• Référence à l’humour « ménardesque » ici :

      http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/12/11/plusieurs-plaintes-deposees-contre-robert-menard-apres-une-campagne-d-affich

      Le maire de Béziers, soutenu par le Front national lors de son élection, en 2014, a dénoncé sur son compte Twitter des réactions « outrées et paranoïaques », qui « en disent long sur l’ordre moral qui plombe le pays ». « C’est de l’humour. Dans ce cas, il faut interdire Charlie Hebdo et brûler les revues Hara-Kiri », a-t-il également déclaré à l’Agence France-Presse.

      #immondice

      Et donc #cojones

    • Je viens de recevoir un mail du jury déontologique publicitaire qui dit ne pas être compétent parce que c’est pas de la pub mais de la propagande politique.

      Madame, Monsieur,

      Nous accusons réception de votre plainte, qui a retenu toute notre attention.

      Nous vous informons toutefois que sa recevabilité est soumise aux règles qui régissent la compétence du Jury de déontologie publicitaire. Or celle-ci est définie par les dispositions de son Règlement intérieur, dont l’article 3 prévoit que :
      « Le JDP intervient à la suite de plaintes portant sur des publicités effectivement diffusées, au cours des deux mois précédant la réception de la plainte, sur le territoire français, que ces publicités présentent ou non un caractère commercial, à l’exception du traitement des plaintes transfrontalières (…) Ses avis concernent uniquement le contenu des messages publicitaires diffusés et ne portent, ni sur les produits ou services concernés, ni sur la pratique ou les mérites des organismes ou personnes qui ont participé à leur élaboration. / Le Jury n’est pas compétent pour se prononcer sur la propagande électorale, sur les tracts et sur autres documents politiques ou syndicaux. »
      En l’espèce, votre plainte porte sur la diffusion d’une campagne de communication, réalisée à l’initiative de la Mairie de Béziers, par voie d’affichage municipal.

      Du point de vue de l’application des règles de déontologie publicitaire, les visuels en cause, qui associent, d’une part, l’image d’une femme ligotée sur une voie de chemin de fer, avec un train à vapeur apparaissant au bout de la voie, au slogan « Avec le TGV elle aurait moins souffert », d’autre part l’image de jambes de femme écartées dont semble être sorti un TGV, au slogan « TGV Occitanie, alors t’accouches ? », seraient apparus à l’évidence comme non conformes aux dispositions contenues dans la Recommandation de l’ARPP « Image et respect de la personne » et dans le Code ICC consolidé sur les pratiques de publicité et de communication commerciale, qui énoncent les principes élémentaires de respect de la dignité et de l’image de la personne, de non incitation à la violence ou à des comportements préjudiciables à la sécurité.

      Cependant, cette campagne publicitaire, dont l’objet est de dénoncer l’absence de desserte de la région par une ligne de trains à grande vitesse, revêt un caractère politique. Le Jury de déontologie publicitaire n’est par conséquent pas compétent, en vertu de l’article 3 de son règlement intérieur, précité, pour se prononcer sur les visuels en cause qui relèvent du champ des « documents politiques » au sens de cet article.

      En application de l’article 12 du Règlement intérieur du Jury, votre plainte ne pourra donc pas être soumise à ses membres pour délibération.

      Nous vous remercions de l’intérêt que vous portez à notre instance et vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de notre considération distinguée.

      Sophie-Justine LIEBER
      Présidente du JDP

  • Géographie du #sexisme
    Christine Delphy et Sylvie Tissot, Les Mots Sont Importants, 24 mars 2009
    http://lmsi.net/Geographie-du-sexisme

    Des discours autorisés sur la violence faite aux femmes au pays de #Johnny Hallyday

    En 1976, Johnny Hallyday, notre chanteur 100% national, ne chantait-il pas : « Je l’aimais tant que pour la garder je l’ai tuée » ?

    https://www.youtube.com/watch?v=fCTCPD1itEg

    En 1966, déjà, « Les coups »
    https://www.youtube.com/watch?v=KFPblZCH0q8

    #lourd_comme_un_cheval_mort

    • Sur libé je découvre une rubrique « cojones »
      le titre « Johnny, corps caverneux » sous titre « Il n’était pas seulement une voix mais aussi l’incarnation d’une certaine virilité populaire ».

    • Doit-on craindre que cette propension au #virilisme ne s’incarne désormais en la personne de notre (de moins en moins « fraîchement » élu) président de la république. Non, parce qu’il en fait des caisses à l’occasion du décès du chanteur.
      Remarque, que la raie-publique se vautre ainsi dans la politique spectacle ne m’étonne pas plus que ça : rendre hommage à un exilé fiscal, quoi de plus normal pour ceux qui tiennent l’impôt dans une telle détestation.
      Sans parler du bilan carbone de ses funérailles :
      700 motards paradant dans le cortège funèbre, un avion pour transférer sa dépouille à Saint Barthélémy (un paradis fiscal pour ses ossements). J’espère au moins que les frangines de là-bas « s’en battent les steacks » ...
      #cojones

    • Macron, rock’n’roll ?

      Il y a cette étonnante déferlante d’hommages dans les médias. On a même entendu une station de radio qui n’avait jamais passé de chansons de Johnny, soudain les faire tourner en boucle ! Comme si l’événement entretenait les médias et les médias entretenaient l’événement. C’est comme ça, d’ailleurs, pour beaucoup d’évènements. Si bien qu’on ne sait plus vraiment ce que les uns doivent aux autres.

      Il y a, encore plus surprenant, cette mobilisation générale du monde politique, cette avalanche de prises de paroles et de tweets plus ou moins heureux. Tous, anciens élus ou néophytes, de Droite, du Centre, de Gauche, jeunes ou vieux, se sont essayés à l’hommage dans une sorte de concours Lépine de la formule la plus inspirée, se comportant parfois sans retenue, sans pudeur aucune, en groupies, comme s’il leur fallait à tout prix donner des gages d’une rock ’n’ roll attitude propre à leur faire récupérer quelques miettes de la popularité de Johnny, miettes qui pourraient les servir (on ne sait jamais) lors de prochains sondages et de prochaines élections.

      Il faut dire que l’exemple est venu d’en haut, et donné par un expert. Dans le domaine de la communication, Emmanuel Macron ravale en effet Nicolas Sarkozy au rang d’enfant de choeur. Notre Président s’est fendu le premier d’un communiqué en pleine nuit puis d’un tweet d’hommage tôt le matin ( le jeune surhomme veille donc sur la France 24h sur 24 !) entrant ainsi dans le livre Guinness des records de la promptitude hommagière d’un Président de la République.

      Par ses messages, notre président dit (il faut lire entre les lignes) « Oyez braves gens, moi qu’on accuse d’être méprisant avec les gens simples, moi qu’on suspecte de n’être qu’ un pur produit de l’intelligentsia parisienne arrogante, moi qu’on dit ne s’intéressant qu’à des philosophes un peu abscons, je suis comme vous. Comme vous, j’aime Johnny et comme vous j’ai ses photos épinglées et une guitare accrochée aux murs de ma chambre. Comme vous, je porte un blouson de cuir, et, comme vous, je rêve de rouler, par une nuit étoilée, en Harley-Davidson, sur la route de Memphis. Oyez, braves gens, je ne suis pas le président des riches, je suis le président du peuple rock ’n‘ roll ! Oh Yé ! » .

      Un hommage qui fait « en même temps » chaud au coeur et froid dans le dos…

      https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-guillaumond/blog/091217/macron-rocknroll

    • Le 9 décembre 2017, après quelques mois de sidération du peuple de gauche, de mobilisations éparses dans la rue et dans les têtes, d’effets de manches et de nouilles dans une Assemblée réduite au pas de charge, alors qu’un jeune président cyniquement pur détruit par ordonnances des pages entières de notre histoire sociale, régale ceux qui ont tout, écrase ceux qui n’ont rien, qu’il intensifie la chasse aux hommes, aux femmes et aux enfants migrant vers des survies meilleures — et malgré le ciel toujours plus bas, toujours plus lourd, du fascisme aux multiples visages —, la situation bascule en faveur de Johnny Hallyday.