• Après un an de Covid, l’heure des choix pour les #finances_locales ?
    https://metropolitiques.eu/Apres-un-an-de-Covid-l-heure-des-choix-pour-les-finances-locales.htm

    La crise sanitaire a fortement pesé sur les budgets locaux en 2020. Françoise Navarre pointe ici les incertitudes auxquelles les collectivités sont confrontées, entre impératifs de « relance » et de « maîtrise » des dépenses publiques. Depuis le printemps 2020, les propos alarmistes prolifèrent : les difficultés résultant de la Covid provoqueraient un choc sans précédent pour les budgets locaux, suscitant leur dérapage, voire les conduisant dans une impasse. De fait, les finances de toutes les #Essais

    / finances locales, #collectivités_locales, #collectivités_territoriales, #investissement, #services_publics, (...)

    #dette
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-navarre2.pdf

  • Penser la propreté urbaine hors contexte électoral
    https://metropolitiques.eu/Penser-la-proprete-urbaine-hors-contexte-electoral.html

    La propreté urbaine, critère déterminant de la qualité de vie, n’est évoquée qu’à l’occasion d’élections. Sara Bellamine, Sabine Bognon et Daniel Florentin observent cependant l’émergence de cadres structurels d’action et de gouvernance, renouvelant ainsi sa prise en charge par les collectivités. La question de la propreté urbaine est enserrée dans un triptyque étroit. D’abord, chaque scrutin municipal est l’occasion de refrains électoralistes dénonçant la saleté de telle ou telle ville. Ensuite, la mise en #Terrains

    / propreté, #collectivités_locales, #politiques_urbaines, #élections

    #propreté
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_bellaminebognonflorentin.pdf

  • Quand les #communes_rurales suppléent l’#Éducation_nationale
    https://www.banquedesterritoires.fr/quand-les-communes-rurales-suppleent-leducation-nationale

    C’est l’histoire d’une petite commune rurale. Ou plutôt de deux. Non, en fait, elles sont trois. Ou quatre. À la vérité, elles sont des centaines. Voire des milliers. Des milliers de communes rurales qui ont perdu leur #école. Ces quinze dernières années, le nombre d’établissements publics a baissé de quelque six mille. Par #décisions_comptables. Prises là-haut, au ministère. À Paris. Les enfants de ces communes vont toujours à l’école. Mais plus loin. Ailleurs. Seulement, la fermeture d’une école rurale ne se résume pas à une équation où l’on ferait entrer un car de ramassage et le forfait communal. « Chaque fermeture a un effet dévastateur. » C’est David Djaïz, directeur de la stratégie et de la formation de l’Agence nationale de la #cohésion_des_territoires, qui le dit lors du séminaire « Nos #écoles_rurales ont de l’avenir ! » organisé par la fondation Kairos pour l’innovation éducative à l’Institut de France le 27 janvier 2021. À l’inverse, rouvrir une école, c’est faire revivre un village. Attirer de nouveaux habitants. Retisser du lien social. Enclencher une dynamique économique même. Une véritable résurrection. Lors du même séminaire, de nombreux élus ont témoigné de la résurrection de leur commune rurale grâce à la réouverture d’une école. Leur point commun ? Ils se sont tous débrouillés sans l’Éducation nationale.

    […] Élus, habitants, associations. Sur les territoires ruraux, tout le monde fait bloc. Mais le succès de ces entreprises attirent un invité surprise. Pas le bienvenu. Le #PLUI. Plan local d’urbanisme intercommunal. Sophie Gargowitsch : « La seule chose que nous n’avions pas mesurée a été l’incidence sur l’habitat. Tout ce qui était disponible a été complété. Nous ne pouvons plus construire et nous sommes bloqués par le PLUI, une compétence sur laquelle je n’ai plus la main. Les grandes communes ont tendance à tirer la couverture à elles en matière de construction. Dans les zones rurales, nous avons parfois la sensation d’être des habitants de seconde zone. » Gilbert Chabaud abonde : « On n’a plus de parcelles à vendre. Toutes les maisons ont été réhabilitées. Et dans le cadre du PLUI, il ne faut pas rêver, on n’aura rien. » Valentin Josse résume l’inquiétude des élus ruraux : « Il faudra faire très attention à la façon dont sera traitée l’idée du ’zéro #artificialisation nette’ (ZAN). Cela risque d’être un nouveau coup de poignard et une fracture entre les métropoles et le monde rural. Si on applique strictement ce ZAN, on tue la ruralité. »

    En attendant de régler cette question, les revendications des maires ruraux en quête d’école portent d’abord sur le droit à la différentiation en matière scolaire. Anne Coffinier, fondatrice de la Fondation Kairos et présidente de l’association Créer son école : « Nous avons de plus en plus d’appels de maires ruraux qui veulent créer des écoles et désirent être accompagnés. L’Éducation nationale doit accepter plus de dérogations et d’expérimentations, et renoncer à des approches du haut vers le bas pour contractualiser et accepter que les #collectivités_locales ne soient pas simplement des payeurs. » Elle réclame deux évolutions. Assouplir la règle des cinq ans d’expérience dans l’enseignement pour pouvoir diriger une école hors contrat : « Dans une école à classe unique de quelques élèves, ce qui compte est d’ouvrir avec quelqu’un qui soit compétent académiquement. » Et revenir sur l’interdiction de financement par la collectivité : « Nous sommes dans une logique de substitution. Il est absurde de payer 50 à 60.000 euros de forfait communal pour scolariser des enfants dans une commune voisine. Avec cette somme, on peut ouvrir une école. Si on veut que la ruralité vive, il faut faire preuve de souplesse. »

    #montesori #ANCT

  • Les monnaies locales peuvent-elles répondre à la crise économique #post-Covid ?

    Après le #déconfinement la #consommation reprend lentement et timidement. Dans ce contexte de crise sanitaire et économique, comment redonner confiance aux français, comment relancer les commerces et les petites entreprises ? Les monnaies locales reviennent en force dans les territoires.

    https://www.franceculture.fr/emissions/le-billet-economique/la-chronique-eco-du-mercredi-27-mai-2020

    #monnaies_locales #monnaie_locale #crise_économique #économie #covid-19 #coronavirus

    • Pour relancer l’économie, choisissons les monnaies locales

      « Contribuer au développement d’une entreprise locale ou faire prospérer une multinationale » ? Pour l’auteur de cette tribune, les monnaies locales, complémentaires à la monnaie nationale, permettent aux consommateurs de contribuer à « stimuler l’économie locale ».

      La crise que nous traversons a rappelé d’une manière violente et douloureuse à ceux qui l’avaient oublié que la mondialisation contient des risques : risque sanitaire, car les maladies circulent plus facilement dans un monde où tout se déplace (personnes et marchandises notamment), risque alimentaire puisque l’interdépendance agricole s’est traduite par des rayons vides dans nos supermarchés après la fermeture des frontières, risque économique, de manière générale, puisque la rupture des chaînes de production dans un pays révèle notre dépendance aux importations.

      L’idée de relocaliser une partie de la production en France pour réduire ces risques fait donc son chemin en cette période de confinement. Mais comment engager la transition quand les entreprises privées prennent leurs décisions de manière autonome ? Si elles souhaitent continuer à produire à bas coûts dans un pays éloigné, personne ne semble pouvoir les en empêcher.

      Les consommateurs tendent à l’oublier, mais ils possèdent en ce sens un outil d’une valeur bien supérieure à ce qu’ils imaginent : la monnaie. En économie, les dépenses des uns sont les revenus des autres. En dépensant son argent dans une entreprise, on assure à celle-ci la capacité de payer les salaires, de rembourser ses fournisseurs, ou encore de payer ses impôts. Or, dans de nombreux cas, nos dépenses font vivre des entreprises ayant délocalisé tout ou partie de leurs productions à l’étranger — où a été fabriqué le pantalon que vous portez ? la table dans votre salon ? D’autres entreprises, que nos achats font vivre, exportent leurs revenus dans des pays où l’impôt est plus faible, réduisant d’autant leur contribution au développement du pays où elles sont implantées.

      Les monnaies locales complémentaires sont de puissants outils pour limiter ces effets et pour stimuler l’économie locale. Le principe est de payer sa consommation en utilisant la monnaie locale dans les points de vente qui l’acceptent. En retour, les commerces qui la récupèrent peuvent également l’utiliser pour payer les fournisseurs qui l’acceptent aussi. Pour en obtenir, il faut en faire la demande auprès de l’organisme émetteur (une association, par obligation légale depuis 2014) et sa valeur est à parité avec l’euro. Ainsi, puisque les grandes entreprises et groupes internationaux ne font des transactions qu’en monnaie nationale, ils sont de facto exclus de ce système.

      Relancer l’économie, localement

      Les monnaies locales sont une véritable opportunité pour relancer l’économie en période de crise. Parmi les entreprises fortement touchées par le confinement, c’est sans nul doute les TPE, PME, commerçants et artisans qui sont plus durement frappés par la baisse de leur chiffre d’affaires. En manque de liquidités, la banqueroute est au coin de la rue. Par le déploiement de ces monnaies locales, on incite les consommateurs d’un quartier, d’une ville, d’une région, à dépenser leur argent en priorité dans les entreprises locales. Pour déjeuner le midi, avec seulement de la monnaie locale en poche, on ira consommer dans la brasserie du coin plutôt que dans une chaîne de restauration rapide. Multipliées par le nombre de consommateurs d’une zone géographique, ces « petites dépenses » sont la différence pour les entreprises locales entre rester en vie et faire faillite.

      De plus, il a été démontré que la vitesse de circulation de ces monnaies était sept fois supérieure à celle de la monnaie nationale. [1] Par conséquent, un euro local crée plus de richesses car il permet de réaliser plus de transactions sur une même période donnée. En retour, ce sont également plus d’emplois créés dans ces structures et donc tout un écosystème composé de petites entreprises qui se développe et prospère. Comme la conversion en monnaie nationale a généralement un coût — 5 % pour la monnaie basque eusko, les consommateurs sont incités à en faire usage, ce qui renforce l’effet d’entraînement sur l’écosystème local.
      Reconstruire un tissu industriel local par la monnaie

      Mais ça ne s’arrête pas là. L’une des critiques courantes à l’encontre des monnaies locales est que leur mise à l’échelle est impossible – entendre : elles servent la librairie du quartier mais pas au-delà. Au contraire, elles servent aussi à organiser les rapports marchands entre entreprises. Certaines monnaies locales agissent comme de véritables réseaux, les entreprises les utilisant tout au long de leurs chaînes d’approvisionnement au sein d’un même territoire : du papier, pour fabriquer des livres, au bois, pour fabriquer des meubles, de l’exploitant agricole, qui fournit commerces et cafés, aux entreprises de services à la personne, les monnaies locales facilitent la construction de chaînes d’approvisionnement locales. Ainsi, plus de la moitié des entreprises utilisant l’eusko au pays Basque ont changé de fournisseurs après avoir adopté cette monnaie.

      Et ça ne s’arrête toujours pas là. À l’inverse des monnaies traditionnelles, les monnaies locales ne reposent que marginalement sur le principe de l’intérêt. Dans sa forme la plus courante, il n’est pas possible d’emprunter de la monnaie locale quand on est consommateur. Le crédit aux entreprises en monnaie locale peut s’organiser à un très faible coût. La banque Wir, en Suisse, propose des emprunts en monnaie wir à des conditions défiant toute concurrence (taux bas, échéance de long terme, absence de frais) car la structure bancaire est moins coûteuse que celle des banques traditionnelles et qu’elle repose sur un système de dépôts en monnaie wir qui assure sa pérennité. En Suisse, une PME sur cinq utilise cette monnaie pour régler ses factures.

      Les monnaies locales, outil de résilience

      Ainsi, avec des entreprises qui échangent entre elles sur un même territoire et des consommateurs qui sont incités à dépenser leur argent dans certains points de vente, on contribue à relocaliser progressivement l’ensemble de la chaîne de production d’un territoire en se focalisant sur les solutions existantes ici et non ailleurs. En stimulant l’économie locale, on contribue à la création d’emplois dans un contexte où de nombreux secteurs licencient du fait des délocalisations stimulées par la concurrence de la main-d’œuvre à l’échelle internationale.

      Ces monnaies n’ont pas vocation à remplacer la monnaie nationale. Toutes les entreprises ne peuvent pas les utiliser pour répondre à l’ensemble de leurs besoins d’achat. Mais il est grand temps que les consommateurs prennent conscience que notre économie est à une très grande majorité une économie de petites structures : plus de 99 % des entreprises, employant 47 % de la main-d’œuvre et générant 43 % du PIB marchand. Certains choix de consommation font la différence : contribuer au développement d’une entreprise locale ou faire prospérer une multinationale. Nous ne pourrons pas faire l’économie d’une monnaie nationale et des grandes entreprises pour répondre à certains de nos besoins. Mais si nous pouvons faire le choix du local à chaque fois que la possibilité se présente, nous aurons contribué à recréer une économie résiliente.

      La monnaie circule. Nous pouvons décider au profit de qui.

      https://reporterre.net/Pour-relancer-l-economie-choisissons-les-monnaies-locales

    • Les collectivités locales peuvent nous sauver de cette crise

      Plutôt que la planche à billets ou la monnaie hélicoptère, l’une des solutions serait de faire évoluer le fonctionnement de la zone euro dans le sens d’un #fédéralisme_monétaire, en déléguant aux #collectivités_locales le droit d’émettre massivement une monnaie locale complémentaire dont la valeur sera partout et toujours assurée par la BCE.

      Pour faire face à la crise économique que nous allons traverser, les banques centrales vont déverser massivement de la monnaie dans l’économie, l’inonder de liquidités. La Banque Centrale Européenne (BCE) nous annonce qu’elle va injecter 750 milliards d’euros en rachetant de la dette des États et d’entreprises afin de soulager les banques. De son côté, l’administration américaine annonce vouloir donner des chèques aux Américains, à hauteur de 850 milliards de dollars, soit un chèque de 1.000 dollars par Américain. Dans ce cas, il s’agit de faire décoller l’hélicoptère monétaire pour sauver l’économie.

      Ce concept de monnaie hélicoptère fut rendu célèbre par l’économiste Milton Friedmann dans un article intitulé « The Optimum Quantity of Money » [1]. Pour illustrer les principes de base de sa théorie monétaire, Friedmann recourt à la métaphore d’un hélicoptère volant au-dessus d’une communauté pour larguer 1.000 dollars en billets depuis le ciel.

      De là est né le développement de l’idée selon laquelle créer de la monnaie et la distribuer directement aux ménages et entreprises sans aucune contrepartie est plus efficace pour relancer l’économie que les politiques monétaires non conventionnelles de rachat de la dette [2].

      L’idée est séduisante mais comporte néanmoins quelques écueils et autres difficultés de mise en œuvre. Lesquelles ?

      Premièrement, la banque centrale n’a pas d’accès direct aux agents économiques que sont les ménages. Deuxièmement, certains ménages pourraient plutôt choisir d’épargner ou de thésauriser la monnaie reçue. Enfin, cette politique monétaire risque avant tout de bénéficier, d’une part, aux produits importés en dehors de la zone euro et, d’autre part, aux États membres les plus compétitifs. En somme, les gains générés par la relance de l’activité économique ne seraient pas répartis de manière optimale.
      Fédéralisme monétaire

      Dès lors, comment pleinement mettre en œuvre les avantages de cette politique tout en contournant ses écueils ?

      L’une des solutions serait de faire évoluer le fonctionnement de la zone euro dans le sens d’un fédéralisme monétaire, en déléguant aux collectivités locales, selon le principe de subsidiarité, le droit d’émettre massivement une monnaie locale complémentaire dont la valeur sera partout et toujours assurée par la banque centrale [3].

      Dans ce sens, les collectivités locales, partenaires privilégiés de la BCE pour la diffusion massive d’une monnaie hélicoptère, peuvent nous sauver de la crise.
      Lire plus

      Le principe ? Une Région émet et donne de la monnaie aux ménages ou aux entreprises sur son territoire, sans aucune contrepartie. Cette monnaie locale ne peut être dépensée que dans les « entreprises » qui ont adhéré à une charte introduisant les critères auxquels elles doivent répondre, comme, par exemple, la dimension locale des produits vendus.

      Cette monnaie intrinsèquement liée à des critères déterminés ne peut par conséquent pas être épargnée ou bénéficier à la vente de produits qui ne sont pas locaux. Elle se déversera directement dans l’économie réelle locale et, dopant le pouvoir d’achat, encouragera l’investissement, l’augmentation de l’offre et in fine la relance de l’activité économique et de la croissance.

      En somme, la BCE pourrait faire de ce système de soutien à l’économie réelle, locale et durable l’un des piliers de sa politique monétaire européenne.

      [1] FRIEDMAN, M., « The Optimum Quantity of Money », Macmillan, 1969, London, pp.4-5.

      [2] François CHEVALLIER, cité in https://www.challenges.fr/economie/la-monnaie-helicoptere-derniere-arme-pour-la-croissance_17876, 17 mars 2016.

      [3] Je tiens ici à remercier Wojtek Kalinowski pour ses articles parus dans la revue Alternatives économiques, «  Réinventer la monnaire », mai 2016, qui m’ont inspiré ces propos.

      https://www.lecho.be/opinions/carte-blanche/les-collectivites-locales-peuvent-nous-sauver-de-cette-crise/10219354.html

    • Un maire italien imprime sa propre monnaie locale pour aider les habitants pendant la crise

      Une initiative destinée à aider les résidents de la petite commune italienne de #Santa_Marina pendant cette « période extrêmement difficile », selon son maire Giovanni Fortunato.

      C’est une mesure sociale originale en pleine crise économique et sanitaire. Comme le rapporte The Independent, le maire de Santa Marina, une petite commune de la province de Salerne dans la région de Campanie, en Italie, a décidé d’imprimer et de distribuer ses propres billets pour une valeur totale d’environ 87.800 euros. Une monnaie locale destinée à venir en aide à ses administrés les plus précaires, alors que l’Italie est très durement frappée par le coronavirus. « Cet argent peut être utilisé au sein de la commune et fonctionnera comme des billets classiques », a déclaré le maire dans un post Facebook.

      La commune a assuré que cette monnaie pouvait être utilisée pour des achats dans les supermarchés, de médicaments et pour tout autre bien de première nécessité. L’initiative vise à soutenir « les personnes qui ont besoin d’un soutien supplémentaire pour traverser cette période extrêmement difficile », a déclaré Giovanni Fortunato, ajoutant qu’environ 4.400 euros iraient également à un hôpital local alors que les structures hospitalières sont débordées face à l’afflux de patients dans le pays.

      >> À lire aussi - Clap de fin pour la monnaie locale des Ardennes

      Les billets de 50 cents, 1, 5 et 10 euros présentent chacun une image différente de la région du sud de l’Italie selon le maire. Pour rappel, Giuseppe Conte, le Premier ministre italien, a récemment approuvé un nouveau train de mesures comprenant des colis alimentaires et des bons d’achat pour ceux qui luttent financièrement pendant la pandémie de coronavirus, qui a ralenti l’activité économique dans le pays.

      https://www.capital.fr/economie-politique/un-maire-italien-imprime-sa-propre-monnaie-locale-pour-aider-les-habitants-p
      #Italie

    • Utiliser les monnaies locales pour relancer l’économie du pays

      C’est une idée qui fait son chemin depuis maintenant plusieurs semaines. Alors que la crise sanitaire du Covid-19 tend à se transformer en crise économique et financière mondiale, de plus en plus de régions, villages et associations souhaitent promouvoir l’utilisation des monnaies locales.

      Il en existe des dizaines en France et des milliers dans le monde. Les monnaies locales ont depuis quelques années séduit de nombreux Français. Créées au départ dans le but de supporter les industries et les commerces d’une même région, elles pourraient aujourd’hui être la solution concernant la crise économique à venir.

      En effet, certains maires, comme celui de Santa Marina, une petite commune de la province de Salerne en Italie, ont décidé d’imprimer leur propre monnaie et de la distribuer gratuitement aux plus précaires. Ces derniers peuvent ainsi acheter grâce à cet argent des biens de première nécessité.

      De plus, inconsciemment, l’utilisation de ce type de monnaie permet de relocaliser certaines productions. Le consommateur peut acheter avec cette monnaie des biens dans les commerces qui l’acceptent. Ces derniers l’utilisent ensuite pour payer leurs fournisseurs, qui à leur tour, ne peuvent dépenser cet argent que localement. La boucle est bouclée !

      À l’instar de certaines communes, une partie non négligeable d’experts économiques croient au fait qu’une relance nationale passe d’abord par une relance plus locale.

      https://www.terradarwin.com/post/utiliser-les-monnaies-locales-pour-relancer-l-%C3%A9conomie-du-pays

    • Sortie De Crise : Les Monnaies Locales Sont-Elles Une Solution ?

      L’ampleur inédite de l’actuelle crise du COVID-19 a des incidences tout à la fois à l’échelle mondiale et sur nos quotidiens, notamment en matière de consommation. Dans ce contexte bouleversé qui a directement affecté nos chaînes habituelles d’approvisionnement, les offres locales reviennent sur le devant de la scène. Toutefois, il est légitime de se questionner sur la solidité de ce modèle de consommation locale qui, hors contexte de crise, peine à s’affirmer face à une mondialisation souvent perçue comme un mal nécessaire. Par Laurence Fort-Rioche et Ronan de Kervenoael, professeurs de Marketing et chercheurs au sein de Rennes School of Business.

      Après un mois de confinement, les statistiques confirment les bouleversements dans le paysage de la distribution française. Parallèlement au repli des ventes des grandes surfaces et du e-commerce sur le non alimentaire, les initiatives fleurissent pour faciliter les approvisionnements de proximité (marchés de plein air, plateformes regroupant des producteurs locaux, livraisons, etc.). Alors, cette crise du COVID-19 agirait-elle comme un cruel révélateur des faiblesses d’un système essentiellement centré sur la globalisation ? Nous montrerait-elle aussi que les acteurs d’un modèle local sont là, déjà en place, garde-fous que l’on appelle au secours lorsque les repères habituels de la consommation de masse se fissurent ?

      Nombre d’entre nous ont dû revoir, face à la crise actuelle, leurs modes de consommation : le « local » se retrouve ainsi plébiscité et revient au cœur des débats. A sa suite, les questions relatives aux monnaies locales complémentaires citoyennes comme levier du dynamisme des échanges locaux reprennent plus que jamais leur sens.

      Que sont exactement les monnaies locales complémentaires citoyennes (MLCC) ?

      Au Moyen-Âge, il était assez usuel qu’une ville émette de la monnaie. Toutefois, le concept contemporain de monnaie locale complémentaire citoyenne a fait surface à partir de la crise de 1929. Dans le contexte de la Grande Dépression, l’une des premières initiatives de ce type a été l’initiative de Wörgl, en Autriche, durant laquelle, pour faire face à l’explosion du chômage, le gouvernement local a décidé d’émettre des bons-travail destinés aux seuls échanges locaux. Pour éviter la thésaurisation, cette monnaie, convertible en schillings mais « fondante », perdait chaque mois 1% de sa valeur si elle n’était pas utilisée. Les habitants devaient donc la faire circuler. Très vite, le Wörgl a montré ses effets sur la re-dynamisation de l’économie locale amenant à une baisse du chômage de 25% alors que le reste du pays s’enfonçait dans la crise. Près d’un siècle plus tard, ce sont des milliers de monnaies locales qui sont en circulation dans le monde.

      Reconnues légalement, en France, dans la loi Économie Sociale et Solidaire promulguée en août 2014, les monnaies locales complémentaires citoyennes ont vu leur nombre se démultiplier ces dernières années. Comme l’Eusko au pays basque, le Soudicy en Auvergne, le Stück en Alsace, la Roue en région PACA ou encore le Galléco en Bretagne, ce sont près de 80 monnaies locales qui se répartissent, aujourd’hui, sur l’Hexagone. Ces monnaies sont gérées par des associations qui organisent leur émission et leur circulation sur un territoire donné (bassin de vie, ville, département ou région). Leurs principaux objectifs sont de promouvoir les circuits courts, de renforcer l’économie locale mais également de porter des valeurs sociales, durables, éthiques et solidaires tout en se réappropriant des mécanismes monétaires non spéculatifs. Car les monnaies locales complémentaires citoyennes, qui ne peuvent être déposées sur des comptes bancaires, sont destinées aux seuls échanges de biens et services entre les adhérents du réseau : consommateurs, d’un côté, et commerçants, entreprises ou prestataires de services de l’autre. Cela suppose donc, pour les utilisateurs de monnaies locales, de faire régulièrement du change, de s’informer et d’adapter leur parcours d’achat à la liste des partenaires du réseau. Moins simple, certes, que de dépenser ses euros en grande surface ou dans un centre commercial mais différent, aussi, en termes d’engagement.

      Or, aujourd’hui, à l’instar de leurs prédécesseurs utilisateurs de monnaies locales complémentaires citoyennes, la majorité de nos compatriotes a dû revoir à la fois la nature de ses achats et son parcours de consommateur. Avec la crise sanitaire, faire ses courses est devenu plus compliqué. Certes, mais…

      Le résultat ? Des parcours de consommation plus complexes mais aussi des actes d’achat et une expérience plus riche de sens.

      La situation actuelle nous pousse à des parcours d’achat plus fragmentés : supérettes, groupements de producteurs, marchés de plein air, commerces alimentaires spécialisés, drive, etc. sont autant d’options ouvertes pour couvrir les besoins alimentaires en restant proche de son domicile. Pour la majorité des consommateurs, le parcours se complexifie. Les étapes de pré-achat reprennent de l’importance : réfléchir à ce qui manque, à ce qui est réellement nécessaire, à ce qui sera disponible ou non, s’informer, anticiper les temps d’attente, prévoir des équipements (masque, gants ou gel hydro-alcoolique), remplir son attestation, préparer éventuellement des contenants (bocaux, bouteilles, sacs, boîtes à œufs, etc.). Durant leurs achats, et face à de possibles ruptures de stock, les consommateurs doivent souvent considérer de nouveaux produits, regarder les étiquettes, comparer. Ils découvrent ou redécouvrent aussi leurs commerçants de proximité, les producteurs locaux. On retrouve, ici, des schémas déjà connus des utilisateurs de monnaies locales complémentaires citoyennes : un parcours souvent plus rationalisé et qui demande plus d’efforts mais, au final, plus engageant et porteur de plus de sens.

      Anticiper, s’organiser, s’informer, faire des efforts supplémentaires, prendre plus de temps, peut-être, mais reprendre aussi un rôle actif dans ses achats, voilà maintenant ce que vivent la grande majorité des consommateurs. Des notions devenues lointaines pour nombre d’entre nous, et plus encore pour des produits alimentaires et de première nécessité ! Car simplifier et fluidifier au maximum le parcours d’achat, supposément source d’une expérience positive, amener à passer plus de temps dans les surfaces de vente ou encore favoriser les achats d’impulsion, sont depuis longtemps des objectifs au cœur des préoccupations des décideurs du marketing traditionnel. Or, dans le contexte actuel, et lorsque l’on met en perspective les parcours de ces consomm’acteurs déjà portés par une dynamique responsable, notamment via l’usage des monnaies locales, la question de l’expérience d’achat réfléchie, plus complexe mais plus engagée soulève de nouvelles questions.

      L’une d’elles est de savoir si cette crise du COVID-19 va effectivement reposer les bases d’une prise de conscience généralisée autour de l’importance de l’économie locale et de ses acteurs. Opter pour des circuits de distribution locaux, fragmenter ses achats, faire des choix raisonnés, cela demande des efforts. Les utilisateurs de monnaies locales complémentaires citoyennes, notamment, en font depuis longtemps l’expérience. Pour ces derniers, la crise actuelle n’a d’ailleurs que très peu d’incidences sur leurs habitudes d’achat. C’est un des éléments-clés qui émerge, aujourd’hui, de notre étude : pour redonner sa force à notre économie locale, il faut avant tout reprendre la main sur un engagement actif dans nos actes d’achat. Cela suppose de retrouver le goût des efforts, levier d’action en tant que consommateurs et, plus largement, en tant que citoyens.

      Les temps tourmentés que nous traversons ouvrent donc une fenêtre pour réintégrer pleinement les circuits de nos économies locales et redevenir partie prenante de nos choix de consommation. Parallèlement, les monnaies locales complémentaires citoyennes, dont certaines peinent à se faire connaître, ont aussi une carte à jouer si elles veulent s’affirmer plus encore comme catalyseurs de l’économie locale dans un contexte qui semble leur être actuellement favorable.

      Cette crise du COVID-19 est une expérience inédite qui marquera les esprits à différents niveaux. Peut-être, en bouleversant nos repères de consommation, nous redonne-t-elle, en partie au moins, notre pouvoir de consommateur ? Peut-être sème-t-elle aussi les graines d’un futur qui se recentrera autour de nouvelles valeurs, notamment au travers de la réappropriation des circuits, acteurs et offres de nos bassins de vie.

      https://www-forbes-fr.cdn.ampproject.org/c/s/www.forbes.fr/finance/sortie-de-crise-les-monnaies-locales-sont-elles-une-solution/amp

    • Les monnaies locales, de soutien à la consommation à moteur de transition ?

      La crise sanitaire et économique dans laquelle la pandémie de COVID-19 nous a plongés a donné lieu à des plans de soutien à la consommation d’une ampleur inédite dans une grande partie des pays du Nord confinés. Ce soutien est particulièrement impressionnant en Amérique du Nord, avec la mise en place de la Prestation canadienne d’urgence de 2000$/mois pour toute personne ayant perdu sa source de revenus en raison de la pandémie ou encore l’augmentation de 600$ US par semaine de l’allocation emploi aux États-Unis. En plus d’aider les ménages concernés, ces mesures permettent de prévenir un effondrement de l’économie en évitant la faillite massive et simultanée des ménages, des entreprises et des banques du fait de l’arrêt quasi total de l’activité.

      LES LIMITES DU SOUTIEN À LA CONSOMMATION

      Cependant, pour que les montants envoyés aux ménages québécois aident pleinement l’économie nationale, il faut s’assurer que leur consommation cible des entreprises et des produits québécois. En effet, si l’argent débloqué est uniquement dépensé en produits importés, la politique de soutien à la consommation actuelle pourrait provoquer une détérioration rapide des comptes internationaux. Les effets multiplicateurs de l’injection de fonds dans l’économie pourraient être diminués par la préférence des consommateurs pour les biens offerts par des entreprises extérieures, du fait de leurs prix plus faibles ou de leur plus grande diversité. La relance aiderait alors les pays exportateurs ayant maintenu leur activité, mais peu les entreprises locales.
      LES MONNAIES LOCALES : UNE INCITATION À CONSOMMER LOCAL

      Les monnaies locales complémentaires sont créées afin de circuler dans une zone définie en parallèle à une monnaie nationale. Elles sont mises en place par des regroupements de citoyens, parfois structurés en organismes à but non lucratifs ou par des coopératives et réseaux de producteurs locaux. Elles sont acceptées comme moyen de paiement par des entreprises membres d’un réseau et sont émises par l’échange de monnaie nationale en monnaie locale par leurs utilisateurs. Si elles sont assez discrètes au Québec, avec un projet en circulation à Québec, un en préparation à Montréal et quelques projets de petite taille en région (le Demi en Gaspésie, le Grosleau à Ripon, etc.), il en existe plusieurs de par le monde, dont par exemple près de 82 en France de différentes envergures.

      Ces dispositifs communautaires pourraient être une solution intéressante parmi d’autres pour éviter la fuite des revenus de la relance hors des économies locales. En effet, la plupart de ces monnaies disposent de chartes stipulant que les entreprises membres doivent avoir un ancrage local fort ainsi qu’un engagement vers un mode de production durable. La monnaie locale ne circulant qu’au sein d’un réseau fermé, elle fonctionne comme une barrière à la fuite de la consommation des ménages et des entreprises en dehors du territoire. Les revenus versés sont conservés dans la communauté et doivent circuler en son sein. Ils ne peuvent donc plus être dépensés auprès d’entreprises extérieures ou placés sur les marchés financiers. En diminuant la demande pour les importations, la monnaie locale fait en sorte qu’une injection de fonds par un gouvernement sera davantage à même de stimuler l’activité économique d’une communauté. Certaines monnaies locales permettent aux entreprises participantes d’échanger l’argent qu’elles reçoivent en monnaie locale contre de la monnaie nationale, mais cette possibilité est souvent accompagnée de barrières tarifaires et éthiques, du fait de l’adhésion à la philosophie du projet, afin de décourager ces comportements.
      UN OUTIL POUR ASSURER L’EFFICACITÉ DE LA RELANCE ?

      S’il existait une monnaie locale d’une certaine envergure, on pourrait imaginer qu’une portion de l’aide de l’État, disons un quart ou un cinquième, soit versée directement dans cette monnaie. Cela assurerait qu’une partie de cet argent soit consommée auprès d’entreprises locales engagées dans des démarches d’économie durable, mais également que ces entreprises dépensent une partie de leurs revenus auprès d’autres entreprises du territoire. Une telle politique favoriserait donc le maintien de l’activité et d’emplois locaux, ainsi que le développement de nouvelles filières de production territorialisées. L’aide massive déployée actuellement irait donc plus loin qu’un simple filet de sécurité pour assurer la survie des ménages impactés par l’arrêt de l’activité économique ; elle pourrait devenir un formidable outil de développement rapide des économies locales orienté vers la transition écologique.

      Les unités de monnaies nationales échangées en monnaie locale sont dans les modèles existants souvent placées auprès de banques communautaires ou s’accompagnent d’engagements éthiques forts. Il existe des partenariats avec certaines d’entre elles afin d’assurer que l’argent des livrets de monnaie locale soit utilisé comme levier pour financer les projets d’entreprises du territoire et/ou avec un impact écologique affiché. Si une partie de l’aide gouvernementale venue soutenir la consommation des ménages était versée en monnaie locale, ces fonds seraient gonflés d’autant et pourraient aller soutenir massivement le financement des entreprises du territoire engagées dans des démarches durables.
      QUELLES POSSIBILITÉS AU QUÉBEC ?

      Cette proposition rencontre un défi de taille : le faible nombre de monnaies locales au Québec et la complexité d’un développement soudain de monnaies communautaires pendant une crise sanitaire. De plus, le développement de tels dispositifs requiert généralement une bonne période de mobilisation et plusieurs rencontres, ce que la situation de confinement rend complexe.

      Cependant, les territoires québécois ont la chance de disposer d’un réseau important de caisses populaires ainsi que d’organismes communautaires de développement régional sur lesquels ces projets pourraient prendre appui, au moins le temps d’un démarrage précipité durant la crise. Ils pourraient par la suite se stabiliser à long terme dans des formes communautaires plus autonomes et démocratiques. De même, l’échelle territoriale pertinente est à définir par la pratique sur le long terme. Si une mise en place rapide peut s’appuyer sur des territoires préétablis offrant une suffisamment grande diversité de produits pour répondre à une partie de la demande locale, la définition des territoires d’intervention des monnaies locales devra par la suite être discutée et redéfinie avec les acteurs.

      D’un point de vue pratique, il faudrait que l’administration de l’aide soit régionalisée. L’État pourrait effectuer les transferts aux caisses populaires qui transformeraient une partie de l’aide en monnaie locale avant de la redistribuer aux ayants droit. Le système serait particulièrement simple pour les monnaies locales numériques auprès desquelles les ayants droit pourraient ouvrir un compte et se faire créditer automatiquement cette partie de leur aide. Pour les monnaies avec des dispositifs papier, les associations devraient disposer d’un registre et recevoir les ayants droit pour leur transmettre leur part d’allocation.

      En cas d’un lancement rapide de nouvelles monnaies locales, il faut prendre garde à conserver l’esprit de ces dispositifs. En effet, l’un des atouts des monnaies locales est la sélection précautionneuse des entreprises membres, assurant la qualité de leur production et leur engagement pour le territoire. Un développement trop rapide des réseaux pour leur faire atteindre une taille suffisante pour répondre à la demande massive qui résulterait de cette politique pourrait mettre en péril cette dimension essentielle.
      FAIRE DU SOUTIEN À LA CONSOMMATION UN MOTEUR DE LA TRANSITION

      L’ampleur des structures à mettre en place peut paraître décourageante. Pourtant, la période actuelle pourrait être le bon moment pour élaborer certains de ces projets également utiles à long terme pour le développement et à la résilience territoriales. Cette idée s’inscrit en effet dans une dynamique plus large de relocalisation des économies, déjà observable au Québec par l’engouement pour le Panier bleu et les marchés locaux mettant en lien direct les producteurs et les consommateurs du territoire. Plutôt que d’attendre que la crise passe en espérant que tout reprenne comme avant à la sortie, il devient urgent de proposer des solutions et de réorganiser la production. Cette injection monétaire pourrait ainsi constituer une occasion rare de modifier rapidement et radicalement la structure de la consommation des ménages et des filières de production afin d’aller vers une économie plus autonome, plus résiliente et plus écologique. Bien entendu, les monnaies locales n’ont pas à elles seules le pouvoir de transformer profondément le fonctionnement de l’économie mondialisée, mais elles peuvent y participer en combinaison avec d’autres politiques publiques orientées dans la même direction.

      Et si l’horizon temporel de la crise s’avère trop court pour utiliser immédiatement des monnaies locales, il demeurera intéressant de lancer la dynamique afin que ces nouveaux instruments monétaires soient disponibles dans le futur, pour l’accompagnement quotidien de la transition et comme soutien en cas de nouvelles crises.

      https://iris-recherche.qc.ca/blogue/les-monnaies-locales-de-soutien-a-la-consommation-a-moteur-de-tran

  • If mayors ruled migration : Promises and gaps

    On 8th December 2018, two days before the UN Intergovernmental Conference to Adopt the Global Compact for Safe, Orderly and Regular Migration, some 80 cities around the world convened in Marrakech for the 5th Mayoral Forum on Human Mobility, Migration and Development. The cities signed a Mayors’ Declaration, identifying common priorities in the follow up and review process of the Global Compact. On that same occasion, a new initiative called the Mayors Migration Council was launched, to support cities’ engagement in international deliberations and policies concerning refugees and migrants. A couple of months afterwards, on February 9th, 2019, the mayors of the main Spanish and Italian cities launched an alliance to oppose the ‘closed harbours’ policy of the Italian Minister of the Interior Matteo Salvini and to denounce the incapacity of the EU to address the situation appropriately.

    These are just two recent examples that show how city policies and mobilisation on migration can resonate well beyond municipal and national walls. Can cities’ international mobilisation rescue states (and the EU) from their failure in dealing with migration issues? Cities’ enthusiasts like Benjamin Barber, founder of the Global Parliament of Mayors, have no doubts about the governance capacity of city networks (CN henceforth): ‘Mayors can rule the world because cities represent a level of governance sufficiently local to demand pragmatism and efficiency in problem solving but sufficiently networked to be able to fashion cooperative solutions to the interdependent challenges they face’. Pragmatism and cooperative interaction are presented as the key assets of mayors, cities and, by extension, city networks’ mode of governing global challenges. On the basis of – the still scarce – existing research on city global mobilisation on migration-related issues and of the preliminary results of the MinMUS Project, we can identify the promises and challenges of transnational city networks for the building of a new multilevel governance of international migration.

    Is local policy more pragmatic?

    The idea that local governments must deal with the situation ‘as it is’, therefore taking distance from abstract – and presumably ineffective – ideological recipes, has underpinned the development of research on local migration policy. However, evidence is contradictory and, especially in the US, studies seem to show that pragmatic attitudes and accommodative solutions are just as likely to occur as decisions aiming at excluding migrants or simply ignoring the issue altogether. What a ‘pragmatic solution’ is cannot be easily established a priori, but will depend on policymakers’ interests, perceptions, and definitions of the situation.

    Data collected by the Cities of Refuge project on 27 transnational city networks in Europe show that the most networked cities are leaning towards the centre-left, progressive-side of the political spectrum. And even if membership usually outlasts political shifts, this might not correspond to active participation, as pointed out by research in the field of climate change mitigation. Furthermore, according to Cities of Refuge, cities that adhere to international networks have an average population of 1.5 million, meaning that they are primarily large cities. However, as noted by OECD, while nearly two-thirds of migrants settle in metropolitan and densely populated regions, asylum seekers are more spread across urban-rural areas.

    Territorial dispersal of asylum seekers reflects evidence on reception policies collected by the CeasEVAL Project. To face the sense of pressure generated by increasing inflows since 2011, national governments in both federal/regional countries (Germany, Italy and Spain) and centralised ones (Finland, Luxemburg, Greece and Bulgaria), have redistributed asylum seekers all over their territory, including small municipalities in rural and mountains areas. Even though the reaction of local populations has not necessarily been negative, CeasEVAL points out a high level of heterogeneity in the type of accommodation and quality of services provided, as well as in opportunities for effective integration. Policy learning and exchange of best practices would probably be of great interest to these ‘new immigrant destinations’; however, they often do not have the financial, human and political resources required to participate in international network activities.

    Hence, the international arena is a highly selective one, which risks excluding those – especially small – cities that might be more in need of accessing knowledge and other – mainly financial – resources in order to deal effectively with the challenges of migration and asylum. Modes of inclusion will also depend on the goals of city networks, which are extremely diverse.

    Cities as key players in the multilevel governance of migration?

    City networks gather together on a voluntary basis local authorities in order to pursue perceived collective interests or purposes. They lack authoritative power, and therefore have to rely upon horizontal coordination and mutual cooperation to carry out and implement their initiatives. As such, city networks are organisations which aim at realising quintessential multilevel governance policy processes: on the vertical dimension, they interact with institutions operating at different – local, regional, national and supra-national – territorial scales; on the horizontal dimension city networks establish new relations between cities and with non-public actors mobilised at a city level.

    To assess these hypotheses, the MInMUS project (website) has carried out an in-depth analysis of four transnational networks on migration, i.e.: the Migration and Integration Working Group of Eurocities, the European Coalition of Cities Against Racism (ECCAR), the Intercultural Cities Programme (ICC) and Welcoming America. Results show that these networks: 1) pursue different agendas and 2) are engaged in different types of policymaking processes.

    Regarding agendas, ECCAR and ICC are focused on the promotion of a specific type of local policy, i.e. anti-discrimination and interculture respectively; Eurocities seeks to represent main cities vis-á-vis the European Commission, being involved primarily in lobbying activities; whereas Welcoming America is concerned with soliciting grassroots participation and community partnerships. As for policymaking processes, Welcoming America prioritizes relations with actors such as NGOs, CSOs and private business, whereas Eurocities is more focused on relations with the European Commission and national governments. A more balanced pattern of multilevel political dynamics can be discerned in the other two cases. In particular ICC, starting from 2016, has adopted an explicit multilevel governance approach aimed at promoting cooperation and coordination both on the vertical, i.e. between different levels of government, and on the horizontal, i.e. with non-public actors, dimensions of policy-making.

    Multilevel governance, far from being the essence of city networking initiatives, is only one possible mode of policymaking interactions and it is not even the most relevant one. City networks may well find it more convenient or appropriate to pursue other types of policy interactions, centred on a vertical dimension as in the case of Eurocities or on the horizontal dimension as in that of Welcoming America. Multilevel governance seems easier to pursue in the case of networks that are already established as multilevel organisations. This is the case of ECCAR, launched by Unesco in 2004, and of ICC, officially started in 2008 as a joint initiative of the Council of Europe and the European Commission. Patterns of relations and modes of policymaking seem to reflect to a large extent the genesis of city networks and their distinctive policy agenda.

    Getting back to our initial question: Can cities’ international mobilisation rescue states (and the EU) from their failure in dealing with migration issues? While one cannot deny the key role played by cities in the managing of migration crises as well as in supporting integration and community cohesion more generally, city networks’ skewed membership that consists mainly of larger and politically progressive cities should make us cautious about their impact on improving migrants’ living conditions at a grassroots level. Furthermore, evidence suggests that the initiative of supranational institutions ‘from above’ has played a key role in favouring cities’ collaboration around specific policy issues such as interculture and anti-discrimination. Indeed, cities and their networks represent a new actor in the multilevel political dynamics around migration; yet whether and to what extent they will be effective in promoting collaborative multilevel governance relations and influencing national government and EU agendas on migration remains to be seen.

    https://blogs.eui.eu/migrationpolicycentre/mayors-ruled-migration-promises-gaps
    #municipalisme #migrations #villes #collectivités_locales #asile #migrations #réfugiés #gouvernance

    Ajouté à la métaliste sur les #villes-refuge :
    https://seenthis.net/messages/759145

    ping @karine4

  • Amiante à l’école : « Une bombe sanitaire à retardement » (Libération)
    https://www.liberation.fr/france/2019/03/19/amiante-a-l-ecole-une-bombe-sanitaire-a-retardement_1716225

    Plus de vingt ans après le premier scandale, rien ou presque n’a été fait dans la plupart des établissements. L’usure du parc scolaire demande des solutions urgentes que personne ne semble disposé à prendre, mettant en danger élèves et personnel.

    Amiante à l’école : « Pour la sieste, les matelas sont posés sur des dalles amiantées » (FranceInfo)
    https://www.francetvinfo.fr/sante/affaires/scandale-de-l-amiante/amiante-a-lecole-pour-la-sieste-les-matelas-sont-poses-sur-des-dalles-a

    Ce matériau cancérogène est interdit en France depuis 1997. Pourtant de nombreux établissements scolaires seraient encore infestés. Des associations dénoncent une bombe sanitaire à retardement.

    Amiante dans les écoles : Jean-Michel Blanquer réagit à l’enquête de Libé (Libération)
    https://www.liberation.fr/direct/element/amiante-dans-les-ecoles-jean-michel-blanquer-reagit-a-lenquete-de-libe_95

    « […] Notamment parce qu’il doit y avoir un diagnostic technique amiante dans chaque établissement (construits avant 1997, ndlr). [...] Nous vérifions ça », dit le ministre. Vraiment ? Alors comment expliquer que, selon l’enquête de l’observatoire national de la sécurité des établissements scolaires (la seule donnée publique à ce jour), de 2016, un tiers des écoles primaires n’avait toujours pas de diagnostic amiante ?

    #éducation #amiante #santé_publique #collectivités_locales #locaux_scolaires

  • Le nombre des intercommunalités passe en dessous de 1.260, celui des communes en dessous de 35.000 | Banque des Territoires
    https://www.banquedesterritoires.fr/le-nombre-des-intercommunalites-passe-en-dessous-de-1260-celui-

    Selon un bilan de l’intercommunalité que la direction générale des #collectivités_locales (#DGCL) vient de mettre en ligne, la France compte en ce début d’année 1.258 #EPCI à fiscalité propre, soit cinq de moins qu’il y a un an. 1.001 d’entre eux (soit près de 80%) relèvent de la catégorie des communautés de communes, tandis que 223 (soit près de 18%) appartiennent à celle des communautés d’agglomération. Enfin, les autres (moins de 3%) se répartissent entre 21 métropoles et 13 communautés urbaines. […] Toujours selon ce bilan, le nombre des #communes françaises est passé sous la barre des 35.000. Au 1er janvier 2019, il s’élève exactement à 34.970. C’est 387 de moins qu’il y a un an. Après s’être tassé en 2017, le mouvement de création de communes nouvelles a donc connu une forte reprise l’an dernier. Le rapprochement avec la période précédant les élections municipales, pendant laquelle les projets sont gelés, a sans doute encouragé certains élus locaux à franchir le pas.

    Le bilan : https://www.collectivites-locales.gouv.fr/files/files/statistiques/brochures/bilan-statistique-2019_diffusion_2.pdf

    #géographie_administrative

  • #depecage #en_regle #hydroelectrique : #Privatisation des #barrages français : un acte de #haute_trahison | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/bertrand-rouzies/blog/160618/privatisation-des-barrages-francais-un-acte-de-haute-trahison

    « les barrages français, avec leur excédent brut de 2,5 milliards d’euros par an, dont la moitié revient aux #collectivités_locales, leur masse salariale faible (21 000 salariés) et leurs installations amorties depuis des lustres, sont une proie de choix. La bête, de surcroît, a été techniquement #affaiblie dès avant que la Commission ne revînt à la charge, par un certain… Emmanuel Macron : une de ses premières grandes décisions comme ministre de l’économie aura été d’autoriser l’investissement de l’Américain General Electric dans #Alstom. »

  • Piscine, garderie, cantine... comment les collectivités locales font flamber la note _ Sandrine Trouvelot - 20 Avril 2018 - capital
    https://www.capital.fr/economie-politique/piscine-garderie-cantine-comment-les-collectivites-locales-font-flamber-la-n

    Certes, les élus ont limité les hausses d’impôts cette année. Mais ils vont se rattraper en facturant leurs services.

    Pas étonnant que les parents vivant à Saint-Julien-en-Genevois, en Haute-Savoie, soient inquiets. Fin décembre, ils ont reçu une lettre signée du maire expliquant que les coûts de la restauration scolaire – dont les tarifs s’échelonnent de 1,30 euro à 7,20 euros selon les revenus – avaient beaucoup augmenté, notamment à cause de la suppression des emplois aidés, et qu’il devra prochainement « arbitrer sur la répartition de ces coûts entre les usagers et les contribuables ». « On n’a pas de nouvelles, mais on nous a laissé entendre qu’il faudrait au minimum relever le prix des repas au niveau de leur coût de revient, soit 3 euros », se désole-t-on à la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves).

    Décidément, les collectivités locales sont de plus en plus nombreuses à se lâcher sur les prix de leurs services. Si certaines limitent les horaires d’ouverture, voire suppriment des prestations – la mairie de Paris, par exemple, a récemment annoncé la fermeture des colonies de vacances Arc-en-ciel, qui ont permis à 4.200 enfants de partir l’an dernier –, la plupart préfèrent raboter leurs subventions.

    Résultat : de la cantine à la garderie en passant par les piscines ou les conservatoires, les tarifs ne cessent de flamber pour les usagers. « Les élus n’ont plus tellement le choix, et cette tendance va nécessairement se poursuivre », assure Pierre-Olivier Hofer, directeur du cabinet Exfilo.

    Il est vrai que les collectivités locales sont confrontées à une situation inédite. Non seulement elles reçoivent moins de dotations de l’Etat – au total, elles ont perdu plus de 10 milliards d’euros depuis 2013 et Emmanuel Macron leur a demandé 13 milliards d’économies supplémentaires sur le quinquennat –, mais elles peuvent difficilement augmenter encore les impôts vu le ras-le-bol fiscal des Français. Or, malgré les nombreux gaspis, elles ont du mal à tailler dans leurs dépenses – les trois quarts de ces dernières concernant le personnel, ce n’est pas toujours simple.

    Pour boucler leurs fins de mois , elles font donc payer les citoyens. Avec des choix politiques divergents selon les collectivités : certaines choisissent de mettre à contribution tout le monde, d’autres de concentrer les augmentations sur les plus aisés. En utilisant parfois un prétexte tout trouvé : l’harmonisation des tarifs découlant des fusions d’intercommunalités.
    Centres de loisirs, piscines, cantines… un peu partout, les tarifs valsent

    Le centre de loisirs à Bourgtheroulde : + 100%
    Pas étonnant que les habitants du territoire de Bourgtheroulde, en Normandie, l’aient mauvaise. Leur centre de loisirs est désormais deux fois plus cher, car la communauté de communes dont ils dépendent (Roumois-Seine) a relevé les tarifs le 1er janvier 2018.

    La piscine de Caen : + 40% 
C’est une sacrée douche froide pour les Caennais. Depuis septembre dernier, le prix d’entrée au centre nautique Eugène-Maës a grimpé de 40% (4 euros pour un adulte, contre 2,90 euros avant). Idem pour les activités qui y sont proposées : + 27% pour l’aquagym et même + 64% pour l’aquabike.

    La cantine à Montesson : + 45% 
Normal que les parents de cette commune des Yvelines râlent. Depuis septembre, les tarifs de la cantine, qui étaient l’an dernier de 4,41 euros pour tous, varient entre 3,85 et 6,41 euros. « Cela représente une hausse de 30 à 45% pour 71% des familles ! », dénonce la FCPE.

    La restauration à Venette : + 217% 
Plutôt salée l’addition de la cantine dans cette ville de l’Oise ! En septembre 2017 , la facture a bondi de 38% pour les plus aisés (de 5 à 6,90 euros) et de 0,46 à 1,46 euro pour les familles modestes. Soit, pour ces dernières, une hausse annuelle par enfant de près de… 200 euros.

    Le conservatoire de Lille : + 270% 
Fini la générosité avec les élèves musiciens résidant en dehors de la ville ! Dans un contexte budgétaire tendu, la mairie a fixé pour eux un tarif unique de 1.866 euros à partir de septembre 2017. Jusque-là, la facture ne dépassait pas 500 euros, et pouvait même tomber à… zéro.

    Les concessions à Quesnoy-sur-Deûle : + 10% 
Sous prétexte qu’elle a investi près de 50.000 euros dans son cimetière, cette commune proche de Roubaix a relevé de 2% le prix de ses concessions funéraires. La hausse atteint même 10% pour une niche dans un columbarium (désormais à 386,87 euros pour une durée de cinquante ans).

    La location de salles à Saint-Pair-sur-Mer : + 55% 
Certes, la plupart des tarifs municipaux de cette ville normande n’ont quasiment pas bougé. Mais la location des salles a, elle, flambé comme jamais. Les habitants devront désormais payer 155 euros pour réserver la salle polyvalente, soit 55% de plus qu’en 2017 !

    Les internats dans l’Aube : + 10% 
Mauvaise surprise pour les familles. Sous prétexte d’harmonisation, la région Grand Est a décidé une hausse des tarifs dans les lycées de l’Aube d’ici 2020 (+ 10% pour l’internat et jusqu’à + 22,5% pour la cantine). « Comme c’est sur trois ans, on a failli ne rien voir ! », râle-t-on à la FCPE.

    Les piscines de Paris : + 16% 
Après avoir alourdi en 2014 les tarifs des cantines et des conservatoires (+ 115,6% pour les plus hauts revenus), la capitale a relevé ceux de ses 39 piscines en juillet 2017. La hausse s’élève à 16,6% pour une entrée normale et même à 17,6% pour les jeunes.

    La garderie à Etouy : + 154% 
Colère dans cette commune de l’Oise. Depuis le 1er janvier, les repas scolaires coûtent en effet 5,50 euros (+ 37%), et la garderie 3,30 euros pour tous, soit pour certains parents une envolée de 154% ! « Les emplois aidés ont été supprimés, et la qualité est meilleure », se défend le maire.

    La place dans le port de Bordeaux : + 157% 
Certes, des travaux, actuellement en cours, permettront de doubler, d’ici l’été, la capacité d’accueil du port de plaisance de la ville de Juppé. Mais les usagers devront aussi payer plus cher. Pour un bateau de 10,50 mètres, par exemple, il faudra alors débourser 1.800 euros, contre 700 auparavant.

    #collectivités_locales #communes #mairies #Cantine #Musique #Piscine

  • A Bouaye, le #caoutchouc du #terrain de #football synthétique sera remplacé par du #liège
    https://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer/?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250280829529&nl=1

    Le plastique, ça n’est plus fantastique. Tel pourrait être le refrain repris en choeur par les élus de Bouaye (Loire-Atlantique), qui ont décidé de bannir le caoutchouc pour la rénovation de leur terrain de football en pelouse synthétique.

    #terrain_synthétique #principe_de_précaution #collectivités_locales #santé

  • La fin des #communes en #France ?

    Avec la baisse des dotations pour les communes et la réforme de la #taxe_d’habitation, l’État français a-t-il décidé de sacrifier les mairies sur l’autel de l’austérité ? Échelon administratif le plus proche des habitants, elles sont vent debout. Les maires décrivent une impasse financière mettant en danger les #municipalités.


    https://www.lacite.info/politiquetxt/communes-france
    #administration #administration_française #Macron #collectivités_locales

  • #quartiers_prioritaires : « Il faut en finir avec l’assignation à résidence »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/111117/quartiers-prioritaires-il-faut-en-finir-avec-l-assignation-residence

    Julien Denormandie. © Reuters Face à l’inquiétude des #associations et la colère des élus locaux, confrontés aux coupes budgétaires et au désengagement du gouvernement sur les contrats aidés, #Emmanuel_Macron se rend dans les Hauts-de-France pour parler de la #politique_de_la_ville. Entretien avec l’un de ses proches, le secrétaire d’État auprès du ministre de la cohésion des territoires, #Julien_Denormandie.

    #France #ANRU #collectivités_locales #Edouard_Philippe #emplois_aidés

  • Exonération de la #taxe_d'habitation : quels seront les vrais gagnants ?
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/130917/exoneration-de-la-taxe-dhabitation-quels-seront-les-vrais-gagnants

    Le ministre de l’action et des comptes publics Gérald Darmanin a précisé ce matin les futurs seuils d’exonération de la taxe d’habitation. Mais l’efficacité économique de cette mesure, lissée sur trois ans et dans un contexte austéritaire, est incertaine.

    #Economie #baisse_d'impôts #budget_2018 #collectivités_locales #fiscalité #politique_économique

  • Exonération de la #taxe_d'habitation : quels seront les vrais gagnants ?
    https://www.mediapart.fr/journal/france/130917/exoneration-de-la-taxe-dhabitation-quels-seront-les-vrais-gagnants

    Le ministre de l’action et des comptes publics Gérald Darmanin a précisé ce matin les futurs seuils d’exonération de la taxe d’habitation. Mais l’efficacité économique de cette mesure, lissée sur trois ans et dans un contexte austéritaire, est incertaine.

    #France #Economie #baisse_d'impôts #budget_2018 #collectivités_locales #fiscalité #politique_économique

  • Les #collectivités_locales au régime sec
    https://www.mediapart.fr/journal/france/170717/les-collectivites-locales-au-regime-sec

    Le gouvernement demandera sur le quinquennat un effort de réduction des dépenses de 13 milliards d’euros, trois de plus que prévu par le candidat Macron. L’équation sera rendue plus périlleuse par l’exonération de la #taxe_d'habitation et le financement des promesses du nouveau président.

    #France #Economie #austérité #politique_budgétaire

  • La #décentralisation au #Sénégal, ou comment réformer pour mieux maintenir le statu quo

    La décentralisation au Sénégal est un processus très mouvementé. Elle connaît des temps forts et des périodes difficiles. Les textes sont en général très ambitieux mais la réalité est plus complexe. Cette décentralisation fortement affirmée par la loi et dans le discours officiel rencontre beaucoup de difficultés. En effet, le pouvoir central transfère certaines de ses prérogatives aux #collectivités_locales, tout en essayant de garder la mainmise sur ces dernières. Le #découpage_politico-administratif est tout aussi préoccupant. On assiste à une prolifération de communes le plus souvent sans viabilité territoriale et économique. Dans l’ensemble, les collectivités peinent à trouver des ressources pour financer leurs investissements. Les dotations de l’Etat sont insuffisantes, le recouvrement des impôts et des taxes est déficient, le partenariat avec des collectivités étrangères du Nord est désorganisé et comporte des risques. L’Etat tente de réformer mais fondamentalement sans remettre en question le #découpage_territorial qui est pourtant considéré comme l’une des sources des dysfonctionnements et du manque de moyens des collectivités locales.

    http://cybergeo.revues.org/27845
    #cartographie #visualisation #réforme_territoriale

  • #Open_data et droit de la donnée : les collectivités à l’épreuve des réglementations européennes

    Les institutions européennes ont promu l’#harmonisation, le #partage et la réutilisation des #données_publiques et en particulier des #données_géographiques avec plusieurs directives entre 2003 et 2013. Mais au cours des 10 dernières années, cette harmonisation et cette ouverture des données s’est révélée être un processus lent et nécessitant un important effort de la part de l’ensemble des acteurs publics, à différentes échelles. Et les collectivités locales semblent être « en retard » au regard des autres échelons européens. Cet article fait l’hypothèse que le choix de la thématique environnementale correspondait à une stratégie de mobilisation des acteurs sur une dimension porteuse pour les citoyens européens, mais que ce choix n’était pas le plus adapté pour les collectivités territoriales. L’article propose d’interroger à différentes échelles les difficultés réglementaires, techniques et politiques de mise en œuvre des réglementations européennes, d’harmonisation et d’ouverture des données géographiques. Il s’appuie sur une enquête auprès des #collectivités_locales pour comparer les situations à l’échelle la plus fine en #Espagne, en #France, au #Portugal et au #Royaume-Uni.

    https://cybergeo.revues.org/27750
    #données #lois #règlementations

  • Le tournant des #finances_locales | Les Économistes Atterrés
    http://www.atterres.org/article/le-tournant-des-finances-locales

    Le secteur public local a longtemps constitué une sorte d’îlot influencé davantage par la démocratie territoriale que par le néolibéralisme qui s’est répandu depuis les années 1980. Le projet néolibéral, qui vise à libérer la logique du profit des contraintes sociales et politiques, a porté sur la libéralisation des marchés (finance, biens et de services), avant de s’attaquer à l’État social (protection sociale et services publics notamment) en réduisant les budgets publics et la pression fiscale. Le secteur local a été durablement épargné par la trajectoire néolibérale. Les dépenses locales ont crû fortement de 1978 à 2008 (3,3% par an en volume en moyenne, passant de 7,7% à 11,3% du PIB, soit +3,6 points), davantage en fonctionnement (+2,8 points de PIB) qu’en investissements (+0,3 point). La décentralisation n’est responsable que de 1,6 point sur les 3,4 points de hausse de 1980 à 2008 ; la progression de la part des dépenses locales dans le PIB à champ constant a été de 1,8 point de PIB. Les dépenses locales à champ constant ont augmenté en volume de 2,7% par an, un rythme plus rapide que celui des dépenses de l’État (1,9%). De 1996 à 2007, la #fonction_publique_territoriale s’est accrue de 440 000 agents, dont moins de 50 000 au titre des compétences transférées. Les élus locaux ont privilégié la satisfaction des besoins en services et en équipements publics au prix d’une progression de la fiscalité. L’expansion budgétaire a été favorisée par le différentiel de pression des électeurs sur les dépenses et sur les impôts, par le dynamisme des bases fiscales, par la marge de liberté sur le taux d’imposition et par la politique de l’État. Cette expansion s’est déroulée dans le respect de l’orthodoxie financière favorisée par la règle de l’équilibre budgétaire réel qui s’impose aux administrations publiques locales. Leur besoin de financement est resté faible (0,36% du PIB en moyenne de 1982 à 2008) de même que l’encours de leur dette (entre 7% et 9% du PIB).

    Mais la politique de l’État envers le secteur public local a changé de cap, marquée par une austérité d’inspiration néolibérale. Sous la présidence Sarkozy, la réforme de la fiscalité économique a relevé de la logique de l’économie de l’offre et la politique des dotations est devenue plus restrictive. Sous la présidence Hollande, on passe à l’austérité pour les concours aux #collectivités_locales qui sont fortement réduits, avec l’objectif d’obtenir à terme une « inversion de la courbe » de la part des dépenses publiques locales dans l’économie (I).

    Des préoccupations d’équité territoriale entre les collectivités locales accompagnent cette politique restrictive. L’État cherche à limiter les inégalités territoriales par le renforcement de la péréquation verticale et surtout de la péréquation horizontale, ainsi que par la future réforme de la dotation globale de fonctionnement du secteur communal reportée à 2017. En revanche, l’objectif d’équité sociale entre les contribuables semble être passé au second rang (II).

    La nouvelle politique de l’État provoque les tensions financières dans la gestion locale en dépit d’une certaine capacité de résistance. Depuis 2011, le ralentissement des ressources de fonctionnement entraîne un « effet de ciseau » impliquant une baisse des soldes d’épargne brute et nette, ce qui signifie une réduction de la marge de manœuvre des collectivités qui réagissent d’abord par la baisse de l’investissement. Mais le prolongement des tensions va appeler des changements plus fondamentaux. La politique d’austérité de l’État contribue à la pénétration du néolibéralisme dans le secteur public local (III).

    La note complète : http://www.atterres.org/sites/default/files/Le%20tournant%20des%20finances%20locales%2C%20juin%202016.pdf

  • Refondation de l’école : vers une territorialisation de l’éducation (Le Mammouthologue)
    http://blog.educpros.fr/le-mammouthologue/2016/05/02/refondation-de-lecole-vers-une-territorialisation-de-leducation

    Contraintes d’organiser les activités périscolaires, d’investir symboliquement les cours d’école, les gymnases et les salles de classe, les collectivités sont désormais des partenaires éducatifs du quotidien. Et cette implication locale, visible de tous, a des conséquences très concrètes sur l’offre éducative, différente d’un territoire et d’une ville à l’autre. Sans être tout à fait une nouveauté, ces dernières années ont rendu visible par le plus grand nombre cette forme de territorialisation de l’éducation. Et cela ne s’arrête pas aux écoles : la réforme territoriale, la création de grandes régions aux compétences élargies, la nomination de « supers recteurs » aux pouvoirs élargis sont autant de signes du poids des territoires dans une Education nationale de plus en plus éclatée. […] De la même façon, la réforme du collège, qui acte une plus grande autonomie des établissements officialise aussi l’idée d’une offre éducative variable selon les territoires, les villes et les établissements. En témoigne le maintien de classes bilangues à Paris et dans l’académie de Strasbourg…
    […]
    Au fond, l’idée d’une organisation à tête unique, gérant 800 000 enseignants et 12 millions d’élèves de manière totalement centralisée a définitivement vécu. Le quotidien de l’école se construit désormais dans un dialogue et un partage de responsabilités plus ou moins apaisé entre les autorités académiques et les collectivités.
    […]
    Que faut-il attendre de cette lente #territorialisation ? Le niveau local, celui de l’établissement, va gagner en autonomie et en agilité, loin des logiques centralisatrices. La puissance de transformation du numérique éducatif, en grande partie financé par les collectivtés, va accélérer ce mouvement. Les logiques horizontales vont progressivement supplanter les logiques pyramidales et descendantes. Cette forme de contournement des rigidités et des blocages de l’Education nationale a été pensée de longue date -dès les premières vagues décentralisatrices des années 80- par des experts et des haut fonctionnaires, tous conscients du caractère irréformable de la machine.

    #éducation #système_éducatif #territoires #décentralisation #collectivités_locales

  • « Le texte porté par la secrétaire d’Etat en charge du Numérique est examiné en séance en première lecture à l’Assemblée nationale à partir de mardi 19 janvier. La Gazette vous rend compte jour après jour de l’évolution des discussions sur les articles qui concernent, de près ou de loin, les collectivités. Et ça commence avec le Titre I, sur “la circulation des données et du savoir”. » Long mais très utile. Par @sabineblanc

    http://www.lagazettedescommunes.com/425972/loi-numerique-et-ouverture-des-donnees-quelles-consequences-po

    #Internet #PJLnumérique #collectivités_locales

  • Les rythmes scolaires font bondir la facture transports des départements (Acteurs publics)
    http://www.acteurspublics.com/2015/02/19/les-rythmes-scolaires-font-bondir-la-facture-transports-des-departem

    La réforme des rythmes scolaires a engendré pour les conseils généraux un surcoût d’environ 157 euros par élève en 2014, soit environ 80 millions d’euros, lié au transport des enfants, selon une étude publiée par le Groupement des autorités responsables de transport (Gart).

    #éducation #périscolaire #transport_scolaire #réforme_rythmes_scolaires #collectivités_locales

  • La #fonction_publique n’emploie que 2,5 % des #apprentis
    http://campus.lemonde.fr/alternance/article/2014/11/17/la-fonction-publique-n-emploie-que-2-5-des-apprentis_4524915_1698637.

    L’apprentissage n’est pas réservé aux entreprises. La fonction publique a vocation, elle aussi, à former en alternance des jeunes à ses métiers. Pourtant les administrations ignorent largement l’existence de ce dispositif. En 2013, le secteur public n’a accueilli que 10 400 apprentis, soit 2,5 % du total au niveau national, selon le ministère du travail. Les #collectivités_locales sont les plus gros pourvoyeurs de contrats d’apprentissage (9 100 en 2013), loin devant l’Etat (700) et le #secteur_public_hospitalier (600).

    « Les notions d’apprentissage et de fonction publique sont rarement rapprochées : en effet l’apprentissage est très largement, dans l’imaginaire collectif, associé aux métiers physiques et manuels alors que les métiers de la fonction publique, de manière très réductrice, sont souvent considérés comme des métiers de bureau », souligne, dans un rapport, en février, l’inspection générale de l’administration.

    Un tweet du #Ministère_du_Travail

    « notre but : faire de l’#apprentissage 1 solution d’avenir, et de l’innovation le levier du redressement économique de la France »

    #précarisation #salariat

  • L’IFRAP ou « l’Etat rêvé du Medef » Ces lobbys qui nous pourrissent la vie – épisode 1
    http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=3975

    Au début des années 1980, on nationalisait les banques. Depuis 2008, on nationalise la dette des banques. 50 milliards épongés rien qu’en 2008. Pas de quoi arranger les finances publiques. Mais peu importe, cette mise en faillite de l’Etat ouvre la voie à un nouveau marché : conseiller en destruction de …

    #Abus_patronaux #Du_côté_des_dominants #bfm_business #collectivités_locales #Etat #ifrap #lobby #management #Privatisation #secteur_public #think_tank

  • 40 000 suppressions d’emplois en 2014 : ce plan social invisible qui frappe le secteur associatif (sur 1,8 millions d’emplois)

    « Les raisons de cette gigantesque vague de licenciements : la baisse des budgets des collectivités locales, qui n’ont plus les moyens de soutenir les associations. Et la politique de l’État qui oriente ses subventions et ses appels d’offre vers les plus grosses structures, transformées en prestataires de services. »

    http://www.bastamag.net/article3518.html

    #social #association #crise #economie #budget #collectivités_locales