• #israel : Les attaques contre les Palestiniens en hausse, mais la justice reste insaisissable Aaron Boxerman
    - Time of israel

    Les agressions violentes contre les Palestiniens en Cisjordanie ont augmenté de près de 50 % au cours de l’an passé, mais les arrestations et les inculpations ne suivent pas.

    AL-MUFAQARA, Cisjordanie – Des jets de pierres étaient venus troubler le calme de l’après-midi dans le minuscule village d’al-Mufaqara, en Cisjordanie, ce samedi de la fin du mois de septembre. Alors que les enfants, qui jouaient dehors, avaient couru en toute hâte se réfugier derrière les murs des habitations, un groupe d’attaquants israéliens masqués avait envahi ce village du sud des collines de Hébron, lançant une pluie de pierres sur les habitants, puis sur les maisons.


    Des habitants d’implantation masqués près du hameau palestinien d’al-Mufaqara dans les collines du sud de Hébron, le 28 septembre 2021. (Autorisation)

    Quand l’attaque s’était terminée, douze Palestiniens au moins avaient dû recevoir des soins médicaux – et le sentiment de sécurité ressenti jusque-là par les villageois avait disparu.

    « C’était démentiel. Pas une seule fenêtre du village n’a pas été brisée en petits morceaux », se souvient Mahmoud Hamamdeh, un résident.

    Selon des témoins israéliens et palestiniens, les violences avaient commencé quand un groupe d’Israéliens avait agressé un berger palestinien qui gardait son troupeau à proximité du village, infligeant des coups de couteau à plusieurs de ses moutons. Les Palestiniens étaient arrivés pour s’opposer aux attaquants israéliens – quelques-uns, parmi eux, étaient armés – et certains habitants du village palestinien avaient jeté des pierres. La situation avait ensuite dégénéré, les Israéliens brisant des panneaux solaires et retournant une voiture dans le hameau.

    Il semble que cela avait été des dizaines de Juifs israéliens qui avaient pris part à ces violences et à ces actes de vandalisme que les Palestiniens du secteur avaient qualifié d’épisode le plus grave qu’ils avaient connu, ces dernières années. Le ministre israélien des Affaires étrangères Yair Lapid avait, pour sa part, condamné l’attaque, évoquant un acte de « terrorisme ».

    Or, seuls deux Israéliens ont été jusqu’à présent mis en examen pour leur implication dans ces violences.

    Parmi les blessés, le petit-fils de Hamamdeh, Mohammed, âgé de trois ans, qui avait été blessé à la tête par une pierre qu’un Israélien avait jetée dans la maison. Il avait été évacué précipitamment vers l’hôpital israélien de Beer Sheva. Selon des témoins, les extrémistes israéliens avaient jeté des pierres sur l’ambulance qui emmenait le petit garçon.

    Les médecins ont fait savoir à la famille de Mohammed que l’enfant pourrait souffrir de séquelles cognitives à long-terme en raison du choc encaissé par son jeune crâne.

    « Il y a eu deux inculpations ? Mais comment cela est-il possible ? Il y avait des dizaines de partisans du mouvement pro-implantation qui nous ont attaqués ce jour-là ! Dites au monde que la ‘justice’, en Israël, va dans la mauvaise direction », s’insurge Hamamdeh au cours d’un entretien téléphonique, après l’annonce des mises en examen.

    Une vague de violences en plein essor
    Les responsables de la sécurité affirment qu’il y a eu, cette année, une hausse drastique des violences commises par des extrémistes juifs en Cisjordanie. En 2020, le Shin Bet avait enregistré 272 incidents violents sur ces territoires disputés ; et jusqu’à présent, il en a répertorié 397 pour tout 2021, alors que la fin de l’année arrive dans moins de deux semaines.

    Ces épisodes de violence se succèdent les uns après les autres dans les informations et dans les mains courantes de la police. Ce sont les mêmes noms qui reviennent encore et toujours : Burin, Burqa, Kafr Malik, Huwarra, al-Tuwani. Il n’y a que peu d’arrestations qui suivent et les tensions ne semblent jamais s’apaiser.

    Selon les statistiques qui ont été compilées par le groupe de défense des droits de l’Homme Yesh Din qui traque les violences nationalistes en Cisjordanie, 91 % des enquêtes policières portant sur des attaques commises par des Israéliens sur des Palestiniens ont été closes sans qu’aucune mise en examen n’ait eu lieu entre 2005 et 2019.


    Mohammad Bakr Hussein, 3 ans aurait été blessé par des pierres jetées par des habitants d’implantation israéliens dans le sud des collines de Hébron, le 28 septembre 2021. (Crédit : autorisation)

    Les extrémistes juifs ont fait des mois de septembre et octobre un moment de tensions accrues. C’est la période de la récolte des olives pour des centaines d’agriculteurs palestiniens de toute la Cisjordanie, qui se rendent alors dans les oliveraies situées hors des frontières de leurs villages, sur des terres qui sont souvent proches des implantations ou des avant-postes illégaux israéliens.

    Ces violences sont souvent l’œuvre des « Jeunes des collines », de jeunes Juifs ultra-nationalistes qui résident dans des avant-postes illégaux, aux côtés de leurs compagnons idéologiques. Certains ne vivent pas en Cisjordanie et sont de jeunes Israéliens qui habitent à l’intérieur du pays, qui ont réussi à passer entre les mailles du filet et qui se sont radicalisés.

    « Ce ne sont pas tous des habitants d’implantation ou des enfants de résidents d’implantation. Un grand nombre d’entre eux vient de l’intérieur de la Ligne verte », explique Dvir Kariv, un ancien commandant du Shin Bet qui s’est spécialisé dans le suivi du terrorisme juif. « Un grand nombre de ces jeunes rencontrent des problèmes chez eux, ils sont en échec scolaire et ils ont abandonné l’école, ou la structure qui les accueillait – et ils se retrouvent ainsi sur les collines ».

    Alors que certains des avant-postes juifs les plus extrémistes se trouvent à quelques mètres seulement des oliveraies palestiniennes, les « gangs » de jeunes israéliens peuvent passer très rapidement à l’attaque en espérant pouvoir fuir tout aussi vite, note le major-général à la retraite Eitan Dangot, membre de l’institut MirYam, un think-tank.

    « C’est la proximité, surtout ça : On parle ici d’une distance de 30 secondes, d’une minute. Si on n’est pas correctement préparés avec des unités présentes dans le secteur, alors il n’est pas possible d’y faire face. Et c’est cette même proximité qui leur permet de frapper et de disparaître ensuite », dit Dangot, qui a été responsable de la liaison israélienne avec les Palestiniens, une entité connue sous son acronyme, le COGAT, entre 2012 et 2014.


    Des Palestiniens ramassent des olives sur un arbre pendant la saison de récolte annuelle, près de la ville de Naplouse en Cisjordanie, le 23 octobre 2021. (Crédit : Nasser Ishtayeh/Flash90)

    La police israélienne affirme que le nombre d’incidents diminue d’année en année, même si les mises en examen augmentent. Selon les chiffres officiels de la police, de 2019 à 2021, il y a eu une baisse de 61,1 % des attaques dites du « Prix à payer », au cours desquelles des résidents d’implantations extrémistes agressent des Palestiniens ou vandalisent leurs biens en réponse aux mesures prises par les autorités israéliennes à leur encontre. Ils affirment également que le nombre d’inculpations d’extrémistes juifs a doublé, passant de 16 à 32 au cours de l’année écoulée.

    Le Shin Bet et le ministère de la Défense ne sont pas d’accord avec ce tableau relativement favorable. Un haut responsable de la défense israélienne qui s’est entretenu avec le Times of Israël a souligné que la situation se détériorait et que les extrémistes s’enhardissaient.

    « Au cours des dernières semaines et des derniers mois, nous avons constaté qu’[ils] gagnent en force et se retranchent », a déclaré le responsable, qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat.

    « Quiconque parle sera puni »
    L’une des explications de cet écart est que les Palestiniens ne déposent souvent pas de plaintes officielles auprès de la police. Le sentiment dominant est que de telles affaires ont peu de chances d’aboutir, étant donné le faible taux d’inculpation d’Israéliens, même lorsque les incidents sont filmés et enregistrés.


    Une famille palestinienne de Huwarra constate les dégâts après une attaque par jets de pierres, qui aurait été commise par des habitants des implantations le 31 décembre 2020. (Crédit : Muataz Qasrawi)

    Les Palestiniens disent également craindre de se rendre à la police ; des rumeurs circulent selon lesquelles les Palestiniens qui déclarent avoir été attaqués ne seront plus autorisés à travailler en Israël. Le Shin Bet dément cette affirmation, mais les Palestiniens disent que la crainte de perdre les précieux permis a de toute façon un effet dissuasif.

    Ahmad, un Palestinien de Huwarra qui travaille en Israël, a déclaré qu’un groupe d’Israéliens masqués provenant d’une implantation voisine l’a attaqué non loin de sa ville natale fin octobre, le conduisant à l’hôpital.

    « Nous étions peut-être cinq. Ils sont descendus par dizaines des environs de Yitzhar. L’armée s’est contentée de nous observer depuis le sommet d’une colline voisine », a déclaré Ahmad.

    Décrivant l’incident et montrant des photos à l’appui de son récit, Ahmad a demandé à ne pas être identifié publiquement par crainte de représailles.

    « Quoi que vous fassiez, ne mettez pas mon nom complet, sinon ils me retireront mon permis. C’est bien connu qu’ils font ça. Quiconque parle est puni », a-t-il affirmé alors que le Times of Israël concluait une interview à son domicile par une journée pluvieuse de novembre.


    Des olives ramassées par des Israéliens de gauche et des activistes étrangers dans des oliveraies à proximité de la ville de Burin, en Cisjordanie, le 22 octobre 2018 (Crédit : Photo by ABBAS MOMANI / AFP)

    D’autres Palestiniens, comme Emad Zaban, un agriculteur de Burin, disent avoir déposé des plaintes auprès de l’Autorité palestinienne (AP), basée à Ramallah, qui est chargée de transmettre les demandes aux autorités israéliennes.

    Zaban affirme que les résidents d’implantations ont incendié ses oliveraies à plusieurs reprises. Mais lorsqu’il s’est adressé à la police israélienne, les agents ont déclaré que les plaintes ne leur avaient jamais été transmises.

    « D’une certaine manière, c’était mieux quand nous avions les ligues de village », a déclaré Zaban, faisant référence à une période où Israël exerçait un pouvoir militaire direct sur la Cisjordanie, avant la création de l’Autorité palestinienne dans les années 1990. « Maintenant, nous avons une Autorité impuissante au milieu, qui ne peut pas nous protéger. Où cela nous mène-t-il ? »

    « Les déraciner »
    Les attaques d’extrémistes juifs contre des Palestiniens en Cisjordanie, en particulier pendant la récolte annuelle des olives, se poursuivent sans relâche depuis des années. Les représentants du gouvernement ont parfois condamné la violence, mais les promesses de répression ont rarement été suivies d’une action concertée pour faire arrêter et poursuivre les auteurs présumés.

    Le nouveau gouvernement – une coalition hétéroclite de gauchistes, de centristes, de défenseurs d’implantations et d’islamistes – a envoyé des signaux contradictoires quant à sa volonté de s’attaquer au phénomène.

    Les partis de la coalition situés au centre et à gauche de l’échiquier politique ont déclaré qu’ils prendraient des mesures énergiques pour réprimer la violence extrémiste, mais la droite a violemment critiqué leurs déclarations, les jugeant exagérées. Le Premier ministre Naftali Bennett, partisan de longue date des implantations, était auparavant directeur général du Conseil de Yesha, un organisme regroupant les dirigeants locaux juifs de Cisjordanie.


    Naftali Bennett, chef du parti Yamina, lors d’une conférence du site d’information Srugim au-dessus du village bédouin de Cisjordanie Khan al-Ahmar, le 21 mars 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

    Mais dans un geste rare, le ministre de la Défense, Benny Gantz, a convoqué fin novembre une réunion de hauts responsables de la sécurité, dont le commissaire de police Kobi Shabtai et le chef du Shin Bet Ronen Bar, pour discuter de la récente vague d’attentats.

    La déclaration de Gantz à l’issue de la réunion visait à trouver un juste milieu. Il a condamné les « crimes haineux », mais n’a jamais mentionné les mots « Israéliens », « Juifs » ou « Palestiniens ».

    « Ce qui commence par un arbre peut se terminer par des dommages corporels ou – le ciel nous en préserve – par la perte de vies humaines. Les crimes de haine sont la racine à partir de laquelle le terrorisme se développe et nous devons les éradiquer », a déclaré Gantz.

    Bien que la Cisjordanie soit la plus grande division de la police israélienne, elle compte le moins de postes. Selon le fonctionnaire, la police a demandé plus de personnel et de ressources en Cisjordanie pour faire face au problème. Des forces spéciales de l’armée israélienne sont également en train d’être créées pour faire face à la violence nationaliste juive, a déclaré le fonctionnaire.

    Le fonctionnaire a ajouté que la plupart des résidents des implantations ne soutenaient pas les actes de violence.

    « La grande majorité de cette communauté n’agit pas de manière violente, et elle comprend les raisons de la coexistence et du maintien du calme », a-t-il déclaré.

    L’une des figures de proue du mouvement des implantations Oded Revivi, qui dirige le Conseil régional d’Efrat, a souligné que la violence était le fait d’une poignée de personnes marginales, et a déclaré qu’elle était de loin inférieure aux attaques terroristes palestiniennes contre les Israéliens.


    Le maire d’Efrat, Oded Revivi, s’exprime lors d’une conférence de presse à Efrat, le 31 juillet 2019. (Gershon Elinson/Flash90)

    Revivi a déclaré qu’il espérait que les forces de l’ordre allaient sévir pour mettre fin à ce phénomène. Mais il a ajouté que le renforcement de la répression n’était qu’une partie de la solution.

    « Dans le passé, il y avait des cadres éducatifs, des cadres thérapeutiques. Des travailleurs sociaux et des conseillers étaient présents sur le terrain », a déclaré Revivi.

    « Pendant des années, le gouvernement israélien a travaillé pour s’occuper du bien-être et de l’éducation de ces personnes. Il a alloué des budgets à cet effet. Mais depuis un an et demi ou deux ans, ce financement a totalement disparu », a ajouté Revivi. Israël n’a pas eu de budget pendant ce laps de temps.

    Le gouvernement israélien actuel, y compris Gantz, prend au sérieux la montée apparente de la violence juive israélienne, a souligné le haut responsable de la défense israélienne au Times of Israël. Les actions des extrémistes peuvent nuire à la réputation d’Israël à l’étranger, ce qui a un prix diplomatique élevé.

    « Nous sommes convaincus – il n’y a aucun argument – que toute personne qui blesse un civil qui ne représente pas une menace agit de manière immorale, illégale et d’une manière qui peut déclencher la violence régionale – ainsi que nuire à Israël à l’étranger, vis-à-vis des pays amis, en particulier les États-Unis et l’Europe », a déclaré le responsable.

    La controverse renouvelée
    Cette semaine, la polémique a de nouveau éclaté. Le ministre de la Sécurité intérieure, Omer Barlev, du parti Travailliste de centre-gauche, a suscité une vive réaction lorsqu’il a annoncé qu’il avait discuté de la « violence des résidents d’implantations » avec avec la numéro trois du département d’Etat américain, Victoria Nuland.


    G) Le ministre de la Sécurité Publique Omer Barlev lors d’une réunion à la Knesset, le 13 septembre 2021 et (D) le ministre de la Défense Benny Gantz lors d’une réunion à la Knesset, le 19 octobre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi ; Yonatan Sindel/Flash90)

    Mardi, Bennett a réprimandé Barlev – sans le citer nommément – en déclarant que, bien que des « éléments marginaux » existent parmi les Juifs vivant en Cisjordanie, « nous ne devons pas généraliser ces propos à une communauté entière ».

    « Les résidents des implantations sont le sel de la terre », a écrit sur Twitter la ministre de la Justice, Ayelet Shaked. « La violence dont il faut être choqué, ce sont les dizaines de cas de jets de pierres et de cocktails Molotov sur des Juifs qui se produisent chaque jour, simplement parce qu’ils sont Juifs, le tout avec les encouragements et le soutien de l’Autorité palestinienne. »

    Si quelques-uns des incidents les plus violents de ces derniers mois ont donné lieu à des arrestations et à des inculpations, la plupart de ceux qui ont participé à ce qui était apparemment des attaques de masse restent en liberté.

    Début novembre, une vingtaine d’Israéliens juifs sont descendus d’une colline près de l’implantation de Bat Ayin et ont attaqué des Palestiniens et des militants israéliens de gauche venus cueillir des olives, selon la police et des témoins.

    Alors que des hommes masqués et des adolescents se rassemblaient sur une colline voisine, le rabbin Arik Ascherman, qui faisait partie des Israéliens aidant les Palestiniens, a appelé l’armée et l’a prévenue que le groupe risquait d’être bientôt attaqué. Mais les forces de sécurité ne sont apparues qu’après le début de l’assaut, a déclaré Ascherman, un important militant des droits de l’homme.


    Le rabbin de gauche Arik Ascherman après une attaque présumée des habitants israéliens d’implantation près de Bat Yin, en Cisjordanie, le 12 novembre 2021. (Crédit : Shai Kendler)

    Les assaillants masqués, qui seraient des extrémistes israéliens, ont descendu la colline armés de gourdins et ont lancé des pierres sur le groupe, selon des témoins. Le coordinateur de la sécurité de Bat Ayin – un habitant de la ville responsable de la sécurité à l’intérieur de l’implantation – est visible sur les photos de la scène, observant l’incident depuis le sommet de la colline, armé d’un fusil.

    Après que les assaillants ont commencé à jeter des pierres sur les cueilleurs d’olives palestiniens, deux d’entre eux se sont séparés et se sont dirigés vers Neta Ben-Porat, une Israélienne qui avait commencé à les filmer. L’un d’eux s’est approché d’elle en brandissant un gourdin, a-t-elle raconté.

    « Pendant un instant, il a marqué une pause. Puis il m’a frappé à la tête avec son club. Puis dans ma jambe. Bien que j’aie commencé à saigner, ils ont continué à me frapper. Après cela, je n’ai aucun souvenir de l’attaque », a déclaré Ben-Porat, qui était l’un des au moins deux Israéliens battus pendant l’attaque, selon les procureurs et les témoins.

    « Je ne leur ai pas parlé, ni ne les ai provoqué, je n’avais pas d’arme. Je suis Israélienne, je suis Juive, je suis une femme – je ne pensais pas qu’ils me feraient quoi que ce soit », a déclaré Ben-Porat.

    Deux jeeps de police sont arrivées quelques minutes plus tard. Mais les officiers ont attendu deux minutes, alors que la plupart de la foule s’était dispersée, avant de sortir des véhicules, a déclaré Gil Hammerschlag, militant juif de gauche.

    Sur les vingt Israéliens qui, selon la police, ont participé à l’agression, un seul – l’un des deux hommes qui ont attaqué Ben-Porat – a été inculpé. Les procureurs l’ont identifié comme un Israélien de 19 ans originaire de Kiryat Ekron, dans le centre d’Israël.

    Trois Palestiniens ont ensuite été arrêtés pour avoir jeté des pierres pendant la mêlée, bien que Ben-Porat et d’autres militants aient déclaré qu’ils n’avaient commencé à lancer des pierres qu’au début de l’attaque.

    Un juge militaire leur a donné raison et a ordonné leur libération après plusieurs jours d’emprisonnement. Aucun lanceur de pierres israélien n’a été inculpé.

    « On a l’impression qu’on leur a donné la légitimité de tuer. Il n’y a pas d’autre façon de le dire », a déclaré Ben-Porat avec une frustration palpable.


    Des hommes masqués, qui auraient été des habitants d’implantations israéliennes, armés de bâtons pendant une attaque contre des Palestiniens qui récoltaient des olives aux abords de Surif, en Cisjordanie, le 12 novembre 2021. (Crédit : Shai Kendler)

    « Si nous avions été Palestiniens, bien sûr, auraient-ils même porté des accusations ? Nous savons tous que la réponse est non », a-t-elle ajouté.

    Spectateurs ?
    Ces images sont devenues si omniprésentes, si quotidiennes, qu’elles ont presque cessé d’être dignes d’intérêt : des soldats israéliens en uniforme vert qui se tiennent à l’écart tandis que des personnages masqués – portant souvent les vêtements à franges distinctifs [tsitsit] prescrits par la loi juive – lancent des pierres sur les maisons palestiniennes.

    Lors de l’attaque d’al-Mufaqara, on pouvait voir des soldats israéliens au loin, regardant les Israéliens lancer des pierres sur les maisons et les voitures de ce petit village de bergers. À Burin, des soldats ont assisté à la mise à feu de pans entiers de terres agricoles par des Israéliens masqués.

    En réponse, l’armée israélienne fait souvent valoir que les vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux sont éditées de manière à tromper ceux qui les visionnent.

    « Je peux le dire par expérience : ces clips ne reflètent pas toujours l’histoire complète. Ils ne montrent pas ce qui s’est passé pendant l’incident dans son ensemble. Lorsque vous filmez un petit clip, vous voyez que le soldat ne répond pas – mais peut-être attend-il des renforts », a argumenté Dangot.

    Mais même si les soldats israéliens filment régulièrement des incidents violents en Cisjordanie pour leur usage interne, l’armée publie rarement des images pour étayer sa version des faits.

    Et personne ne conteste que la plupart des personnes impliquées dans ces incidents échappent à l’arrestation. Si la police finit par ouvrir un dossier, il est souvent classé en raison de l’incapacité à identifier les suspects ou de ce que les autorités considèrent comme un manque de preuves qu’un crime a en effet été commis.

    D’anciens officiers de l’armée affirment que le problème des soldats et des policiers qui restent à l’écart pendant les attaques est réel. Selon le major-général à la retraite Nitzan Alon, le phénomène découle d’une dissonance fondamentale dans la mission des troupes.

    « L’identité fondamentale des soldats est qu’ils sont là pour protéger les Juifs et les citoyens israéliens contre les attaques terroristes palestiniennes. Ils ne se considèrent pas comme une force de loi et d’ordre chargée de faire respecter l’état de droit pour toutes les communautés de la région », a déclaré Alon, qui a supervisé le commandement de l’armée israélienne en Cisjordanie de 2012 à 2015.

    De nombreux auteurs israéliens étant toujours en fuite, l’armée israélienne a pour politique de « coordonner » l’accès des Palestiniens à leurs bosquets. Pendant quelques jours prévus longtemps à l’avance, les Palestiniens arrivent pour récolter sous l’œil attentif des soldats israéliens, qui sont là pour protéger les Palestiniens des agressions.

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    Des Palestiniens inspectent leurs oliviers détruits dans le village de Qaryout, près de Naplouse, le 19 octobre 2013. (Crédit : Issam Rimawi/Flash90)

    « En général, je préfère y aller avec la coordination, afin de me sentir en sécurité », a déclaré Zaban, l’agriculteur de Burin.

    Cette année, le « jour de la coordination » de Zaban est tombé début octobre – bien trop tôt pour que ses olives soient mûres. Mais sentant qu’il n’avait pas d’autre choix, il a décidé de récolter quand même. Les olives, cueillies bien avant l’heure, n’ont pratiquement pas donné d’huile, selon Zaban.

    « J’ai subi des pertes massives cette année », a-t-il déploré.

    Lors d’un autre incident récent, des soldats ont accompagné des dizaines de résidents d’implantations sur un terrain de jeu à l’intérieur du village palestinien de Sussiya, dans les collines du sud de Hébron. Selon des militants israéliens de gauche présents sur les lieux, les résidents d’implantations ont éjecté les enfants palestiniens qui se trouvaient sur le terrain de jeu.

    Les soldats ont escorté les Israéliens sans se battre. Les résidents d’implantations se sont agités sur le terrain de jeu, entourés par l’armée. Ils sont restés dans l’aire de jeux pendant environ une demi-heure avant qu’on leur demande de rentrer chez eux, selon des témoins.


    Un soldat israélien se tient à l’écart alors que des habitants d’implantation entrent dans un terrain de jeu palestinien à Susiya, un hameau palestinien de Cisjordanie, le 6 novembre 2021 (Guy Butuvia).

    L’armée a déclaré que les clips et les photographies « ne reflétaient pas le déroulement de l’incident ». Les Israéliens locaux ont accusé les « gauchistes anarchistes », qui, selon eux, ont incité les Palestiniens à les attaquer.

    À al-Mufaqara, Mahmoud Hussein n’a guère de raisons d’être optimiste. Sa famille avait été informée que son petit-fils Mohammad pourrait souffrir de troubles cognitifs à long-terme en raison de l’hémorragie dans son cerveau, d’où la pierre l’a frappé.

    « L’armée est toujours du côté des colons. Sinon, ils auraient traqué les dizaines de personnes qui nous ont attaqués », a déclaré Hussein. « Quand c’est un gouvernement de colons, à quoi peut-on s’attendre ? »

    #violences #Palestine #Cisjordanie #colons #colonisation #justice #Juifs_israéliens #extrémistes_juifs #ultra-nationalistes #radicalisation #police_israelliene #Bébés #femmes #enfants (palestiniens)

  • L’invention du colonialisme vert
    Pour en finir avec le mythe de l’Éden africain
    de Guillaume Blanc

    Lu ce #livre pas mal du tout
    https://editions.flammarion.com/Catalogue/hors-collection/essais/linvention-du-colonialisme-vert

    L’histoire débute à la fin du XIXe siècle. Persuadés d’avoir retrouvé en #Afrique la #nature disparue en Europe, les #colons créent les premiers #parcs_naturels du continent, du Congo jusqu’en Afrique du Sud. Puis, au lendemain des années 1960, les anciens administrateurs coloniaux se reconvertissent en #experts_internationaux. Il faudrait sauver l’Éden ! Mais cette Afrique n’existe pas. Il n’y a pas de vastes territoires vierges de présence humaine, et arpentés seulement par ces hordes d’animaux sauvages qui font le bonheur des safaris touristiques. Il y a des peuples, qui circulent depuis des millénaires, ont fait souche, sont devenus éleveurs ici ou cultivateurs là. Pourtant, ces hommes, ces femmes et enfants seront – et sont encore – expulsés par milliers des parcs naturels africains, où ils subissent aujourd’hui la violence quotidienne des éco-gardes soutenus par l’#Unesco, le #WWF et tant d’autres ONG.
    Convoquant archives inédites et récits de vie, ce livre met au jour les contradictions des pays développés qui détruisent chez eux la nature qu’ils croient protéger là-bas, prolongeant, avec une stupéfiante bonne conscience, le schème d’un nouveau genre de #colonialisme : le colonialisme vert.

    Guillaume Blanc parle de « conservationnistes » (exploiter les ressources naturelles, mais sans les épuiser) mais selon Thierry Paquot il serait plutôt question de « préservationnistes » (protéger des territoires de toute activité humaine)
    https://seenthis.net/messages/887068

  • Palestinian volunteers help olive harvesters in ways the Palestinian Authority can’t
    Amira Hass | Oct. 23, 2020 | 10:49 AM | Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-palestinian-volunteers-help-olive-harvesters-in-ways-the-palestini

    In dozens of villages, the harvest has become life-threatening, and Israel prevents Palestinian security forces from protecting farmers. Volunteers have fill the vacuum – but settler violence isn’t limited to three weeks a year

    Volunteers with the Palestinian group Faz3a, whose members accompany olive harvesters to protect them from attacks by settlers, fill a vacuum. It’s a vacuum that the Palestinian Authority’s security forces never could fill in the West Bank’s areas B and C, where the Oslo Accords bar them from operating.

    Tens of thousands of Palestinian youths train in martial arts and the use of weapons for recruitment to the Palestinian security forces, including the police. Under the agreements with Israel, they must help the Shin Bet security service and the army monitor Palestinians, arrest and interrogate them.

    They’re expected to avert any harm to Israeli citizens. But they’re barred from protecting Palestinian civilians against attacks by thugs who are Israeli citizens.

    All the PA can do is “condemn” the violence. Its security agencies may pass the complaints of the assaulted Palestinians to the Israeli police (before coordination was halted in May), and write down the details of the assaults.

    At the beginning of the month, Palestinian media outlets reported on the establishment of the group Faz3a for the 2020 olive harvest. They quoted one of its founders, Mohammed al-Khatib of Bil’in, as saying that faza’a – Arabic for a response or a call for help during a war – is a Palestinian tradition of coming to the rescue of the masses in times of trouble.

    Faza’a operations in 1948 are etched in the Palestinian collective memory, when residents of Palestinian villages gathered their guns from their hideouts and went out to help the organized Palestinian fighters in the fighting against the armed members of the Jewish community.

    Olive harvesting isn’t just any seasonal farming or source of income. It’s a cultural, multigenerational and festive family event that everyone eagerly awaits. Entire families take part, young and old alike, and the process is a skill taught by the grandparents.

    But in dozens of villages in the West Bank, the olive harvest, and agriculture in general, have become dangerous activities, even life-threatening, due to the proximity of the ever-spreading outposts and the settlements that spawn these outposts. Settler violence and the Israeli authorities’ refusal to stop it have had a chilling effect: Not everyone dares to take the risk, not everyone wants to bring the women and children along, for fear of putting them in harm’s way.

    Year-round violence

    Unlike the faza’a of 1948, the volunteers today have no weapons, only determination, courage and political awareness. They know that an abandonment of the farmers and villages contributes to social disintegration.

    Khatib was among the founders of the coordinating committee of popular resistance against Israel’s separation barrier in the early 2000s and was arrested for this, stood trial and went to prison. If we wish to draw any conclusions from his past, the volunteers take into account the possibility that the army will arrest them. When it comes to Palestinians, even self-defense can be considered a crime in Israel and reason for arrest.

    Faz3a says about 200 volunteers have joined so far, and they are expecting to work for around three weeks until the harvest is over. But the violence isn’t seasonal. It’s a problem year-round, and the Palestinian farmers stand alone in the battle, as if it were a personal problem, not one of Israel’s direct and indirect methods of shrinking the Palestinian space.

    The violence during the olive harvest is only one of many Israeli measures that have had a chilling effect or killed the joy of farming. In some regions the army routinely denies Palestinians access to their land “to prevent any friction” with violent settlers, except for three times a year, a few days each time: to plant, plow and harvest grain crops, and for the trees, to harvest, trim and plow.

    These farmers have had to give up on the custom of growing vegetables among the trees for private consumption or small-scale marketing. Ten or even 20 days of access a year aren’t enough, though some owners of land beyond the separation barrier have turned, against their will, into 10-day-per-year farmers.

    An example of this can be seen in villages like Biddu and Beit Ijza, whose orchards are surrounded and cordoned off by the large Israeli-only expanse that the settlements of Givat Ze’ev and Givon have created.

    “At one time the orchards were a place for the entire family to relax on Fridays,” a resident of Biddu said while waiting for soldiers to open a gate for the villagers to get to their land. “We would come to work here a few times a week. Now accessing the area is like visiting a prisoner in jail.”

    Fewer permits allotted

    Thousands of Palestinian families own tens of thousands of dunams of fertile agricultural land that has been imprisoned beyond the Israeli separation barrier. The barrier has 74 gates that allow farmers to pass through to reach their land. Forty-six of them are defined as “seasonal” and are opened only a few days a year. Twenty-eight are supposed to open every day or at least three times a week.

    The soldiers arrive, open and shut the gates a short time later, three times a day. Since the barrier was built, Israel has gradually stiffened its terms for obtaining a permit to access farmland. The number of permits has decreased, and thus, so has the number of family members reaching the orchards. Young people in particular show less and less interest in enduring the hassle.

    Each permit is issued only after a run-around from one Israeli Civil Administration office to another. The shortage of working hands is noticeable in the number of thornbushes among the trees, as well as in the decayed leaves and unpicked fruit. Sometimes farmers must go through a gate quite a distance away and then get to their plots on foot, because not everyone receives a permit to enter with a tractor or a donkey and wagon.

    Beyond the fixed opening time of the gates, the farmers have no control over what happens on their land. Harvested crops and equipment are stolen. Garbage gets dumped there. There are fires, whether due to negligence or a stun grenade or tear gas canister shot by a soldier; the Palestinian farmers depend on the Israeli firefighters’ goodwill to put out these blazes.

    Here the Faz3a volunteers can’t be helpful. Though it’s public and private Palestinian land, part of the West Bank, they are barred from reaching it. Only Israelis and foreign tourists may freely access this Palestinian land.

    The attitude of Palestinians to this situation falls somewhere between feeling a bit sorry for the Palestinian Authority to being angry and mocking it. “What can it do?” the farmers wonder when access to their land is blocked by settler violence or Civil Administration rules.

    Some people conclude from this state of helplessness that “they don’t even care there in the PA.” This is how Israel widens the gap and sense of alienation and distrust between the Palestinian citizen and a disabled Palestinian self-rule.

    #colons #olives

    • Settlers hurled rocks at the Palestinian farmer’s head. His age didn’t deter them
      Gideon Levy, Alex Levac | Oct. 22, 2020 | Haaretz.com
      https://www.haaretz.com/israel-news/.premium.highlight.MAGAZINE-settlers-hurled-rocks-at-the-palestinian-farmer

      Settlers stoned and injured a 73-year-old Palestinian in his grove, others vandalized another farmer’s 200 trees. A journey during the season of harvest – which is also clearly the season of settler violence

      At home on the outskirts of the West Bank village of Na’alin, an elderly farmer, Khalil Amira, is nursing a head wound he suffered when settlers stoned him while he harvested olives in his grove – in front of his daughter and grandchildren. About an hour’s drive south, in the village of Jab’a, two other aged farmers are lamenting the damage wrought to their olive trees by other thugs. And these are only three recent examples of the dozens of Palestinian harvesters who are being assaulted on their lands on an almost daily basis.

      It’s autumn, with its clouds and its howling wind, as the old Israeli song goes, and it’s also the season of the olive harvest – and with it settlers who go on a rampage every year at this time, across the West Bank. It’s not autumn if there’s no olive harvest, and there’s no olive harvest without settler rampages. And the start of this season bodes ill.

      Several weeks into the harvest, which began this year on October 5, the Yesh Din – Volunteers for Human Rights NGO has already documented 25 violent incidents, and no one apparently intends to put a stop to them. The police accept complaints and take down testimonies, but that seems to be the extent of their activity.

      According to Yesh Din, between 2005 and 2019, only 9 percent of the complaints filed by Palestinians over Israelis’ violence against them ended with the alleged perpetrators being brought to trial. Fully 82 percent of the cases were closed, including nearly all of the complaints about the destruction of olive trees.

      Amira is surrounded by family in his fine house in Na’alin, west of Ramallah. His head is bandaged, concealing 15 stitches; his family envelops him with concern and warmth. Since being wounded last week by a stone thrown at him by settlers, he’s returned to the hospital twice, because of possible intracranial bleeding. A working man of 73, Amira was employed for 20 years as a welder in the predominantly ultra-Orthodox city of Bnei Brak, in Israel; he also worked for years at Elco, an industrial conglomerate. His father left him, his two sisters and his six brothers 100 dunams (25 acres) of olive trees, which he has been cultivating since his retirement, after becoming ill with a heart ailment. He speaks Hebrew fluently, and he and his family are gracious hosts.

      Amira’s access to his land was cut off in 2008 by the construction of the West Bank separation barrier – a fate that befell many Palestinian farmers. Part of his property was also expropriated for the establishment of a settlement called Hashmona’im, which is on the other side of the barrier, yet another annexation-type stunt. Recently, settlers ruined the two wells that were his on land adjacent to Hashmona’im. They would descend into one of the wells with a ladder and wash themselves in it, contaminating the water. The settlers also made a breach in the fence that encircles Hashmona’im and dumped garbage and construction debris on another part of his land – the evidence is still there. Amira filed a complaint with the Binyamin District police, and the dumping stopped for a time, but it resumed last February. It was clear that the perpetrators of the recent assault on him also set out from Hashmona’im, even if they were not necessarily residents of the settlement.

      For 11 years, the farmer was unable to visit the land he owns, adjacent to the fence surrounding Hashmona’im – others were able to work it for him – until last fall, when he was able to harvest his olives with no interference. He wanted to do the same this year. The Israel Defense Forces allow him four days to pick olives – with advance coordination. Amira was supposed to start picking Monday last week, but because of a doctor’s appointment, he didn’t arrive until the following day.

      They set out early in the morning: Amira, his son Raad, 47, his daughter Halda, 35, and three young grandchildren. The IDF does not permit them to arrive at their lands by vehicle, so they had to walk about a kilometer from the gate in the separation fence. By about midday they had collected enough olives to fill a large sack. Raad hoisted a bag with half of the olives onto his shoulder and carried it to the gate, and then returned for the other half. Seeing that Raad was tired, his father told him he didn’t have to come back again.

      At 2:30 P.M., Amira hid the tools he had used in the grove, before his departure. When he returned from the hiding place, he saw that his daughter and grandchildren had already left. On his way to the gate he saw his grandson’s knapsack on the ground. He picked it up and continued to walk, when suddenly he heard shouts.

      In a nearby grove, he saw four masked young people throwing rocks at his nephew, Abd al-Haq, and his son, Yusuf, who were working there separately. Spotting Amira, the masked men began hurling rocks at him as well. The fact that he was elderly apparently made no impression on them. According to Amira, they had large rocks that they had brought with them. Otherwise, they were not armed and did not wield clubs. He tried to evade the onslaught but could not escape. At one point, he was struck on the left side of his head, and he collapsed to the ground. He doesn’t know how long he lay there, nor does he remember any more about the person who threw the rock that hit looked like.

      “They didn’t look like people to me, but devils,” he tells us now.

      Soldiers appeared out of nowhere and administered first aid. His wife and the three grandchildren, also arrived, and were distraught. Blood streamed from his head, and an army paramedic stanched the wound. The soldiers summoned an Israeli ambulance to meet them at Hashmona’im. Amira managed to walk with the aid of the soldiers, but the Druze guard at the settlement’s gate refused to allow any of them to enter.

      “Your dogs attacked me and you guard them and don’t let me in?” Amira said to him angrily, in Arabic.

      An IDF jeep arrived and took him to the Nili checkpoint, where he was transferred to a Palestinian ambulance and taken to the Ramallah Governmental Hospital. There Amira was stitched up and held for three days to check for possible intracranial bleeding. After he was released at the end of the week, however, he started to suffer from headaches and vomiting. He returned to the hospital this past Sunday, was checked and released again. He was still experiencing headaches and continuing to throw up this week when we visited.

      Amira tells us that he feels even more determined than he did before the incident. Of course he will return to his land, there’s no question, he asserts. It’s his property, no one is going to stop him. He has already filed a complaint with the police, and handed over an Israeli ID card that his nephew found at the site of the attack. It belongs to a Y.C., born in 2003, resident of Ganei Modi’in, a neighborhood in the ultra-Orthodox settlement of Modi’in Ilit.

      •••

      Mohammed Abu Subheiya, 63, a father of eight, is waiting next to his house in Jaba, north of Hebron. For 24 years he worked in Ashdod for Ashtrom, an Israeli construction company. Lately he’s been working in construction in Israel with other employers.

      In 1990, Abu Subheiya’s father planted 22 dunams of olive trees, which Abu Subheiya tends in his spare time.

      We walk with him down a precipitous, rock-strewn trail to his plot of land, which lies in the valley that runs between Jaba and the settlement of Bat Ayin, which gained notoriety in 2002 when a terrorist underground was uncovered there. Some of the settlers there are newly religious, including some from the Bratslav Hasidic sect. Bat Ayin is where the assailants of the Jaba groves come from.

      Abu Subheiya hadn’t visited his grove since early March, because of the coronavirus crisis, which forced him to remain in Israel and not go back and forth to the West Bank. At the beginning of October, the International Red Cross informed him that days had been set for him to harvest the trees in his grove, which lies in a danger zone because of the Bat Ayin settlers. Arriving there on October 4, he was stunned to see that only about half of the 48 trees he has here were still intact. The assailants had gone from tree to tree and sawed off the branches or uprooted the trunks completely. It will take five years for the damaged trees to recover and bear fruit again, he tells us.

      We walk from one tree to the next, examining their battered branches, and reflect on the malice of people who are capable of wreaking such destruction upon the fruit of the earth and upon those who work the land. An aroma of sage wafts from bushes along the edges of the grove. Across the way, the mobile homes of Bat Ayin are perched on the slope of a hill. Abu Subheiya says that when the settlers approach his land he flees in fear. After the incident early this month, he too filed a complaint with the police, at the station in the ultra-Orthodox settlement of Betar Ilit; some officers even came to see his grove, but since then he has heard nothing from them. Nor will he. Five years ago, settlers spread a chemical substance on the ground that poisoned 13 of his oldest trees, whose jagged trunks still stand as a silent monument in the grove.

      “They work very slowly,” he says of his attackers. “That’s their politics. To destroy slowly, every time somewhere else, so we will remain without olives.”

      We descend the hill on the other side of the village, opposite Betar Ilit. The road leading to the olive groves was demolished by the Israeli Civil Administration six years ago, because this is Area C (under full Israeli control). Access now is possible only in a 4x4 vehicle.

      “Why does a road bother anyone,” asks Abu Subheiya. “You want to take our land – take it. But why does a road bother anyone? We paved an asphalt road. They came and smashed it to bits.”

      We are now making our way on foot to the grove belonging to Khaled Mashalla, 69, on the lower slope of the steep valley. The remains of the ruined road are still evident under the dirt. Only the section near the village was demolished, the rest was left paved as it was.

      Last week, assailants came here, too, and uprooted dozens of trees; trunks and broken branches are strewn along the way. Mashalla estimates that he lost 220 trees. He’s an amiable, colorful man who works in the improvised parking lot at the Gevaot checkpoint for Palestinian laborers who cross into Israel, Together with his business partner, he takes 7 shekels ($2) protection money per car per day to guard it against theft. Plump and gleeful, he wears a tattered felt hat that he removes in a theatrical gesture to reveal his bald head. He and his brothers own 400 dunams of olive trees in the area.

      The vandalism occurred on the night between Tuesday and Wednesday of last week. The Bedouin who live on the edge of the village called Mashalla to say that they saw headlights in his grove that night. The next afternoon, when he got there after working at the checkpoint, he couldn’t believe his eyes. Dozens of branches had been sawed off. When we visit, we see that the younger trees were spared. They had been wrapped in plastic tubing, to protect them from the gazelles.

      #vandalisme #barbares

  •  » Illegal Israeli Colonists Burn 13 Palestinian Cars In Jerusalem
    August 17, 2020 12:33 PM - IMEMC News
    https://imemc.org/article/illegal-israeli-colonists-burn-13-palestinian-cars-in-jerusalem

    Many fanatic illegal Israeli colonists burnt, on Monday at dawn, thirteen Palestinian cars, and wrote racist graffiti, in Beit Safa town, south of the occupied Palestinian capital, Jerusalem, in the West Bank.

    The colonists infiltrated the town at dawn, before setting thirteen Palestinian cars ablaze, while parked in front of their owners’ homes.

    The cars were completely burnt and destroyed. The Israeli assailants also wrote racist, anti-Palestinian graffiti, before fleeing the town.

    The attack is part of numerous and escalating Israeli violations against the Palestinians, their property, and their holy sites in several parts of the occupied West Bank, including Jerusalem.

    Israel’s colonies in the West Bank, including those in and around occupied East Jerusalem, are illegal under International Law, the Fourth Geneva Convention, in addition to various United Nations and Security Council resolutions.

    #colons_israéliens

  • Illegal Israeli Colonists Attack Shepherd, Unleash Their Dogs Toward Him Near Bethlehem
    December 20, 2019 – IMEMC News
    https://imemc.org/article/illegal-israeli-colonists-attack-shepherd-unleash-their-dogs-toward-him-near-

    Many fanatic Israeli colonists, illegally squatting on Palestinian lands, attacked a Shepherd from Kisan village, east of the West Bank city of Bethlehem, and unleashed their dogs at him, causing various injuries.

    Ahmad Ghazal, the deputy mayor of Kisan Village Council, said the colonists came from the illegal Ibei Hanahal outpost, which was installed on stolen Palestinian lands, near the illegal Maali Amos colony.

    He added that the assailants attacked the farmer, Atallah Ibrahim Obeyyat, 53, causing many cuts and bruises, before unleashing their dogs toward him. The dogs also attacked and bit some of his sheep.

    The wounded farmer was transferred to Beit Jala Governmental hospital for treatment; he said the attack took place when the colonists invaded the Palestinian lands and started trying to force him out of the grazing lands.

    #colons_israéliens

  • Illegal Israeli Colonists Burn Two Palestinian Cars, Write Racist Graffiti, Near Nablus
    December 20, 2019 – IMEMC News
    https://imemc.org/article/illegal-israeli-colonists-burn-two-palestinian-cars-write-racist-graffiti-nea

    A group of fanatic Israeli colonists, illegally squatting on private Palestinian lands burnt, on Friday at dawn, two Palestinian cars and wrote racist graffiti, in Far’ata village, west of Nablus, in the northern part of the occupied West Bank.

    Ghassan Daghlas, a Palestinian Authority official who monitors Israel’s illegal colonialist activities in northern West Bank, said the colonists infiltrated into the village and burnt two cars, owned by Saher Abdul-Rahim Hussein and his brother Tha’er.

    Daghlas added that the colonists also wrote racist, anti-Palestinian graffiti on several walls and cars in the village, before fleeing the area.

    The attacks are the latest in ongoing and escalating violations by groups of fanatic right-wing Israeli colonists targeting the Palestinians, their homes, lands and other property, in addition to holy sites, including graveyards.

    #colons_israéliens

  • Les olives amères de Palestine
    https://visionscarto.net/les-olives-ameres-de-palestine

    Chaque année, aux mois d’octobre et de novembre, a lieu la récolte des olives en Palestine. À l’occasion de la cueillette, la violence de certains colons israéliens à l’égard des paysan·nes redouble d’intensité. Pour protéger un tant soit peu les familles de ces agressions, des bénévoles de la terre entière viennent les assister. Cette saison, la violence a eu pour cible les bénévoles mêmes. Voici quelques éléments pour tenter de comprendre une situation très problématique. par Johanna Schreiner L’olive en (...) #Billets

  • Over 1 Million Settlers Living in 503 West Bank & East Jerusalem Settlements
    June 25, 2019 9:09 PM – IMEMC News
    https://imemc.org/article/over-1-million-settlers-living-in-503-west-bank-east-jerusalem-settlements

    Latest statistics show that the number of Israeli settlements, established on Palestinian lands in the occupied West Bank and East Jerusalem, has reached 503, of which 474 are located in the West Bank and 29 others in Jerusalem, says Hanna Issa, Secretary-General of the PA Islamic-Christian Council for Jerusalem and the Holy Places.

    Issa added, in a press statement on Monday, that the number of settlers residing in these settlements exceeds one million, indicating that “Peace Movement,” in Israel, says that settlement expansion on Palestinian lands in the West Bank is higher than population growth itself, in Israel. (...)

    #colonisation_de_peuplement

  • #AIPAC to host first settler leader at U.S. policy conference | The Jerusalem post
    https://www.jpost.com/Israel-News/AIPAC-to-host-first-settler-leader-at-US-policy-conference-583128

    ❝In what settlers hold is a historic first and a sign of the settlement movement’s growing acceptance among US Jewry, AIPAC has invited a representative of the YESHA Council to speak at its annual foreign policy forum in Washington DC later this month.

    The bi-partisan American Israel Public Affairs Committee is flying YESHA Council foreign envoy and Efrat Council head Oded Revivi to Washington to participate in a side panel at the conference called “Catch 67: The Left, The Right, and the Legacy of the 6-Day War.”

    #colons #voleurs #sionisme #etats-unis #etat_voyou

  • 2 Israelis killed, 2 critically injured in shooting attack in Ramallah
    Dec. 13, 2018 11:50 A.M. (Updated: Dec. 13, 2018 12:30 P.M.)
    http://www.maannews.com/Content.aspx?ID=782064

    RAMALLAH (Ma’an) — Two Israeli soldiers were killed and another two critically injured in a shooting attack, reportedly carried out by Palestinians, east of al-Bireh City in the central occupied West Bank, on Thursday noon.

    Initial reports said that an armed Palestinian opened fire, from a passing vehicle, targeting a group of Israeli soldiers, who were setting up a flying checkpoint at the entrance of the illegal settlement of Ofra.

    The official Israeli army radio station reported that an armed Palestinian, who stepped out of his vehicle, opened fire towards Israelis, was shot.

    Earlier on Thursday, Israeli forces shot and killed a Palestinian who carried out a stabbing attack in Jerusalem, injuring two Israeli police officers.

    On predawn Thursday, Israel executed a Palestinian attack suspect while inside a house in a Nablus-area refugee camp.

    Israeli forces also killed a Palestinian, late Wednesday, who had carried out a shooting attack earlier this week.

    #colons

  • #Kanaky, #Nouvelle-Calédonie & #RéférendumNC2018
    Quand les #Kanak votent, c’est pour l’indépendance
    https://pbs.twimg.com/media/DrJRhO3X4AAcaGR.jpg:large

    OUI 94,5% NON 5,5% à #Belep (dont la population est quasi-exclusivement kanak), archipel situé au nord de la Grande Terre.
    OUI 89% NON 11% pour la commune de #Canala (côte est).
    OUI 84,2% NON 15,8% à #Ouvéa, ... Mais aussi un OUI majoritaire à Poum, Gomen, Poya, Sarramea, Thio, Pouebo, Hienghène, Touho, Ponerihouen, Houailou, Lifou, Yaté, l’Île des Pins, Kouaoua ...

    Sauf que la Kanaky est une #colonie de peuplement, les #peuples_autochtones y sont largement devenus minoritaires et nous, #colons, utilisons la #démocratie comme arme de protection du #colonialisme... et donc ce #referendum arrangé qui macère depuis des années, à coup d’injonction à la réconciliation et à l’oubli, a un goût d’imposture #caldoche.

    Il va surement y avoir des soulèvements, des révoltes, qui vont, forcément, être réprimées, pas tant par la police ou l’armée que par l’étouffoir des gens qui pensent #unité & #majorité plutôt que #pluralité & #consensus...

    Pour mieux comprendre les résultats du #ReferendumNC2018 La répartition ethnique de la population sur l’île :

    Lire ou relire pour s’éclairer :

    Kanaky, autodétermination : la longue patience du peuple kanak : http://www.cnt-f.org/urp/publications-cnt/autogestion-2-kanaky-autodetermination-la-longue-patience-du-peuple-kanak via #cnt

    Sur le Mouvement des Groupes Révolutionnaires Koutumiers Kanak (MGRK) : https://lundi.am/Sur-le-Mouvement-des-Groupes-Revolutionnaires-Koutumiers-Kanak-MGRK et Le noir vote blanc : https://lundi.am/Le-noir-vote-blanc via @lundimatin

    Nouvelle-Calédonie-Kanaky : le 4 novembre, un référendum « décolonial » ? : https://npa2009.org/actualite/politique/nouvelle-caledonie-kanaky-le-4-novembre-un-referendum-decolonial via #npa

    En Nouvelle-Calédonie, société en ébullition, décolonisation en suspens : https://www.monde-diplomatique.fr/2014/07/BENSA/50620 via @mdiplo [2014]

    ... et tout plein d’articles déjà recensés sur #SeenThis, avec en particulier les compilations précieuses de @sinehebdo : https://seenthis.net/recherche?recherche=Kanaky%2C%20Caledonie&follow=all

    Suivi sur twitter chez @ADecroissance (à qui j’ai piqué une partie de cette #recension) : https://twitter.com/ADecroissance/status/1059012326941249537
    Recherche : https://twitter.com/search?f=tweets&q=%23Kanaky%20OR%20%23NouvelleCal%C3%A9donie%20OR%20%23R%C3
    Suivi sur France O : https://la1ere.francetvinfo.fr/referendum-nouvelle-caledonie-emission-speciale-france-o-646022.
    Suivi sur France 1nfo : https://la1ere.francetvinfo.fr/nouvellecaledonie/caledoniens-aux-urnes-direct-numerique-645080.html

    Pour finir, un peu de musique : Proud to be Kanak par Waan, dans une #playlist #kaneka, le son traditionnel de l’#indépendance : https://www.youtube.com/watch?v=3GYg-IqKcS8&list=PL6UhI7omDFjitWcizhk95V-5yZXJqjJvB&index=113

    #autonomie #decolonialisme

    • Kanaky indépendante !
      Solidaires, le 6 novembre 2018
      https://solidaires.org/Kanaky-independante

      A l’occasion du référendum organisé le 4 novembre, le peuple Kanak a très largement confirmé sa volonté de mettre fin à la colonisation française et d’accéder à l’indépendance. Nous ne devons pas nous laisser tromper par la proclamation officielle d’une "victoire" du non à 56,4%. Ces chiffres masquent mal un des problèmes majeurs de ce scrutin, qui entame largement sa légitimité : la composition des corps électoraux a été faite de telle façon qu’une partie de la population kanak en a été de fait exclue.

      Car les résultats là où le peuple kanak vit majoritairement sont éloquents : 82,2% de « oui » dans la province des Îles et 77,5% dans celle du Nord (25,9%, dans la troisième province, celle du Sud).

      Y compris le résultat global, qui intègre donc le vote de milliers de personnes directement issues de la politique de peuplement de la colonie appliquée durant des années par l’Etat français, est très différent de ce que les sondages annonçaient : 19,37% d’abstentions et, parmi les votes exprimés, 43,6% pour l’accès à l’indépendance.

      Au-delà des choix tactiques et politiques autour de ce scrutin, le mouvement indépendantiste va poursuivre sa juste lutte pour le droit à l’autodétermination du peuple Kanak. Celui-ci est inaliénable.

      L’Union syndicale Solidaires n’est pas une organisation de Kanaky et ne prétend nullement agir à la place des femmes et hommes de Kanaky, « dans les usines et dans les tribus » pour reprendre l’expression de nos camarades de l’USTKE. Prolongeant notre engagement anticolonialiste, qui est celui d’une partie du mouvement syndical français, notre rôle est d’informer sur la réalité coloniale, de soutenir celles et ceux qui luttent pour leur indépendance, d’être solidaires contre la répression.

      Voilà à quoi nous nous attèlerons dans les mois qui viennent, avec toutes les forces syndicales, associatives et politiques actives en France qui partagent cet engagement.

  • Palestinians in Jerusalem demolish own homes rather than see Israelis move in | Reuters
    https://uk.reuters.com/article/uk-israel-palestinians-demolition/palestinians-in-jerusalem-demolish-own-homes-rather-than-see-israelis-mo

    Two Palestinian families on Thursday demolished the homes they had lived in for nearly two decades, saying they would rather destroy them than face the prospect of Israeli settlers moving in.

    #vol #voleurs #colons #Israel#villa_dans_la_jungle#Palestine

  • « #Terrorisme agricole » : comment les #colons israéliens détruisent les cultures palestiniennes | Middle East Eye
    http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/h-bron-les-agriculteurs-palestiniens-pleurent-leurs-cultures-d-truite

    HÉBRON, Cisjordanie occupée – Ce mardi matin-là, Maher Karaje, 50 ans, est parti s’occuper de son vignoble, comme presque tous les jours depuis des décennies, et il s’est retrouvé dans un cimetière. 

    Suspendues aux treilles construites par Karaje et son frère, les 450 pieds de vigne présentaient le tronc tailladé. Il n’a pas fallu plus de quatre jours pour que les ceps, seul moyen de subsistance de Karaje, se dessèchent.

    « J’étais aussi abattu que si j’avais perdu un enfant », confie Karaje à Middle East Eye, sous la canopée des vignes maintenant jaunies et flétries, en bordure de la route principale de la ville de Halhoul (sud de la Cisjordanie), au nord d’Hébron. 

    « Ces vignes, c’était toute ma vie. Je les ai arrosées et j’ai pris soin d’elles tous les jours depuis des années, et maintenant tout est fichu ».

    Le raid du 22 mai sur les vignes de Karaje a été mené une semaine seulement après une attaque étrangement similaire dans le village voisin de Beit Hanoun, où 400 vignes ont été dévastées, à quelques centaines de mètres du vignoble de Karaje, pris entre deux grandes colonies israéliennes. 

    À Beit Hanoun, un graffiti en hébreu près du vignoble détruit menaçait : « Nous irons vous chercher partout ». Karaje a trouvé un message identique, écrit à la bombe de peinture sur ses terres.

    #Israel

  • Des milliers d’Australiens manifestent contre la « Journée de l’invasion » - L’Express Styles
    https://www.lexpress.fr/actualites/1/styles/des-milliers-d-australiens-manifestent-contre-la-journee-de-l-invasion_1979

    Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé à travers l’#Australie vendredi contre la #fête_nationale commémorant l’arrivée des premiers #colons_britanniques en 1788, fête qu’ils considèrent comme une insulte aux populations indigènes.

    #aborigènes #peuples_autochtones #colonisation #manifestation

  • Ces #Colonies israéliennes financées par la galaxie Trump
    https://www.mediapart.fr/journal/international/140217/ces-colonies-israeliennes-financees-par-la-galaxie-trump

    Yael Ben-Yashar à #Beit_El le 7 février 2017. © Anthony Lesme Ces dernières années, la famille du gendre de #Donald_Trump, l’ambassadeur en #Israël nommé par le président américain ainsi que le milliardaire lui-même ont versé des centaines de milliers de dollars à des colonies juives en #Cisjordanie.

    #International #Alon_Shvut #Benjamin_Netanyahou #colons #David_Friedman #Jared_Kushner #Moyen-Orient

  • #Issa_Amro : « Israël sombre dans la folie »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/201216/issa-amro-israel-sombre-dans-la-folie

    Issa Amro © Mondoweiss Poursuivi en justice par l’armée israélienne, l’activiste palestinien non violent Issa Amro dénonce la droitisation du gouvernement Netanyahou et la dégradation des conditions de vie pour les Palestiniens à #Hébron. Il déplore également l’inertie d’un #Mahmoud_Abbas et d’un Fatah vieillissants.

    #International #colons #Israël #Moyen-Orient #Non_violence #Palestine #résistance

  • A #Amona, les #colons israéliens n’ont « aucune intention de partir »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/271116/amona-les-colons-israeliens-n-ont-aucune-intention-de-partir

    En dépit des tentatives du gouvernement israélien pour éviter sa démolition, l’avant-poste illégal d’Amona, construit en 1996 sur des terres palestiniennes, doit être évacué d’ici au 25 décembre prochain.

    #International #Benjamin_Netanyahou #Cisjordanie #Colonies #Israël #Justice #palestiniens #Proche-Orient

    • Bon finalement j’ai flingué ma soirée de travail pour regarder les deux parties... Rien de nouveau après deux fois 52 minutes, on comprend peut-être que les gouvernements israéliens (qui feignent d’avoir perdu le contrôle de la colonisation, c’est la bonne blague de ce docu) se servent de ces dangereux psychopathes pour faire le sale boulot.

      #régression

    • « Les colons », un documentaire d’Arte
      De braves gens qui font de mauvaises choses ?
      http://orientxxi.info/lu-vu-entendu/les-colons-un-reportage-d-arte,1495

      Mardi 27 septembre 2016, Arte diffuse Les Colons, documentaire en deux parties du réalisateur israélien Shimon Dotan. Il a voulu avec ce film proposer une « exploration en profondeur » de ceux qui incarnent la politique de colonisation et exercent de ce fait une influence déterminante dans la non-résolution du conflit israélo-palestinien. Décryptage.

      — Êtes-vous un colon ?
      — Colon ? Habitant…
      — Quelle est la différence ?
      — C’est une question de sémantique, uniquement.
      — Quelle est la différence sémantique entre les deux ?
      — Un colon, c’est quelqu’un qui s’installe sur une terre qui ne lui appartient pas. Un habitant, lui, revient s’installer sur la terre de ses ancêtres.
      — Alors, comment vous considérez-vous ?
      — Vous avez raison… Un instant… On peut recommencer ?

    • Si la politique d’apartheid est clairement exposée, avec ses routes réservées aux colons, le(s) mur(s) et la spoliation des terres palestiniennes, il n’en reste pas moins que le spectateur peu au fait risque d’en retirer l’impression que l’État d’Israël, impuissant, n’en finit pas de devoir gérer à son corps défendant une politique agressive du fait accompli. Comme si s’interroger sur les profils, les motivations, l’argumentaire et la vie des colons faisait disparaître la question centrale du fait colonial israélien, qui est à la fois une politique assumée et la première des violences. Celle qui tout à la fois légitime, autorise, finance (très généreusement) et justifie chacun des actes de ces « fous de Dieu », dont Shimon Dotan dit pourtant que « ce sont de braves gens qui font de mauvaises choses », dans un entretien au journal Haaretz. Néanmoins ne grinçons pas des dents, ne crachons pas dans la soupe : le récit historique comme les portraits de ces femmes et de ces hommes aux sourires angéliques valent tout de même bien deux fois 52 minutes de notre attention.
      Françoise Feugas

    • La face cachée du « modèle » qui fascine la France. #Israël ou la religion de la #sécurité, par Gideon Levy (octobre 2016)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2016/10/LEVY/56434


      Après les attentats qui ont ensanglanté la France, de nombreux responsables politiques ont érigé en modèle la gestion par Tel-Aviv des questions de sécurité. Au risque d’en taire les effets pervers sur les plans politique, économique et social. Dans la société israélienne comme dans les territoires occupés, la réponse militaro-policière au terrorisme a montré ses limites.
      On considère souvent Israël comme l’un des États les plus religieux du monde ; il l’est encore plus qu’on ne l’imagine. Ici, religion et État ne font qu’un. L’orthodoxie juive accompagne les citoyens de la naissance à la mort, qu’ils soient croyants, agnostiques ou athées. Mais, comme si cela ne suffisait pas, un second dogme encadre la vie des Israéliens : celui de la sécurité. À chaque étape de leur vie, il leur impose ses règles implacables.

      Cette religion-là repose sur la croyance qu’Israël vivrait sous une menace perpétuelle — conviction qui repose sur une certaine lecture de la réalité, mais qui se nourrit également de mythes méticuleusement entretenus. Nos gouvernants orchestrent ainsi des campagnes de peur. Ils exagèrent les dangers réels, en inventent d’autres et alimentent l’idée que nous serions victimes de persécutions constantes. Et cela dure depuis la création de l’État.

      Pendant la guerre de 1948, au lendemain de la Shoah, une telle attitude se justifiait sans doute : les Israéliens ne se percevaient-ils pas tel David face à Goliath ? Mais, depuis, le pays s’est hissé au rang de puissance régionale solide. Notre armée compte parmi les plus puissantes de la planète et dispose d’un arsenal technologique sophistiqué. La croyance demeure néanmoins : Israël lutterait pour sa « survie », même s’il se mesure à des organisations dont les membres marchent quasiment pieds nus, comme le Hamas ; même si, à part l’Iran, aucun État puissant ne l’a placé dans sa ligne de mire ; et même si ce sont nos troupes qui mènent des opérations d’occupation. La recette n’est pas neuve, ni propre à notre pays : réelle ou fictive, la menace extérieure justifie l’« union nationale » et l’emprise de l’État sur la population.

  • 60,000 American Jews live in the West Bank, new study reveals
    Scholar Sara Yael Hirschhorn calls group ’strikingly over-represented’ in settler movement.
    By Judy Maltz | Aug. 27, 2015 | 10:42 PM |
    http://www.haaretz.com/misc/article-print-page/.premium-1.673358

    Speaking at the first of a two-day Limmud event in Jerusalem, [Oxford University scholar Sara] Hirschhorn noted that the main focus of her research has been American Jews who immigrated to Israel in the 1960s and 1970s and became active in the settlement movement. She said her findings disputed many of the widely held presumptions about this group, namely that these immigrants had been unsuccessful back home and came to Israel for lack of any other alternative, that they were very Orthodox and supported right-wing causes in America.

    “In fact, these assumptions are patently false,” said Hirschhorn, who serves as the University Research Lecturer and Sidney Brichto Fellow in Israel Studies at the University of Oxford. “What my studies reveal is that they were young, single, highly-educated – something like 10 percent of American settlers in the occupied territories hold PhDs, they’re upwardly mobile, they’re traditional but not necessarily Orthodox in their religious practice, and most importantly, they were politically active in the leftist social movements in the U.S. in the 1960s and 70s and voted for the Democratic Party prior to their immigration to Israel.”

    #sionisme #messianisme #colons #colonisation #Palestine

  • On a déjà parlé ici du village palestinien (bédouin) de Susya, en Cisjordanie, menacé de destruction totale (une partie a déjà été détruite depuis les années 1980) et d’expulsion par l’armée israélienne, harcelés (et parfois assassinés) par les colons, de la résistance de sa population, du soutien international, de la pétition (tiens, je vous la renvoie à tout hasard : https://www.change.org/p/monsieur-laurent-fabius-savesusiya-stoppons-l-expulsion )...

    On m’envoie un petit documentaire d’un quart d’heure, qui date de 2011 et qui montre l’absurdité de la situation : le prétexte à l’expulsion des Palestiniens est la présence de ruines juives du 5ème siècle. Encore un exemple où la recherche « scientifique » archéologique n’est qu’un prétexte au service d’une politique raciste et brutale. Les ruines archéologiques se visitent, et les anciens propriétaires palestiniens doivent donc payer un ticket pour voir leur propre maison, 25 ans après en avoir été expulsés :

    Susya (Dani Rosenberg, Yoav Gross, 2011, 15’)
    https://www.idfa.nl/industry/tags/project.aspx?id=3a80ded9-a79d-4eb4-ac3b-f0a75322626f
    https://www.youtube.com/watch?v=4pha0K9QmJg

    Et dire que les habitants de Susya sont expulsés par des Juifs européens, au nom de leurs ancêtres qui sont en fait probablement ceux de ceux qu’ils expulsent, convertis entre temps à l’Islam ! On dirait une tragédie greque...

    #Palestine #Susya #Bédouins #Expulsions #villages_détruits #colons #documentaire #archéologie

  • Nine more Jewish families take over Silwan homes in dead of night | +972 Magazine

    http://972mag.com/nine-more-jewish-families-take-over-silwan-homes-in-dead-of-night/97864

    If settling Jews beyond the Green Line in Palestinian East Jerusalem is legitimate, why are organizations sneaking in settlers in the middle of the night?

    Nine Jewish Israeli families took over two empty buildings in the Palestinian neighborhood of Silwan in East Jerusalem overnight Sunday. According to the NGO Ir Amim, the families took control over 10 housing units in two buildings in the heart of Silwan. They moved in under the auspices of Ateret Cohanim, a settler organization based in the Muslim quarter of the Old City that works to create a Jewish demographic majority in East Jerusalem.

    #israël #palstine #colonisation #silwan #occupation #colons

  • [Info-Palestine.eu] - Recruter pour aller tuer : la guerre à Gaza n’est pas uniquement israélienne
    http://www.info-palestine.eu/spip.php?article14781

    Il n’y a pas à en sortir : les USA sont partenaires des #crimes israéliens à #Gaza et dans le reste de la Palestine. Sans un renversement complet de l’attitude étasunienne envers #Israël, les #États-Unis seront privés de toute crédibilité comme pacificateurs ou médiateurs de cessez-le-feu.

    Mais le soutien américain à Israël franchit de nouvelles lignes rouges. Il y aurait plus de 1.000 citoyens US combattant dans l’armée israélienne selon les rapports qui font maintenant surface suite à la mort de deux soldats israélo-américains - Max Steinberg, 24 ans, de Californie et Nissim Sean Carmeli, 21 ans, du Texas.

    Comme le reste des soldats des FDI tués dans les récents combats, ils ont été tués en envahissant des parties de la bande de Gaza assiégée. Mais ce nombre doit être une litote puisque certains des #colons juifs les plus ardents sont aussi des Américains, et il se trouve qu’ils sont armés et dangereux. Bien que cela suscite un peu de bourdonnement médiatique, il n’y a pas de crise politique. Au lieu de cela, on se contente de présenter des condoléances aux familles des Américains menant la guerre génocidaire contre Gaza.

    Les États-Unis ne sont pas seuls en cause. Des gouvernement européens étalent une #hypocrisie incroyable en continuant de parler un #double_langage dans leurs approches des conflits au #Moyen-Orient en général, et de la situation en #Palestine en particulier.

    (...)

    ...non seulement les gouvernements occidentaux fournissent à Israël des armes, des fonds et une couverture politique pour soutenir son occupation et ses guerres, mais ils y contribuent aussi avec des milliers d’experts militaires et d’équipements sur le terrain pour combattre à Gaza, où crimes de guerre et crimes contre l’humanité sont perpétrés à chaque heure du jour.

    Considérez donc ceci : alors que des citoyens britanniques combattant le gouvernement syrien de Bashar al-Assad sont détenus et persécutés, les citoyens britanniques qui se battent pour Israël ne le sont pas. Le gouvernement britannique détourne les yeux de ce qui devrait être considéré comme un acte criminel.

    L’hypocrisie occidentale est à cet égard est aussi profonde que le phénomène des Occidentaux tueurs de Palestiniens, que certains appellent maintenant des #djhadistes israéliens.

    La #Belgique elle aussi est accusée de tolérer une telle criminalité. Alors que la société belge est une des plus ferventes partisanes de la Palestine, son gouvernement est d’une malhonnêteté manifeste. Pas mal de citoyens belges prennent part également aux guerres meurtrières à Gaza et à l’occupation du territoire occupé, suscitant peu ou pas du tout de protestation de leur gouvernement.

    #Union_européenne #France #Israel

  • Settlers torch cars in #west_bank after Israelis detained for attempted attack
    http://english.al-akhbar.com/content/settlers-torch-palestinian-cars-after-group-israelis-detained-att

    A Palestinian man speaks on his mobile phone as he looks at his destroyed vehicle in the village of Madama, on January 8, 2014. (Photo: AFP - Jaafar Ashtiyeh)

    #israeli_settlers torched two Palestinian cars in the West Bank on Wednesday, in an apparent revenge attack a day after Palestinian villagers briefly detained a group of settlers for trying to attack them and their property. Ghassan Daghlas, a Palestinian official who monitors settlement activity, told Ma’an news agency that a group of masked settlers exited a car by a bypass road near Nablus and set fire to the vehicles. read (...)

    #Israel #Palestine #Top_News

  • Des soldats sur le toit , un documentaire d’Esther Hertog (2013)

    A l’occasion du 20e anniversaire des accords d’Oslo, la télévision norvégienne a diffusé (et rendu disponible sur son site web gratuitement) une dizaine de documentaires dont deux ou trois inédits et/ou très originaux.

    Le deuxième film que j’ai visionné ce dimanche soir, c’est ce remarquable documentaire israélien qui propose une plongée en apnée dans le monde des colons extrémistes d’Hébron. Quelques rares films nous avaient déjà emmené dans cet univers inquiétant, mais jamais je crois, avec cette profondeur et cette distance. Une caméra fixe, le plus souvent, qui laisse les scènes se dérouler devant elle.

    Peu ou pas de violence physique directe, si je puis dire, à la différence des vidéos que l’on voit souvent sur Youtube ou Dailymotion et qui montrent toute la brutalité et l’arrogance de ces colons, mais une violence morale, intellectuelle qui fait très mal au coeur et au cerveau. Une violence dans les mots, leurs mots, qui vous fracasse l’entendement. Les fouilles systématiques et humiliantes des palestiniens qui ne font que passer dans la rue, les enfants des colons qui jouent avec les soldats, ces mêmes enfants de colons totalement « brain washed » [je ne trouve pas l’équivalent français] parlant des arabes avec haine, etc...

    Pour percevoir cela, il fallait les laisser parler, prendre le temps, avoir la patience de s’entretenir avec eux, ce qu’à fait la réalisatrice puisqu’elle est restée trois longues années avec eux. C’est ce qui fait de ce film un témoignage exceptionnel, qui en fait vient comme un important élément d’explication des vidéos ultra violentes qui circulent sur le net -, la plupart diffusées par l’excellent et courageux travail des membre de l’ISM ou de Btselem par exemple (ce ne sont pas les seuls).

    Ces colons sont clairement à des millions d’années lumière de toute réalité tangible. Et ils emmènent avec eux leurs enfants dans leur délire messianique, dans un enfer idéologique.

    La réalisatrice demande à un des enfants s’il joue de temps en temps avec les petits palestiniens qu’il voit tous les jours de l’autre côté de la rue. L’enfant regarde autour de lui, ne répond pas, finit par sourire : "Que vous dire ?" esquivera-t-il

    –—

    Soldier on the Roof by Esther Hertog, Ruth Diskin Films

    Ruth Diskin Films - Soldier on the Roof by Esther Hertog

    http://www.ruthfilms.com/films/new-releases/soldier-on-the-roof.html

    Hebron, only a dot on the world map, but a place that is known and recognized worldwide as the center of many conflicts between Israelis and Palestinians. It is also the place where patriarch Abraham has his tomb. In the West Bank city of Hebron, a major holy place to both Jews and Muslims, some 800 extremist Jewish settlers live in the midst of a Palestinian population of over 120,000. For three years, Esther Hertog has been filming from within the settler community, capturing unique scenes of their real, sometimes even surreal daily life. An entire army battalion watches over the Jewish community from the city rooftops.

    Esther Hertog, a young Israeli - Dutch filmmaker spent three years in Hebron. She observed the daily life of the settlers, which resulted in a fascinating document, the absurd mix of soldiers, ideological settlers and their children playing. As a character driven documentary the essential narrative of ’Soldier on the Roof’ depicts the filmmakers personal quest to understand the daily lives and motivations of Hebron’s settlers.

    Vu sur le site de la NRK mais je crois uniquement disponible en Norvège

    NRK TV - Tema Osloavtalen : Soldatene på taket

    http://tv.nrk.no/program/koid22009313/tema-osloavtalen-soldatene-paa-taket

    Tema Osloavtalen : Soldatene på taket

    Israelsk dokumentar. Rundt 800 jødiske bosettere med ekstremt fundamentalistiske holdninger bor midt i Hebron, et palestinsk område med 120.000 beboere. Soldater fra hæren bevokter de jødiske bosetterne, og en ung kvinne har i tre år filmet den absurde miksen av småbarn, de ytterliggående foreldrene deres og soldatene. (Soldier on the Roof)

    #israël #palestine #hébron #colonisations #colons