• Electricité : « On s’est sentis trahis », témoigne l’un des clients de Leclerc Energie poussés vers la sortie
    https://www.leparisien.fr/economie/consommation/electricite-on-sest-sentis-trahis-temoigne-lun-des-clients-de-leclerc-ene

    Sébastien est l’un des 140 000 abonnés à l’offre de la filiale du géant de la grande distribution. Ce dernier a décidé d’interrompre cette activité et a demandé à ses clients de souscrire un nouveau contrat chez la concurrence d’ici ce vendredi. Sous peine de se voir privés l’électricité.

    « On nous l’a faite un peu à l’envers ! » Sébastien, 39 ans, ne cache pas son agacement lorsqu’il raconte la mésaventure vécue avec le fournisseur Leclerc Énergie. Comme lui, 140 000 abonnés à cette offre du fournisseur d’électricité de la filiale énergie du géant français de la grande distribution se sont vus signifier, par simple mail, la fin de leur contrat. Ils ont même jusqu’à ce vendredi pour trouver un nouveau fournisseur, sous peine de se retrouver sans électricité.

    #Leclerc #électricité #énergie #france #linky #économie #privatisation #client #commerce

  • Procès suite à une autoréduction : appel à solidarité offensive
    https://paris-luttes.info/proces-suite-a-une-autoreduction-15366

    Suite à une action d’autoréduction en janvier dernier à Paris dans un Carrefour, deux camarades sont convoqué.es pour un procès le 14 octobre. À cette occasion, nous vous proposons quelques réflexions sur la période actuelle et les raisons qui nous animent dans nos luttes au quotidien. Nous appelons à faire circuler ce texte et à venir en solidarité le jour du procès !

    Jeudi 14 octobre à 9h, se déroulera au tribunal judiciaire de Paris le procès de deux de nos camarades, dont l’identité a été contrôlée lors de l’autoréduction qui a eu lieu au Carrefour Market de la rue Nationale, dans le 13e arrondissement de Paris, le 30 janvier dernier. Il leur est reproché d’avoir « frauduleusement soustrait des biens de consommation (denrées alimentaires, alcool, hi-fi etc…) pour un montant total estimé à 16 449,75 euros au préjudice de Carrefour Market, avec cette circonstance que les faits ont été commis en réunion ». Au-delà de ce montant fantasque dont on ignore la méthode de calcul, il est important de rappeler ce qu’il s’est passé.

    Le samedi 30 janvier 2021, nous avons été une soixantaine de militant·e·s à remplir nos caddies de produits alimentaires et hygiéniques dans ce supermarché. Après avoir distribué des tracts tant aux salarié·e·s qu’aux client·e·s, déployé deux banderoles, bloqué les caisses et expliqué au mégaphone les raisons de notre action, une négociation a été entamée entre nous et le directeur du supermarché. Contacté par le directeur, le siège de Carrefour a accepté de céder la marchandise s’il s’agissait, selon leurs critères, de produits de première nécessité. Au bout d’une heure et demie d’une discussion qui a principalement porté sur la qualité et la nature des produits que l’on nous autorisait à emporter, nous sommes parti·e·s avec donc l’accord de la direction.

    Dans les jours qui ont suivi cette autoréduction, différents collectifs de la région parisienne engagés dans des actions de lutte contre la précarité ont redistribué les produits alimentaires et hygiéniques. Ce sont les liens tissés depuis le premier confinement qui ont permis à des cantines populaires, des réseaux de maraude, des associations de femmes, des collectifs de travailleur·euse·s sans papiers, mais aussi à des mères isolées de récupérer ces produits.

    Pour en finir avec la charité

    En mars 2020, alors que l’État abandonnait les plus précaires d’entre nous (mères isolées, étudiant·e·s, travailleur·euse·s sans papiers, etc.) et que les structures associatives fermaient, nous avons été nombreux·euses (voisin·e·s, militant·e·s, etc.) à nous mobiliser en distribuant nourriture et produits d’hygiène, partout en France : les brigades de solidarité populaire dans différentes villes, la Casa de Toulouse, l’Île Égalité de Cusset à Villeurbanne, le McDo autogéré de Saint-Barthélémy à Marseille, parmi tant d’autres exemples. Depuis, nous voulons faire perdurer et développer ces actions d’entraide mises en place durant le premier confinement.

    Pour alimenter l’entraide, nous allons par exemple à Rungis récupérer les fruits et légumes invendus, et ce n’est pas par bonté de cœur que les grossistes nous les donnent : en plus de bénéficier d’avantages fiscaux, cela leur permet de ne pas avoir à s’occuper de leurs déchets. De la même manière, quand nous organisons une collecte devant un supermarché, les entreprises de la grande distribution y trouvent leur compte, cela leur permet d’augmenter leur chiffre d’affaires, tout en faisant peser le poids de la solidarité sur celles et ceux d’entre nous qui ont encore les moyens de consommer au supermarché et de payer pour les autres. Ainsi, un directeur de Leader Price à Montreuil a contacté l’un d’entre nous pour nous inciter à organiser des collectes devant son magasin plutôt que devant le Monoprix, ou comment se faire de la publicité sur le dos des initiatives de solidarité. Face à cette hypocrisie, nous partageons un constat : les dons et la récupération de produits invendus ne suffisent pas. Plutôt que de nous contenter des miettes, des restes et des invendus de médiocre qualité, nous avons choisi l’autoréduction, afin d’en finir avec la charité et de prendre selon nos besoins.

    #autoréduction #justice #précaires #brigades_de_solidarité_populaire #entraide #Carrefour

    • « Il y a de la casse chez les salariés » : la grande distribution essorée par un an et demi de Covid-19 (cité par l’article ci-dessus)
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/07/06/il-y-a-de-la-casse-chez-les-salaries-la-grande-distribution-essoree-par-un-a

      Les hôtesses de caisse des hypers et des supermarchés conservent un souvenir amer, voire traumatisant, de leur expérience d’« employées de la deuxième ligne » durant les divers confinements liés à la pandémie.

      « Bonsoir à toute l’équipe, merci d’avoir été autant disponible cette semaine. Journée très, très, rude aujourd’hui, qui, sans vous, aurait été encore plus un enfer. » Ce vendredi 13 mars 2020, à 21 h 30, Carole Amanou, la responsable du secteur caisse et de l’accueil du supermarché Casino de Marseille Valmante, envoie un SMS à ses collaborateurs. Depuis plusieurs jours, partout en France, les clients s’arrachent papier toilette et pâtes dans les rayons. A 47 ans, elle a beau travailler « au pied des calanques », une fois le message envoyé, ses nerfs lâchent.

      A cette heure, elle ne sait pas encore que le premier ministre d’alors, Edouard Philippe, annoncera, le lendemain, la fermeture, « jusqu’à nouvel ordre », de tous les « lieux recevant du public non indispensables à la vie du pays »

      Le début d’une année éprouvante pour les salariés de la grande distribution, contraints de se rendre sur leur lieu de travail malgré le risque sanitaire. Une année que Carole Amanou résume ainsi : « Au premier confinement, on avait du personnel, mais pas les protections. Et, au deuxième, on avait les protections, mais pas le personnel. » Pour tous, « c’était difficile, émotionnellement, nerveusement et physiquement ».

      Mme Amanou fait partie de ces 632 957 salariés du commerce à prédominance alimentaire, d’après l’Observatoire prospectif du commerce. Et de ces 4,6 millions de salariés du privé, hors secteur médical, dans « dix-sept professions, qui ont continué à travailler sur site durant la crise sanitaire, pour continuer à apporter à la population les services indispensables à la vie quotidienne, avec un risque potentiel d’exposition au Covid-19 », précise la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) du ministère du travail, dans un document paru en mai.

      « Déficit global de qualité de l’emploi et du travail »

      Des travailleurs « de la deuxième ligne » qui « souffrent d’un déficit global de qualité de l’emploi et du travail, observable avant la crise à partir d’un ensemble de sources statistiques concernant six dimensions : salaires et rémunérations ; conditions d’emploi ; conditions de travail ; horaires et conciliation vie familiale-vie professionnelle ; formation et trajectoires professionnelles ; dialogue social », écrit l’organisme public. Mais aussi, comme le raconte Carole Amanou, du regard de clients qui ne se retiennent plus en caisse de lancer un « regarde, si tu ne vas pas à l’école, tu seras caissière comme la dame ».

      « On était en deuxième ligne. Pas en première ligne, comme les personnels soignants, mais les inquiétudes étaient là », déclare Nadia Ayad, 53 ans et « vingt-deux ans de Carrefour », tient-elle à préciser. Malgré son tempérament bien trempé, cette vendeuse au rayon multimédia du magasin d’Ollioules (Var), à côté de Toulon, « terminait les journées sur les nerfs, lors de cette période folle du premier confinement, au bord des larmes ».

      Dans les métiers de contact avec les clients, les #femmes sont surreprésentées : 82 % des caissiers et employés de libre-service, selon la Dares. Carole Amanou, dont le compagnon, infirmier, partait tous les jours à l’hôpital, s’angoissait « de l’avenir » de ses enfants de 20 et 11 ans. « Le grand vivait la nuit et dormait le jour, et il fallait éviter que le petit ne soit constamment sur sa console de jeu pendant qu’on n’était pas là », se rappelle celle qui devait aussi « faire les courses pour [s]es parents et [s]a grand-mère, juste avant d’aller travailler ».

      Et, le soir, ces employés devaient observer une discipline, presque médicale, de « laver leurs vêtements tous les jours en machine, ou de passer par leur garage pour se dévêtir entièrement, avant de rentrer dans la maison », raconte Carole Desiano, secrétaire fédérale de la FGTA-FO, l’un des syndicats du secteur.

      « Faire la police »

      Marina Vilatte, âgée de 32 ans, responsable du drive au Super U d’Angoulême, a vécu de l’intérieur la frénésie des Français pour les courses à distance. De vingt par jour en temps normal, son équipe a dû assurer 125 commandes au début de l’épidémie. « Il fallait même attendre trois ou quatre jours pour avoir un créneau de livraison. »

      Séparée avec deux enfants à charge de 11 et 13 ans, elle commençait ses journées à 5 heures du matin. « Sans école ni centre aéré, il n’y avait pas d’autre solution que de laisser les enfants tout seuls à la maison, raconte Marina Vilatte. Quand ils se chamaillaient trop, ils m’appelaient pour me dire : “elle m’a dit ça”, “il a fait ça”. Et moi, je ne pouvais rien faire. C’était du stress en plus. En rentrant, je finissais par ne plus faire attention sur la route. » Son fils a fini en dépression et sa fille à l’hôpital. « Tout le monde en a souffert. Nous, au moins, au travail, on avait quand même une vie sociale », dit-elle en soupirant.

      Dans cette population de travailleurs de la chaîne alimentaire, plus d’une vie a été brisée. Malgré son « physique d’adolescente » et « une pêche d’enfer » pour sa soixantaine, Marie-Joe Joubaud, caissière au Carrefour d’Ollioules, éprouve un sentiment de culpabilité d’avoir refusé d’héberger son neveu, fraîchement séparé, et ses deux enfants. Elle ne voulait pas risquer de les contaminer, car, dans un hypermarché, elle serait « au contact de beaucoup de monde ». « Trois jours plus tard, mon neveu s’est pendu. »

      Ces salariés, qui ont dû « travailler comme des soldats envoyés au front », ont été en première ligne face aux clients agacés par les restrictions, pour « faire la police », afin qu’ils ne rentrent pas tous en même temps, et les faire sortir « pour que le magasin ferme à l’heure », raconte Nadia Ayad. Et, tous les jours, affronter les incivilités. Comme cet homme que Carole Amanou a refusé de faire entrer « alors qu’[ils] étai[en]t en train de fermer » et qui « a fini en [lui] lançant un “ramène-moi ton mari” ». « On est constamment sur la défensive », ajoute-t-elle.

      « On est solidaire entre nous »

      Des histoires comme celle-là, elles en ont plein à raconter. L’une s’est fait « cracher dessus ». L’autre « traiter de connasse ». Une autre encore s’est vue menacée par deux jeunes, énervés par un rappel de la distanciation physique, qui « ont jeté par terre leurs deux bouteilles de cognac. Il y en avait partout. Tout de suite, c’était de [s]a faute », se rappelle Marina Vilatte.

      L’« agressivité des clients », Amara Fousya, 37 ans, également hôtesse d’accueil dans le Carrefour d’Ollioules, a appris à la gérer grâce à « d’anciennes formations ». « Je ne rentre pas en conflit. Quand le client t’agresse, il n’en a pas contre toi, il s’en prend à Carrefour. » Récemment séparée de son conjoint, elle s’était arrêtée dès le début pour garder ses enfants, âgés de 3 ans et demi et 10 ans. « Mais j’ai très mal vécu ces deux mois à la maison, _témoigne-t-elle. Je culpabilisais de laisser ma collègue toute seule au boulot. Quand j’ai repris le travail, j’étais contente. »

      Le deuxième confinement ? « Hors de question de m’arrêter. On est solidaire entre nous. » Entre elles, d’ailleurs, elles s’appellent « les filles », comme si elles exerçaient ensemble un sport de compétition. « On était hypersoudées, telle une armée qui devait faire bloc face au Covid-19 », se rappelle Carole Amanou.

      « Certaines auraient pu se mettre en absence pour garde d’enfant et ne l’ont pas fait, pour ne pas mettre à mal les collègues », raconte Nadia Ayad. « [Rétrospectivement,] on s’est dit qu’on avait vécu quelque chose qui nous appartenait », par rapport à ceux qui se sont arrêtés, ajoute Mme Amanou.

      De leur engagement, certains dirigeants en ont pris conscience, tant ils craignaient que cela ne fracture leur entreprise. « Nos équipes dans les magasins travaillaient dans des conditions compliquées les premiers jours, raconte le patron d’un groupe de grande distribution, qui souhaite garder l’anonymat. Je m’étais dit que ça allait casser la psychologie de la boîte en deux, avec, d’un côté, les sièges fermés et les dirigeants dans leur maison et, de l’autre, ceux qui vont tous les jours au travail et qui ne se posent pas la question d’y aller. Finalement, cela a été contrebalancé par un sentiment de fierté et d’utilité, dans un secteur qui souffre parfois de ne pas être reconnu et apprécié. »

      Pour autant, ces employés de la « seconde ligne » savent que « leur métier se transforme, qu’un jour il n’y aura plus besoin de caissières », dit Amara Fousya. « Chez nous, l’installation des caisses automatiques, cela crée énormément de stress. En quelques années, on est passé de 120 caissières à moins de 70. Les embauches, c’est pour le drive. »

      Cette année folle, « cela laisse des traces », d’après Mme Desiano. « Il y a de la casse, renchérit Nadia Ayad. Des salariés qui ne sont toujours pas rentrés, d’autres qui ont de grosses difficultés. » Comme cette collègue, « qui pourtant a du métier », à qui il ne faut pas parler trop fort, « sinon elle fond en larmes, car elle se sent agressée. Certaines, déjà fragiles, se sont retrouvées avec encore plus de failles ». Beaucoup regardent ces événements comme des épreuves qu’elles sont fières d’avoir surmontées.

      En 2020, la plupart des enseignes les avaient récompensés par la « prime Macron » de 1 000 euros. Cette année, cela ne semble pas d’actualité. Et pourtant. « La pandémie a enrichi la grande distribution et fragilisé les travailleuses », en France comme dans le reste du monde, « plus durement touchées par la crise, car surreprésentées dans les emplois peu qualifiés et mal payés des grandes chaînes d’approvisionnement, et notamment alimentaires »_, selon un rapport Oxfam publié le 22 juin. Selon l’organisation, le salaire net médian de ces employés était de 1 300 euros par mois.

      #commerce #travail #grande_distribution

  • Le Monde selon #Modi, la nouvelle #puissance indienne

    « Aucune puissance au monde ne peut arrêter un pays de 1,3 milliard d’habitants. Le 21e siècle sera le siècle de l’Inde ».
    #Narendra_Modi, nationaliste de droite, à la tête de l’Inde depuis 2014, est le nouvel homme fort de la planète. 3ème personnalité la plus suivie sur Twitter, au centre de « l’Indopacifique », une nouvelle alliance contre la Chine. C’est l’histoire d’un tournant pour l’Inde et pour le monde.

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/62159_1

    #film #film_documentaire #documentaire
    #Inde #Savarki #culte_de_la_personnalité #nationalisme #cachemire_indien #purge #militarisation #couvre-feu #RSS #patriotisme #religion #propagande_hindoue #colonialisme #impérialisme #BJP #parti_nationaliste_hindou #pogrom #islamophobie #Amit_Shah #Vibrant_Gujarat #hologramme #réseaux_sociaux #journée_internationale_du_yoga #yoga #soft_power #fierté_nationale #Alliance_indo-pacifique #Indo-Pacifique #armée #Routes_de_la_soie #route_de_la_soie #collier_de_perles #Chine #armes #commerce_d'armes #Ladakh #frontières #zones_disputées #disputes_frontalières #différends_frontaliers #litige_frontalier #zones_frontalières #zone-tampon #Israël #revanche_nationaliste #temple_Ajodhya #hindouisme #déchéance_de_nationalité #citizenship_amendment_act #citoyenneté #primauté_des_Hindous #résistance #milices_privées

  • La Chine continue de resserrer son étau sur les géants de la tech
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/09/14/pekin-continue-de-resserrer-son-etau-contre-les-geants-de-la-tech_6094582_32

    Gestion des données privées, concurrence, conditions de travail… Pékin met au pas l’ensemble des plates-formes numériques.

    Les applications sur smartphone des géants du #commerce_en_ligne chinois sont bien pratiques. En quelques clics, vous pouvez commander le bien dont vous rêvez et obtenir un crédit pour l’acquérir. Cela ne devrait pas durer. Selon le Financial Times du lundi 13 septembre, Pékin va obliger les e-commerçants à scinder leurs applications : une pour les achats, une pour les activités de crédit.

    Une décision dans la droite ligne de la stratégie mise en œuvre depuis décembre 2020 visant à les contraindre de cesser d’être à la fois commerçants, banquiers, intermédiaires financiers et évaluateurs de risques de crédit, le tout sans avoir à respecter les ratios prudentiels imposés aux banques traditionnelles. A l’avenir, les demandes de prêts déposées auprès d’Ant, la filiale financière d’Alibaba, devront être traitées par une société spécifique dont l’Etat sera actionnaire. Une nationalisation partielle qui devrait faire jurisprudence. Plus question de laisser à quelques conglomérats high-tech le monopole du crédit à la consommation.

    Jusqu’à la crise financière de 2008, la Chine était convaincue que les Etats-Unis et l’Union européenne disposaient d’une régulation financière efficace. Le scandale des subprimes et la faillite de la banque Lehman Brothers l’ont fait changer d’avis. Dès 2010, Pékin met en place un embryon de régulation. En 2015, un krach boursier ramène le sujet sur le devant de la scène, d’autant plus que, la même année, les éternels rivaux Tencent et Alibaba créent leur propre banque en ligne et que la fintech part à l’assaut du système bancaire public.

    Une nécessité à la fois économique et sociale

    Comme le rappelle Viviana Zhu, dans une note de l’Institut Montaigne, c’est en 2017 que Xi Jinping presse les régulateurs d’« oser » accomplir leur mission. « L’incapacité à rapidement faire face à des risques est un manquement à ses devoirs », les met-il en garde. Les attaques de l’administration américaine contre Huawei et ZTE ont sans doute donné un répit aux géants de la tech chinoise. Mais, à un an du 20e congrès du Parti communiste, à l’automne 2022, Xi Jinping semble convaincu que la mise au pas d’Alibaba, Tencent, JD. com, Meituan, Pinduoduo et autres est une nécessité à la fois économique et sociale.

    Outre la régulation financière, le pouvoir politique s’attaque en effet à d’autres caractéristiques du secteur auxquelles l’opinion publique est sensible : la concurrence entre les plates-formes, la collecte des données et les conditions de #travail des employés. Le 10 septembre, les pouvoirs publics ont convoqué les dix grandes entreprises de livraison à domicile et les sociétés de taxi, leur enjoignant de signer des contrats écrits avec leur personnel, d’améliorer les revenus offerts et de prévoir des temps de pause. L’enjeu est majeur. Selon un rapport de l’Organisation internationale du travail paru à l’automne 2020, 78 millions de personnes, soit environ 10 % de la population active, sont employées dans le commerce en ligne et les plates-formes de livraison. Mais une infime minorité de ces 78 millions – 8 % seulement – bénéficient d’un réel contrat de travail.

    Par ailleurs, les géants du commerce en ligne ont été de nouveau priés, lundi 13 septembre, par le ministère de l’industrie et des technologies de l’information, de ne plus bloquer les moyens de paiement de leurs concurrents. Une pratique régulièrement dénoncée par les consommateurs. En avril, Alibaba avait été contraint de verser une amende de 2,3 milliards d’euros pour ses pratiques anticoncurrentielles, empêchant certains commerçants de mettre leurs produits en vente sur plusieurs plates-formes. Quelques jours plus tard, 34 e-commerçants avaient été rappelés à l’ordre par les autorités de la concurrence.

    Les données, atouts « stratégiques de la nation »

    Dans le même ordre d’idée, le gouvernement a publié, en août, une loi qualifiant les données d’atouts « stratégiques de la nation ». Jugeant que les informations concernant les Chinois doivent rester dans l’empire du Milieu, le gouvernement entend limiter les introductions en Bourse des entreprises nationales à l’étranger, lorsque les autorités du pays veulent également avoir un droit de regard sur ces données, ce qui est le cas des Etats-Unis. Pour s’être introduit au Nasdaq fin juin, en croyant pouvoir se dispenser d’obtenir le feu vert des autorités chinoises, Didi, le « Uber chinois », a, quarante-huit heures plus tard, été interdit de recruter de nouveaux clients en Chine. Message reçu cinq sur cinq : deux autres sociétés, l’application de fret Full Truck Alliance et la société de recrutement en ligne Kanzhun ont renoncé à se faire coter aux Etats-Unis.

    Allant encore plus loin, la ville de Tianjin (environ 10 millions d’habitants) a ordonné à ses entreprises publiques de stocker leurs données dans un cloud public et de ne plus travailler avec les géants privés comme Alibaba ou Tencent. Ceux-ci ne sont pas les seuls dans le collimateur du Parti communiste. Cet été, le secteur de l’éducation privée en ligne a été prié de rejoindre le secteur associatif. Et dans le domaine des jeux vidéo, les mineurs ne peuvent plus se connecter que trois heures par semaine, les sociétés devant auparavant vérifier l’identité et l’âge des utilisateurs. Enfin, une réécriture « positive » de certains algorithmes doit mettre moins en valeur les « contenus pernicieux ».

    Autant de mesures jugées « liberticides » par certains, mais que d’autres, comme le sinologue François Godement de l’Institut Montaigne, pourtant peu suspect de complaisance envers Pékin, estime « correspondre à ce que l’on pourrait attendre de gouvernements sociaux-démocrates ».

    #capitalisme_de_plateforme

  • Livrer en moins de 10 minutes ? La guerre des courses contre la montre
    https://www.nouvelobs.com/conso/20210907.OBS48313/livrer-en-moins-de-10-minutes-la-guerre-des-courses-contre-la-montre.html


    Un livreur de chez Flink. (Yannick Stéphant pour « l’Obs »)

    Depuis quelques mois, des entreprises innovantes de livraison de courses en 10 minutes chrono se livrent une bataille sans merci pour remplir le frigo des urbains. Mais ce nouveau business est-il rentable ? Et socialement responsable ?

    Christopher, 28 ans, l’a testé à Courbevoie quand il était en télétravail : « J’étais très occupé, je ne voulais pas perdre de temps avec les courses et j’ai trouvé sur l’application tout ce que je mange d’habitude : pâtes, beurre, fromage… » L’application en question, c’est Gorillas, jeune entreprise allemande arrivée en France en février dernier avec une promesse : livrer les habitants des grandes villes en dix minutes chrono. Olivier, 43 ans, graphiste et père de famille, s’y est aussi mis pendant le confinement : « Dans les magasins, il fallait faire la queue. Mon temps de sortie quotidien, je préférais l’exploiter autrement ! Uber Eats était moins rapide et moins complet côté produits. »

    Quant à Alexandre, 24 ans, étudiant en finance, même s’il reconnaît que « ce n’est pas très raisonnable », il trouve plutôt chouette de commander une baguette avant d’entrer sous sa douche et de la récupérer en peignoir. Ces Parisiens, faut-il le préciser, ont chacun une boulangerie et un supermarché en bas de chez eux. Mais les prix sont les mêmes, et puis, résume Christopher, « moi j’aime la proximité pour aller chez le fleuriste ou au marché. Pour les courses de base, me faire livrer m’enlève une épine du pied. »

    #juste_à_temps #capitalisme_de_plateforme #logistique #commerce #e-commerce #livreurs #emploi #précaires

    • « Les acteurs du “quick commerce” veulent remplacer les magasins de proximité et redéfinir la relation avec les courses, voire avec l’alimentation » , Martin Cubertafond, Consultant en stratégie et enseignant Sciences Po , spécialiste des secteurs de l’alimentaire, de la distribution et du vin

      Le consultant en stratégie Martin Cubertafond décrit, dans une tribune au « Monde », les mutations profondes du marché de la distribution alimentaire qui mettent en péril les anciens champions du secteur, menacés par l’intrusion de « nouveaux barbares ».

      Tribune. Gorillas, Cajoo, Flink, Getir, etc. : inconnues il y a un an, ces start-up de livraison express de courses (le « quick commerce ») sont omniprésentes dans le centre des grandes villes. Elles offrent la possibilité de se faire livrer en 10 ou 15 minutes – soit moins de temps qu’il n’en faut pour se rendre dans un magasin et passer en caisse – 2 000 produits de première nécessité ou de plaisir (produits d’hygiène, pâtes ou lait, mais aussi planche apéro et bières), à des tarifs identiques, voire inférieurs, à ceux de la proximité urbaine, moyennant des frais de livraison de moins de 2 euros.
      Les entreprises se multiplient (huit à Paris), abreuvées par de généreuses levées de fonds, dans une course de vitesse qui rappelle l’essor des trottinettes électriques en 2018-2019. Pourquoi une telle frénésie ? Quel est le véritable enjeu de ce commerce rapide ?

      Crise de confiance

      Ce qui se joue derrière cette nouvelle offre destinée aux jeunes urbains pressés, qui pourrait sembler anecdotique, c’est la lutte entre deux modèles.

      D’un côté, une grande distribution en fin de cycle, « empire » chancelant ; de l’autre, des compagnies technologiques qui veulent transformer la façon de faire ses courses, voire de s’alimenter. Et, pour la première fois, ces « nouveaux barbares » sont en mesure de prendre le pouvoir.

      Fierté française au début du siècle, la distribution alimentaire est aujourd’hui en fin de cycle : après une longue phase de croissance, elle est arrivée dans sa phase de maturité, voire de déclin pour certains segments. Les scandales alimentaires (vache folle, viande de cheval…) ont généré une crise de confiance dans la consommation, qui se traduit par un besoin de réassurance et une défiance vis-à-vis des marques et de la grande distribution. Le succès de l’application Yuka, présente chez plus d’un tiers des ménages français, en donne une bonne illustration.

      Une phase de #déconsommation a commencé en 2017 en France : les Français dépensent plus, mais ils mettent moins de produits dans leur panier.

      Aujourd’hui, l’objectif est de manger mieux plutôt que de manger plus pour moins cher. C’est une remise en cause profonde du paradigme de la grande distribution et de l’industrie agroalimentaire depuis l’après-seconde guerre mondiale.
      Au même moment, la grande distribution est attaquée par de multiples innovations (ventes en ligne, livraison de repas, ultra-frais, vente directe du producteur au consommateur, etc.). Résultat : les consommateurs fragmentent de plus en plus leurs courses, préférant la promesse des spécialistes ou l’expérience en ligne à celles du « tout sous le même toit » de l’hypermarché.

      Panique

      Face à cette nouvelle donne, les distributeurs paniquent et se réfugient dans une guerre des prix. Résultat : leurs marges diminuent et ils offrent tous à peu près la même expérience. Ils n’ont pas encore compris que les consommateurs cherchaient autre chose.

      Depuis quelques mois, les services de « quick commerce » se développent donc à grande vitesse. Leur modèle opérationnel se fonde sur une application très ergonomique pour la commande (et la compréhension des consommateurs), des mini-entrepôts de 300 mètres carrés proches des zones d’habitation, pour préparer les produits en moins de trois minutes, puis des livreurs en vélo électrique pour effectuer la livraison dans un rayon de 1,5 km.

      Ces « nouveaux barbares » ont un ADN technologique et une vision centrée sur le client. Ils cherchent à améliorer la proposition de valeur par rapport aux magasins de proximité urbaine : gain de temps et service à la demande, au même niveau de prix.

      Les distributeurs historiques mettent en avant l’équation économique déficitaire de ces nouveaux concurrents. Dans leur grille de lecture, il est impossible de rentabiliser le coût de la préparation de la commande et, surtout, celui de la livraison, avec la marge brute dégagée par un panier de 25 euros. Il n’y a donc pas de danger, la mode va passer, les millions des investisseurs fondre comme neige au soleil et le commerce rapide disparaître.

      Redéfinition des priorités

      Sauf que… cette histoire a déjà été écrite. Quand Amazon a lancé son offre de livraison rapide illimitée Prime en 2005, il n’y avait pas de modèle économique non plus. Au sein même de l’entreprise, certains pensaient que cette offre allait provoquer sa faillite. Mais à la fin, la croissance du nombre de clients et de la fréquence d’achat a plus que couvert les coûts logistiques. Prime a transformé Amazon, et Amazon a transformé le commerce.

      C’est ce pari que font les acteurs du « quick commerce », et leurs investisseurs : ils veulent modifier les usages, remplacer les magasins de proximité et, plus largement, redéfinir la relation avec les courses, voire avec l’alimentation.

      Deux visions s’affrontent donc. Les distributeurs historiques, tétanisés par une évolution qu’ils peinent à comprendre, restent focalisés sur la structure de coûts de leurs réseaux de magasins et persuadés que seule la puissance d’achat permet de survivre. Les nouveaux commerçants font quant à eux un pari sur la demande, qu’ils cherchent à transformer durablement.

      L’enjeu de cette opposition de modèles et de visions va au-delà du segment de la proximité dans les grandes villes. Ce qui se joue actuellement, c’est la redéfinition des attentes et des priorités dans la consommation alimentaire et la création d’une nouvelle relation avec les consommateurs. Les pierres du futur modèle d’alimentation sont en train d’être posées. Les offres de livraison de restauration et de courses alimentaires convergent et certains acteurs de la transition alimentaire vers laquelle nous nous dirigeons sont probablement en train d’émerger.

      L’exemple de Tesla

      En effet, dans cet environnement mouvant, les nouveaux commerçants, avec leur ADN numérique et leur vision client ont un avantage concurrentiel. C’est là-dessus que misent les investisseurs, qui observent que dans une autre industrie, la capitalisation d’un nouvel entrant (Tesla, 750 milliards de dollars) équivaut à celle de tous les acteurs historiques cumulés, car les clients partagent sa vision et veulent faire partie de l’aventure. Un attrait qui fait écho au désamour pour les acteurs historiques de la distribution alimentaire.

      A moindre échelle, nous assistons au même phénomène avec le « quick commerce » : le leader états-unien, Gopuff, est valorisé 15 milliards de dollars, c’est plus que Carrefour (11,5 milliards d’euros, soit environ 13,5 milliards de dollars), le turc Getir 7,5 milliards de dollars, et le champion allemand Gorillas (créé en 2020) annonce une levée de fonds imminente (950 millions de dollars) avec une valorisation de 3 milliards de dollars, soit peu ou prou la capitalisation du groupe Casino.

      Les acteurs historiques ne pourront donc pas s’offrir les meilleurs de ces nouveaux concurrents ; ils risquent d’être dépassés. L’acquisition par GoPuff d’une chaîne de 185 magasins d’alcool en Californie pour 350 millions de dollars est, à ce titre, un symbole fort.

      https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/10/02/les-acteurs-du-quick-commerce-veulent-remplacer-les-magasins-de-proximite-et

      bien aérer après lecture :
      https://seenthis.net/messages/931717

      #économie #grande_distribution #fragmentation #quick_commerce

  • Procès en appel d’élus CGT Monoprix : « Nous passons au tribunal comme des criminels » – Libération
    https://www.liberation.fr/economie/social/proces-en-appel-delus-cgt-monoprix-fait-tout-pour-nous-faire-taire-202109

    Après un jugement en appel victorieux il y a quelques mois dans une première affaire, des salariés de l’enseigne passaient jeudi pour une autre action. Avec en filigrane la question des limites ou non du droit de manifester au sein de son entreprise.

    C’est la rentrée aussi pour les « samedis de la révolte » devant les Monoprix de Paris. Après une pause de quelques semaines en août, les élus CGT ont tracté de nouveau ce samedi matin devant les magasins de Denfert-Rochereau et de Soldat Laboureur (XIVe arrondissement). Avec, outre les revendications sur les conditions salariales, un mot d’ordre persistant : « Où sont passées les caissières et caissiers dans les Monoprix ? »

    Ces actions récurrentes, qui durent depuis plus d’un an, ont fini par agacer sérieusement la direction de Monoprix. A tel point qu’une banale action devant le magasin de Convention un matin de septembre 2020 a eu pour conséquence de les voir être assignés en justice par la direction. Libération racontait alors les raisons de cette mobilisation. Et si les conditions de travail en étaient le principal carburant, la proratisation de la prime Covid en fonction du temps de présence en était l’étincelle. « Beaucoup de nous prennent des bus de nuit, sont des travailleurs très précaires. Cette prime était une motivation », dénonce Alain Tsamas, animateur du collectif CGT.

    Se faufiler dans les rayons

    Contactée vendredi par Libération, la direction de Monoprix n’a pas été en mesure de nous donner dans les délais de publication des réponses sur le nombre de salariés travaillant actuellement au sein de son entreprise ni sur ses effectifs avant la crise Covid. Sur la question de la prime cette même direction expliquait à notre journal en novembre avoir décidé cette proratisation « par souci d’égalité et d’équité » afin de « valoriser financièrement les salariés qui ont travaillé pendant toute la durée du premier confinement ». Le collectif de salariés assure toujours de son côté que seuls 25 % des employés concernés ont reçu la somme maximale de 1 000 euros. En décembre la justice a donné raison à Monoprix. Mais la cour d’appel de Paris a infirmé ce jugement en mai et condamné l’enseigne à verser 150 euros à chacun des salariés ayant fait appel. Une première victoire pour les élus CGT, que Monoprix veut faire casser par la Cour de cassation.

    Ce jeudi, c’était le temps d’un deuxième combat judiciaire. En cas de victoire il permettrait aux militants et travailleurs de Monoprix – et au-delà – de se mobiliser avec fracas y compris à l’intérieur des magasins. Lors d’une autre action dans le XVIIe arrondissement de Paris, à La Fourche à l’automne 2020 le collectif de salarié avait en effet décidé de changer de méthode. Finies les annonces sur les réseaux sociaux qui permettent aux directeurs de magasin d’anticiper leur venue, ils se faufilent ce jour-là dans les rayons puis, une fois à l’intérieur ils sortent les chasubles rouges, le mégaphone et déclament leurs revendications entre le rayon pâtes et les tapenades chicos.

    La direction décide une nouvelle fois d’attaquer les élus responsables en justice. Et l’emporte de nouveau en première instance. Sur la place du Châtelet jeudi matin, à quelques encablures de la flambant neuve Samaritaine, les personnes incriminées sont là, drapeaux au vent en attente du jugement en appel de l’affaire la Fourche. Derrière eux, les beffrois de Notre-Dame-de-Paris et le Palais de justice. Quelques cheminots sont venus en renfort, un élu SUD PTT des Hauts-de-Seine, des gars de TUI France, une délégation des femmes de chambre victorieuses de l’Ibis Batignolles. Les interventions se succèdent. Tour à tour sont évoquées au micro les actions en justice, les conditions de travail dans l’enseigne, les salaires trop faibles, le refus du pass sanitaire. La convergence des luttes est dans toutes les bouches, notamment dans celles des militants du NPA et des élus La France insoumise présents, comme la députée Danièle Obono et la conseillère régionale d’Ile-de-France Julie Garnier.

    Un élu CGT raconte, lui, cette salariée qui travaille dans un magasin du nord de Paris et habite en Essonne. Cet été elle a quitté son travail à 21h30 et n’a pu rentrer qu’à minuit chez elle à cause des travaux sur sa ligne de RER, avant de retourner travailler… dès l’aube. « Ils nous disent qu’il n’y a pas suffisamment d’argent pour augmenter les salaires ou payer l’intégralité de notre titre transport mais ils font de la pub partout dans le métro ou dans les rues de Paris, assène Alain Tsamas. Aucun d’entre nous ne peut habiter à côté de son magasin, où les prix des loyers sont trop élevés. » « Ce qu’on touche, ce n’est pas un salaire mais c’est une misère. Et pendant ce temps-là, les patrons se remplissent les fouilles », explique au micro Salimata Happart, élue CGT qui travaille au magasin de Vaugirard. Qui ajoute : « Tous les jours, on se bat pour ça et Monoprix fait tout pour nous faire taire. Donc au lieu d’être avec nos enfants le jour de leur rentrée scolaire, nous passons au tribunal comme des criminels. » « Vous êtes la preuve vivante que même s’ils nous tapent dessus, même s’ils nous assignent en justice, on tient bon, enchaîne Rachel Keke, de l’Ibis Batignolles. Ce n’est pas parce que nous sommes des Noirs et que nous faisons ce genre de boulot qu’il faut nous écraser. »

    Deux heures après le début du rassemblement, les « criminels » quittent le raout et se dirigent vers le Palais de justice. Les mines sont concentrées dans les longs couloirs du tribunal. La magistrate en charge de cette affaire demande d’emblée si l’affaire est identique à la précédente. Façon de sous-entendre qu’il se devrait être possible de ne pas perdre trop de temps ce jeudi après-midi en s’inspirant de la décision rendue au printemps. Les avocats de Monoprix comme ceux des élus s’accordent pour dire que c’est bien différent, car cette fois il y a eu intrusion dans un magasin.

    Mais là où les deux camps achoppent c’est sûr la question du mode d’action. Y a-t-il eu des abus de la part des élus incriminés, entravant la liberté de circuler des clients, leur envie d’acheter ? « Monoprix s’est toujours engagé à maintenir un dialogue social constructif et permanent avec l’ensemble des organisations syndicales, nous dit par mail l’enseigne. Nous avons toujours œuvré afin que le droit de chacun à exprimer ses revendications et à manifester soit parfaitement respecté. Toutefois, suite à des débordements, contraires à la liberté de commerce, constatés lors du rassemblement qui s’est tenu au magasin de La Fourche début octobre, nous avons décidé d’assigner un certain nombre de personnes. » Le représentant de l’enseigne a versé au dossier des photos diffusées par les cégétistes censées le démontrer. « A quel moment ces photographies laissent-elles apparaître l’existence de violences, d’atteintes à la liberté du travail, d’atteinte à la liberté de circulation ou d’atteinte à la liberté de commerce ? plaide lors du jugement l’avocat des élus. A aucun moment, et la difficulté c’est que ce sont les seuls éléments qui sont produits au débat. »

    « Des salariés peuvent-ils manifester au sein de leur entreprise ? »

    Les échanges entre les deux avocats sur la gêne possible, sur ce qui entrave ou non la liberté de commerce sont concrets et intéressants. Avec in fine cette question posée par le représentant des salariés incriminés, essentielle pour eux comme pour les travailleurs en lutte de toutes sortes : « Des salariés peuvent-ils manifester au sein de leur entreprise ? » Le verdict sera rendu fin octobre.

    Peu après, dans la cour du palais de justice, on aurait pu imaginer les esprits des prévenus se relâcher, soulagés que s’achève cette nouvelle étape judiciaire. Mais au pied de la Sainte Chapelle, devant un balai de touristes et de robes noires, la lutte continue. Des caissières nous racontent leur quotidien avec les clients qui s’énervent de ne pas trouver certains produits en rayon la faute, assurent-elles, à un manque de bras en magasinage. Tous parlent déjà, aussi, de l’action de ce samedi devant un magasin du XIVe arrondissement. Avec un jugement favorable en appel, ils pourront peut-être de nouveau circuler à travers les rayons afin de sensibiliser collègues et clients.

    #commerce #luttes_collectives #syndicalisme

  • 150 ans d’immigration italienne à Lausanne

    Longtemps pays d’émigration en raison d’une #pauvreté endémique, la Suisse voit son solde migratoire s’inverser dès le début du 20e siècle.

    Dès 1946, la croissance requiert une #main-d’œuvre considérable dans les secteurs de la #construction, de l’#hôtellerie - #restauration, du #commerce et de l’#industrie. En un quart de siècle, jusqu’à la crise de 1973, des millions d’Italien·ne·s contribuent à l’éclatante #prospérité de la Suisse.

    Confronté·e·s à la #xénophobie d’une partie de la population, endurant les sévères conditions d’existence que leur impose le statut de #saisonnier, ils·elles vont pour autant laisser des traces d’une importance majeure.

    Au-delà des clichés, l’#italianità se répand et imprime durablement sa marque dans toutes les couches de la société via l’#alimentation, la #musique, le #cinéma, les #sociabilités, le #sport, le #patrimoine, la #langue….

    C’est l’histoire passionnante de cette présence à Lausanne ‑ rythmée par les précieux récits de nombreux témoins ‑ qui est dévoilée ici.

    https://www.lausanne.ch/vie-pratique/culture/musees/mhl/expositions/Losanna-Svizzera.html

    #exposition #Lausanne #musée #migrations #immigration #Suisse #migrants_italiens #Italie #immigrés_italiens #saisonniers #italianité

  • Per sorvegliare i migranti l’Ue fa affari con i #contractor

    - È un’area grigia nel cuore del Mediterraneo, una zona d’ombra dove la parola “sovranità” è soprattutto #business. Produttori di armi e munizioni, mediatori specializzati in sicurezza e fornitura di #contractors, navi cariche di fucili automatici che funzionano come vere e proprie Santa barbara fluttuanti.
    – In questa terra di mezzo dove si incontrano trafficanti e governi, i migranti sono prima di tutto un lucroso affare.
    - Nel progetto #Rapsody di #Esa, che dovrebbe controllare il Mediterraneo con droni, compare #Sovereign_Global_Uk azienda riconducibile all’imprenditore #Fenech, arrestato per aver violato l’embargo sulla vendita di armi ai libici.

    (#paywall)

    https://www.editorialedomani.it/politica/mondo/per-sorvegliare-i-migranti-lue-fa-affari-con-i-contractor-pe98utxb

    #frontières #UE #migrations #réfugiés #armes #armement #commerce_d'armes #complexe_militaro-industriel #Libye #Méditerranée #drones

  • Smoking guns. How European arms exports are forcing millions from their homes

    The #nexus between the arms trade and forced displacement is rarely explored and the role of European arms trade policies that facilitate gross human rights violations in third countries is often absent from displacement and migration studies. This report joins the dots between Europe’s arms trade and forced displacement and migration.

    Key findings

    - Arms and military equipment manufactured and licensed in Europe and sold to third countries provokes forced displacement and migration. This arms trade is motivated by how highly lucrative the industry is and current control and monitoring mechanisms facilitate rather than curtail problematic licensing and exportation.

    – The arms trade is political and is driven by profit but is under-regulated. Although other sectors, such as food and agriculture, do not undermine the fundamental right to life and other human rights in the same way that the arms trade does, they are far more stringently regulated.

    - It is possible to methodically trace arms, military equipment and technology, from the point of origin and export to where these were eventually used, and document their devastating impact on the local population. The report confirms beyond any reasonable doubt that European arms are directly used not to defend populations or to enhance local or regional security as is often claimed, but to destabilise entire countries and regions.

    - The arms industry is involved in clear violations of non-transfer clauses and end user agreements (EUAs) despite a supposedly robust system of controls. The evidence shows that once arms are traded, and although they may be traced, it is virtually impossible to control how they may eventually be used. Furthermore, although importing countries were known to have breached EUAs, EU member states continued to sell them arms and military equipment.

    - Regardless of whether arms were exported to official state security forces or were eventually used by non-state armed actors, or whether EUAs and other control mechanisms were respected, the result was the same – European arms were used in military operations that led to destabilisation and resulting forced displacement and migration. The destabilisation, facilitated by arms supplied by Europe, then contributed to Europe hugely expanding its border security apparatus to respond to the apparent threat posed by refugees attempting to arrive and seek asylum.

    - European countries are among the top exporters of lethal arms equipment worldwide, comprising approximately 26% of global arms exports since 2015. The top five European arms exporters are France, Germany, Italy, Spain and the UK – together accounting for 22% of global arms exports in the 2016–2020 period.

    - Arms exports from Bulgaria, Croatia and Romania have soared in recent years, a large proportion of which is exported to West Asian countries. For example, before 2012, Croatia exported ammunition worth less than €1 million a year, but with the start of the Syrian war this surged every year to reach €82 million in 2016. The European Parliament called on Bulgaria and Romania to stop arms exports to Saudi Arabia and the US (if there was a risk that these arms may be diverted), so far to no avail.

    – In Syria an estimated 13 million people need humanitarian assistance and more than half of the population remains displaced from their homes – including 6.6 million refugees living in neighbouring countries, such as Jordan and Lebanon, who subsequently attempt to flee to Europe in a reverse movement to the arms that displaced them. Another 6.7 million are internally displaced persons (IDPs) inside Syria.

    –-

    Five case studies document that:

    Italian T-129 ATAK helicopter components were exported to Turkey and used in 2018 and 2019 in two attacks in the district of Afrin in Northern Syria as part of Operation Olive Branch and in Operation Peace Spring on the Turkish–Syrian border. According to UN figures, 98,000 people were displaced during the Afrin offensive between January and March 2018, while 180,000, of whom 80,000 were children, were displaced, in October 2019 as a result of Operation Peace Spring.

    Bulgaria exported missile tubes and rockets to Saudi Arabia and the US, which eventually ended up in the hands of IS fighters in Iraq. The equipment was diverted and used in Ramadi and the surrounding region, where the International Organisation for Migration reported that from April 2015, following the outbreak of the Ramadi crisis, over half a million people were displaced from Anbar province, of which Ramadi is the capital city, while 85,470 were displaced specifically from Ramadi City between November 2015 and February 2016. Around 80% of all housing in Ramadi was severely damaged after the offensive. In 2017 another missile tube originating in Bulgaria was found to have been used by IS forces in the town of Bartella, located to the east of Mosul. At least 200,000 people from minority groups were displaced from the greater Mosul area between 2014 and January 2017. By July 2019, over two years after military operations had ended in Mosul, there were still over 300,000 people displaced from the city.

    British, French, and German components and production capacity, including missiles, missile batteries, and a bomb rack, were exported to Turkey, where they were mounted on Turkish-made drones and exported to Azerbaijan. These same drones, loaded with European-manufactured arms components, were used in the 44-day conflict in Naghorno- Karabakh, which provoked the forced displacement of half of the region’s Armenian population – approximately 90,000 people.

    Between 2012 and 2015 Bulgaria exported assault rifles, large-calibre artillery systems, light machine guns, hand-held under-barrel and mounted grenade launchers to the Democratic Republic of Congo’s (DRC) national police and military. The conflict in DRC is one of the world’s longest, yet Europe continues to supply arms that are used to perpetrate gross human rights violations. In 2017, Serbia exported 920 assault rifles and 114 light machine guns that were originally manufactured in Bulgaria. That same year, 2,166,000 people were forcibly displaced, making it one of the worst since the conflict began. Specifically, Bulgarian weapons were in use in North Kivu in 2017 coinciding with the forced displacement of 523,000 people.

    At least four Italian Bigliani-class patrol boats were donated to Libya and used by its coastguard to forcibly pull back and detain migrants who were fleeing its shores. In 2019, the Libyan coastguard mounted a machine gun on at least one of these boats and used it in the internal conflict against the Libyan National Army. Many of those fleeing Libya had most likely already fled other conflicts in other African and West Asian countries that may have purchased or were in receipt of European arms, so that at each step along their journey from displacement to migration, the European arms trade is making massive profits by firstly displacing them, and then later deterring and pushing them back.

    The arms companies we identified in these case studies include: Airbus (Franco-German), ARSENAL (Bulgaria), BAE Systems (UK), Baykar Makina (Turkey), EDO MBM (UK), Intermarine (Italy), Kintex (Bulgaria), Leonardo (Italy), Roketsan (Turkey), SB Aerospatiale (France), TDW (Germany), Turkish Aerospace Industry (Turkey), and Vazovski Mashinostroitelni Zavodi ЕAD (Bulgaria).

    https://www.tni.org/en/publication/smoking-guns
    #rapport #tni
    #armes #commerce_d'armes #migrations #asile #réfugiés #Europe #armée #militaire #industrie_de_l'armement #droits_humains #droits_fondamentaux #France #Allemagne #Italie #UK #Angleterre #Espagne #Bulgarie #Croatie #Roumanie #Arabie_Saoudite #Syrie #T-129_ATAK #Turquie #Operation_Olive_Branch #Operation_Peace_Spring #Irak #Ramadi #Bartella #Azerbaïjan #arméniens #Congo #RDC #République_démocratique_du_Congo #Serbie #Kivu #Nord_Kivu #Bigliani #Libye #gardes-côtes_libyiens #complexe_militaro-industriel
    #Airbus #ARSENAL #BAE_Systems #Baykar_Makina #EDO_MBM #Intermarine #Kintex #Leonardo #Roketsan #SB_Aerospatiale #TDW #Turkish_Aerospace_Industry #Vazovski_Mashinostroitelni_Zavodi_ЕAD

  • Data et nouvelles technologies, la face cachée du contrôle des mobilités

    Dans un rapport de juillet 2020, l’#Agence_européenne_pour_la_gestion_opérationnelle_des_systèmes_d’information_à_grande_échelle (#EU-Lisa) présente l’#intelligence_artificielle (#IA) comme l’une des « #technologies prioritaires » à développer. Le rapport souligne les avantages de l’IA en matière migratoire et aux frontières, grâce, entre autres, à la technologie de #reconnaissance_faciale.

    L’intelligence artificielle est de plus en plus privilégiée par les acteurs publics, les institutions de l’UE et les acteurs privés, mais aussi par le #HCR et l’#OIM. Les agences de l’UE, comme #Frontex ou EU-Lisa, ont été particulièrement actives dans l’expérimentation des nouvelles technologies, brouillant parfois la distinction entre essais et mise en oeuvre. En plus des outils traditionnels de #surveillance, une panoplie de technologies est désormais déployée aux frontières de l’Europe et au-delà, qu’il s’agisse de l’ajout de nouvelles #bases_de_données, de technologies financières innovantes, ou plus simplement de la récupération par les #GAFAM des données laissées volontairement ou pas par les migrant·e·s et réfugié∙e∙s durant le parcours migratoire.

    La pandémie #Covid-19 est arrivée à point nommé pour dynamiser les orientations déjà prises, en permettant de tester ou de généraliser des technologies utilisées pour le contrôle des mobilités sans que l’ensemble des droits des exilé·e·s ne soit pris en considération. L’OIM, par exemple, a mis à disposition des Etats sa #Matrice_de_suivi_des_déplacements (#DTM) durant cette période afin de contrôler les « flux migratoires ». De nouvelles technologies au service de vieilles obsessions…

    http://migreurop.org/article3021.html

    Pour télécharger la note :
    migreurop.org/IMG/pdf/note_12_fr.pdf

    #migrations #réfugiés #asile #frontières #mobilité #mobilités #données #technologie #nouvelles_technologies #coronavirus #covid #IOM
    #migreurop

    ping @etraces

    voir aussi :
    Migreurop | Data : la face cachée du contrôle des mobilités
    https://seenthis.net/messages/900232

    • European funds for African IDs: migration regulation tool or privacy risk?

      The first person you meet after you land at Blaise Diagne Airport in Dakar is a border guard with a digital scanner.

      The official will scan your travel document and photograph and take a digital print of your index fingers.

      It’s the most visible sign of the new state-of-the-art digital biometrics system that is being deployed in the airport with the help of EU funding.

      The aim is to combat the increasingly sophisticated fake passports sold by traffickers to refugees.

      But it also helps Senegal’s government learn more about its own citizens.

      And it’s not just here: countries across West Africa are adopting travel documentation that has long been familiar to Europeans.

      Passports, ID cards and visas are all becoming biometric, and a national enrolment scheme is underway.

      In Europe too, there are proposals to create a biometric database of over 400 million foreign nationals, including fingerprints and photographs of their faces.

      The new systems are part of efforts to battle illegal migration from West Africa to the EU.

      ‘Fool-proof’ EU passport online

      Many are still plying the dangerous route across the Sahara and the Mediterranean to reach Europe, but a growing number are turning to the criminal gangs selling forged passports to avoid the treacherous journey over desert and sea.

      There’s a burgeoning market in travel documents advertised as ‘fake but real”.

      Prices vary according to the paperwork: an EU Schengen transit visa costs €5,000, while a longer-stay visa can be twice as high.

      Some forgers have even mastered the ability to incorporate holograms and hack the biometric chips.

      “Morphing” is an image processing technique that merges two people’s photographs into a single new face that appears to contain entirely new biometric data.

      Frontex, the EU’s border guard agency, says 7,000 people were caught trying to enter the Schengen area in 2019 carrying such documents — but it admits the true figure could be much higher.

      Sending migrants back

      Last year, the largest number of travellers with fake documents arrived via Turkish and Moroccan international airports.

      Many were caught in Italy, having arrived via Casablanca from sub-Saharan countries like Ghana, Mali, Nigeria and Senegal.

      A Frontex team responsible for deporting migrants without the correct paperwork was deployed this year at Rome’s Fiumicino Airport.

      It’s the first sign of a new European Commission regulation expanding the agency’s role, which includes access to biometric data held by member states, according to Jane Kilpatrick, a researcher at the civil liberties think-tank Statewatch.

      “The agency’s growing role in the collection of data, it links overtly to the agency’s role in deporting individuals from the EU,” she said.

      Over 490,000 return decisions were issued by member states last year, but only a third were actually sent back to a country outside the EU.

      There are multiple reasons why: some countries, for example, refuse to accept responsibility for people whose identity documents were lost, destroyed or stolen.

      Legally binding readmission agreements are now in place between the EU and 18 other countries to make that process easier.
      There are no records

      But a bigger problem is the fact that many African countries know very little about their own citizens.

      The World Bank estimates the continent is home to roughly half of the estimated one billion people on the planet who are unable to prove their identities.

      An absence of digitisation means that dusty registers are piling up in storage rooms.

      The same goes for many borders: unlike the scene at Dakar’s airport, many are still without internet access, servers, scanners and cameras.

      That, the Commission says, is why EU aid funds are being used to develop biometric identity systems in West African countries.

      The EU Trust Fund for Africa has allotted €60 million to support governments in Senegal and Côte d’Ivoire in modernising their registry systems and creating a national biometric identity database.

      Much of the funding comes through Civipol, a consulting firm attached to France’s interior ministry and part-owned by Milipol, one of the most important arms trade fairs in the world.

      It describes the objective of the programme in Côte d’Ivoire as identifying “people genuinely of Ivorian nationality and organising their return more easily”.
      Data security concerns

      European sources told Euronews that the EU-funded projects in West Africa were not designed to identify potential migrants or deport existing ones.

      A Commission spokesperson insisted no European entity — neither Frontex, nor member states, nor their partners — had access to the databases set up by West African countries.

      But the systems they are funding are intimately connected to anti-migration initiatives.

      One is the Migrant Information and Data Analysis System (MIDAS), a migration database that can send automatic queries to Interpol watchlists to detect travel documents and people possibly linked to organised crime, including human trafficking.

      Connections like these, and the role of French arms giants like Thales in the growing biometric market, has led data protection experts to become worried about possible abuses of privacy.
      World’s newest biometric market

      As Africa becomes the coveted market for biometric identification providers, the watchdog Privacy International has warned it risks becoming a mere testing ground for technologies later deployed elsewhere.

      So far 24 countries on the continent out of 53 have adopted laws and regulations to protect personal data.

      A letter by Privacy International, seen by Euronews, says EU must “ensure they are protecting rights before proceeding with allocating resources and technologies which, in absence of proper oversight, will likely result in fundamental rights abuses.”

      It has published internal documents tracking the development of Senegal’s system that suggest no privacy or data protection impact assessments have been carried out.

      Civipol, the French partner, denies this: it told Euronews that the Senegalese Personal Data Commission took part in the programme and Senegalese law was respected at every stage.

      Yet members of Senegal’s independent Commission of Personal Data (CDP), which is responsible for ensuring personal data is processed correctly, admit implementation and enforcement remained a challenge — even though they are proud of their country’s pioneering role in data governance in Africa.

      For the Senegalese cyber activist Cheick Fall, the charge is more serious: “Senegal has sinned by entrusting the processing of these data to foreign companies.”

      https://www.euronews.com/2021/07/30/european-funds-for-african-ids-migration-regulation-tool-or-privacy-risk

      #biométrie #aéroport #Afrique #étrangers #base_de_données_biométrique #empreintes_digitales #passeports #visas #hologramme #Morphing #image #photographie #Frontex #EU_Trust_Fund_for_Africa #Trust_Fund #Civipol #Milipol #armes #commerce_d'armes #Côte_d’Ivoire #Afrique_de_l'Ouest #Migrant_Information_and_Data_Analysis_System (#MIDAS) #Interpol #Thales #Sénégal #Senegalese_Personal_Data_Commission #Commission_of_Personal_Data (#CDP)

  • L’embouteillage maritime mondial cause une pénurie de produits Cynthia Racine/oang
    https://www.rts.ch/info/economie/12362600-lembouteillage-maritime-mondial-cause-une-penurie-de-produits.html

    Sandales, montres-bracelets, capsules de café et autres produits, en provenance d’Asie notamment, manquent sur les étalages des supermarchés en Suisse. La cause en est un embouteillage persistant dans le commerce mondial, dû avant tout aux conséquences de la pandémie.
    De nombreux conteneurs sont actuellement bloqués, tant dans les ports de départ comme dans le port chinois de Yantian (Shenzen), que dans les ports d’arrivée européens.

    Et certains produits commencent à faire défaut dans les supermarchés. Aldi Suisse a ainsi signalé il y a quelques jours avoir mis en place un nouveau service de notification pour les produits concernés par cette pénurie.


    Le boom du commerce en ligne
    Les raisons de cet engorgement du commerce sont diverses, mais la pandémie a joué un rôle central : les consommateurs et consommatrices partout dans le monde, privés de voyages et de restaurants, se sont repliés sur le commerce en ligne, grand utilisateur du fret maritime.

    Il y a eu aussi ce printemps le blocage du canal de Suez, dont les conséquences se font encore sentir aujourd’hui. Et il y a donc embouteillage dans quasiment tous les ports du monde.

    Fermeture des ports en raison du Covid
    Carlos Cordon, professeur de gestion de la chaîne d’approvisionnement à l’IMD, rappelle que les ports ont vécu des fermetures en raison du Covid, entraînant des étranglements à l’arrivée des porte-conteneurs.

    « Dans le port de Los Angeles, par exemple, il y avait une quantité énorme de bateaux en train d’attendre pour être déchargés », a-t-il illustré jeudi dans La Matinale de la RTS.

    Autre raison à ce blocage du commerce mondial, les compagnies fabriquant les conteneurs avaient anticipé un recul de la consommation mondiale. Elles en ont donc moins fabriqué.

    Des conteneurs dix fois plus chers
    « Depuis presque une année, on a un gros problème, il n’y a pas suffisamment de conteneurs dans le monde », a expliqué Carlos Cordon. « Il y a une année et demie, un conteneur pouvait valoir moins de 1000 francs. Et aujourd’hui, il peut coûter jusqu’à 10’000 francs ».

    Le risque est évidemment de faire augmenter le prix du produit transporté pour le consommateur final.

    Selon les experts, cette situation pourrait perdurer jusqu’en 2022. De son côté, Aldi dit ne pas être en mesure d’estimer comment la situation va évoluer pour le moment.

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  • Take Me to Your Leader : The Rot of the American Ruling Class
    https://jacobinmag.com/2021/04/take-me-to-your-leader-the-rot-of-the-american-ruling-class

    Voici une analyse des rapports de classe aux États Unis depuis le New Deal jusqu’aujourd’hui. On y apprend les noms ets prises de positions des organismes et personnages qui représentent les groupes de capitalistes les plus importants. On comprend également comment la droite à réussie à placer Donald Trum dans la Maison Blanche.

    27.4.2021 by Doug Henwood - For more than three centuries, something has been going horribly wrong at the top of our society, and we’re all suffering for it.

    Back in the George W. Bush years, I began thinking the US ruling class had entered a serious phase of rot. After a round of tax cuts skewed toward the very rich, Bush and his cronies launched a horribly destructive and expensive war on Iraq that greatly damaged the reputation and finances of the United States on its own imperial terms.

    The president and his cronies seemed reckless, vain, and out of control. Bush adviser Karl Rove dismissed the critiques of “the reality-based community,” with its conclusions drawn from “the judicious study of discernible reality.” Instead, Rove asserted, “We’re an empire now, and when we act, we create our own reality.” One waited in vain for the grown-ups to appear on the scene and right the imperial ship, but, if they existed at all, they were too busy celebrating their tax cuts and pumping up the housing bubble to bother.

    After that bubble burst, creating the financial crisis and the Great Recession, the smooth and cerebral Barack Obama seemed like a stabilizing force. That’s not what many of his more fervent supporters expected of his presidency; they were hoping for a more peaceful and egalitarian world, but they got neither. Facing the greatest economic crisis since the 1930s, one like that depression driven in large part by Wall Street, Obama was not about to do anything on the scale of the New Deal. There was the early and underpowered stimulus package, but beyond that, there would be no major reregulation of finance and no programs of public investment, income security, or redistribution. Unlike the Franklin Roosevelt administration, or even John F. Kennedy’s, for that matter, there was little political ferment around the White House, even though the Democratic policy elites came out of the same Ivy League circles as their ancestors.

    The disappointments of the Obama years prepared the way for Donald Trump. Throughout the 2016 presidential campaign, many people (including sometimes me) thought the establishment would somehow keep Trump from winning. Hillary Clinton, the product of Wellesley College and Yale Law School, would stop the vulgarian who cheated his way into Wharton from entering the Oval Office. But her brand of status-quo politics failed to inspire.

    Trump was not the bourgeoisie’s favorite candidate. He had support from provincial plutocrats but not from the executive suite at Goldman Sachs. When he took office and immediately began ransacking, one wondered if the deep state would rein him in. Maybe the CIA would even arrange a malfunction in Air Force One’s fuel line. But it was not to be. Tax cuts and deregulation made capital forget all their reservations about Trump, and the stock market made 128 fresh daily highs — on average, one every six days — between inauguration and the onset of the coronavirus crisis. It took his encouragement of an attack on the US Capitol for the big bourgeoisie to complain openly — 99 percent of the way through his time in office.

    Fish rots from the head, they say, and it’s tempting to think the same about US society. We’ve always had a brutal ruling class — more brutal at certain times (the years of slavery and Jim Crow) than others (the New Deal). But despite the brutality, there was usually a great economic and cultural dynamism. That now seems long past, and I’m not just talking about the era of Trump and the coronavirus. Something has gone badly wrong at the top of this society, and all of us are suffering for it.

    One doesn’t want to idealize the ruling classes of the past. For all of history, their wealth and status have depended on exploiting those below them — and they’ve never shied away from extreme measures if they feel that those things are threatened. But the present configuration of the American ruling class is having a hard time performing the tasks it’s supposed to in order to keep the capitalist machine running. It’s not investing, and it’s allowing the basic institutions of society — notably the state but also instruments of cultural reproduction like universities — to decay.

    Capitalists have long been driven by shortsightedness and greed. But it feels like we’ve entered what Christian Parenti calls the necrotic phase of American capitalism.

    Lest anyone misunderstand, this isn’t an argument for a better elite or a “true” meritocracy; it’s ultimately an argument for a different society, one not dependent on the rule of plutocrats and their hired hands.

    A core concept of Marxism is class struggle, but the tradition exhibits a strange dearth of investigation of the ruling class. When I first started getting interested in elite studies, I asked the Marxist political scientist Bertell Ollman whose writing he liked on the issue. He thought a moment and said, “Marxists don’t write about the ruling class.” When I asked why not, he said, “They think it’s obvious.”

    You could say the ruling class is the capitalist class, of course, but what does that mean? CEOs of Fortune 500 companies? Their shareholders, to whom they allegedly answer? What about the owner of a chain of franchised auto parts stores in the Midwest? The owner may be able to get his congressperson on the phone — a senator might be harder — to get a tax break slipped unobtrusively into a larger bill, but what influence does he have over larger state policy? Are car dealers part of the ruling class? If so, what about new versus used? And what about someone like Henry Kissinger, a man who started as a clever functionary and ended up shaping US foreign policy in much of the 1970s, and who still has an influence over how diplomats and politicians think? How about less grand politicians and high government officials? Are they employees of the ruling class or its partners — or shapers, even? It’s not at all obvious.

    Before proceeding, I should say I’m not taking seriously the idea that there is no ruling class — that there are voters in a democracy who may be divided into interest groups but none are dominant. Yes, the constrained democracy we live under is a lot better than a dictatorship would be; elections do act as a limit on elite power. But that’s a long way from the popular self-government socialists dream of. Nor am I taking seriously conceptions of a ruling class that center on PC-obsessed, organic-food-eating urban elites. That set has some influence, especially among the liberal wing of the consciousness industry, but it doesn’t shape the political economy.

    I’d say the ruling class consists of a politically engaged capitalist class, operating through lobbying groups, financial support for politicians, think tanks, and publicity, that meshes with a senior political class that directs the machinery of the state. (You could say something similar about regional, state, and local capitalists and the relevant machinery.) But we shouldn’t underestimate the importance of the political branch of the ruling class in shaping the thinking of the capitalists, who are too busy making money to think much on their own or even organize in their collective interest.

    One way to approach the question of a ruling class is through Italian elite theory, namely the work of Vilfredo Pareto, Gaetano Mosca, and Robert Michels. In his four-volume warhorse The Mind and Society, Pareto laid out a clear vision of society:

    Ignoring exceptions, which are few in number and of short duration, one finds everywhere a governing class of relatively few individuals that keeps itself in power partly by force and partly by the consent of the subject class, which is much more populous.

    To preserve its power, that governing class must be “adept in the shrewd use of chicanery, fraud, corruption.”

    Individual governing elites do not last: “History is a graveyard of aristocracies,” Pareto declared. Contributing to their passing is a loss in vigor, an effect of the decadence of the well-established and the failure to invigorate the stock by recruiting from below. For Pareto, a healthy governing class is able to absorb the leaders of the “governed” and thereby neutralize them. “Left without leadership, without talent, disorganized, the subject class is almost always powerless to set up any lasting régime.” (Karl Marx said something similar: “The more a ruling class is able to assimilate the foremost minds of a ruled class, the more stable and dangerous becomes its rule.”) But if the governing class is overcome by “humanitarian sentiments” and is unable to absorb the natural leaders of the oppressed, it could be overthrown, especially if “the subject class contains a number of individuals disposed to use force.”

    Mosca wrote at some length about strata below the ruling elite. The one just below it, which plays the officer corps to the enlisted personnel of the masses, is crucial to the health of the system and functions as the backbone of political stability. Should it erode, morally or intellectually, then society will unravel. It can tolerate foolishness at the top if the stratum just one level below is in good order — one thinks of Trump and the grown-up problem.

    Mosca saw clearly the profound relation of the family to political and economic power, something modern conservatives understand (and people who wonder about the coexistence of “family values” and neoliberal politics don’t). Upper-class parents do their best to prepare their children for rule, and there’s always a heavy dose of inheritance in social power. In an exuberant moment, Mosca wrote:

    In order to abolish privileges of birth entirely, it would be necessary to go one step farther, to abolish the family, recognize a vagrant Venus and drop humanity to the level of the lowest animalism. In the Republic Plato proposed abolishing the family as an almost necessary consequence of the abolition of private property.

    Further down, Mosca lamented the state of the European middle classes in the 1930s. He warned, “If the economic decline of [the middle] class should continue for a whole generation, an intellectual decline in all our countries would inevitably follow.” They are “great repositories of independent opinion and disinterested public spirit,” without which:

    we would have either a plutocratic dictatorship, or else a bureaucratico-
    military dictatorship, or else a demagogic dictatorship by a few experts in mob leadership, who would know the arts of wheedling the masses and of satisfying their envies and their predatory instincts in every possible way, to the certain damage of the general interest.

    He didn’t define the “general interest,” a concept often confused with what’s good for the upper orders, but the erosion of the US middle ranks over the last few decades has had a trajectory not unlike what Mosca worried about.

    Of the Italian trio, Michels is the most interesting, not least because so much of his attention is paid to the Left formations to which he once belonged. His most famous contribution is known as the “iron law of oligarchy,” a belief that organizations will always evolve into hierarchies, even parties ostensibly trying to overthrow the hierarchies of bourgeois society. Marx was right about class struggle as the motor of history, Michels conceded, but every new class coming to power will itself evolve a new hierarchy. Even syndicalists, argued Michels, who criticize the oligarchic tendencies in socialist parties and favor instead direct strike action by organized workers, need leaders. “Syndicalism is even more than socialism a fighting party. It loves the great battlefield. Can we be surprised that the syndicalists need leaders yet more than do the socialists?”

    Within socialist parties and organization, Michels pointed to the prominence of traitors to the bourgeoisie. Most of the prominent nineteenth-century socialist writers, Marx and Engels most famously, were bourgeois intellectuals; Pierre-Joseph Proudhon was a rare exception. So, too, the revolutionary leaders of the twentieth century: Vladimir Lenin came out of a middle-class family and was educated as a lawyer; Leon Trotsky was born to a rich farming family and educated in cosmopolitan Odessa; Che Guevara was another child of the middle class who was surrounded by books and political conversation as he grew up. No doubt the descendants of the old syndicalists would argue that these relatively elite origins contributed to the ossification of the Russian and Cuban revolutions — but one could cite Michels’s retort about the necessity of leaders to the syndicalists in response to that critique. Growing up bourgeois confers some advantages — time to study, as well as exposure to the nature of power — often denied to people further down the social hierarchy. Instead of lambasting their “privilege,” it might be better to welcome these class traitors.

    This doesn’t mean one should be complacent about them, or about the concept of leadership in general. Many on the Left have resisted applying Michels’s iron law to our parties and occasionally our governments, but it would be better to acknowledge the power of the tendency and figure out the best way to keep those leaders accountable through what Michels called “a serene and frank examination of the oligarchical dangers of democracy.” It’s better to be open about the reality of hierarchies than to pretend they don’t exist; even professedly leaderless organizations are subject to domination by the charismatic.

    The Italians focus primarily on politics and the state as the sites of rule, without much interest in their relations with capitalists. For an American, that seems like a serious deficit. But in some senses, the focus on politics is clarifying. That’s where class conflicts are often crystallized, sharpened to a point — more so than in the workplace, which can appear to be the site of interaction among individuals rather than classes. As the Marxist political theorist Nicos Poulantzas put it, through relations with the state, the complex and diffuse relation between classes “assumes the relatively simple form of relations between the dominant and the dominated, governors and governed.”

    We once had a coherent ruling class, the White Anglo-Saxon Protestants (WASPs), who more or less owned and ran the United States from its founding through the 1970s. Based largely in the Northeast, with offshoots in the Upper Midwest, WASPs went to the same elite schools and colleges, belonged to the same clubs, married out of the same pool, and vacationed in the same favorite rural retreats. There were Southern WASPs, descendants of the slave-owning gentry, but they never had the social weight of their northern relatives — though they did rule their region and enjoy an outsize role in Congress for decades.

    At the rank-and-file level, men worked in genteel law firms and brokerages or as executives in old-line manufacturing firms, and women did volunteer work for museums and charities and maintained the social relations that kept the group functioning together as a class. At the high end, WASPs played a role in government far out of proportion to their numbers, most notably in foreign policy. The Council on Foreign Relations (CFR), target of innumerable conspiracy theories generated from left and right for its prominent role in shaping imperial policy, traces its origins to the end of World War I, when a delegation of British and American diplomats and scholars decided to preserve the transatlantic comity of the war years and form a council whose purpose was, in the words of Peter Gosse’s official history, “to convene dinner meetings, to make contact with distinguished foreign visitors under conditions congenial to future commerce.” The CFR didn’t begin to influence policy until the 1930s, when its fellows and members helped plot the takeover of the British Empire, a concern of the Franklin Roosevelt administration.

    That special identification with England has been foundational to WASP identity from the first. But it took waves of fresh immigration from Southern and Eastern Europe, people with strange customs and sometimes dangerous politics, for the formation to come to energized self-consciousness as a class, beginning in the 1880s. That decade brought the obsession with finding one’s old-stock roots, the first country clubs, the founding of the Social Register, and, quite importantly, the opening of the Groton School by Endicott Peabody, which shaped generations of the wellborn as well as the children of arrivistes who wanted to learn the ways of the wellborn. Peabody’s vision was one of “Muscular Christianity,” popular among elites of the time, who were worried about a loss of manliness in an increasingly urban society — austere, disciplined, athletic. FDR said that the influence of Peabody and his wife meant more to him than “any other people next to my father and mother.”

    Coming out of World War II, elite WASPs like Averell Harriman (son of a robber baron) and Dean Acheson (son of the Episcopal bishop of Connecticut, who learned how to row crew from Harriman at Groton), supplemented by recruits like George Kennan (son of a Milwaukee lawyer) and John McCloy (a poor kid from Philly who learned the ways of the elite at an early age and got certified with a Harvard Law degree), shaped what would become the US empire. Their skill can’t be denied; that empire has had a long and successful run, though it now looks to be coming unglued. (The competitive pressures of having the USSR as rival, and having socialism as a plausible alternative to capitalism in the twentieth century, did bring out some of the talent in the upper crust.)

    McCloy, despite being a recruit, earned the title of “chairman of the American establishment” for having run postwar Germany and becoming a name partner of the law firm that represented the Rockefellers, Chase, and Big Oil (from which he took a break to run the young World Bank, which he kept safe for Wall Street). At one point, he was simultaneously chair of Chase, the Ford Foundation, and the Council on Foreign Relations and partner at the elite law firm Milbank, Tweed, where he basically ran US Middle Eastern policy.

    Cast into political exile in the Eisenhower years, the WASPs returned with the status-anxious John F. Kennedy, desperate for the approval of a stratum suspicious of Irish Catholics. Kennedy, who was denounced by WASP columnist Lucius Beebe as “a rich mick from the Boston lace curtain district,” went to Choate and Harvard to learn the manner of the upper orders. As president, he brought back the older patrician crew and added the notorious McGeorge Bundy, another Groton product, who would be one of the most enthusiastic promoters of the Vietnam War, a disaster that pretty much ended that caste’s dominance of foreign policy.

    Fresh from helping wreck Southeast Asia, Bundy went on to run the Ford Foundation, where, among other things, he applied counterinsurgency techniques developed in Vietnam to the urban crisis of the 1970s. Bundy’s strategy, as Karen Ferguson recounts in Top Down: The Ford Foundation, Black Power, and the Reinvention of Racial Liberalism, was to split off the “natural” leadership of the black community and incorporate it into the ruling class, then encourage the separate development of black schools and cultural institutions on an apartheid model, because the broad population just wasn’t advanced enough to join white society. The Italian elite theorists would have been proud of him.

    As the twentieth century rolled on, WASP predominance eroded in spheres other than foreign policy. The 1970s saw a mini genre of “decline of the WASP” books and articles crop up, as Jews, Eastern and Southern European ethnics, and even blacks and Latinos began to permeate cultural, political, and business elites. At the same time, the old-line manufacturing companies, headquartered not only in New York but also in outposts of the WASP archipelago like Pittsburgh and Cleveland, fell to Japanese competition and squeezed profits. Inflation and multiple generations of inheritance ate away at old WASP fortunes. And the deregulation of Wall Street that began in the mid-1970s turned the genteel world of white-shoe investment banking (and associated law firms) into a ruthlessly competitive one. Gone were the days when a well-bred young man could pop out of Yale and into a quiet job as a bond salesman.

    To use the language of finance theory, the transaction replaced the relationship. All those old WASP ties of blood and club were replaced by principles of pure profit maximization. Firms that had dealt with the same investment bank for decades shopped around to find out who could give them the best deal. The stable world of the immediate postwar decades, in which the same companies dominated the Fortune 500 and trading on the New York Stock Exchange, was transformed by a massive wave of takeovers and business failures.

    This new competitive structure destroyed the WASP dominance at the same time that it created fresh fortunes: oil and natural resources in the South and the West, and takeover artists like Henry Kravis and Carl Icahn. At the center of the turbulence was the investment banking firm of Drexel Burnham Lambert, which, though it bore a pedigreed name — the firm’s founder, Anthony Drexel, was a partner of J. P. Morgan and a member of Philadelphia’s aristocracy — had turned into a machine for borrowing lots of money and powering a fresh generation of arrivistes. But with the aristocracy in decline, the new arrivals had little to be assimilated into, unlike in Peabody’s days. Instead, the 1980s brought us stylized remnants of the old order like The Official Preppy Handbook, a guide to dressing and acting like the aristocracy, and Anglophilic clothing designed by Ralph Lauren (born in the Bronx as Ralph Lifshitz).

    Though always a major part of American life, money was about to take a starring role. It’s hard to believe now, but when Forbes compiled its first list of the 400 richest Americans in 1982, there were just over a dozen billionaires among them, and the minimum price of entry was $100 million, or $270 million in 2020 dollars. Oil and real estate tycoons were prominent among them. Now, tech and finance dominate the list, and the fortunes are far larger — the minimum price of entry in 2020 was $2.1 billion. The five richest 2020 members were worth $520 billion; in 1982, the top five were worth $11 billion, or $26 billion in current dollars. A 2015 study of the Forbes list over the years found a decreasing prominence of inherited wealth and a rise in self-made fortunes — though the new arrivals were more likely to depart the list than the pedigreed.

    The economic and financial forces that helped destroy the WASPs and create a new capitalist class deserve close attention. Much of it revolved around the stock market, as the 1970s became the 1980s. The entire model of how to run large corporations was transformed.

    Stock markets are peculiar institutions. They’re touted in the media as economic thermometers, to a public that has little idea what they do. Few people have deep ownership interest in the markets; only about half of American households have retirement accounts, with an average holding of $65,000. The richest 1 percent own 55 percent of stocks; the next 9 percent own 39 percent, leaving all of 6 percent for the bottom 90 percent. The market’s behavior can seem bizarre to outsiders and connoisseurs alike, swinging from extremes of joy to despair. Its reaction to news can be perplexing, but it’s a realm where people are all trying “to beat the gun,” an American phrase that John Maynard Keynes adopted in The General Theory of Employment, Interest and Money to describe the logic of speculative markets.

    As frivolous as the market can seem, there’s a serious business going on under all the froth. Much of the productive apparatus of the United States is owned by public corporations — that is, ones whose stock is widely held and traded on exchanges. Those shares represent ownership interests in those corporations. As detached as the stock market may appear from reality, it’s actually an institution central to class formation — the way an owning elite stakes its ownership claims on an economy’s means of production as a whole. That’s in contrast to the nineteenth century, when industrial firms were owned by individual capitalists or small partnerships. As those firms grew, they became too big to be run and funded by a small circle; their organizational form gave way to the professionally managed corporation owned by outside shareholders. That became the dominant form of economic activity in the early twentieth century.

    But the owners — the shareholders — don’t know the first thing about how to run corporations, so they have to hire specialists to do the work for them. This presents what’s known in the trade as an agency problem: the owners are dependent on hired hands to run their companies for them, but how do they know the executives are running the firms in the shareholders’ interests and not their own? Yes, shareholders elect the board of directors, and boards hire and fire top management, but in practice, it’s not easy for disperse shareholders to supervise a board, and crafty CEOs can turn boards into rubber stamps. If the market were working in accordance with official theology, it would be disciplining actors into the proper profit-maximizing behavior, but clearly that’s not enough.

    A classic work on the topic is Adolf Berle and Gardiner Means’s The Modern Corporation and Private Property, published at the depths of the Depression in 1932, when capitalism was in deep disrepute. Berle and Means, both advisers to FDR, saw the large, publicly owned corporation — ever since nicknamed the Berle-Means corporation, marked by what they call the “dissolution of the atom of property” — as a profound innovation. It was about to become, if it wasn’t already, “the dominant institution of the modern world.”

    There were many perils in this new arrangement. As Berle and Means noted, “out of professional pride,” managers could choose to “maintain labor standards above those required by competitive conditions and business foresight or . . . improve quality above the point which, over a period, is likely to yield optimum returns to the stockholders.” This would benefit other stakeholders, as we call them today, namely workers and customers, but it would be in “opposition to the interests of ownership.”

    But that was not without political promise. As good New Dealers, they thought this new capitalism could be managed responsibly after the reckless high jinks of the 1920s. Gone were the rabid profit maximizers of the robber baron era; why push to maximize profits when they’ll only be passed along to shareholders? With the profit maximizing incentive gone, under a regime of proper state regulation and enlightened management, the system was evolving into a “collective capitalism,” as Berle called it in the preface to the revised 1967 edition. Or, as the authors put it in the original text, the modern corporation is “approach[ing] toward communist modalities.” It would be more accurate to say that this view aimed to make socialism obsolete and irrelevant now that the days of Jay Gould and J. P. Morgan had given way to the man in the gray flannel suit.

    As the legal historian Mark Roe argues, the Berle-Means corporation emerged out of a nineteenth-century populist distrust of concentrated financial power. Better dispersed ownership, the thinking went, than bank ownership. These trends were reinforced by the New Deal, which broke up banks, took them largely out of the stock ownership game, and made it harder for financial operators to interfere in corporate management.

    There was a clear political intent here. As Roe notes, the New Deal leashing of finance moved issues of ownership and class division off the political agenda, issues that were hot in the 1930s. FDR was explicit about the need to break up “private socialism” — concentrated corporate and financial power — in order to prevent “government socialism.” For New Dealers — many of them renegade WASPs rebelling against their kind’s Republicanism — the point of regulation wasn’t to stifle capital, it was to legitimate it by making financial power seem transparent and disinterested.

    For the first few postwar decades, the New Deal model was standard liberal doctrine. In The New Industrial State, John Kenneth Galbraith argued that rapacious profit maximization had been replaced by a secure mediocrity, and greedy capitalists by a “technostructure.” Top managers, who were well paid but on nothing like today’s scale, saw little point in risk-taking; they wanted sales growth and prestige, not the paychecks that would later populate the Forbes 400. Today’s paychecks are driven by stock prices; in the 1950s, top executives were paid mostly straight salaries. Shareholders had become vestigial; if they didn’t like the performance of firms they held stock in, they’d just sell the shares. No one ever troubled management.

    That comfortable world began falling apart in the 1970s, as profits stumbled, financial markets performed miserably, and inflation rose inexorably. As we’ll see later, the corporate class organized to address this politically, but there was also a fierce fight within the capitalist class as shareholders began demanding more.

    Enabling that demand for more was the major shift in the ownership of stocks. In the early 1950s, households (mostly rich ones, of course) owned over 90 percent of stock; now it’s under 40 percent. Large institutional holders like pension funds and mutual funds owned about 2 percent of all stock in the 1950s; now it’s around 30 percent. While the household owners of the mid-twentieth century had common interests in rising share prices and stable, generous dividends, they had no means of organizing to influence the corporations they owned. Today’s institutional owners have plenty of means. The diffuse, passive shareholders of the past have given way to the professional money managers of recent decades.

    Deteriorating economic and financial performance, combined with the change in ownership, provided rich material for the shareholder revolution. Beginning in the 1970s, financial theorists, notably Harvard’s Michael Jensen, began to query the Berle-Means corporation. In a 1976 paper, Jensen and coauthor William Meckling noted the oddity of the public corporate form: “How does it happen that millions of individuals are willing to turn over a significant fraction of their wealth to organizations run by managers who have so little interest in their welfare?” Having raised the question, they let the arrangement off the hook, essentially saying that it’s worked well so far. Jensen turned more aggressive in the 1980s, denouncing corporate managers as inefficient wastrels sorely in need of outside discipline. He particularly liked debt as a form of discipline; if a company had big debts to pay, it would concentrate managerial minds on maximizing profitability by cutting costs and closing or selling weaker divisions.

    Theorists revived interest in a 1965 paper by law professor Henry Manne, who argued that efficiency — by which he meant profitability — would best be served by having corporations constantly up for auction to the highest bidder. What came to be known as the “liquid market for corporate control” would discipline managers, forcing them to concentrate on profits and stock prices at the expense of all those old New Deal considerations.

    As theorists like Jensen did their work, financiers developed the practice: a debt-driven restructuring of corporate America. A wave of takeovers undertaken by investment boutiques like Kohlberg Kravis Roberts (KKR) and individual takeover artists like Icahn was launched at “underperforming” firms. While details vary, the model involved borrowing lots of money, taking over target firms against management’s wishes, and forcing a sale to the operator or some third party. Corporate indebtedness rose massively and fed the broad attack on labor that was underway in the 1980s; the quickest way to cut costs and raise your stock price was to do mass layoffs. The larger point of all these exercises was to center the stock price in managerial consciousness. That would solve the agency problem: make managers think like shareholders, relentlessly cutting costs and raising profits.

    The takeover wave of the 1980s completely disrupted the corporate landscape, bringing down a lot of old names and, with them, an old corporate culture. The renegades were initially seen as disreputable and greedy, conducting an assault on old values — the “barbarians at the gate,” as Bryan Burrough and John Helyar called their book on the battle for RJR Nabisco. Texas oilman turned financial operator T. Boone Pickens framed his 1983 takeover attempt on Gulf as an attack on a pampered corporate elite. Pickens never took over Gulf; it ended up being bought by SOCAL (Standard Oil of California), but he made over $700 million by selling the stock he’d accumulated in the attempt. Another casualty of the deal was to diminish the old WASPy Pittsburgh corporate elite, of which Gulf was a pillar. And, as Fortune noted in an admiring 2019 obituary for Pickens, raids like his changed the way managers did business; the constant fear of a hostile takeover was “revolutionary, forever changing the way companies interacted with their shareholders.”

    As often happens, the debt mania came to a bad end when too much money was borrowed to buy bad assets at excessive prices. The model collapsed in a wave of bankruptcies and a long recession in the early 1990s. But later in that decade, shareholders came up with a new ploy to press their interests: pension-fund activism, perversely led by public funds like the California Public Employees’ Retirement System (CalPERS). (Curiously, KKR, one of the pioneers of the 1980s takeover movement, which had initially been seen as reckless and maybe scandalous, was legitimated on Wall Street when it won an investment from the Oregon state pension fund; the second K, Henry Kravis, still publicly thanks the fund for helping launch them. Everywhere you look, you can see that states shape markets.) CalPERS would draw up lists of underperforming companies and lobby management to tighten the ship — meaning cut costs and boost the stock price. When I interviewed the chief counsel of CalPERS in the mid-1990s, I asked him about the propriety of using funds held in workers’ names to pursue an anti-worker agenda; he said they just cared about maximizing returns.

    The result of all this was to turn the stock market into an ever-updating grade on corporate performance. To induce managers to think like shareholders, their compensation was increasingly linked to the stock price. The intra-capitalist family fight looked to have been resolved in favor of shareholders. Predictable mediocrity, the lodestar of the 1950s and 1960s, had given way to the cult of the profit-seeking CEO with a 25 percent return on equity.

    The shareholder revolution of the 1980s was supposed to make the passive investor a thing of the past. No longer would management run companies as private fiefdoms with little outside supervision: they’d be disciplined by activist investors and real-time report cards provided by stock prices.

    That was the case for quite a while, but the intraclass peace treaty after the shareholder revolution has brought back several aspects of that old world. Two are especially important: the growth of index funds and the explosion in stock buybacks, through which corporations have shoveled trillions of dollars into their shareholders’ pockets.

    Financial theory from the 1960s onward argued convincingly that it’s nearly impossible to beat the market. Sure, there are star investors like George Soros and Warren Buffett, but most people aren’t them. Instead of trying to beat the market, many investors decided to settle for matching it. Big money managers like Vanguard began offering mutual funds that replicated prominent stock market indexes, notably the S&P 500, by investing in the component stocks in proportion to their weights in the index. Because the management of an index fund is almost automatic, fees are very low compared to actively managed funds, which require the attention of highly paid specialists (who rarely deserve their compensation given how many of them lag the averages they’re supposed to beat).

    Over the last decade, law professors Lucian Bebchuk and Scott Hirst report, 95 percent of all inflows into investment funds have gone to passively managed funds, like mutual funds. The lion’s share has gone into funds managed by the Big Three (BlackRock, Vanguard, and State Street), and that proportion has been rising. In 1998, those three firms held about 5 percent of the total capitalization of the S&P 500, an index made up of the stocks of the largest blue chip corporations. That share is now 21 percent, and it’s almost certain to keep growing. Managers of index funds rarely challenge management — and why would CEOs listen to them if they couldn’t, by definition, sell their stock? And while managers of passive funds swear that they care deeply about their corporate governance responsibilities — high-mindedly called “stewardship” in the literature — they have little economic incentive to do much. Any improvement caused by an indexer’s stewardship would accrue to other indexers as well, which would violate all norms of capitalist rationality. And with fees as low as they are, there’s not much money around to pay the stewards. Those entrusted with that task have about half a day for every company they cover. Index fund managers sometimes say they engage in behind-the-scenes lobbying of corporate managers, but the Big Three had no engagement at all with more than 90 percent of the firms in their portfolios.

    Of course, the kinds of supervision that authors like Bebchuk and Hirst long for, like dismantling defenses against hostile takeovers, aren’t good for the working class. But this does represent a significant departure from the early hopes of the shareholder revolutionaries. There are still activist hedge funds that take positions in companies they see as underperforming to provoke management changes or takeovers, but they’ve become a lot rarer than they were in the 1980s, when CEOs routinely felt like they were under siege.

    If you can’t buy and sell stocks based on corporate performance, there’s less discipline coming from the stock price. A financial world in which index funds dominate is one where the stock market plays almost no role in how corporations are run. That prompts the question: Who needs outside stockholders?

    In 2016, Inigo Fraser Jenkins, an analyst with the investment house Bernstein, declared indexing “worse than Marxism.” Central planning is bad enough, he argued, but a system in which capital allocation was purely formulaic looks backward rather than shaping the future, which will damage innovation. Soon after writing that, Fraser Jenkins was diagnosed with lymphoma, and when he returned from his brush with death, he wrote a near-four-thousand-word essay musing on whether what he does for a living is worth it. Both those positions are worth taking seriously. With stockholders tending in the direction of autopilot, are they irrelevant?

    This new unity of purpose between managers and shareholders has produced some perverse results, notably an eagerness to shower the shareholders with corporate cash. In both academic and popular theory, the stock market is supposed to be a way to fund corporate investment; shareholders are providing capital to firms in need of it. In fact, the stock market does very little of that. According to statistics collected by finance professor Jay Ritter, US corporations raised just over $755 billion in initial public offerings (IPOs) — first sales of stock to the public by previously private corporations — between 1998 and 2020. That pales in comparison to the $8.5 trillion firms spent buying back their own stock over the same period, which is still only half their profits. Such stock buybacks — which were mostly illegal before 1982 — are intended to boost prices and make shareholders happy. But since CEOs and other top executives are now paid mainly in stock, buybacks make them happy, too. (Research by the Washington Post and the Securities and Exchange Commission has found that corporate executives often sell into a buyback program, profiting off the lift all the corporate purchases give to prices.) The Berle-Means corporation has been transformed into a machine for stuffing vast sums into the wallets of shareholders and CEOs.

    A study by Germán Gutiérrez and Thomas Philippon shows that buybacks have depressed investment, and that firms with high share ownership by index funds and other broad mutual funds that hold stocks rather than trading them aggressively (which, it should be said, makes excellent financial sense) do more buybacks and stint more on investment. Another reason to ask why we need outside shareholders.

    The capitalist class is showing faint signs of rethinking the shareholder-first orthodoxy. In August 2019, the Business Roundtable, big capital’s trade association, issued a statement signed by 181 CEOs declaring the business had social goals other than profit-making — responsibilities to “all stakeholders — customers, employees, suppliers, communities and shareholders.” Commenting on the statement, JPMorgan Chase chair Jamie Dimon vowed “to push for an economy that serves all Americans,” a wish that is hard to square with his role in life. A subset of Wall Street money managers has been pushing for corporations to take environmental, social, and governance (ESG) factors into account when investing. That sounds nice, but a primer on ESG filters published by CNBC reports that such exemplars as Microsoft, Lyft, and Honeywell (which, among other things, makes parts for military aircraft) pass the worthiness test.

    Just after Joe Biden’s inauguration, BlackRock boss Larry Fink announced that because “climate risk is investment risk,” he would be voting shares under that firm’s management against boards and CEOs that failed to show “significant progress on the management and reporting of climate-related risk, including their transition plans to a net zero economy.” In that statement, Fink also expressed concern for those capitalism has forgotten to treat well, though he was sparing in detail on how he’d change things. After that high-minded display, however, Fink is finding some of Biden’s early climate moves a bit extreme. There’s the bottom line to consider.

    While much of this is risible, considering the sources and their material interests, the rhetorical shift is noteworthy. The corporate class is feeling unloved in ways it hasn’t since the 1970s.

    At the same time the stock market was acquiring a larger role in our economic life, so was a countermovement toward privatization. The number of public corporations has fallen dramatically — though their share of the economy has, if anything, grown — through mergers as well as the growth of private equity (PE), a form of business that hearkens back to the nineteenth century, before the emergence of the Berle-Means corporation.

    Curiously, modern PE traces its roots to some of the prime agents of the shareholder revolution, buyout boutiques like KKR. Of course, the 1980s buyout firms weren’t the first to prowl the financial landscape, armed mostly with other people’s money and looking to do deals — you could see J. P. Morgan himself as such an operator — but they were obscure players in the early postwar decades. The 1982 buyout of Gibson Greetings, led by former Treasury secretary (and avid right-wing propagandist) William E. Simon, made him and his partners millions of dollars when the company went public sixteen months later. It’s often credited as the deal that got the 1980s buyout movement going, but it was KKR, founded in 1976 by three alumni of the late investment bank Bear Stearns (which blew up in the 2008 financial crisis), that really made the headlines. Among KKR’s triumphs of the 1980s were the buyouts of Safeway — which led to mass layoffs, union-busting, and worker suicides — and RJR Nabisco, the deal that inspired the 1989 best-seller Barbarians at the Gate.

    With the end of the “roaring ’80s,” the markets and the economy entered a period of doldrums that they didn’t emerge from until the middle of the next decade. Buyout activity slowed markedly, as corporate America tried to digest all the debt contracted during the period of extreme exuberance. There was a surge with the dot-com mania of the late 1990s, a retreat when it collapsed, another surge in the mid-2000s, a bigger retreat when the whole world nearly fell apart in 2008 (a year when a private equity titan, Bain’s Mitt Romney, ran for president), and yet another surge over the last decade.

    The core structure of private equity is fairly simple. A small management team raises a pool of money from rich individuals and institutions, then cruises for deals. The outside investors don’t have much say in how things are run; they have to trust that the management team knows what it’s doing. The typical target is an established firm that has seen better days. The PE shop buys the firm and works it over, cutting costs — most notoriously through layoffs but also by selling or closing the weaker operations. The purchase usually involves a major amount of borrowed money — money contributed by the outside investors is just a foundation, on top of which sits copious amounts of debt — which means a good deal of the target’s cash flow has to be devoted to paying off interest and principal. On top of that, the new PE owners often issue debt in the target’s name and pay themselves rich dividends with the proceeds. Returns for the PE firm’s principals can be very generous; outside investors, however, don’t necessarily do so well after the principals take their cut. The goal is usually to sell the firm to someone else several years down the line, either to another PE firm or to the public with a stock offering.

    Private equity has become a major employer — not directly, since their staffs are relatively small, but through the companies they own. The Carlyle Group, KKR, and Blackstone together employ close to 2 million people. It’s odd to think about PE this way. As Financial Times columnist Gillian Tett put it a few years ago, because of “their ruthless focus on efficiency and profit,” these companies are “better known for cutting jobs” than creating them.

    Private equity’s apologists say the model contributes to growth and employment, but lately, PE has been in the news for carnage in retail — chains like Toys “R” Us were killed in part by the enormous debt imposed by their PE owners — and for jacking up the price of health care, where the buyout artists have recently been working their magic. PE went from being little involved in health care twenty years ago to having a massive presence today. Hospitals, medical and dental practices, and ambulance operators were taken over and often “rolled up,” as they say in the business, into large, heavily indebted regional or national behemoths. With the unexpected costs of the COVID-19 crisis, the PE model “amplified . . . salary cuts, layoffs, and bankruptcies across the health care industry,” in the words of an article in, of all places, the Journal of the American College of Radiology. Faced with unexpected costs and little financial cushion, “the short-term focus of the PE model led to hard cost cutting rather than more in-depth planning for the future.” Salaries and staff were slashed amid a profound health emergency.

    But what’s most striking about PE is how it’s reconfigured the capitalist class — away, to some degree, from the dispersed ownership of the public company and back to a narrower ownership group. Curiously, many of the PE firms have themselves gone public, including KKR and Blackstone. Blackstone’s IPO in 2007 was exquisitely timed, arriving as the first symptoms of the great financial crisis were revealing themselves; you’d suspect that the firm’s two leading figures, Stephen Schwarzman and Hamilton “Tony” James (a member of Henry and William’s family), surmised that things were about to go south and it’d be a good time to cash in on the exuberance of the investing public. Blackstone’s principals kept all the voting shares and the right to set their own pay. Other PE firms have engaged in similar maneuvers to maintain tight management control. Even going public hasn’t changed the industry’s predilection for calling the shots with little external supervision.

    A less malignant subset of PE is venture capital (VC), which provides money to start-ups, many of them in tech. It’s not picking over “incumbent” old companies for unexploited values; it’s trying to create new value, some of it fanciful.

    In a world made flush with free Federal Reserve money — trillions of it after the 2008 financial crisis, and a few more trillions amid the COVID-19 crisis — VCs have had cash to burn. The characteristic creature of the time has been the “unicorn,” if it achieved a billion-dollar valuation, and a “decacorn” if it managed ten times that. The exuberant funding of unprofitable firms was reminiscent of the late-1990s dot-com era, but unlike that time, the public didn’t participate through the stock market — it was funded by VCs using money from institutional investors and billionaires.

    In the historiography of Wall Street, VCs and other “insiders” were the smart money who began selling off their investments to the masses through IPOs when it looked like time to get out. That was the spirit of the late 1990s, captured by star analyst Henry Blodget’s characterization of a now-forgotten stock called 24/7 Media as a “piece of shit” even while his employer, Merrill Lynch, was urging clients to “accumulate.” Blodget, who was fined $4 million and banned for life from the securities business, went on to be a financial journalist.

    This time, though, the VCs held back, waiting years to go public. Word was that they and their beneficiaries didn’t want all the scrutiny that came with an IPO — pesky shareholders wanting their say and their share. And when some of the big names finally made their debut, many initially fell on their faces. That didn’t stop the IPOs, however; from 2018 onward, we’ve seen some of the most vigorous activity in initial offerings, though nothing like the late 1990s. The public company is far from dead, but it’s not as alluring as it once was.

    Recent decades have seen another throwback to nineteenth-century models: an increasing prominence for the owners of very profitable private firms. A study of US tax records, “Capitalists in the Twenty-
    First Century,” by economist Matthew Smith and colleagues, finds that a large portion of the upper ranks — just over half of the proverbial 1 percent — is populated by the owners of closely held firms, rather than the public company CEOs who get so much of the press. Under American tax law, these are structured as pass-through entities, meaning their profits are untaxed at the firm level and distributed directly to their owners, either a single individual or a small partnership.

    The form has grown sharply over the decades. Its share of total business income rose from 10 percent in the mid-1980s to 35 percent in recent years. Contributing to that growth are both a rise in value added per worker and an increasing share of that value taken by the owners.

    Who are these owners? Most of them (85 percent) are “self-made,” at least in the sense that their parents were not in the 1 percent — though the remaining 15 percent whose parents were is fifteen times their share of the population. They’re unlikely to operate in capital-intensive industries, like manufacturing, which are more appropriate to conventional corporate forms. As the authors say:

    Typical firms owned by the top 1–0.1% are single-establishment firms in professional services (e.g., consultants, lawyers, specialty tradespeople) or health services (e.g., physicians, dentists). A typical firm owned by the top 0.1% is a regional business with $20M in sales and 100 employees, such as an auto dealer, beverage distributor, or a large law firm.

    These enterprises yield a nice living for their owners, especially at the highest end. Firms owned by the top 0.1 percent (those with annual incomes of $1.6 million or more) have an average of seventy-four employees who yield a profit of $14,000 each for the boss — more than $10 million in total. Few of these owners have more than one business, which makes for some precarity, and few businesses survive their owners. Even at the high end, this is not “Big Capital,” though it’s fat personal income. But they make up much of the top 0.1 percent — 84 percent of it in all. That’s thirteen times the number who make their big incomes as officers of public corporations; in the aggregate, privateers make eight times as much as their corporate comrades.

    An interesting take on regional elites — those who live outside metropolitan centers and own businesses that might be small by globalists’ standards but are big in local terms — comes from the historian Patrick Wyman. Wyman wrote about what he called the “local gentry” in his hometown of Yakima, a city of 94,000 in Washington’s fruit and wine country, a long 140 miles from cosmopolitan Seattle. They own the region’s orchards and vineyards, and the businesses that serve those industries. Many are quite rich — not private equity rich, but enough to fund, in Wyman’s words, “hilltop mansions, a few high-end restaurants, and a staggering array of expensive vacation homes in Hawaii, Palm Springs, and the San Juan Islands.” You can say the same of hundreds of small cities around the country — Jeep dealers, McDonald’s franchisees, construction companies.

    This formation looks a lot like a major base for the Republican Party: fervent enemies of taxes and regulations who may be too dispersed to cohere independently as a class but who can be nurtured by conservative politicians, donor networks, and think tanks. As of late October 2020, Yakima’s contributions to Donald Trump exceeded those to Biden by two or three times — a sharp contrast with Seattle, where, in some zip codes, Biden was ahead by as much as a 72:1 margin (and with five times as many dollars as Yakima). Upper-class Yakima is part of a formation that has been around for a long time; they were the financial base of right-wing politics back when Richard Hofstadter was writing about the paranoid style, but they’ve gotten a lot richer.

    It’s not just geographical, it’s also a sectoral angle to the class base for right-wing politics. The MyPillow guy, Mike Lindell, was the most charmingly visible of Trump’s marginal business supporters, but there are also characters like Marty Davis, whom the Washington Post described as a “quartz-countertop mogul” based in suburban Minneapolis, at whose lakefront house Trump held an indoor fundraiser just before his COVID diagnosis. Minneapolis is far from a backwater, but Davis operates in an industry that would never qualify for inclusion in the commanding heights of capitalism. Still, the Davis family, which diversified into countertops after a successful run in the dairy business, was rich enough to have made a brief appearance on Forbes’s 2015 list of America’s richest families, with $1.7 billion in net worth.

    All these developments do have some things in common: the share-price-motivated and buyback-driven public corporation, the extractive private-equity model, and the more exploitative closely held firm that dies with its founder all aim to take out as much money as possible, without much consideration for the future.

    The two-party system has undergone a remarkable transformation over the past several decades. Once the party of New Dealers and Southern segregationists, the Democrats have evolved into a coalition of the softer side of the metropolitan establishment and a progressive wing the party leadership hates. And the GOP, once the party of the northeastern WASP elite, has evolved into a coalition of plutocrats and an enraged provincial petite bourgeoisie (often mistaken for the “white working class”).

    Both transformations can be read as driven partly by circumstances and partly by conscious effort applied to parties themselves. For example, the decline of manufacturing weakened the Democrats’ labor base as well as the economic base of the old WASPs in the Republican Party. Democrat support for civil rights drove Dixiecrats out, and Richard Nixon’s Southern strategy welcomed them into a Republican Party that had once been fairly progressive on civil rights.

    But there were also vigorous internal restructuring programs that transformed the ideological coloration of the parties. In the 1980s, the Democratic Leadership Council (DLC), led by the likes of Bill Clinton, aimed to reinvent the Democratic Party for the neoliberal era by purging it of progressive forces left over from the 1960s and 1970s. The goal was to make it friendly to Wall Street and the Pentagon while dropping the civil rights and tree-hugger talk, and it was largely successful, as the party found popular support among professionals in the nicer suburbs.

    Without downplaying the importance of the transformation of the Democrats — always a party of capital that had to pretend not to be one for electoral purposes — it must be said that the change in the GOP and the growth of the Right are a far more interesting story, because that’s where the organized energy among the bourgeoisie has been for decades.

    In The Paranoid Style in American Politics, Richard Hofstadter quoted a woman who greeted Dwight Eisenhower’s victory over Ohio senator Robert Taft at the 1952 Republican convention by saying, “This means eight more years of socialism.” That seemed daft at the time, but now, many Republicans view Joe Biden and Kamala Harris as communists of some sort.

    Back in the 1950s, the Right was basically a movement of intellectuals funded by provincial petit bourgeois industrialists — the owners of machine tool makers in Milwaukee and the like. They saw Walter Reuther’s United Auto Workers (UAW) as socialism on the march, and Eisenhower as too accommodating of it. (Contempt for Eisenhower drove a lot of right-wing organizing in the 1950s.) The big bourgeoisie had made an unhappy peace with the New Deal. The corporate and Wall Street establishment, based in the Northeast, featuring marquee names like Rockefeller, du Pont, Pew, Mellon, and Whitney, and supplemented by small-town worthies from the Midwest, found political expression in Eisenhower’s party, a formation that survived into the early 1960s. They were temperamentally conservative in the sense of being cautious, but not ideologically driven.

    For most of the twentieth century, there was a great deal of ideological diversity within the two major parties. Though more conservative than the Democrats on economic issues, the Republican Party had a liberal wing, just as the Dems had a conservative one. Though it’s hard to believe today, when the Republican Party routinely race-baits to win the votes of white bigots, the GOP of the 1950s and 1960s often had a stronger civil rights record than the Democrats, because they didn’t have a large Southern component. Into the 1960s, the Republicans were frequently stronger than Democrats on civil liberties, too. There had long been far-right tendencies in the Republican Party — most notoriously Wisconsin senator Joseph McCarthy, who ended up disgraced after a wild run in the 1950s but whose obsessions, like hatred of upper-class Harvard-educated liberals, prefigured his modern descendants. But the party was dominated by northeastern WASPs. As Taft, a leader of the party’s conservative Midwestern wing, put it in 1952 after losing the presidential nomination to Eisenhower, “Every Republican candidate for President since 1936 has been nominated by the Chase National Bank.” Chase was a Rockefeller family enterprise, and it was certainly not socialist. But Eisenhower was not a reactionary. As he wrote to his brother:

    Should any political party attempt to abolish social security, unemployment insurance, and eliminate labor laws and farm programs, you would not hear of that party again in our political history. There is a tiny splinter group, of course, that believes that you can do these things . . . [but] their number is negligible and they are stupid.

    The business branch of that “splinter group” had a material problem with the Eisenhower-era settlement: General Motors may have preferred life without the UAW, but it could afford to pay union rates, especially in exchange for labor peace. Smaller fries couldn’t. They were caught in the petite bourgeoisie’s classic position, squeezed by big labor and big capital. Their freedom was under siege, and they reacted by funding a right-wing insurgency. The John Birch Society was founded in 1958 by the retired CEO of a Massachusetts-based candy company, Robert Welch, who’d made a fortune off lollipops and Junior Mints. Welch was rich, but he was no Rockefeller or Mellon.

    Three years earlier, William F. Buckley, a few years out of Yale, founded National Review, with the mission of “stand[ing] athwart history, yelling Stop,” as he wrote in the magazine’s first issue in November 1955. As incredible as this may sound now, Buckley had trouble raising money for the magazine and needed help from his father, a small-time oil baron. As Buckley later put it, the capitalists didn’t seem all that interested in the project of saving capitalism.

    Eisenhower’s tepidity and compromises energized the Right, whose insurgency was almost Bolshevist in its ideological and organizational discipline. The Bolshevik tendencies were no accident. There were not only intellectuals like James Burnham, a Trotskyist turned cofounder of National Review, but important organizers like Clif White and the ex-Communist Marvin Liebman, who consciously emulated Red tactics in organizing their insurgency, from organizational and ideological discipline to how to dominate a meeting. That rigor and energy dismayed and disoriented the moderates, who preferred politeness and compromise above all things.

    The Birchite and Buckleyite tendencies would eventually split, sort of — but before they did, they united in their affection for Arizona senator Barry Goldwater as their political avatar. Continuing the provincial petit bourgeois theme, Goldwater was the grandson of the founder of a five-outlet department store chain based in Phoenix — a flyspeck next to the likes of Macy’s. Goldwater — or, more accurately, Goldwater’s supporters — launched a bid for the 1960 Republican nomination that failed badly and had victor Richard Nixon betray the Right in several ways, but most visibly with his choice of the Massachusetts aristocrat Henry Cabot Lodge Jr as his vice presidential candidate.

    Goldwater tried again in 1964, and though he would eventually be crushed in the general election by Lyndon Johnson, the convention that nominated the Arizonan was an important rite of passage for the conservatives. As journalist Murray Kempton put it, “This convention is historic because it is the emancipation of the serfs . . . The serfs have seized the estate of their masters.” New York governor Nelson Rockefeller, a leader of the moderate Republican faction whose name embodied the old elite’s domination of the party, was shockingly heckled, a sign of the WASPs’ impending decline. The party’s transition on race was made crudely clear by insults directed against black attendees — one of whom saw his jacket deliberately burned with a cigarette. Jackie Robinson, who was a delegate, said that the performance made him feel like “a Jew in Hitler’s Germany.”

    Movement conservatives were undeterred by Goldwater’s massive loss and continued with their plot to take over the Republican Party. A year later, Buckley ran for mayor of New York on the Conservative Party ticket, with the conscious aim of drawing enough votes away from the liberal Republican John Lindsay to elect the Democratic candidate, Abraham Beame, and thereby weaken the GOP’s left flank. (The contrast with left liberals, who condemn any third-party challenge that might lead their party to a loss, is a vivid symptom of their lack of conviction.) Buckley initially thought he’d harvest votes from the city’s WASP elite, but they were put off by his social conservatism. Instead, he tapped into the growing backlash of white ethnics — the people at the end of the subway lines, as future Nixon adviser Kevin Phillips, lead architect of his anti–civil rights Southern strategy, put it. Buckley ended up with 13 percent of the vote — not huge, but a nontrivial amount for a third-party candidate, and a sign of things to come.

    Though much of that backlash was driven by race, there was also a class angle that most center-left analysts overlook. Lindsay was a social liberal and very attentive to the concerns of black New Yorkers, but on economic policy, he worked largely on behalf of the city’s powerful real estate industry, reflecting his patrician base. At the time, city policy was several years into accelerating the eviction of manufacturing and working-class housing from Manhattan and replacing it with offices and upscale residences. This was good for financiers, developers, and lawyers, but not for working-class whites — who expressed their resentment by lashing out at blacks and liberals rather than the less visible moneybags.

    Nixon, elected in 1968, would work similar resentments on a national scale, developing a mass base for conservative politics. But he mostly governed to the left of his rhetoric. His time in office brought us food stamps, the Environmental Protection Agency, and a proposal for a guaranteed annual income. Those compromises with liberalism energized the Right the same way Eisenhower’s had two decades earlier. (In the brief period when I was a young conservative, I cast my first presidential vote against Nixon because he was too liberal.) But Nixon provided longer-term assistance to the cause of the Republican right with his Southern strategy — appealing to the resentments of white Southerners (and their fellow thinkers in the urban North) over the social gains of black Americans.

    During Nixon’s final years as president, the Right began mobilizing in the extraparliamentary realm as well. Sidney Blumenthal’s 1986 book The Rise of the Counter-Establishment traces the ascent of the insurgent right’s policy infrastructure. The book is a reminder that while capitalists have a gut sense of their class interests, they can’t really think in detail about policy. For that, they fund think tanks.

    Blumenthal highlights a shift within the capitalist class that led to a change in the political complexion of its hired intellectuals. For decades, the corporate establishment funded the likes of the Council on Foreign Relations (which has, among others, a David Rockefeller room); the Brookings Institution, a hotbed of Democratic centrism; and the American Enterprise Institute (AEI), which is conservative but, as Rockefeller once said, not “far out.” According to Irving Shapiro, CEO of DuPont in the 1970s and one of the era’s business statesmen, AEI shaped capitalist thought in that decade.

    A new cadre of rising Sun Belt entrepreneurs rejected this establishmentarian order, lusting for something more muscular. As Blumenthal points out, many of the nouveaux riches ran their own firms, unlike the old elite, who were the heads of public corporations. To the new class, that traditional order was stagnant. In 1973, beer mogul Joseph Coors founded the conservative think tank the Heritage Foundation, which took some time to get going but eventually became a powerhouse as the Reagan revolution set in.

    This new subclass brought a fresh worldview. As Blumenthal puts it, “The Sunbelt entrepreneurs possess neither authority endowed by inheritance nor authority stemming from bureaucratic function. For almost all Sunbelt entrepreneurs, social status is derived entirely from crisp new money.” Heritage, the intellectual avatar of this consciousness, spun forth multiple-volume briefings for the Reagan administration, much of which found its way into policy.

    But the big capitalists weren’t screaming for Ronald Reagan. In Blumenthal’s telling, they had to be pulled in his direction, and the think tanks played an important role in that process. Walter Wriston, the influential chair of Citibank from 1967 to 1984, said that his East Coast business set underestimated Reagan’s skills. His crowd initially preferred a more orthodox candidate, like former Texas governor John Connally or George H. W. Bush, for the presidency in 1980. But they came around. David Rockefeller provided the ultimate blessing: “My enthusiasm has grown. I didn’t adequately recognize the strength of his leadership.” Rockefeller’s conversion came about despite the early conservative movement’s ire toward his family and institutions like the CFR that it endowed.

    Blumenthal’s arrivistes held a mix of envy and contempt for the old establishment, resenting its prestige while lamenting its decadence. It’s curious how that view still pervades the American right, even though that old establishment is considerably reduced. Equally curious is how its institutions, the Ivy League universities, have become the boutique workshops for producing today’s meritocracy. While it’s tempting to point only at the Democratic side of that formation — the Clintons, Barack Obama — some of our leading right-populists have a similar institutional pedigree, a formation distinguished by its denunciation of elites. Josh Hawley went to Stanford and Yale Law; Mike Pompeo, Tom Cotton, Ted Cruz, and Ron DeSantis all went to Harvard Law. The former New Right, once the joint project of a rising subclass and movement conservatism, has aged into a game played by cynics.

    Blumenthal’s account centers on movement conservatism, which the corporate establishment didn’t participate in. But it began mobilizing on its own, developing new institutions and reviving older ones to fight the inflation-prone, worker-friendly(ish) Keynesian order and impose what we would later call the neoliberal agenda.

    As Benjamin Waterhouse emphasizes in Lobbying America, many of the businesspeople who pushed that neoliberal agenda in the 1970s were neither movement conservatives nor self-made entrepreneurs but career managers. They were often socially liberal. But they objected to the host of new demands coming from women and racial minorities, as well as to the explosive growth in regulation. This strained the accommodation with the New Deal and the Keynesian state beginning in the late 1960s, a discontent that intensified in the 1970s when inflation and fiscal recklessness seemed not like transient problems but the foundations of a new disorder. Deepening the hurt feelings of capitalists was perceived hostility to business in public opinion, popular culture, and, increasingly, among their employees.

    The major old-line business lobbies, the National Association of Manufacturers and the US Chamber of Commerce, had lost credibility and power in Washington because of their relentless anti-labor and anti–New Deal stances in the postwar decades, ceding ground to more accommodationist organizations.

    It took some time for capital to mount its counterrevolution. Modern business political action committees (PACs) got their start in the early 1960s, but their ranks were thin and their legal status murky until the Federal Election Commission legalized them in 1975. The number of corporate PACs subsequently exploded.

    You can’t tell the story of the new political consciousness of the 1970s business class without mentioning the Powell Memorandum, named after Lewis F. Powell, then a corporate lawyer and later a Supreme Court justice. Writing to the Chamber of Commerce in 1971, Powell worried about “the Communists, New Leftists and other revolutionaries who would destroy the entire system,” but he worried even more about the spread of antibusiness attitudes in previously respectable realms like academia, the media, and churches, and among intellectuals, artists, and even politicians. He lamented the passivity of business in the face of these existential threats and urged a massive ideological mobilization by capital to make a fundamental case for its legitimacy.

    While the influence of the Powell memo is sometimes exaggerated, it did embody the business wisdom of the time and help inspire a quadrupling of the Chamber’s membership during the 1970s. Shedding its musty reputation but not its conservative politics, it reinvented itself as a slick, modern organization — but one railing against occupational safety inspectors and environmental regulations. It argued that business had no social responsibility, a position once associated with marginal figures like Milton Friedman, who was himself on the verge of becoming not at all marginal. The renascent Chamber became an important part of the Right’s institutional structure.

    But capital was organizing on other fronts as well. The Business Roundtable, made up of the CEOs of 150 large corporations, was founded at a private club in Manhattan in 1973 to fight the antibusiness drift of American politics. But the founding wasn’t on the executives’ initiative — they needed political actors to organize them, as they often do. When visiting Washington in 1971, John Harper, CEO of Alcoa, was urged by Treasury secretary John Connally and Federal Reserve chair Arthur Burns to form a “nonpartisan” lobbying group for big business as a whole — something that had never existed before. There were specific trade associations but nothing to represent the whole crew. Harper and several colleagues founded the Roundtable in 1973, an early sign that capital was becoming a class “for itself,” one capable of consciously organizing to pursue its own power and interests. It was, unlike the Heritage Foundation crowd, bipartisan, pragmatic, and (by its own imagining) nonideological.

    The Roundtable came into being just as the Right was founding its flagship think tanks: Heritage was born in the same year, 1973, and the Cato Institute four years later. For that relatively brief moment — the late 1970s into the early 1980s — productive parallel agitation by the mainstream business lobby and the newly mobilized right would result in moments of political triumph like the appointment of Paul Volcker to the chairmanship of the Federal Reserve and the election of Ronald Reagan as president. Together, Volcker and Reagan would end the “inflationary spiral” of the 1960s and 1970s and break the economic and political power of organized labor.

    That triumph, however, would lead to a dissolution of capital’s broad political unity. As Lee Drutman shows in The Business of America Is Lobbying, his history of the industry, after creating an infrastructure for politicking, the focus of business narrowed dramatically, to sectoral and even firm-specific issues. Its fragmentation was so complete that it was unable or unwilling to mobilize when a posse of hopped-up reactionary GOP backbenchers shut down the government and threatened default on Treasury bonds. In an interview, Drutman explained this silence as a symptom of capital’s narrowing field of vision:

    It’s a business-wide issue, and they’re all looking out for their own narrow interests . . . Business rarely lobbies as a whole . . .Success has fractured them. When there was a lot at stake, it was easy to unify. They felt like they were up against Big Government and Big Labor. But once you don’t have a common enemy, the efforts become more diffuse . . . There’s not a sense of business organized as a responsible class.

    Most of the organizational energy ever since has been on the Right. The most prominent figure in that agitation for decades has been Charles Koch, a rare case of a serious capitalist organizing independently on his class’s behalf. Along with his late brother David, Charles has led a small but very rich network of plutocrats who have pushed American politics to the right at every level of government over the last few years. The family’s money comes from control of a private company, Koch Enterprises, with $115 billion in annual revenues. Were it a public corporation, it would rank around seventeenth in the Fortune 500.

    The Koch network organizes regular conferences for the like-minded, where they raise money and plot strategy, and their tentacles have spread into every state in the country. The circle — now with hundreds of major donors, distributing hundreds of millions of dollars every year — is thick with hedge fund managers and fossil fuel magnates, supplemented by a rank and file drawn from the pass-throughs in the top 0.1 percent. At the summit, financiers like Steven Cohen, Paul Singer, and Stephen Schwarzman — who mostly run their own investment funds rather than working for established banks — were drawn to the enterprise in the early Obama years, fearing he was a reincarnation of FDR about to crack down on their business models. (As it turned out, he never did much more than call them “fat cats” once, a remark many on Wall Street never forgave him for.) They were joined by carbon moguls who were afraid Obama was serious when he said, upon clinching the Democratic presidential nomination in 2008, “this was the moment when the rise of the oceans began to slow and our planet began to heal.” A big portion of the Koch network consists of financiers who own their own firms and not public corporations. They don’t like anyone telling them what to do — neither government nor outside shareholders.

    Unlike many on the Left, Charles Koch has never seen a contradiction between electoral work and other organizing. His network showers cash on right-wing candidates up and down the ballot, but it also supports professors, think tanks, publications, and advocacy organizations — all as part of a coherent, long-term, and ideologically rigorous strategy. There’s nothing remotely like them in US politics.

    That’s not to say there isn’t some big money on the liberal left — just not as much, and not as ideologically coherent. The closest liberals come is the Democracy Alliance (DA), which was founded in 2005 and gets money from George Soros and other, less famous monied liberals. But it distributed only about $500 million in the first decade of its existence — less than the Koch network spends on one election cycle. And unlike the Koch network, whose spending is tightly controlled by the leadership, DA members decide where to spend their money.

    For Koch, following the model laid down by Friedrich Hayek and his comrades, political ideas have a production chain. The Mont Pelerin Society, the organization of neoliberal economists convened in a village by that name in Switzerland in 1947 on Hayek’s invitation, had a clear conception of how to spread its influence. Peak intellectuals, like Hayek, Ludwig von Mises, Milton Friedman, and other luminaries of the movement, would develop ideas, which would spread down to think tanks, then to politicians and journalists, and finally to the public. (Friedman spanned several levels of the hierarchy at once, writing books and papers that were influential in the economics profession at the same time he lobbied politicians and wrote a column for Newsweek.) As Burton Yale Pines of the Heritage Foundation put it back in the 1980s, “Our targets are the policy-makers and the opinion-making elite. Not the public. The public gets it from them.”

    One of the principal actors in the Koch family’s intellectual production and distribution network has been Richard Fink. Fink, then an NYU grad student in economics, dropped in on Charles one day in the late 1970s and asked for money to found a libertarian institute. Koch wrote him a check, which he used to set up the Center for the Study of Market Processes at Rutgers. He soon relocated it to George Mason University (GMU), where it became the Mercatus Center. In 1985, the Koch-funded Institute for Humane Studies moved from California to join Mercatus at GMU. This sequence of events transformed a formerly obscure state university in the DC suburbs into the Vatican of libertarian intellectual life. They’ve reproduced the model at universities around the country, financing institutes and endowing chairs with considerable influence over the direction of research. Unlike many leftists, Koch and co. take academia seriously.

    In a 1996 article, Fink outlined his master strategy: an intellectual economy of producer goods and consumer goods, as in the real economy, reminiscent of the Mont Pelerin structure. The intellectuals, often university-based, are the makers of the producer goods (ideas), which are then transformed into intermediate goods by think tanks, and ultimately into products for mass application by activists. Or, as Koch himself put it, “libertarians need an integrated strategy, vertically and horizontally integrated, to bring about social change, from idea creation to policy development to education to grassroots organizations to lobbying to litigation to political action.” He’s done a lot to make it happen.

    Think tanks are the middlemen in the production and dissemination of ideas. One of the most important has been the Cato Institute, founded in 1977 with Koch money. The name came from Murray Rothbard, the libertarian economist, who emphasized there was nothing “conservative” about the institute’s mission: he dismissed conservatism as “a dying remnant of the ancien régime . . . ineluctably moribund, Fundamentalist, rural, small-town, white Anglo-Saxon America.” For Rothbard — like Koch and Cato — libertarianism is a revolutionary doctrine. Koch money also funded the Reason Foundation, best known for its eponymous magazine. Reason was founded by a Boston University student in 1968 and published out of his dorm room in its early days. A decade later, Charles Koch agreed to finance it if it remained “uncompromisingly radical.”

    All these Koch-fueled entities — GMU, Cato, Reason — busily schooled Republican politicians and operatives throughout the 1980s and 1990s on the wisdom of privatization and austerity.

    There are other right-wing mega-donors, though none with the broad scope and vision of Koch. Hedge-fund billionaire Robert Mercer, who was originally part of the Koch network and then went off on his own, was a major funder of the Trump campaign and the Breitbart News operation. Another striking pair of characters is Richard and Elizabeth Uihlein. Richard inherited a bunch of Schlitz beer money and then built a second fortune in the Uline packaging business. They support media, like the Federalist, and candidates that some on the Right find a little hot to handle, like Roy Moore, the Alabama judge with a taste for teenage girls. They’re also major supporters of the Club for Growth and Scott Walker, former governor of their home state, Wisconsin.

    Right-wing funders, led by the Koch network, have created scores of policy outlets around the country. The State Policy Network (SPN) has sixty-six affiliates and over eighty associates populating every state but North Dakota. Founded in 1992 by the industrialist Thomas A. Roe, who had set up the first of these think tanks in South Carolina six years earlier on a suggestion from Ronald Reagan (politicians in the lead again!), the SPN flock develops policies, disseminates propaganda, and trains personnel to promote “economic liberty, rule of law, property rights, and limited government,” which, in practice, means gutting regulations, cutting taxes and services, privatizing public schools and pension systems, and destroying unions.

    Closely associated with the SPN is the American Legislative Exchange Council (ALEC), which shares funders and priorities but operates at the political ground level, writing bills and lobbying legislators. Since state and local governments often function in obscurity, with part-time legislators and thin staffs, having prewritten bills and trained politicians is a vital lubricant for the right-wing agenda. Aside from the usual right-wing funding sources, ALEC also draws from a wide variety of business interests, often by offering their assistance on a specific policy issue and then bringing the firms more permanently into the fold.

    It’s an impressive network, running from the Oval Office all the way down to places like Schoharie County, New York, where a Mercer-funded think tank has been agitating. It’s been crucial to Republican control of statehouses across the country, influencing the shape of Congress because of their jurisdiction over districting and electoral law.

    Despite this power, the Right has never achieved political hegemony, nor have its business patrons achieved economic hegemony. The Koch network is rich, but its wealth pales next to the Fortune 500’s cash flow. One way to make this point is to poke about their think tanks, where money is made into policy. There’s a decided lack of big names.

    The board of the Cato Institute, despite its ties to the Koch world, is heavy with second-tier and third-tier capitalists — the chair of something called TAMKO Building Products, a Missouri-
    based firm; a managing director with Susquehanna International Group, a money management firm based in Bala Cynwyd, Pennsylvania; and the former owner of the Tennessee-based Young Radiator Company. Koch aside, it’s light on seriously elite connections.

    As is the Heritage Foundation. Its president, Kay C. James, was previously a dean at Regent University, the school founded by televangelist Pat Robertson. Another link to the educational right is board member Larry Arnn, president of Hillsdale College, a deeply conservative institution that takes no federal cash so Washington can’t tell it what to do. Other trustees include a corporate headhunter with two degrees from Baptist colleges; a real estate developer and chair of a food service company, both of which almost no one has heard of; the chair of a small maker of wearable biosensors; the head of a small private equity firm; another PE guy who advertises himself as “a life member of MENSA and the NRA”; and “one of America’s leading authorities on the development of human potential and personal effectiveness.” Its major funders contain few recognizable names outside standard right-wing circles (Bradley, Coors, Scaife, Walton). Its lower order of funders includes some big names — ExxonMobil, GE, Google, Visa — but they’re greatly outnumbered by much smaller ones.

    Contrast this with the centrist Brookings Institution, whose board includes ambassadors from Goldman Sachs, Deutsche Bank, TD Bank, Duke Energy, and Young & Rubicam. Its top funders include the Gates Foundation, the Hewlett Foundation, the Carnegie Corporation, the Rockefeller Foundation, Comcast, Google, JPMorgan Chase, Chevron, Exxon-Mobil, Shell, Time Warner, Toyota, AIG, and the governments of Japan, Qatar, and the United Arab Emirates — and even the libertarian would-be secessionist Peter Thiel, who, like any big investor, knows the importance of diversification. Or take the Clintonite Dems’ favorite think tank, the Center for American Progress, which has a “Business Alliance” — price of admission: $100,000 — that includes Comcast, Walmart, GM, GE, and Boeing.

    But their relatively inferior class status still hasn’t stopped the Right from winning lots of fights. As Blumenthal pointed out, the businessmen around Reagan were not heavyweights; they brought us Duracell batteries, the Diners Club credit card, and Lassie — two second-tier brands and a defunct fictional dog. Despite that light footprint, their intense organization and commitment have allowed the Right to punch way above its weight. These intrepid capitalists served as an avant-garde for their larger, more cautious comrades. It’s a messy business, cutting taxes and regulations.

    Another dimension of the Right’s influence is what it does to the respectable left. As Thatcher adviser Sir Alan Walters told me at a conference twenty years ago, the Iron Lady’s most lasting achievement was her transformation of the Labour Party, which had ceased to stand for much. Something analogous happened with the post-Reagan Democratic Party, which has played an enormous supporting role in the organizational and ideological collapse of New Deal/Great Society liberalism. The party turned its attention away from the urban working class (which was savaged by deindustrialization) and toward professionals in the suburbs. But you would never characterize this formation as brimming over with political or intellectual passion of any sort.

    Trump is thankfully a fading memory, but his relation to the right-wing counter-establishment is worth a closer look. Most weren’t all that interested in him; he certainly served part of their agenda, but the economic nationalism bothered these apostles of the free movement of goods, capital, and labor. An exception was Robert Mercer, the hedge fund billionaire famous for Cambridge Analytica (which turned out not to be some AI Svengali but rather a bit of a fraud), who threw Trump some money and brought Steve Bannon and David Bossie — the head of Citizens United, who mounted the famous legal case that opened politics to vast and secretive funding — into his orbit. Bannon and Bossie gave Trump, never much on political philosophy, some right-wing ideology (notably “America First nationalism”) and connections. The Koch set at first kept their distance from the new administration. But they did have an in through Marc Short, Mike Pence’s chief of staff, who headed a Koch front group called Freedom Partners from 2011 to 2015. Trump — or, given his ignorance of policy, more likely Pence — soon turned to the Koch network for advice on staffing his new administration.

    A well-organized force is ideally suited to fill a vacuum. The Koch touch was most visible in energy and environmental policy, but they had personnel placements elsewhere as well. Former CIA director and secretary of state Mike Pompeo was once known as “the congressman from Koch” when he represented the Wichita area in Congress from 2011 to 2016. Earlier, he had a business career in that city that was partly funded by Koch Industries.

    The network’s influence extended to informal advisers as well. Trump took advice on energy from pals like fracking magnate Harold Hamm, whom Jane Mayer described as a “charter member of the Kochs’ donor circle.”

    The Kochs won some victories in the Trump era: a generous loosening of energy and environmental regulation, friendly court appointments, and fat tax cuts. But they never did repeal Obamacare, and the tariffs and immigration restrictions were major losses. Trump’s rhetoric about immigration and Muslims were among the reasons Charles Koch refused to endorse him. Much of corporate America wasn’t happy with that part of Trump’s agenda either, but they were too happy with their tax cuts to do much about it until the Capitol riot.

    But a new class fraction did find expression in, or at least had affinities with, the Trump administration. As I argued above, the business coalition that came together in the 1970s to lobby for deregulation and tax cuts largely dissolved as a united force when it got what it wanted. Rather than a broad agenda, the business lobby narrowed to focus on sectoral and individual corporate interests. The Chamber of Commerce, though purporting to speak for business in general, came to rent itself out to specific clients, often unsavory ones. Big capital is socially liberal — or it pretends to be. It has no interest in the Christian right’s moral agenda, nor is it nativist. Almost every Wall Street and Fortune 500 company has a diversity department, handling everything from anti-racist training sessions to the corporate float for the annual LGBT pride parade. Their worldview is little different from Hillary Clinton’s — but they’re not passionately engaged in politics. They write checks, but profits are high, and the tax rate they paid on those profits over the last few years was the lowest it’s been since the early 1930s.

    They’re layabouts compared to the class fraction I’m describing, a gang made up of the owners of private companies as opposed to public ones, disproportionately in dirty industries. The financier wing comes largely out of “alternative investments,” hedge funds and private equity, not big Wall Street banks or Silicon Valley VC firms. Most alternative investment operations are run as partnerships with a small staff, often under the direction of a single figure. Collectively, they look like freebooters more than corporate personalities, and asset-strippers more than builders, be it natural assets in the case of the carbon moguls or corporate assets in the case of the PE titans. Trump himself ran a real estate firm with a small staff and no outside shareholders. Like a private equity guy, Trump loaded up his casinos with debt and pocketed much of the proceeds.

    The prominence of private ownership is striking, and it’s politically reactionary. Lately, institutional investors have been lobbying for some action on climate — not profit-threatening action, of course, but something. Central bankers are starting to make similar noises; they’re increasingly worried that a financial system reliant on carbon assets (which could easily collapse in value when they’re recognized for the climate-killers they are) might run into serious trouble. Since they have no outside shareholders, the Kochs and Hamms of the world are spared having to listen to this chatter.

    This alliance between the private corporate form and political reaction is a reminder of Marx’s observations on the topic. He described the emergence of the corporation, with its separation of ownership and management, as “the abolition of the capitalist mode of production within the capitalist mode of production itself, and hence a self-abolishing contradiction.” Workers could hire managers as easily as shareholders, or maybe perform the task themselves. The stockholder-owned public corporation was a stepping-stone to a truly public entity. Short of that ambition, public firms are more transparent and subject to outside pressure than those controlled by a small, secretive circle of owners.

    But, as we’ve seen, such owners have proven highly capable of organizing as a political force. Corporate America isn’t averse to working with Koch organizations. Exxon and Microsoft worked with the Koch-heavy Citizens for a Sound Economy to push very specific agendas. But these are usually temporary, targeted crusades; none have the durability and ubiquity that the Koch agenda itself has. And that agenda has a substantial toehold on state power.

    Returning to the theories of Nicos Poulantzas, while there are often divisions within the capitalist class, its predominant bloc organizes a “general interest.” The contradictions remain, but the hegemonic fraction creates sufficient consensus to rule by universalizing its worldview as part of its dominance (or, as Marx put it in a classic formulation, “the ideas of the ruling class are in every epoch the ruling ideas”). That kind of consensus seems to be missing in US politics in recent decades, a point that became very clear during the Trump era. The corporate and financial establishment, initially suspicious of rule by such a volatile incompetent, never tried to rein him in. He was never interested in a universalizing rhetoric, as Poulantzas’s hegemonic fraction is supposed to be. Instead, he stoked division almost every time he tweeted.

    Within the GOP, the petit bourgeois mass base — the car dealers and accountants — is in conflict with its big business wing, and neither can gain political or ideological hegemony over the whole society. (That intraclass conflict became sharp and visible during Trump’s second impeachment hearing.) The Democrats, for that matter, look divided between the old centrist DLC faction — tied to parts of Wall Street and big capital, represented by Biden — and a younger, more leftish, and more energetic activist wing. It’s much easier to imagine (to take some names from the fuzzy past) Everett Dirksen and Lyndon Johnson coexisting in the same universe than to picture Marjorie Taylor Greene and Ro Khanna as colleagues in governance. Until the 1990s, the federal government never shut down for any length of time because of the inability to pass a proper budget; since 1995, the US government has shut down to a significant degree five times, for a cumulative total of eighty days, and political leaders openly suggested that a default on Treasury securities might be a salutary measure. There’s something fractured in a state that engages in periodic shutdowns.

    Bourgeois pundits often lament “divided government” and the inability to compromise, which they attribute to partisanship or bad temperaments. A more fundamental reason may be that no fraction of capital, neither the older centrist kind nor the upstart right-leaning kind, is able to achieve hegemony. The Right has considerable strength at elite levels, but in the popular realm, it’s only the Electoral College, voter suppression, and aggressive gerrymandering that keeps it electorally competitive. Its position is greatly aided, however, by the deep weakness of more centrist forces, who lack serious intellectual or political energy. As the Right discredits itself with ludicrous attacks on the Capitol and farcical QAnon conspiracies, the center-left is feeble. The geriatric nature of the mainstream Democrat leadership is a sign of exhaustion. We’re a long way from when DLC-style politics, as terrible as they were, had at least the superficial appeal of novelty. Now we’ve got the No Malarkey Express parked in the Oval Office.

    Elite division looks to be in stark contrast with the coherence and breadth of the WASPs, a relatively narrow, homogenous owning class bound by inherited wealth that married out of the same mating pool; went to the same schools; belonged to the same clubs; owned a lot of capital; ran the major industrial companies, law firms, and banks; ran major educational institutions like prep schools and universities; ran major cultural institutions like universities and museums, as well as the philanthropies that shaped social thought and cultural life; and defined the limits of liberal politics. WASPs also populated government, like C. Douglas Dillon in the Treasury or Dean Acheson at the State Department or Nelson Rockefeller as the governor of New York. We shouldn’t be nostalgic for them; they were often deeply racist and driven by notions of the “white man’s burden.” But they had a unity and authority that our current rabble of grifters and parvenus lacks.

    That stratum’s leading analyst, the sociologist E. Digby Baltzell (himself a product of Philadelphia’s Main Line) thought a society like ours needed an authoritative elite of the sort his brethren once were. As he put it:

    [U]nfortunately success is not synonymous with leadership, and affluence without authority breeds alienation . . . the inevitable alienation of the elite in a materialistic world where privilege is divorced from duty, authority is destroyed, and comfort becomes the only prize . . .

    The essential problem of social order, in turn, depends not on the elimination but the legitimation of social power. For power which is not legitimized tends to be either coercive or manipulative. Freedom, on the other hand, depends not in doing what one wants but on wanting to do what one ought because of one’s faith in long-established authority.

    For those of us who believe in democracy, this is an unacceptably hierarchical view of society. But in a society like ours, one deliberately structured to magnify elite authority and limit the power of the horde — if you don’t believe me, check out Federalist No. 10, in which James Madison makes it quite explicit his constitution was designed to do just that — the quality of governance depends profoundly on the nature of that elite. Our contemporary pack of plutocrats and scammers looks incapable of legitimation or coherent rule — and it appears to be nowhere near up to the challenge of climate change. Maybe Biden’s top economic adviser, Brian Deese, who came to the White House after handling ESG issues for BlackRock, will organize his class buddies into a significant force on addressing climate, but Larry Fink’s objections to Biden’s early executive orders suggest he’ll have quite a task on his hands. And that’s before the Koch network and the Freedom Caucus have gone to work.

    Alas, it must be conceded that, until the bonds of that constitution are broken and something approaching a real democracy is instituted, Baltzell has a point about how the loss of ruling-class authority — a legitimation crisis — might lead to social tensions and disorder. With the center so weak, it does present an opportunity for the organized right to make gains — but it presents an opening for the Left, too.

    Making revolution against the ruling class, however, is a hell of lot harder than making a revolution within it.

    #USA #capitalisme #lutte_des_classes #oligarchie #politique #affaires #commerce #élections #histoire

  • Welcome Alibaba : les dessous de l’arrivée du géant chinois
    https://www.youtube.com/watch?v=cdCGFxakoKs

    Le film traite des dessous polémiques de l’arrivée du géant chinois du commerce en ligne, à Liège Airport. Une aubaine pour certain.e.s, un désastre pour d’autres. Alibaba : sauveur ou fossoyeur de la Wallonie ? C’est la question “fil rouge” du documentaire.

    Impacts environnementaux, économiques, sociaux et démocratiques : tout est analysé grâce à l’intervention de responsables politiques, d’économistes, de chercheurs, de syndicalistes et de riverains.

    Jean-Luc Crucke (Ministre des Aéroports), Christie Morreale (Vice-présidente du gouvernement wallon et ministre de l’Emploi) interviennent notamment aux côtés de Pierre Ozer (climatologue à l’ULG) ou Christian Delcourt (porte-parole de Liège Airport).

    L’équipe du web média Tout va bien, qui a déjà reçu un prix de la presse en 2020 pour son enquête sur la maxi prison de Haren, remet le couvert. Non sans malice, l’équipe détricote un des projets les plus polémiques de Wallonie. Plus qu’un documentaire sur le géant de l’e-commerce, le film questionne surtout les conséquences de l’industrie de la logistique et les grands choix politiques pour l’économie wallonne et notre avenir.

    #commerce #logistique #capitalisme_de_plateforme #Alibaba

  • Intervenir sur les rez-de-chaussée en ville : une #action_publique à enrichir
    https://metropolitiques.eu/Intervenir-sur-les-rez-de-chaussee-en-ville-une-action-publique-a-en

    Décisifs pour l’animation des centres-villes, les commerces disparaissent dans beaucoup de rues. Valérie Strock-Huttepain et David Rottmann reviennent sur les causes de cette déprise et sur quelques initiatives imaginées pour redonner vie aux rez-de-chaussée. Les rez-de-chaussée, fondements de l’animation des centres-villes et de leur mixité fonctionnelle et sociale, sont aujourd’hui en crise. Si la déprise commerciale des centres-villes ne date pas d’hier, elle est aujourd’hui accentuée par #Essais

    / #centre-ville, #commerce, #villes_moyennes, #foncier, action publique

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_rottman-strock.pdf

    • Cette vacance est une ressource qui doit être reconnue pour ouvrir les rez-de-chaussée à d’autres programmations, et en premier lieu le maintien ou le retour d’activités productives en ville. L’implantation de rez-de-chaussée productifs ou hybrides permettrait d’accueillir de nombreuses activités qui ne trouvent pas leur place dans nos tissus urbains, alors même qu’elles favorisent le retour de l’artisanat, une économie et des services plus inclusifs ou encore l’entrepreneuriat. C’est le cas par exemple à Villeurbanne qui, dans le cadre de l’expérimentation « Territoire zéro chômeur de longue durée » et en partenariat avec des bailleurs sociaux, des entreprises sociales et des PME locales, a favorisé l’implantation d’Emerjean

      , une entreprise d’insertion qui occupe un ancien rez-de-chaussée vacant et y déploie de la petite production textile ou des activités liées à l’ESS.

      Ainsi, dans des cas où les marchés sont défaillants, il n’y a plus de transaction et plus d’occupation des rez-de-chaussée, les lois du marché ne favorisent plus mécaniquement les activités commerciales au détriment des activités artisanales. D’autres activités peuvent alors s’installer. C’est donc peut-être dans les interstices de ces marchés défaillants, et à condition d’adapter les locaux, que l’on peut retrouver l’espace nécessaire au retour ou au développement d’activités qui s’étaient retrouvées en concurrence avec les activités commerciales.

  • RI
    #Energies et #Relations_Internationales
    Pétrole et paranoïa, par Pierre Rimbert (Le Monde diplomatique, avril 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/04/RIMBERT/52870

    Gaz de schiste, la grande escroquerie, par Nafeez Mosaddeq Ahmed (Le Monde diplomatique, mars 2013)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2013/03/AHMED/48823

    Maudit pétrole bon marché, par Michael T. Klare (Le Monde diplomatique, avril 2016)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2016/04/KLARE/55199

    Choc pétrolier : les finances des producteurs africains dans le rouge. Par Martin Mateso
    http://geopolis.francetvinfo.fr/choc-petrolier-les-finances-des-producteurs-africains-dans-le-
    #Cemac #Tchad #Angola #Portugal #Afrique

    Le Nigeria renonce à 90 représentations diplomatiques pour réduire ses dépenses
    http://geopolis.francetvinfo.fr/le-nigeria-renonce-a-90-representations-diplomatiques-pour-red

    Le Nigéria prévoit de se retirer de certaines organisations internationales pour limiter les dépenses - Agence Afrique
    http://www.agenceafrique.com/11517-nigeria-prevoit-de-se-retirer-de-certaines-organisations-intern

    « Le Nigéria vient à peine de sortir de la récession dans laquelle il était plongé depuis presque deux ans. Ce premier producteur de pétrole sur le continent africain a été frappé par la chute des cours de l’or noir »

    Batailles commerciales pour éclairer l’Afrique, par Aurélien Bernier (Le Monde diplomatique, février 2018)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/02/BERNIER/58354

    Une dépendance aux matières premières jamais résolue, par Renaud Lambert (Le Monde diplomatique, janvier 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/01/LAMBERT/54474
    #Discours_orthodoxes #Orthodoxie #Amérique_latine #Amérique_du_Sud

    Pétrole et Moyen-Orient : le dessous des cartes … par Benjamin Louvet
    http://leseconoclastes.fr/2016/01/petrole-moyen-orient-le-dessous-des-cartes-a-travers-le-prisme-petro

    « en Syrie aussi, ce sont les ressources énergétiques qui sont au centre des raisons du conflit. Plus précisément, le gaz du champ géant de South Pars, plus grand champ de gaz au monde, situé au milieu du Golfe Persique, et dont les droits d’exploitation sont répartis entre le Qatar et l’Iran. Ces deux pays exploitent donc ce champ chacun de leur côté et cherchent un moyen d’exporter leur gaz sur le marché international.

    Et c’est là que la Syrie joue un rôle central. Car pour rejoindre le marché international du gaz, l’Iran et le Qatar ont tous deux un projet de pipeline qui passe, à un moment donné, par le territoire syrien, mais avec des ambitions stratégiques totalement différentes. Le pipeline qatari prévoit ainsi de se connecter au projet de gazoduc Nabucco, ouvrage pensé par les européens pour alimenter leur marché en énergie en s’affranchissant du gaz… russe.

    De son côté, la Russie envisage plutôt un projet de pipeline partant de Syrie pour se raccorder au gazoduc South Stream, projet de pipeline russe. »

    La guerre d’Irak était BIEN une guerre du pétrole (cette fois, c’est prouvé !) par Matthieu Auzanneau | Oil Man
    http://petrole.blog.lemonde.fr/2011/06/14/la-guerre-dirak-etait-bien-une-guerre-du-petrole-cette-fois-ces

    « Après avoir quitté le gouvernement, Lady Symons, aujourd’hui âgée de 59 ans, est devenue conseillère de la banque d’affaires MerchantBridge, qui a réalisé d’importants profits dans des contrats de reconstruction dans l’Irak d’après-guerre, précise The Independent. »

    #Mers :

    La guerre du pétrole se joue en mer, par Michael T. Klare (Le Monde diplomatique, février 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/02/KLARE/52621

    Course au gaz en Méditerranée, par Bachir El-Khoury (Le Monde diplomatique, octobre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/10/EL_KHOURY/53934

    Litige frontalier en mer entre Israël et le Liban, par Cécile Marin (Le Monde diplomatique, octobre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/litigegazmediterranee


    #Orient #Relations_internationales_Orient_Arabie_Saoudite #OPEP #Pétrole #Hydrocarbures #Gaz #Israël #Liban #Méditerranée #Chypre #Mers #Organisations_Internationales

    #Documentaires Mer de Chine, la guerre des archipels | ARTE
    http://www.arte.tv/guide/fr/054777-000-A/mer-de-chine-la-guerre-des-archipels
    Mer de Chine, la guerre des archipels ARTE - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=3sGNZDrPMbY

    Et pour quelques rochers de plus…, par Didier Cormorand (Le Monde diplomatique, juin 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/06/CORMORAND/55728

    Le Vietnam, son encombrant voisin et l’ami américain, par Martine Bulard (Le Monde diplomatique, février 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/02/BULARD/57045

    De la mer en partage au partage de la mer, par Nicolas Escach (Le Monde diplomatique, juillet 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/07/ESCACH/55919
    #Aménagement_du_territoire #Conflits_d'intérêts_fondations #Environnement

    20 ans de mutations des routes maritimes en 4 pages — Géoconfluences
    http://geoconfluences.ens-lyon.fr/actualites/veille/20-ans-mutations-routes-maritimes #Mers_Commerce #Commerce_International_Mers #Lectures

    #Nord_Stream_2 : Plus qu’un pipeline #Russie #UE
    https://www.tdg.ch/monde/europe/nord-stream-2-qu-pipeline/story/11494268

    Forcing américain pour supplanter les livraisons russes
    Comment saboter un gazoduc
    https://www.monde-diplomatique.fr/2021/05/RIMBERT/63053
    Washington sème la zizanie sur le marché européen du gaz
    https://www.monde-diplomatique.fr/2021/05/REYMOND/63052

  • Révélations : la France signe en secret la vente de Rafale à l’Egypte
    https://disclose.ngo/fr/article/la-france-signe-en-secret-la-vente-de-rafale-a-legypte

    Selon des documents confidentiels obtenus par Disclose, Paris et Le Caire ont signé fin avril un méga-contrat portant sur l’achat de trente avions de chasse. Montant du deal : 3,95 milliards d’euros.

  • #Relations_Internationales #Amérique_latine

    –-De Santiago à Caracas, la main noire de Washington, par Franck Gaudichaud (Le Monde diplomatique, juin 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/06/GAUDICHAUD/53071

    En Amérique latine, l’ère des coups d’Etat en douce, par Maurice Lemoine (Le Monde diplomatique, août 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/08/LEMOINE/50711

    Combat de l’aigle et du dragon en Amérique latine, par Anne-Dominique Correa
    https://www.monde-diplomatique.fr/2021/10/CORREA/63589
    #Asie_Chine #Etats-Unis

    Dégel sous les tropiques entre Washington et La Havane, par Patrick Howlett-Martin (Le Monde diplomatique, novembre 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/11/HOWLETT_MARTIN/50943


    Ce qui attend l’Amérique latine sous la présidence Trump, par Alexander Main (Le Monde diplomatique, janvier 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/01/MAIN/57004
    #WikiLeaks

    " Les câbles diplomatiques du département d’État révélés par WikiLeaks en 2010 et 2011 peignent un tableau différent : les diplomates américains recourent à des méthodes bien rodées pour affaiblir, récupérer ou éliminer des mouvements politiques gênants — entendre « de gauche »"

    "Le 28 juin 2009, le président du Honduras Manuel Zelaya, proche du Venezuela, était renversé par l’armée. La secrétaire d’État Hillary Clinton refusait de reconnaître le coup d’État, ce qui aurait conduit à suspendre la plupart des aides américaines. Les manœuvres de Washington contribuant à la réussite du putsch ont scandalisé la région (3), sans que cela empêche les États-Unis de soutenir les gouvernements conservateurs qui se sont succédé depuis à Tegucigalpa."

    " Argentine et Brésil ont basculé à droite après douze années de gouvernements progressistes. Chaque fois, l’administration Obama a apporté son concours à ces évolutions : opposition aux prêts des institutions multilatérales accordés à Buenos Aires (rapidement levée après l’arrivée au pouvoir du conservateur Mauricio Macri en 2015) et soutien diplomatique au gouvernement par intérim au Brésil alors qu’une procédure de destitution (controversée) contre la présidente Dilma Rousseff était encore en cours"

    "Nul ne sait quelle sera réellement l’action du nouveau président américain. Depuis le début de la campagne, il s’est montré démagogue et capricieux. Mais la composition de son cabinet éclaire néanmoins la politique probable de son administration"

    "Quid de Cuba ? Toute remise en question de la politique d’ouverture susciterait l’opposition d’une grande partie du monde des affaires, soucieux de profiter d’un nouveau marché"

    " une certitude : la principale menace pour l’hégémonie américaine dans la région proviendra de #Chine"

    #Asie

    #Cuba veut le marché… sans le capitalisme, par Renaud Lambert (Le Monde diplomatique, octobre 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/10/A/57967

    La Bolivie les yeux vers les flots, par Cédric Gouverneur (Le Monde diplomatique, septembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/09/GOUVERNEUR/53715

    #Commerce_international #Routes_maritimes #Transports #Panama_canal #Chine #Etats-Unis #Amérique_Centrale #Amérique_Latine #Amérique_du_Sud

    Qui a tué Berta Cáceres ?, par Cécile Raimbeau (Le Monde diplomatique, octobre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/10/RAIMBEAU/56454
    #Libéralisme #Energie #Privatisations

    "l’oligarchie est la principale bénéficiaire de cet emballement pour la « houille blanche » (l’énergie hydroélectrique), encouragé par les prêts de banques internationales — Banque mondiale, Banque interaméricaine de développement (BID) et Banque centre-américaine d’intégration économique (BCIE) — et les filiales des agences de coopération européennes qui se consacrent au soutien du secteur privé des pays du Sud : la française Proparco (filiale de l’Agence française de développement), l’allemande DEG, la néerlandaise FMO… Ces organismes d’économie mixte n’hésitent pas à s’allier plus ou moins discrètement avec des fonds de pension et des multinationales, à travers des montages complexes."

    –Équateur : De Rafael Correa à Guillermo Lasso en passant par Lenin Moreno
    13 avril par Eric Toussaint
    http://www.cadtm.org/Equateur-De-Rafael-Correa-a-Guillermo-Lasso-en-passant-par-Lenin-Moreno?var_m

    –Fièvre des canaux en #Amérique_centrale, par François Musseau (Le Monde diplomatique, septembre 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/09/MUSSEAU/50759

    -"Sur l’échiquier géostratégique, le Panamá s’attend à en tirer avantage. Outre son canal, il dispose de six ports, d’un chemin de fer, d’une voie rapide et, avec Colón, de la plus vaste zone de libre-échange du monde après Hongkong. « Plus qu’un couloir, ce chenal est en passe de devenir un grand carrefour logistique », confirme M. Alberto Alemán, ex-directeur du canal, aujourd’hui à la tête de Panamá Pacífico, un complexe de 1 400 hectares où sont installées une centaine de multinationales, à l’est de la capitale. « Il y a ici le seul port avec des terminaux dans les deux océans. C’est un atout crucial. »

    Mais la concurrence s’aiguise, et d’autres projets de raccourci maritime ont vu le jour, avec des degrés d’avancement divers. Le plus simple se situe au nord : le passage du Nord-Ouest, qui relie Pacifique et Atlantique via l’archipel arctique canadien. Avec le réchauffement climatique, cette route glacée pourrait offrir, à terme, un nouvel itinéraire aux navires." ;

    –" le Salvador, le Honduras et le Costa Rica ont évoqué en 2011 la création de voies de passage sur leurs territoires. Début 2012, le Guatemala a créé un organisme, le Couloir interocéanique du Guatemala (CIG), qui prévoit de relier deux ports — à construire — pour un coût de 7,5 milliards de dollars. Il ne s’agit pas là de percement, mais de « canaux secs » acheminant les marchandises d’un porte-conteneurs à un autre par voie ferrée ou routière.

    Depuis la fin des années 2000, un même projet d’un coût similaire existe en Colombie, pays baigné par les deux océans. « En réalité, plus que des canaux secs, il s’agit de réseaux de transports densifiés, commente l’analyste péruvien Luis Esteban Manrique sur le site Infolatam. Avec le désavantage, pour les compagnies maritimes, qu’elles paient cher le chargement et le déchargement des marchandises. » Selon la Banque interaméricaine de développement (BID), une cargaison de 10 000 conteneurs équivaut à 18 trains, ou 5 800 camions. En d’autres termes, il faudrait plusieurs kilomètres de trains pour décharger un seul porte-conteneurs...

    De tous les projets de corridor interocéanique, celui du Nicaragua est de loin le plus ambitieux — et le plus controversé. Car les autorités ont bel et bien l’intention de percer un canal sur près de 300 kilomètres." ;

    –"Alors que le canal panaméen ne peut accueillir les porte-conteneurs de plus de 110 000 tonnes, celui-là permettrait le passage de colosses de métal de 250 000 tonnes mesurant jusqu’à 450 mètres de long. Son tracé, approuvé en juillet dernier, avait déjà été imaginé par les conquistadors espagnols." ;

    –"la concession accordée par Managua à HKND illustre les ambitions stratégiques de Pékin. Selon le site nicaraguayen El Confidencial, derrière M. Wang se cache l’Etat chinois lui-même. Tout comme le projet de canal sec en Colombie, ceux du Guatemala et du Salvador sont financés par la .

    « Il existe un “rêve chinois”, confie un interlocuteur qui souhaite conserver l’anonymat. Celui de contrôler un couloir stratégique par lequel passerait le gros des exportations du pays vers les Amériques. »" ;

    –"Bien qu’ils aient rétrocédé le chenal panaméen, les Etats-Unis dominent son trafic, et les navires battant pavillon nord-américain y bénéficient d’une priorité de passage, ce qui peut retarder sensiblement les autres porte-conteneurs. « Stratégiquement, c’est toujours leur canal, nous assure Miguel Antonio Bernal, professeur de droit constitutionnel à l’université de Panamá. C’est là qu’ils font passer leurs sous-marins ; là qu’ils interviendront militairement dès que leurs intérêts seront contrariés. Même nos autorités l’ont admis. »"

    Routes maritimes des Amériques, par Cécile Marin (Le Monde diplomatique, septembre 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/canaux-am-centrale

    Honduras : Le paradis néolibéral des « villes modèles » ne verra pas le jour, par Guillaume Beaulande (Le Monde diplomatique, 29 novembre 2012)
    http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2012-11-29-Honduras
    Passage en force au #Honduras, par Alexander Main (Le Monde diplomatique, janvier 2018)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/01/MAIN/58277
    #Relations_Internationales_Etats-Unis
    #Etats-Unis_Relations_Internationales

    Verrouillage fiscal en Amérique centrale, par Mikaël Faujour (Le Monde diplomatique, décembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/FAUJOUR/54388

    -"Pour Aaron Schneider, chercheur à l’université de Denver, « dans les sociétés contemporaines marquées par une croissante interconnexion et interdépendance, le vrai contrat social est la politique fiscale (2) »." ;
    –"L’ouvrage de l’Institut centre-américain d’études fiscales (3) montre comment l’élite locale a « socialisé les coûts privés à travers la dette publique », organisé l’impossibilité juridique et constitutionnelle de toute réforme fiscale contraire à ses intérêts, ou encore augmenté les impôts indirects (les plus injustes). Avec méthode, elle a ainsi construit une paix néolibérale, quitte à exercer le pouvoir elle-même" ;
    –" Fini la logique de la guerre froide : elles sont passées d’une domination par la coercition et la force à une domination par le consentement "

    Panamá sans les Panaméens, par Allan Popelard & Paul Vannier (Le Monde diplomatique, juillet 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/07/POPELARD/53193

    Au Nicaragua, que reste-t-il du sandinisme ?, par Bernard Duterme (Le Monde diplomatique, septembre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/09/DUTERME/56231

    Nicaragua : intensification des pressions diplomatiques sur Ortega. 17.07.2018
    https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2018/07/17/nicaragua-intensification-des-pressions-diplomatiques-sur-ortega_5332483_322

    Le piège de la dépendance se referme sur le Mexique, par James M. Cypher (Le Monde diplomatique, avril 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/04/CYPHER/57364#Traités_commerciaux_ALENA #ALENA #Libre_Echange #Mexique #Etats_Unis

    Au Mexique, « modernisateurs » d’hier et d’aujourd’hui, par James M. Cypher (Le Monde diplomatique, avril 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/04/CYPHER/57343
    #Economie

    Nouvelle donne en Amérique latine (Le Monde diplomatique, janvier 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/01/A/54514
    #Amérique_latine #Amérique_du_Sud

    L’illusion colombienne : du « modèle » néolibéral latino- américain aux manifestations réprimées dans le sang
    27 mai par Maxime Perriot
    https://www.cadtm.org/L-illusion-colombienne-du-mode%CC%80le-ne%CC%81olibe%CC%81ral-latino-ame%CC%8

    Feu sur l’« ennemi intérieur » en #Colombie
    https://www.monde-diplomatique.fr/2021/06/ALLEN/63171

    –Le tourniquet présidentiel péruvien
    https://www.monde-diplomatique.fr/2021/01/MIGUS/62657

    Pour la première fois, un président qui ressemble à la population
    Au #Pérou, deux mondes face à face. de Romain Migus 
    https://www.monde-diplomatique.fr/2021/09/MIGUS/63481

  • How China Lends: A Rare Look into 100 Debt Contracts with Foreign Governments

    Date Published

    Mar 31, 2021

    Authors

    #AnnaGelpern , #SebastianHorn , #ScottMorris, #BradParks, #ChristophTrebesch

    Citation

    Gelpern, A., Horn, S., Morris, S., Parks, B., & Trebesch, C. (2021). How China Lends: A Rare Look into 100 Debt Contracts with Foreign Governments. Peterson Institute for International Economics, Kiel Institute for the World Economy, Center for Global Development, and AidData at William & Mary.

    China is the world’s largest official creditor, but we lack basic facts about the terms and conditions of its lending. Very few contracts between Chinese lenders and their government borrowers have ever been published or studied. This paper is the first systematic analysis of the legal terms of China’s foreign lending. We collect and analyze 100 contracts between Chinese state-owned entities and government borrowers in 24 developing countries in Africa, Asia, Eastern Europe, Latin America, and Oceania, and compare them with those of other bilateral, multilateral, and commercial creditors. Three main insights emerge. First, the Chinese contracts contain unusual confidentiality clauses that bar borrowers from revealing the terms or even the existence of the debt. Second, Chinese lenders seek advantage over other creditors, using collateral arrangements such as lender-controlled revenue accounts and promises to keep the debt out of collective restructuring (“no Paris Club” clauses). Third, cancellation, acceleration, and stabilization clauses in Chinese contracts potentially allow the lenders to influence debtors’ domestic and foreign policies. Even if these terms were unenforceable in court, the mix of confidentiality, seniority, and policy influence could limit the sovereign debtor’s crisis management options and complicate debt renegotiation. Overall, the contracts use creative design to manage credit risks and overcome enforcement hurdles, presenting #China as a muscular and commercially-savvy lender to the developing world.

    The report:
    https://docs.aiddata.org/ad4/pdfs/How_China_Lends__A_Rare_Look_into_100_Debt_Contracts_with_Foreign_Gove


    https://www.aiddata.org/publications/how-china-lends

    #Chine #grand_créancier #commerce #prêts #economie_globale

  • Les trois âges du #capitalisme
    https://laviedesidees.fr/Francois-Lemercier-Sociologie-historique-capitalisme.html

    À propos de : Pierre François, Claire Lemercier, Sociologie historique du capitalisme, La Découverte. Le temps du #commerce, le temps de l’usine, le temps de la #finance : pour le sociologue Pierre François et l’historienne Claire Lemercier, la chronologie du capitalisme est la même en tous lieux du monde.

    #Économie #Histoire
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210323_joly.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210323_joly.pdf

  • Zalando: Top-Managerin Barbara Daliri-Freyduni geht überraschend - Business Insider
    https://www.businessinsider.de/gruenderszene/karriere-startup/zalando-top-managerin-durch-zwei-maenner-ersetzt

    Ende 2019 hat sich Zalando zum Ziel gesetzt, ein ausgewogenes Geschlechterverhältnis in den obersten Chefetagen zu etablieren.

    Es sollte für Zalando ein Befreiungsschlag werden. Vergangene Woche wurde mit Personalchefin Astrid Arndt eine Frau in den Vorstand berufen – die erste seit Gründung des Unternehmens. Am Montag hat der Online-Modehändler schließlich eine neue Werbekampagne mit dem Namen „Here to stay“ gestartet. Damit wolle man einen „gesamtgesellschaftlichen Dialog über Grundwerte wie Diversität, Inklusion und Frauenförderung anstoßen“, teilte das Unternehmen mit.

    Zalando wollte damit endlich den Ruf ablegen, in den Top-Etagen des Konzerns ein reiner Männer-Club zu sein. Und die bekannte „Zielgröße null“ vergessen zu machen, die bis Ende 2019 noch Jahr für Jahr in den Geschäftsberichten zu lesen war und den Frauenanteil im Zalando-Vorstand beziffern sollte.
    Eine Ebene unter dem Vorstand

    Wie es scheint, handelt es sich bei dem Slogan „Here to stay“ aber bisher eher um schöne Worte. Nach Informationen von Gründerszene und Business Insider verlässt Top-Managerin Barbara Daliri-Freyduni das Unternehmen überraschend. Sie bekleidete bisher die Position der Senior Vice President of Demand und war zuletzt für große Teile des Marketings bei Zalando zuständig – eine Ebene unter dem Vorstand.

    Ihre Stelle wird künftig in die Bereiche Marketing und Märkte aufgeteilt und neu besetzt – mit zwei Männern und einer Frau. So wird der Bereich Marketing bis auf Weiteres kommissarisch von Natalie Wills, Director of Social Media & Consumer PR, und Ralph Rijks, VP Global Marketing, geleitet. Die Leitung der Märkte übernimmt Bruno Vanhoorickx, bislang Senior Vice President Corporate Development. Auf Anfrage von Gründerszene bestätigte Zalando den personellen Wechsel. Warum Daliri-Freyduni das Unternehmen verlässt und wieso mehrheitlich Männer den Posten übernehmen, kommentierte eine Sprecherin nicht.
    Abgang ging Degradierung voraus

    Business Insider und Gründerszene haben aus Unternehmenskreisen erfahren, dass ein Grund für Daliri-Freydunis Abgang ihre Degradierung gewesen sei. Die Zweiteilung ihrer Zuständigkeiten sei bereits vor ihrem Abgang beschlossene Sache gewesen und soll der Top-Managerin Ende vergangener Woche mitgeteilt worden sein. Daliri-Freyduni sollte fortan nur noch für eine Hälfte ihrer ursprünglichen Verantwortungsbereiche zuständig sein.

    Damit hat es die Top-Managerin gerade einmal anderthalb Jahre beim Online-Moderiesen ausgehalten. Daliri hatte ihren Job erst im September 2019 angetreten, ihre Stelle als Senior Vice President Demand war zuvor neu geschaffen worden. In ihrer Rolle verantwortete die 53-Jährige unter anderem das Marketing der Zalando-Fashion-Stores in 17 Ländern und berichtete direkt an den Mitgründer und Vorstand Robert Gentz.

    Daliri gilt als ausgewiesene Marketingfachfrau. Vor ihrer Zeit bei Zalando war Daliri unter anderem in leitenden Positionen bei Netflix, Microsoft und Google tätig. Ihr Aufgabenbereich hatte sich bei Zalando seit ihrem Amtsantritt zwischenzeitlich erweitert. Laut ihrem Linkedin-Profil war Daliri zuletzt als Senior Vice President sogar für die globalen Marketing- und Vertriebsaktivitäten des Modeversenders verantwortlich.

    Mehr noch: Ausgerechnet Daliri-Freyduni war es, die sich bei Zalando für Diversität eingesetzt und die „Here to stay“-Kampagne verantwortet hat, die am Montag gestartet ist. Die Top-Managerin zeigt mit ihrer Kündigung einen Tag später, dass Zalando für sie auf jeden Fall nicht der Ort ist, an dem sie bleiben möchte.

    #Allemagne #Berlin #mode #commerce #femmes

  • #Asie
    La base américaine d’Okinawa, épine dans le pied du premier ministre japonais, par Gavan McCormack (Le Monde diplomatique, septembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/09/MCCORMACK/53686
    La présence militaire américaine au Japon, par Cécile Marin (Le Monde diplomatique, septembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/japon-presencemilUS


    Fin du pacifisme au Japon, par Katsumata Makoto (Le Monde diplomatique, septembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/09/MAKOTO/53687

    Navire chinois aux Diaoyu/Senkaku, discours à la nation en Thaïlande et abaissement de la majorité pénale en Inde - Asialyst
    https://asialyst.com/fr/2015/12/23/navire-chinois-aux-diaoyusenkaku-discours-a-la-nation-en-thailande-et-abai
    #Japon #Relations_Internationales_Asie_Japon #Etats_Unis #Relations_Internationales_Etats_Unis

    La Banque du #Japon adopte des taux négatifs dans l’espoir de revigorer l’économie. Par Vittorio De Filippis - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2016/01/29/la-banque-du-japon-adopte-des-taux-negatifs-dans-l-espoir-de-revigorer-l-
    #BoJ #Japon #Monnaie #Politique_monétaire

    Bientôt des robots au chevet des patients japonais, par Arthur Fouchère (Le Monde diplomatique, août 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/08/FOUCHERE/56093
    #Sciences #Santé

    Le gouvernement japonais demande aux universités de ne plus enseigner les sciences humaines | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/106865/japon-sciences-humaines

    "Cette décision correspond au plan de croissance du Premier ministre Shinzo Abe, selon lequel le rôle des universités est de « produire des ressources humaines qui correspondent aux besoins de la société »."

    "Dans un éditorial pour le Japan Times, le président de Shiga University, Takamitsu Sawa, se plaignait qu’un membre du ministère de l’Éducation avait suggéré qu’en dehors de huit universités d’élite, les étudiants devraient apprendre à utiliser des logiciels de comptabilité plutôt que les textes de l’économiste Paul Samuelson, et la traduction anglais-japonais plutôt que Shakespeare."

    –-La #Birmanie en liberté surveillée, par Renaud Egreteau (Le Monde diplomatique, décembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/EGRETEAU/54358
    Nature et cultures birmanes, par Agnès Stienne (Le Monde diplomatique, décembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/Birmanie-ethnies


    #Asie_Birmanie #Asie_Myanmar #Asie

    Total mis en cause pour le financement de la junte birmane
    https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/total-en-birmanie-le-groupe-francais-financerait-la-junte-via-des-comptes-o
    Birmanie : vers des sanctions énergiques contre les généraux ?
    https://asialyst.com/fr/2021/05/03/birmanie-vers-sanctions-energiques-contre-generaux
    #Multinationales #Energies_Tubes

    #Vietnam : la mondialisation contre la géographie - Asialyst
    https://asialyst.com/fr/2015/12/15/vietnam-la-mondialisation-contre-la-geographie

    "Le Vietnam et Singapour sont les seuls pays de l’ASEAN à avoir adhéré au Partenariat transpacifique, le fameux TPP lancé par les Américains, et à avoir signé un traité de libre-échange avec l’Union européenne. La position de Singapour n’étonne pas, celle du Vietnam surprend. Qu’est ce qui la motive ?"❞
    #Asie_Vietnam #Asie_Singapour #ASEAN #TPP #Géographie #Commerce #Traités_commerciaux #Asie #Asie_du_sud_est

    Mer de Chine méridionale. Un drone vietnamien pour surveiller les zones contestées | Courrier international
    http://www.courrierinternational.com/article/mer-de-chine-meridionale-un-drone-vietnamien-pour-surveiller-
    #Hydrocarbures

    Le #Vietnam se rêve en atelier de la planète, par Martine Bulard (Le Monde diplomatique, février 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/02/BULARD/57125

    #TPP #Traités_commerciaux_TPP #Libre_Echange

    "Certes, depuis le lancement de la politique dite « du renouveau » (doi moi), en 1986, des entreprises sont sorties du lot"

    "Pour lui, « l’économie mondiale marche par vagues de délocalisations. Celles-ci sont parties de l’Europe pour aller vers le Japon et la Corée du Sud, puis elles sont passées en Chine. Avec l’augmentation des salaires chinois, elles arrivent désormais au Vietnam, au Bangladesh, en Birmanie. C’est la loi naturelle, l’objectif des entreprises étant de faire du profit. Ce sont des cycles de dix ou quinze ans » — ce qui devrait « nous donner du temps pour qualifier les travailleurs et améliorer les performances », dit-il. On croirait entendre M. Pascal Lamy"

    "Le chef du gouvernement mise aussi sur l’accord signé avec l’Union européenne et ratifié — sans grand débat — par le Parlement français en juin 2016."

    "cette stratégie a un prix : la dépendance"

    "Les autorités vietnamiennes tablent sur le dogme périlleux qui a fait la puissance de Singapour, de Taïwan ou de la Chine : le faible coût de la main-d’œuvre. À une différence près, note M. Erwin Schweisshelm, directeur de la Fondation Friedrich Ebert au Vietnam : « Ces pays ont quand même protégé leurs marchés et imposé des régulations. Aujourd’hui encore, il est impossible de détenir une compagnie chinoise à 100 %, et certains investissements doivent comporter des transferts de technologie. Le Vietnam, lui, est ouvert à tous les vents."

    #Singapour, #Malaisie, #Indonésie : triangle de croissance ou triangle des inégalités ?, par Philippe Revelli (Le Monde diplomatique, juillet 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/07/REVELLI/55958

    L’Indonésie, "pays musulman" ? Par Anda Djoehana Wiradikarta - Asialyst
    https://asialyst.com/fr/2015/06/05/indonesie-un-pays-musulman

    Indonésie 1965, mémoire de l’impunité, par Lena Bjurström (Le Monde diplomatique, décembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/BJURSTROM/54359

    ÉCONOMIE. L’Indonésie près de la case Bric | Courrier international
    http://www.courrierinternational.com/article/2013/01/03/l-indonesie-pres-de-la-case-bric

    -"l’Indonésie ait été désignée pour présider les négociations dans le cadre du Regional Comprehensive Economic Partnership (RCEP).

    Ce partenariat comprend les pays membres de l’Asean plus la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l’Inde, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, d’où son nom d’Asean + 6. Ce groupe est appelé à jouer un rôle très important dans l’économie mondiale puisqu’il représente 28 % du PNB mondial et rassemble la moitié des 6,9 milliards d’habitants de notre planète. Cette mission confiée à l’Indonésie revêt donc une valeur éminemment stratégique.Reste à savoir si les prévisions de McKinsey et de l’OCDE vont se réaliser. On peut tirer des enseignements de ce qui est arrivé au Brésil, à la Russie, à l’Inde et à la Chine, un groupe connu sous le nom de Bric. En 2001, la banque Goldman Sachs, qui a créé cet acronyme, prédisait qu’ils allaient devenir les superpuissances du monde. Or les voilà confrontés aujourd’hui à une inflation très élevée parce qu’ils n’étaient pas préparés à une croissance aussi rapide." ;
    –"Les manifestations ouvrières, de plus en plus massives, devraient également attirer notre attention. Il ne faudrait pas qu’elles dérapent et sapent la confiance des investisseurs." ;
    –" Les incitations fiscales destinées aux industries stratégiques ne touchent en fait qu’une toute petite partie des entreprises, parce qu’elles ne sont accordées qu’à celles dont le chiffre d’affaires dépasse l’équivalent de 80 millions d’euros et qui emploient plus de 500 personnes.

    Une étude de l’OCDE de septembre 2012 montre pourtant que le tissu industriel indonésien est constitué à 99 % de moyennes, petites et microentreprises. Enfin, faute d’infrastructures adéquates, le développement rapide des investissements ne pourra que provoquer une surchauffe, entraînant à son tour une déstabilisation de l’économie. "

    #Indonésie #ASEAN

    #Corée-du-sud

    Virage autoritaire à Séoul, par Sung Ilkwon (Le Monde diplomatique, janvier 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/01/ILKWON/54458

    -"« Comment la présidente peut-elle parler de “réunion violente et illégale” alors qu’autant de monde manifestait pacifiquement ? Comment peut-elle comparer les manifestants portant un masque à des membres de l’organisation terroriste Daech ? »" ;
    –"A entendre le président du Saenuri, M. Kim Moosung, la responsabilité en incomberait… aux syndicats : « Sans la KCTU, le pays serait beaucoup plus riche. Le produit intérieur brut [PIB] par personne dépasserait les 30 000 dollars »" ;
    –"Par ailleurs, le gouvernement veut privatiser certains services hospitaliers, dans l’objectif de les rendre profitables." ;
    –" la décision de Mme Park d’imposer un seul manuel d’histoire, dont le contenu serait déterminé par une commission qu’elle désignerait elle-même. Il s’agit, dit-elle, « de donner une vision correcte de l’histoire et de rectifier les versions déformées et gauchisantes qui essaient de glorifier la Corée du Nord en discréditant les réalisations capitalistes du Sud (3) »."

    #Corée_du_Sud

    « Révolution des bougies » à Séoul, par Sung Il-kwon (Le Monde diplomatique, janvier 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/01/IL_KWON/57002
    #Asie #Asie_Corée_du_Sud #Relations_Internationales #Multinationales #Ploutocratie

    "« Ces chaebol qui se sont montrés impitoyables envers leurs salariés et les petites entreprises, mais généreux à l’égard de Choi Soon-sil et de sa fille, méritent des sanctions. »"

    "Les Sud-Coréens estiment également qu’elle et sa majorité n’ont rien fait contre l’évasion fiscale pratiquée à grande échelle par les dirigeants des chaebol et qu’ils ont fermé les yeux sur leur financement occulte des partis et des journaux."

    #Documentaires
    Un oeil sur la planète - Corée : la puissance cachée - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=BJwCMLJmh8Y

    #États-Unis / #Corée_du_Nord : Il n’y a pas de solution militaire. PASCAL BONIFACE·LUNDI 4 SEPTEMBRE 2017
    https://www.facebook.com/notes/pascal-boniface/%C3%A9tats-unis-cor%C3%A9e-du-nord-il-ny-a-pas-de-solution-militaire/10155711423904100

    #Chine #Relations_Internationales
    Secrets chinois dévoilés, présidence birmane nommée en mars et meurtre raciste en Inde - Asialyst
    https://asialyst.com/fr/2016/02/04/secrets-chinois-devoiles-presidence-birmane-nommee-en-mars-et-meurtre-raci

    "-Au moment de son arrestation et de sa mise en examen, son petit frère aurait alors fuit aux Etats-Unis avec en sa possession plus de 2 700 documents internes sensibles. Ces documents représenteraient « les informations les plus précieuses jamais obtenues par un transfuge chinois depuis ces trente dernières années »." ;
    –"Corée du Sud : Séoul promet de détruire le missile nord-coréen" ;
    #TPP : "Le Partenariat transpacifique signé à Auckland, la Chine prend acte" ; #Traités_commerciaux
    –"Dans le même temps, Pékin est en train de mettre sur pied sa propre Zone de Libre-Echange de l’Asie-Pacifique (FTAAP). Sans les Américains, bien sûr." ;
    –"#Thaïlande : la junte accentue sa pression sur les médias étrangers"

    L’#Australie séduite par la Chine, par Olivier Zajec (Le Monde diplomatique, janvier 2015) #Océanie
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/01/ZAJEC/51931

    Le président chinois le plus puissant depuis Mao Zedong, par Emilie Frenkiel (Le Monde diplomatique, octobre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/10/FRENKIEL/53964

    Ce que cachent les soubresauts financiers de la Chine, par Michel Aglietta (Le Monde diplomatique, octobre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/10/AGLIETTA/53963

    #Taïwan en quête de souveraineté économique, par Tanguy Lepesant (Le Monde diplomatique, mai 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/05/LEPESANT/55448
    L’#Amérique_centrale lâche Taipei, par Guillaume Beaulande (Le Monde diplomatique, mai 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/05/BEAULANDE/55450
    Taïwan, pièce manquante du « rêve chinois ». par Tanguy Lepesant
    https://www.monde-diplomatique.fr/2021/10/LEPESANT/63636

    #OMC #UE
    Chine : l’épineuse question du statut d’économie de marché. Par Elodie Le Gal - Asialyst
    https://asialyst.com/fr/2016/05/10/chine-l-epineuse-question-du-statut-d-economie-de-marche

    « Nous en parlons peu mais cela pourrait devenir le sujet chaud de la fin de l’année. L’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) va devoir traiter la demande de la Chine. Lors de son adhésion à l’OMC en 2001, figurait une clause à l’accord qui précisait que d’ici 2016, le pays pourrait obtenir le statut d’économie de marché. Des réformes du système économique chinois étaient donc attendues. L’heure a sonné, et le pays réclame ce changement. Quels sont les enjeux derrière cette évolution ? »

    « Un refus d’accorder le fameux Graal impliquerait obligatoirement des représailles de la part de l’Empire du Milieu. Celles-ci concerneraient sa participation au plan de financement, mais toucheraient également les exportations vers la Chine et les entreprises européennes installées dans le pays. Certains observateurs parlent même de guerre économique ! Ce qui n’est toutefois pas prêt d’arriver, la Chine étant encore dépendante de la demande extérieure et des investissements étrangers dans certains domaines (luxe, biens de consommations, agroalimentaires, nouvelles technologies…).

    D’un autre côté, une acceptation privilégierait surtout les grands groupes européens qui renforceraient leurs liens commerciaux avec la Chine, dont les débouchés sont incontournables. Les petits industriels seraient les grands perdants, même si le pays a promis de diminuer ses exportations d’acier. »

    « l’Agence Chine Nouvelle insiste sur le fait que l’octroi de ce statut permettrait de renforcer les relations sino-européennes, et que le développement technologique de la Chine ouvrirait de nombreux débouchés aux industries européennes. L’accent est mis sur cette transformation de l’économie, non plus basée sur les exportations mais sur la demande intérieure et les services. L’Europe n’a donc pas à s’inquiéter ! »

    Comment l’État chinois a su exploiter la #Mondialisation, par Philip S. Golub (Le Monde diplomatique, décembre 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/12/GOLUB/58218

    Chine : l’élite ouïghoure décapitée au Xinjiang Par Sylvie Lasserre-Yousafzai - Asialyst
    https://asialyst.com/fr/2018/10/19/chine-elite-ouighoure-decapitee-xinjiang

    #Relations_Internationales_Asie #Asie_Relations_Internationales :

    Communauté de l’ASEAN : quel modèle d’intégration pour l’Asie du Sud-Est ? Par Alexandre Gandil - Asialyst
    https://asialyst.com/fr/2015/12/24/communaute-de-l-asean-quel-modele-d-integration-pour-l-asie-du-sud-est


    #ASEAN #Asie_du_sud_est

    Perceptions et réalités de l’autoritarisme dans le Sud-Est asiatique, par Éric Frécon (Le Monde diplomatique, octobre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/10/FRECON/56409
    Sud-Est asiatique : repères (Le Monde diplomatique, octobre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/10/A/56408

    Crise dans les Paracels, tension entre la junte et les moines en Thaïlande et roupie indienne au plus bas. - Asialyst
    https://asialyst.com/fr/2016/02/17/crise-dans-les-paracels-tension-entre-la-junte-et-les-moines-en-thailande-

    #Documentaires Mer de Chine, la guerre des archipels | ARTE
    http://www.arte.tv/guide/fr/054777-000-A/mer-de-chine-la-guerre-des-archipels
    Mer de Chine, la guerre des archipels ARTE - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=3sGNZDrPMbY

    #Philippines
    Quand Manille manœuvre, par François-Xavier Bonnet (Le Monde diplomatique, mai 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/05/BONNET/57476

  • Les « dark stores », ces supermarchés sans clients et entièrement conçus pour la vente en ligne
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/03/17/dark-store-plongee-dans-un-supermarche-de-l-ombre_6073393_3234.html

    Ils ont la fonctionnalité d’un entrepôt, mais l’organisation d’un magasin. A Paris, des salariés de Monoprix préparent des commandes à des dizaines de mètres sous terre.

    Par Cécile Prudhomme

    A l’intérieur du « dark store » de Monoprix, situé dans le 13ème arrondissement de Paris, le 12 mars.
    A l’intérieur du « dark store » de Monoprix, situé dans le 13ème arrondissement de Paris, le 12 mars. A. POTIGNON / MONOPRIX

    Des pommes rutilantes viennent d’être soigneusement rangées sur leur gondole au milieu des fruits et légumes, face à l’armoire réfrigérée dédiée aux surgelés, et à quelques mètres du rayon des yaourts. Dans les allées de ce supermarché Monoprix, les chariots de courses se croisent et se remplissent sous le halo industriel d’une dizaine de néons : les produits frais dans des cabas isothermes bleus, le reste dans d’épais sacs en papier kraft. Le bruit de leurs roulettes résonne, amplifié par la hauteur sous plafond et les murs en parpaings.

    Mais dans ce magasin, il n’y a aucun client… Ou plutôt si, un seul : le géant américain Amazon. Qui vient satisfaire ici les besoins de courses alimentaires de ses internautes voulant être livrés au maximum dans les deux heures qui suivent leur achat.

    #E-commerce #Amazon #Monoprix #Logistique #Nouvelle_domesticité

  • Notes anthropologiques (LVII)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-LVII

    Le commerce et le sacré

    Dans les emporia, ces comptoirs dédiés au commerce maritime en Méditerranée dans l’Antiquité, les archéologues ont découvert des vestiges de temples avec de nombreux ex-voto dédiés à la divinité. Les emporia sont installés dans des endroits stratégiques entre l’arrière-pays et la mer : il s’y concentre une intense activité commerciale, surtout à la fin du VIIe siècle avant notre ère. Ainsi le nom d’une richissime famille marchande d’Égine, les Sostratos, pourrait se retrouver dans des dédicaces à Apollon ou à Aphrodite à différentes époques et dans différents lieux de cet espace méditerranéen consacré au commerce. On a retrouvé les initiales S O qui pourraient être celles de Sostratos dans une dédicace à Aphrodite gravée sur un plat à Naucratis, comptoir marchand sur le delta du Nil. À Gravisca, autre site, cette fois sur la côte tyrrhénienne à proximité de Tarquinia, les archéologues ont mis au jour une ancre marine avec cette dédicace sur la barre transversale : « J’appartiens à Apollon d’Égine, Sostratos m’a fait… » L’offrande n’était pas isolée. Une dizaine d’autres jas d’ancre, sans inscription toutefois, ont été découverts dans le même sanctuaire. Enfin, on retrouve une dédicace à Apollon d’Égine dans le delta du Pô par un certain Sostratos.

    La religion avec ses temples et ses inscriptions votives est bien présente dans ces lieux entièrement voués au commerce. À Égine, dans la cité et dans l’île face à l’Attique, toute l’activité des citoyens semble bien orientée et dictée par le commerce maritime et lointain et les échanges marchands (...)

    #religion #commerce #échanges #sacré #Grèce_ancienne #Moyen_Âge #État #idéologie #Staline #Poutine #Xi_Jinping #Mexique #don #résistance #zapatistes

  • Den Feind zu kennen ist für die Sicherheit wichtiger als den Weg zu kennen
    知己更要知彼,安全的未来之路
    https://e.huawei.com/cn/tech-topic/cn/security/secur


    Il ne faut pas croire que les chinois et le chinois soient incapables de dire les choses clairement.

    Voici ce que donne la traduction automatique d’un texte publié à propos de questions de sécurité sur le site de Huawei. J’aime la référence au commandant déchu du Deutsches Afrikakorps Erwin Rommel. L’auteur chinois se trompe quand il parle de l’invincibilité de ce militaire. Rommel réuissit des victoires tant qu’il disposait du contenu de la communication de ses adversaires. La campagne africaine des militaires allemande fut vouée à l’échec après la perte de l’accès à ces information. Le décryptage systématique de son propre système de codage Enigma par les services britannques marqua la fin des victoires improbables de cette star de la propagande nazie.

    Erwin Rommel Ren Zhengfei (任正非) même combat ?

    19.10.2015 - Die Top 1 rangiert Experte in den Kampfkünsten in der lachenden Stolz der Jianghu, Feng Qingyang, ein Lied „die nur neun Schwerter“, verstehen die Welt der Kampfkünste, nur schnell ist nicht gebrochen, schnell ist es, den nächsten Schritt des Gegners zwischen dem Feuer und Stein zu wissen, und dann schnell aus der Bewegung, um den Feind zu kontrollieren, der Fuchs Chong später auch praktiziert dies in "für die Menschen lieben, Blumen sehen Blumen "Das war die beste Technik der Welt. Im Zweiten Weltkrieg war Rommel in Nordafrika unbesiegbar, er stützte sich auf die Fähigkeit, die Kampftaktik des Gegners zu kennen, ergänzt durch das Verständnis der aktuellen Situation des Gegners, die Strategie schnell anzupassen, um den Feind schnell zu kontrollieren, um den Gegner zu erhalten, um den schönen Namen zu geben: der Wüstenfuchs. All das kommt daher, dass nur wenige Menschen ein Prinzip wirklich tief verstehen: Wer seinen Feind kennt, wird nie eine Schlacht verlieren. Der Grund ist derselbe, auch der Sicherheitsschutz folgt diesem Prinzip, wer das Verständnis und den geschickten Einsatz dieses Prinzips vorwegnimmt, der wird die erste Gelegenheit im Sicherheitsangriff und Verteidigungskrieg nutzen.

    Die genaue „Kenntnis des Feindes“ durch den Angreifer ist oft die halbe Miete

    Fortgeschrittene Hacker zu verstehen, den Gegner, die Sammlung von Informationen, die ganz wichtig ist, die Art und Weise der Angriff, Malware sind abhängig von Wissen des Benutzers, alle Angriffsschritte angepasst sind, Messer direkt auf den Kern der Sache. Zum Beispiel durch die Sammlung von Informationen über die Mitarbeiter der Organisation, ein tiefes Verständnis für ihre sozialen Beziehungen, persönliche Vorlieben, Terminal-Sicherheit und andere Situationen, und dann einige Angriffe anpassen, um den Computer des Mitarbeiters zu kontrollieren, als Sprungbrett, um reibungslos in das Netzwerk der Organisation.

    Bei dem Aurora-APT-Angriff auf Google wurde die Vorliebe eines Mitarbeiters für Fotografie genutzt, um den Webserver einer gefälschten Foto-Website anzupassen. Der Google-Mitarbeiter erhielt einen Weblink von einer vertrauenswürdigen Person und klickte darauf, um die bösartige Website zu betreten und unwissentlich weitere Trojaner-Software herunterzuladen. Damit begann der „Aurora-Vorfall“, der die Welt schockierte.

    Traditionelle Sicherheit kennt nur „sich selbst“ Passive Verteidigung offensives und defensives Ungleichgewicht

    Die traditionelle Sicherheitsabwehr konzentriert sich auf Schwachstellen. Herkömmliche Sicherheitsprodukte für die Verteidigung basieren auf dem Verständnis von Schwachstellen, und auf dieser Grundlage kann die Verwendung von Schwachstellen-Auslösebedingungen für das Design von Signaturen, die nur der Signatur des Angriffs entsprechen, identifiziert werden. Die Qualität und der Umfang der Signatur in diesem Modell wirken sich direkt auf die Effektivität des Verteidigungssystems aus, und die fehlende Erfahrung bei der Abwehr unbekannter Bedrohungen angesichts sich verändernder und fortschrittlicher Bedrohungen führt oft zu einer deutlichen Reduzierung der Verteidigungsfähigkeiten.

    In den letzten Jahren, die Sicherheit Abwehrsystem ist auch in den Prozess der kontinuierlichen Entwicklung, ist diese Änderung tatsächlich in der „wissen Sie selbst“, um mehr Macht zu investieren. Beispielsweise konzentrieren sich NGFW- und NGIPS-Sicherheitsprodukte auf die Entwicklung kontextbezogener Funktionen, die Assets, Standort, Topologie, Anwendungen, Identität, Inhalte und andere Informationen umfassen. Diese Art der Optimierung des auf Schwachstellen basierenden passiven Abwehrsystems kann die Erkennungsgenauigkeit verbessern, hat aber keinen qualitativen Einfluss auf den aktuellen Zustand des Ungleichgewichts zwischen Angriff und Abwehr.

    Neues Denken konzentriert sich auf „Knowing the Enemy“ Proaktive Verteidigung, um Chancen vorzubeugen

    Verizon hat den 2013 Data Breach Investigation Report veröffentlicht, der das oberste Prinzip im Umgang mit APT - sich selbst zu kennen, aber auch den Feind zu kennen - klar herausstellt und betont, dass ein wirklich proaktives und effektives Sicherheitspräventionssystem darin besteht, „den Feind zuerst zu erkennen“.

    Das so genannte „Know your enemy“ (Kenne deinen Feind) besteht in der effektiven Identifizierung des angreifenden Gegners, der Tools und der zugehörigen technischen Prinzipien sowie anderer Informationen, die zur Erkennung bösartiger Aktivitäten und sogar zur Lokalisierung bestimmter Organisationen oder Personen verwendet werden können.

    Speziell auf die beliebteste fortgeschrittene Bedrohung Angriff APT, „know your enemy“ ist es, effektiv zu identifizieren, die APT-Angriffskette, identifizieren die Angreifer das Angriffsverhalten durch Anomalien, wie DNS-Anomalien, Mail-Anomalien, etc., in der Analyse einer großen Anzahl von Angriff und Verteidigung auf der Grundlage von Daten und Sicherheit Intelligenz, ein tiefes Verständnis der Angreifer die Basierend auf der Analyse einer großen Menge an grundlegenden Angriffs- und Verteidigungsdaten und Sicherheitsinformationen können wir die Angriffskette des Angreifers, Angriffstools, Angriffstechniken usw. tiefgreifend verstehen, relevante Informationen extrahieren und eine große Menge an „Selbsterkenntnis“-Informationen kombinieren, leistungsstarke maschinelle Selbstlernfähigkeiten nutzen, um das Angriffsmodell zusammenzufassen, um so verschiedene anormale Verhaltensweisen effektiv zu identifizieren und „den Ton zu hören, bevor man die Person sieht“. "Dieser aktive Verteidigungsmodus durchbricht die bisherige passive Situation vollständig und kehrt damit das Ungleichgewicht zwischen Angriff und Verteidigung effektiv um. Dieser Modus der proaktiven Verteidigung durchbricht die bisherige Situation, reaktiv zu sein, vollständig und kehrt das Ungleichgewicht zwischen Angriff und Verteidigung effektiv um. Er vergrößert das Zeitfenster zwischen Eindringen und Schaden effektiv, verkleinert das Zeitfenster zwischen Erkennung und Reaktion und baut ein Verteidigungssystem auf, das mit fortgeschrittenen Bedrohungen umgehen kann.

    Im Zuge des „Know your enemy“-Verständnisses wurden modernste Technologien, einschließlich des maschinellen Selbstlernens, angewandt und entwickelt, was zu einem Boom in der Sicherheitsaufklärung führte. Gleichzeitig wird die Sicherheitsintelligenz zu einem exzellenten Input für Erkennungsmodelle, in Form eines guten Feedback-Systems. In Zukunft werden Sicherheitsprodukte in der Lage sein, Security Intelligence zu nutzen, um verschiedene fortschrittliche Bedrohungen schneller und genauer zu identifizieren.

    Huawei Security, Wir kennen uns aus, wir kennen uns aus, wir kennen den Weg zur Sicherheit der Zukunft

    Als Mainstream-Sicherheitsanbieter in der Branche besteht Huawei auf der Stärkung der Praxis des „Sich-selbst-Kennens“ und optimiert und verbessert weiterhin die Wahrnehmungsfähigkeit und Verteidigungsgenauigkeit seiner Single-Point-Defense-Sicherheitsprodukte, die typischerweise durch die Next-Generation-Firewall USG6000 repräsentiert werden; andererseits erforscht es auch aktiv den Bereich des „Kennens des eigenen Feindes“ und übernimmt die Führung bei der Veröffentlichung einer Reihe von Sicherheitsprodukten und -lösungen wie Sandboxen, Big-Data-Analyseplattformen und Cloud-Reinigungslösungen im Jahr 2015, um die Innovation des aktiven Verteidigungsmodus zu realisieren.
    Basierend auf einer großen Anzahl von Angriffsmustern und verschiedenen Bedrohungsinformationen haben die Big-Data-Plattformprodukte von Huawei CIS durch Expertenanalyse und maschinelles Selbstlernen ein umfangreiches Modell zur Erkennung von Anomalien erstellt, mit dem anomale Verhaltensweisen in jedem Glied der APT-Angriffskette effektiv identifiziert werden können. Gleichzeitig können die Big-Data-Plattformprodukte von Huawei CIS durch ein tiefgreifendes Verständnis der Umgebung, einschließlich der Identifizierung interner Informationen, wie z. B. Werte und Benutzer in der Umgebung, und durch die endgültigen multidimensionalen Bedrohungsinformationen anomale Verhaltensweisen in jedem Glied der APT-Angriffskette effektiv identifizieren. Durch die abschließende mehrdimensionale Bedrohungsanalyse können verschiedene fortschrittliche Bedrohungen effektiv identifiziert und relevante Bedrohungsinformationen generiert und mit herkömmlichen Sicherheitsgeräten wie NGFW und NGIPS geteilt werden, wodurch wirklich ein netzwerkweites, rückgekoppeltes aktives Verteidigungssystem entsteht, das „den Feind kennt und sich selbst kennt“.

    Source : https://web.archive.org/web/20201125152838/https://e.huawei.com/cn/tech-topic/cn/security/security
    Traduction : https://www.deepl.com/translator

    „Wolfsgeist“ : Wie Huawei seine Angestellten in Europa kontrolliert
    https://netzpolitik.org/2021/wolfsgeist-wie-huawei-seine-angestellten-in-europa-kontrolliert

    Ehemalige Angestellte werfen Huawei Diskriminierung vor. Wie massiv der Konzern in ihr Privatleben eingreift und wie er sein Personal auf Linie hält, zeigen interne Dokumente und verdeckte Tonaufnahmen, die netzpolitik.org und die Recherchepartner:innen des Signals Network ausgewertet haben.
    13.01.2021 um 06:00 Uhr - Alexander Fanta, Daniel Laufer

    Enigma-Entschlüsselung : Wie Schachspieler halfen, den Krieg zu gewinnen - DER SPIEGEL
    https://www.spiegel.de/geschichte/enigma-entschluesselung-wie-schachspieler-halfen-den-krieg-zu-gewinnen-a-123

    Verband Deutsches Afrika-Korps e.V., Paderborn - Firmenauskunft
    https://www.firmenwissen.de/az/firmeneintrag/33104/4290286191/VERBAND_DEUTSCHES_AFRIKA_KORPS_E_V.html

    Verband Deutsches Afrika-Korps e.V.
    Paderborner Str. 42
    33104 Paderborn, Deutschland

    Registernummer: VerR 2973

    Kurzbeschreibung
    Verband Deutsches Afrika-Korps e.V. mit Sitz in Paderborn ist im Vereinsregister mit der Rechtsform Verein eingetragen. Das Unternehmen wird beim Amtsgericht 33098 Paderborn unter der Vereinsregister-Nummer VerR 2973 geführt. Das Unternehmen ist wirtschaftsaktiv. Die letzte Änderung im Vereinsregister wurde am 28.01.2013 vorgenommen. Das Unternehmen wird derzeit von 4 Managern (4 x Vorstand) geführt. Die Steuernummer des Unternehmens ist in den Firmendaten verfügbar. Das Unternehmen verfügt über einen Standort.

    Deutsches Afrikakorps – Wikipedia
    https://de.wikipedia.org/wiki/Deutsches_Afrikakorps

    Das Deutsche Afrikakorps (DAK) war ein Großverband der deutschen Wehrmacht im Zweiten Weltkrieg, der von 1941 bis 1943 auf dem nordafrikanischen Kriegsschauplatz zum Einsatz kam und hier mit seinen gepanzerten Verbänden den Kern der späteren deutsch-italienischen Panzerarmee Afrika bildete. Das Operationsgebiet erstreckte sich im Verlaufe des Krieges von Tunesien über Libyen bis Ägypten. Fälschlich wird bisweilen das gesamte deutsche Kontingent im Afrikafeldzug als Afrikakorps bezeichnet.

    Wayback Machine - Verband Deutsches Afrika-Korps e.V.
    https://web.archive.org/web/20191220080255/http://deutsches-afrikakorps.de

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    Wir bitten alle schriftlichen Anfragen,welche die Verbandszeitung „Die Oase“, die Mitgliedschaft im Verband, der Website und den Einsatz deutscher Soldaten in Nordafrika im 2. Weltkrieg* betreffen,an

    Telefonische Anfragen oder Anfragen zu o.a. Themen per E-Mail:

    Verband Deutsches Afrika-Korps e.V.

    –Bundesvorsitzender-
    Uwe Vogel
    Röttersdorf 17
    07349 Lehesten
    036653 - 22428 oder 0171 - 5005231
    uvogel1959(at)aol.com

    –Stellvertretender Bundesvorsitzender-
    Bernd Peitz
    Paderborner Str. 42
    33104 Paderborn-Elsen
    Tel. 05254-60289
    Fax 05254-662187
    b-p.peitz(at)t-online.de

    –Bundesgeschäftsführerin-
    Barbara Weitpert
    Geislinger Str. 71
    89197 Weidenstetten
    07340 - 240
    weitpert(at)t-online.de

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