• Un article relatant un fait divers sur fond d’espionnage qui pourrait paraître rocambolesque. Sauf que en l’occurrence, nous avons affaire à une nouvelle dérive mafieuse de l’état français sous l’emprise de ses factieux services policiers et paramilitaires. Toute similitude avec un grand pays d’Amérique Centrale serait évidemment fortuite.

    INFO FRANCEINFO. Tentative de meurtre par des militaires de la DGSE : le commanditaire présumé arrêté
    https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/tentative-de-meurtre-par-des-militaires-de-la-dgse-le-commanditaire-pre

    Deux « cambrioleurs » qui appartiennent à la DGSE

    Placés en garde à vue, les deux « cambrioleurs » revendiquent aussitôt leur appartenance à la DGSE. Vérification faite, ils disent vrai : ces caporaux, Pierre B. et Carl E., sont bel et bien affectés à la surveillance de la base de Cercottes, dans le Loiret, le centre parachutiste d’entraînement spécialisé du service Action. Ils répondent aux pseudos d’Adelard et Dagomar. La suite est à peine croyable.

    Si Adelard et Dagomar étaient en planque à Créteil ce matin-là, c’était de leur propre aveu pour… assassiner une femme, coach en entreprise, en raison des liens qu’elle entretient − selon eux − avec le Mossad, les services secrets israéliens. Une mission « homo » dans le jargon de l’espionnage, une opération en théorie prohibée sur le sol français. Ils ont songé à l’empoisonner, à la jeter d’un pont, à poser une bombe sous sa voiture ou encore à simuler un accident de la circulation. Pour organiser le guet-apens du 24 juillet, à proximité de son domicile, ils avaient pris soin de placer une balise sous la voiture de leur cible.

    #DGSE #barbouzeries

    • Tentative de meurtre par des militaires de la DGSE : le commanditaire présumé mis en examen après ses aveux
      https://www.francetvinfo.fr/societe/justice/info-franceinfo-tentative-de-meurtre-par-des-militaires-de-la-dgse-troi

      Pendant six mois d’enquête, le cercle des opérationnels demeure étanche. Jusqu’au témoignage capital de la compagne de l’un des #barbouzes présumés. Le 21 janvier, cette dernière évoque le rôle central d’un homme qui fait le lien entre les tueurs et le commanditaire. A la lumière de ses déclarations, se dessine un deuxième cercle, encore plus confidentiel que le premier : un petit groupe qui fréquente le milieu de la franc-maçonnerie à Puteaux (Hauts-de-Seine). Comme cet ancien policier de la DCRI (l’ancêtre de la DGSI), qui a créé sa société et bourlingue de temps à autre en Afrique. Celui-ci reconnaît avoir mis en œuvre deux contrats pour intimider Marie-Hélène Dini. Le premier consistait en une violente agression, en octobre 2019, déguisée en vol de sac. Et le second visait à la supprimer purement et simplement. En l’empoisonnant, en la pulvérisant dans une attaque à la bombe, en l’écrasant en voiture ou en la jetant d’un pont. C’est finalement la bonne vieille méthode de l’assassinat par balle qui, de sous-traitant en sous-traitant, aurait été retenue par les deux tueurs recrutés pour l’occasion au sein de la DGSE.

      Le commanditaire présumé, personnage très en vue dans le petit milieu des formateurs en entreprise, est arrêté à son tour vendredi 29 janvier. Selon nos informations, il reconnaît dans un premier temps avoir demandé une « simple » mission de surveillance. Le mobile ? En créant, en 2019, un syndicat professionnel dont dépendront les labellisations, cette dernière risquait de le priver de revenus financiers. Mais ce n’est pas tout.

      La piste d’un homicide ?

      L’enquête ouvre bien d’autres perspectives : lors de ses auditions, l’un des protagonistes affirme avoir organisé la #liquidation d’un homme qui tardait à payer ses dettes. Le corps de la victime, abattue dans son garage, serait enterré quelque part dans une forêt francilienne. Une piste prise au sérieux par les enquêteurs, selon nos informations.

    • le billet sur la méditation dont il est question dans la 4eme video -

      Tout le monde vous le dira : la méditation peut aider à calmer l’esprit. Et le corps. Ou pas. Du tout.

      Ce que la méditation permet surtout c’est de nous confronter à nos pensées, à notre bavardage intérieur, à nos obsessions, à nos compulsifs camouflages mentaux, à nos réponses automatiques. Rapidement, elle nous fait réaliser notre très grande tendance à fuir la réalité ; les faits comme les pensées.

      Oui, la méditation est un outil formidable pour aborder en conscience ce que nous avons dans la tête et aussi ce que notre corps exprime au travers de douleurs cycliques ou permanentes. En cultivant une attention soutenue à ce qui se présente, de manière systématique et chirurgicale, nous pouvons discerner et disséquer chaque mouvement mental, chaque répétition, chaque réflexe de fuite.

      Mais mais mais, la méditation ne nous permet pas, et je dirais même ne nous autorise pas à réfléchir notre petit (grand) manège mental. Car la technique, toutes écoles confondues, nous demande très expressément de mettre de côté chacune de nos pensées ou sensations, dès qu’elle est identifiée... jusqu’à ce que la suivante prenne le relais.

      En conséquence, une fois que nous avons aiguisé notre capacité d’attention - et si tant est que nous soyons intéressés par notre santé psychologique et par l’intelligence qui peut en émerger - il est important que l’analyse prenne le relais de la méditation/observation.

      Sinon, comment comprendre ce qui se passe dans notre esprit ? Comment ne pas perpétuer sans fin et à notre corps défendant toutes ces pensées parasites et majoritairement insensées ? Précisons ici que certaines peuvent être très très (très) étranges, dérangeantes, voire même effrayantes...

      De nombreux méditants, en réalisant la qualité de leurs pensées choisissent de méditer de manière soutenue, jusqu’à plusieurs heures par jour, afin d’évacuer ces circonvolutions problématiques (mais se rendent bien vite compte qu’elles reviennent toujours). Ou bien, ils sautent à pieds joints dans la pensée magique, l’adhésion à des croyances spirituelles pleines de vérités éthérées, voire se raccrochent à l’autorité rassurante d’un leader charismatique.

      Voilà l’histoire. Voilà comment la méditation peut mener à des souffrances plus importantes que celles qu’elle était supposée « soigner » ; à un profond manque de compréhension, à de lourds malentendus, à des échappatoires farfelues... et même à des désordres mentaux.

      La méditation est un outil puissant qui peut réellement affiner notre capacité d’attention et ainsi constituer un terreau favorable à une pensée de qualité.

      Ce n’est pas une voie magique vers la transcendance de notre corps ou de notre esprit, dans une dimension rêvée.

      Dans le plus grand intérêt de notre santé mentale, gardons bien ça en tête.

      – Élisabeth Feytit

      #méditation

      https://www.metadechoc.fr/aaah-la-meditation

      Interessant moi qui commence à pratiquer l’hypnose sur le figaro live ! et que j’ai réussi pour la première fois ce matin malgré les efforts soutenu de mon greffier pour me faire les abdos en même temps. Et quand même je suis vachement moins relou qu’hier enfin je pense ou j’espère. Mais c’est vrai que mon hypnotiseur du figaro m’apprend à laisser glisser mes ruminations et à etre aussi intelligente qu’une vache. Il dit quand même qu’il pense que ces ruminations sont un message de l’inconscient pour prévenir d’un danger mais un peu trop dosé pour pouvoir y reflechir utilement. En fait c’est pas contradictoire avec ce que dit Elisabeth Feytit !

      ps l’hypnotiseur en question est ici
      https://www.youtube.com/watch?v=c5vFsFbVDq4

      Peut etre que l’hypnose et la méditation c’est différent sinon il y aurais un même mot.

    • Sur la méditation dans un commentaire à son texte Elisabeth Feytit ajoute ;

      Effectivement, la méditation est contre-indiquée pour certains malades psychiatriques, notamment parce qu’elle les met brutalement face aux méandres de leurs propres pensées, ce qui peut faire empirer leur état. Elle est cependant utilisée de manière clinique contre les troubles de l’anxiété ou de syndromes post-traumatique.

      Ok nickel pour bibi merci madame Feytit

    • oui mais j’entend tellement de personnes me venter les médiations comme remède à tout faire et le jus d’herbe à blé contre le cancer que ca fait du bien cette parole ultra minoritaire. Tout comme le discours sur le HP ca fait du bien aussi et même ici j’ai plutot lu des croyant·es que l’inverse (y compris moi)

  • [Le culte du bonheur créé] de nouvelles hiérarchies émotionnelles où ceux qui râlent, ceux qui sont en colère sont « pathologisés ».

    En plus d’être le jour du Printemps, aujourd’hui c’est aussi la Journée Mondiale du Bonheur ! C’est donc l’occasion idéale pour (ré)écouter la sociologue Eva Illouz, co-auteur de « Happycratie : Comment l’industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies »...
    Youpee !

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/heureux-qui-comme-moi-je



    #bonheur #marchandisation #Printemps #JournéeMondialeduBonheur

  • Les coachs d’orientation se positionnent sur le « nouveau lycée » (Le Monde)
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/14/les-coachs-d-orientation-se-positionnent-sur-le-nouveau-lycee_5435942_3224.h

    Grâce aux réformes Blanquer, le “Marché de l’angoisse” (et ses acteurs privés) est en pleine expansion.

    Pour y voir plus clair dans son orientation, Maxime, 15 ans, et sa famille ont fait appel à un cabinet privé. Une démarche qui arrive de plus en plus tôt dans la scolarité.

    […]

    Lui comme plusieurs coachs privés d’orientation interrogés par Le Monde observent ce mouvement : la cible de leurs clients s’est élargie. Si les jeunes de terminale restent majoritaires, des élèves de première, mais aussi de seconde viennent frapper à leur porte.

    #éducation #secondaire #baccalauréat #orientation

    • Il a fallu accélérer la cadence. « Quand nous avons vu qu’il fallait choisir dès cette année des spécialités pour la classe de première, on a décidé de faire appel à un cabinet d’orientation plus tôt que prévu », rapporte Laura, dont le fils, Maxime (les prénoms ont été changés à leur demande), 15 ans, suit son année de seconde au lycée Notre-Dame-du-Grandchamp, à Versailles.

      Mère, père et fils sont installés autour de la table, ce lundi 11 mars, dans une petite salle d’un appartement de bureaux d’un immeuble chic du 8e arrondissement parisien, pour clore le bilan d’orientation du jeune homme. « Nous allons regarder ensemble tes dominantes, parmi les 50 critères de personnalité qui ressortent de l’étude de potentiel que tu as remplie », expose Alexandre de Lamazière, costume noir rayé et chevalière au doigt, président du cabinet privé ODIEP depuis 2009, qui suit quelque 300 jeunes par an.

      Lui comme plusieurs #coachs privés d’orientation interrogés par Le Monde observent ce mouvement : la cible de leurs clients s’est élargie. Si les jeunes de terminale restent majoritaires, des élèves de première, mais aussi de seconde viennent frapper à leur porte. « On se pose la question de l’orientation de plus en plus tôt », estime Armelle Riou, PDG de Mental’O.

      « Inquiétude parentale »
      « Le #coaching_scolaire est une pratique qui date du début des années 2000, mais elle est montée en puissance ces dernières années, avec l’arrivée des “#coachs_d’orientation ” », constate Anne-Claudine Oller, maîtresse de conférences en sciences de l’éducation à l’université Paris-Est-Créteil. Outre un « mouvement général de société mettant l’accent sur la performance et le développement personnel », la sociologue pointe un facteur double dans le monde de l’éducation : d’un côté « l’inquiétude parentale face à l’insertion sur le marché du travail », de l’autre « des réformes qui se succèdent et alimentent l’angoisse, d’APB [la plate-forme Admission post bac] à Parcoursup, en passant par le lycée réformé cette année ».

      Les voies générales S, ES, L vont disparaître à la prochaine rentrée, au profit de trois spécialités à prendre en classe de première, deux en terminale, adossées à un tronc commun. « Il va falloir développer des démarches stratégiques pour savoir comment choisir ces options », résume-t-elle.

      La question est au cœur des discussions entre le coach parisien et la famille de Maxime, second d’une fratrie de cinq enfants et au profil de bon élève. « Tu as un profil très créatif », décrypte le coach au regard du test de Maxime, qui a suivi trois autres rendez-vous depuis février, pour un coût de 700 euros. Avant d’évoquer différents parcours possibles pour rejoindre les métiers de la communication, du numérique, ou encore du graphisme.

      Une spécialité fait longuement débat : faut-il prendre les maths ? Le lycéen n’aime pas franchement la matière. « Mais si tu ne prends pas les maths, beaucoup de portes vont se fermer ensuite », juge Alexandre de Lamazière, alors que Maxime s’inquiète déjà du niveau difficile promis dans la discipline.

      « Stratégie complexe »

      « Les attendus du postbac, ils ont été dévoilés ? », interroge Laura. Un ange passe. « Mais pourquoi ils n’ont pas gardé les maths dans le tronc commun ? », s’interroge le père, commercial dans une entreprise en logiciel. Compromis va être in fine trouvé, en choisissant au moins les maths en première, « par sécurité ».

      Mais la réflexion n’est pas si simple. « Si tu abandonnes les maths, il te restera SVT et histoire-géographie en terminale, constate Laura, au regard des deux autres options envisagées par son garçon. Pas très cohérent… » « C’est vraiment de la stratégie complexe », lâche son mari, désarçonné. Exit les sciences de la vie et de la Terre donc, ce seront les sciences économiques et sociales.

      « Finalement, c’est un peu ce que je pensais au début », réagit le jeune homme, qui avait remis le matin même ses souhaits de spécialités à son lycée. « Maintenant, on en est sûr », ajoute Alexandre de Lamazière, tout en lui conseillant dans tous les cas de « bien “performer” » par la suite. « Même dans les établissements publics et les facs, c’est difficile de rentrer maintenant ! »

      Réforme du lycée : « Les professeurs font tenir un système qui engendre une #angoisse permanente » , TRIBUNE, Thibaut Poirot, Professeur d’histoire en lycée, 04 février 2019

      Le professeur agrégé d’histoire Thibaut Poirot réagit aux propos du ministre Jean-Michel Blanquer, qui a qualifié les enseignants sceptiques à l’égard de la réforme du lycée de « ventilateurs d’angoisse ».Publié le 04 février 2019 à 16h40 -

      Monsieur le Ministre,
      Vous avez qualifié les sceptiques à l’égard de la réforme du lycée de « ventilateurs à angoisse » dans votre interview au JDD du dimanche 3 février. Je tenais à vous faire part respectueusement d’un fait : j’en suis un. Comme des centaines de milliers d’agents du premier service public de France. Non par conservatisme professoral, qui relève du mythe. Oui, le baccalauréat doit changer. Mais je suis devenu un ventilateur, par accumulation. Les courants du doute font tourner de plus en plus rapidement les pales de mon angoisse. Parce que je vois comme d’autres que nous courons à la catastrophe, par habitude si française de préparer sans soutien et sans vrai temps de réflexion une réforme au pas de charge, sans prendre garde aux obstacles et aux difficultés, aux motifs sérieux d’inquiétude sur les motivations, sans entendre les questions concernant les moyens de sa mise en œuvre.
      Je suis bien un ventilateur à angoisse et je le regrette. Car comme nombre de mes collègues, je vois arriver avec un certain malaise les échéances d’une réforme illisible, mal préparée, tant pour le bac 2021 que pour le lycée professionnel.

      « Ventilateurs à angoisse ». Oui, Monsieur le Ministre. Il n’y a rien d’étonnant. Serions-nous dans un tel état si cette année n’avait pas enchaîné depuis le 1er septembre les annonces contradictoires, les décisions unilatérales de dernière minute ?

      Pas d’effet magique de la réforme
      Monsieur le Ministre, les professeurs sont des individus comme les autres : normalement constitués, dotés d’un cerveau et capables de s’en servir. Quand l’arrivée de la fameuse « DHG » (Dotation horaire globale, qui fixe les moyens d’un établissement) largement ignorée du grand public s’apparente cette année dans chaque lycée de France à une angoisse collective, oui, nous avons un problème. J’ai bien du mal à croire, Monsieur le Ministre, que nous n’aurons que 27 élèves par classe au lycée à la rentrée prochaine, comme vous le laissiez entendre. Il n’y a pas d’effet magique de la réforme.

      Quand votre consultation des professeurs n’entraîne aucun changement majeur des nouveaux programmes inapplicables du lycée, je suis angoissé. Quand vous balayez le vote du Conseil supérieur de l’éducation sur ces programmes, je suis angoissé. Quand nous ne connaissons toujours pas les modalités d’évaluation au baccalauréat dont les nouvelles épreuves commencent dès janvier 2020 (épreuve de contrôle continu), je suis angoissé. Quand nous n’avons pas de réponses à des questions essentielles à six mois d’une rentrée qui se veut une révolution au lycée, je suis angoissé. Quand nous ne savons pas à quoi nous préparons nos élèves, je suis plus qu’angoissé. Aucune heure de préparation au fameux grand oral, aucun moyen effectif sur l’accompagnement à l’orientation, aucune idée des formats d’épreuves. Le vide crée l’angoisse.

      Mais les enseignants ne la montrent pas, cette angoisse. Ils font tenir un système qui engendre pourtant cette angoisse permanente. Cette angoisse, ils la cachent aux familles. Ils conseillent, tentent d’anticiper les effets sur l’orientation. Car les parents, eux aussi, sont angoissés. Comme pour Parcoursup l’an dernier, les enseignants encaissent vos choix, avec l’espoir que cette fois-ci la méthode sera meilleure, les inquiétudes écoutées, le calendrier tenable. Vœux pieux. Pourtant, ils continuent d’être ce filet de sécurité social et politique dans une France de plus en plus angoissée.

      Désengagement des professeurs

      Monsieur le Ministre, je suis un citoyen comme les autres. Je vote (encore). Le corps professoral fait (faisait ?) encore partie de cette frange de la population dont le réflexe républicain à chaque élection est fort. Et depuis 2014, les enseignants ont été bien souvent (trop souvent) au cœur de ce « barrage contre l’extrême droite » qui sert aujourd’hui de mot d’ordre au président de la République.

      Mais voyez-vous, Monsieur le Ministre, tout ce qui concourt à faire passer une vérité auprès de l’opinion en balayant les alarmes, les alertes sur un manque de pilotage d’une réforme, je me dis que ce réflexe ne durera pas longtemps. Je le déplore, j’en ai des angoisses (encore d’autres angoisses…), mais c’est ainsi. Et il faudra encore de nombreuses années pour réparer les blessures, la vindicte, les mots qui n’ont rien à envier aux fameux « cyniques et fainéants » du président. L’angoisse n’est pas seulement un état, Monsieur le Ministre, elle est le terrain du désengagement des professeurs qui refusent de servir de vigies républicaines aux élections pour porter au pouvoir une politique qui renie l’idée même d’un système éducatif républicain, c’est-à-dire respectueux de ses agents.

      Je voudrais, nous voudrions du temps, du temps pour comprendre, pour préparer, pour accompagner. Ce temps, vous le refusez. Mais le temps, joue aussi contre le politique. Ce temps, c’est celui qui prépare les crises démocratiques.
      Par deux fois dans notre histoire récente, si l’extrême droite a pu accéder au deuxième tour de l’élection présidentielle, c’est parce qu’un gouvernement de gauche n’a pas su écouter ses professeurs. Certes, me direz-vous, vous n’êtes pas de gauche. Mais le passage de M. Allègre au ministère [de 1997 à 2000] comme la réforme des zones d’éducation prioritaire et la réforme du collège ont eu des conséquences démocratiques. Parce qu’aucune organisation n’avait mis quelque énergie à écouter ce que les enseignants avaient à dire. Dispersés, déboussolés, ils ont fait défaut à ceux qui pensaient être « le parti traditionnel des professeurs ».

      La leçon vaut pour la gauche, pour la droite, pour toute organisation politique. Je crois que demain, ces électeurs-là ne vous feront pas seulement défaut. Ils refuseront sans doute une nouvelle fois de servir de renfort démocratique quand le scénario politique du pire se reproduira encore. La France y perdra, votre réforme aussi. Monsieur le Ministre, donnez-nous du temps.

  • Usul. Développement personnel : pensez positif
    https://www.youtube.com/watch?v=6aWaC4HUJJ8

    Que vous soyez écologiste tendance retour à la terre ou requin des affaires, il y a forcément une méthode de développement personnel qui vous conviendra. Constatant que cette littérature explose et qu’elle est devenue un marché très lucratif, l’équipe d’Ouvrez les guillemets s’est penchée sur ce que racontent ces coachs de vie et autre conférenciers qui passionnent parfois jusqu’aux zadistes les plus new age.

    #bullshit_business

  • Mentor influence on junior’s mind
    https://hackernoon.com/mentor-influence-on-juniors-mind-a86c653e983b?source=rss----3a8144eabfe3

    Photo courtesy of pexels.comEverybody loves the concept of #mentoring. You will both help your padawan and clarify things for yourself. Maybe you will also get a promotion for such activity. So, there are no drawbacks at all and if you have a chance, you should try it. But hard-hearted senior developers usually forget: a junior is shivery and vulnerable. He is almost like a child who needs to be taught everything in this unfamiliar world. And his further career depends a lot on his mentor.I said goodbye to my last mentor a few months ago, and I had been almost under continuous care before that. I had five teachers. While my experience is fresh, I want to share it and warn those who are passionately willing to learn from irreparable mistakes. Or just publish a bullet list for juniors to (...)

    #coaching #growth #ios #programming

  • Increase Your Presence And Impact For Every Pitch, Presentation, Or Speech
    https://hackernoon.com/increase-your-presence-and-impact-for-every-pitch-presentation-or-speech

    People pay more attention to you when you do nothing.If this sounds backwards to you, you’re not alone.In my time as a public speaking and #communication coach, I’ve seen hundreds afflicted by habits that cause them to move their legs, arms, and head in a way that completely distracts the audience from their message.From politicians to CEOs, people continually wander or shift around when they speak.This instinct comes from a survival mechanism called ‘fight or flight.’When you see a group of hungry looking mammals (such as your team or clients!) looking in your direction, your body wants to either leave the situation or attack.This leads you to step back and forth. The motion may continue for ten minutes or two hours without you even realizing it, causing a huge repetitive distraction for anyone (...)

    #coaching #presentations #public-speaking #performance

  • How to Build a Project Management Organization in 90 Days
    https://hackernoon.com/how-to-build-a-project-management-organization-in-90-days-783b907f4a12?s

    I recently took an IT #leadership role with a biotechnology company where software development is a critical capability and had the opportunity to build a Project Management Organization (PMO) from scratch. This essay represents my #agile and pragmatic point of view on project management and organizational change management.Have a Vision.What does a Good PMO capability look like? Write it down as the PMO charter document. Your team will need this mission statement, principles, and responsibilities as well as SMART metrics for how you will measure success. This is your truth and it will seed the culture that grows and guides the team around you.In my case, my mission statement went something like this:“Our Project Management Office (PMO) is a service-oriented capability whose purpose is (...)

    #project-management #coaching #project-management-org

  • Help! My mentee isn’t listening to me!
    https://hackernoon.com/help-my-mentee-isnt-listening-to-me-8299ba967b35?source=rss----3a8144eab

    Quick article while I wait for Game 2 of Warriors Cavs. Last week I had a fantastic conversation with a top employee on my team. He’s an up and coming Senior Engineer who recently started mentoring newer recruits. He asked me:“As a mentor, should I be a sounding board or should I take on a more active role and give advice? I’m uncomfortable telling people what to do.”This is a great question because there are many approaches to mentoring and #leadership styles. Sometimes it makes sense to apply what is referred to as a “coaching” style, where you ask leading questions in an effort to try and get the mentee to figure out answers on their own.More typically, mentees have some expectation that they will learn from a mentor’s past experiences and get tangible advice. If they wanted a sounding board (...)

    #coaching #self-improvement #mentee-isnt-listening #mentorship

  • Principles and Practices of #coaching
    https://hackernoon.com/principles-and-practices-of-coaching-b1f38642a4aa?source=rss----3a8144ea

    This article summarizes the key takeaways of the The Coach, Creating Partnerships for Competitive Edge by Steven Sowell and Matt Starcevich. Rich with useful, psychological insight into how to genuinely improve relationships between leaders and employees in service of organizational advantage and excellence, I highly recommend reading this evidence-based book and putting it into daily practice.8 Step Coaching ModelBe Supportive … assist, empathize, help, understand, listen, encourage, be flexible, recognize, and be responsible for your actions and words.Define the Topic and Needs … focus on present, 1–2 items/session, do not start with accusations or threats, give employee time to react/vent, state your concerns in specific, non-hostile manner, avoid innuendo, put downs, or biased hints, use (...)

    #project-management #teamwork #leadership #teaching

  • Make them an offer you can’t refuse
    https://hackernoon.com/make-them-an-offer-you-cant-refuse-8447cae8f76d?source=rss----3a8144eabf

    Brad Pitt deciding of his terms for his upcoming negotiation with the Russian secret services in Burn After ReadingThe biggest mistake I see by freelancers and consultants is sending proposals they are not happy with.You give a discount for no clear reason. You think your rates are too low. You negotiate poorly and meet in the middle.When that proposal gets accepted, you are happy with the extra business but feel low right after because of the amount of work on your plate makes you feel like the fee wasn’t worth the effort.You feel unappreciated.And it shows!Your clients aren’t fooled. What they see is someone who made an offer, took their money and is now dragging their feet, unenthusiastic about getting into business with them.What do you think they think of you? Will they hire you again? (...)

    #pricing-strategy #freelancing #coaching #consulting #business-models

  • Où l’on constate que que la direction de l’activation des chômeurs et la politique de radiation a été confié à des fafs (encart du Canard enchaîné) et que le coaching de la chômeuse ne va pas sans bénefs... et difficultés
    https://twitter.com/CGTChomeurs56/status/933603604728033280

    #BalanceTonPoleEmploi #Prestation #ActivEmploi #PoleEmploi Suite à l’article du canard, rappel : On ne peut pas vous obliger à suivre une « prestation » sans votre accord ! Voir le cahier des charges de la « prestation » #CCFT
    Sous-traitance Pôle Emploi, prestations : Le kit de survie
    http://cgtchomeursrebelles56.blogspot.fr/2010/05/sous-traitance-pole-emploi-prestations.html

    #Pôle_emploi #coaching #Radiations #sous-traitance

  • Carnet d’un conseiller de Pôle emploi : la discrimination, un combat quotidien - Le Point
    http://www.lepoint.fr/societe/carnet-d-un-conseiller-de-pole-emploi-2-la-discrimination-un-combat-quotidie

    Hier, j’ai bouclé le dossier de candidature d’une jeune femme qui recherche un poste de vendeuse en prêt-à-porter. Elle est pleine de vie, dynamique, passionnée... Bref, elle en veut. Et ce n’est pas si fréquent dans le dédale de Pôle emploi. J’adresse son CV avec un long commentaire sur ses qualités, son expérience à un de mes collègues qui œuvre dans la ville limitrophe à la mienne. Il fait partie des conseillers affectés au service Entreprises, présent dans chaque agence. Ces conseillers n’accompagnent plus directement les demandeurs d’emploi (DE), mais ils gèrent les relations avec le monde des entreprises : ils prennent note des offres, sélectionnent et présentent des candidats... Ce collègue est donc censé valider les compétences de ma candidate et faire suivre son CV à l’employeur. Ah, si tout était aussi évident !

    Quelques heures, à peine, après l’envoi de la candidature, il m’a transmis son refus de soumettre le dossier de ma jeune DE. Motif ? Il a décidé qu’elle habitait trop loin de l’emploi proposé ! Je le rappelle : la ville de la DE et la ville du magasin se touchent… Ce collègue ignore que ce qu’il fait, c’est de la discrimination. Ce n’est pas moi qui le dis, mais la loi. Il devait avoir « piscine » le jour de la formation « lutte contre les discriminations », obligatoire dans le parcours d’un conseiller Pôle emploi. Une simple recherche sur Internet « discriminations + critères » permet de se rafraîchir la mémoire… À cette annonce, je suis tombé de ma chaise, car nous, conseillers de Pôle emploi, sommes censés être les garants de la lutte contre les discriminations en tant que serviteurs du service public de l’emploi.

    Nous sommes confrontés quotidiennement à la discrimination
    J’ai averti mon supérieur hiérarchique. Mais ni lui ni moi ne pouvons passer outre ce collègue. Du coup, la candidature de la jeune fille ne sera pas transmise. Que lui dire ? La vérité ? Cela finirait sans faute sur le bureau de notre médiateur. Avec des conséquences qui pourraient être ennuyeuses pour mon collègue. Lui, conseiller entreprise, tient à satisfaire l’employeur, moi, conseiller à l’emploi, je dois favoriser ceux qui en ont le plus besoin. Pôle emploi devra résoudre ce dilemme né avec la création récente des conseillers « entreprise », et qui conduit à ce genre d’absurdités.

    La discrimination est un sujet sérieux auquel nous sommes confrontés quotidiennement. (...)
    Depuis plusieurs années, j’accompagne deux jeunes femmes d’origine maghrébine dans leur recherche d’emploi. Toutes deux ont un diplôme d’études supérieures dans le tertiaire. Elles sont modernes, compétentes, pétillantes, volontaires ; aucune ne porte de voile. Pourtant, alors qu’habituellement, j’arrive à placer ce type de profil en quelques semaines – avec des prénoms d’origine française –, je n’ai pu jusque-là trouver seulement, pour chacune d’elle, un contrat aidé. Nous arrivons avec difficulté à obtenir des entretiens malgré nos dizaines de candidatures. Pour moi, cela ne fait aucun doute que la discrimination est responsable de ces échecs. Je dois à chaque rendez-vous les motiver. Car pour ceux qui ne sont pas soutenus, la discrimination peut conduire au désespoir, au découragement, à l’oisiveté, parfois mère de tous les vices.

    Il est bien calibré le conseiller avec son « chalenge » à ne pas arriver à vendre de la chômeuse dont il vante le dynamisme...
    #idéologie_du_travail #Pôle_emploi #embauche #discrimination #oisiveté #demandeurs_de_salaire #chômeurs #coaching

    • Carnet de bord d’un conseiller de Pôle emploi 1 : la réforme permanente
      http://www.lepoint.fr/societe/carnet-de-bord-d-un-conseiller-de-pole-emploi-1-la-reforme-permanente-24-10-

      J’en ai connu des réformes, du suivi mensuel au conseiller personnel à double compétence, du « faire plus pour celui qui en a le plus besoin » à l’emploi store et au tout-numérique. Aujourd’hui, nous devons appliquer le « NPDE », le nouveau parcours du demandeur d’emploi. Ce « nouveau parcours » s’est adapté aux nouvelles technologies et permet de dématérialiser l’ensemble des modalités d’inscription, cette dernière n’étant plus possible que par le canal d’internet. Les DE sont ensuite reçus en ESI (entretien de suivi individuel) où un diagnostic est posé par le conseiller qui détermine la modalité dans laquelle sera positionné le DE : suivi, guidé ou renforcé. En fonction de ce choix, le DE sera accompagné par un conseiller ou, considéré comme autonome, remis entre les « mains » des outils numériques et les contacts « à distance ». Ainsi les « portefeuilles » des conseillers peuvent varier entre 70 et 800 DE. En ce qui me concerne, je ne suis pas à plaindre. Affecté à une modalité dite « renforcée » et destinée aux jeunes de moins de 26 ans (Accompagnement intensif des jeunes), mon portefeuille de 70 DE est raisonnable.

      Connaissez-vous Bob emploi ?

      Avec l’arrivée et le développement du numérique, j’ai vu notre travail se transformer : j’ai l’impression qu’un siècle s’est passé depuis que j’adressais des CV papier par la poste. Nous sommes à présent au tout-numérique et à la mise en service d’algorithmes. Connaissez-vous Bob emploi ? C’est le conseiller numérique créé par Paul Duan fondateur et président de Bayes Impact, une ONG spécialisée dans le traitement de données, qui devrait baisser le chômage. Cette application « intelligente » et personnalisée est censée aider chaque jour nos DE dans leurs recherches et leurs projets en se « nourrissant » des « datas » qu’elle peut récolter et leur faire des propositions pertinentes. Pour notre bien ? Pour le bien du DE ? Rien n’est moins sûr, car l’humain dans sa diversité est si complexe que seule l’écoute attentive par un cerveau entraîné peut diagnostiquer les causes et mettre en place les remèdes nécessaires à chacun dans ses difficultés avec la vie professionnelle. Un exemple que ne pourraient pas régler les algorithmes ? Bob et ses algorithmes ne pourront jamais respirer l’haleine chargée du DE alcoolique, l’odeur de la misère et de la précarité, le désespoir du DE malade, cassé, déprimé… Comment Bob va-t-il aider Irena, seule, deux enfants à charge, roumaine d’origine et travaillant depuis plus de huit ans comme femme de chambre dans un hôtel, pour moins de 600 euros par mois, sans aucune reconnaissance, sans cesse houspillée et qui n’en peut plus. Bob n’est pas humain, il ne comprend pas la détresse…

      #dématérialisation #algorithmes #data #moins_de_600_euros_par_mois

  • http://www.recrut.com/article/L_outplacement_pour_les_cadres_dirigeants_1789
    Les coachs en transition de carrière ont de multiples atouts pour accompagner les cadres dirigeants en outplacement :
    – Ils connaissent le marché du travail national et régional
    – Ils ont, la plupart du temps, une expérience en entreprise
    – Ils ont l’habitude de travailler avec des cadres dirigeants
    – Ils pratiquent la pluridisciplinarité
    – Ils ne se laisseront pas intimider par la prestance du « grand manager » qui sait tout !
    #outplacement #cadres #dirigeants #coaching

  • « On assiste aujourd’hui à un retour en force de l’injonction à être de bons parents » (20minutes.fr)
    http://www.20minutes.fr/societe/1551223-20150227-assiste-aujourdhui-retour-force-injonction-etre-bons-pare

    Certains parlent même de compétences parentales, de métier de parent, de travail parental. Ce terme permet aussi d’évoquer le parent de manière neutre, ce qui montre que cette injonction d’être un bon éducateur s’adresse aussi bien aux pères qu’aux mères.
    […]
    On assiste aujourd’hui à un retour en force de l’injonction à être de bons parents. La société se défausse sur les parents de certains maux qu’elle n’arrive pas à résoudre. Face à la montée de la délinquance, on les a accusés de ne pas remplir leur rôle d’éducateur. Et, peu à peu, on a suggéré qu’il fallait encadrer leurs pratiques éducatives. L’Etat a institutionnalisé les choses en instaurant un soutien à la parentalité, qui passe essentiellement par l’aide des Caisses d’allocations familiales […].

    [Les parents] sont surtout plus inquiets. La plupart d’entre eux ont des vies quotidiennes complexes et ont du mal à trouver un équilibre entre leur vie professionnelle et personnelle. Du coup, nombre d’entre eux culpabilisent de ne pas avoir assez de temps pour s’occuper de leurs enfants. Et avec la crise, l’obsession scolaire est à son comble. Les perspectives d’insertion professionnelle de leurs enfants n’étant pas florissantes, ils ont développé une psychose de l’échec. D’où leur besoin d’être soutenus dans leur rôle de parents.

    […]

    Les coachs, la littérature éducative et les médias répondent à cette demande et sont de formidables vecteurs de normativité. Ils prescrivent souvent des solutions toutes faites.

    #éducation #famille #parentalité #compétences_parentales #relations_parents_enfants #coaching #culpabilité #CAF

  • Partage tes valeurs, coaching à l’éduc.nat (aggiornamento hist-geo)
    http://aggiornamento.hypotheses.org/2226

    En d’autres termes, à l’école comme ailleurs, les acteurs évoluent souvent dans l’ignorance des dispositifs insidieux à l’œuvre, et, de circulaires en réunions, s’acclimatent progressivement de normes éminemment contestables mais qui, à leurs yeux, ne posent pas (ou plus ?) problème. Les porosités entre les méthodes du privé et les règles du service public deviennent alors possibles. Il semble nécessaire de pointer ces diffusions horizontales, qui, subrepticement, permettent de dangereuses tentatives d’imprégnations. Et, ici, lorsqu’une mère d’élève[4] propose un « coaching systémique » sur les « valeurs en partage » à destination de fonctionnaires enseignant pour la plupart depuis des lustres, le chef d’établissement – loin de pointer le côté incongru ou déplacé – trouve cela pertinent et stimulant. A mon sens, ce cheminement hors des circuits hiérarchiques verticaux est plutôt inquiétant.

    #éducation #lycée #enseignants #coaching #management #infantilisation #détournement_de_consigne

  • Le juteux marché du #coaching
    http://www.charlatans.info/coaching.php

    C’est donc dans la plus prestigieuse école de commerce française que prospèrent ces formations au coaching ayant vu passer des centaines de participants. Disons-le clairement, plusieurs coachs certifiés par HEC, qui se présentent eux-mêmes comme des voyants ou des cartomanciens, sévissent aujourd’hui dans les plus grandes entreprises et au plus haut niveau dans les administrations. Il serait urgent qu’un assainissement du marché du coaching soit mené, car les budgets formations contribuent à financer ces étranges enseignements.

    Inutile de préciser que les coachs se lançant seuls dans la profession, tout comme ceux passés par d’obscurs organismes de formation, moins luxueux et visibles qu’HEC, n’offrent pas davantage de garanties. Non seulement les connaissances et les apports des coachs sont souvent fumeux, mais nombre d’entre eux versent dans l’ésotérisme. Et là, les dangers sont réels. Recourir à des coachs, c’est se retrouver confronté à quelqu’un qui a plus de chances qu’un autre d’être très sensible au message des gourous et des sectes. La présence du coach au plus près du dirigeant, et parfois de la femme du dirigeant (car on coache les « premières dames »), la pratique de stages en résidentiel (où les managers sont regroupés pour plusieurs jours) sont autant d’occasions propices au prosélytisme et à la manipulation.

    Les #sectes les plus diverses ont envahit le marché de la formation, du développement personnel et du coaching10. L’Eglise de Scientologie aurait en France une cinquantaine de sociétés, dont une majorité est positionnée dans le conseil, la formation, le recrutement, le coaching, l’informatique.

    Les coachs représentent un cout non négligeable pour les entreprises et les administrations, et leurs interventions font courir un risque à ceux qui les sollicitent. Les sectes ont trouvé dans le marché du coaching un excellent cheval de Troie pour infiltrer le monde du #travail. Les pouvoirs publics et la Société française de coaching elle-même ont tenu à alerter sur ces risques sectaires en février 2012. La MIVILUDES (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) attire l’attention sur « un domaine de la vie professionnelle plus particulièrement ciblé par les organisations à caractère sectaire : c’est celui de la gestion des ressources humaines qui comprend le management des personnes et la formation professionnelle »

    • Ha, ce n’est pas comme si le marché de la formation continue n’était pas, comme celui des agendas21 et autres merdouilles normatives, un paradis à rétro-commissions et financements politiques occultes.

      Soyons clairs : si la formation continue fonctionnait correctement en France, ce serait un secteur industriel organisé avec ses géants, ses petites boîtes agressives, bref, du bon capitalisme idéal comme dans les jolies histoires à France Inter. Mais non. Guess why.

    • Par contre en ce qui concerne le « coaching », dans la petite boite où je bosse (je suis un des dirigeants), ça nous a bien aidé à diriger collégialement l’entreprise sans trop se taper dessus. Depuis on a ouvert la démarche aux collaborateurs, sur la base du volontariat et en garantissant le secret des échanges. En terme de management c’est vraiment un plus. On est content de notre coach, elle a des valeurs proches de notres et ne semble pas illuminée ni contaminée par des pensées sectaires.

      Bon sinon en France, le mot « management » est un peu gros mot, et coaching fait aussi un peu vulgaire. Il y a une sorte de consensus pour rester crispé sur sur une vision aride des structures hiérarchiques, élitistes et aliénantes datant des ministères d’après-guerre, qui permet à l’activité syndicale de faire bonne figure. Cela permet aux salariés de vendre ses services à son employeur, en restant dans une logique de résistance, et non de collaboration avec le méchant employeur. Cela donne l’impression de refuser toute compromission avec le capitalisme. Mais le maintien de cette culture conflictuelle, quasiment folklorique fait sans doute plus de dégâts qu’elle n’en évite. Et voilà pourquoi ma préoccupation actuelle consiste à dégager la logique capitaliste de l’entreprise.. (c’est pas que pour ça d’ailleurs, mais au moins j’ai un argument qui correspond bien à l’intérêt de l’entreprise et non pas à mes seules orientations idéologiques personnelles :-)