frauen? Und wie wird aus Wut Mut zur Veränderung?

      https://www.hanser-literaturverlage.de/buch/wut-und-boese/978-3-446-27115-9
      #livre

    • Die Erschöpfung der Frauen. Wider die weibliche Verfügbarkei

      Frauen haben heute angeblich so viele Entscheidungsmöglichkeiten wie nie zuvor. Und sind gleichzeitig so erschöpft wie nie zuvor. Denn nach wie vor wird von ihnen verlangt, permanent verfügbar zu sein. Die Geschlechterforscherin Franziska Schutzbach schreibt über ein System, das von Frauen alles erwartet und nichts zurückgibt – und darüber, wie Frauen sich dagegen auflehnen und alles verändern: ihr Leben und die Gesellschaft.

      In unserer Gesellschaft wird Weiblichkeit gleichgesetzt mit Fürsorglichkeit. Frauen sind, ob in der Familie, in Beziehungen oder im Beruf, zuständig für emotionale Zuwendung, für Harmonie, Trost und Beziehungsarbeit – für Tätigkeiten also, die unsichtbar sind und kaum Anerkennung oder Bezahlung erfahren. Sie „schulden“ anderen – der Familie, den Männern, der Öffentlichkeit, dem Arbeitsplatz – ihre Aufmerksamkeit, ihre Liebe, ihre Zuwendung, ihre Attraktivität, ihre Zeit. Und kämpfen jeden Tag gegen emotionale und sexuelle Verfügbarkeitserwartungen.

      Es sind diese allgegenwärtigen Ansprüche, die Frauen in die Erschöpfung treiben. Denn – deklariert als „weibliche Natur“ – ist die geleistete Sorgearbeit meist wenig anerkannt und bleibt unsichtbar. Sie gilt ökonomisch als irrelevant und ist gerade deshalb ausbeutbar. Das Buch zeigt, dass die Verfügbarkeitsansprüche für unterschiedliche Frauen Unterschiedliches bedeuten: Ob als Mütter oder als Mädchen, ob als schwarze oder weiße Frauen, als Migrantin, Trans- oder non binäre Person, als dicke oder lesbische Frau, ob im Dienstleistungssektor, in Pflegeberufen oder in der digitalen (Selbst)vermarktung, ob als Politikerin oder Künstlerin – die Verausgabung hat unterschiedliche Ausmaße und unterschiedliche Ursachen.

      Die Geschlechterforscherin Franziska Schutzbach wendet sich gegen ein misogynes System, das von Frauen alles erwartet und nichts zurückgibt. Und sie zeigt, welch vielfältigen Widerstand Frauen gegen die Ausbeutung ihrer Energie, ihrer Psyche und ihrer Körper leisten. Ein Widerstand, der zu einer treibenden Kraft für neue Arbeits- und Lebensweisen wird und die Welt verändert.

      Ein kluger und fundierter Beitrag zu einer anhaltend aktuellen Debatte.

      https://www.droemer-knaur.de/buch/franziska-schutzbach-die-erschoepfung-der-frauen-9783426278581

    • Sweet

      Nowadays, everyone’s a feminist. But we’re still a far cry from genuine equality. Why are outdated structures still in place? How can they be dismantled? Ann-Kristin Tlusty looks at the inner and outer constraints that continue to shape women’s lives today. Women are still expected to absorb society’s concerns and needs without complaint. They’re expected to always seem sweet and sexually available, even in the heyday of today’s feminism. And they should be nice and gentle, and never demand too much autonomy. Smart and personal, liberating and new, this polemic text will shake up the hierarchy of the genders forever. Enjoy, sweethearts!

      https://www.hanser-literaturverlage.de/en/buch/sweet/978-3-446-27101-2

    • En français :


      Comme le rappelle l’autrice militante Irene dans La terreur féministe, l’idée d’un féminisme pacifique ne fait pas l’unanimité : face aux violences subies par les femmes, il y a urgence.
      https://www.madmoizelle.com/violences-feministes-1113385

      Et ici, la liste des manifestes féministes classiques :
      Muriel Andrin, "Expressions textuelles, performatives et filmiques des manifestes féministes – pratiques multiples dans les années 1970 et 2000", 2018

      No Manifesto (Yvonne Rainer, 1965)
      The SCUM Manifesto (Valérie Solanas, 1967)
      Maintenance Art Manifesto – Proposal for an Exhibition « CARE » (Mierle Laderman Ukeles, 1969)
      Women’s Art : A Manifesto (VALIE EXPORT, 1972)
      Semiotics of the Kitchen (Martha Rosler, 1975) et Réponse de femme (Agnès Varda, 1975)
      Post-Porn Modernist Manifesto (Veronica Vera, Candida Royalle, Annie Sprinkle, Frank Moore et 13 autres artistes, 1989)
      Porno Manifesto (Ovidie, 2002) et King Kong Théorie / Mutantes (Féminisme Porno Punk) (Virginie Despentes, 2006 / 2009)
      Dirty Diaries Manifesto (Mia Engberg et cie, 2009)
      Ecosex Manifesto (Annie Sprinkle et Elizabeth Stephens, 2011)

      https://journals.openedition.org/itineraires/4495

      #féminisme #violence #manifeste

  • Les projets de méga-bassines, accusées d’assécher les rivières, alimentent la guerre de l’eau dans les campagnes - Basta !
    https://basta.media/mega-bassines-marais-poitevin-irrigation-riviere-assechee-agriculture-inten

    Un chantier de seize #réservoirs d’eau géants destinés à l’#agriculture a débuté fin septembre près du #marais_poitevin. Symboles de l’agro-industrie, asséchant les sols, ces #méga-bassines déclenchent une forte contestation.

    #fnsea

  • How to Use Mass Suppression in PVS-Studio for C++?
    https://hownot2code.com/2021/10/20/how-to-use-mass-suppression-in-pvs-studio-for-c

    Have you just run the analyzer and now you have no idea what to do with all this abundance of warnings? 📜 Nothing to worry about – we made a special mechanism that can help you deal with them 💪🏻 In this #Video, you’ll learn about the inner workings of mass warnings suppression mechanism in … Continue reading How to Use Mass Suppression in PVS-Studio for C++?

    #Development_of_64-bit_C/C++_applications #Tips_and_tricks #C++ #coding #cpp #masssuppression #programming #static_code_analysis
    https://1.gravatar.com/avatar/a7fa0bb4ebff5650d2c83cb2596ad2aa?s=96&d=identicon&r=G

  • La Compil’ de la Semaine
    https://www.les-crises.fr/la-compil-de-la-semaine-27

    Chaque semaine, nous vous proposons notre Compil’ de la Semaine : une sélection de dessins de presse à la fois drôles et incisifs, ainsi que des vidéos d’analyse participant à l’indispensable travail d’auto-défense intellectuelle. Bonne lecture et bon visionnage à toutes et à tous ! Dessins de Presse Vidéos Marianne TV- Marcel Gauchet : Macron […]

    #Miscellanées #Compil_de_la_Semaine #Miscellanées,_Compil_de_la_Semaine

  • Covid-19 : le CHU de Martinique renonce à imposer le pass sanitaire à son personnel _ latribune.fr - Eric Benhamou
    https://www.latribune.fr/economie/france/covid-19-le-chu-de-martinique-renonce-a-obliger-le-pass-sanitaire-a-son-pe

    Selon nos informations, le CHU de Martinique a décidé de ne plus exiger aux personnels hospitaliers le pass sanitaire pour entrer dans leur service. Le centre hospitalier était soumis à une vive contestation d’une partie des personnels sur les obligations sanitaires qui s’imposent pourtant partout en France.


    Les anti "pass sanitaire" en Martinique ont finalement remporté leur bras-de-fer avec la direction du centre hospitalier. Dans un note interne diffusée aujourd’hui que La Tribune s’est procurée, le directeur général du CHU, Benjamin Garel, accepte que "tous les personnels hospitaliers pourront entrer dans leur service quelle que soit leur situation au regard du pass sanitaire". Les agents qui n’ont pas de pass sanitaire sont cependant "invités à réaliser un test de dépistage". A leurs frais ?
    La note ne le précise pas. "Des contrôles seront organisés et les agents éventuellement concernés seront invités à se rendre à la DRH", ajoute la note.

    Trouver une solution négociée
    Par ailleurs, conclut la note, "une démarche de médiation devra être entreprise pour permettre une mise en place d’une solution négociée".

    Depuis la mise en place du pass sanitaire, obligatoire depuis le 11 octobre pour les visiteurs et les salariés, des personnels manifestaient régulièrement leur opposition devant l’entrée du CHU, un mouvement très largement soutenu par les syndicats hospitaliers. Depuis le 14 octobre, les organisations syndicales étaient d’ailleurs assignées en référé par la direction du CHU pour « l’obstruction dans la mise en place d’une obligation légale » et « une atteinte grave portée à la santé et à la sécurité du personnel et des usagers ».

    « Nous avons assisté dans les constats d’huissier à des menaces, à des intimidations, à des injures, à des pressions de toute sorte qui empêchent la continuité du service public de santé et d’assurer la sécurité », a déclaré à l’AFP l’avocate du CHU, Pascale Berté.

    Taux d’indice trois fois supérieur
    Finalement, la pression aura été trop forte pour la direction du CHU. Le ministère de la santé n’a pas encore réagi. En attendant, alors que les mesures de confinement sont allégées, le pass sanitaire sera obligatoire pour les salariés des établissements recevant du public sauf... donc pour le CHU de Martinique !

    " La situation en Martinique s’est améliorée mais elle reste préoccupante parce qu’on a encore plusieurs dizaines de cas positifs à la covid-19 tous les jours ", a déclaré à l’AFP le préfet de Martinique Stanislas Cazelles. Le taux d’incidence s’élevait vendredi à 155 cas pour 100.000 habitants, soit le triple de celui observé dans l’Hexagone.
    #colonies #Martinique #manifestations #grèves #crise_sanitaire #soignantes #soignants #sante #santé #coronavirus #sars-cov-2 #variant #covid #pandémie #vaccins #santé_publique

  • De véritables photos de croisières afin d’y réfléchir à deux fois avant de réserver ses vacances !
    https://tops.easyvoyage.com/photos-croisieres/4

    Avez-vous déjà fait une croisière ? Cela peut certainement être très amusant. Et ces dernières années, les bateaux de croisière ont beaucoup à offrir aux gens qui choisissent de passer leurs vacances sur l’eau. Ce n’est plus seulement une piscine sur le pont, mais il y a des #restaurants, des #cinémas, des #spectacles et des #concerts, et beaucoup d’activités à bord.

    Mais parfois, la publicité peut être un peu fausse. Bien sûr, certains bateaux sont énormes et luxueux au-delà des rêves les plus fous, mais d’autres peuvent être plus petits, et beaucoup moins glamour que annoncé. S’il y a une chose que les gens qui ont fait des croisières savent, c’est que parfois les attentes ne sont pas tout à fait à la hauteur de nos espérances. Avant de partir en croisière, regardez ces photos et assurez-vous de choisir le bon type de bateau.

    #Croisières #imaginaire #rêve #réalité #fantasme #images #bateaux #luxe #tourisme #visualisation #croisiere #visualisation #représentation #publicité #humour

    Croisières : Embarquement – ce que nous imaginons
    Quand nous aurons clôturer notre valise avec tous nos vêtements, nos appareils électroniques, et à peu près tout ce que vous pouvez avoir besoin pour un voyage fou comme celui-ci, la première chose que nous devons faire est d’attendre dans la file d’attente pour pouvoir monter sur le bateau de croisière. Comme vous pouvez le voir ici, les sourires sur les visages de ces jeunes femmes laissent entendre que chaque moment d’embarquement est simplement pêche et crème. Mais pour ceux d’entre vous qui songent à partir en croisière, nous vous recommandons de ne pas faire confiance à l’image que vous voyez devant vous, parce que monter à bord d’un bateau de croisière n’est pas toujours amusant.

    https://tops.easyvoyage.com/wp-content/uploads/3/2019/04/1b-boarding-1.jpg

    Croisières : Embarquement à bord du navire – comment c’est vraiment
    C’est le jour et de nuit, non ? Lorsque vous considérez la dernière image que vous avez vue et que vous la comparez à ce que vous constatez maintenant, vous pourriez être choqué de la réalité. Comme vous pouvez le voir ici, monter à bord du bateau de croisière n’est pas toujours une expérience si agréable. N’oubliez pas, vous devez embarquer avec des centaines d’autres personnes, et cela signifie que vous devez faire la queue. La patience est vraiment une vertu dans ces types de scénarios, et bien que se tenir en ligne n’est pas la pire chose que vous pouvez faire !

    https://tops.easyvoyage.com/wp-content/uploads/3/2019/04/2a-boarding-2.jpg

    #attente

  • Singapore to expand its quarantine-free travel - Asia Times
    https://asiatimes.com/2021/10/singapore-to-expand-its-quarantine-free-travel

    Singapore to expand its quarantine-free travel
    Fully vaccinated travelers will have to test negative for the virus before they depart and when they arrive. Singapore on Tuesday began quarantine-free entry for fully vaccinated passengers from eight countries, part of a plan to ease restrictions as the business hub gears up to live with the coronavirus.
    The latest easing expanded a program that started with vaccinated air travel lanes with Germany and Brunei last month and is now open to passengers from the United States, Canada, Britain, Denmark, France, Italy, Spain and the Netherlands. Singapore Airlines said flights from Amsterdam, London, Los Angeles and New York were scheduled to arrive Tuesday under the program.“We have seen very strong demand for our Vaccinated Travel Lane flights,” the national airline said.“This is across all cabin classes, as well as various travel segments including leisure, families and business travel.”
    Passengers arriving as part of this scheme – which will include South Korea from November 15 – will not have to quarantine if they have been fully vaccinated and test negative for the virus before they depart and when they arrive.To enable families to travel, Singapore has allowed entry to unvaccinated children aged 12 years and under if they are accompanied by someone flying under the scheme. Raj Samuel, a restaurant manager in the almost deserted tourist district, said he was “optimistic” about the potential for more business.The city-state initially fought the Covid-19 pandemic by shutting borders, imposing lockdowns of varying intensity and aggressive contact tracing. But with more than 80% of the population fully vaccinated, authorities are keen to revive the economy.“Singapore cannot stay locked down and closed off indefinitely,” Prime Minister Lee Hsien Loong said earlier this month when he announced a raft of measures under the “Living with Covid-19” strategy. The city-state is home to the regional offices of thousands of multi-national corporations, which rely on Singapore’s status as a business and aviation hub for their operations. Vaccinated travel is a “very significant step forward in re-establishing Singapore’s role as one of the Asia-Pacific’s leading international hubs for finance, regional headquartering and commercial aviation,” said Rajiv Biswas, Asia Pacific chief economist at IHS Markit.He added that the travel lanes – notably with the UK, the US, France and Germany – were particularly important as many international firms run large operations from the city’s financial center.
    The scheme may also provide a shot in the arm for the pandemic-hammered airline and tourism industries, analysts said. Before the pandemic, tourism accounted for about 5% of Singapore’s GDP, said Song Seng Wun, a regional economist with CIMB Private Banking.
    Statistics from the Singapore tourism board showed international visitor arrivals plunging to less than 2.8 million last year from a record 19.1 million in 2019.

    #Covid-19#migrant#migration#hongkong#sante#circulation#frontiere#tourisme#business#economie#hubb#asie#pacifique

  • Coronavirus: Hong Kong adds 1,500 quarantine rooms ahead of Christmas holidays as 5 more hotels join approved list | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/hong-kong/health-environment/article/3152831/hong-kong-add-estimated-2000-quarantine-hotel

    Coronavirus: Hong Kong adds 1,500 quarantine rooms ahead of Christmas holidays as 5 more hotels join approved list

    Hong Kong officials have added five hotels to the government’s approved list of coronavirus quarantine facilities, ramping up room supply by 15 per cent ahead of an expected rush of inbound travellers over the Christmas holiday season.The administration revealed on Tuesday that a total of 40 designated quarantine hotels would provide about 11,500 rooms between December 1 and February 28, a period also covering Lunar New Year.
    Hong Kong’s expansion of the quarantine facilities from the current level of 10,000 rooms emerged as the city confirmed two new coronavirus cases carrying the L452R mutant strain on Tuesday – both imported – taking the overall tally of infections to 12,301,­ with 213 related deaths.The two cases ­involved a 51-year-old man from the United Kingdom and a three-year-old from Mongolia. Fewer than 10 preliminary-positive infections were recorded. The 36 hotels currently approved to serve as quarantine hotels – a list that is updated every three months – were booked at 84 per cent capacity from September to November, according to the Food and Health Bureau. The net increase in the number of designated hotels for the coming round is four after it was previously announced that Sheraton Hong Kong Hotel and Towers in Tsim Sha Tsui would stop running quarantine services on November 9. Michael Li Hon-shing, executive director of the Federation of Hong Kong Hotel Owners, earlier on Tuesday predicted that the government would introduce another 2,000 quarantine rooms, as he said the industry was readying for a busy time in the coming months. He noted that while the government had typically chosen mid-range and budget hotels priced between HK$600 (US$77) and HK$800 per night, adding some five-star accommodation to the mix could help meet demand among returning travellers for a higher level of service and more comfortable rooms.“I think the demand for that is not that huge, but it must have its own market,” he said. “I believe the market for rooms priced at about HK$1,000 is larger.”Last month, the Hong Kong government sent letters to about 2,000 hotels and guesthouses holding relevant licences to encourage them to join the designated hotel scheme in a bid to meet customer demand, driven by residents returning to their home city.Li said hotels considering joining the scheme had to weigh their own strategies, including whether they preferred to focus on longer-term tenants or the burgeoning “staycation” market.“They may worry that future customers could be concerned that they had been a quarantine hotel before … But they may also hope to boost the occupancy rate by becoming a quarantine facility. It’s up to the hotels’ business strategy,” he said.
    Hong Kong has imposed one of the world’s strictest policies for inbound travellers, requiring those from countries deemed high-risk – a list that includes Britain, the United States and Thailand – to complete up to three weeks of compulsory hotel quarantine.The limited supply of government-approved hotels had left thousands of travellers to the city scrambling to book rooms and rearrange flights in recent months. Meanwhile, foreign domestic helpers, who mainly come to the city from the Philippines or Indonesia, have just two options – the 409-room Silka Hotel Tsuen Wan or the government-run Penny’s Bay quarantine facility, which has 1,000 slots.
    Every room at both properties was snapped up within minutes of becoming available, as employers and employment agencies rushed to reserve slots for their workers.According to government figures, the city had a total of 315 licensed hotel properties supplying 87,318 rooms as of August.

    #Covid-19#migration#migrant#hongkong#sante#vaccination#quarantaine#hotel#frontiere#circulation

  • Coronavirus: Singapore expands no-quarantine scheme for vaccinated travellers despite reporting record cases | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/asia/southeast-asia/article/3152808/coronavirus-singapore-expands-no-quarantine-scheme

    Coronavirus: Singapore expands no-quarantine scheme for vaccinated travellers despite reporting record cases
    Singapore on Tuesday began quarantine-free entry for fully vaccinated passengers from eight countries, part of a plan to ease restrictions as the business hub gears up to live with the coronavirus.This came as its health ministry reported 3,994 new Covid-19 cases on Tuesday, the highest since the beginning of the pandemic, while it recorded seven new deaths from the disease.The latest easing expanded a programme that began with vaccinated air travel lanes with Germany and Brunei last month, and is now open to passengers from the United States, Canada, Britain, Denmark, France, Italy, Spain and the Netherlands.Singapore Airlines said flights under the scheme were expected to depart from Amsterdam, London, Los Angeles and New York on Tuesday.“We have seen very strong demand for our Vaccinated Travel Lane flights,” it said. “This is across all cabin classes, as well as various travel segments including leisure, families, and business travel.”Passengers arriving as part of this scheme – which will include South Korea from November 15 – will not have to quarantine if they have been fully vaccinated and test negative for the virus before they depart and when they arrive.To enable families to travel, Singapore has allowed entry to unvaccinated children aged 12 years and under if they are accompanied by someone flying under the scheme.In the almost deserted tourist district, restaurant manager Raj Samuel said he was optimistic about the potential for more business.“I think it’s an excellent move by the country to help open up the economy … especially for the food and beverage sector,” the 36-year-old said.Kylie Jens, a 29-year-old lawyer from New Zealand based in Singapore, said she was planning to go to Britain for Christmas under the scheme.“Singapore is just such a small island, it’s nice to have a chance to get away and know that that’s possible pretty soon,” she said.
    The city state initially fought the Covid-19 pandemic by shutting borders, imposing lockdowns of varying intensity and aggressive contact tracing. But with more than 80 per cent of the population fully vaccinated, authorities are keen to revive the economy. “Singapore cannot stay locked down and closed off indefinitely,” Prime Minister Lee Hsien Loong said earlier this month when he announced a raft of measures under the “Living with Covid-19” strategy.“The Delta variant is highly infectious, and has spread all over the world. Even with the whole population vaccinated, we still will not be able to stamp it out,” he said. “Almost every country has accepted this reality.”The regional offices of thousands of multinational corporations are in Singapore, which rely on its status as a business and aviation hub for their operations.“We must continue to reopen our borders safely,” Lee said. “Companies and investors need to carry out regional and global business from Singapore. People working for them need to travel to earn a living.”
    Vaccinated travel is a “very significant step forward in re-establishing Singapore’s role as one of the Asia-Pacific’s leading international hubs for finance, regional headquartering and commercial aviation,” said Rajiv Biswas, Asia Pacific chief economist at IHS Markit.The scheme may also provide a shot in the arm for the pandemic-hammered airline and tourism industries, analysts said. Before the pandemic, tourism accounted for about 5 per cent of Singapore’s GDP, said Song Seng Wun, a regional economist with CIMB Private Banking. “We used to get 1.6 million tourists every month, our airport used to handle over a thousand flights a day pre-pandemic. Now it is just over 300 flights a day,” he said. Statistics from the Singapore tourism board showed international visitor arrivals plunging to less than 2.8 million last year from a record 19.1 million in 2019. Allowing in travellers without quarantine “instils a bit of fear” in some people, said Singaporean Simon Chow, 22, but added that people need to live with the virus. “At the end of the day, we’re a country that needs travel.”

    #Covid-19#migrant#migration#hongkong#sante#frontiere#circulation#vaccination#quarantaine#tourisme#economie#asie#pacifique

  • Contraception masculine : « Levons le tabou ! » - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/191021/contraception-masculine-levons-le-tabou#at_medium=custom7&at_campaign=1047

    Ce soir, « À l’air libre » se penche sur le tabou de la contraception masculine, un symbole du patriarcat encore bien enraciné. On en parle avec nos invités Stéphane Jourdain, coauteur de la BD Les Contraceptés, Maxime Labrit, fondateur de Thorème, et Florence Boitrelle, andrologue.

    • #contraception_masculine #contraception

      voire aussi : https://www.franceinter.fr/emissions/l-interview/l-interview-de-secrets-d-info-du-samedi-16-octobre-2021
      Les contraceptés : qui a torpillé la contraception masculine ?

      Alors que l’usage de contraceptifs est autorisé en France depuis plus de 50 ans, comment expliquer que la contraception soit toujours considérée comme une affaire de femmes ? Les journalistes Stéphane Jourdain et Guillaume Daudin ont mené l’enquête.
      En 1967, la loi Neuwirth est adoptée. Elle permet la fabrication, l’importation de moyens de contraception et leur vente en France. Un demi-siècle plus tard, la charge mentale et les effets secondaires des contraceptifs reviennent presque exclusivement aux femmes. Caroline Lee a illustré l’enquête de Stéphane Jourdain (rédacteur en chef du numérique à France Inter) et Guillaume Daudin (journaliste à l’AFP) : ensemble ils tentent d’expliquer pourquoi 13 contraceptifs féminins ont été développés alors que les méthodes de contraception masculines n’ont que très peu, voire pas évolué.
      À quand la pilule masculine ?

      À partir des années 50 et 60, la pilule féminine est étudiée et inventée. Pourquoi n’a-t-on pas vu se développer la pilule contraceptive pour homme en même temps ? Stéphane Jourdain nous explique qu’il y a deux raisons majeures à ce retard. Premièrement, la demande ne suit pas :

      Les hommes ne sont pas demandeurs de contraceptifs, ça les arrange que ce soit les femmes qui endossent 100% de cette charge contraceptive, et encore plus dans les années 30-40 qu’aujourd’hui.

      Deuxièmement, la testostérone à haute dose, qui permet de bloquer la production de spermatozoïdes, devient toxique lorsqu’elle est ingérée par le foie. C’est pour cela que certains pensent que la pilule masculine n’existera jamais.

      Pourtant, dans les années 80 la presse annonce que la pilule masculine sera pour demain. Or 40 ans plus tard, le sujet est au point mort.

      Dans les années 90, l’OMS lance deux études internationales pour tester la méthode de contraception masculine hormonale, c’est-à-dire des injections hebdomadaires de testostérone - sans passer par le système digestif. Les résultats de ces études sont sans équivoque : la contraception hormonale masculine est efficace à plus de 95%. Mais ni l’industrie pharmaceutique, ni les responsables politiques ne s’approprient le sujet.

      Pour les laboratoires, développer un contraceptif masculin se montrerait très couteux puisqu’il faudrait mener une étude très large et toucher énormément de monde. La demande et donc le marché économique étant faibles, l’industrie pharmaceutique ne voit donc aucune raison de se lancer dans cette voie.

      En 2017, la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes assure qu’elle veillera au développement de la contraception masculine. Trois ans plus tard, lorsque Stéphane Jourdain et Guillaume Daudin la rencontrent, son discours semble avoir changé :

      Marlène Schiappa nous a dit que sa priorité avait été de lutter contre les violences faites aux femmes et qu’il était trop tôt pour porter le sujet de la contraception masculine.

      Aller plus loin :

      BD | Les Contraceptés, un livre de Stéphane Jourdain et Guillaume Daudin, illustré par Caroline Lee, aux éditions Steinkis.

    • Les auteurs mentionnent-ils que cette promesse mille fois réitérée d’une contraception masculine (alors que les hommes ne sont pas foutus d’enfiler une capote, de se faire vasectomiser ou de baiser autrement que par pénétration vaginale) est une vaste farce pour tenir les femmes en respect ?

    • Je documente ce sujet depuis longtemps sur seenthis sans le prendre pour une farce. Rendre les hommes responsables de leurs gamètes ca me semble important pour toutes et tous. Perso je me réjouie que Médiapart aborde la question.

  • Décomposition idéologique de la gauche française : un article de Philippe Marlière qui vient éclairer l’ouvrage de Philippe Corcuff sur le #confusionnisme politique

    Prendre au sérieux le « confusionnisme politique » - AOC media - Analyse Opinion Critique
    https://aoc.media/opinion/2021/10/06/prendre-au-serieux-le-confusionnisme-politique

    jeudi 7 octobre 2021
    Politique
    Prendre au sérieux le « confusionnisme politique »
    Par Philippe Marlière
    Politiste
    À la suite de Philippe Corcuff, on peut définir le confusionnisme comme le développement d’interférences rhétoriques et idéologiques entre des postures et des thèmes d’extrême droite, de droite, de gauche modérée et de gauche radicale, le plus souvent au profit des thèmes que l’extrême-droite cherche à imposer dans le débat public. Mais il ne s’agit pas seulement d’objectiver ce phénomène : il faut le comprendre dans toutes ses conséquences, élucider la manière dont la trame confusionniste se construit et chercher à s’en prémunir, sous peine de voir la gauche abandonner ses valeurs fondamentales.
    Notre socialisation politique tient pour acquis que les débats d’idées s’organisent selon des clivages idéologiques clairement identifiables : le socialisme, le conservatisme, le libéralisme, le fascisme, l’écologisme, le féminisme, etc. En réalité, le contenu de ces catégories s’est non seulement affadi, mais les repères et valeurs propres à chacune d’entre elles sont aujourd’hui indistincts. 
    Avec le politiste Philippe Corcuff, qui vient de consacrer une étude stimulante au phénomène du « confusionnisme » politique, on peut essayer de comprendre les raisons et les conséquences de cet affadissement. L’exercice est utile à l’heure des réseaux sociaux et de la déconfiture des partis politiques. 
    Corcuff estime que nous sommes entrés dans l’ère des « bricolages idéologiques confusionnistes » qui comprend des « intersections et des interactions avec la trame idéologique ultraconservatrice » (p. 14). L’ultra-droite serait parvenue à rendre hégémonique son interprétation de questions identitaires (la nation, la laïcité, la république) ou à saturer le champ des débats de guerres culturelles incessantes (sur les migrants, l’islam, l’homophobie, l’antisémitisme, le climatoscepticisme, l’opposition au vaccin contre le Covid-19 ou au pass sanitaire).
    Une dynamique politique
    Le confusionnisme n’est pas un état confus ou chaotique du débat public (même si nombre de débats politiques sont, de fait, cacophoniques). Contrairement à ce qu’affirment ses détracteurs, les études sur le confusionnisme ne mettent pas au pilori des acteurs politiques ou des chercheurs qui s’écarteraient d’un récit idéologique « politiquement correct ». La notion sert à décrire, non un état, mais un processus ou une dynamique de recoupements de récits issus de traditions politiques différentes, souvent antagoniques. Et c’est dans ce clair-obscur discursif que surgissent des monstres idéologiques.
    Corcuff analyse ce processus de la manière suivante : « Le confusionnisme est le nom actuel d’une désagrégation relative des repères politiques antérieurement stabilisés autour du clivage gauche/droite et du développement de passerelles discursives entre extrême droite, droite, gauche modérée et gauche radicale. Confusionnisme, au sens retenu ici, n’est donc pas synonyme de “confusion”, mais revêt un sens politico-idéologique précis. La trame confusionniste a pour principal effet, dans le contexte politico-idéologique actuel, de faciliter l’extension de postures et de thèmes venant de l’extrême droite » (p. 31).
    On le voit, le confusionnisme n’est pas synonyme d’égarement étourdi de la part des acteurs concernés, mais de dynamique politique[1]. Cette dernière tend à revêtir la forme d’une critique sociale (qui se veut, notamment, anticapitaliste) et se niche, dans une large mesure, dans l’espace nébuleux des réseaux sociaux. Il comporte des relais éditoriaux avec la publication de livres ou d’articles à portée scientifique ou de vulgarisation. Il est repris et amplifié par les acteurs politiques et les médias. Le confusionnisme pose les jalons d’une hypercritique vaguement « antisystème », visant principalement les « élites » (politiques, économiques, médiatiques).
    Le confusionnisme met en scène un radicalisme verbal, qui personnalise ses cibles et supplante peu à peu la critique sociale issue du mouvement ouvrier. Cette dernière, principalement de facture marxiste, se penche sur des structures sociales impersonnelles (le capitalisme, l’étatisme, les rapports de classe, de genre, de race, le nationalisme, le colonialisme ou l’impérialisme). À l’inverse, le confusionnisme enfante une critique sociale qui met davantage à l’index des personnes (par exemple, Emmanuel Macron, objet de toutes les détestations) que les structures sociales et économiques qui les produisent.
    Philippe Corcuff utilise la notion de « formation discursive », empruntée à Michel Foucault[2], pour indiquer que les récits confusionnistes s’inscrivent dans une « trame idéologique impersonnelle tendant à échapper aux intentions des divers locuteurs » (p. 37). En d’autres termes, un locuteur de gauche peut inconsciemment articuler un discours confusionniste dans un domaine et, dans d’autres, participer pleinement à un récit émancipateur de gauche.
    L’étude du confusionnisme ne met pas en cause des personnes. Ceci dit, s’intéresser de près aux trames confusionnistes nécessite de se pencher sur des trajectoires personnelles. Il faut bien nommer les locuteurs et leurs propos, sinon la démonstration serait abstraite et stérile. Notons que le « brouillard confusionniste », qui enveloppe des acteurs politiques de gauche et de droite, bénéficie, à la fin, aux idées ultraconservatrices (c’est-à-dire à une droite illibérale, libertarienne ou autoritaire).
    Une « guerre de position » idéologique
    On peut voir dans le confusionnisme une « guerre de position » idéologique (dans le sens gramscien) dans laquelle l’extrême droite mène une offensive avec le concours, volontaire ou pas, de forces de droite et de gauche. Les exemples de « déplacements confusionnistes » sont légion : Alain Soral, Éric Zemmour, Renaud Camus ou Hervé Juvin sont, entre autres individus d’extrême droite, et selon des modalités différentes, aux avant-postes de ce mouvement. Des personnalités venues de la gauche lancent des passerelles entre la gauche et l’extrême droite : l’économiste Jacques Sapir, Jean-Claude Michéa et, de plus en plus nettement, Michel Onfray, sont parmi les cas les plus probants.
    Les interactions entre les deux camps se réalisent autour de quelques thématiques-clés : la valorisation patriotique de la nation, la critique du niveau international (qui se traduit par un discours aux accents europhobes et anti-migrants sous couvert de critique de l’Union européenne et de la mondialisation néolibérale) et la promotion d’un « universalisme républicain » théorique qui disqualifie tout discours examinant les apories pratiques du républicanisme français (allergie au multiculturalisme, désintérêt pour les discriminations raciales et liées au genre, racisme et islamophobie). Les contributions au débat de personnalités de gauche aussi diverses que Frédéric Lordon, Jean-Pierre Chevènement, Emmanuel Todd, Arnaud Montebourg, François Ruffin ou Jean-Luc Mélenchon, pour ne citer que les cas de figure les plus connus, favorisent la pénétration des thématiques patriotique et nationaliste dans les schèmes idéologiques de la gauche.
    Le dénigrement du cadre international permet des rapprochements indirects mais réels entre Mathieu Bock-Coté, essayiste ultraconservateur québécois qui met en scène la nation comme « enracinement », Jacques Julliard, ancien penseur de la Deuxième gauche passé à un républicanisme autoritaire et pourfendeur de « communautarisme », et Frédéric Lordon qui discourt sur « l’appartenance nationale ». L’exaltation du cadre national est souvent synonyme de glissements progressifs (revendiqués ou pas) vers le nationalisme.
    La valorisation du cadre national aux dépens du cadre européen ou international induit des incursions sur le terrain du chauvinisme. On se souvient de l’intervention de Jean-Luc Mélenchon au Parlement européen en juillet 2016 à propos du « travailleur détaché, qui vole son pain aux travailleurs qui se trouvent sur place ». Aujourd’hui, la candidature aux accents para-pétainistes d’Arnaud Montebourg à l’élection présidentielle magnifie le terroir (refus de la ville et « retour à la terre » dans le cadre du « Made in France »).
    Un confusionnisme de gauche prend appui sur une hypercritique du « système » et des « élites mondialisées », en défense de la « souveraineté du Peuple » (toutes ces notions n’étant jamais définies ou précisées). Il place la gauche sur la pente savonneuse du complotisme, souvent à connotation antisémite comme ce fut le cas lors des manifestations contre le pass sanitaire. Depuis 2017, ce mantra a été réactivé dans une gauche verbalement radicale qui concentre sa colère contre des personnes (« Macron le tyran », « Macron, le banquier de Rothschild »), plutôt qu’elle n’analyse les structures de domination et d’exploitation du capitalisme.
    Cette tendance a été perceptible au sein du mouvement des Gilets jaunes, puis plus clairement dans le mouvement anti-pass sanitaire. Le « populisme de gauche » théorisé par Ernesto Laclau et Chantal Mouffe, popularisé en France par Jean-Luc Mélenchon, a contribué à davantage affadir le clivage gauche/droite. Dans ce schéma de pensée, un « Peuple », aussi indéfini que magnifié, est censé s’unir contre des « élites », au-delà des clivages de classe et des dominations liées au genre ou à la race. Cette construction politique a permis nombre de bricolages confusionnistes autour des thèmes de la nation, du rapport aux niveaux national et international ; elle a renforcé la personnalisation du pouvoir autour de la figure du leader ou, encore, elle a dénigré les combats contre le sexisme ou le racisme considérés comme des champs de lutte secondaires par rapport au champ des luttes économiques. 
    Le confusionnisme est transpartisan, dans le sens où il parcourt toutes les familles et les mouvements politiques (de l’extrême gauche à l’extrême droite, en passant par les divers dégradés de gauche, du centre et de droite), mais aussi dans le sens où il fusionne des pans de culture de gauche avec d’autres, de droite ou réactionnaires.
    Le métadiscours républicain
    Le constat de départ de l’analyse du confusionnisme par Philippe Corcuff est que « l’extrême droite parvient à imposer ses haines et ses obsessions au cœur du débat ». Nous assisterions donc à une offensive de l’extrême droite, soutenue par les forces réactionnaires dans le monde politique, médiatique et intellectuel. Une analyse minutieuse de la situation montre au contraire que la situation est plus dialectique qu’il n’y paraît au premier abord. En d’autres termes, le confusionnisme naît également au sein de la gauche et de la gauche radicale.
    Il est ici important d’observer de près le rôle joué par le métadiscours républicain en France. Le républicanisme en France est une idéologie qui ne propose plus de pistes de réflexion politiques ou programmatiques, mais qui est devenu, ces dernières années, un outil de contrôle qui exprime des rappels à l’ordre normatifs (le « respect des valeurs républicaines », un « comportement républicain », et son envers, le « communautarisme », le « séparatisme »).
    Les protagonistes majeurs de ce « discours sur le discours » républicain apparaissent dans l’ouvrage de Corcuff – Jean-Pierre Chevènement, Laurent Bouvet ou Pierre-André Taguieff – mais sans que le fil conducteur de ce confusionnisme néo-conservateur ne les réunissent. Or, pour comprendre le point de départ de nombre de sous-récits confusionnistes aujourd’hui, il convient de partir des péroraisons réitératives (pour ne pas dire obsessives) sur le républicanisme (et ses corollaires : l’universalisme et la laïcité).
    C’est bien sûr l’interprétation illibérale et de l’usage néoconservateur de ces notions politiques qui sont en cause, non les concepts eux-mêmes. On pourrait résumer la trajectoire du confusionnisme néo-républicain de la manière suivante : lors du tournant néolibéral du Parti socialiste en 1983, le CERES, son ex-aile gauche jacobine et marxiste, abandonne le socialisme et trouve refuge dans un républicanisme reposant sur le patriotisme, l’invocation de la grandeur de la France, la discipline et la souveraineté des grands corps (et non celle des citoyens). Le retour à la république d’une partie de l’ex-gauche marxiste (Régis Debray en est l’exemple type), participe de la première acclimatation de la gauche aux idées de droite, notamment le nationalisme.
    Cette inflexion ne fera que se renforcer au sein du PS, puis elle gagnera la rive droite à partir de la campagne présidentielle de Chevènement en 2002 lors de sa tentative de rassembler les « républicains de deux rives ». À partir des années 2000, elle s’enrichit de deux leitmotiv : la promotion du cadre national qui prend appui sur une critique radicale de l’Union européenne, et l’exaltation d’un universalisme abstrait, hostile à la nature multiculturelle de la France. Ce courant « républicain de gauche » va progressivement afficher une islamophobie décomplexée au motif de lutter contre les « dérives communautaristes des quartiers » (le réseau d’élus Gauche populaire au PS, Manuel Valls, le Printemps républicain, Henri Peña-Ruiz, etc.).
    La droite et l’extrême droite vont profiter de l’aubaine : elles vont surinvestir la thématique d’une république et d’une laïcité autoritaires. Ce récit va esquisser les contours d’une citoyenneté qui épouse les valeurs autochtones dominantes (l’athéisme et le catholicisme), et rejette toute autre forme d’altérité, surtout quand elle est musulmane.
    Les attentats terroristes contre les dessinateurs de Charlie Hebdo, puis contre Samuel Paty, les controverses sur les caricatures de Mahomet vont définitivement arrimer ce métadiscours républicain à droite. De supposés opposants aux « valeurs républicaines » vont être désignés comme « ennemis de la République ». Plus récemment, la controverse portant sur le soi-disant « islamogauchisme » au sein de l’université française a été orchestrée par plusieurs ministres du gouvernement et relayée par l’extrême droite.
    On le voit, les débats épars sur les « valeurs de la république » structurent aujourd’hui les débats publics ainsi que les représentations idéologiques. Ces discussions posent les bases d’un confusionnisme épais et peu argumenté. Identifier cette problématique permettrait de montrer que les notions de république et de la laïcité, nées à gauche, sont passées à droite avec le concours actif de personnalités de gauche.
    La dynamique confusionniste est une agency
    La notion de confusionnisme, une fois définie, a des vertus heuristiques : elle éclaire des trames et des repositionnements idéologiques insoupçonnés. Il convient maintenant de préciser le modus operandi du confusionnisme. Se livre-t-on, notamment à gauche, au confusionnisme de manière inconsciente et involontaire ou, au contraire, peut-on aussi être confusionniste consciemment et volontairement ?
    Philippe Corcuff est prudent sur ce dernier point. Il n’aborde pas la question en ce qui concerne le confusionnisme de droite, et il ne la tranche pas non plus à propos des motivations propres aux confusionnistes de gauche. Dans les sciences sociales, il est de coutume d’opposer l’agency (« agentivité », c’est-à-dire la capacité d’action d’un individu sur le monde, les choses, les autres personnes, pour les influencer ou les transformer) à une interprétation structurelle (l’environnement social s’impose aux individus et restreint d’autant leur capacité à modeler leur vie de manière consentie et autonome). En réalité, la sociologie (par exemple celle de Pierre Bourdieu) s’intéresse à la fois à l’agency et aux structures.
    Avec l’exemple du glissement des notions de république et de laïcité de la gauche vers la droite, nous avons vu que des acteurs politiques, des journalistes et des intellectuels avaient fait, sciemment, le choix de recouper et de fusionner des thèmes de gauche avec d’autres de droite. Ils ont, ce faisant, objectivement prêté main forte aux forces réactionnaires. D’autres choix et interprétations de la république et de la laïcité étaient possibles.
    C’est ici que la définition du confusionnisme proposée par Philippe Corcuff (citée supra) pourrait être davantage précisée (la partie en italique est mon ajout) : « Le confusionnisme est le nom actuel d’une désagrégation relative des repères politiques antérieurement stabilisés autour du clivage gauche/droite et du développement de passerelles discursives entre extrême droite, droite gauche modérée et gauche radicale. Confusionnisme, au sens retenu ici, n’est donc pas synonyme de “confusion”, mais revêt un sens politico-idéologique précis. La trame confusionniste est construite, consciemment ou pas, par des agents qui se positionnent à droite et à gauche du champ politique. En recoupant et fusionnant des idées de gauche et de droite, ces agents (qu’ils soient de droite ou de gauche) créent des schèmes de pensée hybrides dont le centre de gravité penche à droite ou à l’extrême droite. »
    La tolérance du confusionnisme à gauche : un fait nouveau
    En définitive, étudier le confusionnisme, tel qu’il a été défini en rapport aux travaux de Philippe Corcuff, c’est jeter une lumière crue sur l’état intellectuel de la gauche française. On peut multiplier à l’infini les exemples de situations confusionnistes, en comparant directement des agents de droite et de gauche aux trajectoires très différentes. L’exercice est utile car il constitue une banque de données très riche. Il n’est cependant pas suffisant d’un point de vue heuristique. Quelles conclusions tirer, en fin de compte, de l’objectivation de tant de situations confusionnistes ?
    Une approche thématique (la république, l’hypercritique anticapitaliste, la promotion du cadre national vs. le cadre international, universalisme vs. multiculturalisme, l’islamophobie et l’antisémitisme, etc.), semble offrir des cadres de réflexion clairs et tangibles. Elle permet surtout de constater que le confusionnisme est un phénomène qui touche profondément la gauche et lui pose problème.
    Que la droite et l’extrême droite soient confusionnistes n’est pas une surprise. Le confusionnisme est même consubstantiel à des traditions politiques souvent faibles et mouvantes sur le plan idéologique. De tout temps, la droite a tenté de s’approprier des auteurs de gauche (Marx, Gramsci, Jaurès), afin d’en dévoyer le message égalitaire et émancipateur.
    Ce qui, par contre, est nouveau, c’est l’acceptation résignée du confusionnisme ou, à tout le moins, le refus de reconnaître l’existence du confusionnisme à gauche. Celui-ci existait déjà dans les années 1930 et 1940. Mais les confusionnistes d’alors (le socialiste Marcel Déat ou le communiste Jacques Doriot) furent exclus de leur parti pour avoir tenté d’orienter le combat révolutionnaire de la classe ouvrière vers les thématiques fascistes de l’époque. D’une certaine manière, le danger d’un effondrement de tout ou partie des schèmes et valeurs de la gauche est plus élevé aujourd’hui que dans l’entre-deux guerres. Dans les années 1930, le mouvement ouvrier reposait sur des forces partisanes fortement mobilisées qui se référaient à un corpus idéologique homogène. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.
    La volumineuse étude de Philippe Corcuff, qui a inspiré l’objectivation de la notion de « confusionnisme politique », laisse entrevoir la décomposition idéologique de la gauche française. Les idéologies politiques sont en évolution constante. Certaines des valeurs propres à une idéologie sont, au fil du temps, critiquées, écartées ou réagencées. C’est le cas, notamment, des idées socialiste et communiste depuis plus d’un siècle. Mais une idéologie a une élasticité limitée : si les valeurs périphériques d’une idéologie peuvent être transformées, on ne saurait remettre en cause ses valeurs cardinales (core values). Que deviendrait le socialisme si on lui retirait la valeur d’égalité ? Le libéralisme devenu indifférent aux libertés pourrait-il continuer d’exister ? En réalité, non.
    À force de bricolages confusionnistes divers, la gauche pourrait, sans le vouloir, renier ses valeurs fondamentales, et cesser ainsi d’être la gauche. C’est une bonne raison pour prendre au sérieux la notion de « confusionnisme politique », ainsi que ses conséquences.
    Philippe Marlière
    Politiste, Professeur de science politique à University College London

    [1] Comme l’explique Philippe Corcuff dans un article publié le 10 mars 2021 dans AOC, « La grande confusion ou les gauches dans le brouillard ».
    [2] Michel Foucault, L’archéologie du savoir, Paris, Gallimard, 1969. 

    http://ovh.to/AHFjgYN

  • Les lobbies productivistes sapent l’ambition européenne d’une agriculture plus écologique - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/191021/les-lobbies-productivistes-sapent-l-ambition-europeenne-d-une-agriculture-

    Ce mardi 19 octobre après-midi, le #Parlement européen doit voter sur cette stratégie baptisée « De la ferme à la fourchette » (Farm to Fork) censée mettre l’agriculture européenne sur la voie d’une transition écologique. C’est l’un des grands chapitres du Pacte vert (Green Deal) lancé par la présidente Ursula von der Leyen depuis son arrivée aux manettes de l’exécutif européen, fin 2019.

    Pour la #production_alimentaire du continent, dominée jusqu’ici par le recours à la chimie de synthèse, une telle perspective serait une petite révolution. Mais c’est compter sans l’intense travail de lobbying effectué par les défenseurs du modèle existant : #lobbies de la #viande, de l’#agrochimie et des #céréales… et #Copa-Cogeca, dont fait partie la puissante fédération syndicale française #FNSEA.

    Le Copa-Cogeca est l’union, au niveau européen, du Comité des organisations professionnelles agricoles (c’est-à-dire les syndicats d’exploitants agricoles) et du Comité général de la coopération agricole (c’est-à-dire les coopératives). Et c’est la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, qui officie à la tête du #Copa.

    Mediapart, en collaboration avec le consortium de journalistes européens #Lighthouse_Reports, explique aujourd’hui comment, depuis plusieurs semaines, cette organisation ainsi que d’autres lobbies européens font tout pour couler l’ambition de la Commission européenne et en atténuer les objectifs. Avec pour principal outil une manipulation des savoirs scientifiques autour de cette feuille de route dont le but est de faire baisser les émissions de gaz à effet de serre (GES) de l’agriculture européenne et d’enrayer l’effondrement de la biodiversité.

    Même le ministre français de l’agriculture, Julien Denormandie, a repris à son compte les arguments avancés par les lobbies qui défendent à Bruxelles les intérêts de l’#agro-industrie.

  • En France, les pertes et gaspillages alimentaires représentent 10 millions de tonnes de produits par an
    Et pendant ce temps nos étudiant·es, pour ne citer qu’elleux, crèvent la dalle !
    En France, les pertes et gaspillages alimentaires représentent 10 millions de tonnes de produits par an
    C’est une #honte
    En France, les pertes et gaspillages alimentaires représentent 10 millions de tonnes de produits par an
    #colère #larmes #affliction
    https://www.ecologie.gouv.fr/gaspillage-alimentaire-0

    • La loi se fixe comme objectif de réduire le gaspillage alimentaire de 50 % par rapport à son niveau de 2015 dans les domaines de la distribution alimentaire et de la restauration collective d’ici 2025 et de 50 % par rapport à son niveau de 2015 dans les domaines de la consommation, de la production, de la transformation et de la restauration commerciale d’ici 2030.
      La loi renforce les mesures de lutte contre le gaspillage alimentaire : les grossistes dont le chiffre d’affaires annuel est supérieur à 50 millions d’euros sont désormais concernés par les obligations de non-destruction des invendus et de don alimentaire.

      La loi renforce également les exigences, le suivi et le contrôle, par les opérateurs, de la qualité du don.

      Les sanctions sont renforcées : en cas de destruction d’invendus alimentaires encore consommables, les contrevenants s’exposent à une amende pouvant atteindre jusqu’à 0,1 % du chiffre d’affaires du dernier exercice clos. Le montant de l’amende sera proportionné à la gravité des faits constatés (nombre et volume des produits).

      #ministère_de_la_trahison_écologique

  • Dans l’Aube, un premier coup porté à la suspension des soignants non vaccinés
    https://abonne.lest-eclair.fr/id300243/article/2021-10-07/dans-laube-un-premier-coup-porte-la-suspension-des-soignants-non-

    Suite à un avis du conseil de prud’hommes de Troyes, le Conseil constitutionnel va se repencher sur la loi, et pourrait la retoquer selon l’avocat d’une infirmière auboise.
    . . . . .

    La suite payante.

    #crise_sanitaire #sante #santé #coronavirus #sars-cov-2 #variant #covid #pandémie #vaccins #santé_publique #prud’hommes #justice

    • Les prud’hommes de Saint-Brieuc suspendent l’interdiction de travailler d’une salariée non-vaccinée
      https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/les-prud-hommes-de-saint-brieuc-suspendent-l-interdiction-de-travailler

      Le conseil de prud’hommes de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) a renvoyé devant le Conseil constitutionnel l’examen de la suspension du contrat de travail d’une secrétaire médicale, qui refuse de se faire vacciner.

      Dans deux ordonnances de référé rendues mardi 12 octobre 2021, le conseil de prud’hommes de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) a prononcé une décision qui pourrait faire jurisprudence, dans le contexte actuel où de nombreux salariés non-vaccinés contestent la suspension de leur contrat de travail.


      L’affaire oppose une secrétaire médicale de l’AIST 22 (Association interprofessionnelle de la santé au travail) à son employeur. La salariée refuse de se faire vacciner, « dans l’attente de la mise sur le marché du vaccin Sanofi. » Son contrat de travail a été suspendu, elle se trouve actuellement en arrêt maladie, jusqu’au 5 novembre.

      Conforme à l’engagement de la France ?
      Devant les Prud’hommes, son avocat, Me Emmanuel Ludot, du barreau de Reims (Marne), a fait valoir une QPC (Question prioritaire de constitutionnalité). Il demande au Conseil constitutionnel de statuer pour savoir si la suspension du contrat de travail de sa cliente est conforme à l’engagement de la France de « respecter ou faire respecter les conventions internationales » sur le droit du travail.

      La juridiction prud’hommale a suivi la demande de Me Ludot. Dans l’attente de la décision du Conseil constitutionnel, elle a « suspendu l’application de l’obligation vaccinale » de la salariée et a interdit à son employeur de suspendre son contrat de travail.

      « Cette interdiction pose une difficulté »
      Cette interdiction est contestée par l’AIST 22, l’employeur se réservant le droit de faire appel. Me Karine Rivoallan, son avocate, du barreau de Saint-Brieuc, s’étonne : « Cette interdiction pose une difficulté car le juge doit veiller à l’application de la loi et ne pas l’empêcher. Tant que la suspension du contrat de travail pour non-vaccination n’est pas jugée inconstitutionnelle, ça doit être appliqué. »

      Si, le 6 novembre, à l’issue de son arrêt de travail, le Conseil constitutionnel ne s’est pas prononcé dans cette affaire, la salariée pourra réintégrer son poste.