• #codeberg bans hosting ‘mostly’ AI-generated code
    https://www.omgubuntu.co.uk/2026/07/codeberg-bans-ai-generated-code

    Codeberg, the nonprofit alternative to GitHub used to host FLOSS projects, will no longer host software that’s “mostly” AI-generated. A vote closed yesterday (22 July, 2026), passing 358 to 144 with 14 abstentions on roughly 50% turnout to stop hosting software that’s largely vibe-coded. A second motion, also passed, commits Codeberg to never training AI models on hosted code or user data. Not that it was ever likely to. A Terms of Use amendment now prohibits projects that “mostly consist of code written by” generative AI tools. In a blog post, Codeberg explains the economic need for a ban, explaining […] You’re reading Codeberg bans hosting ‘mostly’ AI-generated code, a blog post from OMG! Ubuntu. Do not reproduce elsewhere without permission.

    #News #AI/ML

  • Protecting our #FLOSS commons from LLMs — Codeberg News
    https://blog.codeberg.org/protecting-our-floss-commons-from-llms.html

    In Brief:

    – Two motions regarding “#artificial_intelligence” and Large Language Models (#LLMs) were voted on among Codeberg e. V. members and passed.
    – We are promising to not use any of your data to train #LLM and explain what the planned Terms of Use change mean for ’#vibe-coded' projects.
    – We believe that LLMs endanger the free/libre software #ecosystem as a whole.

    The #Codeberg e. V. annual assembly is the meeting that puts power into the hand of our active members. Proposals are discussed live, and later voted on asynchronously.

    Since Large Language Models (LLMs) are an emerging but controversial technology, it is not surprising that two of the votes were concerned with Codeberg’s position about this technology. The 14-day voting period ended yesterday and both proposals were accepted.

  • E.W.Dijkstra Archive: On the foolishness of “#natural_language #programming”. (EWD 667)
    https://www.cs.utexas.edu/~EWD/transcriptions/EWD06xx/EWD667.html

    Since the early days of #automatic #computing we have had people that have felt it as a shortcoming that programming required the care and accuracy that is characteristic for the use of any formal symbolism. They blamed the mechanical slave for its strict obedience with which it carried out its given instructions, even if a moment’s thought would have revealed that those instructions contained an obvious mistake. “But a moment is a long time, and thought is a painful process.” (A.E.Housman). They eagerly hoped and waited for more sensible machinery that would refuse to embark on such nonsensical activities as a trivial clerical error evoked at the time.

    #Machine #code, with its absence of almost any form of #redundancy, was soon identified as a needlessly risky interface between man and machine. Partly in response to this recognition so-called “high-level programming languages” were developed, and, as time went by, we learned to a certain extent how to enhance the protection against silly mistakes. It was a significant improvement that now many a silly mistake did result in an error message instead of in an erroneous answer. (And even this improvement wasn’t universally appreciated: some people found error messages they couldn’t ignore more annoying than wrong results, and, when judging the relative merits of programming languages, some still seem to equate “the ease of programming” with the ease of making undetected mistakes.) The (abstract) machine corresponding to a programming language remained, however, a faithful slave, i.e. the nonsensible automaton perfectly capable of carrying out nonsensical instructions. Programming remained the use of a formal symbolism and, as such, continued to require the care and accuracy required before.

  • LinguaCelta: The Community is the Achievement; the Achievement is the Community
    https://linguacelta.com/blog/2026/05/LLMs.html

    The Community is the Achievement; the Achievement is the Community
    18 May 2026

    An ethical love-letter to distributed technology communities.

    Talking to techies

    This essay is explicitly addressed to my fellow technologists: #software #developers, hobby #coders, digital #humanists, #computer #science theorists, and all the other members of this big family of people who do tech. That doesn’t mean that what I write here can’t be of interest to anyone else (I’ll be very flattered if it’s of interest to anybody, tbh!). But the argument I’ll make is based on the idea that you and I share a community.

    I want to talk about our community, and why it’s important. I want to suggest that using #LLMs to generate content to be included in technology projects, whether that’s code or text or images, or code reviews or proofreading, harms our shared community.

  • La #justice française valide la #saisie d’une #villa appartenant à des oligarques russes sur la Côte d’Azur, confortant sa stratégie #antiblanchiment

    La cour d’appel de Paris vient de confirmer que la complexité de montages dissimulant l’identité du propriétaire russe d’une villa à #Saint-Jean-Cap-Ferrat, dans les Alpes-Maritimes, justifiait la saisie du bien.

    La décision était très attendue des enquêteurs et magistrats financiers impliqués dans la traque des #biens_immobiliers russes financés ou détenus de manière douteuse en France. Selon les informations du Monde, confirmées de source judiciaire, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a reconnu en avril le bien-fondé de la saisie pénale en octobre 2022 d’une villa d’oligarque sur la Côte d’Azur, quelques mois après l’invasion russe en Ukraine.

    La justice s’interroge sur une opération de blanchiment impliquant l’ancien ministre russe de l’industrie (2004-2012) #Viktor_Khristenko. Avec son épouse, #Tatiana_Golikova, actuelle vice-présidente du gouvernement russe, ils sont tous deux « soupçonnés de disposer d’un important #patrimoine_occulte, notamment immobilier, en Espagne, au Portugal et en France », selon l’ordonnance de saisie de l’époque qui était contestée. Sollicités, ni l’un ni l’autre n’ont répondu au Monde.

    Ce portefeuille immobilier comprend notamment la #villa_Maïgrana, une propriété luxueuse avec piscine en bord de Méditerranée, sur la presqu’île de Saint-Jean-Cap-Ferrat (Alpes-Maritimes), qui a été la première saisie par la justice dans le contexte de la guerre en Ukraine. Sur la vingtaine d’autres procédures françaises ouvertes par le parquet de Paris après l’invasion russe, une petite dizaine de dossiers ont également conduit à des saisies d’avoirs russes sur le territoire national et en Europe, pour une valeur totale de près de 1 milliard d’euros.

    Hommes de paille et coquilles vides

    Toutes ces enquêtes, désormais entre les mains du nouveau #Parquet_national_anticriminalité_organisée, reposent sur la présomption de blanchiment. Cet instrument juridique du #code_pénal retourne contre ses auteurs la grande complexité de certains schémas d’acquisition et de détention de #biens_immobiliers et permet de présumer l’infraction de #blanchiment_d’argent, dès lors que le montage n’aurait aucun autre but que de dissimuler l’origine des fonds ou l’identité du propriétaire. Charge alors au mis en cause de prouver que l’argent n’est pas sale. Avec sa décision, la cour d’appel de Paris valide le raisonnement adopté.

    En la matière, la vente de la #villa_Maïgrana est un cas d’école. L’agence de renseignement financier Tracfin alerte la justice au cours de l’été 2022 sur une transaction suspecte réalisée début mars, juste après l’invasion russe en Ukraine. La propriété est vendue pour 23 millions d’euros par la société suisse qui la détient, #Corram SA, chapeautée par une structure offshore au Panama.

    Mais la banque de Corram SA, au Liechtenstein, refuse de recevoir le virement. L’argent reste donc entre les mains du notaire malgré d’autres tentatives de paiement vers l’Espagne, les Emirats arabes unis et le Monténégro. La frilosité des banques semble s’expliquer par le contexte de la guerre en Ukraine qui vient d’éclater et le profil du propriétaire de la société et du vendeur. En remontant le fil de l’actionnariat de Corram SA, qui n’a cessé de changer, les enquêteurs sont d’abord tombés sur une société offshore au Panama dont les actionnaires sont des hommes de paille et ont pu mettre au jour des flux financiers suspects impliquant des structures basées à Chypre et dans les îles Vierges britanniques.

    17,2 millions d’euros également saisis

    En France, le bénéficiaire ultime de la villa déclaré auprès de l’administration fiscale est officiellement un Russe, Sergey P., mais « plusieurs éléments permettent de douter de la réalité de cette qualité », estime la justice qui rappelle qu’il a été « employé dans une entreprise détenue par [le magnat russe] #Vadim_Shvetsov, gendre de [l’ex-ministre] Viktor Khristenko ». Ce dernier serait le véritable propriétaire de la société suisse, et donc de la villa. Des sociétés auxquelles il a été lié directement ou par le biais de son entourage apparaissent comme financièrement associées à Corram SA, qui a notamment reçu 4,7 millions d’euros sous la forme de prêts, jamais remboursés.

    Les enquêteurs ont également découvert avec surprise que derrière l’entrelacs d’entités russes et chypriotes, la société acheteuse de la maison, la SCI française #Summer_Estate, « était détenue, in fine, par Viktor Khristenko, puis par #Vladimir_Khristenko, son fils ». Viktor Khristenko et son entourage se retrouvent donc à la fois derrière l’achat et la vente de la villa, dans une « opération de transfert de propriété qui présentait un caractère circulaire ».

    L’objectif aurait pu être de faire disparaître la sulfureuse société suisse et la structure actionnaire au Panama. C’est pour cette raison que la justice a également saisi, outre la villa, une partie – 17,2 millions d’euros – de la somme totale versée par Summer Estate et qui devait revenir à Corram SA.

    « En faisant intervenir des sociétés-écrans et des comptes offshore liés à Viktor Khristenko », tous ces « montages sophistiqués (…) paraissent ne pas avoir de justification », retient la cour, si ce n’est de « dissimuler à l’administration fiscale l’origine des fonds ayant financé l’acquisition initiale de la villa Maïgrana ainsi que le bénéficiaire économique de la vente ».

    « Mécanisme illégal »

    Contactée, Jacqueline Laffont-Haïk, avocate de Summer Estate, note que « les investigations dureraient depuis quatre ans environ, sans que la défense ait pu avoir accès au dossier (…) et reposent entièrement, non pas sur les preuves d’une infraction, mais sur un mécanisme de présomption. Ce mécanisme apparaît, en l’espèce, illégal et inconstitutionnel ».

    Les avocats Sofia Bougrine et Mathias Chichportich répondent, eux, que Corram SA « a transmis à la justice l’ensemble des éléments qui attestent que cette vente a respecté toutes les règles civiles et fiscales applicables ».

    Les deux sociétés ont formé un pourvoi. La Cour de cassation aura l’occasion d’étoffer sa jurisprudence qui, jusqu’ici, a largement conforté l’application de la présomption de blanchiment. Elle a même refusé, à plusieurs reprises, de transmettre des questions prioritaires de constitutionnalité, estimant que l’article du code pénal critiqué ne portait atteinte ni aux droits de la défense ni au droit à un recours effectif.

    La cour d’appel de Paris devra se prononcer sur les autres saisies. Avant, peut-être un jour, la tenue de procès et la confiscation définitive des biens.

    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2026/05/28/la-justice-conforte-sa-strategie-antiblanchiment-en-validant-la-saisie-d-une
    #blanchiment_d'argent #confiscation #confiscation_de_biens

    via @reka

  • Kein Gesetz, aber Kameras : Großbritannien überwacht Proteste per Gesichtsscan
    https://www.telepolis.de/article/Kein-Gesetz-aber-Kameras-Grossbritannien-ueberwacht-Proteste-per-Gesichtss

    Polizei und eine Menschenmenge mit Fahnen bei einer Demonstration, Symbolbild, Bild : Sean Aidan Calderbank / Shutterstock.com

    Sous la common law tout est possible pour l’exécutif ce qui n’est pas interdit et semble plausible aux chefs d’administration. Au Royaume Uni on pratique alors la surveillance biométrique sans bornes. La Grande Bretagne s’en sert pour défendre le pouvoir de la classe capitaliste sur le prolétariat et les autres classes soumises par le régime capitaliste libéral.

    Dans les parties de l’Europe capitaliste où chaque acte et décision administrative a besoin d’une autorisation expresse dans la loi (régimes du code civil et d’ume manière plus conséquente de la BGB allemande) il n’y a donc plus que la « pauvreté » de l’état et quelques lois éphémères qui nous protègent contre l’introduction d’une dictature de surveillance ouverte par les sbires de la classe au pouvoir. La lutte pour notre liberté continue.

    26.5.2026 von Bernd Müller - Die Met Police scannt Gesichter bei einer Großdemo – ohne Gesetz, ohne Parlamentsvotum. Eine Premiere mit Signalwirkung für ganz Europa.

    Wer an diesem Samstag im Londoner Stadtteil Camden unterwegs ist, wird von der Polizei biometrisch erfasst. Nicht weil er verdächtig wäre, sondern weil er sich in der Nähe einer politischen Demonstration aufhält.

    Die Metropolitan Police setzt dort erstmals Live-Gesichtserkennung (Live Facial Recognition, LFR) im Rahmen einer Demonstration ein – ein Novum in der britischen Polizeigeschichte.

    Anlass ist die „Unite the Kingdom“-Kundgebung, organisiert vom rechten Aktivisten Stephen Yaxley-Lennon, laut AP News besser bekannt als Tommy Robinson. Die Polizei erwartet rund 50.000 Teilnehmer.

    chzeitig demonstrieren am selben Tag geschätzt 30.000 Menschen beim jährlichen Nakba-Gedenkmarsch. LFR-Kameras sucht man dort vergeblich.

    Die Met begründet den selektiven Einsatz mit Geheimdiensterkenntnissen, wonach von Teilen der „Unite the Kingdom“-Teilnehmer eine Gefahr für die öffentliche Sicherheit ausgehe.

    Wie Deputy Assistant Commissioner James Harman in einem Briefing erklärte, werde man die „durchsetzungsstärkste mögliche Nutzung unserer Befugnisse“ anwenden. Neben den biometrischen Kameras sind 4.000 Polizisten, Drohnen, gepanzerte Fahrzeuge, Helikopter und Hundestaffeln im Einsatz – Kosten: rund 4,5 Millionen Pfund. Laut ersten Berichten vom Einsatztag gab es bis zum Nachmittag mindestens 11 Festnahmen (Sky News Live-Blog)..

    Reform-UK-Chef Nigel Farage sprach von einer „Schande“: Es werde mit zweierlei Maß gemessen, wenn patriotische Briten anders behandelt würden als der pro-palästinensische Marsch.
    Von der Einkaufsstraße zur Demonstration

    Der Einsatz bei einer Demonstration fällt nicht vom Himmel. Zwei Tage zuvor hatte die Met die Ergebnisse eines sechsmonatigen Pilotprojekts in Croydon veröffentlicht, das die Richtung vorzeichnet.

    Dort montierte die Polizei erstmals LFR-Kameras an Laternenmasten statt in auffälligen Einsatzwagen. Die statischen, ferngesteuerten Kameras überwachten von Oktober 2025 bis März 2026 die Haupteinkaufsstraße.

    Über 470.000 Gesichter wurden gescannt, 173 Personen festgenommen – rechnerisch eine Festnahme alle 35 Minuten laut Met-Statistik. Die Polizei meldete einen Kriminalitätsrückgang von 10,5 Prozent, bei Gewalt gegen Frauen und Mädchen sogar 21 Prozent.

    Lindsey Chiswick, die nationale LFR-Verantwortliche der Met, nannte die Technologie ein „äußerst wirkungsvolles Instrument, wenn es sorgfältig, offen und an den richtigen Orten eingesetzt wird“.

    Was sie nicht erwähnte: 99,96 Prozent der biometrisch erfassten Passanten hatten mit keiner Straftat etwas zu tun. Pro Festnahme wurden die Gesichter von rund 2.717 unbeteiligten Personen gescannt und mit Fahndungslisten abgeglichen.
    Kein Gesetz, keine Debatte – aber Kameras an Laternenmasten

    Der Wechsel von mobilen Einsatzwagen zu fest installierter Infrastruktur verschiebt das Machtgefälle erheblich.

    Ein Polizeifahrzeug ist sichtbar, temporär und erfordert Personal vor Ort. Kameras an Laternenmasten fügen sich in das Stadtbild ein und lassen sich per Fernzugriff aktivieren, wann immer Beamte es für nötig halten.

    Das britische Parlament hat nie über den Einsatz von Live-Gesichtserkennung abgestimmt. Kein Gesetz regelt deren Nutzung explizit. Die Polizei stützt sich auf allgemeines Polizeirecht, eigene Abwägungen zu Menschenrechten und selbst verfasste Richtlinien.

    Im April 2026 scheiterten Bürgerrechtler vor dem High Court mit einer Klage gegen die Met-Praxis. Met-Commissioner Sir Mark Rowley feierte das Urteil als „bedeutenden Sieg für die öffentliche Sicherheit“.

    Die britische Datenschutzaufsicht ICO warnt derweil vor „rechtlichen Risiken“, wenn LFR bei Protesten eingesetzt wird.

    In einer Stellungnahme vom April 2025 hatte die Behörde betont, dass der Einsatz „notwendig und verhältnismäßig“ sein müsse und besonders in sensiblen Kontexten strenge Datenschutz-Folgenabschätzungen erfordere.
    Abschreckung als Kollateralschaden

    Bürgerrechtsorganisationen wie Big Brother Watch sehen in der Kombination aus massivem Polizeiaufgebot, LFR, Drohnen und erweiterten Befugnissen nach dem Public Order Act eine Militarisierung der Protestpolizei.

    Ihr Kernargument: Wer weiß, dass sein Gesicht bei einer Demonstration erfasst und mit Polizeidatenbanken abgeglichen wird, überlegt sich zweimal, ob er hingeht. Dieser sogenannte Chilling Effect trifft Minderheiten besonders hart – Communities, die ohnehin überproportional häufig Polizeikontakten ausgesetzt sind.

    Für deutsche Beobachter ist der Fall aufschlussreich. Hierzulande beschränkten sich Versuche mit automatisierter Gesichtserkennung bislang auf eng gefasste Pilotprojekte wie den Test am Berliner Bahnhof Südkreuz 2017/2018 – mit freiwilligen Teilnehmern und ohne Einsatz bei Versammlungen. DSGVO und Versammlungsrecht setzen hohe Hürden.

    Doch Londons Weg vom Pilotversuch auf der Einkaufsstraße über permanente Laternenmasten-Kameras bis zur biometrischen Erfassung von Demonstranten zeigt, wie schnell sich Grenzen verschieben, wenn gesetzliche Leitplanken fehlen.

    Premierminister Keir Starmer besuchte am Freitag die Einsatzzentrale der Met und erklärte: „Wir kämpfen um die Seele dieses Landes.“ Die Frage ist, ob die biometrische Totalerfassung politischer Teilnahme zu dieser Seele dazugehört.

    #Europe #surveillance biométrique #capitalisme #lutte_des_classes #common_law #code_.napoléon #code_civil #BGB #Bürgerliches_Gesetzbuch

  • Ubuntu confirms the 26.10 #codename, and it sounds strange…
    https://www.omgubuntu.co.uk/2026/04/ubuntu-26-10-codename-confirmed

    Ubuntu has announced the codename for #Ubuntu_26.10 is… “Stonking Stingray”. As codenames go it’s certainly unique. The distro gives each release a codename has an alliterative pairing of adjective and animal, the latter of which becomes the release mascot. The tradition dates back to the first Ubuntu release in 2004 (dubbed ‘Warty Warthog’). Ubuntu 26.04 LTS was ‘Resolute Raccoon’, making ‘s’ the next letter alphabetically, and ‘Stonking Stingray’ was the distro’s standout choice. But what does it mean? Stonking is a strange choice as (to my knowledge) it’s mainly used here in the UK as an informal term for […] You’re reading Ubuntu confirms the 26.10 codename, and it sounds strange…, a blog post from OMG! Ubuntu. Do not reproduce elsewhere without permission.

    #News

  • AI Code is Hollowing Out #Open_Source, and Maintainers are Looking the Other Way
    https://www.quippd.com/writing/2026/04/08/ai-code-is-hollowing-out-open-source-and-maintainers-are-looking-the-other-w

    TL;DR: The advent of #AI based, #LLM coding applications like #Anthropic’s #Claude and #ChatGPT have prompted maintainers to experiment with integrating LLM #contributions into open source #codebases.

    This is a fast path to open source irrelevancy, since the US #copyright office has deemed LLM outputs to be #uncopyrightable. This means that as more uncopyrightable LLM outputs are integrated into nominally open source codebases, value leaks out of the project, since the open source #licences are not operative on #public_domain code.

    That means that the public domain, AI generated code can be reused without attribution, and in the case of #copyleft licences - can even be used in closed source projects.

    Longue discussion sur la façon dont l’IA est utilisée pour contourner les licences libres.

  • Benoît Hartenstein : le notaire lorrain qui veut sauver les arbres
    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/carnets-de-campagne/carnets-de-campagne-du-jeudi-26-mars-2026-2744995

    INTERVENANT 01 :

    Vous appartenez, vous en avez parlé, à un groupe de travail qui réfléchit aux façons d’améliorer la loi pour mieux protéger les arbres, un groupe de travail qui compte des juristes, des avocats, des élus, des chercheurs, spécialistes de l’arbre, des associations de défense de l’environnement aussi, pourquoi les arbres vous semblent-ils maltraités par la loi, maître ?

    03:46
    INTERVENANT 02 :

    Alors ils sont maltraités et déconsidérés parce qu’en fait en France encore aujourd’hui, les arbres ce sont de simples objets juridiquement, voyez-vous et moi et nos auditeurs, ce sont des humains, des sujets de droit, mais tout le reste est un objet de droit qui est vu uniquement sous l’angle du droit de propriété, donc alors que c’est un être vivant, on le déconsidère complètement, il est globalement tributaire du propriétaire du terrain, il y a quelques rares lois encore largement imparfaites pour le protéger, donc en fait
    notre droit n’est pas du tout à la hauteur de la réalité biologique, il est dépassé, poussiéreux, et à ce niveau-là, il a vraiment besoin d’être mis à jour.

    ...

    Les enjeux de sécurité, bien sûr, et le droit de propriété, donc c’est un exercice très difficile auquel on s’est confronté à une quarantaine de personnes, et on est un groupe pluridisciplinaire, ce qui fait notre richesse, il y a beaucoup de scientifiques qui connaissent les arbres, nous juristes, on peut, au niveau du droit, montrer les carences et faire des propositions, donc voilà, c’est vraiment un sujet d’intérêt général qui transcende les partis, et comme on dit, le parti des arbres* (*et non « le parti des armes » !!! ) n’est pas un parti, donc on a bon espoir pour que cette proposition soit entendue, on est même en contact avec des sénateurs, des députés, donc on est optimistes.

    ...

    Et pour vous dire, comme les notaires ont un rôle important et le prennent, au Congrès des notaires de France, le 120e à Bordeaux, j’y étais, on a adopté un vœu, notamment, que dans le code civil, que les arbres sont reconnus comme des êtres vivants, et ça, ça peut enclencher beaucoup de mouvements de réflexion pour justement aller vers une reconnaissance et une préservation des <strike>armes</strike> arbres en ville, principalement, parce que nous, on a touché au droit, mais pas le droit forestier, vous voyez, on a vraiment synthétisé pour la préservation de nos arbres de compagnie, comme on dit, autour de nous.

    #radio #arbres #protection_juridique #code_civil #forêt #sanctuariser #cimetière_forestier #inhumation

  • Scandale #GitHub #Copilot : #Microsoft injecte de la #pub dans votre #code
    https://goodtech.info/github-copilot-publicite-pull-requests-scandale-adware

    C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase du côté des développeurs sur Github ce mardi matin. Zach Manson, un ingénieur logiciel, vient de lever le lièvre sur une pratique pour le moins douteuse : GitHub Copilot, l’outil phare de Microsoft, s’est permis de modifier le descriptif d’une #Pull_Request (#PR) pour y injecter de la #publicité non sollicitée.

    Microsoft Copilot is now injecting ads into pull requests on GitHub - Neowin
    https://www.neowin.net/news/microsoft-copilot-is-now-injecting-ads-into-pull-requests-on-github-gitlab

    Over 1.5 million GitHub pull requests have had ads injected into them by Microsoft Copilot’s #coding_agent.

    Nous vivons dans une #dystopie de série B.

  • Claude is limiting usage more aggressively during peak hours — here’s what changed
    https://www.techradar.com/ai-platforms-assistants/claude/claude-is-limiting-usage-more-aggressively-during-peak-hours-heres-what-c

    It’s all about managing peak times

    #Claude now burns through your 5-hour usage limits faster during weekday peak hours (5am–11am PT )
    – The change wasn’t formally announced — it surfaced via an #engineer’s post on X
    – Your weekly limits haven’t changed, but when you use Claude matters more now than ever

    #IA #AI #code

    Un signal faible de plus :
    https://seenthis.net/messages/1165001

  • #Adults Lose #Skills to #AI. #Children Never Build Them.
    https://www.psychologytoday.com/us/blog/the-algorithmic-mind/202603/adults-lose-skills-to-ai-children-never-build-them

    #AI-driven #cognitive #atrophy is recoverable. Cognitive #foreclosure may not be.

    Posted March 22, 2026 | Reviewed by Devon Frye

    Key points

    – Adults who #offload #thinking to AI lose capacity they built. Children may never build it at all.
    – When #students #process #information through the same model, the result may be similar minds.
    – Auditing AI output requires expertise the #child is still supposed to be developing.
    – In a study, #developers who delegated #coding to AI produced working #code but failed #conceptual #understanding.

  • I’m concerned about LLM code in curl and would like to suggest a code ban (please note this doesn’t concern LLM-based code reviews) · curl/curl · Discussion #20972 · GitHub
    https://github.com/curl/curl/discussions/20972

    I’m concerned about #generative #AI #LLM #code in #curl, including AI auto completion use in editors, and I’m wondering whether the project should adopt a policy to ban it. Please note this doesn’t involve “passive” uses of generative AI where no output of the AI is committed into the code base and potentially “tainting” the code base, e.g. having the AI comment on potential issues with a commit using natural language.

    Avec une réponse de badger/Daniel.

    • Curl ont été les premiers à se rendre compte de la misère que peut apporter les détections de faille de sécurité dans leur code.

      Comme ils sont présents sur des plateformes de détection de faille contre rémunération, ça attire de nombreux opportunistes, qui utilisent totalement l’IA. Et ca a donné naissance à de fausses detection, carrément hilarantes.

      Action A = totalement de la merde
      Action B = utiliser curl
      Conclusion = curl fait de la merde.

      Tellement risible.

  • Zen of AI Coding - Nonstructured
    https://nonstructured.com/zen-of-ai-coding

    - Software development is dead
    – Code is cheap
    – Refactoring easy
    – So is repaying technical debt
    – All bugs are shallow
    – Create tight feedback loops
    – Any stack is your stack
    – Agents are not just for coding
    – The context bottleneck is in your head
    – Build for a changing world
    – When considering Buy vs. Build, the answer, more often, is build
    – Fast rubbish is still rubbish
    – Software is a liability, a product is an asset
    – Moats are more expensive
    – Build for agents
    – Anticipate modes of failure

    Alors, tu vois, maintenant, tu arrêtes tout, et tu laisses faire les machines.

  • The end of the science as we know it
    https://www.youtube.com/watch?v=PctlBxRh0p4

    Cool Worlds Podcast

    Conversations between Professor David Kipping and guests, spanning astronomy, technology, science and engineering. This is the official podcast of the Cool Worlds Lab at Columbia University and their popular YouTube channel ”Cool Worlds”. Podcast episodes are filmed and can be found online through our YouTube channels.
    Links

    Cool Worlds Website
    https://www.coolworldslab.com

    #intelligence_artificielle #science #IA #astrophysique #publication #communication #coding #refactoring #code_informatique #recherche

  • Mohammed Harbi, historien iconoclaste du nationalisme algérien, est mort à l’âge de 92 ans

    L’auteur d’« Aux origines du Front de libération nationale » et du « FLN : mirage et réalité » est mort le 1er janvier, à Paris, à l’âge de 92 ans. Il aura puisé, dans son expérience de cadre du mouvement indépendantiste, la matière d’une œuvre novatrice mettant à mal les mythes de l’histoire officielle.


    Mohammed Harbi, à Paris, le 3 décembre 2019. RICHARD DUMAS POUR « LE MONDE »

    Il était un monument de l’historiographie du nationalisme algérien, dont il a exploré les ressorts et les arcanes, ébréchant au passage bien des mythes dont se nourrissait la vulgate officielle ou militante. Mohammed Harbi est mort jeudi 1er janvier, à Paris, où il vivait en exil depuis un demi-siècle. Il était âgé de 92 ans. Ce dandy austère, rires de gamin et œil facétieux, toujours prêt à gratifier de son exquise courtoisie le visiteur, en son modeste appartement de Belleville, aura eu bien des vies.

    Laquelle retenir ? Celle du nationaliste, cadre du Front de libération nationale (#FLN), qui œuvra en qualité d’expert dans les coulisses des premières négociations d’Evian, en mai 1961 ? Celle de l’opposant aux nouveaux maîtres de l’indépendance, fidèle à ses convictions socialistes, emprisonné dès 1965 et contraint de quitter son pays à l’âge de 40 ans ? Ou celle de l’#historien en exil, de l’homme d’archives, spécialiste du FLN et de la guerre d’Algérie, qui, dans la seconde moitié des années 1970, bouleversa les grilles de lecture convenues, en forgeant le concept de « populisme révolutionnaire » (Aux origines du Front de libération nationale, Christian Bourgois, 1975), avant de débusquer, derrière la façade du parti-Etat FLN, la captation du pouvoir par une « armée-Etat » (Le FLN : mirage et réalité. Des origines à la prise du pouvoir 1945-1962, Jeune Afrique, 1980, rééd. Syllepse) ?

    Il aura bien fallu ces trois vies pour féconder une œuvre unique, nourrie tout à la fois de convictions intactes et d’une connaissance intime de la machinerie du FLN et de ses racines sociales. « Harbi aura été un pionnier dans la déconstruction de l’idéologie officielle véhiculée en Algérie », salue son confrère Benjamin Stora, qui trouva dans l’historien exilé un inspirateur pour ses propres recherches. En ce mitan des années 1970, il n’était pas encore pleinement évident de bousculer les récits paresseux, à Alger comme à Paris, en pointant le rôle de la religion et du conservatisme rural dans la mobilisation du FLN au cœur de la guerre, comme la dérive prétorienne qui se révéla au grand jour après l’indépendance. On doit à Harbi cette formule sarcastique : « Normalement, chaque pays possède son armée. Eh bien, en Algérie, c’est l’inverse : c’est l’armée qui dispose du pays ! »

    De militant à prisonnier

    Né le 16 juin 1933, à El-Harrouch, à mi-chemin entre Constantine et Philippeville (future Skikda), Mohammed Harbi est issu d’une famille de notables : propriétaires terriens du côté paternel et clercs religieux du côté maternel. Au lycée, l’adolescent – qui perdit deux membres de sa famille lors de la sanglante répression de mai 1945, à Guelma et Sétif – s’éveille aux idées nationalistes – mais aussi au marxisme –, par l’entremise de son professeur d’histoire, Pierre Souyri, intellectuel trotskiste lié au groupe Socialisme ou Barbarie. Mais ce n’est qu’à Paris, après sa terminale au collège Saint-Barbe et une inscription à la Sorbonne, en 1953, que le jeune homme se lance vraiment dans le militantisme. Le syndicalisme étudiant l’aspirera progressivement dans la galaxie du FLN après l’éclatement de la guerre d’indépendance, le 1er novembre 1954.

    Cadre de la fédération de France du FLN, où il s’occupe de la presse et la communication, il est envoyé, en 1958, en Allemagne pour coordonner les réseaux européens de soutien – en armes et en argent – où ses amis trotskistes prennent toute leur place, notamment le groupe de Michel Raptis (alias Pablo). Il décide pourtant de prendre ses distances, à l’été 1958, après avoir appris que la mort au « champ d’honneur », six mois plus tôt, d’Abane Ramdane, avocat de la primauté du politique sur le militaire dans le combat nationaliste, était en fait un assassinat perpétré au Maroc par ses propres camarades.

    Il reprend alors ses études à Genève, mais la formation du gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) l’appelle à Tunis, où il intègre l’équipe de Krim Belkacem, ministre chargé de la défense, puis des affaires étrangères. De ce poste d’observation tunisois, Mohammed Harbi est le témoin, aux premières loges, des affrontements fratricides au sein du FLN. L’irrésistible ascension du clan des militaires, notamment les chefs de l’« armée extérieure », lui apparaît en pleine lumière. Au lendemain de l’indépendance de 1962, il n’en demeure pas moins dans le giron de la direction du nouvel Etat. Les orientations socialistes du président, Ahmed Ben Bella, le convainquent de rester à ses côtés comme conseiller.

    Mais l’Algérie, il le voit bien, n’est pas prête à la radicalité de cette autogestion idéalisée. « S’il y a un pays où l’on magnifie le peuple tout en le piétinant, c’est bien l’Algérie », résumait-il en 2002 pour Le Monde. « Conseiller » de Ben Bella, certes, mais pas apparatchik : il est l’un des rares à exprimer son opposition au « trucage » du congrès des syndicats de la fin 1962 et au #code_de_la_nationalité (définie par l’ascendance musulmane). Il est aussi l’un des seuls à dénoncer la pratique de la torture, dans un éditorial de Révolution africaine, revue du FLN qu’il dirige pendant quelques mois. Dès le congrès du FLN, en avril 1964, il a compris que « tout espoir de réformer le FLN était devenu vain » : la victoire de la « bureaucratie militaire » est en marche.

    Ses craintes se confirment avec le coup d’Etat, en juin 1965, de Houari Boumédiène, chef d’état-major de l’armée, qui renverse Ben Bella et emporte Harbi dans la disgrâce. Quand les agents des renseignements généraux viennent l’arrêter, le 9 août de la même année, dans un appartement d’Alger, au beau milieu d’une réunion clandestine de la toute nouvelle Organisation de la résistance populaire, il n’est pas surpris. Sait-il que sa première vie s’achève ? Il revoit la scène comme si c’était hier. « On avait commencé à manger un couscous d’orge », se rappelle-t-il, l’œil voilé de malice. Un souvenir aussi clair que celui de la cellule de un mètre sur deux, meublée d’un « matelas qui suintait l’eau », qu’il retrouve entre deux interrogatoires.

    Historien audacieux

    A partir de cet été-là, sa vie d’homme politique, de cadre de parti, est déjà derrière lui. Et un premier bilan sur les ratés de l’indépendance s’impose. « L’arbitraire en Algérie n’est ni le fruit d’une contagion étrangère, ni la conséquence d’une substitution des rôles entre gestionnaires d’hier et gestionnaires d’aujourd’hui. (…) Nos structures sociales continuent à véhiculer des comportements et des pratiques d’un autre âge, perpétués par des couches dirigeantes forgées dans la violence, exclusivistes, (…) hantées à tous les échelons de la hiérarchie par la peur des lendemains », écrit-il, en cellule, en décembre 1965. Le texte sert d’introduction au livre L’Arbitraire (Apic Ed. , 2006), de Bachir Hadj Ali, dirigeant communiste arrêté quelques mois plus tôt et longuement torturé par les policiers de Boumediène. Libéré en 1970, mais placé en résidence surveillée, Harbi quittera clandestinement l’Algérie en 1973 pour gagner la France.

    C’est durant ces années de plomb que le révolté fait sa mue, « passant de la militance à l’histoire », selon la formule de son ami Pierre Vidal-Naquet. _Aux origines du FLN, son premier livre, a été entièrement élaboré en prison. « Ce travail, c’était mon compagnon de cellule. Sans lui, je n’aurais pas tenu. » On mesure mal aujourd’hui le choc qu’a pu représenter la publication de cet ouvrage iconoclaste qui, au-delà de la fiction d’une Algérie laïque et socialiste, décrivait une société communautaire, patriarcale, profondément musulmane et éventuellement xénophobe, en somme « plébéienne », pour reprendre un concept qu’Harbi affectionnait. Personne n’avait alors osé briser le tabou sur l’histoire de la révolution algérienne. Quant au deuxième livre, _Le FLN : mirage et réalité, l’historien René Gallissot a écrit, dans La Quinzaine littéraire, qu’il « brûle les doigts » par son « audace de désacraliser l’idéologie nationaliste ».

    Bien plus tard, cette Algérie conservatrice ressurgira sur un mode paroxystique avec l’éruption fondamentaliste et les violences de la « décennie noire » des années 1990. Adversaire politique déclaré de l’islamisme, Harbi appelle néanmoins à le combattre par des voies démocratiques, tout en constatant, dès avril 1992, dans une interview à l’hebdomadaire Algérie-Actualité_, que l’ « annexion de la religion par l’Etat » fait son œuvre, ouvrant un boulevard aux revendications intégristes.

    Féru de concepts et citoyen engagé, Harbi était pourtant tout sauf un homme de marbre. Initié par son père aux raffinements du bien-vivre, il était aussi cet intellectuel agnostique, féministe et bon vivant, qui parlait avec chaleur des rues du Caire et de l’intelligentsia égyptienne, qui s’enthousiasmait au souvenir des internationalistes africains, comme Mario de Andrade ou Aquino de Bragança – « Ces gars-là, c’étaient des purs produits de la gauche portugaise ! Des poètes ! » – et était capable de réciter par cœur des passages d’_Aurélien, de Louis Aragon. La vie, clamait-il, « ne se réduit pas à sa dimension politique ».

    Mohammed Harbi en quelques dates

    16 juin 1933 Naissance à El-Harrouch (Algérie)

    Mai 1961 Participe aux négociations autour des accords d’Evian en tant qu’expert de la délégation du gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA)

    Août 1965 Emprisonné après le coup d’Etat de Houari Boumédiène contre Ahmed Ben Bella

    1973 Départ clandestin d’Algérie pour la France

    1975 Publication de son premier ouvrage Aux origines du Front de libération nationale (Christian Bourgois)

    1er janvier 2026 Mort à Paris

    https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2026/01/02/mohammed-harbi-historien-iconoclaste-du-nationalisme-algerien-est-mort-a-l-a

    #Mohammed_Harbi #nationalisme #militarisme

  • En #Afrique, des « #petites_mains » du numérique toujours aussi précaires à l’heure du boom de l’#IA

    Il y a quelques années, les « #travailleurs_du_clic » africains sortaient de l’ombre, révélant l’envers du décor des entreprises du numérique. Depuis, l’#IA_générative a explosé, rendant ces travailleurs d’autant plus indispensables et le secteur encore plus attractif. Mais la réalité de ce travail reste marquée par la #précarité.

    Ce n’était pas la panacée, mais Joyce (les personnes désignées par un prénom ont souhaité rester anonymes) se souvient presque avec nostalgie de ses débuts sur #Remotasks, en 2018. « Il suffisait de créer un compte pour commencer à gagner de l’argent immédiatement, sans aucune restriction ni processus de vérification. » Depuis son ordinateur, elle enchaîne alors les #microtâches d’#annotation de #données : vérifier des images, organiser des informations destinées à entraîner des systèmes d’intelligence artificielle. De quoi s’assurer un #revenu d’appoint pour la jeune Kényane fraîchement diplômée.

    Mais les choses se sont compliquées. En 2024, de nombreux travailleurs kényans, comme Joyce, ont vu leur accès à Remotasks soudainement coupé, explique-t-elle. La maison mère #Scale_AI évoque, elle, des fermetures de comptes pour non-respect de ses règles internes. Surtout, selon la jeune femme, le volume de travail n’a plus rien à voir. « Avant, nous pouvions gagner un revenu décent car le boulot était continu. Aujourd’hui, les tâches sont moins nombreuses, à court terme et peu durables », constate Joyce. Faute de missions, elle se forme à la transcription pour diversifier ses sources de revenus.

    Ces deux dernières années, Oluwaseun, au Nigeria, a travaillé pour plusieurs acteurs du secteur, parmi lesquels #Appen et #Mindrift. Elle participe à l’#entraînement des modèles d’IA, du #contrôle_qualité des réponses générées par les #LLM à l’annotation de données texte, image ou audio. Si la jeune femme ne se plaint pas de sa situation, elle concède que « la #rémunération n’est jamais assez élevée pour dépendre d’une seule plateforme. En Afrique, il faut plusieurs jobs », d’autant que « la concurrence s’est clairement intensifiée sur ces plateformes ».

    Doit-on y voir le signe d’un remplacement rapide de ces petites mains du numérique par des systèmes automatisés, alors qu’elles opèrent pour le compte d’entreprises comme #Meta, #OpenAI, #Microsoft ou #Google ? Le sociologue Antonio Casilli balaie immédiatement cette idée. Depuis bientôt dix ans, il dirige le groupe de recherche DIPLab (Digital Platform Labor), qui a enquêté sur les travailleurs du clic dans une trentaine de pays. Pour lui, l’idée d’un « remplacement » du travail humain par les machines est un « mensonge idéologique », utilisé pour faire accepter une dégradation des #conditions_de_travail.

    D’après les données collectées par son équipe, le volume de microtâches ne diminue pas : au contraire, « plus le marché de l’intelligence artificielle générative grandit, plus on a besoin de réentraîner les #modèles », donc plus il faut de #travail_humain. Le boom de l’IA ne signe donc en rien la fin de ces travailleurs de l’ombre... pas plus qu’il ne signifie une amélioration de leurs conditions de travail.

    « Une forme d’#esclavage_moderne joliment emballée »

    L’histoire du « #digital_labor africain » s’inscrit dans celle, plus globale, du « digital labor », concept désignant des formes de #travail_numérique largement invisibilisées et caractérisées par une forte précarité.

    Dès les années 2000, et surtout au cours des années 2010, des pays comme l’Égypte, le Kenya, le Nigeria ou l’Afrique du Sud deviennent des hubs de #sous-traitance pour les grandes compagnies du numérique. Ce modèle repose sur des tâches fragmentées, rémunérées à la pièce et distribuées via des plateformes de microtravail comme Remotasks, #Amazon_Mechanical_Turk ou #Clickworker, ainsi que par des entreprises sous-traitantes comme #Appen ou #Samasource. Bien que précaire, cette économie facile d’accès – une connexion internet suffit – attire des milliers de jeunes hautement diplômés dans des pays du Sud où le chômage est élevé.

    Mais ce modèle, loin d’être inédit, a déjà largement montré ses limites, parfois de façon retentissante. Au Kenya, à partir de 2023, des employés de la société #Sama (anciennement Samasource), prestataire notamment de Meta et d’OpenAI, ont intenté une action collective pour dénoncer des conditions de travail indignes, des #salaires faibles et irréguliers et l’insuffisance de soutien psychologique. Chargés de « nettoyer » #Facebook, certains avaient développé des #troubles_psychologiques après avoir été exposés quotidiennement à des contenus extrêmes. « Nous traitions des vidéos de corps mutilés, de suicides en direct, d’abus sur des enfants, de discours haineux », rapporte Sonia Kgomo, ancienne modératrice chez Sama.

    Embauchée en pleine pandémie de Covid-19, la Sud-Africaine avait cru avoir décroché une opportunité en or, « un job à l’étranger pour un grand nom de la tech ». « Mais une fois sur place, j’ai compris que ce n’était pas le rêve américain : c’était une forme d’esclavage moderne joliment emballée », explique celle qui a été licenciée en 2023 comme près de 200 autres, après avoir, selon elle, tenté de s’organiser collectivement avec ses collègues. L’entreprise parle elle de restructuration.

    Aujourd’hui, Sama indique avoir mis fin à la #modération_de_contenus pour Meta et s’est recentrée sur les #annotateurs de données, chargés d’entraîner des systèmes d’IA. Edward, qui travaille toujours sur le site de Nairobi, décrit un « travail très caché ». « On étiquette des images de rues, des vidéos, mais aussi des photos médicales avec des plaies ouvertes… Certaines tâches restent éprouvantes, explique-t-il. On nous répète que nous sommes payés au-dessus du marché, mais ce n’est pas un salaire qui permet de vivre : même en travaillant huit heures par jour, il faut avoir un deuxième boulot. »

    À la précarité des salaires s’ajoute celle des contrats. « Un ami a eu un contrat de cinq jours. D’autres signent pour un mois, juste le temps d’absorber le pic d’activité du #Black_Friday ou des #fêtes de fin d’année », poursuit Edward. Il décrit aussi une pression constante avec des tâches qui arrivent « en continu », et des objectifs de performances : « Si vous n’atteignez pas les objectifs fixés, vous n’avez pas les #primes et votre salaire est raboté. Il faut travailler comme un fou pour espérer toucher le montant annoncé. » Quant au #soutien_psychologique, il confirme qu’il y a davantage de « coachs bien-être », mais la méfiance semble de mise à l’égard de ces employés, plutôt vus comme « les oreilles de l’entreprise ». Contactée, la société Sama n’a pas répondu à nos questions.

    [Actualisation du 09/12/2025 : Sama conteste ce tableau. L’entreprise, qui affirme ne plus réaliser de travail lié à des contenus violents, met en avant un dispositif de soutien aux salariés comprenant une assurance santé incluant la prise en charge de la #santé_mentale, l’accès à des séances de conseil individuel 24 h/24, ainsi que des espaces de bien-être dans ses bureaux (espaces d’allaitement, salles de méditation et de prière).

    Sama souligne également que ses annotateurs de données sont employés à temps plein, avec des « #salaires_vitaux » (#living_wages) calculés selon une méthodologie internationale « en fonction des régions ». La société assure que, contrairement à certains concurrents recourant à des travailleurs de plateforme, son modèle repose sur des contrats de travail à temps plein avec un salaire de base garanti et des avantages sociaux. Enfin, selon l’entreprise, « plus de 90% » des employés atteignent leurs objectifs de #performance dans les horaires de travail, et, quoi qu’il en soit, tous bénéficient d’un salaire de base garanti.]

    Plus de tâches, plus de #concurrence

    Et malgré les scandales, le secteur séduit toujours plus. Si les chiffres précis manquent, certaines recherches ont avancé des estimations allant jusqu’à 160 millions de microtravailleurs numériques dans le monde. Ce qui est certain, selon Antonio Casilli, c’est que les effectifs augmentent à chaque nouvelle estimation. « Il y a plus de tâches, mais pas pour tout le monde et pas tout le temps », résume le chercheur, qui décrit un mécanisme structurel : les entreprises attirent volontairement plus de travailleurs que nécessaire afin de maintenir une forte concurrence pour chaque microtâche, ce qui tire les rémunérations vers le bas. Elles entretiennent ainsi une alternance de périodes creuses et de pics d’activité.

    Une enquête d’Africa Uncensored, réalisée dans le cadre d’un projet du Pulitzer Center, évoque des campagnes massives de recrutement trompeuses, avec les mêmes offres publiées des dizaines de fois, sans réelle assurance de travail derrière. Objectif : gonfler artificiellement le vivier de travailleurs pour montrer leur potentiel d’évolution et ainsi remporter des contrats avec les grosses entreprises de la tech. Une tactique connue sous le nom de « #labour_hedging ».

    « Au Kenya, il y a des cohortes de jeunes diplômés sans emploi. Les entreprises le savent très bien, observe Edward. Si vous ne voulez pas accepter les conditions, quelqu’un d’autre le fera. »

    Avec l’essor effréné de l’IA générative, un nouveau vocabulaire s’est imposé. Les annonces pour des postes d’« #AI_trainer », « #AI_evaluator » ou d’« #AI_tutor » se multiplient. Le signe d’une montée en gamme dans un marché particulièrement dynamique ? Pas vraiment, selon Antonio Casilli : « Même si certains projets sont plus complexes, pour les harmoniser et les faire réaliser à des masses de personnes, il faut les standardiser, les fragmenter. »

    Oluwaseun, qui se présente comme « AI trainer », s’est tournée vers Mindrift, qui lui semblait plus attractive au niveau des tarifs. Après un flux de tâches relativement régulier, la manne s’est pourtant soudain tarie. « J’ai été écartée du projet pour lequel j’avais initialement postulé, alors que la qualité de mon travail était bonne, témoigne la Nigériane. J’ai abordé ce sujet lors d’un appel avec eux, mais j’ai finalement été remerciée et, depuis, je n’ai été affectée à aucun nouveau projet. »

    Certaines pratiques la heurtent particulièrement : « Parfois, une seule tâche peut prendre sept à huit heures à accomplir, et vous n’êtes rémunéré que si le travail est accepté. Si la moindre petite erreur est détectée, la tâche entière peut être rejetée, ce qui signifie que vous ne recevez aucune #rémunération pour toutes ces heures de travail. » Sollicitée, Mindrift n’a pas répondu à nos questions.

    Comme d’autres personnes interrogées, elle souligne que les travailleurs africains sont souvent moins payés que leurs homologues en Europe ou en Amérique du Nord pour des tâches comparables. Des enquêtes récentes sur des #plateformes_d’annotation mettent effectivement en évidence des écarts de rémunération liés au pays de résidence, tandis que d’autres travaux, consacrés cette fois à des « #data_workers » basés aux États-Unis, montrent que la précarité ne s’arrête pas aux frontières du Sud global : une partie des travailleurs de l’IA dans les pays du Nord cumulent eux aussi bas salaires, contrats instables et protections sociales limitées.

    Les métiers créatifs pris dans l’orbite de l’IA

    Dans des segments plus « créatifs » du numérique, comme le #graphisme ou la #rédaction_de_contenu, la concurrence dopée par l’IA se fait également sentir. Au Togo, Smiley Graphic – c’est son nom professionnel – passe quelques heures par semaine sur la plateforme de microtâches #Upwork où il propose de petits services de graphiste : logos, retouches, déclinaisons graphiques facturées 5 ou 10 euros. Il n’en tire pas plus de 50 euros par mois, mais complète ainsi ses revenus issus d’un emploi stable et de missions freelance plus exigeantes.

    Chaque jour, il constate combien l’IA bouleverse le marché : « Les prix ont baissé. Des gens qui n’y connaissent rien se forment avec des vidéos YouTube et cassent les tarifs sur les plateformes. » Des prestations autrefois facturées l’équivalent de 7 000 à 10 000 francs CFA sont désormais proposées à 2 000 ou 3 000 francs CFA, avance-t-il. Une partie des demandes qu’il reçoit consiste d’ailleurs à reprendre des logos générés par l’IA mais pas forcément à la hauteur. « Je refuse, c’est plus propre et plus simple de repartir de zéro. » Pour tenter de se démarquer, il se forme depuis six mois au motion design, qu’il juge « moins concurrencé par l’IA » pour le moment.

    Un phénomène qui n’a rien d’étonnant, pour Antonio Casilli : « Comme les grands modèles de langage génératifs se nourrissent de productions créatives, eux aussi ont été aspirés dans l’orbite de l’intelligence artificielle et désormais travaillent pour elle. » Autrement dit, les #designers, #illustrateurs ou #rédacteurs ne sont plus seulement concurrencés par l’IA : leur travail alimente directement les modèles qui, ensuite, renforcent cette concurrence.

    Des travailleurs qui commencent à faire entendre leur voix

    « Les grandes entreprises technologiques ne peuvent pas construire l’avenir sur une main-d’œuvre jetable, souligne dans un communiqué Christy Hoffman, secrétaire générale d’UNI Global Union, qui a publié fin septembre une étude sur les travailleurs de l’ombre de l’IA. Il est temps de tenir les titans de la Silicon Valley responsables des conditions dans leurs chaînes d’approvisionnement en IA. Les travailleurs de l’approvisionnement en données doivent être libres de s’organiser et de négocier pour rendre ces systèmes plus sûrs et plus équitables pour tout le monde. »

    Après son licenciement, Sonia Kgomo a choisi de se consacrer à plein temps à l’organisation des salariés de la tech, au sein d’#African_Tech_Workers_Rising, un projet soutenu par le syndicat kényan Communications Workers Union of Kenya et par la fédération internationale Uni Global Union. « En 2021, quand je suis arrivée, les travailleurs des plateformes ne parlaient pas du tout. Il y avait énormément de peur. On signait des accords de confidentialité qu’on ne comprenait pas vraiment, présentés comme des menaces. Alors on intégrait le fait que c’était normal de se taire comme on travaillait pour un service de renseignement, se souvient-elle. Aujourd’hui, on commence à avoir des travailleurs qui peuvent parler, certains rejoignent des #syndicats, et quelques sous-traitants – pas tous – acceptent la présence syndicale. Donc on est encore loin du compte, mais il y a des avancées. »

    Face au défaut d’encadrement juridique, la #Data_Labelers_Association, basée à Nairobi, doit dévoiler prochainement un #code_de_conduite à destination des plateformes d’annotation de données pour améliorer les conditions de travail.

    Pour le sociologue Antonio Casilli, le modèle des #sweatshops_numériques, ces ateliers de misère où les ordinateurs ont juste remplacé les machines à coudre, a encore de beaux jours devant lui. « Ces entreprises sont constamment en train de chercher des pays dans lesquels elles peuvent continuer à exploiter les travailleurs et à les payer très peu cher. Quand la situation s’est compliquée pour certaines d’entre elles au Kenya, elles sont parties en Ouganda ou au Ghana, ou encore au Bangladesh. » Une analyse partagée par Sonia Kgomo, qui appelle à « un mouvement de travailleurs du numérique à l’échelle du continent ».

    En attendant, ces travailleurs de l’ombre continuent de s’adapter. Malgré ses mésaventures récentes, Oluwaseun suit des cours d’annotation de données dans le but d’obtenir un emploi stable et mieux rémunéré auprès d’un grand acteur du secteur, comme « #xAI, l’entreprise d’Elon Musk », glisse-t-elle.

    https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251206-en-afrique-des-petites-mains-du-num%C3%A9rique-toujours-aussi-pr%C3%A9c
    #AI #intelligence_artificielle #travail

  • Supprimer les feux rouges, et loi de Brandolini (ou pas) | Freakonometrics
    https://freakonometrics.hypotheses.org/85443

    La « loi de Brandolini », formulée en 2013 par le programmeur italien Alberto Brandolini, postule que

    « la quantité d’énergie nécessaire pour réfuter des âneries est d’un ordre de grandeur supérieur à celle nécessaire pour les produire »

    Moralité, habituellement, lorsque je croise des âneries sur internet, je me contente d’être consterné, sans aller beaucoup plus loin. Mais cette fois, je suis tombé sur cet article dans un quotidien français qui titrait “« Ce qui tue les automobilistes, c’est l’assistanat » : Louis Sarkozy veut supprimer « les feux rouges, les lignes blanches et les panneaux de signalisation »”. Comme manifestement, on tenait un champion, et comme la démonstration était finalement assez simple à déconstruire (et que je suis en année sabbatique) je me suis dit que je pouvais bien consacrer trente minutes, dans le train qui me ramène à Kyoto après une excursion à Tokyo, pour en faire un billet de blog. Parce que, mine de rien, il me semble qu’il y a des choses intéressantes à dire pour contrer ce genre de propos… et je le montrerai, de part mes travaux de recherche sur le risque et la régulation, j’ai l’impression d’avoir une forme de légitimité pour discuter un peu certaines affirmations.

    J’avais lu l’article du quotidien Le Parisien.
    https://www.leparisien.fr/politique/ce-qui-tue-les-automobilistes-cest-lassistanat-louis-sarkozy-veut-supprim

    Les bras m’en étaient tombés. Dès lors, je me suis mis à chercher le « contrepoison » à ce bullshit libertarien trump-friendly Et je l’ai trouvé ici :
    https://piaille.fr/@freakonometrics.bsky.social@bsky.brid.gy/115660199592166113
    Merci @freakonometrics !

    #Louis_Sarkozy #code_de_la_route #transports #automobiles #loi_de_brandolini #lobbying du #capitalisme_fossile

  • #vaseline #code_du_travail

    Un salarié peut travailler jusqu’à douze jours d’affilée, estime la Cour de cassation
    https://www.franceinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/un-salarie-peut-travailler-jusqu-a-douze-jours-d-affilee_7632938.html

    « Il est interdit de faire travailler un même salarié plus de six jours par semaine. » Ce principe du Code du travail(Nouvelle fenêtre) laissait libre cours à plusieurs interprétations : le terme de « semaine » signifie-t-il sept jours de suite ou se réfère-t-il à une semaine civile, du lundi au dimanche ? La Cour de cassation a définitivement clarifié ce point, en assouplissant la possibilité de travailler plus de six jours consécutifs, dans sa décision(Nouvelle fenêtre) rendue le 13 novembre.

    Elle s’est prononcée sur le cas d’un salarié qui avait travaillé onze jours consécutifs, puis douze jours consécutifs quelques mois plus tard, à l’occasion de salons professionnels organisés le week-end. Il avait fait valoir son droit au repos hebdomadaire aux prud’hommes. Mais la Cour de cassation a décidé que ce repos s’entend par semaine civile.

    En clair, un salarié peut bel et bien travailler jusqu’à douze jours d’affilée, par exemple du mardi au samedi de la semaine suivante, puisqu’il a bien eu un jour de repos dans chaque semaine civile (le lundi de la première semaine et le dimanche de la seconde). Ce sujet avait causé de nombreux litiges entre salariés et employeurs : désormais, la réponse ne souffre plus d’aucune forme d’ambiguïté.

    • La semaine de travail peut compter douze jours, Francis Kessler, Maître de conférences émérite à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne
      https://www.lemonde.fr/emploi/article/2025/12/09/la-semaine-de-travail-peut-compter-douze-jours_6656574_1698637.html

      Un arrêt de la Cour de cassation du 13 novembre précise la place du repos hebdomadaire et redéfinit ainsi la notion de semaine de travail, explique le juriste Francis Kessler dans sa chronique.

      Qu’est-ce qu’une semaine ? Banalité ? Pas si sûr. Les dictionnaires proposent entre autres : « Une période de sept jours consécutifs du lundi au dimanche inclus », « Une période de sept jours sans considération du jour du départ » ou « Suite de cinq ou de six jours ouvrables, par opposition au week-end ou au dimanche ». L’article L. 3132-1 du code du travail dispose qu’« il est interdit de faire travailler un même salarié plus de six jours par semaine ».

      La semaine est donc une notion qui ouvre au salarié un droit à un « repos hebdomadaire [qui] a une durée minimale de vingt-quatre heures consécutives, auxquelles s’ajoutent les heures consécutives de repos quotidien [11 heures] », soit un total de 35 heures.

      Ces règles ne posent pas de problème pour un travail régulier de cinq jours, hors les fins de semaine, ou de six jours, hors les dimanches. Elles sont nécessairement respectées. Pour des plannings plus complexes, non régis par une convention collective comme dans la restauration, les services des ressources humaines naviguent souvent à vue.

      La situation juridique était d’autant plus confuse que le droit français n’est pas rédigé exactement dans les mêmes termes que la directive européenne 2003/88 : « Les Etats membres prennent les mesures nécessaires pour que tout travailleur bénéficie, au cours de chaque période de sept jours, d’une période minimale de repos », indique l’article 5 de celle-ci.

      Adaptation aux règles

      Dans un arrêt interprétatif du 9 novembre 2017 (aff. C-306/16), la Cour de justice de l’Union européenne (#CJUE) est venue préciser qu’au sens de ce texte, le repos hebdomadaire des travailleurs ne doit pas nécessairement être accordé au lendemain de six jours de travail consécutifs, mais « peut être accordé n’importe quel jour au cours de chaque période de sept jours ».

      Ce n’est qu’à l’occasion d’un litige opposant un salarié qui avait travaillé 11 jours, puis 12 jours consécutifs à l’occasion de salons professionnels auxquels il devait assister, que la Cour de cassation s’est prononcée, par l’arrêt du 13 novembre (no 24-10.733). Elle a considéré que le #repos_hebdomadaire doit être accordé dans le cadre de la semaine civile (du lundi minuit au dimanche minuit) et non dans celui de la semaine glissante. Elle énonce également, en phase avec la CJUE, que l’article L. 3132-1 du code du travail ne commande pas « que cette période minimale de repos hebdomadaire soit accordée au plus tard le jour qui suit une période de six jours de travail consécutifs ».

      Résultat : il n’est pas interdit de demander à un salarié d’enchaîner jusqu’à 12 jours consécutifs.
      Mais d’autres conditions n’ont pas disparu pour autant. D’abord, un repos hebdomadaire complet doit avoir été posé dans chaque semaine civile. Par exemple, il est possible de faire travailler un salarié du mercredi d’une première semaine jusqu’au dimanche de la semaine suivante, s’il est prévu un jour de repos (de 35 heures consécutives) pour chacune des deux semaines civiles : tel le mardi de la semaine 1 puis le mercredi de la semaine 2.
      Ensuite, restent applicables la durée maximale de 10 heures de travail journalier, le repos quotidien de 11 heures, la durée maximale hebdomadaire de travail de 48 heures (avec une moyenne de 44 heures sur douze semaines), tout comme les règles des conventions collectives, qui devront toutefois, éventuellement, être adaptées à la nouvelle donne par la négociation collective. Enfin, l’employeur reste responsable devant la loi de la santé et de la sécurité des salariés de son entreprise.