• Communiqué du LKP sur le Coronavirus en Guadeloupe

    Assassins – Criminels !
    LKP, Lapwent, 17 Maws 2020
    https://fondation-frantzfanon.com/communique-du-lkp-sur-le-coronavirus-en-guadeloupe-assassins-

    Mi figi a yo !!! Depuis ce mardi midi, l’Etat colonial a mis en œuvre des restrictions des libertés fondamentales et cela afin de combattre le COVID-19, dit-il !

    UN GOUVERNEMENT ASSASSIN, UNE CLASSE POLITIQUE GWADLOUP KRIMINÉL !

    YO té o kouran !! Les autorités n’ont aucunement pris les dispositions adéquates au moment nécessaire alors qu’elles connaissaient la gravité de la situation tenant compte des expériences de la Chine, de l’Iran ou de l’Italie et des alertes de leur propre ministre de la santé. Ainsi, aucun dépistage systématique à l’entrée du territoire guadeloupéen ni pour les voyageurs ni pour les croisiéristes, ni au port ni à l’aéroport. Pire encore, des élections municipales coloniales provoquant le déplacement de 145 649 électeurs Guadeloupéens dans 32 communes (plus de 30 millions d’électeurs en France dans 35 000 communes) ont été maintenues, alors même que les rassemblements de plus de 100 personnes étaient déjà interdits. Et que dire des scènes de liesse, prévisibles, à l’annonce des résultats. Et dès la fin du scrutin, l’annonce est faite du report du 2eme tour des élections. Puis le lundi, déclaration solennelle de Macron qui restreint les libertés fondamentales mettant en avant l’indiscipline et l’inconscience des citoyens. OH LA BELLE BLAGUE !

    UNE MANIPULATION DE MASSE SAVAMMENT ORCHESTREE !!

    L’objectif principal du gouvernement, c’est le contrôle des masses et l’asservissement des peuples. Mais aussi asservir les syndicats car les mesures prises concernant les entreprises sont coercitives pour les salariés (dérogation au travail de nuit, remise en cause des salaires, modification du contrat de travail, remise en cause du droit à congé, …), alors que la question de leur sécurité n’est pas sérieusement prise en compte. Aucune concertation n’est prévue avec les centrales syndicales. Et pour mieux se soustraire à leur pleine et entière responsabilité, aussi bien Macron que Gustin et Denux, veulent rendre les citoyens Français ou Guadeloupéens responsables de la propagation du virus faisant appel à notre sens individuel et collectif des responsabilités. Alors qu’ils sont les premiers irresponsables pour n’avoir pas pris les mesures adéquates, préférant leurs élections tout en se cachant derrière un pseudo comité scientifique. AY CHYÉ !!! Quant à la classe politique de Guadeloupe !! AY CHYÉ MENM !!!

    ILS AIMENT L’ARGENT MAIS PAS LES GENS !!

    C’est un acte criminel perpétré par un pouvoir désireux de contrôler les masses, d’éradiquer toutes contestations et non de protéger les citoyens. Mais aussi, une classe politique qui, en Guadeloupe, est irresponsable, lâche, inconsciente, et qui pendant plusieurs semaines a préféré l’argent, le bling bling, le prestige de la campagne électorale alors que des dizaines de Guadeloupéens étaient contaminés par le COVID-19.

    Ils ont accompli un acte inqualifiable ! HONTE A EUX !

    ÈS LOPITAL GWADLOUP PARÉ ?

    Il y à peine 1 an, les salariés du CHU de Pointe à Pitre-Abymes ont crié leur colère devant l’incurie et la bêtise des responsables de l’ARS, de la direction de l’hôpital. Il a fallu des mois de grève et la mobilisation de milliers de Guadeloupéens pour que le gouvernement français daigne jeter un coup d’œil sur la situation sanitaire de la Guadeloupe préfigurant une catastrophe prévisible. Qu’ont fait les divers responsables pour restaurer cet outil indispensable ? AYEN !!!
    Aujourd’hui, le COVID-19 est là ! Sa grav o séryé ! Car une personne contaminée peut lui- même transmettre la maladie, voire la mort, à ses proches, même sans le savoir. La plus grande attention et une stricte discipline doivent être la règle surtout vis-à-vis des personnes les plus fragiles.

    AN NOU GADÉ PLI LWEN !!!TRAVAYÈ é PÈP GWADLOUP : TAN A MITAN FINI ! SÉ GOUMÉ POU NOU GOUMÉ !

    Les discours des Macron, Philippe, Gustin, … occultent l’essentiel du problème, à savoir, qu’il s’agit d’une catastrophe sanitaire liée à la rapacité capitaliste, au mépris de notre environnement naturel, au mépris des valeurs sociales accumulées depuis des millénaires par tous les peuples de la Terre. Ainsi, le modèle occidental a écarté l’être humain de la mère nature, au nom de la sacrosainte « civilisation occidentale », faisant de nous, des êtres aseptisés, démouné dè nou menm.

    TRAVAYÈ é PÉP GWADLOUP ! Nous devons profiter de cette crise pour nous questionner sur notre mode de vie, notre mode de consommation, sur notre droit à la vie, si nou menm et particulièrement sur notre souveraineté alimentaire et nos libertés fondamentales.

    La santé de notre Peuple est le dernier des soucis du pouvoir colonial. Après avoir contaminé nos sols et nos corps au chlordécone, après avoir repoussé avec dédain, les doléances des travailleurs de la santé, aujourd’hui l’Etat nous impose des dispositions liberticides pou sové nou apré i pwazonné nou ankò onfwa.

    SA NOU NI A FÈ !

    Travay tè, Planté, fè jaden,
    Lévé bonnè, fè spò,
    Manjé é bwè sa ki tannou,
    Kontinyé itilizé rimèd razyé an nou,
    Arété manjé pat é diri toultan,
    Arété kwè nou pòk é YO konnèt plis ki NOU,
    Arété di NOU pa bon,
    Jété zyé si sa ki an féblès,
    Piplis lanmou, fraternité é Solidarité onfwa onfwa.
    Tousa ké rann nou pli GAYA pou nou pli fò.

    GWADLOUPÉYEN… TOUT VIRIS MOVÉ ! KI SÈ KOVID-19 OBEN KOLONYALIS ! ANNOU PRAN NOU AN MEN !!!

    #Guadeloupe #coronavirus #LKP #colonisation #solidarité (manque de)

  • Nantes : un exercice sur les « bienfaits » de la colonisation en CM2 crée le malaise (La 1ère)
    https://la1ere.francetvinfo.fr/nantes-exercice-bienfaits-colonisation-cm2-cree-malaise-685726.h

    « Le colonialisme, une œuvre civilisatrice » selon l’intitulé d’un exercice distribué à des élèves de CM2 à Nantes. Le sujet a choqué de nombreuses personnes, à commencer par le Conseil représentatif des associations noires (CRAN), qui a révélé l’histoire.

    #éducation #école #colonisation

  • « Trump acte la discontinuité du territoire palestinien » - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2020/03/05/trump-acte-la-discontinuite-du-territoire-palestinien_1780723

    Le géographe palestinien, #Khalil_Tafajki, suit depuis plusieurs dizaines d’années le morcellement de la carte des Territoires palestiniens. Le plan Trump annoncé fin janvier ne fait qu’accentuer leur encerclement par Israël.

    #israël #Palestine #colonisation #dépossession #démolition

  • Mirages de la carte

    Lorsque les troupes françaises débarquèrent à Alger en 1830, le territoire qui s’étendait devant eux leur était à peu près inconnu. Quelques récits de voyageurs, les traités des géographes antiques : le bagage était mince. La #conquête allait commencer, mais aucun Français ne savait ce qu’était l’Algérie. Quelles étaient ses limites, à l’est et à l’ouest, en direction de la Tunisie et du Maroc ? Fallait-il se contenter d’occuper une bande de terre côtière ou pénétrer en direction du mystérieux Sahara ? Comment établir des frontières, dans les confins traversés par des populations nomades ? Et, dans l’immédiat, sur quelles cartes s’appuyer pour assurer le contrôle du territoire, identifier les populations locales et nommer les régions occupées ?
    Mirages de la carte renouvelle en profondeur l’histoire de la conquête de l’Algérie, en suivant au plus près les travaux des géographes et des cartographes chargés d’arpenter ce territoire et d’en tracer les contours dans le sillage de l’#armée. Hélène Blais montre que la #géographie_coloniale sert à prendre #possession d’un territoire, aussi bien militairement que symboliquement, mais qu’elle ne se réduit pas à imposer une #domination. En nous conviant à l’#invention de l’#Algérie_coloniale, à la croisée des pratiques savantes et des ambitions impériales, ce livre original et novateur démontre brillamment comment l’#histoire_des_savoirs peut renouveler celle des #empires_coloniaux.


    https://www.fayard.fr/histoire/mirages-de-la-carte-9782213677620

    #livre #histoire #cartographie #France #Algérie #colonisation

    ping @reka @albertocampiphoto @karine4

    • Voyages au Grand Océan. Géographies du #Pacifique et colonisation, 1815-1845

      Pour avoir été dédiés à la #découverte et à la #science, les #grands_voyages de découverte autour du monde du XVIIIe siècle ont acquis un immense prestige. Au lendemain des guerres napoléoniennes, la #Marine_française tente de renouer avec cette tradition. De grands marins comme #Freycinet, #Dumont_d'Urville ou #Dupetit-Thouars partent alors sur les traces de Bougainville et de Lapérouse. Le monde a cependant changé. De 1815 à 1845, les ambitions coloniales renaissent. L’#océan_Pacifique, qui reste un réservoir de mythes et de rêves pour les Européens, devient simultanément un terrain de #convoitise. Il faut répondre à la fois aux normes modernes de précision et aux impératifs géostratégiques qui se modèlent dans cette partie du monde. En 1842, la mainmise française sur les archipels des #Marquises et de #Tahiti donne aux reconnaissances géographiques une orientation coloniale soudain explicite.
      C’est l’histoire encore méconnue de ces #voyages_océaniens, où les visées impérialistes se mêlent aux objectifs scientifiques, qui est ici racontée. Quels étaient les objectifs politiques et les visées scientifiques de ces #explorations ? Que faisaient au juste les voyageurs sur le terrain ? Quel nouveaux savoirs géographiques ont-ils élaboré ? Quel usage a-t-on fait des informations rapportées ?
      Hélène Blais montre comment la curiosité géographique et les ambitions coloniales s’articulent de façon inattendue et parfois ambiguë. Les marins comblent les blancs de la carte, donnant ainsi naissance à des géographies du Pacifique qui se distinguent pas leurs usages et leur réception. Mais au-delà, ces voyages au Grand Océan font apparaître, à travers le choix des échelles et les découpages internes, les différents facteurs qui président à l’invention d’un territoire dans un contexte d’#expansion_coloniale.


      http://cths.fr/ed/edition.php?id=601
      #océans #mers #mer #océan

  • Faut-il boycotter Amazon ?
    Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes, le 27 février 2020
    http://www.laboursolidarity.org/Faut-il-boycotter-Amazon

    Ce mois-ci, la tant attendue base de données des sociétés complices de l’entreprise israélienne de colonisation illégale a été publiée par le Bureau du Haut Commissaire aux Droits Humains de l’ONU. Toutes ces sociétés doivent rendre des comptes, mais le Comité National BDS palestinien (BNC) fait remarquer que de nombreuses autres sociétés devraient être incluses dans cette liste, telles que G4S, Hewlett Packard, Caterpillar, Volvo, Heidelberg Cement et Cemex (1).

    Si l’on s’en réfère aux derniers événements, Amazon, société américaine de e-commerce, devrait également figurer sur cette liste et rendre des comptes. On peut même se demander si Amazon ne devrait pas être une nouvelle cible de la campagne internationale de BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions).

    Amazon collabore depuis longtemps avec Israel Aerospace Industries, société détenue par l’État israélien, qui fabrique des avions et des armes pour l’armée israélienne, ainsi que pour l’armée du Myanmar. Amazon collabore aussi depuis longtemps avec Bank Hapoalim et Bank Leumi, deux banques israéliennes qui figurent sur la « liste de la honte » de l’ONU susmentionnée. Amazon collabore également avec Palantir, entreprise privée américaine qui participe à la déportation de migrants aux États-Unis et au profilage racial des Palestiniens par le gouvernement israélien.

    Enfin et surtout, Amazon offre la livraison gratuite de marchandises dans les colonies illégales israéliennes en Cisjordanie occupée, alors qu’elle fait payer les clients de Cisjordanie qui définissent leur pays comme « Territoires Palestiniens ». En plus de cette discrimination raciale évidente selon le droit international, Amazon ne devrait même pas être autorisée à vendre des marchandises dans des colonies illégales. Ceci équivaut à de la complicité avec un crime de guerre et, puisque aucun organisme international n’est prêt à tenir Israël pour responsable de ses crimes, il est temps pour la société civile de cesser de passer des contrats, de se fournir ou d’investir dans n’importe laquelle de ces sociétés qui sont complices de la politique de l’État d’Israël.

    À la longue liste de crimes qu’on soupçonne chez Amazon, dont la dureté des conditions de travail ou les activités anti-syndicales, on peut maintenant ajouter la complicité avec l’Apartheid israélien. En tant que syndicats du Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes, nous demandons à nouveau qu’Amazon se soumette au droit international et se désinvestisse d’Israël et des sociétés israéliennes.

    En tant que syndicats du Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes, nous sommes solidaires de nos collègues palestiniens du Syndicat Palestinien des Travailleurs du Service Postal (PPSWU) qui ont écrit au PDG d’Amazon Jeff Bezos (2), et avec tous les Palestiniens qui subissent l’occupation militaire israélienne, le blocus, la discrimination ou que l‘on empêche de retourner chez eux. Nous sommes solidaires de toute future action que la société civile palestinienne choisirait de mener, y compris la possibilité d’un large appel à un boycott international de cette honteuse société.

    (1) https://www.bdsfrance.org/publication-dune-base-de-donnees-longtemps-attendue-des-nations-unies-sur

    (2) https://www.facebook.com/Amazon/posts/10157580273548124

    En anglais :
    https://seenthis.net/messages/827573

    En espagnol :
    http://www.laboursolidarity.org/Este-mes-la-Oficina-del-Alto

    Le fichier pdf :
    http://www.laboursolidarity.org/IMG/pdf/2020_-_2_-_25_-_should_amazon_be_boycotted_-_engl_-_cast_-fr-3.pdf

    #USA #Amazon

    #ListeONU

    #Palestine #ONU #Territoires_Occupés #Territoires_67 #Colonies #Colonisation #Complicité #Boycott #BDS

    Sur ces thèmes :
    https://seenthis.net/messages/825418
    https://seenthis.net/messages/825806

    • Les organisations membres du Réseau syndical international de solidarité et de lutte

      Organisations syndicales nationales interprofessionnelles
       Central Sindical e Popular Conlutas (CSP-Conlutas) - Brésil.
       Confederación General del Trabajo (CGT) - Etat espagnol.
       Union syndicale Solidaires (Solidaires) - France.
       Confédération Générale du Travail du Burkina (CGT-B) - Burkina.
       Confederation of Indonesia People’s Movement (KPRI) - Indonésie.
       Confederación Intersindical (Intersindical) - Etat espagnol.
       Confédération Générale Autonome des Travailleurs en Algérie (CGATA) - Algérie.
       Batay Ouvriye - Haïti.
       Unione Sindacale Italiana (USI) - Italie.
       Confédération Nationale des Travailleurs - Solidarité Ouvrière (CNT SO) - France.
       Sindicato de Comisiones de Base (CO.BAS) - Etat espagnol.
       Organisation Générale Indépendante des Travailleurs et Travailleuses d’Haïti (OGTHI) - Haïti.
       Sindacato Intercategoriale Cobas (SI COBAS) - Italie.
       Confédération Nationale du Travail (CNT-f) - France.
       Intersindical Alternativa de Catalunya (IAC) - Catalogne.
       Union Générale des Travailleurs Sahraouis (UGTSARIO) - Sahara occidental.
       Ezker Sindikalaren Konbergentzia (ESK) - Pays basque.
       Confédération Nationale de Travailleurs du Sénégal Forces du Changement (CNTS/FC) – Sénégal
       Sindicato Autorganizzato Lavorator COBAS (SIAL-COBAS) - Italie.
       General Federation of Independent Unions (GFIU) - Palestine.
       Confederación de la Clase Trabajadora (CCT) - Paraguay.
       Red Solidaria de Trabajadores - Pérou
       Union Syndicale Progressiste des Travailleurs du Niger (USPT) - Niger.
       Union Nationale des Syndicats Autonomes du Sénégal (UNSAS) - Sénégal.
       Unión Nacional para la Defensa de la Clase Trabajadora (UNT) - El Salvador.
       Solidaridad Obrera (SO) - Etat espagnol.
       Confederazione Unitaria di Base (CUB) - Italie.
       Independent Workers Union of Great Britain (IWGB) - Grande-Bretagne.
       Ogólnopolski Związek Zawodowy Inicjatywa Pracownicza (OZZ IP) - Pologne.
       Centrale Démocratique des Travailleurs de Martinique (CDMT) – Martinique.
       Associazione Diritti Lavoratori Cobas (ADL COBAS) – Italie
       Bangladesh Anarcho-Syndicalist Federation (BASF) - Bangladesh
       Pakistan Labour Federation (PLF) - Pakistan

      Organisations syndicales nationales professionnelles
       National Union of Rail, Maritime and Transport Workers (RMT/TUC) - Grande-Bretagne.
       Centrale Nationale des Employés – Confédération Syndicale Chrétienne (CNE/CSC) - Belgique.
       Sindicato Nacional de Trabajadores del Sistema Agroalimentario (SINALTRAINAL/CUT) -
      Colombie.
       Trade Union in Ethnodata - Trade Union of Empoyees in the Outsourcing Companies in the
      financial sector - Grèce.
       Syndicat national des travailleurs des services de la santé humaine (SYNTRASEH) - Bénin
       Sindicat dos Trabalhadores da Fiocruz (ASFOC-SN) - Brésil.
       Organizzazione Sindicati Autonomi e di Base Ferrovie (ORSA Ferrovie) - Italie.
       Union Nationale des Normaliens d’Haïti (UNNOH) - Haïti.
       Confederazione Unitaria di Base Scuola Università Ricerca (CUB SUR) - Italie.
       Coordinamento Autorganizzato Trasporti (CAT) - Italie.
       Syndicat des travailleurs du rail – Centrale Démocratique des Travailleurs du Mali
      (SYTRAIL/CDTM) – Mali.
       Gıda Sanayii İşçileri Sendikası - Devrimci İşçi Sendikaları Konfederasyonu (GIDA-IŞ/DISK) –
      Turquie.
       Syndicat National des Travailleurs du Petit Train Bleu/SA (SNTPTB) - Sénégal.
       Asociación Nacional de Funcionarios Administrativos de la Caja de Seguro Social (ANFACSS) –
      Panama.
       Palestinian Postal Service Workers Union (PPSWU) - Palestine.
       Union Syndicale Etudiante (USE) - Belgique.
       Sindicato dos Trabalhadores de Call Center (STCC) - Portugal.
       Sindicato Unitario de Trabajadores Petroleros (Sinutapetrolgas) - Venezuela.
       Alianza de Trabajadores de la Salud y Empleados Publicos - Mexique.
       Canadian Union of Postal Workers / Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (CUPW-
      STTP) – Canada.
       Syndicat Autonome des Postiers (SAP) - Suisse.
       Federación nacional de trabajadores de la educación (SUTE-Chili) - Chili.
       Plateforme Nationale des organisations professionnelles du secteur public - Côte d’Ivoire.
       Fédération nationale des ouvriers et collectivités locales - Union Marocaine du Travail (UMT-
      Collectivités locales) - Maroc.
       Centrale Générale des Services Publics FGTB, Cheminots (CGSP/FGTB Cheminots) - Belgique.
       Botswana Public Employees Union (BOPEU) - Botswana.
       Organisation Démocratique du Travail – Organisation Démocratique du Travail (ODR/ODT) –
      Maroc.
       Federacao Nacional dos Ttrabalhadores em Transportes Aéros do Brasil (FNTTA) - Brésil.
       Federação Nacional dos Metroviários (FENAMETRO) - Brésil.
       Namibia Football Players Union (NAFPU) – Namibie.
       Palestinian Electricians’ Trade Union (PETU) – Palestine.
       Missão Publica Organizada – Portugal.

      Organisations syndicales locales
       Trades Union Congress, Liverpool (TUC Liverpool) - Angleterre.
       Sindacato Territoriale Autorganizzato, Brescia (ORMA Brescia) - Italie.
       Fédération syndicale SUD Service public, canton de Vaud (SUD Vaud) - Suisse
       Sindicato Unitario de Catalunya (SU Metro) - Catalogne.
       Türkiye DERİ-İŞ Sendikasi, Tuzla et Izmir (DERİ-İŞ Tuzla et Izmir) - Turquie.
       L’autre syndicat, canton de Vaud (L’autre syndicat) - Suisse
       Centrale Générale des Services Publics FGTB, Ville de Bruxelles (CGSP/FGTB Bruxelles) –
      Belgique.
       Arbeitskreis Internationalismus IG Metall, Berlin (IG Metall Berlin) - Allemagne
       Sindicato Unificado de Trabajadores de la Educación de Buenos Aires, Bahia Blanca
      (SUTEBA/CTA de los trabajadores Bahia Blanca) - Argentine
       Sindicato del Petróleo y Gas Privado del Chubut/CGT - Argentine.
       UCU University and College Union, University of Liverpool (UCU Liverpool) - Angleterre. Sindicato di base Pavia (SDB Pavia) - Italie.
       United Auto Workers local 551 Ford Chicago (UAW Ford Chicago) – Etats-unis.
       Sindicato Uno Prodinsa, Maipú – Chili.
       Asociación Gremial de Trabajadores del Subterráneo y Premetro, Buenos Aires (SUBTE/CTAt) –
      Argentine.
       (‫)واحد‬ ‫حومھ‬ ‫و‬ ‫تھران‬ ‫اتوبوسرانی‬ ‫واحد‬ ‫شرکت‬ ‫کارگران‬ ‫سندیکای‬- Syndicat des travailleurs du transport de
      Téhéran et sa banlieue (Vahed) – Iran.

      Organisations syndicales internationales
       Industrial Workers of the World - International Solidarity Commission (IWW).

      Courants, tendances ou réseaux syndicaux
       Transnationals Information Exchange Germany (TIE Germany) - Allemagne.
       Emancipation tendance intersyndicale (Emancipation) - France.
       Globalization Monitor (GM) - Hong Kong.
       Courant Syndicaliste Révolutionnaire (CSR) - France.
       Fronte di lotta No Austerity - Italie.
       Solidarité Socialiste avec les Travailleurs en Iran (SSTI) - France.
       Basis Initiative Solidarität (BASO) - Allemagne.
       LabourNet Germany - Allemagne.
       Resistenza Operaia - operai Fiat-Irisbus - Italie.
       Workers Solidarity Action Network (WSAN) - Etats-Unis.
       United Voices of the World (UVW) - Grande-Bretagne.
       Unidos pra Lutar - Brésil.
       Corriente Político Social Sindical 1° de Mayo de Buenos Aires – Argentine.
       Coordinamento Nazionale Unitario Pensionati di oggi e di domani (CONUP) – Italie.
       National Association of Human Rights Defenders – Palestine.
       Red de Trabajadores – Argentine.

  • Should Amazon be boycotted?
    ILNSS, 25 February 2020
    http://www.laboursolidarity.org/Should-Amazon-be-boycotted?lang=en

    This month, the long-awaited UN Office of the High Commissioner for Human Rights database of companies that are complicit in Israel’s illegal settlement enterprise was published. All these companies must be held accountable, but the Palestinian BDS National Committee (BNC) points out numerous other companies that should be included in this list, such as G4S, Hewlett Packard, Caterpillar, Volvo, Heidelberg Cement, and Cemex (1).

    According to recent events, Amazon, the American e-commerce company, should also be included in this database, and held accountable. One may even wonder if Amazon should be a new target of the BDS (Boycott, Divestment and Sanctions) international campaign.

    Amazon has a long collaboration with Israel Aerospace Industries, an Israeli state owned company that makes aircraft and weapons supplying the Israeli army, as well as Myanmar’s army. Amazon has another long collaboration with Bank Hapoalim and Bank Leumi, two Israeli banks that are included in the aforementioned UN “list of shame”. Amazon also collaborates with Palantir, a private US firm which participates in the deportation of migrants in the USA, and in the racial profiling of Palestinians by the Israeli government.

    Last but not least, Amazon offers free shipping of goods to Israeli illegal settlements in the occupied West Bank, while charging customers in the West Bank who list their country as “Palestinian Territories”. In addition to this obvious racial discrimination, under international law, Amazon should not even be allowed to sell goods to illegal settlements. This amounts to complicity in a war crime, and since no international body is ready to hold Israel accountable for its crimes, it is time for civil society to stop contracting, procuring from or investing in any of the companies that are complicit with Israeli state policies.

    To the long list of crimes that Amazon is suspected of, including brutal working conditions or anti-union actions, one can now add the complicity with Israeli Apartheid. As trade unions in the International Labour Network of Solidarity and Struggles, we ask again that Amazon complies with international law and divest from Israel and Israeli companies.

    As trade unions in the International Labour Network of Solidarity and Struggles, we stand in solidarity with our Palestinian colleagues in the Palestinian Postal Service Workers Union (PPSWU) who have written to Amazon CEO Jeff Bezos (2), and with all Palestinians under Israeli military occupation, blockade, discrimination or who are prevented to return to their homes. We stand in solidarity with every future action that Palestinian civil society may choose to take, including a possible wide call for an international boycott of this shameful company.

    (1) https://www.bdsmovement.net/news/release-long-delayed-un-settlement-database-significant-step-towards-ho

    (2) https://www.facebook.com/Amazon/posts/10157580273548124

    #USA #Amazon

    #ListeONU

    #Palestine #ONU #Territoires_Occupés #Territoires_67 #Colonies #Colonisation #Complicité #Boycott #BDS

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  • Does sustainable development have an elephant in the room ?

    The inherently unequal relationship between the developed and developing world is hindering sustainable development.

    This week, the 74th session of the United Nations General Assembly (UNGA) has begun deliberating on its resolutions. Sustainable development is high on the agenda. This year UNGA has had a record number of high-level meetings - most of them either on or related to the topic.

    At the centre of the UN 2030 Agenda for Sustainable Development are the many disparities between the developed and developing world, including the unequal consumption and use of natural resources; the impacts of climate change and environmental degradation; economic sovereignty and opportunities; and the unequal power in international organisations and decision-making.

    Still, according to UN Secretary-General Antonio Guterres’ recent progress report on the Sustainable Development Goals, disparities between the developed and developing world continue to grow.

    CO2 emissions are on a trajectory towards disastrous tipping points and global material consumption is projected to more than double by 2060. In the last 20 years, climate-related disasters have led to a 150 percent increase in economic losses and claimed an estimated 1.3 million lives, the great majority of them in the developing world. Climate change-driven conflicts and migration are on the rise, too.

    The UN 2030 Agenda for Sustainable Development is clear that moving towards sustainability requires the broadest possible international cooperation, an ethic of global citizenship and shared responsibility. Crucially, this includes decreasing international disparities between developed and developing countries, such as in international decision-making, control and use of natural resources and unsustainable patterns of consumption and production.

    However, there is an elephant in the room of sustainable development. Namely, the very relationship between the developed and developing world of domination and subordination and its historical roots in colonialism.

    Today’s unsustainability is shaped by a history that includes the control and use of natural resources and cheap labour for the benefit and consumption of European and European colonial-settler states. It is a history where a bottom line of maximising profit and economic growth included colonisation of foreign lands and peoples, a transformation of landscapes and societies across the world, enslavement, genocides, wars and systemic racial discrimination.

    Over centuries, an international order was established dominated by European colonial and colonial-settler states populated by a majority of European descendants. That is to say, largely today’s developed world.

    Although the inherently unequal relationship between the developed and developing world and its colonial history is not addressed by the Sustainable Development Goals - it is no secret to the UN.

    For example, according to the most comprehensive universal human rights instrument against racial discrimination - the declaration and programme of action of the 2001 Third World Conference against Racism in Durban, South Africa - the effects and persistence of colonial structures and practices are among the factors contributing to lasting social and economic inequalities in many parts of the world today.

    During the early 1970s, developing nations - many of them recently independent - passed resolutions in the UNGA to establish a new international economic order. They demanded self determination over their economy and natural resources as well as equity in determining the laws, rules and regulations of the global economy.

    The explicit objective was to address international inequities in the wake of European colonialism. Developed countries with the power to actualise such a new international economic order were not interested and nothing much became of it.

    Nonetheless, the call for a new international economic order resonated in the 1986 UN Declaration on the Right to Development. Among other things, it calls on states to eliminate the massive violations of human rights resulting from colonialism, neo-colonialism, all forms of racism and racial discrimination.

    In recent years, there has again been a growing call by developing countries in the UNGA for a new equitable and democratic international economic order. But this time too, developing countries with the power to make that call a reality have opposed it.

    Last year a resolution was passed in the UNGA towards a new international economic order. It emphasises that development within countries needs to be supported by a favourable international economic order. Among other things, it calls for increased coordination of international economic policy in order to avoid it having a particularly negative impact on developing countries.

    An overwhelming majority of 133 of the 193 UN member states voted for the resolution. All developed countries voted against it.

    Another resolution that was passed in the UNGA last year promoted a democratic and equitable international order. It, too, calls for an international economic order based on equal participation in the decision-making process, interdependence and solidarity, in addition to transparent, democratic and accountable international institutions with full and equal participation.

    One-hundred-and-thirty-one of the 193 members of the UNGA voted for the resolution. All developed countries voted against it.

    It is well known by the UN that much of the racial discrimination in European countries and European settler colonies such as the US, Colombia and South Africa reflect colonial history. Across the Americas, the most racially discriminated against are people of colour and among them especially indigenous people and people of African descent. In the European Union too, people of colour are especially discriminated against, not least people of African descent.

    Since little more than a decade ago, there is a UN Permanent Forum, Declaration and Expert Mechanism on the rights of indigenous peoples. As a result of the ongoing UN International Decade for People of African Descent 2015-2024, last year the General Assembly passed a resolution to establish a UN Permanent Forum and Declaration for people of African descent.

    One-hundred-and-twenty member states voted in favour of the resolution. Only 11 states voted against it. Among them were the US, the UK and France. All developed countries either voted against or abstained from voting on the resolution.

    This year the UN Special Rapporteur on Racism, Tendayi Achiume, has submitted a report to the General Assembly on the human rights obligations of member states in relation to reparations for racial discrimination rooted in enslavement and colonialism. It is the first UN report on the topic. According to it, reparations for enslavement and colonialism include not only justice and accountability for historic wrongs, but also the eradication of persisting structures of racial inequality, subordination and discrimination that were built during enslavement and colonialism.

    It is a view of reparations that includes the pursuit of a just and equitable international order.

    This year the UNGA will also deliberate on a resolution for how to organise the new permanent Forum for People of African Descent.

    When will the developed world recognise and address the elephant in the room? Maybe when there is a real shift towards sustainable development.

    https://www.aljazeera.com/indepth/opinion/sustainable-development-elephant-room-191009072428736.html
    #développement_durable #colonialisme #subordination #domination #inégalités #SDGs #développement #ressources_naturelles #extractivisme #Nord-Sud #2030_Agenda_for_Sustainable_Development
    #politics_of_development #responsabiité #éthique #coopération_internationale #production #consommation #mondialisation #globalisation #géographie_politique #colonisation #accaparement_des_terres #terres #discrimination_raciale #génocide #esclavage_moderne #continuum_colonial #colonialisme_européen #ordre_économique #droits_humains #racisme #néo-colonialisme #économie #participation #solidarité #interdépendance

    ping @mobileborders @reka @cede @karine4

    ping @reka

  • L’#identité_hongkongaise d’aujourd’hui est née dans les années 1960

    Il est intéressant, pour les nouveaux venus à Hong Kong, de rappeler quelques faits historiques qui permettent de comprendre la société d’aujourd’hui et les sources de cette identité hongkongaise qui s’est créée dans les 1960, période pendant laquelle ont été posés les fondements de la société moderne hongkongaise.

    Une #rébellion contre le gouvernement colonial

    C’est durant le mois de mai 1967 que Hong Kong vit sa période la plus troublée. Une dispute éclate dans une usine de fleurs artificielles, des piquets de grève se forment, la police intervient, la dispute devient violente. L’émeute s’étend à la ville de Kowloon et dure trois jours. Le gouvernement colonial réagit en instaurant le couvre-feu : 800 personnes sont arrêtées. Un mouvement au départ peu politique : les émeutes étaient le résultat accumulé de nombreuses années d’injustice sociale, d’arrogance coloniale, de conditions de travail précaires, de pauvreté et d’un sentiment général de frustration.
    Une époque profondément marquée par la Révolution culturelle qui tenta de s’imposer à Hong Kong : la banque de Chine hérissée de haut-parleurs hurlant des slogans maoïstes

    Mais c’est aussi, aux portes de Hong Kong, la Révolution culturelle en Chine, et très vite l’extrême gauche s’empare du mouvement. La banque de Chine est hérissée de haut-parleurs qui hurlent dans la rue des slogans maoïstes, les gardes rouges se rassemblent devant le palais du gouverneur britannique, brandissant le Petit Livre rouge. Commence alors une série d’attentats à la bombe, qui explosent dans la rue et dans les cinémas, semant la terreur dans la population. Un commentateur radio antigauchiste est brûlé vif dans sa voiture. Un bilan assez lourd, encore contesté, fait état de 51 morts, 100 blessés et 5 000 arrestations…

    La Révolution culturelle, toutefois, n’enthousiasme pas la population, en partie terrorisée, qui verra aussi l’année suivante, en juin 1968, une série de cadavres venus de la Chine dériver au gré des marées et des courants. Des hommes et des femmes de 18 à 35 ans, mais aussi une fillette de 13 ans, les corps ligotés au moyen d’une corde, enserrant les pieds, les poings et le cou, indiquant qu’il s’agissait de suppliciés, victimes d’une même exécution massive.

    Hong Kong rentre alors dans le calme mais sa population chinoise commence à prendre conscience de sa particularité et vit une cassure avec son passé, à la fois britannique et chinois. C’est l’émergence du “Hongkongais”, une population autrefois sans visage qui se dessine soudainement, un style de vie qui s’affirme, différent de celui de la Chine continentale ou de celui de Taïwan.
    Apparition d’un nouvel homme et d’une nouvelle femme hongkongais

    On commence à parler de communauté hongkongaise et de citoyenneté, même si l’idée est instillée par la propagande gouvernementale, qui vise à se prémunir de l’influence du communisme. Hong Kong devient fière d’elle-même. La ville apparaît comme un exportateur majeur, les industries de l’horlogerie et du textile fleurissent. La mode s’occidentalise, le consumérisme s’empare de la population, les valeurs traditionnelles et modernes s’opposent. C’est la rencontre de l’Orient et de l’Occident, qui constituera une culture hybride, contradictoire mais dynamique, même si elle reste floue et désarticulée.

    Les années 1960 sont une période fabuleuse en ce qui concerne le design et la mode hongkongais, avec l’apparition de tout un environnement quotidien redessiné, d’un nouvel homme et d’une nouvelle femme hongkongais, du moins dans la jeunesse aisée, qui se libère, un peu provocatrice, portant minijupe et dansant en discothèque. Une musique se crée, les studios de cinéma se développent, une quantité de nouvelles revues de mode mais aussi de poésie, de cinéma, de bandes dessinées apparaissent. C’est un peu plus tard l’époque où la nouvelle vague française, avec Jean-Luc Godard et François Truffaut, créent un impact sur les intellectuels. C’est à cette époque qu’apparaît l’embryon des mouvements étudiants qui suivront et réclameront le chinois comme deuxième langue officielle.

    C’est là que naît le débat sur l’identité hongkongaise, qui sera exacerbé lors du retour à la Chine en 1997. Une époque encore très méconnue à l’extérieur de Hong Kong. Nombre d’intellectuels hongkongais sont amers lorsqu’ils évoquent ce passé car cette histoire – leur histoire –, personne ne l’a racontée en dehors du territoire, malgré l’hypermédiatisation lors de la rétrocession. La plupart des médias occidentaux ont véhiculé les mêmes clichés éculés sur la “perle de l’Orient”, le “désert culturel”, le “miracle économique”, “Suzie Wong” et les bars à filles de Wanchai, repos du guerrier américain lors de la guerre du Vietnam. Les livres d’histoire ne content qu’une histoire officielle entre Chine et Grande-Bretagne, entre colonialisme et communisme, laissant de côté les luttes, les espoirs, les rêves d’une société de 6 millions de personnes que l’Occident et la Chine continentale ont ignorée. L’espoir n’est cependant pas perdu, car depuis la rétrocession les nouvelles générations d’intellectuels ont entrepris de nombreuses recherches sur l’histoire politique, sociale, éducationnelle et culturelle de leur cité, recherches qui ont déjà donné de nombreux fruits et qui leur permet d’affirmer leur différence face à la Chine.

    Des recherches qui ont également nourri les jeunes générations de Hongkongais qui s’affirment aujourd’hui et qui se sont déjà par deux fois rebellées, cette fois contre leur propre gouvernement et celui de la Chine, pour les plus jeunes c’était en 2014 avec le mouvement des parapluies. Mais la plus grande révolte fut le 1er juillet 2003 jour anniversaire de la Rétrocession, des centaines de milliers de personnes – plus d’un demi-million, selon les organisateurs –, étaient descendus dans la rue, pour protester contre une loi antitrahison, subversion, sécession, contre le gouvernement central de Pékin.

    Les Hongkongais, après un siècle et demi de domination britannique, avaient enfin leur propre gouvernement, leur propre assemblée législative. Seulement, ils avaient aussi un chef de l’exécutif qu’ils n’avaient pas choisi, élu par un collège électoral restreint de notables choisis par la Chine et une assemblée législative dont une minorité seulement est élue au suffrage universel. Mais ils avaient cependant cru que le gouvernement travaillerait pour eux. Et c’était la grande désillusion. La mariée ruait dans les brancards.

    Hong Kong n’avait pas connu de telles manifestations depuis le 4 juin 1989, date de la manifestation de protestation contre le massacre de Tiananmen.

    Cette loi dénommée – article 23 – menaçait la liberté d’expression des Hongkongais. Tout groupe politique ou religieux banni en Chine pourrait l’être également sur le territoire hongkongais.

    Si les Hongkongais montraient leur colère, c’est que leur gouvernement avait décidé de faire voter la loi le 1er juillet, après une consultation express du public, consultation dont il n’a pas tenu compte. Car si la miniconstitution prévoyait cette loi, elle prévoit aussi la possibilité d’un Parlement et d’un chef de l’exécutif élu au suffrage universel, et sur ce point le gouvernement n’était point si pressé d’agir, il avait même politiquement jeté cette provision aux oubliettes.

    Depuis des mois, il se moquait des souhaits profonds des Hongkongais qui désiraient une société sûre, où la liberté d’expression demeure, allant jusqu’à prétendre que ces aspirations et ce mécontentement n’étaient le fait que d’une petite minorité.

    Le gouvernement reçut ce jour-là une véritable gifle, car ce n’étaient pas seulement les partis démocrates, les associations de journalistes, de juristes ou de défense des droits de l’homme qui étaient descendus dans la rue. C »étaient les gens modestes, les familles avec leurs enfants, les vieillards et les jeunes, dans une ambiance chaleureuse de solidarité et d’entraide. C’étaient aussi les protestants, les catholiques, les bouddhistes, toutes les églises qui savent que la liberté d’expression religieuse n’existe toujours pas en Chine, et qui ne tiennent pas à ce que la loi chinoise s’applique à Hong Kong.

    Une leçon que ni le gouvernement de Carrie Lam ni la Chine ne semblent pas avoir entendue. On comprend donc la colère qui habite les Hongkongais.

    https://blog.courrierinternational.com/entre-montagnes-et-mers/2019/11/21/lidentite-hongkongaise-daujourdhui-est-nee-dans-les-anne
    #identité #Hong-Kong #histoire #colonialisme #résistance #colonisation #révolution_culturelle #Chine #maoïsme #citoyenneté #fierté #consumérisme #occidentalisation #culture_hybride #hybridation #mode #design

    #géographie_culturelle

  • Totems et Tabous

    Un imposant palais, le Musée Royal de l’Afrique Centrale à Bruxelles. Rénové, il devient aujourd’hui l’Africa Museum ! Une voix venue d’Afrique hante les lieux... Elle nous raconte les origines coloniales de ce musée. Aujourd’hui, c’est le temps de l’ouverture à la restitution de cet héritage. Une restitution vers des Musées en République démocratique du Congo, au Sénégal,... C’est le temps de la réconciliation avec le passé...

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/55083_1
    #film #film_documentaire
    #Belgique #Musée_Royal_de_l'Afrique_centrale #Congo_Kinshasa #musée #Léopold_II #stéréotypes #colonisation #appropriation #colonialisme #restitution #histoire_coloniale #mémoire #imaginaire #peur #spoliation #objet #décolonisation #sauvagerie #exposition_universelle (1897) #zoo_humain #travail_forcé #Congo_belge #symbole #nationalisme #récit_national #clichés #domination #masque #culture #identité_culturelle #Zaïre #Mobutu

    #géographie_culturelle

    ping @karine4 @cede

  • Israël demande à l’Angleterre d’intégrer la Cisjordanie dans leur accord bilatéral de commerce
    TRT, le 15 février 2020
    https://www.trt.net.tr/francais/moyen-orient/2020/02/15/israel-demande-a-l-angleterre-d-integrer-la-cisjordanie-dans-leur-accord-bil

    L’administration israélienne a demandé à l’Angleterre d’intégrer les terres sous occupation en Cisjordanie, dans le Golan et à Jérusalem dans leur accord bilatéral de commerce conclu l’année dernière.

    Le journal israélien Hayom a écrit que le Premier ministre Benjamin Netanyahu est à l’origine de cette requête.

    Dans ce sens, le ministre israélien de l’Economie et de l’Industrie Eli Cohen s’est entretenu avec son homologue britannique Conor Burns pour lui demander une révision de l’accord. Netanyahu et le Premier ministre britannique Boris Johnson ont également discuté à ce sujet, selon le journal.

    L’accord qui avait été signé en février 2019 entrera en vigueur en 2021.

    Israël avait également cherché à faire intégrer les terres sous occupation dans ses accords de libre-échange avec l’UE, mais n’était pas arrivé à ses fins.

    #Palestine #UK #Brexit #Colonisation #Territoires_occupés #Territoires_67

  • Palestine : la liste des entreprises complices de la colonisation enfin publiée par l’ONU
    Solidaires, le 15 février 2020
    https://solidaires.org/Palestine-la-liste-des-entreprises-complices-de-la-colonisation-enfin-pu

    Établie en 2016, il aura donc fallu attendre quatre ans pour que l’ONU publie la liste des entreprises qui ont « directement ou indirectement, permis la construction et la croissance des colonies de peuplement, les ont facilitées et en ont profité », autrement dit des entreprises complices du « crime de colonisation », un crime reconnu par la justice française et considéré comme un crime de guerre au regard du droit international. Sa publication avait été entravée par l’administration Trump, et ce n’est sans doute pas un hasard qu’elle intervient après que le mal-nommé « deal du siècle » ait définitivement disqualifié ses auteurs sur la question de la colonisation.

    Mieux vaut tard que jamais, et nous nous réjouissons de la publication d’une telle liste qui ne fait que confirmer ce que les Palestinien..nes et les militant.es du monde entier répètent depuis des années. Montrer du doigt ces entreprises ne suffit plus, et il convient désormais de mettre fin à l’impunité, de faire cesser cette complicité, de faire respecter le droit international, et de faire pression sur ces entreprises si elles ne le respectent pas. Cette liste appelle à des mesures légales et coercitives, ainsi qu’au renforcement de la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS).

    Quelles sont ces 112 entreprises israéliennes et internationales prévenues et donc récidivistes ? Plusieurs sont déjà visées par la campagne BDS à travers le monde, en particulier des entreprises de tourisme (Airbnb, Expedia, TripAdvisor, Booking, eDreams et Opodo), la compagnie nationale israélienne d’eau Mekorot, ou Delta, le concessionnaire exclusif de Puma en Israël.

    Les seules entreprises françaises explicitement citées sont Alstom, Egis et Egis Rail, ciblées par Solidaires et de nombreuses autres organisations (citons entre autres la CGT, la CFDT, Al Haq, l’AFPS, la LDH, la FIDH ou la Campagne BDS France), pour leur implication dans le tramway de Jérusalem. Bien qu’elles se soient retirées d’appels d’offres visant l’extension de ce tramway, la présence de ces entreprises dans la liste de l’ONU prouve qu’elles sont toujours impliquées dans la maintenance du tramway et la coordination du projet, et que la campagne dans laquelle Solidaires est impliquée est plus que jamais justifiée pour faire respecter le droit international.

    La liste des Nations Unies comporte certaines imprécisions. Par exemple, si elle montre du doigt cinq banques israéliennes, elle passe sous silence que ce sont celles dans lesquelles la société d’assurance française AXA investit, et pour lesquelles une campagne de dénonciation menée par Solidaires et sensiblement les mêmes organisations se trouve là encore justifiée au plus haut niveau. De même, si elle cite Altice Europe comme une entreprise néerlandaise complice de la colonisation israélienne, elle passe sous silence qu’il s’agit en fait de la maison mère de la française SFR, ou que le groupe General Mills représente entre autres les marques Häagen-Dazs, Géant Vert ou Yoplait...

    Enfin, le comité national palestinien du BDS souligne de nombreux « oublis » de cette base de données, contre lesquelles des campagnes sont en cours, suite à des implications irréfutables dans des activités commerciales dans ou avec les colonies, citant pêle-mêle Hewlett Packard, Hyundai Heavy Industries, Volvo, Caterpillar, Heidelberg Cement, Cemex, G4S ou Elbit.

    Alors que ces entreprises s’enrichissent impunément aux dépends des Palestinien.nes, il est anormal que ce soient des citoyen.nes qui se voient poursuivi.es pour les avoir dénoncées. Le comité national palestinien du BDS appelle « toutes les institutions publiques, les conseils municipaux, les églises, les syndicats, les organisations culturelles, les universités, les fonds d’investissement et autres, de cesser d’avoir des contrats avec les compagnies sur la liste onusienne de la honte, de faire des achats de ces compagnies ou d’y investir, pour éviter toute complicité avec l’entreprise coloniale d’Israël. »

    Comme dans les années 1980, il convient que la campagne citoyenne de boycott de l’apartheid israélien soit enfin rejointe par les Nations Unies, et le comité national palestinien du BDS voit « la publication de cette base de données comme la première mesure significative et concrète par un organisme onusien pour faire rendre des comptes aux compagnies israéliennes et internationales qui rendent possibles les graves violations des droits palestiniens par Israël et en tirent profit. »

    Nous attendons des entreprises dénoncées, et en particulier françaises, qu’elles respectent la loi et qu’elles cessent immédiatement leur complicité avec le régime d’occupation militaire, de colonisation et d’apartheid israélien. Par la campagne BDS, nous voulons maintenir la pression sur ces entreprises, mais aussi sur le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits humains pour qu’il complète et actualise la liste publiée. Solidaires, engagée dans le mouvement BDS pour les droits palestiniens, continuera sa lutte pacifique pour la liberté, la justice, l’égalité, et pour mettre fin à toute complicité avec le régime d’oppression israélien.

    Le rapport officiel du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits humains est ici :
    https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=25542&LangID=E

    La liste des entreprises complices de la colonisation en format word est ici :
    https://www.ohchr.org/EN/HRBodies/HRC/RegularSessions/Session43/Documents/A_HRC_43_71.docx

    Voir aussi :
    https://seenthis.net/messages/825418

    #ListeONU

    #Palestine #ONU #Territoires_Occupés #Territoires_67 #Colonies #Colonisation #Complicité #Boycott #BDS

    #Airbnb, #Expedia, #TripAdvisor, #Booking, #eDreams, #Opodo, #Altice, #SFR, #Motorola, #Alstom, #Egis

    #Hewlett_Packard, #Hyundai, #Volvo, #Caterpillar, #Heidelberg_Cement, #Cemex, #G4S, #Elbit

  • Israël : la liste noire de l’ONU - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/150220/israel-la-liste-noire-de-l-onu

    J’ai vu passer des choses ici à ce sujet

    La publication par les Nations unies d’une liste d’entreprises impliquées dans la colonisation de la Cisjordanie, en violation du droit international, a provoqué en Israël des réactions violentes, de la gauche à la droite. Qui révèlent l’adhésion de la majorité des Israéliens à la colonisation et à l’annexion des territoires occupés palestiniens.

    Base de données
    https://www.documentcloud.org/documents/6777072-A-HRC-43-71.html

  • #Essais_nucléaires. Soixante ans après, l’Algérie n’oublie pas “l’autre visage de la barbarie coloniale”

    Le #13_février_1960, la France procédait au premier #essai_nucléaire en #Algérie, au sud de la commune de #Reggane. Ces essais se sont poursuivis jusqu’en 1966.

    Le 13 février 1960, à 7h04 très exactement, la première bombe nucléaire française explose. C’est dans le Sud algérien que l’#opération_Gerboise bleue est réalisée. Au total, jusqu’en 1966, 13 essais nucléaires seront menés au nord de #Tamanrasset. Soixante ans après, les Algériens refusent d’oublier “l’autre visage de la barbarie coloniale”, comme le qualifie le quotidien d’État algérien Horizons en une.

    https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/essais-nucleaires-soixante-ans-apres-lalgerie-noublie-pas-lau

    #nucléaire #colonisation #colonialisme

    –—

    A mettre en lien avec le #film_documentaire #At(h)ome :
    https://seenthis.net/messages/819398

  • Amazon offers free delivery to Israeli settlements, but not to Pa
    https://www.alaraby.co.uk/english/news/2020/2/14/amazon-offers-free-delivery-to-israeli-settlements-investigation-finds

    Amazon offers free shipping to Israeli settlements in the occupied West Bank while charging customers who list their country as the Palestinian Territories, the Financial Times reported on Friday.

    Amazon’s website states the promotion applies to customers with shipping addresses in Israel on qualifying orders over $49.

    Upon running West Bank addresses listed as Israeli through Amazon’s delivery portal, the FT found that the world’s biggest online retailer offers free shipping to settlements on occupied Palestinian territory, which are deemed illegal under international law.

    Customers who select “Palestinian Territories” as their address, however, are subject to shipping and handling fees upwards of $24, the FT reported.

    Amazon spokesman Nick Caplin told the FT customers within the occupied Palestinian territories can enter their addresses and select Israel as their country to qualify for the promotion. These details are not specified on Amazon’s website.

    When contacted by The New Arab, Caplin chalked the discrepancy up to a “logistical issue” that is “not a sign of any other consideration.”

    #Palestine #ONU #Territoires_Occupés #Territoires_67 #Colonies #Colonisation #Complicité #Boycott #BDS

  • Les Nations Unies publient la liste des compagnies profitant des crimes de guerre israéliens
    Ali Abunimah, Electronic Intifada, le 12 février 2020
    https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/02/13/les-nations-unies-publient-la-liste-des-compagnies-profitant-de

    Israël a réagi avec colère à la publication de la liste.

    Gilad Erdan, le ministre des affaires stratégiques du pays, a affirmé qu’elle « prouve une fois de plus l’antisémitisme permanent et la haine d’Israël de la part des Nations Unies ».

    Incapable de défendre ses violations du droit international, Israël diffame maintenant régulièrement comme antisémites même les plus modérées de ses critiques.

    Voir aussi :
    https://seenthis.net/messages/825418

    #ListeONU

    #Palestine #ONU #Territoires_Occupés #Territoires_67 #Colonies #Colonisation #Complicité #Boycott #BDS

    #Airbnb, #Expedia, #TripAdvisor, #Booking, #eDreams, #Opodo, #Altice, #SFR, #Motorola, #Alstom, #Egis

    #AXA, #Puma, #Hewlett_Packard, #Hyundai, #Volvo, #Caterpillar, #Heidelberg_Cement, #Cemex, #G4S, #Elbit

  • » Israel Further Severs Ties with UN over Settlement Blacklist
    February 13, 2020 10:44 PM – IMEMC News
    https://imemc.org/article/israel-further-severs-ties-with-un-over-blacklist

    Israel has suspended its ties with the United Nations High Commissioner for Human Rights, the Israeli Foreign Ministry (FM) announced on Wednesday, several hours after the UN body published a list of 112 companies that do business in West Bank settlements.

    FM Israel Katz’s office said he ordered the “exceptional and harsh measure” in retaliation for Michelle Bachelet’s office “serving the BDS campaign,” referring to the anti-Israel Boycott, Divestment and Sanctions Movement.

    Katz intends to protect the companies operating in Israel, his office stated.

    He claimed that by publishing the list, the Human Rights Council joined the anti-Israel boycott movement, but stressed that the database is not legally binding.

    Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu also slammed the council and similarly vowed to fight the database, Al Ray Palestinian Media Agency reports. (...)

    #BDS

  • Israel’s rejection of UN list of companies tied to settlements reveals stark truth about annexation
    Israel isn’t interested in the distinction between its right to exist as a country and the dispute over West Bank settlements. Instead, it seeks to blur the borders
    Noa Landau Feb 13, 2020 8:22 AM
    https://www.haaretz.com/israel-news/elections/.premium-israel-s-rebuff-of-un-list-of-firms-tied-to-settlements-shows-trut

    The wall-to-wall support for West Bank settlements voiced in Israel on Wednesday in response to the UN human rights office’s release of a list of businesses operating in the settlements shows that the annexation everyone is talking about these days has actually happened de facto long ago.

    Without any dramatic Knesset votes or referendums, and without the need for any favors from the Trump administration, the entire Israeli establishment stood unambiguously on the side of the settlements.

    Granted, Prime Minister Benjamin Netanyahu surprisingly restrained himself from accusing the Office of the UN High Commissioner for Human Rights of anti-Semitism. But he did announce, as is customary among countries that are becoming increasingly internationally isolated, that “If anyone boycotts us, we’ll boycott them.” Israel is already boycotting the International Criminal Court and numerous other multilateral organizations, so adding one more to the list won’t be a big deal.

    Ministers from Netanyahu’s Likud party, including Yariv Levin and Gilad Erdan, were less restrained. They jumped straight into the standard clichés – exploiting and cheapening the Holocaust by accusing the UN of anti-Semitism.

    The prize, however, goes to President Reuven Rivlin. The very president who tries so hard to project a statesmanlike, tolerant, balanced image said that the list is a “shameful initiative reminiscent of dark periods in our history.”

    In other words, publishing an international database about businesses that operate in the settlements – which is illegal according to international law and UN resolutions – is just as bad in Rivlin’s eyes as the Holocaust. It should be pointed out that this list isn’t even accompanied by any actual sanctions or boycotts, much less gas chambers.

    This is also the same president who just recently hosted an impressive phalanx of dozens of world leaders at a conference against anti-Semitism in Jerusalem, where he urged them to protect democracy. Just as the international community was able to unite after World War II to promote a shared goal, he added, it must continue working together today on the basis of shared values.

    But international law and international institutions evidently aren’t democratic enough for him – or perhaps he’s only selectively protective of democracy, when it’s convenient for him.

    The support for de facto annexation of the settlements was also glaringly apparent among members of Israel’s so-called opposition. Kahol Lavan Chairman Benny Gantz said this was “a black day for human rights. The Office of the UN High Commissioner for Human Rights has lost all connection with reality.”

    His partner in the party’s leadership, Yair Lapid, went even farther, calling the high commissioner for human rights – a woman with a long record of achievement who is internationally admired – the “UN commissioner for terrorists’ rights.” He even threated that “when we form a government, we’ll work against them with all our might, with no qualms.” When you recall how Israel actually deals with terrorists, this quote is even more troubling.

    But the most surprising condemnation came from Amir Peretz, chairman of the ostensibly left-wing Labor-Gesher-Meretz joint ticket. “We oppose boycotts, and outrageous and superfluous UN decisions,” he said – although Meretz, which is part of this ticket, has until now actually supported boycotting settlements products. “We’ll work in every forum to repeal this decision and preserve a strong Israeli economy and Israelis’ jobs,” he added, in a statement that aroused unease, to say the least, among what remains of Meretz’s voters.

    This was an official death certificate for the Zionist left in the face of the annexation that has already happened.

    Behind the scenes, official state agencies, headed by the Foreign Ministry, also gave briefings assailing the list’s publication. During these briefings, the term BDS (referring to the boycott, divestment and sanctions movement) was repeatedly thrown around.

    Anyone who still mistakenly thinks that Israel’s war against BDS is aimed against boycotts of Israel as a whole, including within the 1948 armistice lines, ought to sober up. Israel’s intention, as evident from both its legislation and in actions, is unequivocally to protect the settlements against boycotts. The state isn’t interested in the distinction between Israel’s right to exist as a country and the dispute over the settlements; rather, it seeks to blur the borders.

    This was once again made clear by the Israeli bureaucrats who mobilized on Wednesday to assail international law in the name of annexation. With an uncomfortable giggle, one briefer even recited those same accusations of anti-Semitism in his talking points. In the Israel of 2020, official state bodies use BDS and anti-Semitism as synonyms in their campaign to protect the settlement enterprise.

    In recent weeks, following the release of the Trump administration’s peace plan, there have been stormy campaigns on both the right and the left for or against officially annexing the settlements. But what happened on Wednesday proves that this is a sterile debate over mere symbolism. De facto annexation has already happened and continues to happen every day; it is only de jure annexation that’s still being fought over.

    Israel has been treating the settlements as an inseparable part of the country for a long time already. De jure annexation won’t drastically change anything of importance that isn’t already happening on the ground. Israel has already annexed everything all by itself, and doesn’t need U.S. President Donald Trump and his ambassador to Israel, David Friedman. Official recognition is just icing on the cake.

    #ListeONU

  • Ça fait plus de 20 ans que l’Internet est un outil d’information grand public. Hier, on nous annonce que « L’ONU identifie 112 sociétés ayant des activités dans les colonies israéliennes ». Maintenant, essaie de me trouver un seul article de grand média reprenant cette information avec un lien hypertexte vers le document d’origine sur le site de l’ONU… (bon courage).

    Moi j’ai pas trouvé. Le document est là, à la ligne « A/HRC/43/71 » : Database of all business enterprises involved in the activities detailed in paragraph 96 of the report of the independent international fact-finding mission to investigate the implications of the Israeli settlements on the civil, political, economic, social and cultural rights of the Palestinian people throughout the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem - Report of the United Nations High Commissioner for Human Rights
    https://www.ohchr.org/EN/HRBodies/HRC/RegularSessions/Session43/Pages/ListReports.aspx

    Et la liste elle-même :
    https://www.ohchr.org/EN/HRBodies/HRC/RegularSessions/Session43/Documents/A_HRC_43_71.docx

    Par ailleurs, le texte de la résolution définissant les critères de cette base de données est ici (1er février 2018) :
    https://digitallibrary.un.org/record/1475002?ln=en

    Où l’on constate que l’intitulé des médias français (dont, évidemment, le Monde), décrivant cette liste comme celle d’entreprises « ayant des activités dans les colonies », « qui continuent de commercer illégalement avec les colonies », est un bel euphémisme : la résolution dénonce des entreprises qui « avaient, directement et indirectement, permis la construction et la croissance des colonies de peuplement, les avaient facilitées et en avaient profité ». On n’est pas dans la simple « présence », mais dans la complicité. Le texte de la résolution précise :

    3. La résolution 31/36 dans laquelle le Conseil des droits de l’homme demandait la création d’une base de données faisait suite au rapport de la mission internationale indépendante d’établissement des faits chargée d’étudier les effets des colonies de peuplement israéliennes sur les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels des Palestiniens dans le Territoire palestinien occupé, ycompris Jérusalem-Est (A/HRC/22/63). Dans ce rapport, la mission d’établissement des faits constatait que certaines entreprises avaient, directement et indirectement, permis la construction et la croissance des colonies de peuplement, les avaient facilitées et en avaient profité ; au paragraphe 96 du rapport, elle donnait la liste des activités suscitant des préoccupations particulières sur le plan des droits de l’homme (« activités énumérées »). Dans la résolution 31/36, le Conseil a défini comme suit, conformément à la liste établie dans le rapport de la mission d’évaluation, les paramètres des activités visées aux fins de la base de données :
    a) La fourniture d’équipements et de matériel facilitant la construction et l’expansion des colonies de peuplement et du mur, ainsi que des infrastructures associées ;
    b) L’installation d’équipements de surveillance et d’identification dans les colonies de peuplement, le long du mur et aux points de contrôle directement liés aux colonies de peuplement ;
    c) La fourniture d’équipements destinés à la démolition de logements et de propriétés et à la destruction de fermes agricoles, de serres, de vergers d’oliviers et de plantations ;
    d) La fourniture de services d’équipements et de matériel de sécurité à des entreprises exerçant dans les colonies de peuplement ;
    e) L’offre de services et de prestations contribuant à l’entretien et à l’existence des colonies de peuplement, y compris dans le domaine des transports ;
    f) Les opérations bancaires et financières contribuant au développement, à l’expansion et à l’entretien des colonies de peuplement et de leurs activités, y compris les prêts immobiliers destinés à la croissance des entreprises ;
    g) L’utilisation de ressources naturelles, en particulier l’eau et la terre, à des fins commerciales ;
    h) La pollution et le dépôt de déchets dans les villages palestiniens ou le transfert de tels déchets vers les villages palestiniens ;
    i) L’utilisation des profits et des réinvestissements réalisés par les entreprises appartenant en totalité ou en partie à des colons pour développer, élargir et entretenir les colonies de peuplement ;
    j) La captivité des marchés financiers et économiques palestiniens et les pratiques qui mettent les entreprises palestiniennes dans une situation défavorable, notamment les restrictions à la liberté de circulation, les restrictions administratives et les contraintes juridiques.

  • L’ONU identifie 112 sociétés ayant des activités dans les colonies israéliennes
    12 février 2020 - Le Monde avec AFP, AP et Reuters
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/02/12/l-onu-identifie-112-societes-actives-dans-les-colonies-israeliennes_6029347_

    L’ONU a publié, mercredi 12 février, une liste de 112 sociétés ayant des activités dans les colonies israéliennes, et considérées ainsi comme complices de l’établissement et du maintien de ces colonies, illégales au regard du droit international.

    « J’ai conscience que ce sujet a été, et continuera d’être, matière à controverse », a déclaré la haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet, tout en soulignant que ce rapport se « basait sur des faits ».

    Cette initiative de mise à l’index est sans conséquence légale immédiate, mais vise à sanctionner symboliquement les sociétés faisant affaire avec les colonies israéliennes. Cette liste « ne constitue pas, et n’entend pas constituer, un processus judiciaire ou quasi judiciaire », précise un communiqué des Nations unies, en référence implicite aux craintes israéliennes de la voir servir de base à des boycotts. (...)

    https://unwatch.org/wp-content/uploads/2012/01/A_HRC_43_71.pdf

    L’ONU identifie 112 sociétés liées aux colonies israéliennes
    Par Le Figaro avec AFP
    Publié hier à 15:31, mis à jour hier à 16:05
    https://www.lefigaro.fr/international/l-onu-identifie-112-societes-liees-aux-colonies-israeliennes-20200212
    #colonisation. #ListeONU

  • Release of long-delayed UN settlement database significant step towards holding Israel accountable | BDS Movement
    https://www.bdsmovement.net/news/release-long-delayed-un-settlement-database-significant-step-towards-ho

    Palestinian civil society welcomes this long-awaited UN list of companies that are complicit in Israel’s illegal settlement enterprise, which constitutes a war crime under international law. We thank all human rights organizations that worked tirelessly for the release of such an important instrument of transparency and accountability.

    Some notable mentions amongst the 112 complicit companies on the UN list of shame are the top five Israeli banks in which AXA invests (Bank Hapoalim, Bank Leumi, First International Bank of Israel, Mizrahi Tefahot Bank and Israel Discount Bank), Delta Israel, Puma’s exclusive licensee in Israel, and Shapir, CAF’s partner for the development of the Jerusalem Light Rail. Also included are Delek Group, Egged, General Mills, Motorola Solutions, JCB, Alstom, Israeli national water company Mekorot, and travel companies TripAdvisor, Airbnb, Booking.com, Edreams and Expedia.

  • Annonce du porte-parole de l’armée israélienne : Continuez à tirer sur des enfants palestiniens | Agence Media Palestine

    https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/02/11/annonce-du-porte-parole-de-larmee-israelienne-continuez-a-tirer

    Le dégoût, toujours, chaque jours.

    par Gidéon Levy

    Des soldats israéliens tirent sur des enfants. Quelquefois ils les blessent et quelquefois ils les tuent. Quelquefois les enfants se retrouvent en mort cérébrale, quelquefois handicapés. Quelquefois les enfants ont lancé des pierres aux soldats, quelquefois des cocktails Molotov. Quelquefois, par chance, ils se trouvent au milieu d’une confrontation. Ils n’ont presque jamais mis la vie de soldats en danger.

    Quelquefois les soldats tirent intentionnellement sur des enfants, quelquefois par erreur. Quelquefois ils visent les enfants à la tête ou en haut du corps, et quelquefois ils tirent en l’air et ratent, touchant les enfants à la tête. C’est comme ça quand un corps est petit.

    Quelquefois les soldats tirent avec l’intention de tuer, quelquefois pour punir. Quelquefois ils utilisent des balles ordinaires et quelquefois des balles d’acier enrobées de caoutchouc, quelquefois à distance, quelquefois dans une embuscade, quelquefois à bout portant. Quelquefois c’est la peur, la colère, la frustration et un sentiment de n’avoir pas le choix qui les font tirer, ou une perte de contrôle, quelquefois c’est de sang froid. Les soldats ne voient jamais leurs victimes après coup. S’ils voyaient ce qu’ils ont causé, ils seraient susceptibles d’arrêter de tirer.

    #israel #palestine #occupation #colonisation #tueurs_d_enfants

  • #Joe_Sacco : « Sur l’environnement, nous avons beaucoup à apprendre des #peuples_autochtones »
    https://www.franceinter.fr/culture/joe-sacco-nous-avons-a-apprendre-des-peuples-autochtones-sur-la-facon-de

    Et si la #colonisation, était un conflit aux prolongations nombreuses, profondes et destructrices ? Jusque dans les années 1990, cent cinquante mille enfants des Dénés (Indiens faisant partie du groupe de Premières nations du Nord-Ouest canadien) ont été enlevés à leurs parents pour être éduqués dans des institutions religieuses. On les nommait par un numéro, et on leur inculquait l’anglais, la religion et les valeurs occidentales. Cette pratique les privait de leur culture et en faisait des êtres coupés de leurs racines, incapables de communiquer avec leurs proches une fois rentrés chez eux.

    #peuples_premiers #premières_nations