• La Palestine face à un avenir fait de dépossession, de racisme, de ségrégation et d’apartheid
    Par Abdel Bari Atwan — 1er juillet2020 – Raï al-Yaoum – Traduction : Chronique de Palestine – Lotfallah
    https://www.chroniquepalestine.com/palestine-face-avenir-depossession-racisme-segregation-apartheid

    Si le dernier vol de terres entraîne la réponse qu’il mérite, un bien pourrait encore sortir d’un mal.

    Cela rabaisse et dévalorise la cause palestinienne que de la réduire à la question des 30% de la Cisjordanie et de la vallée du Jourdain que Binyamin Netanyahu veut annexer à Israël. Le territoire visé par l’annexion est déjà sous occupation, tout comme la Palestine dans sa totalité.

    Pourtant, pendant de nombreuses années, le monde a gardé le silence sur cette occupation, bercé par les tromperies d’Israël et la collusion de ses partenaires internationaux, se laissant bercer par l’illusion que les accords d’Oslo et leurs fausses promesses y mettraient fin d’une manière ou d’une autre.

    Ce n’était pas seulement une erreur. C’était un crime.

    La « zone A », qui est sous le « contrôle » totalement fictif de l’Autorité palestinienne (AP), ne représente que 18% de la Cisjordanie. Les zones B et C constituent les 82% restants. C’est là que l’annexion doit se produire conformément à l’ « accord du siècle » de Donald Trump, afin de rendre permanent sous la loi israélienne le statu quo actuel.

    L’ONU et les gouvernements européens ont condamné les plans d’annexion d’Israël. Mais ces condamnations ont été formulées principalement par souci pour Israël et son avenir à long terme en tant qu’État juif, et non pour le peuple palestinien et ses droits légitimes dans sa patrie.

    Aucun État européen n’a même fait allusion à l’imposition de sanctions à la suite de ces condamnations. Ils ont simplement lancé des avertissements et des appels pour qu’Israël reconsidère sa position. Deux d’entre eux – la Hongrie et l’Autriche – se sont même opposés à l’utilisation du terme « condamner ».

    Ce qui convient le mieux aux Européens et aux Américains, c’est de laisser ce statu quo dans les Territoires occupés perdurer indéfiniment dans le calme, avec le moins de résistance palestinienne possible.

    Il en va de même pour les gouvernements arabes qui suivent leur exemple et sont engagés dans leurs projets de « normalisation ».

    Tous craignent que l’échec du projet de l’Autorité palestinienne et la fin de sa coopération avec les Israéliens en matière de répression ne déclenchent une nouvelle Intifada ou une recrudescence de la résistance en Cisjordanie. Cela ramènerait la cause palestinienne à la case départ – avant l’ère d’Oslo et sa croyance infondée en un « ordre international fondé sur des règles » – et déclencherait une nouvelle lutte de libération sous une nouvelle direction, plus jeune et plus engagée.

    C’est ce qui inquiète le plus les Israéliens et leurs partisans occidentaux. (...)

    #colonialisme_de_peuplement

  • La Kanaky toujours malade du colonialisme | Benoît Godin
    http://cqfd-journal.org/La-Kanaky-toujours-malade-du

    La Nouvelle-Calédonie a été plutôt épargnée par la pandémie de coronavirus. Son économie en sort fragilisée, mais la métropole (et son argent) est là pour l’aider à affronter la crise. C’est en tout cas le scénario que défendent représentants de l’État et ténors de la droite locale anti-indépendantiste, enchantés de pouvoir vanter une France sauveuse providentielle à quelques mois du second référendum d’autodétermination. L’épisode a en réalité été pénible, remettant les Kanak face à leur histoire douloureuse. Il a montré une fois encore que l’État français agit toujours, par atavisme ou par stratégie politique, en puissance coloniale. Source : (...)

    • Au cœur de ces « aides » en effet, un prêt exceptionnel de 28,5 milliards de francs CFP (240 millions d’euros), accordé par l’Agence française de développement (AFD, une institution financière publique), garanti par l’État et accepté triomphalement par le président (Les Républicains) du gouvernement local. Le taux d’intérêt est pourtant désavantageux : 1,48 %, alors que les collectivités locales de métropole empruntaient en 2018 à un taux moyen de 1,10 %. Quelque 75 millions d’euros d’intérêts reviendront ainsi à la France (via l’AFD), ce qui fait dire à Daniel Goa que, sous couvert de « solidarité nationale », « l’État fait aussi de bonnes affaires ».

      Qui plus est, les conditions accompagnant ce prêt sont tellement scandaleuses que les deux députés de Nouvelle-Calédonie, bien que loyalistes eux aussi [6], ont dénoncé de concert une « mise sous tutelle » de l’archipel : gel des créations de poste dans la fonction publique, durcissement de l’accès aux aides sociales, baisse des subventions, nouvelles taxes, etc.

  • #Ethiopie : la terre promise des derniers rastas

    Ils sont aujourd’hui quelques centaines de #Jamaïcains, à vivre dans les faubourgs de #Shashaméné. Un monde à part, un lieu sacré, dans lequel le non-rasta, le profane, noir ou blanc, ne pénètre que difficilement. On n’efface pas trois siècles d’#histoire_coloniale.

    Après la découverte des Caraïbes et de l’Amérique par Christophe Colomb, 15 millions d’hommes et de femmes sont arrachés au continent africain. En 1930, #Rastafari_Makonnen, 225e descendant du roi Salomon et de la reine de Saba, selon la légende, est couronné empereur d’Ethiopie sous le nom d’#Hailé_Sélassié, roi des rois. En 1935, les troupes italiennes de #Mussolini envahissent l’Ethiopie. Chassés par la résistance intérieure, avec le soutien des Rastas, l’Empereur retrouve son trône. Pour les remercier, il abolit l’#esclavage et leur offre 500 hectares de ses #terres personnelles, au sud de l’Ethiopie, à Shashaméné.

    Pour les rastas, Haïlé Sélassié, le dernier Négus, est le messie rédempteur, Dès lors, l’Ethiopie est le paradis…

    https://www.arte.tv/fr/videos/081611-000-A/ethiopie-la-terre-promise-des-derniers-rastas
    #rasta #rastas #documentaire #film_documentaire #film #colonisation #colonialisme #Italie

    • Et tout ça parce que je cherche l’émission radio dont j’ai entendu le début il y a 8/10 jours sur la manipulation « NEGE » ( j’ai pas retenu le nom exact) et ses moyens de conditionnement mental mise en place pendant la pandémie de COVID par le gouv français et découverte par une journaliste d’investigation.

      Une idée ? c’était sur francecu ou inter

  • Annexion de la Cisjordanie : « L’Autorité palestinienne va s’effondrer » ENTRETIEN EXCLUSIF. Le secrétaire général de l’OLP, Saëb Erekat, met en garde : les plans de Netanyahou auront des conséquences dramatiques. Il en appelle à l’Europe.
    Propos recueillis par Danièle Kriegel - Publié le 30/06/2020 à 16:00 | Le Point.fr
    https://www.lepoint.fr/monde/annexion-de-la-cisjordanie-l-autorite-palestinienne-va-s-effondrer-30-06-202

    (...)
    Saëb Erekat Rendez-vous compte : je suis celui qui a promis à la population palestinienne que, lorsque j’aurais reconnu Israël, renoncé à la violence, accepté la solution à deux États et négocié, elle serait indépendante, libre et dans son propre État. Croyez-moi : si les Israéliens annexent, je resterai dans ma maison, dans mon bureau en quarantaine pour toujours, car j’aurai trop honte. Comment pourrais-je faire face à mes compatriotes ? Pour eux, je serais celui qui a fait ceci, cela, toutes ces choses… et qu’avons-nous reçu en retour ? L’annexion ! Aujourd’hui, des membres de ma propre famille refusent de me serrer la main. Dans la population, il y en a aussi qui refusent de me saluer parce que j’ai reconnu l’État d’Israël.

    Danièle Kriegel : Dès 1995, vous avez été le principal négociateur palestinien. Déjà en 1991, vous étiez un des responsables de la délégation palestinienne à la conférence de Madrid. De fait, vous êtes la mémoire du processus de paix…

    Saëb Erekat : Oui, c’est vrai. Mais, depuis 2017, je n’ai plus de négociateur israélien en face de moi. Mais des Américains que Netanyahou a fait venir : David Friedman, Jared Kushner, Jason Greenblatt, Avi Berkovitz. Ces gens sont d’une autre planète. J’ai 612 pages de procès-verbaux avec eux. Je pourrais en faire un livre. Ce qu’ils disent, ce qu’ils pensent, c’est incroyable ! Ils veulent que je rejoigne le mouvement sioniste, que j’accepte le principe selon lequel tout ce qui se trouve à l’est du Jourdain Jéricho, où j’habite, est considéré comme la terre historique du peuple juif. Au fond, ils veulent que nous soyons partie prenante dans la légalisation de l’occupation. (...)

    #colonialisme_de_peuplement

  • Palestinians are fighting to dismantle apartheid, not just annexation
    If you ask Palestinians in the Jordan Valley how they feel about annexation, many will say that they were already annexed long ago.

    By Salem Barahmeh June 29, 2020 - +972 Magazine
    https://www.972mag.com/jericho-annexation-jordan-valley-apartheid

    The view from my grandparents’ house in Jericho, the city where I grew up, looks on to the mountain ridges of the Jordan Valley that thunder down into the Dead Sea. Over the horizon of those mountains, from a Mediterranean Sea that lies beyond my reach as a resident of the occupied West Bank, would come the most beautiful sunsets. I always wondered if my ancestors, who lived on the same land, enjoyed this view as much as I did.

    My family, the Barahmehs, are one of the indigenous clans of Jericho, their roots in the Jordan Valley going back centuries. Yet from an early age, I — like my father and grandfather — realized that the valley no longer belonged to “us.”

    Shortly after our occupation in 1967, Israel began building settlements like Mitzpe Yericho, Yitav, and Kalia around Jericho and throughout the Jordan Valley, where they have grown and remained to this day. These colonial and expansionist policies did not begin with the Likud or other right-wing parties, but with the Labor Party. Such land theft and annexation have always been a central part of Israel’s institutional identity, cutting across generations of Palestinians. (...)

    #colonialisme_de_peuplement #annexion #Jericho

  • Gantz tells Trump’s envoys: July 1st not a sacred date for annexation
    Gantz met Monday with Special Envoy Avi Berkowitz and Ambassador David Friedman, two days before target date for annexation set by Netanyahu
    Noa Landau | Jun. 29, 2020 | 11:38 AM - Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-gantz-tell-trump-s-envoys-july-1st-not-a-sacred-date-for-annexatio

    Alternate Prime Minister and Defense Minister Benny Gantz met on Monday with President Donald Trump’s Special Envoy Avi Berkowitz and U.S. Ambassador to Israel David Friedman to discuss the Trump administration’s peace plan.

    According to sources in Gantz’s party, he told them that the target date of July 1st “is not a sacred date.” According to Gantz, before moving forward with annexation, “people must be returned to their jobs and the coronavirus must be dealt with.”

    According to sources, Gantz said in the meeting that Trump’s peace plan “is a historic move that constitutes the right and the best framework for promoting peace in the Middle East.” He added that the plan must move forward together with “the strategic partners in the region and the Palestinians, and reach an outline that benefits all sides proportionally, responsibly and reciprocally.”

    On Friday, Gantz said that Palestinians will have full rights wherever Israeli law is applied.

    “This week I defined several parameters for diplomatic moves made by Israel,” Gantz wrote in a Facebook post. “We will not apply Israeli law in places in which there are many Palestinians or in cases where we would harm their mobility; if there’ll be Palestinian citizens in regions where Israeli law is applied, they will have equal rights.”

    “Preliminary work will be done in both diplomatic and security capacities to ensure we will not harm the country’s safety, as well as our peace agreements and strategic assets,” he added.

    Overnight Sunday, Prime Minister Benjamin Netanyahu presented on the case for Israeli unilateral annexation of settlements in the West Bank in a speech at a virtual conference of the Christians United for Israel organization.

    Speaking about the religious significance of biblical sites in the West Bank, Netanyahu praised Trump for presenting a Middle East plan that allows Israel to annex these territories, which have been under military occupation since 1967.

    The prime minister’s speech comes amid discussions between senior Israeli and American officials regarding unilateral annexation of parts of the West Bank. The Trump administration is expected to give Israel a green light to go ahead with annexation, but the scope and timeline has yet to be determined.

    #colonialisme_de_peuplement #annexion

    • Annexation will not happen on July 1 - US sources
      Gantz says fighting coronavirus, unemployment higher priority than peace plan; Netanyahu still talking about sovereignty over all settlements and Jordan Valley.
      By LAHAV HARKOV, TOVAH LAZAROFF, GIL HOFFMAN JUNE 29, 2020 22:29
      https://www.jpost.com/breaking-news/gantz-to-berkowitz-coronavirus-more-pressing-than-annexation-633165

      Israel will not take steps to extend its sovereignty in the West Bank this week, multiple American sources with knowledge of the matter told The Jerusalem Post in recent days. US Special Envoy for International Negotiations Avi Berkowitz and Scott Leith of the National Security Council are in Israel to hold meetings with senior Israeli officials.

      The coalition agreement between Likud and Blue and White allows Prime Minister Benjamin Netanyahu to bring sovereignty moves to a vote on Wednesday, July 1, at the earliest. But plans and US approval of them will not be ready by then.

      In a meeting Monday morning, Alternate Prime Minister and Defense Minister Benny Gantz told Berkowitz and Leith he does not see July 1 “as a holy date,” adding that fighting the coronavirus pandemic and bringing down unemployment are higher priorities for him. Gantz reiterated his position at a Blue and White faction meeting.

      Netanyahu, however, told Likud MKs in the Knesset he is conducting discrete talks with the American diplomatic team, and “This issue is not dependent on Blue and White. It is not the relevant authority here.”

      Berkowitz and Leith, the latter of whom is a member of the US-Israel mapping committee that is determining which parts of the West Bank will come under Israeli civil law, met with Netanyahu on Saturday night and plan to meet with Foreign Minister Gabi Ashkenazi on Tuesday.

      Even before the meeting with Gantz, they planned to return to the US without approving specific Israeli action after their meetings for further discussions with Special Adviser to the US President Jared Kushner. US President Donald Trump has not yet weighed in on the matter, as he is currently occupied with domestic issues such as the coronavirus pandemic and ongoing protests across the country, among other concerns. (...)

  • » Armed Israeli Settlers Burn Hundreds of Olive Trees south of Nablus
    June 27, 2020 7:54 PM – IMEMC News
    https://imemc.org/article/colonist-israeli-settlers-burn-a-hundreds-of-olive-trees-in-southern-nablus

    Colonist Israeli settlers set on fire to a Palestinian-owned farm land, on Saturday, in Burin village, south of the northern West Bank city of Nablus.

    Palestinian chief of the profile for illegal Israeli settlements in the northern West Bank, Ghassan Daghlas, told media outlets that several armed Israeli colonists, from the illegal Israeli settlement of Giv’at Ronaie, broke into the nearby Palestinian-owned farm land, east of Burin village.

    Daghlas said that right after they invaded the farm land, they set fire to hundreds of fruitful olive trees among other crops.

    He added that after the attack, the colonists fled the area, back to their illegal settlement.

    Noteworthy, Israeli colonial settlers repeatedly attack Palestinian-owned farm lands throughout the West Bank. There are almost 200 illegal Israeli settlements, erected on Palestinian lands, across the West Bank.

    These settlers’ attacks on Palestinians and their property, are widely perceived by Palestinians as vicious attempts to disrupt the already difficult lives of Palestinians, intending to force them to concede their farmlands, which are adjacent to the colonial Israeli settlements.

    #colonialisme_de_peuplement #vandalisme

  • Settlers assault Palestinians on their own land, as Israeli soldiers watch
    As the coronavirus lockdown let up, two brothers and their families went on an outing on their own land. Settlers ambushed them, attacking with clubs and weapons

    Gideon Levy and Alex Levac - Published on 26.06.2020 - Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/middle-east-news/palestinians/.premium-settlers-assault-palestinians-on-their-own-land-as-israeli-soldier

    Moussa and Issa Ktash open their mouths: Each of the brothers is missing three or four front teeth. Two months have passed since the brutal attack they endured at the hands of seven settlers, who were armed with clubs and chains, threatened them with a submachine gun, and beat them until they were bloody. The two are still badly shaken. Their children, who were with them on the land they own during the assault, are also traumatized. Now, whenever Israel Defense Forces troops enter the Jalazun refugee camp, north of Ramallah, where they live, 9-year-old Salah, Moussa’s son, and 8-year-old Hamzi, Issa’s son, go into panic mode and become wild. They both also wet their beds at night.

    Moussa, 38, and Issa, 41, are two work-weary men whose only dream – to spend some relaxing time in nature on their own property, on weekends – has been violently shattered by settlers. Issa has five children; Moussa has three. They are both woodworkers at GM Profile, a large carpentry enterprise in the El Bireh industrial zone near Ramallah. Issa has worked there for 17 years; Moussa for 14. Descendants of refugees from Inaba, an Arab village that was situated between Lod and Ramle, they were born and bred in Jalazun.

    With sawdust on their faded shirts the two met us in the offices of their employer, from which we set off to the scene of the crime, amid the olive groves between the settlements of Halamish and Ateret.

    About a decade ago, Moussa bought a plot of land in the village of Jibiya, in the Ramallah area – about 10 kilometers from Jalazun: two-and-a-half dunams (almost two-thirds of an acre) on which there are some 20 olive trees.

    Moussa: “We are refugees. We were expelled from our lands in Inaba, we live in Jalazun, and if we manage to save up money, we will build a house for our children on the land [that we bought]. The refugee camp is crowded and stifling; there’s no air there. When we go out to our land, we just feel wonderful. The nature and the fresh air. It is the first time [in the family] since my grandfather, in 1948, that we have land of our own. I feel free there.”

    The brothers’ dream of building a home for their children is a very distant one indeed: The land in question is in Area C – meaning it’s under complete Israeli control – where, in the present reality, the prospect for a Palestinian to build anything is nonexistent. Meanwhile, the men are able to extract four to six large containers of oil each year from the olives, which they divide among friends.

    With his cell phone, Moussa shows us photos of wildflowers and other sights that he took on his land. He’s a nature lover. Each weekend, he likes to go out to the grove with his family, tend to the trees and collect za’atar (wild hyssop) and Greek sage.

    Both Halamish and Ateret are just a few kilometers away, but they never used to have problems with the settlers. In recent years, however, amid the Palestinians’ olive groves, telltale huts of the so-called hilltop youth have begun springing up out of nowhere. The young settlers use these illegal locales as their bases for attacks on Palestinian farmers who have the effrontery to approach their own land; indeed, they are gradually taking over the area by force. A herd of dozens of cows belonging to settlers is already pasturing without interruption in some Palestinian fields in the area, as if they were the settlers’ property.

    The coronavirus period has been a bonanza for these ruffians. With everyone’s attention focused elsewhere, they have carried out 21 attacks on Palestinian farmers in the vicinity, wounding some of them each time.

    Iyad Haddad, a field researcher for B’Tselem, the Israeli human rights organization, compares the settlers here to wild animals: They lie in wait for those who are weak – the farmer, the shepherd, the lone passerby – and pounce on them with savage violence in order to frighten them and force them off their land. That’s what happened on Thursday, April 16.

    It was after some 40 days of coronavirus confinement in Jalazun, when no one was allowed to enter or leave. The brothers Ktash decided to go with their families for a first post-lockdown picnic. Their wives made maklouba (a dish of meat, rice and fried vegetables) and they set out from Jalazun at around 11:30 A.M. It was a hot day. Eight members of the family – Moussa, his wife and three of their children, Issa and one of his sons, and Moussa and Issa’s mother – squeezed into one car.

    Once they arrived, the two brothers went to collect spices and herbs on the slopes of a nearby hill, while the others remained in the shade of the olive trees. Issa and Moussa ventured about a few hundred meters away from the site, each heading in a different direction. They planned to return for lunch in the outdoors.

    Moussa was attacked first. Two settlers who had been lurking behind some oak trees suddenly confronted him. One was holding a club, the other had a knapsack on his back. The land they were on is privately owned by residents of Jibiya. The settlers were young, one looked to Moussa to be about 19 or 20, he tells us now; the other was around 25. Both wore large skullcaps; one was bearded and had long earlocks.

    Without a word, the bearded man, who was wielding the club, immediately started to bash Moussa on his head, his face and all over his body. The other one stood to the side. Moussa collapsed to the ground, but the blows continued unabated. The worst pain was inflicted on his right knee, which had been operated on in 2008. At one point the settler who was pounding Moussa told his accomplice to bring a chain in order to tie Moussa’s hands. He threatened to kill him.

    Even now, as he recalls the event, Moussa is distraught: “I love life. The first thing that went through my head was that I was going to die. The second thing was what would become of my wife and children after I died. I begged God, I recited verses from the Koran, I felt that my death was approaching.”

    The episode lasted for about 15 minutes, he estimates. A quarter of an hour in which his body was pummeled. Did you try to resist, we ask.

    “I was scared that they were armed,” he says. ‘They were two and I was one. There was nothing I could do. Very quickly I realized that I had two options: to try to make a run for it or to die.”

    When the settler doing the beating got a phone call and the other young man was off looking for a chain, Moussa managed somehow to get to his feet and escaped. They didn’t give chase. Apparently, they had made their point.

    Moussa hid behind a tree. He’d left his phone with his family and had no way to summon help. He fell to the ground and with his remaining strength managed to crawl to get as far from the assailants as he could. He was overcome by thirst and drank from a discarded bottle that he’d found. Then he felt he was losing consciousness and lay down on the ground. His whole body ached.

    When he woke up his family was standing next to him, frightened; they had no idea what had happened. When he hadn’t returned, they began to think that the settlers had perhaps killed him. Issa did not respond to phone calls.

    Sabar Shalash, a member of the Palestinian security forces who lives in Jibiya, told the family to come to his village with Moussa, so that nothing else would happen to them. Local residents then launched a search for Issa.

    By now it was somewhere between 3:30 and 4 P.M. Issa finally phoned: “Come and rescue me. The settlers have left.” Moussa, still aghast at what had happened to him, refused to allow the family to return to the area, and asked young people from Jibiya to go get his brother.

    It emerged that Issa, too, had been attacked by settlers who ambushed him from behind an oak tree. At first he was confronted by two: One of them, with long earlocks and a large skullcap, asked him in Arabic, “What are you doing here?” “This is my land,” Issa replied, to which the man retorted, “No, this is our land, it’s not yours.”

    Issa tried to run for his life but the settler blocked him and knocked Issa down. Then three more settlers emerged, one of them brandishing an M-16 rifle. “Call the police,” Issa shouted. The settler replied, “Here, we are the police.”

    With the rifle trained on him they started to beat Issa with clubs, and kicked and punched him as he lay helpless on the ground. He felt faint. One of the settlers bound his hands behind his back. Issa says now that he felt like a sheep being led to slaughter. They went on kicking him for some time and dragged him for about 300 meters.

    An IDF jeep arrived to the spot where he had been dragged, and five soldiers got out; a pickup truck belonging to the settlers also pulled up.

    One of the soldiers gave Issa water so he could wash off his bleeding mouth and nose. “Why did you come here?” the soldier asked. Issa tried to explain that this was his land and land belonging to Jibiya. The soldiers wanted to see his ID card, but he’d left it with his mother at the picnic site. The phone in his pocket rang, but the soldiers wouldn’t allow him to take the call from his worried family. One settler emerged from the pickup truck, grabbed the phone and threw it to the ground, cracking its screen. The other settlers resumed beating Issa until the soldiers finally stopped them and ordered them to leave. The soldiers did not summon an ambulance and just released Issa, who managed to call his family and was rescued by locals from Jibiya.

    They had to carry him; Issa was hurt more seriously than his brother. A Palestinian ambulance took the two brothers to the Ramallah Government Hospital, where they were treated for their wounds and discharged after a few hours. Unfortunately for Issa, he was sent into coronavirus quarantine in a facility run by the Palestinian Authority for two weeks, because he had come into close contact with both his assailants and the soldiers. His suffering and pain were compounded by his isolation from his family.

    The two brothers identified the settlers in photographs shown them by friends in Jibiya. Residents there say they know the violent hilltop youths who often raid their lands without anyone to stop them. We saw the photos, too.

    Issa and Moussa chose not to file a complaint with the police, fearing retribution from the settlers, of whom they are terrified. They also know that if they did, no one would take their claims seriously, just as hundreds of similar ones submitted over the years haven’t been dealt with. The police, the settlers and the army are all one body, the brothers say. Moussa says that the soldiers should have detained his assailants, or at least summoned the police to take them into custody.

    Of course, it’s not hard to imagine how the soldiers would have behaved if it had been Palestinians who were attacking Jewish settlers.

    We asked the IDF Spokesperson’s Unit whether the soldiers had acted properly by allowing the attackers to leave, and how soldiers are expected to behave in situations of this kind. The response: “On April 16, a report was received of friction between a number of settlers and Palestinians near the community of Halamish. IDF fighters who arrived at the site conducted a preliminary clarification with one of the Palestinian residents of what had happened and thereafter passed the details of the case to the authorized law enforcement bodies.”

    The two brothers with the missing teeth still wake up in fright at night, and their children, who saw them returning bruised and bleeding, are haunted by the images. Issa needs an MRI, but his request to have it performed in an East Jerusalem hospital was rejected. “Maybe you could help me?” he asks us in a quavering voice. They haven’t been back to their land since the incident. Nor do they have any intention of going back any time soon.

    Another victory for the settlers.

    At the end of our visit, we drove to the Ktashes’ plot of land. From the highway between Ateret and Halamish there was a fine view of olive groves dotting the hillside. Only on second glance did we see isolated huts between the trees, scattered on the ridge, threatening and boding ill.

    #colonialisme_de_peuplement

  • Françoise Vergès : « Qu’on m’explique pourquoi l’État a fait de Gallieni un héro national ! » | Patrick Piro
    https://www.politis.fr/articles/2020/06/francoise-verges-quon-mexplique-pourquoi-letat-a-fait-de-gallieni-un-hero-na

    Politiste, militante féministe, Françoise Vergès est très engagée dans les débats sur la « décolonialisation ». Elle se trouvait jeudi 18 juin place Vauban à Paris pour soutenir une action symbolique : le dépôt d’un drap noir sur la statue du général Gallieni. Promoteur de concepts raciaux, il s’est distingué à Madagascar à la fin du 19e siècle par une politique radicale de colonisation ayant conduit à des massacres et l’usage du travail forcé. Source : Politis

    • Au déboulonnage des statues s’oppose la proposition d’apposer des plaques rétablissant la vérité historique sur la carrière de ces personnages. Quelle est votre position ?

      Françoise Vergès : Mais, pour Gallieni, il faudrait en raconter énormément ! Et puis l’on se rendra compte que la plaque informative est une solution d’évitement. Car, enfin, il ne s’agit pas de relater les horreurs qu’il a commises à Madagascar, mais surtout de nous expliquer pourquoi la France a fait un héros national d’un massacreur, qui a imposé le travail forcé, privé les gens de citoyenneté, etc. Je suis pour une pédagogie active, et pas seulement « littéraire ». La place de cette statue est plutôt dans un musée, où seraient expliqués son parcours et l’idée qu’il avait des races. On entendrait des témoignages de Malgaches et de Vietnamiens dont les mouvements de résistance à la colonisation ont été écrasés. Et l’on expliquerait pourquoi, avec un tel parcours, la France a fait de Gallieni un héros national. C’est une explication que je n’ai jamais entendue. Emmanuel Macron nous dit qu’il ne faut pas effacer l’Histoire. Mais dites-nous pour quelle raison célébrer Gallieni ! Et pas plutôt Aimé Césaire, par exemple, ou Maurice Audin, Henri Alleg, Louise Michel…

  • The little-known role Sweden played in the colonial slave trade - The Local

    https://www.thelocal.se/20200615/how-can-sweden-better-face-up-to-its-colonial-past

    Faaid Ali-Nuur works at adult education association ABF as a national coordinator and previously helped to set up a Stockholm walking tour with the National Afro-Swedish Association, based around Sweden’s role in the transatlantic slave trade.

    The idea was to better educate Swedes on a grim chapter in their country’s history by showing them the places and objects linked to the slave trade, as part of a wider project called Afrophobia then and now.

    Skeppsbrokajen, a quay in Gamla Stan, is where Sweden’s first slave trade expedition landed on its return from the Caribbean, with four black children onboard who were brought to Sweden and likely ended up as slaves for wealthy Stockholmers. Not far away is the Slussen area, where iron from Swedish mines was sent to slave-trading countries including the UK.

    “This was to be used as chains, shackles and many more things during the slave trade. These are central locations and people go past them every day without thinking about the meaning they had for the Swedish economy, and that black people were the victims,” he says.

    #colonial #décolonial #esclavage #balade_décoloniale

  • L’État français cherche-t-il à s’affranchir de l’accord de Nouméa (...) - Collectif Solidarité #Kanaky
    https://solidaritekanaky.fr/L-Etat-francais-cherche-t-il-a-s-affranchir-de-l-accord-de-Noumea

    Par ailleurs, les autorités françaises sont accusées d’avoir transgressé les mesures locales de protection face au coronavirus :
    Des membres des forces armées françaises auraient été introduits à plusieurs reprises sur le territoire, contre l’avis du Sénat coutumier, sans contrôles à l’entrée et sans quarantaine ;
    Le haut commissaire de la République Laurent Prévost (représentant de l’État sur place) et le Secrétaire Général de l’État Laurent Cabrera se seraient de même exemptés des mesures de confinement en entrant sur le territoire.
    Ces manquements ont conduit Daniel Goa, président de l’Union Calédonienne, à demander dans une lettre ouverte le renvoi du Haut commissaire et du Commandant des forces armées françaises en Nouvelle-Calédonie.

    #colonialisme

  • La station de #métro #Gallieni, à #Bagnolet, rebaptisée « #Josette_et_Maurice_Audin »

    Le 17 juin, à la station de métro Gallieni, à Bagnolet, le terminus de la ligne 3 du métro parisien, une opération symbolique a été organisée pour l’appeler « Josette et Maurice Audin », conjointement à une demande officielle à la RATP pour qu’elle soit ainsi rebaptisée. Ci-dessous l’article de Rosa Moussaoui que le quotidien l’Humanité a publié le 19 juin 2020, et les échos de ce rassemblement sur LCI et la radio France bleu, Paris. Nous reprenons également le dossier réalisé par les Archives nationales sur la carrière militaire et coloniale du général #Joseph_Gallieni et son gouvernorat sanglant de #Madagascar (de 1896 à 1905).

    https://histoirecoloniale.net/La-station-de-metro-Gallieni-a-Bagnolet-rebaptisee-Josette-et-Mau
    #toponymie #toponymie_politique #Paris #France #colonialisme

    ping @karine4 @cede

  • Thread // La génération volée de #La_Réunion : Les #enfants_de_la_Creuse

    Je tiens à m’excuser d’avance si y’a des fautes, j’ai pas pu tout corriger. Et les rt sont appréciés, j’y ai mis du temps 😭
    J’ai pas su où le mettre dans le thread mais les familles d’accueil étaient bien évidemment payées pour accueillir les jeunes réunionnais. Bref let’s go
    On est en 1962. L’île est dans une situation socio-économique très tendue. La Réunion est considérée comme une île du tiers monde et les réunionnais vivent dans des conditions de précarité extrêmes.
    Ils habitent dans des cazes en tôle, la Réunion est en pleine explosion démographique, les revenus sont très faibles voir inexistant.

    Pendant ce temps, la France est au beau milieu des #trente_glorieuses et les campagnes se vident.

    #Michel_Debré (alors député de la Réunion) a une idée, avec l’aide du #Bureau_pour_le_développement_des_migrations_dans_les_départements_d’outre_mer (Le #Bumidom), il lance un plan massif de #repeuplement des #campagnes_métropolitaines.

    Dans les années 60, la plupart des réunionnais n’avaient pas eu l’occasion de s’instruirent et étaient illettrés.
    Pour la majorité des cas, Michel Debré envoyait des assistantes sociales dans les familles pauvres (souvent des familles nombreuses et/ou monoparentale).
    On leurs faisait miroiter une bonne situation pour leurs enfants, qu’ils iraient à l’école, qu’ils deviendraient médecins ou avocats, en bref que leurs vie seraient meilleure mais surtout, que les enfants reviendraient tous les ans.

    D’autres fois, les parents confiaient leurs enfants pour quelques mois à la D.A.S.S, le temps de se rétablir de maladies ou d’économiser un peu d’argent et à leurs retour, les enfants avaient disparus.

    Après ça, on amenait les enfants dans une #pouponnière de St Denis de la Réunion, là bas ils pouvaient rester des années avant qu’ils ne soient considérés comme « adoptables ». Ils pouvait être très jeunes (2/3 ans) comme un peu plus vieux (15/16 ans)

    On les mettait dans l’avion en direction d’Orly et là bas il y avait un #tri. Les enfants étaient placés dans des groupes vers le #Tarn, le #Gers, les #Pyrénées-Orientales, La #Lozère et la #Creuse.

    C’est ici que le cauchemar commence réellement.
    Arrivés en Métropole les enfants sont déclarés #pupilles_de_l’Etat alors même que la majorité avaient encore des parents à La Réunion.

    Les enfants envoyés en Creuse étaient transférés au #foyer_de_Guéret, selon les témoignages ils y avaient tellement de matelas par terre qu’il était difficile de passer.
    Les enfants sont directement couper de leurs cultures et n’ont plus le droit de parler créole.

    Et il y a de nouveau un tri : certaines filles sont envoyées chez les religieuses, les garçons les plus costauds sont envoyé dans les familles d’accueil et les autres peuvent continuer « l’école » (une professeur de l’époque a avouer qu’ils faisaient plus du gardiennage)

    [TW #esclavage, #torture, #viol]
    Je vous partage trois témoignages qui seront beaucoup plus parlants que tous les mots que je pourrais employer pour décrire leurs maux.

    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1273736383190962177/pu/vid/492x270/hKM1B9Wq7v_rmkJK.mp4?tag=10

    [Tw esclavage]

    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1273736735973945346/pu/vid/750x406/fZDHi26kSeLrkD5o.mp4?tag=10

    [Tw torture]
    Celui là est vraiment très très dur, d’ailleurs je vous invite à regarder le témoignage en entier (le lien sera dans les sources plus bas)

    On estime que 15 à 20% des réunionnais exportés ont été victimes de #violences.
    Déjà à l’époque des voix se lèvent pour dénoncer cette injustice dans le journal Témoignages et même jusqu’en France métropolitaine dans Libération.

    Traduction de « mi ça va pas - mi ça va pas » au cas où y’en a qui ont pas compris : « J’y vais pas ! J’y vais pas ! »
    Les personnes qui osaient s’indigner de la situation étaient renvoyés à l’image du défunt Alix Hoair (je savais pas trop où mais fallait que je me mette ce grand monsieur quelque part)

    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1273738986062852097/pu/vid/498x270/30Jk92A8U1_ysGH4.mp4?tag=10

    Il a été viré après avoir demandé plusieurs fois à ce que les enfants puissent rentrer en vacances sur leurs île.
    Aujourd’hui on sait que sur le bureau de Michel Debré il y avait des piles de dossiers qui démontraient que le programme était un échec.
    #Debré ou la définition même du négationnisme. Voici sa réponse à une lettre de #Pierre_Denoix (Directeur régional de la santé à l’époque) qui condamne la « #déportation » des réunionnais
    « [...] L’envoi des pupilles est une action marginale. Elle n’est pas moins forte utile pour des enfants dont l’avenir dans cette île est incertain. Et a donné au cours de ces dernières années les meilleurs résultats. »

    Le programme de déportation est arrêté en 1984 sous Mitterand, on estime que pendant ces 22 années 2150 enfants ont été ramenés dans les campagnes métropolitaines (ce chiffre est revu à la hausse très souvent).
    Que deviennent les ex mineure de la Creuse aujourd’hui ?

    Oh et for the culture : on dit « enfants de la Creuse » pour parler de tous les deportés même ceux qui étaient pas en Creuse. C’est parce que le premier réunionnais qui a porté plainte (Jean Jacques Martial) été en Creuse
    En 2002, un réunionnais Jean-Jacques Martial porte plainte contre l’Etat pour séquestration, maltraitance et déportation.
    (Achetez son livre.)

    Le 18 février 2014, grâce à #Ericka_Bareigts l’assemblée national reconnaît la #responsabilité_morale de la France.

    Le 18 Février 2016, une commission d’information et de recherche sur les enfants de la Creuse est ouverte. Le but est de mettre en lumière les détails de l’histoire.
    En 2019 et après deux ans d’enquête, la commission « d’un point de vu judiciaire » n’a pas pu « trouver d’éléments probatoires de rafles, de déportation, de vol d’enfants ». 🤡

    [Tw #suicide, hp]

    Beaucoup d’ex mineure de la Creuse (déjà a l’époque) se sont suicidés suite au traumatisme, énormément d’entres eux sont en hôpital psychiatrique et d’autres se sont retrouvés à la Rue.
    Nb : Les mineures de la Creuse avaient énormément de troubles (les adolescents par exemple faisaient encore pipi au lit)
    En 2013, une #statue à la #mémoire des enfants de la Creuse est érigé devant l’aéroport Roland Garros. On y voit une petite fille qui tiens une valise en étant tournée vers la mer. Selon Valérie Andanson (porte parole des enfants déracinés d’outre-mer) « ça signifie le départ »

    À l’heure où je vous parle beaucoup d’ex mineure de la Creuse n’ont toujours pas retrouvé leurs familles.
    //Fin du thread//
    Je tiens à dire qu’il y a énormément de détails dont je n’ai pas parlé sinon le thread aurait été trop long, je vous invite à checké les sources si vous voulez absolument tout savoir
    Je vous invite aussi à follow, je prépare d’autre thread du genre (coucou la stérilisation et l’avortement forcé des femmes qu’il y a eu pendant la période Debré, j’arrive pour vous)
    Sources : - mes connaissances personnelles oups
    – Les enfants de La Réunion un scandale d’Etat oublié :
    https://www.youtube.com/watch?v=pRRzeWyiAF0&feature=emb_logo


    – Le vol d’identité des enfants de la Creuse, le témoignage de Valérie Andanson :
    https://youtu.be/hRdiZGiapoU

    Une enfant de la Creuse témoigne brut :
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=75upsqKjQLQ&feature=emb_logo

    – Les enfants perdus de La Réunion :
    https://www.youtube.com/watch?v=dResl03P1oE&feature=emb_logo

    (Celui là me fait particulièrement mal au cœur)
    –Témoignage d’une enfant de la Creuse :
    https://www.youtube.com/watch?v=ni5WeHkaK5g&feature=emb_logo

    À ABSOLUMENT REGARDER.
    – « Loin... si Loin » : le débat - Guéret 21 juin 2017 :
    https://www.youtube.com/watch?v=-k1cghs7myA&feature=emb_logo

    – Interview d’#Alix_Hoair sur les enfants de La Creuse - Creuse 2003 :
    https://www.youtube.com/watch?v=aKnrlWRiGv8&feature=emb_logo

    J’ai oublié une autre source my bad (elle est pas si importante que ça mais quand même)
    –Remise du rapport sur les réunionnais de la Creuse :
    https://www.youtube.com/watch?v=UOVVzMA9V1M&feature=emb_logo

    Et aussi, regardez la #propagande de l’époque sur le foyer de Guéret :
    https://www.youtube.com/watch?v=O1pPdBK0U0A&feature=emb_logo

    https://threadreaderapp.com/thread/1273729717275951104.html
    https://twitter.com/ChildOfSeshat/status/1273729717275951104

    #France #colonialisme #enfants #enfance #enfants_volés #immigrés_de_force #Réunion #histoire #histoire_coloniale #DASS #adoption #créole #langue #violence

    ping @isskein @karine4 @reka

  • En Polynésie, l’État français refuse d’abandonner sa politique coloniale
    https://reporterre.net/En-Polynesie-l-Etat-francais-refuse-d-abandonner-sa-politique-coloniale

    Depuis le 8 juin, Oscar Temaru, le chef indépendantiste polynésien, est en grève de la faim, contestant une nouvelle décision judiciaire à son encontre. Pour les autrices et auteurs de cette tribune, il est plus que temps que l’État français clarifie les rapports qu’il entretient avec cette collectivité d’outre-mer du Pacifique, stratégique pour les expérimentations nucléaires dont elle a été le théâtre. Source : Reporterre

  • Le suprémacisme blanc, le mal persistant de la politique étatsunienne - Ép. 2/4 - Les interminables combats pour l’égalité aux États-Unis
    https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-lhistoire/les-interminables-combats-pour-legalite-aux-etats-unis-24-le-supremaci

    De quelle histoire le #suprémacisme_blanc est-il l’héritier aux #Etats-Unis ? Ne s’exprime-t-il qu’à travers les actions de groupes sectaires et violents, ou bénéficie-t-il d’une visibilité légitime dans la vie publique américaine ?

    #racisme #colonialisme #esclavage #plantation

  • Esclavagisme, racisme, massacres de masse : l’autre visage du libéralisme | Slate.fr

    http://www.slate.fr/story/97761/esclavagisme-racisme-massacres-autre-visage-liberalisme

    « La race européenne a reçu du ciel ou a acquis par ses efforts une si incontestable supériorité sur toutes les autres races qui composent la grande famille humaine, que l’homme placé chez nous, par ses vices et son ignorance, au dernier échelon de l’échelle sociale est encore le premier chez les sauvages ».

    L’auteur des lignes mises en exergue ci-dessus n’est pas un marginal et sanguinaire partisan de la colonisation occidentale ; c’est le doux et libéral A. de Tocqueville, auteur classique, inscrit aux programmes scolaires de certaines filières au lycée ou à l’université –pour des idées toutes autres que celles étudiées par Domenico Losurdo dans le présent ouvrage.

    #colonialisme #racisme #capitalisme #impérialisme

  • "Via la statua di #Montanelli da Milano, è stato un razzista": la richiesta dei Sentinelli apre il dibattito in Comune

    Dopo l’uccisione negli Usa di George Floyd l’associazione milanese chiede che venga tolta la statua e cambiata l’intitolazione dei giardini pubblici. Salvini: «Che vergogna». Parte del Pd sostiene la proposta di discuterne, ma dal capogruppo arriva il no.

    L’anno scorso le donne di «Non una di meno» l’avevano imbrattata con la vernice rosa durante il corteo dell’8 marzo. Ora sono i ’#Sentinelli_di_Milano', a fare una lettera appello al sindaco Beppe Sala e al Consiglio comunale per chiedere di rimuovere la statua dedicata a #Indro_Montanelli, giornalista e scrittore che in Africa durante il colonialismo italiano si macchiò della colpa di fare di una bambina eritrea la sua concubina. A lui la giunta del sindaco Gabriele Albertini intitolò anche il giardino di Porta Venezia dove c’è la statua a lui dedicata. Un tema molto controverso che viene adesso legato all’omicidio in America dell’afroamericano George Floyd, scatena il dibattito in Rete e in futuro approderà in aula a Palazzo Marino.

    L’appello per la rimozione è sulla pagina Facebook dell’associazione che si batte per i diritti (https://www.facebook.com/isentinellidimilano/photos/a.326149944234099/1563182730530808/?type=3&theater): «A Milano ci sono un parco e una statua dedicati a Indro Montanelli, che fino alla fine dei suoi giorni ha rivendicato con orgoglio il fatto di aver comprato e sposato una bambina eritrea di dodici anni perché gli facesse da schiava sessuale, durante l’aggressione del regime fascista all’Etiopia. Noi riteniamo che sia ora di dire basta a questa offesa alla città e ai suoi valori democratici e antirazzisti e richiamiamo l’intero consiglio a valutare l’ipotesi di rimozione della statua, per intitolare i #Giardini_Pubblici a qualcuno che sia più degno di rappresentare la storia e la memoria della nostra città Medaglia d’Oro della Resistenza», si legge nel post subito condiviso e approvato da migliaia di persone. Molte però anche le critiche arrivate in coda allo stesso post, come avvenne l’anno scorso dopo la manifestazione delle femministe.

    «Giù le mani dal grande Indro Montanelli. Che vergogna la sinistra, viva la libertà», interviene il leader della Lega Matteo Salvini. Ma i Sentinelli non arretrano: «Dopo la barbara uccisione di George Floyd a Minneapolis le proteste sorte spontaneamente in ogni città con milioni di persone in piazza e l’abbattimento a Bristol della statua in bronzo dedicata al mercante e commerciante di schiavi africani #Edward_Colston da parte dei manifestanti antirazzisti di #Black_Lives_Matter - scrivono ancora su Fb - richiamiamo con forza ogni amministrazione comunale a ripensare ai simboli del proprio territorio e a quello che rappresentano».

    Della richiesta si farà portatrice Diana De Marchi, consigliera comunale del Pd, che potrebbe chiedere il dibattito in aula a Palazzo Marino. «Ne parlerò con il gruppo quando riceveremo la richiesta - spiega De Marchi - Certo, sarebbe tema della mia commissione e la storia tra Montanelli e una giovanissima donna eritrea così descritta era una brutta pagina per i diritti. Ma devo anche andare a ricostruire la proposta della statua, come era stata valutata, perché molti di noi non c’erano a quel tempo e nemmeno io». Sulla discussione in consiglio è d’accordo anche Alessandro Giungi (Pd): «In aula discutiamo di tutto e se ci sarà una richiesta in tal senso, perché non dovremmo farlo? Ma non ho mai detto di essere per lo spostamento della statua. Montanelli è stato comunque un protagonista della vita cittadina».

    L’idea piace ad Arci Milano che si associa alla richiesta dei Sentinelli, mentre una bocciatura netta arriva dal capogruppo Pd in Comune, Filippo Barberis: «Sono molto, molto lontano culturalmente da questi tentativi di moralizzazione della storia e della memoria che trovo sbagliati e pericolosi. Atteggiamenti che hanno a che fare più con la categoria della censura che della riflessione critica e che hanno ben poco a che vedere con la sensibilità della nostra città che da sempre si confronta con le contraddizioni e la complessità della società e dei suoi personaggi. Montanelli ha commesso un errore grave, imperdonabile. Se questo fosse però il criterio per rimuovere statue o cambiare il nome alle vie dovremmo rivedere il 50% della toponomastica mondiale. Sarebbe inoltre poco comprensibile dedicare tempo all’argomento in Comune in questa delicatissima fase dove in testa e a cuore dovremmo avere, e a tutti gli effetti abbiamo, ben altre priorità e progetti».

    Protesta anche l’ex vicesindaco e vice presidente di Regione Lombardia Riccardo De Corato, che fu tra i promotori della installazione della statua: «Continuano gli attacchi alla memoria di Indro Montanelli, uno dei più grandi giornalisti, che con il suo lavoro ha dato lustro all’Italia. La ’Floyd mania’ sta offuscando le menti di qualche consigliere comunale: confondere l’omicidio di un povero uomo di colore con la statura culturale di Montanelli, ferito per le sue idee liberali dalle Brigate Rosse, e voler addirittura aprire un dibattito in consiglio comunale è vergognoso».

    https://milano.repubblica.it/cronaca/2020/06/11/news/statua_montanelli_sentinelli_milano-258873542

    #statue #Italie #colonialisme #histoire #passé_colonial #colonisation #viol #racisme #toponymie_politique #toponyie #monument #mémoire #symboles #Erythrée #Ethiopie #histoire_coloniale

    –—

    A #Palerme aussi une rue dédiée à Montelli avait été détournée:


    https://seenthis.net/messages/829668

    • Avessimo la coda di paglia, scriveremmo un pippotto per raccontare la nostra storia, il nostro modo di fare politica rappresentato da 5 anni che sono lì a dimostrare chi siamo, cosa siamo, come agiamo.

      Invece ci limitiamo a scrivere che la nostra proposta civile, fatta in settimana alla luce del sole proprio per permettere una discussione pubblica, non contemplava altro.

      Piuttosto la violenza verbale fatta dal pensiero unico mainstream che ci ha voluto in modo caricaturale descrivere come dei talebani, ha portato il dibattito su un livello volutamente distorto.
      Mentre sui social tantissime persone si riconoscevano nella nostra richiesta, sui media è passato per giorni la voce di una sola campana.
      Come se improvvisamente avessimo toccato un nervo scoperto.
      Polito, Severgnini, Battista, Cerasa, Cazzullo, Levi, Ferrara, Mattia Feltri, Lerner, Cruciani, Travaglio, Scanzi, Gomez, Padellaro, Parenzo tutti maschi, bianchi, benestanti, eterosessuali a discutere se sia stato o meno legittimo per Montanelli stuprare una 12enne. Non ci viene in mente un altro Paese che si definisce democratico e civile, insorgere così compattamente quando si mette in discussione il suo diritto alla misoginia.

      Ci fosse mai stata questa levata di scudi bipartisan da parti delle «grandi firme», sulla piaga che non conosce fine della violenza sulle donne, figlia di una cultura patriarcale della quale era intriso il pensiero anche del Signor Montanelli.
      Ci fosse mai stata questa indignazione di massa sulla quotidiana strage nel mar Mediterraneo che affoga il futuro di donne, uomini, bambini, bambine.

      Bambine, quelle che ancora in Africa come nel 1935 subiscono la violenza sopraffatrice di chi si sente in diritto di infibularle, darle in sposa, comprarle.

      Indro Montanelli ancora nel 2000 rivendicava il suo agire da soldato mandato in Eritrea in un’azione del Regime colonizzatore.

      Noi la lettera mandata a Sindaco e Consiglio Comunale la rifaremmo anche ora.
      Perché non c’è nessuna violenza nell’esprimere il proprio pensiero in modo trasparente.
      Quel parco di Milano deve liberarsi di un nome che non fa onore alla nostra città.
      E peggio di una vernice rossa c’è chi senza entrare nel merito della nostra proposta preferisce buttarla in caciara vendendoci come degli integralisti.

      https://www.facebook.com/isentinellidimilano/posts/1563182763864138