• L’avion émet 1.500 fois plus de CO₂ que le train Aurélien Bigo - Reporterre
    https://reporterre.net/L-avion-emet-1-500-fois-plus-de-CO2-que-le-train

    L’Association du transport aérien international prévoit un doublement du trafic de passagers à l’horizon 2037. Or, explique l’auteur de cette tribune, les conséquences climatiques de ce mode de transport sont largement sous-évaluées et aucune des solutions techniques proposées n’est satisfaisante.

    L’impact du transport aérien sur le changement climatique a fait ces derniers mois l’objet d’une polémique croissante. Au-delà du débat sur la fiscalité se pose la question de la durabilité de ce mode de déplacement.


    On questionne la pertinence de maintenir les lignes aériennes en Europe, voire la responsabilité des voyageurs, dans le sillage des Suédois qui se détournent de plus en plus de l’avion sous l’effet de la taxation des billets et de l’émergence de la « honte de voler ».

    Cette situation mérite qu’on regarde les chiffres de plus près : quel est l’impact d’un trajet en avion, et plus généralement du transport aérien au niveau mondial ? Quelles perspectives d’évolution du trafic ? La technologie permettra-t-elle de limiter les émissions de manière suffisante ?

    Un trajet 1.500 fois plus émetteur qu’en train
    Pour comparer l’impact climatique des différents modes de transport, les chiffres les plus utilisés sont ceux des émissions de CO₂ par voyageur au kilomètre, c’est-à-dire les émissions pour un voyageur parcourant un kilomètre grâce à ce mode de déplacement.

    Sur ce critère, l’avion ressort en tête du classement des modes les plus polluants, dans des proportions similaires à la voiture individuelle et avec des émissions de l’ordre de 45 fois supérieures au TGV (ou 15 fois pour la moyenne des trains longue distance). Cela permet d’illustrer, par exemple, qu’un voyage Paris-Marseille aura le même impact en avion que pour une personne seule en voiture, mais un impact 45 fois plus important que s’il était réalisé en TGV.


    La barre de gauche représente la moyenne pour le mode, celle du milieu en hachuré seulement pour les déplacements à courte distance, et à droite les déplacements longue distance qui sont plus directement comparables à l’aérien en termes de motifs.

    On pourrait ainsi penser que l’avion et la voiture ont des impacts similaires. Sauf que la rapidité de l’avion lui permet d’atteindre des distances lointaines en très peu de temps. Alors que personne n’imaginerait faire un aller-retour Paris-Marseille en voiture dans la journée ou partir en Chine pour cinq jours, c’est justement ce que permet l’avion !

    Un second critère à examiner concerne donc les émissions par heure de trajet. Une personne prête à faire 10 heures de trajet pour partir en vacances traversera la France ou atteindra un pays voisin si elle part en voiture, en train ou en car. Opter pour l’avion lui permettra de partir sur un autre continent.

    Cette vitesse implique que le trajet moyen en avion est de 2.400 km, loin devant les autres transports dont les trajets à longue distance sont généralement de l’ordre de 300 km et de quelques kilomètres à quelques dizaines de kilomètres tous trajets confondus. Monter dans un avion est ainsi loin d’être anodin en matière d’impact climatique comparé aux autres modes de transport.


    Émissions de CO₂ par heure de transport puis par trajet, en fonction du mode de transport.
    Alors que les émissions d’un kilomètre en avion équivalent à peu près à un kilomètre effectué seul en voiture, une heure en avion est 13 fois plus émettrice qu’une heure en voiture. Monter à bord d’un avion rendra votre trajet 125 fois plus émetteur en moyenne que de monter dans une voiture ; et plus de 1.500 fois plus émetteur que de monter dans un train…

    Calculer son bilan carbone personnel sur une année permet de se rendre compte de ce très fort impact, à l’échelle individuelle, d’un trajet en avion à longue distance. Par contraste, si l’on se place au niveau français ou mondial, l’impact climatique du transport aérien peut paraître relativement faible.

    Si l’on regarde les statistiques françaises, les émissions de CO₂ de l’aérien représentent ainsi seulement 2,8 % des émissions des transports et 0,8 % des émissions totales de gaz à effet de serre en 2016. Ces faibles chiffres s’expliquent par le fait que seuls les trajets internes à la France sont comptés (outre-mer compris). Les transports aériens et maritimes internationaux ne sont en effet pas pris en compte dans les chiffres des conférences des Nations unies sur le climat.

    Les émissions de CO2 ne représentent qu’une partie de l’impact climatique de l’aviation
    Par conséquent, le secteur se fixe ses propres objectifs climatiques (forcément peu contraignants) via l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), et les inventaires nationaux des émissions reflètent donc un périmètre purement national.

    Pourtant, compter les trajets internationaux multiplie par six l’impact de l’aérien pour la France, pour le faire passer à 13,7 % des émissions des transports et 4,4 % des émissions totales du pays.

    Au niveau mondial, l’aérien représente en 2015 environ 11 % des émissions de CO₂ des transports, soit 1,5 % des émissions totales de gaz à effet de serre.

    Un deuxième biais d’analyse réside dans le fait que les émissions de CO₂ ne représentent qu’une partie de l’impact climatique de l’aviation. Parmi les autres effets les plus significatifs, les oxydes d’azote (NOx) émis dans la haute atmosphère entraînent une réduction de la quantité de méthane (CH4) et une production d’ozone (O3), deux gaz à effet de serre, ainsi que les traînées de condensation et les cirrus (nuages de la haute atmosphère) qui ont tous deux un effet réchauffant.

    Sans même compter la contribution des cirrus, dont l’estimation reste très incertaine, l’effet réchauffant des émissions de l’aérien, appelé forçage radiatif, est ainsi deux fois plus fort qu’en prenant en compte seulement le CO₂. Il conviendrait donc de multiplier par deux l’ensemble des chiffres indiqués dans cet article pour mieux refléter l’impact climatique de l’aérien comparé aux autres modes.

    Une estimation du pouvoir de réchauffement (mesuré en forçage radiatif) de l’aérien en 2005 amenait ainsi à une estimation moyenne de 3,5 % du forçage radiatif des activités humaines, et même 4,9 % en intégrant l’impact estimé des cirrus.

    Au-delà de la part que représente le secteur aujourd’hui, c’est aussi sa croissance qui inquiète d’un point de vue climatique. L’Association du transport aérien international (IATA) prévoit une croissance du trafic passager de +3,5 %/an et une multiplication par 2 du trafic d’ici 2037. À ce rythme, on serait tenté de se tourner vers la technologie pour voler au secours de l’impact climatique de l’aérien.

    Aligner le transport aérien sur l’objectif de l’Accord de Paris devrait donc passer par une remise en cause des hausses du trafic 
    Pour ce secteur, toutefois, aucune option technologique n’est disponible à suffisamment court terme et à l’échelle nécessaire : l’avion électrique n’est pas pour demain, et serait forcément limité aux courtes distances en raison du poids des batteries ; l’hydrogène nécessiterait une rupture technologique ; même dans les scénarios les plus optimistes, les agrocarburants ne représenteraient que 20 % des carburants aériens en 2040, non sans concurrence avec les autres usages des terres et de la biomasse. Enfin, le secteur s’est fixé pour objectif d’améliorer l’efficacité énergétique des avions de 1,5 % par an entre 2009 et 2020, rythme très insuffisant pour compenser des hausses de trafic de +3,5 %/an.

    Même en additionnant les contributions possibles de l’efficacité énergétique (ici supposée se maintenir à -1,5 %/an) et des agrocarburants (en négligeant leur impact à la production), un doublement du trafic impliquerait une hausse des émissions d’au moins 18 % d’ici 2037.

    Pour rappel, les scénarios du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) nous indiquent qu’il faut diminuer les émissions globales de CO₂ de 20 % d’ici 2030 par rapport à 2010 (davantage encore par rapport à aujourd’hui, les émissions ayant augmenté depuis) pour rester sous les +2 °C de réchauffement, et les diminuer de 45 % d’ici 2030 pour rester sous les +1,5 °C.

    Aligner le transport aérien sur l’objectif de l’Accord de Paris devrait donc passer par une remise en cause des hausses du trafic. Ce changement peut passer en partie par des changements de comportement individuels (voyager moins loin, moins souvent, privilégier d’autres modes), mais devra aussi passer par une régulation plus forte au niveau international pour donner les bonnes incitations et faire payer au secteur le prix de sa pollution.

    Au contraire, une forte hausse des émissions de l’aérien consisterait à reporter l’effort sur d’autres secteurs, ou pire encore, à nous éloigner un peu plus de l’objectif de maintenir un climat vivable pour les prochaines décennies.

    De manière conscientisée ou non, la place que l’on donnera à l’aérien à l’avenir reflétera donc un choix sociétal et éthique : parmi les changements à opérer pour atteindre un monde neutre en carbone, est-on prêts à sacrifier quelques trajets en avion pour préserver des conditions de vie acceptables dans les décennies à venir ?

    Aurélien Bigo est doctorant sur la transition énergétique dans les transports, École polytechnique.
    Cette tribune a été initialement publiée sur le site The Conversation. https://theconversation.com/impact-du-transport-aerien-sur-le-climat-pourquoi-il-faut-refaire-l

    #CO2 #avion #train #voiture

    climat #pollution #énergie #carbone #france #environnement #écologie #changement_climatique #réchauffement_climatique #cout

    • Bilan CO2 de la construction d’une ligne de chemin de fer ?
      Pas d’information. Dommage.
      L’avantage de la construction d’une ligne de chemin de fer, c’est que son bilan carbone évolue peu dans la durée.

  • COP26 : la Commission européenne prend la défense d’Ursula von der Leyen qui a pris des avions privés pour des vols courts Vienne - Bratislava 68Km
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_cop26-la-commission-europeenne-prend-la-defense-d-ursula-von-der-leyen-q

    Mme von der Leyen a utilisé en juin dernier un avion privé pour effectuer un vol entre Vienne et Bratislava, les capitales autrichienne et slovaque, d’une durée de 19 minutes.

    Dans ses fonctions, « les relations avec […] les chefs d’Etat et de gouvernement sont très importantes et réclament un peu plus que de simples contacts par Zoom », ce qui implique l’utilisation d’avions affrétés pour certains voyages, a déclaré le porte-parole de l’exécutif européen, Eric Mamer.

    Interrogé lors d’une conférence de presse quotidienne, M. Mamer a insisté sur les « contraintes importantes » de la cheffe de l’exécutif européen pour aboutir à des consensus entre les 27 Etats membres dans une période de temps limité. L’impact de la pandémie a en outre réduit la disponibilité de vols commerciaux et de trains en circulation, a-t-il ajouté.
    . . . . . .

  • Émissions de #CO2 | Les #pétrolières accusées de tromper le public | La Presse
    https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2021-10-28/emissions-de-co2/les-petrolieres-accusees-de-tromper-le-public.php

    […] les investissements proposés en septembre par Chevron représentent par exemple moins de 10 % des dépenses que le groupe prévoit d’effectuer chaque année pour se développer.

    #climat

  • Les cimetières de Bruxelles et de Laeken pourront inhumer plus de 800 urnes biodégradables
    https://www.rtbf.be/info/regions/bruxelles/detail_les-cimetieres-de-bruxelles-et-de-laeken-pourront-inhumer-plus-de-800-ur

    Dès janvier prochain, les cimetières de Bruxelles et de Laeken pourront inhumer plus de 800 urnes biodégradables, a annoncé jeudi l’échevine des espaces verts de la Ville de Bruxelles, Zoubida Jellab.

    À partir du 1er janvier 2022, le cimetière de Bruxelles aura ainsi la capacité d’inhumer 500 urnes biodégradables et le cimetière de Laeken,


    Le cimetière de Laeken, le plus vieux cimetière de la région bruxelloise. © BRUNO FAHY / Belga

    Selon l’échevine, l’urne biodégradable est une urne de bois ou de carton qui sera inhumée devant un massif de fleurs et d’arbustes. Cette alternative innovante au cercueil ou à l’urne classique présente différents avantages : réduction de CO2, amélioration esthétique et paysagère, amélioration de la biodiversité.

    Qui dit nouvel espace vert, dit aussi nouvelles sources de nourritures et de refuges pour la faune, et notamment pour les insectes pollinisateurs. La biodiversité est ainsi favorisée.
     
    Réalisée en bois ou en papier, voire en autre matière, une urne biodégradable, pollue moins les sols et permet une réduction de la production de CO2.

    Une construction d’un cavurne ou columbarium est évitée, le transport est réduit, et l’énergie requise à la réalisation de l’urne est bien moindre par rapport à une urne métallique ou en pierre naturelle. La place destinée à l’inhumation est réduite, ce qui augmente l’aménagement vert au détriment d’une pierre tombale qui se désagrège au cours du temps et qui finit souvent en désuétude après le délai de concession. La charge d’entretien disparaît ainsi pour la famille.

    Une plaquette sera fournie par la Ville de Bruxelles pour que la famille en deuil puisse apposer le nom du défunt avec les dates de début et de fin de vie. Cette plaquette sera fixée sur le pupitre de la borne en acier corten.

    #CO2 #cimetière #Mort #décès #cercueil #urne #tombe #compost #biodégradable #Bruxelles

  • Islande : cette usine qui élimine le #CO2 dans l’air, en sept questions | Les Échos
    https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/islande-cette-usine-qui-elimine-le-co2-dans-lair-en-sept-questions-1347202

    Une solution pour… renouveler les #énergies_fossiles.

    . Y a-t-il d’autres projets de ce type en cours ?

    Selon l’IEA, quinze usines de captage direct de carbone sont opérationnelles dans le monde - des projets pilote pour la plupart - et deux autres entreprises se partagent le marché avec Climeworks. La société canadienne Carbon Engineering travaille actuellement en partenariat avec Occidental Petroleum pour construire une usine capable de capturer un million de tonnes de CO2 par an. Il sera réutilisé pour produire du #pétrole.

    Enfin, la société américaine Global Thermostat LLC travaille en partenariat avec la société pétrolière et gazière #Exxon Mobil, également pour recycler le CO2 capturé.

    #climat

  • Dis-moi Seenthis, toi qui sait tout :
    – Y a-t-il des modèles de capteurs de CO2 recommandés pour installer dans les classes (école, collège) ?
    – Savez-vous où ça s’achète ?
    – Quelqu’un a-t-il une expérience de ça, comment ça s’est géré avec l’école, qui a financé…, y a-t-il des résistances à prévoir ?

  • La #voiture_électrique ne nous sauvera pas
    http://carfree.fr/index.php/2021/06/09/la-voiture-electrique-ne-nous-sauvera-pas

    Un article intéressant du site The Conversation (en anglais) nous apprend que les personnes qui se déplacent quotidiennement à #Vélo émettent 84 % moins de #CO2 que les autres (dans Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Fin_de_l'automobile #Marche_à_pied #Pollution_automobile #Réchauffement_climatique #Transports_publics #climat #médias #politique #pollution #publicité #subventions

  • Car Free Mega Cities, un nouveau projet entre #londres, #paris et #new-york
    http://carfree.fr/index.php/2021/05/17/car-free-mega-cities-un-nouveau-projet-entre-londres-paris-et-new-york

    Car Free Méga Cities est un nouveau projet pour relier les villes de Paris, Londres et New-York, pour challenger les décideurs et motiver les militants à réimaginer nos villes dans Lire la suite...

    #Fin_de_l'automobile #Pollution_automobile #Ressources #Vie_sans_voiture #Ville_sans_voitures #avenir #carfree #CO2 #environnement #mobilité #politique #pollution #sans_voiture #ville #ville_sans_voiture

  • Comment limiter la transmission aérienne du COVID ? 🦠➡️🪟

    https://www.youtube.com/watch?v=8b3lhDyVqgk

    David Louapre de Science Étonnante a fait un super résumé sur les aérosols et l’aération ! Avec un poil de maths et un exemple d’une salle de classe.

    La transmission du COVID par les aérosols obéit à des principes physiques que l’on peut analyser pour mieux lutter contre ce mode de contamination. [TL ;DW : si le taux de CO2 dépasse 800ppm, ouvrez les fenêtres !]

    Détails et compléments dans le billet de blog qui accompagne la vidéo : https://scienceetonnante.com/2021/04/30/covid-aerosols

    Bazant, M. Z., & Bush, J. W. (2021). A guideline to limit indoor airborne transmission of COVID-19. Proceedings of the National Academy of Sciences, 118(17).
    https://doi.org/10.1073/pnas.2018995118

    Le site du projet CO2 :
    https://projetco2.fr

    Le site du collectif « Nous aérons » :
    http://nousaerons.fr

    Listes non-exhaustives de spécialistes à suivre pour des infos régulières fiables sur le COVID :
    https://twitter.com/devisridhar
    https://twitter.com/FLAHAULT
    https://twitter.com/SciTania
    https://twitter.com/T_Fiolet

    #covid #aérosol #co2 #sciences_etonnante

  • À cause des humains, l’#Amazonie émet plus de #gaz_à_effet_de_serre qu’elle n’en absorbe
    https://www.numerama.com/sciences/696775-a-cause-des-activites-humaines-lamazonie-contribue-au-changement-cl

    Jusqu’à maintenant, les recherches se concentraient surtout sur les émissions de dioxyde de #carbone (#CO2) et, en la matière, l’Amazonie semblait toujours absorber davantage qu’elle n’en rejetait. Mais ce nouveau travail publié mi-mars étend la recherche à d’autres gaz que le carbone, et plus particulièrement le #méthane (CH₄), ainsi que du protoxyde d’azote (N₂O). Résultat, l’équilibre actuel apparait bien plus fragile que ne le montraient de précédentes études.

    « Nous concluons que le réchauffement actuel dû aux agents non-CCO2 (en particulier le CH₄ et le N₂O) dans le bassin de l’Amazone contrebalance largement — et dépasse très probablement — le service climatique fourni par l’absorption du CO2 atmosphérique », estiment les auteurs de l’étude. Ce déséquilibre signifie non seulement que l’Amazonie ne peut plus aider à contrebalancer les émissions de gaz à effet de serre émises par les êtres humains ; mais qu’elle s’inscrit alors dans un cycle nourrissant le changement climatique.

    Qui plus est, le réchauffement du #climat accentue la boucle : « Des projections récentes suggèrent qu’une augmentation de la température de 4°C dans les zones humides tropicales d’Amérique du Sud pourrait doubler les émissions régionales de [méthane], déjà importantes », écrivent les auteurs. À mesure que le climat se réchauffe, l’Amazonie libère des gaz à effet de serre, qui contribuent à au réchauffement.

    LES ACTIVITÉS HUMAINES AU CŒUR DU PROBLÈME

    Le constat n’est pas vraiment une surprise, mais il se trouve les raisons de ce déséquilibre sont à trouver dans les activités humaines et comment elles dérèglent l’écosystème du bassin de l’Amazonie.

    Les auteurs citent de nombreux exemples, comme l’#inondation consécutive à la construction de #barrages : cela diminue les niveaux d’oxygène aquatique et augmente la décomposition anoxique de la matière organique, libérant des quantités importantes de méthane dans l’atmosphère. « Cet effet est potentiellement 10 fois plus fort dans les systèmes tropicaux que pour les barrages en milieux tempérés », écrivent les scientifiques.

    À cet exemple il faut ajouter les incendies causés par la #déforestation effrénée et souvent illégale : les feux libèrent des gaz à effet de serre ; mais toute cette surface qui part en fumée représente aussi au long terme de la biomasse en moins pour absorber le dioxyde de carbone contenu dans l’atmosphère. En résumé, à cause de l’impact humain, l’Amazonie génère toujours plus de gaz à effet de serre, mais peut de moins en moins en absorber.

    Victime de l’Homme, la forêt amazonienne aggraverait désormais le réchauffement climatique | National Geographic
    https://www.nationalgeographic.fr/environnement/victime-de-lhomme-la-foret-amazonienne-aggraverait-desormais-le-r

    Frontiers | Carbon and Beyond : The Biogeochemistry of Climate in a Rapidly Changing Amazon | Forests and Global Change
    https://www.frontiersin.org/article/10.3389/ffgc.2021.618401/full

  • Comprendre les risques aérosols et adopter de nouvelles pratiques pour minimiser les contaminations, Nous aérons - un site collaboratif
    https://nousaerons.fr

    FICHES SUR L’AÉRATION
    TEXTES OFFICIELS
    BIBLIOGRAPHIE
    CONTACTS
    PRÉVENTION COVID-19

    Ce site, en construction est le résultat d’une action collaborative impliquant plusieurs personnes issues de différents horizons ou groupes de réflexion, voir la rubrique contacts

    Ci-dessous, vous trouverez des fiches pratiques concernant les risques de contamination #aérosol et l’aération. Ces fiches ont été conçues pour être éventuellement affichées pour informer les usagers.

    LE RISQUE « AÉROSOL »
    POURQUOI AÉRER ?
    COMMENT AÉRER ?
    MESURER LE #CO2

    Ci-dessous, vous trouverez des #affiches pour signaler aux usagers de locaux que des bonnes pratiques concernant l’aération sont mises en oeuvre.

    #covid-19 #prévention #démocratie_sanitaire #aération #toctoc

  • « Il faudrait arrrêter les bagnoles, tout de suite ! »
    http://carfree.fr/index.php/2021/04/06/il-faudrait-arrreter-les-bagnoles-tout-de-suite

    Voici une déclaration particulièrement forte réalisée par le prix Nobel de Chimie Jacques Dubochet la semaine dernière lors de l’évacuation de la ZAD de la colline du Mormont, dans le Lire la suite...

    #Fin_de_l'automobile #Réchauffement_climatique #bagnole #climat #CO2 #lausanne #Suisse #vidéo

  • Macron roi

    Alors que le #Parlement est en ce jour transformé en une chambre d’enregistrement des désirs du Roi, il importe de revenir sur le bilan d’une année de gouvernement-covid. Est-ce la pandémie qui est hors de contrôle, ou bien notre président ? Les deux certainement.

    « Le président a acquis une vraie #expertise sur les sujets sanitaires. Ce n’est pas un sujet inaccessible pour une intelligence comme la sienne. » #Jean-Michel_Blanquer, Le Monde, le 30 mars 2021

    « Ce n’est pas Macron qui manque d’#humilité, c’est l’humilité qui n’est pas à la hauteur », #EmmanuelMacronFacts

    « Père Ubu – Allons, messieurs, prenons nos dispositions pour la bataille. Nous allons rester sur la colline et ne commettrons point la sottise de descendre en bas. Je me tiendrai au milieu comme une citadelle vivante et vous autres graviterez autour de moi » Alfred Jarry, Ubu roi, Acte IV, scène 3

    Je serai bref. On écrit bien trop sur Macron. Les trois épigraphes ci-dessus disent à peu près tout. Il faudrait juste ajouter que dans certaines versions de la mythologie grecque Hybris est l’un des enfants de la Nuit et d’Érèbe, une divinité des Enfers. L’#hybris désigne la #démesure, l’#excès_de_pouvoir et le vertige auquel il conduit. La Vème République est une détestable machine à produire de l’hybris. Des présidents hors de contrôle.

    En ce 31 mars 2021, Macron roi préside un #Conseil_de_défense_sanitaire où ne siège autour de lui qu’une petite grappe de ministres choisis par ses soins. Conseil opaque, soumis au secret et échappant à tout #contrôle_législatif . Le soir du même jour, il annonce ses décisions à ses sujets, au nom d’un « nous », dont on ne saura jamais s’il est de majesté ou s’il renvoie aux choix collectifs et débattus d’un #exécutif. Ce « je-nous » annonce donc le #reconfinement de toute la métropole, avec la fermeture des écoles. Je propose de déduire de ces décisions les trois #échecs de Macron, qui correspondent à trois #fautes, lesquelles sont directement en rapport avec la démesure qui caractérise le personnage, #démesure encouragée par la fonction et notre #constitution épuisée. Quand faire le #bilan d’une politique se résume, de facto, à la caractérologie de son Auteur, on se dit qu’il est grand temps de changer de République et d’en finir avec le #présidentialisme.

    Le premier échec de Macron roi, c’est le reconfinement de toute la métropole avec ses conséquences en termes de #santé_mentale, de #précarisation accrue pour les plus pauvres et les classes moyennes, et d’aggravation de la #crise_économique. L’engagement pris à de multiples reprises de ne pas reconfiner nationalement n’a jamais été accompagné de la politique qu’un tel choix exigeait. Macron a mis tout le pays dans une #impasse. Le reconfinement est la conséquence directe de ce choix. La décision de laisser filer l’#épidémie fin janvier, - dans un contexte de diffusion des variants, avec l’exemple anglais sous les yeux, et contre l’avis de toute la #communauté_scientifique -, a été, littéralement, criminelle. Macron était parfaitement informé de la flambée qui aurait lieu mi-mars. Nous y sommes.

    Le second échec de Macron roi, distrait et appuyé par son fou préféré dans son obstination à ne #rien_faire pour sécuriser sérieusement l’#Éducation_nationale, aura été la #fermeture contrainte des #écoles et le prolongement du semi-confinement des étudiant.es, qu’il convient de ne pas oublier : les dégâts sont pour elle et eux sans fin, que certain.es aident à réparer : https://blogs.mediapart.fr/parrainer-un-e-etudiant-e/blog/260221/parrainer-un-e-etudiant-e-pour-entrer-dans-le-monde-dapres-appel-ten. En plus des scandales des #masques, des #tests et des #vaccins, Macron et son gouvernement sont en effet directement comptables d’une #inaction incompréhensible. Monté sur son « cheval à phynances », Macron roi a certes arrosé les entreprises de centaines de milliards, mais n’en a dépensé aucun pour l’#Hôpital, l’École, l’#Université, la #Recherche et plus généralement la #sécurisation_sanitaire des #lieux_publics, parmi lesquels tous les lieux de #culture.

    Or, depuis bientôt un an, des chercheurs font la démonstration que des solutions existent (voir ici : https://blogs.mediapart.fr/pascal-maillard/blog/120121/rendre-l-universite-aux-etudiants-sans-attendre-les-decideurs ) et que la stratégie « #Zéro_Covid » est certainement la plus efficace et la plus propre à protéger des vies : voir par exemple les propositions concrètes de Rogue-ESR (https://rogueesr.fr/zero-covid). Pourquoi donc « une intelligence comme la sienne » ne parvient-elle pas à s’élever jusqu’à la compréhension que la #détection de la saturation en #CO2 d’un lieu fermé et l’utilisation de #filtres_Hepa sont des dispositifs techniques simples, efficaces et susceptibles de limiter la propagation du #virus ? Même des esprits infiniment plus bornés que le sien – Wauquiez par exemple (https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/covid-l-efficacite-des-purificateurs-d-air-contre-le-sa), qui dégage 10 millions pour des #purificateurs_d’air dans les écoles et lycées - ont parfaitement saisi au bout de 6 mois ce que Macron-Roi mettra deux ans à reconnaitre.

    Le troisième échec de Macron roi, le plus terrible, est le nombre de #morts, de vies brisées, de souffrances psychiques et physiques que des années de soins peineront à soulager. Bientôt 100 000 morts. Des légions de "covid longs", des enfants, des adolescents et des étudiants habités par l’angoisse de contaminer leur parents … Question : combien de milliers de vies auraient pu être épargnées, non pas seulement par des décisions énergiques fin janvier 2021, mais par un véritable #plan_d’action visant à apporter une sécurité sanitaire digne de ce nom, à toute la population ? Pourquoi 3000 #lits de #réanimation supplémentaires seulement maintenant et pas à l’été 2020, avant la seconde vague ? Pourquoi Zéro mesure technique et financière pour les #universités quand des étudiants se suicident ? Pourquoi Zéro vaccin pour protéger les enseignants ? Pourquoi faire si peu de cas de « La valeur d’une vie » (https://blogs.mediapart.fr/pascal-maillard/blog/260121/la-valeur-d-une-vie) ?

    L’analyse des causes de ces #échecs montre que ce ne sont pas des #erreurs, mais des #fautes politiques. Tout d’abord une gestion présidentialiste et autocratique de la #crise_sanitaire, couplée avec un virage idéologique vers l’extrême droite. Ensuite le refus de toute #politique_d’anticipation, qui est à concevoir comme une conséquence du « #en-même-temps » : le #laisser_faire néolibéral du macronisme se conjugue avec un retrait massif de l’#Etat et un affaiblissement de la #Fonction_publique. Enfin la #gestion_sanitaire de Macron roi a pris lors de cette épidémie la forme d’un #pari : s’accoutumer au virus, #vivre_avec, le laisser filer permettra peut-être d’éviter un #confinement. Le pari au lieu de la #raison et de la #délibération, le jeu avec la science, le rêve de devenir un savant, l’adulation de Raoult, Macron roi devenu « l’expert », l’épidémiologiste en chambre. La limite de cette folie est éthique : un #pouvoir, quel qu’il soit, ne peut pas parier des vies comme dans une partie de poker.

    A ces trois fautes correspondent trois marqueurs de l’identité politique de Macron roi : l’#opportunisme, le #jeu et le #cynisme. Macron est certainement le président le plus dangereux que nous ayons eu depuis Pétain. Il est le président qui aura consenti à la mort de dizaines de milliers de citoyen.ne.s, qui aura fait le lit de l’#extrême_droite et aura remplacé la politique par un jeu de roulette russe. Président hors de contrôle, il est devenu à lui seul le haut comité médical qu’il a institué. Il est devenu à lui seul tout le Parlement. Il est devenu sa propre caricature. Le Roi et le fou du Roi. Seul en son Palais, "divertissant son incurable ennui en faisant des paris avec la vie de ses sujets"*.

    Pascal Maillard

    Père Ubu s’interrogeait ainsi : « Le mauvais droit ne vaut-il pas le bon ? ». Il parait que sous la plume de Jarry cette question rhétorique renvoyait au cynisme politique de Bismarck.

    * L’expression est de l’écrivain Yves Charnet, dans un livre à paraître.

    https://blogs.mediapart.fr/pascal-maillard/blog/010421/macron-roi

    #macronisme #Macron #France #covid #coronavirus #Blanquer

  • Le climat face au risque de bascules irréversibles - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/160321/le-climat-face-au-risque-de-bascules-irreversibles

    Le climat face au risque de bascules irréversibles
    16 MARS 2021 PAR JADE #LINDGAARD
    Le climat est-il en train de basculer vers un #réchauffement_brutal et impossible à arrêter ? Cette hypothèse soulève des questions scientifiques et politiques majeures. Comment continuer à agir sans sombrer dans l’impuissance et l’angoisse ? Discussion avec les chercheurs Xavier Capet et Gilles Ramstein.

    Pendant que les parlementaires débattent des mesures à inclure dans la loi Climat et résilience, considérées comme insuffisantes à la fois par la Convention citoyenne sur le climat et par les scientifiques du Haut Conseil pour le climat, les tonnes de #CO2 continuent de s’accumuler dans l’atmosphère. En 2020, malgré le ralentissement de l’économie en raison de l’épidémie de Covid-19, la concentration de dioxyde de carbone a atteint 414 parties par million (#ppm) dans l’atmosphère, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

    « Nous avons franchi le seuil mondial de #400_parties_par_million (ppm) en 2015. Et à peine quatre ans plus tard, nous avons franchi la barre des 410 ppm. Nos archives ne font mention d’aucune augmentation de la sorte », a déclaré Petteri Taalas, secrétaire général de l’OMM. « La dernière fois que la Terre a connu une teneur en CO2 comparable, c’était il y a 3 à 5 millions d’années : la #température était alors de 2 à 3 °C plus élevée qu’aujourd’hui et le niveau de la mer était supérieur de 10 à 20 mètres au niveau actuel, mais nous n’étions pas 7,7 milliards », a-t-il ajouté.

  • #Développement_humain (2020)

    - L´#indice_de_développement_humain et ses composantes
    – L´évolution de l´indice de développement humain
    – L´indice de développement humain ajusté aux #inégalités
    – L´indice de développement de #genre
    – L´indice d´#inégalités_de_genre
    – Indice de #pauvreté multidimensionnelle : pays en développement
    – Tendances démographiques
    #Santé
    – Niveaux d´#instruction
    #Revenu_national et composition des ressources
    #Travail et #emploi
    #Sécurité_humaine
    #Mobilité humaine et flux de capitaux
    – Qualité du développement humain
    – Inégalités femmes-hommes sur le cycle de vie
    – Autonomisation des #femmes
    #Durabilité_environnementale
    – Viabilité socio-économique

    http://www.cartostat.eu/dr=2020_developpement_humain/F/TABLEAU.html

    #cartothèque #cartes #visualisations #développement_humain
    #ressources_pédagogiques #statistiques #chiffres #monde
    #inégalités #démographie #éducation #mobilité_humaine #dette #tourisme #migrations #téléphone #téléphone_mobile #mortalité_infantile #paludisme #tuberculeuse #VIH #HIV #scolarisation #alphabétisation #PIB #chômage #réfugiés #IDPs #déplacés_internes #suicide #suicides #violence_domestique #violence_conjugale #alimentation #déficit_alimentaire #espérance_de_vie #lits_d'hôpitaux #soins #médecin #PISA #électricité #eau_potable #assainissement #travail_domestique #accouchement #contraception #congé_maternité #combustibles_fossiles #CO2 #émissions_de_CO2 #forêt #engrais #industrie_agro-alimentaire #pollution #pollution_atmosphérique #hygiène #dépenses_militaires #armée #pauvreté

    ping @reka

  • Comment sécuriser les #universités vis-à-vis de l’épidémie ?

    Comment éviter de nouvelles vagues épidémiques sans restreindre ni les libertés publiques ni l’activité sociale ? Comment faire en sorte que les universités, ainsi que les autres lieux publics, ne participent pas à la circulation du virus ? Nous examinons ici l’état des connaissances sur les voies de contamination pour formuler des préconisations à mettre en œuvre de toute urgence .

    Le coronavirus se transmet principalement par voie respiratoire. Une personne atteinte du Covid et symptomatique, émet en toussant des gouttelettes de salives entre 50 microns et 1 mm, chargées en virus . Les porteurs symptomatiques ou asymptomatiques, en parlant ou simplement en respirant, émettent de plus petites gouttes porteuse de particules virales, entre la centaine de nanomètre, ce qui correspond à la taille du virus, et 5 microns. Ces deux types de gouttelettes ont des comportements hydrodynamiques différents . Les grosses gouttelettes produites par la toux retombent sur le sol après un vol de l’ordre du mètre. Lorsqu’on les respire, elles se déposent, du fait de leur inertie, sur les parois des voies respiratoires. Les petites gouttelettes produites par la toux, par la parole, par le chant ou par la respiration ont une faible inertie et suivent l’écoulement de l’air. En conséquence, elles peuvent rester suspendues en aérosol dans l’air, entraînées par ses mouvements turbulents. Lorsqu’on les respire, elles pénètrent profondément dans les voies respiratoires. Seules des gouttelettes de petites tailles peuvent ainsi aller jusqu’aux alvéoles pulmonaires . Une dizaine d’études de cas ont montré des contaminations par voies aérosol. Cela a été confirmé par des études sur des modèles animaux. On estime maintenant que 50% au moins des contaminations sont dues aux porteurs asymptomatiques, ce qui implique des gouttes transportées en aérosol. Du reste, 4 personnes sur 5 se montrent incapables de savoir précisément dans quelles circonstances elles ont été contaminées.

    https://www.youtube.com/watch?v=x_HcZyz1pFQ

    #ESR #université #sécurisation #contamination #facs #vidéo #voie_aérosol #modélisation #goutelettes #épidémie #repas #coronavirus #covid-19 #toilettes #aérosolisation_fécale #masques #salles_de_cours #chaînes_épidémiques #tests #transmission #lieux_collectifs #ventilation #niveau_de_ventilation #respiration #tutoriel #CO2 #VMC #fenêtres #transmission_aéroportée #purificateurs_d'air #filtres_HEPA

    ping @simplicissimus

  • « Bombes climatiques »
    http://carfree.fr/index.php/2020/11/25/bombes-climatiques

    On connaissait déjà le scandale écologique des voitures hybrides, on découvre aujourd’hui que les voitures hybrides rechargeables sont de véritables « bombes climatiques. » Selon l’ONG Transport & Environnement qui a étudié Lire la suite...

    #Fin_de_l'automobile #Réchauffement_climatique #climat #CO2 #constructeurs #Europe #SUV #voiture_électrique #voiture_hybride

  • Du Côté de la Science – #Collectif
    http://ducotedelascience.org

    Ce site a pour but de centraliser et diffuser informations scientifiques et bonnes pratiques.
    http://ducotedelascience.org/blog

    EDITO – Médecins, scientifiques, enseignants et chercheurs, nous nous sommes tous impliqués, chacun à notre manière, dans l’information et la prévention contre le COVID-19 depuis le début de la pandémie. Depuis cet été, observant une reprise lente mais certaine de l’épidémie en France et regrettant l’inertie des autorités sanitaires, nous avons joint nos forces à trois reprises pour tenter d’infléchir la politique nationale de gestion de l’épidémie.

    C’est dans cet esprit que nous avons écrit deux tribunes dans Libération, et lancé une pétition, pour alerter sur les risques de diffusion du coronavirus par l’air et demander des protocoles adaptés dans tous les lieux clos. C’est ainsi également que nous avons alerté dans Le Parisien sur les risques qu’encouraient les établissements scolaires (les élèves, leurs enseignants et leurs familles… et finalement toute la société) si ceux-ci devaient ouvrir sans un protocole sanitaire plus ambitieux, à l’instar d’autres pays d’Europe.
    A chaque tribune que nous écrivions, nous pensions que c’était la dernière…

    Aujourd’hui, face à la forte augmentation de l’épidémie, à l’éparpillement des connaissances et à la diffusion de fake news de tous ordres, et à des mesures qui nous semblent encore insuffisantes pour endiguer l’épidémie, nous avons ressenti la nécessité de nous inscrire dans un temps plus long.
    Ce qui nous rassemble est notre confiance dans la science et dans la démocratie. Nous pensons que les décisions doivent être fondées sur des données scientifiques solides, que celles-ci doivent être expliquées à la population et débattues avant d’être arbitrées politiquement. Nous ne sortirons du COVID qu’avec une population éclairée, où chaque individu deviendra un acteur de la lutte contre la diffusion du virus.

    Articles récents

    I. Lutter contre le #coronavirus par la#ventilation – données générales

    II. 1) Qualité de l’air des locaux scolaires et professionnels – L’#aération
    II. 2) Qualité de l’air des locaux scolaires et professionnels – Les purificateurs d’air
    II. 3) Qualité de l’air des locaux scolaires et professionnels – Les détecteurs de #CO2

    III. Recommandations REHVA (COVID-19)
    III. 1) Chauffage, ventilation et air conditionné – contexte COVID-19
    III. 2) Recommandations pratiques : réduction des risques d’infection dans les bâtiments – contexte COVID-19
    III. 3) Mesures pratiques : services techniques et d’entretien – contexte COVID-19

    Pour aller plus loin…

    #toctoc #COVID-19 #science #pratiques

  • How to use ventilation and air filtration to prevent the spread of coronavirus indoors
    https://theconversation.com/how-to-use-ventilation-and-air-filtration-to-prevent-the-spread-of-

    The vast majority of SARS-CoV-2 transmission occurs indoors, most of it from the inhalation of airborne particles that contain the coronavirus. The best way to prevent the virus from spreading in a home or business would be to simply keep infected people away. But this is hard to do when an estimated 40% of cases are asymptomatic and asymptomatic people can still spread the coronavirus to others.

    Masks do a decent job at keeping the virus from spreading into the environment, but if an infected person is inside a building, inevitably some virus will escape into the air.

    I am a professor of mechanical engineering at the University of Colorado Boulder. Much of my work has focused on how to control the transmission of airborne infectious diseases indoors, and I’ve been asked by my own university, my kids’ schools and even the Alaska State Legislature for advice on how to make indoor spaces safe during this pandemic.

    Once the virus escapes into the air inside a building, you have two options: bring in fresh air from outside or remove the virus from the air inside the building.

    All of the air in a room should be replaced with fresh, outside air at least six times per hour if there are a few people inside.
    It’s all about fresh, outside air

    The safest indoor space is one that constantly has lots of outside air replacing the stale air inside.

    In commercial buildings, outside air is usually pumped in through heating, ventilating and air-conditioning (HVAC) systems. In homes, outside air gets in through open windows and doors, in addition to seeping in through various nooks and crannies.

    Simply put, the more fresh, outside air inside a building, the better. Bringing in this air dilutes any contaminant in a building, whether a virus or a something else, and reduces the exposure of anyone inside. Environmental engineers like me quantify how much outside air is getting into a building using a measure called the air exchange rate. This number quantifies the number of times the air inside a building gets replaced with air from outside in an hour.

    While the exact rate depends on the number of people and size of the room, most experts consider roughly six air changes an hour to be good for a 10-foot-by-10-foot room with three to four people in it. In a pandemic this should be higher, with one study from 2016 suggesting that an exchange rate of nine times per hour reduced the spread of SARS, MERS and H1N1 in a Hong Kong hospital.

    Many buildings in the U.S., especially schools, do not meet recommended ventilation rates. Thankfully, it can be pretty easy to get more outside air into a building. Keeping windows and doors open is a good start. Putting a box fan in a window blowing out can greatly increase air exchange too. In buildings that don’t have operable windows, you can change the mechanical ventilation system to increase how much air it is pumping. But in any room, the more people inside, the faster the air should be replaced.

    CO2 levels can be used to estimate whether the air in a room is stale and potentially full of particles containing the coronavirus.
    Using CO2 to measure air circulation

    So how do you know if the room you’re in has enough air exchange? It’s actually a pretty hard number to calculate. But there’s an easy-to-measure proxy that can help. Every time you exhale, you release CO2 into the air. Since the coronavirus is most often spread by breathing, coughing or talking, you can use CO2 levels to see if the room is filling up with potentially infectious exhalations. The CO2 level lets you estimate if enough fresh outside air is getting in.

    Outdoors, CO2 levels are just above 400 parts per million (ppm). A well ventilated room will have around 800 ppm of CO2. Any higher than that and it is a sign the room might need more ventilation.

    Last year, researchers in Taiwan reported on the effect of ventilation on a tuberculosis outbreak at Taipei University. Many of the rooms in the school were underventilated and had CO2 levels above 3,000 ppm. When engineers improved air circulation and got CO2 levels under 600 ppm, the outbreak completely stopped. According to the research, the increase in ventilation was responsible for 97% of the decrease in transmission.

    Since the coronavirus is spread through the air, higher CO2 levels in a room likely mean there is a higher chance of transmission if an infected person is inside. Based on the study above, I recommend trying to keep the CO2 levels below 600 ppm. You can buy good CO2 meters for around $100 online; just make sure that they are accurate to within 50 ppm.

    Air cleaners

    If you are in a room that can’t get enough outside air for dilution, consider an air cleaner, also commonly called air purifiers. These machines remove particles from the air, usually using a filter made of tightly woven fibers. They can capture particles containing bacteria and viruses and can help reduce disease transmission.

    The U.S. Environmental Protection Agency says that air cleaners can do this for the coronavirus, but not all air cleaners are equal. Before you go out and buy one, there are few things to keep in mind.

    If a room doesn’t have good ventilation, an air cleaner or air purifier with a good filter can remove particles that may contain the coronavirus.
    The first thing to consider is how effective an air cleaner’s filter is. Your best option is a cleaner that uses a high-efficiency particulate air (HEPA) filter, as these remove more than 99.97% of all particle sizes.

    The second thing to consider is how powerful the cleaner is. The bigger the room – or the more people in it – the more air needs to be cleaned. I worked with some colleagues at Harvard to put together a tool to help teachers and schools determine how powerful of an air cleaner you need for different classroom sizes.

    The last thing to consider is the validity of the claims made by the company producing the air cleaner.

    The Association of Home Appliance Manufacturers certifies air cleaners, so the AHAM Verifide seal is a good place to start. Additionally, the California Air Resources Board has a list of air cleaners that are certified as safe and effective, though not all of them use HEPA filters.

    Keep air fresh or get outside

    Both the World Health Organization and U.S. Centers for Disease Control and Prevention say that poor ventilation increases the risk of transmitting the coronavirus.

    If you are in control of your indoor environment, make sure you are getting enough fresh air from outside circulating into the building. A CO2 monitor can help give you a clue if there is enough ventilation, and if CO2 levels start going up, open some windows and take a break outside. If you can’t get enough fresh air into a room, an air cleaner might be a good idea. If you do get an air cleaner, be aware that they don’t remove CO2, so even though the air might be safer, CO2 levels could still be high in the room.

    If you walk into a building and it feels hot, stuffy and crowded, chances are that there is not enough ventilation. Turn around and leave.

    #réduction_des_risques #ventilation #CO2 #mesure_du_CO2 #purificateur_d'air #covid-19 #coronavirus #espaces_fermés #air #contamination

    • HKU mechanical engineering study reveals airborne transmission of COVID-19 opportunistic in nature and poor indoor ventilation plays a role in transmission - All News - Media - HKU
      https://seenthis.net/messages/879105

      Germans embrace fresh air to ward off #coronavirus | Germany | The Guardian
      https://seenthis.net/messages/879381

      Ventiler, quantifier le taux de CO2, filtrer, Groupe Jean-Pierre Vernant
      http://www.groupejeanpierrevernant.info/#Ventilation

      La seconde mesure consiste à équiper tous les établissements de capteurs de CO2 de sorte à optimiser la ventilation de chaque pièce :

      fenêtre entrebâillée en permanence ou ouverte périodiquement en grand
      révision des systèmes de ventilation forcée, quand ils existent, et réglage des vitesses de ventilation

      La mesure de CO2 s’effectue à 1 m 50 ou 2 m du sol, avec un relevé au cours du temps. Le taux de CO2 doit être amené, en permanence, au niveau le plus bas possible. Un objectif quantitatif consiste à essayer d’atteindre 200 ppm de plus qu’à l’extérieur (soit 650 ppm à Paris). Les mesures préliminaires effectuées en milieu universitaire et scolaire montrent des taux anormalement élevés, y compris là où les VMC sont aux normes. Passer de 1500 ppm à 650 ppm permet de gagner au moins un facteur 5 en probabilité d’infection, et probablement beaucoup plus, par effet de seuil/de dose. Il conviendrait de fixer un maximum raisonnable (850 ppm est une valeur type recommandée par différents scientifiques) au delà duquel il faille :

      diminuer la jauge d’occupation
      ajouter un système de filtration (voir ci-dessous)
      faire réviser la ventilation forcée pour augmenter le débit
      Il convient d’avoir un recensement exhaustif des salles à risques, avec une attention particulière pour les lieux de restauration.
      Budget pour améliorer la ventilation — L’essentiel passe par des circulaires ministérielles et par une campagne de sensibilisation par des scientifiques, évitant le ton des campagnes du printemps.
      Budget pour les capteurs CO2 — Equiper chaque établissement scolaire, et chaque UFR d’un capteur CO2, produit à 50 €, coûte 3 millions €. Il faut pour cela une commande d’Etat de 60 000 capteurs-enregistreurs, et le recrutement et la formation de techniciens aidant à la mise-en-œuvre.

    • Covid-19 : l’aération, pilier jusqu’ici négligé de la prévention, c’est cité par Macron donc, Le Monde.

      https://www.lemonde.fr/sciences/article/2020/10/16/covid-19-l-aeration-pilier-jusqu-ici-neglige-de-la-prevention_6056262_165068

      Diluer par la ventilation la concentration du virus dans l’air pourrait réduire les contaminations en lieux clos. Des chercheurs proposent de généraliser les capteurs de CO2, un indice utile à condition de bien interpréter la mesure.
      Par David Larousserie

      La recommandation est tombée comme une évidence lors de l’entretien avec Emmanuel Macron, le 14 octobre, annonçant le couvre-feu en Ile-de-France et dans huit métropoles : « Aérer régulièrement (…), dix minutes trois fois par jour. » C’est, selon le président de la République, la quatrième règle barrière que tout le monde devrait suivre. L’évidence est en fait assez récente. Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) l’évoque dans bon nombre de ses avis, et des médecins le proclament depuis longtemps, mais la consigne restait loin derrière le lavage des mains, les masques ou les distances de sécurité. Le conseil scientifique ne l’a mentionnée que deux fois dans ses avis, à propos des municipales et des écoles.

      Sans doute cette soudaine mise en avant doit-elle beaucoup à la chancelière allemande, Angela Merkel, qui depuis plusieurs semaines insiste sur l’importance de la ventilation pour contrer l’épidémie et dont le gouvernement a prévu 500 millions d’euros d’ici à 2024 pour la rénovation des systèmes de ventilation des bâtiments publics.

      La logique de cette consigne est assez simple. Puisque le virus se transmet par l’air, diminuer sa concentration, en le diluant par un air renouvelé, abaisse les risques. Sauf que, dans le détail, la situation est plus compliquée, comme viennent d’en faire l’expérience plusieurs enseignants-chercheurs et chercheurs.

      « A la rentrée universitaire, nous voulions assurer la sécurité sanitaire de nos enseignements. Alors nous avons commencé à réfléchir de façon informelle au meilleur protocole à suivre », se souvient Bruno Andreotti, professeur de physique à l’Université de Paris, qui a participé à cette réflexion avec une poignée de volontaires, physiciens, biologistes, informaticiens… La question des masques, des gels ou de la distance étant déjà bien établie, il restait celle de l’aération.

      Situations variables

      D’abord, il a fallu arbitrer une « controverse ». Même si l’Organisation mondiale de la santé maintient que « la transmission du SARS-CoV-2 par les aérosols n’a pas été démontrée », une accumulation d’indices montre que les postillons ou les gouttes exhalées ne sont pas les seules sources de contamination, et donc que les particules qui restent dans l’air plus longtemps (les aérosols) comptent beaucoup. Par exemple, une équipe néerlandaise en juillet a montré la transmission aérienne du virus entre deux cages abritant des furets. Des infections de plus de 30 personnes à partir d’un seul malade dans des chorales en Allemagne ou aux Etats-Unis plaident aussi en faveur de ce mode de contamination. Et donc pour le bien-fondé de la ventilation.
      Ensuite, « recommander d’aérer, c’est une chose, mais savoir quantitativement si c’est bien fait, c’en est une autre », précise Benoit Semin, chercheur CNRS au Laboratoire de physique et mécanique des milieux hétérogènes, à Paris, qui a mené avec des collègues des mesures dans les salles de classe, de réunion, le métro, les voitures, les restaurants… Ces volontaires découvrent alors que, même dans une salle moderne équipée de ventilation aux normes, les situations sont très variables. Ils quantifient aussi l’effet d’une ouverture de fenêtres ou de portes. Ils constatent l’effet de la présence de 5, 10 ou 20 personnes dans une pièce.

      Comment ? Grâce à des capteurs bon marché, à une centaine d’euros, qui mesurent la concentration en dioxyde de carbone, CO2, qui est un gaz exhalé par la respiration humaine. La variation de la concentration de ce gaz permet donc de mesurer l’effet d’une ventilation mécanique ou manuelle par l’ouverture des portes et fenêtres, tout comme elle renseigne sur la présence d’humains dans la pièce.

      « Au début, nous avons suscité l’incompréhension de nos administrations », raconte Jacques Haiech, professeur honoraire de l’université de Strasbourg. « Il a fallu batailler », complète Bruno Andreotti. Les mesures montraient en effet quelques défaillances dans les ventilations…

      « Dès qu’on met un capteur dans une salle indiquant la concentration, cela crée des réflexes pour ventiler », explique Benoit Semin. « On voit même des profs annoncer qu’ils ont fait cours à tel ou tel niveau de concentration en CO2 », apprécie Bruno Andreotti. Ces campagnes de mesures bénévoles ont permis de constater qu’il faut une demi-heure environ pour qu’une personne seule fasse plus que tripler la concentration en CO2 (pour une pièce de 10 m3). Ou que dans une salle de réunion, même avec une ventilation rénovée, les teneurs en CO2 montent vite. Les ventilations ne sont en effet pas prévues pour, comme à l’hôpital, éviter les pathogènes et leur taux de renouvellement d’air est bien plus faible.

      Estimation du risque délicate

      « Les relations avec l’administration s’améliorent. Maintenant il faut passer à l’acte et s’équiper en compétence et en matériel », insiste Jacques Haiech. Plusieurs participants aux discussions et mesures ont mis en ligne un guide des bonnes pratiques sur un site critique de l’évolution de la politique de recherche, le « Groupe Jean-Pierre Vernant ». Désormais, dans plusieurs universités, les étudiants viennent en polaire en cours, leurs profs mangent la fenêtre ouverte, aèrent cinq minutes toutes les demi-heures. Le guide chiffre à 3 millions d’euros la dépense pour 60 000 capteurs, dont certains sont en rupture de stock. « On pourrait lancer des PME pour la fabrication de purificateurs d’air ou de capteurs. Mobiliser les étudiants et les profs pour faire ces mesures… », rêve Bruno Andreotti, qui peste contre l’inertie du système.

      Voilà pour les mesures. Mais, ensuite, quel seuil d’alerte fixer ? La réponse est pour l’instant impossible à donner, car personne ne sait quelle charge virale est contaminante et, a fortiori, quelle concentration dans l’air serait risquée. Deux hypothèses peuvent être avancées.

      L’une est que la probabilité d’être infecté est proportionnelle à la concentration en virus. Alors, mesurer la concentration en CO2 est une bonne manière d’estimer le risque de contamination.

      L’autre hypothèse est qu’il existe un seuil au-delà duquel on est contaminé et en deçà non. L’estimation du risque serait plus délicate, mais cela signifierait aussi qu’il est possible d’empêcher toute contamination. En 2019, une équipe taïwanaise a ainsi rapporté avoir réussi à supprimer la tuberculose dans des salles de classe correctement ventilées. Pour le nouveau coronavirus, aucun seuil ne peut encore être défini. Il semble donc imprudent, sur le plan sanitaire, de proposer des indicateurs rouge, orange ou vert en fonction de la concentration en CO2 d’une pièce, comme le suggèrent de nombreux amateurs : leurs capteurs faits maison pourraient procurer des assurances trompeuses.

      Sur la charge virale qui détermine la contamination, évoquer la thèse d’un seuil sans rappeller pas l’effet dose (cf, diminution de l’ampleur des symptômes si masques) n’est pas très sport.