#cologne

  • #NoG20 : multiples perquisitions de la police allemande
    https://nantes.indymedia.org/articles/39367

    Ce mardi 5 décembre et cinq mois après les affrontements qui avaient secoué la ville d’Hambourg à l’occasion du G20, la police allemande a effectué une série de raids contre des centres sociaux, des locaux syndicaux et des appartements privés.

    #Contre-sommets #Répression #allemagne #basse-saxe #berlin #bonn #cologne #gottingen #hambourg #sieburg #stuttgart #Contre-sommets,Répression


  • Appel Urgent depuis la FORÊT d’HAMBACH / Urgent Call from HAMBACH #forest
    https://nantes.indymedia.org/articles/39258

    Appel Urgent depuis la FORÊT d’HAMBACHL’appel en justice qui donnait un peu plus de temps à la Forêt de Hambach pour se preparer à la saison de la coupe est perdu. L’entreprise RWE a commencé aujourd’hui par dégager des buissons preparer pour le déboisement total.Les préparatifs d’une action massive de police sont évidemment. Ils ont annoncé qu’ils veulent expulser l’intégralité de l’occupation. Nous les attendons au plus tard lundi pour des expulsions. Ils sont déjà dans la forêt, protégeant des machines. Donc nous devons mobiliser nos forces aussi.Mais pour que la Forêt de Hambach resiste, nous avons besoin de vous et votre fritte, camarades ! __ The courtcase which gave the Forest of Hambach a little more time to prepeare for cutting season is lost. RWE started today with clearing bushes to (...)

    #Ecologie #Répression #Resistances #actions #directes #hambacher #cologne #germany #nrw #Ecologie,Répression,Resistances,actions,directes,hambacher,forest




  • Why Cologne’s Police Shouldn’t Brag About Racially Profiling 900 New Year’s Eve Revelers

    The scariest thing about the preemptive screening of hundreds of North African men on New Year’s Eve in Cologne, Germany, during the celebration known as silvesternacht is that the police announced it after the fact as if it were something to be proud of.
    The announcement, which came on Twitter, also referred to the men as “#Nafris,” a derogatory term for North Africans that the city’s chief of police has since apologized for. But the chief made no apologies for the massive racial profiling his officers undertook that night in checking the identities of approximately 900 people.

    https://www.opensocietyfoundations.org/voices/why-cologne-s-police-shouldn-t-brag-about-racially-profiling
    #contrôles_au_faciès #racial_profiling #xénophobie #Cologne
    via @albertocampiphoto



  • Les #agressions_sexuelles de #Cologne et Hambourg à l’épreuve de l’ère « post-vérité »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/241216/les-agressions-sexuelles-de-cologne-et-hambourg-l-epreuve-de-l-ere-post-ve

    Le profil de l’auteur présumé de l’attentat du 19 décembre à Berlin, dont la demande d’asile aurait été rejetée en juin, fait resurgir la polémique, incessante depuis les agressions de Cologne et de Hambourg il y a un an, sur les rapports entre #réfugiés et criminalité.

    #International #Allemagne

    • https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/les-combattantes-sortir-des-violences-faites-aux-femmes-44#

      « Ce qui s’est passé, ne s’est pas passé seulement à Cologne. Ça s’est passé dans plusieurs villes en Allemagne. Ça s’est passé dans plusieurs villes en Europe, simultanément. C’est un élément important et qui a été peu pris en compte, et le fait qu’on parle de Cologne est une manière aussi d’oublier cette simultanéité. »

      ( Eric Fassin)

    • #paywall #violences_masculine #radio

      Je découvre que cette manière de harceler sexuellement les femmes en foule porte un nom : « taharrush gamea »

      L’expression arabe transcrite taharrush ginsy ou taharoch gensi5 (تحرّش جنسي taḥarruš ǧinsī « harcèlement sexuel ») ou taharrush gamea6 (d’après la prononciation égyptienne avec [ɡ] dur de l’arabe تحرش جماعي taḥarruš ǧamāʿī « harcèlement collectif »7), ou taharrouch8 recouvre l’ensemble des violences faites aux femmes. C’est un mot grossier au sens mouvant qui désignait à l’origine les molestations et viols d’enfants ainsi que les violences sexuelles envers les femmes et les enfants, le plus souvent dans la sphère privée (domicile) ou semi-privée (école), puis prend en Égypte en 2006 le sens de harcèlement mais aussi celui d’agressions sexuelles de groupe. Cette expression est inspirée par les initiatives internationales pour les droits des femmes d’après Angie Abdelmonem9, et a été utilisée en arabe dans la seconde moitié des années 2000 en Égypte10. D’autres usages en ont été faits pour désigner des agressions sexuelles collectives dans d’autres pays arabes puis en Europe pour désigner des agressions sexuelles dont les coupables présumés sont supposés venir de tels pays

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Agression_sexuelle_de_masse

      Au sujet de l’article de wikipédia le #male_gaze de la rédaction de l’article est exemplaire :

      À la fête de Mardi gras de Seattle en février 2001, des témoins ont vu des groupes d’hommes peloter des femmes, leur arracher leurs vêtements et apparemment les pénétrer avec leurs doigts.

      "À la fête de Mardi gras de Seattle en février 2001, des témoins ont vu des groupes d’hommes attoucher sexuellement des femmes, leur arracher leurs vêtements et les violer."
      #euphémisation #androcentrisme #wikipédia #vocabulaire #culture_du_viol #racisme #fémonationalisme #instrumentalisation #déni


  • Verdict du procès de Hambourg : quand la pensée sécuritaire accuse le « réfugié » et le « musulman » | Stéphanie Pouessel
    http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/verdict-du-proc-s-de-hambourg-quand-la-pens-e-s-curitaire-accuse-le-r

    Des témoins manipulés par les policiers, des médias survoltés, des politiques qui ont menti… une polémique à même de devenir un des scandales médiatico-juridiques de ces dernières années. Mais elle ne le sera certainement pas, tant la pensée dominante anti-islam est forte Source : Middle East Eye



  • Vu ce matin dans un #journal local aux #pays_basques : Noticias de Gipuzkoa


    #violences_sexuelles #article #journal #presse #campagne #fête #non_c'est_non #Pays_Basque #Espagne
    pas sans lien avec les événements de #Cologne (alors qu’il faut bien le dire, dans les fêtes basques, comment dire... il n’y a pas des milliers de réfugiés musulmans... et pourtant, quoi ? Là aussi il y a des problèmes au niveau de l’#harcèlement_sexuel ?)
    cc @reka


  • Un point de vue intéressant sur les agressions de Cologne. Toutefois, je n’adhère pas à ce que Madame Tamzali affirme comme explications des évènements tragiques vécues par ces femmes. L’explication correcte est loin d’être telle ; on peut expliquer ce qui s’est passé en recourant à un peu d’anthropologie et de psychanalyse.
    Reste que ce qui est le plus intéressant dans cet entretien est qu’elle affirme qu’on (qui est ce ’on’ ?) lui a demandé de dire des choses.
    http://www.liberte-algerie.com/entretiens/jamais-on-ne-me-fera-peur-avec-lislam-247072

    (...)
    Évidemment, j’ai reçu une très forte pression des radios et des journaux pour dénoncer l’islam, pour entrer dans le concert des dénonciations. Je me suis disputée avec un présentateur, et à la fin, je lui ai dit : que voulez-vous que je vous dise, que je suis mieux à Paris qu’à Alger ? J’ai dit à mes amis de prendre un hélicoptère et de voir ce que sont devenus l’Irak, la Syrie et la Libye, de voir le monde arabe détruit. J’ai des amies féministes avec qui j’ai pris mes distances, car elles ont tellement appuyé les discours dans lesquels on crachait sur les Arabes. Pourtant, ce sont des femmes intelligentes qui savent très bien que ce n’est pas comme ça qu’on parle. Quand on fait l’analyse de la situation, on ne peut pas dire que c’est la religion, celle-ci ne peut ni violer ni parler.
    (...)

    #islam #islamophobie #Cologne #Algérie #femme #féminisme #France #médias


  • Agressions de la Saint-Sylvestre. Premier #procès à Düsseldorf

    Un Marocain de 33 ans comparaissait lundi 11 avril pour agressions sexuelles commises sur une jeune fille de 18 ans lors de la nuit du nouvel an à Düsseldorf. Une vague d’attaques et de vols avait alors frappé de nombreuses communes en Allemagne.

    http://www.courrierinternational.com/article/agressions-de-la-saint-sylvestre-premier-proces-dusseldorf

    Tiens tiens, on ne parle plus de #viols dans le chapeau, mais de #vols...
    #Cologne #asile #migrations #Allemagne #agressions
    cc @reka @odilon


  • Qu’est-ce qui s’est passé vraiment à Cologne ? D’après un éminent anthropologue algérien, « un problème de langage, un déficit de communication. »

    http://analysedz.blogspot.com/2016/03/le-syndrome-de-cologne-ou-lorgie.html

    Suite au débat médiatique suscité par l’article de Kamel Daoud dans le « Monde » où l’anthropologie, voire la psychanalyse, se muent en débat idéologique jusqu’à faire intervenir publiquement le Premier ministre français, je me réveille de mon amnésie pour évoquer un ancien souvenir.
    Il ne s’agit pas pour moi d’entrer dans la surenchère de l’invective, sachant que la liberté d’expression est mon maître mot, à condition que l’on ne s’improvise pas psychanalyste, anthropologue ou sociologue à moindre frais. Je voudrais seulement rappeler un fait peu connu chez nous : celui de la fête du carnaval dont les préparatifs durent plusieurs jours jusqu’à la fête des Cendres (Mardi gras).
    Au cours de l’année académique 1966-1967 je me trouvais à Maastricht proche de Köln (Cologne) et d’Aachen (Aix-la-Chapelle), ancienne métropole de la chrétienté sous les Carolingiens (9ème siècle), pour une enquête sociologique sur les conditions de vie des mineurs maghrébins dans les charbonnages du Limbourg belgo-néerlandais ayant pour chefs-lieux respectifs Liège et Maastricht(*). Le carnaval est fêté conjointement par les citoyens de Cologne et de Maastricht, distants d’une centaine de kilomètres à peine.
    On y assiste alors à une permissivité qui contraste avec la vie austère des deux cités luthériennes, qui ont accueilli depuis l’Edit de Nantes les Huguenots, protestants condamnés à l’exil sous le règne de Louis XIV. Il n’est pas rare, en effet de rencontrer à Maastricht des noms bien français. La bibliothèque municipale y contient des ouvrages francophones datant du 16ème siècle. Quiconque a vécu à Maastricht, en tout cas à cette époque, est saisi par la grande exubérance de la population, notamment les jeunes, dans une ambiance où la bière coule à flots et où tout semble permis. Une bonne partie des gens de Maastricht continue la fête à Cologne et vice-versa. Des amis néerlandais m’avaient confié qu’un nombre anormalement élevé de naissances sous X surviennent neuf mois après les fêtes du carnaval ! …
    Encore une fois, je ne suis pas psychanalyste, je constate un fait, celui de l’orgie collective permise le temps du carnaval, une fête bien catholique malgré son soubassement païen (ce qui n’est pas propre à la religion catholique). Comment qualifier les évènements festifs encadrés par ce rituel populaire qui était bien présent à Cologne au moment des faits rapportés par la presse, précisément sur le précèdent mettant en cause des migrants maghrébins ? Je laisse le soin aux spécialistes d’investiguer sur les circonstances précises de ce fait divers. Il se peut que mon propos soit à côté du débat et des faits qui l’on suscité. Je voudrais néanmoins restituer un fait que les populations autochtones de cette région de l’Europe de l’Ouest connaissent très bien.

    En effet, au-delà de cet épisode, je rappelle sans rentrer dans les dédales de l’anthropologie historique, voire religieuse, que la Rhénanie (qui englobe le sud-ouest de l’Allemagne et la zone contiguë flamande c’est-à-dire le Limbourg belgo-néerlandais) font partie de ce qu’on appelle les sociétés agraires tout au moins pour ce qui est de leur histoire médiévale. Dans le cas d’espèce, il s’agit de producteurs traditionnels de houblon, d’où la prépondérance de la bière dans la région. Dans toute société agraire, qui tranche avec les civilisations pastorales, il existe des rituels dédiés à la fécondité : fécondité de la femme, s’inscrivant dans le cycle végétal, et ponctués par des rituels célébrant la fertilité de la terre : les Saturnales décrites par les auteurs latins ne sont pas différentes de nos « nuits de l’erreur » (leylat el gh’lat, sorte de simulation d’un coït anonyme), vieux rituel judéo-berbère dont subsistent quelques traces sur les hauteurs de l’Atlas tellien. Abdallah Hamoudi nous en a donné une excellente restitution monographique à propos de la fête de ‘Achoura dans un village marocain près de Beni Mellal (« La victime et son masque », PUF, 1987). Dans l’antique Palestine des Cananéens, Astarté faisait office de déesse de la fécondité : les Cananéens étaient agriculteurs sédentaires et comme tous les peuples de leur espèce, on y découvre un panthéon dédié à la fertilité, du sol, des femmes. Dagon était le dieu de la charrue, Baal le dieu du grain. Dans toutes ces civilisations agraires, quelles que fussent leurs latitudes géographiques et leurs appartenances (Indo-européennes, Sémito-chamitique, amérindienne etc.), il y a deux constantes :
    1. La mise en scène érotique de l’acte de production pour la survie, ce qui exclut toute interprétation normative.
    2. La fragilité du statut paysan pour des raisons logistiques évidentes : le paysan sédentaire depuis le néolithique a toujours été menacé par le pasteur nomade à la recherche de pâturages. Ibn Khaldoun à admirablement développé cette épopée de la prédation pour le Maghreb médiéval. Mais la séquence médiévale décrite par ce dernier n’est qu’un épisode dont les origines remontent à la protohistoire.

    De tout ce qui précède, il y a la symbolique du sexe, ou plutôt de l’Eros. Dans le panthéon des cultures agraires du monde, nous avons affaire à une dialectique irréductible de la sexualité et du mysticisme, du profane et du sacré. Pour revenir au « syndrome de Cologne », j’ai la faiblesse de croire que les préparatifs du carnaval (qui commencent le 11 novembre pour s’arrêter au mercredi des Cendres) donnent lieu -autant que je m’en souvienne- à une érotisation de la fête, processions masquées, ivresse physiologique, ambiance lubrique etc., j’ai vu à Maastricht des scènes d’accouplement débridés dans les recoins de rues ou à l’entrée des immeubles la nuit aidant. Je me suis toujours demandé pourquoi ce contraste flagrant entre le conformisme très puritain des jours ordinaires, et cette revanche dionysiaque à l’occasion du carnaval.
    Je n’ai pas suivi dans les comptes rendus médiatiques si le carnaval a été signalé, car la Saint-Sylvestre s’y trouve encadrée. Encore une fois, les religions canoniques laissent apparaître des pratiques païennes, ce qu’on appelle « syncrétisme » pour faire simple. Le rapport à l’Eros, donc au corps sexué, est un problème ontologique qui se passe de psychologie différentielle. Il n’y a qu’à se reporter à Freud, et plus encore à Frazer et à Robertson Smith (le découvreur du personnage totémique et de « l’assassinat du père »). Qu’il y ait une spécificité du rapport au sexe dans l’islam des musulmans n’est qu’un épiphénomène culturaliste qui n’élimine pas le fondement archétypal du rapport à l’Eros, lequel concerne l’humanité.
    Dans ce qui s’est passé à Cologne, me semble-t-il, ce n’est pas tant le caractère scandaleusement agressif des migrants, qu’un problème de langage, un déficit de communication. Jacques Lacan a fait du langage ce par quoi Eros advient. La libido est d’abord langage avant d’être corps. Plus que de la mésalliance éthique, il s’agit d’un brouillage de code. Sinon, sur le rapport au sexe, tout au moins au niveau où je situe le débat, celui de l’anthropologie générale, il n’y a rien à signaler quant à une spécificité barbare du comportement des « arabo-musulmans » ou des musulmans tout court, en dehors de ce qu’on peut appeler un fâcheux quiproquo.

    #Cologne #immigration #réfugiés #islam #arabe #viol


  • Amnesty | Être femme et réfugiée, un double fardeau
    http://asile.ch/2016/04/01/amnesty-etre-femme-et-refugiee-un-double-fardeau

    Les agressions de centaines de femmes en Allemagne et à Zurich pendant les fêtes ont horrifié le monde. Les enquêtes de police ont révélé que certains des agresseurs étaient des demandeurs d’asile et l’instrumentalisation politique de ces violences ne s’est pas fait attendre. Mais beaucoup ont oublié que les femmes migrantes sont exposées à une […]


    • Les enfants appartiennent au père*, on le sait, et il n’y a pas si longtemps qu’il fallait, pour qu’une mère puisse faire traverser une frontière à l’enfant, qu’elle soit munie d’une autorisation du père, la réciproque ne se posant pas. Ce n’est pas qu’aujourd’hui et dans les pays riches la possession des enfants soit d’un immense intérêt économique, encore que... Les enfants restent par contre un très puissant outil de chantage en cas de désaccord conjugal : c’est leur possession que revendiquent les hommes, et non leur charge matérielle, qu’ils s’empressent de confier à une autre femme (mère, domestique, épouse ou compagne) selon la règle qui veut que les possessions des dominants soient entretenues matériellement par une (ou des) possession des mêmes

      *les pères n’hésitent pas à marquer leur propriété en leur donnant leur nom. Nommer c’est un acte d’appropriation et même si la loi l’autorise, les femmes ne peuvent toujours pas donner leur nom à ces enfants qui ne sont pas vraiment les leurs - http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/09/01/donner-le-nom-du-pere-une-tradition-quasi-inebranlable_4742007_3224.html

      #nommer #posséder #hétérosexisme #enfants #domination

    • Si on compare la relation de sexage avec la vente de la force de travail sur le marché classique, on se trouve confronté à la notion d’échange. Or il n’y a pas d’échange dans la relation de sexage, puisqu’en effet rien ne vient comptabiliser quelque chose que ce soit qui pourrait être la matière de rechange. Si rien n’évalue ou ne comptabilise, si TOUT est dû et si tout est propriété : le temps, la force, les enfants, tout, sans limites, la relation de sexage n’est pas une relation de marché

      #mariage #domesticité #bétail #esclavage #servage #viol #travail #sexage

    • Au sujet de l’éternel recommencement :

      l’idée qu’une classe soit utilisée (au sens propre : manipulée comme un outil), c’est-à-dire traitée comme une vache ou une moissonneuse, est dans le très progressiste esprit de nos contemporains, supposée relever de belles lurettes ou de despotismes orientaux autant que primitifs, ou au plus être l’expression d’un cynisme provocateur. Ce que nous avons sous les yeux, nous ne le voyons pas - pas même lorsqu’on appartient à la classe asservie.

      #nice_guy #notallman #Cologne #racisme #le_macho_c'est_pas_moi_c'est_l'autre

    • Sur le mariage :

      S’il exprime et limite le sexage, en restreignant l’usage collectif d’une femme et en faisant passer cet usage à un seul individu, il prive du même coup les autres individus de sa classe de l’usage de cette femme déterminée, qui, sans cet acte, resterait dans le domaine commun.

      Cf les harceleurs de rue qui te lachent la grappe quant tu leur dit que tu est marié ou que tu as deja un mâle propriétaire. Cf aussi « nos femmes » qu’il ne faut pas que les migrants touchent à Cologne, mais dont les européens n’ont rien à fiche qu’on les touchent à la fête de la bière.
      http://lesmotstuent.tumblr.com/post/140980985202/sud-ouest-020811-non-sud-ouest-3-viols-ce-ne#notes

      Cf aussi l’expression « femme publique » pour dire « prostituée ». L’épouse est une « femme privée » en fait la femme d’un seul propriétaire contrairement aux autres femmes qui sont la propriété de tout hommes. Les prostituées appartiennent tout de même souvent à un proxénète.
      #harcèlement_de_rue

    • Quels sont les moyens de l’appropriation de la classe des femmes ? a) le marché du travail ; b) le confinement dans l’espace ;c) la démonstration de force ; d) la contrainte sexuelle ;et e) l’arsenal juridique et le droit coutumier.

      Je met des exemples actuels pour bien voire qu’il n’y a pas de changements et que ce que dit Guillaumin est toujours d’une révoltante actualité.

      a) le marché du travail - 25% de salaire en moins, plafond de verre, et plancher collant, horaires fractionnée, mi-temps imposé, plus fort taux de chômage et harcèlement sexuel sur le lieu de travail.

      b) le confinement dans l’espace ; même pas une chambre à soi, harcèlement de rue, faible accès aux infrastructures urbaines conçu pour et par les hommes, enfermement à domicile. Sur cette terre, aujourd’hui, les femmes font 70% du travail, elles ont 10% des revenus et 1% de la propriété.

      c) la démonstration de force : agressions sexuelles dès l’enfance, soulevage de jupes, et et insultes sexistes dès l’école « maternelle ». Interdiction de se défendre et d’apprendre à se battre tandis que les garçon sont encouragé à la violence et à la compétition. Cf sexe fort -sexe faible. Violence systémique des hommes dans les couples et sa négation...

      d) la contrainte sexuelle : même si le viol est reconnu dans le couple, c’est tout de même un crime impuni. L’inceste est aussi accepté, ce qui est réprimé ce sont les tentatives de défense des victimes. On fait le procès des victimes dans les cas de viols. Le fait aussi que dans l’hétérosexualité on impose des pénétrations sexuelles seulement aux femmes. Les pénétrations sexuelles sont jugées humiliantes puisque « se faire enculer » et « se faire baiser » ne sont pas des perspectives heureuses dans le vocabulaire courant. Une femme doit être baisé, si elle est « mal-baisé » c’est un crime très très grave. Ca fait d’elle une femme mauvaise, la qualité des femmes est fonction des penis qui leurs pilonnent le col de l’utérus. Elles n’ont pas de valeur en soi, il faut un « bon » baiseur pour en faire une « bonne » femme. Là derrière il y a le notion de soumission, une bonne femme est une femme bien soumise sexuellement.

      e) l’arsenal juridique et le droit coutumier : les femmes sont toujours les n°2, moins de revenus = personne secondaire dans le couple. Par exemple pour la déclaration d’impôts, mise en dépendance de la déclarante n°2 du bon vouloir du déclarant n°1, le « chef de famille » dans les faits. Divorces toujours en faveur des hommes, garde alterné qui met les femmes à la merci des ex violents. Non payement des pensions alimentaires tout à fait ignoré. Perte de son identité avec la disparition du nom des femmes. J’ai encore pas vu de case « nom de jeune garçon » sur les formulaires administratifs. Flicage par la CAF des femmes. Privation des allocation des femmes en couples, y compris les pensions d’invalidités.

    • Contrat sexuel, contrat social, contrat de travail…


      https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2016/03/20/contrat-sexuel-contrat-social-contrat-de-trava

      Carole Pateman nous présente le contrat sexuel, le plus souvent passé sous silence, dénié, comme préalable au contrat social. Il est le contrat d’assujettissement par excellence, implicite, silencieux, ignoré mais fondateur de notre ordre social. Il donne propriété des femmes aux hommes et de toutes leurs productions, et permet aux hommes de jouir de leurs services et de profiter ainsi de la liberté que ces services leurs permettent. Cette liberté est décrite comme un attribut masculin, d’homme blanc occidental mais pas n’importe quel homme blanc, car nous ne devons pas oublier la hiérarchie entre les hommes blancs, qui est aussi oppressive ; les femmes se trouvant tout au bas de l’échelle et finalement, les seules, avec les esclaves, à pouvoir être totalement et infiniment appropriées.

      #objectivation #soumission #contrat_sexuel


  • Europe/Crisis: New Keywords of “the Crisis” in and of “Europe”

    It has become utterly banal to speak of “the crisis” in Europe, even as there have proliferated invocations of a veritable “crisis of Europe” – a putative crisis of the very idea of “Europe.” This project, aimed at formulating New Keywords of “the Crisis” in and of “Europe,” was initiated in the immediate aftermath of the Charlie Hebdo shootings in Paris in January 2015, and has been brought to a necessarily tentative and only partial “completion” in the aftermath of the subsequent massacre in Paris on 13 November 2015. Eerily resembling a kind of uncanny pair of book-ends, these spectacles of “terror” and “security” (De Genova 2011; 2013a) awkwardly seem to frame what otherwise, during the intervening several months, has been represented as “the migrant crisis,” or “the refugee crisis,” or more broadly, as a “crisis” of the borders of “Europe.” Of course, for several years, the protracted and enduring ramifications of global economic “crisis” and the concomitant policies of austerity have already been a kind of fixture of European social and political life. Similarly, the events in Paris are simply the most recent and most hyper-mediated occasions for a re-intensification of the ongoing processes of securitization that have been a persistent (if inconstant) mandate of the putative Global War on Terror (De Genova 2010a, 2010c). Hence, this collaborative project of collective authorship emerges from an acute sense of the necessity of rethinking the conceptual and discursive categories that govern borders, migration, and asylum and simultaneously overshadow how scholarship and research on these topics commonly come to recapitulate both these dominant discourses and re-reify them.

    http://nearfuturesonline.org/europecrisis-new-keywords-of-crisis-in-and-of-europe
    #mots #vocabulaire #terminologie #crise #migrations #asile #réfugiés #frontières #crise_des_réfugiés #catégorisation #mobilité #hotspots #pré-frontière_européenne #externalisation #empreintes_digitales #mixed_migration #flèches
    cc @reka

    • “Crisis”

      Over recent weeks, months, and indeed, years, there has been an astounding proliferation in public discourse of the word “crisis,” particularly in the European context. Most recently, we have seen the repeated invocation of a “refugee crisis,” alternately labeled a “migrant crisis.” Similarly, this same phenomenon has been depicted in terms of a “humanitarian crisis” while nonetheless depicted always also as a “crisis of the asylum system” and a “crisis” of Europe’s borders, which is to say, a “crisis” of “border control” (simultaneously signaling a “crisis” of enforcement and policing and a “crisis” of refugee “protection”), and thus, a “crisis of the Schengen zone.” Notably, alarmist reactions to the multifarious “crises” relating to the (“unauthorized”) movement of people – particularly across and within the EU’s borders – have largely served to justify the necessity of new “emergency” policies and the deployment of new means of control. Nonetheless, migration is sometimes figured as the necessary “solution” to what is often depicted as Europe’s “demographic crisis.” Furthermore, this particular conjuncture of “crisis” talk (and crisis-mongering) cannot be separated from the more pervasive discourse of “the crisis”: “economic crisis,” “financial crisis,” “debt crisis,” “crisis of Euro-zone,” “banking crisis” and the attendant recourse to a widespread promotion of the notion that “austerity” is necessary and inevitable. Within this wider framework of austerity policies, moreover, we likewise have become attuned to a more or less permanent “housing crisis.” Alongside this more narrowly economistic (neoliberal) repertoire of “crisis” discourse, therefore, we have been subjected to a parallel invocation of a “crisis of European institutions,” associated with the perennial problem of the European Union’s “democratic deficit” and thus also a “crisis of democracy,” sometimes equated even with a “crisis of the idea of Europe.” As scholars of critical migration and refugee studies, we propose that the so-called “crisis” – currently mobilized in the face of the horrific effects of the EU-ropean border and immigration regime and visa policies by the mass media, politicians, policy makers, and other state as well as non-governmental authorities – can provide a prism for unpacking and interrogating these numerous interlocking “crises.”

      http://nearfuturesonline.org/europecrisis-new-keywords-of-crisis-in-and-of-europe-part-2
      #invasion #afflux #Cologne #terrorisme #urgence


  • Manuel Valls monte au créneau pour soutenir l’écrivain Kamel Daoud
    http://www.lemonde.fr/religions/article/2016/03/02/manuel-valls-monte-au-creneau-pour-soutenir-l-ecrivain-kamel-daoud_4875380_1

    Le collectif d’universitaires lui avait notamment reproché de véhiculer des « clichés orientalistes éculés » en réduisant les musulmans à une entité homogène et « d’alimenter les fantasmes islamophobes d’une partie croissante du public européen, sous le prétexte de refuser tout angélisme ».

    Manuel Valls dénonce mercredi le « réquisitoire » dressé par ces intellectuels, qui « au lieu d’éclairer, de nuancer, de critiquer » condamnent « de manière péremptoire ». A l’inverse, le premier ministre salue la réflexion « personnelle, exigeante et précieuse » de l’écrivain algérien, auteur du livre primé Meursault contre-enquête.

    « Entre l’angélisme béat et le repli compulsif, entre la dangereuse naïveté des uns – dont une partie à gauche – et la vraie intolérance des autres – de l’extrême droite aux antimusulmans de toutes sortes –, il nous montre ce chemin qu’il faut emprunter », juge M. Valls.

    Curieusement, la « montée au créneau » de Valls en faveur de Kamel Daoud n’a pas été signalée sur SeenThis.

    Je suggère au Premier ministre de s’en prendre également aux quatre universitaires (des femmes en plus, c’est à n’y rien comprendre !) qui persistent et resignent dans cette abominable « #culture_de-l'excuse » qu’est le #sociologisme !

    http://www.jadaliyya.com/pages/index/23967/the-taharrush-connection_xenophobia-islamophobia-a

    We are scholars who have been analyzing and participating in activism on public sexual violence in Egypt and xenophobia in Europe over the past ten years. This article is born out of a deep concern regarding these media and official portrayals of sexual harassment and assault, using Cologne as a specific case. Beginning 10 January 2016 media portrayals of the Cologne sexual harassment and assaults deployed the notion of taharrush (“harassment” in Arabic) to establish a connection between these attacks and the collective sexual assaults against women protesters in Egypt since 2011. The term taharrush has been widely used by Western media and German authorities to portray collective sexual violence as a practice that originates from the Middle East and North Africa and is thus foreign to German and European culture. By connecting Cologne with Egypt in a highly misrepresented way, the media has been able to justify a racist platform against the continued acceptance of migrants and refugees coming to Europe.

    (...) This culture of sexual violence is purportedly underpinned by a “great paradox” in this region, where sex “determines everything that is unspoken” yet “desire has no outlet,” as Kamel Daoud notes in his 12 February New York Times op-ed, “Sexual Misery in the Arab World.” Accordingly, the resulting misery “descend[s] into absurdity and hysteria,” which positions Middle Eastern and North African populations as exhibiting an unruly hypersexuality that ostensibly helps to explain the events of Cologne on New Year’s Eve.[2]

    The connection made between the sexual assaults in Cairo and Cologne as a practice imported from the Middle East and North Africa into Europe by an undifferentiated refugee mass found further traction in the Charlie Hebdo cartoon claiming that Aylan Kurdi, the three-year-old Syrian refugee whose family was seeking asylum in Europe and whose body washed ashore in Turkey after their boat capsized in the Mediterranean, would be a “groper” had he lived. Through the body of the male Syrian refugee, and by rendering indistinguishable the Egyptian and the Syrian contexts, the media not only presented an essentialized image of Arab/Muslim men but also promoted the more troublesome idea of an inherent biological compulsion among such men to become sexual deviants.

    (...) The framing of sexual harassment in Europe as imported by immigrant populations and as linked to some generalized notion of Arab culture is powerful. It makes possible the kind of racist rhetoric that reproduces and reinforces a European sense of self as defender and protector of human rights (notably women’s rights and the rights of minorities). Meanwhile, it also projects an image of Europe as distinct from, and superior to, the culture of the migrants and refugees now flooding its borders seeking asylum from conflicts and structural inequalities resulting from decades of western interventions in the Middle East and North Africa. Here, Europe is positioned as a civilized site of tolerance and freedom, an idea underpinned by elements of the ideology that supports the “war on terror:” the notion that Muslim women need to be saved from a misogynistic culture imposed by “dangerous” Muslim men.[5]

    The idea of European superiority and of oppressive Arab men has helped to legitimize imperialist military interventions like the war in Afghanistan, exemplified in statements likeLaura Bush’s orCherie Blair’s, who justified this war as a fight for the rights and dignity of women. In similar fashion, with the increase in migration from predominantly Muslim countries, European women are also positioned as under threat from ‘dangerous’ Arab men, made all the more explicit in the recent publication on 16 February of the Polish right-wing magazine wSieci with the cover title “Islamic Rape of Europe” and illustrated with an image of a woman wrapped in the European flag, her blond hair pulled and her white body grabbed by brown hands. In particular, since the summer of 2015, stories of sexual violence and forced prostitution in refugee shelters and of sexual assaults in German towns, all of them supposedly perpetrated by refugee men, have circulated in online media, echoed by far-right blogs and news pages. This representation ignores that many refugees are escaping from wars in Afghanistan and Iraq, in which successive European and American governments have been the primary aggressors, and which Tony Blair has admitted played a role in the rise of ISIS. Culturalist explanations of these sexual assaults therefore help to further legitimize, but also to conceal, violent and exclusionary foreign/domestic policies in relation to people from the Middle East and North Africa.

    (...) Conclusions

    The Cologne sexual harassment and assaults can never be excused, regardless of the origins of their perpetrators. However, it is imperative to deconstruct the racist rhetoric that has singularly ascribed such forms of sexual violence to Middle Eastern and North African men, highlighting the politics this rhetoric obscures. Sexual violence has been both decontextualized and instrumentalized in Egypt and Germany in parallel ways, through slightly different means but with similar ends. In both contexts, the underlying intent of the politicization of sexual violence has been to deter and discredit either protesters in the case of Egypt, or migrants and refugees in the case of Germany and Europe. This politicization of sexual violence allows particular political actors, parties and movements to exclude those they denote as “other.” Instead of creating an environment free of impunity for sexual violence, such politicization continues to silence the voices and struggles of women whose experiences and activism are rendered invisible in the political arena. Therefore, it becomes far more important to pay attention to the forms of sexual violence that women across Europe regularly suffer and the daily struggles of groups seeking to combat such violence. Only then might it be possible to better understand and more appropriately respond to the sexual harassment and assaults that occurred in Cologne and other locales in Europe.

    In addition, there is a critical need to discuss how the Cologne incidents have elided the very complex and long-standing situation of discriminations faced by migrant and refugee populations in Europe. More nuanced and detailed analyses are required to better understand Europe’s insecurities with respect to its minority populations and the deployment of technologies for constructing knowledge and policing that continually position migrants and refugees as a potentially criminal entity prone to such collective sexual assaults. Within this context, the politicization of sexual violence is not concerned with women, per se, but is singularly geared toward obscuring the voices of migrants and refugees that have long been making their way into Europe. It invalidates their experiences of poverty and war, obfuscates their need for assistance as a result of the role that Europe–as well as the US–have played in generating the politico-economic conditions and conflicts that precipitate im/migration, and dehumanizes them as people deserving opportunities to live safe and fulfilling lives.

    #migrants #réfugiés #cologne #culture_du_viol

    • Il reconnaît enfin l’existence de l’#islamophobie !

      « Entre l’angélisme béat et le repli compulsif, entre la dangereuse naïveté des uns – dont une partie à gauche – et la vraie intolérance des autres – de l’extrême droite aux antimusulmans de toutes sortes –, il nous montre ce chemin qu’il faut emprunter. »


  • Réponse à #Kamel_Daoud : l’islam rigoriste n’a rien à envier à notre #Culture pornographique
    https://reflets.info/reponse-a-kamel-daoud-lislam-rigoriste-na-rien-a-envier-a-notre-culture-po

    Pointer du doigt les travers d’une société, et plus largement ceux d’une culture, voire d’une civilisation n’est pas sans risques. Ni sans conséquences. Même lorsque celui qui procède à cet exercice en est issu, et pense posséder une légitimité naturelle à l’analyser, ce sur quoi il a raison. Qui connaît le mieux une culture que […]

    #Tribunes #cologne #décadence #Islam #matérialisme_capitaliste #occident #porno #Réfugiés #sexe


  • Trial in Firebombing of Refugees Exposes Far-Right Grip in Germany

    But more hostility toward refugees since the start of a year that began with sexual assaults linked to migrants in Cologne has also hardly discouraged the arsons, the latest of which occurred early Sunday in the Saxon town of Bautzen. There, a drunken crowd cheered as a hotel that had been converted into a refugee shelter burned, and tried to obstruct firefighters from dousing the flames. No one has been arrested.


    http://www.nytimes.com/2016/02/27/world/europe/germany-migrant-arson-trial.html?smid=tw-share&_r=1
    #anti-réfugiés #extrême-droite #asile #migrations #réfugiés #racisme #xénophobie #cartographie #visualisation #feu #incendie #Cologne
    cc @reka