• Vers une société contributive de #pair_à_pair – 1
    https://framablog.org/2019/10/16/vers-une-societe-contributive-de-pair-a-pair-1

    Et si le pair-à-pair n’était pas seulement un moyen pratique d’échanger des fichiers mais aussi le modèle et le moteur d’une nouvelle organisation sociale ? Michel #bauwens a un plan… Ah le #P2P, que de souvenirs pour les moins jeunes… Napster, … Lire la suite­­

    #Contributopia #Internet_et_société #communautés #Contributeurs #Democratie #entrepreneurs #Institutions #P2P_Foundation #Traduction

  • Entretien avec Miguel Peralta, prisonnier anarchiste
    d’Eloxochitlán de Flores Magón, Oaxaca

    https://lavoiedujaguar.net/Entretien-avec-Miguel-Peralta-prisonnier-anarchiste-d-Eloxochitlan-d

    Histoire des luttes de son village, assemblée communautaire, infiltration des partis politiques, répression, solidarité internationale, liens entre mouvement libertaire et mouvement indigène... Dans cet entretien, Miguel Peralta revient sur cette histoire collective.

    Dans l’État d’Oaxaca, il y a approximativement plus de cinq cents municipalités, la majorité autochtones et qui sont réparties en huit régions. C’est très caractéristique d’Oaxaca cette question, parce que la majorité des gens parlent une langue autochtone, mais aussi parce que depuis très longtemps ces municipalités sont régies par un système qui s’appelle us et coutumes, plus de la moitié sont régies par ce système dont le nom a été modifié il y a tout juste quelques années de cela, il y a cinq ans, pour le remplacer par celui de système normatif interne, qui veut dire qu’on suppose que les municipalités ont leur propre autonomie dans laquelle elles se régissent par ce système, et où elles élisent leurs autorités, tant leurs autorités municipales que toutes les charges qui sont liées à cette organisation politique. Mais c’est de cette manière aussi que l’État a une forme d’ingérence à Oaxaca, parce que, au final, les municipalités sont régies par les us et coutumes, les élections se font par une assemblée et c’est en assemblée que sont pris les accords pour élire leurs autorités, mais quand elles élisent leur représentant ou leurs différents représentants, elles envoient leurs documents au bureau du « Système normatif interne » (...)

    #Mexique #Oaxaca #peuples_originaires #anarchisme #Flores_Magón #assemblée_communautaire #autonomie #territoire #communauté #répression #solidarité

  • #Mobilizon : on lève le voile sur la #Bêta
    https://framablog.org/2019/10/15/mobilizon-on-leve-le-voile-sur-la-beta

    Mobilizon sera une alternative aux #événements et groupes #Facebook. Suite au succès de son financement participatif, il est temps de vous donner un avant-goût de ce logiciel et de faire le point sur l’avancement du projet. Cet article fait partie … Lire la suite­­

    #Carnets #Contributopia #ActivityPub #Communaute #contributopia #Degooglisons #Event #framameet #Framasoft #GAFAM #Innovation #Internet #MeetUp #Planet #RezoTIC

  • #Mobilizon : lifting the veil on the beta release
    https://framablog.org/2019/10/15/mobilizon-lifting-the-veil-on-the-beta-release

    Mobilizon is an alternative to #Facebook groups and events. After a successful crowdfunding, it is time we gave you a taste of this software and updated you on its progress. This article is a part of « Contributopia’s travel journals ». From … Lire la suite­­

    #Carnets #Contributopia #Fédération #ActivityPub #Bêta #Communaute #contributopia #Degooglisons #English #événements #Event #framameet #Framasoft #GAFAM #Innovation #Internet #MeetUp #Planet #RezoTIC

  • L’ONU déplore une « multitude de crimes de guerre » commis au Yémen
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/09/03/l-onu-deplore-une-multitude-de-crimes-de-guerre-commis-au-yemen_5505879_3210


    Des corps recouverts de plastique reposent sur le sol au milieu des décombres d’un centre de détention détruit par des frappes aériennes saoudiennes le 1er septembre 2019 à Dhamar, dans le sud-ouest du Yémen.
    HANI MOHAMMED / AP

    « Personne n’a les mains propres dans ce conflit. » Des experts des Nations unies (ONU) sur le Yémen ont fait état, dans un rapport publié mardi 3 septembre, de la « multitude de crimes de guerre » qui auraient été commis par les diverses parties depuis le début du conflit.

    Ce groupe d’experts, créé par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies en 2017, a identifié, dans la mesure du possible, les « personnes susceptibles d’être responsables de crimes internationaux et a transmis ces noms », qui restent confidentiels, à la haut-commissaire aux droits de l’homme, Michelle Bachelet. Un bon nombre des violations « peut entraîner la condamnation de personnes pour crimes de guerre si un tribunal indépendant et compétent en est saisi », ont-ils expliqué dans un communiqué.
    […]
    Une coalition menée par l’Arabie saoudite intervient au Yémen depuis 2015 pour soutenir les forces progouvernementales contre les rebelles houthistes, qui se sont emparés de vastes zones de l’ouest et du nord du pays, dont la capitale, Sanaa. « Cinq ans après le début du conflit, les violations contre les civils yéménites se poursuivent sans relâche, avec un mépris total pour le sort de la population et une absence d’action internationale pour responsabiliser les parties au conflit », a déclaré Kamel Jendoubi, président du groupe d’experts.

    Les experts de l’ONU demandent aussi à la communauté internationale de s’abstenir de fournir des armes susceptibles d’être utilisées dans le conflit, avertissant que la « légalité des transferts d’armes par la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et d’autres Etats reste discutable ». « Les Etats peuvent être tenus responsables de l’aide ou de l’assistance qu’ils fournissent pour la commission de violations du droit international si les conditions de complicité sont remplies », insiste le rapport.

    Le rapport sera présenté le 10 septembre devant le Conseil des droits de l’homme lors de sa prochaine session (du 9 au 27 septembre). Le groupe d’experts souhaite que le Conseil renforce son mandat en matière de lutte contre l’impunité en lui demandant de rassembler les éléments de preuve relatifs aux violations présumées face à l’actuelle « absence généralisée de responsabilité ».

  • Accord gazier. La #Jordanie plie devant Israël
    https://orientxxi.info/magazine/accord-gazier-la-jordanie-plie-devant-israel,3259

    Ce que l’étiquette « #modéré » gratifiée par la « #communauté_internationale » signifie concrètement (entre autres révélations de l’article) :

    Ce qui signifie concrètement faire de la Jordanie une tête de pont pour l’exportation vers d’autres pays arabes du #gaz importé d’Israël, gaz qui peut venir par ailleurs de sources autres que le champ Léviathan. Ce gaz ainsi mélangé au gaz égyptien ou tout autre gaz que la Jordanie importe du marché mondial via le port GNL ne permettra pas de distinguer la source ou de séparer les flux. Israël est ainsi introduit organiquement en tant que puissance énergétique régionale et exportateur de gaz, par des moyens détournés et occultes, vers les autres pays arabes susceptibles d’utiliser le gazoduc arabe et de s’y raccorder.

  • Et un autre article à lire ou relire, extrait de notre dossier consacré aux réflexions alternatives sur l’héritage.

    Matière à vies collectives
    Voyage à Muche : conditions, usages et enjeux d’une expérience d’ancrage

    https://pantherepremiere.org/texte/matiere-a-vies-collectives

    Comment une expérience concrète de vie communautaire, passant notamment par la propriété collective, intègre-t-elle la question des disparités économiques des membres qui y prennent part ? De la famille « biologique » à la famille politique, comment se réorganise la solidarité matérielle ? En février 2018, plusieurs membres d’une communauté politique composée d’une soixantaine de personnes ont pris le temps de revenir sur leur installation dans le village de Muche en abordant plus précisément les enjeux collectifs, notamment matériels, auxquels ils et elles font face.

    #héritage #patrimoine #communauté #solidarité

  • The Callout
    https://www.npr.org/2018/04/13/601971617/the-callout
    A lot of communities today are taking a hard stand against sexual harassment and assault. Using social media shaming, ostracism, professional excommunication, whatever punishment is painful enough to shift the moral code by brute force. Through one incident in the Richmond, Va. hardcore music scene, we chronicle a social media callout and ask what pain can accomplish.

    The Cruelty of Call-Out Culture. How not to do social change.
    https://www.nytimes.com/2019/01/14/opinion/call-out-social-justice.html

    #denonciation #enligne #callout #radio #npr #social_media #punk #communautés #justicier #vindicte #hardcore

  • View from Nowhere. Is it the press’s job to create a community that transcends borders?

    A few years ago, on a plane somewhere between Singapore and Dubai, I read Benedict Anderson’s Imagined Communities (1983). I was traveling to report on the global market for passports—how the ultrawealthy can legally buy citizenship or residence virtually anywhere they like, even as 10 million stateless people languish, unrecognized by any country. In the process, I was trying to wrap my head around why national identity meant so much to so many, yet so little to my passport-peddling sources. Their world was the very image of Steve Bannon’s globalist nightmare: where you can never be too rich, too thin, or have too many passports.

    Anderson didn’t address the sale of citizenship, which only took off in earnest in the past decade; he did argue that nations, nationalism, and nationality are about as organic as Cheez Whiz. The idea of a nation, he writes, is a capitalist chimera. It is a collective sense of identity processed, shelf-stabilized, and packaged before being disseminated, for a considerable profit, to a mass audience in the form of printed books, news, and stories. He calls this “print-capitalism.”

    Per Anderson, after the printing press was invented, nearly 600 years ago, enterprising booksellers began publishing the Bible in local vernacular languages (as opposed to the elitist Latin), “set[ting] the stage for the modern nation” by allowing ordinary citizens to participate in the same conversations as the upper classes. In the 18th and 19th centuries, the proliferation (and popularity) of daily newspapers further collapsed time and space, creating an “extraordinary mass ceremony” of reading the same things at the same moment.

    “An American will never meet, or even know the names of more than a handful of his 240,000,000–odd fellow Americans,” Anderson wrote. “He has no idea of what they are up to at any one time.” But with the knowledge that others are reading the same news, “he has complete confidence in their steady, anonymous, simultaneous activity.”

    Should the press be playing a role in shaping not national identities, but transnational ones—a sense that we’re all in it together?

    Of course, national presses enabled more explicit efforts by the state itself to shape identity. After the US entered World War I, for instance, President Woodrow Wilson set out to make Americans more patriotic through his US Committee on Public Information. Its efforts included roping influential mainstream journalists into advocating American-style democracy by presenting US involvement in the war in a positive light, or simply by referring to Germans as “Huns.” The committee also monitored papers produced by minorities to make sure they supported the war effort not as Indians, Italians, or Greeks, but as Americans. Five Irish-American papers were banned, and the German-American press, reacting to negative stereotypes, encouraged readers to buy US bonds to support the war effort.

    The US media played an analogous role in selling the public on the 2003 invasion of Iraq. But ever since then, in the digital economy, its influence on the national consciousness has waned. Imagined Communities was published seven years before the fall of the Berlin Wall, twenty-two years before Thomas Friedman’s The World Is Flat, and a couple of decades before the internet upended print-capitalism as the world knew it (one of Anderson’s footnotes is telling, if quaint: “We still have no giant multinationals in the world of publishing”).

    Since Trump—a self-described nationalist—became a real contender for the US presidency, many news organizations have taken to looking inward: consider the running obsession with the president’s tweets, for instance, or the nonstop White House palace intrigue (which the president invites readily).

    Meanwhile, the unprofitability of local and regional papers has contributed to the erosion of civics, which, down the line, makes it easier for billionaires to opt out of old “imagined communities” and join new ones based on class and wealth, not citizenship. And given the challenges humanity faces—climate change, mass migration, corporate hegemony, and our relationships to new technologies—even if national papers did make everyone feel like they shared the same narrative, a renewed sense of national pride would prove impotent in fighting world-historic threats that know no borders.

    Should the press, then, be playing an analogous role in shaping not national identities, but transnational ones—a sense that we’re all in it together? If it was so important in shaping national identity, can it do so on a global scale?

    Like my passport-buying subjects, I am what Theresa May, the former British prime minister, might call a “citizen of nowhere.” I was born in one place to parents from another, grew up in a third, and have lived and traveled all over. That informs my perspective: I want deeply for there to be a truly cosmopolitan press corps, untethered from national allegiances, regional biases, class divisions, and the remnants of colonial exploitation. I know that’s utopian; the international working class is hardly a lucrative demographic against which publishers can sell ads. But we seem to be living in a time of considerable upheaval and opportunity. Just as the decline of religiously and imperially organized societies paved the way for national alternatives, then perhaps today there is a chance to transcend countries’ boundaries, too.

    Does the US media help create a sense of national identity? If nationalism means putting the interests of one nation—and what its citizens are interested in—before more universal concerns, then yes. Most journalists working for American papers, websites, and TV write in English with a national audience (or regional time zone) in mind, which affects how we pitch, source, frame, and illustrate a story—which, in turn, influences our readers, their country’s politics, and, down the line, the world. But a news peg isn’t an ideological form of nationalism so much as a practical or methodological one. The US press feeds off of more pernicious nationalisms, too: Donald Trump’s false theory about Barack Obama being “secretly” Kenyan, disseminated by the likes of Fox and The Daily Caller, comes to mind.

    That isn’t to say that global news outlets don’t exist in the US. When coaxing subscribers, the Financial Times, whose front page often includes references to a dozen different countries, openly appeals to their cosmopolitanism. “Be a global citizen. Become an FT Subscriber,” read a recent banner ad, alongside a collage featuring the American, Chinese, Japanese, Australian, and European Union flags (though stories like the recent “beginner’s guide to buying a private island” might tell us something about what kind of global citizen they’re appealing to).

    “I don’t think we try to shape anyone’s identity at all,” Gillian Tett, the paper’s managing editor for the US, says. “We recognize two things: that the world is more interconnected today than it’s ever been, and that these connections are complex and quite opaque. We think it’s critical to try to illuminate them.”

    For Tett, who has a PhD in social anthropology, money serves as a “neutral, technocratic” starting point through which to understand—and tie together—the world. “Most newspapers today tend to start with an interest in politics or events, and that inevitably leads you to succumb to tribalism, however hard you try [not to],” Tett explains. “If you look at the world through money—how is money going around the world, who’s making and losing it and why?—out of that you lead to political, cultural, foreign-policy stories.”

    Tett’s comments again brought to mind Imagined Communities: Anderson notes that, in 18th-century Caracas, newspapers “began essentially as appendages of the market,” providing commercial news about ships coming in, commodity prices, and colonial appointments, as well as a proto–Vows section for the upper crust to hate-read in their carriages. “The newspaper of Caracas quite naturally, and even apolitically, created an imagined community among a specific assemblage of fellow-readers, to whom these ships, brides, bishops, and prices belonged,” he wrote. “In time, of course, it was only to be expected that political elements would enter in.”

    Yesterday’s aristocracy is today’s passport-buying, globe-trotting one percent. The passport brokers I got to know also pitched clients with the very same promise of “global citizenship” (it sounds less louche than “buy a new passport”)—by taking out ads in the Financial Times. Theirs is exactly the kind of neoliberal “globalism” that nationalist politicians like Trump have won elections denouncing (often hypocritically) as wanting “the globe to do well, frankly, not caring about our country so much.” Isn’t upper-crust glibness about borders, boundaries, and the value of national citizenship part of what helped give us this reactionary nativism in the first place?

    “I suspect what’s been going on with Brexit and maybe Trump and other populist movements [is that] people. . . see ‘global’ as a threat to local communities and businesses rather than something to be welcomed,” Tett says. “But if you’re an FT reader, you see it as benign or descriptive.”

    Among the largest news organizations in the world is Reuters, with more than 3,000 journalists and photographers in 120 countries. It is part of Thomson Reuters, a truly global firm. Reuters does not take its mandate lightly: a friend who works there recently sent me a job posting for an editor in Gdynia, which, Google clarified for me, is a city in the Pomeranian Voivodeship of Poland.

    Reuters journalists cover everything from club sports to international tax evasion. They’re outsourcing quick hits about corporate earnings to Bangalore, assembling teams on multiple continents to tackle a big investigation, shedding or shuffling staff under corporate reorganizations. Perhaps unsurprisingly, “more than half our business is serving financial customers,” Stephen Adler, the editor in chief, tells me. “That has little to do with what country you’re from. It’s about information: a central-bank action in Europe or Japan may be just as important as everything else.”

    Institutionally, “it’s really important and useful that we don’t have one national HQ,” Adler adds. “That’s the difference between a global news organization and one with a foreign desk. For us, nothing is foreign.” That approach won Reuters this year’s international Pulitzer Prize for uncovering the mass murder of the Rohingya in Myanmar (two of the reporters were imprisoned as a result, and since freed); it also comes through especially sharply in daily financial stories: comprehensive, if dry, compendiums of who-what-where-when-why that recognize the global impact of national stories, and vice versa. A recent roundup of stock movements included references to the US Fed, China trade talks, Brexit, monetary policy around the world, and the price of gold.

    Adler has led the newsroom since 2011, and a lot has changed in the world. (I worked at Reuters between 2011 and 2013, first as Adler’s researcher and later as a reporter; Adler is the chair of CJR’s board.) Shortly after Trump’s election, Adler wrote a memo affirming the organization’s commitment to being fair, honest, and resourceful. He now feels more strongly than ever about judiciously avoiding biases—including national ones. “Our ideology and discipline around putting personal feelings and nationality aside has been really helpful, because when you think about how powerful local feelings are—revolutions, the Arab Spring—we want you writing objectively and dispassionately.”

    The delivery of stories in a casual, illustrated, highly readable form is in some ways more crucial to developing an audience than subject matter.

    Whether global stories can push communities to develop transnationally in a meaningful way is a harder question to answer; it seems to impugn our collective aptitude for reacting to problems of a global nature in a rational way. Reuters’s decision not to fetishize Trump hasn’t led to a drop-off in US coverage—its reporters have been especially strong on immigration and trade policy, not to mention the effects of the new administration on the global economy—but its stories aren’t exactly clickbait, which means ordinary Americans might not encounter them at the top of their feed. In other words, having a global perspective doesn’t necessarily translate to more eyeballs.

    What’s more, Reuters doesn’t solve the audience-class problem: whether readers are getting dispatches in partner newspapers like The New York Times or through the organization’s Eikon terminal, they tend to be the sort of person “who does transnational business, travels a good deal, is connected through work and media, has friends in different places, cares about what’s going on in different places,” Adler says. “That’s a pretty large cohort of people who have reason to care what’s going on in other places.”

    There are ways to unite readers without centering coverage on money or the markets. For a generation of readers around the world, the common ground is technology: the internet. “We didn’t pick our audience,” Ben Smith, the editor in chief of BuzzFeed, tells me over the phone. “Our audience picked us.” He defines his readers as a cohort aged 18–35 “who are on the internet and who broadly care about human rights, global politics, and feminism and gay rights in particular.”

    To serve them, BuzzFeed recently published a damning investigative report into the World Wildlife Fund’s arming of militias in natural reserves; a (not uncontroversial) series on Trump’s business dealings abroad; early exposés of China’s detention of Uighur citizens; and reports on child abuse in Australia. Climate—“the central challenge for every newsroom in the world”—has been harder to pin down. “We don’t feel anyone has cracked it. But the shift from abstract scientific [stories] to coverage of fires in California, it’s a huge change—it makes it more concrete,” Smith says. (My husband is a reporter for BuzzFeed.)

    The delivery of these stories in a casual, illustrated, highly readable form is in some ways more crucial to developing an audience than subject matter. “The global political financial elites have had a common language ever since it was French,” Smith says. “There is now a universal language of internet culture, [and] that. . . is how our stuff translates so well between cultures and audiences.” This isn’t a form of digital Esperanto, Smith insists; the point isn’t to flatten the differences between countries or regions so much as to serve as a “container” in which people from different regions, interest groups, and cultures can consume media through references they all understand.

    BuzzFeed might not be setting out to shape its readers’ identities (I certainly can’t claim to feel a special bond with other people who found out they were Phoebes from the quiz “Your Sushi Order Will Reveal Which ‘Friends’ Character You’re Most Like”). An audience defined by its youth and its media consumption habits can be difficult to keep up with: platforms come and go, and young people don’t stay young forever. But if Anderson’s thesis still carries water, there must be something to speaking this language across cultures, space, and time. Call it “Web vernacular.”

    In 2013, during one of the many recent and lengthy US government shutdowns, Joshua Keating, a journalist at Slate, began a series, “If It Happened There,” that imagined how the American media would view the shutdown if it were occurring in another country. “The typical signs of state failure aren’t evident on the streets of this sleepy capital city,” Keating opens. “Beret-wearing colonels have not yet taken to the airwaves to declare martial law. . . .But the pleasant autumn weather disguises a government teetering on the brink.”

    It goes on; you get the idea. Keating’s series, which was inspired by his having to read “many, many headlines from around the world” while working at Foreign Policy, is a clever journalistic illustration of what sociologists call “methodological nationalism”: the bias that gets inadvertently baked into work and words. In the Middle East, it’s sectarian or ethnic strife; in the Midwest, it’s a trigger-happy cop and a kid in a hoodie.

    His send-ups hit a nerve. “It was huge—it was by far the most popular thing I’ve done at Slate,” Keating says. “I don’t think that it was a shocking realization to anyone that this kind of language can be a problem, but sometimes pointing it out can be helpful. If the series did anything, it made people stop and be conscious of how. . . our inherent biases and perspectives will inform how we cover the world.”

    Curiously, living under an openly nationalist administration has changed the way America—or at the very least, a significant part of the American press corps—sees itself. The press is a de facto opposition party, not because it tries to be, but because the administration paints it that way. And that gives reporters the experience of working in a place much more hostile than the US without setting foot outside the country.

    Keating has “semi-retired” the series as a result of the broad awareness among American reporters that it is, in fact, happening here. “It didn’t feel too novel to say [Trump was] acting like a foreign dictator,” he says. “That was what the real news coverage was doing.”

    Keating, who traveled to Somaliland, Kurdistan, and Abkhazia to report his book Invisible Countries (2018), still thinks the fastest and most effective way to form an international perspective is to live abroad. At the same time, not being bound to a strong national identity “can make it hard to understand particular concerns of the people you’re writing about,” he says. It might be obvious, but there is no one perfect way to be internationally minded.

    Alan Rusbridger—the former editor of The Guardian who oversaw the paper’s Edward Snowden coverage and is now the principal at Lady Margaret Hall, a college at Oxford University—recognizes the journalistic and even moral merits of approaching news in a non-national way: “I think of journalism as a public service, and I do think there’s a link between journalism at its best and the betterment of individual lives and societies,” he says. But he doesn’t have an easy formula for how to do that, because truly cosmopolitan journalism requires both top-down editorial philosophies—not using certain phrasings or framings that position foreigners as “others”—and bottom-up efforts by individual writers to read widely and be continuously aware of how their work might be read by people thousands of miles away.

    Yes, the starting point is a nationally defined press, not a decentralized network, but working jointly helps pool scarce resources and challenge national or local biases.

    Rusbridger sees potential in collaborations across newsrooms, countries, and continents. Yes, the starting point is a nationally defined press, not a decentralized network; but working jointly helps pool scarce resources and challenge national or local biases. It also wields power. “One of the reasons we reported Snowden with the Times in New York was to use global protections of human rights and free speech and be able to appeal to a global audience of readers and lawyers,” Rusbridger recalls. “We thought, ‘We’re pretty sure nation-states will come at us over this, and the only way to do it is harness ourselves to the US First Amendment not available to us anywhere else.’”

    In employing these tactics, the press positions itself in opposition to the nation-state. The same strategy could be seen behind the rollout of the Panama and Paradise Papers (not to mention the aggressive tax dodging detailed therein). “I think journalists and activists and citizens on the progressive wing of politics are thinking creatively about how global forces can work to their advantage,” Rusbridger says.

    But he thinks it all starts locally, with correspondents who have fluency in the language, culture, and politics of the places they cover, people who are members of the communities they write about. That isn’t a traditional foreign-correspondent experience (nor indeed that of UN employees, NGO workers, or other expats). The silver lining of publishing companies’ shrinking budgets might be that cost cutting pushes newsrooms to draw from local talent, rather than send established writers around. What you gain—a cosmopolitanism that works from the bottom up—can help dispel accusations of media elitism. That’s the first step to creating new imagined communities.

    Anderson’s work has inspired many an academic, but media executives? Not so much. Rob Wijnberg is an exception: he founded the (now beleaguered) Correspondent in the Netherlands in 2013 with Anderson’s ideas in mind. In fact, when we speak, he brings the name up unprompted.

    “You have to transcend this notion that you can understand the world through the national point of view,” he says. “The question is, What replacement do we have for it? Simply saying we have to transcend borders or have an international view isn’t enough, because you have to replace the imagined community you’re leaving behind with another one.”

    For Wijnberg, who was a philosophy student before he became a journalist, this meant radically reinventing the very structures of the news business: avoiding covering “current events” just because they happened, and thinking instead of what we might call eventful currents—the political, social, and economic developments that affect us all. It meant decoupling reporting from national news cycles, and getting readers to become paying “members” instead of relying on advertisements.

    This, he hoped, would help create a readership not based on wealth, class, nationality, or location, but on borderless, universal concerns. “We try to see our members. . . as part of a group or knowledge community, where the thing they share is the knowledge they have about a specific structural subject matter,” be it climate, inequality, or migration, Wijnberg says. “I think democracy and politics answers more to media than the other way around, so if you change the way media covers the world you change a lot.”

    That approach worked well in the Netherlands: his team raised 1.7 million euros in 2013, and grew to include 60,000 members. A few years later, Wijnberg and his colleagues decided to expand into the US, and with the help of NYU’s Jay Rosen, an early supporter, they made it onto Trevor Noah’s Daily Show to pitch their idea.

    The Correspondent raised more than $2.5 million from nearly 50,000 members—a great success, by any measure. But in March, things started to get hairy, with the publication abruptly pulling the plug on opening a US newsroom and announcing that staff would edit stories reported from the US from the original Amsterdam office instead. Many of the reasons behind this are mundane: visas, high rent, relocation costs. And reporters would still be reporting from, and on, the States. But supporters felt blindsided, calling the operation a scam.

    Today, Wijnberg reflects that he should have controlled the messaging better, and not promised to hire and operate from New York until he was certain that he could. He also wonders why it matters.

    “It’s not saying people who think it matters are wrong,” he explains. “But if the whole idea of this kind of geography and why it’s there is a construct, and you’re trying to think about transcending it, the very notion of Where are you based? is secondary. The whole point is not to be based anywhere.”

    Still: “The view from everywhere—the natural opposite—is just as real,” Wijnberg concedes. “You can’t be everywhere. You have to be somewhere.”

    And that’s the rub: for all of nationalism’s ills, it does instill in its subjects what Anderson calls a “deep, horizontal comradeship” that, while imagined, blossoms thanks to a confluence of forces. It can’t be replicated supranationally overnight. The challenge for a cosmopolitan journalism, then, is to dream up new forms of belonging that look forward, not backward—without discarding the imagined communities we have.

    That’s hard; so hard that it more frequently provokes a retrenchment, not an expansion, of solidarity. But it’s not impossible. And our collective futures almost certainly depend on it.

    https://www.cjr.org/special_report/view-from-nowhere.php
    #journalisme #nationalisme #Etat-nation #communauté_nationale #communauté_internationale #frontières #presse #médias

  • La méthode Alinsky mise à nue
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1141

    Jusqu’à récemment, nous n’avions pas d’opinion arrêtée au sujet de l’Alliance citoyenne, un groupe grenoblois qui applique la « méthode Alinsky ». Pour ce qu’on voyait, ses membres semblaient défendre des causes légitimes (notamment pour les locataires des HLM) ; ses pratiques nous laissaient davantage perplexes (soirée type patronage évangélique à l’américaine). Vendredi 17 mai 2019, nous avons appris que l’Alliance citoyenne avait accompagné des femmes musulmanes à la piscine municipale, pour imposer un bain en burkini contraire au règlement. En fait, le coup avait été monté par ces militants suivant les préceptes de Saul Alinsky. Une chose est de soutenir des locataires quand ils sont mal chauffés ou quand leur logement est insalubre ; une autre est d’imposer la pudibonderie religieuse dans (...)

    « http://lepoingpresselibertaire.org »
    « http://fa-amiens.org/Pour-en-finir-avec-le-fumiste-Saul-Alinsky.html » #Faits_divers

  • Les Antilles françaises enchaînées à l’esclavage (3/4) : Un passé qui ne passe pas
    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/les-antilles-francaises-enchainees-a-lesclavage-34-un-passe-qui-ne-pas

    "Nous avons l’impression d’emmerder les Français avec notre histoire..." Jacqueline Jacqueray, présidente du Comité International des Peuples Noirs. Malgré la politique de l’assimilation, le traumatisme de l’esclavage perdure.
    Mémorial du Morne de la Mémoire,1480 noms donnés à des esclaves libérés après 1848

    Il y a une méconnaissance totale de l’#esclavage aujourd’hui, parce que dès l’#abolition, on a mis en place un mécanisme de l’#oubli. Ce qui prend le relais entre 1848 et 1946, c’est le thème de l’#assimilation. C’est-à-dire nous sommes français depuis 300 ans. René Bélénus

    Le 23 mai 1998, 40 000 Martiniquais, Guadeloupéens, Africains, Guyanais et Réunionnais défilaient de la République à la Nation. Une date qui ouvrait, 150 ans après le décret d’abolition de Victor Schoelcher, un début de prise de conscience en France. Au même moment, Lionel Jospin prononçait son fameux « Tous nés en 1848 », qui jetait le trouble au sein d’une #communauté_antillaise meurtrie par des décennies de silence...

    Pendant la grande marche de 1998, le mot d’ordre était : penser à nos parents qui ont vécu le martyr de l’esclavage colonial. Nous avons fait cette marche silencieuse et nous étions 40 000. Emmanuel Gordien

    Il faudra attendre 2001 pour que la traite négrière soit reconnue comme un #crime_contre_l'humanité (#loi_Taubira) et 2006 pour qu’une journée commémorative (le 10 mai) voit le jour... Mais face à l’étendue du crime, les stèles et les journées du souvenir ne suffisent pas...

    Lorsque vous dites à quelqu’un qu’il est esclave, vous lui supprimez sa généalogie et son histoire. Nous ne sommes pas des descendants d’esclaves, nous sommes des descendants d’africains réduit en esclavage et qui ont été déportés et ça c’est fondamental, ça change tout. Jacqueline Jacqueray

    Les séquelles, tant du côté des descendants d’esclaves qu’au sein de la société antillaise, sont toujours bien vivaces...

    #Antilles #Antilles_françaises #racisme

  • Les «antillais» sont-ils caribéens ?

    "On l’appelait département français, département d’outre-mer, sans savoir comment le nommer car lui même avait du mal à se situer sur la carte du Monde. Au loin, les autres îles s’étaient depuis longtemps enracinées dans leur drapeau et même si les difficultés torturaient leur destin, elles chevauchaient la mer avec la vaillance de petites nations intrépides".

    E. Pépin, Toxic Island

    Le titre de cet article peut sembler au premier abord assez paradoxal. En effet, les Antilles et la #Caraïbe sont en principe deux synonymes désignant la même région, en français, en anglais (The Caribbean / The Antilles1) en hollandais (De Caraïben / De Antillen) et en espagnol (El Caribe / Las Antillas).

    Il existe pourtant une vision française plus étroite de ce que représentent « les Antilles », par contraction de la terminologie d’ « #Antilles_françaises ». Cette perception se retrouve notamment dans la terminologie de l’Université des Antilles (sous entendu la Martinique et la Guadeloupe) et de la Guyane (UAG). Elle se retrouve aussi par exemple à travers l’appellation du principal journal de #Martinique et de #Guadeloupe : le « #France-Antilles » (la Guyane a son « France-Guyane »). On parle aussi volontiers dans les journaux de l’ « Hexagone2 » et des #Départements_d'Outre_Mer (#DOM) de la « #communauté_antillaise » pour désigner les personnes originaires de Martinique, de Guadeloupe et parfois par extension de Guyane3. Ces « Antillais » considèrent d’ailleurs leurs voisins de #Dominique et de #Sainte-Lucie comme des étrangers (pas des « Antillais ») qu’ils appellent les « Anglais ».

    La question ici posée est donc la suivante : les « Antillais » originaires de Martinique, Guadeloupe et #Guyane sont-ils caribéens ? L’histoire et la géographie rattachent leurs territoires à cet espace. Cependant, la départementalisation en 19464 a entrainé le façonnement sur un demi-siècle d’une #identité « antillaise » toute particulière, entre une #France très bien connectée (entre trois et six navettes aériennes journalières directes pour Paris, trois compagnies aériennes) mais lointaine (7 000 km, 8 heures de vol) et une Caraïbe proche (quelques centaines de kilomètres tout au plus pour les autres îles des Petites Antilles) mais au contraire très peu connectée. A titre d’exemple il est bien plus long et plus difficile de se rendre de Fort-de-France (Martinique) ou de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) à Kingston (Jamaïque) ou à Paramaribo (Suriname) que de se rendre à Paris. De manière encore plus caricaturale, pour se rendre par les airs depuis Fort-de-France à Roseau, capitale de l’île voisine de la Dominique située à une trentaine de kilomètres au Nord, il faut compter deux escales (Sainte-Lucie et Antigua par exemple), avant d’entamer les deux heures de routes qui relient l’aéroport de Melville Hall à la ville...

    Culture et populations tendent à rapprocher ces îles voisines. Les locuteurs de Guadeloupe, Martinique, Dominique et Sainte-Lucie peuvent par exemple se comprendre en créole (bien qu’il existe des variations notables) sans utiliser le français ni l’anglais. D’après une étude ethnologique, plus de 95% des Guadeloupéens parlent ainsi le #Créole comme #langue maternelle et le Français seulement comme langue secondaire. Plus de 80% des Martiniquais parlent eux le français et le créole comme langue maternelle (Lewis 2009). Par ailleurs, si il n’existe pas de statistiques ethniques dans les territoires français, d’après les estimations de chercheurs de l’Université de Laval (Québec) plus de 80% de la population martiniquaise et plus de 90% de la population guadeloupéenne se composent de noirs et de métisses5 6. Ces chiffres sont assez comparables à ceux de Sainte-Lucie (94% de noirs et de métisses7) et de la Dominique (95%8) bien que la part de la population noire y soit sensiblement plus forte.

    Le niveau de vie et l’éducation sont par contre beaucoup plus similaires entre les Antilles Françaises et la France qu’ils ne le sont par rapport à ces îles voisines. Les Martiniquais sont considérés comme de riches touristes à Sainte-Lucie et en Dominique (où on les appelle « the French »). Les « Anglais » sont eux plus souvent perçus comme des travailleurs pauvres, des clandestins (bienvenus pour les travaux agricoles ou de construction) ou des trafiquants de drogues en Martinique. Le PNB par habitant de la Dominique est deux fois et demi moindre que le PIB par habitant estimé pour la Martinique par l’INSEE (respectivement 7 284 euros9 et 19 600 euros10). Le PIB par habitant de la Martinique est pour sa part beaucoup plus proche du PNB par habitant total français (23 100 euros11), bien que sensiblement inférieur.

    Parmi les étudiants interrogés dans les différentes branches de l’Université des Antilles et de la Guyane, moins d’une personne sur deux se dit « caribéen » (31% en Guyane, 37% en Martinique, 52% en Guadeloupe). Quand on demande ensuite à ceux qui revendiquent une identité plurielle (par exemple Guadeloupéen et Français et Caribéen) de hiérarchiser leurs sentiments d’appartenance, moins de 15% de ces « Antillais » se disent avant tout Caribéens (12,5% pour les Guyanais, 11% pour les Martiniquais, 5% pour les Guadeloupéens). De manière générale on est ici avant tout Guyanais (43%), Martiniquais (71%) ou Guadeloupéen (78%) (Cruse 2011).

    Le contact physique avec ces différents espaces explique sans doute en partie cette représentation identitaire en rapport avec l’espace de vie : 90% des étudiants martiniquais ont déjà voyagé en France alors que seuls 56% ont déjà voyagé dans la Caraïbe (hors DOM Français). 76% des étudiants guadeloupéens ont été en France mais seuls 52% dans la Caraïbe. Les Guyanais ne sont que 50% à avoir été en France, mais seuls 25% ont par ailleurs déjà voyagé dans la Caraïbe (Cruse 2011). Clairement, l’espace vécu intègre beaucoup plus la France que la Caraïbe.

    Par ailleurs, les déplacements de ces étudiants dans la Caraïbe montrent une nette concentration dans les autres DOM français et dans les îles proches (Sainte-Lucie et Dominique). Mis à part la République dominicaine, qui est vendue comme une destination touristique aussi sur le marché des touristes « français d’Outre Mer », le reste de la Caraïbe demeure très peu visité. Le centre de gravité de l’espace vécu de ces étudiants se trouve entre la France et ses dépendances caribéennes.

    Cet espace vécu reflète parfaitement l’espace des échanges commerciaux. Si l’on prend l’exemple de la Martinique, les trois quarts des importations proviennent de l’Union Européenne (les deux tiers desquelles proviennent de France « métropolitaine »). Au contraire, seules 7% des importations proviennent de la Caraïbe. Pour ce qui est des exportations, 83% des ventes martiniquaises sont destinées à la France (Guadeloupe 57%12, France « métropolitaine » 25%) à comparer aux 3% à destination de la Caraïbe (INSEE 2009).

    Rien n’incite d’ailleurs aux #échanges entre les habitants des îles françaises et le reste des Caribéens. Les #prix des échanges sont prohibitifs, que l’on pense au transport, à l’envoi de marchandises ou même plus simplement aux appels téléphoniques. Une compagnie de téléphonie mobile comme Digicel facture par exemple les appels entre DOM 23 centimes d’euros par minute, d’un DOM vers la France « métropolitaine » 55 centimes, et d’un DOM vers « la Caraïbe13 » 73 centimes. Il est donc beaucoup moins cher d’appeler la France – et d’y entretenir des liens -, à 7 000 kilomètres, que la Dominique qu’on aperçoit depuis la côte sud de la Guadeloupe et depuis la côte Nord de la Martinique...

    L’ensemble de ces éléments montrent que, malgré leur positionnement géographique caribéen et les héritages culturels (langue créole, histoire commune, etc.), les Antilles françaises sont avant tout vécues comme des régions françaises. Ceci s’explique en grande partie par l’ensemble des politiques menées depuis la #départementalisation (politiques économiques et éducation notamment). La forte connexion avec la France (transport, commerce, médias, etc.) et la coupure avec le reste de la Caraïbe jouent un rôle particulièrement important dans ce processus.

    http://www.caribbean-atlas.com/fr/thematiques/qu-est-ce-que-la-caraibe/les-antillais-sont-ils-caribeens.html
    #mots #terminologie #vocabulaire #Antilles #colonisation #géographie_coloniale #ressources_pédagogiques

  • Libya Is on the Brink of Civil War and a U.S. Citizen Is Responsible. Here’s What to Know
    https://news.yahoo.com/libya-brink-civil-war-u-145012004.html

    Who are Haftar’s international backers?

    Officially, they are few and far between. Every major state condoned the U.N.-backed Government of National Accord (GNA), and Prime Minister Fayez al-Serraj. But in reality, some “were also having parallel conversations with different actors and that enabled those actors to disregard the legal process and go with the military process,” says Elham Saudi, co-founder of London-based NGO Lawyers for Justice in Libya (LFJL).

    Those states include Egypt and the United Arab Emirates, which want to curb the influence of the Muslim Brotherhood in Libya; Russia, which has treated wounded soldiers and reportedly printed money on behalf of Haftar; and France, which views him as key to stabilizing Libya and slowing the flow of migrants into Europe. Italy, which also wants to prevent migration through Libya, has fallen out with France over its tacit support of Haftar. “Nominally, of course, they’re on the same side, that of the U.N.-backed government,” says Joost Hiltermann, director of the Middle East and North Africa program at the International Crisis Group. “But in reality Italy and France are on opposite sides of this.”

    [...]

    ... no state has threatened sanctions or acted to affirm the legitimacy of the internationally-backed government in Tripoli. As such, Haftar has interpreted their warnings as an amber, rather than a red light, according to International Crisis Group. For LFJL’s Saudi, the current crisis is the “natural culmination” of the international community’s inconsistency and failure to affirm the rule of law in Libya. “The international agenda has been pure carrot and no stick,” she says. “What is the incentive now to play by the rules?”

    #Libye#communauté_internationale#droit_international

  • Acapatzingo, communauté autonome urbaine
    Un monde nouveau au cœur de l’ancien (II)

    Raúl Zibechi

    https://lavoiedujaguar.net/Acapatzingo-communaute-autonome-urbaine-Un-monde-nouveau-au-coeur-de

    Les pratiques qui constituent une communauté ont pour fondements l’assemblée pour la prise de décisions, la rotation des tâches, le contrôle des responsabilités par la base, un ensemble de manières de faire que les zapatistes ont synthétisées dans les sept principes du « commander en obéissant » : servir et non se servir ; représenter et non se substituer ; construire et non détruire ; obéir et non commander ; proposer et non imposer ; convaincre et non vaincre ; baisser et non monter. Cet ensemble de pratiques témoigne du fait que la communauté n’est pas une institution ou une organisation, mais avant tout des formes de travail, dont deux sont particulièrement intéressantes : les travaux collectifs et les accords.

    Les travaux collectifs constituent des pièces clés, le cœur de la communauté et, comme le soulignent les zapatistes, le moteur de l’autonomie. Je veux dire par là que la communauté ne peut se réduire à la propriété collective mais que la propriété ou les espaces communs doivent être maintenus par des activités permanentes, constantes, car ce sont elles qui peuvent changer les habitudes et les inerties individualistes et égocentriques. (...)

    #Mexique #communauté #autonomie #processus #collectif #subjectivité #réciprocité #propriété

  • En #Thaïlande, avec le parti des #Commoners | Portfolios | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/studio/portfolios/en-thailande-avec-le-parti-des-commoners

    Après cinq ans de dictature militaire, la Thaïlande se rend aux urnes le 24 mars. Même si les règles ont été manipulées par la junte au pouvoir, des dizaines de partis se présentent dans un élan d’enthousiasme civique. Les Commoners (« Gens du peuple ») sont une petite formation née des nombreuses #lutte_environnementales du pays, mêlant villageois affectés par des projets de mines ou de barrages et un groupe de jeunes militants des droits de l’homme de l’Issan, une province déshéritée du Nord-Est. Portraits de candidats qui livrent bataille aux marges du pays pour la survie économique et politique de leurs #communautés .

    L’un des intérêts des #communs est qu’ils donnent un cadre pour les récits et les perspectives politiques de militants de base, notamment pour la #justice_environnementale. Ici en Thailande.

  • Malaise dans l’#agriculture française - La Vie des idées
    http://www.laviedesidees.fr/Malaise-dans-l-agriculture-francaise.html

    Comme le note Thibault Le Texier, l’agriculture est devenue « un continent lointain » dans les sociétés occidentales. Les consommateurs sont habitués à des denrées agricoles prévisibles, de qualité et consommables toute l’année – soit tout le contraire de ce qu’est réellement l’agriculture : saisonnière, fragile, imprévisible (Le Texier, 2017). Il faut une année pour récolter un quintal de blé. Entre les semis et la moisson tout peut arriver : sécheresse, inondation, contamination, prolifération des adventices, effondrement des cours... En dépit des très nombreux aléas qui caractérisent l’activité agricole, la prouesse de nos sociétés est d’avoir réussi à banaliser l’accès à l’#alimentation, mais au prix d’une marginalisation des agriculteurs et d’un fossé culturel creusé entre ceux qui mangent et ceux qui donnent à manger. L’accessibilité de l’alimentation a banalisé l’agriculture qui apparaît désormais comme un secteur périphérique et sans intérêt pour beaucoup de nos concitoyens. C’est le premier élément de la spirale dépréciative qui caractérise nos sociétés contemporaines : plus les #agriculteurs sont productifs, moins ils sont considérés par la société.

    #communs #communautés_de_pratiques

  • Des scientifiques mettent en cause leur #empreinte_écologique
    https://reporterre.net/Des-scientifiques-mettent-en-cause-leur-empreinte-ecologique

    L’origine anthropique du #réchauffement_climatique ne fait plus de doute au sein de la #communauté_scientifique, qui la documente jour après jour. Cependant, les #chercheurs, #grands_voyageurs, contribuent aussi aux émissions de gaz à effet de serre. Certains ont décidé de modifier leurs pratiques pour réduire leurs émissions.

    #mobilité #recherche

  • Once again, the UN has failed to name firms that profit from Israel’s illegal settlements - The National
    https://www.thenational.ae/opinion/comment/once-again-the-un-has-failed-to-name-firms-that-profit-from-israel-s-ill

    Pour la troisième fois l’#ONU diffère la publication d’une liste noire concernant les entreprises qui profitent directement de la #colonisation des territoires occupés.

    The United Nations postponed last week for the third time the publication of a blacklist of Israeli and international firms that profit directly from Israel’s illegal settlements in the occupied territories.

    « #communauté_internationale »

  • Build a Border Wall? Here’s What Border Communities Say They Want Instead

    For many of us who actually live along the U.S.-Mexico border, the “Mesquite Manifesto” addresses economic and climate problems by building up industry around the native tree.

    President Trump has declared a national emergency to fund a wall along our nation’s southern border. The border wall issue has bitterly divided people across the United States, becoming a vivid symbol of political deadlock.

    But for many of us who actually live along the U.S.-Mexico border, the wall is simply beside the point. We know that a wall can’t fix the problems that straddle the boundary between our nations; nor will it build on our shared strengths. So a group of us—ranchers, farmers, conservationists, chefs, carpenters, small business owners, and public-health professionals from both sides of the border—have come up with a better idea. We call it the #Mesquite_Manifesto.

    Our plan would tackle the root causes of problems that affect border communities on both sides. While the media have fixated on the difficult conditions in Mexico (and other Central American nations) that propel immigrants northward, real problems are on the U.S. side, too. The poverty rate in this region is twice as high as for the nation as a whole, and joblessness drives many into the lucrative drug trade. Poor diets and inadequate health care contribute to high rates of disease: Nearly one-third of those who live along the border suffer from diabetes. And a rapidly growing population, along with rising demand from industry and agriculture, is stressing the region’s limited water supply—a problem made worse by the changing climate.

    To address these problems and build a sustainable future for the region as a whole, we look to mesquite, the iconic native tree that grows in every county and municipio along the border. Its gnarly branches have provided food, fuel, medicine, shade, and shelter to indigenous communities in the borderlands for more than eight millennia.

    Deep-rooted mesquite trees such as velvet mesquite (Prosopis velutina) and honey mesquite (Prosopis glandulosa) are remarkably drought-resistant, anchoring the arid desert land and fixing nitrogen to improve the soil. Their seeds contain more protein than soybeans and can be milled to make flour with a low glycemic index, which helps regulate blood sugar.

    It’s no wonder that mesquite long sustained indigenous communities in this fragile land. What is remarkable is that mesquite is seen as a nuisance tree by many who live here now. Indeed, there’s scientific consensus that mesquites are among the most “undermanaged” resources on our continent, though they cover nearly 200 million acres of arid and semiarid lands in Mexico and the United States.

    We believe that targeted investments in restoring and managing mesquite could become—dollar for dollar and peso for peso—the most cost-effective investment ever made in the future of arid America.

    Mesquite-pod flour, which is now used in baking, brewing and in the preparation of low-glycemic food products, sells in many states for $22-24 per pound.
    Sustainably harvested hardwoods that are of stunning color, texture, shape, and durability. Mesquite wood can be sold for $5-$10 per board foot, to be used by furniture makers, floor designers, guitar-makers, and builders.
    Fuelwood that is already valued at $200 million-$400 million per year by the “mesquite barbecue” industry, which now uses trees selectively harvested from rangelands in the U.S. Southwest.
    Mesquite honey, which is already a multimillion-dollar industry in most states along the border.
    Other products with emerging markets, including biofuels, biochar, culinary and medicinal gums, and mesquite-smoked beer, coffee, and whiskey.

    We propose the establishment of capacity-building centers to develop mesquite-based industries in every watershed crossing the border. These centers could provide bilingual training in a variety of skills related to arid lands agroforestry and sustainable forest-product development. Schools and churches that have been closed down in impoverished rural areas and border cities could be renovated by local construction workers and repurposed as training centers for a binational “Green New Deal” effort.

    Many bilingual teachers, researchers, craftsmen, brewers, and chefs already have the capacity to train and mentor others in range management, ecological restoration, permaculture, hardwood craftsmanship and furniture making, honeybee management, mesquite pod milling, brewing, and baking, and the marketing of non-timber forest products.

    Mesquite could be cultivated on private, state, and federal rangeland (but not in parks or wildlife refuges, which should remain pristine). Millions of acres could be managed in ways that restore, rather than exploit, the land. For example, the trees can be pruned or thinned for their wood, rather than clear-cut. And seedpods can be selectively harvested to leave enough for wildlife and regeneration.

    Managing mesquite in this way could produce environmental benefits. Mesquite forests and the plant communities they shape offer numerous “ecosystem services,” including wildlife habitat for beneficial insects, birds, and bats involved in pollination and pest control; flood control; heat amelioration in urban settings; and recreational amenities such as birdwatching and the hunting of game birds like quail and doves.

    Communities on both sides of the U.S.-Mexico border need help. We do not, however, need a multibillion-dollar wall of concrete or steel. Instead, let us recognize our shared culture, economy, and geography — and value the tree that has long sustained the people of this unforgiving land. By investing in mesquite, we can build a restorative economy that enables communities on both sides of the border to prosper and thrive.

    https://www.yesmagazine.org/planet/build-a-border-wall-heres-what-border-communities-say-they-want-instead
    #migrations #asile #réfugiés #murs #frontières #USA #Etats-Unis #alternatives #communautés_frontalières #communauté_frontalière

    • Mesquite Manifesto: A Collaborative Vision for the #Borderland

      The recent acrimonious debates about further fortifying barriers all across the 2000 mile US/Mexico boundary line beg a larger question: Just what might make communities more stable, secure and prosperous while providing more livelihoods as well as wildlife habitat on both sides of the border? What particular natural resources and cultural assets in the region can be utilized to offer long-term solutions to problems perceived to be border-related?

      Within the US, border counties have twice the level of poverty and food insecurity as the national average. But how do we deal with the irony that some of these same counties harbor the highest levels of biodiversity anywhere in North America? In other words, they have an abundance of underutilized natural resources that may help lift residents out of poverty, if properly managed. Mesquite (Prosopis spp.) is one of them. A mesquite-based restoration economy may help keep in place those who do not wish to leave their homes to cross border and take refuge in cities for lack of other economic activities.

      Disparities in income and access to resources are already the triggers of social conflicts and immigration issues that clearly affect citizens in both affect Mexico and the United States, as well as political and climate refugees emigrating from other countries to this region. As such, many members of communities along the border feel they lack sufficient economic capital to resolve a range of economic and social problems. However, they also have under-utilized natural and social capital—such as mesquite trees and the local knowledge and skills to utilize them economically.

      And yet, as global temperatures continue to rise, as groundwater levels plummet, and as rivers and reservoirs dry up, social conflicts and poverty will inevitably worsen in the US/Mexico borderlands. How do we move toward a cohesive, binational plan with tangible solutions to alleviate these problems? We feel that a concerted effort to better utilize the many arid adaptation of mesquite trees can leverage new solutions.


      BUILDING SOLUTIONS

      We need a collaborative initiative– involving communities, governments, foundations, impact investors and other stakeholders— that will heal our degraded landscapes, anticipate climatic changes, create new sources of food, fuel and fiber. How can we do so in a manner that generates a truly restorative economy? Such an economy based in biocultural restoration can provide residents on both sides of the international boundary with jobs that offer them dignity, live-able wages, and safe, healthy working conditions.

      Many have called for “disruptive innovations” with the potential to restore the integrity and productivity of both our landscapes and our communities in ways that heal deep historic wounds. And yet, what innovation or technology will enhance rather than deplete the natural and cultural capital of our region? Mesquite and its microbial allies have served as one such “bio-technology” in the region for over 8000 years, generating fermented beverages and foods, shelter and habitable environments. We believe that more knowledge transfer, use and innovative management of mesquite and its many products could generate multiple revenue stream without depleting key natural resources.

      We are calling for greater investment in innovations that will move us toward managing mesquites and restoring certain of their habitats known as “nurse plant guilds.” Just how can such investments help us to better utilize the borderland habitats now dominated by the several species of woody legumes in the genus Prosopis? These investments must be focused on assisting economically-impoverished communities of indigenous and immigrant populations so that they do not become “climate refugees.”

      There is scientific consensus that mesquites are “under-managed” on nearly 200 million acres of arid and semi-arid lands in Mexico and the US. Can targeted investments change that dynamic? Yes, we believe they can, because mesquite resources can become —dollar for dollar and peso for peso—the most cost-effective natural and cultural resource investment ever made in the future of arid America.

      Such an investment cannot come too soon, because our metro areas are suffering from urban heat island effects on top of global climatic changes. How exactly will such exacerbated heat conditions affect us? The degraded watersheds and foodsheds surrounding those who work outdoors in our cities make them increasingly vulnerable to fires, floods, heat stroke, heat exhaustion, thirst and lost work time.

      FORECASTING TRENDS

      The best predictions of what vegetation changes will occur in the borderlands over the next century suggest that mesquite woodlands will become more extensive and dense. But does that suggest that they could also become more economically important? Yes, provided that their habitats are properly restored managed and managed, for two of the three species of mesquites will increase their rates of woody growth, pod production and carbon sequestration.

      Mesquite root systems can fix nitrogen and sequester carbon more effectively than most arid-adapted trees and shrubs. But is the shade and forage they provide for wildlife and livestock on rangelands truly significant? Yes, it is, and at the same time, mesquites can provide much-needed shade and foodstuffs for metro residents dwelling in urban heat islands.

      Most ranchers of cattle, bison, goats and sheep already acknowledge that mesquite foliage and pods provide forage essential to the survival of their herds and flocks. Why don’t more ranchers acknowledge that mesquite is likely their best and most cost efficient livestock feed on Western rangelands below 5000 feet from April to late June? We need to encourage them to use “mesquite-and-perennial-grass banks” during particularly critical times when prolonged droughts make all annual forages scarce. Such scarcity will become more severe and frequent as climate change accelerates.

      In fact, many stockmen have already begun to manage their ranches for wildlife as well as for livestock. Is it a stretch for them to also manage their land for mesquite honey and fuelwood production as well? Not at all. Most ranchers would readily welcome public investment that would help them generate multiple revenue streams (from food, fuel, wood, hunting, hiking and birding) to gain more income from their mesquite resources.

      REQUISITES

      Such intensive land management requires a stable rural labor force, one that northern Mexico and the US have largely lost since the signing of NAFTA in 1992. But how do we now grapple with recent changes in immigration and trade policies that have further reduced and debilitated the transboundary work force? For starters, we promote training and other benefits for those who wish to participate in a well-managed guest worker program that complements rather than competes with the working citizens already living in the region.

      We advocate for an expanded guest worker program that guarantees Mexican citizens wishing to work as professionals in the US greater legal safety, health benefits, job training and upward mobility. But haven’t such programs historically focused on harvesters of agricultural crops, not on managers, harvesters and processors of wild trees? Not exactly. Guest worker programs have always included opportunities for ranch hands, woodcutters and artisans in rural communities as well.

      We propose greater public and private investment in infrastructure to harvest, mill, dry, store and elaborate value-added products from both mesquite wood and edible mesquite pods. Shouldn’t such investments be made principally in counties and municipios stretching along the border where mesquite is abundant but other jobs have been lost? Absolutely. They should particularly focus on those Native American communities that have long-standing familiarity and traditional ecological knowledge of mesquite resources.

      We also propose the establishment of capacity-building centers in every watershed crossing the border. Could these centers easily provide bilingual rather than English-only training in a variety of skills related arid lands agro-forestry and non-timer forest product development? Definitely, for there are many bilingual teachers and trainers who already have the capacity to mentor others in range management, ecological restoration, permaculture, hardwood craftsmanship and furniture making, honeybee management, mesquite pod milling, brewing and baking, and the marketing of non-timber forest products.

      CURRENT USES AND OPORTUNITIES

      Setting aside the enormous value—in terms of carbon bonds and ecological sustainability—of atmospheric carbon sequestration that results from proper forest management, a $200-400 million US dollar/year “mesquite barbecue” industry now uses trees harvested from rangelands in the US Southwest. But is the market saturated if this industry already provides firewood, briquettes and chunk charcoal to over 8000 barbecue restaurants and other outlets located in all 50 American states? Not necessarily. As other woody trees are impacted by climate change, mesquite’s proportion of the market is predicted to grow.

      Nonetheless, the retail value of custom-designed mesquite furniture, flooring, paneling, musical instruments and fencing for larger pieces of wood is many times more than that of the same wood burned as charcoal or kindling. How do we encourage more woodcutters into selecting and sustainably harvesting their mesquite for higher value markets? They need informed that carefully dried, straight mesquite lumber will soon be selling for $5-10 US dollars per board foot, and to be put in touch with those eager to purchase such hardwoods.

      Some mesquite continues to be clear-cut and killed, while most trees retain some re=sprouting capacity that generates multi-stemmed trees with lower-value wood. How do we change that dynamic? As with any other forestry resource, we need to explicitly train harvesters in the selection, coppicing and pruning practices needed to shift the industry toward better uses to prime pieces of lumber for their elaboration of value-added products.

      There is already expanding use of mesquite pod flour in baking, in brewing and in the elaboration of low- glycemic (anti-diabetic) food products. But how do ensure that demand for mesquite flour—which is currently sold for $22-24 US dollar/pound—continue to expand beyond niche markets on both sides of the border? We need to better promote the food safety, unique nutritional qualities and flavors of the dozens of new foods and beverages that are trying to get a foothold in the global marketplace for so-called “super foods” or nutriceuticals.

      Nevertheless, harvesting and processing of mesquite pods remains time-intensive and costly. How do we encourage agricultural engineers to develop more scale-appropriate milling equipment, cold storage protocols for mesquite flour, and rapid food safety monitoring techniques needed today? What natural resources can mitigate and adapt to rather than becoming devastated by climate changes? We need to lobby the deans and department chairs of agricultural land grant universities to think of mesquite as something other than a rangeland nuisance, and earmark funds for mesquite research and development positions in several disciplines.

      Mesquite honey is already a multi-million dollar industry in most states along the border. But what has the arrival of Africanized honeybees and the greater frequency of severe droughts done to create problems for beekeepers? Over the last two decades, beekeepers have found ways to competently manage and tame “hybridized Africanized” bees and to utilize their skills as efficient foragers and producers of honey. We need to revisit local laws that ban the keeping of bees in urban areas and near rural schools.

      Honeybees are not the only pollinating insects attracted to mesquite flowers. Dense clusters of mesquite trees nourish as many as seventy-five species of native bees in any rural landscapes. Especially important are the gnat-sized native bee genus Perdita with about 600 species in the U.S. Mexico borderlands. These, along with Centris, Megachile and other native bees, as well as wasps, are efficient pollinators of mesquite flowers. In fact, mesquite inflorescences are a resource magnet for many insects including beetles, butterflies, wasps and flies.

      Are any economic incentives for planting mesquites windbreaks and “pollinator-attracting” hedgerows on farms and orchards in the border-states? Yes there are, through both governmental agencies and philanthropic foundations. We need to help farmers and ranchers apply for such funding, and measure the return-on-investment from mesquite plantings.

      Biofuels, biochar, gums, propolis, meads, distillates, nutraceuticals and medicinal products are derived from mesquites. So how do we keep the economic potential and sustainability of such products from being under-explored and scarcely valued by today’s impact investors? We need to bring mesquite’s promise into discussion with the growing number of wealthy young entrepreneurs involved in “slow money” strategies to enhance environmental stability and solve border poverty issues while producing healthy foods for the marketplace.

      CONCLUSIONS

      In short, there are many economic uses and intangible values provided by mesquite and the nurse plant guilds they shape. We therefore urge regional planners, natural resource agencies and investors to assess comprehensively the societal value of the many “ecosystem services” that mesquite habitats provide.

      These nature’s services include wildlife habitat for beneficial insects, birds and bats involved in pollination and pest control; flood control; heat amelioration in urban settings; and recreational pursuits such as birdwatching and the hunting of gamebirds like quail and doves.

      It is time to make significant investments in holistically managing, conserving or restoring or reconfiguring extensive corridors of mesquite habitats. The level of investment should become commensurate with the overall economic value of mesquite.

      We call for an All-Border States Congress on Mesquite to reach consensus on a shared vision and action plan to lay out the next steps for re-valuing mesquites and their habitats.

      https://www.garynabhan.com/news/2019/02/mesquite-manifesto-a-collaborative-vision-for-the-borderland
      #manifeste #alternative
      ping @reka

  • #Briançon, capitale des #escartons (1343-1789)

    Signée en 1343, la « #Grande_Charte_des_Libertés » entérinait l’#autonomie du territoire des Escartons, entre #Piémont et #Briançonnais. 675 ans avant que des militants n’y accueillent des migrants, ces vallées transalpines défendaient déjà une organisation basée sur l’#entraide et la #solidarité.

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/une-histoire-des-micro-etats-44-briancon-capitale-des-escartons-1343-1
    #Les_Escartons #histoire #Hautes-Alpes #république_des_Escartons #élevage #commerce #passage #alphabétisme #alpage #biens_communs #communaux #communauté #forêt #propriété_collective #corvées #entretien_du_territoire #solidarité #escarton #répartition_des_impôts #Italie #France #périphérie #Dauphiné #Royaume_de_France #liberté #impôts #monnaie #justice #Traité_d'Utrecht #frontières #ligne_de_partage_des_eaux #frontières_nationales #frontières_nationales #rencontre #nostalgie

    Anne-Marie Granet-Abisset, minute 30’35 :

    « 1713 est une date capitale pour le fonctionnement de l’Escarton, parce que c’est une décision liée à un traité qui est prise très loin, à Utrecht, et qui va décider de ce qui apparaît comme une zone de périphérie, une zone des marges, et donc, dans les négociations, la France ce qui lui paraît important, c’est la #vallée_de_Barcelonnette, et laisse au Duc de Savoie, ce qu’on va appelé les #vallées_cédées, c’est-à-dire l’escarton de Valcluse, Pragelato, l’#escarton_de_Château-Dauphin, et l’#escarton_de_Oulx. C’est le début de ce qui va être une évolution qui démarre au 18ème, mais qui va s’accentuer au 19ème, où la frontière va se marquer. ça va casser ce qui faisait la force d’un territoire qui fonctionnait de façon presque autonome, en tout cas qui fonctionnait dans une organisation, ce qui ne veut pas dire qu’ils s’aimaient tous, mais en tout cas ils s’entendaient tous pour défendre leurs intérêts. C’est aussi le moment où les militaires arrivent et vont redessiner la frontière : on partage, on dessine, on installe des fortifications en un temps où la frontière va se marquer. »

    Colette Colomban :

    "Puisqu’on va pour la première fois, en Europe, penser les frontières à partir de limites géographiques. Donc on va placer la frontière sur la ligne de partage des eaux, ce qui correspond à la volonté du #Pré_Carré_de_Vauban, c’est-à-dire, délimiter le territoire, les frontières de la France, de façon la plus régulière possible afin qu’elle soit plus facile à défendre et éviter ainsi des bouts de territoires qui s’enfoncent trop en territoire ennemi et beaucoup plus difficiles à défendre. On va du coup border des frontières à des cours d’eau, à des limites de partage des eaux. Les cols qui jusqu’alors étaient vraiment des passages, là deviennent des portes, des fermetures, des frontières. Mongenèvre se ferme à ce moment-là. Il faut imaginer que ça a été vraiment vécu comme un traumatisme, ce traité d’Utrecht, avec vraiment une #coupure de #liens familiaux, de liens amicaux, de liens commerciaux.

    Anne-Marie Granet-Abisset, minute 39’35 :

    Il y a une redécouverte des Escartons, parce que la charte est revenue dans la mairie de Briançon en 1985. Et dans ce cadre-là, les Escartons ont servi de légitimité pour refonder à la fois une #mémoire et une histoire qui a commencé d’abord du point de vue patrimonial, on a mis une association sur les anciens escartons, et puis maintenant, d’or en avant, les escartons sont même les noms de la recréation du Grand briançonnais qui reprend le Queyra, le Briançonnais, mais qui adhèrent des territoires qui ne faisaient pas partie de des anciens escartons. On est en train de reconstituer, en utilisant ce qui a été une avance sur l’histoire... on re-fabrique, on re-bricole une histoire en mettant en avant ce qui était la tradition, c’est-à-dire l’habitude d’#autonomie, la façon de s’auto-administrer, la volonté de garder la maîtrise du territoire, en même temps avec véritablement l’idée de fonctionner avec les vallées qui étaient les anciennes Vallées cédées. Donc les Escartons vont devenir un élément qui caractérise et qui redonne une #fierté à ces territoires considérés, pendant longtemps et notamment au 19ème, comme des territoires enclavés, comme des territoires arcaïques. Ces territoires ont souffert de cette vision qu’ils ont d’ailleurs totalement intégrée et qui fait que, les Escartons étaient un moyen de réaffirmer leur avance sur l’histoire. Leur avance sur l’histoire c’est le fait de constituer un territoire transfrontalier, qui fonctionne comme une région des Alpes à l’intérieur d’une Europe qui serait une Europe des régions"

    Gérard Fromm, 46’20 :

    "Ici on a été une zone de passage, beaucoup d’Italiens sont venus, ont passé le col de Mongenèvre et sont venus s’installer en France à une période où la vie était difficile en Italie. Donc il y a beaucoup de familles qui sont d’origine italienne. On est ici une zone de passage depuis longtemps. On est une zone de migration, donc, naturellement, on a retrouvé un certain nombre de choses. Les Italiens de l’autre côté, beaucoup parlent français, et puis il y a une culture qui est identique : regardez les églises, les clochers ont la même forme, les peintures murales dans les églises ont les mêmes origines. On a vraiment une continuité. Ces éléments-là font qu’aujourd’hui on a d’ailleurs une proximité avec nos amis italiens. On ne se rend pas compte, on est un peu au bout du monde pour les Français, sauf que leur bout du monde il est beaucoup plus loin... les Italiens c’est la porte à côté. Des Briançonnais vont à Turin, Turin c’est à une heure et quart d’ici. Aujourd’hui on a d’ailleurs une proximité avec nos amis italiens dans le cadre des programmes européens, mais aujourd’hui aussi par exemple avec les problèmes des migrants, ce sont des problèmes qu’on partage avec les communes de l’autre côté. On travaille en permanence avec les Italiens.

    Elsa Giraud, guide conférencière et historienne, 49’13 :

    « C’est le milieu dans lequel on vit, qui peut être un milieu hostile, qui est un milieu qui nécessite des connaissances, une habitude. Et si les Escartons sont nés et ont perduré pendant des siècles, c’est parce que nous sommes dans un territoire de passage, parce que nous sommes dans un territoire où on a des populations et des ressources différentes d’un côté et de l’autre. Donc il fallait des passages, des migrations saisonnières pour vivre dans ces montagnes qui ne vous nourrissent pas l’hiver, pour aller en plaine, pour échanger les produits d’un versant et de l’autre de la montagne. Et le point commun c’est ce besoin de se déplacer, de migrer. La géographie et le climat font qu’on est obligé de s’entraider et venir au secours de celui qui est en pleine montagne. Ici, si on ne connaît pas la montagne, en plein hiver on ne passe pas, on y reste. »

    #hostile_environment #environnement_hostile #entraide

    #tur_tur

    #ressources_pédagogiques

  • La bataille du libre, un #Documentaire contributopique !
    https://framablog.org/2019/01/24/la-bataille-du-libre-un-documentaire-contributopique

    Nous avons eu la chance de voir le nouveau documentaire de Philippe Borrel. Un conseil : ne le loupez pas, et surtout emmenez-y vos proches qui ne comprennent pas pourquoi vous les bassinez avec « vos trucs de libristes, là »… Ce n’est … Lire la suite­­

    #Communs #Contributopia #ciné #Cinema #Communaute #contributopia #Culture #Degooglisons #Film #GAFAM #Internet #Librevolution #PlanetEdu #Politique #RezoTIC #Video

  • #Décès du président de l’association des ivoiriens de #Tunisie après une attaque au couteau lors d’un braquage

    Le président de l’#association_des_ivoiriens de Tunisie #Falikou_Coulibaly, a succombé, dans la soirée du dimanche de ses blessures, après un braquage qui a mal tourné du côté de Dar Fadhal, à la Soukra.

    Selon une source sécuritaire, citée par la radio Mosaïque FM, 6 personnes ont été arrêtées dont une personne qui aurait attaqué le jeune homme au couteau.

    La criminalité a largement augmenté en Tunisie depuis 2011.

    “Quelque 185.617 affaires criminelles, tous délits confondus ont été recensées au cours des dix premiers mois de l’année 2018, un chiffre qui pourrait atteindre le pic de 200 mille à la fin de l’année” avait affirmé en novembre dernier, le président de l’Institut Tunisien des Études Stratégiques (ITES), Néji Jalloul.

    L’Amiral, Kamel Akrout, premier conseiller à la Sécurité nationale auprès du président de la République, avait quant à lui révélé que 48% des prisonniers sont des jeunes, 58% d’entre eux ont entre 15 et 17 ans. 4% des élèves, au sein des collèges et des lycées, consomment de la drogue, et 5% parmi les étudiants.

    Pour lui, cela est dû à la situation qui règne sur le pays après le 14 janvier. “Il y a de la négligence, du laisser-aller, que ce soit de la part de la famille, qui les délaisse, ou de la société en perte de valeurs”, a-t-il signalé.

    “Il y a une justice punitive assez développée, à mon avis. Mais le plus important ce n’est pas la dissuasion, car cela est synonyme d’échec (...) Ce qu’il faut, c’est la prévention, c’est le plus important”, a-t-il affirmé, “Et la prévention n’est pas que de la responsabilité du gouvernement ou de l’État, mais de toute la société. Ce sont nos enfants, l’avenir du pays”.

    https://www.huffpostmaghreb.com/entry/deces-du-president-de-lassociation-des-ivoiriens-de-tunisie-apres-u
    ping @_kg_

    • Après la mort de Falikou Coulibaly, la communauté subsaharienne de Tunis entre stupeur et indignation (VIDÉO)

      Le président de l’association des ivoiriens de Tunisie Falikou Coulibaly a succombé à ses blessures après un braquage.

      Plusieurs dizaines d’africains subsahariens se sont réuni, lundi, devant l’hôpital Mongi Slim, à l’appel de l’Association des Étudiants et Stagiaires Africains en Tunisie, criant leur détresse face à la mort du président de l’association des ivoiriens de Tunisie, Falikou Coulibaly, à la suite d’une attaque au couteau pendant un braquage, survenu dimanche à la Soukra.

      _ AESAT
      URGENT URGENT :
      L’Association des Etudiants et Stagiaires Africains en Tunisie condamne avec la plus grande fermeté l’agression à l’arme blanche (des coups de couteau) de notre frère Falikou Coulibaly de nationalité Ivoirienne rendant ainsi l’âme à l’hôpital de Mongi Slim. Nous lançons un appel fort à l’endroit des autorités Tunisiennes sur le devoir de la protection des Etrangers.
      Ainsi un appel à mobilisation pour un rassemblement est prévu aujourd’hui à 9h devant l’hôpital Monji Slim.
      Toutes nos condoléances à la famille de la victime et à la communauté Ivoirienne en Tunisie.

      https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=2028583227177956&id=443648175671477_

      “Ici, on nous agresse, on nous tue sans savoir pourquoi” s’emporte une jeune femme. “On nous tue !” déplore pour sa part un jeune homme.

      – vidéo : https://www.facebook.com/ayebbechir.ayeb/videos/2219546101441724/?t=0

      – vidéo : https://twitter.com/medzepplin/status/1077146719392014336

      Contacté par le HuffPost Tunisie, un membre de l’AESAT, déplore cet énième acte de violence, ayant conduit cette fois-ci à la mort : “Cela devait arriver !! À force de nous faire attaquer, de nous faire injurier, de nous faire violenter, sans sanctions contre nos agresseurs, la mort était inévitable. Je ne dis pas que Falikou a été tué parce qu’il est noir, mais le fait est là, nous perdons un de nos frères les plus proches et les plus actifs au sein de la communauté”.

      Stupeur sur les réseaux sociaux

      Sur les réseaux sociaux, l’heure est à la stupeur après ce crime, entre condoléances, appels à la mobilisation et condamnations.

      Une marche spontanée, en mémoire de Falikou, vers l’ambassade ivoirienne en Tunisie se déroule actuellement.

      – vidéo : https://www.facebook.com/Union.Leaders.Africains/videos/2178537942411256/?t=0

      _ Union des leaders Africains
      L’ALDA exprime ses sincères condoléances à la famille du président de l’AIT qui a été assassiné suite à une agression à l’arme blanche (Braquage).
      Actuellement il y a une marche spontanée vers l’ambassade de Côte d’Ivoire en Tunisie.
      Nous sommes solidaires avec la communauté ivoirienne en Tunisie.

      https://www.facebook.com/Union.Leaders.Africains/posts/1138674886314256_

      _ Yamina Thabet
      Terriblement choquée par le meurtre de Coullibaly Fallikou , 33 ans , président de l’Association des Ivoiriens en Tunisie .... terriblement triste et choquée par une telle violence ! Ce qui était arrivé à Najmatar comme déchaînement raciste, n’écarte pas pour moi la piste du règlement de compte ..
      Paix à son âme et sincères condoléances à toute sa famille et à la communauté ivoirienne

      https://www.facebook.com/yamina.thabet/posts/10216616546873601_

      _ Jean Marie Kone
      TRISTE NOUVELLE :
      En effet, triste nouvelle : le jeune étudiant ivoirien Falikou COULIBALY résidant enTunisie ne fêtera pas le réveillon 2018 parmis les siens.
      L’ignominie de son assassinat le week-end en pleine capitale tunisienne marquera à jamais son symbolisme sacrificiel, la marche inexorable vers la réalisation effective de l’Etat de droit en Tunisie.
      Mais, du fond de ce malheur qui noue encore les tripes, méditons froidement sur l’avenir que cet événement nous propose.
      Face à ce drame confirmé et désormais archivé dans la mémoire collective de la communauté des africains subsahariens et en particulier des ivoiriens résidents en Tunisie , je voudrais présenter toutes mes sincères condoléances à toute la famille, amis, et compatriotes du jeune frère COULIBALY.
      Je souhaite que la lumière soit faite sur cette énième assassinat que je qualifie d’inacceptable, de barbarie et sauvage.
      Heureusement, que la Tunisie et la côte d’Ivoire
      entretiennent de bons rapports depuis très longtemps et que nous n,accepterons pas qu’une minorité d’individus ni foi ni lois viennent perturber cette cohésion qui existe entre nos deux "peuples amis et frères ".
      Chers amis et chers compatriotes, je vous invite à la retenue et la sérénité totale afin que les autorités tunisiennes et ivoiriennes mènent des enquêtes pour situer les responsabilités.
      Repose en paix frero Cool !
      Bon courage à toutes et à tous !
      Vive la fraternité et l’intégration africaine !
      #JMK_

      https://www.facebook.com/africa.i.ua/posts/1116490248518762_

      Rafik Shimi
      Une nouvelle journée ordinaire pour les tunisiens, mais un début de semaine triste et sanglant pour nos amis ivoiriens résidents en Tunisie.
      Hier soir, le jeune Falikou Coulibaly, étudiant ivoirien en Tunisie et président de l’AIT ( association des ivoiriens en Tunisie) a été sauvagement poignardé par des criminels tunisiens dans la région de Soukra à Tunis, et le pauvre a trouvé la MORT, succombant à ses blessures.
      Vous vous rappelez bien mon dernier appel il y a une semaine pour le secours des africains subsahariens résidents en Tunisie, mais personne ne s’y intéressait.
      Je présente mes condoléances et mes excuses au nom des tunisiens libres à toute la famille du défunt et À Bas le Racisme !

      https://www.facebook.com/rafikbi9a/posts/10156281715308740_

      _ Mabrouka Khedir
      A dieu mon ami , paix à ton âme ...
      Le président de l’association des ivoiriens en Tunisie AIT - Association des Ivoiriens en Tunisie FALIKOU COULIBALY poignardé au couteau dans un braquage à Tunis ...

      https://www.facebook.com/mabrouka.journaliste/posts/798810053800993_

      _ #OIM Tunisie
      [Condoléances] C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris la nouvelle du décès tragique de Falikou Coulibaly, survenu hier dans la nuit du Dimanche 23 Décembre 2018.
      Selon les sources sécuritaires, M. Coulibaly a perdu la vie en succombant à ses blessures suite à une agression à l’arme blanche dans le quartier de La Soukra, Gouvernorat de l’Ariana. Six suspects ont été arrêtés par les autorités locales. L’enquête suit son cours.
      Nous présentons nos sincères condoléances à la jeune épouse de M. Coulibaly et sa petite famille, à ses proches et à toute la communauté ivoirienne en Tunisie à qui nous assurons notre soutien et notre solidarité.
      Nous nous rappellerons avec gratitude de l’excellente coopération avec M. Coulibaly et de sa contribution décisive aux efforts visant à promouvoir les droits humains, l’intégration et la cohésion sociale et à célébrer le vivre-ensemble au sein de la communauté ivoirienne et migrante en Tunisie.
      Nous saluons finalement l’engagement continu de la Tunisie en matière de Droits Humains. Nous restons toutefois consternés par la mort prématurée du jeune Falikou Coulibaly et nous condamnons fermement toute forme de violence, quels qu’en soient la victime et l’auteur.

      https://www.facebook.com/iomtunis/posts/281702155880300_

      Le président de l’association des ivoiriens de Tunisie Falikou Coulibaly, a succombé, dans la soirée du dimanche à ses blessures, après un braquage qui a mal tourné du côté de Dar Fadhal, à la Soukra.

      Selon une source sécuritaire, citée par la radio Mosaïque FM, 6 personnes ont été arrêtées dont une personne qui aurait attaqué le jeune homme au couteau.

      https://www.huffpostmaghreb.com/entry/apres-la-mort-de-falikou-coulibaly-la-communaute-subsaharienne-de-t

      @deka : j’ai des vidéo témoignages en plus, partagés par les réseaux, fais signe si t’as besoin...

    • Racisme : « La Tunisie doit proclamer son africanité ! »

      Tribune. Mon pays, la Tunisie, se trouve au nord de l’Afrique, à la pointe septentrionale, si proche de l’Europe mais aussi étranger au continent auquel il appartient. Ce petit pays a réalisé d’extraordinaires avancées modernistes, comme l’abolition de l’esclavage en 1846 – une première dans le monde arabo-musulman –, avec une longueur d’avance sur les Etats-Unis et la France. Ou le code du statut personnel, qui octroie en 1956 aux Tunisiennes des droits et une liberté dont rêvent encore des millions de femmes dans le monde.

      Seule une frange de la population est restée dans l’ombre de ces avancées. Même après la « révolution » de 2011, les Tunisiens noirs peinent encore à trouver leur juste place dans la société. Les raisons sont multiples, mais la principale est la méconnaissance de l’Histoire. Dans la mémoire collective, le Noir est arrivé en #Afrique_du_Nord asservi, les chaînes aux pieds, chose que certains compatriotes nous crachent à la figure au moment où nous nous y attendons le moins. On sous-entend ceci : « Quoi que vous fassiez, n’oubliez surtout pas que vous êtes arrivés ici en tant qu’esclaves, que nous achetions pour quelques pièces. » Mais ont-ils pensé, ne serait-ce qu’une fois, que les Noirs pouvaient aussi être des enfants de la région ?
      Lire aussi A Tunis, le meurtre d’un Ivoirien cristallise la colère de la #communauté_subsaharienne

      Le grand tacticien Hannibal Barca était un guerrier noir. Pourtant, peu à peu, il est devenu méconnaissable, ses représentations prenant les couleurs et les traits d’un Nord-Africain. Fini les cheveux frisés et le nez aplati des pièces vues dans mon enfance au musée du Bardo. Tout se transforme, même l’Histoire ! Comment voulez-vous que les jeunes Tunisiens se sentent africains s’ils méconnaissent le passé du continent ? Combien d’entre eux connaissent Cheikh Anta Diop et ses œuvres capitales ? Ont-ils une idée de qui était Thomas Sankara, l’homme intègre, ou encore le président-poète Léopold Sedar Senghor, l’un des pères de la négritude, mouvement de résistance d’une Afrique qui s’éveille ?

      Crimes de haine

      Quand je leur parle de #racisme, mes compatriotes ont des réactions assez amusantes. Ils ou elles ont toujours un ou une ami(e) noir(e) avec qui ils mangent dans la même assiette. Mais seraient-ils prêts, pour autant, à l’épouser ? Le Tunisien a beaucoup de mal à reconnaître que le racisme existe dans son pays, comme partout ailleurs. Quand le racisme mène à l’#agression, les commentateurs ont vite fait de disqualifier cette motivation de l’#attaque. On parle de « déséquilibrés » qu’il ne faut surtout pas prendre au sérieux. Pourtant, ces dernières années, la liste des victimes de #crimes de haine s’est tristement allongée.

      Le 7 décembre 2016, à Tunis, une jeune Ivoirienne échappe in extremis à une tentative d’#égorgement. Dix-sept jours plus tard, à la veille de Noël, deux étudiantes congolaises sont poignardées en plein centre-ville à 11 heures du matin. Un jeune Congolais qui tente de les secourir est, lui, atteint au bras. Ces victimes ont survécu mais elles ont gardé de douloureuses séquelles physiques et psychologiques. Quant à l’agresseur, il avouera ne pas supporter de voir des Noirs parler une autre langue entre eux. Il ne sera pas inquiété par la justice car considéré comme malade.

      Quelque mois après ces attaques, un douanier tunisien noir, en vacances avec sa famille dans un hôtel à Mahdia (centre-est), est agressé par un serveur qui refuse de le servir à cause de la couleur de sa peau. Le douanier termine ses congés à l’hôpital.

      Le 23 décembre 2018, l’Ivoirien Falikou Coulibaly, 33 ans, père de deux enfants, est poignardé à mort à Tunis. Décidément, en Tunisie, les veilles de Noël ont un goût de larmes et de sang pour certaines communautés.

      Sortir du #silence

      Ce #meurtre s’est produit deux mois après l’adoption d’une loi pénalisant le racisme en Tunisie. C’était une première dans le #monde_arabe. Ce texte, que nous attendions avec impatience, a été voté par 125 députés. On notera l’absence, ce jour-là, d’environ 40 % des représentants du peuple… La Tunisie aime à dire qu’elle est africaine, mais dans les faits elle ne proclame ni son #africanité, ni son caractère #multiethnique. Une #multiculturalité qui n’est d’ailleurs pas inscrite dans la nouvelle Constitution post- « révolution ».

      Malgré tout, cette #loi permet aux victimes de racisme de sortir du silence et à la société tunisienne de s’extraire de son long déni. Mon constat est cependant amer : les lois – celle-ci ou celle à venir concernant les #migrants – sont écrites avec le sang de nos congénères, nos frères et sœurs, citoyens subsahariens. Une société change non pas grâce à ses réglementations pénalisantes mais par la volonté de tous d’adhérer à un #projet_commun, celui du « #vivre_ensemble ». La loi est un recours quand l’éducation échoue.

      Pour combattre la bête immonde, l’#Education_nationale doit lancer un travail en profondeur. Le racisme et la violence se manifestent dès le plus jeune âge, à l’école. Il est nécessaire de former les enseignants. Sur le volet de la représentation, une présence visuelle des Noirs dans les #médias, les publicités, les affiches, au cinéma, à la télévision me parait indispensable. Ceci afin que le Tunisien noir ne soit plus cette tache de naissance que l’on porte honteusement sur le visage et qu’on veut oublier ou faire disparaître, mais un joli grain de beauté.

      #Saadia_Mosbah est présidente de l’Association M’nemty (« mon rêve »), qui lutte contre les discriminations raciales en Tunisie.

      https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/12/29/racisme-la-tunisie-doit-proclamer-son-africanite_5403434_3212.html

  • #Framasoft en 2019 pour les gens pressés
    https://framablog.org/2018/12/20/framasoft-en-2019-pour-les-gens-presses

    Vous avez aimé #Dégooglisons_Internet et pensez le plus grand bien de #Contributopia ? Vous aimeriez savoir en quelques mots où notre feuille de route nous mènera en 2019 ? Cet article est fait pour vous, les décideurs pressés :) Cet article présente … Lire la suite­­

    #Fédération #Libres_Logiciels #Libres_Services #Communaute #contributopia #Degooglisons #don #EducPop #essaimage #GAFAM #Planet #soutenir