• Israël saisit plus de 1200 hectares de terres en Cisjordanie occupée, un record depuis 30 ans
    Par : RFI avec AFP | Publié le : 03/07/2024 - 23:09
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20240703-isra%C3%ABl-saisit-plus-de-1200-hectares-de-terres-en-cisjordanie-occup

    Ces terres, situées dans la vallée du Jourdain, ont été déclarées « propriété du gouvernement » par l’autorité israélienne en charge des affaires foncières dans les Territoires palestiniens fin juin, selon des documents officiels consultés par l’AFP.

    Selon cette organisation anti-colonisation, « la taille de la zone (...) est la plus grande depuis les accords d’Oslo, et l’année 2024 marque un pic dans l’étendue des déclarations de terres d’État. »

    La décision israélienne « est un pas dans la mauvaise direction », a déclaré Stéphane Dujarric, le porte-parole du secrétaire général de l’ONU. « La direction dans laquelle nous voulons aller est de trouver une solution négociée à deux États » israélien et palestinien.

    #colonialisme_de_peuplement

  • WAFA: “The occupation demolishes 17 homes in the West Bank and another within the 1948 territories”
    Jun 27, 2024 | - IMEMC News
    https://imemc.org/article/wafa-the-occupation-demolishes-17-homes-in-the-west-bank-and-another-within-t

    Ramallah 6-26-2024 WAFA – Today, Wednesday, the Israeli occupation forces carried out 17 demolition operations in the West Bank, including Jerusalem, and another within the 1948 territories.

    In the city of Jericho, the occupation demolished four houses east of the city, belonging to: Firas Abu Al-Zayt, Kamal Mahmoud Baraka, and Samer Hassasna, two of which had an area of ​​130 square meters in the “Airport” area east of Jericho, under the pretext of building without a permit.

    In the village of Bitello, west of Ramallah, occupation bulldozers demolished the house of citizen Muhammad Wajih Bazar, which consisted of three floors, each of which was about 200 square meters in area.

    As for Jerusalem, the occupation municipality demolished a house belonging to the Abu Subeih family, in the Wadi Qaddoum neighborhood in the town of Silwan. The occupation demolished the house manually, due to the narrow roads and the inability of the bulldozers to demolish it.

    In the city of Hebron, the occupation army demolished 11 houses, residences, and other facilities belonging to the Al-Hathalin family in the “Umm Al-Khair” community in Masafer Yatta, south of the city.

    In the city of Kafr Qara, within the 1948 territories, bulldozers and Israeli authorities’ vehicles demolished a house under construction, under the pretext of building without a permit.

    According to the Wall and Settlement Resistance Commission, the occupation authorities carried out 47 demolition operations, affecting 66 facilities, including 35 inhabited homes, 5 uninhabited, and 15 agricultural and other facilities, in the West Bank, including Jerusalem, during the month of last May.

    The Israeli occupation authorities prevent construction or land reclamation in Area C, which constitutes about 60% of the area of ​​the West Bank.

    #colonialisme_de_peuplement

  • Kenneth Stern, juriste américain : « Notre définition de l’antisémitisme n’a pas été conçue comme un outil de régulation de l’expression »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/05/21/kenneth-stern-juriste-americain-notre-definition-de-l-antisemitisme-n-a-pas-

    L’universitaire new-yorkais déplore, dans un entretien au « Monde », l’utilisation du concept d’antisémitisme à des fins politiques dans le cadre de la guerre Israël-Hamas.
    Propos recueillis par Valentine Faure

    Le juriste américain Kenneth Stern est directeur du Center for the Study of Hate de l’université de Bard (New York) et auteur de The Con­flict Over the Con­flict : The Israel/​Palestine Cam­pus Debate (University of Toronto Press, 2020, non traduit). Il a été le principal rédacteur du texte sur la définition de l’#antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), utilisée dans de nombreux pays, dont la France, où elle a été adoptée en 2019 par l’Assemblée nationale en tant qu’« instrument d’orientation utile en matière d’éducation et de formation et afin de soutenir les autorités judiciaires et répressives dans les efforts qu’elles déploient pour détecter et poursuivre les attaques antisémites ». Depuis plusieurs années, il s’élève contre le détournement de cette définition à des fins politiques, pour faire taire les propos critiques envers la politique du gouvernement israélien.

    Vous avez été le principal rédacteur de la définition de l’antisémitisme adoptée en 2016 par l’IHRA, une organisation intergouvernementale basée à Stockholm. Dans quel contexte est-elle née ?

    Après la deuxième Intifada [2000-2005], nous avons observé une nette résurgence de l’antisémitisme en Europe. Chargé de rédiger un rapport, l’Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes [EUMC] a identifié un problème : ceux qui collectaient les données dans différents pays d’Europe n’avaient pas de point de référence commun sur ce qu’ils devaient inclure ou exclure de leurs enquêtes. Ils travaillaient avec une définition temporaire qui décrivait l’antisémitisme comme une liste d’actes et de stéréotypes sur les #juifs. Les attaques liées à #Israël – lorsqu’un juif est visé en tant que représentant d’Israël – étaient exclues du champ de l’antisémitisme si l’agresseur n’adhérait pas à ces stéréotypes.

    En avril 2004, une école juive de Montréal a été incendiée en réaction à l’assassinat par Israël d’un dirigeant du Hamas. J’ai profité de l’occasion pour interpeller publiquement le directeur de l’EUMC sur le fait que, selon leur définition temporaire, cet acte n’était pas considéré comme antisémite. L’American Jewish Committee, où j’étais expert en matière d’antisémitisme, a pris l’initiative de travailler avec l’EUMC pour élaborer une nouvelle définition, dans le but principal d’aider les collecteurs de données à savoir ce qu’il faut recenser, à travers les frontières et le temps. Le texte liste onze exemples contemporains d’antisémitisme, parmi lesquels « la négation du droit du peuple juif à l’autodétermination » et l’application d’un traitement inégalitaire à Israël, à qui l’on demande d’adopter des comportements qui ne sont ni attendus ni exigés d’une autre nation. Les exemples reflètent une corrélation entre ces types de discours et le niveau d’antisémitisme. Il ne s’agit cependant pas de dire qu’il y a un lien de cause à effet, ou que toute personne tenant de tels propos devrait être qualifiée d’antisémite.

    Aujourd’hui, vous regrettez l’usage qui a été fait de ce texte. Pourquoi ?

    Depuis 2010, des groupes de la #droite_juive américaine ont tenté de s’approprier cette définition, de la marier aux pouvoirs conférés par le Title VI (la loi de 1964 sur les droits civils, qui protège contre la discrimination fondée sur la race, la couleur et l’origine nationale) et de l’utiliser pour tenter de censurer les discours propalestiniens sur les campus. En 2019, Donald Trump a signé un décret exigeant que le gouvernement analyse les plaintes pour antisémitisme en tenant compte de cette définition. Une violation du Title VI peut entraîner le retrait des fonds fédéraux aux établissements d’enseignement supérieur. Au moment de l’adoption de ce décret, Jared Kushner, le gendre de Trump, a clairement indiqué son objectif dans une tribune au New York Times : qualifier tout #antisionisme d’antisémitisme.

    Or, notre définition n’a pas été conçue comme un outil de régulation de l’expression. Sur les campus universitaires, les étudiants ont le droit absolu de ne pas être harcelés ou intimidés. Mais il est acceptable d’être dérangé par des idées. Nous ne voudrions pas que la définition du #racisme utilisée sur les campus inclue l’opposition à la discrimination positive ou à Black Lives Matter, par exemple. L’université est censée être un lieu où les étudiants sont exposés à des idées, où ils apprennent à négocier avec la contradiction, etc. Nous devons être en mesure de répondre et d’argumenter face à ces discours.

    Lors de son témoignage au Congrès sur l’antisémitisme, dans le contexte de manifestations propalestiniennes sur les campus américains, à la question de savoir si « appeler au génocide des juifs violait le règlement sur le harcèlement à Harvard », Claudine Gay, qui était alors présidente de cette université, a répondu que « cela peut, en fonction du contexte ». Comment comprendre cette réponse ?

    Les universités, publiques comme privées, sont tenues de respecter le premier amendement, qui garantit la #liberté_d’expression. La distinction générale du premier amendement est la suivante. Je peux dire : « Je pense que tous les “X” devraient être tués » ; je ne peux pas crier cela si je suis avec un groupe de skinheads brandissant des battes et qu’il y a un « X » qui marche dans la rue à ce moment-là. La situation doit présenter une urgence et un danger. Il y a une distinction fondamentale entre le fait d’être intimidé, harcelé, discriminé, et le fait d’entendre des propos profondément dérangeants. David Duke [homme politique américain, néonazi, ancien leader du Ku Klux Klan] a été vilipendé, mais pas sanctionné, lorsque, étudiant dans les années 1970, il disait que les juifs devraient être exterminés et les Noirs renvoyés en Afrique, et qu’il portait même un uniforme nazi sur le campus. S’il avait été renvoyé, il serait devenu un martyr du premier amendement.

    La suspension de certaines sections du groupe des Students for Justice in Palestine [qui s’est illustré depuis le 7 octobre 2023 par ses messages de soutien au Hamas] est profondément troublante. Les étudiants doivent pouvoir exprimer des idées, si répugnantes soient-elles. La distinction que j’utilise ne se situe pas entre les mots et l’acte, mais entre l’expression (qui peut se faire par d’autres moyens que les mots) et le harcèlement, l’intimidation, les brimades et la discrimination, qui peuvent se faire par des mots également – de vraies menaces, par exemple. En d’autres termes, oui, cela dépend du contexte. Claudine Gay [qui a démissionné depuis] avait donc raison dans sa réponse, même si elle s’est montrée sourde au climat politique.

    Comment analysez-vous la décision de la présidente de Columbia, suivie par d’autres, d’envoyer la police pour déloger les manifestants propalestiniens ?

    La décision de faire appel à la police aussi rapidement n’a fait qu’enflammer la situation. Les campements ont probablement violé les règles qui encadrent le droit de manifester sur le campus. Mais faire appel à la police pour arrêter des étudiants devrait être, comme lorsqu’un pays entre en guerre, la dernière mesure prise par nécessité. D’autres #campus qui connaissent des manifestations similaires ont abordé le problème différemment, déclarant que, tant qu’il n’y a pas de violence ou de harcèlement, ils ne feront pas appel à la #police.

    Vous parlez de « zone grise » de l’antisémitisme. Qu’entendez-vous par là ?

    Dans sa forme la plus dangereuse, l’antisémitisme est une théorie du complot : les juifs sont considérés comme conspirant pour nuire aux non-juifs, ce qui permet d’expliquer ce qui ne va pas dans le monde. Mais voici une question plus difficile : « Où se situe la limite entre la critique légitime d’Israël et l’antisémitisme ? » Cette question porte davantage sur notre besoin de délimitations que sur ce que nous voulons délimiter. Nous voulons simplifier ce qui est complexe, catégoriser un propos et le condamner. L’antisémitisme, pour l’essentiel, ne fonctionne pas ainsi : on peut être « un peu » antisémite ou, plus précisément, avoir des opinions qui se situent dans la zone grise.

    La question la plus épineuse à cet égard demeure celle de l’antisionisme.

    Moi-même sioniste convaincu, je souffre d’entendre dire qu’Israël ne devrait pas exister en tant qu’Etat juif. Je comprends les arguments de ceux qui assurent qu’une telle conception est antisémite : pourquoi les juifs devraient-ils se voir refuser le droit à l’autodétermination dans leur patrie historique ? Mais l’opposition à l’idée d’un #Etat_juif est-elle intrinsèquement antisémite ? Imaginez un Palestinien dont la famille a été déplacée en 1948. Son opposition au sionisme est-elle due à une croyance en un complot juif ou au fait que la création d’Israël lui a porté préjudice, à lui et à ses aspirations nationales ? Et si vous êtes une personne qui s’identifie à la gauche et qui a décidé d’embrasser la cause palestinienne, est-ce parce que vous considérez que la dépossession des #Palestiniens est injuste, parce que vous détestez les juifs et/ou que vous voyez le monde inondé de conspirations juives, ou quelque chose entre les deux ?

    Certains #étudiants juifs sionistes progressistes se plaignent d’être exclus d’associations (de groupes antiracistes et de victimes de violences sexuelles, par exemple) par des camarades de classe qui prétendent que les sionistes ne peuvent pas être progressistes. Or il y a eu de nombreuses annulations d’intervenants perçus comme conservateurs et n’ayant rien à voir avec Israël ou les juifs, comme Charles Murray [essayiste aux thèses controversées] ou Ann Coulter [polémiste républicaine]. Le militant sioniste est-il exclu parce qu’il est juif ou parce qu’il est considéré comme conservateur ? L’exclusion peut être une forme de maccarthysme, mais n’est pas nécessairement antisémite. A l’inverse, certaines organisations sionistes, sur les campus et en dehors, n’autorisent pas des groupes comme Breaking the Silence ou IfNotNow – considérés comme trop critiques à l’égard d’Israël – à s’associer avec elles.

    La complexité du conflit israélo-palestinien, dites-vous, devrait en faire un exemple idéal de la manière d’enseigner la pensée critique et de mener des discussions difficiles…

    Pensez à l’articulation entre distorsion historique, antisionisme et antisémitisme. Le lien ancien entre les juifs et la terre d’Israël est un fondement essentiel du sionisme pour la plupart des juifs. Est-ce une distorsion historique que d’ignorer cette histoire, de considérer que le sionisme a commencé dans les années 1880 avec Herzl et l’#immigration de juifs européens fuyant l’antisémitisme et venant en Palestine, où les Arabes – et non les juifs – étaient majoritaires ? S’agit-il d’antisémitisme, au même titre que le déni de la Shoah, lorsque les antisionistes font commencer cette histoire à un point différent de celui des sionistes, à la fin du XIXe siècle, et omettent une histoire que de nombreux juifs considèrent comme fondamentale ? Un collègue de Bard, qui s’inquiétait de voir les étudiants utiliser des termes tels que « #colonialisme_de_peuplement », « #génocide », « sionisme », a décidé de mettre en place un cours qui approfondit chacun de ces termes. Je réserve le terme « #antisémite » aux cas les plus évidents. En fin de compte, la tentative de tracer des lignes claires ne fait qu’obscurcir la conversation.

  • Cisjordanie : des milliers de colons israéliens marchent jusqu’à l’avant-poste d’Eviatar
    Publié le : 10/04/2023 - Avec notre envoyée spéciale à Beita, Alice Froussard
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20230410-cisjordanie-des-milliers-de-colons-isra%C3%A9liens-marchent-jusqu-%C3%A

    Les colons israéliens ont marché ce lundi 10 avril par milliers au cœur de la Cisjordanie occupée, jusqu’à l’avant-poste israélien d’Eviatar, à proximité de la ville de Naplouse, où 53 familles israéliennes qui s’y étaient installées illégalement avaient été évacuées il y a deux ans.

    Dans le cortège, il y a des drapeaux israéliens, des soldats tous les dix mètres, des familles avec des poussettes, des étudiants des yeshivas. Tous sont venus en bus des quatre coins du pays ou des colonies alentours. Beaucoup sont armés, lourdement, pistolets à la ceinture, fusil d’assaut en bandoulière. On trouve aussi parmi les marcheurs sept ministre du gouvernement, ainsi qu’une vingtaine de membres de la Knesset, le Parlement israélien.

    Deux ans après l’évacuation des familles qui s’étaient installées à l’avant-poste d’Eviatar, les colons demandent le droit de revenir y vivre et poussent pour la légalisation du lieu, construit sur les terres palestiniennes des villages voisins de Beita et Qabalan. « Nous sommes ici pour renforcer Israël, pour renforcer les colonies, et pour dire à ceux qui ne nous aiment pas que nous sommes là pour rester, explique Elad Lepkifker, 40 ans, qui a fait le déplacement de Jérusalem. C’est notre seul pays. Et ici, nous sommes entourés de nombreux villages arabes, c’est possiblement plus dangereux. Alors, c’est très important d’avoir nos armes avec nous. » (...)

    #colonialisme_de_peuplement

  • Une « annexion de jure » : Israël confie la gouvernance de la Cisjordanie à un ministre pro-colons
    Par Oscar Rickett | Lundi 27 février 2023 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/palestine-israel-gouvernance-cisjordanie-ministre-smotrich-annexion
    http://www.middleeasteye.net/sites/default/files/images-story/2023-02-23T143917Z_506971614_RC2YGZ9RJAO9_RTRMADP_3_ISRAEL-PALESTINIA

    Israël a transféré de l’armée à un ministre d’extrême droite de larges sections de l’administration de la Cisjordanie occupée, ce qui, selon des experts, équivaut à une « annexion de jure ».

    Le transfert a été décidé entre le Premier ministre Benyamin Netanyahou, le ministre de la Défense Yoav Galant et le ministre des Finances Bezalel Smotrich.

    « C’est un changement radical de la gouvernance de la Cisjordanie et des territoires palestiniens occupés en général. […] C’est un approfondissement de l’apartheid qui met Israël encore plus en conflit avec le droit international, lequel interdit l’acquisition de souveraineté par la force »
    - Michael Sfard, avocat des droits de l’homme

    En vertu de l’accord annoncé jeudi, Smotrich – qui est également ministre au département de la Défense – aura de vastes pouvoirs sur les questions civiles en Cisjordanie occupée.

    Il s’agit notamment des questions relatives aux avant-postes coloniaux sans autorisation gouvernementale, à la planification et à la construction de colonies, ainsi que du pouvoir de nommer des responsables au sein de l’Administration civile (l’instance dirigeante israélienne en Cisjordanie).

    Cela signifierait le passage d’une gouvernance militaire, qui est la norme depuis l’occupation israélienne de la Cisjordanie en 1967, à une administration politique civile. Israël n’a jamais officiellement annexé la Cisjordanie, et même s’il le faisait, le statut de ce territoire palestinien resterait défini par le droit international comme une « occupation militaire temporaire ».

    L’accord pourrait permettre à Smotrich – lui-même colon et partisan de longue date de l’annexion de la Cisjordanie – d’accélérer considérablement la construction des colonies, d’accroître la présence d’Israël en Cisjordanie et de contrecarrer le développement de la communauté palestinienne. (...)

    #Colonialisme_de_peuplement

  • Que se passe-t-il en ce moment en Cisjordanie occupée ?
    Publié 19 octobre 2022 · Mis à jour 20 octobre 2022 |
    Mariam Barghouti et Yumna Patel, 17 octobre 2022 | Publié le 17 octobre 2022 sur Mondoweiss
    Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine

    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2022/10/19/que-se-passe-t-il-en-ce-moment-en-cisjordanie-une-analyse-

    Ces quelques dernières semaines ont connu une intensification marquée de la répression israélienne des Palestiniens en Cisjordanie, ciblant à la fois les civils ordinaires dans leurs maisons et villages, et les combattants et organisations de la résistance armée. (...)

    #Résistance_palestinienne #Colonialisme_de_peuplement

  • N2259806.pdf
    https://documents-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/GEN/N22/598/06/PDF/N2259806.pdf?OpenElement
    à partir de : https://digitallibrary.un.org/record/3990394?ln=fr
    21 septembre 2022

    Rapport de la Rapporteuse spéciale sur la situation
    des droits de l’homme dans les territoires palestiniens
    occupés depuis 1967, Francesca Albanese

    Résumé
    Dans le présent rapport, la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, Francesca Albanese , soulève un certain nombre de préoccupations relatives aux droits humains, notamment s’agissant du droit du peuple palestinien à l’autodétermination dans le contexte – emprunt d’un colonialisme de peuplement – de l’occupation prolongée par Israël.
    (...)

    7. Malgré la gravité de la situation, l’occupation par Israël du territoire palestinien continue d’être abordée principalement, et parfois exclusivement, sous trois grands
    angles :
    a) Un angle humanitaire . Bien que particulièrement graves et résultant d’une occupation violente, les conditions économiques et humanitaires régnant dans la région sont traitées comme un problème (chronique) d’ordre humanitaire qu’il importe de maîtriser, plutôt que comme une question politique devant être réglée conformément au droit international ; dans nombre de cas, les réactions aux violations
    commises par Israël ne visent qu’à « améliorer » certains aspects de la vie sous occupation ;

    b) Un angle politique . La Question de Palestine est souvent présentée comme un « conflit » entre parties pouvant être résolu par des négociations. Selon ce postulat, la fin de l’occupation ne pourra se faire que dans le cadre d’un « accord de paix négocié » ; c’est alors que les urgences humanitaires et économiques se posant dans
    le territoire palestinien occupé seront résolues ;

    c) L’angle du développement économique . Ces dernières années, les partisans d’une solution ont mis l’accent sur une approche privilégiant le développement du territoire palestinien et le soutien artificiel de son économie, dans laquelle aucune solution politique ne serait apportée aux causes profondes du « conflit », notamment les nombreuses violations des droits et libertés des Palestiniens. Selon cette approche,
    le conflit serait résolu grâce à l’avancement des entreprises et aux possibilités entraînées par la croissance et le développement durable, et non en veillant à faire respecter les droits humains fondamentaux.
    (...)

    9. Ces dernières années, plusieurs universitaires et organisations de renom ont conclu que les politiques et pratiques discriminatoires généralisées couramment employées par Israël à l’égard des Palestiniens constituaient un crime d’apartheid au regard du droit international. Bien que la communauté internationale n’ait pas encore pris de mesures en conséquence, l’idée selon laquelle l’occupation israélienne est légalement de l’ordre du crime d’apartheid gagne du terrain. Cette évolution de la pensée pourrait contribuer à renverser la tendance selon laquelle les violations commises par Israël, souvent de façon individuelle et décontextualisée, sont envisagées du point de vue d’organes spécifiques du droit international plutôt que de celui du système même utilisé par Israël pour régner sur les Palestiniens.

    10. Par ailleurs, le concept d’apartheid, lorsqu’on le considère isolément plutôt que dans le cadre plus global de la situation du peuple palestinien dans son ensemble, présente certaines limites :

    a) Premièrement, les rapports réalisés récemment sur l’apartheid israélien mettent principalement l’accent, à quelques exceptions près, sur l’aspect « territorial » de la question, faisant peu de cas de l’expérience des réfugiés palestiniens. Il importe pourtant, pour qualifier ce régime, de tenir compte de l’expérience du peuple palestinien dans son ensemble et de considérer celui-ci comme un tout, en y incluant les personnes déplacées, dénationalisées et dépossédées en 1947-1949 (dont beaucoup vivent dans le territoire palestinien occupé) ;

    b) Deuxièmement, en ne se concentrant que sur l’apartheid israélien, on passe à côté du fait que l’occupation du territoire palestinien, y compris Jérusalem -Est, par Israël est déjà en elle-même illégale. L’illégalité de cette occupation tient au fait qu’il a été prouvé qu’elle n’était pas temporaire, et que celle-ci vise délibérément à nuire aux meilleurs intérêts de la population sous occupation, a entraîné l’annexion du territoire occupé et constitue une violation de la plupart des obligations imposées à la Puissance occupante. Son illégalité découle également de la violation systématique d’au moins trois normes impératives du droit international, à savoir : l’interdiction de l’acquisition de territoires par la force ; l’interdiction de soumettre des peuples à des régimes de subjugation, de domination et d’exploitation étrangères, auxquels appartiennent la discrimination raciale et l’apartheid ; l’obligation qui incombe aux États de respecter le droit des peuples à l’autodétermination. De ce fait, l’occupation israélienne constitue également un emploi injustifié de la force et un acte d’agression. Ces agissements sont clairement interdits par le droit international et contraires aux valeurs, buts et principes inscrits dans la Charte des Nations Unies ;

    c) Troisièmement, le concept d’apartheid ne couvre pas les « causes profondes » de l’ensemble de lois, ordonnances et politiques de discrimination raciale régissant la vie quotidienne dans le territoire palestinien occupé depuis 1967, ni l’animus (intention) d’Israël de s’emparer de terres en subjuguant et en déplaçant les populations autochtones pour les remplacer par ses ressortissants. C ’est là la marque même du colonialisme de peuplement, ces actions constituant en outre un crime de guerre au sens du Statut de Rome.

    11. En d’autres termes, on ne retrouve pas, dans le concept de l’apartheid tel qu’il est actuellement appliqué, de trace de la question – cruciale – de la reconnaissance du droit fondamental du peuple palestinien de déterminer son statut politique, social et économique et de se développer en tant que peuple, libre de toutes occupation, domination et exploitation étrangères. Bien que nécessaire, la fin de l’apartheid israélien dans le territoire palestinien occupé ne résoudra pas automatiquement la question de la domination d’Israël sur les Palestiniens, ni ne rétablira la souveraineté permanente des Palestiniens sur les terres occupées par Israël et les ressources naturelles qui s’y trouvent, et elle ne suffira pas non plus, à elle seule, à répondre aux
    aspirations politiques des Palestiniens. (...)

    #apartheid #colonialisme_de_peuplement

  • L’UE dénonce le risque d’expulsion de Palestiniens d’une zone de Cisjordanie
    AFP – Le 07 juillet 2022
    https://telquel.ma/instant-t/2022/07/07/lue-denonce-le-risque-dexpulsion-de-palestiniens-dune-zone-de-cisjordanie_17

    Si des expulsions massives et des transferts forcés devaient avoir lieu, ce serait le plus grand transfert forcé depuis des décennies”, a déclaré le représentant de l’Union européenne dans des territoires palestiniens, Sven Kuehn von Burgsdorff, en visite à Massafer Yatta.

    En mai, la plus haute juridiction israélienne a donné raison à l’armée en statuant que cette région, où sont implantés 12 villages palestiniens dans le désert de Judée, à l’extrémité sud de la Cisjordanie, constituait un champ de tir. Dans les années 1980, l’armée a déclaré que ces 3000 hectares deviendraient le “champ de tir 918” pour ses soldats, arguant que le secteur n’était pas habité de façon permanente.
    (...)
    Lors de la visite, Von Burgsdorff a accusé les juges israéliens de contrevenir au droit international dans une décision qui, dit-il, “semble ignorer” les responsabilités d’Israël envers les résidents palestiniens en tant que “puissance occupante”. “Des familles ont perdu leur maison, mais cette décision est politique et non juridique” a-t-il dit à l’AFP. “La pression internationale est le seul moyen d’arrêter cela”, a-t-il ajouté. (...)

    #Massafer_Yatta #Colonialisme_de_peuplement #UE

  • Comment les élites palestiniennes n’ont pas su empêcher le vol de terres par Israël
    Joseph Massad | Lundi 27 juin 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion/israel-palestine-occupation-elites-echec-lutte-vol-terres-collaborati

    La classe terrienne palestinienne aurait pu s’organiser pour lutter contre l’accaparement sioniste des terres. Mais à cause de sa négligence et de sa collaboration avec l’occupation, les Palestiniens ordinaires se sont retrouvés seuls à résister (...)

    #Colonialisme_de_peuplement

  • Audio : À Masafer Yatta, la détresse des résidents palestiniens - Grand reportage
    RFI : Par Alice Froussard – Publié le : 06/06/2022
    https://www.rfi.fr/fr/podcasts/grand-reportage/20220606-%C3%A0-masafer-yatta-la-d%C3%A9tresse-des-r%C3%A9sidents-palestiniens

    Dans les collines du sud d’Hébron, en Cisjordanie, une douzaine de petits villages, les habitants voient défiler chaque semaine une ribambelle de diplomates, membres d’ONG, militants, journalistes… Car après deux décennies de procédure, la Haute Cour de justice d’Israël a donné au début du mois de mai 2022 l’autorisation militaire de chasser cette communauté d’un millier de Palestiniens pour faire de ces terres un champ de tir pour l’entraînement de l’armée israélienne.

    Cela ouvre la voie, selon certains, à la plus importante opération de déplacement de Palestiniens en Cisjordanie occupée depuis la guerre des Six-Jours, en 1967.

    « À Masafer Yatta, la détresse des résidents palestiniens », c’est un Grand reportage d’Alice Froussard.

    #Masafer_Yatta #colonialisme_de_peuplement

  • The international community must prevent the forcible transfer of Masafer Yatta communities, approved by Israel’s High court of Justice
    05 mai 2022 | B’Tselem
    http://www.btselem.org/press_release/20220505_international_community_must_prevent_the_forcible_transfer_of_masa
    https://www.btselem.org/sites/default/files/styles/1200x440/public/2022-05/khirbat_al_markaz.jpg?itok=uKhOKYgi.jpg

    After more than 20 years of legal proceedings, Israel’s High Court of Justice ruled yesterday (May 4) that the forcible transfer of hundreds of Palestinians from their homes and the destruction of their communities – for the clear purpose of taking over their lands in the service of Jewish interests – is legal. The justices have thus proved once again that the occupied cannot expect justice from the occupier’s court.

    The decision, weaving baseless legal interpretation with decontextualized facts, makes it clear that there is no crime which the high court justices will not find a way to legitimize. Employing sugarcoated language, hypocrisy, and lies, the justices once again fulfilled their role in Israel’s regime of Jewish supremacy and paved the way for the crime of forcible transfer to be committed, while reversing reality: the ruling cast Palestinian victims as the “unlawful” offenders, while portraying the apartheid regime as the victim.

    The international community must prevent Israel from forcibly transferring the Masafer Yatta communities and make sure, should this crime be committed, that those responsible for it – including government ministers, the military top echelons, and the supreme court justices – will be held accountable.

    #colonialisme_de_peuplement

    • Israeli court paves way for eviction of 1,000 Palestinians from West Bank area | Palestinian territories
      Bethan McKernan in Jerusalem | Thu 5 May 2022| The Guardian
      https://www.theguardian.com/world/2022/may/05/israeli-court-evict-1000-palestinians-west-bank-area
      https://i.guim.co.uk/img/media/7245e63f1d05567cc1b6412e1fa97a9588603088/0_233_5904_3543/master/5904.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

      After a two-decade legal battle, Israel’s high court has ruled that about 1,000 Palestinians can be evicted from an area of the West Bank and the land repurposed for Israeli military use, in one of the single biggest expulsion decisions since the Israeli occupation of the Palestinian territories began in 1967.

      About 3,000 hectares of Masafer Yatta, a rural area of the south Hebron hills under full Israeli control and home to several small Palestinian villages, was designated as a “firing zone” by the Israeli state in the 1980s, to be used for military exercises, in which the presence of civilians is prohibited.

      According to the Geneva conventions pertaining to humanitarian treatment in war, it is illegal to expropriate occupied land for purposes that do not benefit the people living there, or to forcibly transfer the local population. (...)

    • La justice israélienne donne le feu vert pour l’expulsion d’environ 1000 Palestiniens
      RFI - 5 mai 2022 - Avec notre correspondante à Ramallah, Alice Froussard
      https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20220505-la-justice-isra%C3%A9lienne-donne-le-feu-vert-pour-l-expulsion-d-enviro

      Une délégation de l’Union européenne en visite avec l’ONG Breaking the Silence à Masafer Yatta, en octobre 2020. AFP - HAZEM BADER

      À Masafer Yatta, au sud de la Cisjordanie occupée, dans les collines à proximité d’Hébron, une douzaine de villages palestiniens et environ un millier de personnes peuvent être expulsés à tout moment, pour que les terres soient réservées à l’entraînement de l’armée israélienne. La Cour suprême l’a approuvé dans la nuit de mercredi au jeudi 5 mai, après vingt-trois ans de bataille judiciaire entre l’État hébreu et les habitants palestiniens.

      Pour les habitants, des bergers ou des agriculteurs palestiniens pour la plupart, c’est une zone rurale, pauvre, aride, de 3 000 hectares, avec des airs de paysages lunaires. Mais pour l’armée israélienne, cette étendue de terre a un autre nom : la zone de tir 918.

      Souvent, les soldats viennent s’entraîner, parcourent les champs en blindés et leurs hélicoptères volent tout près des maisons. Parfois, certaines d’entre elles sont détruites, au détriment de la communauté locale. La bataille judiciaire a duré vingt-trois ans. Dans la nuit de mercredi à jeudi, la Cour suprême a rendu sa décision, donnant le feu vert à l’expulsion et au transfert forcé d’environ 1 000 Palestiniens. Il s’agit d’une des plus importantes décisions d’expulsions depuis l’occupation israélienne des territoires palestiniens en 1967. (...)

  • Exterminez toutes ces brutes (1/4). La troublante conviction de l’ignorance

    Dans une puissante méditation en images, Raoul Peck montre comment, du génocide des Indiens d’Amérique à la Shoah, l’impérialisme, le colonialisme et le suprémacisme blanc constituent un impensé toujours agissant dans l’histoire de l’Occident.

    « Civilisation, colonisation, extermination » : trois mots qui, selon Raoul Peck, « résument toute l’histoire de l’humanité ». Celui-ci revient sur l’origine coloniale des États-Unis d’Amérique pour montrer comment la notion inventée de race s’est institutionnalisée, puis incarnée dans la volonté nazie d’exterminer les Juifs d’Europe. Le même esprit prédateur et meurtrier a présidé au pillage de ce que l’on nommera un temps « tiers-monde ».

    Déshumanisation
    Avec ce voyage non chronologique dans le temps, raconté par sa propre voix, à laquelle il mêle celles des trois auteurs amis qui l’ont inspiré (l’Américaine Roxanne Dunbar-Ortiz, le Suédois Sven Lindqvist et Michel-Rolph Trouillot, haïtien comme lui), Raoul Peck revisite de manière radicale l’histoire de l’Occident à l’aune du suprémacisme blanc. Tissant avec une grande liberté de bouleversantes archives photo et vidéo avec ses propres images familiales, des extraits de sa filmographie mais aussi des séquences de fiction (incarnées notamment par l’acteur américain Josh Hartnett) ou encore d’animation, il fait apparaître un fil rouge occulté de prédation, de massacre et de racisme dont il analyse la récurrence, l’opposant aux valeurs humanistes et démocratiques dont l’Europe et les États-Unis se réclament. « Exterminez toutes ces brutes », phrase prononcée par un personnage du récit de Joseph Conrad Au cœur des ténèbres, et que Sven Lindqvist a choisie comme titre d’un essai, résume selon Raoul Peck ce qui relie dans un même mouvement historique l’esclavage, le génocide des Indiens d’Amérique, le colonialisme et la Shoah : déshumaniser l’autre pour le déposséder et l’anéantir. De l’Europe à l’Amérique, de l’Asie à l’Afrique, du XVIe siècle aux tribuns xénophobes de notre présent, il déconstruit ainsi la fabrication et les silences d’une histoire écrite par les vainqueurs pour confronter chacun de nous aux impensés de sa propre vision du passé.

    https://www.arte.tv/fr/videos/095727-001-A/exterminez-toutes-ces-brutes-1-4

    #film #documentaire #film_documentaire #peuples_autochtones #récit #contre-récit #récit_historique #histoire #Séminoles #extrême_droite #suprémacisme_blanc #racisme #Grand_Remplacement #invasion #colonialisme #puissance_coloniale #extermination #Tsenacommacah #confédération_Powhatan #Eglise #inquisition #pureté_du_sang #sang #esclavage #génocide #colonialisme_de_peuplement #violence #terre #caoutchouc #pillage

    –-> déjà signalé plusieurs fois sur seenthis (notamment ici : https://seenthis.net/messages/945988), je remets ici avec des mots-clé en plus

  • Israel must deal with settler violence sooner rather than later
    Haaretz Editorial | Nov. 15, 2021 |
    https://www.haaretz.com/opinion/editorial/.premium-israel-must-deal-with-settler-violence-sooner-rather-than-later-1.

    For decades, the pattern of Israeli violence toward Palestinians in the West Bank has been one of “private rampages,” the declared goal of which was to expel Palestinians from their public and private spaces, thereby gradually gaining control of yet another dunam, another spring or another cistern.

    A B’Tselem report calculates how much land was closed off to Palestinians through systematic violence just by residents of five illegal outposts and one settlement in five different parts of the West Bank that were surveyed. It amounted to 28,000 dunams (7,000 acres).

    Long-time settler leader Ze’ev Hever estimates that the approximately 150 outposts and individual farms have succeeded in gaining control of about 200,000 dunams across the West Bank – more than twice the built-up areas of all the settlements combined.

    The sanctity of this mission is evidenced by the fact that attacks on Palestinians justify violating the religious prohibitions of Jewish holidays and Shabbat. They include cutting down and burning olive trees, torching mosques, vandalizing cars, grazing sheep in Palestinian pastures and orchards, stealing harvests, using drones to spy on Palestinians and attacking farmers and shepherds with dogs, stones and even live fire.

    The helplessness of the forces of law and order in the face of this settler violence and the culture of the outposts proves that this is not just a case of bureaucratic failure. If the political and legal establishment wanted to, it could find ways to put an end to this Jewish terror. The reason for this official helplessness is simple. The B’Tselem report explains: The government and the settlers share a common goal of wresting control of as much Palestinian territory in the West Bank as possible and pushing the Palestinians into densely populated, non-contiguous enclaves.

    Israel does this by fictitiously declaring areas live-fire zones or nature reserves; prohibiting Palestinian building, urban development and connections to water and electricity in Area C; destroying buildings and cisterns; and cutting off water supplies.

    Many Palestinian communities continue to live on their land despite the difficult conditions that Israel has imposed on them. Armed attacks by settlers, protected by the army and granted immunity by the legal system, have succeeded where official actions have failed: Often Palestinians can no longer reach their land and even abandon their homes. The settlers are flexing their muscles more than ever.

    Greater determination and a greater sense of urgency are needed both by Israelis and the international community to curb the growing number of expropriations and deportations that the settlers are undertaking in cooperation with the Israeli establishment. The indifference of Israeli civil society is tantamount to consent, and it will pay for it dearly.

    The above article is Haaretz’s lead editorial, as published in the Hebrew and English newspapers in Israel.

    #colonialisme_de_peuplement

  • (699) Israël : les routes de l’annexion
    6 oct. 2021| ARTE Reportage
    https://www.youtube.com/watch?v=guUU-izHqN8

    Voies rapides, tunnels, viaducs, parkings de dissuasion… l’Etat hébreu investit des sommes considérables dans ce territoire occupé. Ces routes sont le moteur de la colonisation. Elles encouragent les Israéliens de l’intérieur à s’installer dans des colonies-dortoirs désormais reliées aux grandes villes par des axes modernes et sécurisés.

    #colonialisme_de_peuplement

  • Sept ans après une décision de justice, une grand-mère palestinienne toujours empêchée d’accéder à sa terre
    Par Shatha Hammad – RAMALLAH, Cisjordanie occupée
    Published date : Mercredi 22 septembre 2021 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/israel-palestine-confiscation-terre-colonie-illegale

    « Je veux retourner sur ma terre avant de mourir ! ». Ce cri de désespoir, Mariam Hassan Hammad, 80 ans, l’a lancé à un groupe de soldats israéliens, armés de pied en cap, qui empêchaient des propriétaires palestiniens d’accéder à leurs terres dans la région de Thahr al-Mazare, au nord-est de Ramallah, en Cisjordanie occupée.

    Les propriétaires palestiniens, dont Mariam, devaient enfin pénétrer sur leurs terres ce samedi, 30 ans après leur confiscation pour construire la colonie illégale d’Ofra.

    La colonie a été étendue en 1996 avec l’avant-poste notoirement célèbre d’Amona, lequel a été évacué après une décision de justice israélienne en 2014.

    Samedi après-midi, les propriétaires se dirigeaient vers leurs champs, apportant avec eux la décision de la cour suprême israélienne leur rendant leur terre en 2020, trois ans après l’évacuation de la colonie d’Amona. Les Palestiniens ont remporté cette longue bataille juridique après avoir réussi à prouver que l’avant-poste avait été construit sur leurs propriétés privées.

    Mariam était anxieuse lors du trajet vers sa ville natale de Silwad, en chemin pour voir les 25 dounams (2,5 hectares) de terre dont elle a hérité de son père. (...)

    #Colonialisme_de_peuplement

  • Enquête sur un crash d’avion en Grèce : une victime devait témoigner au procès de Netanyahu RTBF
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_enquete-sur-un-crash-d-avion-en-grece-une-victime-devait-temoigner-au-pr

    La Grèce a annoncé mardi qu’elle allait enquêter sur l’accident d’un avion privé, la veille au soir près de Samos, dans lequel est mort un Israélien qui devait témoigner au procès de l’ex-Premier ministre Benjamin Netanyahu, selon le bureau du procureur israélien.

     » Un pêcheur local a dit qu’il y avait eu une grosse explosion, suivie d’une plus petite", a déclaré à l’AFP Ioannis Kondylis, chef du bureau national d’investigation sur les catastrophes aériennes et sur la sécurité aérienne.


    "L’épave montrera si c’est le cas", a ajouté M. Kondylis, précisant que les débris de l’appareil reposaient pour l’instant par 33 mètres de fond.

    Un couple israélien est mort lundi soir dans le crash en mer de ce monomoteur Cessna C182, non loin de l’aéroport de l’île grecque de Samos.

    Le ministère israélien des Affaires étrangères a identifié les victimes comme Haim et Esther Giron, un couple de 69 ans de Tel Aviv.

    Haim Giron, ex-directeur adjoint au ministère israélien de la Communication, devait témoigner au procès de Benjamin Netanyahu, a indiqué à l’AFP un porte-parole du bureau du procureur en Israël.

    L’ancien Premier ministre est accusé de corruption, fraude et abus de confiance, et d’avoir accordé des faveurs à des magnats des médias en échange d’une couverture médiatique favorable.
    Il est accusé d’avoir "usé de façon illégitime" du pouvoir gouvernemental pour "demander et obtenir des avantages injustifiés de propriétaires de médias en Israël pour faire avancer ses affaires personnelles", selon la procureure principale citée en avril au procès.
     
    #israël #israel #gaza #bds #netanyahu #colonisation #sionisme #occupation #israfrique #racisme #colonialisme_de_peuplement #assassinat #meurtre

    • Soit Netanyahu a le "cul bordé de nouille... soit il a un super service de barbouzes !

      Enquête sur un crash d’avion en Grèce : une victime devait témoigner au procès de Netanyahu meurt lundi soir, dans l’explosion d’un avion qui ls transportait

  • WAFA: “Members of US Congress demand Treasury examine charities supporting illegal Israeli settlements”
    Aug 4, 2021 – – IMEMC News
    https://imemc.org/article/wafa-members-of-us-congress-demand-treasury-examine-charities-supporting-ille

    WASHINGTON, Tuesday, August 03, 2021 (WAFA) – Seven members of the US Congress wrote the Treasury Secretary Janet Yellen demanding an investigation into US charities supporting illegal Israeli settlements in the occupied Palestinian territories.

    “We write to express our extreme concern that US charities are funding and providing direct support to Israeli organizations that are working to expand and perpetuate Israel’s illegal settlement enterprise in violation of international law, including supporting the dispossession and forced displacement of Palestinians from occupied East Jerusalem neighborhoods. We are concerned that these policies violate US obligations under international law, as well as federal tax law,” wrote Representatives Rashida Tlaib, Alexandria Ocasio-Cortez, Andre Carson, Betty McCollum, Mark Pocan, Ayyana Pressley and Cori Bush.

    “Since Israeli forces occupied the West Bank, including East Jerusalem, and the Gaza Strip in 1967, Israeli authorities have pursued an unlawful settlement enterprise in occupied territory—an aggressive policy of seizing lands either privately owned by, or collectively used by Palestinians, and allocating them for the use and enjoyment of Jewish Israelis. Israeli authorities utilize discriminatory housing, land, and property legal regimes and impermissible military justifications to dispossess Palestinians of their lands, or destroy Palestinian homes, property, and essential civilian infrastructure. Israeli authorities and private Israeli settler organizations in collaboration with Israeli authorities have established some 200 Jewish -only settlements that house over 600,000 Israeli citizens.”

    The US lawmakers added: “The broader settlement enterprise to create and sustain illegal settlements, pursuant to Israel’s policy of settling its civilians in the Occupied Palestinian Territory, is in direct contravention of international humanitarian law. This was reaffirmed by an advisory opinion from the International Court of Justice in 2004 as well as UN Security Council Resolution 2334, adopted on December 23, 2016, which reiterates previous Security Council resolutions calling on Israel to cease all settlement activities in the Occupied Palestinian Territory.

    #colonialisme_de_peuplement

  • Silwan: A silent war for Jerusalem’s soul
    By Latifeh Abdellatif , Huthifa Fayyad for Middle East Eye
    – – IMEMC News
    https://imemc.org/article/silwan-a-silent-war-for-jerusalems-soul

    Since the Israeli occupation of East Jerusalem in 1967, Silwan has been the target of ongoing illegal Israeli settlement activity. Qutaiba Odeh is one of thousands of Palestinians in the ancient town fighting home demolitions and evictions to remain in their homes.

    https://www.youtube.com/watch?v=220SdttKYnY&t=56s


    Transcribed by IMEMC

    Qutaiba Odeh: “We live in a silent war. It’s a war you don’t hear or see, but as Palestinians in Jerusalem, we live it around the clock. There is not a house in Silwan today that does not have a story or a hardship. Either they have someone in prison, someone wounded or martyred, a child or a young man detained, a house threatened with demolition by the [Israeli] municipality or facing eviction by [Israeli] settlers.

    My name is Qutaiba Odeh, a resident of Silwan town. My dream is that our generation does not live the same Nakba our forefathers lived. I am a from a Palestinian family in Jerusalem living in Silwan. We are a family of 21 members living in three neighborhoods. In Silwan, we have three houses, two of them threatened with demolition and the other one threatened with eviction.

    If we speak about Jerusalem, we speak about Silwan. Yabous (Jebusites), the first Canaanite tribe, started in Silwan. The origin of human settlement in Jerusalem started in Silwan. Silwan is the southern safeguard of the Old City and al-Aqsa Mosque. Palestinians here live in approximately 12 neighborhoods, 6 of these neighborhoods are threatened with forced displacement and ethnic cleansing. We are here today in al-Bustan neighborhood. The [Israeli] occupation municipality decided in 2004 to demolish this neighborhood and turn it into a biblical park.

    They want to settle in Arab towns and neighborhoods in Jerusalem among the Palestinian population in East Jerusalem. they want to abolish the idea of Jerusalem being the capital of Palestine through these settlement projects here and there, so that in the future they’ll be the majority and we the minority. Settler organizations like Ateret Cohanim, Elad and the Jewish National Fund are very active here and have a lot of influence. They are the other face of the right-wing occupation government.” (...)

    #Silwan #colonialisme_de_peuplement #Jerusalem

  • New Israeli government’s land seizure - where’s the EU ?
    By Sarit Michaeli - Jerusalem, 16. Jul,
    https://euobserver.com/opinion/152448

    (...) The EU, through the West Bank Protection Consortium, funded solar electricity systems, and mobile toilets, among other forms of assistance, to allow Humsah residents to build resilience against this hostile environment.

    European diplomats protested Israel’s conduct also vis-à-vis the Israeli ministry of foreign affairs, logging a diplomatic demarche in February 2021, which also included the ubiquitous request that Israel return any European donor-funded material that had been confiscated.

    That same month, European position was delivered to the UN Security Council, when six current and former members demanded that Israel halt its continuous demolitions of the village.

    The flurry of diplomatic activity clearly failed to impress the Israeli occupation authorities.

    Last Wednesday (7 July), soldiers and civil administration staff arrived at the community, declared the area a closed military zone and denied journalists, human rights activists and diplomats access.

    The forces dismantled and confiscated residential and agricultural structures, belonging to nine families with a total of 61 members, including 34 minors. The forces also destroyed water tanks, fencing and farming equipment.

    The residents’ belongings were loaded onto trucks that transported them to the ’Ein Shibli community, which lies west of Khirbet Humsah, on the edge of Area C, which Israel has earmarked for their permanent forcible transfer - a war crime. (...)

    #colonialisme_de_peuplement #IsraelUE

    • L’UE prête à un « nouveau départ » avec Israël mais attend des gages (Borrell)
      12 juillet 2021 Par Agence France-Presse
      https://www.mediapart.fr/journal/fil-dactualites/120721/l-ue-prete-un-nouveau-depart-avec-israel-mais-attend-des-gages-borrell

      L’UE est prête à un « nouveau départ » avec Israël, mais attend du nouveau gouvernement des gages de sa volonté de trouver une solution avec les Palestiniens, a annoncé lundi le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, après une réunion avec le ministre des Affaires étrangères Yaïr Lapid.
      « Nous attendons qu’Israël offre une perspective politique pour trouver une solution avec les Palestiniens. L’UE est prête à les aider à relancer le processus de paix, mais nous savons que ce n’est pas pour demain », a déclaré Josep Borrell, au cours d’une conférence de presse, après une réunion avec les ministres des Affaires étrangères de l’UE et un déjeuner de travail avec leur homologue israélien.
      « Nous sommes prêts à reprendre les relations bilatérales, mais il existe encore de sérieuses divergences entre les membres de l’UE pour relancer le conseil d’association avec Israël qui ne s’est pas réuni depuis 2008 », a-t-il souligné.
      « Beaucoup sont pour, mais d’autres pas. Or pour relancer le conseil d’association, il faut que les 27 trouvent un consensus. Et il faut que le nouveau gouvernement israélien démontre que les choses ont changé depuis 2008, notamment sur la politique de colonisation », a-t-il précisé. « Israël doit apporter sa pierre à l’édifice », a-t-il conclu. « M. Lapid s’est prononcé publiquement pour la solution de deux Etats, mais nous attendons un engagement crédible », a-t-il expliqué.
      « La Belgique, comme l’UE, demande la fin de l’occupation et de la politique de colonisation, y compris à Jérusalem-Est », a déclaré la ministre belge des Affaires étrangères, Sophie Wilmès, dans un communiqué. « La démolition et la confiscation de propriétés dans la communauté palestinienne de Humsa - Al Bqai’a la semaine dernière sont extrêmement préoccupantes », a-t-elle souligné. (...)

  • In just a month, illegal settler outpost sprouts up on Palestinian lands
    Amira Hass | Jun. 7, 2021 | 11:01 PM - Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-in-just-a-month-illegal-settler-outpost-sprouts-up-on-palestinian-

    The aim of settlers at Evyatar, which already boasts some 40 buildings, is to prevent any contiguity between the three villages on whose lands they are currently building. Civil Administration inspectors can’t keep up with the pace of construction in the West Bank

    In the past month, in the heart of a Palestinian rural area south of Nablus in the West Bank, a new/old outpost called Evyatar is being constructed and expanded. Although only a short period of time has passed, there are already around 40 structures on the site. The massive construction is being carried out overtly, at the initiative of the Nahala settlement movement, which is providing financing and logistical assistance, and with the backing of the Samaria Regional Council. However, this past Sunday, two days after this article was first published in Hebrew, a military order was issued that is supposed to prevent entry to the site and to enable its demolition. The settlers vow to defy the order.

    After a few unsuccessful efforts, the outpost is now being built on land belonging to the villages of Beita, Qabalan and Yatma, in close proximity to their orchards and stone terraces, on a hill that was the site of an army base in the 1980s. Last month, during protests by villagers against the outpost, live fire by the Israeli army killed two young men from the village of Beita and wounded some 25 others. On Sunday the army blocked the main entrance to that village.

    The general secretary of Nahala, Daniella Weiss – whom Haaretz was referred to by the outpost settlers, as their spokeswoman – said last Thursday that the outpost covers several dozen dunams as of now, but has the potential to expand to 600 dunams (about 150 acres). As of Sunday 46 families were already living there. Weiss said another 75 are hoping to join them soon.

    Evyatar is located about 1.6 kilometers east of the Za’atara (Tapuah) Junction and according to the settlers’ Facebook page it “prevents the creation of a connection between the villages of Qabalan, Yatma and Beita” – but on the other hand, creates contiguity between the settlements of Tapuah, west of the Za’atara Junction, and Migdalim, about nine kilometers southeast of the junction.

    The Civil Administration told Haaretz that the structures in Evyatar were erected “illegally, without the necessary permits.” In other words, without a decision by that body’s Supreme Planning Council and without a proper master plan – which means that the public did not have a chance to submit its objections. The administration also said that “enforcement will be carried out at the site in accordance with authorizations and regulations, and subject to operative considerations.”

    Haaretz has learned that this kind of reply is given when military and/or political leaders intervene in order to prevent evacuation of a settlement, as evidenced by the many illegal and unauthorized agricultural outposts dotting the northern Jordan Valley: They have continued to expand in the past three or four years despite demolition orders against them.

    Daniella Weiss confirmed that demolition orders for the Evyatar outpost were indeed issued, but “not for all the structures, because every day new ones are being built.” In other words, Civil Administration inspectors can’t keep up with the pace.

    A resident of Kiryat Arba who moved to Evyatar told Haaretz last Tuesday: “The Israelites left Egypt in haste, and Evyatar was built in haste.” And in fact, the residents of Qabalan and Beita report hearing heavy machinery operating day and night.

    The Civil Administration did not reply to Haaretz’s question about the legal status of the land.

    Weiss claims that the property on which the outpost is being erected is in the process of being declared state land, within the area of jurisdiction of the Samaria Regional Council. When the military base was originally built on this site, an order was issued that green-lighted temporary seizure of the (privately owned) land for military purposes.

    Villagers recall their parents and grandparents cultivating the local fields, and explain that since the evacuation of the military base in the 1990s, they were prohibited from building there because the site is in Israeli-controlled Area C, where Palestinians are not allowed to build – even on their own private land.

    The outpost is named after Evyatar Borovsky, a resident of the settlement of Yitzhar who was murdered by a Palestinian in May 2013. Following his murder there were three attempts to build an outpost at the site – in 2013, 2016 and 2018 – but the mobile homes and other structures erected there were evacuated very quickly. This time – just hours after the shooting attack against three students of the yeshiva in the settlement of Itamar, on May 2 – settlers began to set up awnings, mobile homes and tents, all at once. After reports of the death of Yehuda Guetta, one of the students, it was decided to name the study hall after him.

    ‘No hut on a rocky hill’

    When Haaretz asked why the authorities did not immediately evacuate the structures springing up this time, Weiss said that it’s due to a combination of the settlers’ daring and a deliberate decision to operate differently.

    “If you take a risk and demonstrate daring, you increase the chances [of succeeding],” she said, adding that the Nahala movement and the settlers decided that they did not want "a hut on a rocky hill, but a mass, with concrete blocks immediately, with heavy equipment immediately – in a big way.”

    Weiss added that right after the May 2 attack, military forces were preoccupied with the search for the shooter, which is how the opportunity was created at Evyatar.

    “It’s not that someone gave us freedom of movement,” she says, “but a situation arose, and families started to arrive. And then the war [between Israel and Hamas, in the Gaza Strip] broke out.” In other words, another factor that kept the army busy.

    Weiss was not aware of the report in the daily Maariv on January 11 to the effect that Prime Minister Benjamin Netanyahu issued a directive asking that the Supreme Planning Council approve the construction of 400 additional residential units in Beit El, Evyatar, Shavei Shomron and other settlements.

    Some of the structures brought into Evyatar are mobile homes that have seen better days; other buildings have been assembled on site from prefab components (such as walls, windows, closets and so on), and there are several concrete structures as well. Last week the settlers started paving the internal streets with asphalt. Last Tuesday the parking lot was still unpaved; by Thursday it was covered with asphalt.

    Piles of plywood were lying on the ground – awaiting assembly. In addition to the study hall, and a small grocery which is supposed to become a supermarket, there is already a nursery school with a small playground and a swath of artificial grass.

    Last Tuesday many children could be seen, as well as about 10 women and some 20 to 30 young men, most of them armed with rifles or pistols, “but not all of them,” says Weiss. “If only there were more armed men.”

    There is no fence around the outpost, an approach that she says is in keeping with her decades-old philosophy, implemented in her own settlement, Kedumim – to the effect that fencing is a sign of fear and weakness. Nor were any soldiers seen at the outpost on Tuesday. Weiss says that they were in Beita. According to a post on the website Hakol Hayehudi, the “Israeli canine unit” – a private organization based in the settlement of Tapuah – sent guard dogs and their handlers to Evyatar, along with technological means of protection.

    Some 90 percent of the work going on at the outpost is being done on a voluntary basis, Weiss says; low wages are being paid to those hired to work. Nahala is responsible for bringing in the heavy machinery (shovels, a cement mixer, and so on). During the first days at the site, residents of the surrounding Palestinian villages noticed that uniformed troops were helping with the construction. Weiss says they were apparently soldiers “who saw and became enthusiastic about building the land – soldiers who are often bored and are happy when there’s action. But there’s no need, because there are loads of young people who are working here.”

    A crowdsourcing campaign directed by Zvi Sukkot, an associate of the head of the Samaria Regional Council, a member of the hard-right Otzma Yehudit party and a spokesman for the settlement of Yitzhar – has brought in donations totaling about 1,200,000 shekels (about $370,000). The settling “cell” registered for Evyatar is one of seven organized by Nahala. Weiss adds that a number of families with eight or nine children have moved to the outpost (they have been allocated concrete structures, which are larger than the mobile homes). Two of the families in the cell are from Petah Tikva and the rest from West Bank settlements.

    Many people supporting the effort at Evyatar have made pilgrimages to the site, including the rabbi of Safed Shmuel Eliyahu; Rabbi Elyakim Levanon of the Samaria Regional Council, Rabbi Shimon Rosenzweig of Tapuah; MKs Miki Zohar (Likud) and Amichai Shikli (Yamina); and members of the Bnei Akiva youth movement. Last Shabbat residents hosted hundreds of supporters.

    MK Mossi Raz (Meretz) turned to Defense Minister Benny Gantz on May 3, the day the establishment of the outpost was declared, and demanded its immediate evacuation in order to prevent an escalation of tensions. He traveled to the village of Beita “in order to ask permission from the legal landowners to go up [to the outpost] in order to see what was happening on their land, and to console them in their mourning.” Raz told Haaretz that his letter to Gantz, which warned about the crime being perpetrated by the settlers “was totally ignored and has not been answered to this day. Settlements are a war crime that must not be ignored.”

    #colonialisme_de_peuplement

  • Shrinking Palestinian Civic Space: IOF Raid and Close UHWC in al-Bireh
    Date: 09 June 2021 – Palestinian Centre for Human Rights
    https://www.pchrgaza.org/en/shrinking-palestinian-civic-space-iof-raid-and-close-uhwc-in-al-bireh

    On Wednesday, 09 June 2021, Israeli Occupation Forces (IOF) raided and ransacked the Headquarter of the of the Union of Health Work Committees (UHWC) in Sateh Marhaba neighborhood al-Bireh. They confiscated some its contents and then closed it. The Palestinian Centre for Human Rights (PCHR) strongly condemns IOF’s closure of a healthcare organization, stressing it is part of IOF’s systematic policy to polish off the Palestinian civil society and undermine its role in supporting the Palestinian resilience under the occupation.

    According to PCHR’s follow-up, at approximately 05:00, IOF backed by military vehicles moved into al-Bireh and stationed in Sateh Marhaba neighborhood. IOF raided UHWC’s headquarter (2 floors in al-Sartawi building). They removed the outside doors and raided and ransacked the headquarter. They confiscated the hard disks from the computers and removed the cupboard doors to confiscate the files. IOF then closed the main door of the UHWC’s office with metal bars and fixed an order issued by the “Israel Defense Forces Commander in Judea and Samaria” to close immediately the office for 6 months. The order also warned the employees from entering their offices otherwise they will be arrested or prosecuted for disobeying the military orders.

    Shatha ‘Odeh, UHWC’s Director, commented on the order to close the office and said, “this military order will negatively affect the organization’s work and continuity to provide healthcare services to citizens as the closure of the headquarter will hinder work in the branch offices in terms of administrative and financial matters. Moreover, the closure will restrict our relation with the donors when they know that the headquarter is closed in addition to shaking the confidence of medicine and medical devices’ suppliers in the organization.”

    Previously on 08 March 2021, IOF raided and ransacked the same headquarter in addition to confiscating the computers. At the same time, they arrested one of the organization’s employees from his house in Ramallah. At the time, PCHR condemned this incident and called upon the international community to take action in order to protect the Palestinian civil society.

    It should be noted that UHWC is a well-respected Palestinian non-governmental organization that was founded in 1985. UHWC is active in the field of health and community development in the Palestinian territory from a human rights perspective; it has branches in most Palestinian cities in the West Bank and Gaza Strip. (...)

    #Colonialisme_de_peuplement

  • Life Under Occupation: The Misery at the Heart of the Israel-Gaza Conflict
    By David M. Halbfinger and Adam Rasgon
    May 22, 2021 - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2021/05/22/us/israel-gaza-conflict.html

    An eviction in East Jerusalem lies at the center of a conflict that led to war between Israel and Hamas. But for millions of Palestinians, the routine indignities of occupation are part of daily life.

    JERUSALEM — Muhammad Sandouka built his home in the shadow of the Temple Mount before his second son, now 15, was born.

    They demolished it together, after Israeli authorities decided that razing it would improve views of the Old City for tourists.

    Mr. Sandouka, 42, a countertop installer, had been at work when an inspector confronted his wife with two options: Tear the house down, or the government would not only level it but also bill the Sandoukas $10,000 for its expenses.

    Such is life for Palestinians living under Israel’s occupation: always dreading the knock at the front door.

    The looming removal of six Palestinian families from their homes in East Jerusalem set off a round of protests that helped ignite the latest war between Israel and Gaza. But to the roughly three million Palestinians living in the West Bank and East Jerusalem, which Israel captured in the 1967 war and has controlled through decades of failed peace talks, the story was exceptional only because it attracted an international spotlight.

    For the most part, they endure the frights and indignities of the Israeli occupation in obscurity.

    Even in supposedly quiet periods, when the world is not paying attention, Palestinians from all walks of life routinely experience exasperating impossibilities and petty humiliations, bureaucratic controls that force agonizing choices, and the fragility and cruelty of life under military rule, now in its second half-century. (...)

    #Jerusalem #colonialisme_de_peuplement

  • Israeli Soldiers Injure Four Palestinians In Sheikh Jarrah
    May 22, 2021 – – IMEMC News
    https://imemc.org/article/israeli-soldiers-injure-four-palestinians-in-sheikh-jarrah

    Israeli soldiers attacked, on Saturday evening, dozens of nonviolent protesters during a procession at the entrance of the Sheikh Jarrah neighborhood, in the occupied Palestinian capital Jerusalem, demanding an end to the assaults by the Israeli colonialist settlers and the siege; at least four were injured.

    The protesters marched while chanting against the ongoing siege on Sheikh Jarrah for the 14th consecutive day.

    The protest was attended by dozens of Palestinians, and many international peace activists, who also condemned the seriously escalating assaults and violations by the soldiers and the colonists targeting the Palestinians, their homes, and property.

    The soldiers and police officers attacked the protesters with gas bombs and concussion grenades, wounding four before Palestinian medics rushed them to hospitals.

    It is worth mentioning that dozens of additional soldiers and police officers have been deployed at the entrances of the neighborhood, preventing the Palestinians from entering or leaving it, while allowing groups of fanatic Israeli colonists to continue to provocative marches, and assaults.

    28 Palestinian families are living in Sheikh Jarrah; they moved there when they were forced out of their homes and lands during the Nakba of 1948, when Israel was established in the historic land of Palestine, after ethnically cleansing hundreds of towns and villages. (...)

    #Sheikh_Jarrah #colonialisme_de_peuplement

  • Two Jerusalem Families Forced To Demolish Their Buildings
    Mar 15, 2021 – – IMEMC News
    https://imemc.org/article/palestinian-family-forced-to-demolish-own-home-in-east-jerusalem

    Two Palestinian families from occupied Jerusalem were forced to demolish their own buildings, late on Sunday at night, to avoid paying excessively high fines and fees after the City Council issued the demolition orders, allegedly for being built without permits.

    The Wadi Hilweh Information Center in Silwan (Silwanic) said the two families, Hijazi and Abu Hussein, were forced to demolish two buildings; one was commercial and the second was residential, after the city threatened not only to impose excessively high fines and fees, but also to bill them for the destruction costs if it carries it out using its workers and equipment.

    The two buildings are in Jabal al-Mokabber and Silwan towns, in Jerusalem.

    Silwanic stated that Ahmad Hijazi built his home in the year 2014, and has been living in it along with his family since then, and added that the City Council imposed a 25.000 Shekels fine but continued to reject his permit applications despite various appeals with the District and the Central Courts.

    It also said that resident Mohammad Abu Hussein had to demolish his restaurant, which was built twenty years ago on his own land, but the City Council decided to destroy it three years ago, in addition to imposing fines and fees.

    The Palestinian managed to delay the demolition for several years, but a final ruling was issued forcing him to demolish his building or face the high fines and fees in addition to the demolition costs if the city uses its workers and equipment.

    #colonialisme_de_peuplement

  • Israeli Soldiers Cut And Uproot Thousands Of Trees In Jordan Valley
    Jan 27, 2021 – – IMEMC News
    https://imemc.org/article/israeli-soldiers-cut-and-uproot-thousands-of-trees-in-jordan-valley

    Israeli soldiers invaded, Wednesday, large areas of Palestinian lands, in the West Bank’s Northern Plains of the Jordan Valley in the occupied West Bank, before cutting and uprooting more than 10.000 trees.

    Mo’taz Bisharat, the Palestinian Authority official who monitors Israel’s illegal colonialist activities in the Northern Plains, said the soldiers “committed a massacre against 10.000 evergreen trees, and more than 300 olive trees.

    Bisharat added that the trees were planted 8 to 10 ago on about 400 Dunams (98.84 Acres) of Palestinian lands, in Einoun forest, as part of a project to plant trees funded by Brazil.

    The Israeli attack took place in the morning hours, Wednesday, under the pretext that the trees are in a “military training zone.”

    The soldiers isolated the entire area before preventing the Palestinian citizens from reaching them.

    #colonialisme_de_peuplement