• « Billydéki » : l’horreur des pensionnats autochtones Anne-Frédérique Hébert-Dolbec - 16 Février 2018 - Le devoir
    https://www.ledevoir.com/lire/547904/billydeki-l-horreur-des-pensionnats-autochtones

    En choisissant de plonger l’intrigue de son premier roman dans l’enfer des pensionnats autochtones, la réalisatrice et documentariste Sonia Perron tente ce que peu oseraient accomplir : raconter l’intolérable, avec une sobriété dénuée d’euphémisme.

    « Il est impératif de tuer l’Indien dans l’enfant afin que celui-ci puisse intégrer le monde des Blancs. Un monde où on respecte Dieu, un monde sans luxure, sans péché. Ce garçon est mon meilleur. Il croit en Dieu et est presque complètement assimilé. Le retourner dans son ancien monde serait une grossière erreur. Jean Lacombe demeurera au pensionnat pour l’été. »

    Aujourd’hui considérés comme un outil central du génocide culturel à l’égard des premiers peuples du Canada, les pensionnats autochtones et l’ampleur des monstruosités qui s’y sont déroulées entre la fin du XIXe siècle et 1996 demeurent méconnus des Québécois.

    Au cours de cette période, 150 000 enfants ont été arrachés à leur famille et à leur communauté puis placés dans l’un des 139 établissements en activité au pays, dans l’objectif d’en faire des êtres civilisés, dépossédés de leur nom, de leur langue, de leur culture et de leur identité. Près de 3500 d’entre eux ont perdu la vie, victimes d’indescriptibles sévices, de maladies et de déficience sanitaire.

    Recoller les morceaux
    Fruit d’une rencontre marquante avec une victime de cette tentative d’assimilation, et de plus de quatre années de recherche exhaustive, Billydéki offre un portrait brutal, choquant et évocateur de cette funeste réalité, à travers une intrigue savamment tissée, aux effluves de road book, dont l’appel du dénouement s’avère plus fort que la volonté de fermer les yeux.

    En 1945, dans un pensionnat du nord de l’Ontario, Billydéki et le Petit, deux gamins d’à peine 13 ans, disparaissent sans laisser de trace. Vingt-cinq ans plus tard, Thomas Laurin, un frère défroqué hanté par son passé et son silence, se décide à révéler ce dont il a été témoin. Craignant que l’homme à l’origine des actes abominables qui ont mené à la fugue des enfants ne récidive, il se confie à un jeune enquêteur et à sa collègue qui tenteront, envers et contre tous, de résoudre cette sordide histoire dans un Québec en plein bouleversement, encore attaché et défini par ses valeurs religieuses.

    Dans cette aventure qui les mènera sur l’emblématique route 66 qui traverse les États-Unis, les deux policiers recollent les morceaux tout en marchant sur les traces de Jack Kerouac, au coeur d’une Amérique moderne à la recherche de justice et de vérité.

    La fascination qu’exerce la trame narrative ne parvient cependant pas à absoudre l’aspect unidimensionnel du roman, exacerbé par une plume par moments réductrice qui contribue à dépeindre des personnages peu nuancés, dont les desseins sont d’une improbable et frustrante dichotomie.

    Billydéki n’est pas un roman qui s’attarde à comprendre ou à expliquer l’horreur, ni à offrir une réflexion sur la réconciliation. Il est plutôt résolument axé sur l’espoir ; celui qui émerge lorsqu’on tend la main et l’oreille aux réalités différentes avec ouverture et sensibilité. Et ça, on ne peut guère le lui reprocher.

    #déportation #Inuits #inuites #quebec #canada #enfants #peuples_autochtones #séparation #Autochtones #Inuit #Discriminations #Racisme #Colonialisme #ça_continue... #première_nations #enlèvement #génocide

    • Extrait de « Billydéki »

      « Je suis sorti du train, il y avait quelques personnes qui attendaient. J’ai cherché ma maman. Je suis passé tout près d’elle et je ne l’ai pas reconnue. C’est elle qui m’a pris dans ses bras. C’est elle qui m’embrassait, me caressait les cheveux, le visage. Je ne savais pas quoi dire, quoi faire. Brusquement, j’ai reculé. Un mur m’empêchait de l’approcher. C’était triste. Très triste. Loin de ce que j’avais imaginé. »


  • De 1945 à nos jours : Comment l’État moderne s’est réalisé dans une violence sans limites

    Un article et un travail énormes de Désarmons-les ! qui reprend, historiquement et ce faisant, pédagogiquement tout le processus de mise enplace du « maintien de l’ordre » colonialiste puis son développement contre les banlieues pour finir...

    https://desarmons.net/index.php/2019/02/08/de-1945-a-nos-jours-comment-letat-francais-sest-realise-dans-une-violence

    Les titres des "chapitres"sont éloquents :

    UNE GENÈSE COLONIALE

    LES COLONIES COMME LABORATOIRES
    CONTRE-INSURRECTIONNELS

    DE L’EXPERIMENTATION A LA DOCTRINE :
    RECYCLAGE DES POLICES COLONIALES EN MÉTROPOLE

    ÉTAT D’URGENCE ET DESTRUCTION DE LA RÉSISTANCE ALGÉRIENNE

    RECONVERSION DES OFFICIERS TORTIONNAIRES

    RECONVERSION DES “AGENTS FRANCAIS D’ALGERIE” - UN PASSAGE PAR LES ETATS-UNIS ET L’IRLANDE

    CHASSE AUX SORCIERES CONTRE LA NOUVELLE GAUCHE
    ET LES MOUVEMENTS DE LIBERATION NOIRE

    CONTRE-INSURRECTION DANS LA GUERRE D’IRLANDE

    NAISSANCE DE L’ANTI TERRORISME FRANÇAIS

    EN FRANCE : DE LA TOLERANCE ZERO A LA GENERALISATION
    DES ARMES “NON LETALES”

    LE TOURNANT 2005 : VERS UNE MILITARISATION
    DU MAINTIEN DE L’ORDRE

    TOUT POUVOIR AUX SERVICES DE RENSEIGNEMENT : LA DÉMOCRATIE TOTALITAIRE

    DEMOCRATIE TOTALITAIRE OU DICTATURE DEMOCRATIQUE ?

    #armee #milice #police #guerre #terreur #maintien_de_l-ordre #repression #colonialisme #dictature-democratique


  • FAHAVALO, Madagascar 1947
    https://fahavalo-film.com/film

    À #Madagascar en 1947, les #rebelles insurgés contre le #système_colonial sont appelés #fahavalo, « ennemis » de la France. Les derniers témoins évoquent leurs longs mois de #résistance dans la #forêt, armés seulement de sagaies et de talismans.
    Les images d’#archives inédites filmées dans les années 40 dialoguent avec les scènes de la vie quotidienne dans les villages aujourd’hui. Les récits des anciens et la musique hypnotique de Régis Gizavo nous transportent dans le passé pour découvrir cette histoire refoulée.

    #film #rebellion #colonialisme


  • « Chlordécone et trémolite s’inscrivent dans une histoire durable de violences coloniales invisibles »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/02/18/chlordecone-et-tremolite-s-inscrivent-dans-une-histoire-durable-de-violences

    Dans sa chronique, l’anthropologue Michel Naepels rapproche l’utilisation de l’insecticide à caractère perturbateur endocrinien dans les Antilles françaises et celle d’une roche proche de l’amiante utilisée en Nouvelle-Calédonie.

    #paywall #colonialisme #pesticides


  • When the Camera Was a Weapon of Imperialism. (And When It Still Is.)

    I first saw the photograph some years ago, online. Later, I tracked it down to its original source: “In Afric’s Forest and Jungle: Or Six Years Among the Yorubans,” a memoir published in 1899 by the Rev. R.H. Stone. It shows a crowd in what is now Nigeria, but what was then Yorubaland under British colonial influence. The caption below the photograph reads: “A king of Ejayboo. Governor of Lagos on right. For years the rulers of this fierce tribe made the profession of Christianity a capital crime.” This description is familiar in tone from anthropological literature of the period, though the photograph is hard to date precisely. “Ejayboo” is what we would nowadays spell as “Ijebu,” a subgroup of Yoruba. That catches my attention: I am Yoruba and also Ijebu. This picture is a time capsule from a world to which I am connected but had not seen before, a world by colonial encounter.

    By the middle of the 19th century, through treaties and threats of force, the British had wrested control of the coastal city Lagos from its king. They then turned their efforts to improving access to the goods and services in the Yoruba hinterland. The Yoruba were already by that time a populous and diverse ethnic group, full of rivalrous kingdoms large and small, some friendly to the British, others less so.

    Stone, a Virginian sent by the Southern Baptist Convention, lived among them — lived among us — for two spells, in 1859-63 and 1867-69, before, during and after the American Civil War. He had this to say about Yoruba people: “They are reasonable, brave and patriotic, and are capable of a very high degree of intellectual culture.” It is praise, but must be understood in the context of a statement he makes earlier in his book about living “among the barbarous people” of that part of the world. In any case, the Ijebu in the mid-19th century were largely wealthy traders and farmers who did not want to give the British right of way to the interior of the country; only through diplomacy, subterfuge and violence were they finally overcome.

    This photograph was made in the aftermath. The white governor of Lagos — based on the plausible dates, it is probably John Hawley Glover — sits under an enormous umbrella. On one side of him is another high-ranking colonial officer. On the other side is the Ijebu king, or oba, probably the Awujale of the Ijebu kingdom, Oba Ademuyewo Fidipote.

    The oba wears a beaded crown, but the beads have been parted and his face is visible. This is unusual, for the oba is like a god and must be concealed when in public. The beads over his face, with their interplay of light and shadow, are meant to give him a divine aspect. Why is his face visible in this photograph? Some contravention of customary practice has taken place. The dozens of men seated on the ground in front of him are visibly alarmed. Many have turned their bodies away from the oba, and several are positioned toward the camera, not in order to look at the camera but in order to avoid looking at the exposed radiance of their king.

    The invention of the daguerreotype was announced in 1839. By the 1840s, photography had spread like wildfire and become a vital aspect of European colonialism. It played a role in administrative, missionary, scientific and commercial activities. As the Zimbabwean novelist Yvonne Vera put it: “The camera has often been a dire instrument. In Africa, as in most parts of the dispossessed, the camera arrives as part of the colonial paraphernalia, together with the gun and the bible. ...”

    Photography in colonialized societies was not only a dire instrument. Subject peoples often adopted photography for their own uses. There were, for instance, a number of studios in Lagos by the 1880s, where elites could go to pose for portraits. But such positive side effects aside, photography during colonial rule imaged the world in order to study, profit from and own it. The colonial gaze might describe as barbarous both the oba’s beaded crown and his regal right to conceal himself. This was one of the repeated interactions between imperial powers and the populations that they sought to control: The dominant power decided that everything had to be seen and cataloged, a task for which photography was perfectly suited. Under the giant umbrella of colonialism, nothing would be allowed to remain hidden from the imperial authorities.

    Imperialism and colonial photographic practices both flourished in the 19th century, and both extended themselves, with cosmetic adaptations, into the 20th. In 1960, during the horrific French war on Algeria, the French military assigned a young soldier, Marc Garanger, to photograph people in an internment camp in the Kabylia region of Northern Algeria. Thousands of people had been confined in the region under armed guard, and the French military commander had decreed that ID cards were mandatory. A picture of each prisoner was required. Many of the women were forced to remove their veils. These were women who did not wish to be seen, made to sit for photographs that were not for them. (Photography played a different military role in the numerous aerial reconnaissance missions by the French, which resulted in thousands of negatives mapping the region.)

    Garanger’s photographs both record an injustice and occasion it. His alternative, not an easy one, would have been to refuse the order and go to prison. His pictures show us what we ought not to see: Young and old women, their hair free flowing or plaited, one face after the other, in the hundreds. They collectively emanate refusal. The women of Kabylia look through the photographer, certainly not considering him an ally. Their gazes rise from the surface of the photograph, palpably furious.

    When we speak of “shooting” with a camera, we are acknowledging the kinship of photography and violence. The anthropological photographs made in the 19th century under the aegis of colonial powers are related to the images created by contemporary photojournalists, including those who embed with military forces. Embedding is sometimes the only way to get a direct record, no matter how limited, of what is happening in an armed conflict. On occasion such an arrangement leads to images whose directness displeases the authorities, but a more common outcome has been that proximity to an army helps bolster the narrative preferred by the army.

    Still, photographic reportage has the power to quicken the conscience and motivate political commitments. Examples abound of photographs acting as catalysts in the public’s understanding of vital issues, from the images of Bergen-Belsen in 1945 to the photograph of the Syrian toddler Alan Kurdi in 2015. And yet, perhaps even more insistently, on a day-by-day, week-by-week basis, photography implicitly serves the powers that be. To insist that contemporary photographic practice — and I mean to include a majority of the international news coverage in newspapers like this one — is generally made (and published) for the greater good is to misconstrue history, because it leaves out the question of “Good for whom?” Such pictures aren’t for their subjects any more than the photograph in Stone’s book was for the Ijebus and their king.

    Certain images underscore an unbridgeable gap and a never-to-be-toppled hierarchy. When a group of people is judged to be “foreign,” it becomes far more likely that news organizations will run, for the consumption of their audiences, explicit, disturbing photographs of members of that group: starving children or bullet-riddled bodies. Meanwhile, the injury and degradation of those with whom readers perceive a kinship — a judgment often based on racial sympathy and class loyalties — is routinely treated in more circumspect fashion. This has hardly changed since Susan Sontag made the same observation in “Regarding the Pain of Others” (2003), and it has hardly changed because the underlying political relationships between dominant and subject societies have hardly changed.

    Without confronting this inequality, this misconstrual of history, photography will continue to describe itself as one thing (a force for liberation) while obdurately remaining another (an obedient appendage of state power). It will continue to be like the organs of the state that “spread democracy” and change regimes. Even when it appears to go against the state, it will only do so selectively, quaintly, beautifully, piteously, in terms that do not question the right of the state to assert power.

    For how long will these radically unequal societal realities endure? Many affecting photographs have been made during the huge waves of international migration of the past few years. These pictures issue, as usual, from the presumed rights of photographers to depict the suffering of people “out there” for the viewing of those “back home.” But in looking at these images — images of war, of starvation, of capsized boats and exhausted caravans — we must go beyond the usual frames of pity and abjection. Every picture of suffering should elicit a question stronger than “Why is this happening?” The question should be “Why have I allowed this to happen?”

    This is what the scholar Ariella Azoulay calls the “citizenship” of photography, its ability, when practiced thoughtfully, to remind us of our mutual responsibilities. When I look at the bewildering photographs of refugee camps in Richard Mosse’s recent book, “The Castle,” I feel indicted. The imperial underpinnings of Mosse’s project are inescapable: Using military-grade thermal cameras, he makes extremely complex panoramic images (stitched together from hundreds of shots) of landscapes in the Middle East and Europe in which refugees have gathered or have been confined. His pictures echo the surveillance to which these bodies are already subjected. But the thermal imaging renders the images very dark, with the humans showing up as white shapes (almost like a negative). The picture conceals what it reveals. We see people, but they remain hidden.

    This technique makes for uncanny images in which distressed people move about like the figures you see in dreams, indistinct but full of ghostly presence. At the Moria camp in Greece, it is snowing. We see a long snaking line of people, waiting. What are they waiting for? For some material handout, probably, for food or blankets or documents. But their waiting represents the deeper waiting of all those who have been confined in the antechamber of humanity. They are waiting to be allowed to be human.

    Mosse’s images, formally striking as they are, are unquestionably part of the language of visual domination. With his political freedom of movement and his expensive technical equipment, he makes meticulous pictures of suffering that end up in exquisite books and in art galleries. He is not the first photographer to aestheticize suffering, nor will he be the last. And yet, by suppressing color, by overwhelming the viewer with detail, by evoking racial horror rather than prettily displaying it and by including in his work philosophical considerations of the scenes he shows — “The Castle” contains essays by Judith Butler, Paul K. Saint-Amour and Mosse himself and a poem by Behrouz Boochani — he does something quite different from most photojournalists. He unsettles the viewer.

    Photography’s future will be much like its past. It will largely continue to illustrate, without condemning, how the powerful dominate the less powerful. It will bring the “news” and continue to support the idea that doing so — collecting the lives of others for the consumption of “us” — is a natural right. But with a project like “The Castle,” I have a little bit of hope that an ethic of self-determination can be restored. I have hope that the refugees of Moria, Athens, Berlin and Belgrade will gain a measure of privacy. The women of Kabylia will cover their faces and return to themselves as they wish to be. The oba’s beaded crown will fall back into place, shadowing his face. Photography writes with light, but not everything wants to be seen. Among the human rights is the right to remain obscure, unseen and dark.

    https://www.nytimes.com/2019/02/06/magazine/when-the-camera-was-a-weapon-of-imperialism-and-when-it-still-is.html

    #photographie #colonialisme #post-colonialisme #impérialisme
    ping @albertocampiphoto @philippe_de_jonckheere

    Reçu via la mailing-list Migreurop avec le commentaire suivant de Emmanuel Blanchard:

    L’auteur fait notamment référence au travail récent de #Richard_Mosse (exposition et ouvrage « The Castle ») dont il fait un compte rendu à la critique et laudatif. Un point de vue qui peut lui-même être critiqué... dans un sens plus critique.
    Pour accéder à quelques images de Richard Mosse :

    https://vimeo.com/302281332


    https://wsimag.com/art/33291-richard-mosse-the-castle
    https://bit.ly/2NglY08

    #réfugiés #asile #migrations #images #image

    The Castle

    Richard Mosse has spent the past few years documenting the ongoing refugee and migration crisis, repurposing military-grade camera technology to confront how governments and societies perceive refugees. His latest book The Castle is a meticulous record of refugee camps located across mass migration routes from the Middle East and Central Asia into the European Union via Turkey. Using a thermal video camera intended for long-range border enforcement, Mosse films the camps from high elevations to draw attention to the ways in which each interrelates with, or is divorced from, adjacent citizen infrastructure. His source footage is then broken down into hundreds of individual frames, which are digitally overlapped in a grid formation to create composite heat maps.

    Truncating time and space, Mosse’s images speak to the lived experience of refugees indefinitely awaiting asylum and trapped in a Byzantine state of limbo. The book is divided into 28 sites, each presenting an annotated sequence of close-up images that fold out into a panoramic heat map. Within this format, Mosse underscores the provisional architecture of the camps and the ways in which each camp is variously marginalised, concealed, regulated, militarized, integrated, and/or dispersed. His images point to the glaring disconnect between the brisk free trade of globalized capitalism and the dehumanizing erosion of international refugee law in European nation-states. Named after Kafka’s 1926 novel, The Castle prompts questions about the ‘visibility’ of refugees and the erosion of their human rights.

    The book comes with a separate book of texts, including a poem by Behrouz Boochani, the journalist, novelist and Iranian refugee currently held by the Australian government in confinement on Manus island, an essay by Paul K. Saint-Amour, associate Professor of English at the University of Pennsylvania, an essay by philosopher Judith Butler, and a text by Richard Mosse.


    #livre


  • Une carte des massacres d’#aborigènes de l’ère coloniale australienne - Pacha cartographie

    https://www.pacha-cartographe.fr/massacres-aborigenes

    Deux projets cartographiques révèlent la réalité sanglante de l’histoire coloniale australienne.

    Pendant des décennies, les historiens, les politiciens et à peu près tout le monde ayant des opinions bien arrêtées sur la nationalité australienne se disputaient avec acharnement pour déterminer si les massacres des populations aborigènes avaient joué un rôle important dans la genèse de l’Australie moderne.

    A ma gauche les tenant du oui pour qui la conquête européenne de l’Australie a été caractérisée par une violence systémique, de fréquentes effusions de sang et même un génocide. A ma droite les partisans d’une absence d’intention malveillante : supériorité technologique (des colons) et susceptibilité aux maladies (des indigènes) suffisant à expliquer la rapidité et l’ensemble du processus de colonisation…

    En tout état de cause, l’histoire officielle ne laisse que peu de place à la possible acceptation d’un passé sanglant puisqu’il n’existe actuellement qu’une poignée de toponymes faisant référence à cette période sombre. De même, une vingtaine de monuments seulement commémore des massacres d’autochtones dans toute l’Australie. Souvent, les emplacements ne sont marqués que par une plaque ou un simple rocher.

    #colonisation #australie


  • Pour une #écologie_décoloniale

    À propos de : #Arturo_Escobar. Sentir-penser avec la Terre. L’écologie au-delà de l’Occident, Paris, Le Seuil, « Anthropocène ».

    L’écologie aussi connaît un #tournant_décolonial. Les travaux – inédits en français – de l’anthropologue Arturo Escobar montrent comment les luttes des indigènes et les mouvements de libération en #Amérique_latine apprennent à lutter de façon réaliste contre le #néolibéralisme, et à favoriser un usage responsable des #ressources.


    https://laviedesidees.fr/Pour-une-ecologie-decoloniale.html
    #écologie #colonialisme #post-colonialisme #décolonialité #Escobar #livre #résistance #peuples_autochtones


  • #GiletsJaunes ? La majorité des Français fait partie des 10 % les plus riches au monde.

    97 % des Français appartiennent aux 30 % les plus riches du monde.

    90 % des Français font partie des 20 % les plus riches au monde.

    3 % les plus riches des Français font partie des 1 % les plus riches au monde...
    https://theconversation.com/gilet-jaune-la-majorite-des-francais-fait-partie-des-10-les-plus-ri

    Si l’opinion publique s’intéressait plus aux Français pauvres, elle regarderait, par exemple, le premier point à gauche : ce sont les 1 % les plus pauvres. Elle s’étonnerait alors que malgré leur position, plutôt à l’écart du reste de la distribution nationale, personne ne s’en soucie. Avec leur position proche du milieu de la distribution mondiale, leur pouvoir d’achat ressemble à celui de la classe moyenne mondiale, dont la plus grosse partie vit en Chine.

    /.../

    Deux solutions sont souvent discutées dans le débat public : l’ouverture le marché du travail aux étrangers et la redistribution.

    #repartition des #richesses #privileges du #colonialisme

    • Tout ça se complique quand tu vois les inégalités à l’intérieur des dits pays qui ont été colonisés. Et combien être pauvre dans un pays froid et atomisé est plus difficile qu’avoir le même revenu dans un pays un peu plus décent. Pas seulement une histoire de parité de pouvoir d’achat mais bien de structures sociales. Enfin, ça mériterait une grande discussion. Et bien sûr merci pour le rappel, c’est important de garder ça en tête. Bref...

      (Rien à voir : il y a de plus en plus de begbackers en Malaisie, des jeunes blanc·hes en bonne santé qui font la manche après avoir réussi à se payer le voyage jusque là.)
      https://www.worldofbuzz.com/disgusting-begpackers-seen-doing-stunts-with-baby-for-money-in-bukit-bi


  • Mise en regard de deux mémoires de geishas, des vraies et d’autres qui fleurent la culture du viol et l’orientalisme.
    #prostitution #Japon

    Faut-il encore lire les « Mémoires d’une geisha » d’Arthur Golden ? - Asialyst
    https://asialyst.com/fr/2019/01/31/japon-livre-memoires-geisha-arthur-golden-inoue-yuki

    Les Mémoires d’Inoue Yuki ont été rédigées en japonais, avant d’être traduites en français par Karine Chesneau. S’adressant à un public japonais aussi bien qu’occidental, elles visent à instruire plus qu’à divertir. Celles de Golden, en revanche, ont été écrites par un Américain dans sa langue natale, et dans une démarche clairement orientalisante. Flattant la fascination du lecteur occidental, il « glamourise » le métier de geisha dont il gomme les réalités les plus sordides – l’esclavage, la prostitution. « Une vraie geisha n’entachera pas sa réputation, lance-t-il crânement, en passant un arrangement avec un homme pour la nuit. »

    (...) Cette industrie du divertissement est aussi une industrie du sexe, les deux allant de pair dans le métier. Le mot « geisha » signifie littéralement « personne qui pratique les arts », censée charmer les hommes par ses talents, sa beauté et sa conversation. Mais n’oublions pas que son entrée dans le monde professionnel s’opère à l’occasion de son mizu-age, sa première expérience sexuelle, souvent traumatisante. « Mais il est fou ? C’est ça, le mizu-age ? raconte Kinu Yamaguchi. Bouleversée, je haïssais cet homme. » Plus loin : « La phase des premiers contacts sexuels de Kinu se répéta plusieurs fois avec le même homme. […] Kinu détestait violemment accomplir cet acte avec un homme pour lequel elle n’éprouvait aucun sentiment amoureux, mais elle y était contrainte. » Elle n’est pas la seule dans ce cas, rappelle Inoue. « Les geishas discutaient souvent ensemble de leur dépucelage, et à tous propos. Toutes exécraient l’homme du premier soir. »


  • Cinéma. #Madagascar 1947, récits d’une insurrection contre le joug colonial | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/cinema-madagascar-1947-recits-dune-insurrection-contre-le-joug-colonial-667

    ahavalo Marie-Clémence Andriamonta-Paes France/Madagascar
    Un long métrage documentaire entrelace images d’archives inédites et témoignages d’anciens rebelles malgaches, posant un regard sensible sur un massacre longtemps entouré de silence.

    Tout commence, dans cette forêt qui abrita les insurgés, par une prière aux invisibles. Le regard humide, un vieil homme fouille dans sa mémoire, pèse chaque souvenir, chaque parole et tire le fil d’une histoire de rébellion écrasée dans le sang. Dans ce documentaire consacré au massacre colonial qui répondit au soulèvement des Malgaches en 1947, Marie-Clémence Andriamonta-Paes convoque les derniers témoins, dont elle recueille la parole encore incandescente. Les récits se succèdent et s’emboîtent, sur le ton du conte ou de la légende, brossant une épopée à l’issue tragique.

    #massacre #colonialisme #france



  • #Franc_CFA : le grand débat

    La Cemac et l’Uemoa doivent-elles en finir avec l’ex-franc des colonies d’Afrique  ? Économistes, responsables politiques, banquiers… il semble de plus en plus difficile de trouver des voix pour défendre cette monnaie commune. Enquête sur un tabou africain.


    https://www.jeuneafrique.com/dossiers/franc-cfa-grand-debat
    #économie #finance #monnaie #néo-colonialisme #néocolonialisme


  • Visualizing empires decline

    This is mainly an experimentation with soft bodies using toxi’s verlet springs.
    The data refers to the evolution of the top 4 maritime empires of the XIX and XX centuries by extent. The visual emphasis is on their decline.

    https://vimeo.com/6437816


    #empires #déclin #histoire #vidéo #ressources_pédagogiques #Portugal #la_fin_des_empires #UK #Angleterre #Espagne #France #empires_maritimes #visualisation #chronologie #colonialisme #colonialisation #décolonisation
    ping @reka @fil @albertocampiphoto


  • How Native Hawaiians Are Decolonizing Tourism

    Native Hawaiians living in the “vacation paradise” are caught between the state’s two major industries, the U.S. military and tourism. Through DeTours, they challenge both by showing tourists Hawaii from their perspective.


    https://www.fodors.com/world/north-america/usa/hawaii/experiences/news/how-native-hawaiians-are-decolonizing-tourism
    #tourisme #Hawaï #industrie_touristique #peuples_autochtones #militarisation #résistance #Aloha #décolonisation #décolonialité #colonialisme #DeTours

    • DeTours: Mapping Decolonial Genealogies in Hawai’i

      This essay examines an alternative tour conducted on O’ahu, Hawai’i by DMZ Hawai’i/Aloha ‘Aina, a network of organizations confronting the U.S. military’s negative cultural, social, and environmental impacts on the islands and elsewhere in the Pacific. Informed by a commitment to Kanaka Maoli (Native Hawaiian) self-determination and the principle of aloha ‘aina (love for the land), DMZ Hawai’i offers “DeTours” to visitors and locals that highlight the geography and history of military occupation. The tours focus on the role of the U.S. military in the overthrow of the Hawaiian Kingdom, its current effects on life on the island, and the ongoing struggles against militarism. These DeTours remap Hawai’i to convey the contestations and collisions that have defined the islands for well over a century, generating a model of Kanaka Maoli sovereignty rooted in familial relations to land while drawing from vast networks of kinship and affinity. In this endeavor, we engage three overlapping practices and concepts of genealogy: a critical historical understanding of the present and its conditions of emergence, the instantiation of Indigenous claims that have consistently confronted Western imperialism, and a spatiotemporal mapping of alliance and coalition. Our essay addresses the politics of U.S. empire in the Pacific, as Hawai’i stands as both the command center for U.S. military operations across half the Earth’s surface and is also one of the world’s preeminent tourist destinations. It also highlights possibilities for coalition predicated on Oceanic ties and shared histories of dispossession, illuminating strategies for survival and resistance in spaces of empire.

      https://www.jstor.org/stable/10.5749/jcritethnstud.3.2.0173?seq=1#page_scan_tab_contents
      #alternatives


  • Sida, un héritage de l’époque coloniale | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/051599-000-A/sida-un-heritage-de-l-epoque-coloniale

    Des scientifiques mènent une enquête au coeur de l’Afrique, à la recherche des origines du VIH. Un documentaire captivant, diffusé à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, le 1er décembre.

    Il est l’un des plus grands tueurs de la planète. Avec plus de 36 millions de morts et près de 37 millions de personnes infectées, le sida constitue à ce jour la pandémie la plus destructrice de l’histoire contemporaine. Afin de mieux la connaître, une équipe de scientifiques part sur les traces de son origine, au cœur de l’Afrique, dans l’ancien Congo belge. En parvenant à mettre la main sur d’anciens prélèvements humains contenant le virus, ils arrivent à la conclusion que la première transmission du sida – du chimpanzé à l’homme – se situe autour de l’an 1908, des décennies avant les premiers cas connus.

    Catastrophe en germe
    Les chercheurs ne s’arrêtent pas là. Ils se plongent dans l’histoire coloniale du Congo pour comprendre comment le VIH a pu se propager. Au début du XXe siècle, soucieuses de ne pas perdre la main-d’oeuvre indigène qu’elles exploitent, les autorités coloniales lancent des campagnes massives de vaccination contre la maladie du sommeil, où l’on a souvent recours à des seringues mal stérilisées. De même, la syphilis, qui se répand alors, augmente considérablement les risques de transmission du sida entre les hommes. Parallèlement, le chemin de fer se développe dans le pays car Kinshasa est une plaque tournante de l’industrie minière. Le virus devient mouvant. Lors de l’indépendance du Congo, en 1960, la pandémie couve. Dans les années 1970, les ravages successifs de la guerre civile, puis les errements du régime prédateur de Mobutu, qui ruine l’économie, créent les conditions chaotiques d’une propagation fulgurante du virus...
    Carl Gierstorfer signe un documentaire passionnant, où l’enquête scientifique se mêle à des images d’archives, parfois dures, témoignant de la cruauté et des ravages de la colonisation. Il rappelle également qu’à l’heure où les maladies infectieuses se développent dans le monde entier, les conditions d’une nouvelle pandémie sont peut-être à nouveau réunies.

    Réalisation : Carl Gierstorfer
    Pays : Allemagne
    Année : 2014

    #colonialisme #maladie


  • The Darker Side of Western Modernity: Global Futures, Decolonial Options

    During the Renaissance and the Enlightenment, coloniality emerged as a new structure of power as Europeans colonized the Americas and built on the ideas of Western civilization and modernity as the endpoints of historical time and Europe as the center of the world. Walter D. Mignolo argues that coloniality is the darker side of Western modernity, a complex matrix of power that has been created and controlled by Western men and institutions from the Renaissance, when it was driven by Christian theology, through the late twentieth century and the dictates of neoliberalism. This cycle of coloniality is coming to an end. Two main forces are challenging Western leadership in the early twenty-first century. One of these, dewesternization is an irreversible shift to the East in struggles over knowledge, economics, and politics. The second force is decoloniality Mignolo explains that decoloniality requires delinking from the colonial matrix of power underlying Western modernity to imagine and build global futures in which human beings and the natural world are no longer exploited in the relentless quest for wealth accumulation.


    https://www.dukeupress.edu/the-darker-side-of-western-modernity
    #colonialisme #colonisation #décolonialité #livre #Renaissance #Lumières #pouvoir #civilisation #modernité_occidentale #théologie_chrétienne #accumulation_des_richesses
    ping @reka



    • Pour Troie, c’est aussi assez largement daté, c’est du Ronsard, sur le modèle de l’Énéide pour un pouvoir central qui cherche à affirmer une légitimité en exhibant une ancienneté vénérable…
      La Franciade — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Franciade

      Rédigé, à la demande expresse du roi Charles IX, non pas en alexandrins, qu’il manie si largement dans les Discours, mais en décasyllabes, le poème a pour thème l’histoire de ce Francion ou Francus, prétendu fils d’Hector, qui aurait été à l’origine de la nation française : il reprend la légende de l’origine troyenne des Francs en vogue à l’époque.
      […]
      Francus, fils d’Hector, vient avec une colonie de Troyens fonder la monarchie française. Au chant Ier, les dieux décident que le fils d’Hector, élevé incognito en Épire, par sa mère Andromaque et son oncle Hélénus, partira pour la Gaule. Mercure vient prévenir Hélénus ; on prépare une flotte.

      Avant, on (= l’élite gouvernante) se contentait de remonter aux Francs et au droit de conquête. Mérovée, pour les… Mérovingiens, à qui les Carolingiens (ou les auteurs à leur solde) bricolent un père, aux aventures mythiques, Clodion le Chevelu dont ils sont également descendants,…

      Idem pour les Capétiens, se rattachant, on ne sait plus trop comment aux Mérovingiens ; l’utilisation systématique du prénom Louis marquant cette filiation : Clovis (mérovingien), Louis le Pieux (carolingien) et premier Louis de la série.


    • #désarmons-les. Collectif contre les violences d’Etat

      Nous pensons que le combat contre l’institution policière et ses représentations est fondamentale.

      Elle est fondamentale, parce que les #forces_de_l’ordre sont le bras armé de l’État et qu’à ce titre elles constituent une milice apolitique, chargée contre rémunération d’imposer par la force la #domination de l’Administration (du Pouvoir) sur le peuple, et cela quelle que soit l’idéologie politique du Pouvoir en place.

      La Police (et dans cette notion on inclue les forces militaires de la Gendarmerie et de l’Armée) est et a toujours été l’instrument de la #coercition exercée par les élites sur le peuple, afin de le gérer et de le maintenir dans un état de #soumission permanente. Ceci dans l’idée que le choix des élites ne peut souffrir la contestation du peuple : toute l’hypocrisie de la #démocratie_représentative est de faire croire que les choix des #élites SONT les choix du #peuple, par le truchement du #vote, qui est censé valider le pouvoir et les décisions prises par ces élites.

      Bien qu’elle lutte également contre le crime, la Police est essentiellement là pour gérer les conséquences de la #misère_sociale (#délinquance) et empêcher le peuple de s’insurger (possibilité pourtant formulée hypocritement dans les premières ébauches du droit républicain, notamment dans l’article 35 de la Constitution de 1793, avant d’être abolie quelques mois plus tard). A ce titre, elle n’est en rien différente des forces armées d’ancien régime, qui protégeaient le pouvoir royal de la #sédition.

      Aujourd’hui et depuis la naissance du #capitalisme_d’Etat, la Police constitue plus que jamais le rempart entre les aspirations du peuple et les intérêts de la #bourgeoisie. Avec la #décolonisation et les crises cycliques du capitalisme, le mythe d’une Police en faveur de la #paix_sociale ne tient plus : la Police montre son vrai visage, celui d’une #force brute au service du Pouvoir de celles et ceux qui ont l’argent.

      Les violences à l’encontre du peuple sont quotidiennes, et les prérogatives de la Police en terme de #surveillance et de #contrôle_des_populations sont toujours plus étendues. Chaque loi pour la sécurité engendre de nouvelles entraves aux #libertés_individuelles et à la #Liberté au sens large. Les forces de police se comportent en forces d’occupation et cette domination policière s’impose au peuple par la crainte qu’elle lui inspire.

      Avec l’émergence des armes dites « non létales », et notamment le #gaz_lacrymogène, les #flashballs et autres #lanceurs_de_balles de défense, la #Démocratie a renoué depuis un demi siècle avec les pratiques des forces armées d’ancien régime, en tirant sur la foule. Le seul et unique objectif étant de terroriser, d’en blesser quelques uns pour faire peur à touTEs les autres.

      Plus récemment, les méthodes proactives, la #prévention_des-risques, l’utilisation des technologies de surveillance, le #renseignement et les #sanctions_administratives appliquées sans l’intervention d’un juge (#assignations_à_résidences, #perquisitions, #placements_en_rétention…), sont autant de déclinaisons d’une vision contre-insurrectionnelle du maintien de l’ordre héritée des #guerres_coloniales. L’État mène contre son peuple une #guerre_de_basse_intensité qui, avec les enjeux politiques contemporains et la mondialisation de l’information, peine de plus en plus à rester discrète. L’utilisation récente de l’#État_d’urgence, ultime instrument hérité du temps des colonies donne à voir une version radicalisée de la guerre de basse intensité que l’Etat mène habituellement contre ses ennemiEs intérieurEs.

      L’#État_démocratique, comme avant lui la monarchie, tente par tous les moyens de maintenir son pouvoir, tantôt par la violence, tantôt par la ruse, sa Police ayant entre les mains une panoplie extrêmement étendue d’instruments. L’ensemble de ces moyens, mais également l’assurance décomplexée et les arguments « démocratiques » qui accompagnent leur utilisation, constitue l’armement d’une nouvelle forme de #totalitarisme.

      Si on veut la paix, on se doit de combattre cet armement, selon le vieil adage « Si tu veux la paix, prépare la guerre ».

      Mais le combat, puisque nous ne sommes pas dans la #lutte armée, doit d’abord prendre la forme d’une déconstruction morale de la Police. Celle-ci doit cesser d’être sanctifiée comme une force garante de notre sécurité, de nos libertés et de la paix sociale. Elle doit cesser d’être considérée, appréciée, applaudie, pardonnée pour ses violences, blanchie de ses crimes et protégée par le mensonge et les silences quand elle accomplit sous serment les basses œuvres du Pouvoir politique.

      Elle doit être désarmée, au sens propre comme au sens figuré.

      Nous sommes une poignée à avoir voulu donner un nom à notre combat. Nous avons commencé par réaliser une brochure d’information sur les armements du maintien de l’ordre, afin que chacunE sache ce qui pourrait un jour la/le blesser et puisse trouver les moyens de se prémunir de cette violence légale. Puis, de fil en aiguille, et après avoir rencontré ici ou là des personnes et collectifs luttant contre les #violences_policières et sécuritaires, nous avons voulu rendre cette lutte plus visible, contribuer à unir les volontés, et finalement constituer un collectif.

      Le collectif s’appelle « Désarmons-les ! »

      #police #maintien_de_l'ordre #colonialisme #résistance #collectif

      ping @davduf @mathieup @marty @albertocampiphoto


  • A drinkable history of colonialism in North Africa, vol 2:

    LEMONADE 🍋🍊 You are probably familiar with the delicious orange sparkling soda #Orangina. What you may not know is that it was invented in Algeria, in a dramatic TALE OF TWO SODAS.
    Colonial Algeria was a great producer of citrus 🍊 so much so that a Catholic monk near Oran, frère Clément ended up giving his name to the clementine (which he supposedly ’discovered’)
    n the worldwide recession of the 1930s, Algeria had a crapload of oranges and nowhere to sell them to. So a man from Boufarik, Léon Béton, decided to use these excess oranges to make a refreshing sparkling drink: voilà, Orangina was invented in 1935... OR WAS IT?
    WHO 👏🏼 INVENTED 👏🏼ORANGINA👏🏼? Orangina was at the centre of a bitter controversy (geddit? Bitter fruit?) A Spanish doctor from Valencia, Trigo Miralles, claimed to have developed the recipe first - but follow me to an even shadier conspiracé
    This is the national drink of Algeria: #Selecto, a sweet soda made by the #Hamoud_Boualem company

    As you can see from their logo, the Boualem family has been in the soda business for a long time - IN FACT, they won a prize for their original lemonade (gazouz blanche pour les amateurs) all the way back in 1889 at the Paris World Fair
    The Boualems are a rare case of Algerian entrepreneurial success that made it through the entire colonial period with their delicious lemonades, while winning prizes and keeping ownership in the same family until this day
    o this day some claim that other lemonade companies including Beton’s Orangina stole recipes and techniques from the industrious Boualems
    So, pied-noir Orangina (now produced near Marseille) or Algerian Hamoud Boualem? Next time you sip, drink up the history

    https://twitter.com/ArthurAsseraf/status/1081849364342104064
    #limonade #alimentation #colonialisme #histoire #citronnade #géographie_culturelle #colonisation #Algérie


  • 31.12.2018 : Die radikale Partei (Tageszeitung junge Welt)
    https://www.jungewelt.de/artikel/346323.kpd-gr%C3%BCndung-die-radikale-partei.html

    Il y a cent ans dans la nuit du 31.12.1918 au 1.1.2019 au Preußischer Landtag des ancien social-démocrates en désaccord avec la politique réactionnaire des dirigeants SPD créent le parti communiste allemand Deutsche Kommunistische Partei (KPD). Le journal Junge Welt publie des extraits de discours de quelques fondateurs.

    Peu après le 15 janvier 1919 ses membres les plus célèbres Rosa Luxemburg et Kartl Liebknecht sont assassinés avec la complicité de Gustav Noske, un haut responsable social-démocrate qui s’était donné la tâche de mater la révolution allemande avec des troupes commandés par des officiers qui allaient constituer le noyau du pouvoir nazi quelques années plus tard.

    Die Gründergeneration der Kommunistischen Partei Deutschlands hat die Partei zur Jahreswende 1918/19 als Revolutionspartei konzipiert. Die Annahme, dass Kapitalismus und bürgerlicher Staat in eine ausweglose Krise geraten seien, die entweder mit der sozialen Revolution oder einer sozialen Katastrophe enden würde, einte alle Fraktionen und Strömungen der Partei. Eine bestimmte politische Taktik war damit allerdings noch nicht verbindlich vorgegeben. Die Debatten in der jungen Partei drehten sich deshalb vor allem um die Frage, wie diese Einsicht in die politische Praxis zu übersetzen sei – auf dem Gründungsparteitag in der Form einer Auseinandersetzung über die Wahlbeteiligung bzw. über die Gewerkschaften. Anfang 1922, als die ersten, aus diesen Konflikten resultierenden Abspaltungen nach links und rechts bereits erfolgt waren, hat August Thalheimer dieses zentrale Problem der Parteientwicklung in der Zeitschrift Die Internationale noch einmal umrissen: Es liege, so Thalheimer, auf der Hand, dass, sollte die Einschätzung, der Kapitalismus befinde sich in einer finalen Krise, sich als nicht zutreffend erweisen, »für die kommunistische Politik, und also für kommunistische Grundsätze und am Ende auch für die kommunistische Partei kein Boden mehr da ist. Wenn der Kapitalismus aus dieser seiner ungeheuren Krisis zu ›normaler‹ Funktion zurückkehrt, so folgt daraus politisch die Rückkehr zur ›normalen‹ sozialdemokratischen Politik und Partei, die ihre verschiedenen Färbungen und Flügel haben mag, in der aber keine grundsätzlich verschiedenen programmatischen und taktischen Einstellungen möglich sind.« Das hieß: Eine kommunistische Partei funktioniert, wenn sie sich selber ernst nimmt, nur in Krisenphasen, in denen die Möglichkeit der Revolution zumindest angelegt ist. Ein Plädoyer gegen »kommunistische Grundsätze« ist das gerade nicht: Es ist der Hinweis, dass auch eine politische Partei, die einmal mit solchen radikalen Grundsätzen angefangen hat, gefährdet ist, »zur ›normalen‹ sozialdemokratischen Politik« herabzusinken. Die Geschichte der kommunistischen Parteien im vergangenen Jahrhundert ist auch eine Geschichte dieses Verfalls. Ein Rundgang durch die großen Themen des Gründungsparteitages lohnt sich nicht zuletzt aus diesem Grund.
    Kritik des »linken« Reformismus

    Die USPD ist tot

    »Wir sehen hier, wie die USP nicht nur in ihren Führern verderbt ist, sondern, allerdings wesentlich mit durch die Politik ihrer Führer, auch in den Massen sich der Zersetzungsprozeß in einer sehr deutlichen, in einer geradezu unerträglichen Weise geltend macht. Die Mitgliedschaften, und zwar hier unter Förderung durch den Parteivorstand, der dieser Politik noch nicht abgeschworen hat, sie gehen bei den Wahlen zusammen mit den Mehrheitssozialisten. Die Mitgliedschaften verschmelzen sich in immer größerem Umfange. Wir haben in dem einen seltenen, aber wahrscheinlich bald nicht mehr so seltenen Falle Eduard Bernsteins einen Fall der Zugehörigkeit zu beiden Parteien. Dieser Vorgang kennzeichnet die innere Zersetzung, die absolute Unhaltbarkeit der ganzen Partei, nicht nur in bezug auf einzelne Personen, sondern auch in bezug auf die Zusammensetzung der Mitgliedschaften selbst. Es ist eine Scheidung notwendig. Im Grunde ist die USP bereits heute tot, und im Grunde ist dieser Austritt aus dem Kabinett nichts anderes als ein mißglückender Versuch, den Leichnam noch einmal zum Leben zu erwecken.« (Karl Liebknecht)

    Der große Trennungsstrich

    »Es gilt nun heute, jetzt, vor aller Öffentlichkeit den großen Trennungsstrich zu ziehen. Wir haben keine Gemeinschaft mehr mit der USP, wir müssen eine selbständige Partei werden. Wenn wir heute auseinandergehen, muß eine neue Partei gegründet sein, eine Partei, die im Gegensatz zu den scheinsozialistischen Parteien steht, zu denen auch die USP zu rechnen ist, im Gegensatz zu den Parteien, die das Wort Sozialismus mißbrauchen, um die Massen zu verwirren und den herrschenden Klassen in die Hände zu arbeiten, eine Partei, die entschlossen und rücksichtslos die Interessen des Proletariats vertritt, eine Partei, die geschlossen und einheitlich zusammengesetzt ist im Geiste und im Willen, eine Partei, die ein klares Programm hat, eine Partei, in der das Ziel und die Mittel zum Ziele gewählt sind mit klarer Entschlossenheit, mit einer Entschiedenheit, die nicht verwirrt werden kann, [in der] die Mittel gewählt worden sind nach den Interessen der sozialistischen Revolution, nach den Interessen, die die sozialistische Weltrevolution erfordert.« (Karl Liebknecht)

    Mitmacherei der USPD

    »Die USP (…) entstand durch Zusammenschluß verschiedenartiger Elemente, die weder in den Grundsätzen noch in der Taktik übereinstimmen und in den offiziellen Instanzen überwiegend eine verhängnisvolle scheinradikale Impotenz verkörpern. Die Politik der USP war von Anbeginn niemals eine solche der sozialistischen Klarheit, des entschlossenen Klassenkampfes, des konsequenten Internationalismus, sondern nur eine solche der opportunistischen Verworrenheit, der ängstlichen Kompromisselei, der nationalen Rechnungsträgerei und so von Anfang an zur Aktionsunfähigkeit verdammt. Seit der Novemberrevolution hat sich die Halbheit und Unsicherheit dieser Politik bis zur völligen Prinzipienlosigkeit gesteigert. Obwohl die Mehrheitssozialisten schon am 9. November unzweideutig erklärten, daß sie eine proletarisch-revolutionäre Politik auch künftig ablehnen würden, traten Vertreter der USP in das paritätische Kabinett ein. Sie haben damit der Verwirrung und Versumpfung der Arbeiter- und Soldatenmassen stärksten Vorschub geleistet, indem sie den Ebert-Scheidemann als Feigenblatt dienten. Sie haben sich acht Wochen lang aller Verbrechen und Verrätereien der ›sozialistischen‹ Regierung, deren Ziel die Wiederherstellung und Erhaltung der kapitalistischen Klassenherrschaft ist, durch Duldung oder offene Mittäterschaft mitschuldig gemacht. Sie haben die Voraussetzungen für ein rapides Anwachsen der gegenrevolutionären Mächte schaffen helfen und in verderblichster Weise dazu beigetragen, die revolutionäre Kraft der Arbeiter zu schwächen.« (Resolution, gegen eine Stimme angenommen)

    Wahlbeteiligung und Parlament

    Funktion der Nationalversammlung

    »Die Nationalversammlung wird ganz nach Wunsch der Bourgeoisie, ganz nach dem Wunsche ihrer Agenten Ebert und Scheidemann ein gefügiges Instrument in den Händen der Gegenrevolution sein. Es ist kein Zweifel, daß in dieser Nationalversammlung die Vertreter der entschlossenen revolutionären Richtung innerhalb des Proletariats in der Minderheit sich befinden werden. Parteigenossen! Trotzdem schlagen wir Ihnen vor, die Nationalversammlungswahlen nicht beiseite liegen zu lassen. Wir schlagen Ihnen vor, in diese Wahlen zur Nationalversammlung einzutreten mit aller Kraft. (Rufe: ›Niemals!‹ ›Nein!‹) Lassen Sie mich ausreden! Sprechen Sie Ihr ›Niemals!‹ erst am Schluß. Wir schlagen Ihnen vor, in diese Wahlen einzutreten und sie durchzukämpfen mit aller Erbitterung und aller Energie und aller Kampfesfreudigkeit, sage ich Ihnen, die Sie gezeigt haben in jedem Kampfe, um jede Position, die die Gegenrevolution bis jetzt vor Ihnen aufgerichtet hat. (Rufe: ›Vergeudung von Kraft!‹) Parteigenossen! Man sagt Vergeudung von Kraft. Ja, der Genosse hat recht. Wenn die Positionen, die die Gegenrevolution vor uns aufrichtet, genommen werden können ohne Kraftaufwand, ohne daß wir sie stürmen, dann hat der Genosse Kahlert recht. Solange die Bourgeoisie nicht bereit ist, das zu tun, solange wird sie uns den Kampf aufdrängen, solange sie freiwillig nicht einen Schritt zurückgeht, solange sie kämpft, solange ist es unsere Aufgabe, den Kampf mit der Bourgeoisie aufzunehmen um jede Position, in der sie sich befindet.« (Paul Levi)

    Jusqu’à la vente du terrain aux promoteurs immobiliers on pouvait visiter à Chausseestraße 121 un monument en souvenir de la fondation du prédécesseur du KPD Spartakusbund le 11. novembre 1918. Cette confédération était le fruit du travail depuis le mois d’août 1914 de socialistes de gauche rassemblés sous le nom Gruppe Internationale
    https://www.openstreetmap.org/node/2946522911

    ADN-ZB-Kohls- 8.11.1958-Spartakus-Gedenkstätte in Berlin eingeweiht. Zu einem Höhepunkt der Veranstaltungen am Vorabend des 40. Jahrestages der Novemberrevolution wurde die Einweihung der Spartakus-Gedenkstätte auf dem Grundstück Chauseestraße 121 in Berlin-Mitte am 8.November 1958. Mehrere Hundert Berliner Bürger aus beiden Teilen der Stadt, Kampfgruppen sowie Vertreter des Magistrats, der Parteien und Massenorganisationen waren zu der bedeutsamen Feierstunde erschienen. UBz: Während der Ansprache von Professor Dr.Mette, Vorsitzender des Kulturbundes Berlin.

    Inschrift im Hintergrund:
    Spartakus das heisst Feuer und Geist, das heisst Seele und Herz, das heisst Wille und Tat der Revolution des Proletariats.
    Karl Liebknecht

    Photograph: Ulrich Kohls

    Gedenktafeln in Berlin - Spartakus


    Foto : Holger Hübner

    Der Stein, der links neben einer ehemaligen Kaufhalle stand, existiert nicht mehr. Interessanterweise gab es lt. Telefonbucheintrag im Jahr 1941 hier noch das Rechtsanwaltsbüro Dr. Wilhelm Liebknecht (Tel. 41 33 10, Privatanschrift NW 87 [Hansaviertel], Klopstockstraße 20, Tel. 39 36 32).

    Im 2. Stock des früher hier stehenden - im Zweiten Weltkrieg zerstörten - Hauses, im Anwaltsbüro der Brüder Liebknecht, trafen sich am 1. Januar 1916 unter Vorsitz von Karl Liebknecht u.a. die oppositionellen SPD-Funktionäre Käthe Duncker, Hugo Eberlein, Rudolf Lindau, Franz Mehring, Wilhelm Pieck, Georg Schumann zur 1. Reichskonferenz der „Gruppe Internationale“. Sie beschlossen „zur Aufklärung, Mobilisierung und Organisierung der Werktätigen“ die Herausgabe der „Politischen Briefe“ mit dem Titel „Spartakus“ unter der Redaktion von Leo Jogiches. Die Gruppe nannte sich am 11. November 1918 in Spartakusbund um, aus diesem entstand die KPD.

    Eine große Steinwand trug zuvor dieselbe Inschrift in ganz unwesentlich veränderter Zeilenaufteilung („der Revolution“ und „des Proletariats“ bildeten jeweils eine Zeile), darunter aber stand zusätzlich: An diesem Platz stand das Haus, in dem unter Vorsitz / Karl Liebknechts am 1. Januar 1916 / die Spartakusgruppe, die Keimzelle der Kommunistischen Partei Deutschlands gegründet wurde

    Die Gedenkstätte wurde aus Anlass des 40. Jahrestags der Novemberrevolution eingeweiht


    prise de vue Google streetview 2008

    Hausnummern 121–131
    https://de.wikipedia.org/wiki/Chausseestra%C3%9Fe#Die_westliche_Stra%C3%9Fenseite_entlang


    Blick aus der Schlegelstraße auf die Chausseestraße 121–123
    Hofansicht Chausseestraße 123

    Auf dem südlich angrenzenden freien Platz wurde zu DDR-Zeiten neben der Kaufhalle in einer kleinen Grünanlage ein Spartakus-Gedenkstein auf dem Grundstück Chausseestraße 121 aufgestellt. Unter symbolischen Flammen steht auf dieser Stele in großen Buchstaben der Name des SPARTAKUS mit einem Zitat von Karl Liebknecht und auf der Rückseite wird darauf hingewiesen, dass an diesem Platz am 1. Januar 1916 der Spartakusbund als Keimzelle der Kommunistischen Partei Deutschlands gegründet wurde. Bis zur Ermordung von Rosa Luxemburg und Karl Liebknecht betrieb Liebknecht im früheren Haus Chausseestraße 121 zusammen mit seinem Bruder eine Rechtsanwaltspraxis. Das Haus Chausseestraße 121 wurde im Zweiten Weltkrieg zerstört. Der aus der DDR-Zeit stammende Gedenkstein steht nun neben dem Neubau der Nummer 121 und blieb somit als Teil der bewegten Geschichte dieser Straße


    Les nouveaus bâtiments construites à l’adresse Chausseestraße 121 sont visibles sur cette photo de satellite pris en 2018. Il n’y a plus de trace du mémorial Spartacus.

    https://de.wikipedia.org/wiki/Spartakusbund
    https://de.wikipedia.org/wiki/Rosa_Luxemburg
    https://de.wikipedia.org/wiki/Karl_Liebknecht

    #Allemagne #révolution #histoire #communisme #Berlin #Mitte #Chausseestraße #Niederkirchnerstraße #Prinz-Albrecht-Straße

    • @reka C’est quand même une histoire triste, surtout quand on se rend compte que les associations réactionnaires d’anciens militaires continuent d’exister et jouissent du soutien officiel de l’armée de l’Allemagne démocratique de nos jours.

      Par le texte suivant on apprend que le bâtiment situé à Chausseestraße 94 joue un rôle important pour la communication des traditions militaristes. A travers la petite enquête je viens de localiser la maison des anciens combattants où mon grand père se rendait régulièrement pendant son temps libre dans les années 1920/1930. Dans son texte le chef da la confération Kyffhäuser ne cache pas le fait que son association était interdite par les alliées après 1945 à cause de son rôle dans l’état nazi. Aujourd’hui les locaux de l’association se trouvent dans l’ancienne Hermann-Göring-Kaserne transformé en quartier général de francais Quartier Napoléon après 1945. On l’a fallacieusement renommé en Julius-Leber-Kaserne. Ce résistant anzi-nazi berlinois était un membre du SPD clandestin entre 33/45.

      Kyffhäuser Landesverband Berlin e.V. - Der Landesverband Berlin
      http://www.lv-berlin.de/der-landesverband-berlin


      Point de passage entre Berlin-Ouest et l’Est. Les locaux de la Kyffhäuserbund se trouvaient dans le deuxième bâtiment à droite.

      Der Landesverband Berlin, so wie wir ihn heute kennen, hat mehrere Vorgänger im 20. Jahrhundert gehabt.

      Der Landesverband Berlin – Brandenburg wurde am 01. September 1933 aus dem damaligen Provinzial-Kriegerverband Berlin und den Regierungsbezirks-Kriegerverbänden Potsdam und Frankfurt/Oder gebildet. Damit ging auch die langjährige Tradition dieser drei Verbände auf den Landesverband über. Später musste der Landesverband Berlin-Brandenburg eine Umgliederung vornehmen und zu seinem großen Bedauern die Kreisverbände des früheren Regierungsbezirks-Kriegerverbandes Frankfurt/Oder an den neu zu bildenden Landesverband Ostmark abgeben. Seit dieser Zeit umfasste der Landesverband Berlin-Brandenburg die Gebiete Groß-Berlins und des Regierungsbezirks Potsdam mit 33 Kreisverbänden, denen 1576 Kameradschaften mit 119.941 Kameraden unterstanden.

      Die Geschäftsstelle des Landesverbandes Berlin-Brandenburg befand sich in der Chaussee Str. 94. Das Haus steht heute noch und dient als Wohn – und Geschäftshaus. Bis 1990 diente das Gebäude in Teilen als Dienstgebäude der Grenzübergangsstelle Chausseestr. zwischen Berlin-Ost (Mitte) und Berlin-West (Wedding)

      In dieser Form bestand der Landesverband Berlin-Brandenburg bis zu seiner Auflösung am 03. März 1943.

      Nach 1945 erfolgte das Verbot aller Kriegervereine durch die Alliierten.

      Im Jahre 1952 erfolgte die Neugründung als „Kyffhäuser Veteranenwohlfahrtsbund“ mit dem Vorsitzenden Wilhelm Böhmer. Ab 16. Oktober 1952 erfolgte die Umbenennung in Landes- und Gebietsverband (LGV) im Kyffhäuserbund e.V. Im Jahre 1953 verfügte der LGV Berlin über 10 Kreisverbände (KV) mit 50 Kameradschaften (KK), welche bis zu einem Mitgliederbestand von 1.400 Mitgliedern im Jahre 1954 aufwuchs. Schwerpunkt der Arbeit in den Gliederungen war schon damals der Schießsport und das soziale Engagement. Im Jahre 1965 gab es im LGV auch 14 Frauenkameradschaften, sowie die Bundesfrauenreferentin Milly Lönser. Bis zum Jahre 1967 wuchs der Mitgliederbestand bis auf 2.340 Kameradinnen und Kameraden an. Bereits Ende der 70iger Jahre deutete sich ein Trend an, der bis heute nicht gestoppt werden konnte – der Mitgliederrückgang. Im Jahre 1978 umfasste der Mitgliederbestand noch 1.042 Mitglieder.

      In den achtziger Jahren wurde dann auf solider Basis durch mehrere Landesvorsitzende die Arbeit, insbesondere der Schießsport, aber auch die Sozialarbeit geleitet. Stellvertretend seien dafür genannt: Kurt Kumpf und Inge Scherf. Auch nach dem Fall der Mauer konnte der Rückgang der Mitgliederzahlen nicht gestoppt werden. Er war in zwischen auf ca. 380 Mitglieder in 12 Kameradschaften und 4 Kreisverbänden zurückgegangen. Zu Beginn der 2000er Jahre wurden dann auf Grund fehlender Notwendigkeit die vier Kreisverbände aufgelöst.

      Im Jahre 1997 erfolgte der Umzug der Landesgeschäftsstelle, von der Monumentenstr. in Kreuzberg, in die Julius-Leber-Kaserne unter das Dach des Verbandes der Reservisten der Deutschen Bundeswehr / Landesgruppe Berlin, da der Kyffhäuserbund Mitglied im Beirat für Freiwillige Reservistenarbeit ist und Anteile an der Reservisten Service Gesellschaft hält.

      Seit Anfang der 90er Jahre heißt der Landesverband nun Kyffhäuser Landesverband Berlin e.V.

      Heute gibt es noch ca. 200 Mitglieder in sechs Kameradschaften. Diese haben sich mit ganzer Kraft dem Schießsport und der Sozialarbeit verschrieben. Hier wird eine hervorragende Arbeit geleistet, z.B. in der Sozialarbeit durch unsere Landesfrauenreferentin Ursula Stalla bis zum Jahre 2016 und ab der Jahreshauptversammlung 2016 Dietrich Knüppel, oder im Schießsport durch unsere Schießwarte Uwe Zingler und Gerd Buchwald. Der Landesvorsitzende (seit 2000) Wolfram Mandry verleiht durch seine Mitarbeit im Bundesvorstand auch einem so kleinen Landesverband wie dem Berliner, Gewicht und Stimme. Die Kameradinnen und Kameraden werden auch in Zukunft alles dafür tun, dass unser Landesverband und der Kyffhäuserbund noch lange in Berlin präsent sind, denn so eine lange Tradition, die bis auf das Jahr 1786 zurückgeht, auf die wir zurück blicken können wird und darf nicht untergehen.

      Wolfram Mandry
      Landesvorsitzender

      https://de.wikipedia.org/wiki/Kyffh%C3%A4userbund

      https://www.berlin.de/mauer/orte/ehemalige-grenzuebergaenge/chausseestrasse

      #militarisme #guerre #colonialisme #revanchisme


  • Turkey’s gift of a mosque sparks fears of ‘neo-Ottomanism’ in Kosovo | Cities | The Guardian
    https://www.theguardian.com/cities/2019/jan/02/turkey-is-kosovo-controversy-over-balkan-states-new-central-mosque

    It is six years since Islamic leaders and government officials laid the cornerstone of Pristina’s new central mosque – a slab of stone now hidden beneath weeds in a parking lot.

    Pulling back the weeds reveals it is covered with bright red graffiti – death threats to Kosovo’s chief mufti, along with the words: “No Turkish mosque or there will be blood.”

    #turquie #kosovo #mosquée #islam #religion


  • Un des nombreux massacres de l’armée française coloniale, celui de Thiaroye au Sénégal, mérite d’être rappelé sans cesse, pour la brutalité et l’injustice de la colonisation, mais aussi parce que ces crimes ne sont ni reconnus à leur juste valeur, ni réparés par des dédommagements légitimes.

    En 1988, l’écrivain et réalisateur sénégalais, et ancien tirailleur lui même, Semben Ousmane, réalise l’excellent Camp de Thiaroye, prix spécial du jury à la Mostra de Venise, jamais diffusé à la télévision française, mais visible ici :
    https://rarefilmm.com/2018/05/camp-de-thiaroye-1988

    Fidèle à ma réputation, je me dois de signaler deux détails musicaux sur ce film qui, à ma grande suprise, n’étaient signalés ni sur wikipédia (j’ai corrigé ça) ni sur l’IMDB :

    La musique est composée et jouée, entre autre à l’harmonica, par Ismaila Lo. Il s’agit de l’artiste qui deviendra célèbre en 1994 sous le nom d’Ismael Lo, avec son tube Dibi Dibi Rek, et son harmonica qui lui valut le surnom du Bob Dylan africain :
    https://www.youtube.com/watch?v=WlqXmlrvHv8

    Ismael Lo joue aussi dans le film, justement le soldat harmoniciste qui calme Pays en lui jouant Lili Marlène. Il jouera encore dans un court métrage de Idrissa Ouedraogo, Afrique, mon Afrique (1995, dont il composera aussi la musique), et dans Tableau Ferraille, de Moussa Sene Absa (1996).

    Autre acteur et musicien dans ce film, le congolais Casimir Zoba, plus connu sous le nom de Zao, et qui joue un soldat congolais. Déjà célèbre depuis 1984 et son tube Ancien Combattant, dans lequel on retrouve la même langue imagée que dans le film, Zao continuera de composer jusqu’en 1999, mais je ne sais pas s’il tournera dans d’autres films. Après une pause, il recommence à donner des concerts depuis 2006 et je vous le recommande chaudement s’il passe près de chez vous...
    https://www.youtube.com/watch?v=K4w6kSucANY

    Le massacre de Thiaroye a déjà été couvert sur Seenthis, ici :
    https://seenthis.net/messages/316726
    https://seenthis.net/messages/316990
    https://seenthis.net/messages/317126
    https://seenthis.net/messages/317354
    https://seenthis.net/messages/440328
    https://seenthis.net/messages/704475

    #Thiaroye_44 #Thiaroye #Massacre_de_Thiaroye #tirailleurs_sénégalais #indigènes #france #afrique #sénégal #seconde_guerre_mondiale #mémoire #histoire #colonialisme #Semben_Ousmane #Camp_de_Thiaroye #Ismael_Lo #Zao


  • Avide d’hydrocarbures, la France occupe illégitimement des îles malgaches
    La Relève et La Peste
    https://lareleveetlapeste.fr/avide-dhydrocarbures-la-france-occupe-illegitimement-des-iles-malg

    Les #îles_Eparses sont un archipel de cinq îles situées tout autour de #Madagascar. Depuis la sortie de cette dernière de l’empire colonial français dans la seconde moitié du XXème siècle (d’abord en 1960 avec la Guerre d’Indépendance puis de manière définitive en 1972) cet archipel est l’objet de tensions entre les deux pays. Pourquoi cette discorde qui dure depuis presque 40 ans pour de minuscules îles quasiment désertiques ? La raison est simple : la potentielle existence de sources d’#hydrocarbures qui pourrait rapporter gros au pays qui en bénéficie.

    C’est Didier Ratsiraka, le président malgache de l’époque, qui, en 1973, revendique la souveraineté de l’archipel en appuyant qu’il appartient à Madagascar et que la #France doit se retirer de ce territoire. Le gouvernement malgache, face à la non-réponse du gouvernement français, porte le dossier jusqu’aux Nations Unies qui lui donnent raison en demandant à la France de discuter avec Madagascar pour trouver un terrain d’entente sur la gestion de cet archipel.

    #colonisation #colonialisme #Françafrique