• « La pandémie de Covid-19 aura contribué à mettre au jour la crise de la gouvernance mondiale de la santé publique »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/12/06/la-pandemie-aura-contribue-a-mettre-au-jour-la-crise-de-la-gouvernance-mondi

    Le récent accord pour rendre davantage accessibles aux pays pauvres les médicaments contre le Covid-19 n’est qu’un trompe-l’œil. Il faut penser la santé publique mondiale comme un bien commun, affirment les auteurs de cette tribune.

    Jean-François Alesandrini (Ancien directeur des affaires publiques à la DNDi)
    Benjamin Coriat (Economiste)
    Fabienne Orsi (Economiste)

    Pour qui se soucie d’aller au-delà de la surface des choses et des effets d’annonce (au demeurant soigneusement orchestrés par les agences de communication des grandes compagnies pharmaceutiques), cette séquence inédite offre un terrain d’analyse incomparable. On y perçoit la réalité des rapports de forces, des enjeux et des tensions qui se jouent depuis le début de la pandémie entre les géants de l’industrie, les gouvernements et la société civile, avec en toile de fond le contrôle de l’innovation thérapeutique et les conditions de son accès aux patients et aux citoyens de l’ensemble de la planète. L’enjeu financier se chiffre en centaines de milliards d’euros, avec en balance la question de l’accès pour tous, condition qui dicte celle du contrôle de la pandémie.

    Ainsi, selon la communication conjointe de Pfizer et du MPP, « 53 % de la population » mondiale seraient potentiellement concernés par cette stratégie dite de « responsabilité sociale ». Dès lors, le reste du monde demeurera « ordonné » par le modèle aujourd’hui hégémonique, celui qui permet aux grands laboratoires pharmaceutiques d’exercer un monopole sur les produits (même si la recherche, comme c’est souvent le cas, a été financée par des fonds publics) et pour lesquels ils détiennent des brevets, ce qui leur confère un pouvoir quasi discrétionnaire à la fois en matière de fixation des prix et de capacités de production.

    Si l’on entre plus avant dans la mise en œuvre des accords passés sur les deux médicaments, il faut bien constater que les progrès restent cantonnés à des pays et à des conditions d’administration si complexes qu’il s’agit finalement pour les deux compagnies pharmaceutiques concernées de « niches » et de marchés peu attractifs et rentables pour elles.

    Alors qu’une cinquième vague est en marche dans le monde et qu’un nouveau variant fait planer de nouvelles menaces, on peut raisonnablement présager qu’il sera bien difficile aux défenseurs de la propriété intellectuelle exclusive de justifier et de prolonger très longtemps le refus jusqu’ici opposé à la demande de levée de la propriété intellectuelle le temps de la pandémie. Ce d’autant que cette proposition de l’Afrique du Sud et de l’Inde bénéficie désormais du soutien de plus de 100 pays à revenu faible ou intermédiaire ainsi que de 60 parrainages.

    Dans ce contexte, les nouveaux accords avec le MPP ne sont-ils pas une aubaine pour les défenseurs du statu quo ? « Pfizer autorise la fabrication et la vente à moindre coût de son médicament dans les pays pauvres », titrait par exemple le New York Times quelques jours avant l’ouverture – finalement reportée – des nouvelles négociations à l’OMC sur le waiver, la levée temporaire des brevets !

    N’est-il pas temps, dans un contexte de situation exceptionnelle, d’espérer et d’envisager des mesures exceptionnelles pour atteindre les objectifs et la nécessité d’équité reconnue par tous, et dans l’intérêt de tous ? Les mots du docteur Tedros, directeur général de l’OMS, « Aucun d’entre nous ne sera en sécurité tant que nous ne le serons pas tous », devraient guider les moyens de cette ambition.

    N’est-il pas temps, conformément aux promesses si souvent faites par nos gouvernants d’aller au-delà des incantations sur le vaccin « comme bien public mondial » et de se pencher sur la manière de rendre le vaccin et les autres produits nécessaires à la lutte contre la pandémie accessibles universellement ?

    N’est-il pas temps, dans un contexte de situation exceptionnelle, d’espérer et d’envisager des mesures exceptionnelles pour atteindre les objectifs et la nécessité d’équité reconnue par tous, et dans l’intérêt de tous ? Les mots du docteur Tedros, directeur général de l’OMS, « Aucun d’entre nous ne sera en sécurité tant que nous ne le serons pas tous », devraient guider les moyens de cette ambition.

    N’est-il pas temps, conformément aux promesses si souvent faites par nos gouvernants d’aller au-delà des incantations sur le vaccin « comme bien public mondial » et de se pencher sur la manière de rendre le vaccin et les autres produits nécessaires à la lutte contre la pandémie accessibles universellement ?

    #Santé_publique #Propriété_intellectuelle #Brevets #Communs #Fabienne_Orsi

  • Druga strana svega - L’Envers d’une histoire

    Dix ans après la révolution démocratique serbe, un regard à travers le trou de la serrure d’une porte condamnée dans un appartement de #Belgrade, dévoile à la fois l’histoire d’une famille et d’un pays dans la tourmente, et révèle la #désillusion d’une révolutionnaire et son combat contre les fantômes qui hantent le passé et le présent de la #Serbie.

    « Une porte restée fermée pendant plus de soixante-dix ans dans l’appartement d’une famille de Belgrade devient le point de départ d’une formidable chronique familiale, politique et historique. La famille est celle de la réalisatrice, incarnée par sa mère, la charismatique Srbijanka Turajlić, ancienne professeure universitaire et importante figure de l’#opposition au régime des années 1990. Grâce aux conversations des deux femmes, à la fois profondes et drôles, on parcourt l’histoire mouvementée d’un pays, ses bouleversements et ses changements politiques. Il est souvent question d’engagement citoyen et des responsabilités portées par chaque génération - celles des protagonistes mais aussi celles des spectateurs. Grâce à la générosité du récit, on plonge dans une passionnante fresque dans laquelle la réalisatrice, telle une habile couturière cinématographique, arrive à assembler le personnel et le politique, et par ricochet, la petite et la grande histoire. Dans ce voyage à travers les époques et les idéaux, cette porte fermée se révèle être un magnifique prétexte pour explorer cette aventure humaine. »

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/13548_1
    #film #film_documentaire #documentaire

    #Yougoslavie #ethnicité #communisme #nationalisation #bourgeoisie #Slobodan_Milosevic #Milosevic #guerre #conflit #résistance #responsabilité #Srbijanka_Turajlic #OTPOR #Université_de_Belgrade #révolution #5_octobre_2000 #histoire #révolution

    –—

    Une citation :

    Srbijanka Turajlić, min 31’00 :

    « On ne sait pas comment une guerre éclate ! Surtout une guerre civile. On ne sait pas comment ça arrive. Alors on ne croit pas que c’est en route. Jusqu’à ce que ça démarre »

  • Influence, les armes de la com

    L’ascension et la chute du défunt magnat de la com politique #Timothy_Bell, qui a promu tour à tour Margaret Thatcher et #Jacob_Zuma, Pinochet et #Asma_el-Assad. Une vertigineuse incursion dans la géopolitique de la #désinformation.

    Anobli pour ses hauts faits de communicant politique après des débuts fracassants en 1979 auprès de Margaret Thatcher, Timothy Bell (1941-2019) aura travaillé quarante ans à "vendre" aussi, avec un succès inégal, le dauphin de Pinochet, le dernier président du régime sud-africain d’apartheid #Frederik_De_Klerk, l’épouse du dictateur syrien Asma el-Assad ou le projet américain de "nation building" en Irak. Mais en 2017, les basses œuvres de sa multinationale, Bell Pottinger, rappelée en Afrique du Sud pour redorer le blason des corrupteurs frères #Gupta et de leur homme de paille, le président #Jacob_Zuma, sont exposées en pleine lumière. Vingt ans après avoir attisé en 1994 les rivalités entre le mouvement zoulou #Inkatha et l’#ANC de Mandela, au prix de sanglants affrontements, sir Bell a tenté cette fois d’orchestrer la colère des déshérités noirs contre les propriétaires blancs. Le scandale entraîne sa chute et celle de ses clients.

    "Les gens qui réussissent"
    Recueillant l’effarant testament du vieux mercenaire déchu, Richard Poplak et Diana Neille confrontent sa parole à une fascinante pléiade d’anciens alliés, clients et adversaires. Si Lord Bell, refusant de s’avouer vaincu, déroule un an plus tard avec une forfanterie de façade ses précédents faits d’armes ("J’éprouve une sympathie innée pour les gens qui réussissent"), un autre spin doctor dévalué, Nigel Oakes, expose sa vision quasi mystique de la manipulation “scientifique” des masses. Ébloui dans les années 1980 par les performances du KGB russe, “trente ans en avance sur tout le monde”, il est le fondateur de la société SCL, dont la filiale Cambridge Analytica a siphonné en 2016 les données de millions d’utilisateurs de Facebook dans le but de faire élire Donald Trump. Face à ces “vieux hommes blancs riches” (dont Frederik De Klerk), deux des tombeuses sud-africaines de Bell Pottinger, la pétulante ex-députée Phumzile Van Damme et la journaliste Marianne Thamm, apportent une touche d’espoir combatif. Tissées avec un art consommé du cadre et du montage, les voix de cette vingtaine de témoins de première main racontent l’émergence et l’essor d’un des secteurs commerciaux les plus lucratifs de notre temps, souvent légal, toujours occulte : la subversion de la démocratie. Une incursion vertigineuse dans la géopolitique mondiale de la désinformation.

    https://www.arte.tv/fr/videos/083969-000-A/influence-les-armes-de-la-com

    #film #film_documentaire #documentaire
    #Bell_Pottinger #Pottinger #Tim_Bell #Margareth_Thatcher #relations_publiques #Saatchi_&_Saatchi #publicité #Phumzile_Van_Damme #Afrique_du_Sud #Cambridge_Analytica #communication_stratégique #Rupert_Murdoch #médias #UK #Angleterre #Pinochet #moralité #influence #communication #com #Zuma #De_Klerk

  • #Kaliarda

    Kaliarda retrace l’histoire d’un langage argotique secret inventé par des travailleureuses du sexe grecques. Utilisée comme un moyen de protection, cette langue a été réappropriée par les femmes trans et les homos pendant les années d’extrême répression.

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/63458_1
    #film #film_documentaire #documentaire
    #langue #grec #code_secret #Grèce #communauté_LGBT #LGBT #prostitution #kaliarda #satire #humour

  • Le souffle de Martha

    #Martha_Desrumaux est une enfant du Nord à la destinée romanesque. « Petite bonne », puis ouvrière à neuf ans, elle deviendra, à force de révolte et d’engagement, une pionnière dans les combats pour les droits sociaux dans l’entre-deux guerres. Personnage féminin emblématique du Front Populaire, Jean Renoir la met en scène dans le film La vie est à nous en 1936. Instigatrice de la lutte des mineurs contre l’occupant nazi, elle est déportée en 1942 et participe à la résistance au sein même du camp de Ravensbrück. Dès 1945, elle est désignée pour être l’une des premières femmes députées de l’Histoire de France, avant de tomber dans un relatif oubli.

    https://lcp.fr/programmes/le-souffle-de-martha-55887
    #film #film_documentaire #documentaire

    #syndicalisme #femmes_ouvrières #classe_ouvrière #lutte_des_classes #CGTU #CGT #politique #industrie_textile #France #féminisme #communisme #parti_communiste #femmes_syndicalistes_et_progressistes #meneuse_communiste #engagement_public #vierge_rouge #Louis_Manguine #marche_des_chômeurs #militantisme #guerre_civile_espagnole #brigades_internationales #Résistance #sabotage #grève #Ravensbrück #camp_de_concentration #déportation #droits_des_femmes

    Une citation :

    « Je suis Martha Desrumaux et les nazis ne m’ont pas eue »

  • Désastre écologique, question sociale et dynamique politique du pouvoir
    https://atecopol.hypotheses.org/5114

    Nous ressentons toutes et tous un sentiment d’impuissance face à la « mégamachine » complexe dans laquelle nos sociétés sont engluées, ainsi qu’à la difficulté à imaginer une alternative à ce système. Fabian Scheidler, philosophe et dramaturge, auteur de La fin de la Mégamachine (Seuil, 2020), et Aurélien Berlan, docteur HDR en philosophie, auteur de Terre et liberté. La quête d’autonomie contre le fantasme de délivrance (La Lenteur, 2021), ont donné des pistes pour déboulonner cette « mégamachine ».

    Aurélien Berlan :
    https://www.youtube.com/watch?v=IhtxhWTrluQ

    Fabian Scheidler :
    https://www.youtube.com/watch?v=XdmgkmbXsTc

    #mégamachine #Aurélien_Berlan #Fabian_Scheidler #Histoire #philosophie #liberté #autonomie #subsistance #écologie #besoin #production #consommation #Communs

  • SPIP - Le droit à la décompilation des logiciels - « Le livret du petit goûteur » ⋆ Cause Commune - Paris - 93.1 FM
    https://cause-commune.fm/podcast/libre-a-vous-123

    SPIP – Le droit à la décompilation des logiciels découvrir, en savoir plus sur SPIP (logiciel libre destiné à la création de sites web) avec Arnaud Martin (de 23Forward), Anne-lise Martenot (touti) et Jean Galland (chankalan), qui a contribué à la mise en place des sites Libre à vous ! et Libre à lire !

    #spip_blog et bravo @touti @arno et @chankalan :)

  • Silke Helfrich : l’une des grandes ambassadrices du mouvement des communs - Europe Solidaire Sans Frontières
    http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article60221

    La montagne est décidément terrible pour les commoners. Quelques mois après la chute de Philippe Aigrain, voici qu’une promenade dans les Alpes nous prive du sourire et de la volonté et l’activité débordante de Silke Helfrich.

    #Communs #Silke_Helfrich

  • Nouveautés
    http://anarlivres.free.fr/pages/nouveau.html

    Du coup d’Etat à la Commune. La Société P.-J. Proudhon et la Maison Auguste Comte organisent un colloque, « 1851-1871 : une histoire de vingt ans », les 3 et 4 décembre, à la Chapelle de L’Humanité, 5, rue Payenne, Paris 3e. « L’invention de la légende napoléonienne et l’éphémère vie de la Commune de Paris seront mises à l’honneur dans de nombreux colloques et expositions. Pour notre part, nous nous proposons de nous attarder sur les années du Second Empire et d’étudier la Commune dans sa continuité avec 1851 [coup d’Etat du 2 décembre 1851 de Louis-Napoléon Bonaparte] ». Vendredi : à 13 h 30, « Saint-Simoniens et Positivistes sous le Second Empire et après » ; 15 h 30, « Interprétations socialistes » ; 17 heures, « Réactions libérales et politique bonapartiste ». Chaque thème sera traité par plusieurs intervenants et s’ensuivra une discussion. De 19 heures à 20 h 30, rencontre-débat « Vivez la Commune ! » animé par Olivier Chaïbi à la Bibliothèque Marguerite Audoux, 10, rue Portefoin, Paris 3e, suivie d’un repas dans le quartier du Marais. Samedi : 9 h 30, « Proudhon et ses amis français, 1851-1871 » ; 11 h 30, « Perspectives des amis étrangers de Proudhon, 1851-1871 » ; 14 h 30, « Continuités et ruptures, 1848-1871 » ; 16 h 30, « Parcours démocratiques ». A 18 h 15 aura lieu l’assemblée générale de la Société P.-J. Proudhon. Informations complémentaires.

    #SociétéProudhon #Commune #SecondEmpire #Saint-Simoniens

  • TERRE ET CAPITAL - POUR UN COMMUNISME DU VIVANT, Paul Guillibert
    http://www.editionsamsterdam.fr/wp-content/uploads/2021/10/Amsterdam-Guillibert-Terre-et-capital-extrait.pdf

    Ce livre défend donc une thèse contre-intuitive : la catastrophe écologique n’éloigne pas le spectre du communisme, elle appelle au contraire sa présence. Il est vrai que, pour devenir écologiste, le communisme doit se débarrasser de ses oripeaux productivistes, qu’il doit prendre pied dans un monde qui se réchauffe, faire sienne la dimension utopique des communes rurales. Mais si on accepte de réactualiser sa signification historique, le communisme apparaîtra comme la « poli- tique cosmique8 » de l’Anthropocène. On peut trouver risible l’idée d’une politique « cosmique ». Il est pourtant indéniable que l’écologie engage des êtres « autres qu’humains » ; tout un monde de réalités nouvelles pour la politique. Lutter contre la destruction de la biosphère, pour le maintien d’un certain état de la couche d’ozone, pour la préservation des espèces qui peuvent encore être sauvées, ou encore pour le contrôle de la circulation d’un virus, tout cela implique de prendre en compte des intérêts autres qu’humains en politique. Désormais, la politique doit aussi se mener en fonction de ces êtres qui se passent de mots pour agir. La prise en compte de leurs intérêts (l’intérêt des abeilles à la survie par exemple) est aussi un respect de nos intérêts (la possibilité de la pollinisation et donc de la production agraire). Comme le montre la crise sanitaire provoquée par l’intrusion du Covid-19 dans l’écosystème mondial, nous avons intérêt à ce que les milieux des chauves-souris, l’un des principaux réservoirs virologiques de la biodiversité, ne soient pas trop menacés par les activités humaines. Et il en va de même pour le permafrost, les forêts primaires, les milieux humides, etc. Mais leurs modes d’intervention sont très différents des nôtres. Seuls, ils n’orga- niseront pas de partis, de soviets ou de révolutions. Fonder un communisme écologique suppose de comprendre le type d’agen- tivité qui est propre au vivant.

    Cette thèse – le communisme doit devenir écologiste – demeurerait incomplète si elle ne s’accompagnait pas de son corollaire : l’écologie politique ne pourra devenir véritablement révolutionnaire qu’à condition de devenir communiste. Cette proposition contre-intuitive mobilise le vocabulaire en appa- rence désuet du marxisme. La justifier implique de savoir ce que nous devons hériter du communisme.

    #communisme #écologie #livre

  • Fair, frei und lebendig | Heinrich-Böll-Stiftung
    https://www.boell.de/de/2021/11/15/fair-frei-und-lebendig

    Fair, frei und lebendig

    Das war und bleibt Silke Helfrichs Leben.

    Nun trauern wir um sie, die langjährige Mitarbeiterin, die Kollegin, die Freundin.

    Wir sind fassungslos, dass Silke am 10. November bei einer Wanderung in den Liechtensteiner Alpen tödlich verunglückt ist. Zum am Nachmittag geplanten Vortrag kam sie nicht mehr zurück. Sie wurde mitten aus dem Leben gerissen.

    Un hommage à Silke Helfrich qui vient de disparaître dans un accident de montagne.

    Ci après la traduction en français

    https://www.boell.de/de/2021/11/15/fair-frei-und-lebendig

    Juste, libre et vivante

    C’était et ce sera toujours la vie de Silke Helfrich.

    Nous pleurons maintenant sa disparition, celle d’une collaboratrice, d’une collègue et d’une amie de longue date.

    Nous sommes abasourdis d’apprendre que Silke est décédée accidentellement le 10 novembre lors d’une randonnée dans les Alpes du Liechtenstein. Elle n’est pas revenue pour la conférence prévue l’après-midi. Elle a été arrachée à la vie.

    Elle laisse un vide énorme dans la recherche sur les biens communs et dans la communauté internationale des biens communs. Depuis 2007, elle y avait acquis une large reconnaissance, s’était fait de nombreux amis et avait fondé avec eux, entre autres, le Commons-Institut, et avait encouragé de nombreux jeunes par l’organisation d’écoles d’été. Elle leur manquera à tous autant qu’à nous. Avec le rayonnement intellectuel qui lui est propre et un tempérament de battante, Silke a laissé des traces durables.

    À la Fondation Heinrich Boëll, nous nous souvenons de Silke Helfrich comme d’une collègue, avant qu’elle ne se mette à son compte en tant que chercheuse, auteur de nombreux livres, blogueuse et conférencière. Silke était étroitement liée à la Fondation depuis sa création au milieu des années 1990. Elle a grandi dans un petit village de la partie thuringienne de la rhénanie et a étudié les langues romanes, les sciences sociales et la pédagogie à Leipzig. De 1996 à 1998, elle a été directrice régionale de la fondation Heinrich Boëll en Thuringe. Jeune, avec des idées, de la persévérance et de la ténacité, elle a réussi à mettre en place la fondation du Land de Thuringe.

    De là, Silke s’est ensuite tournée vers le monde. Dès 1999, elle a pris la direction du bureau régional de la fondation Heinrich Boëll pour l’Amérique centrale à San Salvador. En 2004, elle a été nommée directrice fondatrice du bureau de la fondation pour le Mexique et les Caraïbes à Mexico City.

    Où qu’elle soit et avec qui qu’elle soit, Silke a toujours travaillé avec passion, avec une grande sensibilité, en se tournant vers ses compagnes et compagnons de lutte et en utilisant toutes ses forces. La justice, les droits de l’homme et de la femme, l’équité et la liberté étaient son leitmotiv. Par son attitude, son ouverture créative et sa passion, elle a été une source de courage et un modèle.

    Silke a laissé des traces profondes et a été respectée par nos partenaires de projet et par ses collègues. Au Mexique, elle a donné des impulsions à l’ensemble de la fondation bien au-delà de sa compétence régionale. Elle a ainsi assumé des responsabilités au sein de l’équipe de direction de l’Ecofair Trade Dialogue, un projet de dialogue sur l’agriculture et le commerce mené par la fondation en coopération avec le Wuppertal Institut.

    C’est déjà pendant son séjour au Mexique qu’elle a commencé son voyage à la redécouverte des biens communs. C’est aussi là qu’elle a rencontré pour la première fois en 2006 David Bollier, son futur collègue et cofondateur du Commons Strategies Group (CSG). Bollier était venu à une conférence organisée par le bureau de Mexico, qui portait sur les similitudes structurelles entre les biens communs traditionnels, par exemple l’utilisation indigène des terres et des ressources, et la lutte contre l’enclosure des biens communs à l’ère des droits de propriété intellectuelle (semences libres, Creative Commons, logiciels open source, Wikipedia). (Le résultat a été le dossier « Genes, bytes y emisiones : Bienes comunes y ciudadanía, 2008 » - https://mx.boell.org/sites/default/files/bienes_comunes_total_ediboell.pdf ).

    Le rapport sur les biens communs : la prospérité par le partage a été sa première grande publication après son retour en Allemagne.

    Il s’en est suivi des réunions politiques autour des biens communs qui ont animé pendant plusieurs années le débat, surtout en Allemagne fédérale.

    Lors d’une rencontre organisée par la fondation à Crottorf en 2009, Bollier et Helfrich ont finalement trouvé en Michel Bauwens le troisième membre du Commons Strategies Group. Initiées par le CSG et en collaboration avec un réseau international de Commoners et la fondation, deux conférences internationales ont été organisées dans notre maison de la fondation : l’International Commons Conference en 2010 et l’Economics and the Commons Conference en 2013. Deux ans plus tard, ces conférences ont donné naissance aux deux premières anthologies des biens communs coordonnées avec David Bollier.

    Plusieurs « Deep Dives » ont ensuite créé, en tant qu’espace de réflexion. Elle y trouvera la base de son dernier grand ouvrage, qu’elle a écrit en 2019 avec David Bollier : Libre, juste et vivant : Le pouvoir des biens communs. Le livre est déjà paru en anglais et en espagnol. Une version grecque et une version française sont en cours d’élaboration.

    Regarder la réalité sous un angle nouveau, dépasser les anciennes dichotomies - comme celle du marché et de l’État -, repenser les droits de propriété et d’usage, équilibrer différemment la création de valeur et sa valorisation économique et chercher des pratiques de communs pour une cohabitation réussie ici et maintenant, tel était l’agenda de recherche révolutionnaire de Silke. Silke voulait avant tout rendre visible ce qui se passe maintenant et les nouvelles pratiques sociales qui se déroulent partout dans le monde. La Solawi de Heilbronn ou l’association des amis des champignons étaient aussi importantes pour elle que le Commons Strategies Group. « Je veux être sur place, m’immerger, prendre le temps », nous écrivait-elle récemment.

    Avec ses compagnes et compagnons de lutte, Silke était une pionnière. Avec une grande passion, elle était à la fois une intellectuelle et une activiste. Son œuvre merveilleuse restera avec et chez nous. Nous allons la préserver et la promouvoir.

    Nous présentons nos sincères condoléances à Paul et Clara, Jacques, Gina et Nick, Kai et à leur famille.

    Barbara Unmüßig, Heike Löschmann, Jörg Haas

    Antonie Nord, Joanna Barelkowska, Ingrid Spiller, Michael Álvarez Kalverkamp, Burkhard Kolbmüller, Dr. Matias Mieth, Solveig Negelen

    #Silke_Helfrich #Communs

  • Hollow Water, Bonnie Dickie, 2000, 48 min
    https://www.nfb.ca/film/hollow_water

    This documentary profiles the tiny Ojibway community of Hollow Water on the shores of Lake Winnipeg as they deal with an epidemic of sexual abuse in their midst. The offenders have left a legacy of denial and pain, addiction and suicide. The Manitoba justice system was unsuccessful in ending the cycle of abuse, so the community of Hollow Water took matters into their own hands. The offenders were brought home to face justice in a community healing and sentencing circle. Based on traditional practices, this unique model of justice reunites families and heals both victims and offenders. The film is a powerful tribute to one community’s ability to heal and create change.

    Une présentation du film : LA JUSTICE TRANSFORMATRICE EN ACTION : ABUS SEXUELS À HOLLOW WATER
    https://www.hacking-social.com/2021/02/01/jr6-la-justice-transformatrice-en-action-abus-sexuels-a-hollow-water

    Voici un processus de JR et de JT (#Justice_Restauratrice / #Justice_Transformatrice) à « demi » institutionnalisé, qui vise et amène à une transformation communautaire : au Canada, dans une communauté Ojibway à Hollow Water d’environ 450 personnes (une réserve amérindienne), des membres de celle-ci ont commencé à vouloir mettre fin à un cycle de violence qui paraissait sans fin : dans un contexte marqué par les drogues et l’alcoolisme, la violence et les abus sexuels étaient partout, même si personne ne parlait ouvertement de l’aspect sexuel. Certains se sont d’abord eux-mêmes soignés à l’extérieur de la communauté (contre l’alcoolisme notamment), ont pris conscience des problèmes ayant lieu à l’intérieur de celle-ci , et ont voulu faire quelque chose.

    Dans une optique d’aide aux #victimes et de sensibilisation sociale (notamment via des ateliers dans les écoles), ils ont d’abord interrogé les enfants : le constat était cauchemardesque. Lors d’un atelier, il y a eu 60 divulgations d’abus sexuel. Les 2/3 de la communauté avaient subi des abus sexuels par des membres de leur famille, et il y avait une loi du silence intense qui cachait cela. La #justice de Manitoba semblait ne pas réussir à arrêter ce cercle vicieux de violence ; la #prison semblait n’avoir aucun effet selon les habitants :

    « On ne voit pas ça comme une punition [la prison], car ils vont dedans et rien ne s’y passe, ils deviennent juste de plus en plus en colère puis ils reviennent dans la communauté et font la même chose encore, donc le cycle continue »

    « On ne pouvait pas travailler juste avec les victimes, parce que les offenseurs étaient le cœur du problème. Et travailler seul avec les victimes, comme c’est fait dans la société, et ne pas travailler avec les offenseurs, ce n’est que régler la moitié du problème. Cela nous a aidé d’avoir une vision globale, de ne pas se centrer uniquement sur les individus, mais aussi de travailler avec les familles des deux »

    « Tout le monde vit dans la communauté, il n’y a pas moyen de mettre l’offenseur dehors, on a à vivre avec »

    « Ce qui a changé mon déni était le groupe des hommes, ils m’ont mis dedans, j’étais assis avec d’autres offenseurs et c’est le jour où j’ai compris que je n’étais pas seul ».

    #film #documentaire #agressions #violences_sexuelles #inceste #communauté #justice_communautaire

  • Israel escalates surveillance of Palestinians with facial recognition program in West Bank
    By Elizabeth Dwoskin - 8 novembre 2021 - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/world/middle_east/israel-palestinians-surveillance-facial-recognition/2021/11/05/3787bf42-26b2-11ec-8739-5cb6aba30a30_story.html

    HEBRON, West Bank — The Israeli military has been conducting a broad surveillance effort in the occupied West Bank to monitor Palestinians by integrating facial recognition with a growing network of cameras and smartphones, according to descriptions of the program by recent Israeli soldiers.

    The surveillance initiative, rolled out over the past two years, involves in part a smartphone technology called Blue Wolf that captures photos of Palestinians’ faces and matches them to a database of images so extensive that one former soldier described it as the army’s secret “Facebook for Palestinians.” The phone app flashes in different colors to alert soldiers if a person is to be detained, arrested or left alone.

    To build the database used by Blue Wolf, soldiers competed last year in photographing Palestinians, including children and the elderly, with prizes for the most pictures collected by each unit. The total number of people photographed is unclear but, at a minimum, ran well into the thousands.

    The surveillance program was described in interviews conducted by The Post with two former Israeli soldiers and in separate accounts that they and four other recently discharged soldiers gave to the Israeli advocacy group Breaking the Silence and were later shared with The Post. Much of the program has not been previously reported. While the Israeli military has acknowledged the existence of the initiative in an online brochure, the interviews with former soldiers offer the first public description of the program’s scope and operations.

    In addition to Blue Wolf, the Israeli military has installed face-scanning cameras in the divided city of Hebron to help soldiers at checkpoints identify Palestinians even before they present their I.D. cards. A wider network of closed-circuit television cameras, dubbed “Hebron Smart City,” provides real-time monitoring of the city’s population and, one former soldier said, can sometimes see into private homes.

    The former soldiers who were interviewed for this article and who spoke with Breaking the Silence, an advocacy group composed of Israeli army veterans that opposes the occupation, discussed the surveillance program on the condition of anonymity for fear of social and professional repercussions. The group says it plans to publish its research.

    They said they were told by the military that the efforts were a powerful augmentation of its capabilities to defend Israel against terrorists. But the program also demonstrates how surveillance technologies that are hotly debated in Western democracies are already being used behind the scenes in places where people have fewer freedoms.

    “I wouldn’t feel comfortable if they used it in the mall in [my hometown], let’s put it that way,” said a recently discharged Israeli soldier who served in an intelligence unit. “People worry about fingerprinting, but this is that several times over.” She told The Post that she was motivated to speak out because the surveillance system in Hebron was a “total violation of privacy of an entire people.”

    Israel’s use of surveillance and facial-recognition appear to be among the most elaborate deployments of such technology by a country seeking to control a subject population, according to experts with the digital civil rights organization AccessNow.

    In response to questions about the surveillance program, the Israel Defense Forces, or IDF, said that “routine security operations” were “part of the fight against terrorism and the efforts to improve the quality of life for the Palestinian population in Judea and Samaria.” (Judea and Samaria is the official Israeli name for the West Bank.)

    “Naturally, we cannot comment on the IDF’s operational capabilities in this context,” the statement added.

    Official use of facial recognition technology has been banned by at least a dozen U.S. cities, including Boston and San Francisco, according to the advocacy group the Surveillance Technology Oversight Project. And this month the European Parliament called for a ban on police use of facial recognition in public places.

    But a study this summer by the U.S. Government Accountability Office found that 20 federal agencies said they use facial recognition systems, with six law enforcement agencies reporting that the technology helped identify people suspected of law-breaking during civil unrest. And the Information Technology and Innovation Foundation, a trade group that represents technology companies, took issue with the proposed European ban, saying it would undermine efforts by law enforcement to “effectively respond to crime and terrorism.”

    Inside Israel, a proposal by law enforcement officials to introduce facial recognition cameras in public spaces has drawn substantial opposition, and the government agency in charge of protecting privacy has come out against the proposal. But Israel applies different standards in the occupied territories.

    “While developed countries around the world impose restrictions on photography, facial recognition and surveillance, the situation described [in Hebron] constitutes a severe violation of basic rights, such as the right to privacy, as soldiers are incentivized to collect as many photos of Palestinian men, women, and children as possible in a sort of competition,” said Roni Pelli, a lawyer with the Association for Civil Rights in Israel, after being told about the surveillance effort. She said the “military must immediately desist.”

    Amro, seen in Hebron on Oct. 13, says Israel has ulterior motives for its surveillance of Palestinians. “They want to make our lives so hard so that we will just leave on our own, so more settlers can move in,” he said. (Kobi Wolf/for The Washington Post)_

    Last vestiges of privacy

    Yaser Abu Markhyah, a 49-year-old Palestinian father of four, said his family has lived in Hebron for five generations and has learned to cope with checkpoints, restrictions on movement and frequent questioning by soldiers after Israel captured the city during the Six-Day War in 1967. But, more recently, he said, surveillance has been stripping people of the last vestiges of their privacy.

    “We no longer feel comfortable socializing because cameras are always filming us,” said Abu Markhyah. He said he no longer lets his children play outside in front of the house, and relatives who live in less-monitored neighborhoods avoid visiting him.

    Hebron has long been a flashpoint for violence, with an enclave of hardline, heavily protected Israeli settlers near the Old City surrounded by hundreds of thousands of Palestinians and security divided between the Israeli military and the Palestinian administration.

    In his quarter of Hebron, close to the Cave of the Patriarchs, a site that is sacred to Muslims and Jews alike, surveillance cameras have been mounted about every 300 feet, including on the roofs of homes. And he said the real-time monitoring appears to be increasing. A few months ago, he said, his 6-year-old daughter dropped a teaspoon from the family’s roof deck, and although the street seemed empty, soldiers came to his home soon after and said he was going to be cited for throwing stones.

    Issa Amro, a neighbor and activist who runs the group Friends of Hebron, pointed to several empty houses on his block. He said Palestinian families had moved out because of restrictions and surveillance.

    “They want to make our lives so hard so that we will just leave on our own, so more settlers can move in,” Amro said.

    “The cameras,” he said, “only have one eye — to see Palestinians. From the moment you leave your house to the moment you get home, you are on camera.”

    Incentives for photos

    The Blue Wolf initiative combines a smartphone app with a database of personal information accessible via mobile devices, according to six former soldiers who were interviewed by The Post and Breaking the Silence.

    One of them told The Post that this database is a pared-down version of another, vast database, called Wolf Pack, which contains profiles of virtually every Palestinian in the West Bank, including photographs of the individuals, their family histories, education and a security rating for each person. This recent soldier was personally familiar with Wolf Pack, which is accessible only on desktop computers in more secure environments. (While this former soldier described the data base as “Facebook for Palestinians,” it is not connected to Facebook.)

    Another former soldier told The Post that his unit, which patrolled the streets of Hebron in 2020, was tasked with collecting as many photographs of Palestinians as possible in a given week using an old army-issued smartphone, taking the pictures during daily missions that often lasted eight hours. The soldiers uploaded the photos via the Blue Wolf app installed on the phones.

    This former soldier said Palestinian children tended to pose for the photographs, while elderly people — and particularly older women — often would resist. He described the experience of forcing people to be photographed against their will as traumatic for him.

    The photos taken by each unit would number in the hundreds each week, with one former soldier saying the unit was expected to take at least 1,500. Army units across the West Bank would compete for prizes, such as a night off, given to those who took the most photographs, former soldiers said.

    Often, when a soldier takes someone’s photograph, the app registers a match for an existing profile in the Blue Wolf system. The app then flashes yellow, red or green to indicate whether the person should be detained, arrested immediately or allowed to pass, according to five soldiers and a screenshot of the system obtained by The Post.

    The big push to build out the Blue Wolf database with images has slowed in recent months, but troops continue to use Blue Wolf to identify Palestinians, one former soldier said.

    A separate smartphone app, called White Wolf, has been developed for use by Jewish settlers in the West Bank, a former soldier told Breaking the Silence. Although settlers are not allowed detain people, security volunteers can use White Wolf to scan a Palestinian’s identification card before that person enters a settlement, for example, to work in construction. The military in 2019 acknowledged existence of White Wolf in a right-wing Israeli publication.

    ’Rights are simply irrelevant’

    The Israeli military, in the only known instance, referred to the Blue Wolf technology in June in an online brochure inviting soldiers to be part of “a new platoon” that “will turn you into a Blue Wolf.” The brochure said that the “advanced technology” featured “smart cameras with sophisticated analytics” and “censors that can detect and alert suspicious activity in real-time and the movement of wanted people.”

    The military also has mentioned “Hebron Smart City” in a 2020 article on the army’s website. The article, which showed a group of female soldiers called “scouts” in front of computer monitors and wearing virtual-reality goggles, described the initiative as a “major milestone” and a “breakthrough” technology for security in the West Bank. The article said “a new system of cameras and radars had been installed throughout the city” that can document “everything that happens around it” and “recognize any movement or unfamiliar noise.”

    In 2019, Microsoft invested in an Israeli facial recognition start-up called AnyVision, which NBC and the Israeli business publication the Marker reported was working with the army to build a network of smart security cameras using face-scanning technology throughout the West Bank. (Microsoft said it pulled out of its investment in AnyVision during fighting in May between Israel and the Hamas militant group in Gaza.)

    Also in 2019, the Israeli military announced the introduction of a public facial-recognition program, powered by AnyVision, at major checkpoints where Palestinians cross into Israel from the West Bank. The program uses kiosks to scan IDs and faces, similar to airport kiosks used at airports to screen travelers entering the United States. The Israeli system is used to check whether a Palestinian has a permit to enter Israel, for example to work or to visit relatives, and to keep track of who is entering the country, according to news reports. This check is obligatory for Palestinians, as is the check at American airports for foreigners.

    Unlike the border checks, the monitoring in Hebron is happening in a Palestinian city without notification to the local populace, according to one former soldier who was involved in the program and four Palestinian residents. These checkpoint cameras also can recognize vehicles, even without registering license plates, and match them with their owners, the former soldier told The Post.

    In addition to privacy concerns, one of the main reasons that facial recognition surveillance has been restricted in some other countries is that many of these systems have exhibited widely varying accuracy, with individuals being put in jeopardy by being misidentified.

    The Israeli military did not comment on concerns raised about the use of facial-recognition technology.

    The Information Technology and Innovation Foundation has said that studies showing that the technology is inaccurate have been overblown. In objecting to the proposed European ban, the group said time would be better spent developing safeguards for the appropriate use of the technology by law enforcement and performance standards for facial recognition systems used by the government.

    In the West Bank, however, this technology is merely “another instrument of oppression and subjugation of the Palestinian people,” said Avner Gvaryahu, executive director of Breaking the Silence. “Whilst surveillance and privacy are at the forefront of the global public discourse, we see here another disgraceful assumption by the Israeli government and military that when it comes to Palestinians, basic human rights are simply irrelevant.”

    By Elizabeth Dwoskin
    Lizza joined The Washington Post as Silicon Valley correspondent in 2016, becoming the paper’s eyes and ears in the region. She focuses on social media and the power of the tech industry in a democratic society. Before that, she was the Wall Street Journal’s first full-time beat reporter covering AI and the impact of algorithms on people’s lives.

    #Bigbrother

  • « Où sont les Ghandi palestiniens ? » Dans le viseur de la « #communauté_internationale »

    Finnish Christian charity cuts ties with Palestinian NGO accused by Israel of aiding militants
    https://www.reuters.com/world/finnish-christian-charity-cuts-ties-with-palestinian-ngo-accused-by-israel-

    Asked by Reuters for evidence backing its accusations that the organisations funnelled money to PFLP, an Israeli official said such documentation was classified.

    #sionisme #complicité #crimes

  • Frama, c’est aussi de la #médiation aux #communs numériques
    https://framablog.org/2021/10/26/frama-cest-aussi-de-la-mediation-aux-communs-numeriques

    De l’édition de livres aux ateliers et conférences, des interviews aux traductions sur le blog et jusqu’au podcast… À Framasoft, nous explorons de nombreuses manières de partager ce que nous savons et d’apporter notre pierre à l’édifice des communs culturels. … Lire la suite­­

    #Contributopia #Frama_c'est_aussi #Commun #Communaute #Conference #Conferences #contributopia #Framablog #Framabook #Framalang #Médias #UPLOAD

  • Comrades in Arms with the Web of Life: A Conversation with Jason W. Moore // New Socialist
    http://newsocialist.org.uk/be-comrades-web-life-conversation-jason-w-moore

    Jason W. Moore’s work—from A History of the World in Seven Cheap Things: A Guide to Capitalism, Nature and the Future of our Planet (co-written with Raj Patel), to the huge range of essays and interventions he makes freely available on his website to—perhaps above all—his book Capitalism in the Web of Life: Ecology and the Accumulation of Capital—has been absolutely crucial in our understandings of ecological Marxism, and foundational for a great deal of what we wanted this edition to be. Jason’s work combines a rigorous, creative conceptual innovation, clarification, and (as Fanon knew to be a necessary, particularly when dealing with the imperialist context
    ) stretching of Marxist categories with a deep understanding of history and a commitment to rendering it concrete, along with a generosity and responsiveness to the world and its potentialities for change. We were very happy to be able to speak with Jason, and are sp grateful for the carefulness and generosity of his responses. This discussion took place over Zoom, and has been slightly edited for clarity, and to unfold certain points.

    #jason_w_moore #communisme_interspécifique #faction #alliance

  • Un #Commun_numérique fête ses 25 ans : #Internet_Archive
    https://framablog.org/2021/10/24/un-commun-numerique-fete-ses-25-ans-internet-archive

    Par curiosité ou nécessité, vous avez sûrement essayé de savoir à quoi ressemblait une ancienne page web, et vous avez utilisé la #Wayback_machine pour remonter le temps. Eh bien ce génial service, qui permet d’accéder à des clichés instantanés … Lire la suite­­

    #Internet_et_société #Libres_Cultures #Libres_Services #Anniversaire #Brewster_Kahle #Traduction

  • Sans les câbles sous-marins, plus d’Internet : l’Europe est-elle prête ?
    https://theconversation.com/sans-les-cables-sous-marins-plus-dinternet-leurope-est-elle-prete-1

    Les grandes puissances se livrent une guerre sans merci pour le contrôle des autoroutes de l’information sous-marines. Quels enjeux pour l’Europe ? L’extrême concentration géographique des câbles, notamment au niveau de leur point d’atterrissement (Marseille, Bretagne, Cornouailles…), les rend particulièrement vulnérables. Ces infrastructures sont aujourd’hui aussi cruciales que les gazoducs et les oléoducs. Mais sont-elles aussi bien protégées ? — Permalien

    #communication #securité