• Avec la canicule, les établissements scolaires face à des températures intenables en classe : « Dans ces conditions, ça ne s’appelle plus faire cours »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/05/29/avec-la-canicule-les-etablissements-scolaires-face-a-des-temperatures-intena

    Combien sont-ils, ces établissements transformés en bouilloires thermiques par le soleil et la #chaleur ? L’éducation nationale l’ignore. La France compte 45 000 #écoles, 5 300 #collèges et 2 300 #lycées publics dont les bâtiments sont à la charge respectivement de 21 600 communes, 101 départements et 15 régions. La gestion des 9 200 établissements scolaires privés est indépendante. L’Etat, qui n’a aucune compétence sur les locaux, est aveugle sur l’état du #bâti_scolaire qui accueille chaque jour près de 12 millions d’élèves et 1 million de membres du personnel. Cet angle mort a beau être connu et déploré depuis plusieurs années, il n’existe toujours aucun panorama national.

    Une chose est sûre et désormais documentée par plusieurs rapports parus ces dernières années : l’immense majorité des bâtiments scolaires ne sont pas adaptés pour faire face à la chaleur.

    Le SNES-FSU, premier syndicat du secondaire, a mené un sondage auprès de 623 collèges et lycées sur les trois derniers jours (mardi, mercredi et jeudi) afin de donner un aperçu de l’ampleur du problème. Près de 78 % des établissements interrogés ont relevé plus de 30 °C en classe. Dans un établissement sur cinq, le mercure excède même les 33 °C, dans des pièces où sont réunis en moyenne 26 élèves en collège, et plus de 30 en lycée, où 20 % des classes comptent plus de 35 élèves. « On peut affirmer sans trop se tromper que la majorité des collèges et lycées sont soumis à de très fortes températures dans les salles », conclut Sophie Vénétitay, à la tête du syndicat.

    [...]

    Sept ans après la #canicule de juin 2019, qui avait conduit à la décision sans précédent de reporter le brevet des collèges, ce nouvel épisode suscite des questions sur l’action des pouvoirs publics alors que les vagues de chaleur en période scolaire deviennent annuelles.

    C’est aux collectivités que revient la charge de la rénovation des bâtiments et de leur protection contre la chaleur. Or, si de nombreuses actions ont été menées ou sont en cours, des milliers d’établissements restent encore dépourvus d’équipements élémentaires comme les volets aux fenêtres – qu’il n’est, par ailleurs, pas toujours possible d’ouvrir – ou les brasseurs d’air. Quant à la rénovation énergétique globale, le chantier est titanesque, et son coût est estimé entre 40 milliards et 50 milliards d’euros.

    [...] [Le ministère] précise que la fermeture d’établissements scolaires est une décision locale qui doit rester « exceptionnelle et proportionnée, pour préserver la continuité du service et la continuité pédagogique ». La loi ne fixe aucun seuil maximal – ou minimal – de température pour les salles de classe.

  • Education nationale et Armées, alliés pour un conditionnement progressif des élèves français à la guerre
    https://www.liberation.fr/societe/education-nationale-et-armees-allies-pour-un-conditionnement-progressif-d

    Dans cette optique, l’#armée met le paquet sur la jeunesse. Lundi 12 janvier ont débuté les inscriptions pour le nouveau #Service_national_volontaire ouvert aux jeunes de 18 à 25 ans, annoncé par Emmanuel Macron fin novembre. Dans la même veine, la nouvelle #Journée_défense_et_citoyenneté (#JDC, bientôt rebaptisée « #journée_de_mobilisation ») est généralisée depuis la rentrée scolaire 2025. Au programme des ados désormais : une cérémonie des couleurs et la Marseillaise pour ouvrir la journée, un atelier de tir au laser et un repas sous forme de ration de combat, suivis d’un solennel « Au revoir républicain » avec remise du bleuet de France.

    [...] Un cap est franchi en novembre dernier, au moment où le ministère de l’Education nationale publie un guide baptisé « Acculturer les jeunes à la défense » à destination des établissements scolaires. « Tous ces éléments nous dirigent vers une société d’adaptation à la guerre. Pour avoir combattu la militarisation de l’école depuis les années 80, je note qu’on n’a jamais été aussi loin qu’aujourd’hui », analyse Olivier Vinay, professeur de SVT à la retraite et militant au sein du Collectif contre la militarisation de la jeunesse et de l’école.

    La majorité des activités assurées par des gradés dans le milieu scolaire s’inscrit dans le cadre des « classes de défense et de sécurité globale » (CDSG), créées en 2005 dans les collèges et les lycées. Elles peuvent être le fruit d’un partenariat avec la police, la sécurité civile, un service départemental d’incendie et de secours (Sdis) ou l’armée. Dans ce dernier cas, le programme tourne autour de l’éducation à la défense et du travail de mémoire. Selon les chiffres du ministère de l’Education nationale, on dénombre environ 1 200 classes défense pour l’année scolaire 2025-2026, impliquant 32 000 élèves sur les 5,6 millions qui peuplent le second degré. Une dynamique à la hausse : en 2016, seuls 3 700 élèves étaient concentrés dans quelque 160 CDSG.

    L’instauration d’une classe défense peut venir de l’initiative du chef d’établissement ou d’un professeur volontaire. Elles peuvent être créées dans tout établissement scolaire mais elles sont implantées en priorité dans les zones rurales et dans les établissements relevant d’un réseau d’éducation prioritaire (REP et REP +). Un ciblage géographique et sociologique qui interroge : « On sait que c’est pas pour tous, c’est pour les classes populaires, les recalés de Parcoursup », commente Esther (tous les prénoms ont été modifiés), professeure de philosophie en Seine-Saint-Denis et membre de la tendance intersyndicale Emancipation.

    Dans la grande majorité des établissements scolaires, l’inscription dans une #classe_défense relève du choix de l’élève. Mais dans certains, elle revêt un caractère obligatoire. Quand elle apprend, le 19 septembre, que son fils sera inscrit dans la classe défense, Stéphanie, mère d’un élève de quatrième dans un collège de 200 élèves de l’académie de Dijon, se rebiffe. « Comment faire quand nos valeurs sont opposées à ce dispositif ? On m’a répondu que, de toute façon, ce n’était pas une option. Des voix dans la salle m’ont carrément dit que je pouvais toujours changer d’établissement. » D’après une étude de l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (Irsem) sur les apports des classes défense, publiée en avril 2022, cette orientation avait à l’époque été imposée à 11 % des élèves. 49 % d’entre eux avaient affirmé que cela venait d’un choix personnel, quand 40 % disaient que cela s’était un peu fait par hasard.

    Côté programme, le flou règne. Quand certaines classes rencontrent des gradés lors de conférences, d’autres visitent des lieux mémoriels. Les établissements n’ont aucun volume horaire imposé. Interrogé par Libération, le ministère de l’Education nationale précise que « les modalités de contenus et mise en œuvre sont extrêmement souples et relèvent de l’initiative pédagogique locale ». Résultat : « Les partenariats peuvent parfois aller assez loin. On nous a par exemple déjà proposé de faire venir les militaires en conseil de classe, ce que nous avons refusé », se souvient Quentin Dauphiné, professeur d’histoire-géographie dans un lycée du Var et délégué syndical Snes-FSU.

    Jusqu’alors réservé aux #collèges et aux #lycées, le dispositif s’élargit. A Libourne (Gironde), l’#école élémentaire Marie-Marvingt a noué un partenariat avec la Marine nationale. Les premières classes défense à destination des plus petits pourraient ainsi fleurir à la rentrée 2027. « Une première inquiétante au niveau national, alertent l’union départementale de Force ouvrière (FO) de Gironde, le syndicat Force ouvrière des professeurs des écoles de la Gironde ainsi que l’Union locale de Libourne dans un communiqué commun. Nous demandons de cesser immédiatement ce projet dont l’unique objet est de pousser les jeunes élèves vers les rangs de l’armée et de les conditionner à “la défense de la patrie.” »

    [...]

    Depuis la rentrée scolaire, le fils de Stéphanie a assisté à deux conférences animées par un colonel. A l’issue de la seconde, un fascicule intitulé « Ma première cérémonie militaire » a été glissé dans son cartable. Au fil des 36 pages dessinées, on suit un petit garçon qui découvre la prise d’armes, les cérémonies du 11 Novembre et du 14 Juillet. « Les enfants de la classe s’avancent en rang ! Ils lisent les noms des soldats morts pour la patrie. Il y en a tant… C’est triste et émouvant de penser à chacun de ces braves » ; « Voilà, c’est la fin de cette belle cérémonie qui nous a rappelé que notre pays, la France, est une patrie riche et forte de son histoire, et respectueuse de ceux qui se sont battus jusqu’à la mort pour les valeurs de la République. Devant leur courage, nous nous inclinons », peut-on y lire.

    Parmi les mécènes présentés en dernière page de l’ouvrage, on retrouve les leaders européens de l’armement comme MBDA, Dassault, Airbus ou encore Safran. « Voir que les marchands d’armes financent les supports éducatifs utilisés dans l’éducation nationale, ça me choque. Pour moi, c’est de la propagande », peste Nathalie, elle aussi mère d’une élève de quatrième dans le collège de l’académie de Dijon. D’autres ont depuis investi dans l’ombre, à l’instar du milliardaire d’extrême droite Pierre-Edouard Stérin, selon les informations du Canard enchaîné. Depuis la sortie du fascicule en 2020, près de 370 000 exemplaires auraient été gratuitement distribués aux établissements scolaires, aux mairies et aux associations, poursuit le journal.

    De son côté, la communauté enseignante est fracturée sur la question. Emilie Ros, professeure d’espagnol contractuelle dans le Tarn-et-Garonne, fait partie des détracteurs et « alerte depuis quatre ans ». La création des classes défense a été votée en conseil d’administration dès l’arrivée de la nouvelle cheffe d’établissement dans son collège rural de 300 élèves, en 2022. « Il n’y a pas eu de débat, elle a présenté ça comme quelque chose allant de soi, se remémore-t-elle. Les parents d’élèves ont commencé à se questionner. Il y a eu une manifestation devant le collège en début d’année scolaire et les rencontres parents-profs ont été assez houleuses. Et tout ça est passé comme une lettre à la poste chez les profs ! » Seule face à une équipe enseignante plutôt favorable, la professeure d’espagnol se syndique à la CGT.

    Peu à peu, elle prend la parole en conseil d’administration, interroge le professeur d’histoire-géographie qui pilote les classes défense, sonde ses collègues. Une prise de position assumée qui n’est pas du goût de sa cheffe d’établissement : après trois rentrées scolaires dans le même collège, la professeure d’espagnol obtient un avis défavorable à son formulaire de renouvellement de contrat en mai 2025. Sur le document, consulté par Libération, les raisons évoquées par la cheffe d’établissement reposent sur une « attitude clivante qui génère des tensions » et un « positionnement récurrent et affiché en décalage avec les prises de décision dans le cadre institutionnel ». Depuis, l’enseignante est au chômage.

    Si quelques situations semblent cristalliser les tensions, de l’avis des principaux concernés, la mise en place des classes défense se passe la majeure partie du temps sans accroc. « Si on n’a pas fouillé le sujet, on peut se dire que ça n’est pas si grave », observe Cassandre, enseignante dans le second degré dans le Val-de-Marne. Les raisons qui poussent les enseignants à se saisir du dispositif sont multiples et, souvent, c’est l’opportunité financière qui fait mouche. Avec un budget de l’Education nationale qui se réduit comme peau de chagrin, les partenariats avec les armées deviennent une solution pragmatique. Dans le collège de l’académie de Dijon, le partenariat a notamment permis d’organiser un voyage en Italie.

    Dans un lycée de la même académie, une convention de classes défense a été signée pour que les élèves en hôtellerie puissent réaliser leurs stages en milieu militaire, notamment au 511e régiment d’Auxonne. « Il est très difficile de s’opposer à des arguments aussi utilitaristes. Je suis une des rares, partage Camille, professeure de biochimie syndiquée au Snes-FSU et membre de la tendance révolutionnaire et anticapitaliste Emancipation. Alors qu’on ne devrait ni accepter l’aide ni l’argent de l’armée pour boucler notre propre budget. Ses valeurs sont opposées aux nôtres : elle repose sur l’obéissance sans réflexion, quand l’école veut susciter leur esprit critique. »

    Dans certaines académies, les élèves participent à ce qu’on appelle des #rallyes_citoyens. Présentées comme des compétitions ludiques et éducatives destinées à développer l’esprit citoyen des élèves, ces journées ont, selon les académies, parfois tourné au fiasco. Dans la présentation du programme annuel de la classe de son fils pour l’année scolaire 2025-2026, Stéphanie note une « activité décentralisée des classes défense du département », en avril 2026. Va-t-on mettre une arme factice dans les mains de son fils ? Ou le déguiser en surveillant pénitentiaire chargé de mater des détenus désobéissants ? « J’ai demandé si cela correspondait aux journées organisées à Dijon lors desquelles les enfants doivent nasser des manifestants. On m’a répondu “oui, sans doute”. Soit personne n’est au courant, soit ils ne veulent pas nous le dire. »

    Les classes défense et les rallyes citoyens sont les dispositifs les plus tape-à-l’œil de ces partenariats mais ils sont loin d’être les seuls. « On a travaillé sur plus d’une centaine de dispositifs, résume Irène. Ils sont tous liés entre eux, mis en place, actés et régis par des textes réglementaires. » La première pierre de ce long travail est posée en 1955, par la création de la commission armée jeunesse. Depuis plus de soixante-dix ans, ce groupe de travail qui réunit 70 associations, syndicats ou mouvements étudiants ainsi que 23 ministères ou délégations interministérielles, a pour objectif de potasser le lien entre l’armée et la jeunesse.

    Au sein de ce réseau tentaculaire, certaines initiatives sont plus « diluées et inoffensives », estime Irène, à l’instar des journées sport-armée-jeunesse ou des prix armée-jeunesse. Les Bulles de mémoire récompensent l’auteur d’une bande dessinée qui doit « impérativement » être liée aux conflits dans lesquels la France est ou a été engagée. « C’est pervers et à la fois très clair : ils veulent que nous, les profs, fassions le service après-vente », pose Esther, la professeure de philosophie en Seine-Saint-Denis. Dans son lycée, l’armée n’est plus invitée au carrefour des métiers en raison de l’intervention des personnels. « Avec la montée des tensions dans le monde, on ne peut plus faire comme si c’était un métier comme un autre. »

    • Pour rappel, la préparation militaire faisait partie intégrante de l’éducation des petits écoliers français entre la déculotté de la guerre franco-prussienne de 1870 et la boucherie de la première guerre mondiale. Ce fut succès retentissant qui permit d’envoyer des millions de soldats se faire trucider la fleur au fusil, et peut être même une des causes du conflit.

      Une recherche rapide me donne qqs articles sur le sujet :

      La préparation militaire en France : cheminement d’un concept 1871-1914

      https://www.persee.fr/doc/rharm_0035-3299_1985_num_159_2_7415

      En effet, plus qu’à l’école peut-être, car il s’agissait de jeunes gens volontaires, l’instruction civique, patriotique, partie intégrante importante du programme lui-même, occupant une place appréciable dans les manuels, peut être dispensée à haute dose (46). L’appareil militaire, l’action persévérante des instructeurs, parmi lesquels figurent des milliers d’officiers de réserve (47), le culte de l’armée, la lutte plus ou moins explicite contre l’antimilitarisme, le développement d’un patriotisme proche du chauvinisme, ont contribué à forger ce « moral », facteur dont le rôle n’a pas à être souligné. C’est dans cette culture éminemment patriotique, vécue sur le terrain, qu’il faut chercher l’efficacité première de l’œuvre d’instruction militaire de la jeunesse, telle qu’elle se développe avant 1914. Si ce n’était que son mérite majeur, c’est déjà un résultat dont ses promoteurs peuvent s’enorgueillir. Même l’Allemagne militariste de cette époque ne put disposer d’un pareil instrument (48).

      Le gymnaste, soldat de demain : les sociétés de préparation militaire de la Belle Époque
      https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/le-gymnaste-soldat-de-demain-les-societes-de-preparation-milit

      La préparation militaire en France (années 1900-années 1930) : un héritage sportif oublié ?
      https://books.openedition.org/pulm/20742#bodyftn26

      « Bien s’instruire pour mieux servir » : la formation militaire au début du XXe siècle
      https://sourcesdelagrandeguerre.fr/?p=5358

  • École inclusive : les collèges privés loin du compte [janvier 2024]
    https://www.snes.edu/article/ecole-inclusive-les-colleges-prives-loin-du-compte

    Selon la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP), il n’y a que 16 #collèges privés sous contrat sur 1660 qui proposent une section #UPE2A, soit moins de 1%. Le secteur public en compte 1024 sur 5316 collèges publics en France, soit plus de 19%. Alors que dans le privé sous contrat scolarise 21,3% des collégien.nes, il ne scolarise que 1,5% des élèves allophones. Est-ce parce qu’il s’agit le plus souvent d’enfants issu.es de milieu défavorisé et présentant des difficultés scolaires ? Ce profil n’est pas recherché par le privé.

    [...]

    Les chiffres de la DEPP indiquent que 90% des collégien.es d’#ULIS sont scolarisé.es dans le public. 377 collèges privés accueillent un dispositif ULIS contre 2321 collèges publics.

    #inclusion #enseignement_privé

  • Les territoires des émeutes
    https://laviedesidees.fr/Les-territoires-des-emeutes

    Le haut niveau de #ségrégation urbaine constitue le meilleur prédicteur des violences. La différence la plus marquante entre 2023 et 2005 est l’entrée en scène des villes petites et moyennes, où les adolescents de cités d’habitat social s’identifient aux jeunes des banlieues de grandes métropoles.

    #Société #jeunesse #banlieue #révolte #urbanisme #gilets_jaunes
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20240412_emeutes.pdf

    • Conclusion

      Le retour sur les émeutes de #2005 a permis de mettre en évidence à la fois des continuités et des changements par rapport à celles de #2023. Si de façon générale, les communes les plus défavorisées ont de plus fortes probabilités de connaître des émeutes, c’est surtout la ségrégation des situations sociales les plus précaires et des immigrés dans des quartiers spécifiques (#QPV) qui apparaît comme un élément de contexte crucial. À profil social et urbain équivalent, avoir un QPV augmente de façon très significative la probabilité de connaître des émeutes. De plus, cette #ségrégation_sociale et ethnique s’accompagne d’une forte #ségrégation_scolaire dont nous avons pu mesurer également l’impact : plus elle est importante, plus les émeutes sont intenses et violentes.

      Les quartiers en question sont ceux directement concernés par la #politique_de_la_ville (QPV, #PNRU, #NPNRU) depuis plusieurs décennies. Si des changements sont indiscutables sur le plan de l’amélioration du cadre de vie des habitants et plus particulièrement des #conditions_de_logement, un grand nombre de ces quartiers continuent de concentrer une large part de la jeunesse populaire d’origine immigrée, celle la plus touchée par la #relégation, les #discriminations et les #violences_policières, et donc celle aussi la plus concernée par les émeutes. Si la #mixité_sociale et ethnique s’est sensiblement améliorée dans certains quartiers, d’autres demeurent des espaces de très forte #homogénéité_sociale et ethnique, que l’on retrouve dans les #écoles et les #collèges. Ceux où les interventions de l’#ANRU ont été moins intenses ont même vu le nombre de ménages pauvres augmenter. En Île-de-France, la quasi-totalité des communes qui avaient connu des émeutes en 2005, pourtant concernées par la politique de la ville, en ont connu également en 2023.

      Notre approche socio-territoriale met d’autant plus en évidence les limites d’une analyse au niveau national, que les émeutes de 2023 se sont diffusées dans un plus grand nombre de petites villes et villes moyennes auparavant moins touchées par ces événements. Cette plus grande diversité territoriale est frappante lorsque l’on compare les banlieues des très grandes métropoles, à commencer par les banlieues parisiennes, aux #petites_villes et #villes_moyennes. Le poids du #logement_social, de l’immigration, la suroccupation des logements, le niveau de #pauvreté, mais aussi la façon dont ces dimensions se rattachent aux #familles_monoparentales et nombreuses, renvoient à des réalités différentes. Pourtant, dans tous les cas, la ségrégation joue un rôle déterminant.

      Cette approche contextuelle ne suffit pas à expliquer l’ensemble des mécanismes sociaux à l’œuvre et ce travail devra être complété à la fois par des analyses plus fouillées et qualitatives, ciblées sur les réseaux sociaux, la police et les profils des protagonistes, mais aussi des études de cas renvoyant aux différentes configurations socio-territoriales. Des études qualitatives locales devraient permettre de mieux comprendre comment, dans les différents contextes, les dimensions sociales et ethno-raciales interagissent lors des émeutes. Cela permettrait par exemple de mieux saisir l’importance de la mémoire des émeutes dans les quartiers populaires des banlieues des grandes métropoles, sa transmission et le rôle des réseaux militants et associatifs. Dans le cas des petites villes et des villes moyennes, la comparaison avec le mouvement des Gilets jaunes apporte un éclairage particulièrement intéressant sur l’intersection et la différenciation des formes que peuvent prendre la colère sociale et le ressentiment.

      #émeutes #violence #villes #urban_matter #violences_urbaines #banlieues #ségrégation_urbaine #violences #statistiques #chiffres

  • Imaginer la suite – édito #3 de la #Confinée_Libérée

    La conférence de presse d’#Edouard_Philippe du 19 avril s’est grandement approchée de l’absurde. Tout juste avons-nous pu en tirer une confirmation : ce gouvernement navigue à vue et son utilité est incertaine. Depuis le début de la crise du #Covid-19, le mieux qu’il fasse (trop rarement hélas) c’est de relayer les analyses et décisions de personnes compétentes (chercheur·ses, médecin·es, soignant·es, etc.) auprès d’autres, qui devront les mettre en œuvre. Le plus souvent, malheureusement, il est une force de #nuisance, qui empêche que les #bonnes_décisions soit prises.

    Les enseignant·es du primaire et secondaire ont appris les modalités de la #reprise_des_classes en lisant dans la presse les compte-rendus de l’intervention de Jean-Michel #Blanquer à l’Assemblée : “la profession n’en peut plus de découvrir par surprise ce qui se décide sans elle” dénonce Stéphane Crochet, comme bien d’autres.

    A l’#université, là encore ce sont les verrous hiérarchiques et l’incapacité à prendre des décisions claires qui pénalisent tant les travailleur·ses que les étudiant·es. A ce titre, le silence de #Frédérique_Vidal est éloquent : elle profite du #confinement pour faire passer discrètement des mesures qui renforcent les dynamiques de #précarisation et de #privatisation de l’université et de la recherche (https://universiteouverte.org/2020/04/15/appel-solennel-a-cesser-de-prendre-toute-mesure-non-urgente-en-pe).

    Alors que de nombreux·ses étudiant·es vivent actuellement dans des conditions terribles (https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/04/21/a-villeneuve-d-ascq-les-etudiants-a-l-abandon_6037293_3224.html), le ministère et la majorité des présidences continuent à faire #comme_si_de_rien_n’était. Il faut que des examens se tiennent à distance, coûte que coûte, et peu importe que cela ajoute aux souffrances des étudiant·es qui affrontent les situations les plus difficiles et que les #inégalités flambent. Refusons les #examens_en_ligne et signons la pétition nationale (https://universiteouverte.org/2020/04/08/non-aux-examens-en-ligne-qui-creusent-les-inegalites-dans-lenseig) !

    Les travailleur·ses sont également malmené·es par cette “gouvernance” qui en fait de simples pions. Comment pour les #écoles, #collèges et #lycées, les conditions du #déconfinement dans les #facs et labos sont pour le moins floues ce qui laisse craindre le pire, tant sur les plans sanitaires que sociaux. Pour connaître les difficultés rencontrées par les #précaires et y faire face collectivement, des outils de recueil de #témoignages (https://universiteouverte.org/2020/04/09/allo-precaire-confine%c2%b7e) et une #enquête en ligne (https://universiteouverte.org/2020/04/21/enquete-militante-sur-les-conditions-de-vie-et-de-travail-des-doc) ont été mises en place.

    Dans cette période difficile, il est plus que jamais nécessaire de prendre soin les un·es des autres, ainsi que de nos collectifs militants. Nous continuons à organiser la #solidarité, notamment avec des caisses qui permettent une #solidarité_économique (https://universiteouverte.org/2020/04/13/la-confinee-liberee-reprend-son-souffle), mais également avec des #distributions_alimentaires, qui se multiplient à Saint-Denis (https://www.papayoux-solidarite.com/fr/collecte/aide-alimentaire-etudiant-es-paris8), Paris (https://www.papayoux-solidarite.com/fr/collecte/solidarite-alimentaire), Lyon (https://www.helloasso.com/associations/association-lyf/formulaires/3) ou encore Bordeaux (https://www.leetchi.com/c/solidarite-continuite-alimentaire-bordeaux).

    Aujourd’hui, il est difficile d’imaginer ce que seront l’université et la #recherche dans les prochains mois. Dans quelles conditions la #rentrée 2020 pourra-t-elle avoir lieu ? Comment organiserons-nous nos #luttes après le déconfinement, alors que “l’#urgence_sanitaire” se prolongera, et interdira sans doute les rassemblements ? Quelles stratégies de luttes collectives pourrons-nous élaborer avec les autres secteurs, en particulier les autres services publics ?
    D’ores et déjà, il nous faut reprendre les discussions au sein de nos collectifs pour préparer une rentrée universitaire et sociale à la hauteur des défis qui nous font face ! A défaut de nous réunir rapidement pour une troisième coordination nationale, nous ferons en sorte, dans les prochaines semaines, d’échanger tou·tes ensemble grâce aux outils numériques.

    Plus que jamais, nous avons besoin de la force de nos imaginations. C’est pourquoi la Confinée Libérée vous propose une dystopie où la réalité rejoint la fiction : découvrez les Chroniques d’une apocalypse universitaire annoncée (https://universiteouverte.org/2020/04/20/chroniques-dune-apocalypse-annoncee-prologue). Bonne lecture !

    https://universiteouverte.org/2020/04/22/imaginer-la-suite-edito-3-de-la-confinee-liberee
    #septembre_2020 #examens #le_monde_d'après #rentrée_2020

  • #Déconfinement_sélectif et #expérimentations_sanitaires : la #colère et le #dégoût

    La décision présidentielle de rouvrir les #écoles, #collèges et #lycées le 11 mai n’a dupé personne, que ce soit parmi les professeurs ou ailleurs : ce dont il s’agit, ce n’est pas de pallier les #inégalités_scolaires qu’engendrerait l’arrêt des cours, ce qui est l’argument officiel, mais tout bonnement de remettre les #parents au #travail. Que cette décision intervienne deux jours après les déclarations du président du #Medef invitant les #entrepreneurs à « relancer l’activité » sans plus attendre n’a sûrement rien d’un hasard du calendrier.

    Selon la méthode désormais classique des interventions présidentielles, le ministre #Blanquer est intervenu le lendemain pour « préciser les modalités » de cette #réouverture. Est alors apparu le caractère fonctionnel de ce qui pouvait n’être qu’un effet de discours parmi d’autres : la réouverture des écoles ne se fera pas d’un seul coup le 11 mai, mais d’abord dans les #quartiers_populaires et les #régions_rurales. La communication ministérielle joue elle aussi sur la corde compassionnelle, voire #humanitaire : « le premier critère est d’abord social, les publics les plus fragiles ».

    C’est donc ces « publics les plus fragiles » qui auront la chance de reprendre le travail en premier. Les autres, les moins fragiles, c’est-à-dire les plus favorisés, c’est-à-dire ceux qui télétravaillent actuellement depuis leur résidence secondaire en Dordogne pourront garder leurs enfants chez eux et rester à l’abri du virus. Entre ces deux catégories, tout un tas de gens se demandent encore à quelle sauce ils vont être mangés.

    Il est intéressant de noter que ce sont précisément ces « #publics_les_plus_fragiles » qui se trouvaient déjà être au travail, que c’est parmi ces « publics » que se trouvent ceux pour lesquels la période du confinement n’aura jamais signifié un arrêt de l’activité. La différence est qu’il s’agit là de poser les condition d’une réouverture générale de cet indispensable vivier de #main-d’œuvre bon marché que sont les quartiers populaires, de remettre tout le monde au travail.

    C’est donc encore une fois sur les plus pauvres que la #politique_compassionnelle toute particulière du gouvernement va venir s’abattre, comme un fléau supplémentaire.

    Cette politique peut et doit se lire à plusieurs niveaux, puisque ce qui caractérise toute crise véritable de la totalité capitaliste c’est son existence simultanée à tous les niveaux de cette totalité. Ici, il s’agit d’une #crise_sanitaire qui existe dans ses effets comme dans la gestion de ceux-ci aux niveaux politique, économique, social, etc.

    Les considérations d’ordre purement sanitaires sont alors intégrées à la chaîne des décisions politiques, à leur niveau particulier, et conditionnées à la logique d’ensemble de ces décisions, qui est d’ordre économique et social. La #recherche_scientifique elle-même intervient à son niveau dans la production des savoirs permettant de formuler les doctrines, les thèses étant sélectionnées non tant en raison de leur rigueur que de leur utilité pratique dans les décisions qui fondent l’action de l’Etat. Le but étant de préserver l’ordre économique et social, c’est-à-dire prioritairement, dans le cas qui nous concerne, de relancer l’#activité_économique sur laquelle repose l’ensemble social.

    Mais s’il s’agit bien, d’un point de vue économique, de remettre les gens au travail, et en particulier les plus pauvres, qui sont aussi ceux dont le travail ne peut se faire par internet, qui doivent mettre les mains à la pâte et au mortier, cette remise au travail n’est pas dépourvue d’arrière-pensées d’ordre sanitaire, qui ne sont pas sur la vie des prolétaires d’un meilleur effet que les considérations purement économiques.

    Ces arrière-pensées ne sont pas mises en avant dans les discours du gouvernement, puisque le discours public reste aujourd’hui celui de « la santé d’abord », ce que tout le monde entend comme la santé de chacun. Le problème est que la « santé » qui est contenue dans le terme « sanitaire » n’a pas le même sens pour nous en tant qu’individus que pour l’Etat qui se trouve être en charge de sa gestion : il s’agit alors de « santé publique », ce qui est d’un tout autre ordre que la santé tout court, celle que l’on se souhaite pour la nouvelle année. Dans cette optique, la santé publique est une chose toute différente de l’activité qui a pour finalité de soigner des gens. Les soignants font l’expérience quotidienne de cette différence. Pour eux comme pour les malades, et pour tous ceux qui doivent travailler quotidiennement au risque de contracter et transmettre le virus, ce sont tout autant les défaillances bien réelles de la gestion sanitaire de la crise qu’il nous faut redouter, que la pleine prise en charge de cette même gestion.

    En l’occurrence, pour l’Etat français, la doctrine officielle reste celle mise en œuvre par l’Etat chinois (qui s’embarrasse moins de discours compassionnels), qui est aussi préconisée par l’OMS et par son propre Conseil scientifique : celle du confinement des populations. Le virus circulant à travers les contacts individuels, il s’agit de limiter ces contacts. L’autre doctrine est celle de l’immunité collective, qui reste cependant valable, mais à condition de disposer des vaccins nécessaires, comme pour une grippe ordinaire ; on vaccine les plus fragiles, on laisse le virus courir dans le reste de la population, qui finit par s’immuniser à son contact répété. En revanche, sans vaccin ni traitement efficace, si on laisse courir le virus en espérant obtenir une immunité de masse, il faut s’attendre selon les projections, à un bilan de 40 à 80 millions de morts à l’échelle planétaire, ce qui est insoutenable en termes économiques, sanitaires, et sociaux.

    Cependant, l’activité économique ne peut pas cesser totalement en attendant qu’on dispose des traitements et vaccins nécessaires. Il faut donc pour l’Etat qui est en charge de cette crise trouver des solutions intermédiaires, qui combinent les nécessités sanitaires et les nécessités économiques.

    Actuellement, le niveau de contamination dans la population française est environ de 10%, pour obtenir une immunité collective il faudrait atteindre un seuil de 60%, on voit qu’on est loin du compte.

    En revanche, les « publics les plus fragiles » sont ceux qui ont été le plus touchés par le virus, et ce non pas seulement en raison d’une surmortalité liée à des cofacteurs tels que problèmes cardio-vasculaires et autres pathologies qui se retrouvent parmi des populations dont l’état sanitaire est déjà dégradé, voire aux problèmes liés au mal-logement, etc., mais d’abord parce que ces populations n’ont jamais véritablement cessé de travailler. En clair, s’ils ont été les plus frappés c’est qu’ils ont été les plus exposés. Mais, outre d’en faire un « public » particulièrement frappé, cela crée aussi des zones sociales où le niveau de contamination dépasse largement les 10% nationaux.

    C’est pour cela qu’on peut se demander si le gouvernement ne serait pas en train de mener sur ces territoires (en gros, sur les banlieues) une expérimentation socio-sanitaire in vivo, c’est-à-dire à tenter d’obtenir une immunité de masse, ou en tout cas de voir si cette immunité est possible, dans quelles conditions et à quel coût sanitaire, et ce sur les dos des plus pauvres. On voit ici que cette expérimentation est rendue à la fois possible par les seuils de contamination induits par la pauvreté dans ces zones, et nécessaire par la demande pressante de reprendre la production, et donc de libérer de la main-d’œuvre.

    C’est la doctrine du stop and go, alternative au pur et simple laisser-faire cher aux libéraux qui est ici testée sur les habitants des quartiers populaires : une fois passé le premier pic épidémique et les capacités de soin désengorgées, on fait redémarrer l’activité, en sachant que des recontaminations vont avoir lieu, et qu’un nouveau pic épidémique va se produire, et on renouvelle l’opération jusqu’à absorption du virus par la population. Il faut simplement souligner que cette méthode est uniquement théorique, et qu’elle repose sur l’hypothèse que ce virus réagisse comme ceux sur lesquels on l’a bâtie. Et que donc, on ne sait pas si cela va fonctionner, d’où le caractère expérimental de la chose.

    Par ailleurs, avant même d’avoir des réponses sur la possibilité d’obtenir une immunité de masse à un coût sanitaire acceptable, la réouverture des écoles en milieu rural revient à ouvrir la vanne du virus sur des régions qui ont été jusqu’ici peu touchées, en espérant que la protection par masques et gel et le fait de maintenir les plus fragiles en confinement (personnes âgées et personnes souffrant de pathologies entraînant une surmortalité) suffira à limiter la casse.

    On assiste donc ici à un zonage socio-sanitaire de l’extension du virus. Ce zonage suit une logique à la fois sanitaire, politique et économique. On voit ici à quel point la logique sanitaire ne recouvre pas celle de la santé des individus, ni même une logique scientifique relevant d’une gestion épidémiologique de cette crise. La logique ici à l’œuvre est celle de la gestion de la population par l’Etat, et si on voit à quel point cette gestion convient aux impératifs économiques dont l’Etat est le garant, il faut aussi comprendre les a priori sociaux qui se cachent derrière cette gestion. Il apparaît ici qu’en cas d’un deuxième pic épidémique, l’Etat a choisi de placer en « première ligne » des populations qu’on peut qualifier de son point de vue d’expendable, et vis à vis desquelles au cas où le déconfinement donnerait lieu à des mouvements de protestation comme c’est déjà le cas un peu partout, une réponse autoritaire serait facile à justifier et à mettre en œuvre, puisqu’on la mène déjà au quotidien. Le caractère expérimental de ce déconfinement sélectif intègre la possibilités des révoltes comme une variable supplémentaire.

    On ne détaillera pas ici à quel point ce sont les plus « fragiles socialement » qui ont été le plus touchés par les conséquences de l’épidémie de Covid-19, avec quelle perversion logique le désastre s’articule chez les plus pauvres pour devenir plus désastreux encore, ni à quel point les conséquences se sont pour eux fait sentir à tous niveaux : pour les femmes, par l’accroissement des violences conjugales et la responsabilité accrue de la reproduction familiale occasionnée à l’échelle mondiale par le chômage, le manque de ressources, la maladie, pour les racisés (on connaît l’effrayante disproportion raciale des décès liés au Covid-19 aux Etats-Unis), pour les prisonniers et les réfugiés, pour les travailleurs les plus précaires, etc. Il faudra y revenir par ailleurs. Il nous fallait dire ici, contre ceux qui veulent « sauver le système de santé », que la sollicitude sanitaire de l’Etat est aussi terrible pour les prolétaires que ses défaillances, et que cette fameuse économie censée être source de tous les maux.

    Tout cela devra être précisé. Pour l’heure on se contentera de dire ce que l’utilisation de cette « fragilité » aux fins d’un retour à la normale qui est lui-même ce qui engendre et justifie ces « fragilités », nous inspire de colère et de dégoût.

    https://carbureblog.com/2020/04/16/deconfinement-selectif-et-experimentations-sanitaires-la-colere-et-le-d
    #déconfinement #confinement #France #11_mai #classes_sociales #inégalités #télétravail #santé_publique #gestion_sanitaire #défaillances #vaccin #immunité_de_groupe #immunité_collective #banlieues #expérimentation #stop_and_go #pic_épidémique #zonage_socio-sanitaire #géographie #gestion_de_la_population #pauvres #fragilité
    via @isskein et @reka

  • Les #écoles de #Seine-Saint-Denis réclament davantage de moyens
    https://www.mediapart.fr/journal/france/220318/les-ecoles-de-seine-saint-denis-reclament-davantage-de-moyens

    Les parents, les enseignants et syndicalistes de Seine-Saint-Denis ont lancé cette semaine une mobilisation. Ils veulent être entendus par le ministère de l’éducation nationale pour obtenir des moyens supplémentaires. Selon les grévistes, la situation empire d’année en année, ce que dément la direction académique de Créteil.

    #France #collèges #éducation_prioritaire #lycées #Touche_pas_ma_ZEP

  • Pour un mouvement des Précaires de l’éducation : tou·te·s en grève le 5 avril 2018 !
    http://www.cnt-f.org/local/cache-vignettes/L354xH500/tract_gre_ve_pre_caires_5.4.18_v3-57a14.jpg?1520084637
    http://www.cnt-f.org/pour-un-mouvement-des-precaires-de-l-education-tou-te-s-en-greve-le-5-avril-2
    #précarité #syndicalisme #éducation

    Plus de collégiens, moins d’argent : Ça gronde dans les collèges du 93 > Des établissements surchargés. Et des moyens se réduisant comme peau de chagrin. Les collèges de Seine-Saint-Denis vont mal, constate Loez, qui y enseigne. Tableau d’ensemble.

    http://cqfd-journal.org/Edito-et-sommaire-du-no163
    @cqfd n°163 - mars 2018.
    #collèges #neuf_trois

  • Sauver l’histoire : une exigence éducative, critique et démocratique (Belgique) Carte Blanche - levif.be - 09/03/17

    Réformer un système éducatif est assurément une entreprise difficile ; elle l’est d’autant plus lorsque les communautés éducatives elles-mêmes ne sont que très mal informées ou craignent de l’être trop tard, quand les principales décisions auront déjà été prises.
    http://www.levif.be/actualite/belgique/sauver-l-histoire-une-exigence-educative-critique-et-democratique/article-opinion-626285.html


    Depuis plusieurs mois, des groupes de travail planchent, d’une part, sur le Pacte d’Excellence et, de l’autre, sur la réforme de la formation initiale des enseignants. Les travaux de ces deux groupes sont intimement liés et les documents, parfois encore provisoires, qui parviennent aux enseignants, tous niveaux confondus, ne sont pas de nature à les rassurer.

    Le 3 février 2017, l’association Histoire et Enseignement pointait la menace planant, à brève échéance, sur le cours d’histoire. http://www.histoireetenseignement.be/2017/02/le-cours-dhistoire-menace Le 22 février, les géographes dénonçaient à leur tour le risque de dilution de leur discipline. http://www.levif.be/actualite/belgique/la-geographie-une-cle-pour-notre-futur-mise-a-mal-par-le-pacte-d-excellence/article-opinion-618029.html Ces inquiétudes, que nous partageons largement, naissent d’une incertitude fondamentale : est-il vrai que l’on s’oriente, dans le secondaire inférieur (éventuel tronc commun), dans le secondaire supérieur ou dans les deux cycles, vers un seul et vaste cours intégratif mêlant, à parts égales, l’histoire, la géographie, la sociologie et l’économie politique ? A nos yeux, une telle perspective est l’exemple même de la « fausse bonne idée », dont les effets contre-productifs dépassent de loin les éventuels avantages.

    Qu’on nous comprenne bien : l’ouverture des programmes à la sociologie et à l’analyse économique ne nous paraît pas, en soi, illégitime ou inintéressante - sous réserve d’examiner les futurs programmes et référentiels de compétence - mais peut-elle se faire au détriment d’autres disciplines et à l’intérieur d’un volume-horaire qui resterait inchangé ?

    Défendre la pertinence et la spécificité des disciplines pourrait aisément passer pour archaïque ou corporatiste. Ne devrions-nous pas, au contraire, promouvoir l’interdisciplinarité, dans un monde de plus en plus complexe et dont l’appréhension nécessite une multiplicité d’approches ? Assurément. Mais nous sommes intimement convaincus que la condition même de l’interdisciplinarité est la maîtrise de savoirs et de savoir-faire disciplinaires solides. Les méthodes et pratiques de l’historien, du géographe, du sociologue ou de l’économiste peuvent, certes, présenter certains traits communs mais chacune de ces sciences développe une approche et un mode d’analyse spécifiques des phénomènes. Nier cette diversité épistémologique ou la noyer dans un « cours de tout » fait courir le risque d’un réel appauvrissement de la formation des élèves. Ces craintes ne sont pas hypothétiques : elles font ainsi écho, par exemple, à la position critique des associations allemandes de professeurs en histoire, géographie et politique face à ces cours intégratifs, désormais dispensés depuis quelques années dans certains Länder sous le titre de « Gesellschaftskunde » ("Science de la société"). http://geschichtslehrerverband.de/download/downloads/Erklaerung_von_Hannover_2015Juli.pdf

    Une autre incertitude majeure concerne le profil des enseignants appelés à dispenser un tel cours intégratif. Quels seront les titres requis ou suffisants ? Sollicitera-t-on des spécialistes des diverses disciplines qui se relaieront en classe ? Si ce n’est pas le cas, espère-t-on d’un historien ou d’un géographe qu’il soit aussi sociologue et économiste, comme si de telles formations pouvaient s’improviser ou s’acquérir « sur le tas » ? Plus probable mais tout aussi inquiétant : diplômera-t-on des « profs de tout », forcément au rabais ?

    Dans la nouvelle formation initiale des enseignants qui nous est annoncée, un professeur du secondaire supérieur (master en 5 ans) verrait sa formation strictement disciplinaire limitée à moins de 60% de son cursus, alors qu’elle en compte aujourd’hui 90%. Cherchez l’erreur : une baisse drastique des crédits disciplinaires et, dans le même temps, une formation à plusieurs disciplines ou une fusion de celles-ci dans un magma bien peu cohérent.

    Historiens de formation, nous demeurons convaincus de l’importance cruciale d’un réel et solide cours d’histoire tout au long de l’enseignement secondaire. Sans doute d’ailleurs est-il plus nécessaire que jamais, à l’heure où la société numérique nous conduit à gérer un flux d’informations qu’il convient d’ordonner, de hiérarchiser et dont il faut éprouver la fiabilité, - pensons aux sinistres « fake news ». La critique des sources, quelles qu’elles soient (écrites, iconographiques, audiovisuelles, internet...), la capacité à construire une explication des phénomènes prenant en compte les multiples dimensions de la vie sociale, l’apprentissage de la périodisation historique (notions de chronologie, de durée, de diachronie, de synchronie...) et l’attention au changement sont autant de savoir-faire qui s’acquièrent et s’affinent progressivement.

    L’histoire que nous défendons est bien sûr, pour partie, celle qui permet de mieux comprendre les grands enjeux contemporains, d’envisager leurs racines et leurs causes, profondes ou plus immédiates. En ce sens, elle a une dimension citoyenne. Mais elle ne doit pas être confondue avec un cours de citoyenneté. Or, son insertion dans un ensemble vague de « sciences humaines » renforce le risque de ne l’étudier qu’à travers des enjeux mémoriels ou d’actualité. Selon nous, il demeure non seulement légitime mais indispensable d’enseigner aussi l’histoire pour elle-même, pour ce qu’elle peut apprendre de l’évolution des sociétés humaines, en articulant les niveaux local (au plus près de l’élève), régional, national, européen et l’ouverture aux autres civilisations. S’il est légitime de décortiquer, en partant du présent, le concept de démocratie et de s’interroger sur l’éventuel héritage athénien, il l’est tout autant d’étudier l’histoire de l’Antiquité grecque in se, et donc le fonctionnement, les ressorts et les caractéristiques propres de la démocratie athénienne. De surcroît, si on veut éviter l’écueil d’une approche téléologique ou finaliste, considérant que seul ce qui pouvait advenir est advenu, il importe de proposer une explication qui reconstitue un espace des possibles, permettant de comprendre les choix effectivement posés par des acteurs soumis à diverses contraintes. Il est enfin nécessaire d’amener les élèves à une maîtrise synthétique de l’histoire dans son temps long, qui évite tant une approche « à courte vue » du passé que l’usage de quelques grandes clés de lecture utilitaristes. Bien plus qu’une simple grille d’analyse de ce qui est, l’étude de l’histoire dans sa complexité doit préparer les jeunes à débusquer les simplismes, les a priori, les idées toutes faites, ce qui ne se conçoit ni sans connaissances solides, ni sans exercice de compétences : problématiser, critiquer, synthétiser, apprendre et communiquer. La culture historique est, en ce sens, l’une des conditions de plein exercice de la vie démocratique.

    Eu égard à ces enjeux et à leur complexité croissante, il nous semble donc inconcevable que la dimension proprement historienne de l’étude de nos sociétés soit réduite à moins de 2 heures par semaine dans le secondaire. Il faut que les pilotes de notre enseignement laissent aux élèves le temps nécessaire à la pratique de « l’enquête » en histoire[1] (tout comme en géographie...). Il faut également qu’ils continuent à permettre la formation de vrais professionnels du domaine, bien armés, certes, sur le plan pédagogique et didactique mais aussi et surtout en prise avec l’état le plus récent de la recherche et des méthodes dans la discipline. Seuls de bons historiens pourront, avec fruit, collaborer avec de bons économistes, de bons sociologues, de bons géographes et d’autres encore pour contribuer utilement à la formation et, partant, à l’émancipation des générations futures.

    Adam Renaud (ULg)
    Balace Francis (hre ULg)
    Barla Nicolas (ULB)
    Baurain Claude (hre ULg)
    Bechet Christophe (Collège Sainte-Véronique Liège / ULg)
    Bernaerts Bruno (Athénée Fernand Blum, Schaerbeek)
    Bernard Bruno (ULB)
    Berthelet Yann (ULg)
    Bertrams Kenneth (ULB / Académie royale de Belgique)
    Bertrand Paul (UCL)
    Beyer de Ryke Benoît (ULB)
    Bierlaire Franz (ém. ULg)
    Brüll Christoph (ULg)
    Buelens Marie-Astrid (ULB)
    Busine Aude (ULB)
    Cambrelin Thomas (ULB)
    Chantinne Frédéric (ULB)
    Charlier Marie-Thérèse (ULB)
    Charruadas Paulo (ULB)
    Cherdon Laetitia (Haute Ecole de Bruxelles - Defré)
    Close Florence (ULg)
    Cokaiko Sébastien (Ecole européenne de Munich / Athénée royal de Soumagne)
    Colignon Alain (CegeSoma/AGR)
    Delcorps Vincent (UCL)
    Delforge Paul (Institut Destrée)
    Delfosse Annick (ULg)
    Deligne Chloé (ULB)
    Deloge Pascal (Collège Saint-Julien, Ath)
    Demoulin Bruno (ULg)
    Depauw Claude (Archiviste de la Ville de Mouscron)
    Destatte Philippe (UMons / Institut Destrée)
    Devroey Jean-Pierre (ULB / Académie royale de Belgique)
    De Waha Michel (ULB)
    Diagre Denis (ULB)
    Dierkens Alain (ULB)
    Donneau Olivier (Haute Ecole Ville de Liège)
    Dossogne Marc-Henri (Athénée royal de Chênée, Liège)
    Dubois Sébastien (AGR)
    Dufour Valérie (ULB)
    Dujardin Vincent (UCL)
    Dumont Jonathan (ULg)
    Dumoulin Michel (ém. UCL / Académie royale de Belgique)
    Dury Julie (Haute Ecole de la Ville de Liège)
    Eeckhout Peter (ULB)
    Engels David (ULB)
    Gallez Philomena (ULB)

    Geerkens Eric (ULg)
    Genin Vincent (ULg)
    Glansdorff Sophie (ULB)
    Gotovitch José (hre ULB/ ém. Académie royale de Belgique)
    Gouvienne Carine (Archiviste de la Ville et du CPAS de Charleroi)
    Hardy François (Haute Ecole Charlemagne)
    Havelange Carl (ULg)
    Hendrickx Christine (ULB)
    Hermand Xavier (UNamur)
    Heymans Vincent (ULB)
    Jacobs Thibaut (ULB)
    Jaumain Serge (ULB)
    Kesteloot Chantal (CegeSoma/AGR)
    Knaepen Arnaud (ULB)
    Kupper Jean-Louis (ém. ULg / Académie royale de Belgique)
    Lagrou Pieter (ULB)
    Lanneau Catherine (ULg)
    Lauro Amandine (ULB)
    Leclercq Jacqueline (ULB)
    Levaux Thierry (ULB)
    Loir Christophe (ULB)
    Maquet Julien (Institut du patrimoine wallon / ULg)
    Marchandisse Alain (ULg)
    Maréchal Benoît (Institut Saint-Joseph de Welkenraedt)
    Martens Didier (ULB)
    Marx Jacques (ULB)
    Masson Christophe (ULg)
    Matteazzi Florence (UCL)
    Morelli Anne (ULB)
    Mostaccio Silvia (UCL)
    Mund Stéphane (ULB)
    Olcina José (Haute Ecole de Bruxelles - Defré)
    Pasleau Suzy (ULg)
    Péters Arnaud (ULg)
    Pirenne Vinciane (ULg)
    Pirlet Pierre-François (ULg)
    Puccio Laetizia (AGR)
    Régibeau Julien (ULg)
    Renard Etienne (UNamur)
    Ribeiro Thiago (ULB)
    Sansterre Jean-Marie (ULB)
    Schroeder Nicolas (ULB)
    Sohier Julien (ULB)
    Stellian Tatiana (ULB)
    Sterkendries Jean-Michel (Ecole Royale Militaire)
    Togni Fedora (ULB)
    Triolet Jean-François (Athénée royal des Hautes Fagnes, Malmedy)
    Van den Dungen Pierre (ULB)
    Vanderpelen Cécile (ULB)
    Van Haeperen Françoise (UCL)
    Vanhoorne Frédérick (ULg)
    Vanhulle Dorian (ULB)
    Van Schuylenbergh Patricia (Musée royal de l’Afrique centrale)
    Verschueren Nicolas (ULB)
    Vokaer Agnès (ULB)
    Warmenbol Eugène (ULB)
    Wilkin Alexis (ULB)
    Xhayet Geneviève (ULg)
    [1] Jean-Louis Jadoulle, Faire apprendre l’histoire. Pratiques et fondements d’une « didactique de l’enquête » en classe du secondaire, Namur, Erasme, 2015.

    #Ecole #Histoire #Géographie #Savoirs #Belgique (pour l’instant) #Colléges #sciences_humaines

  • A Paris, l’union de deux #collèges divise parents et enseignants
    https://www.mediapart.fr/journal/france/020217/paris-lunion-de-deux-colleges-divise-parents-et-enseignants

    Destiné à favoriser la #mixité_sociale, un projet de rapprochement entre deux collèges du même quartier, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, suscite la désapprobation d’une partie des parents, qui le jugent mal pensé. Mais pour ses défenseurs, la réticence du camp adverse est en réalité due à un refus de mélanger les enfants.

    #France #Antoine_Coysevox #carte_scolaire #Choukri_Ben_Ayed #éducation #Hector_Berlioz #Julien_Grenet #sectorisation

  • Le département de l’Eure fermera des #collèges et financera une #autoroute
    http://www.saintpierre-express.fr/fermeture-de-colleges-eure-27

    Monsieur Lecornu cherche à faire des #économies à tous prix, en manquant au rôle qui est celui du département : un rôle social de #proximité. Combien a coûté au #département la chasse aux fraudeurs du RSA, pour au final que compter que 99 personnes qui ont changé de domicile ? Plutôt que de stigmatiser là encore les plus défavorisés, rappelons qu’au contraire c’est une personne sur deux, éligible, qui renonce à faire valoir ses droits.
    Le même 20 juin où M. Lecornu présentera son plan pluriannuel pour les collèges, le département émettra un avis favorable pour la construction d’une autoroute en concession, la liaison A28-A13. Pour le département de l’Eure, ce sera potentiellement 14% du financement de la moitié du milliard d’euros que coûtera l’infrastructure, soit au minimum 70 millions d’euros, hors taxes, sans compter les 15 à 20 millions supplémentaires qu’il faudrait pour relier les départementales (RD6014, RD6015 et RD321) à l’autoroute.

    #politique #aménagement_du_territoire
    Gros classique

  • Mixité sociale et scolaire, #ségrégation inter et intra établissement dans les #collèges et lycées français
    Etat-des-lieux-Mixité-à-lécoleFrance1.pdf
    http://www.cnesco.fr/wp-content/uploads/2015/05/Etat-des-lieux-Mixit%C3%A9-%C3%A0-l%C3%A9coleFrance1.pdf

    En France, les collégiens et lycéens d’origine aisée comptent en moyenne dans leur classe deux fois plus de camarades également d’origine aisée que les élèves des classes moyennes et populaires. De même, les meilleurs élèves comptent en moyenne deux fois plus de camarades d’un niveau équivalent au leur que les autres élèves. Ces chiffres, qui résument la situation de ségrégation sociale et scolaire de l’#enseignement secondaire français, sont inquiétants à deux titres : les différences d’environnements en fonction de l’origine sociale ou du niveau scolaire sont susceptibles d’aggraver les inégalités scolaires ; de plus, cet « entre-soi » est un obstacle à l’apprentissage de la #citoyenneté et du vivre-ensemble.

    Cette note présente les résultats préliminaires d’une étude sur la mixité sociale dans les collèges et lycées français qui paraîtra dans le rapport du Cnesco sur la possible amplification des inégalités scolaires
    d’origine sociale et ethnoculturelle en France. L’originalité de cette étude provient de quatre facteurs :
    + elle apporte une analyse à la fois de la ségrégation sociale (en fonction de la catégorie socioprofessionnelle des parents) et scolaire (en fonction des résultats obtenus au diplôme national du
    brevet) ;
    + elle porte sur l’ensemble du territoire français ;
    + elle concerne l’ensemble de la scolarité secondaire, de la sixième à la terminale ;
    elle mesure à la fois les disparités entre établissements (ségrégation inter-établissements) et entre les classes au sein des établissements (ségrégation intra-établissement).

    À notre connaissance, ce dernier facteur n’a jamais été étudié quantitativement sur des données françaises. Notre étude met en évidence la différence entre la ségrégation entre établissements — la seule à avoir été mesurée jusqu’ici — et la ségrégation totale entre les classes, qui est la somme de la ségrégation entre établissements et de la ségrégation entre les classes de chaque établissement.

  • La Grande-Bretagne surpaye ses bons profs 
    http://fr.myeurop.info/2014/01/03/grande-bretagne-surpaye-ses-profs-12813

    Ludovic Clerima

    Le portefeuille des #enseignants britanniques grossira-t-il ces prochaines années ? C’est ce qu’affirme un rapport paru aujourd’hui. Comptez 70.000 £ (84.000 €) après cinq ans de métier. De quoi faire naître des vocations et des envieux en #France.

    Les #professeurs seront-ils les nouveaux riches de demain au #Royaume-Uni ? lire la suite

    #REVUE_DU_WEB #Société #INFO #argent #collèges #écoles #éducation #lycées #salaires