• L’Etat colonial et les mémoires de la #guerre_d'Algérie

    Existe-t-il une « guerre des mémoires » à propos de la guerre d’Algérie ? Lors de la troisième édition des Rendez-vous de l’Histoire du monde arabe, #Sylvie_Thénault a proposé une intervention sur le sujet. Retour sur le contenu de sa communication et quelques pistes de prolongement : comment un Etat actuellement colonial peut-il faire mémoire d’un passé très actuel ?

    https://blogs.mediapart.fr/honore-chiavarino/blog/220517/letat-colonial-et-les-memoires-de-la-guerre-dalgerie
    #Algérie #mémoire #colonialisme #histoire


  • #Cameroun : l’incroyable histoire du médecin français qui, tel un roi, dirigea le #Haut-Nyong dans les années 1940

    Dans les années 1940, un médecin français a régné sans partage sur la région du Haut-Nyong. L’historien Guillaume Lachenal retrace son parcours dans un essai qui se lit comme un roman.

    http://www.jeuneafrique.com/medias/2017/05/10/gettyimages-542335054-2-e1494426333550-592x296-1494426420.jpg
    http://www.jeuneafrique.com/mag/435612/culture/cameroun-lincroyable-histoire-medecin-francais-tel-roi-dirigea-haut-ny
    #colonialisme #France #histoire #médecine #Jean_Joseph_David
    via @isskein

    • Le Médecin qui voulut être roi

      « Un médecin gouvernait seul, pendant la Seconde Guerre mondiale, une région entière du Cameroun. Il tentait d’y réaliser une utopie où la médecine guiderait toute la politique et où la politique deviendrait thérapie sociale… »
      L’histoire du docteur David ressemble à un rêve exaucé : celui d’un monde réinventé par les médecins. Elle rappelle que les colonies furent, pour les hérauts de la santé publique, des espaces d’exception affranchis des contraintes de la politique ordinaire, propices aux expériences grandeur nature. Celles de cet officier des Troupes coloniales furent totales. Les autorités françaises les présentèrent comme des succès. Les archives et les témoignages en livrent une image plus troublante.
      Guillaume Lachenal retrace ici le destin d’une utopie, en entrecroisant l’itinéraire de son maître d’œuvre et le récit captivant d’une enquête de terrain, qui l’a conduit de l’Afrique aux îles du Pacifique. Dans les lieux et les paysages marqués par les aventures impériales du docteur David, dans la végétation, les objets, les chansons, les mémoires ou les ruines, il découvre que cette histoire se conjugue au présent. C’est une histoire toujours vive, faite de promesses impossibles, de violence, de rêves de grandeur, de désir d’échec et de rendez-vous manqués, où l’attente du futur s’abîme dans la comédie tragique du pouvoir.

      http://ref.lamartinieregroupe.com/media/9782021142563/grande/114256_couverture_Hres_0.jpg
      http://www.seuil.com/ouvrage/le-medecin-qui-voulut-etre-roi-guillaume-lachenal/9782021142563
      #livre #Guillaume_Lachenal


  • Massacres de mai 1967 en Guadeloupe : pour la vérité, la justice et les réparations
    Sortir du colonialisme, mai 2017
    https://www.solidaires.org/Massacres-de-mai-67-en-Guadeloupe-Marche-pour-la-verite-la-justice-et-le

    https://www.solidaires.org/local/cache-vignettes/L500xH735/991a729a03c5dcc2-5db28.png?1494862668

    Brochure :
    Mai 67 en Guadeloupe : que s’est-il passé ?
    La manifestation parisienne du 27 mai 2017
    Le procès d’E. Domota, secrétaire de l’UGTG, le 31 mai.
    Une brochure à utiliser !
    https://www.solidaires.org/IMG/pdf/2017_-_5_-_15_-_sortir_du_colonialisme_3-1.pdf?9837/a0bfde38546381108d1305f2132ee901817ec5f3

    Appel unitaire pour la manifestation concernant les massacres de mai 67 en Guadeloupe par l’Etat colonial, et le soutien aux syndicalistes guadeloupéens dont ELIE DOMOTA qui passera en procès le 31 mai 2017 à Guadeloupe.

    La marche se déroulera le samedi 27 mai à 14h à Paris, de Nation à République, avec les tambours de plusieurs associations guadeloupéennes.

    Signataires au 9 mai 2017 : Kolèktif Doubout Pou Mé 67 : Mouvman kiltirèl CHOUKAJ, MIYO, BWA BANDÉ, KA FRATÈRNITÉ, MAS LIBÉRASYON, MAS MÉLÉ, MAS A YO, MAS AN BISTAN, VIBRASYON A MAS, KARIBEAN MAS & ASOSYASYON ÉRITAJ


    Avec le soutien : du Comité d’Organisation du 10 Mai, Sortir du Colonialisme, Union syndicale Solidaires, CGT/DOM, CNT, CRAN, Cedetim/Ipam, Collectif féministe Ruptures, Femmes Plurielles, collectif Fathy Koumba, AFASPA, Cahiers d’Histoire, Droits Devant, Les Oranges, Collectif Solidarité Kanaky, Comité Vérité Justice de Kanaky, Ustke, MJKF (mouvement de jeunes kanak en France), STC (Syndicat des Travailleurs Corses), Corelso (sahara), CDISCOM (comores–Mayotte), Collectif Mahore

    #Guadeloupe #Massacres_de_mai_1967 #histoire #colonialisme #sortir_du_colonialisme #vérité #justice #réparations #Elie_Domota #Manifestation #Paris


  • Gouverner et guérir

    recension de Le Médecin qui voulut être roi. Sur les traces d’une utopie coloniale. de #Guillaume_Lachenal

    http://www.les-lettres-francaises.fr/2017/05/gouverner-et-guerir

    L’idéal émancipateur des médecins français emprunte ainsi les méthodes autoritaires de l’entreprise coloniale. « Le projet du Haut-Nyong s’en tient à une version assez rudimentaire, quoique radicale, de l’hygiène rurale de l’époque », résume l’auteur, « une variante provinciale et militaire, autoritaire et affective, bricolée et grandiloquente. A la Société des Nations on dirait : French style. »


  • Vertueuses, les multinationales ? - Le business de l’aide au développement
    http://www.arte.tv/fr/videos/059525-000-A/vertueuses-les-multinationales
    https://static-cdn.arte.tv/resize/wjC151BfZKYbxqqcXFzhLRoSp8A=/940x530/smart/apios/Img_data/15/059525-000-A_2000863.jpg

    Une part croissante de l’aide publique au développement serait-elle détournée au profit de grandes multinationales du secteur #agroalimentaire ? Une enquête stupéfiante menée dans trois pays africains.

    Lutter contre la malnutrition au #Kenya en investissant des fonds publics pour l’aide au développement dans une société important à Nairobi des pizzas surgelées fabriquées en Allemagne ? Le projet peut paraître absurde, c’est pourtant l’un des nombreux exemples d’une dérive dans laquelle est impliquée aujourd’hui l’aide publique européenne au développement. Pour lutter contre l’insécurité alimentaire et la grande pauvreté, les pays donateurs misent sur les mécanismes du partenariat public-privé et, ce faisant, investissent une part croissante de leur aide au développement dans le soutien au secteur privé plutôt que dans les structures étatiques. C’est encore plus vrai depuis qu’en 2012 le G8 a lancé l’Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition, associant 230 entreprises privées et dix pays africains pour le #développement de projets agroalimentaires d’envergure sur les territoires de ces derniers.

    #nasan #ppp #Afrique


  • Le stérotype de la « fille sexy née de la dernière pluie », une réactualisation du fantasme de la vierge totalement soumise aux pouvoir masculin

    https://www.youtube.com/watch?v=0thpEyEwi80

    This is such an interesting dissection of a very common trope in writing female characters that I never really thought about before, but it’s so prevalent and so obvious and so fucking disgusting.

    this is such an important video. for those who can’t watch: the ‘born sexy yesterday’ trope features heavily in science fiction, referring to a character who is typically an alien, a mermaid, an android, or some other non-human presented as a sexy woman, who

    has no understand of basic human society, and often a childlike naïveté
    is not ashamed or even really conceptually aware of her own nudity
    is totally inexperienced with sex and sexuality
    is often preternaturally skilled at something the male protagonist respects, such as combat

    as the narrator points out, none of these character traits are problematic in and of themselves. they become problematic when the ‘born sexy yesterday’ character develops a relationship with a male protagonist. here’s how:

    her cutesy naïveté and lack of understanding in her new environment positions the male protagonist (MP) as an experienced and admirable protector, showing her the ropes for everything from eating a sandwich to sex. this is the ultimate student-teacher fetish. it sexualizes inexperience and innocence.

    though the MP may be average in literally every way, her alien-ness and lack of familiarity with human society means she has nothing to compare him to, and he becomes her “dream guy” by default. this creates female characters who exist to assuage male fears of inadequacy and rejection.

    her unabashed nudity gives the director plenty of excuses to film nude or partially nude scenes, with the female character freely dancing and prancing around. she is overtly sexual, but has no sexual desires or thoughts of her own. because remember, she is the born sexy yesterday trope.

    her inexperience with sex and sexuality satisfies the male desire for a “pure, unspoiled” woman who has never been corrupted by the touch of a man, and will not reject him because she literally doesn’t know any better. as her relationship with the MP progresses and inevitably becomes sexual, he shows her everything from kissing to penetration, deflowering her and reinforcing his role as the teacher, hers as the innocent… dare i say child?

    in many ways it’s the ultimate male power fantasy. a completely unremarkable man stumbles upon a gorgeous woman who is totally ignorant and in a strange environment. the MP has 100% of the power in their relationship, which he will exercise to his sexual fulfillment.

    another point the narrator makes which i think is incredibly important is that this trope started in colonialist dramas. a european male would go off to a foreign land, meet a totally-sexy-and-totally-unaware-of-it indigenous woman who lives an ignorant life among her tribe. he would “enlighten” her and show her the ways of the “modern world,” and in her gratitude and wonder she would fall for him. his reward was to enlighten her once more and show her the ways of intercourse.

    it has since transformed and the born sexy yesterday character is now more acceptable as a literal non-human, rather than a “naked and ignorant” native.

    via : http://mirrorontheworld.tumblr.com/post/160329567546/rad-seraph-tmirai-this-is-such-an-interesting

    #domination_masculine #sexisme #stéréotype #vierge #hétérosexisme #racisme #colonialisme

    • Ça me fait penser à ce trope (un truc familier, rien de particulier mais ça traîne dans plein de trucs) de la fille sexy sans repère qui tombe sur un mec pas franchement séduisant mais elle ne connaît que lui. C’est sa chance, que sa faible valeur sur le marché matrimonial soit ignorée d’un perso qui n’a pas de quoi faire son marché en connaissance de cause et prend le premier venu. En général, quand cette incongruité arrive, elle ne dure pas tout le film, il y a quand même une justice, il doit céder sa trouvaille à un type qui la mérite. Donc pas qu’une asymétrie abyssale entre la femme et l’homme, il y a quand même une logique du capital #beauté qui trouve sa paire dans un type qui a prouvé sa valeur aux autres hommes. (Son avis à elle, c’est un genre de deus ex machina qui s’appelle l’amour, pas un choix qui lui appartiendrait.) N’est pas #Pygmalion qui veut, il faut savoir trouver et garder Galathée. C’est un peu le sujet de Whatever Works de Allen ou de L’École des femmes.

    • Ce que tu décrit semble être une sous-catégorie du stéréotype de la fille née sexy de la dernière pluie : celle du dernier homme sur terre avec la fille sexy née de la dernière pluie. La fille sexy et innocente et vierge même sans contexte apocalyptique reste une femme qui ne connais pas d’autre hommes et donc le mec dans l’histoire est toujours sans concurrence, un sorte de mâle-alpha né de la dernière pluie par absence de concurrents. Pour Woody Allen, il est cité dans la video au sujet de ce trope et vu les accusations de viol et inceste c’est pas étonnant qu’on trouve ce sale type sur ce trope.

      Ce trope met bien en lumière la résistance des imaginaires hétérosexuels en particulier masculins à toute idée d’égalité sexuelle. Je vais le retrouvé mais ca me fait pensé à une conférence sur la sexualité à destination des ados que j’avais mise sur seenthis qui expliquait que la sexualité était le domaine le plus réactionnaire qui soit et le plus hostile à toute égalité et que c’était probablement sur ces fondements que les reste ne bougeait plus.

      Tant qu’il y aura des hommes pour trouvé que l’innocence est sexy, on aura des problèmes d’oppression sexuel (et pas seulement) des femmes et des enfants.

    • Oui, je décris un sous-trope ;-). Ces vidéos sont super, elles montrent bien comment cette culture patriarcale de #cinéma socialise les hommes et les habitue à trouver normal de forcer une femme qui dit non ou de se complaire dans une relation inégalitaire avec tous les traits de la pédophilie mais avec un corps de femme. Belle tentative de rééducation.

    • Bien je vais regardé les autres. De mon coté je retrouve pas la video de la conférence dont je parle plus haut, je l’avais peut être pas taggé ou alors taggé avec des fautes d’orthographe (^.^)


  • Les archives d’un massacre au service d’une histoire officielle mensongère | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/edition/les-batailles-de-legalite/article/221113/les-archives-dun-massacre-au-service-dune-histoire-officielle-menson

    Faits prisonniers par les Allemands en juin 1940, revenus à Dakar le 21 novembre 1944 pour être démobilisés après quatre longues années de captivité en France, 500 tirailleurs « sénégalais » refusent de quitter la caserne de Thiaroye le 28 novembre 1944 tant qu’ils n’ont pas perçu les rappels de solde réglementaires.

    Considérant le détachement en état de rébellion, l’Armée ouvre le feu le 1er décembre 1944 à 9h30, faisant au moins 70 morts.

    Une première lecture des rapports des officiers qui dictent l’histoire officielle de Thiaroye tend à montrer que les « mutins », présentés comme des combattants travaillés par la propagande allemande, sont armés et que la riposte était nécessaire parce qu’ils auraient tiré les premiers avec des mitraillettes.

    Qu’en est-il réellement dès lors que ces différents rapports sont comparés et analysés ? Force est de constater que les incohérences sont si nombreuses qu’au-delà du doute, c’est bien leur véracité qui interpelle.

    #Thiaroye #colonialisme #Sénégal #Afrique #armée


  • Françoise Vergés : « L’Etat colonial s’est immiscé jusque dans la gestion du ventre des femmes » — L’Autre Quotidien

    http://lautrequotidien.fr/aujourdhui/2017/5/2/franoise-vergs-letat-colonial-sest-immisc-jusque-dans-la-gestion-du-

    http://static1.squarespace.com/static/50a5fc11e4b00720f42d866f/58a9e1f5be6594a08425c881/59083d6c2994ca873d87ea09/1493720747394/francoise-verges.jpg?format=1000w

    Le ventre des femmes" de Françoise Vergés raconte une affaire méconnue. En juin 1970, on découvre que des milliers d’avortements sans consentement ont été pratiqués à l’île de la Réunion par des médecins qui ont prétexté des opérations bénignes pour se faire rembourser par la Sécurité sociale. Derrière ces violations de la loi et les fraudes massives, on découvre les politiques antinatalistes de l’Etat français dans les Outre-mer. Nous avons souhaité interviewer l’auteure, Françoise Vergés, pour comprendre comment des faits aussi graves ont pu se produire sans provoquer un scandale au niveau national.

    #femmes #colonialisme


  • Consultez la carte de la « colonialibilité » de l’Afrique

    Colonizability of Africa. - NYPL Digital Collections

    http://digitalcollections.nypl.org/items/510d47df-fd22-a3d9-e040-e00a18064a99

    Colonizability of Africa.

    Johnston, Harry Hamilton, Sir (1858-1927) (Author)
    Bartholomew, J. G. (John George) (1860-1920) (Cartographer)
    Collection

    history of the colonization of Africa by alien races, by Sir Harry H. Johnston ... With eight maps by the author and J.G. Bartholomew.

    https://dl.dropbox.com/s/ruftorod4qwd7zf/Capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%202017-04-02%20%C3%A0%2006.13.12.png?dl=0

    #colonialisme #images #représentation #cartographie #afrique #racisme #esclavage


  • l’histgeobox : 324. BlackSad :"Rwanda"
    http://lhistgeobox.blogspot.com/2017/04/324-blacksadrwanda.html
    https://3.bp.blogspot.com/-ET65vdfh8cs/WNVA06kvloI/AAAAAAAAZbk/QUt27n_Fx5IY-lOMwRY8xEgBbuZbqH3VACLcB/w1200-h630-p-k-no-nu/musinga.PNG

    Longtemps présenté comme le fruit d’une colère spontanée, incompréhensible et inattendue, le génocide rwandais est au contraire le résultat d’une entreprise planifiée. Sa réalisation fut rendue possible grâce au conditionnement d’une partie de l’opinion par le biais propagande raciste omniprésente. En entretenant un climat de peur obsidionale, ce discours haineux, sans cesse réactivé, contribua à la destruction de l’autre, du voisin, du Tutsi. Nous nous intéressons ici à la genèse et l’essor de ce discours raciste, ferment idéologique au génocide rwandais.


  • I libri che smontano il mito del colonialismo buono degli italiani - Igiaba Scego - Internazionale

    La sera del 21 marzo 2017 la sala del cinema Farnese a Roma è piena. I giovani sono molti.

    L’occasione d’altronde è di quelle da non perdere: la proiezione del documentario di Raoul Peck I’m not your negro, basato su uno scritto inedito di James Baldwin. Il documentario ripercorre con intelligenza e sentimento la stagione afroamericana dei diritti civili e le vicende di tre personaggi – Malcolm X, Martin Luther King, Medgar Evers – uccisi per il loro impegno contro il razzismo. Peck è un regista che non dà tregua. Ogni fotogramma è un invito a non abbassare la guardia, a non nascondersi dietro il velo del conformismo.

    Sa come ferirci con immagini di linciaggi reali o ricostruiti per lo schermo. Sa come scuotere le coscienze assopite o troppo impaurite per agire. E vediamo in ogni inquadratura quel corpo nero, quel popolo nero, maltrattato, umiliato, annientato, polverizzato. Un corpo che a seconda delle esigenze del potere diventa portatore delle ansie e della cattiva coscienza di un’intera nazione.

    Mi ha colpito una scena, in particolare, di questo film. A un certo punto, James Baldwin, finito un discorso davanti a degli studenti universitari, perlopiù bianchi (wasp, white anglo-saxon protestant), sembra impaurito dal loro entusiasmo. Lui è l’unico nero e sta al centro della sala. Loro sono in piedi ad applaudire. Per un attimo Baldwin li guarda a uno a uno, scosso. Non è solo l’emozione che può provare uno scrittore quando viene apprezzato, c’è qualcosa di più nei suoi occhi che scrutano gli studenti. C’è una ferita mai sanata della storia, c’è un nero al centro di una folla bianca che sta per essere linciato. Baldwin sa di essere in un’aula universitaria, sa che gli studenti lo adorano. Ma per un attimo i suoi occhi pieni e rotondi vedono un’altra scena, e come in un cortocircuito della memoria lo attraversa la paura di non essere più protetto, di perdere il corpo.

    La voce di una storia nascosta
    Nel documentario dell’Italia si parla una sola volta. Il nome del paese è per Baldwin legato all’aggressione fascista contro l’Etiopia degli anni trenta e in generale il riferimento è al feroce colonialismo in Africa orientale a cui gli afroamericani hanno risposto con manifestazioni antifasciste in favore del popolo etiope aggredito. Quell’Italy pronunciato da James Baldwin, e nel film filtrato dalla voce bassa e profonda di Samuel L.Jackson, mi fa tremare il cuore.

    In quel momento si crea una connessione tra l’America (del nord e del sud) e l’Europa. Due continenti che hanno una storia di violenza alle spalle, mai del tutto pacificata. Una storia nascosta o mistificata in vari modi. E che solo ora, e pure faticosamente, trova voce.

    Chissà quanti in sala conoscono la storia del colonialismo italiano, dei suoi crimini e dei suoi paradossi. Ancora troppo pochi, mi dico.

    In un attimo, dal comizio di James Baldwin mi trovo catapultata davanti a un palcoscenico romano.

    Ci sono un uomo e una donna. Lui indossa una giacca stropicciata, lei ha una gonna colorata e molto sportiva. Sono Daniele Timpano ed Elvira Frosini, autori-attori dello spettacolo Acqua di colonia, che già dal titolo suggerisce il tema del colonialismo italiano. Al centro, accanto a loro (ignorata da loro) una donna nera seduta su una sedia scomoda, di quelle che si usano all’asilo.

    Ed ecco uno scambio di battute tra Timpano e Frosini:

    Timpano: “Queste cose in Italia non le sa nessuno. Nemmeno noi”.

    Frosini, (indicando il pubblico): “Nemmeno loro”.

    Timpano: “Ecco. Una cosa è certa. Non sappiamo nulla. Tu per esempio che sai?”.

    Frosini: “Boh, Faccetta Nera? Viale Libia…via dell’Amba Aradam a Roma, dove c’è l’ufficio dell’Insp… poi?”.

    Una piccola parola, “poi”, e mi rendo conto di essere racchiusa lì dentro, in quell’interrogativo che Elvira Frosini lascia in sospeso. In quella parola ci sono io, afroitaliana, ma c’è anche la ragazza afrodiscendente seduta sulla sedia scomoda dell’asilo.

    Il colonizzato è diventato solo il suo corpo. Un corpo bello da possedere o un corpo brutto da annientare

    Il sistema Italia ha cercato di costringere al silenzio quella memoria che ci riguarda ed Elvira Frosini e Daniele Timpano mettono in scena, con un gioco teatrale, questa violenza che ci è stata fatta. Per molto tempo i nostri antenati non hanno avuto il diritto di parola, di pensiero, di vita, chiusi nel freddo stereotipo di un fraintendimento. Il colonizzato è diventato solo il suo corpo. Un corpo bello da possedere o un corpo brutto da annientare. Siamo le nostre labbra, i nostri seni, le nostre vagine, i nostri testicoli. Quei testicoli che durante il linciaggio negli Stati Uniti o in Africa orientale venivano soppesati dal branco e poi tagliati con un’accetta. Evirazioni, stupri, omicidi hanno caratterizzato le politiche segregazioniste. Corpi neri, capri espiatori di una società in continua mutazione, negli Stati Uniti come in Italia.
    Truppe etiopi marciano verso il nord del paese durante l’occupazione italiana, 1935 circa. - Hulton-Deutsch Collection/Corbis/Getty Images
    Truppe etiopi marciano verso il nord del paese durante l’occupazione italiana, 1935 circa. (Hulton-Deutsch Collection/Corbis/Getty Images)

    Per fortuna non siamo stati muti. Gli afroamericani hanno manifestato, resistito, scritto. E del colonialismo italiano si è molto dibattuto anche nella narrativa. Opere come Regina di fiori e di perle di Gabriella Ghermandi, L’abbandono di Erminia Dell’Oro, o Timira, il romanzo meticcio scritto dall’italiano Wu Ming 2 e dall’afroitaliano Antar Marincola (figlio di Isabella Marincola, protagonista della storia) hanno fatto scuola. Io stessa, con i miei Adua e Roma negata (quest’ultimo in collaborazione con il fotografo Rino Bianchi) ho contribuito al dibattito.

    Ma l’essere di quell’Africa orientale (o esservi legati per altre vie come in Timira) ci ha portato ad affrontare direttamente questa storia, perché ne eravamo segnati nel profondo. Quel colonialismo aveva a che fare con la nostra nascita, con la nostra lingua, con i nostri gesti, con i nostri genitori, con le nostre paure e soprattutto con la nostra rabbia, un autentico furore per i crimini commessi in Africa e mai pagati.

    Furore per una storia avvenuta e mai ricordata. Per questo nei libri elenchiamo i numeri dei morti uccisi dai gas asfissianti lanciati dall’esercito di Benito Mussolini o le stragi compiute dal generale Rodolfo Graziani dopo l’attentato del 1937. Senza dimenticare “la bomba dell’ignoranza” come la chiama Ribkha Sibhatu (autrice di Aulò, Sinnos, e mediatrice e attivista eritrea), quell’accesso all’istruzione negato ai popoli di Somalia, Eritrea, Libia, Etiopia. Questi numeri, questi fatti, per noi originari di quell’Africa orientale sono diventati tracce (quasi un promemoria) di qualcosa che dobbiamo ricordare per non subirlo di nuovo.

    I conti con il passato
    Chi ha le sue origini in quella storia (penso al bellissimo documentario Asmarina sugli eritrei a Milano di Medhin Paolos e Alan Maglio) è portato naturalmente a fare i conti con le ferite di quel passato. Si può dire la stessa cosa – mi domando – per gli artisti italiani (o meglio italiani di nuova generazione) di oggi?

    La risposta è sì. Anzi, oggi più che mai.

    All’inizio, c’era solo Tempo di uccidere di Ennio Flaiano, primo premio Strega e unico romanzo dell’autore. Basato anche (ma non solo) su echi biografici, Tempo di uccidere è un romanzo complesso. Un uomo vaga per l’Africa orientale, ha un mal di denti furioso e poca voglia all’inizio di mettersi in gioco. L’Africa di Flaiano non è esotica, ma quasi malvagia. In questa Africa fatta dei suoi incubi, lui si muove senza uno scopo. Incontra una donna del posto, la costringe a un rapporto sessuale, si fa coccolare da lei e poi la uccide (dice per sbaglio) come una bestia.

    In Tempo di uccidere il protagonista entra in questa Africa, definita “sgabuzzino delle porcherie”, non in punta di piedi, ma con i suoi primitivi scarponi da militare. Le immagini che ci mostra Flaiano sono ancora quelle di un continente ingenuo, nel più perfetto cliché colonialista. Ma lui per primo sembra chiedersi che ci facesse lì. E anche il suo rapporto con l’indigeno Joannes, un ex ascaro, non è quello con un deferente servitore, ma con un pari che scruta, osserva e duella a distanza con il protagonista.
    Un’esercitazione amatoriale di civili con maschere antigas a Baggio, vicino a Milano, 1935. - Hulton-Deutsch Collection/Corbis/Getty Images
    Un’esercitazione amatoriale di civili con maschere antigas a Baggio, vicino a Milano, 1935. (Hulton-Deutsch Collection/Corbis/Getty Images)

    Mette molta carne al fuoco Ennio Flaiano, ma il suo romanzo per molto tempo, decenni interi, è rimasto un unicum nel panorama letterario della penisola. Dopo di lui c’è stato solo un lungo, colpevole silenzio.

    Per fortuna il tempo passa e allo scoccare del ventunesimo secolo tocca a Carlo Lucarelli riprendere in mano l’incandescente materia coloniale con il suo L’ottava vibrazione, un libro che di fatto è uno spartiacque. Lucarelli ripercorre le vicende che portano alla battaglia di Adua, una delle pagine di storia - l’esercito italiano sconfitto da quello etiope – che l’Italia ha cercato a ogni costo prima di vendicare (con il fascismo che cantava Adua è liberata, è ritornata a noi) e poi dimenticare.

    I personaggi di L’ottava vibrazione si muovono in una tela in perenne movimento. Una tela dove oppressori e oppressi si contendono una scena fatta di omicidi, possessi coatti e strane convergenze. Lucarelli non vuole dare un giudizio, vuole solo osservare quello che per decenni nessuno ha più osservato: i soldati italiani parlano tutti in dialetto, non si capiscono tra di loro, provano a “fare gli italiani” attraverso una guerra, ma perdono sia la sfida identitaria sia la battaglia. In scena Lucarelli mette uno stato, ancora risorgimentale, che baratta i suoi ideali per entrare nel giro dei grandi dell’Europa.

    La ragazza giovanissima, 12 anni, era di fatto un bottino coloniale e Indro Montanelli per giustificarsi diceva ‘a dodici anni quelle lì sono già donne’

    In un attimo l’Africa orientale diventa un far west dove c’è chi si crede John Wayne e considera le donne del luogo cagne da monta. Lucarelli osserva, appunta e ci trasferisce tutte queste microstorie usando una lingua onesta, a tratti poeticamente antropologica. Così il romanzo apre la strada di una visione tutta italiana su quel passato coloniale poco raccontato.

    Anche perché quel passato è la storia d’Italia. Di tanti che lì sono andati a combattere per l’Italia liberale e poi ci hanno mandato, anni dopo, i nipoti a conquistare un impero per Benito Mussolini. È la storia di donne africane prese con la forza o con l’inganno per avere una sposa di compagnia, come Indro Montanelli e la sua sposa bambina (che lui chiamava il mio animalino) acquistata per 500 lire insieme a un cavallo ed un fucile. La ragazza giovanissima, 12 anni, era di fatto un bottino coloniale e Montanelli per giustificarsi diceva “a dodici anni quelle lì sono già donne” e poi “Scusate, ma in Africa è un’altra cosa”. Però il continente oltre a essere teatro di crimini di guerra è anche stato, per molti italiani, vita quotidiana di chi aveva un emporio o un negozio di barbiere, di chi costruiva o faceva il cappuccino, chi si inventava monumenti e chi invece li distruggeva. Un coacervo di storia patria e storia intima insomma. Storia soprattutto al maschile, ma non del tutto svuotata di presenze femminili.

    Inciampare nel colonialismo
    Per questo Daniele Timpano si chiede in Acqua di Colonia: “Ma che siamo come la Francia con l’Algeria? Come l’Inghilterra con l’India? Come i cattivi di Sandokan? Ma che siamo colonialisti noi?”.

    Su questa domanda una generazione, anzi due, di trentenni e quarantenni (con qualche punta verso i cinquanta) si è caricata un peso necessario da sostenere soprattutto oggi in questa Europa che riprende quello stesso razzismo coloniale e lo veste con nuove parole come sovranismo o con giustifiacazioni come “non siamo razzisti, ma… prima gli italiani/gli europei”.

    D’altronde molti tra gli autori nel colonialismo ci sono inciampati, per un viaggio, per una militanza politica o perché più semplicemente era una storia di famiglia, di un nonno, di un padre, di uno zio.

    È lì tutta l’ambiguità della storia coloniale, nel sorriso di un carnefice efficiente di 28 anni

    Durante il fascismo si era di fatto colonizzati dalla propaganda coloniale (come ci ricorda il duo Timpano-Frosini) e questo ha lasciato tracce negli album di fotografie tenuti sopra il camino o nelle vecchie cantine umide piene cimeli di quell’Africa solo apparentemente lontana. Recentemente è anche stata scoperta la foto di un massacro, quella dei diaconi di Debre Libanos (a cui di recente è stato dedicato il docufilm Debre Libanos di Antonello Carvigiani con la regia e fotografia di Andrea Tramontano, a cura di Dolores Gangi). A Debre Libanos furono uccisi (come vendetta dopo l’attentato a Graziani) più di duemila diaconi e pellegrini indifesi. La foto li mostra seduti in circolo prima dell’esecuzione. Il fotografo, Virgilio Cozzani, tenente di un battaglione coloniale, ebbe il compito di eseguire le fucilazioni a Shunkurtì. Il tenente, nelle note di suo pugno (che sono state mostrate in anteprima mondiale su Tv2000) mostra una personalità che da una parte è quella di un carnefice, ma dall’altra quella di un ragazzo mandato lì a eseguire gli ordini e che quando non massacra, sorride.
    Soldati italiani in partenza per l’Etiopia, 1935. - Archivio Gbb/Contrasto
    Soldati italiani in partenza per l’Etiopia, 1935. (Archivio Gbb/Contrasto)

    Ed è lì tutta l’ambiguità della storia coloniale, nel sorriso di un carnefice efficiente di 28 anni.

    Molti scrittori e scrittrici di oggi hanno fatto tesoro dell’opera degli storici, primo fra tutti Angelo del Boca, ma ricordiamo anche Nicola Labanca, Alessandro Triulzi e il grande Gian Paolo Calchi Novati recentemente scomparso. Dai loro lavori fondamentali autori e autrici sono partiti per togliere la polvere accumulata sulla memoria del colonialismo italiano.

    Stereotipi duri a morire
    Adesso i risultati si vedono in libreria. Non a caso un mio amico qualche settimana fa mi ha chiesto se il colonialismo stia diventando un settore editoriale.

    In effetti basta farsi un giro in libreria per leggere i tanti titoli che sono usciti ultimamente su questo argomento, da La malinconia dei Crusich di Gianfranco Calligarich a La grande A di Giulia Caminito passando per I fantasmi dell’impero di Marco Cosentino, Domenico Dodaro e Luigi Panella, senza contare poi i diari di ex soldati (recentemente è uscito Ti saluto, vado in Abissinia di Stefano Prosperi, per Marlin) pubblicati da piccole case editrici, o i tanti approfondimenti saggistici.

    Tuttavia non sta nel mercato la spinta alla proliferazione di titoli a cui stiamo assistendo, ma nella voglia di colmare un vuoto in una storiografia nazionale che sta ancora combattendo con gli stereotipi creati allora.

    E dalla lista mancano le nuove uscite: Sangue giusto di Francesca Melandri, che unisce la storia del colonialismo al presente dei flussi migratori e l’attesissimo romanzo della scrittrice etiope-americana Maaza Mengiste.

    Lo spazio coloniale diventa così da una parte spazio per il noir come in I fantasmi dell’impero – una discesa conradiana negli inferi dei crimini di guerra – e dall’altra dolce ricordo di infanzia, come nel sorprendente La grande A di Giulia Caminito, dove il colonialismo scolora nel dopoguerra e dove il romanzo si fa anche storia di emigrazione.

    Sono tanti i giovani ricercatori (come Valeria Delpiano, Giulietta Stefani, Gabriele Proglio tra i tanti) che si stanno occupando di questo periodo storico, anche con approcci nuovi per l’Italia che vanno dagli studi postcoloniali a quelli studi sul genere.

    C’è fermento in libreria insomma e, finalmente, presa di coscienza. Ancora forse è assente il grande romanzo sui rapporti tra la Libia e l’Italia (anche se non mancano studi storiografici come Non desiderare la terra d’altri. La colonizzazione italiana in Libia di Federico Cresti), ma di fatto nella letteratura italiana c’è stata una rivoluzione silenziosa che ha messo insieme scrittori e scrittrici italiani (di origine migrante, proprio di quelle ex colonie, e italiani da una o più generazioni) che stanno lavorando contro un oblio durato troppo a lungo. Forse, anche grazie a questi libri, diversi tra loro per densità, obiettivi, tessitura, si potrà superare il mito autoassolutorio degli italiani brava gente e finalmente insegnare a scuola quello che per troppo tempo è stato taciuto.

    http://www.internazionale.it/opinione/igiaba-scego/2017/04/01/italia-colonialismo-libri
    http://media.internazionale.it/images/2017/03/31/135689-sd.jpg

    #colonialisme #Italie #Afrique #livre


  • Israël approuve la création d’une nouvelle colonie
    RFI | publié le 31-03-2017
    http://www.rfi.fr/moyen-orient/20170331-israel-approuve-creation-une-nouvelle-colonie

    C’est une première depuis plus de vingt ans. Le cabinet de sécurité israélien a approuvé la création d’une nouvelle colonie. C’était une promesse du chef du gouvernement, Benyamin Netanyahu, qui satisfait là l’aile droite de sa coalition.

    Avec notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil

    Cela fera deux mois ce samedi... Le 1er février, le gouvernement israélien évacuait la colonie d’Amona, un avant-poste illégal aux yeux du droit international mais aussi de la loi israélienne et dont la Cour suprême avait ordonné la destruction.

    Promesse

    En appliquant cette décision de justice, l’exécutif allait contre une partie de son électorat. Benyamin Netanyahu avait donc promis aux 40 familles d’Amona qu’une nouvelle colonie serait créée pour eux.(...)

    #colonialisme_de_peuplement


  • Crimes coloniaux, le Niger oublié | Le Club de Mediapart

    https://blogs.mediapart.fr/nils-andersson/blog/290317/crimes-coloniaux-le-niger-oublie

    https://www.mediapart.fr/images/social/800/club.png

    Merci Thomas Deltombe d’avoir signalé cet opus

    Comme l’UPC au Cameroun fut soumis à une terrible répression pour assurer le maintien de la domination coloniale et la mise en place de la Françafrique de Jacques Foccart, la même violence fut utilisée au Niger, contre le parti Sawaba et le peuple nigérien, mais, absence de documents, manque de références, défaut de témoignages, le silence reste entier.

    #colonialisme #niger


  • « Mes livres sont des linceuls pour ensevelir la mémoire des insurgés de 1947 »
    Par Tirthankar Chanda Publié le 29-03-2017
    http://www.rfi.fr/afrique/20170329-livres-sont-linceuls-ensevelir-memoire-raharimanana-1947-madagascar-ins
    http://scd.rfi.fr/sites/filesrfi/dynimagecache/0/0/3000/1695/1024/578/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/13-parfois_raharimanana_16651_0.jpg Jean-Luc Raharimanana, romancier, nouvelliste et dramaturge malgache : « Avant d’être une mémoire blessée, 1947 évoque pour moi des hommes et femmes qui ont lutté ».
    © Pascal Gély / RFI

    (...) C’est dans Nour 1947 que vous abordez le sujet pour la première fois. Vous vouliez écrire un roman sur la colonisation ?

    Au départ, le roman ne s’appelait pas Nour 1947, mais Nour tout simplement. Je voulais raconter le mythe malgache de l’enfant sui generis. Il s’est créé lui-même, sans père, sans mère… En travaillant sur cette thématique, je me suis rendu compte qu’il y avait peut-être une équivalence à établir entre cet enfant mythique qui veut se libérer de ses atavismes et notre génération qui voulons nous libérer de la chape de plomb coloniale qui pèse sur nous. J’ai mis dix ans à écrire ce roman car j’ai réalisé, chemin faisant, que la colonisation était très peu enseignée dans nos écoles et que je ne connaissais pas grand-chose sur ce qui s’était passé en 1947. Il me fallait donc me documenter et me nourrir de l’esprit de cette période pour pouvoir écrire là-dessus. Après la publication de Nour 1947, les choses se sont enchaînées, grâce à tous les courriers que j’ai reçus des Malgaches, mais aussi des Français. Il s’agissait pour l’essentiel des témoignages sur la colonisation et sur l’insurrection de 1947. Je suis entré en contact avec des auteurs de ces courriers, souvent des gens âgés qui avaient envie de raconter ce qu’ils avaient vécu. C’est eux qui m’ont dit que je ne pouvais pas simplement écouter sans transmettre à mon tour. Depuis, je me retrouve dans cette tradition de transmission. Je sais que ce travail ne sera jamais fini.

    Vous avez qualifié vos livres de « livres linceuls ». Que vouliez-vous dire ?

    Avant d’être une mémoire blessée, 1947 évoque pour moi des hommes et femmes qui ont lutté, qui ont fui dans la montagne et la forêt pour pouvoir continuer à croire à leurs idéaux. Ces Malgaches ont été humiliés, abattus comme des chiens, quand ils ne sont pas morts de faim ou de froid. Pour moi, écrire, raconter, c’est vraiment rendre hommage à tous ces gens qui sont morts pour la cause de la liberté. Je voulais que mes livres soient des linceuls dans lesquels on peut enfin ensevelir cette mémoire des victimes de la répression coloniale, faute d’avoir su prendre soin de leurs corps. C’est aussi le sens du travail que je fais avec les survivants de l’insurrection de 1947. Ils sont aujourd’hui vieux, voire très vieux. Arrivés au crépuscule de leur vie, transmettre ce qu’ils ont vécu leur permet, comme ils le disent, de ne pas mourir deux fois, mourir physiquement et mourir par absence de mémoire.

    Vos textes préservent la mémoire des insurgés de 1947. Pourquoi les a-t-on oubliés ?

    C’est un oubli subi, dû au manque de livres de vulgarisation, alors que des chercheurs et des historiens, malgaches et français, ont continué de travailler sur ce pan important de l’histoire coloniale à Madagascar. Dans les années 1970, avec l’arrivée au pouvoir du marxiste Didier Ratsiraka, il y a eu des publications des témoignages sur cette période, mais aussi une instrumentalisation de cette mémoire par le régime pour mieux asseoir son pouvoir.

    Vous avez grandi à Madagascar dans une famille de lettrés. Votre père était historien. Est-ce que c’est lui qui vous a parlé de ce qui s’était passé en 1947 ?

    Non, je ne crois pas. Je suis né en 1967, sept ans après l’indépendance, vingt ans après les événements de 1947. Sur les murs des bâtiments administratifs, des gares, il y avait encore quand j’étais petit des traces de balles. Les enfants interrogeaient leurs parents : « c’est quoi, ces trous dans les murs ? » On leur répondait : « Mais ça c’est 47 ». Ou alors « tu vois ce pont-là, il y a des gens qui ont été jetés de ce pont ». En tant qu’enfants, on était sensible à cette géographie de la répression. S’agissant de moi plus précisément, je ne me souviens pas exactement quand pour la première fois on m’a parlé de l’insurrection. Ce dont je me souviens, en revanche, c’est d’avoir vu un vieil ami de la famille, qui était réputé pour être particulièrement bavard, bafouiller quand mon père l’a interrogé un jour sur 1947. Cet homme cherchait ses mots, comme s’il allait s’effondrer. A ce moment-là, je me suis dit, je m’en souviens encore, « Tiens, il s’est passé quelque chose en 1947 ». Je ne savais pas encore que cette histoire allait prendre une telle place dans ma vie.(...)

    #Jean-Luc_Raharimanana


  • Richard Falk : la colère envers mon rapport sur l’apartheid met en danger la liberté d’expression
    Middle East Eye | Richard Falk | 29 mars 2017
    http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/richard-falk-la-col-re-envers-mon-rapport-l-onu-392190213
    http://www.middleeasteye.net/sites/default/files/Falk.AFP__0.jpg

    Je suis arrivé à Édimbourg le 13 mars pour entamer une série de conférences de dix jours organisées par mon éditeur, Pluto, pour le lancement de mon nouveau livre, Palestine’s Horizon : Towards a Just Peace.

    La phase écossaise de cette visite s’est déroulée sans heurts avec des entretiens et des discussions très suivies à Aberdeen, Glasgow et Édimbourg sur les thèmes principaux du livre.

    Puis, le 15 mars, le calme a été brisé.

    La Commission économique et sociale des Nations unies pour l’Asie occidentale (CESAO) a publié un rapport que j’ai co-écrit avec Virginia Tilley, politologue à l’Université du Sud de l’Illinois, lequel cherchait à déterminer s’il existait des preuves suffisantes pour conclure que les formes de contrôle exercées par Israël sur le peuple palestinien constituaient le crime international d’apartheid.

    Il s’agissait d’une étude universitaire qui analysait les questions pertinentes du point de vue du droit international et résumait les pratiques et les politiques israéliennes présumées discriminatoires.

    Avant d’être publiée, cette étude avait été envoyée par la CESAO pour examen à trois éminents spécialistes internationaux des droits de l’homme et du droit international, et chacun avait présenté des avis très favorables à la contribution scientifique du rapport.

    Alors pourquoi cette véritable tempête ? Dès sa sortie à Beyrouth lors d’une conférence de presse à laquelle le professeur Tilley et moi avons participé via Skype, la furie s’est déchaînée.

    D’abord, le rapport a été dénoncé par la nouvelle ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, et par le diplomate et agitateur israélien Danny Danon.

    Rapidement a suivi une déclaration publiée par le nouveau secrétaire général des Nations unies, António Gutteres, indiquant qu’« en l’état, le rapport ne représente pas les vues du secrétaire général » et qu’il a été publié « sans consultation auprès du Secrétariat de l’ONU ».

    La directrice de la CESAO, Rima Khalaf, titulaire de la haute fonction de secrétaire générale adjointe, a été chargée de retirer notre rapport du site web de la CESAO et a choisi de démissionner par principe plutôt que de se plier à cet ordre.

    Interprétation académique

    Il y a tellement de « fausses informations » entourant cette réponse à notre rapport qu’il devient difficile de séparer la vérité de la rumeur.

    L’ambassadrice Haley, par exemple, a affirmé avec autosatisfaction : « Lorsque quelqu’un publie un rapport faux et diffamatoire au nom de l’ONU, il convient que cette personne démissionne ».

    Le rapport était clairement étiqueté comme étant le travail d’universitaires indépendants et ne reflétait pas nécessairement les opinions de l’ONU ou de la CESAO. En d’autres termes, il ne s’agissait pas d’un rapport de l’ONU, ni d’un rapport approuvé par l’ONU.

    Au-delà de cela, comment pourrait-il être « faux et diffamatoire » alors que son analyse ne représentait ni plus ni moins qu’une interprétation savante d’un concept juridique et une présentation des pratiques israéliennes ?

    L’ambassadeur Danon, comme Haley, a qualifié le rapport de « méprisable » et de « mensonge flagrant ». Il a apparemment oublié que différents dirigeants israéliens avaient averti depuis au moins 1967 que si un État palestinien séparé n’était établi bientôt, Israël deviendrait un État d’apartheid.(...)


  • Engels à Montréal
    http://www.contretemps.eu/engels-montreal
    http://www.contretemps.eu/wp-content/uploads/Montre%CC%81al-1024x735.jpg

    Au tournant du dix-neuvième siècle, les socialistes européens vivent une grande transition. L’autodissolution de l’Association internationale des travailleurs (AIT) et surtout, la défaite de la Commune, mettent temporairement fin à l’utopie d’une grande révolution qui devait ouvrir le chemin vers le socialisme. Mais en dépit du vent de répression, des mouvements socialistes progressent. Ils gagnent des sièges au parlement et dans les municipalités. Ils se rallient une importante fraction des intellectuels. Des syndicats arrachent le droit d’exister. Des pourparlers ont lieu pour reconstituer une plateforme internationale (la future Internationale socialiste, dite Deuxième Internationale).

    #Engels #Diaporama #Histoire #Stratégie #canada #colonialisme #Deuxième_Internationale #émancipation #marxisme #prolétariat #Québec #socialisme

    • Considérer que l’avenir de l’Inde, de l’Algérie, du Mexique ou du Québec, devait passer par l’assimilation à ce qui était considéré comme les pays du capitalisme «  avancé  » était en fin de compte une grave erreur théorique et politique, que le mouvement socialiste, de son avènement à plusieurs décennies plus tard, a malheureusement intériorisé. La conséquence est que des socialistes ont fini par appuyer les ignobles aventures coloniales et impérialistes des États capitalistes «  avancés  ».

      Il est plutôt consternant de constater que ce colonialisme de «  gauche  » continue de sévir aujourd’hui dans les pays capitalistes, selon la logique tordue qu’il est nécessaire de «  civiliser  » les barbares, comme le dispositif du pouvoir capitaliste et impérialiste prétend le faire en Afghanistan, en Irak, en Palestine et ailleurs. Cette opération de camouflage est souvent soutenue par des gauches enlisées dans l’idée inavouable d’un «  modèle occidental  », qui n’a, en réalité, d’autre but que de perpétuer le «  bon vieux pillage  ».


  • Parchemin Mb4 - A bene discordia (un conflit bénéfique)
    – sort pour que le masculin ne l’emporte pas (en grammaire mais pas seulement)
    J’ai pas encore de texte mais j’ai quelques idées graphiques alors je met ma documentation.

    Sur les accords grammaticaux voire SIEFAR :
    http://siefar.org/la-guerre-des-mots/les-accords

    – 1651 : (remise en question de l’accord de proximité) « Parce que le genre masculin est le plus noble, il prévaut seul contre deux ou plusieurs féminins, quoiqu’ils soient plus proches de leur adjectif »
    Liberté de la langue française dans sa pureté, Scipion Dupleix, Paris, 1651, p.696 (note)

    A propos du masculin qui l’emporte sur le féminin

    –1792 :« Article 3. Le genre masculin ne sera plus regardé, même dans la grammaire, comme le genre le plus noble, attendu que tous les genres, tous les sexes et tous les êtres doivent être et sont également nobles. »
    Requête des dames à l’Assemblée nationale, projet de décret, 1792

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k426587/f14.image

    Comme il y a cette opposition entre féminin et masculin et pas de neutre en français ca me fait pensé à un échiquier pour la binarité et le jeu guerrier. Et comme j’etais dans les images de franc-maconnerie avec mon Grand-Frère http://www.madmeg.org/p2
    L’échiquier me fait pensé aux décors des loges maçonniques.
    Et la franc-maçonnerie c’est très lucifèrien
    http://sourcesretrouvees.free.fr/taxil_fichiers/image013.jpg

    c’est plein d’hermétisme qu’on comprend pas
    http://www.myparisnet.com/wp-content/images/Symbole-Maconnique-Charte-Maconnique.jpg
    avec des gens qui font des trucs bizarre
    https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/736x/be/5a/9e/be5a9e9a6c42b66aea986ab52ac98043.jpg
    dans des endroits étranges
    https://i1.wp.com/www.harunyahya.com/image/Global_Masonluk/masonluk.jpg
    sans oublier le costume rigolo
    https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/originals/af/d9/f8/afd9f8b32382dd827de85d92ba9159da.jpg
    https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/originals/8c/cc/cd/8ccccd4267ac9dfa2e8de822055a1925.jpg
    edit il s’agit en fait de costumes de « odd fellows » qui sont proches des franc-maçons mais j’ai pas l’impression que ca soit de la même branche. Je découvre aussi qu’il y a une guilde des « francs-jardiniers »
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Odd_Fellows
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_des_francs-jardiniers
    .
    .
    .
    Je vais partir sur une base de ce genre là :
    http://lettrealepouse.free.fr/breves/images-breves/lae9-1.jpg
    http://i48.servimg.com/u/f48/13/28/86/57/denver17.jpg
    https://conradfaitunepause.files.wordpress.com/2013/03/clip_image003.jpg
    http://pierresvivantes.hautetfort.com/media/01/00/2458613326.png

    http://www.myparisnet.com/wp-content/images/Symbole-Maconnique-damier-outils.jpg
    Celui là est très inspirant.

    il ressemble à cet amusant habit d’architecte franc-maçon
    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/79/Habit_d%27architecte.jpg
    .
    .
    .
    Les franc-maçons aiment bien mélangé avec le style égyptien antique résidus de la mode du XIXeme.
    https://islamreinfo.files.wordpress.com/2013/09/gonye_pergel.jpg
    J’intégrerais peut être des hiéroglyphes et éléments graphiques de style égyptien remâche par le XIXeme.
    https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/736x/a6/68/0a/a6680a96bb3651c677c863b05e330d1e.jpg
    Cette planche est issue de l’Histoire de la magie, du monde surnaturel et de la fatalité à travers les temps et les peuples par P. Christian, 1870. Mes parents avaient ce livre, c’est lui qui m’a rendu sorcière :) Cette vision d’Isis m’a toujours paru improbable.
    Dans le même ouvrage cette évocation de l’être aimé est pas piqué des hannetons
    http://www.histoiredelafolie.fr/wp-content/uploads/2015/11/LOUYERMAGIE0004.jpg

    http://p7.storage.canalblog.com/70/74/599939/103385061.jpg
    un Osiris

    http://www.jdarriulat.net/Auteurs/Kant/KantIsis_clip_image002_0000.jpg
    Il semble que ca soit une vision d’Isis de 1652, illustration d’après l’Ane d’Or d’Apulée.
    .
    .
    .
    En cherchant des images de style égyptien XIX j’ai trouve cette étrange égyptienne polymastique
    http://media.gettyimages.com/photos/frontispiece-of-ontledigen-en-ondekkigen-brieven-by-anton-van-the
    Frontispice d’un ouvrage d’Anton van Leeuwenhoek. (The Hague, 1686).
    Qui fait pensé à l’Artémis d’Éphèse qui m’a servie pour ce parchemin : https://seenthis.net/messages/581297

    edit - en fait j’en ai trouvé d’autres de « Isis » polymastique de la même époque. Il semble que ca soit une confusion entre l’Artemis d’Ephèse et la survivance de la mythologie égyptienne via les textes grecs et latins.
    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a4/Erasmus_Darwin_Temple_of_Nature.jpg/220px-Erasmus_Darwin_Temple_of_Nature.jpg

    Ici une « Isis dévoilée par Apollon »
    https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/736x/b5/a8/1b/b5a81b71620ddd4cbc50b29e29feb4d4.jpg
    La Poésie (Apollon) dévoilant une statue de la Nature (Isis-Artémis)

    Le motif d’Isis-Artémis voilée ou dévoilée semble récurent dans la statuaire.
    http://mysteresdeladeesse.com/wp-content/uploads/2016/06/80462_640.jpg
    http://one360.eu/blog/wp-content/uploads/2013/07/Herbert-Hoover-Isis-08.jpg
    http://www.luchonmag.com/photo/art/grande/10375065-16984397.jpg?v=1476191245

    On le sent bien le #male_gaze avec ce motif ! Ils se sont fait plaisir les gars...

    Lecture sur Isis voilée
    http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-voile-d-isis-essai-sur-l-histoire-de-l-idee-de-nature

    #voile #colonialisme #femmes

    .
    .
    .

    Celle là me servira pour un autre sort.
    https://www.esoblogs.net/wp-content/uploads/2010/08/chereau_lg.jpg

    Cette image de la déesse de la nuit babylonienne me servira aussi sûrement plus tard, je stock ici
    https://josephpociluyko.files.wordpress.com/2014/12/picture2.png

    #workinprogress #mégèrisme #mad_meg #Franc-maçonnerie #genre #vocabulaire #échiquier


  • A Century Later, Namibia Demands Justice From Germany for Its First Holocaust · Global Voices
    https://globalvoices.org/2017/03/24/a-century-later-namibia-demands-justice-from-germany-for-its-first-hol
    https://globalvoices.org/wp-content/uploads/2017/03/30765634224_e1ba4411c4_k-800x450.jpg

    1900 Views from German Southwest Africa signed by Hendrik Witbooi. Photo: Keijo Knutas / Flickr / CC 2.0

    From Nov. 25, 2016 to March 12, 2017, the Holocaust Memorial in Paris, France, hosted an exhibition dedicated to the genocide of two Namibian peoples: the Herero and the Nama — what is now widely considered to be the first genocide of the 20th century.

    Following the 1884 Berlin Conference, when European powers divided Africa among themselves, Germany ruled German South West Africa (present-day Namibia), until 1915.

    Between 1904 and 1908, German colonialists committed a holocaust against the Herero and the Nama, exterminating as many as 65,000 Herero and 10,000 Nama. In one particularly gruesome detail, some of the victims’ skulls were even sent to Germany for scientific research into supposed racial inequality.

    Eventually, under the leadership of Chief Samuel Maharero, members of these two tribes mounted a successful revolt against the Germans, retaking their lands, and putting an end to widespread rape by German occupiers and other forms of degradation. They fought a guerrilla war leading to a situation Véronique Chemla described on her blog as “a major conflict”. Véronique Chemla, an international affairs journalist for American Thinker, Ami and FrontPage Mag, explains:

    #namibie #massacre #herero


  • Soldats accusés de viols en Centrafrique : le parquet demande un non-lieu
    AFP | Mis à jour le 21/03/2017
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/03/21/97001-20170321FILWWW00347-soldats-accuses-de-viols-en-centrafrique-le-parqu

    Le parquet de Paris a requis un non-lieu dans l’enquête sur les accusations de viols portées par des enfants contre des soldats français de l’opération Sangaris en Centrafrique, en 2013-2014, selon des sources judiciaire et proches du dossier.

    Il appartient maintenant aux juges d’instruction d’ordonner un procès ou de confirmer ce non-lieu, l’hypothèse la plus probable puisqu’aucune mise en examen n’a été prononcée. Les accusations avaient ébranlé l’armée française, présente en Centrafrique pour restaurer la sécurité après des mois de violences confessionnelles entre rebelles et milices.

    Pour le parquet, « il ne peut être affirmé à l’issue de l’information qu’aucun abus sexuel n’a été commis sur ces mineurs », mais les éléments recueillis et « la variation des témoignages ne permettent pas d’établir des faits circonstanciés et étayés à l’encontre des militaires qui ont pu être entendus comme mis en cause dans ce dossier », a indiqué la source proche du dossier.

    #armée_française


  • Scrap the borders that divide Africans

    In its attempt to contain the migratory flows from sub-Saharan Africa, Europe for instance is funding countries of origin and transit so that people seeking to move either do not leave in the first place, or are in no position to ever cross the Mediterranean. In this regard, the ultimate goal of the recently established EU Emergency Trust Fund for Africa is to cut off any credible legal route for African migrations to Europe.

    In exchange for money, brutal and corrupt African regimes are entrusted with the task of locking up potential African migrants and warehousing asylum seekers. Many have been drafted as key cogs in the system of deportation and forced returns that has become a hallmark of European anti-African migration policy.
    As a matter of fact, no travelling person with an African passport — or person of African descent — is today free from unreasonable search and seizure. Very few are immune to time-consuming and invasive identity verifications at airports, on trains and highways or at roadblocks. Very few enjoy the right to a hearing prior to confinement at the site of inspection or prior to deportation.

    At borders and other checkpoints, they are almost automatically among those subjected to scrutiny or closely and thoroughly inspected. Permanently under the gaze of racial profiling, they are almost always among those who bear a prohibited or penalised status.

    Within the continent itself, postcolonial African states have failed to articulate a common legislative framework and policy initiatives in relation to border management, the upgrading of civil registries, visa liberalisation, or the treatment of third-country nationals residing legally in member states.

    https://cdn.mg.co.za/crop/content/images/2017/03/16/graphic-mbembe-twitter_landscape.jpg/1280x720/#.jpg
    https://mg.co.za/article/2017-03-17-00-scrap-the-borders-that-divide-africans
    #Afrique #frontières #migrations #externalisation #asile #réfugiés #profilage_ethnique #racial_profiling #post-colonialisme #colonialisme #néo-colonialisme #liberté_de_mouvement #liberté_de_circulation
    cc @reka


  • Les enfants de la réunion déportés vers la métropole | l’Hebdo
    http://www.hebdo-julialaure.info/spip.php?article91

    De 1963 à 1982, au moins 2150 enfants sont déportés de La Réunion vers la métropole dans l’objectif de repeupler les déserts ruraux français. À l’occasion de la semaine anticoloniale, retour sur cette épisode méconnu de l’histoire française avec Marie-Thérèse Gasp, enfant volée, Amzat Boukari, historien, et Théo Lubin, tou·tes trois membres de l’association Enfants 3d. Durée : 1h. Source : Fréquence Paris Plurielle

    http://www.hebdo-julialaure.info/IMG/mp3/-49.mp3


  • C’est pourtant marqué #stop_pub, mais j’en ai encore reçue une pour une sandwicherie. Un peu las, j’en étais donc à me demander si décidément le jambon-beurre est soluble dans l’islam, lorsque je suis tombé sur cet article.

    https://lmsti.wordpress.com/2017/02/20/le-dernier-souper-reflexions-autour-dattentats

    [C]e texte est un témoignage, en effet, et non un article d’analyse et encore moins un article à prétention scientifique. J’ai tenté à travers ce récit de rendre compte d’expériences en restant au plus près de la façon dont je les ai concrètement vécues. Je dois dire que ça m’a demandé du courage, pas seulement parce que je craignais la réception de ce texte mais aussi parce qu’il m’a fallu replonger dans des moments de ma vie qui ont été très pénibles, et prendre la décision d’exposer des choses très personnelles. Cette forme narrative est évidemment empreinte de subjectivité : c’est ce qui fait la singularité de nos expériences. J’aimerais quand même signaler que suite à cette publication, on m’a fait passer un article écrit dans une toute autre perspective dans lequel je retrouve de nombreux éléments et personnages de mon histoire.

    http://mensuel.lutte-ouvriere.org/2017/01/22/le-piege-de-la-lutte-contre-lislamophobie_75202.html

    #Marie_Docher #CCIF #PIR #NPA #PSM #LMSI #islamisme #salafisme #islamo-gauchisme #relativisme_culturel

    #islamophobie #whitesplaining #féminisme_blanc #colonialisme #paternalisme #troll_laïcard_blanc (j’anticipe...)


  • « Enoncés dans le présent, les actes de discours racialisés ravivent une longue histoire d’#exclusion et de #violence »

    Noémi Michel se base sur la théorie politique et postcoloniale contemporaine pour explorer des controverses en #Suisse et en #France autour des mots et images hérités du colonialisme. Ses recherches rendent compte du #pouvoir_injurieux du #discours et soutiennent qu’il faut recevoir les contestations publiques contre les discours racistes « blessants » comme des appels à l’égalité.

    Paru dans :
    TANGRAM 33 Bulletin de la CFR Juin 2014 - page 38
    http://www.ekr.admin.ch/e-paper/TANGRAM_33_fr/files/assets/basic-html/page38.html
    #xénophobie #racisme #colonialisme #mots #images


  • Vers un #féminisme_décolonisé

    Dès les années 1970, des militantes féministes racisées critiquent le postulat d’un féminisme universaliste et rejettent l’idée d’une sororité universelle selon laquelle les femmes, en tant que sujets opprimés, luttent pour toutes au nom de toutes. Aux Etats-Unis, puis en Grande-Bretagne, les différentes organisations se réclamant du Black feminism militent pour rendre visible la double oppression vécue par les femmes non-blanches. Dans leur sillage, Angela Davis publie en 1981 Women, race and class qui montre comment les féminismes du XXe siècle ont échoué à intégrer à leurs luttes la question du racisme et de la discrimination de classe.

    https://www.lecourrier.ch/147431/vers_un_feminisme_decolonise
    #décolonisation #colonialisme #femmes #colonisation #racisme


  • [ Cameroun ] Quand l’esprit du Colon hante l’ambassade - MONWAIH
    https://monwaih.com/oublies/cameroun-les-couloirs-ambassade-france

    https://monwaih.com/wp-content/uploads/2017/02/consulat-ambassade-rC3A9sidence-de-YaoundC3A9.jpg

    Signalé par Thomas Deltombe sur Twitter (cette situation n’est pas propre au consulat de France du Camroun d’ailleurs, c’est à peu près partout en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale où la diplomatie française est présente)

    Le calvaire des usagers de l’ambassade de France près le Cameroun

    Les scènes précédentes sont monnaie courante à l’Ambassade de France au Cameroun. On assiste à une infantilisation des usagers du service public. Pour être traité avec bienveillance par les agents administratifs, il faut se comporter comme un esclave face à son maître, en d’autres termes il faut plier l’échine même face à un manque de respect. Diverses hypothèses tendant à expliquer ces attitudes sont souvent avancées par les victimes. Il y a tout d’abord la différence de couleur de peau entre celui qui demande le visa (Noir) et l’agent chargé de traiter la demande (Métisse). Ceci rappelle aisément le complexe de supériorité décrit par Frantz Fanon dans son œuvre phare « Peau noire, masques blancs ».

    #colonialisme #cameroun #violence #discrimination