• chers seenthisiens, on aide nos camarades à faire l’acquisition de la Maison de la Grève :

    https://maisondelagreve.org

    Cela fera bientôt 8 ans que les locaux du 37 rue Legraverend sont loués pour accueillir les activités de la maison de la grève. L’idée de
    pérenniser le lieu en sautant le pas de l’achat est dans les têtes
    depuis quelques années, et a pris récemment une tournure très concrète :
    l’actuel propriétaire est désormais disposé à vendre.
    Nous sommes convaincus que cette idée est bonne.
    D’abord parce que nous pensons qu’un local comme la maison de la grève reste et restera nécessaire dans une ville comme Rennes. Pour les rencontres qu’il permet, pour le support matériel à diverses initiatives et collectifs, pour la continuité entre les temps d’agitation, pour la petite porte qu’il ouvre sur d’autres vies.

    Ensuite parce que cette question des lieux dépasse largement la ville de Rennes. De plus en plus d’espaces sont investis dans la durée, sous différentes formes, pour se faire les relais des luttes en cours et
    constituer des bases pérennes de fonctionnement collectif déprises
    autant que possible des logiques économiques. Nous tissons déjà des liens d’affinité avec quelques-uns de ces lieux, en particulier avec ce qui perdure de la zad de Notre-Dame-des-landes, et nous sommes persuadés que ce maillage est appelé à s’étendre et se densifier.
    C’est dans cette perspective que nous voulons rejoindre l’initiative de
    création d’un fond de dotation à l’échelle nationale. Cette structure
    juridique aura pour vocation de soustraire des biens immobiliers à la
    spéculation en les mettant à disposition de projets collectifs, et d’assurer ainsi leur usage « commun » sur du long terme. L’achat de la
    maison de la grève sera donc l’occasion d’expérimenter cette forme de propriété collective : c’est le fond de dotation qui en sera propriétaire, le collectif qui anime le lieu n’en sera que locataire,
    mais avec un bail pérenne, gratuit ou peu onéreux, et il participera au fonctionnement du fond de dotation. Si ce collectif décide dans les années à venir de passer la main, d’autres groupes dans le même état d’esprit pourront alors reprendre le lieu sans avoir à repasser par un achat.

    Enfin parce que nous avons des projets pour le vieux « fournil de Chézy » et ses murs défraîchis et biscornus. De la lumière, plus d’espace, un abord plus accueillant, de nouveaux usages. C’est, aussi, qu’on s’attache à la rue Legraverend, rue de la lose qui n’intéresse pas - encore - promoteurs et commerces branchés. Nous installer là durablement constitue d’ailleurs une contribution à la lutte contre la « reconquête » du centre-ville par l’actuelle municipalité et les suivantes...
    Les lieux sont faits pour nous, donc, et ils ont le mérite rare d’être à
    la portée de notre bourse. Enfin, de la vôtre !

    Car évidemment nous ne disposons pas des 200 000 € qu’on estime devoir provisionner en vue de l’achat et du minimum de travaux nécessaires à court terme pour maintenir l’édifice en état. Nous croyons en la possibilité d’une levée de fond ambitieuse. Nous croyons qu’il y a autour de nous, plus ou moins proche, assez de personnes sensibles à cette nécessité : doter les luttes de lieux pérennes. 100 personnes donnant 1000 € et 1000 personnes donnant 100 €, et le tour est joué.
    Précision utile : 66% des dons sont déduits des impôts, pour ceux qui en payent - et si ce genre d’optimisation fiscale vous fais vous sentir un peu Balkany, dites-vous que c’est toujours ça de moins qui ira au budget grenades lacrymogènes et LBD40...
    Nous prévoyons de lancer officiellement cette levée de fond à l’automne 2019, à compter du 1er octobre. D’ici là nous allons prendre le temps d’informer et de construire notre campagne de financement, en comptant sur vous pour relayer largement et être prêt à contribuer le moment venu.

    Autrement dit, on ne vous lâchera pas dans les mois qui viennent avec cette histoire d’achat tant qu’on n’aura pas récupéré une partie
    conséquente de vos bas de laine, de ceux de votre famille et de ceux de vos proches. Ceci étant dit, si quelqu’un dispose d’une certaine
    maîtrise dans la conduite d’engins de chantier et d’une équipe deter’,
    la question pourrait se régler de manière plus audacieuse et plus rapide
    https://www.youtube.com/watch?v=ACaHZvAqpLM

    #maison_de_la_grève #autonomie #commun


  • La méthode Alinsky mise à nue
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1141

    Jusqu’à récemment, nous n’avions pas d’opinion arrêtée au sujet de l’Alliance citoyenne, un groupe grenoblois qui applique la « méthode Alinsky ». Pour ce qu’on voyait, ses membres semblaient défendre des causes légitimes (notamment pour les locataires des HLM) ; ses pratiques nous laissaient davantage perplexes (soirée type patronage évangélique à l’américaine). Vendredi 17 mai 2019, nous avons appris que l’Alliance citoyenne avait accompagné des femmes musulmanes à la piscine municipale, pour imposer un bain en burkini contraire au règlement. En fait, le coup avait été monté par ces militants suivant les préceptes de Saul Alinsky. Une chose est de soutenir des locataires quand ils sont mal chauffés ou quand leur logement est insalubre ; une autre est d’imposer la pudibonderie religieuse dans (...)

    « http://lepoingpresselibertaire.org »
    « http://fa-amiens.org/Pour-en-finir-avec-le-fumiste-Saul-Alinsky.html » #Faits_divers


  • La situation des classes laborieuses aux États-Unis d’Amérique 19 Mai 2019 Librairie Tropiques
    http://www.librairie-tropiques.fr/2019/05/la-situation-des-classes-laborieuses-aux-etats-unis-d-amerique.h

    Présentation par Nat London d’un nouveau livre de Mary-Alice Waters, publié par les éditions Pathfinder .

    https://www.youtube.com/watch?v=QAHT4r7ay-g

    Déjà publié en anglais et en espagnol, à paraître bientôt en français, ce livre fait l’état des conditions actuelles de vie, de la renaissance et des perspectives de lutte d’un des plus importants secteurs de la classe ouvrière dans le monde aujourd’hui :

    « Vous ne pouvez pas comprendre ce qui se passe aux États-Unis sans comprendre la dévastation des vies des familles de travailleurs dans des régions comme la Virginie occidentale, et l’augmentation considérable des inégalités de classe depuis la crise de 2008. »

    Un géant a commencé à bouger...
    
Hillary Clinton les appelle « les déplorables » qui habitent des régions « reculées » entre New York et San Francisco. Mais des dizaines de milliers de professeurs et de personnels des écoles de Virginie occidentale, d’Oklahoma et au-delà ont montré l’exemple par leurs grèves victorieuses en 2018. Les travailleurs à travers la Floride se sont mobilisés et ont gagné le rétablissement du droit de vote pour plus d’un millions d’anciens prisonniers.

    S’appuyant sur les meilleures traditions de lutte des opprimés et des producteurs exploités de toutes les couleurs de peau et origines nationales aux US, ils ont lutté pour la dignité et le respect pour eux-mêmes, pour leurs familles et pour tous les travailleurs.

    #usa, #Nat_London, #Pathfinder, #Working_Class, #communisme, #marxisme #GiletsJaunes #Révoltes #donald_trump


  • Housing act gives purchase power to San Francisco nonprofits - Shareable
    https://www.shareable.net/housing-act-gives-purchase-power-san-francisco-nonprofits

    The San Francisco Bay Area has been experiencing a housing affordability crisis for quite some time now. Homelessness has reached unprecedented levels, evictions have skyrocketed, and many people are finding it difficult to live in the cities they work in. It’s the magnitude of this crisis which compelled San Francisco’s Board of Supervisors to unanimously pass a piece of legislation this month that could give a big boost to affordable housing in the Bay Area.

    The Community Opportunity to Purchase Act, or “COPA,” is the result of years of organizing by housing rights organizations. The act makes it easier for housing nonprofits (including land trusts) to compete in a market that is currently dominated by giant developers and speculators.

    COPA does this through two policies: the right of first offer and the right of first refusal. The former requires landlords who are selling privately owned properties with three or more units (or any properties that are zoned as such) to first offer their property to local housing nonprofits before they go to the open market. The right of first refusal gives housing nonprofits the right to match the sale price of any of these properties that do make it to market — meaning as long as they are paying market rate, nonprofits will be given priority.

    “We have people that have lived here for generations and who are being priced out of the city because of a massive influx in wealth,” Ian Fregosi told Shareable. “And so we can’t really just sit back and let the market run its course.”

    Fregosi is a legislative aide to San Francisco District 1 Supervisor Sandra Lee Fewer, who authored COPA. The overwhelming support for this act is a consequence of the housing affordability crisis in San Francisco, a city which has seen its stock of affordable housing stagnate in recent years.

    Currently, housing nonprofits are subject to a variety of limitations that make it difficult to compete with cash buyers.

    “In many cases, the nonprofit never gets a chance to really bid on the property because they have to deal with a lot of other factors,” Fregosi explained. “They have to get funding from multiple sources … to be able to make a bid in the first place, for example. These things take time.”

    But COPA shifts this dynamic by requiring sellers to notify a predetermined list of local housing nonprofits before they put their property to market. The act would give the nonprofits five days to respond and then an additional 25 days to make a concrete offer to the property owner, a time window that could make a substantial difference. Proponents of the act hope it will begin to address some of the affordable housing shortages in the city.

    But despite making nonprofits more competitive, COPA leaves a city still gripped by market forces. Sellers are under no obligation to sell their properties to nonprofits, so the latter can still be easily outbid by buyers who have more money.

    A more recent move, also in Washington D.C, is the District Opportunity to Purchase Act (DOPA), which gives the District itself a chance to purchase units if the tenants cannot. DOPA was passed in late 2018, so it’s too soon to know how successful the law will be, but over its forty-year lifespan, TOPA has proven to be a useful tool in combating gentrification in D.C.

    “The D.C. laws are where a lot of the inspiration for COPA came from,” Fregosi said. “It’s a good anti-displacement policy which we actually expanded on by making sure that the properties that are purchased through COPA are permanently removed from the speculative market and preserved as permanently affordable housing.”

    The idea is starting to catch on across the San Francisco Bay. Fregosi has been fielding interest from city representatives and activists in cities including Berkeley and Oakland.

    #Logement #Communs #San_Francisco


  • Parution : « A l’école du partage : les communs dans l’enseignement »" - Doc pour docs
    http://docpourdocs.fr/spip.php?article636

    Nous vous annonçons la sortie de notre ouvrage « A l’école du partage : les communs dans l’enseignement » chez C&F éditions. Il s’adresse en priorité aux professeurs et professeures documentalistes, et plus largement à tout enseignant qui souhaite mener des séances en ÉMI au collège, charge de l’ICN (enseignement d’informatique et création numérique) ou du nouvel enseignement un nouvel enseignement, sciences numériques et technologie en seconde à la rentrée 2019 au lycée. Nous y abordons les multiples questionnements qui ont trait à la culture numérique, à la forme scolaire (la salle de classe), à la coopération et à l’apprenance (curiosité et motivation à apprendre) qui peuvent intéresser toute personne travaillant au contact d’enfants et d’adolescents et adolescentes.

    L’ouvrage est conçu à partir de notre pratique professionnelle et de nos réflexions sur les questionnements développés dans les champs scientifique et professionnel, alimentés notamment par l’ensemble des entretiens que nous avons menés ces dernières années sur le site Doc pour Docs.

    Chaque chapitre de l’ouvrage se divise en une partie réflexive et une partie pratique qui présente les séances pédagogiques que nous avons expérimentées.

    Chapitre I Le web. Nouveaux modes de partage de l’information

    Chapitre II La presse et les médias : s’engager pour une information de qualité

    Chapitre III La copie : Au cœur du patrimoine culturel

    Chapitre IV Les savoirs au cœur des relations sociales

    Chapitre V À l’école du pouvoir d’agir

    Conclusion Le souffle des communs sur l’enseignement

    #C&F_éditions #Marion_Carbillet #Hélène_Mulot #Communs #Education


  • Les Antilles françaises enchaînées à l’esclavage (3/4) : Un passé qui ne passe pas
    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/les-antilles-francaises-enchainees-a-lesclavage-34-un-passe-qui-ne-pas

    "Nous avons l’impression d’emmerder les Français avec notre histoire..." Jacqueline Jacqueray, présidente du Comité International des Peuples Noirs. Malgré la politique de l’assimilation, le traumatisme de l’esclavage perdure.
    Mémorial du Morne de la Mémoire,1480 noms donnés à des esclaves libérés après 1848

    Il y a une méconnaissance totale de l’#esclavage aujourd’hui, parce que dès l’#abolition, on a mis en place un mécanisme de l’#oubli. Ce qui prend le relais entre 1848 et 1946, c’est le thème de l’#assimilation. C’est-à-dire nous sommes français depuis 300 ans. René Bélénus

    Le 23 mai 1998, 40 000 Martiniquais, Guadeloupéens, Africains, Guyanais et Réunionnais défilaient de la République à la Nation. Une date qui ouvrait, 150 ans après le décret d’abolition de Victor Schoelcher, un début de prise de conscience en France. Au même moment, Lionel Jospin prononçait son fameux « Tous nés en 1848 », qui jetait le trouble au sein d’une #communauté_antillaise meurtrie par des décennies de silence...

    Pendant la grande marche de 1998, le mot d’ordre était : penser à nos parents qui ont vécu le martyr de l’esclavage colonial. Nous avons fait cette marche silencieuse et nous étions 40 000. Emmanuel Gordien

    Il faudra attendre 2001 pour que la traite négrière soit reconnue comme un #crime_contre_l'humanité (#loi_Taubira) et 2006 pour qu’une journée commémorative (le 10 mai) voit le jour... Mais face à l’étendue du crime, les stèles et les journées du souvenir ne suffisent pas...

    Lorsque vous dites à quelqu’un qu’il est esclave, vous lui supprimez sa généalogie et son histoire. Nous ne sommes pas des descendants d’esclaves, nous sommes des descendants d’africains réduit en esclavage et qui ont été déportés et ça c’est fondamental, ça change tout. Jacqueline Jacqueray

    Les séquelles, tant du côté des descendants d’esclaves qu’au sein de la société antillaise, sont toujours bien vivaces...

    #Antilles #Antilles_françaises #racisme


  • Les «antillais» sont-ils caribéens ?

    "On l’appelait département français, département d’outre-mer, sans savoir comment le nommer car lui même avait du mal à se situer sur la carte du Monde. Au loin, les autres îles s’étaient depuis longtemps enracinées dans leur drapeau et même si les difficultés torturaient leur destin, elles chevauchaient la mer avec la vaillance de petites nations intrépides".

    E. Pépin, Toxic Island

    Le titre de cet article peut sembler au premier abord assez paradoxal. En effet, les Antilles et la #Caraïbe sont en principe deux synonymes désignant la même région, en français, en anglais (The Caribbean / The Antilles1) en hollandais (De Caraïben / De Antillen) et en espagnol (El Caribe / Las Antillas).

    Il existe pourtant une vision française plus étroite de ce que représentent « les Antilles », par contraction de la terminologie d’ « #Antilles_françaises ». Cette perception se retrouve notamment dans la terminologie de l’Université des Antilles (sous entendu la Martinique et la Guadeloupe) et de la Guyane (UAG). Elle se retrouve aussi par exemple à travers l’appellation du principal journal de #Martinique et de #Guadeloupe : le « #France-Antilles » (la Guyane a son « France-Guyane »). On parle aussi volontiers dans les journaux de l’ « Hexagone2 » et des #Départements_d'Outre_Mer (#DOM) de la « #communauté_antillaise » pour désigner les personnes originaires de Martinique, de Guadeloupe et parfois par extension de Guyane3. Ces « Antillais » considèrent d’ailleurs leurs voisins de #Dominique et de #Sainte-Lucie comme des étrangers (pas des « Antillais ») qu’ils appellent les « Anglais ».

    La question ici posée est donc la suivante : les « Antillais » originaires de Martinique, Guadeloupe et #Guyane sont-ils caribéens ? L’histoire et la géographie rattachent leurs territoires à cet espace. Cependant, la départementalisation en 19464 a entrainé le façonnement sur un demi-siècle d’une #identité « antillaise » toute particulière, entre une #France très bien connectée (entre trois et six navettes aériennes journalières directes pour Paris, trois compagnies aériennes) mais lointaine (7 000 km, 8 heures de vol) et une Caraïbe proche (quelques centaines de kilomètres tout au plus pour les autres îles des Petites Antilles) mais au contraire très peu connectée. A titre d’exemple il est bien plus long et plus difficile de se rendre de Fort-de-France (Martinique) ou de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) à Kingston (Jamaïque) ou à Paramaribo (Suriname) que de se rendre à Paris. De manière encore plus caricaturale, pour se rendre par les airs depuis Fort-de-France à Roseau, capitale de l’île voisine de la Dominique située à une trentaine de kilomètres au Nord, il faut compter deux escales (Sainte-Lucie et Antigua par exemple), avant d’entamer les deux heures de routes qui relient l’aéroport de Melville Hall à la ville...

    Culture et populations tendent à rapprocher ces îles voisines. Les locuteurs de Guadeloupe, Martinique, Dominique et Sainte-Lucie peuvent par exemple se comprendre en créole (bien qu’il existe des variations notables) sans utiliser le français ni l’anglais. D’après une étude ethnologique, plus de 95% des Guadeloupéens parlent ainsi le #Créole comme #langue maternelle et le Français seulement comme langue secondaire. Plus de 80% des Martiniquais parlent eux le français et le créole comme langue maternelle (Lewis 2009). Par ailleurs, si il n’existe pas de statistiques ethniques dans les territoires français, d’après les estimations de chercheurs de l’Université de Laval (Québec) plus de 80% de la population martiniquaise et plus de 90% de la population guadeloupéenne se composent de noirs et de métisses5 6. Ces chiffres sont assez comparables à ceux de Sainte-Lucie (94% de noirs et de métisses7) et de la Dominique (95%8) bien que la part de la population noire y soit sensiblement plus forte.

    Le niveau de vie et l’éducation sont par contre beaucoup plus similaires entre les Antilles Françaises et la France qu’ils ne le sont par rapport à ces îles voisines. Les Martiniquais sont considérés comme de riches touristes à Sainte-Lucie et en Dominique (où on les appelle « the French »). Les « Anglais » sont eux plus souvent perçus comme des travailleurs pauvres, des clandestins (bienvenus pour les travaux agricoles ou de construction) ou des trafiquants de drogues en Martinique. Le PNB par habitant de la Dominique est deux fois et demi moindre que le PIB par habitant estimé pour la Martinique par l’INSEE (respectivement 7 284 euros9 et 19 600 euros10). Le PIB par habitant de la Martinique est pour sa part beaucoup plus proche du PNB par habitant total français (23 100 euros11), bien que sensiblement inférieur.

    Parmi les étudiants interrogés dans les différentes branches de l’Université des Antilles et de la Guyane, moins d’une personne sur deux se dit « caribéen » (31% en Guyane, 37% en Martinique, 52% en Guadeloupe). Quand on demande ensuite à ceux qui revendiquent une identité plurielle (par exemple Guadeloupéen et Français et Caribéen) de hiérarchiser leurs sentiments d’appartenance, moins de 15% de ces « Antillais » se disent avant tout Caribéens (12,5% pour les Guyanais, 11% pour les Martiniquais, 5% pour les Guadeloupéens). De manière générale on est ici avant tout Guyanais (43%), Martiniquais (71%) ou Guadeloupéen (78%) (Cruse 2011).

    Le contact physique avec ces différents espaces explique sans doute en partie cette représentation identitaire en rapport avec l’espace de vie : 90% des étudiants martiniquais ont déjà voyagé en France alors que seuls 56% ont déjà voyagé dans la Caraïbe (hors DOM Français). 76% des étudiants guadeloupéens ont été en France mais seuls 52% dans la Caraïbe. Les Guyanais ne sont que 50% à avoir été en France, mais seuls 25% ont par ailleurs déjà voyagé dans la Caraïbe (Cruse 2011). Clairement, l’espace vécu intègre beaucoup plus la France que la Caraïbe.

    Par ailleurs, les déplacements de ces étudiants dans la Caraïbe montrent une nette concentration dans les autres DOM français et dans les îles proches (Sainte-Lucie et Dominique). Mis à part la République dominicaine, qui est vendue comme une destination touristique aussi sur le marché des touristes « français d’Outre Mer », le reste de la Caraïbe demeure très peu visité. Le centre de gravité de l’espace vécu de ces étudiants se trouve entre la France et ses dépendances caribéennes.

    Cet espace vécu reflète parfaitement l’espace des échanges commerciaux. Si l’on prend l’exemple de la Martinique, les trois quarts des importations proviennent de l’Union Européenne (les deux tiers desquelles proviennent de France « métropolitaine »). Au contraire, seules 7% des importations proviennent de la Caraïbe. Pour ce qui est des exportations, 83% des ventes martiniquaises sont destinées à la France (Guadeloupe 57%12, France « métropolitaine » 25%) à comparer aux 3% à destination de la Caraïbe (INSEE 2009).

    Rien n’incite d’ailleurs aux #échanges entre les habitants des îles françaises et le reste des Caribéens. Les #prix des échanges sont prohibitifs, que l’on pense au transport, à l’envoi de marchandises ou même plus simplement aux appels téléphoniques. Une compagnie de téléphonie mobile comme Digicel facture par exemple les appels entre DOM 23 centimes d’euros par minute, d’un DOM vers la France « métropolitaine » 55 centimes, et d’un DOM vers « la Caraïbe13 » 73 centimes. Il est donc beaucoup moins cher d’appeler la France – et d’y entretenir des liens -, à 7 000 kilomètres, que la Dominique qu’on aperçoit depuis la côte sud de la Guadeloupe et depuis la côte Nord de la Martinique...

    L’ensemble de ces éléments montrent que, malgré leur positionnement géographique caribéen et les héritages culturels (langue créole, histoire commune, etc.), les Antilles françaises sont avant tout vécues comme des régions françaises. Ceci s’explique en grande partie par l’ensemble des politiques menées depuis la #départementalisation (politiques économiques et éducation notamment). La forte connexion avec la France (transport, commerce, médias, etc.) et la coupure avec le reste de la Caraïbe jouent un rôle particulièrement important dans ce processus.

    http://www.caribbean-atlas.com/fr/thematiques/qu-est-ce-que-la-caraibe/les-antillais-sont-ils-caribeens.html
    #mots #terminologie #vocabulaire #Antilles #colonisation #géographie_coloniale #ressources_pédagogiques


  • Lille : Inauguration du Beffroi de Saint-Sauveur en photos elnorpadcado - 6 Mai 2019
    https://www.elnorpadcado.fr/Inauguration-du-Beffroi-de-Saint-Sauveur-en-photos

    Nous occupons illégalement le Belvédère de la friche Saint-Sauveur pour barrer la route aux intérêts coalisés des beffrois de la Chambre de commerce et de la mairie de Lille. Notre Gourbi fut la première pierre de cette installation. Fait de bric, de broc et d’envies communes, il ressemble à ce que pourrait être une ville à l’image de ses habitants, modeste et créative. Aujourd’hui nous inaugurons le Beffroi de Saint-Sauveur. Comme vous le verrez, sa petitesse est rendue majestueuse par son insolence.

     ?

    L’histoire raconte que Pierre Mauroy et quelques grands patrons réconcilièrent leurs beffrois respectifs dans les années 1980. Vous comprendrez, à la vue du parti pris esthétique de notre beffroi, mais aussi de son orientation, que nous entendons bien écorner le consensus économique.

    Le premier beffroi lillois fut érigé à la fin du XIII° siècle au dessus de la halle échevinale, l’ancêtre de la mairie situé à l’emplacement de l’actuelle rue Faidherbe. Il fut démonté en 1601 et il faut attendre 1826 pour que le nouvel hôtel de ville situé au Palais Rihour érige le sien. Il sera lui aussi démoli en 1857. En 1921, la Chambre de commerce érige son beffroi, haut de 76 m. Puis vient en 1932 celui du nouvel hôtel de ville, culminant à 104 m de haut. Ces deux beffrois ont vocation à montrer la puissance de leurs propriétaires, celle des affaires, de l’industrie, de la politique, ici synonymes. Le phare du Beffroi de l’hôtel de ville n’a-t-il pas vocation à faire rayonner la municipalité, et par là marquer sa puissance ?

    Une autre histoire des beffrois, moins grandiloquente, aurait pourtant pu s’écrire. Les beffrois étaient érigés des Flandres jusqu’en Picardie pour des raisons de défense des villes, ou plutôt des Communes . Avant d’être une simple subdivision administrative, la commune fut longtemps le symbole de l’émancipation du tiers-état face aux pouvoirs féodal et royal. Au XI° siècle, une aspiration à l’amitié collective traverse les bourgs de Picardie et du nord de la France qui se concrétise dans cette Commune. Elle s’inspire de la gestion collective des pâtures, cheptels et récoltes des communes villageoises qu’on rencontre encore dans toute l’Europe, et de Kabylie jusqu’en Inde. Derrière les enceintes fortifiées du forum , les communeux échappent au pouvoir du castrum et à ses rapports vassaliques. « Tous ceux qui appartiennent à l’amitié de la ville, proclame la Charte communale d’Aire (-sur-la-Lys) en 1188, ont promis et confirmé, par la foi et le serment, qu’ils s’aideraient l’un l’autre comme des frères, en ce qui est utile et honnête ». Les Chartes communales établissent les règles d’administration des bourgs et sont un serment entre égaux. La commune est une société de secours mutuel, une caisse d’obsèques et d’entraide qui finance à l’occasion ripailles et beuveries.

    Mais le développement du commerce agricole et surtout des draperies, véritables proto-industries capitalistes, fait émerger aux XII° et XIII° siècles une nouvelle classe dirigeante. En Flandre surtout, les guildes de marchands accaparent le pouvoir communal et installent leur domination. La Charte communale lilloise de 1235 accordée par la comtesse Jeanne de Flandre prévoit le renouvellement des échevins pour éviter l’installation d’une oligarchie marchande – mais en vain. Toujours est-il que cette charte durera 600 ans jusqu’à la Révolution française, période pendant laquelle l’idée de Commune regagne en vigueur. Le gouvernement révolutionnaire de 1789 se nomme « Commune intérimaire ». Une « Commune insurrectionnelle » lui fait concurrence deux ans plus tard, emmenée par les sans-culottes et la Conjuration des Égaux du Picard Gracchus Babeuf. Enfin, l’idée de Commune ressurgira en 1871 à Paris avant d’être écrasée par les Versaillais.

    Une histoire collective et fraternelle des communes et de leurs beffrois a donc existé. Nous trouvons aujourd’hui dans celle-ci de quoi défendre la friche Saint-Sauveur et réinventer la ville jusqu’au démantèlement de tout ce qui la rend littéralement invivable, à commencer sûrement par Euralille. Quand l’histoire nous écrase, celle écrite par les marchands de ville, ses directeurs de conscience et de travaux, voici peut-être le dernier geste de résistance à notre portée :

    Merde au consensus économique ! Vive la Commune de Saint-Sauveur ! Et vive son Beffroi !
    Lille, le 4 mai 2019.

    #Lille #Beffroi #commune #Euralille #PS #pierre_mauroy #martine_aubry #occupation


  • L’avenir juridique s’ouvre au pied de biche – Dijoncter.info
    https://dijoncter.info/?l-avenir-juridique-s-ouvre-au-pied-de-biche-1015

    Quels rapports les territoires en lutte entretiennent-ils avec le droit ? Celui-ci doit-il être considéré autrement que comme une arme de l’ennemi qui se retourne parfois contre lui ?

    Aux cours des dernières années, on a régulièrement entendu la catégorie policière « zone de non-droit » appliquée aux territoires en lutte contre l’expansion du capitalisme. L’expression permettait à la fois de justifier la brutalité du rétablissement de l’ordre étatique et d’occulter la diversité d’usages nouveaux et inventifs permis par la suspension des normes et des institutions. Par ailleurs, si elle est révélatrice du bouleversement en cours, l’idée d’une révocation du droit conventionnel rend aveugle sur les pratiques juridiques réels des mouvements de résistance ainsi que sur la production de normes immanentes aux situations d’autonomie.
    D’un côté, on observe une utilisation stratégique du droit conventionnel : les luttes, en particulier celles contre les projets d’aménagement du territoire, établissent des rapports de force qui reposent partiellement mais essentiellement sur une capacité à freiner le camp adverse en le mettant en défaut sur le terrain juridique (par exemple en prouvant son incapacité à respecter les mesures de protection environnementale). D’un autre côté, on constate une invention originale de normes à la lisière du droit : les communautés en résistance se dotent de formes et d’énoncés leur permettant de s’organiser, de perdurer, de surmonter leurs conflits.

    #droit #propriété #communs


  • « Ultra-jaunes » vs « ultra-policiers » : Vers une "ultracisation" générale des corps
    https://lundi.am/Ultra-jaunes-vs-ultra-policiers-Vers-une-ultracisation-generale-des-corps

    Le #commun ne signifie pas un droit de #propriété de tous mais un droit d’usage raisonné de tous, un usage lié à ses propres besoins. Par exemple, je ne peux pas brûler la mairie (pas impunément) sous prétexte que cette dernière est un bien public et que tel est mon bon vouloir. Le public ne relève pas de la propriété mais de l’usage. D’ailleurs, le simple énoncé : « Ceci est à moi » [1] est selon Rousseau le premier des abus. Ce dont je pense pouvoir disposer selon mon bon vouloir et sans compensation, est en quelque sorte la négation de l’usage collectif et en dernière analyse, peut-être la première des violences. #Violence envers le corps commun des ressources naturelles par exemple.

    On en vient donc nécessairement à se demander si toute propriété est un vol, une ablation illégitime faite à ce corps commun. Pourtant, ne suis-je pas propriétaire de mon corps, celui-ci n’appartient-il qu’à Dieu ou à la science ? Les objets que je fabrique, mon travail , tout cela est-il à moi ? Le texte écrit ici est-il ma propriété intellectuelle, mon bien ?

    En écrivant, je recycle d’une certaine façon un langage et un savoir communs dont je suis l’héritier. Le papier que j’utilise (ou l’énergie consommée par mon ordinateur) provient des matériaux d’une Terre commune mais j’y inscris le résultat d’un travail, d’une énergie : du temps de vie. En cela j’acquiers légitimement, semble-t-il, un droit sur ce travail. Droit que l’on pourrait dire de propriété. Je peux jeter mon travail comme un peintre lacérer ses toiles.

    Toutefois, mon travail n’est pas création ex nihilo, il n’est pas en ce sens une propriété absolue, sans condition, puisque la matière première était commune (les mots, la culture commune ici, le papier issu de l’exploitation de l’environnement), il est donc légitime semble-t-il, si j’en retire un bénéfice matériel qui dépasse mon strict besoin personnel, que j’en redistribue une partie, sous quelque forme que ce soit, à ma communauté.

    Dans les sociétés sans État, l’obligation envers autrui existe aussi et un contre-don, si un membre du clan fait un usage personnel ou abusif du bien commun, sera nécessaire en droit afin de compenser l’amoindrissement d’un usage collectif possible.

    De fait, ce n’est pas le cas évidemment et la liste des trafiquants et des évadés fiscaux qui pillent le bien commun sans contre-don (ou qui ne restituent que quelques miettes comme les Arnault, les Pinault, etc., afin, comme l’explique l’anthropologue Alain Testart sur lequel nous reviendrons, de « convertir, via des dépenses ostentatoires, le surcroît de richesse en prestige » [2]) est longue.

    • Ces « grandes familles » ou grandes firmes ne donnent que les miettes qui tombent de la table du banquet qu’elles font sur notre dos, à partir de nos richesses communes. Elles laissent ce qu’elles ne peuvent pas ingurgiter à force de trop se gaver et elles ne donnent, pour ainsi dire, que par incontinence. Elles tiennent du singe hurleur, un « zoème » (néologisme inventé par C. Levi-Strauss [6], signifiant un schème de comportement analogue à celui d’un animal-type ou d’espèce-type). Ce qui caractérise ce singe amazonien est son « incontinence anale » : il chie indifféremment sur ceux qui passent au bas de l’arbre, sans retenue. Cette « incontinence anale » est la conséquence d’une « avidité orale » insatiable, et par analogie, les dons pour le « prestige » ne représentent que ce qui dégouline du cul, si j’ose dire, de ceux qui ne sont jamais rassasiés de richesses. D’une certaine manière, ces « donateurs » nous chient dessus tout comme les constructeurs qui bétonnent le monde. Freud avait déjà vu ce lien entre la merde et l’argent. L’enfant offre à sa mère sa merde comme un cadeau. C’est le premier détachement vécu d’un élément de corporéité, de soi. C’est une phase essentielle de la sortie du narcissisme autogène. La merde est un cadeau, une monnaie d’échange dans le rapport à autrui pour se faire aimer et apprécier. De façon symétrique, l’avarice relève donc d’une perversion qui remonte à un conflit mal résolu, non sublimé, du stade anal. L’avare garde pour soi. Il ne sort pas du rapport narcissique à lui-même.

      Super texte. J’ai un patriarche pas encore visible en webapp qui traduit cette idée avec le contexte de la montagne d’ #or .
      Les éléments sont ici
      https://seenthis.net/messages/736917
      et ci dessous un aperçu du résultat. « Patriarche n°8 - El Dorado »


  • http://igorbabou.fr/plus-con-quun-communicant-du-ministere-de-la-sante-tu-meurs-du-paludisme

    "Quand j’ai vu cette annonce passer sur NordPresse, le Gorafi Belge, je me suis dit “ils y vont fort, les cocos, question dérision”. Et puis j’ai vérifié… Et là !!! C’est bien une campagne du ministère français de la santé !!! Ça se passe sur leur tweeter officiel ! Non, mais entre cette raclure de Castaner, l’enflure de Macron, et cette débile de Buzyn, à ce niveau de connerie, c’est plus un gouvernement qu’on a, c’est un Ehpad pour attardés mentaux en phase terminale du cancer du cerveau, un asile d’aliénés sous LSD, un nid de coucous cocaïnomanes, un ramassis de burnes rancies !"

    #con #com #communicant #santé #paludisme #grosses_burnes #débiles_mentaux #ministère_de_la_santé

    • OMS : « On estime à 435 000 le nombre de décès dus à la maladie en 2017, un chiffre similaire à celui de l’année précédente [..] Le groupe le plus exposé à la mortalité palustre est celui des enfants de moins de 5 ans avec 266 000 décès en 2017 – 61% de l’ensemble des décès par paludisme ». Dans un an il y a 525600 minutes... donc ça fait 0,8 personnes / minute, dont 0,5 enfant par minute, soit 1 toute les 2 minutes. Donc la donnée est juste.


  • The Race to Develop the Moon | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/magazine/2019/05/06/the-race-to-develop-the-moon

    The guiding laws of space are defined by the Outer Space Treaty, from 1967, which has been signed by a hundred and eight countries, including all those with substantial space programs. “Laws that govern outer space are similar to the laws for the high seas,” Alain Berinstain, the vice-president of global development at the lunar-exploration company Moon Express, explained. “If you are two hundred miles away from the continental shelf, those waters don’t belong to anybody—they belong to everybody.” Moon Express describes the moon as the eighth continent. The company, which is based in Florida, is hoping to deliver its first lander to the moon in 2020; on board will be telescopes and the Celestis cremains. “If you look down at the waters from your ship and see fish, those fish belong to everybody,” Berinstain continued. “But, if you put a net down and pull those fish onto the deck of the ship, they’re yours. This could change, but right now that is how the U.S. is interpreting the Outer Space Treaty.”

    Individual countries have their own interpretations of the treaty, and set up their own regulatory frameworks. Luxembourg promotes itself as “a unique legal, regulatory and business environment” for companies devoted to space resources, and is the first European country to pass legislation similar to that of the U.S., deeming resources collected in space to be ownable by private entities.

    It’s not difficult to imagine moon development, like all development, proceeding less than peacefully, and less than equitably. (At least, unlike with colonization on Earth, there are no natives whose land we’re taking, or so we assume.) Philip Metzger, a planetary physicist at the University of Central Florida, said, “I’m really glad that all these countries, all these companies, are going to the moon. But there will be problems.” Any country can withdraw from the Outer Space Treaty by giving a year’s notice. “If any country feels it has a sufficient lead in space, that is a motivation to withdraw from the treaty,” he said.

    So there is a tacit space race already. On the one hand, every national space agency applauded the success of the Chang’e-4 lander. The mission had science partnerships with Germany, the Netherlands, Saudi Arabia, and Sweden. NASA collaborates with many countries in space, sharing data, communications networks, and expertise. Russian rockets bring American astronauts to the International Space Station. When, in response to economic sanctions, the head of the Russian space agency said that maybe the American astronauts could get to the I.S.S. by trampoline, the comment was dismissed as posturing. Still, NASA has contracted with Boeing and SpaceX, Elon Musk’s rocket company, to begin taking astronauts to the I.S.S. this year—which means the U.S. will no longer rely on Russia for that. Russia and China say they will work together on a moon base. NASA used to collaborate with the China National Space Administration; in 2011, six months after members of NASA visited the C.N.S.A., Congress passed a bill that effectively prohibited collaboration.

    It’s natural to want to leave the moon undisturbed; it’s also clear that humanity will disturb it. But do we need to live there? Jeff Bezos, the founder of Amazon, envisages zoning the moon for heavy industry, and Earth for light industry and residential purposes. Bezos’s company Blue Origin is developing reusable rockets intended to bring humans reliably back and forth from space, with the long-term goal of creating manufacturing plants there, in zero gravity. Earth would be eased of its industrial burden, and the lower-gravity conditions would be beneficial for making certain goods, such as fibre-optic cables.

    “There’s the argument that we’ve destroyed the Earth and now we’re going to destroy the moon. But I don’t see it that way,” Metzger said. “The resources in space are billions of times greater than on Earth. Space pretty much erases everything we do. If you crush an asteroid to dust, the solar wind will blow it away. We can’t really mess up the solar system.”

    #Espace #Communs #Tragédie_communs #Idéologie_californienne #Géopolitique


  • https://gm1.ggpht.com/dXG0MuHZUScJCui8B1Ln77dfNOotyx-NlZ5eWhcDtCAxte5qVX9XBFVpF-c9j3BCxm7KnE0CI

    02—22 MAI 2019 | SAINT-ÉTIENNE
    Deuxième édition du Mai de la Typo (performances, expositions, ateliers, rencontres, livres, dégustations…etc) dans différents lieux dea Saint-Étienne (Les Arts du Forez, Gran Lux, la librairie Lune & l’Autre, Le Beluga, l’Atelier du Coin, la médiathèque Carnot, la Rue de la République, La Brasserie Stéphanoise, l’Espace Nord Est).

    ATELIER TYPOGRAPHIQUE PARTICIPATIF
    En partenariat avec Avataria et La Laverie, autour du spectacle Les Tondues de la Compagnie Les Arts Oseurs (16 mai, 18h30 à l’église du Soleil), Les Arts du Forez et m.u.r.r. vous proposent un atelier de collaboration verticale.
    Sur le thème de la « collaboration horizontale » (terme utilisé pour accuser des femmes de fraternisation avec l’ennemi à la Libération), et par extension des dominations masculines sur le corps et dans la vie des femmes, vous pourrez écrire et composer une affiche-slogan, que vous imprimerez à l’aide de bois d’affiches.
    Un exemplaire sera collé dans la rue de la République, un autre vous sera remis.

    Vendredi 3 mai de 16h à 21h aux Arts du Forez
    Samedi 4 mai de 14h à 18h aux Arts du Forez
    Samedi 11 mai de 10h à 13h à la Médiathèque Carnot
    –-------------
    AU PROGRAMME DU MAI DE LA TYPO

    JEUDI 02 MAI
    Vernissage de l’exposition de Fanny Myon à la galerie Surface
    JEUDI 02 MAI
    Mise en place de la vitrine typographique à la librairie Lune & l’Autre, avec Blandine Homeyer
    VENDREDI 03 MAI
    Début de la présentation des travaux de l’atelier m.u.r.r au Gran Lux
    VENDREDI 03 & SAMEDI 04 MAI
    Fabrication d’affiches-slogans machinées par m.u.r.r. aux Arts du Forez
    DIMANCHE 05 MAI
    Confection d’une feuille de chou par Col carbone
    LUNDI 06 MAI
    Début de La Rue de la Typo. Cartes blanches d’artistes visibles en extérieur, sur les vitrines de la rue de la République
    JEUDI 09 MAI
    Vernissage de l’exposition d’affiches de Pictellme au Beluga
    VENDREDI 10 MAI
    Vernissage de l’exposition Résistance graphique de Bon Caillou à l’Atelier du Coin

    SAMEDI 11 MAI
    Fabrication d’affiches-slogans machinées par m.u.r.r. à la Médiathèque Carnot
    VENDREDI 17 MAI
    Présentation et dégustation des bières Zythotypo à la Brasserie Stéphanoise
    MERCREDI 22 MAI
    Présentation de deux livres micro-édités à l’espace Nord-Est. Avec les auteurs Isabella Tomassi et Michel Ville.

    #saint_etienne #collectif #commun #typographie #création


  • En #Espagne, victoire socialiste pour un pays polarisé
    https://lemediapresse.fr/international/en-espagne-victoire-socialiste-pour-un-pays-polarise

    En Espagne, le #PSOE de Pedro Sánchez a remporté les élections législatives, dans un contexte marqué par l’irruption parlementaire de l’extrême-droite et le conflit catalan en arrière-plan. Les 123 députés socialistes ne pourront pourtant pas former un gouvernement seuls. Quelles alliances peuvent-ils nouer ? Pourquoi le paysage #Politique est-il si polarisé ? Quelle importance pour la question territoriale ? Une analyse inédite de Luis Emaldi Azkue, sociologue.

    #International #Catalogne #Ciudadanos #communisme #Droite #extrême_droite #Podemos #PP #Socialisme #Vox


  • #WiStand : achetez des manifestants et disruptez la démocratie

    Fake ou promo, je ne savais pas trop quoi penser de cette « nouveauté » jusqu’à ce que je tombe sur cet article qui renvoie vers de d’importants questionnements après avoir farfouillé les entrailles du « projet » qui, semble-t-il, serait bien réel. Au final ça me fait penser à la très maline opération de la #startup-nation « #Cap_Collectif » qui a réussi le tour, habile, de se proposer bénévolement aux #gilets_jaunes de La Réunion qui en avaient assuré la promotion avant de se vendre #en-même-temps au gouvernement et au mouvement global des gilets jaunes pour assurer et le support du « Grand Débat » et celui du « Vrai débat » : jackpot !

    Côté Pitch, c’est plutôt bien senti, le site avance que « Wistand est un véritable outil démocratique : nous nous interdisons de mobiliser plus de messagers lors d’une manifestation qu’il n’y a de contributeurs à celle-ci. Chaque messager représente au minimum une personne réelle. » Ouf, c’est rassurant, on comprend au moins qu’un milliardaire ne pourra pas monter sa propre manifestation en achetant quelques milliers de chômeurs aux aboies. Ce qui l’est nettement moins, c’est qu’un « messager » puisse représenter à lui seul plusieurs « personnes réelles » à la fois… Ce n’est pas ça qui va réconcilier la place Beauvau avec les chiffres, mais cessons d’être mauvaise langue : Wistand permet aussi de constituer des cagnottes et de mettre en place des banderoles et autres accessoires de mode utiles pendant une manifestation (masques anti-lacrymo, collyre, et autres battes de base-ball, bon, ok, là je m’avance un peu). Quoiqu’il en soit, la totalité des fonds perçus par la société sert apparemment à payer ce kit du manifestant, ainsi que les entrepreneurs qui iraient manifester à votre place. On se demande donc où est le business model. Cela étant dit, on sait que dans le digital, il est possible vivre très longtemps sans gagner d’argent (n’est-ce pas #Uber, n’est-ce pas #Skype, etc.)

    Irénée Régnauld : http://maisouvaleweb.fr/wistand-achetez-manifestants-disruptez-democratie

    Tout tient, je crois, dans cette dernière phrase, le fait que le but ne soit pas de gagner de l’argent ou réussir immédiatement mais plutôt acquérir des sortes de points de notoriété, voir d’initiative « révolutionnaire », dans le sens macroniste ou nieliste du terme. Et quand #Olivier_Ertzscheid évoque la série #Black_Mirror dans un échange twitter avec Calimaq, y’a clairement de ça (https://twitter.com/Affordanceinfo2/status/1120726902849851393)

    Pour rappel, Cap Collectif c’est ça :
    https://seenthis.net/messages/754050
    https://seenthis.net/messages/756614
    Hé oui, ça renvoie à la précédente tentative de marchandisation par la société #Raiz de la tentative de « #révolution » de #Nuit_Debout, qu’on avait déjà bien analysé en profondeur suite au signalement de @gastlag : https://seenthis.net/messages/481963 ... sauf qu’au fur et à mesure que ces projets dignes des élèves des écoles 42 de #Xavier_Niel ou #Google il y a de moins en moins de gens pour les contrer et la dystopie devient réalité !

    Reste à se positionner aussi sur le dilemme « en parler ou pas » : en parler et participer à l’opération de #communication, ou ne pas en parler et ne pas participer à l’élaboration d’un esprit critique à même de le contrer ?



  • La communisation et l’abolition du genre – Agitations
    https://agitationautonome.com/2019/03/20/la-communisation-et-labolition-du-genre/#sdfootnote3sym

    Introduction

    La communisation n’est pas une position révolutionnaire. Ce n’est pas une forme de société que nous construirons après la révolution. Il ne s’agit pas d’une tactique, d’une perspective stratégique, d’une organisation ou d’un plan. La communisation décrit un ensemble de mesures que nous devons prendre au cours de la lutte des classes si nous voulons qu’il y ait une révolution. La communisation abolit le mode de production capitaliste, y compris le travail salarié, l’échange, la forme-valeur, l’État, la division du travail et la propriété privée. Que la révolution prenne cette forme est une caractéristique nécessaire de la lutte de classes aujourd’hui. Notre cycle de luttes ne peut avoir d’autre horizon, dans la mesure où le développement des contradictions du capitalisme a annihilé les conditions sur lesquelles reposaient d’autres formes de révolution. Il n’est plus possible d’imaginer une conjoncture dans laquelle les divisions sociales soient dissoutes après la révolution.



  • L’incendie de Notre-Dame repose - aussi - la question du #patrimoine_religieux des #communes
    https://www.banquedesterritoires.fr/lincendie-de-notre-dame-repose-aussi-la-question-du-patrimoine-

    Alors que le conseil des ministres du 24 avril a validé le projet de loi pour la #restauration et la #conservation de la cathédrale de Notre-Dame de Paris en instituant une souscription nationale, des débats passionnants réinterrogent la relation des #collectivités_territoriales avec leur patrimoine religieux. Débat autour de l’entretien, de l’insuffisance du financement des communes, de l’écart Paris-province... et l’on prend soudain conscience qu’une bonne partie des opérations financées par le #Loto du patrimoine sont des monuments religieux.

    #fondation_du_patrimoine #loi_de_1905


  • #Italie, anatomie d’une crise (4/5) – Marco d’Eramo : « Salvini et Di Maio ne disent jamais que le problème majeur de l’Italie est la dette publique »
    https://lemediapresse.fr/international/italie-anatomie-dune-crise-4-5-marco-deramo-salvini-et-di-maio-ne-dise

    À Rome, Filippo Ortona rencontre Marco d’Eramo, intellectuel italien, ancien élève de Pierre Bourdieu, penseur du #Capitalisme, du #populisme et de ses usages, pour le quatrième épisode de notre série « Italie, anatomie d’une crise ». Entretien. 

    #Idées #International #classe_ouvrière #communisme #Europe #extrême_droite #fascisme #Gauche #globalisation #italieanatomiedunecrise #Italieombresetlumieres #Lega #M5S #Mondialisation #ouvriers #sociologie #sociologue #syndicalisme #Syndicats #UE #Union_Européenne


  • #Italie, anatomie d’une crise (3/5) – À Pomigliano, Cinq Étoiles pour la #classe_ouvrière
    https://lemediapresse.fr/international/italie-anatomie-dune-crise-3-5-a-pomigliano-cinq-etoiles-pour-la-class

    Près de Naples, un ancien bastion ouvrier et syndical, haut lieu des luttes du siècle dernier, est aujourd’hui acquis au Mouvement 5 Étoiles et à la #Lega. Entre casse méthodique des mécanisme de défense collective et stratégie du groupe Fiat, soutenue par une large partie du spectre politique et des éditorialistes, Filippo Ortona raconte une désillusion ouvrière.

    #International #communisme #extrême_droite #Gauche #italieanatomiedunecrise #Italieombresetlumieres #M5S #ouvriers #syndicalisme #Syndicats




  • Est-ce vraiment à la chercheuse Katie Bouman qu’on doit la première photo d’un trou noir ? | Jacques Pezet
    https://www.liberation.fr/checknews/2019/04/12/est-ce-vraiment-a-la-chercheuse-katie-bouman-qu-on-doit-la-premiere-photo

    Le service de communication du MIT a propulsé médiatiquement la scientifique comme la personne sans qui « la photo du trou noir n’aurait pas existé ». Humblement, celle-ci insiste sur le travail des 200 chercheurs impliqués dans le projet. Source : CheckNews

    • Andrew Chael a répondu à ces critiques sur Twitter en demandant à ceux qui « lancent des attaques horribles et sexistes envers ma collègue et amie Katie Bouman » d’arrêter et en ridiculisant ceux qui invoquent la quantité de travail qu’il a fourni : « Je n’ai pas écrit "850 000 lignes de code" – beaucoup de ces "lignes" mesurées par Github se trouvent dans des fichiers modèles. Il y a environ 68 000 lignes dans le logiciel actuel, et je me fiche du nombre de lignes dont je suis l’auteur. »

      #sexisme #masculinisme (pour les trolls twitters etc, qui affirment que ya 200 chercheurs masculins (lol) évincés par Katie Bouman)


  • #Italie, anatomie d’une crise (2/5) – Potere al Popolo, du #squat aux urnes
    https://lemediapresse.fr/international/italie-anatomie-dune-crise-2-5-potere-al-popolo-du-squat-aux-urnes

    Depuis Naples, Filippo Ortona raconte la #Gauche de « Potere al Popolo » (pouvoir au peuple), ses modestes résultats électoraux, ses militants et ses espoirs dans ce second reportage de notre série d’avril : « Italie, anatomie d’une crise ».

    #International #communisme #italieanatomiedunecrise #Italieombresetlumieres #Lega #M5S #mutualisme