• L’accès aux soins fond, la médecine sombre et le système de santé se fragmente
    On ne mesure pas suffisamment les conséquences désastreuses de la commercialisation des soins de santé.
    https://www.lalibre.be/debats/opinions/2021/08/29/lacces-aux-soins-fond-la-medecine-sombre-et-le-systeme-de-sante-se-fragmente

    Si les priorités des journalistes et des chercheurs ne devaient se fonder que sur un critère, ce serait l’importance de la souffrance et de la mortalité que l’information recherchée permettrait d’éviter. Et si, avec ce critère à l’esprit, il est un sujet qui, à côté du climat, mérite toute notre attention, c’est bien la perte d’accès aux soins de santé de qualité professionnelle ici et ailleurs.
    https://www.lalibre.be/resizer/ryvmNHOMrPeLJt7rbEmv5_NbnBI=/768x512/filters:focal(558.5x353:568.5x343)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/ipmgroup/OXX7OYPDDBHRBGJNITEQOJYSDE.jpg
    Pour s’en convaincre, il faut savoir que dans les années 80, en Allemagne de l’Est, 50 à 60% de l’amélioration de la mortalité était liée à des maladies vulnérables aux soins de santé https://www.demogr.mpg.de/publications/files/1257_1042711497_1_Avoid-Germ-Poland.pdf. . Et même si la mortalité évitable est aujourd’hui plus proche de 30% (1), il y a dans le monde près de 60 millions de décès et donc, au bas mot, 20 millions de morts évitables chaque année. Aucun autre facteur pris isolément n’a un tel impact sur notre vie et notre mort. Le manque d’accès aux soins tue quatre fois plus que le changement climatique (5 millions/an), (2) et tout indique que cette préséance risque de se prolonger.

    Les conséquences de la commercialisation
    D’autant qu’une lame de fond balaie les systèmes de santé et accroît la mortalité évitable : la commercialisation des soins, la privatisation des services de santé et surtout celle de la gestion des fonds de la sécurité sociale. Après les États-Unis et les pays en développement, la vague est aux portes de l’Europe. Déjà, la Suisse et la Hollande ont rendu obligatoire l’assurance santé contractée auprès d’un assureur privé. Et ailleurs, leur part dans les dépenses de santé ne cesse de croître - sans qu’aucune base scientifique solide n’étaie cette politique. Au contraire, on peut penser qu’après que les assurances aient été privatisées, l’accès aux soins se réduise ; les dépenses de santé flambent ; l’éthique professionnelle se détériore ; et la pratique de la médecine se déprofessionnalise. https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/0020731419847113

    Les stratégies de privatisation des soins ont été rodées au Chili, en Colombie, en Suisse et aux Pays-Bas. Les Etats réduisent les dépenses de santé tant qu’ils gèrent la sécurité sociale, ce qui la rend inacceptable aux patients et aux praticiens. Puis, après la privatisation, le ciel est leur limite. La quantité d’argent qui peut ainsi changer de main est gigantesque, puisque les dépenses de santé frôlent les 18% de PIB aux États-Unis (où le marché des assurances de santé est mûr) contre une moyenne de 10% dans les pays de l’OCDE.

    Les conséquences pratiques et théoriques de la commercialisation des soins méritent qu’on s’y attarde :

    – Avec la réduction de l’accès aux soins, la mortalité évitable augmente, mais aussi les migrations internationales.

    – La coopération internationale a sa part de responsabilité dans cette situation, elle qui a supprimé la coopération médicale pour que dans les services publics des pays en développement, on ne délivre que des programmes de santé publique, à l’exclusion des soins médicaux individuels, qui sont laissés au secteur privé. Au passage, avec ces partenariats public-privé, la coopération a créé une gigantesque bureaucratie – 120 « Global Health Initiatives », une par maladie/problème de santé - qui s’étend de Washington, Genève ou Bruxelles au plus petit village africain – sans que les Objectifs du Millénaire, malgré leur ambition très limitée, aient été atteints en Afrique.

    – Les facultés de médecine ont longtemps transmis aux étudiants une culture professionnelle et elles cherchaient, sans toujours y parvenir, à personnaliser la formation du médecin. Mais le paradigme de la formation technique - le transfert de compétences - s’est substitué à l’éducation et a desséché la formation des médecins.

    – Les politiques de privatisation segmentent les systèmes de santé avec des services pour les riches et d’autres pour les pauvres, et elles entravent la coordination clinique.

    – L’incidence des intérêts privés en recherche médicale dans les universités publiques n’a cessé de se développer. C’est pour cela que le secteur privé ne souhaite pas la privatisation de ces universités : parce qu’elles travaillent déjà pour lui. La recherche médicale s’y est donc centrée sur la relation patient / maladie / environnement / technologie, en oubliant la pratique médicale.

    – La plupart des responsables identifient la gestion de la santé au management à finalité commerciale et industrielle, alors que la pratique éthique de la médecine et les services publics justifient une gestion à finalité sociale et professionnelle, pour autant que les services publics soient destinés à garantir le droit à la santé - l’accès de tous aux soins de qualité professionnelle, dans un système universel.

    Trois forces nécessaires
    Comment résister au rouleau compresseur des banques assurances ? Si les partis politiques sont sensibles aux sirènes du lobbying des banques assurances, trois forces pourraient s’allier pour imposer l’examen politique du fondement scientifique de la privatisation des assurances de santé.

    Ce sont d’abord les organisations généralistes de patients, telles que les mutuelles, et les associations de professionnels de la santé qui pourraient ensemble définir une politique de santé dont la portée symbolique permettrait de défier les partis. Cependant, il faudrait que leurs négociations recourent à des critères scientifiques pour s’assurer que les exigences et objectifs de chaque partie reflètent bien les intérêts des patients et des professionnels.

    Puis il y a les acteurs économiques qui n’investissent pas dans les assurances de santé, et surtout ceux qui investissent hors du secteur de la santé, qui devraient pouvoir être convaincus de ce qu’ils n’ont rien à gagner de la privatisation des assurances de santé puisque plusieurs points de PIB pourraient ainsi changer de main.

    En définitive, la réalisation du droit à la santé conditionne la justice sociale, mais aussi la santé économique de l’Europe. En outre, la politique de coopération internationale des États européens devraient refléter les principes humanistes qui continuent, mais pour combien de temps encore, à inspirer chez eux la mission de la sécurité sociale et des services de santé. Sans prise de conscience collective, la commercialisation des soins de santé continuera à avancer de manière larvée, puis de plus en plus rapidement – et la sécurité sociale si chèrement acquise en Europe disparaîtra, tout comme la pratique éthique de la médecine et l’autonomie professionnelle des médecins.

    (1) Nolte E, McKee M. “Variations in amenable mortality trends in 16 high-income nations.” Health Policy 2011 ;103(1):47-52.
    (2) Qi Zhao, Yuming Guo, Tingting Ye, et al. Global, regional, and national burden of mortality associated with non-optimal ambient temperatures from 2000 to 2019 : a three-stage modelling study. Lancet Planet Health 2021 ; 5 : e415–25

    Une carte blanche de Jean-Pierre Unger, Prof. Em. Institut de Médecine Tropicale d’Anvers, Département de Santé Publique, Visiting Professor, Health and Society Institute, University of Newcastle. (https://jeanpierreunger.be)

    #santé #soins #médecine #médecins #mortalité #commercialisation des soins #privatisation #assurance #sécurité_sociale #assurance_santé #public-privé #bureaucratie #technologie #management #banques_assurances

    • L’incidence des intérêts privés en recherche médicale dans les universités publiques n’a cessé de se développer. C’est pour cela que le secteur privé ne souhaite pas la privatisation de ces universités : parce qu’elles travaillent déjà pour lui.

  • The space tourism we were promised is finally here—sort of | MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/2021/02/03/1017255/space-tourism-finally-here-sort-of-spacex-inspiration4/?truid=a497ecb44646822921c70e7e051f7f1a

    SpaceX weathered through the onset of the covid-19 pandemic last year to become the first private company to launch astronauts into space using a commercial spacecraft.

    It’s poised to build on that success with another huge milestone before 2021 is over. On Monday, the company announced plans to launch the first “all-civilian” mission into orbit by the end of the year. Called Inspiration4, the mission will take billionaire Jared Isaacman, a trained pilot and the CEO of digital payments company Shift4Payments, plus three others into low Earth orbit via a Crew Dragon vehicle for two to four days, possibly longer.

    Inspiration4 includes a charity element: Isaacman (the sole buyer of the mission and its “commander”) has donated $100 million to St. Jude Children’s Research Hospital, in Memphis, and is attempting to raise at least $100 million more from public donors. One seat is going to a “St. Jude ambassador” that’s already been chosen. But the two others are still up for grabs: one will be raffled off to someone who donates at least $10 to St. Jude, while the other will be a business entrepreneur chosen through a competition held by Shift4Payments.
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    “This is an important milestone towards enabling access to space for everyone,” SpaceX CEO Elon Musk told reporters on Monday. “It is only through missions like this that we’re able to bring the cost down over time and make space accessible to all."

    Inspiration4 marks SpaceX’s fourth scheduled private mission in the next few years. The other three include a collaboration with Axiom Space to use Crew Dragon to take four people for an eight-day stay aboard the International Space Station (now scheduled for no earlier than January 2022); another Crew Dragon mission into orbit later that year for four private citizens through tourism company Space Adventures; and Japanese billionaire Yusaku Maezawa’s #dearMoon mission around the moon in 2023 for himself plus seven to 10 others aboard the Starship spacecraft.

    SpaceX has never really billed itself as a space tourism company as aggressively as Blue Origin and Virgin Galactic have. While Crew Dragon goes all the way into low-Earth orbit, Virgin Galactic’s SpaceShipTwo and Blue Origin’s New Shepard vehicles just go into suborbital space, offering a taste of microgravity and a view of the Earth from high above for just a few minutes—but for way less money. And yet, in building a business that goes even farther, with higher launch costs and the need for more powerful rockets, SpaceX already has four more private missions on the books than any other company does.

    When Crew Dragon first took NASA astronauts into space last year, one of the biggest questions to come up was whether customers outside NASA would actually be interested in going.

    “A lot of people believe there is a market for space tourism,” says Howard McCurdy, a space policy expert at American University in Washington, DC. “But right now it’s at the very high end. As transportation capabilities improve, the hope is that the costs will come down. That begs the question of whether or not you can sustain a new space company on space tourism alone. I think that’s questionable.”

    So why has SpaceX’s expansion into the private mission scene gone so well so far? Part of it must be that it’s such an attractive brand to partner with at the moment. But even if a market does not materialize soon to make private missions a profitable venture, SpaceX doesn’t need to be concerned. It has plenty of other ways to make money.

    “I’m not sure Elon Musk cares much if he makes money through this business,” says McCurdy. “But he’s very good at leveraging and financing his operations.” SpaceX launches satellites for government and commercial customers around the world; it’s got contracts with NASA for taking cargo and astronauts alike to the space station; it’s ramping up progress with building out the Starlink constellation and should start offering internet services to customers some time this year.

    “It really reduces your risk when you can have multiple sources of revenue and business for an undertaking that’s based upon the single leap of rockets and space technologies,” says McCurdy. “The market for space tourism is not large enough to sustain a commercial space company. When combined with government contracts, private investments, and foreign sales it starts to become sustainable.”

    Space tourism, especially to low-Earth orbit, will still remain incredibly expensive for the foreseeable future. And that underscores the issue of equity. “If we’re going into space, who’s the ‘we’?” asks McCurdy. “Is it just the top 1% of the top 1%?”

    The lottery concept addresses this to some extent and offers opportunities to ordinary people, but it won’t be enough on its own. Space tourism, and the rest of the space industry, still needs a sustainable model that can invite more people to participate.

    For now, SpaceX appears to be leading the drive to popularize space tourism. And competitors don’t necessarily need to emulate SpaceX’s business model precisely in order to catch up. Robert Goehlich, a German-based space tourism expert at Embry-Riddle Aeronautical University, notes that space tourism itself is already multifaceted, encompassing suborbital flights, orbital flights, space station flights, space hotel flights, and moon flights. The market for one, such as cheaper suborbital flights, is not necessarily faced with the same constraints as the others.

    Still, there is no question this could be the year private missions become a reality. “We’ve waited a long time for space tourism,” says McCurdy. “We’re going to get a chance this year to see if it works as expected.”

    #Espace #Commercialisation #Tourisme #Enclosures

  • Bourrage de crâne de nos enfants, Najat Belkacem, et l’état ont décidé d’éduquer nos enfants aux théories du complot, par le biais du Decodex, et les médias appartenant aux quelques milliardaires :
    http://www.les-crises.fr/bien-sur-et-maintenant-leducation-nationale-recommande-le-decodex/#comment-429198
    https://prezi.com/yemc9jtk4v9t/lenseignant-face-aux-theories-du-complot

    le « benêt » du blog de « Conspiracy Watch » est fier de décider qui est sur la ligne politique et qui ne l’est pas. Nous sommes parents et devons alerter les autres de ce qui se trame. Un accord avec l’Education Nationale et les lobbyistes médiatiques veulant censurer l’opinion.en décidant a la place des enfants, parents ce qui est juste ou pas. ..

  • Ces data-brokers qui font commerce de nos données personnelles | L’Atelier : Accelerating Innovation
    http://www.atelier.net/trends/articles/data-brokers-commerce-de-nos-donnees-personnelles_445345

    Faisant commerce de nos données personnelles, les sociétés de data brokers sont l’objet de tous les fantasmes. Pourtant il est nécessaire, à l’heure du tout numérique, de saisir les implications économiques, sociétales et humaines de ce business fleurissant, dont on ne sait finalement pas grand-chose.

    #données_personnelles #commercialisation #data_brokers

  • L’usure du monde : #Critique de la déraison touristique Broché – 12 septembre 2014

    La puissance d’enchantement de l’#industrie_touristique repose sur sa capacité à faire oublier son caractère précisément industriel, par conséquent soumis aux règles d’un #productivisme et d’un #consumérisme sans frontières. Afin d’étendre le marché, la massification du #désir_touristique s’appuie sur la diffusion d’un puissant #imaginaire dans lequel la #mobilité est devenue le #modèle comportemental dominant. On a vendu partout l’#évasion" et créé des infrastructures dédiées à cet effet, sans voir que ce processus de #commercialisation détruisait la #dimension_symbolique du #voyage. Au service de la consommation du monde, le tourisme suppose non seulement une sensibilité particulière, mais aussi une réalité organisée autour de lieux modélisés selon des principes gestionnaires. Désinvesti de son territoire d’origine, le touriste nourrit l’espoir confus de trouver #ailleurs ce qui lui manque chez lui : le goût de vivre une existence conviviale sur un territoire encore chargé de sens et de vie. Mais par sa présence même, il détruit ce qu’il est venu chercher.

    http://www.amazon.fr/Lusure-monde-Critique-d%C3%A9raison-touristique/dp/291583086X
    #tourisme #livre
    cc @reka

  • La gare Cornavin fait la part belle aux commerces

    http://www.lecourrier.ch/120299/la_gare_cornavin_fait_la_part_belle_aux_commerces

    AMÉNAGEMENT • Dès ce matin, la gare de Genève offre au public ses nouveautés, qui vont d’une allée centrale moderne à une extension des horaires d’ouverture des magasins.

    Après quatre ans de travaux, le « mall » ouvrira ses portes au public aujourd’hui. C’est ainsi qu’Olivier Fargeon, responsable Grandes Gares Ouest des CFF, appelle la nouvelle allée centrale de la gare Cornavin. Parsemée de douze nouveaux magasins et fast-foods, elle abrite également le centre de vente CFF, offrant 1900 m2 d’espace supplémentaire pour une gare « rénovée et modernisée ».

    –—

    My station is rich
    http://www.lecourrier.ch/120302/my_station_is_rich

    My station is rich
    JEUDI 24 AVRIL 2014
    Christiane PasteurPostez un commentaire

    Le « mall », le « business point » et le « lounge CFF » constituent quelques-uns des attributs hautement désirables dévoilés hier par la nouvelle gare Cornavin ; c’est tellement plus moderne en anglais. Outre faire ses commissions, le voyageur, parce qu’il est toujours pressé, pourra bientôt se faire livrer des fleurs, déposer son costume pour la teinturerie ou recharger son ordinateur grâce à des consignes dernier cri. Le tout dans un cadre architectural à la fois clinquant et hygiénique qui transforme radicalement notre imaginaire social de la gare.
    A Genève comme ailleurs, les gares changent de vocation. De lieux de passages, elles se transforment en centres commerciaux à forte valeur ajoutée. Pas pour le confort des passagers, qui chercheraient en vain un banc pour s’asseoir, un buffet pour se restaurer, des toilettes gratuites, voire un moment de répit dans une vie chahutée. Pas non plus pour les petits commerçants qui ne sont guère en mesure de s’acquitter des loyers exorbitants exigés.
    Mais pour le plus grand profit des grandes enseignes, nationales ou internationales, qui bénéficient ici d’une législation hors normes pour leurs affaires : des horaires extrêmement flexibles, et ce 365 jours par an, des étudiants considérés comme des salariés de seconde zone et corvéables à merci les week-ends et jours fériés, et enfin une clientèle captive dont le temps consacré au déplacement entre le lieu de travail et le logement ne cesse de s’allonger. A titre d’exemple, la Migros de la gare de Zurich est la plus rentable du groupe. A la gare Cornavin, le géant orange vise un chiffre d’affaires de 12 millions de francs. Rien que pour les huit premiers mois d’exploitation.

    #dfs #espace_public #espace_privé #duty_free_shop #gares #commerces #commercialisation

  • L’Italie veut désarmer son #David
    http://fr.myeurop.info/2014/03/11/italie-veut-desarmer-son-david-13350

    myeurop

    Un marchand d’armes américain fait sa promo en transformant le David de #Michel-Ange en Rambo : sur une pub, la célèbre #sculpture brandit un énorme fusil de très gros calibre. Les Italiens, furieux, disent halte-là et appellent au désarmement immédiat de la statue.

    Qu’on se le dise, David est un pacifiste ! C’est la semonce faite par l’Italie à une entreprise américaine qui a osé prétendre le contraire. lire la (...)

    #REVUE_DU_WEB #Insolites #Italie #art #commercialisation #Détournement #Droits #musée #publicité

  • Thousands of scientific papers uploaded to the Pirate Bay — Tech News and Analysis
    http://gigaom.com/2011/07/21/pirate-bay-jstor

    The torrent consists of documents from the Philosophical Transactions of the Royal Society, the copyright to which has long since expired. However, the only way to access these documents until now has been via JSTOR, as Maxwell explains in a long and eloquent text on the Pirate Bay, with individual articles costing as much as $19.

    #publication #science #commercialisation