• Empreintes landaises - Les Landes : la forêt ou les hommes ?
    https://fresques.ina.fr/landes/fiche-media/Landes00105/les-landes-la-foret-ou-les-hommes.html

    Excellente émission de 1982 ! Avec en plus un article de contexte dessus.
    (La conclusion de Bernard Manciet à la toute fin, pour le journaliste. 😅)

    Dans les Landes, l’implantation massive de pins résultant de la loi du 19 juin 1857, encouragée par Napoléon III, engendre de profondes mutations dans la société et le mode de vie des Landais. En un demi siècle, l’ancien système agro-pastoral est supplanté par un système sylvicole entièrement tourné vers l’exploitation de la résine et basé sur la privatisation des espaces communautaires.

    https://mp4studio.ina.fr/lire/2SoFZbKt1ut_KiDCkhSzVjKZJpcGfUkYfNNe4zFXB5_82Bs4O4i7mJXUOYHHcMcwsRROLy

    À lire pour la suite, que faire maintenant pour changer ça :

    La forêt des Landes va-t-elle disparaitre ?
    https://www.youtube.com/watch?v=MpLZ3L50s-s

    En 2022 et désormais en 2026, la forêt des Landes est dévastée par des mégafeux. Des incendies incontrôlables, très rapides, et qui exposent de plus en plus les populations. La faute au changement climatique et à une plantation de pin, extrêmement inflammable. D’où cette question, le modèle de la forêt des Landes a-t-il vécu ? Faut-il replanter différemment la forêt ? Faut-il ne pas la replanter du tout ?

    Pour en parler, nous discutions avons Arthur Guérin-Turcq, géographe, géographe de l’environnement, spécialisé dans les conflits en forêt, enseignant à la Sorbonne et qui coordonne un projet de recherche : « Habiter les cendres : la forêt girondine après l’incendie »

    #histoire #télévision #INA #Landes #forêt #colonisation #Napoléon #sylviculture #industrialisation

    • @seenthis @b_b je rajoute #.mp4 à la fin de l’URL de la vidéo comme on le fait pour les JPG qui n’ont pas d’extension parfois. Sauf que contrairement aux JPG, là Seenthis me supprime mon ajout ! Pas juste dans la génération finale hein : dans le texte source, il n’est même pas enregistré, alors que d’autres modifs (corrections orthos) sont enregistrées dans la même validation. C’est normal ça de modifier carrément la source enregistrée ?

  • COPERTINA – America’s Cup: i nodi e le potenzialità di una Napoli a vele spiegate
    https://informareonline.com/copertina-americas-cup-i-nodi-e-le-potenzialita-di-una-napoli-a-vel

    L’America’s Cup torna a Napoli, ma questa volta lo fa indossando la sua veste più importante. L’anno prossimo il capoluogo partenopeo sarà il palcoscenico del match finale della manifestazione velica più prestigiosa al mondo, dove il team di Emirates New Zeland dovrà difendere il titolo conquistato a Barcellona nel 2024. Per la prima volta il […] L’articolo COPERTINA – America’s Cup: i nodi e le potenzialità di una Napoli a vele spiegate proviene da Informareonline, scritto da Redazione Informare

    #Approfondimenti #Attualità #EVIDENZA #Magazine_Agosto_2026 #america's_cup #Bagnoli #Bonifica_Bagnoli #colmata

  • Comment « l’arc républicain » pave la voie de Marine Le Pen au pouvoir, par Michel Feher
    https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/comment-larc-republicain-pave-la-voie-de-marine-le-pen-au-pouvoir-par-mic

    Politique migratoire, retour des pesticides, présomption de légitime défense des policiers… La droite et le macronisme font tout pour que nul ne constate de changement notable entre la fin de la mandature d’Emmanuel Macron et les éventuels premiers mois d’une présidence Le Pen, estime le philosophe.

    Du sommet de l’Etat aux formations centristes et conservatrices, le comité d’accueil est fin prêt et ne laisse rien au hasard. Loin de se borner à dédiaboliser le Rassemblement national, parti cofondé par des anciens Waffen-SS et un tortionnaire de la guerre d’Algérie, ses membres anticipent son arrivée au pouvoir et s’affairent pour que le passage de témoin s’effectue sans heurt. Mieux encore, le défi qu’ils se proposent de relever consiste à faire en sorte que nul ne décèle la différence entre l’avant et l’après.

    A défaut d’avoir fait reculer l’#extrême_droite, comme il l’avait promis au début de son premier mandat, Emmanuel Macron est parvenu à la rendre indiscernable de ce qui lui tenait naguère lieu de majorité. Pour qu’une formation politique jusque-là infréquentable cesse de détonner, ne suffit-il pas que d’autres épousent ses priorités et ses phobies ?

    Qu’on en juge : de la présomption de légitime défense accordée aux forces de l’ordre au grand retour des pesticides dans nos campagnes, en passant par le vote sur les « hubs de retour » au Parlement européen, tout est mis en œuvre pour que les parlementaires du RN se sentent pleinement chez eux au sein de ce que leurs futurs compères de la droite et du centre appellent déjà l’« #arc_républicain ».

    Cerise sur le gâteau : Sébastien Lecornu, le discret et obligeant Premier ministre, fait actuellement diligence pour que des banques accordent à Marine Le Pen le prêt nécessaire au financement de sa future campagne, en dépit de sa condamnation pour détournement de fonds publics. Si les créanciers se montrent assez généreux, peut-être pourra-t-elle s’offrir un bracelet électronique assorti aux dorures de l’Elysée ?

    Du « Front » à l’« arc » républicain

    Il faut dire que la démarche entamée par le chef du gouvernement n’aurait pas été possible si la cour d’appel n’avait préparé le terrain en réduisant la peine d’inéligibilité de la députée européenne délinquante. Usant de l’argument, cher à Bruno Retailleau, selon lequel l’Etat de droit n’est « ni intangible ni sacré », le juge s’était prononcé pour que les tribunaux n’abusent pas de leur indépendance en privant l’électorat lepéniste de sa candidate préférée. Bien que formellement maintenue, la séparation des pouvoirs ne devrait plus empêcher l’exécutif de renforcer ses prérogatives.

    Pour assurer la parfaite continuité de l’arc républicain, il importe encore de lever un obstacle rhétorique important. Car même si le président de la République l’a usée jusqu’à la corde, la litanie du « refus des extrêmes » demeure un élément structurant dans le discours des politiques qui briguent le monopole du raisonnable. Or, force est d’admettre que le renvoi dos à dos est une pratique discursive dont le RN est fondé à prendre ombrage : ne le range-t-il pas parmi les formations politiques que l’arc républicain a vocation à ostraciser ?

    L’urgence est donc de remiser le haro sur les extrêmes au bénéfice d’une union sacrée contre l’apologie du terrorisme. Celle-ci, on le sait, commence par l’usage du mot génocide pour décrire ce qui se passe à Gaza, mais peut rapidement s’étendre à la dénonciation des violences policières en France, voire à l’opposition aux mégabassines ou à un traitement autre que sécuritaire des incendies qui ravagent la Gironde, en cherchant par exemple à mettre l’accent sur l’arrestation d’éventuels pyromanes pour mieux occulter l’inaction de l’Etat en matière de prévention des feux. En contrepartie, et c’est bien normal, il appartiendra aux dirigeants lepénistes de renoncer à s’en prendre aux partis du système, comme ils avaient coutume de le faire à l’époque où le « front » républicain ne s’était pas encore mué en « arc ».

    D’où viendra la résistance

    Peut-on imaginer que le changement de régime en cours produise une vague de démissions parmi les salariés de la fonction publique ? Comparaison n’est pas raison, dit l’adage, mais on rappellera quand même qu’en 1940, les hauts fonctionnaires sont massivement restés à leur poste – pour servir la nation et nourrir leur famille, expliqueront-ils après la guerre. Pourquoi en irait-il autrement aujourd’hui, alors que tout est fait pour qu’à l’exception des populations racisées et des obsédés de l’intangibilité de l’Etat de droit, nul ne constate de changement notable entre la fin de la mandature d’Emmanuel Macron et les premiers mois d’une présidence Le Pen ?

    La transition sera même d’autant plus facile à opérer qu’à la différence des fondateurs du Front national, leurs héritiers ne rêvent ni à un Reich de mille ans ni à la restauration de l’Empire colonial français – et n’appellent même plus à rompre avec les institutions de Bruxelles. A l’instar de leurs futurs partenaires de la droite et du centre, leur seule ambition consiste à faire de l’Europe une maison de retraite fortifiée pour épargnants de souche.

    Faute de retrouver leur lustre et leur vigueur d’antan, les pensionnaires y jouiront du privilège de vieillir ensemble, les yeux dans les rides, à l’abri des regards indiscrets. Une fois les frontières fermées et les services livrés aux fournisseurs privés d’intelligence artificielle, il ne leur restera qu’à attendre patiemment la fin, en regardant les flammes dévorer les forêts et en écoutant les jérémiades des derniers éditorialistes atrabilaires.

    Longtemps, arrogance, hypocrisie, lâcheté ont été les devises du macronisme. Toutefois, à mesure que l’échéance de 2027 approche, le temps semble venu pour un choc de simplification : #collaboration, collaboration, collaboration sont les nouveaux mots d’ordre. D’où viendra la résistance ? De la jeunesse au premier chef, même si l’actuel président de la République et le potentiel Premier ministre de Marine le Pen ont déjà fait la preuve qu’il ne suffisait pas d’être jeune pour ne pas être vieux.

    Mais surtout, la démographie de la France étant ce qu’elle est, les tranches d’âge les plus menacées par le programme de l’union des droites ne sont pas assez nombreuses pour conjurer l’arrivée au pouvoir de ses maîtres d’œuvre. Aussi faut-il espérer que le pays compte assez de parents résolus à préserver leurs enfants du destin funeste que les enquêtes d’opinions leur promettent.

    Michel Feher est l’auteur de : Producteurs et Parasites aux éditions la Découverte (2024).

  • Un an après l’assassinat d’Awdah, Umm Al-Khair lutte pour sa survie
    Par Basel Adra, le 29 juillet 2026

    La communauté est confrontée à l’expansion violente des colons et à la menace imminente de démolition, tandis que l’Israélien qui a abattu cette militante très appréciée reste en liberté.

    https://www.972mag.com/awdah-killing-umm-al-khair-survival

    Une fresque murale représentant Awdah Hathaleen dans le centre communautaire, agrémentée de messages écrits par ses amis et sa famille. (Omri Eran Vardi)

    Des dizaines de membres de la famille, d’amis, de militants solidaires et de journalistes se sont rassemblés mardi dans le village d’Umm Al-Khair pour commémorer le premier anniversaire de l’assassinat d’Awdah Hathaleen. Ce militant et enseignant palestinien, qui a collaboré pendant plusieurs années au magazine +972, a été abattu par un colon israélien qui avait fait irruption dans son village en compagnie d’un conducteur de pelleteuse. Un an plus tard, l’assassin d’Awdah est toujours en liberté.

    Awdah était connu dans le monde entier pour avoir rallié des militants locaux et internationaux à la lutte non violente contre l’occupation israélienne de la Cisjordanie, et en particulier contre le nettoyage ethnique des communautés palestiniennes dans la région de Masafer Yatta. La cérémonie commémorative a réuni les députés de la Knesset Ayman Odeh et Ofer Cassif, du parti de gauche Hadash, qui se sont engagés à poursuivre la lutte à laquelle Awdah avait consacré sa vie et ont réaffirmé leur soutien à Umm Al-Khair, qui est sous la menace constante d’une démolition massive.

    Mais la commémoration a été perturbée à plusieurs reprises par les forces israéliennes, qui ont plaqué Cassif au sol, agressé plusieurs militants et menacé de disperser le rassemblement par la force et d’expulser tout le monde du site. Des véhicules militaires ont passé à plusieurs reprises à toute vitesse devant la foule, faisant un grand bruit pour tenter de couvrir la cérémonie.

    Malgré ces intimidations, les participants sont restés jusqu’à la fin de la cérémonie. « Aujourd’hui, nous ne sommes pas simplement ici pour pleurer ; nous sommes ici pour honorer [Awdah] avec une loyauté inébranlable », a déclaré son frère Aziz Hathaleen. « Depuis ce rassemblement, nous élevons nos voix pour réclamer justice et demander des comptes à l’auteur des faits, tout en réaffirmant notre engagement inébranlable à rester dans notre village et à le défendre contre toutes les épreuves. La justice n’est pas seulement une revendication — c’est la véritable voie vers une paix durable. »

    Yinon Levi, le colon visé par des sanctions internationales dont la balle a transpercé le poumon d’Awdah sous les yeux de ses jeunes enfants, a comparu lors d’une audience préliminaire concernant une éventuelle accusation d’homicide par négligence et a été brièvement placé en résidence surveillée au lendemain de la fusillade. Mais un tribunal israélien a rapidement ordonné sa libération — avant même que l’armée n’ait remis le corps d’Awdah à sa famille.

    Des soldats israéliens postés à l’entrée du centre communautaire d’Umm Al-Khair pendant le déroulement de la cérémonie. (Omri Eran Vardi)

    Un an plus tard, les procureurs israéliens n’ont toujours pas décidé s’ils allaient inculper Levi ; une décision est attendue dans les prochains jours. L’avocat de la famille Hathaleen, Eitan Peleg, a déclaré à +972 que cette affaire était inhabituelle à cet égard. « Les poursuites judiciaires à l’encontre des colons en Cisjordanie sont extrêmement rares — voire quasi inexistantes », a-t-il expliqué. « Dans cette affaire, cependant, nous avons réalisé quelques progrès.

    « Le parquet m’a promis qu’une décision quant à l’inculpation de Levi serait prise d’ici la fin du mois, ou au plus tard au début de la semaine prochaine », a-t-il poursuivi. « Nous espérons que la décision sera favorable et qu’une mise en accusation sera bel et bien prononcée. »

    Une enquête médico-légale menée par l’organisation palestinienne de défense des droits de l’homme Al-Haq, publiée le 28 juillet à l’occasion de l’anniversaire de la mort d’Awdah, a conclu que Levi avait tiré illégalement sur Hathaleen alors que celui-ci ne représentait aucune menace et qu’aucun des Palestiniens présents sur les lieux n’était armé.

    S’appuyant sur des témoignages oculaires, des dossiers judiciaires, une analyse vidéo médico-légale, des recherches issues de sources ouvertes, une cartographie géospatiale, une reconstitution des lieux et une modélisation en trois dimensions, l’enquête a mis en évidence des preuves indiquant que Levi avait fait preuve d’une intention criminelle avant même toute interaction avec les habitants. Elle a également conclu que les soldats et les policiers israéliens présents sur les lieux avaient protégé les colons et n’avaient pas pris de mesures coercitives à leur encontre.

    La naissance d’un avant-poste
    Pour les habitants d’Umm Al-Khair, l’année qui a suivi le meurtre d’Awdah a été marquée par une violence quasi constante et la crainte constante d’être déplacés. Quelques semaines après la mort d’Awdah, des colons israéliens ont établi un nouvel avant-poste surplombant le village — une extension de la colonie de Carmel qui empiétait déjà sur Umm Al-Khair depuis sa création en 1980.

    En l’espace de quelques mois, les autorités israéliennes ont raccordé l’avant-poste au réseau électrique, à l’eau courante, à des routes goudronnées et à un réseau d’assainissement. À quelques dizaines de mètres de là, les Palestiniens d’Umm Al-Khair ne reçoivent de l’eau courante que quelques heures par semaine et doivent stocker leurs réserves dans des réservoirs en plastique.

    Mais les habitants affirment que les disparités en matière d’infrastructures et le manque de services de base ne constituent pas leur plus grand fardeau. Ils décrivent plutôt une escalade constante de la violence des colons, soutenue par l’armée israélienne : agressions quotidiennes, harcèlement des femmes et des enfants, incursions répétées dans le village et tentatives de s’emparer de terres privées. Selon les habitants, ces attaques s’inscrivent dans un processus plus large par lequel les colons prennent progressivement le contrôle de leurs terres, de leurs déplacements et de leur vie quotidienne.

    L’avant-poste, qui compte aujourd’hui 13 caravanes, est situé à côté du centre communautaire du village. Il jouxte également la maison du frère d’Awdah, Salem Hathaleen, un agriculteur et berger de 52 ans qui a déclaré à +972 que les moyens de subsistance de sa famille avaient été anéantis depuis le début de la guerre à Gaza.

    « Avant le 7 octobre, je possédais environ 150 moutons et chèvres », a-t-il expliqué. « Nous vivions du pâturage de nos animaux et de l’exploitation de nos terres. Une fois que l’accès à ces zones nous a été refusé, je n’ai eu d’autre choix que de vendre la quasi-totalité de mes animaux. Aujourd’hui, il ne me reste plus que quelques moutons, juste assez pour fournir du lait à mes enfants. »

    Le meurtre d’Awdah a renforcé ce sentiment d’insécurité. « Après la mort de mon frère, j’étais terrifié à l’idée qu’un autre membre de ma famille puisse être le prochain », a déclaré Salem. « J’ai vendu encore plus de bétail car je ne voyais plus d’avenir pour nous ici. »

    Selon Salem, la pression s’est intensifiée après que des colons ont établi un avant-poste près de chez lui en septembre dernier, sous la protection de soldats israéliens. En l’espace de trois mois, environ cinq familles avaient quitté Carmel pour s’y installer.

    L’une des premières extensions de l’avant-poste s’est étendue jusqu’à un petit cimetière situé à côté de la maison de Salem, où sont enterrés 18 nourrissons de la communauté. « Les colons sont devenus tellement effrontés qu’ils ont même déterré les pierres marquant les tombes de nos enfants », a déclaré Khalil Hathaleen, président du conseil du village. « Ils ont retiré la clôture en fil barbelé qui entourait le cimetière et déplacé les pierres tombales sans aucune retenue religieuse, morale ou juridique. »

    La campagne d’empiétement des colons s’est depuis étendue vers la maison et l’enclos à moutons de Salem.

    Début juin, un colon de la nouvelle colonie de peuplement a interpellé l’épouse de Salem alors qu’elle arrosait les oliviers de la famille. « Il a coupé une partie de notre clôture et l’a empêchée d’atteindre les arbres », a-t-il expliqué. « Nous avons appelé la police israélienne et l’Administration civile [la branche de l’armée israélienne chargée de gérer l’occupation], mais ils nous ont répondu que le terrain était considéré comme “terrain d’État” et que le colon pouvait rester. »

    Les colons ont rapidement commencé à pénétrer dans Umm Al-Khair pour accrocher des drapeaux israéliens sur les maisons et les clôtures palestiniennes. « Chaque fois que nous retirions les drapeaux, ils revenaient et les remettaient en place », a déclaré Salem.

    La confrontation s’est encore aggravée le 3 juillet, lorsque une trentaine de colons se sont rassemblés près de la maison de Salem pour les prières du shabbat avant de tenter de déplacer une clôture plus profondément à l’intérieur de son enclos à moutons.

    « Ma famille et moi avons essayé de remettre la clôture à sa position initiale », se souvient-il. « Lorsque les soldats sont arrivés, ils n’ont pas arrêté les colons. Au contraire, les colons ont apporté des chaises, une table et une balançoire, les ont placées à l’entrée de notre propriété et sont restés là pendant des heures. »

    Vers minuit, a-t-il ajouté, les soldats israéliens ont déclaré la zone autour de l’enclos à moutons de Salem « zone militaire interdite ». Plusieurs habitants palestiniens et militants internationaux avaient été légèrement blessés après avoir été agressés par des colons, mais les soldats ont arrêté trois militants, qui se sont ensuite vu interdire l’accès à Umm Al-Khair pendant cinq jours.

    Une fois la fermeture militaire levée, les colons sont revenus avec des rouleaux de fil barbelé. « Ils ont de nouveau tenté de clôturer une partie de mon enclos à moutons et le terrain situé à côté de ma maison », a poursuivi Salem. « Ils nous prennent nos terres petit à petit. » Depuis lors, l’ordre de zone militaire fermée est toujours en vigueur et renouvelé tous les quelques jours.

    Khalil a déclaré que, dans la pratique, la fermeture n’avait été appliquée qu’à l’encontre des Palestiniens. « Les Palestiniens n’ont pas le droit d’entrer dans la zone ni d’accéder à leurs biens, tandis que les colons continuent d’y entrer et d’y travailler tous les jours. Nous avons recensé plus de 30 violations commises par des colons à l’intérieur de la zone militaire fermée depuis la publication de l’ordre. Nous avons filmé chaque incident et déposé une plainte auprès de la police, en fournissant des images indiquant la date de l’incident et l’identité des responsables. »

    Les incursions des colons se sont de plus en plus concentrées sur la maison de Salem. Ils ont d’abord placé des drapeaux israéliens sur le toit, puis installé une balançoire devant les toilettes extérieures de la famille, avant de tenter à plusieurs reprises de démanteler l’enclos à moutons et d’étendre l’avant-poste sur les terres de la famille.

    Tenter de les en empêcher a un prix. Le 1er juillet, Ezz Hathaleen, 19 ans, a répondu à une alerte WhatsApp du village vers 23 heures, avertissant que des colons s’approchaient d’Umm Al-Khair. « Quand je suis arrivé, j’ai vu trois colons hisser des drapeaux israéliens à l’entrée du village et dans le parc public », a-t-il déclaré. « J’en ai reconnu deux. Ils étaient accompagnés de trois soldats israéliens dont les visages étaient dissimulés. »

    Ezz a déclaré que les soldats lui avaient ordonné de s’arrêter. « L’un d’eux m’a frappé à la nuque et à la jambe, me faisant tomber à terre. Ils m’ont interpellé sur place, ont refusé mes demandes répétées d’eau et m’ont empêché de prendre une veste que ma famille m’avait apportée, malgré le froid. »

    Les soldats lui ont ensuite bandé les yeux et lui ont passé les menottes avant de le transporter dans une jeep militaire vers une zone proche de la colonie de Carmel. « Ils m’ont laissé par terre pendant environ une heure avant de me ramener en voiture et de me relâcher au poste de contrôle militaire que l’armée avait installé à l’entrée d’Umm Al-Khair plusieurs mois auparavant. »

    Sous l’étau
    Aujourd’hui, Umm Al-Khair est presque entièrement encerclé par la colonie de Carmel d’un côté et le nouvel avant-poste de l’autre, tandis qu’un élevage industriel de volailles occupe les terres situées en face du village.

    L’avant-poste surplombe également la route d’accès principale du village, seule voie desservant plusieurs communautés bédouines dans cette partie de Masafer Yatta. Des centaines de Palestiniens l’empruntent chaque jour, et les habitants estiment que l’avant-poste a été délibérément positionné à proximité afin d’étouffer toute circulation dans la région.

    Depuis la création de l’avant-poste, les colons ont à plusieurs reprises bloqué la route en y empilant des pierres, en traînant des fûts métalliques sur la chaussée ou simplement en s’asseyant sur des chaises pour empêcher le passage des véhicules. Les soldats et les policiers se tiennent souvent à proximité sans intervenir.

    En février, l’armée a officialisé ces restrictions en installant un portail métallique permanent en travers de la route. Ce portail est désormais souvent verrouillé la nuit et reste fréquemment fermé pendant des heures en journée. Bien que ce soient généralement des soldats qui s’en chargent, les habitants ont indiqué que des colons s’en chargeaient également eux-mêmes.

    Lorsque le portail est fermé, il n’existe aucun itinéraire alternatif. Les familles attendent pendant des heures dans leurs véhicules ; les malades ou les blessés sont contraints de poursuivre leur chemin à pied ; et les camions transportant des aliments pour animaux doivent décharger leur cargaison au niveau de la barrière afin que les provisions puissent être acheminées par tracteur vers les communautés situées de l’autre côté.

    Les habitants affirment que la barrière est également devenue un signe de mauvais augure : à plusieurs reprises, elle a été fermée peu avant que des colons ne pénètrent dans le village pour l’attaquer. Au fil du temps, expliquent-ils, sa fermeture en est venue à signifier qu’une nouvelle attaque pourrait être imminente.

    Au-delà de ces restrictions immédiates, le village lui-même est confronté à la menace permanente de démolition, chaque maison et chaque bâtiment du village faisant l’objet d’un arrêté de démolition. L’équipe juridique des habitants a déposé un plan d’aménagement global visant à obtenir la reconnaissance officielle du village et tente d’obtenir un gel des arrêtés de démolition en cours pendant l’examen de ce dossier.

    La première audience a eu lieu le 18 mars, bien que les habitants eux-mêmes aient été empêchés d’y assister pour des raisons de « sécurité ». L’affaire a ensuite été reportée à trois reprises — d’abord au 18 juin, puis au 18 juillet, et plus récemment au 8 septembre.

    Les habitants affirment avoir présenté des titres de propriété foncière ainsi qu’une proposition d’aménagement globale démontrant qu’Umm Al-Khair n’est pas un campement temporaire ou informel, mais un village établi de longue date, doté de maisons, de routes, d’équipements publics et de terres agricoles, qui devrait être officiellement reconnu.

    Si les ordres de démolition sont exécutés, environ 300 Palestiniens perdraient leur logement. Les habitants craignent également qu’on les empêche d’ériger des tentes ou des abris d’urgence après une démolition, rappelant la confiscation ou la destruction de structures temporaires dans d’autres communautés palestiniennes.

    Pourtant, alors même qu’ils sont confrontés à la possibilité de perdre leur village, les habitants sont déterminés à préserver la mémoire d’Awdah.

    La cérémonie d’anniversaire comprenait le lancement d’un livre intitulé « Que ta mémoire soit une révolution », contenant des messages d’amis et de collègues, la projection d’un documentaire de 30 minutes sur sa vie, ainsi que le dévoilement d’un mémorial à l’endroit où il a été abattu, présentant des œuvres d’art, des photographies et des écrits sur sa vie. Plusieurs projets communautaires portant le nom d’Awdah sont également en cours, notamment une bibliothèque, un dispensaire et une fontaine commémorative sur le lieu de la fusillade.

    « Nous mettons en place un centre de premiers secours et lui donnons le nom d’Awdah », a déclaré Khalil. « Lorsqu’il a été abattu, il n’y avait pas de centre de soins dans le village. Nous ne voulons pas qu’une autre famille se retrouve dans la même situation, sans assistance médicale immédiate. »

    Pour la veuve d’Awdah, Hanadi Hathaleen, cet anniversaire a toutefois été l’occasion de se rappeler une absence qui continue de marquer chaque aspect de sa vie.

    « Cette année marque l’anniversaire de la pire expérience de ma vie », a-t-elle déclaré. « Il me manque plus que les mots ne peuvent l’exprimer. Je n’arrive toujours pas à comprendre comment nous l’avons perdu. Quand on perd quelqu’un qu’on aime, on a l’impression de perdre une partie de soi-même. »

    #Colonialisme_de_peuplement #Colonialisme_de_remplacement #No_Other_land_la_suite #Masafer_Yatta

  • RBO al Festival Alta Felicità 2026:dalla #Cisgiordania occupata, una testimonianza
    https://radioblackout.org/2026/07/rbo-al-festival-alta-felicita-2026nel-dolore-di-gaza-una-testimonianz

    Con una compagna appena tornata da una carovana in Cisgiordania della realtà #Fa3za. Nonostante il silenzio dei media mainstream, nell’Asia occidentale continua la distruzione perpetrata su più fronti dall’entità sionista, in particolare si intensificano le azioni dei coloni ai danni della popolazione palestinese in Cisgiordania. La solidarietà internazionale è necessario che si faccia presenza nel […]

    #Blackout_Inside #L'informazione_di_Blackout #colonialismo_sionista #palestina #Palestina;_Guerra;_Israele;_Medioriente;_conflitto_arabo-israeliano #Raccolta_delle_olive #solidarietà_alla_palestina
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/07/CompagnaRitornoPalestinaAltaFelicita2026.mp3

  • Madar : les politiques israéliennes intégrées accélèrent l’annexion dans la zone C
    28 juillet 2026 | - IMEMC News
    https://imemc.org/article/madar-integrated-israeli-policies-fast-track-annexation-in-area-c

    Un nouveau rapport du Centre palestinien d’études israéliennes « Madar » met en garde contre le fait qu’Israël accélère l’annexion de facto de vastes parties de la Cisjordanie occupée par le biais d’un système intégré de restrictions en matière d’urbanisme, d’opérations de démolition, d’expansion coloniale et de restructuration de la soi-disant « Administration civile ».

    Cette étude, réalisée par le chercheur Abdel Qader Badawi, conclut que les mesures israéliennes dans la zone C — qui représente environ 60 % de la Cisjordanie — ne constituent plus des actions isolées, mais s’inscrivent dans une stratégie unifiée visant à imposer des faits accomplis sur le terrain et à affaiblir la présence palestinienne.

    La démolition, un outil politique central
    Selon Madar, la démolition est passée du statut de mesure punitive à celui de pilier central de la politique israélienne. Les Palestiniens se voient systématiquement refuser des permis de construire adaptés à la croissance démographique naturelle, ce qui rend la quasi-totalité des nouvelles constructions « non autorisées » et passibles de démolition.

    Dans le même temps, les colonies et les avant-postes coloniaux illégaux bénéficient d’une procédure d’autorisation accélérée, de financements et d’une couverture juridique pour leur expansion.

    Entre 2009 et 2020, les autorités israéliennes n’ont accordé aux Palestiniens de la zone C des permis que pour 66 logements, contre plus de 22 000 logements approuvés pour les colonies au cours de la même période. Le nombre de permis accordés aux Palestiniens est tombé à zéro en 2020.

    Taux de démolition records sous le gouvernement actuel
    Le rapport fait état d’une forte augmentation des démolitions sous le gouvernement israélien actuel. Le nombre moyen annuel de démolitions est passé de 537 structures palestiniennes (2010–2022) à 966 structures (2023–2025). Israël a démoli 2 461 structures palestiniennes rien qu’en 2024 et 2025.

    Madar constate une expansion significative de l’appareil chargé des démolitions, notamment une augmentation des budgets alloués à l’unité d’inspection de l’Administration civile, le financement de « patrouilles foncières » coloniales et la création de nouvelles unités utilisant l’intelligence artificielle pour surveiller l’utilisation des terres palestiniennes.

    Smotrich restructure la gouvernance de l’occupation
    Le rapport replace ces développements dans le contexte des changements institutionnels menés par le ministre israélien des Finances et ministre adjoint de la Défense, Bezalel Smotrich, qui a transféré de larges pouvoirs en matière de foncier, d’aménagement du territoire et de colonisation des instances militaires vers des instances civiles au sein du ministère de la Défense.

    Smotrich a décrit cette mesure comme un changement de l’« ADN » du système d’occupation, renforçant de fait le contrôle civil israélien direct sur le territoire occupé tout en maintenant la protection militaire.

    Exploitations agricoles coloniales : un contrôle maximal des terres, un nombre minimal de colons
    Madar met en évidence l’expansion rapide des exploitations agricoles coloniales, qu’il présente comme un outil clé de l’accaparement des terres. Entre 2023 et 2025, Israël a établi 185 nouveaux avant-postes coloniaux, dont 130 exploitations d’élevage qui contrôlent collectivement plus d’un million de dunams — soit environ 18 % de la Cisjordanie.

    Ces fermes s’étendent par le biais du pâturage, de la construction de routes, du blocage de l’accès des Palestiniens aux pâturages et aux sources, ainsi que par des agressions directes menées par des colons paramilitaires illégaux.

    Depuis la formation du gouvernement actuel, Israël a construit au moins 223 kilomètres de nouvelles routes coloniales pour relier les avant-postes et étendre son contrôle territorial, souvent avant même d’avoir achevé les procédures de « légalisation ».

    La violence des colons, moteur des déplacements forcés
    Le rapport souligne que la violence des colons est devenue un mécanisme majeur de déplacement forcé des communautés palestiniennes. Entre 2023 et 2025, 118 communautés palestiniennes d’éleveurs ont été évacuées.

    Les données de l’ONU montrent que 122 communautés ont été totalement ou partiellement déplacées entre début 2023 et mi-juillet 2026, avec plus de 6 200 Palestiniens déracinés — dont plus de 2 300 au cours de l’année en cours.

    Ces attaques ne se limitent pas aux habitations : 71 % des structures démolies dans la zone C depuis début 2026 étaient agricoles, économiques ou liées à l’eau et à l’assainissement.

    Par ailleurs, 84 écoles de la zone C et de Jérusalem-Est font l’objet d’ordonnances de démolition ou de fermeture, ce qui touche environ 13 000 élèves.

    Al-Walaja : une étude de cas
    Le village d’Al-Walaja, au sud-ouest de Jérusalem, illustre parfaitement ces politiques. Environ 3 800 Palestiniens y vivent sans plan d’urbanisme approuvé, malgré des années d’efforts.

    Les colonies environnantes continuent de s’étendre avec des milliers de nouveaux logements, tandis que les habitants sont confrontés à des ordres de démolition incessants, sous l’impulsion d’organisations colonialistes telles que Regavim, qui font pression sur les autorités israéliennes pour qu’elles intensifient les démolitions.

    Madar conclut que les actions israéliennes dans la zone C constituent une stratégie d’annexion globale combinant restrictions d’urbanisme, démolitions, expansion coloniale, fermes coloniales, violence des colons et restructuration institutionnelle.

    Ensemble, ces mesures visent à imposer des réalités irréversibles sur le terrain et à accélérer le processus menant à l’annexion de facto de vastes zones de la Cisjordanie occupée.

    Toutes les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, y compris celles situées à Jérusalem-Est occupée et dans ses environs, sont illégales au regard du droit international, de la quatrième Convention de Genève ainsi que de diverses résolutions des Nations unies et du Conseil de sécurité. Elles constituent également des crimes de guerre au regard du droit international.
    L’article 33 de la quatrième Convention de Genève interdit les punitions collectives et les actes de terreur contre les populations civiles.
    L’article 49 de la quatrième Convention de Genève stipule : « La Puissance occupante ne peut déporter ni transférer une partie de sa propre population civile dans le territoire qu’elle occupe. » Il interdit également « les transferts forcés, individuels ou en masse, ainsi que les déportations de personnes protégées hors du territoire occupé ».
    Les articles 53 et 147 interdisent la destruction de biens civils et qualifient le pillage de crime de guerre.

    #Colonisation_de_peuplement #Colonisation_de_remplacement

  • Colombie : ce qui vient avec le virage à l’extrême droite

    Abelardo de la Espriella, émule de Trump et de Milei, a remporté les élections en Colombie le 21 juin dernier. Ce virage à l’extrême droite s’inscrit dans une vague continentale, catalysée par Washington. La situation colombienne demande à être comprise au regard d’une lutte antifasciste qui s’impose tous les jours davantage, là-bas et ici.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/25/colombie-ce-qui-vient-avec-le-virage-a-lextrem

    #colombie

  • Gaza : le génocide continue de manière lente et moins visible
    https://ricochets.cc/Gaza-le-genocide-continue-de-maniere-lente-et-moins-visible-9359.html

    A Gaza, pendant l’été, génocide et colonisation ne s’arrêtent pas, déshumanisation et humiliation non plus. Des milliers de colons marchent jusqu’à Gaza pour occuper les terres palestiniennes Pendant ce temps, le président israélien prétend être le descendant du roi David, il y a 3000 ans Dimanche 19 juillet, des milliers d’israéliens d’extrême droite, dont 28 ministres et membres de la Knesset, ont marché vers les grilles militarisées qui encerclent Gaza pour exiger la colonisation (...) #Les_Articles

    / #Guerres, #Colonialisme_-_luttes_décoloniales

    https://contre-attaque.net/2026/07/19/des-crocodiles-pour-encercler-les-detenus-palestiniens

  • Babys auf dem internationalen Markt
    https://www.nd-aktuell.de/artikel/1198749.leihmutterschaft-babys-auf-dem-internationalen-markt.html

    La vision de l’avenir d’une certaine Ayn Rand est en train de devenir une prophétie autoréalisatrice.

    1943, Schwester in einem Lebensbornheim

    La pollution et l’aliénation dans les sociétés industrialisées appelée « conditions de vie » font baisser d’une manière radicale la fertilité des couples en age de procréer. A la fin seulement les vrais riches et leur cour auront les moyens nécessaires pour acheter un enfant mis au monde par une mère porteuse dans un pays africain. Ces enfants de la race de Übermensch seront des blancs soigneusement sélectionnés parmi des millier d’œufs fécondés

    On fabrique des bébés riches dès la prise en mains par leurs parents acheteurs. L’élite contourne ainsi le vieux problème de la noblesse dégénérée par mariages répétés entre cousins. Au contraire, la nouvelle classe dominante élargira soigneusement soon pool génétique avec chaque nouvelle génération.

    Les superflus moins fortunés seront jetés dans l’abîme de l’idiotie, de la consommation et de la dégénération biologique. On les euthanasiera suivant l’exemple de Soylent Green .

    Le cas de l’ancien ministre de la santé allemand, un homme qui est en relation avec Peter Thiel et fait objet du scandale du jour à cause de l’achat d’un enfant, n’est qu’un signe précurseur d’un développement général plausible.

    Jusqu’ici ce sont des spéculations et extrapolations.

    Nous constatons par contre le fait qu’aujourd’hui un organisme du type Lebensborn n’a pas besoin d’idéologie nazie ni de centres de procréation nordique. L’empoissonnement des corps humains et le marché capitaliste l’ont reproduit sous forme de chaîne de production mondialisée. L’imaginaire dystopique et la réalité sous l’impérialisme états-unien se sont fondus dans une activité économiques spécifique et rentable.

    Soyez rassurés, pour le moment ce n’est pas grave. Le monstre capitaliste en fera naître d’autres horreurs. Préparez-vous à les faire tomber.

    2.4.2026 von Irina Herb - Um den Kinderwunsch hat sich eine globale Ökonomie entsponnen, viele Leihmütter kommen momentan aus Ghana. Wie kann eine linke Kritik daran aussehen?

    Bestellen Sie online, von überall und von jedem Gerät«. – »Sichern Sie sich 10 000 Dollar Rabatt«. Bei diesen Werbungen von zwei internationalen Unternehmen geht es nicht um das neueste iPad oder Auto, sondern um menschliche Eizellen und um Babys. Eizellen können von einer dänischen Eizellbank bestellt, in der Ukraine befruchtet und genetischen Tests unterzogen werden. Wenn gewünscht, werden sie nach Geschlecht selektiert und nach Ghana geschifft, wo sie von einer sogenannten Leihmutter ausgetragen werden. Nach etwa zehn Monaten, so das Versprechen, kann das Baby für einen Preis von etwa 36 000 bis 60 000 US-Dollar von deutschen Wunscheltern abgeholt werden.

    Dieses Beispiel ist nur eine von mittlerweile unzähligen Möglichkeiten, auf kommerziellem Wege und mit Rückgriff auf die Körper Dritter, ein »eigenes« Kind zu bekommen. Ob Eizellen von Frauen aus der Ukraine, die groß, blauäugig, intelligent oder »musikalisch« sein sollen, Selektion von Embryonen durch Künstliche Intelligenz in San Diego (USA), genetische Tests durch ein indisches Unternehmen oder Leihmutterschaft in Georgien, Armenien, Mexiko, Kolumbien, Argentinien, Ghana oder der Ukraine – all diese Möglichkeiten stehen mittlerweile für zahlungsfähige Kundschaft zur Verfügung und wurden am Wochenende des 8. März 2026 auf der Messe »Wish for a Baby« in Berlin beworben – obwohl Leihmutterschaft und Eizell-»Spende« in Deutschland illegal sind.

    In konservativen bis rechten Kreisen wird Kritik an Leihmutterschaft geübt, zuletzt, wie im »nd« analysiert, bei dem am gleichen Wochenende stattfindenden Kongress »Kinder und Kommerz« der »Aktion Lebensrecht für Alle« – also Gegnern von Schwangerschaftsabbrüchen. Mit dabei: CDU- und AfD-Mitglieder sowie rechte Influencer*innen wie Birgit Kelle. Durchzogen von Trans*feindlichkeit und konservativen Ideen einer vermeintlich »natürlichen« Familie, wurde dort die Kommerzialisierung des Kinderkriegens skandalisiert.

    Die industrienahe Lobby und liberale Gruppen, inklusive der FDP, sehen im Markt von Eizellen und Schwangerschaft hingegen oftmals die Emanzipation von Frauen, technologischen Fortschritt und Gleichstellung von LGBTQI+, die von der Industrie als kaufkräftige Zielgruppe entdeckt wurden.

    Eine konsistente Antwort auf Leihmutterschaft und Eizell-»Spende« von links bleibt hingegen bisher aus. Vor diesem Hintergrund lohnt ein Blick auf den Leihmutter-Markt unter macht- und kolonialismussensiblen Gesichtspunkten.
    Von globalen Fertilitätsketten

    Leihmutterschaft – also das freiwillige oder erzwungene Austragen eines Kindes für eine andere Person – gab es vermutlich schon immer. Neu ist die sogenannte gestationale Leihmutterschaft, bei der Embryos aus Eizellen und Spermien außerhalb des Körpers erzeugt und einer dritten Person eingesetzt werden. Die Schwangere ist dementsprechend genetisch nicht mit dem Baby verwandt. Diese Form boomte nach technischen Fortschritten ab den 80er Jahren zuerst in den USA.

    Der hohe Preis (100 000 bis 180 000 Dollar für ein Kind) bewegte die Industrie, neue Standorte mit niedrigeren Preisen und vorteilhafteren Regulierungen zu suchen. So entstanden ab den 2000er Jahren in Indien und Thailand Hotspots, die aufgrund strikter werdender Regulierung durch solche in weiteren Ländern wie Georgien, der Ukraine und Mexiko ersetzt oder komplementiert wurden.

    Eine eher neue Entwicklung ist die Erschließung afrikanischer Leihmütter-Märkte wie in Ghana und Kenia für Wunscheltern aus dem Globalen Norden. Durch aggressives Marketing und »Low Budget«-Optionen werden neben der afrikanischen Diaspora dezidiert weiße Europäer*innen und US-Amerikaner*innen angesprochen. So zeigte eine ghanaische Agentur auf der Messe »Wish for a Baby« Bilder von weißen Babys und versicherte, dass die Embryonen mit genetischem Material aus Europa in Zypern hergestellt werden können – diese würden persönlich mit dem Flugzeug dort abholt.

    Ghana steht exemplarisch dafür, wie Fertilität und Schwangerschaft schon immer in kapitalistische und damit auch (neo)koloniale Strukturen eingebettet waren. Wer dort Leihmutterschaft erforscht – wie ich es Anfang dieses Jahres zusammen mit Sabina Appiah-Boateng an der University of Cape Coast tun durfte – kommt nicht um die (neo)koloniale Vergangenheit und Gegenwart herum.

    Ghanas Küste ist gesprenkelt von kolonialen Schlössern, die den Schweden, Dänen, Portugiesen und Briten – und im Osten auch den Deutschen – zu Gräueltaten, inklusive der Vergewaltigung und des Handels mit versklavten Menschen, dienten. Versklavte Menschen wurden nicht nur zur Arbeit auf Plantagen gezwungen, sondern auch zur Schwangerschaftsarbeit: Die biologische Vermehrung – systematisch durch Vergewaltigungen vorangetrieben – der versklavten Menschen war ein zentraler Bestandteil der Ökonomie in den siedlerkolonialistischen Amerikas. In dieser, so rekonstruiert die US-amerikanische Philosophin und Bürgerrechtlerin Angela Davis, wurden Frauen dazu gezwungen, bis zu 18 Kinder zu bekommen, die ihnen nicht selbst »gehörten«. Davis sieht vor diesem Hintergrund in heutiger Leihmutterschaft ein Echo versklavter Frauen.
    Die »doppelt freie« Schwangere

    Heutzutage treten Frauen aus Ghana und den umliegenden Ländern durch eine sogenannte freie Entscheidung in ein Leihmutterschaftsarrangement ein – so frei, wie frau eben entscheiden kann, wenn sie Geld zum (Über)Leben für sich und ihre Kinder braucht. Dieser Zusammenhang erinnert an den Marx’schen Begriff des »doppelt freien Arbeiters«. Aufgrund der globalen Asymmetrie lässt sich diese Ausbeutung mit dem in Ghana entstandenen Konzept des Neokolonialismus verbinden: Kwame Nkrumah, Ghanas sozialistischer und erster Präsident, kritisierte in den 60er Jahren, dass ehemalige Kolonien zwar erfolgreich formale Unabhängigkeit erkämpften, aber innerhalb des kapitalistischen Weltsystems weiterhin von außen kontrolliert würden. Dies, so seine Diagnose, zwinge die ehemaligen Kolonien weiter zu unterbezahlter und gefährlicher Arbeit sowie ungleichem Handel.

    Eine ghanaische Agentur zeigt Bilder von weißen Babys und versichert, dass die Embryonen mit genetischem Material aus Europa hergestellt werden können.

    Diese Asymmetrie, die durch ein liberales Verständnis von Vertragsfreiheit verdeckt wird, drückt sich unter anderem dadurch aus, dass das Leihmutterschafts-Verhältnis durch einen Vertrag geregelt wird, den die Leihmutter aufgrund mangelnder Mittel in den meisten Fällen nicht gerichtlich durchsetzen könnte. Dagegen verpflichtet sie sich den Agenturen und Kliniken gegenüber nicht nur dazu, das Kind nach der Geburt abzugeben, sondern auch dazu, weitreichende Rechte und Selbstbestimmung aufzugeben.

    In den von uns beforschten Fällen wohnen Leihmütter in Sammelunterkünften, die sie nicht verlassen dürfen – wenn sie ins Krankenhaus müssen, werden sie von einem Taxi hin- und zurückgebracht. Ihre Handys werden ihnen teilweise entzogen, und in mehreren Fällen dürfen sie ihre Kinder und Familienangehörige gar nicht oder nur unter Aufsicht sehen. Sie müssen auch unterschreiben, dass sie keinen Sex haben und die vorgeschriebene Nahrung und Medizin zu sich nehmen werden.

    Wie mehrere der interviewten Vermittler betonten, sollen die Leihmütter gar nichts machen, um das »Outcome« des »Programms«, wie es mitunter genannt wurde, nicht zu gefährden: »Sie üben keinerlei Aktivitäten aus. Ihre Aufgabe besteht darin, zu essen, ihre regelmäßigen Dehnübungen zu machen und sich viel auszuruhen. Hygiene ist entscheidend.« Auch über die Art der Geburt – vaginal oder durch Kaiserschnitt – dürfen sie nicht mitentscheiden. Wie ein Arzt sagte: »Die Entscheidung über die Geburt liegt bei mir.« Hingegen können die »Wunscheltern« – so werben mehrere Agenturen explizit – teilweise darüber befinden, ob sie bei der Geburt dabei sein wollen.

    Solche Mechanismen zur Optimierung von Schwangerschaften erinnern an Taylorismus, also an die Versuche Frederick Winslow Taylors im 19. Jahrhundert, die Stahlindustrie durch Standardisierungen, minutiöses Management fragmentierter Arbeitsschritte und Arbeitsteilung effizienter zu strukturieren.
    Ware Baby: In der rechten Kritik an Leihmutterschaft ist das Motiv vom zusammengebauten, künstlichen Baby beliebt, um die »natürliche« Familie zu propagieren.

    In diesem Zusammenhang scheint es auch auffällig – ohne dass gesicherte Zahlen vorliegen –, wie häufig es zu Zwillings- und sogar Drillingsgeburten kommt. Es ist eine so häufige Erscheinung, dass es unterschiedliche Preise gibt: Zwei Kinder gibt es zwar nicht zum Preis von einem, aber billiger als zwei separate Schwangerschaften. Eine mögliche Erklärung dafür ist, dass mehrere Embryonen eingesetzt werden, um Kosten zu drücken und die Erfolgschancen auf eine erfolgreiche Einpflanzung eines Embryos auf Kosten der Leihmutter zu erhöhen. Für all das bekommt die Leihmutter bei einem einzelnen Kind etwa 2000 bis 5000 Dollar – wohl in etwa so viel wie ein deutsches Wunschelternteil in einem Monat verdient.

    Babys: Eine vulnerable Ware

    Klar wurde auf der Messe, insbesondere in Kombination mit den Einsichten aus Ghana: Heute kann sich jede*r, die oder der die Mittel hat, durch Leihmutterschaft ein Baby kaufen. Selbst die sonstige Unberechenbarkeit von Schwangerschaft wird durch »Liefergarantien« (»guaranteed baby-take home packages«) aus dem Weg geräumt – zumindest für die Wunscheltern.

    Dabei ist nicht nur bedenklich, dass Wunscheltern dazu motiviert werden, ihre Babys zu ›optimieren‹, indem sie dazu ermutigt werden, nicht nur das genetische Material nach ihren Präferenzen auszusuchen, sondern auch genetisch zu ›screenen‹ und auszusortieren – ein Trend, der momentan insbesondere im Silicon Valley im Kontext einer »selektiv pronatalistischen« Ideologie propagiert und finanziell unterfüttert wird. Auch der mangelnde Schutz von Kindern gibt zu denken. In vielen Fällen, darunter in Ghana, existiert keine konsistente Regulierung oder Informationen darüber, was mit Babys aus Leihmutterschaftsarrangements passiert. Wie mir ein ghanaischer Anwalt sagte: »Wenn ich das Geld habe, kann ich eine Frau dazu bringen, als Leihmutter zu fungieren, und zack – ich bezahle die Anwälte und werde Elternteil. Es wird so einfach, dass solche Dinge geschehen, und das grenzt schon an Kinderhandel.«

    Das »Wall Street Journal« berichtete beispielsweise von einem superreichen Unternehmer, der bis zu 100 Kinder via Leihmutterschaft gezeugt haben soll. Außerdem tauschen sich Männer in Internetforen darüber aus, wie sie durch Leihmutterschaft an Kinder kommen können. So schreibt ein Forenmitglied, dass in Ghana viele Single-Väter unterwegs seien; die meisten von ihnen hätten das Sorgerecht für ihre biologischen Kinder entweder durch ihre »Ex-Frauen« oder das Jugendamt verloren. Um dieses »Trauma«, wie er es nennt, nicht wiederholt erleben zu müssen, biete es sich an, in Ghana ein »eigenes« Kind per Leihmutter zu »bekommen«. Die Vereinten Nationen schlugen bereits 2018 Alarm.
    Unerfüllte Kinderwünsche

    Kritik an kommerzialisierten internationalen Leihmütter-Märkten greift zu kurz, wenn sie nicht auch den unerfüllten Kinderwunsch politisiert. Im Jahr 2020 waren über 40 Prozent der 25- bis 34-Jährigen in Deutschland ungewollt kinderlos, ein Anstieg von zehn Prozent in weniger als zehn Jahren. Diese Zahlen sind politisch und werden mitunter von rechts vereinnahmt. Dabei weisen diese Zahlen auf wichtige politische Schieflagen hin. Denn steigende biologische Infertilität hängt erwiesenermaßen mit Umweltverschmutzung – darunter Pestizidbelastung, Mikroplastik, hochprozessierte Ernährung und Lärmbelastung – und einem Mangel an guter Gesundheitsversorgung zusammen. Beispielsweise warten Menschen, die unter Endometriose leiden, momentan etwa sechs bis zehn Jahre auf eine Diagnose. Diese Zeit kann einen erheblichen Einfluss auf die Kinderplanung haben.

    Zur steigenden biologischen Infertilität kommt die sogenannte soziale Infertilität, die ebenso politisch ist: Menschen entscheiden sich aufgrund äußerer Umstände, den Kinderwunsch zu verschieben oder aufzugeben. Dazu gehören unter anderem ökonomische Unsicherheiten, die Weltlage und die Wohnungskrise. Eine Studie zum Zusammenhang von Wohnraumverfügbarkeit und Rückgang der Geburtenrate in den USA zeigt: Menschen in überteuerten Mietverhältnissen schieben ihren Kinderwunsch stärker auf als jene in bezahlbarem oder gekauftem Wohnraum. Und mit steigendem Alter wird das Schwangerwerden schwieriger. Die Autor*innen der Studie, Irakli Japaridze und Nagham Sayour, schlussfolgern: Sogar temporäre Wohnungskrisen können langfristige Auswirkungen auf die »Alterspyramide« haben.

    Hier schließt sich der Kreis von global ungleich verteilter Fertilität, Schwangerschaft und dem Recht auf Leben im Kontext globaler Leihmutterschafts-Märkte. Es ist nämlich diese sich wandelnde Demografie und sogenannte Überalterung im Globalen Norden, die momentan im Kontext sinkender Geburtenraten zu Warnrufen von Eliten wie Trump und kapitalnahen Institutionen wie McKinsey oder der OECD führt. Und tatsächlich lässt sich sagen: In kapitalistischen Gesellschaften sind sinkende Geburtenraten und steigende Lebenserwartung eine Herausforderung, da diese das Hauptaugenmerk auf die Generierung von Profit legen, statt auf Sorgearbeit und Bedürfnisbefriedigung.

    Das Rentensystem und die Versorgung Pflegebedürftiger drohen deshalb bei der Alterung einer Gesellschaft zusammenzubrechen. Vor diesem Hintergrund versuchen viele der reichen Staaten momentan nicht nur, das Recht auf Rente und Teilzeit anzugreifen, sondern auch, Teile der eigenen Bevölkerung dazu zu ermutigen, mehr Kinder zu bekommen – während sie andere junge Menschen im Mittelmeer ertrinken oder mit deutschen Waffen und Geldern zerbomben lassen.

    So finden sich diejenigen, die sich erfolglos ein »eigenes« Kind wünschen, in einem System wieder, das die Konditionen für das Kinderkriegen unterminiert und gleichzeitig nach mehr Kindern ruft – idealerweise aus den »richtigen« Schichten, mit der »richtigen« Hautfarbe und ohne Behinderung. Statt sozialer Lösungen für die Care- und Wohnkrise werden technologische »Fixes« und Outsourcing angeboten: Fertilitätsbehandlungen verheirateter heterosexueller Paare werden in Deutschland subventioniert, und bei der Bewerbung illegaler Praktiken wie Leihmutterschaft und Eizellspende wird ein Auge zugedrückt – während es bis vor Kurzem zu Anklagen führte, wenn Ärzt*innen Informationen zu Schwangerschaftsabbrüchen bereitstellten.

    #sélection #eugénisme #impérialisme #iatrocratie #dystopie #enfants #esclavage #colonialisme

  • La reconnaissance d’Israël par les pays arabes récompense son vol incessant de terres
    Joseph Massad, 20 juillet 2026. – Middle East Eye / Traduction MR - ISM-France
    https://ismfrance.org/index.php/2026/07/21/la-reconnaissance-disrael-par-les-pays-arabes-recompense-son-vol-incessan

    L’un des aspects les plus intimidants des relations actuelles des États-Unis avec le monde arabe et musulman est l’insistance de Washington pour que tous les pays arabes et à majorité musulmane normalisent leurs relations avec l’État d’Israël, en guise de récompense pour le génocide qu’il perpètre contre le peuple palestinien.

    Ces exigences se sont intensifiées depuis que les États-Unis et Israël ont lancé leur guerre d’agression contre l’Iran en février. La pression exercée de longue date par Washington pour obtenir une normalisation avec l’Arabie saoudite ne faiblit pas, tout comme celle exercée sur le Qatar, l’Irak, la Libye, la Tunisie, la Syrie et l’Indonésie, entre autres, pour qu’ils emboîtent le pas.

    Plus récemment, les États-Unis ont réussi à porter au pouvoir un nouveau gouvernement libanais qui est allé jusqu’à soutenir l’occupation du territoire libanais par Israël, en signant le mois dernier un accord reconnaissant la « souveraineté » de cet État génocidaire.

    Mais bien avant qu’Israël ne commence son génocide, la question des frontières israéliennes a toujours été au cœur de la reconnaissance d’Israël par les régimes arabes.

    Quel Israël, et quelles frontières, ces pays arabes et à majorité musulmane sont-ils tenus de reconnaître ?

    Quelles frontières d’Israël l’Égypte et la Jordanie – sans parler de l’Organisation de libération de la Palestine – ont-elles reconnues lorsqu’elles ont normalisé leurs relations, respectivement en 1978-1979 et en 1993-1994 ? Qu’en est-il des pays arabes qui ont signé les Accords d’Abraham en 2020-2021 ?

    Il s’agit de questions géopolitiques essentielles lorsqu’on a affaire à une superpuissance coloniale de peuplement qui exige que des pays décolonisés et des peuples colonisés reconnaissent l’État mandataire colonial de peuplement qu’elle a établi au Moyen-Orient et normalisent leurs relations avec lui. (...)

    #Colonialisme_de_peuplement #colonialisme_de_remplacement

  • Et si, #Grenoble se réconciliait (enfin) avec l’#eau ?

    Dans cet épisode, habitant-es, associations, professionnel-les interrogent notre rapport à l’eau et imaginent comment Grenoble pourrait renouer avec ses cours d’eau à horizon 2040. À travers les expériences de baignade urbaine dans l’Isère et le Drac, les #initiatives_citoyennes ou encore les réflexions autour de l’urbanisme et de l’#aménagement, les intervenant-es questionnent la place que nous accordons aujourd’hui à l’eau dans la ville.

    Comment transformer des rivières longtemps perçues comme dangereuses ou repoussantes en espaces de fraîcheur, de #santé et de #lien_social ?
    Cet épisode explore aussi les grands enjeux climatiques, sociaux et politiques liés au partage de l’eau : adaptation aux canicules, gestion des crues, accès gratuit à la fraîcheur, justice sociale ou reconnexion au vivant.

    Au fil des témoignages, une conviction émerge : renouer avec l’eau, c’est aussi transformer nos imaginaires et notre manière d’habiter la ville.

    Entre culture du risque, gouvernance collective et désir de réappropriation des rivières, cet épisode esquisse le futur d’une ville où l’eau redevient un bien commun, vivant et accessible à toutes et tous.

    https://podcast.ausha.co/ville-de-grenoble/et-si-grenoble-se-reconciliait-enfin-avec-l-eau
    #baignade_urbaine #réconciliation #rivière #gouvernance_de_l'eau #baignade_citoyenne #collectif_des_gens_qui_ont_chaud #les_gens_qui_ont_chaud #Drac #Isère #chaleur #fraîcheur #canicule #villes #urbanisme #urban_matter #qualité_de_l'eau #podcast #audio

  • In nome del business: la metamorfosi della violenza da parte della criminalità organizzata
    https://irpimedia.irpi.eu/mafieglocal-metamorfosi-violenza-criminalita-organizzata

    Oggi in Italia la violenza mafiosa è silenziosa: viene utilizzata come strumento per regolare il commercio al dettaglio e le faide interne ai clan. In Europa, invece, cresce e si sposta anche verso i centri più piccoli L’articolo In nome del business: la metamorfosi della violenza da parte della criminalità organizzata proviene da IrpiMedia.

    #Mafie_e_Criminalità #'Ndrangheta #Calabria #Camorra #Campania #Cosa_Nostra #Mafieglocal #Puglia #Sicilia

    • Governance and trade: Mafias’ multifunctional violence in Italian drug markets

      Systemic violence is a structural feature of drug economies and a key spillover of prohibitionist drug policies. Despite its centrality, the concept is often applied in ways that obscure its distinct purposes, market levels, and organizational contexts. To address this gap, the study examines violence at the intersection of mafia activity and drug markets, focusing on its distribution across market levels (retail, national wholesale, transnational), organizational functions (governance and trade), and rivalry configurations (inter-, intra-, and extra-clan). It draws on a press-based dataset of mafia-related homicides in Italy (2014–2024) to code and analyze these dynamics. Results show that more than half of all mafia homicides are drug-related, mainly tied to governance activities and concentrated at the retail level of the market. This pattern marks a qualitative shift in mafia violence: increasingly selective, embedded in market dynamics, confined to criminal circuits. Statistical analyses reveal significant associations between activity type, market level, and rivalry configuration, indicating that coercion concentrates where regulatory control and market participation intersect. This pattern underscores the multifunctional nature of Italian mafias, which govern markets from within while actively engaging in trade. By grounding this overlap empirically, the study advances theoretical debates on organized crime’s role in shaping illicit economies. It also offers a replicable framework for analyzing drug-related violence in the absence of official statistics.

      https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0955395926000356

  • Expo «  Postcolonial  ?  »  : sortir de «  la matrice coloniale du pouvoir  »  ?

    La Maison de l’histoire européenne à Bruxelles déplie la thématique sensible, complexe, de l’héritage colonial. Plongeant dans l’histoire transnationale des processus de colonisation, le parcours muséal aligne les faits, porte des voix résistantes longtemps effacées, rompt avec les récits nationaux singuliers. Il sinue dans un espace sans lumière naturelle, mais sa façon novatrice de présenter la colonisation apporte une clarté indispensable à la compréhension de notre passé. De notre présent.

    https://www.axellemag.be/exposition-postcolonial

    #colonisation

  • Le grand Israël, de Gaza au Liban
    https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4746

    Il n’y a qu’une vague allusion à l’expression « Du Nil à l’Euphrate » dans la Bible hébraïque. Il n’y a donc pas vraiment de prétexte religieux à tout ce qui est à l’œuvre au Proche-Orient : l’enfermement de deux millions de Gazaouis dans une zone de plus en plus resserrée, le rouleau compresseur colonial en Cisjordanie, la domestication de la plupart des pays arabes et l’attaque massive contre l’Iran et le Liban avec l’assassinat des dirigeants de ces pays. 362 été 2026

    / Colonialisme, Racisme , géopolitique , Palestine

    #362_été_2026
    #Colonialisme,_Racisme
    #géopolitique
    #Palestine

  • Tecnologie della #sorveglianza: dall’applicazione del nuovo Patto Europeo su Migrazione e Asilo ai guadagni israeliani
    https://radioblackout.org/podcast/tecnologie-della-sorveglianza-dallapplicazione-del-nuovo-patto-europe

    Sul Patto Europeo su Migrazione e Asilo si è già ampiamente discusso – segnaliamo tra gli altri la puntata “Sul patto migrazione e asilo 2026” – e approfondito le varie modifiche normative che impatteranno gravemente sulla vita delle persone, sprovviste di documenti europei o permessi di soggiorno, in viaggio. Ma tra le righe di questi accordi […]

    #Colonia #frontiere #Harraga #modello_israele #war_on_migrants
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/07/harraga19.06ULTIMO-3.mp3

  • Il colonialismo del carbonio vissuto dalle comunità indigene dell’Amazzonia colombiana

    I programmi di conservazione forestale che permettono di emettere crediti di carbonio sui mercati internazionali si mostrano inefficaci ma soprattutto ingiusti. Reportage dalla fitta foresta del #Guaviare, casa dei #Nükak, stretti tra i “#carbon_cowboy” che puntano alla mercificazione del loro territorio, le disidencias delle Farc e attori esterni che ne minano la coesione sociale.

    “Dove si mette l’anidride carbonica? Porteranno delle bottiglie?”, chiede un membro dei Nükak, comunità indigena dell’Amazzonia colombiana. Si rivolge a un dipendente di #CorpoGreen, azienda che ha proposto alla comunità un progetto #REDD+ (acronimo di #Reducing_emissions_from_deforestation_and_forest_degradation), programma di conservazione forestale che permette di emettere crediti di carbonio sui mercati internazionali.

    Chi acquista questi crediti, ovunque si trovi, può così compensare le proprie emissioni di gas a effetto serra, invece di ridurle. Il giornalista britannico George Monbiot le ha definite “indulgenze climatiche”.

    La domanda che si sentono rivolgere molti sviluppatori di progetti REDD+ cela un nodo fondamentale: come funziona la compensazione del carbonio? Come si va dalla spunta alla casella “compensa le emissioni del tuo volo” all’immagazzinamento di tonnellate equivalenti di anidride carbonica?

    Provando ad aprire questa “scatola nera”, ricercatori e giornalisti d’inchiesta hanno dimostrato l’inefficacia biogeochimica di queste iniziative e ne stanno facendo venire a galla i tangibili impatti sociali, dall’accaparramento di terre alle violazioni dei diritti umani.

    Prerequisito fondamentale per la compensazione “basata sulla natura” è infatti una vasta estensione di foresta “incontaminata”, modo occidentale di definire ecosistemi che, come dimostra la ricerca in campo biologico e paleoantropologico, sono in realtà stati “coltivati” nel corso dei millenni dalle popolazioni indigene. Di terra -in teoria- i Nükak ne hanno a volontà: quasi un milione di ettari, in gran parte coperti da foresta tropicale. Modificando alcuni loro comportamenti che -sempre in teoria- causerebbero deforestazione, l’azienda sviluppatrice può sostenere di avere evitato delle emissioni future, e così giustificare l’emissione dei crediti.

    Ma chi sono i Nükak? Comunità semi-nomade di cacciatori e raccoglitori, fino al 1988 ha vissuto in isolamento volontario nella fitta foresta del Guaviare, dipartimento dell’Amazzonia colombiana noto -tra le altre cose- per la capillare presenza delle Forze armate rivoluzionarie della Colombia (Farc). Nei quasi 40 anni trascorsi dal primo contatto, l’inevitabile processo di integrazione nella comunità nazionale colombiana si è rivelato colmo di ostacoli e i problemi sociali, dalla povertà al consumo di sostanze stupefacenti fino alla prostituzione infantile, abbondano. Per i Nükak la foresta è tutto: ambiente di vita, cantiere, parco giochi, supermercato, teatro e cimitero. Non per niente, la parola che usano per foresta è la stessa che usano per indicare il mondo: #ye.

    Con una certa lungimiranza, negli anni Novanta il governo colombiano ha riconosciuto loro la proprietà collettiva di un ampio territorio al fine di garantirne la sussistenza nomadica. In tempi di crisi climatica, però, questo ha destato l’interesse degli sviluppatori REDD+, detti anche “carbon cowboy” per la spregiudicatezza nell’aprire nuove frontiere di accumulazione di capitale sull’onda della decarbonizzazione. Ci hanno provato a più riprese anche nel Guaviare, da ultimo l’enigmatica azienda di “servizi ambientali” CorpoGreen, ma sono progetti destinati a fallire. Non solo queste aziende sono “empresas de garaje” sorte dall’oggi al domani senza particolari competenze -come ci confida un leader indigeno colombiano- ma le premesse teoriche stesse dell’iniziativa di conservazione non reggono: i Nükak hanno un impatto minimo sull’ecosistema amazzonico e, in ogni caso, non hanno una presenza capillare nel proprio territorio, in buona parte controllato dalle disidencias delle Farc (i gruppi che non hanno sottoscritto l’accordo di pace del 2016 e imperversano ancora, a macchia di leopardo, in varie zone del Paese).

    Spesso, una volta bruciatisi, gli stessi carbon cowboy ricompaiono con una ragione sociale diversa o mediante prestanome. A un certo punto, CorpoGreen è stata affiancata da una sorta di agenzia di consulenza (#Mantis) rappresentata dalle stesse persone: “Mantis è apparsa dal nulla. Non hanno incarichi precedenti degni di nota né esperienza con i Nükak. È un sistema di scatole cinesi”, ci rivela un informatore locale. Un sistema oliato che poggia anche su entrature istituzionali: “La cosa viene dal profondo del ministero dell’Interno, per questo qui nessuno oserà contrastarli”.

    In Paesi come la Colombia, segnati da decenni di violenza e militarizzazione, la contiguità tra istituzioni, criminalità organizzata e gruppi guerriglieri o paramilitari comporta rischi che vanno ben oltre le vie giudiziarie: “Sono una persona coraggiosa, se vedo un serpente in mezzo alla strada non scappo. Ma questa faccenda mi spaventa”, ci confessa una cooperante locale. Un’altra rincara la dose: “Preferirei sedermi a parlare con i guerriglieri piuttosto che con questa gente (gli sviluppatori, ndr). La corruzione uccide più delle Farc”.

    Con le #Farc, però, pare essersi già seduta CorpoGreen. Anzi, fonti riferiscono che i suoi manager avrebbero legami diretti con le disidencias. Forse non è un caso che, per promuovere il progetto, si muovano con gran disinvoltura in territori che sono off-limits per molti enti pubblici e Ong. In questi territori rientra il perimetro, formalmente di proprietà dei Nükak, del progetto REDD+. Per molti le disidencias sono ormai assimilabili a un puro racket del narcotraffico, avendo abbandonato gli ideali marxisti che caratterizzavano le Farc della prima ora: “Dicono di credere in Karl Marx ma penso che credano di più in Pablo Escobar”, ha ironizzato tempo fa l’ormai ex presidente Gustavo Petro (il 21 giugno di quest’anno il suo erede designato Iván Cepeda ha perso al ballottaggio contro l’ultradestra populista di Abelardo de la Espriella). Gli alti e bassi della coca, però, uniti alla repressione governativa e alla perdita di legittimità presso la popolazione, hanno indotto le guerriglie a diversificare le fonti di introiti: l’ultima frontiera è proprio quella dei progetti REDD+.

    A lanciare l’allarme per la prima volta in forma ufficiale è stata la Defensoría del Pueblo (l’ombudsman colombiano) nel 2024, segnalando pagamenti forzati (una sorta di pizzo chiamato vacuna, “vaccinazione”) imposti dalle disidencias agli sviluppatori di iniziative ambientali. In Guaviare è il segreto di Pulcinella: “Qui pagano tutti. Pagano i negozianti, paga chiunque porti avanti un progetto”, afferma un funzionario locale. Un ex guerrigliero ne illustra le modalità: “Le Farc impongono un dazio di accesso al territorio e una sorta di tassa sul fatturato. Stando alla legge Farc 002 del 2000, si applicherebbe una percentuale del 10% sul valore presunto del progetto”. Considerando che un credito di carbonio può valere 5-10 dollari e che CorpoGreen in questo caso ne millanta una produzione potenziale nell’ordine dei quattro milioni, se ne può desumere un pizzo multimilionario.

    Al di là dei tratti locali assunti dal fenomeno, i progetti di compensazione si inseriscono in un quadro più ampio di colonialismo “verde”: come ricostruito in un recente studio scientifico (https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/13563467.2025.2572047) condotto da chi scrive in collaborazione con Torsten Krause (Università di Lund, Svezia), i mercati del carbonio sono veicolo di uno scambio diseguale che sfrutta il lavoro e le risorse delle popolazioni del Sud del mondo per allargare la forbice di ricchezza tra Paesi ricchi ed ex colonie mantenendole in una condizione di dipendenza economica e tecnologica. Tra il 2020 e il 2023, i mercati del carbonio volontari avrebbero drenato oltre 200 milioni di dollari dalla sola Colombia. Quella della compensazione, dunque, sarebbe non tanto una soluzione climatica “falsa” (ossia inefficace) quanto “ingiusta” da una prospettiva socio-ambientale.

    Eppure la politica sembra andare in direzione opposta: la COP30 di Belém ha infatti rilanciato i mercati del carbonio con il convinto contributo dell’Ue (che permetterà ai Paesi membri di coprire il 5% degli obiettivi di mitigazione con crediti extra-UE); in Italia, intanto, è stato lanciato il registro nazionale dei crediti di carbonio forestali per “contrastare il fenomeno del greenwashing (sic)”.

    A dispetto di quanto si potrebbe pensare, la soluzione a queste ingiustizie non passa necessariamente dall’abolizione dei mercati del carbonio. Come spesso accade quando si parla di equilibri socio-ambientali, la realtà è contraddittoria: alcune comunità indigene, intravedendo un’opportunità di emancipazione economica meno distruttiva rispetto all’estrattivismo convenzionale, intendono governare il fenomeno a proprio vantaggio. L’Organizzazione dei popoli indigeni dell’Amazzonia colombiana (Opiac), ad esempio, sta sviluppando corsi ad hoc per formare i leader indigeni sulla gestione di questi progetti. Al di là della scarsa praticabilità politica dell’abolizione di un programma attorno al quale ruotano corposi interessi economici, sussiste dunque il rischio che lo smantellamento dall’alto del carbon forestry diventi a sua volta un’imposizione coloniale.

    I Nükak, loro malgrado, si trovano tra l’incudine e il martello, costretti ad accettare la mercificazione del proprio territorio per poter intravedere vie d’uscita dall’indigenza ma al contempo esponendosi alla manipolazione di attori esterni che ne minano la coesione sociale. Sballottati a destra e a manca da chi ne vuole sfruttare la condizione di vulnerabilità (intercettando i relativi stanziamenti pubblici), faticano a vedere la luce in fondo al tunnel: “Non stiamo camminando bene insieme -dice sconfortato un esperto mediatore Nükak, sul retro di una camionetta che ci porta verso alcuni insediamenti lungo il fiume Inírida-. Non siamo ancora riusciti a capire la vostra civiltà. Voi kawene (stranieri, ndr) vi capite, ma noi non vi capiamo. I nostri anziani non hanno ancora deciso che cosa fare”.

    https://altreconomia.it/il-colonialismo-del-carbonio-vissuto-dalle-comunita-indigene-dellamazzo
    #carbone #colonialisme_du_carbone #crédit-carbone #Amazonie #forêt #peuples_autochtones #injustice #inefficacité #Colombie #marchandisation #compensation #émissions_de_CO2 #accaparemment_de_terres #colonialisme_vert #green-washing #carbon_forestry

    • The unequal exchange of carbon: calculating value appropriation and atmospheric colonisation through carbon offsetting

      Despite a flurry of critical analyses discussing its controversial track record in terms of effectiveness and social feasibility, carbon offsetting remains one of the key mechanisms within global climate governance. We address an understudied dimension of the offsetting paradigm, with a focus on the voluntary carbon market and nature-based ‘solutions’, to inquire whether carbon trading constitutes a form of unequal ecological and economic exchange. We quantify the global unequal exchange through carbon credits. To ground our hypotheses, we analyse the carbon trading landscape of Colombia and offer a country-specific quantification of value plunder through carbon commodity chains. We find that, only through voluntary carbon markets, wealthy countries appropriated 4 billion USD in 4 years from the Global South, whereas the value drain from Colombia is estimated at 200 million USD. We also highlight further value leakage through both formal and informal carbon brokers.

      https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/13563467.2025.2572047

  • Projet Duty free shop : l’évolution du terminal de l’aéroport de Stockholm, 2005-2007
    https://www.visionscarto.net/duty-free-shop-stockholm

    Titre Projet Duty free shop : Le Terminal de l’aéroport de Stockholm, 2005-2007 Mots-clés #cartographie_radicale #cartographie_expérimentale #transport #aéroport #espace_public #espace_privé #accaparement #colonisation #capitalisme #consommation #commerce #Stockholm #Suède #DFS Auteur Philippe Rekacewicz Date de création 2008-2012 #Cartothèque

  • Guerre au Liban : les « zones pilotes » contrôlées par l’armée libanaise au cœur des discussions
    https://www.la-croix.com/international/guerre-au-liban-les-zones-pilotes-controlees-par-l-armee-libanaise-au-cour

    Même Karim Bitar parle de légitimation de l’occupation sioniste

    "Il y a un véritable piège : le risque que l’on retombe dans le mécanisme d’#Oslo qui avait finalement conduit à un renforcement de l’occupation et parallèlement à un renforcement du Hamas”, souligne Karim Bitar.”

    Et le risque est aussi de « légitimer un mécanisme profondément déséquilibré où les États-Unis vérifieraient surtout ce que fait l’armée libanaise, sans imposer de limites aux frappes et à l’occupation israéliennes », craint-il.

    « Techniquement, la zone pilote devrait être un moyen de tester la réciprocité de l’accord, pas seulement la capacité du Liban à exécuter des ordres ou des obligations unilatérales », observe Karim Bitar, pointant le caractère asymétrique du texte.

    Le projet porté par Washington prévoit le retrait israélien de cinq localités, situées à la fois au nord et au sud du fleuve Litani, dont deux ne sont pas occupées par Israël. « Il est plus facile d’annoncer une “réussite” dans un secteur où il n’y a pas eu de retrait israélien important à organiser », ironise Karim Bitar.

    Pour l’armée libanaise, soumise à une forte pression de résultats, l’enjeu est de taille. Elle doit démontrer qu’elle peut exercer un contrôle effectif du territoire libanais sans devenir l’exécutante de renseignements ou d’objectifs fixés par Israël. Si elle peut renforcer son déploiement, multiplier les postes permanents ou sécuriser certaines opérations, la nature exacte des attentes demeure floue. « Que lui demande-t-on exactement de plus ? Doit-elle procéder à des fouilles systématiques de maisons privées sur la base de renseignements israéliens ? », interroge Karim Bitar. (Comme l’avait d’ailleurs reconnu lui-même l’envoyé spécial américain Tom Barrack), l’armée ne peut pas transformer des villages entiers en espaces soumis à des perquisitions permanentes sans mandat… »

    #Liban #collaboration

  • Meta says #US states are seeking $1.4 trillion in penalties in August youth safety trial
    https://www.reuters.com/business/meta-says-us-states-are-seeking-14-trillion-penalties-august-youth-safety-t

    - Penalties were calculated based on state laws in #Colorado, #California, #Kentucky and #New_Jersey
    #Meta says the number is not supported by evidence
    – The company faces thousands of claims over addictive features

    #oups

  • Maddaloni, il restauro del monumento a Carlo Scalera e il colonialismo fascista
    https://informareonline.com/maddaloni-il-restauro-del-monumento-a-carlo-scalera-e-il-colonialis

    Riportiamo la riflessione dell’artista locale e cittadina maddalonese Maria Cammarota sul restauro del monumento di epoca fascista dedicato a Carlo Scalera. La riflessione Lasciando da parte la colata di cemento che ha trasformato uno dei pochi spazi verdi del centro cittadino, vale la pena soffermarsi su ciò che si cela dietro queste impalcature. Al centro […] L’articolo Maddaloni, il restauro del monumento a Carlo Scalera e il colonialismo fascista proviene da Informareonline, scritto da Redazione Informare

    #Comunicati_Stampa

  • COMMUNIQUÉ UNITAIRE : CHLORDÉCONE : NON-LIEU DE LA COUR D’APPEL. A QUAND LA RÉPARATION !

    Publié le 30 juin 2026

    Une colère mêlée à un profond sentiment d’injustice : c’est notre première réaction face à la décision de la Cour d’appel de Paris ce lundi 22 juin de confirmer le non-lieu rendu par le tribunal judiciaire le 2 janvier 2023. Ce dernier avait jugé « qu’il n’y avait pas de charges suffisantes contre quiconque » en matière « d’empoisonnement, l’infraction de tromperie, de mise en danger d’autrui » …

    Colère d’autant plus grande que les premiers dépôts de plainte dans cette affaire remontent à 2006 ! Vingt ans pour en arriver à un véritable déni de justice !

    A l’évidence, l’Etat français a laissé faire en soutenant explicitement le lobby des planteurs, rendant malades trop de travailleuses et travailleurs, polluant les sols et sous-sols, les rivières, alors que la dangerosité du Chlordécone était établie depuis des dizaines d’années.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/04/03/pesticides-hors-de-nos-vies-et-de-nos-lieux-de-travail/#comment-74967
    #santé #colonisation

  • Con “#Revolutionary_stories” i giovani imparano in un’ottica decoloniale

    I libri della Ong Oew raccontano ai più piccoli i protagonisti dell’opposizione al colonialismo. L’ultimo è dedicato a #Omar_Al-Mukhtar, leader della lotta libica contro l’occupazione italiana. Un passo per decostruire la narrativa dominante.

    Far conoscere a bambini e ragazzi storie e personaggi della resistenza al colonialismo europeo del Novecento. È questo l’obiettivo di “Revolutionary stories”, collana di libri illustrati dell’Organizzazione per un mondo solidale di Bressanone, cittadina in provincia di Bolzano.

    L’iniziativa editoriale della Ong altoatesina si inserisce all’interno di “Decolonising minds”, un progetto che affronta il tema del colonialismo da prospettive diverse, attraversate però da un filo conduttore comune: il coinvolgimento delle giovani generazioni.

    “Confrontarsi con questo tema è complicato perché ci si trova inevitabilmente a fare i conti con una parte della propria eredità storica e culturale -spiega Adrian Luncke, collaboratore dell’Oew e coordinatore dell’iniziativa-. Se la prima emozione evocata nello spettatore è il senso di colpa, un sentimento che su questa questione è presente in molti di noi del Nord globale, la reazione sarà con ogni probabilità una chiusura”.

    Per questo ciascun capitolo di “Decolonising minds” è stato declinato attraverso strumenti divulgativi differenti pensati per innescare innanzitutto una riflessione, come il reading performativo “Tsinstiya”, il podcast “Ascoltare le migrazioni” e il gioco di ruolo “Processo del tribunale popolare” in cui gli studenti di una scuola superiore di Bolzano hanno giudicato un caso semi-fittizio di un combattente sudtirolese in Abissinia, in Etiopia.

    In questo percorso si inserisce “Revolutionary stories”. Dopo aver raccontato Saad Zaghloul e Djamila Bouhired, figure centrali della resistenza egiziana e algerina, il terzo volume della serie, “Omar Al-Mukhtar. Quando la fede diventa resistenza al colonialismo”, volge lo sguardo alla Libia. Omar Al-Mukhtar è nato il 20 agosto 1858 a Zawiyat Zanzur, in Cirenaica (regione storico-geografica situata nella parte Nord orientale della Libia, ndr). A 12 anni ha intrapreso gli studi coranici a Giarabub, centro spirituale della confraternita sufi dei Senussi. È diventato imam ed è stato una figura molto rispettata come insegnante religioso, mediatore e guida della comunità, ricoprendo incarichi per l’ordine tra cui la gestione di un centro religioso.

    Con l’invasione italiana del 1911 Al-Mukhtar ha guidato per oltre vent’anni la resistenza libica, forte della sua conoscenza del territorio e dell’appoggio dei diversi gruppi familiari locali, sotto la guida politica e spirituale di Idris Al-Senussi, diventato re di Libia all’indipendenza. Nei primi anni il controllo italiano del Paese è rimasto fragile e limitato alle città, mentre nell’entroterra si era sviluppata una forte resistenza.

    A partire dagli anni Venti, con l’avvento del fascismo, però, la repressione si è fatta dura: sotto il regime di Benito Mussolini e con l’azione militare di Rodolfo Graziani sono state avviate campagne di “riconquista” caratterizzate da deportazioni di massa, campi di concentramento e violenze diffuse contro la popolazione civile. Al-Mukhtar è stato catturato l’11 settembre 1931 dopo uno scontro nella Valle del Grib. Sottoposto a un processo sommario a Bengasi, è stato impiccato. L’esecuzione è avvenuta nel piazzale del campo di concentramento di Soluch, in Cirenaica, davanti a circa 20mila cittadini libici costretti ad assistere. Ancora oggi è sepolto a Bengasi, davanti all’ex palazzo Littorio.

    “In Libia la figura di Al-Mukhtar è tra le più importanti a livello storico -spiega ad Altreconomia Radwa Ghashut, autrice del libro-. Il suo volto compare sulle banconote da 20 dinari, le sue gesta vengono ricostruite nei libri di scuola e il Giorno dei martiri -ricorrenza nella quale si ricordano le vittime del colonialismo italiano- cade proprio il 16 settembre, data della sua esecuzione”.

    Nata e cresciuta in Libia, Ghashut vive a Bolzano da 12 anni, dove lavora come mediatrice culturale e traduttrice. Nel volume la sua biografia si intreccia con quella di Al-Mukhtar, dando vita a due piani narrativi che scorrono paralleli: “Per sviluppare il racconto mi sono immersa nel passato, ripercorrendo i miei ‘incontri’ con l’eroe libico e ricostruendo, attraverso le mie parole e le illustrazioni di Lucia Zamolo, le scene che compongono la narrazione”.

    Dalle prime lezioni di storia tra i banchi di scuola ai racconti familiari emergono così le tappe principali della resistenza libica, legate ai ricordi personali dell’autrice. Particolarmente significative sono le storie condivise dalla nonna Ftema e le conversazioni con il padre -grande appassionato di storia e per anni guida turistica-, che ripercorre per la piccola Radwa la cattura di Al-Mukhtar dopo un’imboscata delle forze italiane.

    A questi elementi si aggiungono i frammenti di un immaginario collettivo alimentato soprattutto dal cinema. In Libia, infatti, il film “Il leone del deserto” del regista Moustapha Akkad, uscito nel 1981 e dedicato alla figura del combattente libico interpretato da Anthony Quinn, viene tradizionalmente trasmesso ogni anno in occasione del Giorno dei martiri. E dunque ritroviamo Radwa adolescente in salotto mentre in tv scorrono le immagini della pellicola, censurata in Italia fino al 2009 perché ritenuta “lesiva dell’onore dell’esercito italiano” per il modo critico in cui rappresentava l’occupazione in Libia.

    Nella fase di ricerca Ghashut ha potuto consultare diverse fonti in lingua araba, oltre a documenti ufficiali del tempo. Tra questi spicca il verbale del processo sommario a cui fu sottoposto Al-Mukhtar, raccolto nei “Quaderni di Cirene” del collettivo bolognese Resistenze in Cirenaica. Proprio il ricorso a fonti eterogenee e spesso marginalizzate rispetto alla storiografia dominante diventa parte integrante del progetto, che non si limita a una mera ricostruzione degli eventi ma invita lettori e lettrici a interrogarsi sulle modalità attraverso cui la storia viene raccontata.

    “Il progetto intende mostrare che il modo in cui apprendiamo la storia è guidato dalla nostra prospettiva particolare -conclude l’autrice-. Il nostro libro in questo senso è un invito ai giovani a provare ad allargare almeno un po’ lo sguardo per approfondire poi il tema con l’insegnante a scuola o, perché no, a casa con i propri genitori”.

    Uno sguardo, quello delle “Revolutionary stories”, che permette a ciascun libro della collana di diventare così uno strumento educativo in senso lato e, soprattutto, un primo passo per decolonizzare la conoscenza.

    https://altreconomia.it/con-revolutionary-stories-i-giovani-imparano-in-unottica-decoloniale
    #décolonial #Italie_coloniale #Italie #livre #résistance #récit #contre-récit #occupation #colonialisme #Saad_Zaghloul #Djamila_Bouhired #Libye #Idris_Al-Senussi #fascisme #Rodolfo_Graziani #histoire #Soluch #camp_de_concentration #Radwa_Ghashut

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    ajouté à la métaliste sur le #colonialisme_italien:
    https://seenthis.net/messages/871953

  • "Ceux qui restent" : À #Mbour, le #deuil « en #silence » des enfants de migrants disparus en mer

    "Depuis lors, je suis devenu silencieux", murmure Fallou, 12 ans, dans une évocation déchirante de la mort de sa mère sénégalaise après le #naufrage de la pirogue qui l’emmenait vers l’Europe. La jeune Sokhna est, elle, tourmentée par des #rêves où réapparaît son père migrant disparu en mer, au point qu’elle évite de passer devant l’océan et ses fantômes traumatiques.

    On les appelle "#ceux_qui_restent" : ces orphelins doivent composer face à l’attente insoutenable et le #deuil_impossible des "#absents-présents", leurs parents morts en mer ou dont on n’a plus jamais eu de nouvelles après la #disparition de leur embarcation.

    Le nombre de ces morts et disparus - et de leurs enfants - se chiffre au moins "à des milliers" au Sénégal ces dernières années, indique à l’AFP Saliou Diouf, fondateur de l’association "#Boza_Fii" qui lutte contre l’#oubli des personnes migrantes disparues.

    Dans la ville portuaire de Mbour (ouest), les vies abîmées et la parole sensible de ces enfants s’écoutent derrière les murs des maisons. Le #tabou entoure encore le choix de partir de leurs parents. La peur des familles de se confier aussi, dans un contexte où les autorités ont essentiellement une approche répressive pour empêcher les départs de pirogues, arrêter les passeurs, et secourir régulièrement des embarcations à la dérive.

    "J’ai beaucoup pleuré... et puis après je me suis dit que c’est la #volonté_divine", souffle à l’AFP dans une diction hachée Fallou, silhouette agitée de spasmes, en évoquant la mort de sa mère.

    A #Tefees, quartier de pêcheurs, aux ruelles de sable et maisonnettes précaires, Fallou et son frère de neuf ans sont heureux de se retrouver, appuyés l’un contre l’autre dans la chambre et seule pièce de vie de leur grand-mère, Ndeye Ndiaye.

    Leur vie a basculé quand leur mère, Awa, âgée d’une trentaine d’années, est décédée au Maroc en 2024, après le naufrage d’une pirogue.

    Depuis ce drame, "je suis devenu silencieux", lâche Fallou. Le garçon "n’en parle pas avec sa grand-mère ni avec ses amis", seulement avec son père lors de ses visites. "Il me raconte que ma mère était une bonne personne...".

    Comme souvent dans les familles où la mère migrante a disparu, la famille s’est disloquée : le père est retourné vivre dans sa famille, les enfants sont restés avec leur grand-mère. Mais acculée par le dénuement, elle a dû séparer les frères, confiant le plus jeune à son parrain.

    Awa n’avait pas informé sa mère de son projet, mais elle déplorait souvent de la voir "se fatiguer" et voulait lui "venir plus en aide".

    – "Prie pour moi" -

    "Elle m’a simplement dit qu’elle devait aller à Dakar", la capitale, relate Ndeye. Mais un soir, Awa l’appelle : "Maman, j’ai pris une pirogue pour rejoindre l’Europe et je voudrais que tu pries pour moi".

    Deux semaines d’#angoisse plus tard, un appel leur annonce son décès dans un hôpital au Maroc.

    "On ne m’a pas rapporté son #corps et j’en suis toujours là...", murmure Ndeye, qui ne peut retenir ses larmes. "Voir des enfants, des innocents comme eux, devoir vivre sans mère, ça vous affecte au plus profond de vous".

    En 2024, au moins 10.457 migrants sont morts ou disparus "à la frontière occidentale euro-africaine" en tentant de rejoindre l’Espagne via la périlleuse #route_Atlantique, selon Caminando Fronteras, le nombre le plus élevé enregistré depuis le début du recensement en 2007 opéré par cette association.

    Poussés par le désespoir face au manque d’opportunités dans leur pays (chômage, disparition des ressources halieutiques, etc...) et du fait que l’Europe restreint les visas et contrôle drastiquement ses frontières, les candidats à l’exil sont forcés de recourir à des embarcations clandestines, souvent vétustes et surchargées.

    "Souvent les #familles n’obtiennent pas assez d’informations pour faire leur deuil", souligne Saliou Diouf. "L’#acceptation de la disparition se fait très difficilement".

    Les enfants apprennent parfois la nouvelle brutalement dans la rue ou chez des voisins. Certains se débattent entre une attente insupportable, le refus d’accepter le décès, ou la colère.

    C’est le cas de Sokhna, 11 ans, visage d’ange assombri par un regard douloureux. Sa mère Fatou Ngom, son frère et sa soeur vivotent à Mbour dans une chambre et une cour louée à plusieurs familles.

    Le père, Assane, est porté disparu depuis que la pirogue qui le transportait a pris feu au large des côtes en 2022. On a simplement rapporté à Fatou qu’il "faisait partie des victimes".

    #Pauvreté aggravée -

    Fatou explique que Sokhna a depuis des moments "d’#absence", notamment en classe, et du retard dans sa scolarité. "Des fois la nuit, elle fait des rêves, elle crie “papa" plusieurs fois" dans la chambre où toute la famille vit.

    Même si leur relation semble complice, Sokhna explique sans détour que sa mère, encore accablée par le #chagrin et qui a beaucoup de mal à parler de la disparition de son mari, ne la "comprend pas" quand elle veut lui parler de son père.

    "Quand je rêve de lui et que j’ai peur parce que j’ai vraiment l’impression qu’il me parle, le lendemain je vais voir ma grand-mère", confie Sokhna. "Elle me raconte quand mon père courtisait ma mère, et des histoires sur lui...".

    "Je pense toujours à mon père quand je vois la mer", souffle-t-elle. C’est sa grand-mère, voyant son chagrin, qui a dit à Sokhna d’éviter de circuler par la plage et son alignement de pirogues.

    Contrairement à sa soeur qui garde son chagrin enfoui, Boubacar, 14 ans, a du mal à retenir son émotion en racontant ce jour de 2022 : "ma famille est venue trouver ma mère ; elle préparait du café. Ils ont dit “Assane est mort dans la pirogue“ ; elle était en état de #choc, elle s’est mise à pleurer, et nous aussi".

    "Mon père voulait nous construire une maison. Avant d’y arriver, Dieu a pris son âme...".

    "Je pense souvent à lui, surtout quand ma mère n’a pas l’argent pour la dépense quotidienne parce que c’est lui qui nous aidait à vivre", sanglote-t-il.

    A 14 ans, l’adolescent travaille déjà régulièrement après l’école dans un atelier de menuiserie métallique pour aider sa mère.

    Ces #orphelins doivent tenter de se reconstruire dans des familles brisées et qui tombent dans une précarité encore plus prégnante (réduction du nombre de repas, déscolarisation des enfants, endettement...). Nombre d’entre eux grandissent trop vite, éprouvés par les responsabilités.

    Près de Boubacar, sa soeur Coumba, cinq ans, pieds nus, vêtements élimés, s’amuse à dessiner sur un tableau accroché au mur de la cour. La fillette a grandi sans presque connaître son père.

    "C’est elle qui me fait pleurer parce qu’elle me demande toujours des nouvelles de son père", confie Fatou. "Je lui réponds qu’il est en voyage".

    "Elle peut devenir folle si on lui explique maintenant...", renchérit Boubacar.

    – Briser le silence -

    La douce Amy Dramé n’a pas non plus dit la vérité à ses enfants de dix, six et trois ans. Son mari - qui avait vu tous ses collègues pêcheurs acculés par la pauvreté tenter la traversée - l’a appelée depuis un bateau le 10 août 2024.

    "Il m’a demandé des nouvelles des enfants, et de prier pour lui ; c’est la dernière fois que j’ai eu des nouvelles", dit-elle, bouleversée.

    Un mois après, les autorités les ont informés que la pirogue avait échoué au Cap-Vert, sans survivants.

    Amy continue à dire à ses enfants que leur père est en campagne de pêche. "Ce sont des enfants...", lâche-t-elle. "Ils prennent tout le temps mon téléphone pour regarder des vidéos de leur père ; ils ne vont pas l’oublier...".

    Tenter de briser ce silence, c’est l’objectif d’un programme pionnier au Sénégal de prise en charge psycho-sociale de ces enfants, débuté en 2024.

    Plus d’une cinquantaine d’orphelins sont accompagnés par l’ONG internationale #Délégation_diocésaine_des_Migrations_du_Sénégal (#DDM_Sénégal) et le #Collectif_des_victimes_de_l'émigration_irrégulière_au_Sénégal (#Coves), qui ont entamé ce travail après avoir constaté la souffrance des femmes de disparus et leurs enfants, particulièrement due au "#deuil_ambigu" lié à l’#incertitude sur le décès.

    "On a constaté que beaucoup de leurs enfants souffraient aussi, d’une manière différente, plus en silence, avec beaucoup de #colère", explique Jordi Balsells, directeur de la DDM.

    L’ONG fait trois tournées par an dans d’autres régions du Sénégal, et mène des accompagnements à domicile.

    Dans le centre de Mbour, dans un bâtiment baigné de lumière, alors que leurs mères travaillent dans un atelier de couture pour avoir une source de revenus supplémentaire, les enfants - tous orphelins de pères migrants - sont reçus en thérapie.

    Si en apparence plusieurs chahutent en patientant, cela masque souvent une attitude fragile.

    Babacar Ndiaye, 12 ans, submergé par l’émotion, ne parviendra pas à se confier sur la disparition de son père mareyeur en 2024 dans le chavirement d’une pirogue au large de Mbour.

    "Sache que si tu veux parler, on est là", lui dit doucement Tesa Reimat Corbella, médecin spécialisée dans le deuil, qui s’occupe de l’accompagnement psycho-social.

    – "#Stigmatisation" -

    A l’inverse, son frère de neuf ans, Pape Balla, dégage une assurance étonnante. Il se confie tout en ne lâchant pas deux figurines de crocodile et de lama.

    "Mon père ne voulait pas partir mais c’est celui qui a organisé le voyage qui l’a forcé !", lance-t-il, manière à lui de faire face à cet abandon qu’il ne comprend pas. "Ca me fait mal qu’il ait disparu ; je voulais qu’il reste avec nous...".

    "J’ai des amis au quartier qui ont vécu la même chose mais on n’en discute pas", ajoute Pape, qui raconte aussi des souvenirs aux côtés du père. "Il m’achetait souvent des ballons et ça me manque...".

    A l’instar de Babacar, Bambi Diop, 10 ans, ne pourra d’abord n’articuler que quelques mots : "je veux pas parler de mon père...".

    Avec sollicitude, la psychothérapeute Katy Faye prend Bambi par les épaules et tente de calmer son accès de larmes.

    "Quand je pars en classe je pense à lui", lâche Bambi finalement, expliquant que c’est souvent son père qui la déposait à l’école.

    La fillette reste en partie dans le déni, affirmant à l’AFP que son père vit dans une autre ville du Sénégal et qu’il va "bien". Des mots qui surprendront sa mère, qui assure que sa fille "sait" que son père est décédé dans un naufrage en 2024.

    Pour Tesa Reimat Corbella, le principal défi, "c’est de casser le silence" entourant la disparition. "Il faut commencer à donner des mots à ce qui s’est passé, pouvoir parler avec les enfants du souvenir de qui était leur père, et travailler avec le parent qui est resté".

    Elle se réjouit que l’ONG ait réussi à créer "un espace sûr, où ils peuvent partager avec les autres enfants". "Le fait qu’ils acceptent ce qui est arrivé et qu’ils peuvent en parler sans peur, sans honte, c’est le plus important".

    Mais il y a "encore beaucoup de travail", reconnaît-elle. "Quand les enfants sortent de cet espace, à l’école ou dans la rue il y a encore de la stigmatisation".

    Acteur de la société civile et spécialiste depuis 20 ans des questions migratoires, Mamadou Diop Thioune regrette que le soutien économique et psycho-social à ces familles ne soient "pas pris en compte dans (nos) politiques publiques".

    Il pointe le manque d’information des autorités, d’outils et de personnel formé, alors que les "conséquences sociales" pour le Sénégal de ces disparitions d’exilés "sont dramatiques".

    Au centre DDM, une lumière douce de fin de journée apaise l’atmosphère. Les enfants alignés sur des matelas au sol sont fascinés par le film d’animation "Kirikou et la Sorcière", sous le regard de Tesa et ses collègues.

    La société sénégalaise doit être davantage "sensibilisée sur la situation des disparus et de leurs familles", martèle Tesa. "C’est important de redonner une dignité aux personnes disparues, des gens qui étaient partis chercher une vie meilleure", plaide-t-elle.

    "Il faut qu’on puisse parler de ce sujet sans cacher ces enfants et ces familles".

    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/ceux-qui-restent-a-mbour-le-deuil-en-silence-des-enfants-de-migrants-dispar

    #Sénégal #migrations #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontière #décès

    ping @6donie

  • #Ramatoulaye_Touré, fondatrice du #collectif de familles de #disparus en #Guinée : « Une #disparition, c’est de la douleur, la famille reste dans l’incertitude »

    Ramatoulaye Touré, 34 ans, a perdu la trace de sa nièce, partie secrètement de Guinée vers l’Europe via la "route des Canaries", il y a trois ans. Au cours de ses recherches, cette jeune fondatrice d’une ONG dédiée à la santé des #femmes a fait la rencontre il y a six mois d’une autre famille guinéenne touchée par une disparition. Depuis, elle met toute son énergie dans l’animation du premier collectif de familles de disparus en Guinée, pour pousser l’État guinéen à faire de la disparition un sujet prioritaire.

    "Quand ma nièce Kadiatou a disparu, j’ai découvert que beaucoup de familles étaient dans la même situation que nous, mais qu’elles ne se manifestaient pas, ne parlaient pas de la disparition de leurs proches. Ma nièce est sortie il y a trois ans de Guinée. Moi je vis à Dabompa, mais ma grande famille vit à Dixinn, dans la région de Conakry, la capitale de la Guinée. C’est là où vivait ma nièce, avec ma sœur. C’est de là qu’elle est partie, quand ma sœur est décédée.

    Trois semaines après les funérailles de ma sœur, Kadiatou nous a dit qu’elle voulait aller en Côte d’Ivoire. Elle voulait prendre le relais de sa maman, pour s’occuper de ses petits frères et sœurs. Elle avait des amies en Côte d’Ivoire et voulait entreprendre, sur des marchés, avec la vente de mèches et d’accessoires de coiffure. On a essayé de l’en dissuader, de lui dire qu’elle pouvait faire ça en Guinée. Mais elle disait que non, qu’elle voulait aller là-bas plutôt que de faire des va et vient entre les deux pays pour ses achats et reventes. Elle est partie tout de suite après notre conversation. Ça veut dire qu’elle avait déjà son projet de voyage : car on ne peut pas se lever un jour comme ça et partir…

    "Kadi a embarqué"

    Au bout de deux mois en Côte d’Ivoire, elle a coupé le contact avec nous, parce qu’on lui répétait de ne pas faire de bêtises. Elle a appelé mon grand frère, qui vit aux Etats-Unis, pour lui emprunter de l’argent. Il lui a envoyé une partie de son épargne, sans savoir qu’elle voulait en fait aller en Europe.

    Avec cet argent, Kadiatou s’est rendue au Sénégal. Elle a appelé ses amies pour l’aider à renvoyer par colis ses accessoires de coiffure à sa sœur en Guinée, en prétextant que c’était trop serré chez elle. Quand on a vu les colis arriver chez nous, il y avait tout dedans : ses accessoires, ses chaussures… On se doutait que ce n’était pas normal de laisser comme ça. On a donc tout de suite essayé de l’appeler. Moi, elle ne me répondait pas. Elle a fini par répondre à ma cousine, qui lui a demandé : "On a appris que tu étais au Sénégal, ce n’est pas ce que tu nous avais dit… Tu fais quoi au Sénégal ?” Elle a tout de suite coupé le contact avec ma cousine aussi.

    Après trois semaines environ, une amie de ma nièce a appelé ma cousine. Elle lui a dit : “Kadi est sortie. On ne l’a pas vue depuis quinze jours”. Ma cousine a demandé : “Kadi est sortie pour où ?

    –Kadi a embarqué.

    –Embarqué pour où ?

    –Kadi est sortie en mer.”

    Dans le bateau, il y avait 62 personnes. Toutes sont portées disparues.

    Kadiatou a embarqué sur une pirogue pour tenter la route des Canaries via l’Atlantique. Un trajet hautement dangereux : plus de 1 000 km séparent le #Sénégal de l’archipel espagnol. La traversée peut durer plusieurs jours. Et l’embarcation peut couler ou se perdre et dériver en mer.

    De la recherche en solitaire à l’alliance avec d’autres familles

    Kadiatou avait envoyé le numéro du passeur à sa copine. Au début de nos recherches, on a appelé ce passeur. Le monsieur nous a dit : ’J’ai trois frères dans ce bateau, je ne peux pas vous dire s’ils sont décédés. Il se peut qu’on les ait attrapés et qu’ils soient en prison au Maroc’.

    Nous sommes restées dans cette incertitude. Comme on lui téléphonait souvent, l’homme a fini par nous bloquer.

    Mon grand frère qui vit aux Etats-Unis a essayé de faire jouer ses relations au Maroc pour avoir des informations. On a aussi appelé le père de Kadiatou pour le prévenir que sa fille était introuvable. Il est parti directement pour sillonner toutes les prisons qui sont au bord de la mer au Maroc. Jusqu’en Tunisie. Il n’a pas trouvé sa fille.

    Il a fini par déclarer sa fille décédée. On a fait une cérémonie de funérailles. Mais dans nos têtes, on pense que Kadiatou est quelque part, qu’elle peut revenir un jour, que peut-être, comme le monsieur a dit, elle se trouve en prison… On ne sait toujours pas comment prendre la nouvelle de sa disparition : est-ce qu’elle est décédée ? Est-ce qu’elle vit encore ?

    Jusqu’à maintenant, il y a ce #vide dans la famille. Elle a une petite sœur. Elle laisse aussi derrière elle une fille de deux ans, qui pleure tous les jours de ne pas savoir où est sa maman. Une disparition, c’est de la #tristesse, de la #douleur. La famille reste dans l’#incertitude.

    C’est en continuant les recherches qu’il y a six mois, j’ai fait la rencontre d’une autre famille touchée par une disparition. L’idée m’est venue de monter un collectif. On était très proches de cette famille, qui habitait à Dixinn comme nous, alors je leur ai dit : est-ce qu’on ne se mettrait pas ensemble ?

    Dix familles aujourd’hui dans le collectif

    En Guinée, on se connaît tous, à travers les réseaux sociaux aussi. Aujourd’hui, le collectif rassemble dix familles. On se réconforte entre nous. On se dit : tenons-nous la main, peut-être qu’un jour nos disparus vont revenir.

    On est actuellement dans les démarches pour se constituer en association, avec statut, règlement intérieur, agrément. Cela va changer beaucoup de choses, on pourra plus facilement demander des rendez-vous et des partenariats avec les institutions officielles.

    Chez nous en #Guinée, il n’y a pas de processus de suivi pour les disparus. Les autorités ne s’occupent pas de ces procédures. Les journalistes peuvent en parler, les réseaux sociaux aussi : mais il n’y a pas une implication de l’État. L’#OIM s’occupe d’accompagner des gens qui sont allés en Tunisie, par exemple, mais pas de disparitions.

    Depuis quatre ans, le nombre de "#retours_volontaires" opérés par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) n’a cessé d’augmenter. Interrogé en mars par une députée, le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a annoncé que plus de 21 000 exilés, dont de nombreux Guinéens, avaient été rapatriés dans leur pays depuis 2022.

    Bien sûr il y a des mécanismes pour la protection des migrants, des règles écrites… Mais ce n’est pas toujours bien appliqué. À plusieurs, on peut porter nos voix plus fort vers l’Etat, et faire de la disparition une priorité.

    Il y a beaucoup, beaucoup de familles en Guinée qui ont des disparus. Dans le collectif, plusieurs régions sont représentées : par exemple, on a deux familles de Boffa. Les routes prises par leurs proches ne sont pas les mêmes non plus. Il y a une famille dont le garçon a fini ses études, marié, deux enfants, avec une boutique… Un jour, il a tout vidé, il est parti. Depuis le Maroc, il a pris la mer.

    Ce jour-là, il a appelé sa mère. Il ne lui a pas expliqué qu’il était déjà sur un bateau. Peut-être qu’il aurait voulu le faire : mais comment lui dire… Alors il lui a juste dit : "Je ne me sens pas bien”. Cela fait cinq ans maintenant qu’il a disparu.

    Réunions et appels de soutien, entre femmes

    Une fois par mois, on se réunit avec ces dix familles. Ce n’est jamais un lieu fixe : si aujourd’hui on le fait chez moi, demain ce sera dans une autre famille : c’est important que chacune se sente impliquée. Je prends le temps de les appeler régulièrement, de les convaincre de venir aux réunions…

    Certaines hésitent. Elles se disent : la vie associative, ça va me faire perdre mon temps. Mais si elles voient que tu es derrière elles tout le temps, alors elles vont se sentir importantes. Elles vont se dire : finalement, c’est nécessaire de participer. Celles qui viennent à reculons se rendent compte, au fur et à mesure, que c’est bien pour elle. Il faut constamment les relancer, montrer l’utilité de rejoindre le groupe.

    Cela me prend beaucoup de temps mais j’ai l’habitude : je travaille dans le monde associatif, j’ai une licence en développement communautaire et j’ai étudié la sociologie. J’ai fondé une ONG, “Guinéennes émancipées pour le progrès et la citoyenneté”, dédiée à la santé des femmes. On se consacre à la lutte contre le VIH/sida, le paludisme, la tuberculose, et surtout la formation et l’émancipation des femmes.

    D’ailleurs, je fais le lien entre femmes et disparition. Les femmes sont naturellement exposées à beaucoup de violences. En pensant à une femme qui disparaît, on pense : est-ce qu’elle ne sera pas violée ? Est-ce qu’elle ne sera pas violentée physiquement, sexuellement ? Il y a trop de questions.

    Aussi, on le voit dans nos réunions : ce sont les femmes des familles de disparus qui sont présentes. Les hommes, ce n’est pas leur affaire… Ce sont les femmes qui sont impliquées : les mamans, les sœurs, les épouses.

    Il n’y a pas longtemps, c’est mon petit frère de 20 ans qui voulait partir. J’ai vu que ça n’allait pas dans sa tête, il marchait tout le temps. J’ai alerté ma mère, je lui ai dit : ’Appelle ton fils, il faut communiquer avec lui, le comprendre. Pour l’accrocher, le faire revenir à nous’. Il devait sortir de Guinée avec une équipe. Finalement, le groupe l’a devancé, mais lui, il est resté. Tous les gens du groupe sont décédés. Tous sauf mon frère, parce qu’il est resté. C’est Dieu qui nous a aidés."

    https://www.infomigrants.net/fr/post/72104/ramatoulaye-toure-fondatrice-du-collectif-de-familles-de-disparus-en-g
    #migrations #réfugiés #disparitions #missing #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #route_Atlantique

    ping @6donie