• Hala Abou-Hassira, ambassadrice de Palestine : « Le manque d’action de la communauté internationale nous inquiète »
    RFI - Publié le : 05/12/2022 - Invité du matin
    https://www.rfi.fr/fr/podcasts/invit%C3%A9-du-matin/20221205-hala-abou-hassira-palestine-nous-attendons-de-la-france-une-initiative-

    Hala Abou-Hassira, Ambassadrice de Palestine en France est ce lundi 05 décembre, l’invitée du matin de RFI. Situation de l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri menacé d’expulsion de Jérusalem-Est, crise israélo–palestinienne, absence de dialogue en perspective entre les deux parties du conflit, quel rôle peut jouer la France dans la résolution de ce conflit… Elle répond aux questions de RFI.

    #Salah_Hamouri

  • Les Connards Pro™, le système qui enferme les cons–
    https://framablog.org/2022/12/01/les-connards-pro-le-systeme-qui-enferme-les-cons

    –sommateurs. Qui enferme les consommateurs. Ce dernier épisode inédit des Connards Professionnels™ vous explique les forces du capitalisme de surveillance, mais aussi ses faiblesses, et comment les consommateurs pourraient s’en émanciper (ce qui fait très très peur à nos chers … Lire la suite­­

    #Grise_Bouille #Libres_Cultures #Pouhiou #Communaute #Conference #connard #Culture #Degooglisons #DomainePublic #Facebook #GAFAM #Gee #Livre #LivreLibre #pouhiou

  • Insurgé.es de la Commune
    http://anarlivres.free.fr/pages/nouveau.html#insurges

    Le Musée d’art et d’histoire Paul-Eluard, 22 bis, rue Gabriel-Péri, à Saint-Denis (93), organise du 9 décembre 2022 au 6 mars 2023, une exposition « Insurgé.es ! Regards sur celles et ceux de la Commune de Paris de 1871 ». Rappelons que ce musée conserve l’un des plus importants fonds sur cette période (dessins, estampes, affiches, journaux, photographies, correspondances, peintures et divers objets). Par ailleurs, l’exposition « entend faire la part belle aux nouvelles approches et à la diversité des regards contemporains » (...)

    #Saint-Denis #musée #CommuneParis #exposition

  • Une économie des communs négatifs
    par Alexandre Monnin- AOC media
    https://aoc.media/opinion/2022/11/28/une-economie-des-communs-negatifs

    L’écologie ne peut se penser comme un retour à la nature (ou à une époque antérieure, post industrielle, post-civilisationnelle, etc.) sous peine de porter avec elle un arrière-plan malthusien ou exterminisme.

    Son défi est désormais d’être une écologie des milieux impurs dans lesquels une part grandissante de l’humanité évolue qui cherche à négocier un passage étroit entre deux écueils : l’abandon brutal et immédiat des infrastructures, technologies et modèles – ce que j’appelle des communs négatifs – dont cette part croissante de l’humanité dépend un peu plus chaque jour, ce qui ne saurait se faire à très court terme, et le maintien de ces mêmes réalités à moyen terme.
    [...]
    La tentation est grande en effet, au-delà même des cosmologies, de puiser dans les savoirs du Sud générés en réponses à des situations de crises, situations dès lors valorisées au-titre d’une anticipation d’événements dramatiques à venir au Nord (hausse du niveau de l’eau, des températures, tropicalisation du climat, etc.).

    Les peuples autochtones ou les habitants d’Haïti seraient ainsi les éclaireurs des peuples du Nord, prenant les risques dont ces derniers entendent se préserver en observant la capacité d’adaptation des premiers.
    [...]
    Ceux qui pointent la responsabilité des pays du Nord ont tendance à rejeter le mot « Anthropocène » et à lui en substituer d’autres : Capitalocène, Anglocène, Androcène, etc. Il en existe mille et une variantes. On peut accepter cette responsabilité historique sans céder à l’ensemble des arguments des promoteur-ices de la notion de Capitalocène. Un point nous semble pourtant décisif : loin d’être une avant-garde, il faut penser le Nord Global comme le porteur et le témoin des futurs obsolètes, qui n’ont d’ailleurs, comme le souligne l’écrivain Amitav Ghosh[6], jamais eu vocation à advenir à l’échelle du Globe. L’échange écologique inégal, ainsi nommé par l’anthropologue Alf Hornborg[7], a vocation à le rester.

    Nul artifice ne permettra une généralisation à la population entière du mode de vie californien sans doute l’un des plus marketé à l’échelle du globe en dépit de sa nocivité fondamentale – pour prendre un exemple hélas aussi archétypal que caricatural. Si ces futurs sont obsolètes, il s’agit alors d’hériter à la fois de leurs matérialisations passées et des projets qui adviennent encore chaque jour en leur nom, les « ruines ruineuses » du présent et de l’avenir, à démonétiser symboliquement de toute urgence. Hériter du passé comme de l’avenir, dans un même geste.
    [...]
    Partant du principe qu’aucune transition ne pourra s’accomplir simplement en verdissant l’existant et que tout ne pourra être maintenu en garantissant les conditions d’habitabilité sur Terre, la redirection écologique pose la nécessité de procéder à des arbitrages démocratiques. Qui ne seront pas les mêmes partout et pour tout le monde car nous héritons collectivement des infrastructures de ce que le philosophe Olúfẹmi O. Táíwò[8] appelle the Global Racial Empire, qui opère une distribution des richesses, des biens de première nécessité ou des opportunités, tout à fait inégale.
    [...]
    comment faire changer la trajectoire de modèles (économiques, distributifs, juridiques, managériaux, etc.), d’infrastructures, de technologies non seulement vectrices d’inégalités mais qui détruisent l’habitabilité du monde ? Pour ce faire, il s’agit de les reconnaître pour ce qu’ils sont, de véritables communs négatifs ouvrant sur une nécessaire réappropriation collective à de multiples échelles. Surtout, il convient d’éviter un écueil majeur : les populations attachées, volontairement ou involontairement à ces réalités sont de plus en plus nombreuses, au Nord mais aussi dans le Sud Global, en dépit de l’immense hétérogénéité des situations, ne peuvent s’en extraire et s’en départir du jour en lendemain. En même temps, le business as usual est exclu à moyen terme. Tout l’enjeu consiste donc à emprunter une ligne deux crêtes entre ces deux écueils, qui sont aussi deux positions implicitement exterministes.
    C’est ici que doit s’affirmer le devoir historique des nations et peuples du Nord. Car il s’agit bien de prolonger le fil ouvert par les révolutions industriels et le régime métabolique minier[9] qui a consisté à tirer du sol de nouvelles sources d’énergie qui sont devenues à leur tour la matrice de nouvelles technologies, de nouvelles infrastructures et d’une nouvelle civilisation marquée par des modalités de subsistance impossible à congédier ou à prolonger.

    Des modalités de subsistance qui n’appellent pas nécessairement à passer uniformément sous les fourches caudines des limites planétaires mais à négocier précisément ce à quoi il faut renoncer et qu’il faut tâcher de maintenir pour que la recherche de capacités nouvelles de subsistance ne soit pas un eugénisme masqué des corps sains, enfin libérés des entraves de la Technosphère et rendu à une Nature accueillante.
    [...]
    Face à la dégradation de l’habitabilité, il s’agit d’opérer les nécessaires fermetures pour libérer des espaces où des milieux désormais impurs, comportant des poches de technicités mises par exemple à profits pour perpétuer des soins aux corps le nécessitant, pourront subsister.
    [...]
    Tirer le fil, donc, pour se positionner en arrière-garde d’un monde à venir, composant avec de multiples milieux interlopes.

    Ce rôle d’arrière-garde est généralement échu aux populations indigènes ou aux Nations en passe d’être engloutis par les flots ou sacrifiées pour le maintien du statu quo extractiviste. Têtes de ponts des changements induits par l’Anthropocène, privées d’avenir, et en même temps, avant-garde résiliente, malgré elles, au service des nations du Nord avides de mettre à profit les leçons ainsi glanées. Le statut d’arrière-garde doit être assumé. Prises dans un passé, un héritage, auquel elles se confrontent, les nations du Nord ont vocation à permettre à d’autres pays de représenter l’avant-garde de demain et de négocier avec cette modernité impossible selon leurs propres termes, en s’inspirant à leur guise des savoirs et des arts de la fermeture qu’il est impératif d’expérimenter aux Nord.

    Pour ne pas demander à d’autres d’être nos poissons-pilotes, pour ne pas attendre mais susciter ces bascules, à la fois politique et techniques, pour qu’un premier exemple, coupé de l’attente d’un retour sur investissement ou d’un avantage concurrentiel, ouvre la brèche nécessaire.
    [...]
    Au Nord, désormais, la vie bonne est celle qui prendra en charge les communs négatifs, qui travaillera à les démanteler proprement, avec soin. Premier exercice concret et constructif de réparation[10]. Manière d’assumer une responsabilité historique.

    #décroissance #post-croissance #anthropocène #effondrement

  • Les Connards Pro™, exploiter les données des cons–
    https://framablog.org/2022/11/24/les-connards-pro-exploiter-les-donnees-des-cons

    –sommateurs. Les données des consommateurs. Ce nouvel épisode inédit des Connards Professionnels™ vous explique à quoi cela sert de capter un maximum de données, comment manipuler les masses, et ainsi comment gagner au grand jeu du capitalisme de surveillance. Le … Lire la suite­­

    #Grise_Bouille #Libres_Cultures #Pouhiou #Communaute #Conference #connard #Culture #Degooglisons #DomainePublic #Facebook #GAFAM #Gee #Livre #LivreLibre #pouhiou

  • [rencontre] Ne pas démolir est une stratégie
    https://www.arcenreve.eu/rencontre/ne-pas-detruire-est-une-strategie

    L’exposition commun s’est clôturée par une conférence-manifeste de Christophe Hutin, Renaud Epstein et Jean-Philippe Vassal contre les rénovations urbaines qui détruisent systématiquement les logements afin de rénover le parc locatif social.

    Le raisonnement inhérent à cette pratique, privilégiée par les bailleurs sociaux pour modifier la composition démographique des grands ensembles, a été dénoncé en présence de représentants d’associations de résidents menacés d’expulsion.

    https://www.youtube.com/watch?v=86R-UucVk3U

    #logement #grands_ensembles #HLM #démolition #communs #arc_en_rêve #architecture #Renaud_Epstein

  • Brochure LO "Le camps des travailleurs" (32 pages, juin 2022) https://www.lutte-ouvriere.org/sites/default/files/documents/caravane-ete-2022.pdf

    Face à la flambée des prix, augmentation et indexation des salaires !

    Depuis trop d’années nous laissons la classe capitaliste encaisser sous forme de profits les richesses que nous produisons collectivement. Aujourd’hui nous n’avons plus le choix : pour ne pas nous appauvrir, il faut que nous nous battions pour que ces richesses nous reviennent en salaire et en pouvoir d’achat. Dès que les prix augmentent, il faut que les salaires, les allocations et les pensions augmentent dans la même proportion.

    #inflation

    #Contrôle_des_comptes pour prendre sur les profits

    Le plus important, pour nous, n’est pas ce qui va se passer à l’Élysée, à Matignon ou à l’Assemblée nationale. C’est ce qui va se passer dans les entreprises, c’est notre capacité à nous rassembler, à nous organiser et à nous battre contre un système aussi fou !

    Contre le #chômage, imposer des embauches et la #répartition_du_travail entre tous, avec maintien du salaire !

    En fait, les choses sont simples : ce sont nos emplois ou leurs profits, nos salaires ou leurs dividendes, nos conditions de travail ou leurs caprices de riches.

    Le #capitalisme menace la société, il faut le renverser !

    Nous devons nous battre pour défendre nos conditions d’existence mais aussi pour empêcher ces irresponsables de nuire à toute la société. Il faut contester leur pouvoir et tout leur système parce qu’ils nous mènent à la catastrophe.

    « Le capitalisme porte en lui la #guerre, comme la nuée porte l’orage » (Jaurès)

    Pas un euro pour les marchands de canons, pas un travailleur pour faire l’union sacrée derrière l’#impérialisme !

    #Mélenchon et la #Nupes : le retour des marchands d’illusions

    Les vraies leçons du #Front_populaire

    Contre l’#extrême_droite, vive le #camp_des_travailleurs ! Travailleurs français, immigrés, une seule classe ouvrière !

    #Lutte_ouvrière #LO #Jean_Luc_mélenchon #réformisme #communisme #révolution #classe_ouvrière

  • Les Connards Pro™, capter les données des cons–
    https://framablog.org/2022/11/17/les-connards-pro-capter-les-donnees-des-cons

    –sommateurs. Les données des consommateurs. Cet épisode inédit des Connards Professionnels™ vous invite à découvrir le monde merveilleux du capitalisme de surveillance, où l’on donne ce qui nous est le plus personnel : notre attention. Le retour des Connards Pros™ avec … Lire la suite­­

    #Grise_Bouille #Libres_Cultures #Pouhiou #Communaute #Conference #connard #Culture #Degooglisons #DomainePublic #Facebook #GAFAM #Gee #Livre #LivreLibre #pouhiou

  • From instrumentalization to commoning: A critical review of participation in urban nature-based solutions
    https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/frsc.2022.917607

    Nature-based solutions (NBS) are becoming a widely recognized approach to urban sustainability. Most of the literature and policy handbooks on the topic emphasize the importance of participation in some form but interpretations and levels of commitment vary. While the mainstream discourse often presents NBS as a set of win-win solutions for urban sustainability, there is a tendency to romanticize both nature and participatory planning processes in the institutional language and practices of NBS. In this paper, we review critical perspectives on the mainstream NBS discourse. Then we bring scholarship concerning the relationship between cities, nature and social change into conversation with scholarship on commoning, to outline an approach for rethinking the democratic and (...)

  • Corse : L’Accademia di u cumunu pour une écologie territoriale | Corse Matin
    https://www.corsematin.com/articles/corse-laccademia-di-u-cumunu-pour-une-ecologie-territoriale-133387

    Par : Noël Kruslin
    Publié le : 08 novembre 2022 à 20:05
    Dans : Société
    Le sculpteur Toni Casalonga est l’un des membres fondateurs de l’Accademia di u cumunu.
    Le sculpteur Toni Casalonga est l’un des membres fondateurs de l’Accademia di u cumunu.
    Christina Buffa
    Un site au cœur de la châtaigneraie peut devenir l’un des champs d’action de l’Accademia, dès l’instant où une ressource est en danger, et qu’un collectif veut se réapproprier « un commun ».
    Un site au cœur de la châtaigneraie peut devenir l’un des champs d’action de l’Accademia, dès l’instant où une ressource est en danger, et qu’un collectif veut se réapproprier « un commun ».
    Archives Michel Luccioni
    « Aujourd’hui, les rêveurs sont ceux qui croient encore à un progrès qui nous a conduits dans le mur », estime Jean-Michel Sorba.
    « Aujourd’hui, les rêveurs sont ceux qui croient encore à un progrès qui nous a conduits dans le mur », estime Jean-Michel Sorba.
    Jeannot Filippi
    Le sculpteur Toni Casalonga est l’un des membres fondateurs de l’Accademia di u cumunu.
    Le sculpteur Toni Casalonga est l’un des membres fondateurs de l’Accademia di u cumunu.
    Christina Buffa
    Un site au cœur de la châtaigneraie peut devenir l’un des champs d’action de l’Accademia, dès l’instant où une ressource est en danger, et qu’un collectif veut se réapproprier « un commun ».
    Un site au cœur de la châtaigneraie peut devenir l’un des champs d’action de l’Accademia, dès l’instant où une ressource est en danger, et qu’un collectif veut se réapproprier « un commun ».
    Archives Michel Luccioni

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    Alertée par ce que la crise écologique laisse entrevoir, une vingtaine de personnes mise sur un nouveau collectif pour installer l’idée d’une écologie territoriale qui passe par la réhabilitation des « communs » en tant que ressources et communautés d’usages. Une utopie… Assumée

    La dernière actualité de Tavignanu Vivu avait déjà dévoilé quelque peu la démarche. Celle d’un autre collectif calé sur les mêmes convictions, mais soucieux d’élever la réflexion au-delà de la seule échelle locale. La revue numérique Robba vient de publier le manifeste qui porte l’Accademia di u cumunu sur les fonts baptismaux. Un texte qui, en guise de titre, pose deux questions. « E avà, chi femu ? Comment habiter la Corse différemment ? »

    Évoquant un été 2022 révélateur des vulnérabilités de l’île, les épisodes climatiques inédits, soulignant « des logiques mortifères qui associent un tourisme irraisonné, une urbanisation démesurée et un consumérisme effréné, nous mènent au bord de l’effondrement ». Dès lors, pour l’Accademia nouvellement créée, « un moment d’introspection s’impose aux politiques comme aux habitants de la terre de Corse. Il nous appartient de penser et de mettre en pratique un autre projet de société ».

    Mais qui sont ceux qui prônent une telle remise en question ? Militants, acteurs associatifs et culturels, citoyens plus ou moins connus, d’aucuns ont figuré sur la liste conduite par Agnès Simonpietri aux dernières élections territoriales. Une démarche qui portait l’estampille écologiste malheureusement vue par le petit bout de la lorgnette. « C’était la liste écolo, celle des hurluberlus », regrette Jean-Michel Sorba qui considère qu’il importe aujourd’hui de dépasser ce qui ne doit plus être une limite.

    Chercheur à l’Inrae, celui qui se fait le premier porte-parole de l’Accademia parle avec conviction. « Nous voulons faire comprendre qu’il y a un combat à mener qui n’est pas seulement celui des météorologues, des écologistes, encore moins des rêveurs. Il ne faut plus parler aujourd’hui de changement climatique, mais de crise écologique et de ses conséquences : l’impact sur la biodiversité, notre rapport au vivant, à la production, à la prédation, à l’économie extractive. »
    LIRE AUSSI. Droits de la nature : Tavignanu Vivu veut éclairer le débat

    Pour Jean-Michel Sorba, le défi de l’Accademia est clair : « Pour susciter la prise de conscience, il faut donner des prises collectives aux citoyens, des prises matérielles et individuelles. Il y a beaucoup de communication, dans le contexte qui est le nôtre, sur ce que nous pouvons faire comme effort individuel. En revanche, les prises collectives pour s’ordonner, se mettre en marche, elles n’existent pas vraiment. Nos représentants politiques n’en ont pas, le marché n’y arrive pas car il repose beaucoup trop sur cette économie extractive, et l’État est défaillant. L’idée, c’est de donner ces prises aux populations, et la formule gagnante est celle des collectifs citoyens pour mettre en place ce que l’on veut mettre à partir d’une approche territoriale de l’écologie. »

    L’Accademia s’appuie d’abord sur le savoir de référence en la matière. L’œuvre du sociologue Bruno Latour sur cette notion d’écologie territoriale, la pensée de l’économiste américaine Elinor Ostrom qui a théorisé les « communs », cette fameuse prise que le nouveau collectif veut faire valoir comme la force de frappe de sa pensée sur le terrain. Qu’est-ce qu’un commun, justement ? À distinguer d’un « bien commun » comme l’eau quand on parle d’une ressource dont on a besoin pour vivre. Le commun, en revanche, est un cours d’eau. « C’est une ressource, explique Jean-Michel Sorba, une communauté d’usagers avec une gouvernance qui définit des règles d’usage. Cette réflexion ferait d’ailleurs sourire nos grands-parents car ils ont connu les communs. Un four de village, u circulu, u furestu en tant que système d’utilisation de la châtaigneraie, n’étaient pas des systèmes dépourvus de régulation. »

    Lui aussi membre de l’Accademia, Toni Casalonga considère l’intérêt d’un regard sélectif sur cet héritage. « Il faut savoir faire le tri dans l’héritage qui est le nôtre en Corse, et se réapproprier ce qu’il nous a laissé d’intéressant. »
    LIRE AUSSI. Record de sécheresse enregistré à l’aéroport de Bastia
    De l’espace forestier qui n’a plus d’usage à... la langue corse

    Après avoir travaillé à sa mise en place pendant un peu moins d’un an, organisé un premier atelier public lors du dernier rendez-vous de Tavignanu Vivu à Aleria, l’Accademia di u cumunu a listé un certain nombre de « communs » qui, partout en Corse, pourraient devenir les instruments du point de bascule. Un espace forestier de 1 000 hectares dans le Sud, où il n’y a plus d’usages ni de gestion, est au cœur des préoccupations, mais l’approche dépasse l’écologie telle qu’on l’entend trop souvent, et peut s’étendre à l’espace urbain. « Nous nous intéressons à un quartier d’Ajaccio où les habitants se dotent d’un approvisionnement énergétique original et local, confie Jean-Michel Sorba, mais aussi à la langue corse qui est un commun. Notre mission, au-delà de l’identification des communs, c’est d’accompagner des groupes porteurs d’actions, notamment en posant un récit, à savoir s’entendre sur un narratif pour dire quels sont les problèmes et se projeter sur les solutions. »

    Toni Casalonga veut y croire, eu égard à son inébranlable foi en la citoyenneté. « Quel est le rôle du citoyen ? Voter pour ou voter contre, mais il a quand même bien d’autres choses à faire, notamment créer des espaces de contribution qui voient fleurir la pensée. »

    L’Accademia di u cumunu est bien née. Ses fondateurs savent que parvenir au « point de bascule » sera un tour de force. Ils assument la part d’utopie, « car en temps de crise, si on n’en a pas, on en crève », tout en anticipant l’offensive des incontournables détracteurs. « Les rêveurs, aujourd’hui, estime Jean-Michel Sorba, ce sont ceux qui croient encore que l’on peut vivre dans ce progrès totalement suspendu qui ne prend pas en compte nos ressources, et qui nous a conduits dans le mur. »

    #Communs #Corse

  • L’automobiliste du #futur
    http://carfree.fr/index.php/2022/11/10/lautomobiliste-du-futur

    Si le corps humain évoluait pour devenir résistant aux accidents de voiture, alors il ressemblerait probablement à « Graham » avance la Commission australienne des accidents de la route (TAC). Cette sculpture Lire la suite...

    #Fin_de_l'automobile #Insécurité_routière #accident #australie #communication #humour #sécurité_routière

  • Les Connards Pro™, l’épisode perdu (Facebook)
    https://framablog.org/2022/11/10/les-connards-pro-lepisode-perdu-facebook

    Les Connards Professionnels nous reviennent après des années d’absence. Découvrez aujourd’hui un épisode qui parodie et explicite le fonctionnement de #Facebook, écrit en 2015 et pourtant jamais publié avant maintenant. Les Connards Pros™ vous forment au capitalisme de surveillance ! Entre … Lire la suite­­

    #Grise_Bouille #Libres_Cultures #Pouhiou #Communaute #Conference #connard #Culture #Degooglisons #DomainePublic #GAFAM #Gee #Livre #LivreLibre #pouhiou

  • #Mobilizon v3 : trouver des #événements et groupes dans tout le fédiverse !
    https://framablog.org/2022/11/08/mobilizon-v3-trouver-des-evenements-et-groupes-dans-tout-le-fediverse

    Mobilizon, c’est l’alternative que nous développons depuis 2019 pour que chacun·e puisse émanciper ses événements et groupes de #Facebook. Sauf qu’à l’inverse de Facebook, Mobilizon n’est pas une plateforme unique. C’est un logiciel que des spécialistes peuvent installer sur un … Lire la suite­­

    #ActivityPub #chatons #coin-coin #collectivisons_internet_convivialisons_internet #Communaute #contributopia #Degooglisons #émancipation #Event #framameet #Framasoft #GAFAM #Innovation #Internet #MeetUp #Planet #Politique #Projet #RezoTIC

  • #Mobilizon v3 : Find events and groups throughout the fediverse !
    https://framablog.org/2022/11/08/mobilizon-v3-find-events-and-groups-throughout-the-fediverse

    Mobilizon is the alternative we have been developing since 2019 so that everyone can emancipate their events and groups from #Facebook. Except, unlike Facebook, Mobilizon is not a single platform. It is a software that specialists can install on a … Lire la suite­­

    #ActivityPub #chatons #coin-coin #collectivisons_internet_convivialisons_internet #Communaute #contributopia #Degooglisons #émancipation #English #événements #Event #framahome #framameet #Framasoft #GAFAM #Innovation #Internet #MeetUp #Planet #Politique #Projet #RezoTIC

  • Darmanin, le Pinocchio de Beauveau | Libération | 04.11.22

    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/gerald-darmanin-le-pinocchio-de-la-place-beauvau-20221104_3FV6DZO645HYTOY

    Comment suivre le rythme de la communication politique, tout en la questionnant ? Le problème est commun à tous les journalistes, mais il est d’autant plus aigu lorsqu’ils traitent le cas de Gérald Darmanin. Le ministre de l’Intérieur prend médiatiquement beaucoup de place. Et ses nombreuses saillies infusent dans le débat public sans toujours rencontrer de contradiction ou de rectification. Il y a pourtant beaucoup à dire. Dans quasiment chacune de ses interventions, Gérald Darmanin ment un peu, parfois beaucoup. Données erronées, faits mélangés, présentations fallacieuses des phénomènes : l’écouter régulièrement, c’est être sûr de l’entendre utiliser l’un de ces procédés. Sans prétendre à l’exhaustivité, Libération recense ici quelques-uns des mensonges, malhonnêtetés et tromperies, énoncés par le ministre de l’Intérieur, parfois à plusieurs reprises, depuis la rentrée 2022. L’article sera mis jour aussi souvent que nécessaire.

    #paywall

    • Déclaration : Au cours des débats sur la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur (Lopmi) à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur fait le bilan de l’action des gouvernements successifs depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron et affirme ceci : « Nous avons mis de plus en plus de personnes sur la voie publique lors du quinquennat précédent. »

      Vérification : Le temps de présence des forces de l’ordre sur la voie publique est mesuré depuis des années dans le cadre des discussions budgétaires au Parlement. Il existe un indicateur, créé par l’administration : le taux d’engagement des effectifs sur le terrain. Or les documents budgétaires permettent de constater qu’il est à la baisse ces dernières années. La Cour des comptes l’avait d’ailleurs relevé, dans une note thématique dédiée à la police, publiée en novembre 2021. Les magistrats financiers notent depuis 2011 « une baisse continue de la présence sur la voie publique », avec un taux d’environ 39 % cette année-là, contre un peu moins de 37 % en 2020, dans la police. Le constat est équivalent du côté des gendarmes. « La nouvelle doctrine d’emploi annoncée en août 2017, la “police de la sécurité du quotidien” ne s’est pas, pour l’instant, traduite par une plus grande présence policière sur le terrain », concluait la Cour des comptes. Les documents budgétaires de l’année 2021 permettent de constater que la situation n’a pas changé.

      Cet indicateur, qui contredit la communication du gouvernement, a d’ailleurs été supprimé par le ministère de l’Intérieur pour les années à venir. Dans un référé daté du mois de juillet et adressé à Gérald Darmanin, le premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, critique cette décision. Le magistrat financier dénonce « un recul en matière de qualité de l’information donnée ». Le remplacement de cet indicateur « doit être reconsidéré », dit-il.

      Le 31 octobre, sur « l’écoterrorisme »

      Déclaration : Après un week-end de mobilisation contre les bassines, à Sainte-Soline (Deux-Sèvres), Gérald Darmanin juge, lors d’une conférence de presse, que ces actions militantes écologistes relèvent « de l’écoterrorisme ».

      Vérification : Le code pénal comporte un article, le 421-2 « incriminant ce qu’il est convenu d’appeler le “terrorisme écologique” », selon les mots d’un rapport sénatorial du milieu des années 90. Cet article dispose : « Constitue un acte de terrorisme, lorsqu’il est en relation avec une entreprise individuelle ou collective ayant pour but, de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur, le fait d’introduire dans atmosphère, sur le sol, dans le sous-sol ou dans les eaux, y compris celles de la mer territoriale, une substance de nature à mettre en péril la santé de l’homme ou des animaux ou le milieu naturel. » Il s’agit donc d’actes d’atteintes particulièrement graves à l’environnement réalisées dans le but de nuire, par la terreur ou l’intimidation, à la société.

      Les militants écologistes de Sainte-Soline ont scié une canalisation et aucun élément n’indique que ces faits puissent être rapprochés de ce que la justice qualifie de terrorisme écologique. Au-delà de la qualification juridique, le terme d’écoterrorisme est polysémique. Au début des années 2000, il n’était pas assimilé à une défense militante de l’environnement, mais à une forme d’atteinte à celui-ci. Ainsi, en 2005, le président de Kiribati, archipel menacé par la montée des eaux, dénonçait la responsabilité des pays riches dans la pollution causant le réchauffement climatique : « Ces actes délibérés de la part de certains, destinés à sécuriser leurs bénéfices au détriment des autres, peuvent être comparés à des actes de terrorisme, d’écoterrorisme. »

      Le 27 octobre, sur les homicides policiers

      Déclaration : Interrogé sur France Inter à propos de l’accumulation d’homicides policiers lors de tirs contre des véhicules, le ministre de l’Intérieur rétorque en évoquant plusieurs cas : « Vous avez oublié de citer qu’il y a un gendarme qui est mort il y a trois jours parce que quelqu’un l’a renversé sur l’autoroute. Il y a une veuve et quatre gamins. Vous avez oublié de dire qu’il y a une semaine il y a un gendarme qui a eu la jambe arrachée, qui est toujours entre la vie et la mort dans le Sud-Ouest de la France », dit alors Gérald Darmanin. Et conclut : « Les policiers et les gendarmes sont les premières victimes des refus d’obtempérer. »

      Vérification : En évoquant ces deux situations, le ministre de l’Intérieur mélange des faits qui n’ont rien à voir. Le premier cas cité n’a pas de rapport avec un contrôle suivi d’un refus d’obtempérer. Il s’agit d’un accident de la route au cours duquel un gendarme a été tué, selon les déclarations des autorités. Dans la nuit du 24 au 25 octobre, sur l’autoroute A13, dans l’Eure, la gendarmerie avait interpellé un véhicule dans le cadre d’une enquête pour trafic de drogue. Un des militaires a été percuté par un camion qui circulait sur cet axe routier. Les investigations ouvertes à la suite de cet accident doivent notamment déterminer si les forces de l’ordre avaient correctement signalé leur présence sur la voie, explique France Bleu.

      Le deuxième cas mentionné par Gérald Darmanin est bien lié à une situation dans laquelle un conducteur a refusé de s’arrêter mais le ministre de l’Intérieur semble malgré tout exagérer la gravité de la blessure subie. Il s’agit de faits survenus en Gironde, le 19 octobre. Gérald Darmanin affirme donc que le militaire percuté a eu la « jambe arrachée ». Selon la communication du parquet local, rapportée par France Bleu, cette blessure est importante mais sans rapport avec la description du ministre de l’Intérieur. Le militaire souffre de « multiples fractures » qui pourraient entraîner de « très lourdes séquelles ».

      Le 27 octobre, sur les statistiques de la délinquance

      Déclaration : Au sujet de l’augmentation des violences aux personnes recensées par les forces de l’ordre, Gérald Darmanin déclare sur France Inter que « 90 % de cette augmentation, c’est les violences faites aux femmes ».

      Vérification : En matière de statistiques de la délinquance, une hausse peut vouloir dire que le phénomène mesuré augmente effectivement, ou que les victimes se manifestent de plus en plus souvent, ou que les forces de l’ordre sont de plus attentives à ce phénomène. Ou un mélange de tout ça.

      Les coups et blessures volontaires (CBV) sur des personnes de plus de 15 ans enregistrées par les forces de l’ordre augmentent depuis plus de dix ans, avec une accélération à partir de 2017, selon le service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) : plus 233 000 CBV enregistrés l’année de l’élection d’Emmanuel Macron, contre plus de 306 000 en 2021. Soit une hausse de 31 %.

      Il est exact qu’une grande partie de cette hausse est due aux coups et blessures intrafamiliaux (qui recouvrent aussi les violences faites aux enfants), mais le pourcentage avancé par Gérald Darmanin est loin de la réalité. Ceux-ci représentaient 100 000 faits enregistrés en 2017, contre 133 000 faits hors cadre familial, selon le SSMSI. En 2021, ils représentent 158 000 faits enregistrés, contre 149 000 CBV hors du cadre familial. La hausse du total (+ 73 000 faits) est donc due à environ 78% à l’augmentation du recensement des faits de coups et blessures dans le cadre familial. Moins que les 90 % avancés par le ministre de l’Intérieur.

      Le 27 octobre, sur les usages d’armes à feu par les forces de l’ordre

      Déclaration : Sur France Inter, Gérald Darmanin assure que les forces de l’ordre tirent aujourd’hui moins que sous les gouvernements précédents : « En 2017, quand c’était le gouvernement de M. Hollande, on était à 464 usages d’armes pour les refus d’obtempérer [il s’agit sûrement du total des usages, ndlr], 254 sur des véhicules. En 2021, 367 usages d’armes, beaucoup moins, et 201 sur les véhicules. Il y a eu moins de tirs en 2021, et c’est vrai pour 2020, pour 2019, pour 2018, que sous le gouvernement précédent. »

      Vérification : Premièrement, il est trompeur d’attribuer les tirs de l’année 2017 au « gouvernement de monsieur Hollande », étant donné qu’Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir au mois de mai 2017. Deuxièmement, les chiffres avancés par Gérald Darmanin diffèrent de ceux disponibles dans les rapports des inspections générales de la police nationale (IGPN) et de la gendarmerie nationale (IGGN).

      Surtout, il est faux de dire qu’il y a moins de tirs sous la présidence d’Emmanuel Macron que « sous le gouvernement précédent ». S’il y a eu moins de tirs en 2018, 2019, 2020 et 2021 qu’en 2017, il y a en revanche eu plus de tirs, en moyenne, sur la période 2018-2021 que sur la période 2012-2016. Avant 2017 (2012-2016), les policiers tiraient en moyenne 251 fois par an, dont 119 fois sur les véhicules ; après 2017 (2018-2021), ces chiffres montaient respectivement à 298 et 157. Soit une augmentation de l’ensemble des tirs de 19% entre les deux périodes, et une hausse des tirs contre les véhicules de 31%. On ne dispose pas des tirs des gendarmes sur les véhicules avant 2017, mais le nombre total d’usages déclarés par la gendarmerie passe de 75 à 80 entre les deux périodes (2012-2016 d’une part ; 2018-2021 d’autre part).

      La hausse du nombre de tirs des policiers après 2017 (et peut-être le pic de cette année-là) est certainement liée à la promulgation d’une loi qui élargit et assouplit le régime légal autorisant le tir pour les policiers. Plus précisément, les travaux des chercheurs Sebastian Roché, Paul Le Derff et Simon Varaine établissent un lien entre la forte hausse des tirs mortels visant des véhicules de la part des policiers et la promulgation de cette loi.

      Le 11 octobre, sur les contrôles d’identité

      Déclaration : Lors des débats parlementaires au Sénat sur la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur, le locataire de la Place Beauvau affirme que les contrôles d’identité réalisés par les forces de l’ordre sont tous autorisés par les procureurs de la République. Gérald Darmanin était alors questionné par le sénateur écologiste Guy Benarroche, qui à l’occasion d’un amendement, proposait la publication de statistiques sur les contrôles d’identité.

      « Vous faites un procès qui est inacceptable », rétorque alors le ministre de l’Intérieur. Et poursuit : « C’est ignorer le droit, monsieur le sénateur, vous qui prônez l’action de la justice, que d’ignorer qu’il n’y a pas un policier de la République, il n’y a pas un gendarme, qui ne fait pas un contrôle d’identité sans l’autorisation d’un procureur de la République. » Puis, conclut ainsi sa tirade : « Donc en plus de dire des choses profondément blessantes, vous dites des choses qui sont profondément fausses. »

      Vérification : Ces propos de Gérald Darmanin sont tout aussi catégoriques qu’ils sont erronés. Le cadre légal des contrôles d’identité en France est prévu à l’article 78-2 du code de procédure pénale. Or, contrairement à ce qu’affirme le ministre de l’Intérieur, les policiers et les gendarmes peuvent décider de contrôler une personne sans aucune autorisation d’un procureur de la République, ni aucun contrôle a priori d’une autorité judiciaire. Et notamment, « pour prévenir une atteinte à l’ordre public » s’il existe « une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner » que la personne contrôlée a « commis ou tenté de commettre une infraction », « qu’elle se prépare à commettre un crime ou un délit », etc. Ce sont justement ces dispositions, permettant aux forces de l’ordre de procéder à des contrôles d’identité de leur propre initiative, qui sont particulièrement dénoncées par des militants associatifs et des ONG de défense des libertés publiques.

      Mise à jour le 4 novembre 2022

      #communication #police #Gérald_Darmanin

  • #Framasoft.org : un site en cohérence avec qui nous sommes et ce que nous faisons
    https://framablog.org/2022/11/02/framasoft-org-un-site-en-coherence-avec-qui-nous-sommes-et-ce-que-nous-fa

    « Ah oui, Framasoft, je connais, c’est les framatrucs ! ». Alors oui, mais pas que. Ces dernières années, notre association a évolué en affirmant ses positions et en étendant ses actions. Il était temps de rendre notre #Projet associatif clair, fluide et … Lire la suite­­

    #coin-coin #collectivisons_internet_convivialisons_internet #Communaute #Degooglisons #Framaccueil #GAFAM #Illustrations #manifeste #Politique #site_web

  • La planification économique (2/3) : Ha-Joon #Chang et la planification capitaliste

    Je fais suite à mon premier billet, sur la #planification_économique au sens #communiste du terme : voir https://seenthis.net/messages/976193 Regardons maintenant la planification indicative sous les économies capitalistes.

    Ha-Joon Chang, dans 23 Things They Don’t Tell You About Capitalism, explique que « Capitalist economies are in large part planned », contrairement à l’idée reçue que l’échec du communisme aurait démenti les avantages supposés de la planification :

    Governments in capitalist economies also plan, albeit not in the same comprehensive way that the central planning authorities in communist countries did.

    […]

    [M]any capitalist countries have successfully used what is known as ‘indicative planning’. This is planning that involves the government in a capitalist country setting some broad targets concerning key economic variables [...] and working with, not against, the private sector to achieve them.

    Ha-Joon Chang cite ensuite plusieurs exemples de succès de la planification capitaliste (selon lui) :

    – Le dirigisme en France pendant les années 1950 et 1960, permettant au pays de « dépasser l’économie britannique en tant que deuxième pouvoir industriel de l’Europe. »

    – D’autres succès en Europe dans les années ‘50 à ‘70 : la Finlande, le Norvège, l’Autriche.

    – Les « East Asian miracle economies » entre les années 1950 et les années 1980 (le Japon, la Korée du Sud, le Taïwan), dont il est particulièrement enthousiaste.

    –—

    Chang fustige donc le « prejudice against planning », insistant qu’à condition de garder des mécanismes de #marché elle permet de grands succès économiques. La planification joue déjà, que l’on le veuille ou non, un rôle dans les économies capitalistes :

    Between the planning that is going on within corporations and various types of planning by the government, modern capitalist economies are planned to a very high degree.

    Il faut donc la déployer de façons adaptées au contexte afin qu’elle soit propice à un meilleur fonctionnement de #l’économie :

    The question, then, is not whether to plan or not. It is what the appropriate levels and forms of planning are for different activities.

    –—

    On l’aura bien compris, Chang ne sort jamais du #capitalisme lorsqu’il défend la planification. En tant qu’argument descriptif, il est plutôt convaincant : ce n’est qu’avec des abstractions absurdes ou par la rhétorique la plus exagérée que l’on parvient à croire qu’il existerait un réel #free_market dans nos économies. (Apprécions aussi que les doctrines économiques libérales sont souvent avancées par des idéologues de mauvaise foi.)

    Sur le plan normatif, je suis plus réticent. D’une part, il a raison de s’opposer aux pratiques qui découleraient de théories libérales ; de l’autre, par contre, son imagination des alternatives est tristement bornée. Pour faire face à la #crise_climatique, à l’inégalité, à la souffrance, à la faim, il faut aller plus loin que Chang propose. Il nous faut imaginer avec sérieux les alternatives non-capitalistes. Et, pour cela, il nous serait utile de revenir aux débats socialistes sur la planification—dans mon prochain billet !